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Pourquoi se donner la peine de toquer ? [FINI]

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Darren O. Hellson
Leader de l'anarchie
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Mer 26 Oct - 20:25
Le cadran lumineux du radio réveil typiquement moldu affichait 14:26 lorsqu'Hellson sentit une perception subtile dans l'air qui lui indiqua qu'un sorcier venait de transplaner à l'intérieur du champ de force magique instauré sur l'appartement. Vautré sur le ventre, sur le lit d'une des chambres de l'habitation, à moitié empêtré dans les couvertures, la joue collée sur l'oreiller, les cheveux en bataille et les bras écartés, il ouvrit les yeux sans bouger d'un pouce, tous les sens en alerte malgré le fait qu'il soit tiré aussi brusquement du sommeil. Heureusement pour lui, il avait justement le sommeil léger. Il prit le temps d'analyser la situation pendant deux ou trois secondes, pas plus, toujours immobile sur le lit. Il se trouvait présentement dans un modeste appartement des banlieues de l'Est de Londres, dont les propriétaires moldus, un couple de quadragénaires, étaient de toute évidence partis en vacances en Grèce pour deux semaines, à en croire les messages laissés sur le répondeur du téléphone. C'était Carter Bower qui lui avait déniché cet endroit et Hellson y était installé depuis deux jours : il n'y resterait donc pas plus de deux jours supplémentaires, par mesure de précaution. Depuis qu'il avait lancé le sort enfermant tous les élèves dans le château de Poudlard, il bougeait sans cesse d'un endroit à l'autre avec mille et une précautions : il pouvait être un jour dans une maison de Londres et le lendemain, dans les caves d'un vieil immeuble en Autriche. Il ne restait jamais trop longtemps au même endroit et passait son temps à transplaner plusieurs fois avant de rejoindre à pieds un point donné, histoire de déjouer les poursuites éventuelles. La cavale était une profession à elle toute seule : il ne fallait pas être malin et attentif, il fallait l'être mille fois plus. Un simple faux pas, une seule erreur de calcul et une armada d'auros pouvait débarquer d'un moment à l'autre pour l'arrêter et mettre un terme à tous ses rêves d'anarchisme. Ou pire, toute une armée de mangemorts venus là non pas pour l'arrêter, eux, mais pour le tuer proprement et définitivement histoire de se débarrasser d'un nuisible. Donc oui, Hellson se devait d'être plus prudent que jamais. Mais on ne l'était probablement jamais assez.

Il tendit l'oreille. Aucun bruit. À n'en pas douter, c'était mauvais signe. D'un geste vif et silencieux, il tira sa baguette en bois d'ébène de sous son oreiller et roula du côté en une seconde pour atterrir accroupi sur le sol dans un léger bruit feutré. Il était pieds nus et portait un pantalon de jogging noir avec un débardeur gris. Il savait que l'appartement était composé de cinq pièces : deux chambres dont la sienne, une salle de bains, une cuisine et la salle principale composée à la fois du salon et de la salle à manger. Il ne savait pas qui venait de transplaner et ne savait pas dans quelle pièce au juste il se trouvait, mais il ne prendrait aucun risque. Il se releva, baguette en main, et traversa la petite pièce pour se coller dos au mur, juste à côté de la porte. Elle était entrebâillée mais pas assez pour qu'il puisse voir que ce soit. Il resta totalement immobile quelques secondes et son sang ne fit qu'un tour lorsque la porte s'ouvrir doucement. Il n'y avait pas à hésiter. Il n'y avait jamais à hésiter. L'action fut très rapide, comme toujours. Il se décolla du mur, brandit sa baguette à une vitesse folle, le sort informulé dans la tête, et sans comprendre comment ni pourquoi, il sentit une fraction de seconde plus tard sa baguette s'envoler et une poigne de fer le coller brusquement contre le mur. Et en un instant, tout fut clair. Il n'eut même pas besoin de le voir pour le reconnaître et un sourire se dessina sur ses lèvres.

« Siméon. »

Qui d'autre que son mentor pouvait le maîtriser en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, comme si c'était aussi simple que d'écarter un moustique de sa trajectoire ? Personne. Nullement vexé de cela, sachant pertinemment depuis longtemps que cet homme était le plus fort d'eux d'eux, Hellson conserva son sourire bon enfant et tendit la main en direction de Siméon MacFly pour réclamer sa baguette, se décollant tranquillement du mur, fixant les yeux clairs de son interlocuteur qu'il connaissait bien. Le ton amusé et insouciant, il ajouta comme si c'était tout à fait naturel d'être tiré du lit de cette manière à quatorze heures passées :

« Il ne te vient jamais à l'esprit l'idée de t'annoncer quand tu arrives comme ça ? Ou de toquer à la porte ? Histoire de m'éviter de stresser inutilement. »



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Siméon MacFly
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Jeu 27 Oct - 1:03
    « Blablablablablabla... » On parlait à Siméon mais il n'écoutait pas : comme d'habitude quoi. C'était un membre de l'ordre qui lui parlait de tout et de rien un peu comme si ce dernier le considérait comme son ami. Pas de bol pour lui Siméon ne considère que très peu de personne comme ami. Il ne garde à ses côtés que les personnes utiles le reste il les effaçait de sa mémoire pour passer à autre chose. « Blablblablablabla... Vous ne savez pas la dernière ? Blablablabla... Il paraît qu'ils savent où est Hellson... » Là ça intéressait Siméon qui se redressa légèrement : « Sérieusement ? » « -Oui ils espèrent le trouve pour lever le sort sur Poudlard. » Siémon avait envie de rire mais se retient. Mon dieu qu'il avait envie d'être cynique : son poulain avait les cartes en main. « Il est où selon eux ? » « -En Autriche. » Ah ah ah ils avaient deux trains de retard. Hellson avait finit pas écouter les conseils de son mentor : tant mieux ! Sa survie en dépendait maintenant, tout le monde le recherchait : mangemorts, aurors, ministres, tout le beau monde du monde magique cherchait un moyen de le trouver et Siméon ne pourrait pas tous les affronter et pourtant s'il le devait : il le ferait avec plaisir car on ne touche pas à Oswald. Le ministre appela finalement Siméon : « A plus Sam. » Personne ne savait son prénom : sauf le ou plutôt la ministre. « Monsieur MacFly avez vous fait les rapports sur les élèves ? » « -Oui Madame : ils sont sur le bureau de votre secrétaire. » « -Bien, puisque vous n'êtes plus professeur à Poudlard en ce moment je vais vous mettre sur l'affaire Hellson. Je veux que vous le trouviez : par n'importe quel moyen. Vous me ferez un rapport toutes les semaines : je veux tout savoir de votre avancer. » « -Bien Madame. » « -Vous vous appelez maintenant Günter Richmann, vous êtes un Allemand de l'Est, voici vos papiers. » Siméon attrapa ce que lui tendait la ministre, s'inclina par respect et partit. Angela savait que son espion n'était pas un bavard : à vrai dire on ne lui demandait pas de parler : juste de faire son travail. Le professeur laissait les belles paroles au Politicien.

    Sans plus attendre il transplana en Autriche dans l'ancienne planque d'Hellson pour voir si ce dernier n'aurait pas laisser un indice : il pouvait être parfois très tête en l'air. Et pourtant il était évident que le jeune homme était en progrès constant. Aucune odeur, aucune trace de sa présence, pas d'objet personnel qu'il aurait put laisser ou une page de livre. Décidément il surprenait de plus en plus Siméon qui continua sa revue de planque. A chaque fois il ne trouva rien : il ne pourrait pas coller une mite à Oswald ce qui le désola : « Tu ne perds rien pour attendre mon petit Hellson ! » Finalement sa destination finale était la planque actuelle de son jeune poulain, sa ville préférée : Londres. Ah ah monsieur avait bon goût et ne dormait pas n'importe où. Siméon arriva dans le salon. Dès qu'il avait poser le pied par terre : il savait que son poulain était là. Son odeur emplissait la pièce, il y avait des livres sur la table, des plans bref tout ce qui peut aider le petit génie à rester en vie et continuer de faire fonctionner son plan. Pas un bruit, il dormait ou quoi ? Combien de fois Siméon lui avait-il dit de rester toujours en alerte ? Il s'attendait déjà à être attaquer, saucissonner mais rien que dale ! Ah si une mouche volait dans la pièce. Eh bien voilà Hellson allait avoir le droit à sa mite ! Depuis le temps que le professeur attendait ça ! Mais chaque chose en son temps, il allait d'abord faire peur à son poulain. Il n'eut pas besoin de sortir sa baguette, il marcha à pas de velours dans l'appartement à la recherche de l'anarchiste. Comme une petite souris, il se faufilait dans les zones d'ombres de l'appartement pour rester inaperçu. Toutes les portes étaient fermés : sauf une qui était entrouverte : grossière erreur. Restait plus qu'à la faire sortir de sa planque. Voyant que ce dernier ne se décidait pas à sortir : il décida de forcer la main en longeant le mur. Une légère pression sur la porte pour voir plus, être sûr de son objectif. Une fois la cible repéré Siméon ouvrit grand la porte, désarma l'anarchiste avant de lui attraper le bras qui tenait la baguette et le tordre pour le mettre dans son dos. Hellson coller au mur, le professeur ne mettait pas de force : juste assez pour pouvoir immobiliser son ami. Finalement il le lâcha et ramassa la baguette d'Oswald lorsqu'il prononça son prénom. Siméon tira sur son costume pour le remettre en place avant de dire d'un ton narquois : « Cela serait beaucoup moins drôle, et puis il faut toujours que tu t'attends au pire. » Son costume remit en place, il sortit son paquet de cigarette, en proposa une à Hellson : « Tu ne stresseras jamais assez mon pauvre ! De plus c'est pas en se levant à 14h que tu resteras un homme libre ! Sale gosse va ! Imagine j'aurais été un mangemort ou un auror ? Il faut que tu restes sur tes gardes. » Siméon prit une bouffé et se gratta le front avec la main qui tenait la cigarette : « Parlons de choses sérieuses : qui est au courant de cette cachette ? » Siméon n'y allait jamais par quatre chemin : « Ils ont découvert toutes tes autres planques : je ne sais pas comment ils ont fait mais tu devrais faire attention. Avoir des fidèles c'est bien, même très bien mais certains peuvent te trahir. » Le professeur fit comme chez lui et s'asseya sur le lit : « Je t'apporte une bonne nouvelle : on m'a mis sur ton cas. En attendant que le sort soit levé je dois te trouver. » Siméon se mit à rire. « Tu as devant toi : Günter Richmann »
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Darren O. Hellson
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Jeu 27 Oct - 13:57
Siméon ne changeait pas : toujours tiré à quatre épingles avec un petit côté nonchalant calculé qui faisait son charme, il s'exprimait toujours de cette manière cynique et narquoise qui était la sienne. Certes, Hellson ne pouvait que lui donner raison au sujet du fait qu'il fallait toujours s'attendre au pire : en vue du nombre incalculable d'aurors et de mangemorts lancés à ses trousses, il avait effectivement intérêt à faire gaffe et plutôt deux fois qu'une. Mais pour le coup du fait que toquer à la porte serait « beaucoup moins drôle »... C'était du Siméon tout craché et cela n'étonnait même pas son ami, en vérité. Il se contenta donc de lever les yeux au ciel pour la forme, un sourire encore amusé aux lèvres gâchant l'effet escompté, puis décida de passer outre. Après tout, ce n'était certainement pas ses protestations qui changeraient la manière d'être de l'aîné des MacFly et cela, il le savait pertinemment depuis longtemps – peut-être même depuis le premier jour, où Siméon le tira de ce bar par la peau du cou pour l'engueuler proprement en raison de son inconscience d'antan. Hellson récupéra tranquillement sa baguette et accepta d'un hochement de tête la cigarette que son vis-à-vis lui proposait. Il savait que Siméon était un grand fumeur et lui-même avait l'habitude de s'en griller une relativement souvent, peut-être moins que son mentor en tous cas : c'était une invention moldue qu'on ne referait pas. Il l'alluma d'un coup de baguette magique, habitué même s'il avait tendance à préférer les bons vieux briquets bons marchés typiquement moldus, là encore. Sauf que là tout de suite, il avait un peu la flemme d'aller en chercher un dans l'appartement, surtout qu'il était assez tête-en-l'air et qu'il laissait traîner ses affaires un peu partout. Parfois, il lui arrivait de chercher quelque chose pendant des heures à la main avant de finalement céder à l'agacement et de le faire venir à lui d'un coup de baguette magique. Mais il n'aimait pas spécialement cette solution de facilité. Portant la cigarette à sa bouche, il en tira une première bouffée tout en écoutant Siméon avant de faire un sourire de sale gosse au moment où il se faisait traiter de sale gosse, justement.

« Mais je suis sur mes gardes, papa, rétorqua-t-il en mimant la voix d'un gamin insolent en pleine crise d'adolescence. Et rassure-toi, je n'ai pas dormi de la nuit, j'ai bossé. J'ai du sombrer vers, allez, dix heures à tout casser. Rien de bien méchant. »

Parfois, il aurait aimé connaître un sort pour se débarrasser du besoin de dormir. Non pas qu'il n'aimât pas ça, mais c'était juste par pure question pratique : il était vrai qu'il risquait sa vie, s'il dormait profondément au moment où une éventuelle attaque pouvait survenir. Alors il dormait le moins possible, le plus souvent lorsqu'il était en compagnie de personnes de confiance pour faire le guet à sa place. Heureusement pour lui, il avait le sommeil léger. C'était déjà ça. Il tira à nouveau une bouffée de cigarette et haussa légèrement un sourcil à la question plus sérieuse que posa Siméon juste après, ce dernier se grattant le front d'un air soucieux dans une mimique qu'il adoptait souvent. Qui était au courant de cette cachette ? Hm, et bien pas grand monde. Lui-même, Siméon, Victor McGregor en qui il avait totalement confiance. Carter Bower, aussi, et peut-être Matthew Jacobs, à qui il avait parlé l'autre jour. Mais il n'avait pas croisé Evangeline ou son mec depuis un moment, ni qui que ce soit d'autre. Lorsque Siméon lui apprit que le ministère avait découvert toutes ses autres cachettes, Hellson eut un froncement de sourcils et s'adossa contre le mur en regardant son mentor d'un air soucieux.

« Merde. »

Il devenait de plus en plus doué pour ne laisser aucune trace derrière lui, pourtant. Comment cela se faisait-il que le ministère ait pu découvrir toutes ses cachettes ? Une taupe dans l'équipe ? L'idée contrariait Darren : à la base, s'il s'était construit tout un groupe de fidèles, c'était sous le conseil judicieux de Siméon qui lui avait fait légitimement comprendre qu'il n'y arriverait pas seul. Et cela, Hellson le concevait tout-à-fait même s'il aurait préféré tout de même se débrouiller seul, à la base : il était adepte du proverbe « on n'est jamais mieux servi que par soi-même ». Un rien perfectionniste, il aimait tenir la barre et tout contrôler. Il avait pourtant appris à faire relativement confiance en ses plus fidèles partisans et il refusait de croire que l'un d'entre eux puisse l'avoir trahi. Par contre, les autres, en effet... La question méritait d'être étudiée. En attendant, Siméon, assis sur le lit, lui apprit une autre nouvelle : on l'avait mis sur le cas Hellson. L'idée fit sourire le concerné et il se mit à rire à son tour lorsque Siméon lui donna son nouveau nom de code. Mi-moqueur mi-amusé, il répondit :

« Non, sérieux ? Ils ont osé t'appeler Günter ? Là, j'avoue que c'est pas mal. »

Il ria encore avant de porter à nouveau la cigarette à sa bouche. S'ils savaient, au Ministère, que leur plus précieux espion était en fait du côté de l'ennemi... Hellson donnerait cher pour voir leurs têtes s'ils savaient ! Mais mieux valait que cela n'arrive jamais : vu la place qu'il occupait, Siméon risquait gros, très gros, en jouant ainsi double-jeu.

« Et bien, tu m'as trouvé facilement et ce en moins de deux, chapeau, plaisanta-t-il avant d'enchaîner plus sérieusement, soufflant la fumée de sa cigarette : Ils ont combien de temps de retard sur les planques, au juste ? Ils ont trouvé celle en Bulgarie ? Ou celle à Cambridge ? Pas celle en Autriche, quand même ? »



darren
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Siméon MacFly
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Mer 2 Nov - 11:22
Siméon estimait que son poulain devait toujours être prêt à toute éventualité, s'il voulait survivre il ferait mieux de suivre ses conseils : après tout jusque-là ils avaient tous marchés non ? Siméon est spécial, son caractère ne colle pas avec tout le monde mais semble être complémentaire avec celui d'Oswald donc c'était une bonne chose. Ses entrées étaient uniques, surprenaient tout le temps pour la simple et bonne raison qu'il voulait habituer l'anarchiste à s'attendre à tout. Dès leur première rencontre, son protégé avait du comprendre que Siméon n'allait pas lui lécher les bottes et le caresser dans le sens du poil. Le sorcier est un grand fumeur, c'est un sang-pur mais il était accro à ces bâtons de plaisir. Il ne pouvait plus s'en passer même si dans le monde sorcier il évitait d'en fumer. Mais avec Darren il se permettait quasiment tout et puis il savait que ce dernier aussi fumait alors il ne lui dirait rien. Si ce dernier l'alluma avec sa baguette, l'espion sortit son zippo, une bouffer et toutes les cellules de Siméon se détendirent. Et il en avait besoin car son protégé allait lui donner des cheveux blancs avant l'heure ! Son petit sourire moqueur d'adolescent en crise aurait mériter une claque derrière la tête mais il était trop loin et n'avait plus envie de se lever. « Ah ah moi papa tu es sérieux ? Bon si tu es mon fils ça passe bien que si tu l'étais tu te prendrais plus de mite derrière la tête crois-moi. Tu ne devrais pas attendre de t'endormir sur tes plans pour aller te coucher ! Mais bon c'est vrai que travailler la nuit peut être bien mais si tu es fatigué tes sorts seront moins puissants, tu seras moins réactifs et j'ai pas envie que tu finisses en cendre ok ?! »

Une fois les remontrances faite il fallait passer aux choses sérieuses, Siméon était inquiet de savoir si l'entourage de Darren était digne de confiance. Certes certains l'étaient mais les autres ? Naturellement Siméon aurait très bien put les prendre un à un et les faire parler mais pour cela il fallait qu'Oswald soit d'accord. Son protégé jura, Siméon se mit à rire : « Je n'aurais pas dit mieux. » Puis ils passèrent à autre chose, c'était un peu une sorte d'exposer : ils définissaient les sujets et les reprendraient par la suite dans l'ordre. « Ah c'est parce que je dois avoir une tête d'allemand, heureusement que je sais parler cette langue sans quoi je n'aurais vraiment pas été crédible ! » Siméon posa sa tête sur le mur et regarda le plafond tandis que l'anarchiste rentrait dans le vive du sujet : « Voyons Darren : douterais-tu de moi ? Ne sais-tu donc pas que je te connais quasiment par cœur maintenant ? » Siméon se redressa pour s'asseoir et faire face à Oswald : « Ils ont trouvés celle d'Autriche, de Paris, de New-York, ils avancent vite. Avant de venir ici je suis aller vérifié toutes les cachettes qui n'ont pas trouvés pour voir si tu n'aurais pas laisser de trace et je n'en ai vu aucune. »

Le silence s'installa, Siméon réfléchissait, il eut une idée mais c'était aller à l'encontre d'une valeur familiale... Il sortit sa baguette et lança un sort autour des deux protagonistes avant de se lever et de se diriger vers Oswald, puis lui expliqua son plan en chuchotant : « Je peux te trouver une cachette sûr à 100% puisque personne à part ma famille sait où se trouve cet endroit. Et vu qu'il n'y à plus que ma soeur en vie autant te dire que c'est sûr. Mais si je t'emmène là-bas : tu ne pourras pas partir et revenir quand bon te semble, tu devras attendre que soit ma soeur ou moi viennent te chercher. Même s'ils pensent à fouiller ma maison ils ne pourront pas la trouver : crois-moi. C'est le lieu de refuge des MacFly : si je t'y emmène, personne ne devra être au courant pas même Victor. De toute façon même toi tu ne serais dire où est ma demeure. » Une autre option s'offrait à Darren : « Sinon retourne à Poudlard : au moins c'est une valeur sûr. Je pense que pendant quelques temps tu devrais te sédentariser dans un endroit sûr. Je m'occupe d'effacer certaines pistes dans ton dossier. Je ne pourrai pas faire de miracle mais je vais essayer. »
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Darren O. Hellson
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Lun 21 Nov - 21:58
Darren était habitué aux remontrances de Siméon, dieu sait combien il avait pu déjà en subir dans sa vie depuis qu'il le connaissait... Il avait donc pris le pli de paraître toujours désinvolte et décontracté dans la plupart de ces cas-là, se contentant en l'occurrence ici de fumer tranquillement sa cigarette moldue, appuyant nonchalamment son dos contre le mur en face du lit et glissant sa main libre dans la poche de son pantalon de jogging. Il avait le plus grand mal à se retenir de sourire alors que Siméon lui reprochait de s'endormir sur ses plans au lieu d'aller se coucher : quand il disait que ça faisait le père qui engueule le fils ! Il essaya de cacher le sourire en coin qui naquit sur ses lèvres en tirant une taffe sur sa cigarette puis finit par répondre docilement et laconiquement, l'intonation de sa voix un peu moqueuse parce qu'il ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher :

« Ok. »

Il connaissait suffisamment le fils MacFly pour savoir qu'il valait mieux savoir souvent abdiquer, avec lui, tellement il pouvait être terrible lorsque l'on se confrontait à son autorité naturelle. Darren observa pensivement son mentor alors que celui-ci collait son crâne contre le mur pour lever la tête, chacun réfléchissant au même sujet. Il fallait être extrêmement prudent, Hellson le savait : il pouvait se réveiller à tout moment à l'instant même où une armada d'aurors ou de mangemorts explosait sa porte. Ce n'était qu'une question de temps, de rapidité, de subtilité : c'était une immense chasse à l'homme qui avait été lancée, et si Hellson savait qu'il n'en supporterait pas les conséquences s'il venait à perdre la partie, il ne pouvait s'empêcher de s'efforcer de mettre l'angoisse inutile de côté pour se concentrer sur l'essentiel, quitte à se montrer un peu trop insouciant sur les bords parfois. Il ne put s'empêcher à nouveau d'avoir un sourire lorsque Siméon fit la remarque de le connaître presque par cœur : c'était tellement vrai, il pouvait le trouver si facilement. C'était un allié précieux, indubitablement. Plus que ça, même : son mentor. Lorsque ce dernier fit l'inventaire des cachets débusquées par le ministère, Hellson eut d'abord un léger froncement de sourcils puis finit par avoir un sourire de nouveau au sujet du fait qu'il ne laissait plus une seule trace derrière lui, ne pouvant décidément pas s'empêcher de jouer les gosses.

« Tu as vu comme je suis doué, maintenant, l'air de rien ? Tu peux être fier de moi, Sim. »

Il aimait gratifier son mentor de ce surnom affectueux qu'il rendait souvent moqueur rien que pour l'emmerder, taquin de nature. Mais il était un homme assez lunatique aux multiples facettes, et il savait très bien retrouver son sérieux une seconde après la déconnade. C'est un peu ce qu'il fit à cet instant, d'ailleurs, lorsque Siméon aborda à nouveau un sujet plus sérieux, cette fois au sujet d'une éventuelle nouvelle planque, Darren laissa tomber le sourire de sale gosse pour un plissement de yeux plus pensif, continuant d'aspirer sa fumée de cigarette à rythme régulier. La proposition que lui faisait Siméon poussait à réfléchir. Elle était indéniablement intéressante et même extrêmement censée. Darren n'était pas sans ignorer le nom des MacFly et ne doutait pas une seule seconde que l'emplacement d'un refuge familial puisse être connu uniquement de la famille : après tout, ils étaient tous réputés pour êtres de bons espions et de bons cachotiers. Néanmoins, Hellson ne pouvait s'empêcher de se montrer réticent, dans le fond, juste parce que l'idée de ne pouvoir ni entrer ni sortir sans que l'on vienne le chercher ne lui plaisait pas. Il avait besoin de sa liberté, de sa liberté d'action, de sa liberté de penser, de sa liberté de mouvements. Il aimait savoir qu'il ne dépendait au final que de lui-même dans tous les cas, qu'il puisse s'enfuir sans rencontrer de barrières dès que l'urgence le saisirait. Il faisait confiance à Siméon, c'était indéniable, mais il était le genre d'homme qui ne pouvait s'empêcher de ne pas trop apprécié ce genre de conditions. Et cela était parfaitement visible dans son attitude, subtilement, avec ce léger froncement de sourcils alors qu'il jetait un coup d'œil pensif aux plafonds, une main appuyée sur le mur dans son dos et l'index de son autre main tapotant sur la cigarette qu'il tenait pour en faire tomber la cendre parterre. Ou sinon, retourner à Poudlard... Oui, il pourrait s'y cacher, en sachant qu'aucun adulte ne pouvait y entrer. Mais sans savoir pourquoi, là aussi il était quelque peu réticent. Peut-être parce qu'il y avait déjà passé trop d'années à se cacher. Peut-être parce qu'il ne voulait pas tout de suite s'y montrer. Peut-être parce qu'il n'avait pas envie de subir les remontrances violentes de Seth. Peut-être parce qu'il n'était pas prêt à voir Alec. Il ne savait pas trop. Mais ces deux éventualités restaient toujours très bonnes et Hellson le savait.

« Hm, commença-t-il pensivement en gardant encore un instant les yeux rivés sur la plafond avant de porter doucement la cigarette à sa bouche. Ce sont de bonnes idées... »

Il laissa quelques secondes de silence pensif s'étirer puis posa à nouveau les yeux sur Siméon, décidant de poser tout de même la question qui le taraudait :

« Je ne pourrais vraiment pas partir et venir quand bon me semble ? Il n'y a pas moyen d'arranger ça ? Tu sais que je n'aime pas me sentir enfermé. »

Il était comme un oiseau qui ne supporterait pas de vivre en cage. Il se sentait capable de cacher à son meilleur ami Victor le lieu où il se cachait, même s'il savait que ce dernier le prendrait mal, mais pour respecter la condition... C'était autre chose. Mais il était prêt à y réfléchir. Il lissa machinalement un pli de son débardeur gris en baissant les yeux une seconde puis tira à nouveau sur sa cigarette avant de relever les yeux. Cela tombait bien que Siméon lui ait rendu visite aujourd'hui, il y avait quelque chose qu'il devait justement lui dire. Pour tout avouer, Darren était incertain de la réaction que son mentor aurait en prenant connaissance de l'initiative qu'il avait pris seul sans même le prévenir au sujet des élèves enfermés à Poudlard mais... il était comme ça, voilà tout. Il était un anarchiste qui y allait à l'instinct et au culot en ne prenant que quelques fois la peine de demander l'avis des autres.

« Ça me fait penser qu'il faut que je te parle de quelque chose, commença-t-il le plus tranquillement du monde, désinvolte en apparence. Il est fort possible que tu aies de quoi faire au Ministère, très bientôt. »

Spoiler:
 



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Siméon MacFly
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Mar 22 Nov - 1:14
    Darren allait rendre fou Siméon qui parfois ne savait plus quoi faire avec lui car il était conscient qu'une fois sur deux son poulain ne l'écoutait pas : pensant tout savoir avec son arrogance d'anarchiste. Mais étant pareille professeur ne pouvait pas vraiment faire de moral à l'anarchiste. Néanmoins lui avait apprit à ses dépends que parfois avoir trop confiance n'est pas bon. Dans son métier on ne fait confiance qu'à sois même et à une voir deux personnes pas plus. Tout le monde ne peut pas avoir une double voir une triple vie comme pouvait l'avoir l'homme arrogant qui fumait tranquillement sa cigarette devant le mage le plus rechercher dans le monde magique. Siméon perdait pied parfois à force de changer de casquette et il savait qu'un jour il s'en mordrait les doigts car à jouer comme ça viendra un jour où il sera seul. Mais bon on il avait déjà prévu d'adopter pleins de chats et de les balancer à ceux qui s'approcheraient de sa maison. De toute façon notre mage n'est pas vraiment fan de la société : se mêler aux autres n'étaient pas son passe temps favori on va dire. Il était comme allergique aux gens.
    Siméon et Darren n'étaient en outre que deux mages arrogants pensant avoir le monde à leur pied. Ils fumaient tout les deux comme de parfait moldu, comme si la magie ne faisait pas partie de leur quotidien. Pourtant c'était le moteur même de leur vie, l'essence, le souffle vital. Sans ça ils ne seraient que des hommes tout à fait ordinaire avec une vie ordinaire. Au fond ils s'étaient bien trouvé ces deux-la ! « Ok » Nom de dieu que Siméon détestait ce genre de réponse : cela ne voulais strictement rien dire : « Bon tu repasseras hein pour les réponses constructive parce un ok c'est trop banal pour un homme comme toi. Innove un peu ! Attends tu es à l'origine d'un nouveau mouvement, un truc complètement dingue qui change le monde magique comme personne ne l'avait fait en jetant juste un sort : sans faire de mort. Même Voldemort ne fais pas mieux alors trouve autre chose qu'un simple ok tu veux ? Tu vaut mille fois mieux ! » Cela était clair au moins, c'était que du cash avec Siméon. Silence. C'est mieux pour penser non ? C'est Siméon qui le coupa pour faire part des nouveautés du ministères mais aussi s'est inquiétude au faite que son protégé prenne parfois à la légère certains détails. « Tu sais bien que ce sont les détails qui coûtent la vie. A l'heure actuelle la moindre erreur et zou tu vas à Azkaban où tu pourrais subir le baiser des détraqueurs. » Siméon savait que Darren n'essayait pas de penser à tout ça mais il fallait à un moment arrêter de se voiler la face : « Néanmoins ce qui à été lancé ne peut être arrêté. Tu dois aller jusqu'au bout et pour ça tu peux compter sur moi ou sur tes proches alliés. Et puis si un jour tu arrives à Azkaban je te sortirai de là t'inquiète mais bon si tu pouvais éviter hein ? » Siméon devait avouer qu'il était de plus en plus fière de son protégé qui ne cessait de faire des progrès ce qui au fond le rassurait. L'assurance qu'Oswald prenait ne pouvait être que bénéfique pour lui. Il s'était perfectionné et Siméon savait qu'il n'allait que progresser. « Mais je suis fière de toi, c'est pour ça que je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose bougre d'âne ! Gâche pas mon travail veux-tu c'est dur de trouver un apprenti comme toi ! » N'importe qui l'aurait appeler Sim s'en serait prit une mais venant de Darren ce n'était rien et ça passait tout seul.
    Siméon lui faisait une offre qu'il ne pouvait pas refuser : après tout il lui offrait la protection même si cela voulait dire de pas être libre de ces allés et venus. C'était quelque chose d'inconcevable pour l'anarchiste et Siméon le savait mais pour l'instant tout le monde magique était à ses trousses et viendrait le temps où il n'y aura plus de cachette... Et ce temps arriverait sûrement plus vite que prévu. Traduire les gestes des gens faisait parti du travail du professeur qui avait bien comprit les réticences de son protégé qui était totalement légitime selon lui. Siméon ne faisait qu'exposer des possibilités à Darren pour le protéger mais il lui laissait toujours le choix ne l'obligeant jamais à faire quelque chose qui ne voudrait pas : ce n'était pas du tout le but bien au contraire. Siméon ne coupa pas le silence que s'imposa Oswald. Siméon fumait tranquillement laissant tout le temps qu'il fallait à son ''fils'' pour réfléchir. Néanmoins le mentor de Darren se doutait qu'il poserait cette question : « Le sort qui protège la maison des MacFly à plusieurs siècles tu sais, je ne sais pas si je suis capable de transformer la donne pour te laisser aller et venir. De plus si pour x raison je réussissais à changer le sort : tu devrai limiter tes allés et venus pour ne pas te faire suivre ou qu'on découvre la maison et ta position. Personne n'aime se sentir enfermé mais tu ne le sera pas, à côté de la maison il y à un grand jardin, une petite forêt et même le cimetière mais qui en faite ne ressemble pas du tout à un cimetière : ce n'est pas lugubre il y à toujours pleins de fleurs qui s'ouvrent ou se ferment suivant si il fait nuit ou jour. »

    Lorsque Oswald commença à lui dire qu'il avait fait quelque chose, que Siméon allait avoir du travail au ministère : le professeur s'attendait au pire. Il savait que parfois Oswald faisait des choses sur un coup de tête à son plus grand damne trouvant cela parfois immature mais c'est ce qui faisait le charme de son poulain. Tout comme au début, il se gratta son front avec le pouce tout en maintenant fermement la cigarette entre son index et son annulaire : « Je m'attends au pire : qu'est ce que tu as fait ? La ministre est partie en plus, ils sont déjà tous à tes trousses tu aurais du attendre mais bon. Je suppose que c'est ta spontanéité que j'aime chez toi même si je sais qu'un jour je vais avoir un ulcère par ta faute ! »
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Darren O. Hellson
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Jeu 24 Nov - 17:46
Et encore une fois, Darren se fit engueuler. Il en avait plus que l'habitude, certes, mais cela ne l'empêcha pas de garder le silence, comme à chaque fois, respectueux malgré un léger sourire amusé aux lèvres. Siméon avait l'art et la manière de le complimenter tout en le réprimandant et Darren trouvait toujours ça surprenant. En même temps, en répondant un simple et trop banal « ok », il s'était préparé préalablement à un nouveau discours agacé de Siméon : c'était ça qui l'amusait, chez son mentor, cette manie qu'il avait de toujours le remettre à sa place sans jamais prendre de gants. Si parfois, quand lui-même était agacé, son ego avait un peu de mal à supporter ça, généralement, il le prenait plutôt bien et avec le sourire, comme ici. Il ne se risqua pas à répliquer quoi que ce soit, conscient d'avoir assez fait son sale gosse pour aujourd'hui. Enfin... Il se disait ça, mais il ne pouvait jamais s'empêcher de recommencer. Pour le moment, cependant, il laissa le silence s'étirer après la réplique de Siméon, sachant que le reste allait suivre. Et en effet, l'espion du ministère aux multiples couvertures reprit la parole un court instant plus tard, arrachant une légère grimace à son apprenti lorsqu'il évoqua la cruelle réalité de la moindre erreur qui pourrait le mener tout droit à Azkaban. Oui, Hellson savait tout ça, il le savait même parfaitement bien. C'était d'ailleurs en sachant ça qu'il était prêt à tout donner pour s'enfuir, pour rester éternellement l'homme le plus recherché du pays mais en aucun cas le mage anarchiste qu'on aurait fini par attraper. Il n'avait pas envie d'être enfermé. Il eut un léger froncement de sourcils en y pensant et tira une nouvelle taffe sur sa cigarette, puis se détendit lorsque son mentor reprit à nouveau la parole en lui disant cette fois à sa manière qu'il pourrait compter sur lui dans tous les cas, même s'il se retrouvait un jour enfermé à Azkaban et qu'il faudrait l'en faire sortir. La question de fin arracha un rire à Hellson qui répondit avec amusement, oubliant son inquiétude :

« Ça marche, je vais essayer d'éviter. »

Il resterait toujours soucieux à ce sujet mais au moins, il savait qu'il pouvait compter sur l'homme illustre qui se trouvait en face de lui. C'était un soutien considérable et sans failles, Darren n'en doutait pas une seconde. Il tira une dernière fois sur sa cigarette puis se décolla du mur pour aller nonchalamment l'écraser dans un cendrier qui trônait sur le rebord de la fenêtre. Il eut à nouveau un sourire aux lèvres lorsqu'il entendit Siméon continuer de le réprimander à sa manière, dans son dos, lui disant être fier de lui tout en l'insultant gentiment de bougre d'âne dans la même phrase. C'était bien lui, ça... Souriant toujours, Darren revint prendre place contre son mur, face à son mentor. Il écouta patiemment les explications de celui-ci par rapport à la planque qu'il lui proposait et plus il parlait, plus il arrivait à convaincre Hellson qui restait pensif en songeant sérieusement à cette éventualité. Ce n'était pas bête, vraiment pas bête... De toute évidence, le ministère se déchaînait pour le retrouver et ils avaient déjà réussi à débusquer pas mal de ses planques. Peut-être qu'il était temps de se cacher dans un endroit vraiment sûr pendant quelques temps avant de se remettre à bouger sans cesse d'un bout à l'autre du globe. Oui, peut-être bien. Rien ne lui coûterait d'essayer ça pendant quelques jours, en tous cas. Avant de donner son assentiment, cependant, il préféra d'abord aborder le sujet dont il n'avait pas encore parlé à Siméon. Bien entendu, ce dernier le connaissait et avait déjà ce geste caractéristique chez lui, qui faisait comprendre qu'il s'attendait au pire, ce qui donna encore une fois envie à Darren de rire plutôt que de prendre les choses au sérieux. Même si ce n'était bien souvent qu'une attitude de façade.

« Je m'en voudrais de te provoquer un ulcère, quand même, plaisanta-t-il d'un ton léger avant d'enchaîner sans transition, avec plus de sérieux : J'ai lancé un nouveau sort sur le château. Il devrait faire effet dans... (Il regarda distraitement le cadran de la montre moldue qu'il portait au poignet.) Pas longtemps, à vrai dire. Une dizaine de minutes peut-être, maintenant. Six élèves de Poudlard vont apparaître soudainement en plein hall du Ministère. Ils ne savent rien, bien entendu, et seront donc certainement relativement... surpris. »

Il tritura machinalement la sangle de sa montre, le regard pensif alors qu'il continuait le plus posément du monde son exposé, comme si cela était tout à fait normal.

« On va appeler ça un cadeau. Ou plutôt, une possibilité de communication. Je vais laisser ces six jeunes à l'extérieur pendant, allez, peut-être deux ou trois jours, histoire qu'ils aient le temps de voir leur famille, puis je les ferais retourner dans le château sans les prévenir. Ils n'apprécieront probablement pas mais au moins, ils auront des chances de se souvenir que je peux leur tendre la main et que je ne compte pas non plus les garder enfermés toute leur vie. Juste le temps nécessaire. »

Il s'interrompit le temps de se décoller du mur pour aller jusqu'à la table de nuit récupérer son propre paquet de cigarettes.

« Je vais avoir besoin de toi, Siméon. Cette communication éphémère doit fonctionner dans les deux sens pour ne pas laisser les autres élèves pour compte, aussi pensai-je t'envoyer quelques heures dans le château en parallèle. Ça te dit ? »

Il leva les yeux sur lui.

« Bien entendu, tu devras jouer la comédie. Faire comme si tu n'étais qu'un instrument et que tu n'as rien vu venir. Mais je ne m'inquiète pas pour ça, tu es certainement le meilleur comédien que je connaisse, remarqua-t-il avec un sourire, s'allumant une nouvelle cigarette. Si tu veux que j'envoie quelqu'un d'autre avec toi pour que ça ait l'air peut-être moins flagrant, dis-moi. Mais ça risquerait d'ajouter une difficulté pour toi. »



darren
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Siméon MacFly
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Jeu 1 Déc - 18:08
Par la barde de Merlin son poulain n'aura donc jamais rien apprit ? Pourquoi devait-il toujours faire des choses qui le mettait en danger ? Un jour Siméon ne pourrait plus le protéger, un jour Darren serait seul et cela inquiétait l'espion car l'homme qu'il avait en face de lui avait changer sa vie sans le savoir. Notre mage n'était pas du genre à s'accrocher à des gens : son métier est d'espionner leur vie pas de faire copain copain avec eux. Ce n'était que des noms, des personnes qui se ressemblaient tous. Mais Oswald c'était différent, il le considérait comme un membre de sa famille. L'idée de le perdre était terrible pour le professeur. Néanmoins jamais il n'a dit cela à son poulain pour la simple et bonne raison qu'il n'est pas dans ses habitudes de parler, d'avouer ses sentiments. Non lui il préfère agir que parler : parler c'est une perte de temps. C'est pourquoi même un compliment n'arrivait pas à sortir de sa bouche. Il devait toujours le cacher ou l'insinuer. Mais à l’instante Siméon n'avait pas envie de se presser, il choisissait soigneusement ses mots pour que son élève les comprennent et les assimiles pour sauver ses fesses d'anarchistes ! Car Siméon ne rigolait pas quant à l'issu de la traque. Oh bien sûr avec ses relations il aurait sûrement put faire quelque chose ou alors avec son don mais bon il n'avait pas envie d'en arriver là. « Mon cœur te remercie. » Car ce petit bougre d'âne aurait un jour sa peau d'une quelconque manière.

Siméon ne suivit pas Darren, il sortit de sa poche intérieure une sorte de mini-cendrier et mit les cendres dedans : pratique quand on était en déplacement ou en surveillance ainsi on évitait de laisser toute trace. L'espion aimait utiliser la métaphore de la cigarette qui représentait bien selon lui la vie en général : on naissait en allumant la flamme, la vie nous consumait comme le feu, nous faisait tomber comme ces cendres avant de nous écraser comme la main qui la tenait. Oui l'existence se résumait à une cigarette. Siméon savait au moins d'où viendrait la mort. La mort était partout, Oswald le savait mais son mentor ne pouvait se résoudre à laisser son poulain mourir sans qu'il ne se batte ou que Siméon soit présent. C'est peut-être pour cela qui ne cessait de lui rabattre les oreilles avec la nécessité de sa part d'être extrêmement prudent.
Tandis qu'il le suivait des yeux, il expliqua les avantages et les désavantages de sa maison : un peu comme un promoteur immobilier moldu qui tenterait de vendre une maison en vain. Ce n'était pas un acheteur que cherchait Siméon, puisque jamais cette maison ne sera vendu ou détruite, mais plutôt un habitant qui permettrait de faire vivre un peu la maison qui avait perdu son âme depuis que sa famille était morte. Ce n'est pas les rares fois où sa sœur et lui venait qui allait changer la donne. « Naturellement tu peux prendre tout ton temps, tu sais où me trouver au pire si tu veux y aller. Réfléchis au moins à ma proposition veux-tu ? Et ne réponds pas ok : tout sauf cela s'il te plaît. »

Siméon ne plaisantait pas, son pauvre cœur ne résisterait pas longtemps et ce dernier à bien faillit faire une attaque en entendant ce que l'anarchiste avais fait : « Tu as fais quoi ?! Dis-moi que tu plaisantes ! Tu sais que cela peut envenimer les choses ?! » L'espion soupira : « Je suppose que tu ne t'es pas contenter que de ça... » Darren continuait, Siméon s'arrachait les cheveux, il écrasa sa cigarette dans le cendrier moldu et tournait le dos à son protégé qui semblait fière de lui : « Deux ou trois jours ? Ils vont vouloir rester plus longtemps et dès qu'ils auront compris que tu peux les faire sortir et revenir sans qu'il le sache ça va être la pagaille dans le château. Déjà que je n'ose pas imaginer l'état de ce dernier... » Il allait avoir besoin de son mentor : bizarrement cela ne l'étonnait pas du tout. C'était aussi évident qu'un nez au milieu de la figure. « Bien sûr que ça me dit ! Je vais pouvoir voir qui est le chef dans les élèves et les remettre en place si jamais il y à besoin ! Enfin s'il n'y à pas de mort hein. Si ça ce trouve ils se sont tous entre tuer ! » Siméon se retourna avant de rire : « Mais je suis ton instrument petit c** ! » Il s'approcha de Darren avant de lui ébouriffer sa tiagnasse : « C'est bien tu as retenu que je travaillais seul. » Puis Siméon sortit de ses poches des flacons : « Au faite je t'ai préparer du polynectar bien puissant. Fais en bonne usage. » Il les posa sur la table de nuit : « Un jour tu vas me tuer Darren tu le sais hein ?! Bon je tranplane dans le château au moment opportun : comme ça tout le monde croira que tu m'as fait partir. Je reviens après alors d'ici-là évite de te faire remarquer et ouvre un peu les fenêtres : ça sent le fenec dans cette chambre ! » Siméon colla un tape derrière la tête à Darren et partit.
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