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Ne vous faites pas de mauvais sang

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Lun 25 Juil - 20:06
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IDENTITY CARD

AARON
KINGFELL

© ???

• SURNOM(S) : Le bâtard
• DATE DE NAISSANCE : 1er Avril
• ÂGE : 18 ans
• ANNÉE D’ÉTUDE : Septième année
• POUDLARD : Sans cette école, Aaron serait sans doute devenu un criminel, à moins qu’il n’est préféré mettre fin à ses jours à force de passer son temps à servir de larbin à sa famille. Poudlard est donc un lieu de salut pour le jeune homme, non seulement parce qu’il le sépare un minimum de ses parents, mais aussi parce qu’il espère que ses résultats excellents lui permettront de conquérir un peu l’estime de ceux auxquels il appartient. Il adore cette école, bien qu’il déplore le chaos au sein duquel elle est plongée actuellement. Cependant, il saisit ces fâcheux avènements avec opportunisme, et compte bien participer activement au retour de l’ordre, afin de prouver sa valeur.
• BAGUETTE : 29 centimètres, bois de Dracaena draco (Dragonnier des Canaries), poil de sombral, rigide.
• PATRONUS : Un ligre, félin hybride né de l’union d’un lion mâle et d’une tigresse. Le fait que son patronus soit un félin hybride représente bien l’importance qu’à pour lui sa condition de sang-mêlé, et que même s’il la déplorait, il la porte désormais comme une armure, mieux, comme une arme. De plus, le fait qu’il s’agisse d’un ligre, et non d’un tigron, issu de l’accouplement d’un tigre et d’une lionne, démontre bien que pour lui, le parent dominant est son sorcier de père, et qu’il lui est assujetti. Cependant, le ligre, à la différence du tigron, finit par devenir plus grand que ses parents, ainsi, l’incarnation du patronus d’Aaron pourrait bien signifier qu’il finira par dépasser ceux qui n’ont jamais eu d’estime à son égard.
• ÉPOUVANTARD : Lui-même, plus âgé, vers la trentaine, vêtu comme un moldu, disant que sa place n’est pas parmi les sorciers, qu’il a échoué dans tout ce qu’il a entrepris. Etant le malheureux résultat d’une infidélité de son père avec une moldue, qui est décédée peu de temps après sa naissance. Sa mère étant sans famille, il a finalement été adopté par la famille de son géniteur. Cette décision a été prise à contre cœur car il s’agit d’une noble dynastie de sang pur, adeptes plus ou moins poussés des idées extrémistes du Seigneur des Ténèbres.


SHOW ME, SHOW ME BABY
    • NATIONALITÉ(S) & ORIGINE(S) : Son père avait beau être un sorcier tandis que sa mère était une moldue, ils étaient tous deux originaires de Londres, où ils y avaient la majorité de leur famille depuis longtemps. Il est même possible que les Kingfell descendent d’anciens nobles anglais, mais Aaron n’est jamais allé vérifier cela dans les archives. Cependant, ses parents ne manquent pas de s’en vanter assez régulièrement.
    • VOTRE SANG : Son sang est bien tout le problème de la triste existence d’Aaron. Sang mêlé dans une famille qui n’a jamais toléré que les sangs purs. Preuve involontaire de l’adultère commis par son père, et rappel constant du déshonneur qu’il a jeté sur ses pairs, il considère lui-même qu’il est souillé à vie à cause de cette mauvaise naissance. Cependant, au contraire d’il y a quelques années, il n’estime plus uniquement qu’il s’agisse d’une faiblesse, mais que cela lui confère également une certaine force.
    • PHYSIQUE : Aaron possède les cheveux d’ébène et la peau claire de son père, mais ses yeux ne sont pas remplis d’émeraudes comme ceux de sa mère, de frère et de sa sœur. Les siens sont beaucoup plus pâles, presque gris, même s’ils comportent quelques légères nuances de vert. Il les tient de sa génitrice, et à cause de cela, sa famille ne manque pas de lui répéter que la couleur beaucoup plus faible de sa pigmentation oculaire témoigne du peu de sang pur qui coule dans ses veines. Heureusement pour lui, il partage sa chevelure lisse avec son père et sa sœur, tandis que son jeune frère a hérité des boucles de sa mère officielle. Cependant, une autre différence physique joue contre lui, est sa constitution physique. Les hommes Kingfell avaient toujours été des forces de la nature, voire de véritables armoires à glaces, avec une musculature qu’ils travaillaient aisément. Mais lui ne partageait pas leur physionomie. Il a un corps fin et svelte, une corpulence mince qui valait régulièrement d’être la cible des quolibets de son père, de ses cousins, mais aussi de son petit frère qui en plus d’être plus costaud que lui, finit par le surpasser également en taille. Pour prouver sa valeur, il se lança avec passion dans le Quidditch, sport reconnu dans lequel son physique était plus une qualité qu’un défaut. Les traits de son visage accentuent toujours à l’extrême chacune de ses expressions, tout en lui donnant un air naturellement froid et reptilien. Comme quoi son ascendance impure le rapproche paradoxalement plus du serpent que ses parents. Son buste est pourvu de quelques petites cicatrices, et de quelques traces d’anciennes écorchures, dues à ses anciens accidents.
    Bien qu’il soit jugé, et qu’il se soit jugé inférieur aux autres représentants des Kingfell, ses parents n’ont jamais voulu qu’il paraisse négligé. Comme le dit leur dicton familial : « Les personnes passent, la famille reste. » En tant que fils Kingfell, il devait se montrer irréprochable, et cela concernait aussi les vêtements. Il développa donc, tout comme son frère et sa sœur, un goût particulier pour les vêtements chics et chers. Il appréciait notamment les chemises de soie, ainsi que les capes de velours et de flanelle. Il marie souvent une cape dans les tons sombres avec une chemise dans les clairs, ou l’inverse, et il s’arrange tout le temps pour qu’elles le mettent en valeur. Aaron aime tout autant les matériaux et minéraux précieux, et il adore les arborer sous forme de bijoux, tels des bagues ou des pendentifs. Il a un attrait particulier pour les opales noires, de feu, et laiteuses.


    • CARACTÈRE : Plus jeune, avant d’entrer à Poudlard, Aaron était extrêmement timide, il n’osait jamais se mettre en avant de peur de mal faire et de s’attirer les foudres de ses parents. Sa famille ne l’aime pas, elle ne l’a jamais aimé et cela ne changera pas. Malgré cet état de fait, il était doté une loyauté sans faille à son égard, car chez les Kingfell, il n’y a pas besoin d’avoir des sentiments pour honorer son nom de famille, il suffit de posséder un sens du devoir. Or ce sens, Aaron en est pourvu, et chez lui, il est associé à la fierté ainsi qu’à la soif de pouvoir. Le jeune homme sait qu’il ne gagnera jamais l’affection de ses proches par son statut, ni par quoi que ce soit d’autre. Mais aujourd’hui ce n’est plus cela qu’il cherche à obtenir, mais leur respect en tant que représentant de leur clan. Ses parents attendaient de lui encore plus que de son frère et de sa sœur, car il devait se rattraper du discrédit que sa naissance avait jeté sur eux, même s’il n’y était pour rien. Aaron était bien décidé à combler leurs attentes, mieux à les dépasser. Il comptait bien ne pas diminuer la valeur de son nom. Il sait que rien ne lui sera épargné, aucun écart, il n’aura d’autre choix que de réussir. Cette immense pression, sans aucun retour positif, l’avait complètement détruit dans les mois qui précédaient son premier jour à l’école des sorciers, si bien qu’il finit dépressif et avait commis une tentative de suicide la veille de la rentrée, ce qui lui valu d’autant plus de reproches. Suite à ce terrible incident, la personnalité du « bâtard » mua, pas dans une bête crise d’adolescence, il ne s’est nullement rebellé contre l’autorité parentale, mais en affichant une rage de vaincre, et une détermination sans faille. Si son sang n’était pas parfait, tout le reste devait l’être. Il devint encore plus exigeant avec lui-même que ses parents ne l’étaient déjà.

    Fort de sa nouvelle assurance, il employa son talent pour la comédie en jouant sur son ancienne timidité pour s’attirer les faveurs de ceux et celles qui éprouvaient de la compassion pour lui après son suicide manqué. Il finit par s’en faire de véritables amis, auxquels s’ajoutèrent ce qui constitue aujourd’hui un cercle assez large. Si Aaron est devenu cynique et blasé sur le monde qui l’entoure, il n’en demeure pas moins un romantique lettré extrêmement versé dans les arts, principalement dans le théâtre. Tandis que son frère et ses cousins aiguisés leurs muscles proéminents, lui affuté sa langue et son esprit. Il entretenait également son physique plus sibyllin, car il se devait de plaire. Une grande partie des serpentards sangs-purs se chargeaient de l’invectiver à longueur de temps, autant s’assurer du soutient d’une majorité d’autres élèves. Toutefois, cette entreprise de socialisation était assez difficile pour Aaron, malgré le charme qu’il pouvait éventuellement dégager. En effet, l’intense travail qu’il fournissait dans ses nombreuses activités ne lui laissait que peu de temps de libre, en outre, il nourrissait toujours une rancœur assez maladive envers les autres sangs-mêlés, ainsi qu’envers les nés moldus, car non seulement il leur enviait inconsciemment leur famille aimante, mais il voyait aussi à travers eux un reflet de ce qu’il était. Or, s’il y a bien une personne qu’Aaron déteste, c’est lui-même. Il ne se satisfera jamais de ce qu’il sera, ni de tout ce qu’il pourra faire, mais c’est cette mentalité qui pourra peut-être lui faire atteindre des sommets.

    Malgré ses nombreuses occupations, le jeune homme n’est pas quelqu’un d’irréfléchi, il est très discipliné. S’il fournit beaucoup d’efforts, il est en revanche étranger au sens du mérite, qu’il estime complètement idiot. Il voulait juste tout faire pour être le meilleur. Pour lui, il n’y avait plus que deux catégories de personnes, celles qui réussissaient, et les autres. Peu importe que les premières le méritent, et tant pis pour elles si les secondes l’auraient méritées, ce n’était pas cela qui améliorerait leur existence. Il ne pensait pas cela par orgueil, mais c’était la triste constatation qu’il tirait de sa propre expérience. Une hiérarchie s’établissait toujours entre les gens, entre les familles, puis au sein de celles-ci. Il était au plus bas de la hiérarchie de sa famille, mais il pouvait faire en sorte que les Kingfell soient-au-dessus de bien d’autres, ainsi, il bénéficierait de nombreux avantages, et vu les temps qui courent, bien plus sombres que les précédents, il ne pouvait qu’espérer en avoir un maximum. Au fond, tout cela découlait d’un besoin de reconnaissance qu’il n’avait jamais eu étant plus jeune, mais aujourd’hui, cela ne changerait plus rien pour lui. Il était à présent persuadé d’être dans le vrai, l’ordre ne peut pas être combattu, il faut être, chanceux, suffisamment brillant et malin pour bien se placer, et monter. L’unique justice qui existe, est celle des faits. Pas de ce qui devrait être.

    Néanmoins, à force de vouloir se faire bien voir, que ce soit pour obtenir quelque chose en particulier ou juste pour entretenir correctement ses relations sociales, Aaron multiplie ses façades et ses personnages, certainement trop, au point de peut-être devenir ce qu’il n’est pas, coincé derrière un masque. Mais comme il se le disait, si l’on doit être piégé dans un rôle, autant que cela soit celui de la réussite. Ainsi, la quête de reconnaissance d’Aaron alla de pair avec l’ambition démesurée du jeune homme. Sa famille ne pouvait pas tolérer son échec ? Cela tombait bien, lui encore moins ! Finalement, il avait peut-être plus de sang Kingfell qu’il ne le songeait…

    • PARTICULARITÉ(S) : Aaron est doué, et il le sait. Mais au lieu de se reposer sur ses lauriers, il est capable de s’immerger à un tel point dans quelque chose que tout le reste n’a plus aucune importance pour lui. Il est prêt à sacrifier son corps et sa santé pour des résultats, des résultats qui sont alors toujours excellents naturellement.
    • PASSION(S) & LOISIR(S) : La plus grande passion d’Aaron est le théâtre. Comme il a été forcé d’afficher une expression neutre, ou un air enjoué constant chez lui, il s’est très vite habitué à faire un masque de son visage. Forcé de jouer la comédie, et affectionnant la littérature, il en est naturellement venu à se tourner vers le théâtre, et lorsqu’il dut choisir un art dans lequel son père exigea que sa maîtrise soit sans faille, il se tourna donc vers la scène. Les faux-semblants, le mensonge, la dissimulation et l’hypocrisie ont toujours fasciné Aaron, bien qu’il ne les utilise pas forcément. Se haïssant profondément, même s’il ne le montre pas, c’est toujours avec un gigantesque plaisir qu’il incarne le rôle d’un autre. Mais le garçon triste et torturé, qui en veut aux sangs mêlés, aux nés moldus, à sa famille et surtout à lui-même, est toujours enfermé derrière une expression souriante, retenu par les chaînes d’une volonté exemplaire.
    La résistance de ses maillons était renforcée par son exutoire favori, le quidditch, cela lui permettait de canaliser son agressivité tout en exprimant son talent dans un domaine sportif, ce qui lui permettait d’atténuer efficacement les moqueries des autres représentants masculins des Kingfell.



NOW TELL ME YOUR STORY
    • SITUATION FAMILIALE : La famille est le patrimoine qui a été déterminant dans le développement d’Aaron. Elle a été à la fois un frein et un moteur qui lui a permis d’avancer. Aujourd’hui, il se force à la considérer comme un mal nécessaire qui lui a permis d’user de son plein potentiel efficacement.

    Il n’a jamais vraiment connu sa mère de sang, puisqu’elle est morte alors qu’il n’était encore qu’un nourrisson. De plus, il n’était pas bien vu d’en parler chez les Kingfell, et lui-même n’y accordait que peu d’importance, il ne la considérait pas comme sa famille, ce n’était pas son nom à elle qu’il devait glorifier. Il savait juste qu’elle avait des yeux et une chevelure identiques aux siens, qu’elle était fine et petite de taille. On lui répétait également qu’elle était une prostituée (dans des termes souvent plus vulgaires), mais il était possible qu’il s’agisse d’une insulte infondée. Cela lui suffisait, il n’avait même jamais cherché à connaître son patronyme.

    Son père, Robert Kingfell, est un homme grand et vigoureux. Il possède de longs cheveux noirs, dont aujourd’hui quelques uns légèrement grisonnants, qu’il noue généralement en catogan, et des iris à la pigmentation similaire. Malgré son âge qui commence à être avancé, il reste toujours très séduisant. C’est un homme fier et orgueilleux, un libertin qui aime profiter de tous les plaisirs que sa fortune lui permet de s’acheter. Il possède un poste éminent au ministère de la magie, puisqu’il occupe la fonction de membre du Magenmagot, et convoite la place de directeur du département de la justice magique.
    C’est un père exigeant et sévère, mais qui n’hésite pas à assouvir leur soif de luxe, exception faite d’Aaron, à qui il a voué une haine hautement perceptible. Il lui reproche tout simplement son existence, puisqu’il est la preuve vivante de son infidélité envers sa femme. Il a plusieurs fois battu son fils lorsqu’il était enfant. Toutefois, récemment, son comportement vis-à-vis de son premier garçon a évolué. Si ses sentiments n’ont guère changés, il le respecte cependant en tant que personne, te en tant que futur représentant de son nom de famille. Cela était du aux excellents résultats d’Aaron. Pour Robert, l’honneur de la famille prévaut sur celui de l’individu, et son « sombral », comme il l’appelait, pourrait finalement porter chance à leurs affaires.

    Hélèna Kingfell est la femme de Robert, et la mère adoptive d’Aaron. Elle se montre toujours extrêmement affectueuse envers les deux enfants qu’elle a mis au monde, en revanche, elle n’arrive même pas à tolérer la présence d’Aaron si elle se retrouve seule dans une pièce avec lui. Elle possède de longs cheveux bouclés de la couleur de la nuit, ainsi que des yeux d’un vert intense. Elle est âgée de cinq ans de moins que son mari. Celui qu’elle surnomme « bâtard » n’a d’ailleurs pas souvenir qu’elle l’ait déjà appelé par son prénom. En sa présence, soit elle détourne les yeux, soit elle le fixe comme si elle espérait le transpercer de son regard perçant. C’est une écrivaine célèbre, qui a fait fortune en écrivant des contes pour enfant, mettant en valeur le respect de la famille, et dévalorisant implicitement les moldus, les sorciers nés de ces derniers ainsi que les sang-mêlés.

    Rose Kingfell, la sœur aînée d’Aaron, a deux ans de plus que lui. C’est la seule qui semble montrer un peu de compassion envers lui, bien qu’elle reste très restreinte. Des trois enfants, elle fut la plus indépendante. Comme ses parents, et toute sa famille, elle est allée à Serpentard et considère ceux qui ne sont pas des sangs purs comme des êtres inférieurs. Son frère cadet n’est pas une exception, elle éprouve juste une grande pitié en ce qui le concerne. Elle suit les traces de son père, et travaille actuellement au ministère comme greffière du directeur du département de la justice magique.

    Ulrich Kingfell, son jeune frère, né un an après lui, mais qui était bien plus musclé et plus grand que lui. Il était un athlète accompli et avait de bons résultats. Il méprisait son ainé, sans doute parce qu’il avait été éduqué pour cela, et ne manquait pas de le provoquer dès qu’il le croisait, afin de faire rire ses amis sangs purs de Serpentard de sixième année. Aaron ne laissait jamais passer ces insultes, et il trouvait toujours une façon de venger, sans toutefois désobéir au règlement, ou déshonorer sa famille. Après tout, il était meilleur qu’Ulrich au quidditch, ainsi que dans une majorité de matières, et ne manquait pas de le lui rappeler à tout moment. En outre, la confrontation ne lui faisait pas peur, il s’était battu à de nombreuses avec lui. L’agilité su « bâtard » lui ayant permis de tenir tête assez souvent à son frère, même si chacun des coups de poings qu’il se prenait de sa part été de très désagréables souvenirs.

    • VOTRE HISTOIRE : Post suivant

    • RELATIONS : Aaron ne noua des relations durables que tardivement à Poudlard. Il réussit à s’entendre bien en général avec pas mal de monde, mais il s’oppose régulièrement à tous ceux qui sont tentés d’enfreindre le règlement de l’école. De plus, il aime bien narguer certains sang-purs qui lui envient ses résultats. Le plus souvent il s’agit de ceux de Serpentard qui se moquaient de lui. Depuis la quatrième année, il a un cercle rapproché d’amis, qui lui ont plusieurs fois évité de s’évanouir à cause d’un manque de sommeil, de déshydratation, ou d’inanition. Il y est toujours assez attaché, et il est même sorti à plusieurs reprises avec une fille de ce groupe, Anna Bishop.



WHAT ELSE SWEETIE
[list]• ANIMAL DE COMPAGNIE : Lors de sa rentrée à Poudlard, les parents d’Aaron ne consentirent pas à ce qu’il possède un animal de compagnie, c’était plutôt lui qui était considéré comme tel chez lui, bien que ces animaux en question ont certainement du recevoir plus d’affection que lui. Il dut attendre d’avoir fait ses preuves à maintes reprises pour qu’ils acceptèrent enfin de lui offrir un petit compagnon. Ils le lui achetèrent pendant les vacances d’été, pour sa quatrième année. Ils ne lui permirent de choisir uniquement un hibou ou une chouette, car il n’avait pas besoin d’un animal inutile. Il jeta donc son dévolu sur un hibou des marais qu’il nomma « Keeper ». Un rapace aux aigrettes peu visibles, et dont les yeux jaunes cerclés de noirs ressortaient particulièrement au milieu du plumage blanc de sa tête, tandis que la majorité de son corps était recouvert de plumes brun-orangées, parsemées de quelques flammèches noires.
C’est d’ailleurs durant cette quatrième année qu’il parvint à réaliser pour la première fois un patronus complet. Il demanda alors à ses parents s’il pouvait avoir aussi un toyger, la race de chat qui se rapproche le plus du tigre, pour lui rappeler le ligre, mais ils refusèrent catégoriquement.


• DANS VOS VALISES : En arrivant à Poudlard pour sa septième année, Aaron emporta comme à son habitude une importante quantité de livres qui n’avaient aucun rapport avec le programme scolaire. Parmi ceux-ci, la moitié était constituée de pièces de théâtre. Bien sûr, il les possédait tous dans les éditions les plus prestigieuses qui soient. Quand on est un Kingfell est qu’on excelle dans un domaine, il convient se présenter toujours avec les meilleurs atouts qui soient. Pour nourrir convenablement son autre passion dominante, le jeune homme possédait un Zéphyr récemment commercialisé, ainsi que tout un nécessaire d’entretien. Le pauvre ne devait avoir aucune excuse pour perdre ses matchs. Pour s’en assurer, son père avait acquis auprès d’une de ses connaissances, un certain Theodore Nihil, directeur d’une firme de balais de courses, son dernier ouvrage.
• VOS COURS PRÉFÉRÉS ET CEUX QUE VOUS DÉTESTEZ : Aaron est un adepte de l’ordre, de la rigueur et des règles. Il aime tout autant imposer les siennes, que respecter et faire respecter les autres. Il ne craignait pas de les enfreindre, mais n’y voyait aucun intérêt. Il estimait au contraire qu’il fallait souvent bien plus de courage pour respecter les règles que pour les outrepasser. Il croyait que ce qui était parfait l’était grâce à un encadrement et un conditionnement précis et rigoureux. De part cet aspect de sa personnalité, le sorcier était logiquement à son aise dans les cours de métamorphose de potions, lesquels exigeaient une grande précision, une concentration constante et une même discipline, que cela soit dans le maniement de la baguette ou dans la recette à suivre. En outre, le fait de transformer quelque chose ne une entité différente exaltait particulièrement Aaron, pour qui la métamorphose, même celle éphémère d’une pièce de théâtre, est un art à part entière. Enfin, cela lui rappelle son fantasme désespéré d’être un autre.
Il apprécie également beaucoup les cours de défense contre les forces du mal, qui lui permettent d’user de sa discipline et de sa technicité pour faire ressortir son agressivité refoulée, ainsi que ceux de soins aux créatures magiques. Aaron était fasciné par toutes les créatures magiques, et cela depuis la première fois où son père l’avait comparé dédaigneusement à un sombral.

En revanche, le comédien n’avait pas du tout la main verte, et cela se ressentait douloureusement, surtout pour les plantes, au cours de botanique. Il ne considérait pas vraiment les végétaux comme des êtres vivants à part entière, et il ne voyait aucune utilité à ce cours, qu’il arrêta de poursuivre à sa sixième année, n’ayant pas obtenu sa BUSE dans cette matière. Si Aaron était incapable de faire pousser du thé, il était aussi peu doué pour lire l’avenir dans les feuilles de cette même plante. Les cours de divination qu’il avait du suivre au début de troisième année avant de décider d’abandonner cette option avaient été une véritable plaie pour lui. De plus, il n’était pas d’accord avec le principe même. Dans son esprit, en aucun cas l’avenir ne pouvait être prédéfini. Enfin, il trouvait navrant que les cours d’histoire de la magie soient dispensés par un professeur aussi peu énergique, et qui semblait n’avoir aucune envie de faire partager ses connaissances. Il avait continué à suivre ces cours, mais il devait régulièrement lutter contre l’ennui et la fatigue qui grandissait à chaque parole du transparent professeur Binns.

• VOTRE POSITION FACE À NOTRE INTRIGUE GÉNÉRALE : Oswald Hellson représente tout ce que déteste Aaron. Il est indiscipliné, anarchiste et il le trouve particulièrement stupide pour désirer les mélanger aux moldus. Ne se rend-t-il pas compte du désastre que cela créerait ? Pour ne rien arranger, il est contre les privilèges des grandes lignés de sorciers, or, même en tant que sang-mêlé, Aaron se débrouille pour tirer quelques avantages. En gros, il considère Hellson comme un terroriste illuminé qu’il faut absolument stopper, même avec une solution radicale et…définitive.
Jusqu’à cette année, il n’avait jamais eu sérieusement à se plaindre de la façon dont Dumbledore gérait les affaires de Poudlard, mais depuis le cas Hellson, il estime que le directeur et ses employés ont révélé leur incompétence. Les professeurs se sont fait berner par cet élève, quant au directeur, il n’était même pas sur les lieux, pourtant son aide aurait été grandement appréciée.
Ainsi, si Dumbledore ne se manifeste pas bientôt et d’une manière efficace, Aaron pourrait bien décider de suivre les directives de sa mère, et de se joindre à Voldemort. La dictature avait beau être restrictive, il la considérait toujours plus souhaitable que l’anarchie. De plus, même s’il avait une appréhension à cause de son statut de sang-mêlé, il pourrait surement toujours tirer profit de ses compétences et de son héritage maternel.
Dumbledore ou le Seigneur des Ténèbres, ce sera à celui qui rétablira l’ordre en premier.

• ET SI ON SE PROJETAIT DANS L'AVENIR? : Aaron est ambitieux, et il n’hésite pas à cibler les postes difficiles à obtenir. Rigoureux, discipliné, travailleur, écrivant bien, et capable de jouer la comédie, il estime que ces qualités correspondraient très bien à un ministre de la magie. Il se dit qu’il ferait également un bon auror, même si certains dans les couloirs de l’école les comparent plutôt à des mangemorts, lui et son groupe. Quels idiots ces anarchistes !


YOU INTEREST ME




    © ???
• PSEUDO : Aaron suffira. ^^
• LOCALISATION : Quelque part en France.
• COMMENT AVEZ VOUS CONNU ESTED? : Il y a longtemps, en vagabondant sur internet.
• VOTRE AVIS SUR LE FORUM : Bien pensé, plaisant, efficace.
• VOS DISPONIBILITÉS : Sur du long terme environ 3-4 jours sur 7 je pense.
• CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR : Harry Lloyd
• VALIDATION :
Spoiler:
 


©ESTED !!
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Invité
Invité
Lun 25 Juil - 20:22
Invité
• VOTRE HISTOIRE :

I/ Une longue vie de château…

Un secret se doit par définition de ne pas être révélé à autrui. Cependant, malheureusement pour ceux qui désiraient les conserver pour eux, à de maintes reprises ils ont été rendus publics. Il convient alors de se demander s’il n’aurait mieux pas valu qu’ils le partagent plus tôt, pour subir de moins fâcheuses retombées, et garder plus de contrôle sur la façon dont il parvient aux oreilles des personnes qui n’auraient initialement pas du l’entendre. Mais à ce moment, il est toujours trop tard, et il ne reste au cachottier qu’à tenter lamentablement et désespérément de se justifier, de diminuer le courroux qui s’est abattu sur lui. En outre, ce que la majorité des hommes pensent, bien qu’ils ne l’avoueront jamais, c’est que cette colère est encore bien plus dangereuse pour eux lorsqu’elle provient d’une femme. Cela, ils essaient de se persuader que c’est un secret, mais au fond, personne n’est dupe. La force de la colère d’une femme provient du fait qu’elle ne passe pas par une confrontation, mais qu’elle parvient justement à faire trembler un homme par ses seules paroles, ce dernier ne pouvait alors plus que s’aplatir en attendant que l’orage cesse de gronder, en tentant tant bien que mal de ne pas se prendre la foudre trop souvent.

Tout cela, Robert Kingfell le savait très bien, pour l’avoir expérimenté douloureusement avec sa propre femme. Lorsqu’on souhaite tromper quelqu’un, il vaut mieux s’assurer d’être plus malin qu’elle auparavant, parce que sinon, on se retrouve doublement honteux, tout d’abord de l’acte commis, mais aussi de ne pas être parvenu à le dissimuler correctement. Généralement, ce genre de secret est en plus assez gênant de par sa nature, ce qui n’arrange rien aux affaires du coupable. L’ensemble des connaissances de Robert se doutait bien qu’il dissimulait des choses, mais après tout, n’en faisaient-elles pas autant ? Il est de coutume chez les riches et les puissants, de se servir de leurs avantages pour essayer de s’en accaparer d’autres. C’était très banal dans ces milieux, et du moment que cela ne sautait pas aux yeux du premier venu, personne n’y trouvait rien à redire. Parfois, les personnes trompées se doutaient elles-mêmes de ce que tramait leur proche, leur mari dans le cas présent, mais elle ne s’en offensait pas, du moins pas ouvertement. Peut-être se vengeaient-elles, sournoisement, à moins qu’elles ne s’en souciaient guère, car les liens qui les unissaient étaient davantage constitués d’arrangements financiers que de sentiments passionnés. Toutefois, dans ce cas là, si les aventures de leur conjoint venaient à trop s’ébruiter, elles lui reprocheraient véhémentement leurs manquements à leur principal devoir, celui de ne pas jeter le déshonneur sur leur famille.

En effet, ce problème était l’un dont les quelques familles de sorciers de sang-pur nostalgiques des temps anciens se souciaient le plus, et les Kingfell ne faisaient pas exception. Robert méditait tout cela, tandis qu’il entamait son troisième mois consécutif dans l’une des chambres d’amis de son manoir, son épouse refusant toujours qu’il ne partage son lit. Toutefois, il savait également que cette fois-ci, ses actes auraient des conséquences plus terribles et horriblement plus longues que le fait de devoir faire chambre à part. Son imprudence allait définitivement changer la vie de sa famille, en y ajoutant un membre. Si l’adultère correspondait déjà à un motif répréhensible, c’était cette fois-ci les conséquences désastreuses de celui-ci qui avaient mis Hélèna hors d’elle. Elle estimait qu’il aurait faire plus attention, qu’il aurait pu davantage songer aux risques qu’il faisait encourir à sa famille, à lui-même, et à son nom. Bien sûr, elle savait qu’un accident pouvait toujours se produire, mais dans de telles circonstances, il convient d’être le plus vigilant possible. Mais si Robert savait mesurer les risques à encourir dans le monde des affaires, la gente masculine avait toujours été bien plus idiote dès que les péripéties concernaient d’autres bourses que celles des finances. Le juge incriminé parcouru le chemin qui séparait sa chambre de prisonnier, à celle où se reposait la preuve de son forfait. Il éprouvait l’envie constante de le voir disparaître, mais il savait qu’il ne pouvait pas se le permettre. Néanmoins il savait également que jamais Hélèna ne se lèverait pour s’en occuper, même si l’enfant pleurait bruyamment en pleine nuit. Ainsi, comme à chaque fois que le ciel s’obscurcit depuis qu’Aaron menait la vie de château, son père le molesta pendant plus d’une heure. Il représentait l’exutoire de ses fantasmes, il était aujourd’hui cela de sa frustration et de sa haine envers lui-même.

Alors que le petit pleurait à chaudes larmes sous la douleur qui lui était infligé, ses cris transperçant vainement le silence de mort, son géniteur lui octroya sans qu’il le sache la première information sur sa mère d’origine. Une information qui lui sera répété à maintes reprises sans qu’il n’en tienne jamais vraiment compte.

« Fils de pute », marmonna-t-il avant de retourner dans son lit provisoire.


II/ …Après la courte vie des bas-quartiers.


Lorsque Robert revint dans son lit, il ne put s’empêcher de repenser au sort funeste de cette satanée moldue. Il méprisait les non-sorciers, mais il ressentait un plaisir pervers à coucher avec certaines d’entre elles sans qu’elles connaissent sa véritable nature. Il ne pouvait pas vraiment l’expliquer, il s’agissait juste d’un fantasme malsain auquel il ne pouvait pas résister. Cependant, il mettait un point d’honneur à ne pas payer plus de cinq fois la même prostituée en moins d’un an. Il avait d’importants principes. Ce n’était donc pas la première fois qu’il couchait avec celle qui serait la mère d’Aaron lorsqu’il la féconda. Sur le moment, il eut l’impression que tout s’était passé comme d’habitude, ce n’était que plusieurs mois plus tard, alors qu’il revenait pour s’offrir les services d’une autre jeune femme, qu’il apprit la nouvelle d’une de ses collègues. Il décida alors de la faire surveiller par un serviteur de confiance, non pas pour se renseigner sur sa santé, mais pour vérifier que l’enfant, qu’elle avait visiblement décidé de garder, témoignerait des facultés magiques. Il craignait beaucoup que cela se produise, car il serait alors un sang-mêlé, or il n’avait aucune envie d’avoir participé à la création d’un être qui lui inspirait autant de dégoût. Ce qui était certain, c’est qu’il n’allait pas reconnaître cet enfant, il ne voulait pas se retrouver à tout ceci. Malheureusement pour le père de famille Kingfell, le sorcier qu’il avait envoyé en reconnaissance revint avec des informations qui ne lui ont pas plus du tout. L’enfant était un sorcier, mais heureusement pour eux, la mère n’avait encore rien remarqué. De cette façon, ils s’évitaient au moins temporairement la peine d’aller lui jeter un maléfice d’amnésie. Mais les faits étaient là, et ce n’était un sortilège qui allait débarrasser Robert de ce fardeau. En effet, si lui était au courant pour le garçon, d’autres du ministère devaient également le savoir. Tout d’abord, parce qu’il n’était pas le seul y travaillant qui se rendait dans ce lieu, mais aussi et surtout parce qu’ils avaient un système de détection des jeunes sorciers assez perfectionné. Il se trouvait dans une impasse, mais il ne devrait pas tarder à faire un choix crucial. Il consulta ses amis qui lui prodiguèrent maints conseils avisés, mais divergents. Néanmoins, on lui dit surtout de laisser le fils à sa mère sans reconnaître l’enfant, mais de lui révéler l’existence des sorciers, ainsi elle s’en occuperait et lui en serait débarrassé. Après plusieurs longues journées de réflexion, c’est la démarche qu’il décida d’employer. Cependant, alors qu’il arriva chez l’ancienne prostituée qui cherchait à se reconvertir dans un domaine un peu plus sain pour l’éducation d’un enfant, il constata avec stupéfaction, et surtout horreur, qu’elle ne risquait pas de se reconvertir en quoi que ce soit, si ce n’était du futur engrais à mandragores. La pauvre était mourante.

Maintenant, vous vous attendez surement à ce que dans un dernier râle d’agonie, elle ne demande à celui qui était venu la voir de s’occuper de son fils après sa mort, et que Robert, dans un élan d’altruisme et de bonté mêlé de remords et de mauvaise conscience accepta sans réfléchir. Il n’en était rien. Elle ne lui demanda pas quoi que ce soit, sauf d’enfermer son fils dans sa chambre, elle ne voulait pas qu’il assiste à ce triste spectacle. Pour le reste, elle était déjà bien assez occupée à vomir son propre sang, ce liquide sale aux yeux du sorcier qui coulait dans le corps du bambin en se mélangeant à son propre flux auparavant pur ! En réalité cette scène le conforta dans sa décision de ne pas reconnaître celui que la très prochaine défunte avait nommé Aaron. Pourquoi ce prénom-ci ? Elle a peut-être tenté de l’expliquer mais ses mots furent noyés dans une nouvelle régurgitation du liquide vermeil. Quelques secondes plus tard, les bruits peu ragoutants qu’elle émettait s’arrêtèrent, Robert appela l’hôpital avec le téléphone portable de la morte, non sans s’énerver un bon moment sur l’appareil qu’il ne parvint que difficilement à faire fonctionner, et partit en songeant que l’enfant sera envoyé dans un orphelinat pour sorciers.

Une pensée bien naïve pour un homme d’affaires aguerri comme lui. C’est d’ailleurs au ministère de la magie, moins d’une semaine après le décès, que cette histoire le rattrape déjà. Le fonctionnaire, bien qu’ayant un poste bien placé dans le département de la justice magique, apprend qu’un poste s’est libéré au sein du Magenmagot. Pour cet homme ambitieux, c’était une merveilleuse opportunité de monter dans la hiérarchie, et de se rapprocher du poste de directeur du département. Seulement, la concurrence était rude, et nombreuse, pour bénéficier de cette faveur, de bons états de service ne suffiraient certainement pas, il fallait quelque chose pour se faire bien voir. Or, l’actuel directeur était sensible aux démonstrations de générosité, si elles étaient bien médiatisées. C’est pour cette raison que quelques jours plus tard, chaque sorcier anglais put lire dans la Gazette que Monsieur Kingfell adoptait un jeune sang-mêlé, orphelin suite à la mort de sa prostituée de mère moldue. L’article ne faisait pas mention du mystérieux père, mais la plupart de ceux qui avaient une connaissance au ministère connaissait la vérité. Naturellement, l’histoire complète se répandit comme une trainée de poudre, mais beaucoup estimèrent que par ce dernier geste charitable, Robert avait largement rattrapé ses erreurs. Il gagna donc une promotion, et un nouvel enfant à sa charge. Il se serait bien passé de ce dernier, sa femme aussi. C’est d’ailleurs peu de temps après cela qu’il dut apprendre à se passer du lit conjugal. Malgré cette pénitence, il ne fut pas tenté d’aller fréquenter à nouveau les bordels des bas-quartiers de Londres. Il s’était trouvé une nouvelle occupation, toute aussi prenante, et le nouvel arrivé au manoir Kingfell en faisait les frais presque chaque nuit. Heureusement pour ce dernier, Hélèna finit par lever la proscription de sa chambre, et Aaron cessa de pleurer à chaque fois que le ciel s’assombrissait.


III/ « La vertu de l’éducation
Réside dans la soumission »


Aaron avait à présent une famille riche, une maison luxueuse ainsi que des vêtements d’une grande qualité. Cela aurait suffit à le combler durant son enfance, s’il n’avait sans cesse était brimé par ses parents. Sa mère adoptive refusait catégoriquement de lui adresser la parole, et à chaque fois qu’elle parlait de lui, elle n’utilisait jamais son prénom, mais le dénominatif « bâtard ». Le petit garçon avait vite abandonné l’idée d’obtenir quoi que ce soit d’elle. Le seul geste qu’il parvint à lui arracher fut un regard perçant et meurtrier. Cependant, comme il ne connut que cela de sa part, il ne fut pas énormément, attristé, et il finit par considérer ce caractère comme normal. La situation était plus compliquée en ce qui concernait son père. Ce dernier était constamment tiraillé par sa révulsion pour son fils est ce qu’il représentait pour lui, ainsi que par ce que Aaron devait représenter aux yeux du monde. La nouvelle de son adoption avait été amplement diffusée par la Gazette du sorcier, tout le monde attendait de voir avec quel brio les Kingfell auraient bien éduqué cet ancien laissé pour contre. Il devait devenir un Kingfell parfait, porter sur lui l’honneur de toute la famille, et ne jamais le laisser choir. Ce garçon deviendrait leur mascotte, au désespoir de tous ses parents. Il était particulièrement difficile pour Robert d’accorder une telle attention, et pressentir un tel avenir à un être qu’il qualifiait d’impur. Lui et sa femme craignaient la réaction des autres familles de sang pur, en voyant ce sang-mêlé comme future image de leur héritage. Ils se montreraient forcément extrêmement condescendants avec lui, ils ne lui laisseraient rien passer, il devrait donc se montrer irréprochable en tous points.

L’enfant fut donc élevé dans cet objectif dès qu’ils le prirent avec eux, et il sut contenter les attentes qui furent mises en lui. Il fit exactement tout ce qu’on lui dit de faire. Il accepta tout, encaissa tout sans jamais se plaindre. Son esprit avait été formé pour suivre celui de ses pairs. Tous les Kingfell pensaient de la même façon, et il ne fit pas exception. Il se jugea donc comme une erreur dans l’histoire de sa dynastie, et il comprenait donc que c’était à lui qu’il revenait de contrebalancer ce problème en montrant partout à quel point ils étaient supérieurs à toutes les autres familles. Aaron était complètement soumis aux préceptes familiaux, ce faisant, il n’avait aucune estime de lui-même, mais portait son nom avec fierté. Il était un soldat, une arme parfaite que ses parents utilisaient. Il était tellement docile et serviable qu’on aurait pu le confondre avec l’elfe de maison du manoir, sauf que lui était propre et portait des vêtements, de haute couture qui plus est.

Malgré le fait qu’il remplissait parfaitement la tâche qui lui incombait, Aaron ne reçut jamais la moindre marque d’affection de ses parents. Sa mère ne changea guère son attitude envers lui, et son père se contentait de lui dire qu’il remplissait correctement son devoir. Il n’y avait que sa sœur ainée qui le prenait de pitié, mais comme elle en faisait autant envers leur elfe de maison, cela ne signifiait pas grand-chose. Ainsi, lorsqu’il ne devait paraître devant de riches sorciers, amis, collègues ou fréquentations de sa famille, il devait constamment s’exercer dans un domaine qui montrerait des qualités intellectuelles ou physiques évidentes. Aaron possédait par nature une corpulence bien plus mince que celle des autres hommes Kingfell, celui lui venait de son côté moldu. Si en grandissant, cela lui permit d’être svelte et légèrement musclé, avant sa pré adolescence, cela lui donnait un air chétif et trop maigre. Il privilégia donc les arts de l’esprit aux arts sportifs. Il se jeta tout d’abord dans tous les livres qu’il pouvait trouver chez lui, puis en demanda des particuliers à son père. Il ne rechigna à les lui fournir puisque de tels ouvrages ne pouvaient qu’aiguiser l’esprit de son fils, et ainsi lui permettre de défendre avec une meilleure habileté les intérêts de sa maison. C’est en lisant une pièce de Shakespeare, La Tempête, qu’Aaron découvrit alors sa passion pour le théâtre. Après en avoir lu d’autres, il demanda finalement à être inscrit à un club, ce qui fut finalement accepté lors de ses dix ans. Bien entendu, il s’agissait d’un club de sorciers.

Toutefois, malgré la possibilité qu’il avait de choisir quelques uns des domaines dans lesquels il souhaitait s’entrainer, la pression sans cesse croissante qui n’arrêtait pas de s’abattre sur ses frêles épaules finit par avoir raison de sa santé physique, et mentale. Si bien que la veille de sa rentrée à Poudlard, sa vie prit un virage dangereux. Il entendit par inadvertance une discussion entre ses parents. Son père craignait qu’il ne soit pas envoyé à Serpentard, or, comme tous les Kingfell avaient été reçus dans cette maison, il craignait que cela ne jette un violent discrédit sur leur famille. Il avait tout fait pour lui donner la meilleure éducation qui soit, mais comme il le disait : « On ne change pas le sang. » Sa femme elle, n’était pas aussi angoissée, elle avait entendu dire que quelques sangs-mêlés avaient déjà été reçus chez les disciples de Salazard, et il ne fallait pas oublier qu’il portait également en lui le sang d’une des plus prestigieuses familles de sorcier. Au pire, elle soutint que c’était moins grave que cela soit lui, plutôt qu’un de ses véritables fils qui soit envoyé dans une autre maison, puisque les gens savaient d’où il venait. Ils comprendraient. Cependant, ce discours ne rassura ni le père, ni le fils. Ce dernier se retrouvait complètement désemparé par ce qu’il venait d’entendre. Il était persuadé qu’il allait les décevoir, qu’il allait jeter la honte sur eux et sur lui-même. Il n’avait plus qu’une idée en tête, fuir le plus loin possible. Sans s’en rendre compte, il était en train de courir dans les longs escaliers du manoir, jusqu’à atteindre la plus haute fenêtre de l’édifice, qu’il ouvrit. Il respira une grande bouffée d’air frais, mais au lieu de le calmer, elle le figea sur place, il se laissa envelopper par cette douce caresse de mort, et se jeta dans son étreinte. L’atterrissage, en revanche, n’eut rien de doux.


IV/ La créature la plus solitaire qui soit

Durant son séjour à Sainte Mangouste, Aaron distingua d’étranges formes sombres devant ses yeux, parmi elles, il lui sembla apercevoir celle d’une grande et fine créature ailée. Pourtant, il savait que c’était impossible que cela soit celle qu’il aurait aimé pouvoir voir, tout simplement parce qu’il en était incapable. Oscillant entre un état comateux et un sommeil réparateur, il repensa, ou rêva, il ne savait pas vraiment, des derniers jours du mois d’août, ceux qui avaient considérablement augmenté sa crainte de décevoir et d’échouer. Parmi ceux-ci, celui où avec son père, ils étaient allés acheter sa baguette avait été le plus marquant. Pour les Kingfell, il était hors de question de se rendre chez Ollivanders, ils reconnaissaient son talent, mais refusaient d’aller dans un lieu si commun. Ils préféraient aller chez un autre fabriquant spécialisé, dont les prix étaient beaucoup moins abordables. La qualité de ses œuvres était sensiblement la même, mais il utilisait des matériaux différents pour ses conceptions. Cette madame Laoch, car tel était son nom, possédait une boutique dans l’allée des embrumes, ce fut donc là que Robert se rendit avec son fils aîné. Au bout de multiples essais infructueux, Aaron mis enfin la main sur une baguette qui lui convenait. Ou plutôt, comme le répètent leurs artisans, la baguette trouva enfin le sorcier qui lui fallait. Lorsque la vendeuse à l’allure peu rassurante leur indiqua la composition de leur achat, monsieur Kingfell laissa échapper un rire amer. La baguette de son fils détestait contenait un poil de sombral. Le jeune sorcier savait ce qu’était cette créature, il l’avait lu dans un livre traitant de diverses créatures magiques, mais son père avait un point de vue de l’évènement qu’il ne pouvait pas encore comprendre. Aujourd’hui, le « bâtard » n’a plus aucun souvenir des coups que son géniteur lui portait alors qu’il était bébé, mais il se souvient par contre de chacun des mots qu’il a prononcés à cet instant.

« Voilà qui est fort intéressant, mais qui ne surprend guère. Celle qui t’a mis au monde est morte sous mes yeux, et depuis ce jour, je suis condamné à te voir jusqu’à la fin de mes jours, tu ne t’effaceras plus jamais, et ta présence demeurera angoissante et douloureuse pour mon cœur et mon esprit. Tu me portes malheur, tout comme ces maudites créatures. Mais ne t’inquiète pas, tu n’as rien à craindre, tu es comme elles, moi en revanche, ainsi que tous ceux qui te côtoient doivent s’attendre à souffrir. »


Sur le moment, il avait uniquement compris qu’il avait fait le malheur de son paternel, et qu’il continuerait malgré lui à déshonorer l’ensemble de sa famille. Mais dans son lit d’hôpital, il crut alors percevoir une autre dimension à ses paroles. Lui n’avait « rien à craindre », il était destiné à réussir. Quant aux personnes qu’il pourrait fréquenter, elles n’avaient pas d’importance, seul importait lui, son ascension, et par extension le nom Kingfell. Sa phobie de l’échec ne devait pas le freiner, au contraire il devait s’en servir pour se hisser aux sommets. Il n’avait pas le choix, il devait être le meilleur, car s’il ne l’était pas, il ne serait bon qu’à permettre à un autre de l’être à sa place.

Aaron sortit de sainte Mangouste après y être resté pendant environ une semaine, c’était rapide, mais les os sont très simples à réparer, c’était surtout à cause du suivi qu’il y était resté tout ce temps. Sa chute aurait pu être bien plus grave, même si la plupart des os de son corps avaient été brisés. Il aurait pu mourir, où se retrouver paralysé à vie. Mais parfois, principalement lorsqu’on ne maîtrise encore pas bien la magie, cette dernière peut parfois produire des effets inattendus dans des circonstances où les émotions sont puissantes. Il était alors envisageable qu’elle ait ralenti sa chute. Après avoir reçu plusieurs longs sermons de ses parents, il put tout de même entrer à Poudlard avec une semaine de retard.


Le jour de son arrivée, en traversant le parc escorté d’un demi-géant afin de se rendre au bureau de la sous-directrice afin qu’elle le répartisse, à l’aide du choixpeau, dans l’une des quatre maisons, il aperçut les diligences qui se chargeaient d’amener au château les élèves des années suivantes. Il avait appris qu’elles étaient tirées par des sombrals. Tous le considéraient comme tel, mais il ne pouvait pas même les voir eux, les seuls desquels il pouvait se sentir proche, les seuls qui l’auraient peut-être accepté. Il était l’être le plus solitaire de ce monde.

Cependant, il s’accommoda bien de cette situation. Sa nouvelle, mais inébranlable ambition fit qu’il consacra tout son temps à ses devoirs, ou à des loisirs instructifs. Il devait être le meilleur, plus qu’une simple fierté, qu’un bête orgueil, c’était un besoin. Malheureusement pour son bien-être, il rencontra une forte et douloureuse concurrence de la part d’une fille, elle aussi en première année, Hermione Granger. Cette dernière était en plus une sang de bourbe. Aaron trouvait la situation particulièrement ironique. Lui qui avait craint de décevoir les sorciers de pure souche, son plus gros obstacle se révélait être une née moldue. Mais ce n’était pas pour autant qu’il allait céder, elle avait beau largement le surpasser dans quelques matières, il savait qu’il avait une moyenne un peu meilleure que la sienne dans d’autres. Malgré tout, il vécut mal cette première année scolaire. Il fut frustré, bien qu’il ait obtenu d’excellents résultats. Il se fit quelques amis, mais il les délaissa progressivement pour se consacrer à ses lectures. Ce n’était pas en discutant avec d’autres mollassons étendus dans le parc qu’il ferait ses preuves !

Il fut davantage satisfait de sa deuxième année, notamment parce qu’elle lui permit de se livrer à son sport favori, le quidditch. Conscient de son avance sur la majorité des autres élèves, il tenta de se socialiser un peu plus, et commença à se faire des amis qu’il n’abandonna au bout de peu de temps. La volonté de réussir d’Aaron n’arrêta pas d’augmenter, et ses nouvelles fréquentations finirent pas s’inquiéter pour lui, qui se rendait malade à vouloir trop en faire dans tous les domaines. Mais il ne les écoutait pas, et il n’avait pas peur de mettre sa santé en danger pour se prouver sa valeur. En troisième année, il ne dormait presque plus, mais à cause de son état, il finit par avoir un accident lors d’un entraînement en cour d’année, qui le força à quitter l’équipe. Suite à cela, ses amis se chargèrent de vérifier qu’il n’en faisait pas trop. Bien entendu, leur tâche fut ardue.


V/ Aussi haut que l’honneur


Aaron était impatient de réintégrer l’équipe de quidditch de sa maison en quatrième année. La saison commença à la perfection, mais un incident fâcheux qu'il n'aurait pu empêcher vint rendre inaccessible la coupe à son équipe.Il fut en effet atterré d’apprendre que leur attrapeur avait réussi à se prendre une retenue le jour de la finale. Ils avaient donc du faire avec un remplaçant bien moins compétent. Cet évènement l'incita encore davantage à lutter contre toutes les transgressions de règles et règlements. Sa rancune et sa frustration explosèrent à ce moment. Il se retrouvait enchaîné, limité et sans possibilité de montrer de quoi il était capable par la faute d'un autre. Il se fichait de la célébrité, mais il voulait avoir toutes les occasions possibles de se perfectionner et de prouver ses compétences. En contrepartie, il tenta tout de même de faire autoriser la création d’un club de théâtre, ce qui fonctionna, mais les professeurs se décidèrent tellement tardivement qui leur fut impossible de présenter une pièce aboutie cette même année. Néanmoins, il put tout de même rajouter un exploit personnel à sa liste, car après beaucoup d’acharnement, il parvint à réaliser un patronus corporel, qui se matérialisa sous ce qu’il pensait tout d’abord être un lion. Le professeur de défense contre les forces du mal, qui fut plus attentif à la forme de l’éphémère créature que son élève, lui indiqua qu’il s’agissait en vérité d’un ligre. Une nouvelle forte en significations qui ravi Aaron. Un an plus tard, toutes les restrictions qui le démoralisaient ne furent plus que de mauvais souvenirs.

Il avait réussi à prendre tellement d’avance durant les premières années de sa scolarité, qu’il pouvait maintenir son niveau supérieur en travaillant moins que les autres élèves, alors que c’était l’année où il était normalement censé fournir le plus d’efforts, puisque que c’était celle des BUSE. Il put alors se concentrer sur son maniement du balai, et sur sa rédaction d’une pièce de théâtre qui lui tenait particulièrement à cœur. Mais aussi et surtout, il commença à recevoir des directives de son père sur la gestion de la fortune des Kingfell, ce qui signifiait que ce dernier, sentant le grand âge approcher, commençait à former le premier garçon de la génération suivante comme celui qui s’occuperait de la gestion de leur patrimoine. Telle était la tradition dans cette vieille famille, même si Robert aurait préféré déléguer ce rôle à Ulrich. Sans surprises, Aaron obtint de nombreuses BUSE. Il eut la note optimale en potions, en métamorphose, en défense contre les forces du mal, et en arithmancie. Il reçut la mention Effort Exceptionnel en soins aux créatures magiques, en sortilèges, et en astronomie. Il obtint un Acceptable en Histoire de la magie, il lui avait été particulièrement difficile de ne pas s’endormir pendant les leçons de Binns. Comme il lui avait été permis d’arrêter la divination, il n’avait pas eu à supporter de passer l’examen de cette matière, mais il était tout de même considéré comme un « Troll » en botanique. Cela ne lui importait pas, mais il fut cependant déçu de ne pas avoir reçu un « O » pour les sortilèges. Il se jura alors de remonter son niveau dans ces cours pour les ASPIC. Bien sûr, il n’avait jamais songé à s’inscrire dans le cours en option d’études des moldus, non seulement on avait jamais vu un Kingfell s’intéresser à eux, mais surtout, il leur nourrissait une rancune presque consciente, et au fond de lui, il était certain que s’il pensait trop à ces individus, son animosité envers ceux qu’il tenait en grande partie responsable de la souffrance qu’il a jadis ressenti se manifesterait au grand jour.

A partir de ce moment, il devint l’héritier digne que son père avait attendu. C’était à présent lui qui écrivait une partie des lettres qu’il adressait à ses collègues, ou à ses amis. Il prenait de plus en plus de responsabilités, même si Robert se montrait toujours aussi froid envers lui. Il devait davantage le considérer comme un associé que comme son fils, c’était du moins ce que se disait Aaron. Ce dernier n’était pas fâché de cette situation au contraire. Il pensait qu’il n’aurait peut-être pas eu le courage d’étudier aussi bien qu’il l’avait fait jusque là sans cette enfance particulière. Il ne leur en était pas reconnaissant, car il était conscient que c’était grâce à ses efforts personnels qu’il avait pu se hisser si haut. Il n’était pas égocentrique, mais il n’avait jamais eu personne à véritablement aimer, il n’avait eu qu’à se consacrer uniquement à lui. Il sortit avec des filles à partir de sa sixième année, sans avoir de sentiments pour elles, mais juste pour le plaisir. Il n’avait pas l’esprit à se consacrer à une relation sérieuse, la septième année commença bien vite, il allait enfin avoir l’occasion de toucher les sommets.


VI/ La chute du roi


Lors de sa dernière année à Poudlard, Aaron était censé achever brillamment ses études, et commencer une carrière glorieuse tout en prenant officiellement les directives de sa fortune. Mais rien ne se passa comme prévu pour l’ambitieux sorcier. Tout d’abord, les rumeurs selon lesquelles celui que ses parents appelaient le Seigneur des Ténèbres était bel et bien de retour se confirmèrent dangereusement. En fait, au bout de quelques mois, il ne s’agissait plus d’hypothèses mais de faits avérés. Sa famille avait des pensées proches de qu’il véhiculait, mais ils appréciaient leur confort et n’avait pas envie de se retrouver mêlés à une nouvelle guerre. Son père avait l’air particulièrement stressé à partir de cette période, pourtant, il n’était pas un ancien mangemort. Mais l’homme devenait vieux, et surtout bien malade, et il craignait certainement de ne pas passer ses derniers jours dans la paix qu’il aurait souhaitée avoir.

Mais c’était un problème moindre pour Aaron, qui se retrouva confronté à des soucis bien plus immédiats dans son école, en la personne d’Oswald Hellson. Ce Poufsouffle anarchiste prônait l’égalité entre sorciers et moldus, et voulait révéler leur existence au peuple non magique. Il créait toutes sortes de problèmes dans le château, bien pires que tous ceux que Peeves avait pu entreprendre jusque là. Aaron, accompagné d’une dizaine de camarades, demanda la permission de former un corps spécial pour intercepter celui qu’il considérait comme un terroriste notoire, mais les professeurs préférèrent s’en charger eux-mêmes, après tout, il s’agissait avant tout de leurs responsabilités ; Seulement, ils avaient bien du mal à les tenir, si bien qu’il finit par réussir à verrouiller toutes les salles communes ! Heureusement pour lui, il avait été convié à passer les vacances de noël chez lui. Mais l’invitation ne venait pas de son père cette fois-ci, mais de sa mère.

Lorsqu’il arriva dans l’enceinte du manoir Kingfell, Hélèna sembla le voir pour la première fois, bien que l’expression de son visage ne montra que froideur et sévérité. Elle lui apprit que la maladie de Robert avait considérablement empirée, et qu’il était obligé de tenir le lit jusqu’à nouvel ordre. Elle ne semblait pas en être particulièrement affectée, mais après tout, si les devoirs familiaux étaient la spécialité des Kingfell, il n’en était rien pour l’amour entre parents, puis ses sentiments avaient du sans doute largement s’éroder, depuis sa conception. Elle lui expliqua alors qu’il allait devoir prendre très prochainement des décisions importantes sur la direction que la famille Kingfell allait suivre. Elle avait déjà prises les siennes. Il comprit où elle voulait en venir, mais il lui fit savoir qu’il n’avait pas encore pris de décision, et qu’il avait déjà bien assez de problèmes à Poudlard pour l’instant pour songer quel parti suivre. Mais elle ne comptait pas lui laisser le choix, et il en eut la preuve lorsqu’elle retira sa robe, et qu’il put voir un serpent sortant d’une tête mort tatouée sur son épaule.

Pour noël, elle voulait lui faire un cadeau, la vie sauve. Le Seigneur des Ténèbres méprisait les sangs-mêlés, mais elle était certaine qu’il pourrait lui faire une faveur, en raison de son nom et de ses talents, s’il se mettait à le servir le plus tôt possible. De son côté, elle s’était déjà occupée de celui qui avait été un traitre à son sang, c’est-à-dire de son père, encore vivant, mais qui s’enfonçait toujours davantage dans une lente agonie. C’était simple, soit il suivait sa mère, soit après la mort de Robert, elle le déshériterait et lui ferait tout perdre, jusqu’à son nom de famille si possible.

Heureusement, elle n’attendait pas de réponse immédiate, et Aaron méditait encore ses paroles lorsqu’il revint à Poudlard, qui n’allait pas tarder à plonger dans le chaos le plus total. Hellson avait décidé de frapper fort, et il avait réussi. Les professeurs et le personnel de l’école étaient coincés à l’extérieur, tandis qu’eux étaient enfermés. Les esprits s’échauffaient de plus en plus. Mais Aaron, qui ne pouvait tolérer une telle situation, même provisoirement, ne resta pas inactif. Il réunit quelques amis de septième années, les meilleurs qu’il connaissait en sortilèges et en défense contre les forces du mal, afin de former un groupe qui se chargerait de maintenir l’ordre autant que possible, et cela par tous les moyens nécessaires. Cependant, il ne parvint pas à réunir grand monde, et à moins de dix, ils n’allaient pas être très efficaces. Mais un Kingfell possède toujours un atout de taille, sa fortune. Par chance, il en avait ramené une partie conséquente de ses vacances de noël, ce qui lui permit de verser un acompte à suffisamment d’élèves, pour réunir un peu moins d’une vingtaine de personnes. Ils patrouillaient dans les couloirs, sans craindre d’aller jusqu’à brutaliser ceux qui ne souhaitaient pas rentrer dans les rangs. Ils rencontraient une résistance difficile et farouche bien sûr, mais ils étaient tenaces, et quelqu’un devait bien s’occuper de mettre de l’ordre.
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Alice Sullivan
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Lun 25 Juil - 21:10
Et bien, quelle fiche !
Rebienvenue à toi, Aaron :friends:

Alors tout est parfait, sauf une chose dans l'histoire qu'il faudrait enlever, mais ce n'est qu'un détail : il n'y a pas eu de Tournoi des Trois Sorciers dans notre contexte, donc il faudra que tu enlèves ce passage, mais pour le reste, tout est parfait :)

Pour ta répartition j'ai naturellement pensé à Serpentard mais Serdaigle pourrait tout aussi bien convenir je pense, vu la psychologie d'Aaron, mais j’hésite. Donc je vais te laisser le choix entre les deux, dis-moi ce que tu préfères pour Aaron !Quand tu m'auras répondu, je te validerais, je te mettrai ta couleur, ton rang, et tu pourras aller RP comme tu veux :smile:



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Kaysa Potter
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Lun 25 Juil - 21:40
Très joli fiche, j'adore !! Soit le re-bienvenue parmi nous :friends:
Je sens que nos persos ne vont pas s'entendre (l'ordre n'a jamais été le fort de Kaysa^^)
Je laisse Alice finir de gérer ta fiche avec toi ;)

Au plaisir de te croiser en RP !



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Invité
Invité
Lun 25 Juil - 22:10
Invité
Comme je n'envisage pas de reprendre Nihil pour l'instant, je crois que je vais remplacer la place que j'ai délaissé avec lui chez les Serpentard. Puis comme ça il y aura autant d'inscrits chez eux que chez les Serdaigle !

Surtout, cela me permettra de plus travailler sur le côté sang-mêlé mal placé du personnage. (Cela ne devait pas toujours être facile pour lui dans la salle commune. ^^ Je vous promets que cette décision n'a pas été prise uniquement pour infliger encore plus de tortures à Aaron... quoique...)

Sinon, j'ai corrigé le paragraphe.

Merci beaucoup pour l'accueil, et au plaisir de rp avec vous. =)
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Alice Sullivan
Surveillante à Poudlard
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Lun 25 Juil - 22:19
C'est entendu, je te valide donc à Serpentard ! \o/
(Quel choix sadique :p XD <3)



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Invité
Mar 26 Juil - 12:39
Invité
Bienvenue !
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Invité
Mar 26 Juil - 15:15
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Bienvenue ! Quelle fiche ! ;)
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Dim 7 Aoû - 3:25
Invité
Bienvenue sur Ested Beau brun ! Jolie fichette (=
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