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Souvenirs d'une jeunesse oubliée...

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Jeu 1 Sep - 11:38


      © TUMBLR

      « Ma pauvre muse, hélas ! qu'as tu donc ce matin ?
      Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes,
      Et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint
      La folie et l'horreur, froides et taciturnes. »



            La Muse Malade
            Charles Baudelaire || Les Fleurs du Mal.







    Je savais bien qu'il y avait des choses qui mettaient caché. Certains événements remontent à la surface sous forme de flash rapide qui me font extrêmement mal à la tête. Le pire de tous est celui qui est revenu alors que Aaron était en face de moi, torse nu, mouillé tout comme je l'étais. Ce souvenir m'a "couché" et je ne savais plus où me mettre à cause du mal de tête. Tout m'étais revenue, mais je m'étais pas attardée dessus pour la simple et bonne raison que je ne voulais pas y penser. C'était trop... Insoutenable de penser que son propre père vous à torturer !

    Je me souviens très bien maintenant, c'était durant les vacances d'hiver, j'étais revenue de Durmstrang complètement métamorphosé au plus grand plaisir de mon père qui promettait déjà au Lord que rejoindrais ses rangs quand il le faudrait. Je n'avais alors pas conscience de ces paroles ou tout du moins la gravité. J'avais 15 ans : l'âge de la rébellion et de la remise en cause. L'âge parfait selon mon père pour me modeler à son image. Nous avions des moldus pour nous servir, je me suis toujours demandée s'ils étaient là de leur plein gré ou contraint par un sortilège. Dans tous les cas je m'étais liée d'amitié avec le fils de ma nourrice. Il était moldu naturellement et il me plaisait : il était Italien et ses yeux verts m'envoûtaient littéralement. Il jouait de la guitare tandis que je l'accompagnais au violon, on passait des heures assis en face de l'autre à jouer : le sourire aux lèvres et l'éternité devant nous. Mais il a fallu que mon père découvre ma relation avec lui pour qu'il rentre dans une colère sans précédente. C'est là que le cauchemar commença.
    J'étais avec Micheal quand père m'a appelé. Je rassurais mon ami avant de lui dire de rester dans ma chambre, que je revenais tout de suite. Je descendis les longs escaliers de bois et je vis mon père ainsi que mon grand-père qui me fusillait du regard :


      « Jesse-Rose Greenwood !
      - Oui père ?
      - Viens immédiatement ici ! »

    Sans broncher j'exécutais ses ordres. Dès que je fus à sa portée il me prit par les cheveux et me mit à ses genoux : tel un chien au pied de son maître :


      «Père vous me faites mal !
      -Ferme-la Jesse ! »

    Jamais il ne m'avait parler sur ce ton :


      « Arrêtez ! Lâchez-moi ! »

    J'essayais tant bien que mal de me débattre, mais plus je me débattais plus il tirait m'arrachant des cris. Michael était sorti de la chambre lorsqu'il apparut en haut de l'escalier la colère de mon père s'intensifia tout comme sa pression sur mes cheveux :


      «POURQUOI IL EST LA LUI ?!
      -Père...
      -JE T'AI DIT DE TE LA FERMER JESSE ! »

    Lorsque je le vis lever sa baguette je ne pu m'empêcher de crier :


      « NON !
      -Incarcerem !! »

    Les cordes allèrent directement ligotés Michael qui tomba dans les escaliers pour arriver en bas avec des équimoses et des ouvertes sur le visage. Il était encore en vie, il avait du mal à respirer à cause des cordes, mais il était encore en vie.


      «Père arrêtez s'il...
      - TU VAS TE TAIRE OUI ! Silencio! »

    Je ne pouvais plus parler, il m'avait lancé un sort ! Il continuait de me tirer par mes beaux cheveux blonds. Ma mère arriva et essaya de parler, mais eut le droit au même traitement que moi en plus d'être stupéfier. Je me mis à détester mon père, mais surtout à me détester, car je n'avais pas ma baguette.


      «Beau-père je pense que vous savez ce que vous devez faire.»

    Je vis mon grand-père sortir sa baguette, je n'arrêtais pas de hocher ma tête négativement dans tous les sens pour tenter de l'en empêcher. Essayant de parler, de faire du bruit bien que ma langue soit scellée à mon palais. Micheal me regardait, il m'implorait du regard. J'étais impuissante face à cette injustice !


      «Alors comme ça tu as osé t'accoupler avec ma petite fille ?
      -Non Mons...
      -Endoloris ! »

    Micheal se tordait de douleur et criait de toutes ses forces. Mon père n'avait pas levé son maléfice, il rigolait avec mon grand-père : moi j'étais en larme.


      « AVOUE QUE TU AS COUCHE AVEC MA FILLE ! »

    Mais Micheal ne répondait pas, ses yeux étaient ouverts, son corps avait cessé de bouger, je ne voyais plus sa poitrine bougée : il était mort... Sa mère rentra peu de temps après et fonça vers le corps de son fils. Toujours maintenu par mon père j'essayais encore de me libérer même si cela m'arrachait le cuir chevelu.


      «Avada Kedavra ! »

    Le corps de la mère tomba sur celui de son enfant :


      « Regarde je ne suis pas un monstre je les aient réunis. Oh mais tu pleures ma chérie ? Me dis pas que tu aimais cet homme. »

    Il avait levé ma tête en tirant mes cheveux et me força à le regarder :


      « Tu sais que ça sera ton quotidien plus tard de tuer des moldus insolent qui veulent souillés ton nom de famille en touchant à tes enfants ! Il faut que tu prennes l'habitude. »

    Il leva le sort qui me bloquait la langue :


      «Vas-y parle mon enfant chéri, je t'écoute.»

    Hors de moi je lui criais dessus :


      «VOUS ÊTES UN MONSTRE !
      -Moi ? Un monstre ? Mais ce sont eux les abominations de la nature !
      -JE NE SERAI JAMAIS COMME VOUS !»

    Et sans hésiter je lui cracha au visage ! Cela lui enleva son rire qui m’insupportais. Il lâcha mes cheveux pour me gifler violemment, je tomba à la renverse et vit que cette fois-ci même mon grand-père ne pipait pas.


      «COMMENT OSES-TU PETITE INSOLENTE ! JE DEVRAIS TE TUER POUR CE GESTE !»

    Sans réfléchir je me relevais rapidement pour courir vers mon grand-père et prendre sa baguette mais mon père savait ce que j'allais faire :


      «Endoloris !»

    Je tomba immédiatement au sol et me mis à crier ! La douleur était telle que je ne pourrai pas la décrire. Vos muscles se contractent à un tel point que vous avez l’impression qu'ils vont exploser ! Je me tapais la tête contre le sol tellement ça faisait mal ! J'avais envie de mourir pour ne plus souffrir !


      «Tu me déçois ! Moi qui avait placé de grands espoirs sur toi ! Si tu savais comme j'ai envie de te tuer !
      -Elle est ta seule héritière, ne l'oublie pas.»

    Apparemment les mots de mon grand-père furent salvateur.


      «Tu ne me causeras plus de chagrin ? »

    Comment voulait-il que je réponde ? Je me tordais de douleur et il me posait des questions à la con ! Sérieusement qu'est-ce qu'il avait dans la tête ?!


      «Tu pourras remercier ton grand-père, je t'aurais laisser mourir ! »

    D'un coup de baguette il enleva le sort : ce fut comme un soulagement. Ne plus rien sentir fut le Nirvana. Allongée au sol j'étais essoufflée, je continuais de pleurer, mon corps endoloris n'arrivait plus à bouger. Il libéra ma mère également qui courut vers moi. Elle pleurait tout autant que moi, mon père partit en emportant avec lui les corps des moldus. Mon grand-père retourna à ses occupations. Moi traumatisée au sol, je comprenais maintenant que mon père avait raison : ma vie allait se résumer à cela maintenant. J'étais enchaîné avec le diable en personne. Ma mère me releva et me monta dans ma chambre pour m'allonger doucement sur le lit. Elle n'osait pas me regarder dans les yeux : trop horrifié sûrement. Elle me fit boire une potion et mes eux se fermèrent : de toute façon je n'avais plus la force de résister.
    Ce fut Frédérick qui me réveilla, il ne savait pas ce qui c'était passé, sa famille était venue diner et il était inquiet de ne pas me voir. Il pleuvait dehors.


      «Fais moi sortir... »

    Frédérick me prit dans ses bras et descendit les marches pour passer par la porte arrière de la cuisine. La pluie me fit un bien fou, je respirais de nouveau. Il me posa à terre, mes jambes tremblaient mais j'arrivais à marcher à peut près normalement. C'est là qu'il me demanda :


      «Qu'est-ce qui ne va pas ?
      -Mon père m'a fait subir le sortilège Doloris alors que j'avais pris la défense d'un moldu qui nous servait. »

    J'avais immédiatement répondu, Frédérick était mon ami, mon confident après Aleksei je pouvais tout lui dire. Il me prit dans ses bras et je pleura de nouveau.
    Plus tard dans la soirée mon arrière grand-père : le magicien le plus puissant de la famille me convoqua dans sa chambre.


      «Il faut mieux que tu oublies ce qui c'est passé aujourd'hui.
      -Je ne le puis... C'est impossible...
      -Rien n'est impossible avec la magie. Oubliettes »


    Ce qui c'est passé ensuite ? La vie à repris son cours, plus jamais nous n'avons reparlé de cet événement et cela réconforta mon père de voir que j'avais oublié : ainsi j'étais encore un pantin pour lui.


I'm the dark messiah


☠️ In the blackest moments of a dying world


Rest now, my child. The day is over, the sun will shine, when morning comes. But now it is dark and the world is at peace. So let your eyes rest and sleep @excelsior
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