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Duel de préfets [PV Ginny]

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Mer 27 Juil - 22:12
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Cela allait faire plus de deux heures que le préfet-en-chef déambulait lentement et silencieusement dans les sombres couloirs du château, à la recherche d'élèves qui auraient eu l'imprudence de se promener à une heure trop tardives. Il n'était pas grave en soit qu'ils errent dans Poudlard durant la nuit, mais après tout, c'était interdit dans le règlement. Or, cette situation avait déjà bien trop dégénérée comme cela, et il fallait montrer l'exemple afin d'éviter une escalade encore plus dramatique, qui aboutirait à un chaos total. A cause de son comportement, certains l'avaient déjà comparé à Rusard, mais cette pensée ne l'enchantait guère. Il se trouvait bien différent du concierge, en fait il ne se trouvait aucun point commun avec lui. Tout d'abord, il s'agissait d'un pauvre cracmol, uniquement accompagné d'une chatte. Il ne pouvait pas être aussi efficace que tout un groupe constitué par des étudiants sorciers extrêmement prometteurs. En vérité, Aaron trouvait que c'était irresponsable d'engager un cracmol comme concierge, il ne pourrait jamais être performant, même pour un travail aussi ingrat. Ensuite, le vieil homme n'était selon lui qu'un sadique frustré qui rejetait son mal-être sur les élèves. Lui, il voulait uniquement rétablir l'ordre dans l'enceinte de l'école, pour le bien de tous, même si certains ne s'en rendaient pas compte. Il agissait pour leur bien, tant pis pour eux s'ils étaient trop stupides pour le comprendre.

Cette nuit, Aaron devait inspecter les quatre premiers étages, tandis que Luce, l'une des Serdaigle de leur équipe, se chargeait de la partie supérieur du château, sans oublier les tours. Apparemment, de son côté, il n'y aurait rien à signaler. En effet, il en était à présent au quatrième étage, celui des salles de bains et des toilettes. Il inspectait minutieusement chacune des petites pièces, et était soulagé de voir les cuvettes encore en place. A plusieurs reprises, des farceurs avaient ensorcelés la plomberie pour que toute l'eau remonte d'un coup lorsque quelqu'un s'asseyait dessus, faisant généralement exploser tout l'engin sous l'intense pression hydraulique. Par chance les dernières leçons qu'ils avaient donné aux plaisantins de ce genre avaient du porter leurs fruits, puisque tout semblait en place.

L'insomniaque se rendit ensuite dans le couloir des douches des garçons pour y poursuivre sa ronde. A première vue tout semblait normal, mais alors qu'il venait d'ouvrir la deuxième porte des salles de bain, il entendit une douche s'activer un peu plus loin. Aaron se retourna brusquement dans cette direction, et sa baguette déjà en main, il s'en approcha à pas de loup. Une fois contre la cabine, il réfléchit un bref instant sur la conduite à employer. Il en avait plus que marre qu'une bonne partie des élèves ignorent encore ses consignes, malgré le nombre toujours croissant de stupefixés. Il avait bien envie de se montrer particulièrement démonstratif avec ce douche-tard.

Il ouvrit la porte de la salle de douche d'un geste particulièrement brusque et violent, il entendit un cri de terreur, et aperçut brièvement le petit corps nu et trempé d'un jeune garçon qui n'avait manifestement pas prévu de se retrouver ainsi dérangé pendant sa toilette, et qui a donc eu le réflexe tout à fait logique de diriger le jet de sa paume de douche en plein sur le visage de l'intrus.

Évidemment, Aaron n'apprécia pas le moins du monde de se retrouver ainsi arrosé, sa chemise de soie noire sur laquelle était épinglée son insigne lui collant à présent au corps, et laissant légèrement transparaître son buste fin. Dès qu'il fut remis de sa mauvaise surprise, il empoigna le manche de la main gauche, tout en sommant l'élève de rester bien là où il était en le pointant de sa baguette, qu'il n'avait heureusement pas lâché. Le petit garçon commença à dire quelque chose, mais ses mots furent rapidement noyant dans l'intense jet d'eau qui lui arriva en pleine face. Le pauvre n'osait ni se défendre, ni fuir, ni même reculer de quelques pas. Après avoir fait passer l'eau de tiède à gelée, puis de gelée à brulante, le préfet-en-chef estima qu'il en avait assez fait ici, et il empoigna l'un des bras de sa victime, la traina jusque dans les couloirs de l'étage et la jeta au sol. Il le saisit à nouveau, au cou cette fois-ci.

- Tu n'as pas le droit d'être ici à cette heure ! Tu n'es pas autorisé à trainer dans les couloirs après vingt et une heure ! Tu le sais non ?

Aaron avait littéralement hurlé ces mots contre la tête du malchanceux, qui lui avait bien du mal à se faire entendre, nu, trempé, et même encore un peu savonneux. Il était en train de pleurer, mais son tortionnaire n'en avait absolument rien à faire. Au contraire c'était mieux, car plus l'émotion était forte, mieux le message passerait.

- Je... je sais, mais il a fait très chaud, j'ai... j'ai transpiré et je pensais que...

Aaron l'interrompit alors en affichant un air faussement interloqué.

- Quoi ? Ai-je bien compris ? Tu me dis que tu as pensé , Permets-moi d'en douter, parce que tu avais vraiment "pensé", tu n'aurais pas désobéi, et tu ne te trouverais pas ici nu et ruisselant ! A-t-on avis, est-ce que les gens qui pensent se retrouvent nus et trempés, la nuit dans les couloirs de leur école ?

Voyant que le garçon, complètement horrifié et désespéré par sa situation, n'arrivait pas à articuler la moindre syllabe, il tenta une approche plus adaptée à son état.

- Réponds-moi ! Lui vociféra-t-il dessus suffisamment fort pour réveiller tous les tableaux de l'étage, qui commencèrent à rouspéter contre le chahut constant qui régnait à Poudlard ces derniers temps.

- Non... réussit à prononcer le pauvre garçon aux cheveux noirs spongieux et aux yeux marrons dont on ne distinguait plus les larmes qui s'en écoulaient, tellement elles se mélangeaient à l'eau qui recouvrait son corps.

Néanmoins, et malheureusement pour lui, bien que ce fut la réponse qu'il attendait, Aaron ne se montra pas satisfait, et n'avait aucune intention de lâcher si tôt sa proie. A présent, il dévisagea cette dernière avec l'expression d'un fauve qui contemple son futur repas. Il n'était pas sadique, mais il avait pour intention d'effrayer et de traumatiser le plus possible le jeune garçon. Lui-même n'avait connu que la manière forte, et il estimait qu'elle s'était toujours révélée efficace.


- Qu'est-ce que je vais faire de toi à présent ? J'ai bien peur que tu ne doives rester dans cet état encore un bon moment. Je crois que je vais te faire faire le tour des salles communes. C'est laquelle la tienne ?


- Gryffondor, répondit l'enfant en pleurnichant, avant d'éternuer à deux reprises.

Aaron esquissa un sourire malveillant.


- Bien, alors je crois que nous allons commencer par celle des Serpentard. C'est dommage que tu ne sois pas plus couvert, il fait froid dans les cachots.

Il voulut trainer de force le jeune rouge et or, mais il glissa légèrement la flaque d'eau qui s'était formée autour d'eux. Il parvint à se stabiliser et évita une chute déplaisante, mais il du pour cela lâcher sa victime, qui en profita pour tenter de s'échapper. C'était peine perdue, le patrouilleur avait toujours sa baguette en main, et il n'hésita pas à la braquer sur un être si démuni.

- Stupéfix ! Clama-t-il d'un ton sévère.

Il s'approcha du corps rendu inanimé par l'éclair rouge, et le sermonna comme s'il pouvait encore l'entendre.


- Une telle lâcheté n'est pas digne d'un Gryffondor... Quelle tristesse, tu dois être à peine en première ou deuxième année, et tu es déjà sur une très mauvaise pente.

Il se demandait ce qu'il ferait du corps, quand il crut entendre un son qui n'avait pas de rapport avec les commentaires indignés des portraits.
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Mer 27 Juil - 23:44
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    Le cœur léger, Ginny remontait tranquillement les escaliers de l'école, ne se souciant pas le moins du monde de l'heure tardive. Premièrement, il n'y avait plus personne pour lui donner de retenue et écrire à ses parents, et deuxièmement, elle était Préfète, donc, de toute manière elle aurait eu le droit de se trouver là, prétextant une ronde, si les choses n'étaient pas ce qu'elles étaient, et que les adultes se trouvaient encore à Poudlard pour veiller sur eux. La jeune sorcière vivait relativement bien cet enfermement. D'un côté, elle était inquiète pour sa famille, car dehors, elle le savait, la guerre faisait rage, et ils n'avaient aucun moyen de savoir ce qui se passait à l'extérieur. Mais de l'autre, être coupé du monde permettait aux élèves de s'octroyer un semblant d'adolescence normale, insouciante, bien protégés à l'abri des adultes, et par conséquent, des Mangemorts et Voldemort. Aussi, elle ne se faisait aucun soucis quant à croiser quelqu'un dans les couloirs. Elle ne le réprimanderait même pas, sauf, peut-être si c'était un première année, qui faisaient des victimes toutes choisies pour les mauvais coups des Serpentards. Vous l'aurez compris, le rôle de Préfète qui incombait à Ginny était clairement mis entre parenthèse en ces temps sombres. Et ce, malgré l'épingle visible sur sa robe de sorcière.

    Ce qu'elle faisait ici à cette heure tardive? Elle revenait du parc, où elle et Seamus venaient de finir de nettoyer la pelouse après une fête , bien cachée derrière un bosquet, qui avait rassemblé quelque Gryffondors, Serdaigle et Poufsouffle, et qui avait pris fin il y avait une heure de cela. Une fête qui s'était déroulée à merveille. Déjà, Ginny l'avait organisée avec Seamus, son meilleur ami, et ils avaient beaucoup ri en la préparant. De plus, aucun Serpentard ne s'était invité, et Jake et elle ne s'étaient pas disputé une seule fois, et elle avait la sensation de revivre les débuts de leur relation, à présent assez houleuse. L'absence d'un certain brun aux yeux émeraudes n'était certainement pas étrangère au calme au sein du jeune couple. Elle sifflotait un air des Bizarr' Sisters tandis qu'elle remontait les marches. Seamus s'était arrêté à la salle commune des Poufsouffle, où il comptait dormir avec sa conquête de la soirée, une jolie blonde de cinquième année. Aussi, les autres Gryffondor étant déjà rentrés depuis un moment, Ginny se trouvait seule. Elle ne tenait sa baguette en main que dans le doute où elle croiserait des Serpentards. Elle avait déjà eu de nombreux problème avec Crabbe, Goyle, Zabini ou même Bulstrode depuis l'enfermement, et ne se séparait donc jamais de son instrument magique, pour être toujours à même de se défendre.

    Ginny atteint le quatrième étage, où elle connaissait un passage secret qui la mènerait plus rapidement à la salle commune. Aussi, elle emprunta les couloirs désert. Les cheveux défaits, une robe légère sous sa robe de l'école, des chaussures à talons usées car d'occasion, mais aussi pleines de terre, elle avançait à travers les couloirs sombres. Elle entendit alors des éclats de voix non loin d'elle, vers le couloir des salles de bain. Retenant son souffle, Ginny s'approcha discrètement, pour voir de quoi il en retournait. Les voix raisonnaient dans les corridors vides, aussi il lui était difficile de comprendre distinctement ce que disaient ces voix. Ginny fouilla alors dans les poches de sa robe, et sortit une logue ficelle couleur chair. Elle enfonça un bout de l'Oreille à Rallonge dans son oreille, et l'autre se déroula de lui même vers la source du bruit. Tout fut soudain plus clair, plus fort, comme si elle se trouvait à cinq centimètre de l'altercation. C'étaient deux vois masculines, enfin, une assez enfantine, et une autre, plus adulte. La première voix gémissait plus qu'elle ne parlait, et la seconde grinçait, grondait le pauvre enfant. Ginny reconnut cette voix entre mille, pas parce qu'elle la connaissait par coeur, mais elle ne connaissait qu'une personne qui pouvait tenir ce genre de propos en ce moment. Aaron Kingfell. Préfet en chef, Serpentard et chef d'une pseudo patrouille pour continuer à faire respecter l'ordre dans le chaos, et ce, qu'importait les méthodes employées.

    -Quoi ? Ai-je bien compris ? Tu me dis que tu as pensé , Permets-moi d'en douter, parce que tu avais vraiment "pensé", tu n'aurais pas désobéi, et tu ne te trouverais pas ici nu et ruisselant ! A-t-on avis, est-ce que les gens qui pensent se retrouvent nus et trempés, la nuit dans les couloirs de leur école ?... Réponds-moi! s'exclamait Aaron

    -Non... pleurnichait l'enfant.

    Ginny serra les poings, y compris celui qui tenait sa baguette fermement. Aaron allait trop loin. Elle le lui avait déjà fait savoir, mais il ne semblait pas en tenir compte alors qu'il maltraitait un pauvre premier année, dans le seul but de se sentir puissant, quoiqu'l prétendait vouloir faire respecter le règlement. Elle prit une profonde inspiration pour garder son calme, tandis que les voix indignées de sujets de tableau retentissaient dans l'Oreille à Rallonge. Ginny avait connu Aaron lorsqu'elle avait été nommée Préfète. Il succédait à Percy comme Préfet en Chef, et bien qu'elle détestait on frère aîné en ce moment, elle le trouvait moins insupportable que Kingfell. Au départ, ils s'entendaient assez bien, pourtant. C'en était même suprenant entre un Serpentard et une Gryffondor. Ils avaient en commun une passion pour le Quidditch, et discutaient souvent de ce sport après les réunions de Préfet. Mais depuis qu'ils étaient coupé du monde, il se comportait de manière inqualifiable. Il avait proposé à Ginny de faire partie d'une brigade pour faire "régner l'ordre", mais la jeune fille refusa. Elle avait entendu dire qu'ils s'amusaient à stupéfixer ceux qui transgressaient les règles, et trouva ça excessif. Elle le lui avait reproché, et lui semblait ne pas apprécier le fait que la jeune fille enchaine les fêtes, ce qui était indigne de son insigne. Là avait cessé toute collaboration pacifique entre eux. Et là, ce qu'elle entendait, était le pompon. A ce qu'elle comprenait, si le pauvre garçon était nu et trempé, Kingfell avait dû carrément le jeter hors de la douche. Respecter les règle c'était une chose, les utiliser pour être craint et humilier le autres, c'était du despotisme. Et ça, Ginny ne l'acceptait pas.

    - Qu'est-ce que je vais faire de toi à présent ? J'ai bien peur que tu ne doives rester dans cet état encore un bon moment. Je crois que je vais te faire faire le tour des salles communes. C'est laquelle la tienne ?
    - Gryffondor.

    Ni une ni deux, la cadette des Weasley avait ranger l'Oreille à Rallonge dans sa poche et se dirigeait vers la source des voix. Baguette en main, elle ne comptait pas le laisser humilier publiquement ce pauvre garçon. Et elle se sentait d'autant plus concernée qu'il était de sa maison. Ce sale serpent allait en prendre pour son grade. Elle ne le laisserait pas faire, et si Ginny n'avait pas peur de se battre contre des Mangemorts pour soutenir Neville, ce n'était pas ce sale cafard qui lui ferait peur. Elle arrivait à leur hauteur, lorsqu'elle l'entendit jeter un sort à l'élève pris en faute.

    -Stupéfix! Une telle lâcheté n'est pas digne d'un Gryffondor... Quelle tristesse, tu dois être à peine en première ou deuxième année, et tu es déjà sur une très mauvaise pente. dit-il d'un ton sévère, tandis que Ginny arrivait au coin du couloir.

    - De toute évidence, la lâcheté, ça te connait, Kingfell. répondit Ginny avec fougue, d'une voix forte, espérant le faire sursauter.

    Elle s'approcha de l'élève et pointa sa baguette sur lui.

    -Enervatum!

    Le contre sort du Stupéfix fonctionna. Ginny lui tendit sa propre robe de sorcière et lui fit d'un ton sans réplique.

    -File au dortoir, je m'occupe de ce sale cafard. Je te rapporterai tes affaires.

    Ginny ne comptait pas spécialement en venir en baguette, mais elle tenait néanmoins la sienne prête, au cas où cela dégénèrerait. Sans demander son reste, le petite Gryffondor s'enfuit à toutes jambes, enveloppé dans la robe de Ginny. Elle se retrouvait en robe d'été, sans manche, arrivant au genoux, dans le froid du couloir du chateau, mais consciente d'avoir fait une bonne action, elle ne se préoccupait pas de sa chair de poule. Elle regardait fixement Kingfell, le regard noir.

    -Non mais tu es complètement fou? Humilier et stupéfixer un premier année, tout ça pour ta gloire personnelle? Pour qui tu te prends, Kingfell! Dit-elle avec panache et un mépris évident envers les méthodes de son interlocuteur.


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Ven 29 Juil - 11:18
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Cette arrivée inattendue perturbait quelque peu la ronde d'Aaron, mais comme celle-ci touchait à sa fin, il préférait tant qu'à faire s'en occuper maintenant. Cependant, il n'appréciait pas la réaction de Ginny Weasley, car si les préfets ne montraient pas eux aussi l'exemple à suivre, il ne serait alors guère étonnant que les élèves soient autant indisciplinés. Ainsi, malgré les remarques méprisantes et emportées de la rouquine, le Serpentard demeurait convaincu que c'était bien lui qui avait raison, et elle qui était en tord de le réprimander de la sorte. Mais cela ne l'étonnait pas, en effet, bien qu'elle soit préfète, cela faisait quelques temps déjà que leurs divergences d'opinions les empêchait de travailler ensemble, et les avait presque montés l'un contre l'autre. Aaron avait apprécié le tempérament fonceur et le caractère explosif de la Gryffondor, qui lui permettait d'avoir toujours des réactions promptes dans ses devoirs de préfètes. Il déplorait toutefois son manque de rigueur face au règlement, surtout en ce qui concernait les trop nombreuses fêtes auxquelles elle participait. Aujourd'hui, il la considérait comme indigne de son rang.

Il reconnaissait d'autres parts le fait qu'elle pourrait être très efficace si elle le souhaitait. Il lui avait donc proposé, après que Hellson ne les ait enfermés dans Poudlard, de l'aider à maintenir une certaine cohésion dans l'école. Il ne fut pas surpris lorsqu'elle refusa, mais cette réponse l'avait tout de même bien déçu, et avait achevé de l'opposer à la rouge et or. Bien qu'il déplorait la rengaine d'une nouvelle confrontation entre leurs maisons, ce qu'il trouvait stupide, il était hors de question qu'il aille contre ce qu'il croyait nécessaire. Après tout, ce qu'il avait fait subir à ce première année n'était rien en comparaison de ce qu'il avait vécu. Or il s'en était très bien sorti, cela l'avait même surement aidé à être au meilleur niveau. Il était évident que tous n'avaient pas l'intelligence et la volonté nécessaire, au contraire de lui, pour utiliser correctement ce qu'il leur offrait. Mais parmi les rares qui y parviendraient, il saurait alors de quelles personnes il pourrait s'entourer pour s'assurer un avenir glorieux.

Visiblement, Ginny ne serait pas de celles-ci, elle ne comprenait pas la nécessité de ses actions. Mais il ne comptait pas la laisser totalement dans l'ignorance.


- Pour qui est-ce que je me prends ? Pour l'un des rares à avoir encore un peu de bon sens ici.


Il regarda le petit Gryffondor s'enfuir au loin, en portant à sa silhouette disparaissant un regard courroucé, puis il reporta son attention sur la préfète en affichant une expression indignée.


- J'espère au moins que tu le puniras un peu, si sa propre préfète ne le réprimande pas, comment veux-tu qu'il réussisse plus tard ?


Voilà exactement pourquoi il ne fallait pas donner une insigne de préfet à quelqu'un qui était aussi laxiste qu'elle sur la question du respect du règlement. Mais après tout elle était une Weasley, et il avait à maintes reprises entendu Malefoy évoquer cette famille. Bien sûr, il savait que les propos de Drago étaient à prendre avec des pincettes, mais il était cependant sûr que les parents de Ginny n'avaient pas la rigueur et l'exigence des siens. L'éducation jouait beaucoup, et lui n'avait jamais eu l'expérience de l'affection et de la conciliation. Cela, il s'en rendait bien compte, mais il était persuadé que rien ne surpassait la quête de la perfection, de la rigueur et des échecs punis.

- Lâche, moi? Je me trouve au contraire bien courageux d'endosser un tel rôle, de devoir me faire passer pour un enfoiré aux yeux de beaucoup de monde pour sauver ce qu'il reste de cette école. La lâcheté, c'est de se contenter d'aller à des fêtes et faire des blagues en laissant tout en plan et en ne se souciant pas du reste.


En prononçant ces paroles, il s'était rapproché de son interlocutrice, tout en tenant toujours fermement sa baguette dans sa main droite. Il dévisageait à présent la sixième année avec un air inquisiteur.


- A ce propos
, lui demanda-t-il d'un ton doucereux, que fais-tu ici ? Ne me dis pas que tu surveilles les couloirs, j'aurais un peu de mal à te croire. Lumos.

Une aura lumineuse émergea alors de l'extrémité de la baguette d'Aaron, qui s'en servit pour éclairer la Gryffondor de la tête aux pieds. Une fois qu'il regarda ces derniers, il constata que ses chaussures étaient couvertes de boue. Il eut alors un sourire satisfait, semblant signifier que cette découverte ne faisait que confirmer ce qu'il soupçonnait.

- Y aurait-il une animation dans le parc à laquelle je n'ai pas été convié ? Quel dommage. Tu sais, on surveille aussi l'extérieur. Vous avez déjà été découverts, et vous le serez d'autres fois si vous persistez. Tes camarades finiront par en avoir marre de se prendre des maléfices, et à force ils ne viendront plus.


Même si les étudiants n'étaient pas d'accord avec lui, la crainte de se prendre des sorts finiraient certainement par les démotiver de lui désobéir. Tel était l'objectif à long terme qu'il s'était fixé. Mais pour l'instant ce qu'il fixait, c'était la cadette Weasley, et il espérait bien en obtenir quelque chose. De grès ou de force.

- Si on profitait de cette rencontre inopinée pour se remémorer les bons souvenirs ?
Dit-il sur un air nostalgique joué à la perfection. Tu sais, celui où on travaillait ensemble, où on s'entendait bien. On pourrait commencer en s'aidant mutuellement, par exemple, tu pourrais me donner les noms des élèves qui participaient à cette fête clandestine.

Il termina sa phrase en pointant sa baguette en direction du torse de la jeune femme. A présent, il ne souriait plus, mais la regardait très sérieusement, comme s'il attendait d'elle qu'elle se reprenne.

-S'il te plait pour une fois, fais ton devoir correctement, lui implora-t-il presque. En plus, tu éviterais ainsi bien des désagréments à tes amis.

Il ne jetait pas des sorts pour son bon plaisir, ni pour se sentir supérieur contrairement à ce qu'elle pouvait croire, mais bien parce qu'il estimait que c'était la méthode la plus rentable possible. Il espérait que son ancienne collègue accepte sa proposition, mais il savait pertinemment que cela ne serait pas le cas. Toutefois, il voulait lui laisser le choix, qu'elle ne l'accuse pas d'avoir directement engagé les hostilités sans avoir cherché auparavant un terrain d'entente. Il était prêt à écouter toute proposition, mais sa baguette était également prête à lancer tout ce qui serait nécessaire à la résolution d'un probable conflit détonnant. Autour d'eux, les portraits s'étaient tus, dommage pour eux que cela ne durerait certainement pas.
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Lun 8 Aoû - 17:22
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    Ginny serrait les dents. Eblouie par la baguette de Kinfell, elle le fixait néanmoins d'un regard assassin. Décidément, ses méthodes lui déplaisaient de plus en plus. Elle ne comprenait pas comment quelqu'un pouvait être à ce point obsédé par le règlement. Chez lui, c'en état maladif, il en devenait même dangereux, la preuve: il n'hésitait pas à s'attaquer à plus faible que lui, pour faire respecter ce qu'il croyait être juste. Ginny fit un pas sur le côté, pour ne plus avoir la lumière émise par la baguette du Serpentard dans les yeux, et ainsi être plus aux aguets. Qu'est-ce qui lui disait qu'un des copains de Kingfell ne se cachait pas par là? Elle devait se montrer attentive. Au cas où. Quoiqu'en disait le Serpentard, la lâcheté était leur mot d'ordre. Et tout permettre pour "le plus grand bien de l'école", lui rappelait un vieux mage noir, qui en son temps, avant Voldemort, avait été craint de tous: Grindlewald. Lui aussi prétendait agir pour le plus grand bien. Ses grands parents maternels, les Prewett, s'étaient battus contre Grindlewald et ses partisans, et c'était souvent comme Kingfell qu'ils avaient commencé à sombrer dans la Magie Noire: en justifiant leurs actes en s'auto-persuadant qu'ils agissaient pour le bien de tous. Pas de limite si c'est pour une juste cause. Ginny était tout sauf d'accord avec ce principe.

    - Du bon sens? Tu appelles ça du bon sens d'humilier un enfant, toi? Tu crois que c'est comme ça qu'il respectera le règlement et ceux qui sont là pour l'appliquer? Tu n'as vraiment rien compris, Kingfell. Répliqua Ginny d'un ton hargneux.

    Elle ne comptait pas le punir, contrairement à ce que "demandait" Aaron, au contraire. Elle replaça négligemment une de ses longues mèches de cheveux derrière son épaule, baguette toujours bien serrée, l'oreille aux aguets. Un coup bas ne serait pas si surprenant de la part d'un serpent.

    - Ne t'inquiète pas, je lui apprendra ce qu'il a besoin d'apprendre. dit-elle, avant d'afficher un sourire narquois. A ne pas se séparer de sa baguette, et à s'en servir pour se défendre, par exemple.

    Ginny l'avouait volontiers, depuis l'enfermement, elle ne s'était quasiment pas impliquée dans la vie de l'école. Elle l'avait refusé, ne se jugeant pas suffisamment bien placée pour cela. Cependant, elle n'avait jamais laissé quiconque s'en prendre à un innocent sans rien faire, ce n'était pas dans sa nature, ni dans son éducation. Elle détestait les personnes lâches et injustes. Et elle se battait contre eux. Comme ses parents, qui faisaient partie de l'Ordre du Phénix pour tenir tête à Voldemort, pour éviter que le monde des Sorciers ne tombe sous le joug d'un monstre, prêt à tout pour dicter sa loi, la suprême injustice, un peu comme Kingfell le faisait, d'ailleurs. Fort heureusement, celui-ci n'avait pas encore recours à la Magie Noire et aux Sortilèges Impardonnables, pour l'instant. Et le comportement de ce dernier lui donnait envie de s'impliquer plus, pour aider ceux qui n'avaient pas encore appris à le faire à se défendre, pour pouvoir se protéger de fous comme Kingfell. Elle lui jeta un regard noir, et se sentit mal à l'aise tandis qu'il regardait ses pieds plein de boue, la lumière sur sa robe légère la rendaient légèrement transparente. Mais Ginny n'en laissa rien paraître, comme un roc. Un roc très énervé.

    - Lâche, moi? Je me trouve au contraire bien courageux d'endosser un tel rôle, de devoir me faire passer pour un enfoiré aux yeux de beaucoup de monde pour sauver ce qu'il reste de cette école. La lâcheté, c'est de se contenter d'aller à des fêtes et faire des blagues en laissant tout en plan et en ne se souciant pas du reste.
    - Tu crois vraiment que je ne me soucies pas de ce qui se passe, dehors? Tu ne crois pas , justement, que de faire des fêtes et des blagues n'aide pas les élèves à décompresser, à oublier qu'on est enfermés, livrés à nous même, par on ne sait quel sortilège lancé par on ne sait quel sorcier, alors que dehors, c'est la guerre? Ne crois pas que je ne m'en soucie pas, tu te tromperais royalement. Et puis, je ne crois pas qu'on ait la même définition de la lâcheté. Attaquer quelqu'un sans défense, l'humilier, c'est lâche. Quelqu'en soit la raison. Rien ne peut justifier ça. Rien.


    Ginny ne supportait pas cet air inquisiteur que s'octroyait le Préfet en Chef. Elle espérait rabattre son caquet, qu'il arrête de porter cet insupportable air arrogant, sûr de lui. Elle se demanda un court instant ce qui se passerait s'ils étaient enfin libérés du maléfice qui les emprisonnait, Dumbledore n'apprécierait certainement pas les extrémités auxquelles se livrait Kingfell et sa petite bande. Et son pécieux statut, il pourrait lui dire adieu. Cette pensée fit sourire Ginny. Il l'interrogea alors sur ses activités précédentes. Elle resta obstinément coite quand il lui demanda d'où elle venait. Elle ne comptait pas le lui dire. Hors de question qu'elle l'aide en quoi que ce soit à s'en prendre à ses amis.

    - Cela m'étonnerait qu'on te convie où que ce soit. Je ne crois pas que tu sois très apprécié, dernièrement. Ajouta-t-elle lorsque Aaron évoqua la fête d'où revenait Ginny. Et je ne m'inquiète pas pour mes camarades, comme tu dis, ils savent se défendre. Si tu croises un de tes toutous avec les traces d'un maléfice cuisant, ou de griffures de chauve furie, ce sera avec les compliments de Ginny Weasley.

    En effet, elle ne faisait pas qu'enchainer les fêtes, contrairement à ce que pensait Kingfell. Elle continuait de s'entraîner à la Magie, notamment à la Défense contre les Forces du Mal, avec Seamus, Neville, Hermione, Luna, ses amis de Serdaigle et de Poufsouffle, et même Jesse Rose Greenwood, une de ses rares amies parmi les Serpents. Aussi, elle savait qu'ils étaient parfaitement capable de contrer un Stupéfix, et de le renvoyer au centuple. Elle affichait à présent un air sûr, provocateur, accompagné d'un sourire narquois. Elle ne comptait pas se laisser déstabiliser par ce sale Scroutt à Pétard. Elle leva un sourcil quand celui-ci évoqua les "bons souvenirs". Ce temps n'était pas si loin, mais il semblait pourtant à la jeune fille qu'il s'étaient écoulé des mois et des mois depuis. Et son avis sur le jeune homme avait changé du tout au tout.

    - Tu veux dire du temps où tu n'étais pas un mage noir despote en puissance? Ca me parait trop loin pour que je m'en souvienne, et trop faux pour appeler ça un "bon souvenir". lança-t-elle avec fougue. Et je ne vois pas en quoi cela m'aiderait de trahir mes amis.

    Il tenait à présent sa baguette pointée vers le torse de Ginny, celle-ci lui rendit la politesse, sentant la tension monter. Sa prise sur sa baguette se fit plus serrée quand il parlait "d'éviter des désagréments à ses amis", si biens que les jointures de ses doigts frottés contre le bois lui brûlaient légèrement la peau. S'il y avait une chose qu'elle ne supportait pas, c'était qu'on menace ses amis, même à demi-mots.

    -Fais attention à ce que tu peux dire ou insinuer, Kingfell. articula-t-elle, plus menaçante. Je ne suis pas en première année, et je sais lancer plus que de simples stupéfix. Et je ne te permets pas de menacer mes amis. Et encore moins de mettre ces menaces à exécutions, je te préviens.

    Ginny sentait que les choses pouvaient déraper, mais après tout, elle n'avait pas peur. Kingfell était un excellent élève, elle le savait, il rivalisait même avec Hermione. De plus, il était en septième année, mais elle avait reçu un enseignement de sa rivale et de Jesse Rose, Sarah, etc, qui étaient au moins aussi bons que lui en sortilège. De plus, elle ne voulait pas manque une occasion de lui rabattre le caquet. Quitte à risquer l'humiliation en retour.



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Lun 29 Aoû - 16:04
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Aaron n'était ni psychologue, ni pédagogue, mais il n'estimait pas que c'était ce dont l'école avait besoin dans une telle période de crise. Les élèves avaient besoin de fermeté, de limites qui devraient leur être imposées, et de sanctions disciplinaires s'ils les outrepassaient. Il avait le mauvais rôle, mais c'était nécessaire, il n'était pas aimé mais se considérait comme indispensable. C'était à peu près le sort qui était réservé à tous les préfets, et plus encore aux préfets-en-chef, qui étaient rarement appréciés de la majorité des autres élèves. Son cas ne faisait que pousser à l'extrême cet état de fait, car après tout, ils se trouvaient dans une situation extrême. Du moins, c'était ainsi que le Serpentard interprétait ce qu'il était devenu. Il convenait donc de prendre des mesures impopulaires, pour assurer la sécurité de chacun. Si Weasley et d'autres étaient trop aveugles pour comprendre leurs propres besoins, tant pis pour eux, ce n'était pas cela qui risquait de l'arrêter. Bien sûr, il aurait pu ressentir de la frustration, à se démener de la sorte pour le bien du château et de ses occupants, sans que la plupart de ceux-là ne le remercient, ou ne respectent au moins ses agissements, mais non. L'initiateur de la brigade fut d'abord affligé de l'étroitesse et de la lenteur d'esprit de certains, avant de ne plus manifester que de la colère et du dégoût à leur encontre. Ce dernier ressentiment lui provenait de son aversion pour toute forme de laxisme, ancrée dans son mental par son éducation. Celui qui se croyait plus ouvert d'esprit que la majorité des Gryffondor, ne pouvait donc pas concevoir de justesse dans les propos que lui adressait la préfète des Lions.

Il avait beau déplorer l'opposition traditionnelle entre les verts et argentés, et les rouges et dorés, qu'il trouvait insensée, il devait avouer qu'en ces temps de trouble, il se retrouvait plus souvent confronté aux héritiers de Godric qu'à ceux des autres fondateurs. Pourtant, ils étaient juste censés être plus courageux que ceux des autres maisons, pas complètement irresponsables ! Lorsqu'il avait porté le Choixpeau, celui-ci avait hésité avec la maison des Serdaigle, pourtant, Aaron trouvait que les décisions et la position qu'il avait prises dernièrement, étaient des actes de courage tels qu'ils pourraient donner l'exemple à suivre à Ginny Weasley et à quelques uns de ses camarades.

- Tout à fait. S'il ne comprend pas par lui-même ce qu'il doit faire, c'est à ses supérieurs qu'il incombe de lui montrer la voie à suivre. En outre, la crainte est une forme de respect, souvent efficace.

Le Serpentard n'essayait pas de se justifier, il ne ressentait aucun besoin et aucun devoir le faire. Il avait d'ailleurs déjà tenté d'expliquer la raison de ses agissements à son interlocutrice, mais celle-ci était apparemment bien trop bornée, ce qui était un autre défaut à ajouter à la liste des sorciers de sa maison. S'il avait été déçu, peu lui importait à présent, son opinion n'avait plus guère d'intérêt à être entendue, bien qu'il la laissa tout de même déblatérer ses arguments. Il ne le regretta pas, car elle lui dit justement que rien ne justifiait la façon dont il s'était comporté le garçon qu'il avait sorti de sa douche trop tardive. Il était inutile qu'il ne lui réponde une nouvelle fois sur ce sujet, elle était trop ancrée dans des principes moraux idiots. Or, pour Aaron, les principes et la morale, c'est ce à quoi on se raccroche lorsque l'on n'a plus rien d'autre. Lui, au contraire, se démenait pour que Poudlard n'en arrive pas à ce sombre niveau, qu'il reste à cette école plus que cela.

- De la lâcheté... peut-être pour tes yeux aveugles. J'ai le courage de faire ce qui doit être fait, même si cela bouscule vos conventions idiotes.

Il se tut quelques instants, et vit un sourire se dessiner sur le visage de la rouquine. Il se demanda quelle autre illusion pouvait bien contenter son petit esprit naïf, et finalement, il jugea qu'il devrait l'aider à reprendre conscience de la réalité des évènements.

- Bien sûr tu as raison, les fêtes nous serons d'une grande aide, ironisa-t-il.

Il prit alors un faux air effrayé volontairement grotesque avant de poursuivre.


- Oh non ! Des mangemorts viennent nous attaquer ! Heureusement on a organisé une soirée sympa, on aura qu'à les y inviter, puis on dansera tous atours du feu, on sera tous amis, on couchera ensemble, et on aura enfin rétabli la paix dans le monde.

Son ton se faisait de plus en plus amer au fur et à mesure qu'il achevait son discours, à tel point qu'à la fin, il ne jouait plus du tout la comédie, mais dévisageait la petite imbécile qui se tenait face à lui avec une expression qui mêlait la répugnance et l'exécration. En outre, il avait mal réagit au terme de "mage noir", qu'avait employé la Gryffondor pour le qualifier, car cela lui rappelait sa dernière rencontre avec sa mère, et ce qu'il y avait appris. Cette Weasley n'était après tout qu'une écervelée qui s'intéressait plus à sa côte de popularité qu'à son avenir, mais ce n'était pas le nombre de ses ex petits copains ou de ses amis qui l'aideraient à s'en sortir. Il se demandait à présent comment il avait pu envisager de l'incorporer à son organisation.

Il avait du lui aussi toucher un point sensible en évoquant d'éventuelles agressions sur ses proches, si elle ne coopérait pas, puisqu'elle insista lourdement sur ce sujet là, en lui retournant ses menaces. Aaron trouvait amusant, mais également triste pour elle, que cela soit ce sujet qui la pousse finalement à bout. L'amitié avait beau être une bonne chose, il était imprudent qu'elle ne le provoque en défendant cette cause, alors qu'elle se trouve actuellement seule avec lui. Il n'aurait pas non plus apprécié qu'un individu s'en prenne à eux, qu'il s'agisse de ses plus intimes, Gayan, David et Anna, ou même juste une connaissance qui lui était sympathique. Toutefois, s'il se retrouvait dans une position similaire à celle de Ginny, c'est-à-dire devant un adversaire plus doué et plus expérimenté, il aurait accepté cette proposition.


- C'est tout à fait louable de ta part de vouloir défendre tes amis... Cependant c'est regrettable qu'eux ne soient pas ici pour te défendre. Je t'avais proposé un dénouement conciliant, tu n'as pas voulu saisir ta chance.

Il fit glisser le faisceau de lumière émergeant de sa baguette le long du corps de la rouquine avant de de le pointer à nouveau sur son visage, contemplant l'état peu avantageux dans lequel elle se trouvait, compte tenu de la situation.

- J'imagine que tu aurais préféré être dans cet état avec une de tes nombreuses conquêtes, non ? Rassure-toi, je n'aurai pas de geste déplacé, dit-il avec un sourire, et je te remercie de m'octroyer une telle sommation.

Aaron avait prononcé cette phrase lentement, et doucement. En même temps qu'il l'achevait, il se concentrait pour lancer à la Gryffondor un maléfice d'entrave informulé, car sa baguette était toujours pointée vers la jeune fille. Le préfet-en-chef avait un don pour les sortilèges, qu'il exploitait le mieux possible en travaillant rigoureusement et efficacement. Il n'avait pas livré énormément de duels durant sa vie, mais il était toujours sorti vainqueurs de ceux auxquels ils s'étaient livrés, contre des étudiants de son année. Bien entendu, il ne considérait pas les victimes de ses patrouilles dans les couloirs comme de véritables opposants, puisqu'il s'arrangeait pour les prendre par surprise la plupart du temps, même si certaines de ses proies avaient parfois livré une résistance presque honorable. Son maléfice lancé, il lui tardait de constater de ce que son adversaire pourrait faire, et ne plus faire.


- Parce que moi, je ne préviens pas.

Elle avait refusé la main qu'il lui avait tendue, il était maintenant décidé à ce qu'elle se prenne son poing fermé en pleine face.
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Lun 29 Aoû - 20:37
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    Ginny se tenait droite, aux aguets. Elle commençait à avoir froid, mais s'en fichait. Elle ne comptait pas montrer la moindre faiblesse à Kingfell. Elle valait mieux que lui, et voulait lui donner la leçon de sa vie, bien que, réaliste, elle savait qu'il était trop borné pour changer et se rendre compte de ses erreurs pourtant évidentes. Aaron était tellement arrogant, sûr de lui, et pourtant tellement dans l'erreur. Elle n'arrivait pas à reconnaître le Préfet en Chef plutôt sympathique avec qui elle parlait de Quidditch après les réunions. Cet enfermement les avait tous changés. Les élèves , en état de stress, d'incompréhension et d'autarcie, montraient le meilleur comme le pire d'eux-même. Aaron montrait son vrai visage, celui d'un maniaque de l'ordre prêt à le faire régner avec baguette et armes. Ginny, elle, était plus portée sur la paix et la détente. Pour elle, c'était en allant vers les autres que tout irait mieux, que les élèves pourraient s'entendre, se soutenir, et créer un semblant d'ordre implicite. Sans violence, sans peur, un respect véritable. Elle avait des principes tellement différents de ceux d'Aaron. Ses idéaux étaient peut-être utopiques, mais ils ne mèneraient jamais vers une dictature de l'ordre, ce qu'Aaron voulait installer avec sa brigade. Il tournait vraiment, mais vraiment mal. Et, si elle ne l'avouerait jamais à voix haute, Ginny avait peur de jusqu'où il serait capable d'aller pour instaurer la discipline dans le château. Il ne voulait pas en démordre. Il avait eu raison de traiter le petit Gryffondor comme un veracrasse, selon lui. Ginny serra les dents, et le poing qui tenait sa baguette.

    -"[...] la crainte est une forme de respect, souvent efficace." dit-il avec aplomb.

    Ginny leva les yeux aux ciels. Elle fit semblant de réfléchir.

    -"Tiens, il me semble avoir déjà entendu parler de quelqu'un qui pense comme ça... Ah! Oui, ça me revient! C'est drôle, Tu-sais-qui et ses partisans pensent exactement comme toi. Pourtant, aux dernières nouvelles... les règles, les lois, ils s'assoient plus ou moins dessus." répliqua-t-elle d'un ton ouvertement méprisant.

    Ce n'était peut-être pas très malin de le provoquer ainsi, et de le comparer à Voldemort, qui était quand même un brin plus terrible que Kingfell, mais celui-ci étant en bonne voie pour adhérer à ses idées, Ginny trouva la comparaison tout à fait plausible. Elle s'en fichait du fait qu'il soit plus expérimenté qu'elle, car en septième année et rival d'Hermione. Elle était très douée en Défense contre les Forces du mal, et était assez puissante, même si elle connaissait moins de sorts que lui, elle savait utiliser un Protego. Elle n'ajouta rien quand il prétendit être courageux en faisant ce qu'il faisait, trouvant cela inutile. Cela ne menait qu'à un dialogue de sourds. Enfin, à vrai dire, ce dialogue de sourds allait tôt ou tard mener vers un duel, Ginny le sentait. Il y avait trop de tension pour que cela se règle en un simple "sur ce, bonne soirée". Et puis elle avait trop envie de venger son jeune camarade de maison pour le laisser s'en tirer à si bon compte. Il se moqua ensuite ouvertement d'elle et de son état d'esprit, de ses fêtes. Ses oreilles rougirent de colère. Elle fronça les sourcils. Il ne perdait rien pour attendre, ce sale cafard pompeux.

    - "Oh non ! Des mangemorts viennent nous attaquer ! Heureusement on a organisé une soirée sympa, on aura qu'à les y inviter, puis on dansera tous atours du feu, on sera tous amis, on couchera ensemble, et on aura enfin rétabli la paix dans le monde."

    Non mais il la prenait soit vraiment pour une idiote, soit vraiment pour une gourgandine, et aucune de ces deux images ne reflétaient ni ne plaisaient la vraie Ginny. Elle qui n'avait même pas franchi le cap avec Jake, ni avec aucun de ses ex, entendre quelqu'un la traiter ainsi la rendait furieuse. C'était même pour ça qu'elle ne parlait plus à Ron, son propre frère. Alors que Kingfell se permette d'insinuer de telles choses... De colère, des étincelles rouges jaillirent de sa baguette. Elle prit une profonde inspiration. Ne pas se laisser déstabiliser. La mettre hors de soi était clairement son but, qu'elle perde toute concentration. Mais quand même... Quel saleté!

    -"Hormis le fait que tu oublies légèrement que l'on est coupé du monde, donc, que niveau Mangemorts, ça a au moins l'avantage de nous en dispenser, je te ferai savoir que de toute évidence tu ne me connais pas du tout. Mais qu'importe, je ne vois même pas l'intérêt d'en discuter avec quelqu'un comme toi. En attendant, quand les professeurs reviendront, ce ne sera pas moi qui serai renvoyée pour mes fêtes, mais bien toi et tes acolytes pour avoir attaqué des élèves sans défense. Crois-moi, Dumbledore y veillera!" lança-t-elle, sûre d'elle.

    Elle afficha ensuite un sourire sarcastique. Kingfell, si propre sur lui, si à cheval sur le règlement, renvoyé. Cette image avait de quoi emplir Ginny de satisfaction. Satisfaction qui s'envola quand il adressa ses menaces directement à elle. Son sourire s'effaça, ses yeux lancèrent des éclairs. Qu'il essaye de l'attaquer, qu'il essaye. Elle se défendrait. Elle perdrait peut-être, après tout, elle n'était qu'en sixième année, mais elle s'était déjà battue aux côtés de Neville, et ce n'était pas devant Kingfell qu'elle reculerait.

    -"Ne t'inquiète pas, je n'ai pas besoin d'eux pour me défendre. Si tu crois que tu me fais peur, tu fais clairement erreur. Et je te ferai savoir que toi aussi, tu es seul. Seul contre une élève qui n'a qu'un an de moins que toi. Tu crois pouvoir y arriver? Ou tu veux appeler tes copains en renfort? Après tout, j'ai bien quatre année de plus que tes victimes habituelles." renchérit-elle, pour le provoquer.

    L'affrontement était clairement imminent. Il allait tâter du chauve-furie, mais pas tout de suite, gardons le meilleur pour la fin, se disait Ginny. Son sort était redoutable, et elle était connue pour le maitriser parfaitement. Aussi, si affrontement il y avait, il était clair que Kingfell s'attendrait tout de suite à ce sort. Elle ne lui ferait pas le plaisir d'être prévisible. Tandis qu'elle élaborait une tactique, Kingfell pointa la lumière de sa baguette sur elle, se moquant de sa tenue légère. Ginny fit un pas de côté, pour être plus à l'aise s'il fallait esquiver. Ce qu'il dit lui fit afficher une grimace de dégoût.

    - "J'imagine que tu aurais préféré être dans cet état avec une de tes nombreuses conquêtes, non ? Rassure-toi, je n'aurai pas de geste déplacé, et je te remercie de m'octroyer une telle sommation."

    -"N'y pense même pas." eut-elle à peine le temps d'articuler, tandis que Kingfell lui lança un sortilège informulé.

    Elle vit le sort fuser. Heureusement qu'elle jouait au Quidditch, et qu'elle avait de ce fait d'excellent réflexe. Elle se jeta sur le côté, évitent tout juste le sort.

    -"Parce que moi, je ne préviens pas."
    acheva-t-il.

    Le souffle court, elle pointa à son tour sa baguette sur lui. Elle lança à son tour un sortilège informulé. Le sortilège de Jambencoton. S'il le touchait, Aaron serait suffisamment déstabilisé pour qu'elle puisse le désarmer.

    *Tarentallegra!*

    Elle se redressa et lui fit face, les cheveux en bataille. Ce duel promettait d'être épique.

    -"Moi non plus!" répliqua-t-elle avec fougue, prête à avoir recours au protego.

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Jeu 1 Sep - 17:36
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Aaron fut déçu de constater que cette démone aux cheveux de feu était parvenue à esquiver son maléfice. Il n'eut alors même pas le temps de lui en lancer un deuxième qu'elle lui renvoyait déjà la monnaie de sa pièce. Il devait s'avouer surpris qu'elle utilise également un sortilège informulé, ce dont il ne la croyait pas capable. Cette sous estimation de son adversaire faillit lui coûter cher, puisqu'il comprit trop tard qu'elle lui avait projeté un sort. Cette négligence fit que lorsqu'il tenta de l'éviter à la dernière seconde, il ne s'aperçut pas qu'il venait de marcher en plein dans la flaque d'eau qui s'était formée autour de lui. Naturellement, il glissa, et le prestigieux héritier des Kingfell perdit beaucoup de sa majesté sur l'instant. Cela aurait été vraiment idiot, et surtout dégradant pour lui, de perdre un duel de sorciers en chutant à cause d'une flaque. Heureusement, pourvu de bons réflexes, il réussit à ne pas se laisser choir, mais chancela tout de même. Toutefois, il comptait bien empêcher au maximum la Gryffondor de prendre l'avantage, et cela même s'il devait se livrer à des pratiques loufoques. Il fit donc en sorte d'orienter ses pas précipités et maladroits en direction de la jeune fille, afin de se rapprocher d'elle. Le Serpentard se trouvait alors à environ un mètre d'elle, affichant une mine déconcertée par la bévue qu'il venait de commettre, et apeurée à cause de la façon dont Weasley pourrait réagir. Elle ne resterait certainement sur place, ainsi, avant qu'elle ne remette de la distance entre eux, il brandit... la paume de sa main gauche en signe de halte.

- A propos de Dumbledore...
marmonna-t-il précipitamment pour attirer son attention avant qu'elle ne lui envoie quoique ce soit au visage, il a abandonné cette école, il nous a délaissés. Il n'était pas là lorsque Hellson nous a enfermé et a viré les professeurs, s'il avait fait son travail, cette ordure n'aurait certainement pas réussi son coup. C'est de sa faute si on est dans cette situation. Son rôle n'est pas de courir après des mages noirs, mais de veiller sur Poudlard ! C'est ce que moi je fais, à ma manière, mais s'il n'est pas content il n'avait qu'à remplir ses fonctions. Il ne peut pas me reprocher de Aguamenti !

Aaron avait légèrement, mais brutalement relevé l'orientation de sa baguette d'à peine quelques centimètres afin de diriger l'intense jet d'eau sur les chaussures de la préfète, il aspergea ensuite toute la zone devant lui en effectuant des mouvements vifs du poignet.

Cependant, même s'il s'était servi de ce reproche pour lancer sournoisement un maléfice, il n'en pensait pas moins tout ce qu'il venait de déclarer. Il avait toujours respecté le travail du directeur jusqu'à ce qu'il s'en aille sans justification. Mais pour le sang-mêlé, le vieil homme avait failli à sa tâche en agissant de cette façon. Son devoir était de garantir la sécurité et le bon fonctionnement de son établissement. Il n'avait pas à les oublier pour aller en découdre avec un de ses vieux ennemis. Si cela le démangeait autant que cela, il n'avait qu'à démissionner, devenir auror, et laisser sa place à quelqu'un de plus responsable, quelqu'un qui n'aurait pas peur d'assumer ses choix. Bien entendu, le préfet-en-chef se considérait digne d'un tel poste.


- Concours de t-shirts mouillés Weasley ! Je sais que tu adores ça !
Claironna-t-il d'un ton amusé et provocateur.

L'expression "se battre à la loyale" n'avait aucun sens, aucune justification hormis celle de tenter de calmer la frustration de ceux qui venaient de perdre un combat, et le préfet-en-chef envisageait bien de prouver cette réalité en cette soirée. Il n'épargnerait rien à la rouquine, et ne s'épargnerait rien non plus, tout ce qu'il devrait subir pour parvenir à percer suffisamment profondément les couches de crasse et d'absurdité qui enveloppaient le cerveau de cette élève consternante, il n'hésiterait pas à le supporter. Cependant, les deux opposants ne semblaient pas être les seules victimes de cet affrontement, puisqu'Aaron entendit les portraits à nouveau éveillés, se plaindre des dégradations qu'il venait d'infliger à l'édifice et à leur toile. Ces réprimandes ne touchaient guère le préfet-en-chef, ces dommages collatéraux étaient un prix à payer de bien peu d'importance pour donner à la poursuiveuse rivale une bonne leçon. Elle allait principalement regretter de l'avoir comparé aux partisans du Seigneur des Ténèbres, étant particulièrement sensible à ce sujet depuis le retour des vacances de noël, il supportait mal toutes les comparaisons allant dans ce sens.

En outre, il prenait un malin plaisir à l'attaquer sur la réputation de fille légère que Gossip Feather avait commencé à propager. Personnellement, il s'en fichait éperdument, mais il n'avait jamais eu autant envie de pousser Ginny Weasley à bout de nerfs.

- Ton statut de poursuiveuse, tu l'as eu parce que tu poursuis tous les garçons que tu croises non ? Dit-il avec un sourire narquois en la suivant des yeux, prêt à parer ou esquiver un sortilège.

Elle ne lui laisserait pas le temps de souffler, ni de savourer aucune des piques qu'il pourrait lui cracher au visage, il ne devait donc lui laisser aucun répit non plus. Son objectif premier était de l'atteindre, pas uniquement par les mots, mais aussi physiquement. C'était dans ce but qu'il s'était rapproché d'elle, mais à présent, elle pouvait lui jeter un maléfice à tout instant. Bien entendu il pourrait facilement user du charme du bouclier ou esquiver pour se protéger, maintenant qu'il avait conscience qu'elle maîtrisait également les informulés, mais cela lui permettrait peut-être de remettre de la distance entre eux. Sauf si ce n'était pas ce qu'elle souhaitait, dans son imbécile fierté de Gryffondor, il était possible qu'elle désire se mesurer au danger de plein fouet. Toutefois, Aaron ne voulait pas prendre le risque de la voir s'éloigner, comme elle était agile et rapide, il voulait réduire sa marge de manœuvre autant que faire se peut. Il choisit donc d'encourir un autre risque, surement beaucoup plus dangereux pour lui, mais justement moins prévisible, et il comptait là dessus.

Le Serpentard se précipita donc directement sur Weasley, le plus rapidement qu'il pouvait faire. Il bondit presque sur elle, visant son buste afin de la plaquer le plus violemment possible sur le sol mouillé. Évidemment, il s'attendait à ce qu'elle ne le stoppe au moyen d'un sortilège, ou qu'elle n'utilise le charme du bouclier pour rester hors d'atteinte. Or, il tenait toujours fermement sa baguette dans sa main droite, mais il ne voulait ni user du Protego, qui l'empêcherait de percuter correctement sa cible, ni viser cette dernière, ce qui serait inutile si elle utilisait elle le sortilège de protection. Il la pointa plutôt en-dessous d'elle, afin de la déstabiliser.


- Deprimo !


Le sol commença à s'effondrer là où se tenait la préfète, le bruit de l'explosion intérieur couvrait presque totalement les indignations des portraits de sorciers aux alentours. Aaron espérait que cette action lu permette de projeter son opposante à terre, que cela soit en la faisant tomber grâce au maléfice, simplement en lui rentrant dedans, ou alors en la faisant glisser sur l'eau qui recouvrait les parties encore intactes de la zone du couloir dans laquelle ils se trouvaient. Il ne fallait pas oublier ce dernier élément, le préfet-en-chef le savait plus que quiconque. Il se pouvait qu'il rate son geste, et se retrouve douloureusement en plein milieu de la faille qu'il était en train de créer, mais il était prêt à se blesser pour corriger cette petite harpie.
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Jeu 1 Sep - 19:01
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    Les choses sérieuses avaient commencé. Tous les sens de Ginny étaient en alerte. Elle avait un désavantage certains face aux connaissances de Kingfell en terme de magie, elle le savait. Mais elle avait la puissance et la force de caractère de sa mère, et elle avait un avantage non négligeable: elle avait grandi avec Fred et Georges, grand inventeurs de brouhaha, de patatra et de fouilli en tous genres, mais surtout, les grands représentant du culot en cette terre. Elle allait donc jouer la ruse, l'effronterie, et l'effet de surprise. De tout évidence, Kingfell se s'attendait pas à ce qu'elle sache utiliser des sortilèges informulés. Pris de cours, celui-ci glissa même sur une flaque , provoquant le rire moqueur de la Préfète de Gryffondor. Ne jamais sous estimer une Weasley. Elle allait le lui apprendre. Quitte à risquer de perdre, elle le ferait avec panache et Kingfell ne s'en sortirait pas indemne. Le plus comique, dans la situation, c'était l'air déconfi de son ennemi, après sa glissade imprévue. Malheureusement, lui aussi avait des réflexe, et il ne tomba pas. Ginny allait lui glisser une réplique cinglante, quand il l'a coupa d'un geste de la main pour fustiger Dumbledore. Comment ce sale prétentieux pouvait ne serait-ce qu'oser critiquer Dumbledore? Ginny était tout ce qu'il y avait de plus loyale envers son directeur, et elle était persuadée qu'en ce moment même, il devait être en compagnie de l'Ordre du Phénix au complet, donc, en compagnie de ses parents et ses frère -l'estomac de Ginny se noua à cette pensée- pour chercher une solution et libérer les élèves, tout en s'opposant à Voldemort. Faire face à deux menaces en même temps, ce n'était pas rien, aussi, Ginny n'en voulait pas au directeur du temps qu'il mettait à les libérer. Mais elle, était au courant pour l'Ordre, Kingfell, lui, n'en savait rien. C'était une organisation secrète. Hors de question de lui en parler, bien que cela l'agaça de l'entendre parler de ce qu'il ne savait pas. Elle allait répliquer, quand il l'a pris par surprise en lui lançant l'Aguamenti. Elle lança un protego, cependant, elle s'attendait à ce qu'il vise son visage pour l'aveugler, mais il visa ses pieds, aussi se retrouva-t-elle les pieds trempés, l'air surprise. Qu'avait-il en tête? Il avait un plan, sinon, il n'aurait pas visé ses pieds. Elle serra les dents, son esprit en alerte.

    - "Concours de t-shirts mouillés Weasley ! Je sais que tu adores ça !" lui lança-t-il.

    Ginny lui lança un regard assassin. Il cherchait clairement à la provoquer. Il allait voir ce qu'il allait voir.

    -"Sache que Dumbledore avait certainement des choses plus urgentes à faire, le jour où il est parti. Hellson a dû surveiller son départ depuis des jours." dit-elle, ignorant superbement sa remarque sur elle.

    L'eau lui donnait froid, les pieds gelés, mais elle préférait l'ignorer. Ne pas se laisser déconcentrer. Elle observa le couloir autour d'elle, à la recherche de quelque chose qui pourrait lui servir. Mais à part deux grosses flaques, il n'y avait rien que des tableaux geignant qu'on les privait de sommeil. Aussi, à la guerre comme à la guerre, elle pointa sa baguette sur lui. Il semblait prêt. Aussi un maléfice direct ne ferait pas l'affaire. Par surprise, elle devait l'avoir par surprise. C'était sa meilleure chance. Il l'attaqua une nouvelle fois sur les rumeurs lancées par Gossip Feather. Elle leva les yeux au ciel.

    -"Jaloux? Je sais que toi, tu n'as pas de vie amoureuse, mais que veux-tu, moi, au moins, je n'ai pas à payer qui que ce soit pour être entourée." lança-t-elle avec un sourire sarcastique.

    Elle avait toujours eu du répondant. Il voulait la jouer vicieux, l'attaquer moralement comme physiquement? Il connaissait mal Ginny. Ses principes? Oeil pour oeil, dent pour dent. De plus, elle n'était pas du genre à pleurnicher à la première méchanceté qu'on lui lançait à la figure. A vrai dire, elle n'était pas du genre à pleurnicher tout court. Aussi, quand on l'attaquait, on réveillait la furie qu'elle avait en elle. La Ginny si joviale se transformait alors en vrai démone.

    -"J'espère que tu les payes bien d'ailleurs, te supporter, ça mérite bien une prime de risque." ajouta-t-elle.

    Déjà, il fallait éviter qu'il s'approche. Malgré tout ses réflexes de Poursuiveuse, Ginny avait beaucoup moins de chance d'éviter ses sorts s'il était trop proche. Aussi, elle le visa à nouveau de sa baguette, se concentrant pour lui lancer un sortilège de bloc-jambe. Le faire trébucher, c'était son plan premier, d'autant plus que l'eau l'y aiderait. Cela dit, elle ne savait toujours pas pourquoi il lui avait visé les pieds avec l'Aguamenti et cela la turlupinait pas mal.

    *Locomotor Mortis!*

    Le sort fusa, mais Aaron également, il se rapprochait dangereusement. Il la visait directement, et ça, elle ne s'y attendait pas. Elle aurait pensé que Kingfell était plus du genre à privilégier la baguette au corps à corps. Zut! Sa seule option pour l'éviter était de se jeter au sol. Ce qu'elle fit, elle se baissa le plus vite possible, et roula sur le côté, en plein dans la flaque d'eau. Elle était trempée. Le souffle court, glacée par l'eau, le duel ne tournait pas à son avantage. A ce même moment, Aaron visa le sol, sous elle. Un Deprimo. Elle sentit alors le sol de pierre tremblé et se disloquer lentement. Elle se releva au plus vite, et bondit à un mètre, mais ses pieds se posèrent sur une pierre glissante, aussi, l'atterrissage se fit désastreux. Elle se coupa contre un débris de dalle, et une entaille assez profonde apparut sur sa cuisse, d'où un mince filet de sang commençait à couler. Elle se retourna péniblement vers Kingfell et regarda autour d'elle. Indignés, les tableaux criaient des paroles incompréhensibles aux deux duelistes. Ginny observa rapidement le sol. Elle devait le distraire. Elle vit une dalle au sol et eut une idée.

    -"Wingardium Leviosa!" lança-t-elle.

    La pierre se souleva du sol et flotta devant Aaron. Baguette toujours pointée sur la dalle de pierre, elle se concentra.

    *WadiWasi!* lança-t-elle en sortilège informulé.

    La dalle fut propulsée comme une balle de fusil en direction de Kingfell. Elle profita de ce laps de temps, persuadée qu'il allait trouver un moyen de stopper le projectile, pour se relever, et reculer. Mettre de la distance entre eux était impératif. Elle le visa alors directement.

    -"Tiens c'est drôle, il me semblait que démolir les couloirs était contraire à ton précieux règlement." dit-elle avec arrogance.

    Alors qu'elle espérait qu'il ne s'y attendait pas, elle lança son sortilège fétiche. Plus de quartier, il fallait foncer.

    -" Chauve Furie!!!"

    Une dizaine de chauve-souris furieuse et immenses apparurent depuis l'extêmité de sa baguette et se précipitèrent vers le Préfet en Chef. Ginny se tenait droite, prête à parer un éventuel contre sort.
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Jeu 8 Sep - 9:51
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Cette langue de vipère s'en prenait à son absence momentanée de vie amoureuse, elle savait viser juste, sinon avec sa baguette, au moins avec des paroles. Le pire dans tout ce qu'elle lui avait dit, c'est que c'était vrai, Aaron devait bien le reconnaître, même s'il ne le ferait jamais devant elle. Son cercle social avait beau s'être étendu, il regroupait principalement des élèves ambitieux aux intérêts communs, plus que de véritables amis. Ceux-là étaient bien rares. En ce qui concernait ses anciennes petites amies, il en avait eu quelques unes, la plus mémorable étant Anna Bishop, de son année à Serpentard. Mais pouvait-on sincèrement parler de vie amoureuse ? Il y avait-il eu de tels sentiments entre eux ? Le préfet-en-chef en doutait, que cela soit de sa part ou de celle de sa compagne. La luxure lui convenait parfaitement, lorsqu'il avait le temps de profiter, et l'esprit assez libéré d'autres complications pour s'y livrer. Donc certes, il ne s'agissait pas là d'amour, du moins il en doutait, mais au fond, cela ne le dérangeait pas, car une liaison basée sur des sentiments passionnés plus ou moins réciproques pourrait lui causer trop de désagréments. C'était une montagne de complications pour pas grand chose qu'il n'avait pas déjà. Cependant, malgré son point de vue, les remarques de la Gryffondor le firent grimacer, et il murmura un juron entre ses dents. De quel droit se permettait-elle de juger sa façon d'entretenir ses relations, elle qui n'arrivait déjà pas à comprendre sa manière d'agir.

Par chance, sa tentative de plaquage, si elle ne fut pas fructueuse, lui permit au moins d'éviter un sortilège informulé. Comme quoi la meilleur défense, c'était bel et bien l'attaque. Rien que cette formule suffisait à justifier tous ses agissements depuis le début. Pour Aaron, mieux valait prévenir que guérir, et pour éviter que le mal ne naisse, il fallait le supprimer dans l'œuf. Même si cela impliquait de brutaliser quelques innocents, les bienfaits finaux n'en seraient que plus grands. S'il ne parvint pas à mettre son adversaire à terre, cette dernière, suite à une mauvaise réception, finit complètement trempée. Il n'en espérait pas tant, et fut ravi de ce coup du sort. Ce n'était pas le dénouement rapide et radical qu'il avait souhaité au départ, mais il savait comment profiter de cette occasion. Nul doute qu'elle regrettera bientôt de ne pas s'être laissée tranquillement percuter. En plus de cela, le duelliste constata avec exaltation que l'eau n'était pas l'unique liquide à se trouver sur le corps de la jeune fille. En effet, Ginny s'était coupée à la cuisse, et un filet vermeil commençait à s'écouler de son entaille. Devant ce spectacle, le garçon esquissa un sourire carnassier. Il lui semblait à présent que le combat avait définitivement tourné à son avantage, et qu'il ne restait qu'à porter à cette insolente le coup de grâce, si l'on pouvait user de ce terme. Le Serpentard ne comptait lui faire aucune faveur, il la ferait souffrir, ou il l'humilierait au moins, pour la purger de sa bêtise.

La baguette pointée vers sa toute prochaine victime, Aaron, qui s'était retrouvé étendu par terre suite à l'esquive de la rouquine, entreprit de se relever. Il avait atterri brutalement un peu plus loin que le trou qu'il avait créé. Lui ne saignait pas, mais ses avant-bras et ses jambes le faisaient souffrir, ils devaient être parsemés de contusions. La préfète serait certainement ralentie, il pouvait la voir souffrir pendant qu'elle se redressait également. Il devait agir plus rapidement qu'elle. La fin du combat était à sa portée, il détenait l'avantage, il n'avait qu'à lui lancer un dernier maléfice pour en finir. Afin de ne lui octroyer aucune possibilité de retraite, car elle avait beau être diminuée, elle pouvait sans doute encore se déplacer assez prestement, il avança de quelques pas. Ce fut justement là son erreur, il aurait plutôt du tenter de lui lancer un sortilège directement de l'endroit où il se tenait. Weasley usa d'un sortilège de lévitation pour élever une des dalles sorties du sol par le Deprimo. Elle comptait certainement s'en servir comme arme, à moins qu'il ne s'agisse d'une diversion pour attirer son attention pendant qu'elle ne lui lance sa véritable attaque. Estimant la Gryffondor mesquine, Aaron choisit de ne pas prêter gare à cela, et s'apprêta à asséner la correction finale à cette fille volage. Il commit alors sa deuxième erreur.

Son regard fixé sur sa cible, il ne comprit sa faute qu'à travers les iris marrons de Ginny, qui portaient légèrement sur sa gauche, vers la dalle en question. Le Serpentard n'eut même pas le temps de tourner complètement sa tête en direction du danger, que celui-ci fit fila sur lui. Le morceau de pierre frôla son bras droit, déchirant douloureusement sa peau et sa chaire. Des lignes rouges dégoulinaient jusqu'à sa main, et il ne put s'empêcher de lâcher son arme. Il ne savait même pas s'il avait réussi à légèrement esquiver le projectile, ou si c'était la Gryffondor qui s'était arrangée pour qu'il ne soit touché que sur cette partie du corps. Sa rage était telle qu'il ne rétorqua même pas directement à sa provocation, préférant reprendre sa baguette. Mais à peine retrouva-t-il son bien, que Weasley était parvenue à ses fins, elle avait remis de la distance entre eux, et profita pour utiliser ce qui se disait être son sortilège fétiche. Aaron comprit rapidement pourquoi.

Son visage se figea quelques instants dans une expression d'horreur, lorsqu'il vit un groupe de chauves-souris géantes se précipiter vers lui. Pour un sort produit par une sixième année, elles étaient particulièrement grosses, et plus nombreuses que la moyenne. Mais l'important pour le préfet-en-chef était de regagner la distance prise par la préfète. Elle s'attendait surement à ce qu'il use d'une tactique défensive, ce qui le ralentirait encore davantage et lui permettrait de s'enfuir, voire de contre attaquer. Toutefois, comme il se l'était dit un peu plus tôt, la meilleure des défenses, c'était souvent l'attaque. Il comptait bien mettre en pratique cette théorie. Ainsi, il visa l'essaim noir de sa baguette désormais tachée de sang, et choisit de combattre le mal par le mal.

- Chauve Furie !

Malheureusement, si les siennes étaient à peu près aussi imposantes que celle de son opposante, elles étaient moins nombreuses. Cependant, elles pourraient en retenir la majorité le temps qu'il n'accoure en direction de la rouquine. Trois chauves-souris le poursuivirent néanmoins, tandis que les autres se débattaient avec celles qu'il avait invoquées. Elles le lacérèrent sur les épaules, et essayèrent d'obstruer sa vue. Excédé, Aaron voulut faire en sorte qu'elles ne le gênent plus, quitte à utiliser un maléfice dangereux.

- Diffindo ! Hurla-t-il en visant l'une des formes sombres devant lui.

Celle-ci s'ouvrit alors brutalement, et chuta lentement tandis que son sang coulait hors de son corps, tandis que les deux autres s'écartèrent légèrement. Le préfet-en-chef n'attendit pas, et se précipita dans l'ouverture qu'il venait de se faire. Il s'était à nouveau rapproché de la Gryffondor, et prit les devants. Les discours étaient les privilèges des vainqueurs, il n'allait plus se risquer à perdre du temps ainsi tant qu'il ne l'aurait pas battue. Pour ne lui laisser aucun répit, c'est en pleine course qu'il la menaça, tout en lui lançant un sortilège informulé.

- Tu as essayé de me tuer Weasley ! Cria-t-il de colère, tandis qu'il la visait.

*Recurvite*

C'était pour cette raison qu'il avait préalablement tenu à asperger son adversaire d'eau, à présent qu'elle en était recouverte, la mousse de savon que ce sort faisait apparaître, normalement pour nettoyer, se propagerait sur l'ensemble du corps trempé de cette saleté de fille. En plus de la gêner dans ses mouvements et d'être extrêmement inconfortables, il pouvait espérer qu'il y en ait en assez grande quantité pour aller jusqu'à l'aveugler.

- Laisse moi laver tes pêchés, dit Aaron, le ton empli de rancune.

C'était maintenant, il pouvait achever ce duel sur une écrasante humiliation, il ne lui restait plus qu'à la stupefixer, et il pourrait trainer son corps trempé, blessé, mousseux et paralysé devant sa salle commune, en guise d'avertissement. Mais alors qu'il s'apprêtait à asséner le coup final, les deux chauves-souris qu'il avait laissé en arrière revinrent à la charge ne se précipitant sur sa tête. Cela ne l'empêcha pas de lancer son sortilège informulé, mais il n'avait alors aucune certitude que le rayon ait touché sa cible. Pour pouvoir voir si l'éclair de stupefaction avait atteint Weasley, il devait déjà se débarrasser une bonne fois pour toutes de ces monstrueuses créatures.


- Diffindo, répéta-t-il précipitamment à quatre reprises, afin de s'assurer que ces abominations ne soient plus que de vulgaires charognes.

Il leur trouvait une certaine ressemblance avec Ginny, part le comportement et l'acharnement, ce n'était donc pas étonnant qu'elle arrive à si bien maîtriser ce maléfice. Écumant de rage, il observa à présent la Gryffondor.

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Jeu 8 Sep - 17:12
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    Haletante, trempée, en tenue légère dans un couloir en décombres, Ginny tenait solidement sa baguette, comme s'il s'agissait d'une extension de son bras. Il était vital de ne pas la perdre. Car ce combat, ce duel, n'était pas un entrainement. Ils se battaient pour de vrai, pour se faire mal. Les choses étaient on ne peut plus sérieuses. Tremblante de froid, elle sentait le sang couler le long de sa cuisse, et une douleur vive au niveau de l'entaille, mais elle préférait l'ignorer, et se concentrer sur les coups bas, mais cependant - elle devait l'admettre- ingénieux de son adversaire. Le cerveau de la rouquine fonctionnait à plein régime. Sur le qui-vivre, afin d'esquiver les attaques de Kingfell, et de détecter l'éventuelle arrivée de copains de Kingfell, qui pourraient être attirés par le bruit fracassant du duel, elle cherchait comment mettre fin à ce combat. A sa grande surprise, Aaron n'avait pas esquivé la dalle, qui l'avait blessé au bras. A la fois fière de son coup, surprise par l'absence de réactivité de son adversaire et soulagée de ne pas avoir visé la tête - à cette vitesse le coup aurait pu être fatal, et si Ginny haïssait Kingfell, elle ne voulait pas pour autant avoir sa mort sur la conscience, ni celle de qui que ce soit, d'ailleurs- Ginny eut un sourire victorieux. Il en avait même lâché sa baguette, et le voici à la mercie de ses chauves-furies. Elle en profita pour reculer de quelques pas. La distance. C'était ce qu'il voulait éviter, elle allait en jouer. Son essaim noir battait furieusement de ses larges ailes en direction du Préfet en Chef, sous l'oeil averti de Ginny. D'habitude, lorsqu'elle envoyait ses bêtes sur ses ennemis, c'était qu'ils l'avaient vraiment énervée, et elle en profitait pour leur fausser compagnie, non par lâcheté, mais parce que cela signifiait qu'elle avait gagné. Mais avec Kingfell, rien n'était moins sûr. Cependant, Ginny ne put retenir un éclat de rire en voyant son visage horrifié face aux chauves souris. Pendant ce temps, les tableaux horrifiés poussaient exclamations sur exclamations.

    -"Cessez-donc petits délinquants!" s'indignait une grosse dame coiffée d'un chapeau à plume.

    -"Le couloir! Ils détruisent le couloir!" disait un homme au chapeau haut de forme, se précipitant dans le tableau d'une jeune demoiselle qui s'évanouissait d'effroi.

    Des "Il n'y a rien que le dialogue ne puisse régler!" ou encore des "ils vont s'entretuer!" surgissaient, ça et là, des sujets peints sur les murs. Cela déconcentrait Ginny. Elle serra les dents, se retenant de leur dire de la fermer, voyant avec aigreur Aaron lancer à son tour des chauves-furies. Malin. Les bêtes commençaient à s'entretuer, tandis que quelques unes se dirigeaient vers Aaron qui les trancha en deux d'un Diffindo bien lancé. Cependant, ses précieuses chauve furies lui avaient déjà bien griffé les épaules, et ils semblait hors de lui. Elle sourit. Parfait. Malheureusement, les autres se livrant bataille lui bloquèrent la vue. Elle dut faire un pas sur le côté pour voir ce que faisait Aaron. Hors, il se rapprochait. Zut. Il avait su tirer la situation à son avantage. Pire, il fonçait vers elle.

    -"Tu as essayé de me tuer Weasley!" s'exclama-t-il, apparemment furieux.

    -"Je ne pensais pas que tu étais suffisamment bête pour ne pas esquiver!" répliqua-t-elle.

    Erreur. Grosse erreur. Elle n'avait pas vu le sort venir. Et la voici recouverte de savon, qui se propageait sur elle. Savon, mousseux, gelé, et qui lui arracha une grimace de douleur quand il se propagea sur son entaille. Avec cela, il cherchait clairement à l'humilier. Mais le plus urgent était de regagner de la distance. Mais il fallait aussi arrêter ce savon qui lui montait petit à petit sur elle, glaçant, mousseux, et qui pouvait être aveuglant. S'il lui atteignait le visage, elle était fichue, il gagnerait. Elle recula maladroitement, en mouvement, elle ne serait pas une cible facile. Cependant, ses chaussures trempées, le sol mousseux, et sa déconcentration momentanée ne faisaient pas bon ménage, aussi, elle glissa et tomba brutalement sur le sol, à plat sur le dos. Le choc fut lourd, lui coupa le souffle une fraction de seconde. Elle vit au dessus de sa tête passer un éclair rouge. Sa chute lui avait au moins permis d'éviter un stupéfix informulé. Elle tenta de se relever, mais la mousse se propageait. Elle pointa sa baguette sur elle même. Elle eut une idée. Le mal par le mal. Le nettoyage par le nettoyage. Elle connaissait en effet un autre sort, qui, lui, ne nécessité par de savon. L'avantage d'être la digne fille de Molly Weasley, c'était que votre mère vous apprenait de bon sorts de nettoyage.

    -"Tergeo! " lança-t-elle.

    Tandis qu'elle se relevait péniblement en position assise, encore un peu sonnée -d'où le fait qu'elle ne tenta pas le sortilège informulé-, une brise chaude et agréable s'échappa de sa baguette et la sécha, faisant partir la mousse du Récurvite par la même occasion. Elle se sentait mieux, au sec. Cependant, cette manœuvre avait permit à Kingfell de s'approcher dangereusement. Trop dangereusement. Sa chute lui donna une idée. A son tour de viser le sol. Elle eut un sourire amusé, tandis qu'elle se baissait pour pointer sa baguette à même les dalles de pierre froide.

    -"Glisseo" murmura-t-elle, espérant que Kingfell n'entendrait pas.

    Petit à petit, le sol se fit lisse, très lisse, trop lisse, à partir du point où se trouvait Ginny, s'étendant peu à peu à la longueur du couloir. Il voulait la déstabiliser, ils seraient à présent à armes égales. Elle se releva alors rapidement, tandis que Kingfell approchait de sa hauteur, toute baguette dehors. Ginny serrait la sienne, observant son ennemi, espérant qu'il ne s'était rendu compte de rien, tandis qu'il détruisait les dernières chauves furies. Elle devait à présent le provoquer pour qu'il approche.

    -"Tu m'as l'air bien énervé, Kingfell. Je t'ai quand même pas vexé avec tes non histoires d'amour? T'inquiète pas, je suis sûre qu'il existe quelque part une fille masochiste et qui accepte les Gallions, rien que pour toi." dit-elle d'un air arrogant.



[désolée c'est pas hyper long mais j'espère que ça va quand même t'inspirer ^^]
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