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Ordre et liberté, compatibles ou non ? [PV Kaysa]

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Mar 26 Juil - 18:34
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N'importe quel élève de Poudlard pourrait se plaindre de l'humidité et du froid qui régnait dans les cachots de l'école, exception faite de la salle commune des Serpentard et du bureau du professeur de potions, qui étaient aménagés plus que convenablement. Mais alors que la nuit approchait de sa fin, le préfet-en-chef ne se trouvait dans aucun de ces deux endroits. Il était resté dans la salle déserte des cours de potions, depuis la veille au soir, afin de s'exercer. Depuis que le personnel du château avait été expulsés tandis qu'eux se retrouvaient emprisonnés à l'intérieur, il fallait ruser pour trouver des endroits calmes où travailler. Oui, Aaron, en plus de tout faire pour imposer un minimum de règles pour ne pas que la situation dégénère trop, comptait toujours rester au niveau pour passer ses ASPIC à la fin de l'année, bien qu'il ne possédait aucune garantie qu'ils soient maintenus. Néanmoins, si jamais c'était le cas, il ne voulait pas se retrouver trop en retard sur son programme. Il était donc allé prendre plusieurs livres à la bibliothèque, et se penchait dessus pendant les moments où il trouvait un semblant de calme, c'est-à-dire le plus souvent durant la nuit, alors que la majorité des autres élèves dormait. Bien entendu, d'autres profitaient justement du sommeil du plus grand nombre pour commettre diverses farces, mais il avait établit un planning des nuits où chaque membre de son groupe patrouillait. Il avait donc l'assurance qu'il y avait au moins deux personnes pour surveiller les couloirs pendant qu'il était aux cachots. Ici, il pouvait étudier en paix, et longtemps, car le froid le maintenait éveillé.

Sur les tables de la salle se trouvaient plusieurs chaudrons, chacun remplit d'une mixture différente. Il s'était exercé à la préparation de potions qui avaient déjà été demandées à plusieurs reprises aux ASPIC, depuis une vingtaine d'années. Les yeux du septième année étaient cernés, mais en-dehors de ce détail, il ne montrait aucune trace d'épuisement. Ce ne fut que lui bruit de la porte de la salle qui s'ouvrait derrière lui qui le fit se détourner du cœur de triton qu'il était en train de découper.


- Je t'avais bien dit qu'il y était resté toute la nuit, claironna une voix de jeune homme amusé.

Aaron rendit son sourire à David Smith, un de ses camarades et amis qui ne manquait pas de le sermonner lorsqu'il le trouvait trop zélé dans son travail. Il était un peu plus petit que lui, mais également plus costaud, il possédait des cheveux blonds et des yeux bleus et paraissait constamment joyeux, ou presque. Celui qui l'accompagnait en revanche, semblait à la fois exaspéré et en train de se retenir pour ne pas éclater de rire. Plus grand et plus fin que son comparse, Gayan Linch était un Serpentard de même année que ses camarades, d'origine indienne, qui s'était rapproché du bâtard Kingfell parce qu'ils avaient tous deux étaient adoptés.


- Je te promets que si je te retrouve à passer la nuit à faire des potions, je te coupe les valseuses et je les plonge dans ton chaudron !


Après avoir éteint le dernier feu et vidé les récipients, le probable futur eunuque rejoint ses deux amis et se dirigèrent vers leurs dortoirs, il avait grand besoin de se rafraichir et de se changer, il avait mis une robe qui était à présent parsemée de tâches. Sur le chemin, il les questionna sur les derniers évènements notables.

- Si vous êtes levés, je suppose que l'aube est levée, vous avez eu des nouvelles d'Anna et de Luce ? Ont-elles eu des problèmes ?

Ce fut Gayan qui répondit, alors que David franchissait le mur qui conduisait à leur salle commune. Deux petits groupes de Serpentard, plus jeunes qu'eux, étaient en train de discuter, lorsqu'ils furent tous entrés, les murmures s'arrêtèrent aussitôt, et certains d'entre-eux jetèrent des regards mi-inquiets, mi-révoltés en direction des trois jeunes hommes. Cette réaction était due au fait que deux ou trois de ces jeunes élèves avaient été surpris par des membres de sa bande en train de jeter des bombabouses sur d'autres élèves, naturellement, ils étaient intervenus, d'une façon plutôt brutale. Ensemble, ils avaient du jeter presque autant de sortilèges de Stupefaction que tous les Aurors réunis ces cinq dernières années.

- Non, rien de fâcheux, elles ont croisé du monde dans les couloirs, mais elles n'ont rien entendu ni vu de suspect, à part quelqu'un qui se trouvait dans la salle des professeurs, mais il a filé juste avant qu'elles arrivent, il a fait tomber une armure dans sa précipitation, c'est pour cela qu'elles l'ont entendu.

Il se retourna alors vers les autres élèves qui les dévisageaient.


- Vous avez un problème vous ?

Comme ils finirent tous par recommencer à bavarder, il reprit le fil de la conversation.

- Mais après avoir fouillé la salle de fond en comble, elles n'y ont rien vu de particulier.

Une fois à côté de son lit à baldaquin, Aaron sortit des vêtements propres de sa valise et se changea. Il enfila une chemise de soie blanche, qu'il rentra dans un pantalon de flanelle grise, avant de mettre une cape qui y était assortie. Il sortit ensuite son insigne de préfet-en-chef de la boîte à bijoux dans laquelle elle était enfermée, et l'épingla sur le côté gauche de son buste. Enfin, il hésita un instant, puis pris également une bague en or sertie d'une opale de feu, qu'il positionna sur son annulaire gauche avant de refermer et de sceller la précieuse boîte à l'aide d'une formule.

En parallèle, les informations transmises par Gayan venaient de lui donner une idée. La salle des professeurs était inoccupée depuis la dernière attaque d'Hellson, ils devaient s'attendre à voir arriver d'autres personnes dans cette pièce auparavant interdite à la majorité des étudiants. S'ils en faisaient le quartier général, ou au moins le bureau temporaire de leur patrouille, cela serait certainement perçut comme un symbole fort. De plus, en position ainsi constamment des membres de leur organisation à différents étages, ils couvriraient plus facilement l'ensemble du château. Il partagea donc cette pensée avec ses camarades, qui approuvèrent.


- Très bien, je vous envoie prévenir le reste de l'équipe, j'ai autre chose à faire, on se retrouve dans une heure dans le hall d'entrée, d'accord ?

David afficha une mine renfrognée.

-Pourquoi c'est nous qui devons crapahuter dans tous le château pour réunir les Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard ? dit-il en insistant sur les noms des différentes maisons pour souligner qu'ils devraient guetter aux alentours de chaque salle commune un bon moment pour y arriver.

- Il y a aussi un Gryffondor
, ajouta Gayan, ce qui ne fit qu'accentuer l'air boudeur de David.

Aaron indiqua son insigne d'un doigt, et parla d'un ton blasé d'évidence.

- Parce que je suis le préfet-en-chef.

-Oui mais tu sais, ton insigne elle ne veut plus dire grand chose en ce moment...répliqua David d'un ton amusé et un peu moqueur.

- Je suis aussi celui qui finance l'équipe, l'interrompit son ami qui commençait à s'impatienter.

Les Serpentards se fixèrent quelques secondes et se mirent à rire.


- Forcément... admit David sur un faux ton désolé.

- Vu comme ça... renchérit Gayan dans le même esprit.

Finalement, le trio se sépara, et pendant que ses comparses faisaient passer son message à leurs collègues d'infortune, lui-même entreprit de se diriger une fois de plus à la bibliothèque, il avait besoin d'un dernier ouvrage sur les sortilèges pour compléter son programme de l'année. Bien sûr, apprendre ne autodidacte n'était pas aussi efficace que suivre les cours d'un bon professeur, mais c'était déjà mieux que rien. Il monta donc une suite d'escaliers, croisant différents élèves vers qui il ne put s'empêcher de jeter au moins un regard inquisiteur, tout en poursuivant son itinéraire. Une fois parvenu au premier étage, il prit la direction de la bibliothèque.

C'est alors qu'il entendit un grand bruit de verre brisé, à deux ou trois couloirs de là où il était. Alors qu'il se précipitait dans la direction du vacarme, diverses exclamations provinrent du même endroit. Les sortilèges attendraient, quoiqu'il aurait peut-être l'occasion de se livrer à un peu de pratique pour corriger cet irresponsable.
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Kaysa Potter
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Mar 26 Juil - 23:54
    Spoiler:
     

    Aujourd’hui, Kaysa, Nina et Alex devaient trouver un moyen pour tenir éloigner les élèves du couloir de la salle sur demande pendant toute une nuit. La nuit de la pleine lune précisément. Vu qu’ils avaient décidés que la pleine aurait lieu là bas… il n’y avait guère d’autre choix. Il fallait à présent qu’ils s’assurent qu’aucun élève ne se trouve dans le coin. Ils voulaient éviter que des élèves entendent les hurlements du loup, et puis, ils n’étaient pas à l’abri que le loup s’échappe bien qu’ils faisaient tout pour éviter que cette dernière hypothèse ne se réalise. Le trio avait donc décidé de se retrouver dans une salle du troisième étage. Mais pour bien travailler, ils fallait de quoi se restaurer. Réfléchir ça creusait. La demoiselle s’était donc portée volontaire pour aller faire le plein de nourriture. La bibliothèque étant sur le chemin, Kaysa se proposa même de faire un détour par là pour récupérer deux trois bouquins de la réserve sur les enchantements.

    Une fois dans les cuisines, il fut très difficile pour la brunette de faire un choix parmi la nourriture qu’il y avait. Elle prit donc un peu de tout : des viennoiseries, des brioches, des gâteaux, du chocolat… bref, vous l’aurez compris que des bonnes choses sucrés. Son regard s’arrêta sur des bièraubeurres, malgré leur petite fête improvisée de la dernière fois, il en restait encore quelques unes. Kay’ haussa les épaules, il fallait bien faire passer tout cette nourriture. Elle prit donc trois bouteilles qu’elle mit dans son sac. Sac qui commençait à se faire lourd.

    Bon, ce n’était pas tout mais elle devait encore passer à la bibliothèque avant de rejoindre Alex et Nina au troisième étage. La demoiselle entreprit donc sa remontée jusqu’au premier et arriva à la bibliothèque. Elle fut surprise de voir que même aussi tôt, il y avait déjà des élèves pour étudier alors qu’il n’y avait même pas de professeur, encore moins des devoirs. Mais bon, si ça les occupait. Kaysa passa devant eux et se dirigea vers la réserve directement, elle sentit aussitôt le regard surpris et méfiant des septièmes années présents. La brunette leva les yeux au ciel. Okay, elle ne fréquentait pas souvent la bibliothèque. Oui, bon, elle n’y allait pour ainsi dire jamais même mais ce n’était pas une raison pour être aussi méfiant à son égard. Ce n’était pas une terroriste anti-livre non plus. J’vous jure, ces Serdaigles et leurs précieux bouquins. Kaysa n’y prêta pas plus d’attention et pénétra dans la réserve à la recherche des ouvrages qui leurs seraient utiles. Une fois trouvé, elle les réduit avec un sortilège afin de les mettre dans son sac sans rajouter de poids. Les bouteilles et la nourriture pesaient déjà bien assez. Puis elle reprit sa route en direction du troisième étage et se retrouva face à face avec Crabbe et Goyle en train de dépouiller un pauvre deuxième année au détour d’un couloir. Kaysa soupira de plus belle. Mais quel bande d’imbécile ces deux là et ça ne s’améliorait pas avec le temps. La Gryffondor s’approcha du « groupe » baguette en main. Arrivé à leur hauteur, la demoiselle posa son sac en bandoulière sur le sol. Les deux gorilles ne l’avaient toujours pas entendu ni aperçu étant de dos.

    « Affligeant… Deux contre un, et un enfant en plus. » Lâcha-t-elle désesespérée par tant d’imbécilité « Expelliarmus » lança-t-elle une fois que les deux Serpentards se retournèrent.

    Kay’ attrapa les deux baguettes au vol, nonchalamment avant de croiser les bras.

    - Rends nous ça de suite Potter ou tu vas le regretter ,la menaça Goyle

    Kaysa pencha légèrement la tête, faisant semblant de réfléchir.

    « Hum non… c’est dangereux ces choses là, surtout quand on ne sait pas s’en servir. Faut faire attention. » Reprit elle sur un ton moralisateur digne d’Hermione quand elle fait la leçon aux premières années

    - Rends nous nos baguettes Potter ! Répéta Crabbe en jouant de ses muscles.

    Un sourire moqueur vint naitre sur les lèvres de la jeune fille.

    « Viens les chercher si tu les veux » le provoqua-t-elle

    Il n’en fallut pas plus à cet idiot de première pour foncer droit sur Kaysa suivi par son comparse, avec un temps de retard. C’était pas des lumières ne l’oublions pas. La Gryffondor fut plus rapide que la grosse brute qui lui fonçait dessus et l’esquiva agilement tandis qu’elle jetait un stupefix au deuxième gorille. Un bruit de verre cassé la fit se retourner rapidement.

    « Mais c’est pas vrai… dans le genre boulet, t’es champion toute catégorie ! Tu ne pouvais pas atterrir dans la statue ou dans le mur, j’en sais rien moi. Non bien sur, faut que tu tombes pile sur mon sac… Quel abruti j’te jure ! » S’exclama Kaysa carrément désespérée par autant d’imbécilité et par sa propre malchance.

    Parce que bien sur, Crabbe après avoir loupé la jeune fille s’est emmêlé les pieds et s’est étalé de tout son long sur le sol et sur le sac de Kaysa. Alors que le balourd essayait de se redresser pour surement refoncer dans le tas -donc Kaysa- il glissa de nouveau, les bouteilles de bièraubeurres étant briser, le liquide se répandait sur le sol et le rendait glissant. La Gryffondor passa une main lasse sur son visage, affligée par le spectacle qu’elle avait sous ses yeux.

    « Comme si la première fois n’avait pas suffit… » Lâcha-t-elle

    Derrière elle, le garçon de deuxième année venait tout à coup d’éclater de rire. La situation devait être comique de son point de vu à lui. Forcement, ce n’était pas lui qui venait de voir son stock de boisson et de nourriture réduit à néant par un nigaud en surpoids.

    Kaysa lança un deuxième stupefix sur Crabbe avant de le faire léviter jusqu’à son partenaire de génie, enfin expulsé serait plus approprié. Puis elle s’approcha de son sac et regarda dépitée ce qui restait de ses provisions… Elle attrapa un croissant et le regarda sous tous les angles, il était plat, archi plat et humide à cause de la bièraubeurre.

    « Pff… une chose est sur ce n’est pas l’intelligence qui pèse lourd chez eux » ajouta la demoiselle en reposant le croissant



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Jeu 28 Juil - 15:32
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Quand Aaron arriva sur le lieu d'où provenait le vacarme, il fut stupéfait par la scène qu'il avait sous les yeux. La personne qui attira son attention n'était autre que Kaïsa Potter,une Gryffondor qui trainait à peu près dans tous les mauvais coups qui pouvaient se tramer dans Poudlard. La moitié de ses occupations de préfet-en-chef, avant qu'ils ne se retrouvent enfermés, la concernait elle ou un de ses proches, et en plus il savait très bien qu'elle devait cacher encore bien d'autres enfreintes au règlement. Maintenant, il se concentrait moins sur son groupe, pour tenter d'harmoniser un peu mieux l'école en général, qui en avait bien besoin. Il ne s'étonna pas vraiment de la présence de la brune, et il allait directement tentait de lui faire cracher le morceau sur la nouvelle bêtise qu'elle venait de commettre. Elle se tenait devant son sac, duquel s'écouler une importante quantité de bièraubeurre. Il n'était pas interdit d'en consommer, mais Aaron avait souvent insister sur l'importance de rationner la nourriture et la boisson, étant donné qu'ils ne savaient pas combien de temps ils resteraient coincés. si elle ne s'était pas trouvée en une si étrange compagnie. Celle-ci était composée des corps inanimés et empilés de Crabbe et Goyle, deux Serpentards de son année pas franchement réputés pour leur intelligence, ainsi que d'un autre petit élève, qui devait être en première ou deuxième année, et qui avait l'air amusé par la situation.

N'importe qui aurait rapidement compris que les deux balourds et Potter s'étaient disputés, ne serait-ce que parce qu'elle tenait encore leurs baguettes dans une de ses mains. Quant à la raison de cet affrontement, il n'y avait pas besoin qu'il y en ait pour qu'ils se bagarrent. Ainsi, Aaron aurait pu se contenter de sermonner Kaïsa sur le fait qu'elle ne doit pas se battre dans l'enceinte du château, et donc qu'elle ne doit pas se battre du tout. En outre, il n'y avait aucun signe de verre brisé sur le sol, or le son de fracas provenait bien du même endroit que les exclamations qu'il avait entendues, qui devaient donc être de celles des trois chahuteurs. Néanmoins, la représentante du "Trio infernal", comme elle l'appelait était en possession d'un sac, vers lequel il avait vu déposer quelque chose en arrivant, bien qu'il n'ait pas pu distinguer ce que c'était. Il était probable qu'il s'agisse simplement d'un morceau de bouteille de bièraubeurre brisée, mais comme il n'avait aucune confiance en elle, il tenait à vérifier de quoi il en retournait, afin de s'assurer qu'elle ne transportait rien d'interdit, ou qu'elle était restée raisonnable dans le nombre de bouteilles prises.


- Potter, qu'est-ce qu'il y a dans ton sac ? lui demanda-t-il sèchement. Quelque-chose s'est cassé ? Et ces deux-là, dit-il en esquissant un bref signe de tête dédaigneux en direction de Crabbe et Goyle, qu'est-ce qui leur est arrivé ? Leur ventre est devenu trop lourd pour leurs jambes ?

Aaron ne portait pas du tout ces deux-là dans son cœur. Tout d'abord, parce qu'il s'agissait de parfaits abrutis, qui ne comprenaient rien à rien et qui se contentaient de suivre Malefoy dans tout ce qu'il faisait. En outre, eux et Drago avaient fait leur rentrée chez les Serpentard en même temps, ou presque puisqu'Aaron était arrivé avec une semaine de retard. Mais le "petit prince" de leur maison s'était tout de suite montré extrêmement méprisant envers le "bâtard impur", à cause de ses origines, et les deux gorilles ne se contentaient pas toujours de le meurtrirent uniquement de quolibets. Ces deux là usaient plus de leurs poings que de leur langue. Or à l'époque, le petit Kingfell était encore chétif, même s'il avait déjà appris à encaisser.

Comme il ne s'attendait pas à ce que Kaïsa Potter lui réponde sincèrement, que la présence du petit garçon l'intriguait, et qu'il se demandait s'il n'avait pas un rôle dans tout cela, il n'attendit pas la réponse de la Gryffondor. Après avoir posé un regard méfiant sur cette dernière, et désespéré sur les Serpentards assommés, il se tourna vers le garçon, et en indiquant son insigne d'un mouvement bref du doigt, il le questionna d'un ton qui se voulait à la fois autoritaire et rassurant.


- Petit, tu peux me dire ce qui s'est passé ici ? Tu peux me faire confiance je suis préfet-en-chef.

Il était conscient de n'avoir pas une bonne réputation auprès de tout le monde, certains le prenaient pour un maniaque de la baguette qui jetait des sortilèges sur tout ce qui bouge, et colportaient des témoignages exagérés, voire complètement déformés. D'ailleurs, il était sûr que Potter agissait de la sorte. Cependant, lui ne considérait pas les faits ainsi, il faisait un travail certainement ingrat, mais qui leur serait profitable à tous. Ce n'était pas pour rien qu'il y avait un règlement d'ordinaire non ? Et le directeur de Poudlard n'aurait certainement pas voulu que les élèves de son école fassent n'importe quoi. En y repensant, il n'en était plus très sûr à vrai dire, puisque justement Dumbledore les avait complètement délaissés.

Heureusement, l'enfant ne parut pas effrayé, ou contrarié face à la demande du Serpentard, et il lui expliqua clairement, bien que son récit fut parsemé de rires et de qualificatifs moqueurs à l'encontre des deux brutes, ce qui venait de se passer. Cette-fois, Aaron du s'avouer agréablement surpris du rôle qu'avait tenu la jeune femme dans cette histoire. Il se retourna alors vers celle-ci, la fixa d'un air suspicieux, puis posa alternativement ses yeux pâles sur elle et sur son sac suspect.


- Bien joué Potter, murmura-t-il enfin, d'un ton amusé par la situation, mais sincère.

Toutefois, il attendait toujours qu'elle lui révèle ce qui se trouvait dans son sac.
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Kaysa Potter
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Jeu 28 Juil - 20:48
    Non, décidément, il n’y avait plus grand-chose à récupérer de comestible dans son sac. La carte des maraudeurs ! Et zut ! Elle espérait qu’elle n’avait pas été touchée par la bièraubeurre… et si ce n’était malheureusement pas le cas, elle espérait que son père et ses amis avaient prévu ce genre d’accident et jeter un sortilège d’étanchéité au parchemin en plus de le protéger contre les fouineurs. Heureusement, par merlin, elle avait mis les bouquins rétrécis de la bibliothèque dans une autre poche du sac. La brunette s’apprêtait donc à sortir son précieux parchemin, héritage maraudesque de son cher papa, quand des bruits de pas se firent entendre. Des bruits de pas qui se rapprochaient d’ailleurs. Kay’ leva la tête de son sac et le posa sur la silhouette qui approchait. Un soupir s’échappa de la bouche de la jeune fille en reconnaissant la silhouette du vert et argent qui s’approchait. Kingfell. Monsieur-je-me-prends-pour-le-shérif-de-Poudlard. Il tapait sur les nerfs de la brunette depuis longtemps à toujours essayer de l’attraper en train d’enfreindre le règlement mais depuis que Poudlard avait été mis sous huis clos, c’était de pire en pire. Nombre d’élèves sous la responsabilité du Trio -ou pas d’ailleurs- s’étaient plein de cet empêcheur de tourner en rond qui s’était donné pour mission de faire respecter le règlement coute que coute. Si encore il se contentait de jouer les préfets ennuyeux qui vous récitaient le règlement en entier mais non. Kingfell préférait la manière forte à long discours ennuyeux, il humilié les élèves voir les malmenés à coup de stupefix et autres sortilèges. Lui et sa petite bande était dans le collimateur de Kaysa comme elle devait surement l’être elle et le trio pour Kingfell et sa fidèle meute de caniche.

    « Manquait plus que lui tiens… » Marmonna la Gryffondor enchanté au possible

    - Potter, qu'est-ce qu'il y a dans ton sac ? Quelque-chose s'est cassé ? Et ces deux-là ? Qu'est-ce qui leur est arrivé ? Leur ventre est devenu trop lourd pour leurs jambes ?

    Ouah ! Cinq questions dans la même phrase ! Balèze le petit Serpy quand il voulait. Guère impressionner par le ton sec qu’avait pris Kingfell, la demoiselle se contenta de se redresser non sans lâcher un nouveau soupir avant de poser un regard glacial sur le septième année. Depuis le temps, il n’avait pas compris qu’il pouvait jouer de son insigne, de son autorité ou de sa baguette, Kaysa ne lui dirait rien si elle n’en avait pas envie. Comme si ça pouvait le regarder…

    La brunette leva les yeux au ciel quand le Serpentard se désintéressa momentanément d’elle pour aller chercher les informations vers une source plus sûre. Un sourire moqueur vint même faire son apparition en le voyant pointer rapidement son insigne de préfet en chef tel un shérif dans les westerns moldus désignant l’étoile épinglé sur son gilet lui donnant tout pouvoir dans la ville. Ben voyons, le principal c’est qu’il y croyait…

    - Petit, tu peux me dire ce qui s'est passé ici ? Tu peux me faire confiance je suis préfet-en-chef.

    Kaysa lâcha un rire moqueur à cette affirmation. Mais bien sur, préfet synonyme de confiance. C’était nouveau ça ?! Les préfets, elle les évitait quand Poudlard était encore une école classique. La seule chose qui pouvait les intéresser c’était leur foutu règlement à faire respecter, certains étaient pire que des fouines. Certes, il y avait des exceptions comme son amie Dora ou Anthony ou Ginny, voir même Iris. Non, en fait, les seuls préfets dont il fallait se méfier était ceux de Serpentard, c’était eux les fouines qui salivaient à l’idée de faire perdre des points à un élève d’une autre maison. Eux et Hermione dont il valait mieux se tenir loin des fois.

    « Elle est bien bonne celle là… Préfet + Serpentard ce n’est certainement pas égal à confiance » lâcha-t-elle

    Néanmoins, le garçon pas un sous effrayé ni contrarié d’ailleurs se contenta de répondre à la requête du Serpentard en lui racontant ce qu’ils s’étaient passés. Le petit était toujours amusé par la scène, même en la racontant et Kaysa elle-même afficha un bref sourire amusé. Si ces imbéciles de gorilles au QI rivalisant avec ceux d’une larve n’avaient pas bousillés toutes ses provisions et ses pauvres bouteilles de bièraubeurres, elle aurait pu en rigoler aussi. Par contre, si à cause d’eux, la carte des maraudeurs était endommagée… les deux septièmes années risquaient de passer un sale quart d’heure et de ne pas en sortir indemne.

    Son regard, étonné pour le coup, revint rapidement vers le pseudo « préfet-en-chef » quand à la phrase qu’il murmura. Elle avait de bonnes oreilles la brunette.

    « Ce n’était pas trop dur à prononcer j’espère » ironisa Kaysa en réponse avec un sourire narquois sur les lèvres

    Avant d’hausser les sourcils tandis que le jeune homme la fixait toujours avec son regard suspicieux. Oui, il lui fallait autre chose peut être ?

    « Oh… Je vois, tu attends toujours que je te révèle ce qu’il y a dans mon sac » tandis qu’elle suivi son regard jusqu’à son sac.

    Elle fronça un bref instant les sourcils face à la couleur du liquide qui s’écoulait du sac sur la gauche. Avant de se souvenir qu’elle avait sur elle une fiole de pimentine que Blue lui avait donné suite à un vilain rhum que Kaysa avait attrapé il y a de cela deux trois jours. Forcement une fête jusqu’à pas d’heures au bord du lac avec un plongeon offert par son cher grand frère en prime, pas étonnant qu’elle avait attrapé froid. Mais le sujet n’était pas là… Même si Blue allait la tuer, si elle lui faisait part de ce qu’il s’était passé. Alors qu’elle n’était qu’une pauvre victime… Oups, Kingfell, il attendait toujours. Pas une lumière celui là non plus quand il s’y mettait. Ca paraissait logique que Kaysa n’allait rien lui révéler, pas la peine d’attendre des plombes avec ce regard suspicieux qui ne lui faisait ni chaud ni froid. N’oublions pas que pendant six ans, elle avait eu à faire à McGonagall et Rogue alors Kingfell pouvait repasser en matière de regard dans ce genre.

    « Et bien sache que cela ne te regarde absolument pas. Bien qu’il ne doit plus y avoir grand-chose d’intact avec cet imbécile qui s’est aplati comme une crêpe dessus »

    Ses pensées repartirent vers sa pauvre carte coincé là dedans et qu’elle ne pouvait toujours pas sortir pour voir si elle était saine et sauve.

    « Bon, le bon petit shérif que tu es peut sagement repartir faire sa ronde avec ses braves toutous, la menace a été maitrisé grâce à mon talent certain. Le calme est revenu dans les couloirs de Poudlard… du moins pour l’instant. » Ajouta Kaysa sur un ton bien sarcastique et méprisant.






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Sam 30 Juil - 11:13
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Potter n'arrangeait décidément pas son cas aux yeux d'Aaron. Se montrer aussi méprisante envers lui était très loin d'être la meilleure solution pour le faire partir. Il trouvait que le caractère de la Gryffondor avait encore empiré depuis qu'ils étaient mis à l'écart de la société. Pour une fois qu'il lui faisait un compliment, elle l'insultait derechef, alors qu'il ne lui avait posé une simple question tout à fait légitime. Il trouvait que cette sixième année était devenue totalement imbue d'elle-même, comme si elle se prenait pour une célébrité intouchable. Certes elle était assez populaire, mais cela ne justifiait rien. Cette façon d'agir avait le don d'exaspérer promptement le préfet-en-chef, lui qui devait subir ce genre de comportement depuis qu'il était en première année. Il ne se fit pas attendre pour manifester son mécontentement.

- Cela m'apprendra à te faire un compliment. Mais après tout, c'est vrai que personne ne devrait jamais me dire "Merci", puisque je suis un méchant Serpentard vilain pas beau, et que tous les élèves de notre maison sont pourris jusqu'à la moelle, sans exception.

Le septième année avait commencé à parler d'un ton sarcastique et moqueur, mais au fur et à mesure qu'il poursuivait sa seconde phrase, son expression devenait de plus en plus dure et froide. Il fixait à présent la jeune femme brune, ne portant plus d'attention au sac de cette dernière, d'un regard qui n'était plus suspicieux, ni même sévère, mais d'où s'échappait une rage qui semblait difficilement retenue. Elle était toujours à stigmatiser la totalité des sorciers issus de sa maison, comme s'ils étaient tous des raclures ou des mages noirs en puissance. Ceux qui trouvaient que la majorité des Serpentards étaient intolérants avec leurs histoires de sang pur avaient raison, mais ils ne connaissaient pas Kaysa Potter, elle qui se vantait de leur être tant supérieur, au final, elle agissait exactement comme les pires d'entre eux.

- J'ai compris pourquoi tu m'en veux, s'exclama Aaron d'une façon colérique sur laquelle il essayait néanmoins de mettre un peu de sarcasme. Je t'ai appelée Potter, je me suis trompé ! Ce ton méprisant, cette façon de généraliser les castes et de sentir supérieur... tu ne peux pourtant être que Sullivan. Cela expliquerait le comportement de Black... il a du vous confondre aussi.

La mention du nom de la blonde n'avait rien d'innocent, tout le monde savait que ces deux-là se détestaient au plus haut point, et que c'était encore pire depuis qu'elle sortait avec le garçon de leur satané trio. D'ailleurs il trouvait également cela bizarre, que Black accepte. Il se dit qu'il en toucherait un mot à la garce s'il avait l'occasion plus tard. Il espérait donc bien la faire réagir de cette façon. Malgré l'éternelle haine que se vouaient les deux filles, il devait avouer qu'il leur trouvait certains points communs, dans leur caractère. Elle trouvait que les vert et argent étaient des idiots orgueilleux ? Qu'elle se regarde dans une glace avant de dire cela.

Aaron ne tenait plus en place, il ne savait pas jusqu'où cette conversation pourrait l'amener, et il n'avait aucune envie que le première année, qui était toujours là à les dévisager alternativement, ne se retrouve mêlé à cette histoire. Il se retourna donc vers lui, et les traits de son visage devaient vraiment être tendus dans une expression de colère, car l'enfant eut un léger mouvement de recul, et son sourire s'effaça aussitôt. Le préfet-en-chef le somma alors de quitter les lieux en lui adressant un bref signe de la main. Il ne voulait pas lui adresser la parole, sa bouche était à présent toute sèche, et il était certainement incapable de communiquer sur un ton normal. Ses membres étaient complètement raides, sa tension s'était accélérée, et lorsqu'il s'adressa à nouveau à la Gryffondor, il effectuait des gestes brusques, qui témoignait de sa révolte et de son indignation apparente. Sa voix était à la fois puissante et tremblante, signe d'une colère refoulée.


- Tes petites moqueries sur mon statut de préfet, je m'en contrefous Potter. Mais que tu te permettes de juger quelqu'un sur sa simple maison, cela n'est pas mieux que de le juger sur son sang ! Tu es exactement comme Malefoy et comme ma famille, il n'y a qu'à remplacer "impur" par "Serpentard", et la situation devient identique. Tu es même pire qu'eux ! Tu as vu comment tu te comportes avec ton soit-disant petit ami que tu n'as même pas accompagné à la fête que tu as organisé ?

Aaron reprit son souffle quelques instants, il n'hurlait pas, au contraire, plus la rage s'immisçait dans ses paroles plus elles devenaient tranchantes et destinées uniquement à son interlocutrice. Il prononça son affirmation suivante avec un dégoût évident.

- Tu ne penses qu'à toi et à tes fidèles amis. Les autres, soit ils t'admirent et tu es contente, soit ils ont des opinions différentes des tiennes, ou ont le malheur d'être à Serpentard, et dans ce cas tu les méprises. D'ailleurs tu penses que je suis content d'y être moi, dans cette maison ?

Il empoigna alors prestement sa baguette, mais ne la pointa sur personne,il se contenta de la tenir à la verticale, en la mettant en évidence sous le nez de Kaysa, comme une preuve de sa détresse. Il continuait toujours à faire de grands gestes en s'exprimant, ce qui pouvait être une façon de se libérer de sa frustration.

- Tu vois ça ? Elle est faite avec un poil de sombral, et tout ce que mon père a trouvé à dire quand je l'ai obtenue, c'était que cela me correspondait bien, parce que je ne faisais que lui porter malheur. Toute ma vie je n'ai reçu que du mépris de toutes les personnes qui m'entouraient ! On n'a pas tous la chance d'être dans une famille aimante avec pleins d'amis et d'avoir comme seuls soucis avec qui sort un d'entre eux !

Après cette dernière exclamation, qui semblait mettre un terme à son monologue, qu'il avait peut-être plus déclamé pour lui-même que pour la Gryffondor, et qui avait fini par faire s'écouler quelques larmes sur ses joues, il s'exprima d'un ton un peu plus serein, comme s'il essayait de se calmer.

- Tu as un sang bouillant, mais le cerveau un peu refroidi pour ne pas saisir mes motivations dans ce que je fais actuellement pour Poudlard. Je ne martyrise pas les élèves, je les protège. Si lorsque j'étais en première année, on avait davantage veillé au respect du règlement, je ne me serais peut-être pas fait brutaliser par ces brutes, dit-il en effectuant un signe de tête en direction des corps toujours inanimés. Alors tu sais, je te demande ce que tu caches là-dedans par principe, mais au fond c'est bien le cadet de mes soucis, j'essaie juste de faire mon travail.

Il avait poursuivi ses paroles en montrant le sac de jeune femme de ses deux mains, donc en pointant sa baguette dessus. Aussitôt, alors qu'il n'avait pas encore achevé ses mots, l'objet fut précipité dans la main gauche d'Aaron, qui s'empressa de le serrer contre lui. Sa baguette était à présent brandit sur la rouge et or. Un sourire mauvais se dessinait sur son visage, qui ne conservait comme unique vestige de son ancienne détresse, que les quelques larmes qui perlaient encore dans le creux de ses joues. Le Serpentard était ravi d'avoir trouvé une telle façon d'utiliser ses dons pour le théâtre et la comédie. Tout ce qu'il avait dit était vrai, mais au fond, il parvenait toujours à se voiler ses propres ressentiments, pour mieux se concentrer sur son avenir. Au moins il avait réussi prendre la jeune femme de vitesse.

- Pas mal comme sortilège informulé non ? Quel dommage qu'il n'y ait plus de professeurs, avec quelques semaines de cours en plus, tu aurais peut-être eu une chance d'en lancer un toi aussi. Maintenant je te conseille de me laisser ce sac. S'il n'y a rien d'interdit dedans, je te le rendrais. Promis, je ne vole aucune des bouteilles de bièraubeurre.

Ce que la Gryffondor pensait de lui, cela lui importait bien peu, même s'il aurait apprécié qu'elle comprenne son geste. Il était possible qu'elle ait refusé de lui montrer son sac en raison de ses principes à elle, mais dans ce cas après tout, même si elle n'était pas d'accord avec lui, elle n'avait rien à craindre, et pouvait bien le laisser faire. Elle pourrait, mais les choix raisonnables n'étaient pas le fort de la jeune femme brune, sinon ils n'auraient pas eu à s'affronter autant de fois. Il était en train de ruiner sa chemise sur laquelle dégoulinait à présent la boisson, mais au moins il tenait ferment entre son buste et son bras gauche, l'objet que voulait lui dissimuler cette impertinente. Sa baguette et ses yeux toujours fixés sur cette dernière, il attendait qu'elle fasse le moindre geste imprudent pour lui lancer un maléfice.
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Kaysa Potter
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Jeu 18 Aoû - 22:28
    La première remarque d’Aaron eut le don de faire apparaitre un large sourire moqueur. Oui, ce genre de réplique pouvait la faire sourire. Bien sur, il passait pour la pauvre victime qui n’était même pas remerciée alors qu’il faisait l’effort de faire un compliment. Mais honnêtement, la brunette s’en moquait autant que de l’histoire des gobelins.

    Les propos suivants d’Aaron furent accueillis de la même manière du moins jusqu’à sa dernière phrase. Il était largement déconseillé de parler de Sullivan et Alex en sa présence, surtout quand la personne était un idiot de Serpentard. C’est donc un regard noir qui fusa en direction de Kingfell. Heureusement, ce dernier ne s’attarda pas sur le sujet. En fait, il reprit son monologue sur un ton bien plus… contrarié ? Sa voix était tremblante mais n’en perdait pas moins son mordant, ponctuait par des gestes brusques. Oui, il semblait bel et bien en colère. Révolté et indigné. Mouais. Kaysa attendait patiemment et à la limite de l’exaspération que monsieur le Préfet-en-chef est terminé. Bien que cela semblait loin d’être le cas.

    Elle fronça les sourcils lorsqu’il fit une remarque concernant sa fête et le fait qu’elle n’y était pas venue avec son petit ami, ex petit ami à présent. De un, elle avait décidé de venir avec Nina pas avec son copain. De deux, elle ne voyait pas le rapport avec le sujet actuel. Et de trois, en quoi ça le regardait sérieusement ?!

    Mais pas le temps d’en placer une que monsieur repartait de plus belle en la comparant aux Serpentards. Comme quoi elle n’était pas mieux qu’eux et blablabla. Bref, un chapitre qu’on lui avait sorti plus d’une fois et auquel elle ne prêtait plus aucun crédit à présent. Si c’était aussi simple de la faire douter et peut être espérer lui voir disparaitre cette haine des Serpentards, ça se saurait.

    Et voilà qu’il abordait à présent le couplet sur la relation avec son père et le fait que sa vie n’avait pas été facile dans sa maison -tu m’étonnes avec autant de cinglés égocentriques, rien de surprenant- reprenant de plus belles avec ses grands gestes. Kaysa soupira. Non mais franchement, voilà qu’il la prenait pour une psychologue de bazar. Elle avait autre chose à faire que d’écouter les pseudo-problèmes de Monsieur Règlement. Qu’ils soient vrais ou faux, ça, elle n’essayait même pas de le déterminer. Et c’était le dernier souci. Non parce qu’elle ne voulait pas passer pour la fille sans cœur mais elle était attendu là.

    Minute, c’est des larmes qu’elle venait de voir couler sur les joues du jeune homme. Pitié. Elle espérait que cela soit de la comédie pure et simple parce que là ça frôler les scènes mélodramatiques des films moldus. Elle s’attendait presque à entendre une mélodie mélancolique s’élevait derrière elle.

    Avec tout ça, elle n’avait même pas fait attention que Kingfell avait dit au garçon de partir. En même temps, il évitait ainsi la torture psychologique que lui faisait subir le Serpentard avec ses jérémiades.

    Et voilà qu’en moins de temps qu’il le faut pour le dire, alors que le jeune homme semblait s’être calmé, son sac vola jusque dans ses bras tandis que Kingell pointait sa baguette sur elle, un large sourire sur le visage. Si vous vous posiez la question : Est-ce que Kaysa possède vraiment un cœur de pierre pour paraitre insensible face aux propos d‘Aaron ? Voilà votre réponse. C’est un Serpentard, donc fourbe par définition. Toujours se méfier d’eux, elle ne cesse de le répéter. Bon, certes, il avait réussi à l’avoir mais non parce qu’il avait réussir à l’attendrir mais plutôt à l’ennuyer avec son charabia. Okay, le résultat était le même.

    - Pas mal comme sortilège informulé non ? Quel dommage qu'il n'y ait plus de professeurs, avec quelques semaines de cours en plus, tu aurais peut-être eu une chance d'en lancer un toi aussi. Maintenant je te conseille de me laisser ce sac. S'il n'y a rien d'interdit dedans, je te le rendrais. Promis, je ne vole aucune des bouteilles de bièraubeurre.

    « Pour ce qu’il en reste de toute façon… » Fit remarquer la brunette en levant les yeux concernant son stock de biéraubeurre réduit à néant il y a quelques minutes par un abruti de la pire espère.

    Seulement, voilà, il ne fallait pas sous estimer un Potter, ni un membre du Trio Infernal, alors imaginait les deux réunis. Le fameux sortilège dont était en train de se vanter Kingfell de connaitre. Elle savait aussi l’utiliser. Certes, elle n’était pas au point pour tous les sortilèges mais l’accio, elle le maitrisait. Faut dire que c’était tellement pratique. En digne descendante des maraudeurs, elle avait appris ce sort pour la réalisation des blagues du Trio. Alors oui, les professeurs avaient disparu avant d’aborder le chapitre mais la DCFM était sa matière préférée, et elle avait déjà appris à maitriser ce sort. Elle avait bien réussi à devenir un animagus sans l’aide de personne, pourquoi pas les sortilèges informulés.

    Elle jeta donc le même sortilège que Kingfell mais sur l’insigne de ce dernier qu’elle attrapa d’un geste vif avec la main où elle tenait déjà les baguettes de Crabbe et Goyle. Eh, elle n’était pas une des meilleures joueuses de Quidditch de l’école pour rien.

    « Tu sais quoi, pour une fois, je suis d’accord avec toi. C’est un sortilège bien pratique. On ne t’a jamais dit qu’il ne fallait jamais sous estimé son adversaire. » S’exclama-t-elle avec le même sourire mauvais que le brun

    Elle pointa sa baguette sur l’insigne de préfet en chef ignorant superbement la baguette de Kingfell pointait vers elle. C’est qu’il l’entretenait son insigne, elle brillait de milles feux.

    « Tu l’entretiens dis donc, c’est bien, ça prouve que tu y tiens. En même temps normal, ton pouvoir dépend de ça bien qu’il ne représente pas grand-chose. Donc je te propose un échange, tu me repasses mon sac -bien que je n’ai rien à y cacher, ce sont mes affaires et si je n’ai pas envie de te dévoiler son contenu, rien ne m’y oblige- et en contre partie, je te rends ton insigne… sinon, je suis sûre que Mr Unseen m’en donnera un bon prix ou… on verra bien selon mon imagination. Il serait dommage de l’abimer tu ne trouves pas ? » Ajouta-t-elle avec ce sourire mauvais toujours présent.

    Bien qu’elle n’avait rien de particulier à cacher mise à part la carte des maraudeurs et les bouquins de la réserve, quoi que ces derniers plus rien n’empêchait de les avoir sur soit, Kaysa n’avait pas envie de montrer son sac par principe. Kingfell ne représentait en rien un représentant de l’ordre. Alors, face à un professeur, elle aurait accepté n’ayant guère le choix, face à un septième qui se prend pour ce qu’il n’est pas non ! Cet insupportable Serpentard allait apprendre que Kaysa n’était pas un de ses élèves qui se pliaient aux ordres de Monsieur. Sans aucune autorité présente, elle ne recevait d’ordres de personne d’autres qu’elle-même que cela plaise ou non.

    "Oh et tant que j'y pense... n'essaye pas de me stupefixer ou je ne sais quoi encore car j'te jure que l'humiliation que t'ont fait subir tes camarades ne seront rien à côter de ce que je te réserverai !" ajouta la demoiselle des fois qu'il aurait envie de l'attaquer



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Mar 30 Aoû - 16:43
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Cette saleté d'écervelée inconsciente, impertinente, imprudente, bornée, imbécile, et juste insupportable, pour qui se prenait-elle donc ? Elle osait le menacer, mais surtout, lui dérober son insigne de préfet-en-chef ! Il n'y tenait pas particulièrement, même bien moins qu'à ses autres bijoux, qui étaient d'une valeur plus estimable que celle de cet ouvrage, mais s'il venait à la perdre, les conséquences pourraient être fâcheuses. Elle qui parlait d'humiliation, en fanfaronnant sur un éventuel duel dans lequel elle le dominerait, ce à quoi il ne croyait pas du tout, ces spéculations relevant pour lui d'un fantasme provocateur ou d'une forme de bluff, en revanche, si les élèves apprenaient que cette fille qu'il traque sans relâche lui a dérobé son insigne, son autorité et la crainte qu'il inspire pourraient sans retrouver terriblement diminuées. Il ne s'agissait que d'un symbole, mais ils ont leur utilité, en affectant le moral et la volonté des personnes. Si la Gryffondor se pavanait avec cet objet d'autorité lui appartenant, elle pourrait persuader de nombreuses personnes d'agir aussi mal qu'elle. Quant à lui et à ses coéquipiers, ils rencontreraient certainement davantage de résistance dans leur vertueuse entreprise.

Aaron aurait pu s'accommoder de cette situation, s'il était assuré d'avoir obtenu en contrepartie, la preuve d'une future farce répréhensible de Potter dans le sac qu'il lui avait pris, ou de lui avoir au moins retiré un objet auquel elle tenait. Il aurait alors sacrifié son insigne pour une juste cause, ce qui aurait pu quelque peu montrer sa détermination à l'ensemble du château, même s'il jugeait qu'elle n'était plus à prouver depuis le temps. Cependant, il ne savait pas si le sac de Kaysa contenait quoi que soit de plus intéressant que des bouteilles de biéraubeurre brisées, et y jeter un coup d'œil dès maintenant pourrait fournir à cette insubordonnée l'instant dont elle a besoin pour lui jeter un maléfice. En outre, il connaissait à peu près les compétences de cette peste en matière de sortilèges, elle n'était pas aussi douée et expérimentée que lui, mais il était probable qu'elle réussisse à lui tenir tête un moment. Toutefois, elle était surtout en position de force grâce au chantage qu'elle pouvait lui faire, car il lui suffisait de lancer un sort à son insigne pour la détruire. Il pourrait faire de même avec le sac, mais encore une fois, il ne possédait aucune certitude que s'y trouve quelque chose d'utile ou de précieux pour son opposante. Cette position délicate, voire défavorable, bien qu'il est des difficultés à se l'avouer, mettait le Serpentard hors de lui.

Évidemment, son sourire avait complètement disparu, laissant place à une expression de rage qui creusait son visage habitué par le travail de comédien du jeune homme à exprimer des émotions fortes. Chacun des plis de sa peau représentait la fureur à laquelle il était douloureusement soumis. Sa tension avait considérablement augmenté et ses dents serrées dans sa bouche fermée l'empêchaient de se mordre la langue pour se punir, comme l'aurait fait un elfe de maison. Enfant, il se trouvait presque aussi bien considéré que celui de sa famille, et ses parents l'avaient encouragé dans cette voie en lui suggérant de se punir régulièrement. De nombreuses séquelles demeuraient dans son inconscient, et souvent quelques unes d'entre elles revenaient à la surface lorsqu'il était en proie à une grande détresse ou une sombre colère.

Le préfet-en-chef démuni venait de plus de faire remonter des souvenirs qui lui étaient douloureux, il avait donc encore les nerfs à vifs lorsqu'il dut subir l'humiliation de cette exécrable peste. Il fulminait presque, et au fond de lui, pas uniquement au fond de son être d'ailleurs, il avait bien envie de la faire souffrir, par une horrible humiliation, mais plus encore, par une insoutenable torture physique et mentale. Oui, il était tenté par l'utilisation du sortilège impardonnable de la douleur.

Lui qui venait de louer son action à l'encontre de Crabbe et Goyle, toujours étendus, il aurait bien eut envie de les voir debout et prêts à en découdre avec Potter. Toutefois, il n'avait pas vraiment le temps de lancer l'anti-sort du Stupéfix, et ces deux abrutis ne lui seraient au final d'une grande aide, et ne lui apporteraient qu'une légère distraction tout au plus, compte tenu de la facilité avec laquelle elle s'était apparemment débarrassée d'eux quelques minutes plus tôt. Aaron aurait préférait une aide de ses proches, d'au moins un des membres de son organisation. Soudain, alors que le véhément étudiant continuait de fixer la Gryffondor avec un une expression de fou dangereux, sans prononcer un mot, comme si les évènements répondaient au fil de ses pensées, il aperçut au fond du couloir un petit groupe d'élèves, qui ne devaient pas être plus de cinq, mais parmi lesquels se trouvait David Smith ! Le septième année sentit alors son cœur effectuer un bond d'allégresse et sa tension encore augmenter d'un cran, mais cette fois-ci, c'était pour une bonne nouvelle.

Bien sûr, il venait de demander à ses deux amis d'aller regrouper les membres de leur patrouille, or, la salle commune des Poufsouffle n'était qu'à quelques couloirs de là où ils se trouvaient, et son camarade devait certainement en revenir, puisqu'il reconnaissait à ses côtés James Stannis, Marc Bringslaw et Kate Berret. Il n'avait pu distinguer correctement les autres avec le bref coup d'œil qu'il venait de lancer. Il dévisagea alors Kaysa, en essayant de contrôler le rictus fébrile qui se dessinait peu à peu sur son visage. De toutes façons, vu son état actuel, cela pouvait très bien être un rire nerveux. La petite troupe avait du l'apercevoir, parce qu'il entendit les pas s'accélérer.

A peine une seconde plus tard, les nouveaux venus avaient sorti leur baguettes, et les pontaient vers la jeune femme. Ils devaient être à environ un mètre ou deux du duo. Aaron pouvait à présent voir la constitution complète de l'effectif, Iris Prescott n'était pas avec eux, elle ne devait pas être dans sa salle commune lorsque David s'y est présenté. Elle aurait peut-être pu résonner Potter, mais après son absence était une bonne chose, il n'avait pas l'intention de faire le moindre cadeau à cette ordure. Tous avaient pu constater la situation, et avaient du à peu près comprendre ce qui s'était passé. Ils avaient aussi remarqué les corps des deux balourds un peu plus loin.

- Putain Aaron, tu m'envoies courir le château pendant que tu te réserves les meilleurs moments ? Potter et de la biéraubeurre, décidément tu ne te refuses rien ! Désolé mon vieux, mais tu devras m'en laisser un bout, s'exclama le Serpentard avec enthousiasme, sans lâcher sa cible du regard. Allez Potter, lâche cette insigne.

- Tu ferais bien d'avoir une très bonne explication Potter
, ajouta Kate d'un ton glacial.

Les Poufsouffle quant à eux, se déplaçaient en maintenant leurs baguettes brandies pour avoir de bonnes lignes de vues. Certains jubilaient, d'autres avaient les sourcils froncés et le visage grave? Parmi eux, plusieurs n'avaient pas vu le rapprochement entre Kaysa et Nathaniel d'un bon œil, estimant qu'elle se moquait du jaune et noir, ne le considérant que comme un bouche trou et un instrument de jalousie à l'attention de Black. Finalement, ces incessantes rumeurs pouvaient avoir du bon. L'héritier Kingfell se promit intimement de remercier Gossip Feather un de ces jours. En attendant, il était toujours autant à fleur de peau, mais à présent, l'excitation s'était ajoutée à sa fureur.


- Potter... As-tu déjà lu ces documentaires sur l'Afrique, illustrés par de nombreuses photographies d'animaux sauvages, sur lesquelles on peut voir une bande de prédateurs, comme des panthères, se jeter sur leur proie isolée et la déchiqueter à coups de dents et de griffes ? Devine de quel côté tu es.

Ils étaient six contre elle. Son insigne n'avait plus d'importance, car ils allaient lui infliger la correction de sa vie. Peut-être aurait-elle le bon sens de se rendre, mais il en doutait, les Gryffondor étaient par nature bornés, alors en plus une représentante de ce que certains appelaient le "Trio Infernal" représentait ce qui se faisait de pire dans cette maison. Si elle choisissait de combattre, il était impensable qu'elle parvienne à leur échapper. Tous attendaient la moindre réaction hostile de la part de la capitaine des Lions.
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Kaysa Potter
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Mar 30 Aoû - 22:15
    On peut le dire, Kaysa était plutôt satisfaite d’elle. Kingfell semblait hors de lui mais n’osait pas bouger d’un centimètre. Elle avait visée juste avec son insigne de préfet en chef. Ce n’était pas la valeur du métal qui comptait mais ce qu’elle représentait pour son propriétaire. Et visiblement, elle représentait beaucoup pour cet imbécile de Serpentard. La haine qui déformait ses traits en était la preuve. Kaysa, elle, souriait. Un sourire moqueur et impertinent qui devait d’autant plus agacer le jeune homme.

    Seulement, le vent n’allait pas tarder à tourner en la défaveur de la Gryffondor. Fallait s’y attendre… le destin s’acharnait contre elle. Et non, elle ne se plaignait pas. C’était une constations. Et venait pas lui dire qu’elle ne faisait que récolter ce qu’elle avait semé. Sinon, vous aurez droit à un chauve-furie pour unique réponse.

    La demoiselle étant de dos, elle ne vit pas les silhouettes des coéquipiers de Kingfell sortir de la salle commune des Poufsouffles. Ce qui lui mit la puce à l’oreille ? Le regard de son adversaire qui ne se posait plus sur elle mais sur un point derrière elle ainsi que le tout petit rictus qui semblait naitre au coin des lèvres du préfet en chef. Kaysa n’était pas stupide au point de baisser sa garde une fois qu’elle était sûre d’avoir le dessus sur son adversaire. Surtout quand l’adversaire en question était un Serpentard. Ils étaient fourbe, lâche et n’avait pas peur de prendre les gens en traitre. Bref, toujours se méfier de ces larves rampantes qui se prenaient pour les rois de Poudlard.

    Les bruits de pas qui se rapprochèrent d’eux suffisent à la brunette pour confirmer son hypothèse. Et vu les différentes expressions qui défilaient sur le visage de Kingfell, ce n’était certainement pas Nina ou Alex ou l’un de ses cousins. Ca aurait été bien trop facile. Non, Kaysa pencherait plutôt pour la brigade du septième année ou des amis. Des Serpentards amis avec d’autres Serpentards ? C’était possible? Ce n’était pas vraiment le moment de penser à ce genre de chose.

    Lorsque l’un de ses « pseudos-amis » prit la parole, Kaysa eut la confirmation qu’il s’agissait bien des membres de la brigade du Serpentard. Elle reconnaissait la voix du garçon qui parlait pour avoir déjà eu à faire à cet imbécile de bas étage. Voyons voir, ils étaient combien environ… Kaysa jeta de brefs regards vers les différentes personnes présentes non sans revenir sur Kingfell, la baguette prête à être utilisée au moindre mouvement de la part de l’un ou de l’autre. Hum… sept ou huit. Pour elle toute seule en plus. Quel honneur !

    Il aurait été logique que la demoiselle ait tout à coup peur… Seulement, voilà, il s’agissait de la miss Potter. Elle n’avait pas peur et son sourire provocateur était toujours présent.

    « Comme c’est mignon, tes fidèles toutous rappliquent dès que leur maitre est en danger. Tu les as bien dressé dis moi, félicitation Kingfell. » Se moqua ouvertement la brunette

    Un brin suicidaire ? Peut être. Néanmoins, un seul de ses fidèles caniches osaient bouger et bye bye l’insigne de préfet en chef. Serait-il prêt à courir le risque ? Elle en doutait.

    « Smith… Arrête de brasser de l’air pour rien. Tout le monde se fiche bien des ordres que tu peux donner alors pas la peine de te donner un genre ça ne changera rien…Tut, tut, on ne bouge pas ou cette insigne disparait et ça serait dramatique pour ce cher Aaron. »

    Elle était peut être encerclé par une bande d’abruti prêt à dégainer à tout moment mais elle n’était pas pour autant en position de faiblesse. Et elle ne perdait jamais son mordant face à ses ennemis. Elle se compta d’ailleurs ignorer superbement la réplique de la jeune fille qui fusa immédiatement après celle de Smith pour reporter son attention sur Kingfell qui semblait tout à coup de meilleure humeur. Ben tiens, il n’était plus tout seul… A présent, il se croyait puissant et en position de force. L’espoir fait vivre parait il.

    - Potter... As-tu déjà lu ces documentaires sur l'Afrique, illustrés par de nombreuses photographies d'animaux sauvages, sur lesquelles on peut voir une bande de prédateurs, comme des panthères, se jeter sur leur proie isolée et la déchiqueter à coups de dents et de griffes ? Devine de quel côté tu es.

    Panthères ? Ils n’avaient rien de panthère. Et elle savait très bien de quoi elle parlait pour s’y être glissé plus d’une fois dans leur peau. Après tout, sa forme animagus n’était autre qu’une panthère noire. Non, ils ressemblaient plutôt à des hyènes qui se jettent sur une proie vulnérable mais ont vite fait de disparaitre face à une meute bien plus dangereuse qu’eux. Des lâches. Elle ne cessait de le répéter. Si Alex, Nina, son frère, ses autres cousins et ses plus proches amis étaient présent pas sûr que Kingfell continuerait l’affrontement. Il aurait bien trop peur et disparaitrait dans ces cachots en bon petit Serpy qu’il était. La brunette laissa échapper un rire moqueur suite aux paroles de ce dernier avant de rétorquer avec ce petit air supérieur :

    « Un lion face à des blaireaux et des Serpents… Je prends les paris. Toi et tes acolytes êtes bien loin d’une bande de prédateur… à moins que les larves rampantes aient changé de catégorie entre temps. »

    D’un bref regard, elle parcourra l’ensemble des personnes présentes autour d’elle avant de rajouter toujours avec ce sourire moqueur :

    « Vous devriez passer plus de temps à participer aux fêtes que de tout faire pour les empêcher. Vous auriez surement l’air moins coincés. Vous verriez vos têtes… des dépressifs paraitraient plus gaies. Ou alors c‘est moi qui vous fait c‘est effet… étrange, je donne plutôt le sourire aux gens d‘habitude. »

    Oui, oui, elle avait huit baguettes braqués sur elle, prête à dégainer et au lieu d’être prudente, elle se moquait d’eux. Que voulez vous, on ne se refaisait pas…

    « Vous savez quoi… vous me faites rires avec vos grands airs. Surtout toi Kingfell, parce que eux ils sont là que pour l’argent. Mais toi, tu dis vouloir faire respecter l’ordre mais au final, tu agis exactement de la même manière que toutes ces personnes que tu réprimandes Kingfell. Tu règle tes comptes, c’est tout. Et tu te venges de tous ceux qui t’ont humilié par le passé en reproduisant la même chose sur les plus faibles. En fait, je crois qu’une bonne psychanalyse te ferait le plus grand bien. Mais pitié, par contre, attends que je sois parti. T’entendre pleurnicher sur ta petite vie tout à l’heure m’a largement suffit. Je ne suis pas sûre de pouvoir supporter une nouvelle attaque psychologique dans ce genre »

    Sa petite remarque sur les pleurnicheries de Kingfell eut l’effet escompté. Même s’il inspirait la peur, quelques uns de ses membres jetèrent un bref coup d’œil intriguait en direction de sa personne. Bon, en attendant, ça ne débloquait pas la situation tout ça. Tiens, elle aurait bien été tenté de prendre sa forme animagus et de les déchiqueter les uns après les autres. Le Serpentard aurait eu droit à un documentaire animalier en direct. Lui qui avait l’air si friand de ce genre de chose.

    « Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ? J’ai ton insigne, t’as mon sac. Au niveau de la valeur, je crois que c’est moi qui gagne. A part si tu apportes une grande valeur à des bouteilles de bièraubeurres brisés. Si toi ou l’un de tes toutous m’attaque, je détruis pour de bon ton insigne et je te laisse imaginer les répercussions que ça aura sur ta pseudo autorité. Es tu prêt à prendre ce risque ? »

    Si seulement il n’avait pas son sac, elle aurait déjà pu trouver un moyen pour disparaitre ou du moins, se sortir de cette position inconfortable. Elle aurait pu appeler son balai par l’accio, actionner le passage secret qui se trouvait à trois pas derrière le grand gaillard à côté de Smith ou elle ne savait quoi encore… Ce n’était pas les idées qu’il lui manquait mais hors de question de laisser son sac à Kingfell, pas avec la carte des maraudeurs dedans. Même si pour lui ça ne représentait qu’un simple bout de parchemin enchanté.

    La demoiselle soupira avant de reprendre :

    « Bon, soyons sérieux cinq minutes, qui a envie de recevoir les foudres du Trio Infernal ainsi que de mes amis ? Non parce que c’est-ce qui risque de vous arriver si vous touchez à un seul de mes cheveux. Vous aurez eu cette victoire, okay, mais la prochaine défaite risque d’être humiliante et douloureuse. Vous êtes prêt à prendre ce risque ? Si c’est le cas, j’espère au moins qu’il pensera à vous filer une petite prime au passage… On pourrait appeler ça une prime de risque tiens. Car si vous m’attaquez… vos rondes ne vont plus être aussi tranquilles qu’elles l’étaient. »

    Des menaces ? Non. Ce n’était pas son genre. Mais elle n’était pas du genre à se laisser faire sans riposter. Alors peut être bien que cette fois ci, elle allait en prendre plein la figure mais foi de Potter, la vengeance sera terrible. Chacune des personnes présentes y aura droit et Kingfell sera la cerise sur le gâteau. Ca sera une guerre ouverte, fini leur petite ronde où il arrivait à Kaysa d’y semer la pagaille par amusement. Si Kingfell s’en prenait à elle, déjà, il allait avoir bon nombre d’ennemis sur le dos mais en plus de cela, Kaysa lui mènerait la vie dure. Quitte à être sans pitié…

    Et la réputation du Trio infernal n'était heureusement plus à faire. Beaucoup ne s'en était jamais pris à eux car ils avaient eu peur des répercussions futurs. Y'avait plus qu'à esperer pour Kaysa et pour Kingfell que c'était encore le cas... mais sur ce coup, elle avait un mauvais pressentiment.



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Lun 5 Sep - 0:11
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Seul un idiot ne ressent pas la pression. Tel était l'avis du préfet-en-chef, et visiblement, la farouche Gryffondor était idiote. Ils étaient une demi-douzaine, et elle se montrait encore plus insultante que lorsqu'il était seul face à elle. Aaron considérait la confiance et l'estime de soi comme des qualités primordiales à une vie digne d'être vécue. Ces qualités, Kaysa Potter en était apparemment dotée, mais à un tel point qu'elles s'en retrouvaient dénaturées et corrompues, pour se retrouver altérer en une fierté obscurantiste. Il trouvait cela triste, et aurait pu éprouver de la pitié pour elle, s'il n'était pas aussi cynique et pragmatique en toutes circonstances. Quel intérêt pouvait avoir cette fille à les provoquer ainsi, alors qu'ils ont tous leurs baguettes braquées sur elle ? Peut-être préférait-elle sincèrement se retrouver dans un sale état plutôt que de remballer son satané orgueil. Si c'était ce qu'elle désirait, cela convenait très bien à Aaron, qui se ferait un plaisir de répondre à ses attentes.

Lui se moquait bien des propos injurieux que l'écervelée pouvait leur adresser, mais il n'en était certainement pas de même pour tous les autres ici présents. Ses auxiliaires n'aimaient surement pas être comparés à des chiens obéissants. Ainsi, il y eut plusieurs Poufsouffle qui ordonnèrent à Potter de se la fermer, il les trouvait très susceptibles, les élèves de cette maison, et facilement sur la défensive. Il y eut aussi diverses menaces de sortilèges, mais heureusement, aucun n'osa les mettre directement à exécution. Non pas que cela l'aurait dérangé que la Gryffondor s'en prenne un, mais il préférait s'en charger lui-même, après tout, c'était son insigne qu'elle prenait en otage. S'il ne prenait pas lui-même les choses en main, cela pourrait être considéré comme un manque d'autorité certain.

Il n'avait pas le choix, il devait faire quelque chose, et vite. Parce que s'il laissait Potter déblatérer ses injures à leur encontre sans réagir, au bout d'un moment, cela lui retomberait dessus. Mais Aaron ne voyait pas comment récupérer son insigne de préfet-en-chef intacte tout en conservant le sac. Il tentait d'activer ses neurones du mieux qu'il pouvait, mais l'excitation de la situation lui donnait simplement envie de lancer un maléfice bien retord sur sa cible, et au diable le badge. Après tout, ce petit objet n'était que bien peu comparé au fait de certainement coincer cette vaniteuse imbécile, en outre, les membres de sa brigade apprécieraient ce geste, qui prouverait qu'il manifeste davantage d'attention au bien du château qu'à sa réputation personnelle, du coup, paradoxalement, sa réputation serait en grande partie épargnée. Cependant, malgré cette réflexion, il ne voulait toujours pas laisser ce symbole aux mains de quelqu'un comme elle. Mais le Serpentard fut sorti de ses pensées par une remarque de la peste qui venaient cette fois-ci de les traiter de dépressifs. Il lui adressa en retour un gigantesque sourire et pris un ton faussement séducteur.

- Mais voyons, très chère Kaysa, tu sais bien que c'est toujours un réel plaisir pour moi que de me retrouver en ta compagnie.

Cela devait être la première fois qu'il l'appelait par son prénom, mais c'était tellement ironique qu'utiliser son nom de famille aurait certainement bien plus agréable aux oreilles de la jeune brune. Quoique pour cette fois-ci, Aaron devait bien avouer que cela le rendait assez enthousiaste de l'avoir ainsi à sa merci, ou presque. En revanche, ce sentiment n'était certainement pas partagé, mais cela rendait celui éprouvé par le jeune homme encore plus intense.

Toutefois, la déclaration suivante de la délinquante juvénile fit disparaître extrêmement brutalement l'expression de bonheur qui était apparue sur les lèvres du préfet-en-chef. Son visage se figea dans une expression de haine pure alors qu'elle évoquait le monologue passé de son interlocuteur. Bien qu'il se soit servi de ses souvenirs uniquement pour la distraire et récupérer son sac, cet agissement lui avait tout de même remis en tête des souvenirs particulièrement douloureux. Il avait beau accepter cette souffrance et l'utiliser comme une force, cela ne changeait pas pour autant sa nature. Cela était un fait, mais elle lui ressortait en plus cela devant ses alliés, pour qui il était un meneur, une personne à la volonté inébranlable ! S'il avait voulu être vicieux, il n'aurait surement pas mieux fait. Le Serpentard sentait les regards des autres se tourner vers lui, il ressentait presque leur perplexité, et la suspicion naissante. Il était hors de question qu'il laisse cette scène perdurer. Mais à présent, avant de la torturer physiquement, il tenait impérativement à lui briser le moral. Or, il n'était pas compliqué de savoir quel sujet la Gryffondor abhorrait plus que tout autre.

Il la laissa finir d'exposer ses dernières menaces, avant de passer lui même à l'action. Cependant, il constata avec ravissement qu'elle finit par mentionner ses propres fidèles compagnons, son fameux "Trio Infernal". Bien entendu, Aaron sauta sur l'occasion, et rebondit sur les derniers propos de la demoiselle. Son visage toujours crispé et creusé par la fureur, se vit ajouter un rictus sadique qui le rendit encore plus morbide, duquel s'échappa une voix mielleuse.

- Le Trio Infernal ? Mais ma chère Kaysa... j'ai bien peur que tu ne te trompes. Certes, nous connaissons tous ici la triste réputation de ce groupe, mais il n'est plus. Vois-tu, je sais que c'est compliqué, mais un trio est composé de trois personnes. Tu me suis ? Or, il me semble qu'en dehors de toi et de cette chère Nina, il n'y ait pas d'autre...

Le Serpentard prit alors un air exagérément songeur, avant d'afficher le sourire béa d'un enfant qui vient de trouver la bonne réponse à une question difficile.

- Ooh, à moins que tu ne fasses allusion à Alexander Black ! Excuse moi de ne pas m'en être souvenu tout de suite, mais en ce moment on le voit bien davantage en compagnie d'Alice que de vous deux. Cela doit surement venir du fait qu'ils sortent ensemble...

Les Poufsouffle émirent des sourires moqueurs pour certains, et des regards courroucés pour d'autres. David lui, semblait attendre avec impatience le moindre geste brusque de la part de Potter. Aaron recouvrait petit à petit une expression plus sereine, plus vivante, mais toujours aussi mesquine.

- Toi qui parlait de chiens... Je ne pense pas qu'Alice accepte que son petit toutou tenu en laisse ne participe à des actions qui me portent préjudice. Je ne te conseille donc pas trop de compter sur lui pour tes plans futurs.

Le préfet-en-chef marqua une courte pause, il avait à présent la solution, il savait exactement ce qu'il convenait de faire pour conserver son statut de leader, tout en corrigeant cette belle parleuse. Depuis tout à l'heure, sa baguette était pointée en direction de la Gryffondor, qui elle détenait son insigne dans l'une de ses mains. Ce qu'il voulait éviter, c'était qu'elle ne s'échappe avec, ou qu'elle ne la détruise, mais cela, il avait un moyen simple de l'éviter. Il n'avait pas à beaucoup changer l'orientation de sa baguette, l'inclinaison était presque imperceptible, et même si elle la remarquait, cela serait trop tard. Il n'allait pas la prévenir, le maléfice d'explosion serait informulé. Aaron se concentra quelques infimes secondes, l'effort dissimulé sous un masque de colère, et comme pour répondre à ce ressentiment contenu qui aurait détruit progressivement le corps du garçon, l'insigne de ce dernier explosa dans les mains de celle qui l'avait ravi, mais sans qu'elle y soi pour quelque chose. Les morceaux furent projetés aux alentours dans le couloir. Profitant de cette distraction, les deux Serpentard échangèrent un regard, et David comprit immédiatement son ami, car il lança un sortilège d'attraction pour récupérer les débris.

Se sacrifice n'en était presque pas un pour le préfet à l'insigne brisée. Il venait de montrer qu'il accordait plus de valeur aux actes qu'à un genre de médaille, sans pour autant la laisser demeurer aux mains de l'ennemi. Il aurait pu quitter Potter sur cette victoire, détenant toujours le sac, en la laissant sous la menace de ses acolytes, pour qu'elle ne cherche pas à lui jeter un sort pendant qu'il part. Cependant, cela ne lui suffisait pas, elle l'avait poussé à bout en parlant de ses "pleurnicheries", et il ne comptait pas en rester là.

- Oups... suis-je maladroit. Ma chère Kaysa, un otage n'a de la valeur que si l'on y accorde de l'importance. Maintenant qu'on en a fini avec tout ceci, je veux bien te laisser partir. Mais je serais déçu que l'on se quitte en mauvais termes, donc je voulais m'excuser. Oui, m'excuser pour t'avoir ennuyé avec mes histoires personnelles dont tu ne dois rien avoir à faire, mais vois-tu, je suis un grand sensible, un être fragile, qui a toujours besoin de délivrer ce qu'il a sur le cœur...

Son ton s'était adouci au fur et à mesure qu'il parlait, et son visage était redevenu calme, ses traits n'étaient plus tirés, et il dévisageait la Gryffondor avec une forme de gêne. Il fit un geste de la main à James Stannis qui se trouvait proche de lui, puis lui tendit sa baguette, en lui faisant signe de la prendre. Le Poufsouffle demeura muet en lui jetant un regard interrogateur.

- Mais James, prends- la ! Kaysa, adressa-t-il à la jeune fille, je me sépare de ma baguette pour venir vulnérable vers toi.

Une fois désarmé, Aaron s'approcha de Potter, en tenant le sac de cette dernière légèrement devant lui, comme s'il souhaitait le lui rendre. Bien sûr, elle ne serait pas dupe d'un soudain accès de gentillesse, mais il était toutefois impensable qu'elle se doute de ce qu'il lui préparait. En outre, en délaissant sa baguette, elle n'aurait plus aucune justification si elle l'attaquait à présent, ce qui nuirait assurément à sa réputation.

- Je te déballerais bien tout ce que j'ai sur le cœur te concernant, mais tu me rirais au nez, alors en attendant, je te laisse ceci.

Il fit alors mine de déposer le sac par terre, mais alors qu'il était penché, il s'enfonça profondément l'index et le majeur de sa main droite désormais libre au fond de la gorge. Expérimenté dans ce geste, il n'eut pas à insister pour faire remonter un flot de bile qui fut déversé sur le sol, les pieds et les jambes de la Gryffondor. Uniquement de ce fluide, car cela faisait de très longues heures qu'Aaron ne s'était pas nourri. Tous autours furent stupéfaits, dégoutés ou hilares, tandis que le préfet se relevait, les yeux embués par la douleur, mais jetant un regard malicieux à la fille, qui finit comme prévu dans un sale état.
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Kaysa Potter
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Mar 6 Sep - 9:42
    Jusque là tout allait bien, enfin, si on pouvait ainsi dire. Elle était juste entourée d’une demi douzaine de crapauds buffles, les baguettes rivés sur elle et prête à dégainer un sortilège au moindre mouvement de sa part. Mais bon, voyons le bon côté des choses, c’était un bon entrainement face à de futurs ennemis potentiels.

    Et en plus, Kingfell ne semblait pas apprécier les propos de la brunette. Bah alors, le petit Serpentard orgueilleux qu’il était n’aimait pas qu’on dise qu’il avait pleurniché. Pourtant c’était bel et bien le cas… Kaysa ne pourrait pas vous ressortir aux mots près les absurdités qu’il lui avait sorti car bien évidemment elle ne l’écoutait que d’une oreille mais avait vaguement compris qu’il s’agissait de son passé entre autre. Y’avait une histoire avec son père… Bref Kaysa s’en fichait comme de son premier balai… En fait, non, même son premier balai avait plus d’importance.

    Mais quand Kingfell inversa la discussion à son avantage en commençant de parler du Trio, le sourire de la brunette déclina légèrement.

    - Toi qui parlais de chiens... Je ne pense pas qu'Alice accepte que son petit toutou tenu en laisse ne participe à des actions qui me portent préjudice. Je ne te conseille donc pas trop de compter sur lui pour tes plans futurs.

    Quand le préfet en chef acheva ses paroles, la brunette ne souriait plus mais lui jetait un de ses plus beaux regards noirs. Le sale cloporte qu’il était ne savait même pas de quoi il parlait. Il se contentait de répéter ce qu’il devait entendre aux détours des couloirs. Ou alors tenait-il ses propos de cette adorable Alice. Dans tous les cas, le jeune homme ne savait pas à quel point il se trompait. La situation avait quelque peu changé bien que cette peste de Sullivan est toujours la main sur son meilleur ami, Kaysa savait à présent qu’il n’y avait aucun sentiment en jeu et c’était ça le plus important. Elle se vengerait bien de Sullivan, tôt ou tard. Non, ce qu’elle n’apprécia pas c’est que ce sale serpent ose traiter son meilleur ami et petit ami de toutou obéissant. Personne n’insulte ses amis et surtout pas cet imbécile de Kingfell.

    Et voilà que tout à coup, sans crier gare, le préfet en chef fit exploser son insigne toujours dans la main de Kaysa. Sous la surprise, la Gryffondor lâcha le bout de métal mais aussi les baguettes de Crabbe et Goyle, toujours dans sa main depuis qu’elle les avait réquisitionné. Aussitôt sa propre baguette changea de direction et elle la dirigea vers ses opposants. Non, elle ne prendrait pas le risque d’affronter la moitié de la brigade à elle seule. Elle n’était pas folle, elle avait tout à fait conscience qu’elle ne gagnerait pas face à eux. Et elle n’avait plus aucun moyen de pression face à Kingfell qui lui tenait toujours son sac. Elle ne le redirait jamais assez mais ce pseudo préfet en chef commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs avec ses manières, ses grands airs, sa brigade à la noix, ect. Mais, foi de Potter, Monsieur-je-me-prends-pour-le-règlement-personnifié allait regretter d’être sur son dos depuis tant d’années.

    Tiens, voilà que le brun s’était remis à parler tandis que la demoiselle était toujours en train de pester moralement contre le vert et argent. En parallèle, elle réfléchissait toujours à une idée pour se sortir de ce pétrin.

    Un froncement de sourcil vint faire son apparition sur le joli visage de la rouge et or tandis qu’elle prêtait un minimum d’attention aux paroles de Kingfell. Qu’Est-ce qu’il lui manigançait encore ? Un grand sensible ? Un être fragile ? La prenait il pour une imbécile ? Est qu’elle avait l’air de croire une seule seconde à ce qu’il était en train de dire ? Crédule, elle en doutait mais exaspérée, oui, cela devait se lire sur son visage.

    Mais à quoi jouait il donc ? Il lui rendait son sac ? Kaysa n’avait pas confiance mais rapidement, les questions qu’elle se posait disparurent. Elle venait d’avoir sa réponse. Une expression de dégout vint se peindre sur les traits de la demoiselle qui releva les yeux et planta un regard glacial dans celui de son ennemi.

    « Bravo Kingfell… très distingué. Avec un comportement pareil, je comprends mieux pourquoi ta famille a honte de toi ! » Répliqua froidement Kaysa sur un ton méprisant

    Cet imbécile était écœurant certes, mais il venait de lui rendre la seule chose qui la retenait encore dans ce couloir et en si mauvaise compagnie. Son but était donc de viser un point sensible chez Kingfell afin perturber quelques secondes son attention. Juste assez longtemps pour jeter le sortilège Accio sur son éclair de feu (balai qu’elle n’avait cessé de réclamer depuis que Sirius en avait offert un à Harry. Son père s’était enfin décidé à lui en offrir un pour sa nomination au poste de capitaine cette année, pour son plus grand bonheur.) qui se trouvait actuellement dans son dortoir.

    Elle avait un plan tout tracé dans sa tête, un plan qui devait enfreindre surement une bonne partie des articles du règlement. Tant mieux, Kingfell serait ravi. Seul bémol, elle n’avait pas le temps de jeter un sortilège de nettoyage pour se débarrasser de la bile qu’elle avait encore sur son pantalon et ses chaussures. Sans parler de l’odeur qui lui faisait froncer le nez de degout. C’était à vomir. Et dire qu’elle allait devoir enjamber son balai dans cet état. Elle allait l’astiquer après ça et toute l’après midi. Heureusement, son sac avait été épargné. Déjà qu’il dégoulinait de bièraubeurre…

    Son balai approchait, elle l’entendait. Et elle n’était pas la seule. Le bruit fit tourner toutes les têtes présentent dans cette direction l’espace de quelques secondes. Un temps suffisant pour attraper la poudre d’obscurité instantanée du Pérou en provenance direct de chez Weasley and Co. Tout se passa alors très vite, la demoiselle visualisa la trajectoire de son balai avant de plonger sa main libre dans la poche de sa veste et attraper la poudre d’obscurité qui se dispersa à une vitesse impressionnante entrainant des cris de surprise de certains membres présents. Des lumos se firent entendre mais pas de bol ce genre de sortilège ne fonctionnait pas sur la poudre. Pendant ce temps, Kaysa avait déjà attrapé son sac d’une main et son balai de l’autre et grimpa dessus. Elle n’allait pas les laisser s’en sortir ainsi. La brunette jeta un sortilège sur le sol qui devient aussi lisse qu’une patinoire. Des bruits de chute se firent rapidement entendre mais Kaysa ne s’attarda pas pour savourer sa victoire. Elle évita de justesse un sortilège qui fusait dans sa direction en faisant un tonneau sur la gauche. Evitant tout de même de trop dévier de sa trajectoire ou elle allait galérer à se repérer sinon. Finalement, elle fila tout droit jusqu’à sortir du nuage noir et disparu au détour d’un couloir abandonnant Kingfell et sa bande.




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Ven 30 Sep - 0:29
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Le plaisir, c'était ce qui ressortait finalement de cette étrange confrontation entre l'ordre et le chaos, la liberté et la fermeté, et diverses autres antithèses, mais dont certaines seraient peut-être compatibles. En revanche, Aaron n'était pas prêt de commettre une quelconque alliance avec Potter, ne serait-ce qu'une trêve. Elle l'avait humilié, il avait fait de même. Certes, son impulsivité lui avait permis de s'enfuir, mais il se sentait à présent tellement ravi et soulagé que cela ne lui importait guère. Il avait fait passer un message puissant, avait sauvé sa position de meneur, même si certains allaient certainement le prendre temporairement pour un dégénéré, ils constateraient au moins qu'il est prêt à tout, et que sa volonté et sa hargne ne rencontrent pas de limites. Il venait d'accomplir un sacrifice, un double sacrifice même, puisqu'il avait tout d'abord détruit volontairement son insigne de préfet-en-chef pour ne pas la laisser aux mains de la dissidente, avant de mettre à l'épreuve son corps même. Les morceaux brisés ayant été récupérés par son ami David, il pourrait facilement la réparer à l'aide du sortilège correspondant plus tard. Toutefois, cet acte s'était révélé être un véritable symbole pour le Serpentard lui-même au moment où il avait accompli. Aujourd'hui, Poudlard connaissait un régime différent : Les professeurs ont été mis dehors, et le directeur les avait abandonnés. L'école était entre leurs mains, tout dépendait d'eux. Un nouveau régime devait être établi. Ce qui se passait actuellement dans cet huis clos n'était finalement qu'une reproduction miniature des évènements extérieurs, c'est-à-dire, une guerre pour la paix. Le monde sorcier était bouleversé, plongé dans le chaos et la guerre civile, la chose la plus infâme qui soit, car elle conduit directement à la destruction de la société. Il est donc impératif d'y mettre un terme le plus rapidement possible, et ce n'est pas avec des anarchistes comme Hellson et ses acolytes, ou avec des racailles inconscientes du genre de Potter qu'il y arriveraient. Ces idiots n'ont pas conscience de leur bêtise, ce qui est après tout logique puis qu'ils le sont. Là se trouve toute la fatalité de leur triste état.

Triste, Aaron ne l'était pour l'instant pas du tout. A genoux, exalté, la vision troublée, le souffle court et rapide, il essuyait une larme qui perlait le long de ses joues trop fines, ne prétend guère attention aux murmures et aux vives interpellations de ses camarades se trouvant toujours autour lui, bien que la majorité se soit légèrement éloignée. Les autres n'étaient que des ombres, des formes qui veillaient autour de lui, des silhouettes à la fois menaçantes et bienveillantes qui l'observaient durant son sommeil. Mais il les avait vues, il les avait toujours vues, avant qu'il ne s'endorme. Immobiles, ou dansantes autour de lui, de son lit. Elles étaient là, constamment, elles lui faisaient peur, il craignait de les regarder, parce qu'il ne pouvait pas les voir. Du moins, pas concrètement. Sauf une, une qui s'approchait à chaque fois, trop, levant la main vers lui, sur lui,mais demeurant immergée dans les ténèbres, et l'enveloppant dans cette même noirceur. Le bras sombre s'étendait vers lui, et plus encore que la terreur qu'elle ne le touche, il était bien plus terrifié par l'image de cette forme, si elle se décidait à se montrer, à se révéler hors de l'obscurité. Il avait peur de ce qu'il allait voir. Il ne voulait pas le voir. Ainsi, au moment où il allait distinguer les traits de cette inquiétante silhouette,il fermait les yeux, chaque nuit. Seulement, il la voyait encore. Il ne pouvait pas s'échapper. La tête sortait de l'ombre, et c'était un être au regard vide, blanc et mort, le visage recouvert d'un masque de sang, déformé comme dénué de boite crânienne, avec une bouche de la forme un trou noir d'où s'échapper un râle sombre, comme le hennissement d'un cheval agonisant.

Aaron rouvrit brusquement les yeux. Tout son corps était glacé, pétrifié par ce cauchemar revenu du plus profond de la pénombre de son âme. Après avoir passé les secondes suivantes dans un silence de mort, imperméable aux protestations, aux interrogations, aux plaisanteries et aux félicitations des membres de la brigade, le préfet se demanda comment ce rêve avait pu remonter. Il venait de redécouvrir ses origines en même temps que le songe lui-même. Mais il se demanda alors s'il s'agissait vraiment, ou uniquement d'un cauchemar. Cette idée raviva le frisson qui venait de parcourir son corps, et le jeune homme essaya alors de se reprendre.

Il revint à la réalité présente, tourna la tête, et jeta le même expression démente dans lequel son visage s'était figé quelques secondes auparavant. Les traits ne représentaient plus l'état d'esprit actuel du Serpentard, mais à l'instar du masque vermeil qui venait de le glacer, son rictus dissimulait une vérité bien plus angoissante.


- Pourquoi as-tu fait ça ? On la tenait...


Parmi le flot de paroles qui se déversait sur lui, il avait distingué ces deux phrases, même s'il ne s'est pas souvenu de la ou des personnes qui les avaient prononcées. Il s'était avait pris la main de quelqu'un pour se remettre debout, était-ce celle de David ? Probablement, il se sentait entouré, les ombres revenaient autour de lui, l'enveloppant dans un malaise rassurant. Il redoutait toutefois de revoir surgir celle de l'apparition, et tenta d'accélérer le pas. Il chancela alors , et faillit chuter si des membres flous ne l'avaient pas retenu. Aaron tenta alors d'articuler quelques mots.

- Il faut plus d'effectifs... se préparer... rester dans l'ombre. Puis s'entraîner, se préparer, s'approcher petit à petit de la cible, en la mettant en confiance, puis... l'attaquer brusquement.


Tous ne comprirent pas ses propos, bien que dans l'esprit d'Aaron, tout soit paradoxalement très clair, dans la confusion de ses pensées. Certains Poufsouffle s'éloignaient, d'autres restèrent à ses côtés, avec David. Ils réitérèrent leurs questions, auxquelles il tenta enfin de répondre.


- Une pulsion, les pulsions sont difficiles à contrôler.


Ces mots, il les avait entendus, il ne savait plus où, mais c'était une autre voix qui s'exprimait à travers lui. Non, sa voix faisait écho à une autre, elle possédait une ombre.

Une pulsion, c'était cela, un jaillissement de son inconscient, de quelque chose qui aurait du rester enfoui en lui, il l'avait fait remonter, il l'avait projeté en dehors, et avait tenter de le cracher, de le vomir sur la Gryffondor. Elle avait été souillée, mais c'était lui qui avait vu. Tout se mélangé dans la tête d'Aaron, mais c'était de cette façon que les pulsions se manifestaient. Empreintes d'Eros et de Thanatos, du désir de vie et de mort, du sexe et de la violence, à la fois opposés et indissociables. La bile qu'il avait rejeté était-elle un substitut du sperme qu'il avait conservé ?


- Heureusement que j'ai compris ce que tu voulais. Sans quoi tu n'aurais plus d'insigne...


C'était David qui s'exprimait, en effet, il avait été efficace, ou bien c'était lui qui lui avait fait efficacement comprendre ce qu'il désirait. Entre proches, ils pouvaient certainement se comprendre aisément. C'était cela, alors le préfet ne jugea pas utile de lui répondre, il avait bien d'autres choses en tête. Tandis qu'ils marchaient lentement,sans véritablement savoir où ils allaient, le visage d'horreur se renfonça dans l'abîme des souvenirs oubliés, et celui, bien plus détestable de Kaysa le remplaça. Aaron ne savait plus ce qu'ils allaient faire présentement, il avait par contre une idée très précise de ce qu'ils allaient entreprendre dans les prochains jours. Ils frapperaient fort, et viseraient bien.

- La prochaine fois, je te jure que je me la fais.
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