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 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 2 :: Huis Clos (avril-juin 1998) Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Ce n'était pas le moment de me déranger ! || PV Ginny Weasley

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Jeu 31 Mar - 19:55
        « Souviens-toi que le Temps est un joueur avide,
        Qui gagne sans tricher, à out coup ! C'est la loi.
        Le jour décroît ; la nuit augmente ; souviens-toi !
        Le gouffre à toujours soif : le clepsydre se vide. »
              L'Horloge
              Charles Baudelaire || Les Fleurs du Mal.



    Pas de hiboux ne vinrent donner le courrier aux élèves. Depuis que nous étions tous bloqués je me sentais libre : je ne recevais plus de lettre qui me pressait de donner une réponse. C'était un sentiment bien agréable et je commençais à me complaire à cette habitude. Depuis bien longtemps je faisait ce que je voulait sans vraiment pensé à mon avenir au sein de la famille, dans le monde de la magie. En outre nous étions coupés du monde et même si dehors nos professeurs faisaient le maximum pour rentrer, cela nous faisaient des vacances. Enfin pas vraiment puisque sans adulte Poudlard est devenu en quelque sorte un lien instable. Les règlements de compte sont quotidiens et il n'y a personne pour soigner les blessés. A Durmstrang je n'avais appris que les sorts de soins primaire et certains ne voulaient pas se faire soigner par une Serpentard. Néanmoins ma maison était contente de m'avoir dans leur rang. Moi dans tout ça je me faisais toute petite. Je n'avais pas crier sur tout les toits que j'étais une ancienne élève de Durmstrang : l'école où les mages noirs sortent. Cela aurait put plaire aux Serpentards mais je ne pense pas que les autres maisons auraient appréciés. Depuis quelque temps j'avais arrêté les persécutions et me concentrait sur mes études. J'avais mis au placard pendant un certain temps le masque de la méchante qui terrorise tout le monde. J'aime bien changer : cela perturbe les gens qui au fond ne peuvent jamais vraiment me connaître puisque je passe du coq à l'âne. De plus depuis quelque temps mon esprit était en proie à un autre sentiment que l'amusement. J'étais en deuil en quelque sorte...
    Ma famille n'est pas la seule à être aussi radicale, mes cousins et cousines sont dans la même position que moi. Avant les dernières vacances je voyais tout les jours ma cousine dans les couloirs mais depuis aucune nouvelle. Pendant les vacances je l'ai une seule fois : elle avait des équimoses un peu partout et un oeil bien gonflé. C'est délicat de demander à quelqu'un comme il s'est fait de pareil blessure, surtout quand son connaît son père... Elle m'avait parlé qu'elle allait dire à sa famille qu'elle ne rejoindrait pas les rangs de Voldemort et au fond de moi je sais qu'il lui est arrivé quelque chose. Il n'y a qu'à voir la tête de son frère depuis qu'il est revenu... Ma mission d'aujourd'hui allait être de le trouver et de l'interroger pour savoir ce qui c'était réellement passé là-bas.

    Comme nous n'avions plus de cours, chacun s'habillait comme il le voulait. Je mis mon jeans tout déchiré ainsi qu'un simple t-shirt et mes doc martens avant de partir à la recherche de mon cousin. Nous étions très liés. Ils étaient jumeaux avec ma cousine alors on traînait toujours ensemble pendant les repas de famille. J'étais fille unique : c'était comme des frères et soeurs. Ils n'étaient pas dans la salle commune, ni dans les dortoirs des garçons. On étudiait souvent ensemble alors je fis un tour à la bibliothèque. Et en effet il était là. Dans une table au fond, dans l'ombre, il lisait. En m'approchant doucement de lui je compris qu'il pleurait mais essayait de lire quand même. Il n'y avait personne autour : je pouvais être moi-même. C'était un des privilèges qu'avait mes cousins.

      « Hey... »


    Il releva la tête, je posa ma main sur son épaule avant de m'asseoir à côté de lui :

      « Sa ne va pas ? »


    Au lieu de me répondre il me fit glisser le livre qu'il lisait. C'était le journal intime de sa soeur. Curieuse je me mis à la lire la page qui ne semblait pas être finit. Elle explique qu'elle à été torturer par son père pour qu'elle dise oui, qu'il était prêt à tout pour avoir ses enfants à ses côtés. Elle mettait en garde son frère et la phrase se terminait par : « Dit à Jesse que je l'aime, je t'aime aussi mon frère, restez sur vos positions tout les deux ! » C'était ces derniers mots. Il n'est pas difficile de comprendre ce qui c'est passé ensuite. Il referma le journal et partit. Je savais que dans les moments difficiles il préférait être seul, alors je le laissa partir et fut surpris de voir que ma vue se brouillait. En clignent des yeux je compris que je pleurais. Cela faisait plus d'un an que je n'avais pas pleuré. En outre je n'ai pleuré que très peu de fois dans ma vie, peut-être trois ou quatre fois. Ma cousine était morte... Elle avait été tué... Oh mon dieu ! Mais ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas possible ! Il n'aurait pas osé ?! Mon père serait-il capable de me tuer lui aussi si je refusais de le rejoindre ? Il me le faisait comprendre mais en serait-il capable ? Il y a une différence entre dire et faire non ?! Est-ce que moi aussi je vais mourir dans le silence le plus absolu comme ma cousine ? Et son jumeau : allait-il vouloir se venger ? Oui sûrement le connaissant mais je ne pouvais imaginer le perdre lui aussi ! Je me leva d'un coup, et d'un pas décidé le suivit. J'essayais de calmer mes larmes quand je passais devant les autres : je n'avais pas envie qu'on me voit pleurer. Une fois dans le couloir, j'étais de nouveau seule. Il avait put se cacher n'importe où. Il n'était pas dans l'aile droite, ni dans l'aile gauche, ni dans la salle commune des Serpentards. Finalement je lâcha prise, je ne voyais plus clair à cause des larmes qui coulaient malgré ma volonté de les garder en moi. Le couloir était vide, je me mis dans un renfoncement et une fois assise par terre je me mis à pleurer. Mes genoux sur ma poitrine je ne pouvais m'empêcher de penser à ma cousine et à toutes les douleurs qu'elle à dût endurer ! Pourquoi ? Pourquoi devait-elle mourir pour des idées ? Elle aurait pût dire qu'elle suivait son père et ne pas le faire ? Non ce n'était pas possible : on ne joue pas avec les partisans du Lord. Quand on dit oui : c'est définitif. Elle pouvait fuir ? Elle aurait put m'en parler : on l'aurait cacher avec son frère ! Mais non elle à tout garder pour elle ! Elle était comme moi... Nous avions le même caractère... Aurions-nous le même destin ?

    A force de pleurer je m'endormis progressivement. Ce sont des rires qui m'ont réveillé : je déteste être réveillé ! Je ne sais pas pourquoi, mais je présentais que c'était des Serpentard. A part certains Griffondors : ils n'ont pas un rire aussi sadique ! Généralement quand ils rigolaient comme ça c'est qu'ils avaient fait une connerie. Je me relevai tout en essuyant mes yeux pour m'aider à me réveille et respirer un grand coup avant de sortir de ma cachette. Je vis Ginny entourer par quatre élèves. Ginny avait beau savoir se défendre j'allais l'aider même si tout le monde devait savoir que j'ai aidé un Griffondor : je n'étais pas d'humeur à voir des gens souffrir. Je pris ma baguette et la pointa sur les élèves :

      « Vous avez un problème peut-être Messieurs ? » J'avançai tout doucement vers eux : « Baissez vos baguettes, ne nous obligez pas à utiliser les nôtre. Vous savez que je suis capable de beaucoup de choses n'est-ce pas ? Alors, baissez les ! » Je me tourna vers Ginny : « Un petit coup de main Mademoiselle ? »



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Mer 11 Mai - 23:25
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    Encore un rendez-vous raté, pensait Ginny sur le chemin du retour. Plus le temps passait, plus ses moments en compagnie de Jake tournaient mal. Il y avait un profond mal être entre les deux adolescents. Mal être qui ne faisait qu'empirer, et qu'aucun des deux ne voulait franchement nommer. Et pourtant, Ginny ne pouvait pas nier qu'elle éprouvait énormément d'affection pour le Serdaigle. Au début de leur relation, elle se sentait si bien quand il la prenait dans ses bras. Mais tout avait changé quand Hellson fit éclater son coup de génie et que, livrés à eux-même, les élèves se trouvèrent confrontés à la pire des miss ragots, Gossip Feather, et encore plus quand Ginny se retrouva face à de vieux démons: un Harry plus sûr de lui, un Harry souriant, ouvert, séducteur, presque. Gossip Feather avait fait éclater au grand jour des coups d’oeils que la rouquine avait adressé à Harry en ce qu’elle pensait toute discrétion et toute innocence. Mais elle se voilait la face. Jake , lui, semblait plus prompt à ouvrir les yeux, mais d’un autre côté, lui aussi semblait lui cacher quelque chose. La jeune rouquine, qui pourtant n’avait pas froid aux yeux, n’osait pourtant pas l’interroger à ce sujet, de peur qu’il ne l’attaque sur ses propres secrets. Elle n’en avait parlé à personne, pas même à Hermione. Et dans les couloirs déserts, Ginny ressassait sa dernière heure passée avec son petit ami, dans un climat tendu. En passant devant une fenêtre, au septième étage, elle regarda d’épais nuages noirs se former au dessus du parc. Un orage de chaleur. Rare en cette époque, surtout en Ecosse, mais pas impossible.

    Ginny s’accouda au rebord de la fenêtre, appréciant la fraicheur qui accompagnait l’orage à venir. Elle tripotait machinalement une de ses mèches de cheveux, se remémorant de lointains souvenirs. Et tous ces souvenirs tournaient autour de Harry. Ses yeux bleus fixaient les nuages, tandis que son esprit était ailleurs. Elle se revoyait à King’s Cross, à dix ans, accompagnant Ron, les jumeaux et Percy à la gare, les Weasleys croisant les Potters, Ron sympathisant aussitôt avec Harry, et elle-même accrochée à la jupe de sa mère, hypnotisée par les yeux du nouveau copain de son frère. Elle n’avait jamais vu un garçon aussi beau. Elle se revoyait, au Terrier, l’été suivant, prête à faire son entrée à Poudlard, dans son salon, attendant avec ses parents devant la cheminée que les Potter amènent leur fils qui devait passer la fin de vacances avec Ron. Quand il était arrivé, elle était devenue toute rouge, avait cassé la bouteille de jus de citrouille qu’elle devait amener à table quand Harry l’avait remerciée. Elle en avait fait du chemin depuis. Elle avait cru un moment s’être débarrassée de ses sentiments pour lui. Elle l’avait vraiment cru. En troisième année, Hermione lui avait conseillé de sortir avec d’autres, et ça avait marché : non seulement, elle était capable de parler à Harry, mais en plus elle s’était rendu compte qu’elle plaisait aux garçons. Elle était sortie avec Michael Corner, avec qui elle avait vite rompu pour cause d’égo mal placé , après qu’elle l’ait battu au Quidditch avec l’équipe de Gryffondor. Puis, ce fut au tour d’Anthony Goldstein, avec qui elle avait gardé de très bon rapport, même si elle s’était attiré les foudres de Jill Stewart par la même occasion. Et là commencèrent les choses sérieuses, où Ginny commençait à penser qu’elle était vraiment passée à autre chose. Elle était sortie presque un an avec Dean Thomas , qui lui avait dit qu’il l’aimait, ce à quoi elle n’avait jamais répondu clairement. Mais la rupture fut rude. Dean était trop protecteur envers elle, ce qui lui rappelait son frère. Or, sortir avec quelqu’un qui vous rappelle votre frère, ce n’est pas sain. Ginny avait rompu . Et Dean avait essayé à de nombreuses reprises de la faire changer d’avis. Il y avait eu depuis des histoires bien plus courtes : elle avait vu trois fois Marius, le garçon de la boutique de Quidditch de Pré au Lard, mais il était trop vieux pour elle, elle avait rompu . Et maintenant, c’était Jake. Avec lui, c’était différent. Cela pourrait marcher… Mais il y avait Harry, toujours Harry. Déjà, depuis Dean, elle passait plus de temps avec lui, riait avec lui, ils étaient dans la même équipe de Quidditch… ça rapproche… Et puis, plus elle se rapprochait de lui, plus elle sentait que ses sentiments pour lui, autrefois, surtout basés sur le physique et une admiration de jeune fille, s’étaient développés. A chaque fois qu’elle le voyait, elle souriait. Et quand lui souriait, elle sentait quelque chose de joyeux remuer en elle. Avec Jake, c’était moin drôle, moins vivant, moins passionné, mais au moins, c’était posé. Car malgré ses sentiments, elle se souvenait bien que Harry n’avait jamais voulu d’elle avant, et elle lui en voulait un peu pour cette situation… si seulement il lui avait lancé les regards qu’il lui lançait à présent, quelques mois plus tôt ? Elle n’aurait pas été tiraillée de cette façon entre deux hommes qui comptent tant pour elle.

    Dans ses rêveries, elle entendit un groupe d’élèves non loin d’elle. Les ignorant, souhaitant être seule, elle quitte son perchoir pour aller ailleurs. C’est là qu’elle vit que c’étaient des Serpentards. Et pas les moindre : le fleuron de la crétinerie serpentardienne, j’ai nommé Crabbe , Goyle, Bulstrode, Zabini. Que du lourd. Ginny leva les yeux au ciel et attrapa sa baguette, au cas où il leur prendrait l’envie de lui chercher des noises . Bien évidemment, étant en supériorité numérique, ils pensaient avoir le dessus, et attaquèrent sans attendre.

    - Alors, Weasley ? On se promène seule dans les couloirs ? remarqua Zabini.

    - Quel sens de l’observation, Zabini ! Dis-moi, tu as trouvé ça tout seul ? Ca t’a pris combien de temps pour compter ? répliqua Ginny avec ironie.

    Zabini n’apprécia pas l’humour et sortit sa baguette. Crabbe et Goyle firent craquer leur poings, tandis que Bulstrode se dandinait en jacassant.

    - Ah ! Ah ! Ah ! Weasley, tu es peut-être partie chercher un autre mec, après tout, si on en croit Gossip Feather, Simons ne te suffit pas, peut-être que deux, ce n’est pas suffisant !

    Elle avait franchi le tabou Gossip Feather, Ginny pointa sa baguette sur elle , et Zabini lui rendit la politesse. Ginny évalua la situation : elle avait beau être assez puissante en magie, seule face à Zabini, elle s’en serait sortie, mais avec Bulstrode, Crabbe et Goyle en plus, elle était dans la mouise, d’autant que Bulstrode sortit également sa baguette. Et puis, même si la rouquine ne l’avouerait jamais à haute voix, Zabini était loin d’être aussi stupide que ses congénères. Ginny n’en perdit pas sa verve pour autant.

    - Quel courage, à quatre contre une ! Quel exploit, c’est comme voler une baguette réglisse à un bébé ! siffla-t-elle.

    Zabini lui lança un sortilège informulé qu’elle para aussitôt. Ginny était douée en duels. Après tout, elle s’était entraînée avec des personne de haut niveau : Harry, Hermione, et même Jesse Rose Greenwood de Serpentard. Elle se concentra pour lancer un chauve-furie informulé, mais pendant ce temps, Bulstrode passa à l’offensive :

    -Expelliarmus !

    Ginny n’avait pas vu le cou venir. Et oui, elle s’attendait avec naiveté que des septième année maîtriseraient les informulés, elle avait cru que Bulstrode allait juste dire une méchanceté, et voici que sa baguette fut éjectée hors de ses mains et roula à terre. Ginny se précipita pour la ramasser, mais Goyle la saisit par le poignet, et la tira si bien que Ginny fut projetée contre le mur, contre lequel elle se cogna de plein fouet. Le souffle coupé, un peu sonnée, elle entendit les rires des Serpentards raisonner dans le couloir. Elle en profita, malgré l’étourdissement, pour chercher sa baguette à tâtons. Elle sentait quelque chose couler le long de son front. Là, il étaient allés trop loin. Ginny serra fermement sa baguette et allait lancer un sortilège cuisant sur Goyle, quand elle vit une tête blonde apparaître dans son champs de vision, baguette aux aguets. Ginny eut un sourire. Jesse. Une de ses rares amies à Serpentard , avec Eden.

    - Vous avez un problème peut-être Messieurs ? Baissez vos baguettes, ne nous obligez pas à utiliser les nôtre. Vous savez que je suis capable de beaucoup de choses n'est-ce pas ? Alors, baissez les ! dit-elle. Elle se tourna vers moi. Un petit coup de main Mademoiselle ?

    Je lui fis un large sourire.

    - C’est ce qu’on appelle soigner son entrée. Lui dit-elle.

    Ginny se tourna vers les Serpentard et pointa sa baguette contre la main de Goyle qui tenait l’autre poignet de Ginny, hébété par l’arrivée inattendue de Jesse, et lança un sortilège cuisant informulé directement sur la main de cet idiot, qui la lâcha aussitôt en hurlant, la main toute rouge et couverte de cloques.

    - Ca, ce n’est qu’un apperçu de ce que je peux faire, imaginer ce que ce sera avec l’aide de Jesse.

    Les Serpentard reculèrent de quelques pas, se regardant les uns les autres pour savoir quelle attitude adopter, tandis que Ginny se plaça à côté de Jesse, lui mumurant :

    - Merci .



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Ven 26 Aoû - 16:24
    Un orage se préparait dehors, le sortilège d'Hellson ne protégeait pas l'école du mauvais temps. Cela m'importait peu, j'étais trop occupée à calmer mon envie de vengeance, d'aller voir mon oncle et de lui demander qu'est ce qui était arrivé à ma cousine ? Pourquoi elle n'était pas revenue ? Je ne voulais pas croire à sa mort et pourtant tout semblait indiquer que le pire lui était arrivée. Comme à chaque fois lorsque je m'endors en pleurant, je fis un cauchemar. Un cauchemar terrible puisque je voyais mon père me torturer avec le sortilège Doloris pour que je rejoigne les rangs des mangemorts. Aleksei était derrière, il regardait la scène sans rien faire, on retenait ma mère pour pas qu'elle vienne à mon secours. Lorsque je me réveillais, je ne se sentais pas du tout en sécurité et ne me sentait pas bien. J'avais envie de me défouler, j'étais en colère, en colère contre le monde ! C'était décidé : j'allais affronter mon père même si pour cela j'allais devoir donner ma vie ! Je ne ferais pas ce qu'on me dit de faire : j'allais enfin être moi-même. Et cela passait par montrer aux autres que j'étais amie avec des Griffondors. Comme si le destin était de mon avis, il m'offrit Ginny en mauvaise posture face à des Serpentards qui voulaient apparemment en découdre avec elle. Je ne supportais pas ce comportement, en tant que préfète des Serpentards je n'allais pas hésiter à user de mon droit. De toute manière je ne supportais pas les acolytes de Malefoy ! Ils auraient été à Durmstrang la donne aurait été différente. La hiérarchie était respectée au moins là-bas ! Ce n'était pas comme à Poudlard ou les élèves ne respectaient pas tellement leur professeur. Enlever des points aux maisons ne faisaient pas de mal, rester au cachots pendant trois jours sans boire, ni manger, c'était plus dur ! Durmstrang c'est un peu l'école de la vie : on y apprend que la vie n'est pas facile, en particulier pour les mages noirs. Là-bas dire que sa famille servait Voldemort était un bonus, ici c'était se faire exclure.
    Ginny avait du répondant : je n'en doutais pas. C'était une sorcière douée et charmante, mais ils étaient quatre et elle était seule. Je ne pouvais m'empêcher de sourire lorsque Ginny leur répondait, c'était bien une Griffondor ! La donne changea lorsque Ginny fut blessé ! Alors, là cela allait envoyer du pâté !

      « Vous avez un problème peut-être Messieurs ? Baissez vos baguettes, ne nous obligez pas à utiliser les nôtre. Vous savez que je suis capable de beaucoup de choses n'est-ce pas ? Alors, baissez les ! Un petit coup de main Mademoiselle ?

      - C'est ce qu'on appelle soigner son entrée.
      -Tu sais bien que c'est ma spécialité non ? »


    Je regardais noir Zabini et baissa mes yeux rapidement pour lui faire signe de baisser sa baguette :

      « Je suis votre Préfète vous êtes en train de me viser.
      -Il n'y a plus d'autorité alors ne fais pas le chef ! Arrête de te prendre pour Mademoiselle je sais tout, car tu viens de Durmstrang !
      -Je suis supérieure à vous, car je n'attaque pas pour rien. »


    Ginny lança un sort et répliqua immédiatement :

      « Ca, ce n'est qu'un aperçu de ce que je peux faire, imaginer ce que ce sera avec l'aide de Jesse.
      -Pour une fois vous devriez l'écouter, je viens de Durmstrang comme tu l'as fait remarquer.
      -Arr...
      -Incarcerem ! »


    Des cordes s'entortillèrent autour de Zabini :

      « JE T'AI DIT DE BAISSER TA BAGUETTE ! »


    J'étais était hors de moi, les cordes continuaient de serrer la Serpentard qui lâcha sa baguette au bout d'un certain moment voyant que je n'allais pas céder même si elle devait s'évanouir. Crabe sortit sa baguette, mais eut le droit à un joli sort de Ginny.

      « Déguerpissez maintenant !
      -On te retrouvera Greenwood ! Toi aussi Wealsey !
      -J'y compte bien ! Je n'attends que ça ! Vous savez où me trouver ! »


    Ils partirent en pestant contre les deux sorcières. Satisfaite d'elle, je regardais Ginny :

      « Episkey. »


    Ginny arrêta de saigner, la plaie se referma petit à petit pour ne laisser qu'une petite trace rouge.

      « C'est mieux comme ça, que dirais ton frère s'il te voyait saigner. »


    Je fis un léger sourire à mon amie.

      « Contente de te voir Gin''. »


    Le masque était remis, je mis au placard ma rancoeur, ma tristesse, mon dégoût enfin j'essayais.


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Lun 29 Aoû - 19:00
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    La situation commençait sérieusement à s'envenimer quand Jesse fit son entrée et quand Ginny put lancer un sort à cet idiot de Serpentard qui avait eu le malheur de la blesser. Pas étourdie pour un sous -du moins, Ginny essayait d'ignorer la douleur qu'elle ressentait là où elle s'était cognée- la Gryffondor observa son amie, Jesse. Celle-ci semblait hors d'elle, et Ginny ne l'avait encore jamais vue comme ça. Elle ne savait pas si c'était le fait qu'ils soient quatre contre elle, qu'ils l'aient blessée, elle, son amie, ou si autre chose de plus grave encore la galvanisait, mais apparemment ce n'était pas le jour pour lui chercher des noises. La cadette des Weasley fit un sourire chaleureux à son amie, celle-ci avait un bon sens de la répartie, tout comme elle. Zabini la visait de sa baguette, tandis que Ginny pointa la sienne vers Bulstrode, Goyle se secouant vivement la main, comme si cela allait apaiser la douleur infligée par son maléfice cuisant.

    -"Pour une fois vous devriez l'écouter, je viens de Durmstrang comme tu l'as fait remarquer." déclara Jesse.
    -"Arr..." commença Zabini, avant d'être coupé par une Jesse en furie.
    -"Incarcerem !" lança Jesse.

    Des cordes jaillirent de la baguette de la Serpentard pour s'enrouler autour de Zabini, qui faisait bien moins le fier. Ginny était soulagée de la tournure des évènements. Jesse et elle faisaient un excellent duo en Défense contre les Forces du mal. Les Serpentard avaient beau être en septième année, ils ne faisaient pas le poids face à elles deux.

    -"JE T'AI DIT DE BAISSER TA BAGUETTE !" cria Jesse, plus insistante.

    De son côté, Bulstrode semblait moins à l'aise que plus tôt. La face de Bouledogue semblait chercher quel sortilège lancer. Crabbe profita que l'attention de Ginny soir portée sur Millicent pour sortir sa baguette, mais c'était sans compter sur les réflexe de Quidditch de Ginny - qui jouait aussi bien au poste de Poursuiveuse que d'Attrapeuse-, et qui était donc toujours à l'affut, prête à réagir. Elle tourna aussitôt sa baguette vers le gorille, et lança un Tarentallegra informulé. Le maléfice de jambe-en-coton eut l'effet escompté et Crabbe ne put contrôler ses jambes, aussi, son sort fut dévié contre son amie Bulstrode qui se trouva victime d'un Dentesaugmento, et qui se vit forcer de cacher sa dentition de ses deux mains, tandis que celle-ci s'allongeait rapidement. Fière d'elle, Ginny ne put retenir un éclat de rire moqueur.

    -"Déguerpissez maintenant !" ordonna Jesse.

    Libéré du sort de Jesse? Zabini empoigna Crabbe autant qu'il put pour le faire marcher droit, tandis que Bulstrode prenait déjà la fuite, honteuse de voir ses dents pousser. Goyle, lui, avait les larmes aux yeux, la mains brûlée, et leur lança un regard lourd de menaces.

    -"On te retrouvera Greenwood ! Toi aussi Wealsey !" marmonna le gorille de Malefoy.

    -"J'y compte bien ! Je n'attends que ça ! Vous savez où me trouver ! " répliqua aussitôt Jesse.

    -"La prochaine fois, venez à huit, vous aurez peut-être plus de chance face à nous!" ajouta Ginny, moqueuse, même si elle commençait à se sentir pâteuse, sonnée.

    Les Serpentards avaient à peine disparut au coin du couloir, que Jesse lança un sort de soin à Ginny. Celle-ci sentit sa plaie se refermer et retrouva toute son énergie et les idées claires.

    -"C'est mieux comme ça, que dirais ton frère s'il te voyait saigner. Contente de te voir Gin'."

    Ginny eut un sourire un peu sombre. Ron. Que dirait-il? Qu'elle avait bien cherché les ennuis. Le frère et la soeur ne se parlaient plus. Mais ça, Jesse, l'ignorait pour l'instant. Leur dispute avait éclaté dans la Salle Commune de Gryffondor, et seuls ceux de sa maison le savaient, ils n'avaient pas osé en parler autour d'eux, à cause de la popularité de Ginny, comme celle de Ron, populaire car meilleur ami d'Harry Potter. Ginny se mordit la lèvre. Cette situation la peinait beaucoup, car les Weasley étaient d'ordinaire une famille soudée, mais elle ne pouvait pardonner à Ron de l'avoir traitée, devant toute la salle commune, de fille facile, et d'insinuer les pires horreurs dans son dos. Elle avait sa fierté, et ne ferait pas le pas vers lui. C'était hors de question. Pourtant, il lui manquait. Mais elle ne changerait pas d'avis, c'était comme ça.

    -"Il dirait sans doute que c'est bien fait pour moi, que je n'ai qu'à pas traîner dans les couloirs, etc, etc. On n'est pas vraiment en très bon termes, lui et moi." marmonna-t-elle sombrement. "En tout cas, tu es tombée à pic, merci, Jesse."

    Ginny lui fit un sourire plus joyeux. Elle était contente de voir son amie, malgré les circonstances un peu houleuses.

    -"Qu'est-ce que tu faisais dans le coin, à cette heure-ci?" demanda-t-elle, par curiosité.



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Mer 31 Aoû - 10:13
    Jesse-Rose essayait de se contrôler ne serait-ce que pour Ginny : elle n'avait pas envie de décevoir la Griffondor. Si la sorcière n'aurait pas été là, Jessie n'aurait pas hésité à Stupéfier les Serpentards et auraient sévit. Jesse-Rose comptait juste les désarmés et leur faire peur, mais voilà Zabini a ouverte sa grande bouche et cela à dégénérer la mettant encore plus en colère. Elle aurait aimé laisser les cordes étouffer jusqu'à l'évanouissement la Serpentard, mais il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus : il fallait être raisonnable. Ginny avait fait d'immense progrès, Jesse était fière de son élève qui a chaque séances devenaient de plus en plus forte. Jamais, au grand jamais, elle n'a appris à sa protégée des sorts de magie noire. Ces derniers sont puissants et donnent terriblement envie de les utiliser constamment pour se sentir supérieur : Jesse-Rose savait de quoi elle parlait puisqu'elle avait tester et approuver ! Finalement elle aurait pu vraiment mal tourner si elle serait restée à Durmstrang... Elle aurait été une mangemort sadique, froide, puissante qui ne penserait qu'au pouvoir. Oui elle savait qu'elle était capable de bien pire et c'est justement ce qui lui faisait peur. La Serpentard savait que les paroles des Serpentards ne devaient pas être prises à la légère : ils allaient revenir et là ça ferait mal. Greenwood savait très bien que ce soir ils l'attendraient devant ou dans la salle commune pour régler leur compte. Et là ça sera sûrement un carnage pour la simple et bonne raison que Ginny ne sera plus là donc il n'y aura plus d'obstacles.

      « Voir même à dix bande de Fruitos ! »


    Le calme après la tempête, enfin elles étaient seules. Jesse en profita pour soigner son amie en souriant, en essayant tant bien que mal de ne pas penser à sa cousine n'ayant pas envie de paraître faible. Cela ne lui ressemblait pas et elle détestait cela au plus haut point ! Pleurer ! Ce n'était pas compatible avec elle ! Les Greenwood ne pleurent pas ! Mais là sa cousine était morte et Jesse-Rose savait qu'elle avait été assassinée par son père ou par un mangemort ! Elle en mettrait sa main au feu et cela enrageait la sorcière encore plus ! La Serpentard compris qu'elle avait dit une erreur en demandant ce que Ron pourrait penser de cette blessure. Elle n'osa pas lui demander pourquoi elle eut un rire si noir... Triste ? Pourtant, les Weasley s'adoraient plus que tout ! La famille était importante pour eux. Elle ne l'avouera jamais, mais quand elle les voyait elle voyait ce qu'elle aurait aimé vivre avec sa famille... Finalement Jessie eut sa réponse :

      « Il dirait sans doute que c'est bien fait pour moi, que je n'ai qu'à pas traîner dans les couloirs, etc, etc. On n'est pas vraiment en très bon terme, lui et moi. » marmonna-t-elle sombrement. « En tout cas, tu es tombée à pic, merci, Jesse. »
      -Gin c'est ton frère, il tient à toi, même si je ne le connais pas personnellement je le vois mal tourné le dos à sa soeur chérie. Quand je vous vois je me dis : « qu'est-ce que ça doit être bien d'avoir un frère, un protecteur. » Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais si tu t'es disputé avec lui c'est normal entre frère et soeur. N'oublie pas que la vie est trop courte pour ne pas profiter de chaque moment passé avec un être cher. Je l'ai appris trop vite... »


    La gorge de Jesse se serra douloureusement. Elle donnerait beaucoup de choses pour revoir sa cousine une dernière fois, pour lui dire au combien elle l'aimait, qu'elle était comme une soeur ? Et dire qu'elle ne lui avait jamais dit... Pensant qu'elle avait toute la vie devant elle... Le sourire joyeux de Ginny apaisa Jesse qui commençait à avoir les larmes aux yeux. Elle rangea sa baguette dans la poche arrière de son jeans :

      « C'est normal Mademoiselle : je suis là pour ça même si je suis une Serpantard. »


    Elle tenta de faire un sourire joyeux, copiant le visage radieux de son amie. Cela faisait du bien de voir une tête familière, qu'elle appréciait, en qui elle pouvait avoir ne serait-ce un peu confiance. La question fatidique que Jesse ne voulait pas entendre... Elle garda le silence quelques instants avant de tourner le dos à Ginny pour commencer à marcher :

      « Je... Je... Comment dire... Je dormais un peu, je dors tellement mal en ce moment... »


    Un mensonge ? Pas vraiment, elle dormait, mais si elle dormait c'est qu'elle avait beaucoup pleuré... Elle avala plusieurs fois sa salive pour ravaler la boule qui se reformait dans sa gorge, cette dernière revenait comme une vielle amie. Mais ça Ginny ne devait pas le savoir...

      « Et toi alors qu'est-ce que tu as fait pour que des Serpentards te tombent dessus bien que je suis persuadée que tu n'ai rien fais ? »



I'm the dark messiah


☠ In the blackest moments of a dying world


As I survey the chaos, taking in the lack of raw humanity. It's as if the entire world's fallen in love with their insanity. Hear the innocent voices scream as their tormentors laugh through all of it. @excelsior
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