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Celle qui murmurait à l'oreille du sombral.

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Lun 29 Aoû - 14:57
        « Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille.
        Tu réclaimais le Soir ; il descend ; le voici :
        Une atmosphère obsucre enveloppe la ville,
        Aux un portant la paix, aux autres le souci. »

              Recueillement
              Charles Baudelaires || Les Fleurs du Mal.


    Jesse-Rose courrait éperdument dans les couloirs de Poudlard. Elle semblait être seule, il n'y avait plus aucun élève. Sa baguette à la main, elle lançait des sorts derrière elle à tout va pour échapper à ses poursuivants. Elle était seule - pour changer, face à des mangemorts. La raison de leur visite ? Avoir la fille Greenwood à leur côté coûte que coûte ! Son père avait apparemment donné le feu vert pour utiliser tous les moyens possibles et imaginables pour convaincre sa fille par la force étant donné que la douceur ne marchait pas. Ils l'appelaient de leur voix macabres en riant sadiquement : apparemment ils prenaient un malin plaisir à poursuivre la sorcière. Les mangemorts rattrapèrent cette dernière qui était dans un cul de sac. Ils se mirent en arc de cercle pour qu'elle ne puisse pas s'échapper et l'un d'eux utilisa le sortilège Doloris. Jesse-Rose tomba de douleur, la douleur était insupportable ! Intenable ! Elle allait devenir folle ! Son père riait, sa mère pleurait, mais surtout elle voyait qu'Aleksei ne faisait rien.

    Jesse-Rose se réveilla, son coeur lui faisait mal ainsi que tous ses muscles comme si elle avait vraiment été torturée. Jessie ne supportait plus cette pression sur ses épaules malgré l'absence des lettres. Elle aspirait à avoir une vie calme, sans soucis, sans confrontation, sans choix difficile impliquant la vie et la mort. Oui elle voulait que tout ceci ce calme. Dans la chambre seulement trois filles sur cinq - dont Jesssie - étaient couchées et dormaient. Cela ne rassura pas du tout la blondinette qui était en sueur et tremblait d'effroi. La moindre ombre de sa chambre devenait un danger potentiel comme dans son rêve. Pourtant, le sort n'était pas levée : cela se serait sût immédiatement. Personne ne pouvait rentrer, mais après tout : qui pouvait en être certain. La paranoïa s'empara de Jessie qui se déshabilla pour mettre un jean et un simple t-shirt ainsi que ses docs. La baguette dans sa main elle sortit de la chambre sans un bruit. Dans la salle il y avait des élèves, ils jouaient aux cartes. Discrètement elle essaya de passer derrière eux, mais ce fut un échec :

      "Hey Jessie ! Viens jouer avec nous ! Jessie ? Qu'est-ce qu'il y a ?"


    Elle leur faisait face, le visage blanc et terrifié. La sorcière essaya de parler mais rien ne put sortir de sa bouche : elle ne pouvait, devait rien dire. Sans un mot elle sortie malgré les appels de ses camarades. Elle fila dans les couloirs même si elle savait que cela était "interdit". Tous les jours des élèves étaient retrouvés immobiles, bloqué par le sort Stupéfix, car ils n'avaient sûrement pas dû respecter les règles. La patrouille d'Aaron était stricte, peut-être un peu trop, mais Jesse avait vu pire à Durmstrang, car là-bas tout ce réglait par duel. Naturellement les duels n'étaient pas forcément surveiller et l'infirmerie était habituée à voir arriver des élèves blessés voir inconscient. Jesse-Rose avait changé depuis son arrivée à Poudlard, bien qu'elle soit une brillante duelliste, elle estimait que Poudlard n'avait pas à être aussi strict que Durmstrang. Elle n'avait pas encore rejoint la patrouille d'Aaron ne sachant pas si cela allait être bénéfique ou pas. Et puis la sorcière avait d'autre chat à fouetter comme par exemple se poser les bonnes questions sur son avenir ou bien comment échapper à des mangemorts si elle venait à refuser la proposition du Lord ? Allait-elle être poursuivit par des mangemorts comme dans son rêve ? Se faire torturer aux yeux de tous sans que personne ne bouge le petit doigt ? Et si ses amis venaient à être mêlés à tout cela : comment ferait-elle ? Elle déambulait ainsi dans les couloirs de Poudlard à la recherche de réponse, d'un moyen d'échapper à tout ceci, mais aucun dessein positif ne s'offrait à elle. Quand elle n'allait pas bien elle allait toujours prendre un bain ou une douche. La salle des préfets était le parfait endroit. Vu l'heure avancée de la nuit elle allait être seule. C'est d'un pas silencieux qu'elle se dirigea le quatrième étage.
    Elle profita d'un petit recoin pour prendre sa forme animagus et ainsi courir furtivement vers sa destination finale. Elle croisa dans les couloirs la patrouille qui entendirent les petites griffes sur le sol, mais continua sa course. Ne pouvant pas passer sous la porte, l'obscurité la protégeait des regards, elle se transforma en humaine. Jesse ouvrit la porte et constata qu'elle était vraiment toute seule pour le coup. Malgré les temps qui courent, personnes à part les préfets rentraient dans la salle de bain. Jesse-Rose aimait cet endroit, le calme, le silence... Quel doux plaisir de ne rien entendre, de pouvoir se concentrer sur autre chose que sur les bruits extérieurs. Son cauchemar étant encore frais, Jesse-Rose était toujours effrayée alors elle lança le sortilège de détection pour savoir si elle était seule.

      "Hominum Revelio."


    Elle calma ses pulsions de paranoïa et s'avança dans la pièce. Un coup de baguette magique et toutes les lumières s'allumèrent. Malgré toutes les précautions qu'elle avait prises elle ne pouvait s'empêcher de longer les murs. D'un coup de baguette elle alluma les lumières et fit couler l'eau dans l'immense baignoire. En attendant qu'elle se remplisse, Jesse se regarda dans le miroir : elle faisait peur à voir avec son visage pâle et ses cernes. Elle ressemblait à un Panda. Quand la baignoire fut pleine, elle enleva ses docs et rentra habillé. L'eau lui fit un bien fou. Allongée, la tête entre ses mains elle essayait de se remettre de ses émotions mais avant tout de se réveiller. De sortir de ce cauchemar, car elle savait qu'elle était dans la réalité et pourtant ce qu'elle ressentait dans son rêve était encore présent. Jesse-Rose mit sa tête sous l'eau, c'était tellement agréable, cela l'apaisait. Elle remonta à la surface lorsqu'elle n'eut plus d'oxygène.
    Lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir elle se raidie et dégaina immédiatement sa baguette en se levant : prête à lancer un sort sans hésiter. Elle passa en revue dans sa tête tous les sorts d'attaque qu'elle connaissait et en choisi un. Quand elle vit l'ombre de la personne elle se leva et se mit en position de duel. Elle était dans une sorte d'état second : effrayé par son rêve. Qu'elle était toujours en danger de mort. Lorsqu'elle vit que c'était Aaron elle baissa sa baguette. Elle avait peur, elle était terrorisée. Cela ne ressemblait pas du tout à Jesse-Rose qui avait l'habitude de montrer une image forte.

      "Tu aurais put frapper, j'ai eu peur..."


    Debout dans la baignoire, trempée, dégoulinante, elle était ridicule et se mit à rire, c'était un rire nerveux certes mais c'était un rie,.


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Mer 31 Aoû - 12:03
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Le souffle court, les muscles crispés, le visage en sueur et la vision trouble, Aaron se relevait péniblement. Il prenait aussi son temps, car l'herbe froide qui lui chatouillait son torse nu rafraichissait également son corps éprouvé. Néanmoins, il fut contraint d'accélérer le mouvement lorsqu'il entendit des bruits de pas précipités se diriger vers lui. Il n'avait pas besoin de jeter un coup d'œil dans cette direction pour savoir de qui il s'agissait. Le Serpentard se retourna suffisamment vivement pour éviter le poing sombre et flou qui venait de s'abattre à quelques centimètres de sa tête. Il n'eut cependant pas le temps d'esquiver un coup de pied qui lui fut asséné en plein estomac, lui bloquant momentanément la respiration et le faisant dangereusement chanceler. S'il restait sur place, il n'aurait aucune chance de s'en sortir, il prit donc la décision de reculer prestement, afin de s'octroyer une marge de manœuvre un peu plus grande. Le préfet-en-chef vit alors son adversaire foncer directement contre lui, le buste penché certainement pour le plaquer plus aisément. Le jeune homme épuisé choisit alors de se laisser à nouveau tomber, cette fois-ci dos au sol. Il se hissa ensuite tant qu'il put à la force de ses bras, en joignant ses jambes tendues de façon à ce qu'elles heurtent l'entrejambe de l'autre garçon, celui-ci chutant à son tour en poussant un bref cri de douleur qu'il étouffa assez vite.

Cette ultime action mit un terme brutal à l'affrontement que se livraient les deux amis, chacun n'étant plus en état de poursuivre le combat. Gayan Linch resta figé quelques secondes en affichant une grimace torturée, tandis que son camarade tentait tant bien que mal de ramener sa respiration à la normale. Ils avaient décidé de suivre un entraînement physique régulier, afin de rester au meilleur de leur forme. Ils s'étaient mis d'accord pour œuvrer de nuit, dans le parc, afin de profiter de l'air plus frais, et de limiter les risques de se retrouver dérangés. Cette idée provenait du sorcier d'origine indienne, qui bien qu'il ne se soit jamais exercé au Quidditch, était à sa façon bien plus sportif que son comparse. En effet, il se trouvait être un véritable adepte de la musculation. Si Aaron s'entretenait dans le soucis d'avoir une bonne hygiène de vie, Gayan quant à lui, poussait le niveau plus haut, tout autant pour augmenter sa force que par goût de l'esthétique. Après avoir insisté durant de longues semaines, il parvint finalement à convaincre son préfet-en-chef de coéquipier de s'essayer à une expérience plus intense que ce qu'il connaissait jusqu'à présent.

Tout cela était peut-être même un peu trop directement intense au goût de l'héritier au sang-mêlé. Son ami ne m'avait pas ménagé, et il s'était tout de suite donné à fond. Certes, c'était ce que Aaron attendait, mais pour le coup, la réalité avait presque dépassé ses attentes. Il n'avait pas été prévenu, qu'après plusieurs séries de pompes, de flexions, d'abdominaux et d'autres exercices du genre, il devrait se mesurer à celui qui se comportait comme son entraîneur. Le meneur de ce qui était désormais reconnu comme la "Brigade Kingfell" avait encore du mal à apaiser sa tension, et son corps entier le faisait souffrir, mais il devait reconnaître qu'il y avait quelque chose d'euphorisant dans cette sensation douloureuse. Il l'avait déjà ressentie, mais jamais à ce point là, sauf peut-être après une victoire au Quidditch lorsqu'il s'était donné à fond au cour du match.

Il n'eut toutefois pas le temps de savourer cette allégresse, car il reçut un violent coup de coude en plein ventre qui réduit à néant tous ses efforts pour arriver à respirer de nouveau correctement. Visiblement, son partenaire n'avait pas apprécié son dernier geste. Il se tenait devant lui, assis en tailleur, mécontent, en fixant Aaron d'un regard courroucé et réprobateur.

- T'es pas bien toi ! On s'entraînait pour améliorer nos capacités physiques, pas pour que tu détruises les autres capacités dont la nature m'a gratifié !

Le préfet-en-chef aurait bien eu envie de répliquer qu'après tout, ils simulaient un combat, et que lors d'un vrai affrontement, il ne se gênerait pas pour cibler te frapper là où s'est le plus efficace. Malheureusement, il était pour l'instant incapable d'articuler quoi que ce soit, et le seul son qu'il put produire était un sifflement plus aigu et légèrement plus long que les précédents. Après avoir passé de longues minutes à se remettre de leurs émotions, le duo estima enfin que la séance avait été bonne, et qu'ils remettraient cela un peu plus tard dans la semaine, un autre soir durant lequel ils ne seraient pas de patrouille. Ils décidèrent alors de rentrer se doucher. Ils firent un détour par leur salle commune, afin de se munir de vêtements propres. Il s'empara alors de sous vêtements, d'une chemise de soie noire et d'un pantalon de lin blanc crème. Il prit également sa baguette, au cas où ils feraient une mauvaise rencontre dans les couloirs. En remontant, Gayan constata que son ami avait vraiment du mal à se rétablir, et il commença à s'inquiéter. En tant qu'intime d'Aaron, il savait que ce que ce dernier considérait comme une hygiène de vie exemplaire était un comportement aux tendances autodestructrices. Lui et David veillaient à ce qu'il n'en fasse pas trop, mais ils ne pouvaient pas l'encadrer constamment.

- Tu ne pourras pas tenir à ce rythme si tu ne te nourris pas davantage
, dit-il soudainement à son proche exténué.

Aaron, qui ne s'attendait guère à une telle déclaration, s'arrêta net, alors qu'ils se trouvaient à présent sur les escaliers menant au premier étage. Il reprit ensuite sa montée, sans adresser ni regard, ni mot à celui qui avait visé au moins aussi juste que lui précédemment, mais cela, il ne l'avouerait certainement pas. Gayan avait du comprendre qu'il ne servirait à rien d'insister sur ce sujet à l'heure actuelle, car il ne dit plus rien jusqu'à ce qu'ils atteignent le quatrième étage. Le bienfaiteur controversé resserra sa poigne sur ses vêtements. Même ceux qu'il appréciait le plus ne parvenaient pas à le comprendre complètement. Il devait se livrer corps et âme à ce qu'il entreprenait, c'était la clé de la réussite. Lorsqu'il se mettait à l'épreuve, il le faisait entièrement, son corps ne devait pas être épargné. Mais il n'avait aucune envie de converser sur ce sujet. Pour l'instant, il voulait juste se nettoyer, et s'immerger dans un bain afin d'engourdir ses muscles qui le faisaient toujours terriblement souffrir. Il allait donc se rendre dans la salle de bain réservée aux préfets.

Presque arrivés à destination, ils croisèrent ceux qui étaient de surveillance ce soir là, et leur adressèrent un signe de tête amical. Ils se séparèrent ensuite pour se rendre dans leurs salles de bain respectives. Gayan n'avait demandé qu'une fois à Aaron de le laisser aller dans les locaux des préfets, il avait alors compris qu'il ne le lui permettrait jamais. En revanche, David Smith prenait un malin plaisir à réitérer sans arrêt cette demande, tout en sachant bien que la réponse sera toujours négative.

Incapable de suivre le fil de ses propres pensées, l'esprit quasiment éteint, le jeune homme ouvrit machinalement la porte de la pièce, sans prêter attention à la lumière qui s'échappait par le dessous. Ce qu'il vit alors le tira de sa torpeur, bien qu'il mit quelques longues secondes à concevoir que la scène qui se déroulait devant ses yeux était réelle. Jesse-Rose Greenwood, préfète de sa maison et de son année, batteuse de son équipe, séductrice confirmée, se tenait debout dans la baignoire le menaçant de sa baguette, encore habillée et donc les vêtements trempés, ce qui rendait son t-shirt d'ailleurs presque transparent. Elle avait l'air fatiguée et effrayée, avant qu'elle ne prenne conscience du ridicule de la situation, et qu'elle ne se mette à rire, bien qu'il eut une intonation assez désespérée.

Aaron ne sut pas comment réagir, il appréciait la Serpentard, mais une rencontre dans ces conditions était inédite, il ne l'avait jamais vue si vulnérable. Elle semblait toujours prête à répondre tout ce qui pouvait lui tomber dessus, comme elle le faisait avec les rumeurs qui courraient sur sa famille, et sur sa propre personne. Il ne s'était jamais prononcé à ce sujet, lui-même n'avait aucune envie que l'on évoque le rang de sa mère, ni ce qu'elle lui demandait de choisir. Heureusement pour lui, personne n'était encore au courant de ces histoires.

Au bout d'environ une minute, il finit d'évaluer la scène. Il ne se trouvait pas non plus en posture très avantageuse, torse nu, ne portant qu'un jean bleu marine et une paire de tennis, ruisselant de sueur. Il aurait préféré se présenter devant elle impeccablement soigné, mais après tout, elle ne devait pas être plus fière que lui.


- J'ai vu cela...
finit-il par lui répondre doucement, une fois qu'elle eut fini de rire. Qu'est-ce qui ne va pas ? Se hasarda-t-il à demander.

Évidemment qu'elle n'allait pas bien, c'était totalement flagrant, elle semblait à la fois terrifiée et déboussolée, comme dépassée par les évènements. Le jeune homme prit enfin conscience qu'il avait laissé la porte ouverte derrière lui, et se hâta de la refermer, afin qu'ils soient tranquilles. Il déposa ses habits propres sur un tabouret, puis saisit sa baguette pour s'assurer qu'ils ne seraient pas dérangés. Bien qu'il ait déjà pu juger de l'utilité de Gossip Feather, et qu'il comptait en outre se servir de ce journal très prochainement, il n'avait aucune envie d'y lire le détail de cette rencontre le lendemain.

- Collaporta, prononça-t-il en visant la serrure de la porte.

Elle pourrait toujours être ouverte par le sortilège inverse, mais il ne pensait pas que quelqu'un est assez envie de s'y introduire pour aller jusque là. Cela leur accorderait aussi davantage de temps pour se préparer à riposter si c'était un gêneur. Aaron se retourna ensuite vers sa camarade. Il semblait avoir retrouvé un peu ses esprits, et tenta de l'égayer un peu.


- Cette précaution, c'est pour t'éviter un infarctus, dit-il avec un sourire.

Tout d'un coup, le préfet-en-chef se rendit compte qu'il venait de s'enfermer délibérément avec Jesse-Rose dans une salle de bain alors qu'elle n'allait apparemment pas bien du tout. Il se sentit alors très embarrassé. Il avait décidément toujours le cerveau assez embrumé.

- Mais tu veux certainement que je sorte ?
Ajouta-t-il naturellement comme s'il ne venait pas de commettre un effroyable impair.

Il observait la jeune femme avec un air curieux, de haut en bas et inversement, s'attardant sur sa chevelure blonde qui commençait à boucler. Il se demandait bien ce qui pouvait la mettre dans un tel état.
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Mer 31 Aoû - 20:06
    Jessie était perdue dans un océan de penser, essayant de se rattacher à la réalité comme une bouée de survie. La peur que ce rêve devienne réalité la terrorisait au plus haut point : mourir est quelque chose de terrifiant non ? Si certaine personne n'avait pas peur de passer l'arme à Gauche, Jessie tenait maintenant beaucoup trop à la vie pour mourir. Elle ne pouvait pas abandonner ses amis, elle devait rester en vie même si cela voulait dire changer de camp et devenir un mangemort... Bizarrement il y avait certaine zone de son passé qui était flou, des épisodes manquaient à l'appel. Parfois elle se rappelait de quelque chose mais n'arrivait pas à dire quand elle avait vu ça.
    C'est Aaron qui la sortie de ses pensées, elle venait de faire de l'apnée et s'était tout de suite mise en position de combat comme si cela était instinctif. Oui elle avait appris à se méfier de tout et de n'importe quoi même si cela devenait ridicule à la fin. Aaron n'avait jamais rien dit sur les rumeurs qui courraient sur elle, Jesse-Rose ne savait pas si elle pouvait avoir confiance en lui, mais elle était soulagée de voir quelqu'un. Un ami ? Peut-être pas pour l'instant, mais elle savait que c'était un duelliste hors-pair : cela rassurait la Serpentard. Jessie s'arrêta de rire et le regarda de haut en bas et eut une impression de déjà vu, elle ne répondit pas à sa première question et le laissa faire le sortilège pour fermer la porte : cela allégea le coeur de Jesse-Rose :

      « Monsieur est trop aimable. »

    Elle tenta en vain de faire un petit sourire, lorsqu'il proposa de sortir : Jesse-Rose tendit son bras comme pour lui dire de rester. Son cerveau avait délibérément déjà vu cette scène. Tout d'un coup Jesse-Rose pris sa tête dans ses mains, cette dernière bourdonnait et lui faisait horriblement mal. Serrant les dents pour ne pas crier, elle dut s'asseoir dans l'immense baignoire :

      « Mon père m'a fait subir le sortilège Doloris alors que j'avais pris la défense d'un moldu qui nous servait. »

    C'était sortie tout seul, la scène lui revient parfaitement en tête comme s'il avait toujours été présent :

      « Je l'avais oublié... Il m'a trompé en m'ensorcelant... »

    C'était Frédérick qui était à la place d'Aaron, il était lui aussi mouillé tout du moins autant que Jessie, car il pleuvait dehors. Le bourdonnement s'arrêta permettant à Jesse de rouvrir ses yeux et de les poser sur le Serpentard :

      « Je suis morte de peur à l'idée de mourir de la main de mon père. »

    Et voilà c'était dit, elle n'avait pas put empêcher les mots de sortir, elle n'en pouvait plus de garder ce secret que pour elle. La mort de sa cousine avait changé totalement la donne : elle savait que dès que le sort serait levé son père allait lui tombée dessus. Greenwood ne savait pas si Kingfell était digne de confiance, mais cela lui importait peu : il fallait qu'elle parle au risque de devenir folle à lier. Peut-être qu'Aaron ne la comprendrait pas : elle ne demandait pas à être comprise.
    Elle baissa son regard :

      « Je suis pitoyable hein ? Je ne me reconnais plus... Je ne suis plus la même... Je suis faible... Je t'en prie ne me juge pas...»

    Jesse-Rose ne put s'empêcher de pleurer, les larmes venaient s'inviter d'elle-même à la fête.


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Sam 3 Sep - 11:03
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Il était certain que beaucoup de garçons auraient envié la place actuelle d'Aaron. La jeune blonde, en plus d'avoir un physique avantageux, savait également comment rendre la gente masculine sensible à ses charmes. Ils étaient donc nombreux, ceux qui espéraient, ou désespéraient, de se retrouver en si agréable compagnie dans un cadre aussi intime. Il en connaissait d'ailleurs, de sa maison, qui n'auraient certainement pas hésité à profiter de la vulnérabilité de la préfète pour parvenir à leur fin. Non pas forcément en la brusquant, mais face à une personne dans un tel état, il devient facile de se présenter, sincèrement ou non, comme un être de confiance, sur lequel l'autre peut se reposer. Dans une telle situation de détresse, il est probable que l'on ne demande qu'à se raccrocher à quelque chose, à quelqu'un, au premier que l'on voit. Ainsi, le sauveur apparent n'a qu'à tendre un filet insidieux pour que le démuni ne s'y précipite avec avidité, ne voyant là que des cordes de secours au lieu d'une véritable toile d'araignée. Parmi ces mâles, les pires, selon l'opinion du préfet-en-chef, ne sont autres que les hypocrites qui tentent de se persuader qu'ils agissent uniquement pour réconforter la fille en question, et non pour satisfaire leurs besoins primaires. La vie n'est qu'une suite d'opportunités qu'il faut savoir saisir, à partir de là il n'apparait pas honteux de se servir des bonnes circonstances pour obtenir l'objet de nos désirs, du moment que cela ne fait pas de nous un criminel.

En songeant à cela, le Serpentard se demanda donc si le fait qu'il se soit inconsciemment enfermé avec Jesse dans cette salle de bain ne révélait pas une certaine envie de percer en profondeur ses secrets, et de retirer le voile qui dissimulait ce qu'elle était, bien que celui-ci soit déjà tellement trempé qu'il était facile d'y voir à travers. Oui, il s'agit là des termes exacts qui sont venus en tête d'Aaron. Seulement, il finit par croire que les problèmes de sa camarade n'étaient pas uniquement de nature psychologique, ou alors à un tel point que sa santé pouvait être mise en danger. En effet, celle-ci se tint soudainement le crâne, comme si elle était prise d'horribles migraines. C'était bien la première fois qu'il la voyait ainsi, en fait, c'était la première fois qu'il voyait quiconque dans un tel état. Ce qu'il se dit tout d'abord, c'est qu'elle avait probablement un grave souci psychologique, ou alors qu'elle avait reçu un sortilège de confusion il y a peu. Ensuite, il estima qu'elle était peut-être simplement malade. En tous cas, c'était assez étrange dans l'observer comme cela, elle qui donnait constamment une impression d'assurance. Mais il repensa alors au caractère de séductrice de la beauté blonde, et établit l'hypothèse que c'était éventuellement une tentative de manipulation. Après tout, elle était douée pour jouer avec les garçons. Cependant, ce n'était pas elle qui était venue le trouver en se présentant comme cela, c'était lui qui l'avait surprise ainsi. Le risque était donc moindre, bien que potentiel.

En outre, il s'interrogea sur la raison qui pourrait la pousser à commettre un tel acte. Mais ses réflexions furent rapidement stoppées par la déclaration percutante qu'elle lui fit. Il avait eut l'impression de se retrouver lui-même stupefixé par une dizaine de sortilèges simultanément. Il avait beau savoir ce que c'était que d'avoir un père qui vous fait du mal, physiquement, il ne s'attendait pas une telle extrémité. Utiliser ce sortilège impardonnable devait laisser de graves séquelles à l'enfant qui le subit, certainement plus dramatiques que celles de l'Imperium. Toutefois, cela devait être assez efficace pour faire en sorte que le torturé se comporte convenablement. Si cela était vrai, Aaron se doutait que Jesse n'avait plus jamais du revenir en aide à un moldu après coup. Si cela était vrai, car un tel fait reste exceptionnel, bien que possible. Or, le Serpentard était méfiant, car si cela était vrai, il ne comprenait pas pourquoi elle divulguait de telles informations sur son passé maintenant, elle qui n'en avait jamais rien laissé transparaître auparavant.

La réponse lui fut donnée en suivant par son interlocutrice, bien que cette dernière semblait tout autant parler pour lui que pour elle-même, presque comme si elle était possédée ou hantée par ses souvenirs. Il y avait peu de maléfices capables de faire oublier une telle souffrance à un être doté de conscience, à sa connaissance, seul celui d'amnésie pouvait accomplir cette tâche. Mais apparemment, même cela n'était pas assez puissant pour contrôler la souffrance du Dolores. Elle finirait immanquablement par remonter, ce n'était qu'une question de temps. A ce moment là, le serviteur plus ou moins docile serait confronté à un choix, mais cette décision qu'il aurait à prendre, n'était pas celle de vivre ou mourir. Aujourd'hui, pour Aaron, la mort n'était pas un choix, mais un échec. Après l'avoir frôlée, après lui avoir échappé, il le comprenait plus que jamais. Ce que Jesse avait à décider, maintenant qu'elle se connaissait enfin, était qui elle voulait être, comment elle voulait vivre.

Pour le jeune homme, elle ne pouvait plus mentir. Il sentait presque la souffrance s'évader à travers les pores de sa peau. Il savait ce que cela faisait de se rappeler brutalement d'une douleur passée. Les sévices que son propre père lui avaient fait subir, il n'aurait pas pu se les remémorer par lui-même, cela s'était déroulé trop précocement pour qu'il le puisse. Il avait appris la vérité par la bouche de sa mère, et il avait au moins autant souffert à cet instant que lorsqu'il n'était qu'un nourrisson. La véritable erreur n'était pas d'avoir torturé son enfant, mais de lui avoir imposé de l'oublier, d'avoir enfoui tout cela au plus profond de son esprit, créant ainsi une profonde rancune en son cœur, un sentiment qu'il ne pourra ni quitter, ni expliquer.

Aaron la laissa parler, elle avait besoin de s'exprimer, de partager ce nouveau poids qu'elle venait de découvrir. Il comprit aisément quel genre d'homme devait être son père, celui qui s'entendrait plutôt bien avec sa mère. Peu de sorciers devaient menacer ainsi leurs enfants, les rumeurs sur la famille étaient donc vraies, bien qu'apparemment leur fille n'ait pas encore grand chose d'une mangemorte. Une fois qu'il eut fini d'entendre ses interrogations, il déposa sa baguette avec ses vêtements et s'approcha de la baignoire. Jesse, complètement bouleversée, commençait à pleurer. D'après ses derniers mots, elle doutait à présent fortement d'elle-même, et elle semblait attendre une réaction de sa part. Elle lui demandait tout d'abord un avis sur son comportement et en suivant de ne pas la juger... Il n'avait jamais eu à réconforter quelqu'un en proie à une telle détresse jusqu'à présent, mais il ne comptait pas la réconforter, pas directement en tous cas. Comme il ne serait sans doute malvenu qu'il s'installe dans la baignoire, il choisit de s'assoir dur le rebord de celle-ci. Le jeune homme croisa ses doigts, sembla réfléchir quelques instant à ce qu'il allait dire, puis posa ses yeux verts pâles sur ceux embués de sa camarade.

- Tu as raison
, déclara-t-il brutalement, tu es faible, présentement, tu ne le resteras pas. Pitoyable... dans ton état tu déclencherais en effet certainement la pitié d'un bon nombre de personnes. Ce n'est pas mon cas.

Il prit un temps de pause, détourna son regard, et balaya la pièce des yeux avant de continuer.

- Il semblerait donc qu'une partie des rumeurs qui circulent au sujet de ta famille soient fondées. Mais l'on ne peut pas blâmer ton père pour cela, il veille aux intérêts des Greenwood, ta famille s'en sortirait à merveille sous le régime du Seigneur des Ténèbres.


Aaron avait prononcé cela calmement, comme une simple constatation, mais à présent, son visage était crispé par le ressentiment. Il se retourna alors vers Jesse.


- En revanche, te faire oublier ce qu'il t'a fait subir était une erreur majeure. C'est normal que tu ne te reconnaisses pas, il t'a privée d'un élément capital de ton existence et de ta personnalité. La douleur change quelqu'un, elle participe activement à l'évolution d'une personne. Celle causée par le sortilège de Dolores est comparable à aucune autre. En te la masquant, il a masqué qui tu étais, à tes propres yeux. Aujourd'hui, tu dois revivre tout cela une seconde fois. Tu dois te sentir aussi fragile et vulnérable que la première fois.

Il la fixa quelques instants, puis lui sourit.


- Tu es belle, riche, tu as un nom qui impose le respect, voire la crainte, chez les autres. Tu arrives à te mettre presque qui tu veux dans la poche, tu es d'ailleurs sur le point de réussir avec moi
, dit-il avec un léger ricanement. C'est le problème de nos anciennes familles... on a plus que les autres, mais paradoxalement moins de choix. Notre chemin est magnifique, mais il est déconseillé d'en chercher un autre.

Aaron se mit alors à la hauteur des yeux de Jesse.

- C'est normal d'avoir peur de mourir, le contraire serait idiot. C'est cette peur qui te maintiendra en vie. Je ne sais pas si cela peut t'aider à te calmer, mais mon avenir est aussi restreint que le tien.

Il avait hésité avant de parler de lui, mais il s'y sentait presque obligé. Elle avait besoin d'être guidée et aidée, et était la première élève qu'il rencontrait qui pouvait véritablement comprendre la façon dont il agissait, et dont il devrait peut-être agir plus tard.

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Dim 4 Sep - 2:20
    Non ce n'était pas la vraie Jesse-Rose qui était assise dans la baignoire, ses défenses baisser, son coeur ouvert. Se confier ? Jamais elle ne l'avait fait aussi facilement et jamais elle pensait être aussi direct. Elle ne connaissait pas Aaron, elle n'entendait que les rumeurs, mais surtout ce que Ginny et Kaysa lui ont racontés. Aaron avait toujours été courtois avec elle, ils ne se sont jamais vraiment parlé et pourtant en tant que préfète les occasions ne manquaient pas. La sorcière à prit la défense d'Aaron à de nombreuses reprises, sa notoriété faisait qu'on l'écoutait et qu'on arrêtait de parler de lui en sa présence. Jesse détestait les choses qui se disaient dans le dos des gens : quand on a envie de dire quelque chose c'est en face point final ! Elle l'avait très bien fait comprendre puisque dès son arrivée elle était rentrée dans Zabini si bien qu'aujourd'hui la tension est palpable entre elle. Jessie était persuadée que son ennemie se ferait une joie de la voir dans cet état. Heureusement que c'est Aaron qui à pousser la porte.
    Ils étaient enfermés, à vrai dire elle était enfermée à l'intérieur d'elle avec ses fantômes. Voir un autre visage que ses démons étaient purificateur, salvateur pour la jeune demoiselle. Mais cela n'empêcha pas à son passé de revenir au grand galop pour enfoncer encore plus Jessie dans la terreur. Depuis l'accident elle n'avait plus parlé à aucun moldu, d'ailleurs il n'y avait plus de moldu chez elle. Seul des elfes de maisons étaient asservis. Qu'aurait-elle subit si elle en aurait libéré un ? Des questions n'arrêtaient pas de s'ajouter à la liste qui commençait à être trop longue pour Jessie. Elle en venait même à oublier la présence du préfet en Chef. Seul le bruit de quelques gouttes raisonnaient dans la pièce, tous les deux gardaient le silence : chacun dans ses pensées.
    Jesse ne savait même pas comment elle pourrait regarder son père à nouveau dans les yeux, lui faire face, le respecter en tant que père, model ? Elle qui le plaçait sur un piédestal : elle n'avait plus de repère adulte... Sa mère ? Peut-être mais jamais elle ne se rebellerait contre son mari, car du coup cela serait son père qui la tuerait sans hésiter. La sorcière leva la tête vers Aaron qui était maintenant assis sur le bord de la baignoire. Plongé dans le regard émeraude du Serpentard, elle revenit ainsi à la réalité et les paroles d'Aaron furent comme un coup de jus réveillant en elle LA Jessie que tout le monde connaissait. Il marquait des points, il disait la vérité, il mettait le doigt sur ce qui n'allait pas chez elle. Il ne mâchait pas ses mots contrairement aux autres qui pour elle ne sait quelle raison ne lui disait jamais les choses en face. Pourtant, elle n'était pas si intimidante que ça ? Dans l'était actuelle où elle était personne n'aurait eu peur d'elle tout du moins. La pitié : Jesse-Rose détestait ce mot, ce sentiment. Tout ce qui était lié à la pitié la dégoûtait au plus haut point ! Elle n'était pas comme ça... Non ? Peut-être finalement plus rien n'était sûr. Sans le savoir Aaron conforta Jessie : il ne la prenait pas en pitié ! Lorsqu'il aborda le noyau principal de ses problèmes : son père, Jesse se referma aussitôt comprenant qu'elle en avait trop dit.

      « Il veille d'abord à son intérêt, ma mère et moi sommes des pions. Il embobine n'importe qui. »

    C'était une vérité indéniable, tout le monde le savait dans le monde de la magie noire : la famille Greenwood n'est pas connut pour son sens de la famille et de l'accueil bien au contraire. Jesse n'avait pas bougé ses yeux qui scrutaient le visage du préfet-en-chef dans les moindres détails. C'est en étant seul avec une personne qu'on se rend compte qu'elle est unique. Jessie n'avait jamais pris la peine de le regarder aussi minutieusement - bien que cela soit fréquent quand elle rencontre quelqu'un. Lorsqu'il lui fit de nouveau face, son expression avait changé c'est à ce moment-la qu'un éclair de lucidité frappa Jesse : et s'il était dans le même cas qu'elle ?

    Elle buvait les paroles d'Aaron qui la calmèrent, elle sentait un à un ses muscles se décontracter. La peur subsistait, mais elle se sentait plus légère, plus forte en un sens, plus motivée que jamais pour se battre. De toute façon Jesse avait compris que la peur allait être une composante de son avenir, il n'en tient qu'à elle d'en faire une alliée et non une ennemie. Lorsqu'Aaron fit une petite pointe d'humour, elle rigola avec lui tout en s'essuyant le visage. Elle le laissa finir et le laissa s'approcher. Elle ne bougea pas d'un pouce continuant de fixer ses pupilles vertes :

      « Ce n'est pas mon père qui m'a ensorceler pour que j'oublie : c'est mon arrière grand-père... Il n'est pas d'accord avec mon père et il ne peut rien faire contre sa puissante magie. Je n'ai jamais vu mon père broncher ou parler quand il est présent. Il a voulu me protéger je pense... Mais plus rien n'est sûr en ce moment... »

    Elle baissa enfin son regard pour regarder ses mains :

      « Oui mais je ne devrai pas être faible. Ce n'est pas mon tempérament... Toi aussi tu connais cela apparemment... On a une belle vie certes mais à quelle prix ? Je ne sais pas si certains élèves pourraient comprendre cela... Après tout il faut le vivre pour le comprendre... »

    Jesse-Rose tentait de se calmer et cela marchait, elle alignait des mots intelligents. Pour elle ne sait quelle raison, elle ne se sentait plus ''seule''. Aaron vivait-il la même chose qu'elle ? Elle le regarda de nouveau dans les yeux en se redressant un peu :

      «Toi aussi tu es enchaîné ? »

    Aaron semblait tellement savoir de quoi il parlait que cette question était quasiment rhétorique. Ces paroles avaient décrit parfaitement ce que ressentait la demoiselle. Le fait qu'elle se plonge dans son regard était une sorte de ''garanti'', les yeux ne trompent pas.

      « Finalement nous ne sommes pas si différent que cela toi et moi... »

    Un petit sourire au coin des lèvres, valait mieux en rire qu'en pleurer non ? Bon d'accord Jesse en avait encore sous la pédale, mais elle ne voulait plus être faible aux yeux d'Aaron de peur de le décevoir ? Peut-être, elle trouvait qu'il avait une sorte d'aura autour de lui. En seulement quelques mots il avait réussi à la calmer, peu de personnes savent faire cela surtout sur Jesse.


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Ven 9 Sep - 11:20
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Les iris de Jesse étaient de véritables émeraudes, d'un vert bien plus vif et profond que les siens. S'il n'avait pas été issu de l'adultère de son père, il aurait eu les mêmes yeux, mais surtout une vie beaucoup plus simple. Malgré ses souffrances, il n'avait jamais été jaloux de sa sœur ou de son frère, ni même d'un autre sang-pur. Du moins, c'était ce qu'il s'efforçait de croire, mais de ce fait cela devenait sa vérité. Cela ne lui aurait servi à rien, il est impossible de changer ses origines. Toutefois, cette résignation ne l'avait empêché d'éprouver de terribles craintes. Sa famille lui en demandait toujours plus qu'aux autres, et il avait toujours tout fait pour les contenter, et pour dépasser leurs attentes. Cependant, il ne pouvait décider à la place du choixpeau de la maison à laquelle il allait appartenir. Toute sa famille était passée par Serpentard, mais en tant que sang mêlé, il y avait un risque qu'il n'y soit pas admis. Finalement, il s'était bel et bien retrouvé chez les héritiers de Salazar, mais ce fut pour lui autant une bénédiction qu'une malédiction. Ces épreuves lui furent malgré tout bénéfiques à long terme, car il parvint à gravir ses propres démons afin de se tenir au-dessus d'eux. Il fit de sa faiblesse une force. Mais cette dernière n'était pas encore assez puissante pour lui permettre de se libérer de ses entraves. Cela dit, il ne savait pas s'il en avait vraiment envie. L'idée de se retrouver avec un tatouage brûlant sur le bras ne l'enchantait guère, de même que celle de servir le Seigneur des Ténèbres, mais si celui-ci pouvait augmenter ses intérêts, le jeu en valait certainement la chandelle. En outre, peut-être aurait-il l'occasion de manifester sa fidélité au maître de sa mère sans pour autant devenir mangemort ? Aaron se dit qu'il devrait explorer sérieusement cette piste.

Il répondit à son interlocutrice en la dévisageant et en affichant un sourire aussi triste qu'assuré.

- Oui. De magnifiques chaînes dorées, serties de pierres précieuses.

Les yeux de la belle blonde étaient tout proches des siens, ils étaient tels deux portes ouvrant vers les souvenirs. C'était certainement pour cette raison qu'il s'y plongeait avec autant d'avidité, à moins que cela ne soit à cause de la grande beauté de Jesse, et de sa proximité dans un cadre aussi intime. Il jugea que cela devait être un mélange de ces deux idées. Il avait depuis longtemps remarqué les qualités de la jeune fille, encore davantage lors de la fête instillée par Potter, quand David lui avait montré Black en compagnie d'elle et d'Alice. Ce n'était pas pour autant qu'il avait cherché à se rapprocher d'elle, et ce en dépit de son statut de préfète. Ils n'étaient jamais allés plus loin que des échanges polis et quelques discussions sans grands intérêts. A vrai dire, il ne l'avait vue principalement que lorsqu'il souhaitait s'adresser aux préfets, ou bien quand il s'adressait à Alice et qu'elle se trouvait aux côtés de cette dernière. Les deux filles étaient plutôt en bons termes, malgré d'autres fréquentations de la malheureuse amnésique. En effet, il connaissait en partie les rapports qu'elle entretenait avec Ginny Weasley, depuis qu'elle avait défendu la Gryffondor contre une bande de ce que Serpentard pouvait fournir de mieux dans le genre abrutis. Il ne pouvait pas lui en vouloir, lui-même se serait sans doute allié à la rouquine dans de telles circonstances. Toutefois, c'était peut-être en raison de ce rapprochement qu'il n'avait pas tenté de se lier à elle plus que nécessaire.

Aaron conserva un air sérieux pour reprendre la parole.

- Je ne pense pas avoir déjà prétendu que nous soyons ostensiblement différents, sauf si tu fais référence à la nature de mon sang...

Il marqua une courte pause, dévisagea à nouveau la jeune femme, sembla hésiter un instant puis lui saisit délicatement le poignet de sa main gauche. Il détourna son regard, puis ouvrit alors la couche pour dire quelque chose, mais se ravisa. Il replongea ses yeux verts pâles dans ceux plus foncés qui ne se trouvaient qu'à quelques centimètres de lui, cette fois avec plus de gravité qu'auparavant, sans pour autant lui paraître dur.

- Je sais que tu es proche de Ginny Weasley, je ne te reproche rien. Tu dois certainement savoir que nous nous sommes déjà affrontés, elle et moi... Elle n'en restera pas là à mon égard, elle reviendra forcément à l'offensive.


Aaron craignait que Weasley tente de monter Jesse contre lui, un peu de la même façon que Potter l'avait fait avec Iris Prescott. Sauf que cette fois-ci, il avait la conviction qu'il perdrait bien plus qu'une alliée si cela se produisait. La Serpentard s'ouvrait à lui, elle se confiait à lui. Elle était seule, et il était venu lui tenir compagnie, même si ce n'était pas prévu. Mais était-ce uniquement cela ? Il se demandait ce qui ce serait produit si ce n'était pas lui, mais un autre élève qui était venu ouvrir la porte de la salle de bains des préfets. Il serait éventuellement parvenu à la calmer un peu, mais il aurait sans doute été incapable de partager autant qu'ils pouvaient le faire, en en disant si peu. Il ne pouvait qu'être d'accord avec elle, ils étaient proches, dans la fortune et l'infortune. Toutefois, il ignorait ce qu'elle pouvait lui apporter, il ne savait pas vraiment comment la considérer. Il se résolut donc à ne pas chercher à trop réfléchir. Dans certaines situations, cela desservait plus qu'autre chose, et tout lui indiquait que ce moment était une de ces situations. Il préféra se laisser porter par son instinct, et c'est ainsi qu'il se retrouva à faire glisser ses doigts du poignet de Jesse jusqu'à sa main. Il continua alors ce qu'il avait à dire.

- Or, je ne veux pas que tu te retrouves prise entre deux feus. Tu as raison, il est extrêmement difficile, surement impossible même, de parvenir à faire comprendre tout cela à quelqu'un qui n'en a pas l'expérience. C'est une chance, ou une marque du destin si l'on y croit, que nous nous retrouvons ici. Je ne veux pas passer à côté.

Aaron se tut alors, tout son corps lui faisait mal, et il ne s'était toujours pas lavé, mais ce n'était plus important, de même que les remarques de Gayan concernant son état de santé. Ses amis, ses proches, ses alliés, les imbéciles qui tentaient de s'opposer à lui, aucun d'entre eux ne pouvait saisir l'ampleur de ses motivations. Cela se situait au-delà de la sphère de la compréhension, il s'agissait de ressenti, de vécu. L'unique personne avec qui il avait une chance de partager cela se trouvait actuellement en face de lui, les yeux cernés, trempée dans une baignoire et venant de pleurer. Il se devait de répondre à ses attentes, autant pour elle que pour lui.

- Nous avons été conditionnés, et nous sommes condamnés à devenir ce que l'on attend de nous, toute autre voie nous sera fermée. Cependant, nous détenons toujours une possibilité, celle de dépasser les attentes qui ont été fixées à notre égard. Si nous n'avons pas le choix de la direction, nous avons celui de l'altitude à laquelle nous pouvons nous élever. Ainsi, en réussissant, nous dépasserons nos parents, et nous aurons la possibilité de les prendre à leur propre jeu. Ils veulent que nous soyons comme eux, nous serons bien davantage.

Ce qui était un ton grave et sérieux devint presque de l'exaltation au fur et à mesure qu'il prononçait ces paroles. Aaron voulait raviver la confiance en elle de Jesse, et lui prouver que même sur un chemin tracé au préalable, il existait toujours des possibilités de prendre en main son avenir. Mais en s'exprimant dans ces termes, il se révéla également à lui-même. Il se rendit compte qu'il avait la possibilité de doubler purement et simplement sa mère. Elle le considérait comme une arme, alors il en serait une, mais à double tranchant. C'était à elle que l'héritage de son père agonisant devait revenir, du moins, tant qu'elle était en vie. Mais le bâtard Kingfell estimait qu'il avait suffisamment patienté, il considérait qu'il avait bien mieux servi la noblesse de sa famille que cette écrivaine, et il comptait le prouver à tous, en commençant par l'intéressée.

Mais cette scène fatidique viendrait inéluctablement, consacrant la fin d'une ère, et le début d'une nouvelle. Pour l'heure, il n'en était pas là, et seul lui importait de se lier à celle avec qui il pouvait se lier comme avec personne d'autre. Ses doigts tenaient à présent ceux de Jesse, et un sourire dont on ne saurait dire s'il était confiant ou coquin était apparu sur le visage du préfet-en-chef. En effet, il n'avait nullement l'intention de passer à côté d'une telle chance.

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Ven 9 Sep - 16:37
      La plus-parts des Serpentards se devaient de faire leur preuve sans quoi ils n'étaient pas aimés, respecter par leur famille. C'est peut-être pur cela que certains se défoulent dans l'école car ils savent que chez eux ils ne contrôlent rien. La famille de Greenwood attendait beaucoup d'elle non seulement en terme de magie, mais surtout d'engagement. Elle serait une Greenwood lorsqu'elle aura la marque des ténèbres sur l'avant-bras. Fille unique son père aurait préféré un garçon, mais il était pour l'idée de l'enfant unique : l'enfant roi. Oui Jesse était une princesse enfermée dans la plus haute tour du château garder par un dragon attendant un prince charmant pour la délivrer... Bon la deuxième partie est beaucoup moins sûrs. Néanmoins, son père savait que certaines sorcières surpassaient des sorciers. Il faisait tout pour que sa fille laisse son nom dans l'histoire. Copiant le sourire d'Aaron, Jesse tenta de faire une pointe d'humour :

        « Heureusement sans quoi je ne les aurais pas acceptés tu penses bien ! »

      Jesse devait avouer qu'elle avait la belle vie, elle ne manquait de rien, avait des chevaux, une belle maison bref elle ne manquait de rien. Si cela était le prix de sa liberté peut-être que cela en valait la peine. Jesse se sentait moins stressé, moins paranoïaque, en confiance ? Peut-être, il y avait que très peu de personnes qui avaient sa confiance. Contre toute attente dans ces personnes il y avait deux Griffondors ce qui lui vaut toutes les railleries des Serpentards, mais ces derniers ne lui disent jamais du mal en face : le gourou de Jesse serait trop imprévisible et dangereux.
      Jesse avait l'impression que le temps c'était en quelque sorte arrêtée, les confidences qu'elle lui avait faites avaient créé une bulle autour d'eux. Ils s'étaient passés quelque chose en l'espace de quelques minutes, un lien : Aaron était le seul Serpentard à savoir pour sa famille, son avenir. Pourtant, jamais elle n'aurait pensé se retrouver aussi faible devant lui, aussi vulnérable, devant lui un jour. Qui aurait pu croire. Aaron pourrait peut-être un allié dans son combat ? Peut-être... C'était une idée, une lueur d'espoir qui commençait à germer en elle. Pourquoi pas ? Jesse pourrait également être un soutien pour lui. Échange de bon procédé.

        « Je ne disais pas ça méchamment Aaron, je ne suis pas à cheval sur les différents sangs. Je ne suis pas ce type de Serpent-là. Même si à Durmstrang les sangs-mêlés étaient interdits, depuis que je suis à Poudlard je me rends compte qu'il faut arrêter avec cette discrimination du sang : les sangs-mêlés égales voir surpasse les sangs purs parfois. Si j'ai dit ça c'est parce que nos caractère sont différents, mais tu es aussi emprisonné que moi. »

      Et oui Jesse faisait partie de ceux qui n'étaient pas contre le sang-mêlé, mais cette façon de pensée est assez neuve dans sa tête. Jesse continuait de regarder Aaron dans les yeux, mais elle baissa ces derniers lorsqu'elle sentie qui lui prenait son poignet. Il avait les mains froides ce qui créa un frisson sur sa peau. Lorsqu'elle releva son regard elle vit qu'il avait un air plus grave. Elle allait lui demander ce qu'il y avait, mais il la devança. Le sujet Ginny arriva sur la table. Tout le monde savait qu'Aaron s'était battu avec Ginny etque Ginny était très proche avec Jesse. La sorcière avait entendu parler et avait même vu Ginny blessée. Gin était sa protégée, Jesse-Rose la défendait férocement des autres Serpentards. D'ailleurs ils lui étaient tous tombés dessus quand elle était rentrée la dernière fois, mais ça peu de personnes le savaient. La sorcière considérait la rouquine comme une soeur et cela lui avait fait du mal de la voir comme ça. Mais n'en sachant pas plus, elle a préféré ne pas juger la situation et attendre de savoir ce qui s'était passé. Tandis qu'il parlait, elle continua de regarder son poignet tenu délicatement par la main du Préfet-en-chef. Elle vit les doigts d'Aaron remonter pour arriver jusqu'à sa main.

        « Il est vrai que je partage un vrai lien avec Ginny, pour être franc je la considère comme la soeur que je n'ai jamais eue. Tu n'es pas sans savoir non plus que je l'ai défendu contre notre maison. Ginny c'est Ginny, Jesse-Rose c'est Jesse-Rose. Même si son opinion compte énormément pour moi, je sais très bien qu'elle ne pourra jamais comprendre ma position, mes problèmes. Je sais qu'elle sera toujours là pour moi et inversement mais même avec toute la volonté du monde son avenir et le mien semblent différents. Même si je suis prise entre deux feux cela en vaudra sûrement la peine, après tout elle supporte déjà que je sois amie avec Alice. » Jesse avait fait une petite pointe d'humour, Aaron ne pouvait lui être que bénéfique. « Moi non plus je n'ai pas envie de passer à côté. Ce serait du gâchis. »

      Le silence s'installa de nouveau, le seul contact qu'ils avaient étaient leur main. Était-ce parce qu'elle avait pleuré qu'elle était aussi sensible, mais ce simple contact la perturbait. Pourtant, se tenir la main est quelque chose d'anodin, Jesse était tactile avec ses amis proches alors elle avait déjà tenu une main comme ça à des garçons. Mais là c'était différent, le cadre s'y prêtait aussi peut-être : ils étaient tous les deux enfermés, dans une bulle, à l'abri des regards, de Gossip Feather en outre loin de tout. Ils avaient tous les deux la chance de pouvoir partager avec l'autre un passé lourd et dur. C'était une réelle chance, une opportunité. Trop peu de personnes peuvent se vanter d'avoir la chance de trouver un confident qui vit les mêmes choses. Aaron brisa le silence, Jesse avait déjà pensé à tout ça. Doubler ses parents, les mangemorts berner tout le monde. En théorie ce plan était parfait, mais en réalité il était irréalisable. Lorsqu'il eut finit d'exposer son idée, la sorcière ne répondit pas tout suite et commença à jouer avec la main d'Aaron :

        « J'ai déjà pensé à ça tu sais... J'ai retourné la question dans tous les sens et je me suis aperçue que c'était impossible pour moi. Non pas que je ne peux pas dépasser mon père ou ma mère : j'ai déjà rattrapé ma mère mais... Je ne peux pas le prendre à son propre jeu. Quand le sort sera levé, mon père va me rappeler à ses côtés : je le sais. Je devrais alors choisir et si je dis oui je serai immédiatement tatoué comme une bête. Il me renverra ici et me forcera à espionner tout le monde, à faire des comptes-rendus. Il m'a déjà exposé ses plans... Mon père sait que je suis aussi fougueuse que lui, il m'a appris à manipuler, à mentir, il me connait par coeur, je suis lui en plus jeune. »

      Plus Jesse parlait, plus ses peurs revenaient. Sa voix la trahissait même si ses yeux restaient impassibles, comme si ce qu'elle disait était une évidence. Aaron semblait excité de cette idée, Jesse aussi l'avait été avant d'accepter la vérité et de se rendre compte que c'était mission impossible.

        « S'il me marque je ne pourrai plus partir. »
        C'était une évidence, tous ceux qui avaient la marque ne pouvait fuir leur destin : ils devaient servir le lord. « Toi aussi on t'en à parler ? »


      Son père lui avait expliquer tout le rituel, la douleur du tatouage, l'odeur de l'encre magique, tout était lugubre, froid, impressionnant mais surtout définitif.

        « Mon père serait capable de me faire oublier toute ma vie pour m'avoir à ces côtés, il serait prêt à prendre tous mes amis, à les torture devant moi. Ils sont capables du pire... Mais ça tu le sais... C'est pour ça que j'évite de m'attacher à trop de monde : pour les protéger. »

      Jesse posa sa tête sur les genoux du préfet-en-chef qui était en face d'elle :

        « Merci. »

      Un mot simple, sincère qui voulait tout dire. Pouvoir se confier ainsi sans mâcher ses mots étaient tellement apaisant. C'était un peu comme si une lumière s'était éclairée en elle : une lueur d'espoir. Elle resta comme cela, sans parler et caressa timidement avec son pouce la main du préfet-en-chef. C'est après qu'elle tilta qu'Aaron était venu pour se laver contrairement à Jesse. Elle releva sa tête subitement :

        « On parle, on parle, mais tu vas attraper du mal. Je vais te laisser te laver. »

      Malgré cette vérité, Jesse n'avait pas envie de se lever, elle était calme, apaisée, ses muscles étaient détendus. Pourtant elle trouva la force de se redresser, recroisa le regard vert pâle du sorcier et lui fit un sourire en coin. Finalement elle trouva la force de se lever, mais une fois debout et tandis qu'elle voulait sortir de la baignoire, elle glissa et comme elle n'avait pas lâché la main du préfet la suivit dans sa chute. Tout les deux trempés, Jesse-Rose se releva et commença à rire aux éclats éclaboussant le préfet. Contrairement à tout à l'heure elle ne se forçait pas du tout.


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Sam 8 Oct - 9:25
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Heureusement qu'il ne portait pas sur lui les vêtements qu'il envisageait de mettre après s'être nettoyé. La voilà qui l'entraînait directement avec elle dans la baignoire, la progression de leur discussion et leur petit jeu de main avait du avoir raison de ses inhibitions, parce qu'elle paraissait soudainement bien plus entreprenante. Certes, elle avait glissé, et avait surement continué d'empoigner la main d'Aaron pour avoir une prise à laquelle se maintenir durant sa chute. Mais depuis quelques temps, le préfet-en-chef était très versé dans la psychologie, et plus précisément dans la psychanalyse. Il ne l'avait jamais étudiée, et ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait s'y jeter à corps perdu, cependant, il avait effectué quelques recherches, grâce aux quelques livres de la bibliothèque qui traitaient du sujet. Ce besoin, car il s'agissait plus de cela que d'une passion, ou même d'un loisir, était apparu depuis un peu plus d'une semaine, en vérité, depuis qu'étaient survenus quelques impressions étranges dans l'esprit du Serpentard. Il n'arrivait ni à les expliquer, ni à comprendre ce qu'elles sont. Ainsi, au début, il ne prêtait guère attention à ces sensations bizarres, estimant qu'elles ne devaient être le fruit seulement d'une grosse fatigue. Après tout, il avait l'habitude de pousser son corps dans ses derniers retranchements, et durant cette période, c'était encore plus extrême qu'auparavant. Toutefois, même si son état physique était en parti responsable de cette lumineuse confusion, comme il en était venu à l'appeler, il sentait qu'il y avait autre chose derrière cela, autre chose de profondément enfoui en lui. C'était donc cette prise de conscience qui l'avait finalement poussé à entamer ces recherches, qui bien que fortement intéressantes, ne lui avaient pas offert de réponses satisfaisantes. Cela l'avait juste conforté dans son avis que cela devait provenir de son inconscient, mais il s'en doutait déjà. Il devait certainement refouler un tas de choses difficiles, compte tenu de son enfance assez particulière. Il le savait, et il avait fait avec, il s'était construit de cette façon. Ces sombres évènements devaient influer sur son comportement et sur ses rêves, mais à moins qu'il ne devienne somnambule, il ne comprenait pas pourquoi il avait ces impressions d'être ailleurs, comme si ses songes revenaient alors qu'il était éveillé. Mais l'inconscient ne pouvait pas se déverser dans le conscient, sans le redevenir. Le mystère restait donc encore inexpliqué.

Cependant, il finirait inéluctablement par éclairer ces zones d'ombres, ce n'était qu'une question de temps. Pour l'instant, il envisageait de s'aventurer dans d'autres profondeurs. Son regard scrutateur, qui glissait encore et encore sur les courbes de Jesse, tenter de s'engouffrer en elle,et il en arrivait donc à la conclusion que son geste avait été institué par une pulsion intérieure, et que c'était à cause de cela qu'il se retrouvait présentement trempé, et légèrement abasourdi. Lui qui s'était dit qu'il tenterait de ne pas trop réfléchir et analyser la situation, il avait encore des progrès à faire dans la matière. C'était comme un besoin, une véritable addiction, qui l'attirait encore bien davantage et plus perversement que les formes les plus harmonieuses et sensuelles des plus belles et élégantes jeunes femmes.

Toutefois, la préfète de sa maison répondait justement à chacun de ces critères, et avait en plus réussi à le toucher, par son histoire qui reflétait la sienne. L'idée de se savoir tous deux enchaînés à un destin assez similaire, rapprochait forcément les esprits. Quant à leurs corps, ils étaient à présent tous deux trempés, immergés et tout aussi proches. Malgré ses dires, si la jeune blonde ne voyait pas de perspectives réjouissantes dans son avenir, Aaron ne partageait pas cet avis. Il était bien décidé à dépasser sa fatalité, ou à en tirer le meilleur. Si l'héritière des Greenwood ne voulait, ou ne pouvait rien entendre sur cela pour le moment, soit, il la réconforterait d'une autre manière... Néanmoins, il espérait la garder à ses côtés, au moins suffisamment pour pouvoir la conseiller, et éventuellement intervenir dans l'avenir.

Elle lui avait dit qu'elle évitait de s'attacher à trop de monde, pour les protéger. Cela fit sourire le jeune homme, car Jesse était certainement l'une des filles les plus populaires qu'il avait pu rencontrer. A vrai dire, il ne lui connaissait guère d'ennemies, et elle s'offrait même le luxe d'avoir des amies proches en même temps dans sa maison et dans celle des Gryffondor. Certes, tout ce gentil petit monde ignorait vraisemblablement le chemin tracé par avance qu'elle était forcée de poursuivre, mais on avait quand même déjà fait mieux dans le genre limites sociales. Aaron se demanda alors ce que cela donnerait si elle ne se restreignait pas, elle aurait surement l'adresse de tous les élèves de Poudlard, et connaitrait intimement la majeure partie d'entre eux.

C'était sans doute agréable pour elle de se sentir ainsi appréciée, a fortiori lorsque les amis en question ne se supportent pas forcément entre eux. Mais le préfet-en-chef ne pouvait s'empêcher de juger que c'était un jeu potentiellement dangereux, surtout par les temps qui courent. Il viendrait nécessairement un jour où ses alliés et lui se confronteraient avec cette bande d'utopistes, contestataires, neo hippies, imbéciles, gamins écervelés, avec Weasley et Potter à leur tête. A ce moment là, voire peut-être même avant, elle devra faire un choix.

Pour l'instant, c'était à lui d'en faire un, et il décida de prendre les devants. Les risques étaient mesurés, et les circonstances s'y prêtaient. Alors que la jolie blonde s'apprêtait à l'éclabousser à nouveau, il ne lui en laissa pas l'occasion. Il lui saisit les poignets, se déplaça contre elle, approcha lentement son visage du sien en affichant une expression à la fois confiante et inquisitrice. Il estimait inutile d'ajouter quoi que ce soit à la conversation pour l'instant, si bien qu'il ne prononça mot, et se contenta d'embrasser la jeune fille. Les paupières fermées, il pouvait profiter pleinement de cet instant, que absolument rien ne vint gâcher. Bon, se retrouver dans une baignoire en portant un jean trempé n'était pas ce qu'il y a de plus confortable, mais il pouvait bien passer outre.
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Sam 22 Oct - 1:55
    Jesse-Rose passait son temps à se prendre la tête pour des broutilles, pour savoir quelle matière elle allait travailler, où aller pour jouer, quelle chanson jouer, quoi faire, quoi cuisiner, quoi lire. Bref un rien pouvait devenir une question existentielle avec elle : c'était sûrement un de ses plus grands défaults et elle en était consciente et essayait de changer ce trait de caractère qui à le don de la pénaliser dans son quotidien. C'est peut-être pour toutes ces raisons qu'elle avait déconnecter son cerveau, en fait cela faisait plusieurs semaines qu'elle pensait à le faire. Laisser enfin sortir la vraie Jesse-Rose pas celle que tout le monde connait à Poudlard mais celle qui vient de Durmstrang : l’impétueuse Jesse-Rose qui attaque, mords par des mots et des actions, qui se fait respecter avec le ton de sa voix. Oui Jesse-Rose allait redevenir comme avant, même si pour l'instant elle ne préférait pas. Elle préférait rester encore un peu vulnérable, à la merci des vautours qui voudraient un morceau de son passé encore inconnu pour la plus parts des élèves. Combien de fois lui avait-on demander comment était la vie à Durmstrang, combien de fois n'avait-elle pas répondu ? Ah ah ah trop de fois pour qu'on puisse les énumérés !
    La tête posée sur les genoux d'Aaron, Jessie avait envie pourquoi pas de s'accrocher à Aaron même si elle ne savait pas si elle pouvait totalement lui faire confiance, le pouvait-elle ? Il vaudrait mieux pour lui que oui sans quoi la colère noire de Jessie s’abattrait sur lui et rien ni personne ne pourra le sauver du terrible courroux du serpent. Néanmoins toutes ces questions furent écrasés par la petite boule dans l'estomac de la préfète des vert et argent. Vous savez ce moment où une bombe pourrait exploser que vous en n'auriez rien à faire ? Eh bien c'était pareil. La tête pouvait s'arrêter cela ne changerait rien. Pourtant un éclair de lucidité frappa la blonde – qui reconnecta son cerveau – le temps de se lever pour laisser Aaron se laver. Mais ayant sa main dans la sienne, elle l’entraîna dans sa chute : les baignoires glissent et pourtant Jesse-Rose le savait. A croire que le préfet-en-chef avait vraiment perturbé le Serpent.

    La sorcière commença à éclater de rire face au comique de cette situation complètement burlesque et qui aurait sa place dans un de ces films moldus complètement débile. La vert et argent n'en avait même pas fait exprès, c'est peut-être le contre coup de la fatigue qui la rendait niaiseuse au possible et idiote mais en tout cas elle ne s'en rendait pas compte. Finalement en y repensant cela devait l'euphorie : c'était la première fois qu'on pouvait vraiment la comprendre puisqu'Aaron allait également devoir choisir comme elle. Une sorte d'aubaine, une lueur d'espoir ? Oui, Jesse-Rose reprenait confiance en elle et pourtant le préfet-en-chef n'avait rien fait à part se confier et écouter. Deux qualités qui deviennent rare surtout avec les temps qui court. Jesse-Rose n'aurait jamais put croire qu'un jour elle se retrouvait dans une situation pareil avec ce Serpentard. Comme quoi il ne faut vraiment ne jamais dire jamais ?
    Tout les deux trempés jusqu'à l'os : autant l'être encore plus non ? De toute façon au point où ils en étaient que pouvaient-ils faire d'autre ? Partir ? Mais cela ne faisait que commencer. Jessie n'a même pas vu venir Aaron qui en moins de temps qu'il pour faire « ah » l'embrassa. Tel est pris qui croyait prendre, Jesse-Rose avait apparemment perdu la main dans le sens où elle n'avait pas pris en compte un possible baiser et plus si affinités. Non vraiment pas, elle pensait qu'il allait répondre aux éclaboussements par un retour à l'envoyeur pourquoi par après une baston dans l'eau mais un baiser... Mademoiselle était servit ! Pourtant elle avait bien son Et ne fit rien pour l'éloigner, bien au contraire, elle répondit à ses avances : pourquoi résisterait-elle ? Aaron avait été bien plus qu'un simlple ami, il était devenu en l'espace de quelques minutes un confident intime qui pouvait comprendre à 100% les interrogations, les peurs de Jessie.

    Il n'y avait plus de parole, on pouvait juste entre leur respiration, celle de la sorcière s'accélérait. Tels un automatisme ses mains glissèrent sur la peau d'Aaron pour arriver dans son dos et l'attirer ainsi vers elle tout en continuant le baiser. Son corps se détendait à chaque minute et réclamait l'autre corps qui était maintenant contre lui. La pulsion animale de l'homme commençait à s'emparer de l'esprit de Jessie qui arriva à lutter pour arrêter le baiser et regarder Aaron dans le blanc des yeux. Pourquoi parler quand le regard veut tout dire ? Rien, il n'y avait rien à dire, il fallait savourer l'instant présent dans le silence. C'était tellement rare ces derniers temps et puis un silence en aussi bonne compagnie cela ne se refuse pas. Pour elle ne sait quelle raison, Jessie cassa le silence et chuchota :

      « Je ferai peut-être mieux d'y aller... »

    Son corps, son esprit lui disait le contraire mais son cerveau n'était pas de cet avis. Une petite voix en elle lui disait que ce n'était vraiment pas une bonne idée pour la simple et bonne raison qu'elle n'avait pas envie de se faire avoir... A vrai dire le principe en soi ne la gêne pas : du moment que les deux partis étaient d'accord où était le mal ? Mais là c'était différent selon elle... Jessie ne voulait pas perdre la chance d'avoir un confident, d'avoir quelqu'un sur qui se reposer en partie : elle qui cherchait sa depuis sa rupture avec Aleksei... Dès que la relation devient plus intime ne serait-ce que pour une fois, cela pouvait l’entacher complètement ou la renforcer et devenir une belle romance. C'est pourquoi Jessie n'avait pas envie -même si c'était faux- de mettre la charrue avant les bœufs...
    Malgré ces paroles, ses mains n'avaient pas bouger, son corps restait toujours aussi proche de celui du préfet-en-chef :

      « Si on va plus loin... Cela peut tout gâcher et je n'ai pas envie de perdre cette opportunité d'avoir un alliée, quelqu'un qui me comprends...Ce n'est pas l'envie qui me manque mais c'est plutôt la peur de perdre quelque chose qui pourrait m'être bénéfique au profit d'un instant qui deviendra très rapidement un souvenir que je rangerai avec les autres... »

    Ecouter ses pulsions ou sa conscience ? That's the question !


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Ven 2 Déc - 23:47
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Le sentimentalisme, Aaron méprisait cela. Selon lui, il n'y avait rien qui pouvait davantage tromper l'esprit. Néanmoins, le baiser qu'il partageait avec Jesse était bel et bien passionné, mais en aucun cas motivé par une pitié qu'elle pouvait lui inspirer, mais bien un plaisir charnel ainsi que celui de nouer une liaison avec une fille de cette envergure dans un cadre intimiste. L'avenir pouvait très bien les réunir à nouveau, et dans ce cas, autant qu'ils soient dans de bonnes dispositions. Il valait mieux qu'elle ait confiance en lui, les Greenwood ne constituent pas une famille à prendre à la légère. Quant à savoir s'il viendrait en aide à la fille ou au père, l'avenir aiguillerait certainement son choix. Si le seigneur des ténèbres désirait les enrôler de force, ils auraient plus de chance en s'unissant face à lui. Puis si jamais il devait payer sa propre liberté aux mangemorts, leur offrir Jesse serait certainement un bon moyen de se faire bien voir. Pour ces raisons, il lui apparaissait préférable de tenter de la mettre en confiance.

Cependant, il devait avouer, que forcément avec un tel geste, certaines émotions finissent par s'entremêler. Il fut donc tout à fait probable qu'il ait ressenti ponctuellement une forte affection pour la jolie blonde, associé à un profond désir de la protéger. Un sentiment qui pourrait être interprété comme altruiste, mais qui était en réalité plutôt induit par un désir de pouvoir et de contrôle. Aaron avait constamment besoin de maîtriser ce qui l'entourait, son corps, son destin, ses projets, ses fréquentations, ses adversaires, son esprit. Ce dernier était celui qui lui faisait le plus défaut actuellement. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait depuis quelques temps, il avait l'impression de faire des rêves éveillés, qui tenait davantage du cauchemar. Des silhouettes dissimulées dans l'ombre, puis le visage rouge vif, horrifiant, choquant, démoniaque, qui se manifestait brusquement. Il avait peur, le serpentard n'avait jamais eu aussi peur qu'en voyant cette face vermeille. Mais il savait qu'il ne s'en souviendrait pas, il l'oubliait dès qu'elle n'apparaissait plus. Pourquoi ? Mais surtout... pourquoi lui apparaissait-elle maintenant, alors qu'il avait les paupières fermées, et qu'il était en train d'embrasser l'objet de ses désirs. Est-ce qu'elle se dressait entre eux ? Voulait-elle l'empêcher d'aller plus loin ? Pas cette fois, malgré la terreur que lui inspirait cette apparition monstrueuse, le plaisir bestial du jeune homme fut cette fois-ci le plus fort, et une forme lumineuse, éclatante, éclipsa le sinistre visage de sang. Aaron suivit l'animal argenté qui souhaitait toujours aller plus avant. Il embrassa sa partenaire avec de plus en plus de fougue, ses mains se serrèrent davantage autour des poignets de la fille. Etait-ce un lion ? Le fauve s'élança, il bondit, il n'y avait plus aucune barrière, il pouvait pénétrer sa proie.

Le sorcier était sorti de la salle de bain, des personnes masquées se tenaient proches de lui. Il crut d'abord qu'il s'agissait des ombres qui le guettaient dans ses songes, mais il se rendit rapidement compte qu'il n'en était rien, celles-ci étaient plus... humaines. Après quelques secondes, il reconnut le costume des fidèles du maître des ténèbres. L'étudiant était complètement confus, à la fois enivré, dépassé et interloqué parce qu'il voyait. Cette nouvelle sensation remettait en cause toute sa conception de la réalité. Les mangemorts en revanche ne semblaient pas l'apercevoir, ils portaient leur attention plus loin, et lorsqu'Aaron se retourna, il vit Jesse-Rose, terrifiée, qui s'enfuyait au loin. Il la perdit donc vite de vue, et comme si elle était à l'origine de cette vision, celle-ci commença à disparaître au fur et à mesure qu'elle s'éloignait. Les formes encapuchonnées poursuivaient la sorcière, et le garçon perdu, décida de leur emboîter le pas. Il ne comprenait rien à cela, mais il suivit son instinct. Elle devait avoir la réponse. Il se joignit donc aux criminels qui riaient et appelaient leur victime d'un ton à la fois moqueur et menaçant. Ils ne tardèrent pas à la rattraper, et la scène redevint distincte, comme réelle. Le visiteur plongea alors ses iris clairs dans ceux de la jeune femme terrorisée qui ne pouvait pas le voir. Lui était impatient, il voulait savoir ce qui allait se produire, quel était l'origine et l'aboutissement de tout cela.

Il entendit alors l'un des disciples de Voldemort prononcer l'incantation du sortilège impardonnable de la douleur. La pauvre fille hurla alors, sous le regard stupéfait d'Aaron, qui demeurait immobile, à la regarder souffrir. Au bout d'un moment, il se tourna vers son bourreau. Il s'aperçut que l'être qui lançait le maléfice n'était plus un mangemort masqué, mais un autre homme. Il ne savait pas comment, mais il comprit qu'il s'agissait du père de la torturée. D'ailleurs, ils ne se trouvaient plus à Poudlard, mais dans un manoir somptueux. Jesse hurlait toujours. Il se retourna vers elle, la suppliciée semblait plus jeune qu'auparavant. L'invisible s'approcha d'elle, et se pencha sur son corps agité de convulsions. Il se pencha encore davantage...

Il avait son visage contre le sien, mais elle rompit le contact. Elle avait peur, elle semblait craindre les conséquences d'une relation consommée entre eux. Elle voulait partir. Le préfet-en-chef resta silencieux, interdit. Il n'avait donc pas cessé de l'embrasser, ils étaient toujours dans la baignoire, trempés. Il ne comprenait pas, il sentait les images lui échapper, il essaya de se concentrer dessus, pour cette fois-ci parvenir à les garder ne mémoire. Ce fut le cas pour les scènes concernant la serpentard, mais la créature au visage insoutenable retourna s'immerger dans les tréfonds de son esprit. Quant au prédateur luisant, il n'en conserva qu'une vague sensation de plaisir et de bien-être.

Le souffle chaud de la belle blonde le fit atterrir, lui n'avait aucune intention de la brusquer. Après quelques secondes d'absence, il lui adressa un sourire rassurant, également un peu compatissant, comme s'il la plaignait.

- Ne t'en fais pas, je comprends. Je n'ai nullement l'intention de te forcer à quoi que ce soit. Mais sache que ce n'est pas parce qu'on se livrerait à cela que nos rapports futurs pourraient s'en retrouver meurtris.

Aaron se tut, il réfléchissait, à ce qu'il avait vu, à ce qu'elle lui avait raconté quelques instants plus tôt. Il y avait forcément un lien. Lui avait-elle montré sa détresse ? Il desserra son emprise sur les poignets de la sorcière, fit remonter ses mains jusqu'à ses épaules, et colla le corps de Jesse contre le sien, en la serrant contre lui, dans une étreinte qu'il voulait réconfortante mais aussi sensuelle.


- Tu m'as déjà énormément donné ce soir, bien plus que tu ne peux l'imaginer. Je te suis reconnaissant de la confiance que tu me portes, et je saurai en faire amande honorable.

Si vous voulez que quelqu'un vous fasse confiance, commencez par lui dire que c'est déjà le cas. Il la relâcha ensuite, doucement et lentement. Il la regarda alors de la même façon qu'il l'avait fait lorsqu'il l'avait vue se faire torturer, c'est-à-dire avec une curiosité mêlée d'interrogation, et d'un peu de compassion.


- Nous verrons bien ce que l'avenir nous réserve, mais c'est à nous de l'écrire. Si jamais, une fois que nous aurons quitté cette école, tu penses avoir besoin d'aide, sache que le manoir Kingfell te sera ouvert. Je veillerai sur toi, même si tu ne peux pas me voir.


Cette dernière phrase était lourde de signification pour Aaron, même s'il n'était pas certain de toutes les comprendre pour l'instant. Il avait vu la scène tant redoutée par Jesse, tandis que lui était invisible pour les acteurs, tel un sombral.

En tous cas, il n'avait surement jamais eu de baisers aussi intenses, bien que paradoxalement, il avait finalement peu de souvenirs du contact en lui-même.

Il conservera un regard sur la petite Greenwood, il la surveillera. Pour ce qui est de la protéger...

Je vous l'ai dit, Aaron n'est pas un sentimental.
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Mar 6 Déc - 1:17
    Jessie aspirait au calme après tant d'événements. Elle voulait juste ne plus pensée, espérer que sa vie serait simple : sans choix, sans contrainte mais il fallait redescendre sur terre : on était pas dans le monde de Candide. Il y eut un temps où jamais elle n'aurait verser de larmes, ne se serait ouverte aussi facilement. C'était la belle époque, l'époque où la serpentard n'avait pas le poids de la descendance sur ses épaules, tout du moins elle n'en était pas consciente. A cette époque elle était avec Aleksei, elle ne savait rien de Poudlard si ce n'est quelques informations par des rumeurs et son école était parfaite. Et puis voilà que du jour au lendemain elle se retrouve dans ce château inconnu sans repère, seule...
    Seule, elle ne l'était plus d'une part grâce à Alice, Lyanna mais aussi Kaysa et Ginny -les mettre dans la même phrase ce n'est peut-être pas une bonne idée mais la vérité était telle que les maisons ne comptait pas pour Jesse-Rose. A Durmstrang il n'y avait pas ce genre de rivalité idiote par rapport à une maison. C'était semblable au gang des moldus finalement. Bon chez les mangemorts c'est votre nom qui détermine votre place dans le clan et les Greenwood étaient bien côtés dans le cœur du Lord. Un peu au même rang que les Malefoy pour vous dire bien que sa famille soit plus discrète.
    Etait-ce pour ça qu'elle essayait de chercher des alliés par tout les moyens ? Pour vaincre une famille de sang pure puissante qui lorsqu'elle sera à ses trousses n'aura de cesse de trouver la dernière Greenwood jusqu'à sa mort ? Oui sûrement au fond qui ne cherche pas de l'aide. Bon il n'était pas question pour elle de l'avouer mais que voulez-vous.

    C'est sûrement pour ces raisons qu'elle ne repoussa pas Aaron qui avait clairement montrer qu'il l'a comprenait or il faisait partit du cercle très fermé des gens qui pouvaient la comprendre : autant dire un exploit ! L'union fait la force n'est-ce pas ? Espérons que ce dicton soit vrai sans quoi notre pauvre Jessie ne fera pas long feu à l'extérieur.
    Ce baiser intense réveilla ses pulsions en elle, Jessie ne pourrait l'expliquer mais c'était comme ça. Néanmoins tandis qu'ils s'embrassaient, elle eut la désagréable impression qu'on était dans sa tête, qu'on cherchait par tout les moyens à découvrir quelques choses. Ses peurs, ses cauchemars, oui Jessie les revoyait tous, ressentait tout ce qu'elle avait pût ressentir. Pourquoi à cet instant précis ? Tandis qu'elle embrassait Aaron, de violente douleur se firent sentir dans ses muscles, elle ressentait exactement la même chose que lorsqu'elle avait fait son cauchemar qui l'avait amené à se souvenir.

    Au fond c'est peut-être parce qu'elle se sentait épier, torturer mentalement qu'elle cessa le baiser qui prit une tournure désagréable faisant souffrir le corps de la préfète pour une raison qui lui était inconnue. Elle n'eut même pas le temps de reprendre pleinement ses esprits que les mots sortirent de sa bouche. Il était évident qu'un élève tel qu'Aaron -qui aimait tout contrôler de A à Z- était à surveiller et pourquoi pas à ce méfier. Bizarrement c'est après l'avoir embrasser que Jesse-Rose reprit en quelques sortes les rênes en freinant la chose.

      « Encore heureux que tu ne me forces pas. Je ne suis pas d'accord avec toi, tout devient plus compliquer quand la relation devient intime surtout si c'est une alliance que nous faisons. Je ne prendrais pas le risque de m'attacher à toi dans ce sens là pour ne pas avoir à souffrir si tu me trahis, me déçois ou autre. »


    Comme ça c'était dit. Souffrir pour souffrir : Jesse-Rose n'était pas du tout masochiste. Elle avait fait confiance à Frédérick : il l'avait trahit, seul Aleksei restait pour l'instant ''fidèle''. Pourtant contre toute attente, Aaron la prit dans ses bras, légèrement désemparé bien qu'ils venaient de s'embrasser, Jessie resta quelques instants insensible avant de passer ses bras sous ceux d'Aaron pour finalement répondre à son étreinte : tentant encore plus corps et son esprit.

      « J'espère pour toi sans quoi je sais où te trouver mon petit gars ! J'espère que tu ne la trahira pas. »


    Jessie pouvait être une ennemie redoutable quand elle le désirait. Finalement il s'écarta et assura à la verte et argent que la maison des Kingfell lui serait ouverte si jamais elle aurait besoin. Un sourire partager entre joie et tristesse s'afficha sur son visage qui avait prit un peu plus de couleur depuis qu'ils s'étaient embrassés :

      « Tu n'es pas obligé, ce n'est pas parce que tu sais mon secret que tu dois veiller sur moi... Toi et moi nous savons que quand ça commencera tout ira vite, très vite. Et à ce moment-là il ne sera plus temps de veiller sur moi mais de choisir entre me soutenir ou m'enfoncer et me tuer à petit feu. »


    Jessie avait reprit de l'assurance, elle retrouvait confiance en elle. La sorcière avait un don pour plomber l'ambiance. Une question trottait dans la tête de la blonde, c'est pourquoi elle ne pût s'empêcher de la poser :

      « Dis... Tu n'as pas ressentit quelque chose de bizarre tout à l'heure... ? Je ne sais pas pourquoi mais j'avais l'impression de revivre mon cauchemar... Je ne parle pas du baiser hein mais mon cauchemar où j'étais torturée... »


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