RSS
RSS



 


 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 2 :: Huis Clos (avril-juin 1998) Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La rhétorique de la peur ( Libre )

avatar
Invité
Invité
Sam 5 Nov - 20:33
Invité
Aaron, après avoir aidé son frère Moïse à libérer le peuple hébreux de l'esclavage égyptien, le suivit dans leur traversée du désert du Sinaï. Tandis que son fraternel conversait avec Dieu, et recevait de celui-ci les tables de la Loi, lui, à la demande deux autres, construisit un veau d'or, en s'inspirant du taureau Apis vénéré en Egypte, symbole de fertilité et de puissance sexuelle, qui leur servit d'idole. Mais l'idolâtrie était prohibée selon le troisième Commandement, et en voyant ce spectacle, Moïse fracassa de colère les tables qu'il venait de posséder. Il pardonna cependant très rapidement Aaron, et lui accorda même le rang de Grand Prophète. Toutefois, l'action infidèle de ce dernier condamna son peuple à demeurer pendant environ une quarantaine d'année dans le désert, avant de pouvoir enfin accéder à la terre promise. Il est aussi intéressant de noter que Moïse était dit bègue, et que c'était son frère qui prenait le plus souvent la parole à sa place devant les autres hébreux.

Le sorcier se remémorait avec ravissement ce mythe biblique, alors qu'il patientait assis sur une table de la grande salle. Bien qu'athée, les mythologies et légendes l'avaient toujours fasciné, autant que le principe même de religion qui parvenait à regrouper des masses d'individus vers un objectif, ou plutôt une illusion commune. Il estimait que si Moïse conservait l'image d'un guide exemplaire, il avait en vérité échoué, dépassé par Aaron. Si le premier avait répondu aux attentes de Dieu, le second avait quant à lui répondu à celles du peuple. A partir de là, on pouvait armer un conflit philosophique, c'est-à-dire, se demander quelle parole aurait du être écoutée. La Bible a rapidement tranché, mais la question est toujours d'actualité... Mais pour l'instant, le Serpentard se concentrait sur la figure de son homonyme, qui part sa rhétorique, a su doubler le messager de Dieu, et se faire ensuite pardonner, et même gratifier par ce dernier. Voilà un magnifique exemple de manipulation des mots, c'était du moins ainsi que le préfet-en-chef interprétait ces écrits. D'une certaine façon, l'Aaron du Pentateuque fut un meilleur guide que Moïse, bien qu'il fit errer les hébreux pendant quarante années. Or, le jeune sorcier tentait de s'imposer dans un rôle à peu près similaire. En tant qu'instigateur d'une brigade pour assurer l'avenir des siens, le parallèle était aisément effectué. En outre, à l'instar de Moïse, il connaissait des exemples de rebellions et d'incertitudes.

La même interrogation ne cessait de revenir dans son esprit: Lequel des deux frères était-il ? Comme pour sublimer ce questionnement, les apparitions revinrent le hanter. A sa gauche, il fut momentanément ébloui par le fauve brillant. A peine chercha-t-il à tourner son regard vers la créature pour la contempler de face qu'il avait disparu. Lorsqu'il baissa la tête vers le sol, il fut sordidement captivé parce qu'il y voyait. Une flaque de sang rouge vif, pourvue de trois espaces vides, deux côtes à côtes, et le troisième plus bas, qui lui donnaient l'allure d'un visage inquiétant. Aaron se rappela alors la vision qu'il avait eu après sa confrontation avec Kaysa Potter, les silhouettes enveloppées d'ombres, et la tête vermeille qui émergea des ténèbres et qui le terrifia. Il s'en rappelait à présent, il les avait aussi vues lorsqu'il se trouvait avec Jesse, mais cette fois-ci, l'animal de lumière avait chassé l'espèce de démon. Pourquoi ne s'en souvenait-il que maintenant ? L'étudiant restait les yeux plongés vers la trace de sang, le corps complètement gelé. Impossible de dire combien de temps il resta ainsi. Toutefois, ce fut assez longtemps pour lui permettre de comprendre, du moins approximativement, la nature de ces êtres guetteurs. Il sentait que plus il enfonçait ses pupilles dans les orbites vides de la flaque, plus il approchait de la résolution totale de ce mystère. Une réponse certainement horrifiante, mais il ne pouvait se permettre de se laisser hanter de la sorte.

Soudain, un gigantesque vacarme se fit entendre.

Aaron releva la tête, et vit une foule d'élèves entrer dans la grande salle, parmi eux, un grand nombre de membres de sa brigade les encadrait tranquillement. Il ne s'agissait pas d'une session de réprimande générale, mais d'une occasion pour le préfet-en-chef de se faire entendre, de se justifier, et d'expliquer à tous la situation dans laquelle ils se trouvaient. Cette décision lui avait été motivée par le dernier exemplaire paru de Gossip Feather. Un élève loup-garou dans Poudlard, beaucoup pourraient penser à une affabulation, mais pourquoi pas. Dumbledore était connu pour être un tolérant à l'égard des hybrides, et à vrai dire, l'héritier des Kingfell n'y trouvait rien à redire, du moment que tout danger était soigneusement écarté. Mais sans personnel, si ce fait était vrai, alors ils courraient tous un réel danger. Un risque d'autant plus élevé si l'élève contaminé était un proche de la bande des Weasley et des Potter, il était hors de question de ne s'en remettre qu'à ces abrutis irresponsables pour garantir leur sûreté.

Bref, cet article n'avait pas tardé à produire l'effet escompté : une vague de confusion, de suspicion des uns à l'égard des autres, puis de panique grandissante. Bien sûr, sans agissement, et si rien d'inquiétant ne se produisait dans les jours à venir, la flamme allumée par cette chère fouineuse retomberait bien vite à l'état de braise. Mais Aaron n'avait aucune intention de laisser cela se produire, il allait attiser le feu, et se faire peut-être ainsi l'alliée de la plume incisive. A vrai dire, il y trouvait parfaitement son compte. La peur était une alliée de poids, si l'on savait la canaliser efficacement. Aujourd'hui plus que jamais, les élèves de Poudlard craignaient pour leur sécurité, or, il était justement la figure de cette sécurité.

Tous le savaient dans ce château, voilà pourquoi il put constater avec satisfaction qu'ils étaient extrêmement nombreux à être venus ici. Méfiants, nonchalants, suspicieux, voire encore clairement opposés à ces pratiques, tous ceux présents n'étaient pas en accord avec lui mais qu'importe, ils étaient venus l'écouter, et ils savaient pourquoi. Le message était facilement passé, le bouche à oreille était efficace, et le bruit d'un message d'action d'Aaron Kingfell sur l'énigme de la Salle sur demande s'était vite répandu.

Une légère barbe, une chemise de soie blanche qui devenait trop large pour lui, rentrée dans un pantalon de velours gris foncé, lui-même serré par une ceinture de cuir noir pour éviter qu'il ne tombe. Telle était l'une des conséquences de la perte de poids du jeune homme, l'une des moins fâcheuses. Il avait un seul bijou sur lui, l'opale de feu attachée à son cou par une chaîne d'or, laquelle créait un point rouge orangé sur le dessus immaculé de sa chemise.

Tandis que les arrivants s'asseyaient autour des tables, où s'approchaient davantage de l'orateur, David, Gayan et d'autres représentants de la brigade rejoignirent leur camarade, le premier tendant à son ami un exemplaire de Gossip Feather. Il ne lui dit rien, et se contenta de le fixer avec un large sourire, reprit par l'indien, jusqu'à ce qu'Aaron ne se décide à prendre le papier et à le lire.

J'espère, chers lecteurs, que vous l'aurez deviné, mais il s'agissait bien là de celui révélant sa liaison avec Greenwood. Lorsqu'il releva les yeux, ses proches sortirent de leur mutisme, à commencer par Gayan.


- Je te hais mec ! Mais t'es un dieu ! Jesse Greenwood ! Tu sais combien de gars rêvent de...

- Ce qui est certain, c'est que cette nouvelle ne va pas t'aider à te faire des amis parmi les garçons de l'école
, plaisanta David.

S'en suivirent quelques blagues salaces, après quoi, ils reprirent leur sérieux, reportant leur attention sur la salle bondée. Le dénoncé plia puis glissa l'article le concernant en partie dans la poche gauche de son pantalon. Cette rédactrice lui plaisait de plus en plus. Enfin, les membres de la brigade se dispersèrent, puis Aaron prit sa baguette fixée contre lui par sa ceinture, et la pointa en direction de sa bouche.

- Sonorus.

Il se laissa ensuite glisser de la table, et commença à s'exprimer dès que ses chaussures de cuir noir touchèrent le sol. Un sol dépourvu de toute trace rouge soit dit en passant, et le préfet-en-chef a de nouveau oublié chaque élément de ces visions.

C'est donc un étudiant serein, apaisé, et ferme, qui s'adressa à son auditoire, balayant lentement celui-ci de regard.


- Si tout le monde est correctement installé, je pense que nous pouvons commencer.


Etait-il digne de la rhétorique de l'Aaron hébraïque ? Il n'en doutait pas,et comptait bien le prouver dans les minutes qui suivent. Mais conduirait-il ses pairs à autant de souffrance, vers une voie erronée ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kaysa Potter
Apprentie auror
Âge du personnage : 19 ans
Nombre de messages : 3342
Célébrité sur l'avatar : Willa Holland
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 27 Nov - 11:38
Spoiler:
 

    L’article de la possible éventualité qu’un loup garou se balade dans les couloirs de Poudlard au nez et à la barbe de tous les élèves du château avait rapidement fait le tour du château. Il avait eu bien plus d’impact que les petits articles de commérage que nous pondait Gossip Feather de temps à autres sur certains élèves de l’école. Normal, la pseudo journaliste abordait un thème bien plus sensible que « qui flirtait avec qui » , une potentielle menace qui terrorisait plus d’un élève. Dans le monde des sorciers, les loups garous, considéraient aussi comme des hybrides -Merlin sait à quel point Kaysa détestait ce terme- étaient vu comme des monstres, ils effrayaient les sorciers et vivaient en marge de la société généralement. Seulement, ils étaient comme n’importe quel sorcier, un point en plus sur leurs épaules mais ça ne faisait pas d’eux des monstres pour autant. Kaysa en côtoyait deux d’entre eux tous les jours depuis sa naissance et ces deux personnes étaient des êtres exceptionnels. Pas besoin d’être un loup garou pour être un monstre, il suffisait de regarder Voldemort et ses mangemorts… que des sangs purs et tous des monstres qui se faisaient un plaisir de torturer les gens et répandre la peur autour d’eux. Mais c’était bien connu, les gens avaient peur des gens différents et cette peur les rendait agressifs, violents et cruel.

    Lors de la sortie de l’article, Kaysa avait été sur les nerfs. Nina était l’une des personnes les plus importantes à ses yeux et elle ferait tout pour la défendre des autres. Elle avait peur que quelqu’un découvre leur secret, elle avait peur pour sa meilleure amie. La fatigue et le stress de la pleine lune y avait été aussi pour beaucoup dans le comportement de la Gryffondor. A présent, lorsqu’on abordait le sujet du dernier article de Gossip Feather, la jeune fille ne sortait plus les griffes. En fait, au contraire, elle se moquait de l’article et de ceux qui y croyaient. Elle avait bien réfléchi ces derniers jours et en était arrivé à la conclusion qu’en s’emportant aussi rapidement elle donnait du crédit à l’article et en plus, elle les mettait sur la voie de qui il s’agissait. C’était tout Kaysa de s’emporter ainsi en belle impulsive qu’elle était. Mais justement, sur ce coup, elle devait agir différemment. Etre plus maline. Et la solution s’était imposée d’elle-même… Sans preuve, et personne n’en trouverait, l’histoire allait se tasser tout simplement. Et si en plus, elle arrivait discrètement à faire croire à une blague du trio pour faire marcher les élèves, ça serait encore mieux.

    Bien sur, elle n’avait pas prévu que Kingfell fourre son nez dans cette histoire. Et pourtant, c’était à prévoir… Si l’apparition d’une simple petite panthère noire l’avait fait partir en chasse qu’est-ce que cela devait être sur la possible présence d’un loup garou parmi eux. Et cette fois ci, il semblerait que le préfet en chef ait décidé de parler directement au peuple sans passer par un intermédiaire comme la dernière fois. Cette fois ci, le Serpentard mettait juste en place une énorme assemblée pour parler de tout ça. Et s’il y avait une qualité que devait lui donner Kaysa, c’est qu’il était un bon orateur, un excellent orateur même et elle ne serait pas étonné s’il arrivait à convaincre des élèves. Comment voulez vous que l’histoire se tasse avec Kingfell qui s’en mêle ? La prochaine pleine lune allait être dix fois plus dangereuse avec ce malade fini à la poursuite du loup.

    C’est pour ça que la demoiselle décida de se rendre, elle aussi, dans la grande salle afin d’entendre ce que le préfet en chef allait leur sortir comme baratin vis-à-vis de l’histoire du loup garou.

    Elle en avait discuté avec Nina mais cette dernière n’avait pas voulu venir. Ce sujet la mettait mal à l’aise et elle ne voulait pas que quelqu’un remarque sa gêne et ne fasse un rapprochement entre le sujet du débat et elle. Kaysa comprenait et était plutôt d’accord avec elle. Quand à Alex, il avait encore disparu. Elle le voyait à peine ces derniers temps, ce qui exaspérait Kaysa. Elle aurait aimé avoir le soutien de son meilleur ami. Au moins qu’il soit présent. Mais elle ferait sans lui, peu importe, elle s’occuperait de son cas plus tard.

    Lorsqu’elle pénétra dans la grande salle, il y avait déjà pas mal de monde. Pourquoi ça ne l’étonnait pas ? Aimé ou détesté, Aaron suscité l’intérêt de tous et il devait adorer ce sentiment d’importance. Après tout, elle ne pouvait pas jeter la pierre à tous ses élèves alors qu’elle-même était là. Un sourire méprisant se dessina sur les lèvres de la jeune fille quand son regard se posa sur le Serpentard. Entouré de ses fidèles chiens de garde, il semblait plutôt sur de lui et confiant. Le pauvre, il se prenait vraiment pour le pseudo chef de Poudlard, celui qui maintenait l’ordre et la discipline dans les couloirs du château, celui grâce à qui tout le monde arrivait à cohabiter dans le château… Ben voyons, il allait falloir redescendre sur terre un jour Mr Kingfell. Et Kaysa se ferait un plaisir de s’en charger.

    Certains s’installer autour des tables, d’autres s’étaient approchés de Kingfell et attendait patiemment son discours. Pour sa part, la brunette s’était appuyée nonchalamment contre la table des Gryffondor, les bras croisés, l’air tout à fait serein. Elle aussi attendait patiemment les inepties qu’allaient leur sortir Kingfell. En attendant, elle parcourra brièvement la salle afin de repérer les personnes présentes. Tous les membres de la brigade étaient là bien évidemment, peut être avaient ils droit à une prime s’ils faisaient acte de présence. Mais au moins, ils ne pourraient pas faire pression sur ceux qui voudraient élevés la voix contre Kingfell, pas devant autant de monde. Vous vous doutez bien que la demoiselle n’allait pas rester sagement à écouter les paroles du Serpentard si elle n’était pas d’accord avec.



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Siméon MacFly
Espion des anarchistes & mentor d'Hellson
Âge du personnage : 42 ans
Nombre de messages : 273
Célébrité sur l'avatar : Michael Fassbender
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 3 Déc - 3:32
Ah Poudlard : lieu de tout les mystères ! Siméon n'avait pas fait ces études dans cette école et pourtant tout les témoignages sont formels : Poudlard est la meilleure école de sorcellerie. Bon ce n'est pas l'avis de Siméon mais il n'est pas du tout neutre préférant nettement Durmstrang même s'il faut avouer que les techniques de cette école sont archaïques. En même temps c'est dans les vieux chaudrons qu'on faisait les meilleures potions non ? C'est donc dans les couloirs de l'école la plus populaire du monde magique que notre professeur tomba. Oui vous avez bien lu : tomba. Siméon gardait en tête qu'il fallait que cela soit le plus réaliste possible. Il tomba au septième étage comme une crèpe se faisant mal par la même occasion à son genou mais passons. Il se releva et vit deux élèves qui le regardaient bizarrement : son plan avait marcher. « Vous... Je... » Ces derniers partirent en courant en criant : « IL Y A UN ADULTE DANS LE CHATEAU ! » Parfait, décidément tout fonctionnait : Siméon était obligé de tendre le dos en s'attendant au pire car sa mission était pour l'instant aussi facile que de voler une sucette à un bébé.

Au détour d'un couloir, il trouva des articles de la fameuse chronique du château : Gossip Feather. Il aimait ces articles tous plus loufoques les uns que les autres mais tellement intéressant et qui permettait d'avoir directement les infos. Le journal qu'il trouva contenait trois articles : tous plus intéressant les uns que les autres si bien que Siméon s'arrêta pour les lire. Alors : une panthère noire aurait été aperçue à la lisière de la Forêt Interdite ; un loup-garou serait dans les enceintes de l'école donc un élève qui à la malédiction de la lune et enfin des potins sur les couples. *Mr Unseen...* Il n'en fallait pas plus pour en déduire que cela devait être Hellson. L'espion comprit qu'il allait devoir faire vite pour régler ces problèmes surtout celui du loup-garou voulant éviter une chasse à l'homme -en l’occurrence à l'animal- sans la présence des adultes. Il garda précieusement les articles qu'il mit dans sa poche intérieur. Sur le chemin, il tenta de réfléchir quel élève pouvait être le loup-garou ? C'était peut-être un jeu chez les moldus mais pas chez les sorciers. Autant Siméon pouvait rire de tout, autant certain sujet ne devait pas être pris à la légère.

Tout le monde semblaient le fuir, il ne pouvait même pas s'approcher des élèves qu'il le fuyait comme la peste. Siméon décida de les suivre : ce n'était pas bien difficile étant donner qu'ils criaient partout. Les bruits l'emmenèrent jusque dans la grande salle où un troupeau d'élèves s'y étaient entasser. Avant même de rentrer dans la salle, il entendit : « Si tout le monde est correctement installé, je pense que nous pouvons commencer. » L'espion trouva alors que c'était le moment propice pour arriver bien que les élèves l'est devancés. Au centre : Kingfell avec sa baguette sur la gorge, tout le monde regardait le professeur qui fixait Kingfell. Il semblait avoir prit les rênes de l'école. Siméon n'était guère surpris : c'était évident que le jeune homme avait un besoin de reconnaissance sans fond. Il était avide de pouvoir -même un aveugle aurai pût le voir- mais surtout se délectait de pouvoir contrôler les autres comme des pantins. Siméon faisait pareil mais c'était plus subtil : au moins ce n'était pas flagrant. Certains mettaient des années à s'en rendre compte. Mais bon on ne parle pas du maître : on parle de l'élève. On peut dire que l'espion savait faire ses entrer.

« Moi je ne suis pas installer monsieur Kingfell. » Il rentra dans la salle et s'approcha du préfet-en-chef : « N'ayez crainte : je ne peux être ni une panthère, ni un loup-garou : je ne suis qu'un méchant adulte qui ne sait pas comment il est arrivé ici. » Siméon alla s’asseoir sur une table et regarda Aaron : « Oh mais allez-y continuer : je vous charge de me faire un débriffing de la situation vu qu'apparemment vous avez prit le commandement. » Il sortit son paquet de cigarette et s'en alluma une : lui aussi allait faire son anarchiste de plus il avait terriblement besoin de cette saleté et il allait avoir besoin de nicotine pour pouvoir affronter les petits monstres autour de lui. « Sachez néanmoins que si jamais je dois trouver un responsable cela sera vous vu que d'après Gossip votre brigade fait fureur. Acceptez-vous les conséquences ? » Il ferma son zippo et le remit dans sa poche : ceux qui avaient eut le professeur en cours savait qu'il n'était pas du tout comme les autres. En outre il était l'opposé c'est pourquoi il était populaire chez ses élèves.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Sam 3 Déc - 19:54
Invité

Croiser les bras, attendre. Serrer sa baguette dans le creux de sa main, attendre. Dégainer, frapper. Surprendre, faire mal. Faire régner la peur, faire régner l'ordre.
Ce n'est pas par coïncidence que j'ai rejoint la Brigade d'Aaron, et pas seulement par conviction que l'ordre est tout ce qu'il nous reste à Poudlard. Non, loin de là. Sa politique est bien proche de celle que j'envisage de rejoindre une fois libérée de ce château. Pour lui, pour eux. Mon amant perdu, dont je n'ai plus de nouvelle, et mes parents arrachés par un Auror sans scrupule. Ma vie n'est qu'une suite de désordre et je veux l'arranger, la ranger. Pour cela, je dois m'adapter dès maintenant, suivre un leader, un vrai, ne pas avoir peur de dégainer ma baguette, même contre les plus jeunes. Car si pour l'instant, ce sont des stupéfix, plus tard, je lancerai des endoloris. Et là, je n'aurai plus le loisir de me justifier en prétendant faire ce qui est juste, ce qu'il faut faire. Je serai le soldat d'un ordre injuste et cruel. La fille que mes parents auraient souhaité avoir, le cauchemar de ceux que j'ai eu. Au moins, il sera là avec moi. Jon, celui qui n'a pas choisi, et moi, qui aurai choisi pour être à sa main. Je frapperai avec lui.

Mais revenons au présent, mes chéris. Mes cheveux blonds marchaient d'un pas ferme dans les couloirs, se balançant au gré de mes pas. Mi-longs, ondulés, proches, mon visage maquillé légèrement, vêtue de vêtements moldus -la seule bonne chose que ces monstres aient inventé- je marchais, impeccable. Je me rendais dans la grande salle où Aaron avait prévu de faire un discours. Baguette en main, j'en profitais pour surveiller les environs, aux aguets de voir arriver la frimousse rousse de Weasley ou de Potter junior. Les deux ennemis publics numéro un, les deux pestes de Poudlard, qui se prenaient pour des soldats de la liberté et des opprimés, mais qui n'étaient que deux naïves écervelées. Le genre de personne contre qui je me battrai plus tard, le genre que je tuerai de mes mains. De ma baguette. De sang froid. Ou presque. J'atteignais la Grande Salle , sur le qui-vive. Tandis que je franchissais les portes, je pus remarquer qu'un nombre assez surprenant d'élèves étaient entrés dans la Grande Salle pour assister au discours d'Aaron. Nombre surprenant, du fait du conflit évident entre notre groupe et celui des Gryffondors. Je n'avais rien à la base contre cette maison, mais force était de constater qu'elle abritait en majorité des imbéciles doublés d'empêcheurs de tourner en rond.

Je pris place non loin d'Aaron, bras croisés. Droite, toujours. Un bon maintien était signe de confiance en soi, de force intérieure. Il était important pour moi de sauvegarder les apparences. Ne jamais ciller. On m'avait trop broyée par le passé, quand je ne pensais qu'être qu'une pauvre moldue courbée. Mais je ne me doutais pas une seconde me tromper si fort à propos de ma vraie nature. J'entendis Gayan et David charrier Aaron au sujet d'une rumeur le concernant, lui et Jesse. Gossip Feather prenait un malin plaisir à exposer la vie privée des uns et des autres. Fort heureusement, je n'étais pas du genre à étaler la mienne. Ma vie était un coffre fermé à quiconque. Je prenais bien soin de sceller mes blessures et mes joies, afin que nul ne puisse y accéder malgré moi. Ainsi était faite la vie, même nos amies les plus proches étaient susceptibles de nous trahir un jour. Je levai cependant les yeux au ciel. Aaron rangea l'article de Gossip Feather dans sa poche. Pendant ce temps, je m'approchai à tâtons de Gayan et lui murmura:

- Tu as vraiment un don pour parler de futilités au mauvais moment. murmurai-je à son oreille, ouvertement moqueuse.

Gayan m'ignora mais je devinais un sourire à ses lèvres. Je n'étais pas vraiment amie avec les autres membre de la brigade, mais on pouvait dire que nous entretenions des rapports cordiaux. Je savais que j'étais un des éléments les plus efficaces de la bande, aussi, je me permettais de dire ce que je pensais, comme je le pensais. J'avais tout crédit. Aaron était sur le point d'entamer la "réunion", quand quelqu'un entra dans la Grande Salle. Pas n'importe qui, un adulte. Professeur, qui plus est. Je me mordis la lèvre inférieure alors que McFly prenait la paroles. Incroyable, comment s'était-il retrouvé ici? Le sort était-il rompu? Je ne pouvais pas rester sagement les bras ballants sans rien dire, il fallait que je pose cette question que nous nous posions tous.

- Monsieur, vous... dites que vous ne savez pas comment vous êtes arrivés mais... avez vous essayé et réussi? Ce qui signifierait que le sort est rompu ou défaillant... demandai-je d'une voix forte et que j'essayais de contrôler.

Le sort rompu... j'osais à peine y penser. Voyez-vous, pour certains cela n'impliquerait que des retrouvailles niaises avec leurs familles et des remontrances, par ci par là, pour les plus sérieux, cela voulait dire retour des cours, et des examens. Mais pour les élèves comme moi, ou Jesse, qui avions un choix à faire, cela signifiait beaucoup plus, tellement plus. Entre autre, que l'heure fatidique du choix approchait glacialement. Que notre destin serait scellé tellement vite que nous ne pourrions peser correctement le pour, le contre. Mais je voyais dans ma tête le sourire triste de Jon, je sentais ses bras puissants et froids me serrer chaudement, la chaleur mêlée d'un sensation polaire s'insinuait en moi comme un poison subtil, délicieux, tandis que naissait en moi l'espoir d'avoir enfin de ses nouvelles, ou mieux, de le retrouver. Espoir perdu si nous étions toujours enfermés.

Ce n'est que lorsque je me perdais dans mes rêveries, ivre d'attendre une réponse encourageante du professeur, que j'aperçus Potter, tranquillement installée à la table des Gryffondor. Celle-ci était gonflée d'oser pointer le bout de sa baguette ici. Je saisis lentement la mienne dans ma poche, aux aguets de tout débordement.






Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alice Sullivan
Surveillante à Poudlard
Âge du personnage : 19 ans
Nombre de messages : 5744
Célébrité sur l'avatar : Teresa Palmer
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 6 Déc - 14:42
Alice patientait avec nonchalance sur un banc de la table des Serpentards. Assise au bout, elle avait les jambes croisées, l'avant-bras appuyé sur la table et agitait doucement le pied pour témoigner de son attente, sa tête blonde tournant de temps à autres du côté pour observer les élèves qui entraient par groupes dans la Grande Salle. Ils la faisaient rire, tous. La plupart étaient réfractaires à la politique Kingfell et pourtant, ils venaient quand même. Ils avaient beau adopter des airs censés témoigner de leur mécontentement pour signaler qu'ils venaient simplement pour s'informer de l'ennemi et non pour participer, il n'empêche que personne ne les forçait à venir, à la base. C'était juste l'attraction de la masse. Ils étaient tous des moutons qui se rassemblaient autour de leur berger. Effleurant sa tempe de son index avant d'appuyer son poing contre sa joue d'un air ennuyé, comme si l'attente ne lui convenait pas, Alice laissa son regard vagabonder sur les membres de la brigade qui s'étaient rassemblés près de l'estrade de la table des professeurs. Aaron avait un parchemin dans la main, certainement un article de cette insupportable Gossip Feather, et était entouré de deux fidèles membres de sa brigade qui riaient de toute évidence de quelque chose. Il y avait aussi Lyanna, incarnation même de la confiance en soi factice mais brillamment jouée, qui attendait non loin, droite. Alice lui adressa un signe de tête et un sourire en coin en croisant son regard, pour la saluer de loin et lui faire partager silencieusement son avis au sujet des blagues stupides que les amis de Kingfell avaient tendance à sortir même dans les moments où il ne fallait pas.

Elle vit l'insupportable et incontournable Kaysa Potter, également, adossée à l'autre bout de la salle, contre la table des Gryffondors. Il y avait presque quelque chose d'étrange à la voir seule, sans être entourée de ses deux petits chiens fidèles – bien qu'il aurait mieux fallu parler de loup concernant Nina Lupin. Par ailleurs, Alice n'était même pas vraiment surprise de ne pas voir cette dernière : le dernier article de Gossip Feather au sujet du loup-garou inconnu devait l'avoir considérablement secouée. Elle se trouvait sur le fil du rasoir, maintenant. Si jamais la masse des élèves enfermés apprenait l'identité du dangereux loup-garou en question... Qui sait ce qu'il pourrait se passer. Alice se passa la langue sur les lèvres qu'elle avait sèches. Elle rêvait de balancer l'info qu'elle détenait, soit que le lycan dont tout le monde parlait n'était autre que Nina Lupin. Elle rêvait de voir la majorité des élèves se retourner contre ces pathétiques enfants de maraudeurs, qui se croyaient décidément trop permis. Mais quelque part, elle savait qu'elle gagnait à attendre, à conserver cet atout dans sa manche. Par ailleurs, après en avoir discuté avec Sam, celui-ci avait finir par la convaincre de ne pas agir impulsivement. Ce qui ne l'avait cependant pas empêchée d'en parler avec Aaron, il y avait de ça quelques jours, lorsqu'ils s'étaient croisés sur le terrain de Quidditch. Elle jeta d'ailleurs un coup d'œil à ce dernier, se demandant s'il avait remarqué l'absence de la brune Gryffondor. Quant-à Alexander... Et bien, pour une fois, elle n'était pas la cause de son absence. Elle ne se donnait plus la peine de le voir, bien sûr, après tout, maintenant qu'ils avaient simulé leur rupture lors de la dernière fête organisée dans la Grande Salle. En vérité, ça avait juste été la levée du chantage ; Alice était fatiguée de ce jeu.

Elle redressa la tête lorsqu'Aaron prit enfin la parole, usant d'un sonorus. Elle fronça légèrement les sourcils en entendant des cris en-dehors de la salle et tourna la tête vers l'entrée, se demandant pourquoi diable des groupes d'élèves arrivaient en courant. Ils étaient si pressés que ça à l'idée d'entendre le discours de celui qui s'autoproclamait leader de Poudlard ? Mais non, la raison de cette agitation apparut bien vite aux yeux de tous et Alice ne put s'empêcher d'afficher un masque de surprise totale en voyant Siméon MacFly s'avancer dans l'allée. Le professeur d'Histoire de la Magie, ici ? Un adulte ? Alice s'en releva de son banc. Elle n'arrivait pas à croire. Ça y est, tout était fini ? Le sort avait été levé ? Ces incapables d'employés du ministère avaient enfin réussi à entrer dans le château et un professeur venait les chercher ? Alice suivit du regard l'homme qu'elle aimait asticoter en cours et qui n'aurait pas du se trouver là, maintenant. Celui-ci s'assit, théâtral, pour s'adresser à Aaron et plomber l'effet de ce dernier. Alice cligna des yeux et se rassit machinalement, les yeux encore rivés sur le professeur qui ne s'était pas assis bien loin. Ainsi, il ne savait pas comment il avait atterri ici. Bon. Cela voulait donc dire que le sort n'était pas encore tout à fait levé. Mais visiblement, il y avait un sacré progrès tout de même.

L'assemblée était visiblement estomaquée. Lyanna prit la parole, tous les regards convergèrent vers le premier adulte qu'ils voyaient tous depuis presque deux mois. Le sort était-il rompu, défaillant ? Tout le monde devait se poser la question. Se remettant peu à peu du choc, Alice haussa les sourcils et se pencha sensiblement en avant sur son siège pour interpeller Siméon à son tour.

« Que se passe-t-il dehors au juste ? Pourquoi mettez-vous autant de temps à nous sortir de là ? »

Elle s'exprima assez fort pour être entendue de tous et si sa voix prenait un accent un rien agacé, c'était juste parce qu'elle ne pouvait s'empêcher de mépriser ces autorités incompétentes censées tenir le monde des sorciers en ordre. L'ordre, quelle bonne blague.



    Lay me down on thorns and roses
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Siméon MacFly
Espion des anarchistes & mentor d'Hellson
Âge du personnage : 42 ans
Nombre de messages : 273
Célébrité sur l'avatar : Michael Fassbender
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 15 Déc - 0:35
« Eh bien je ne pensais pas que j'étais aussi populaire au point d'arracher la vedette au nouveau leader. » Siméon se mit à rire et porta la cigarette à sa bouche : se sentant un peu comme le roi du monde ou le messie au choix. Il comprenait alors ce que pouvait ressentir Aaron ou bien Darren. Le pouvoir : qui ne le cherche pas, qui ne le veut pas ? Son entrée n'avait pas marcher à son plus grand damne : tant pis il utiliserait la manière direct. Il décida de répondre au question dans l'ordre pour ne pas faire de jaloux, il monta sur la table et parla haut et fort :

« Pour vous répondre Mademoiselle Legan, je pense que je suis ici pour la simple et bonne raison que notre cher Hellson à décider de libérer six d'entre vous. Ils sont actuellement dans le sous-sol du ministère entrain de se faire interroger et j'allais moi même participer aux interrogatoires quand je suis arrivé non sans mal dans le château comme par enchantement. Les 6 élèves sont : la petite amie de Monsieur Kingfell, le prince blond qui ne sait pas faire de discours, le Don Juan de Serdaigle, la mademoiselle je suis persécutée de la même maison, la gentille Black et enfin la jeune maman de Poutsouffle. Comment ils sont sortit ? Je ne sais pas mais je pense sincèrement que c'est au bon vouloir d'Oswald : après tout même les gens du ministère ne savent pas de quoi est capable cet anarchiste fou à lié ! »

Lorsque Mademoiselle Sullivan parla à son tour, Siméon décida de s'approcher d'elle tout en lui répondant tout en fumant tranquillement sa cigarette : personne ne pouvant lui interdire. « Parce que ma chère aucune autorité ne sait où trouver cet homme et même le directeur s'arrache ses cheveux d'argent pour tenter d'enlever le sort. La seule chose que nous savons c'est que ce sort est vieux et puissant. A l'extérieur il fait beau, le temps est agréable même si le froid de l'hiver commence à arriver. Sois dit en passant je pense que la plus part d'entre vous n'ont pas envie de voir des adultes revenir dans leur nouveau terrain de jeu à savoir : le château. » C'était une évidence : qui n'a pas été jeune ? Qui n'avait jamais eut envie de vivre sans autorité tout en étant à l'école ?

« Écoutez, je ne sais pas combien de temps je vais rester ici c'est pourquoi je vous propose ceci : si vous avez quelque chose à transmettre à vos parents : donner les moi et je leur transmettrai. De plus si certains d'entre vous sont blessés ou autre, si vous avez besoin de potion demander les moi que je les fasse avant de partir. C'est bien joli de parler mais le temps nous est compter. » Siméon vit des premières années sortirent de la salle en courant : sûrement pour aller écrire : « Si vous avez d'autres questions n'hésiter pas à me les poser : je ferai de mon mieux pour vous répondre. »

Croyez le ou non mais Siméon n'était pas un mauvais bougre ou méchant, le fait est qu'il à toujours aimer les enfants et particulièrement les petits adultes qui étudiaient à Poudlard. Au fond Siméon savait les tenant et les aboutissants du sort, des évènements mais cela l'avait toujours inquiété de savoir comment allait les élèves. De plus en tant que professeur : il se devait d'aider ses élèves. Un peu comme un garant de la paix. « Est-ce que certain d'entre vous on rencontrer la mage ? Au dernière nouvelle : il rôderait dans les murs du château. Si vous avez des informations sur lui ou autre venez me voir également. Il est clair que nous n'arriverons pas à tirer cette histoire au clair sans votre aide car vous êtes à l'intérieur du château donc vous voyez des choses que nous ne voyons pas. Votre coopération est plus que souhaitable pour ne pas dire conseiller pour votre moyenne. »

Du chantage ? Oh oui cela marchait toujours surtout avec des étudiants, des jeunes en général qui aimaient toujours relever les défis !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Sam 17 Déc - 20:40
Invité
- OOOH ALLEZ !

S'il fut étonné et interloqué par l'apparition incongrue du professeur MacFly, il était hors de question qu'Aaron se laisse menacer de la sorte, qui plus est par un incapable se permettant de le sermonner à propos de ses méthodes alors qu'il n'est lui-même parvenu à aucun résultat acceptable. Le préfet était tout d'abord resté interdit, fixant l'intrus et attendant une explication quant à sa présence à l'intérieur des murs infranchissables de l'école. En guise d'information, le nouvel arrivant préféra surtout se pavaner comme un paon en chaleur, en se payant le luxe de suspendre une épée de Damoclès au dessus de la tête de celui qui avait tant donné pour le salut de Poudlard ces dernières semaines. Au fur et à mesure qu'il poursuivait son discours nonchalant, et répondait aux interrogations de Lyanna et d'Alice avec une assurance insupportable compte tenu des piètres résultats qu'il annonçait, l'instigateur de la réunion s'était adossé contre la table de laquelle il venait de se laisser glisser, avant de se rassoir dessus, les jambes dans le vide. Il observait l'autre dérouler sa verbe avec l'aisance et l'impertinence qui caractérisait le personnage. Ce professeur n'avait jamais eu sa langue dans sa poche, et son caractère lui avait toujours octroyé une certaine proximité avec ses élèves, qui faisait souvent défaut à ses collègues. Cependant, aujourd'hui, ce genre de considération intéressait peu Aaron, et présentement, ce comportement le révulsait d'autant plus.

Les élèves étaient laissés à eux-mêmes à cause d'un anarchiste, et le personnel de Poudlard, y compris le directeur n'étaient pas en mesure de leur venir en aide. Pire que cela, le professeur avait l'affront de venir quémander leur aide, à eux, les supposées victimes ? Non seulement on venait de lui mettre un professeur sous le nez, auquel il pouvait se plaindre de leur incompétence, mais en outre il se permettait de le menacer et de se la jouer devant eux, alors qu'il est la preuve directe de l'incompétence de ceux qui sont censés assurer leur sécurité. Aaron n'en demandait pas tant. Ses méthodes étaient peut-être sujet à controverses, mais il s'était néanmoins grandement investi pour la survie de cette école, alors il ne pouvait pas tolérer qu'un enseignant le prenne ainsi de haut alors qu'il n'a pas fait la moitié de ce qu'il a accompli. Le jeune homme a sacrifié sa santé physique pour mener à bien ses projets, mais sa constitution affaiblie ne lui serait pas utile, pour l'instant, il avait juste besoin de sa puissance de voix.

Ainsi, lorsque le professeur d'histoire de la magie demanda la coopération des étudiants, il ne put plus se retenir davantage, et il lâcha alors une exclamation accentuée d'un rire à la fois sarcastique et méprisant. Sa voix étant toujours sous l'effet du sortilège d'amplification vocale qu'il avait jeté, il n'eut pas besoin d'attendre pour vérifier qu'il avait bien attiré l'attention de tout le monde. Il put ainsi entamer son discours, qui tenait bien davantage du pamphlet.

Il commença par s'asseoir en tailleur sur la table où il se trouvait, avant de fixer le fumeur.


- Comment pouvez-vous décemment oser nous demander de vous aider pour coincer un seul homme. Non, même pas pour l'arrêter, mais juste pour nous sortir de la situation dans laquelle nous sommes ? Pire que cela, comment osez-vous prendre un air si détaché et si orgueilleux alors que la situation actuelle n'est rien d'autre que le constat désastreux de votre terrible incompétence ? Vous n'êtes pas ici en sauveur, vous n'êtes que le témoignage de l'inefficacité du corps enseignant de cette école !


L'isolement entre élèves, et la situation complexe et tendue dans laquelle il se trouvait avait conféré à Aaron une aigreur et un absence de retenu qu'il allait enfin pouvoir complètement manifester. Il se fichait bien qu'il s'adressait à un de ses professeurs, il y avait à présent bien davantage que cela en jeu.

- Vous dites que nous n'avons pas envie de voir des adultes sur notre terrain de jeu, vous pensez vraiment que l'on considère notre situation comme un jeu ? Notre année scolaire est certainement fichue, mais c'est loin d'être le pire. Nous nous retrouvons isolés de nos familles, sans savoir ce qui se passe dehors, mis à part que les dangers d'une guerre s'annonce. Entre les anarchistes et les mangemorts, nous sommes en train de crever d'inquiétude pour nos proches, pour nous et pour notre avenir. Et pourquoi ? Pour quelle raison ? Parce que ceux qui sont censés assurer notre avenir et notre sécurité, justement, VOUS, êtes incapables d'effectuer correctement votre métier. Vous êtes des incapables, et stupides. Nos profs sont-ils tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils pensent qu'un air cool et une clope à la main va suffire à nous faire avaler les conséquences désastreuses pour nous de leur échec ?


Aaron reprit sa respiration l'espace d'un instant, balaya rapidement la salle du regard pour voir si les autres élèves partageaient son avis puis poursuivit.


- Parce que tout ceci est un échec. A commencer par celui du directeur. Dumbledore est peut-être doué pour jouer les moralisateurs quand tout va bien et pour combattre des mages noirs, mais visiblement il l'est moins pour s'occuper de son école quand cela ne va pas et pour les trouver, ces mages noirs. Il faut savoir assumer et respecter ses devoirs. S'il veut jouer les aurors, cela ne doit pas se faire en notre détriment, nous qui avons placé notre confiance en lui en ce qui concerne notre vie. Si nous sommes allés à Poudlard, pour beaucoup d'entre nous, c'est en raison de la grande réputation de son directeur. Ce n'est donc pas pour le voir disparaître et nous délaisser complètement ! Si ça le démange tant que ça de partir chasser les mangemorts et leur chef, ou de traquer Hellson, qu'il change de travail ! Mais lui, avant de porter la responsabilité de tout le pays sur ses épaules, il en avait une autre de prioritaire ! LA NÔTRE !

Il était plus que temps que quelqu'un envoie toutes ces vérités à un représentent des enseignants de Poudlard. Certes, il aurait préféré le dire directement au directeur, mais puisque pour l'instant, il n'avait que MacFly en face de lui, et l'occasion ne se représenterait peut-être pas avant longtemps.

- Mais non, en ce moment, les seuls qui semblent en avoir quelque chose à faire de nous, c'est nous ! Vous professeur, vous m'appelez leader ? La moitié des élèves présents ici doivent certainement me détester. Mais peu importe, parce que nous sommes tous dans la même merde, par votre faute. J'ai juste tenté de faire tout ce que j'ai pu pour rétablir un semblant d'ordre,de sécurité et d'organisation dans cette école. Cela ne leur plaît pas ? Qu'est-ce que j'y peux ? Au moins, moi j'essaie ! Mais le pire, c'est que n'importe qui d'autre ici, n'importe quel élève dans cette salle, en a déjà subit et en a déjà fait beaucoup plus que vous, professeur !

Il insista particulièrement sur ce dernier mot, en y mettant tout le mépris possible, étant donné le statut du concerné.

- Votre désinvolture est d'autant plus répugnante que votre métier ne trouve de sens que par notre présence. Il y a des enseignants parce qu'il y a des élèves, et non pas l'inverse. Vous existez, et avez votre travail grâce à nous. Pensez-vous vraiment qu'après ce pathétique fiasco, Dumbledore et son équipe, dont vous faites partie, conserveront un aspect aussi immaculé ? Après tout, c'est grâce à vous que nous nous retrouvons coincés ici, coupés du monde extérieur avec un loup-garous. Bravo et merci ! Je crois bien que celle-ci c'est une première dans l'histoire des écoles de sorcellerie.

Il venait à nouveau d'évoquer la proximité du loup-garous, ce qui était après tout le sujet initial de cette réunion, puis assez urgent. Il ne valait pas mieux attendre plusieurs autres pleines lunes pour s'occuper de ce problème. Aaron se leva ensuite, et debout sur la table de la Grande Salle, il leva les bras au ciel et cria d'un ton faussement enthousiaste:


- Félicitations ! Grâce à vous Poudlard est entrée dans l'histoire !


Après quoi il en descendit et s'avança jusqu'à se trouver à quelques centimètres de son interlocuteur. Il ne se détourna pas vers David qui lui conseilla de ne pas aller vers lui, et ne prêta pas attention à quiconque d'autre. Il prononça les paroles qui suivirent plus calmement que l'avant de son discours, mais avec un ton plus agressif que tout ce qui précédait.


- Donc je vous en prie, professeur, dit-il en insistant de nouveau amèrement sur le statut de l'adulte en face de lui, transmettez pour moi tout ceci à votre directeur ainsi qu'à l'ensemble de vos collègues. Transmettez le même dans toute l'Angleterre, ainsi qu'aux écoles de sorcellerie étrangères, pour qu'elles rigolent un bon coup ! J'ajouterai que oui, j'assume entièrement tout ce que j'ai fait, et tout ce que j'ai dit. Notre situation est catastrophique, à cause de votre incompétence, alors nous devons nous débrouiller seuls. Il y a ici beaucoup d'élèves que je n'apprécie pas, et qui me le rendent bien, mais chacun d'entre nous à plus de mérite que vous. Nous avons une vie, une existence, et nous voulons un futur. Hellson l'a bloquée, et vous ne semblez pas en mesure de nous assurer une libération rapide. Combien de semaines de notre vie vont encore être perdues ? Faudra-t-il attendre que le loup-garous apparemment présent dans cette enceinte fasse une victime ? Un connard d'anarchiste nous prend en otage pour se servir de nous pour faire pression sur le ministère de la magie, c'est impardonnable, mais votre négligence l'est encore davantage.

Il recula ensuite, pour s'assoir à nouveau en tailleur sur la table la plus proche de celle contre laquelle était MacFly. Il croisa alors le regard de Kaysa Potter. L'expression qu'il lui manifesta était sévère, mais pour une fois, cela n'était pas de son fait. Il en voulait au professeur, au directeur, à l'ensemble du personnel, à Hellson, aux anarchistes. Les choses devraient bientôt changer, pas de la façon dont le preneur d'otages le souhaitait, mais au contraire, en renforçant la sécurité dans le monde sorcier, afin que ce genre d'évènement n'arrive plus. Il finirait par sortir d'ici, et il ne comptait pas en rester là. L'avantage d'être un Kingfell, c'est que vous pouvez facilement avoir de l'influence au sein du ministère. Les jambes croisées, les mains posées sur le rebord de la table, les iris clairs plongés dans ceux du fumeur, il s'exprima posément en détachant bien les mots.


- J'assume totalement toutes les conséquences de mes actes. Mieux que cela, je les revendique. Mais maintenant, ce qu'il faut savoir, c'est si vous, vous acceptez les conséquences de votre incapacité à accomplir votre devoir et vos responsabilités.


Le préfet espérait que même s'ils ne l'aimaient pas, la majorité des élèves présents ici partageaient ses opinions, s'ils voulaient se faire entendre à l'avenir, plusieurs voix valaient mieux qu'une seule. MacFly pouvait le sermonner, peut lui importait, il pouvait lui retirer son statut de préfet-en-chef et même le virer, cela ne signifiait plus grand chose pour Aaron. Le monde extérieur à Poudlard l'attendait. Il comptait bien faire porter sa voix en-dehors de ses murs, si un écho lui répondait tant mieux, et si une plume aiguisée et incisive le soutenait, cela serait parfait.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Siméon MacFly
Espion des anarchistes & mentor d'Hellson
Âge du personnage : 42 ans
Nombre de messages : 273
Célébrité sur l'avatar : Michael Fassbender
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 18 Déc - 14:42
    - OOOH ALLEZ ! Ah ! Enfin quelqu'un qui le coupait. Aaron n'avait pas l'air content que Siméon parle de lui comme il l'avait fait et il fallait le comprendre : un coq ne supporte pas qu'un autre coq rentre dans sa cour. Or ici c'était Siméon qui commandait, il devait passer pour un ignorant alors qu'il savait les tenants et les aboutissants du sort et de la situation actuelle. Le professeur aurait très bien pût lever le sort mais à quoi bon ? Son poulain avait décider d'agir ainsi et il respecterait ce choix. L'espion écouta Aaron et esquissa un sourire : voilà un adversaire à sa taille, digne de ce nom et il n'avait que 18 ans. Au fond Siméon était amusé car il ne se comptait dans le lot des « incapables » qui n'arrivent pas à lever le sort puisque lui même le peu mais n'en à pas envie. En outre c'était lui le maître avec Hellson et ça personne ne le savait.
    Siméon avait solliciter l'aide des élèves pour sa couverture au fond avec ou sans leur aide le sort ne sera pas lever pour leurs beaux yeux. Il fallait qu'ils comprennent que l'union fait la force et ce n'est pas en se disputant qu'il fallait agir. La Brigade de Kingfell voulait tout dire : une brigade de défense ? D'attaque ? D'après les articles de Gossip c'est plus une armée de mini-Kingfell plus qu'autre chose ! Siméon laissa parler Aaron qui semblait bien parti à faire ses grands gestes, à changer tout le temps de position allant même jusqu'à lever ses bras au ciel. *Bah dis donc quel acteur !* Oui selon Siméon Aaron aurait été parfait pour faire du théâtre. Il avait l'étoffe pour. Durant ce long discours, l'élève avait varier ses intonations et avait même « provoquer » le professeur en s'approchant de lui. Pour lui faire peur ? Peut-être mais c'était plus ridicule qu'autre chose. « J'ai bien pris note de ce que vous avez dit et je le transmettrai mais permettez moi de reprendre point par point votre argumentation. » Siméon sortit sa baguette et fit disparaître sa cigarette de ses mains : il allait devoir passer au chose sérieuse. Un sourire tout à fait simple apparut sur son visage :
    « Je vous demande de l'aide pour que vous vous impliquiez tout simplement. Vous dites vous-même que nous sommes incompétents : je vous donne une chance de nous « ridiculiser » puisque apparemment vous vous croyez plus fort que tout le monde et ce même du votre Directeur voir du Ministre. Soit comme vous voulez : alors prouvez nous par A + B que vous allez sortir vos camarades de ce pétrin. Vous préfériez que je tombe en larme à vos genoux pour vous supplier de nous aider ? Comment devrais-je réagir selon vous ? Pas un seul adulte du monde magique ne pense pas à ce sortilège ou à une façon de l'enlever et quand je parle des adultes je parle aussi des mangemorts. »

    Siméon était resté assis et regardait Aaron mais aussi les élèves en général. Plus il parlait, plus son sourire s'effaçait : « Pensez-vous vraiment que nous ne pensons pas à tout ceci ? Qui êtes-vous pour parler ainsi au nom des autres élèves d'une part et d'autre part pour critiquer les autorités ? Vous parlez de notre incapacité à trouver une solution mais lorsque je vous propose de participer à la chute d'Hellson vous me répondez que cela n'est pas vos affaires en outre et que nous devons nous débrouiller sans vous alors que vous êtes les principaux concernés ? Quelle âge vous avez par Merlin ? Vous dites que nos sommes stupides : vous qui avez à peine 18 ans, qui ne savez rien de la vie. Vous vous moquez de moi Monsieur Kingfell ? Êtes-vous à l'extérieur pour pouvoir parler ainsi de Dumbledore ? Ce sort dépasse tout les entendements : même un homme comme lui n'avait jamais vu un sort de ce type. Mais peut-être qu'un gamin pourrait lui apprendre comme l'enlever : je suis sûr qu'il serait content d'entendre votre argumentation ! » Siméon fixait maintenant intensément Aaron puisque c'est ce dernier qui fallait calmer en premier lieu. Sa panique était justifiée mais il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus ! « Monsieur-je-sais-tout pensez-vous vraiment que nous en avons rien à faire de vous ? Arrêtez de faire votre martyr ! Nous passons des heures à chercher un moyen de vous sortir de là et vous dénigrez notre travail sans même savoir de quoi vous parlez. Pour qui vous vous prenez ? Vous n'êtes pas le roi du monde : vous n'êtes qu'un élève arrogant qui veut tout contrôler et qui ne pense qu'à sa gloire et ne le niez pas. Rétablir l'ordre, la sécurité par la force ? Excellente idée monsieur Kingfell ! Instaurer la peur dans les esprits des élèves pour mieux les contrôler est un plan infaillible ! Il suffit de lire les pamphlets de gossip pour comprendre que vous avez pris trop d'assurance ! Continuer ainsi et vous serez un excellent Dictateur comme dirait les moldus. Non je reviens sur ce que j'ai dit : ce n'est pas un leader que j'entends, vous n'êtes pas un leader. On à envie de mourir pour un Leader, on le suivrai jusque dans la mort. C'est un élève égoïste que j'entends, qui pense au pouvoir et à la domination qui se permet de juger un adulte qui à vécu, cela fait 45 ans que je vis dans ce monde magique et vous venez me donner des leçons ? Laissez-moi rire ! J'estime que j'ai le droit d'être désinvolte étant donner mon âge. » Siméon regrettait presque d'être professeur ! Finalement être espion lui sciait beaucoup plus : après tout il avait peut-être du répondant mais préférait le silence. Néanmoins il ne pouvait pas se laisser faire par un gamin en couche culotte qui lui donne des leçons de vie : ce n'était pas possible et ce même si ce n'était qu'un simple professeur. Jamais on ne lui manquait de respect : peut-être parce qu'on sait que ce n'est pas n'importe qui ! « Je suis d'accord avec vous : sans vous le métier de professeur n'existe pas néanmoins ne prenez pas la grosse tête pour autant Monsieur Kingfell. Vous savez ce qui me répugne ? Votre arrogance à mon égard, à l'égard de ceux qui sont plus vieux que vous. J'aurais honte de manquer de respect à mes aînés ! D'aussi loin que je me souvienne nous n'avons jamais prétendu être immaculé. »

    Siméon soupira : il ne comprenait définitivement pas le raisonnement de l'élève qui semblait brouillon, confus pour ne pas dire incohérent : « Grâce à nous ? Vous vous emmêlez les pinceaux mon cher. Je ne sais pas si vous vous entendez, si vous réfléchissez à ce que vous dites mais ce n'est pas grâce à nous : c'est cet anarchiste qui vous à mit dans ce pétrin pas nous. Nous, nous essayons de vous libérer et si pour l'instant nous n'avons pas réussit c'est parce que nous n'avons pas toutes les cartes en mains ! Pour votre gouverne il y à toujours eut des élèves loups-garous à Poudlard, à Durmstrang et même à Beaux-Bâtons. Ce sont des êtres à part entière même si vous voulez crée une vraie chasse dans le château avec votre article dans Gossip. De plus pour information monsieur Kingfell : Poudlard est déjà dans l'histoire de la magie désolé de vous décevoir : rendons à César ce qui est à César. Nous n'avons pas ce mérite, ni cette prétention. » Siméon ne pût que sourire à cette dernière phrase qu'il trouvait parfaite. Décidément il s'amusait plus qu'il ne l'avait imaginer. Ah ah il aurait dût venir avant ! Siméon avait sût garder un contrôle parfait de sois-même et n'avait jamais dit un mot plus haut que l'autre ne rentrant pas dans le jeu d'Aaron : « Je vais vous citer pour conclure : la situation est catastrophique, à cause de notre incompétence, alors vous devez vous débrouillez seuls. Je trouve que c'est touchant de voir comment vous vous impliquez dans la défense de cette école et des élèves. Votre discours aurait pût être d'autant plus fort sans vos insultes par-ci, par-là. A mon humble avis vous n'êtes qu'un élève arrogant, dictateur, imbus de lui-même qui n'a aucun respect pour ses aînés et qui prétend tout savoir mieux que quiconque et ne dites pas le contraire car d'après vos dires nous sommes incompétents, nous ne connaissons rien à la vie, nous sommes aveugles à la situation. Comme je l'ai dit avant : si je suis nonchalant, désinvolte j'estime que je peux l'être ayant connut des situations pires que celle-ci mais vous, vous avez la prétention de nous rabaisser alors que ne connaissez rien à la vie ? Vous me faites doucement rire et c'est précisément sur ce point que je vois que vous n'êtes pas si mature que vous en avez l'air. Un élève mature aurait parler calmement avec moi : au lieu de cela vous monter sur vos grands chevaux, vous faites de grands gestes pour brasser l'air même si votre colère, haine est justifiée. Néanmoins la situation dépasse votre entendement et le mien. Je suis d'accord c'est intolérable que vous restiez ici, enfermer mais sachez également que cela ne nous amuse pas. Vous affirmez que nous ne faisons rien : quel prétention vous avez une fois plus. Notre négligence ? Ce n'est pas la négligence qui à crée cette situation : c'est la surprise. » Siméon était fière de son poulain qui avait en quelques secondes bouleverse le monde magique et le faite qu'il soit de mèche jouait. Hellson à crée le chaos dans le monde magique. « Je n'assumerai pas quelque chose qui n'est pas vrai mais surtout quelque chose qui est dit par un élève qui se permet de me donner des leçons de morales alors que j'ai trois fois son âge. » Finalement Siméon se leva pour s'étirer et s'approcher d'Aaron : « Vous avez peur c'est normal, vous n'êtes pas le seul : vous êtes coupee du monde magique et de vos familles. Mais en lisant les articles de Gossip je comprends que vous n'êtes pas du tout soudés entre vous alors que vous voulez la même chose. Entre la brigade dictatoriale de Monsieur Kingfell et la résistance : vous n'avancez pas. Vous vous tirez dans les pattes, vous détruisez toutes vos chances de sortir de ce piège. Alors ne venez pas me dire que vous voulez sortir d'ici car l'union fait la force. Vous êtes actuellement faible à vous chamailler. Je dirai même plus : ne nous traiter pas d'incapable alors que vous même vous n'arrivez pas à trouver une solution pour vous entendre. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Eden Swan
Apprentie auror
Nombre de messages : 930
Célébrité sur l'avatar : Shelley Hennig
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 18 Déc - 20:43
Dans la mesure du possible, Eden Swan se tenait éloignée de la petite guéguerre qui se déroulait dans le château entre la brigade de Kingfell et la brigade anti-Kingfell. Evidemment, c’était plus facile à dire qu’à faire. Premièrement parce que Kingfell prenait une place de plus en plus importante au sein des élèves, se démarquant comme leader et donc comme élément à prendre en compte. Son objectif était de réinstaurer l’ordre au sein de Poudlard en l’absence des professeurs, ce qui allait à l’encontre des aspirations d’Eden, qui ne supportait qu’on lui dise ce qu’elle avait à faire. Surtout lorsque ça venait de personnes à peine plus âgées qu’elle qui nageaient dans l’illusion d’avoir un quelconque ascendant sur elle. Elle s’était calmée sur les duels de couloir depuis quelques temps ; ce petit jeu l’avait défoulée et permis de régler quelques comptes au début mais la lassitude avait fini par prendre le dessus sur la jubilation. Sans compter qu’elle avait probablement dû se battre contre une bonne moitié de la population de Serpentard de son âge ainsi que contre les élèves des autres maisons qui ne l’aimaient pas ou s’en prenait à elle juste parce qu’ils savaient qu’elle était à Serpentard. Le nombre d’adversaires potentiels s’était amoindri avec le temps. Pour le moment, elle n’avait pas encore eu affaire à Kingfell mais elle avait entendu parler de ses méthodes et tout ce qu’elle en avait retenu, c’était qu’il n’avait pas intérêt à en faire usage sur quelqu’un à qui elle tenait ou il risquait de faire sa connaissance d’une manière particulièrement violente.

Dans les opposants à Kingfell se trouvait également des amis à elle, comme Ginny, mais Eden n’avait pas manifesté l’envie de s’enrôler dans cette entreprise. Non pas que les injustices commises par Kingfell ne la révoltait pas, mais elle n’avait pas le profil du fidèle défenseur de l’humanité portant son cœur et son courage en bandoulière. Si elle devait agir, elle préférait rester dans l’ombre, le faire dans la finesse, dans la discrétion et de façon indépendante.

Rester à l’écart des batailles mondaines de l’école ne l’avait cependant pas empêchée de se tenir au courant des évènements. Mieux valait être informée de ce qui se passait par les temps qui courraient. Et pour cela –c’était triste à dire- la meilleure solution était encore de lire Gossip Feather. Eden se demandait souvent qui était derrière cette plume ; personne n’avait autant d’yeux et d’oreilles que cette journaliste clandestine. Et d’ailleurs, était-on bien sûr que c’était une fille ? Pourquoi pas un garçon ou un groupe très restreint d’amis dont le passe-temps était apparemment de rire au nez des gens ? Il y avait des commères très douées au château, peut-être qu’il fallait commencer par chercher par là. Enquêter sur celle, celui ou ceux qui enquêtaient eux-mêmes sur les autres pouvait être amusant, même si Eden ne s’imaginait pas se donner ce rôle. Peut-être même que l’auteur s’était auto-encensé dans son journal pour brouiller les pistes dans un de ces articles à potins sans autre importance que celle d’emmerder les gens, où Eden avait d’ailleurs déjà figuré. Elle se demandait aussi quelle serait sa façon de réagir si elle apprenait qui était derrière tout ça et si elle faisait face à cette personne. Elle avait détesté qu’on fourre son nez dans ses affaires mais elle devait avouer que les informations concernant les gens qu’elle ne portait pas dans son cœur étaient toujours très amusantes à lire. Et bien sûr, il y avait aussi les affaires revêtant une importance autrement plus capitale que les histoires de couple du château : récemment, Gossip Feather avait mentionné le cas d’une panthère noire et d’un loup-garou trainant dans les environs. Eden avait eu beaucoup de mal à prendre ces nouvelles pour argent comptant et restait d’ailleurs encore très sceptique à ce sujet.

Lorsque Kingfell avait annoncé une réunion mystérieuse présidée par lui-même, Eden avait donc hésité à s’y rendre. D’un côté, cela ferait d’elle une simple spectatrice de plus, un pion sur son jeu d’échec, et elle refusait de flatter l’égo du Serpentard. Il ne pouvait pas forcer les plus âgés à assister à sa réunion comme il pouvait le faire avec les plus jeunes et les plus effrayés grâce à sa brigade. Le problème, c’était que Kingfell était loin d’être stupide : il jouait sur la curiosité des élèves pour attirer leur attention et évidemment, ça fonctionnait. Eden avait donc décidé de s’y rendre, tout en restant sagement dans un coin de la salle, en espérant qu’il ait quelque chose d’important à raconter. Car encore une fois, elle préférait apprendre les nouvelles du château par elle-même. Cela évitait l’effet téléphone arabe.
Elle se glissa entre les portes de la Grande Salle alors que Kingfell et sa brigade étaient déjà présents et aperçut Kaysa Potter, seule, appuyée contre la table de Gryffondor. Eden s’approcha d’elle en silence et se hissa sur la table pour s’assoir dessus comme si ce geste était tout à fait naturel. Alors que si elle avait porté son uniforme scolaire avec son blason estampillé dessus dans le Poudlard habituel, il eût semblé si iconoclaste qu’elle se serait peut-être même faite lynchée.

« J’espère que l’entrée au spectacle est gratuite, souffla-t-elle à l’intention de Kaysa. Ça me coûte déjà ma fierté d’être ici, ce serait plutôt agaçant d’avoir un gallion à payer en plus. »

Eden et Kaysa avaient fait connaissance au début de l’année et à défaut de vouloir accepter d’être amie avec une Serpentard, Kaysa ne la détestait pas par pur principe comme elle avait commencé par le faire. Eden ne lui adressait pas la parole en espérant une soudaine amitié de sa part, mais elle comptait au moins sur le fait qu’elle puisse avoir une conversation civilisée avec elle. A vrai dire, le point de vue de Kaysa Potter l’intéressait : elle aussi était une figure emblématique du château et faisait donc partie des gens qui en savaient souvent plus que les autres sur l’actualité. Une fois n’est pas coutume, Eden pouvait bien se mêler aux évènements populaires. Elle aurait quand même franchement préféré que l’évènement populaire en question soit un match de Quidditch.
Kingfell s’apprêtait à commencer son discours lorsqu’un professeur fit irruption dans la pièce.

Un professeur.

« On dirait que ça va être intéressant, finalement… »

Eden avait conservé une voix blanche, mais l’apparition soudaine de Siméon McFly la surprenait au plus haut point, comme en témoignait son expression. Les yeux écarquillés, elle tendit le cou pour mieux apercevoir la scène.

McFly n’avait pas l’air de savoir ce qu’il fichait là. Lyanna Legan et Alice Sullivan l’interrogèrent aussitôt sur ce qu’il se passait, mais l’espoir que le sort d’Hellson fut rompu fut bientôt réduit à néant. McFly n’était pas là par hasard : apparemment, Hellson avait envoyé six élèves au Ministère pour les échanger contre un professeur. La façon dont McFly décrivit les élèves en question rendit Eden perplexe ; apparemment, elle ne connaissait pas assez les élèves de Poudlard pour les reconnaître à leur description stéréotypée. La petite-amie de Kingfell ? Jesse-Rose Greenwood, peut-être, selon l’article de Gossip Feather où cette dernière avait aussi pratiquement qualifié Eden d’alcoolique notoire. Eden s’entendait relativement bien avec Jesse – elle ignorait pourquoi elle s’était entichée de Kingfell, mais Jesse faisait bien ce qu’elle voulait et c’était déjà moins étrange que le rapprochement entre Black et Sullivan. Qui était de l’histoire ancienne, d’ailleurs, toujours selon Gossip Feather. Le « Don Juan de Serdaigle », la « mademoiselle je suis persécutée de la même maison » ? Alors là, elle séchait. La « gentille Black » était obligatoirement Sarah Black et la jeune maman de Poufsouffle était à n’en pas douter Iris.

Eden esquissa soudain un grand sourire. Après un mois d’enfermement où, livrés à eux-mêmes, le tout Poudlard avait dû revoir son petit monde sous un autre angle, Hellson libérait des élèves. Il avait dû les choisir. Sinon, pourquoi Iris, comme par hasard, une des élèves qui avait dû le plus souffrir de l’enfermement sans nouvelles de sa fille ? Eden était ravie pour elle ; elles avaient beau ne pas être en très bons termes en ce moment, Iris était une amie.

L’attitude décontractée de McFly, avec son paquet de cigarette et sa manière de prendre les choses avec le sourire, aurait dû plaire à Eden mais elle ne connaissait pas très bien ce professeur et quelque chose la dérangeait chez lui sans qu’elle ne sache quoi exactement. Il qualifia Hellson de fou à lier, ce qu’Eden ne trouvait pas très juste. Il ne tuait personne, non ? En cela, il était déjà bien moins taré que Voldemort et ses Mangemorts. Et beaucoup de gens qualifiaient Dumbledore de fou, ce qui ne l’empêchait pas d’être brillant, tout comme Hellson dont personne n’arrivait à déjouer les sorts. Il avait simplement de grandes idées qu’il défendait parce qu’ils les trouvaient meilleures, des idées qui n’allaient pas uniquement dans son intérêt. Bien entendu, cela faisait peur aux gens. On ignorait ce que ça donnerait. Peut-être qu’il valait mieux en rester au modèle actuel. Sauf qu’Eden ne trouvait pas sa place dans le modèle actuel. Elle passait son temps à essayer de convaincre les gens qu’il n’y avait rien d’anormal à être à Serpentard et à ne pas être pro-Voldemort, à apprécier les vêtements et les programmes télévisés moldus, à être amie avec des Gryffondors et à boire du jus de citrouille plutôt que du sang de licorne le matin (elle avait véritablement entendu la rumeur selon laquelle les Serpentards buvaient du sang de licorne le matin de la bouche d’un première année de Poufsouffle. Affligeant.)

Lorsque McFly lança son « à l’extérieur il fait beau », Eden ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel, l’air mi-figue, mi-raisin :

« On peut dormir tranquille alors » murmura-t-elle.

Quant au fait que les élèves ne voulaient sûrement pas de l’ingérence d’un adulte dans le nouveau terrain de jeu qu’était Poudlard, ça dépendait du point de vue. Les plus jeunes pour commencer auraient sous doute bien voulu bénéficier d’un peu de protection face aux despotes locaux (bon d’accord, sauf Stacy). Et Poudlard était tout de même une école, à la base. Où ils étaient censés apprendre des choses pour avoir un métier plus tard et, accessoirement, survivre dans le cadre d’une guerre. Sans oublier que le climat du château ressemblait plus à un champ de bataille, justement, qu’à un terrain de jeu ces temps-ci.

McFly proposa ensuite de transmettre des choses aux parents des élèves qui le souhaitaient puisqu’il ignorait combien de temps il resterait là. Il demanda aussi de lui signaler toute apparition d’Hellson qui devait se trouver dans le château aux dernières nouvelles, moyennant bonnes notes. Comme si c’était ce qui importait Eden en ce moment. Si elle voyait Hellson, elle en profiterait plutôt pour discuter avec lui.

Kingfell entra ensuite dans une longue diatribe où il accusa McFly et les autres professeurs d’être incompétents et blablabla : Eden n’en avait cure. Les longs discours et les argumentations fertiles où l’on cherche un coupable n’allaient pas faire avancer la situation : pour Eden, il était clair qu’Hellson faisait ce qu’il voulait et ce qui énervait tant les gens, c’était qu’ils étaient obligés de suivre son rythme et de se plier à ses règles du jeu. Eden n’aimait pas être enfermée. Elle n’avait pas non plus aimée qu’on se joue d’elle dans ce fameux labyrinthe illusoire. Mais elle essayait vraiment de comprendre les intentions d’Hellson, de voir où il voulait en venir, persuadée qu’elle partageait des idées avec lui. Peut-être pas toutes, mais celle d’un changement, déjà pour commencer.

Son attention déclina progressivement. Les yeux dans le vague, elle ne releva la tête que lorsque McFly insista sur le fait qu’ils n’étaient pas soudés alors qu’ils voulaient tous la même chose. Cela lui remit en mémoire les mots d’Hellson, dans le labyrinthe. « Rappelez-vous que face à l'adversité, il n'y a rien de plus efficace que de s'unir et s'entraider, quelle que soit la maison à laquelle vous appartenez, votre âge, votre sang ou vos affinités. Une nouvelle ère est sur le point de commencer et il est grand temps que vous appreniez que l'union fait la force. » La maison, d’accord, l’âge, le sang aussi. Là où ça bloquait, pour Eden, c’était du côté des affinités. Elle avait essayé, mais il était difficile de s’entendre avec une personne comme Sullivan, par exemple, et partant l’idée d’unir ses forces avec elle était quasi-chimérique, tout simplement parce qu’Alice n’aurait jamais voulu de son aide non plus. Elles étaient toutes les deux trop fières pour ça. Elle se demandait parfois si les plans d’Hellson n’étaient pas un peu trop utopiques.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kaysa Potter
Apprentie auror
Âge du personnage : 19 ans
Nombre de messages : 3342
Célébrité sur l'avatar : Willa Holland
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 19 Déc - 12:13
    Kaysa attendait patiemment que le préfet décide enfin d’ouvrir la séance. Pendant ce temps, elle continuait de jeter vaguement un regard sur les personnes présentes. Elle reconnut notamment deux des blondes qui l’insupportait dans ce château : Lyanna Legan et Alice Sullivan. L’une près de son maître en bon toutou fidèle, l’autre assise à la table de sa maison avec son petit air de princesse ennuyée sur le visage.

    La voix d’Eden à ses côtés la sortie de son observation des élèves présents, et un sourire amusé naquis au coin des lèvres de Kaysa suite à sa remarque. Eden Swan, un cas à part. Serpentarde de part le choix du Choixpeau, elle a toujours trainé avec des Gryffondors. Du moins jusqu’au départ de son frère. C’est la première Serpentarde que Kay’ n’a pas inclus dans la case ennemie une fois l’écusson de la robe repéré. Ca a failli, mais la demoiselle a réussi à lui montrer qu’elle n’était pas comme tous ses camarades. Néanmoins, leur relation s’est arrêtée là et c’est surtout grâce à Jesse que son point de vu a changé sur certains membres de cette maison. Certains, attention, que personne ne se méprenne, elle détestait les élèves de cette maison mais il y avait quelques exceptions tel que Jesse ou la p’tite Megan. Et même Eden en faisait parti puisque Kaysa ne détestait ou méprisait pas la brunette. En fait, elle pourrait même apprécier son caractère.

    Et voilà, Kingfell venait de lancer le top départ de sa petite assemblée avant d’être magnifiquement coupé par le professeur d’histoire de la magie de Poudlard…. Minute, professeur ? Un adulte ? Dans le château ? Comment était il entrée ? Oui, la brunette était comme bon nombre de ses camarades surprises par l’apparition d’un adulte au sein de l’école. Bien qu’elle n’en montre rien, son air impassible était toujours rivé sur son beau visage. Mais elle n’en pensait pas moins et la première question qui lui importait c’est savoir comment il était rentré et s’il y avait possibilité de ressortir par là. S’il y avait un moyen pour pouvoir faire sortir Nina du château avant la prochaine pleine lune, elle était prête à tout pour l’obtenir.

    « Il semblerait… » Répondit Kaysa à la remarque suivante d’Eden, les yeux rivés sur leur professeur

    Par la suite, Kaysa ne fit qu’écouter les questions et réponses qui fusaient, surtout les réponses de McFly à vrai dire. Ainsi il n’était pas arrivé ici de son propre chef mais par le biais d’Hellson parce que celui-ci l’avait décidé. Hellson était donc le seul à savoir comment entrée et sortir du château, il détenait les clés, c ’était donc vers lui qu’elle devait se tourner si elle voulait avoir une chance de faire sortir Nina du château avant la prochaine lune, avant que quelqu’un ne découvre son identité et ne décide de partir à la chasse au lycan.

    Kaysa qui s’était déconnecté de la discussion actuelle entre Kingfell et Hellson sorti rapidement de ses pensées à la mention du loup garou présent dans le château et de la réponse de McFly. Bah oui, allons y, confirmons la rumeur devant la majorité des élèves du château. Le corps enseignant de Poudlard était au courant du cas de Nina, Dumbledore ne pouvait pas le leur cacher mais bon, ils étaient tenus au secret… SECRET ! Alors pas la peine de confirmer la chose. Ce genre de remarque eut le don d’exaspérer la demoiselle qui leva les yeux au ciel.

    « On peut vraiment leur faire croire n‘importe quoi, c‘est fou… » Lâcha-t-elle à l’intention d’Eden

    Lorsqu’elle détourna les yeux de McFly, elle croisa le regard sévère du Préfet en chef auquel elle répondit par un regard glacial. Avant de revenir vers le professeur d’histoire de la magie qui reprenait de plus belle. Ces dernières paroles étaient intéressante, très intéressante et comme Eden, elle se rappelait le message dans la foret qui était apparu. S’entraider, s’unir, mettre de côté leurs différents… Voilà que McFly y faisait lui aussi référence. Ainsi, c’était donc la solution pour qu’Hellson lève le sortilège ? Etre uni… Kaysa était sceptique. Et quand bien même c’était le cas, c’était infaisable ! Il était impossible que tous les élèves puissent s’entendre ou au moins s’entraider en temps de crise pas qu’en certain se faisait un malin plaisir à vous tirer dans les pattes, que d’autres profitaient du bazar pour essayer de prendre le pouvoir et transformer le château en dictature. Pas quand certains élèves se détestaient purement et simplement. Il était inconcevable pour Kaysa d’imaginer faire amie amie avec Kingfell ou Sullivan. Certes, elle avait fait une alliance avec Malefoy par le passé mais c’était le passé, justement.

    La brunette décida qu’elle s’était tût bien assez longtemps, qu’elle avait bien écouté. Maintenant, c’était à elle de parler…

    « Ca y est, le combat de coq est passé ? On peut s’intéresser à des sujets un peu plus importants que de savoir qui aura le dernier mot ? » Lâcha finalement la brunette d’une voix forte pour attirer l’attention « Vous venez de dire qu’on devait unir nos forces pour sortir d’ici ? C’est donc la clé pour lever le sortilège : s’allier ? Si c’est le cas, autant annoncer la couleur tout de suite, on va rester dans ce château au moins une bonne dizaine d’année à s’entre tuer. Non mais franchement, il débarque du pays des bisounours ou quoi ce mage ? » La référence moldu fit esquisser des sourires à certains mais des messages d’incompréhension se lires sur beaucoup de tête mais peu importe, la demoiselle continuait toujours aussi sûre d’elle qu’elle l’était dans n’importe quelle situation. « C’est impossible que l’on puisse tous s’entendre… c’est de l’utopie pur et simple. Vous devriez le savoir vous qui nous côtoyait toute l’année scolaire. Sérieusement, vous me voyez main dans la main avec Kingfell à discuter de la pluie et du beau temps ? Sullivan s’occuper des plus jeunes comme une maman attentionnée ? » Cette remarque eut le don de tirer des grimaces à plus d’un première année ce qui sincèrement se comprenait « Honnêtement, vous arrivez à imaginer un repas gigantesque pendant lequel Gryffondor et Serpentard rigoleraient ensemble, s’entraiderait ? Moi pas. Si vous restez parmi nous assez longtemps, vous aurez l‘occasion de vous en rendre compte par vous-même. Après tout, vous avez dit ne pas savoir quand Hellson vous fera repartir… Tout comme nous, vous dépendez de son bon vouloir et peut être qu‘il ne compte pas vous faire repartir de sitôt qui sait.»
    La brunette se tût l’espace de quelques secondes avant de se tourner afin de faire face à Aaron cette fois ci.

    « Quand à toi, tu veux bien arrêter de foutre la trouille à tout le monde avec tes histoires de panthère et de loup garou. Non, parce que visiblement, on est parti pour rester longtemps ici alors si on pouvait éviter que tout le monde soupçonne tout le monde à cause de tes hallucinations. Je savais que tu tapais dans le stock d’Unseen mais quand même elle devait être puissante la potion que t’as prise ce jour là pour confondre un chat noir avec une panthère. »

    Oui, le caractère sérieux de la conversation venait de disparaitre mais elle était comme ça la brunette. Et puis, Siméon venait de réduire leur peu de chance de sortir d’ici à néant alors autant s’occuper des sujets un peu plus important comme le débat qui aurait du normalement avoir lieu avant l’arrivée du professeur.



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Siméon MacFly
Espion des anarchistes & mentor d'Hellson
Âge du personnage : 42 ans
Nombre de messages : 273
Célébrité sur l'avatar : Michael Fassbender
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 26 Jan - 0:20
Rentrer dans le jeu d'Aaron ? Totalement et Siméon ne s'en cachait pas d'ailleurs ! Dans l'esprit du professeur pour défaire quelqu'un, il fallait défaire son argumentation, sa crédibilité et ce même si c'était un gamin. McFly est née, à été éduqué pour voir le moindre détail, il était clair que les premières et secondes années qui étaient au fond de la salle étaient ici par contraintes et non par envie enfin même si certains étaient au premier rang à regarder d'un oeil admirateur les paroles du "messie". Siméon voulait leur montrer que personne n'est intouchable à condition qu'on est pas peur de se dresser devant l'adversaire. Néanmoins il savait que les élèves ne voulaient savoir qu'une seule chose, entendre sortir de sa bouche : « Oui je sais comment je suis arrivé ici. » Mais même si cette phrase était totalement vraie jamais il ne la dira. Jusqu'à la mort il protègerait Hellson. La peur du loup-garou était palpable : pas besoin d'être médium. Non le corps enseignant n'était pas fou : loin de là. Tout le monde à le droit à l'éducation surtout d'un don tel que la magie. Après tout on avait bien donné une chance à Siméon alors que c'était un métamorphe. L'espion fût bien content d'entendre une voix féminine s'élever derrière son dos car celle du préfet en chef l'énervait pour tout vous dire. Pour avoir un parler aussi franc, elle ne pouvait être qu'une Potter. Par déduction c'était sûrement Kaysa.

« Je suis d'accord avec vous Mademoiselle, le temps nous est compté. Je ne sais pas quand Hellson va décidé de ramener vos amis et de m'éjecter du château. » Que pouvait-il dire d'autres ? De toute façon il savait qu'il allait avoir le dernier mot alors et même s'il ne l'avait pas, sa parole valait toujours plus que celle d'Aaron car elle était basée sur des années d'expériences en tout genre. Le professeur ne pût que sourire à la question de Kaysa, il ne savait pas si son poulain avait regardé ce dessin-animé mais il lui demanderait quand il le reverrait. « Tout à fait, je suis quasiment persuadé que le proverbe « l'union fait la force » servira à votre délivrance. Pourquoi dites-vous ça ? » La cadette des Potter continua, son raisonnement tenait. « Oh oui je le sais Kaysa mais vous n'avez jamais penser que ce sont les différences qui vous liaient ? Imaginez l'école remplit de Kingfell ou de Sullivan ? Ce serait ennuyeux : tout le monde serait d'accord avec tout le monde, les débats n'auraient plus leur place et par dessus tout on pourra se demander si cela ne causera pas la fin du monde. La nature humaine est faite comme ça. Je ne dis pas de devenir copain comme cochon mais de vous entendre, d'enterrer la hache de guerre le temps que tout cela soit finit. Si tout le monde reste à sa place alors ça devrait ce faire tout seul. Sincèrement si je serai à votre place j'arrêterai de chercher la petite bête au voisin et j'essayerai non pas de le comprendre, le connaître mais plutôt de collaborer. Les faux-semblants, les rîtes inutiles, ont sauvés plusieurs fois le monde. Je pense que c'est ce genre de plan qui sauvera l'école de son sortilège. » Bien sûr que non il n'imaginait pas les Griffondor manger avec les Serpentard mais tout de même « Pas besoin de rester longtemps pour savoir que cela est impossible. Rien que votre place dans la salle m'en dis plus que vous ne le pensez. Ainsi il y à de votre côté... » Il montra du doigts le groupe de Kaysa, en retrait avec les premières années : « Vous : les rebelles et enfin vous... » Il montra les premiers rangs et les sorciers derrière Kingfell : « Les oppresseurs. » Siméon désigna l'ensemble de la salle : « Ceux qui ne sont pas dans un des deux camps sont autour, des électrons libres. » Il se tourna vers Kaysa : « Ai-je raison ? »

La brunette s'adressa alors à Kingfell, le professeur ne pût s'empêcher de rire à la dernière blague. Il retourna s'asseoir mais cette fois-ci bien comme il fallait : « Une fois de plus Potter à raison. Arrêter de lancer des rumeurs inutiles, de plus monsieur Kingfell un Loup-Garou fera tout pour ce cacher sauf naturellement des exceptions mais les exceptions confirment la règle. Quant à la panthère vous ne savez pas ce qui ce cache dans les bois interdits et comme vous pouvez y accéder malgré le sort eh bien cela peut arriver. » Cependant quelque chose clochait encore... « Mr Unseen ? Je suppose que c'est une sorte de fantôme qui dérobe tout ? Il vous à voler toutes les potions ? Les ingrédients aussi ? » C'était un problème, un gros problème. « Ok on va faire avec les moyens du bords, je vais aller dans la forêt interdite essayer de trouver les plantes, je ne pense pas que monsieur Unseen est coupé toutes les herbes de la forêt. Si certains veulent m'accompagner alors ils sont les bienvenues. A moins qu'il y est d'autres questions, problèmes à régler ici ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Sam 18 Fév - 12:49
Invité
Hallucinations ? Aaron n'aurait pas pu se retourner plus brusquement en direction de la Gryffondor. Le temps d'une seconde, peut-être deux, il fut pris d'un doute terriblement angoissant. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi, mais il lui semblait qu'elle pouvait avoir raison. Il était en proie à des moments de craintes intenses, dont il ignorait la cause. Il se souvenait uniquement que cela le terrifiait. Ces derniers jours, il avait tenté de les répertorier, de noter à quels moments ils apparaissaient, ce qu'ils lui faisaient ressentir, ce dont il estimait se souvenir, dès qu'il le pouvait. Il fallait qu'il conserve une trace. Il y a peu il pensait avoir trouvé, il s'en rapprochait. Mais se rapprocher de quoi ? Il ne savait plus. C'était à la fois inquiétant et frustrant. Il voulait frapper Kaysa, lui faire mal, la faire saigner, lui faire payer la possibilité qu'elle ait raison, qu'il ne soit pas sain d'esprit. Mais c'était impossible. Puis après tout, est-ce que ces élans de peur étaient forcément liés à des hallucinations. Bien sûr que non, pourquoi alors s'était-il inquiété si brusquement ? Tout allait trop vite dans son esprit, il avait l'impression que quelque chose lui échappait, que l'évidence était devant lui, sans parvenir toutefois à la voir. La panthère, il l'avait bien vue, c'était avant ces crises de panique, bien avant. Mais depuis quand avaient-elles débutées ces crises ? Leur commencement était flou...il ne se souvenait plus. Le loup-garous...aucun rapport. C'était une simple déduction. Il allait bien.

Il continuait de fixer Kaysa Potter. Une seconde, puis deux. Comment avait-elle pu le faire douter si longtemps ? Il voulait l'entailler, recouvrir son visage avec son sang. Lui montrer qui avait le contrôle. A côté de lui, la silhouette au visage inhumain rouge vif acquiesça à ses pensées d'un hochement de tête. Il se tourna vers elle, elle fit de même, tel un reflet. Il aurait voulu hurler, mais il était trop épouvanté pour cela. Il se sentait oppressé à l'intérieur de sa propre tête. Elle devait sortir...

Deux secondes. Il avait compris. Il n'était pas fou, pas du tout.

Oppressé...

Il se retourna vers McFly, en lui adressant un regard songeur.


- Les oppresseurs ? Demanda-t-il comme s'il était offusqué par cette dénomination. Les oppresseurs contre les rebelles. Soit... les termes que vous avez choisi d'employer en disent certainement encore davantage que les places qu'ont choisi d'occuper les élèves ici présents. Je crois que vous caricaturez un peu trop les choses. La situation vous a échappé, ce monde a besoin d'organisation, de contrôle. Je suis ouvert aux débats, mais ils ont montré leurs limites. Les différents partis sont souvent têtus, et c'est encore pire lorsqu'ils sont majoritaires. Ils refusent d'élargir le spectre de leur vision. Généralement, c'est à cause de trop de sentimentalisme, ou de fierté. Ils refusent de voir ce qui est nécessaire, parce que cela n'entre pas dans leurs principes. Je ne prends aucun plaisir à réprimander un autre étudiant, mais il faut le faire.

Son ton était plus calme qu'il y a quelques instants, mais également bien plus froid. Comme si le brasier qui l'avait empli s'était soudainement glacé et qu'il attendait de pouvoir casser une petite partie de lui pour pouvoir la planter en plein dans le cœur d'un de ses opposants. Il avait dit ce qu'il avait à dire à ce professeur, qui tenait plus du flambeur. Il semblait plus avoir choisi ce poste pour se la jouer devant les élèves, particulièrement devant les filles. Aaron, à l'instar de bien d'autres, avait déjà pu remarquer les regards et paroles parfois ambigües que lui et Alice Sullivan avaient parfois échangés. C'était une sorte de jeu entre ces deux là, rien de bien sérieux, mais le peu qu'il y avait était incontestable. Cela devait flatter l'ego de cet abruti de McFly. Quant à la Serpentard... si elle avait bien un point commun avec lui, c'était ce besoin chronique de contrôler tout. Cela en faisait partie. En y réfléchissant, il voyait là un moyen de proposer à la jolie blonde une nouvelle façon d'exercer son désir, d'une façon bien plus incisive.

Aaron sortit son insigne de préfet-en-chef de la poche gauche de son pantalon, celle-là même qu'il avait délibérément faite exploser lors de sa confrontation avec Kaysa quelques jours plus tôt. Depuis, il avait utilisé un sortilège pour la réparer, ce n'était rien de bien compliqué, toutefois, il la portait de moins en moins. Il se considérait comme la figure d'une nouvelle ère, il désirait se détacher de ce que représentait Poudlard sous la direction de Dumbledore. Si à ces débuts de préfet, il incarnait le règlement établi par cette administration, ce n'était clairement plus le cas aujourd'hui. Il croyait encore en eux à cette époque, mais leurs insuffisances et leur incompétence le révulsaient à présent. Il jeta l'insigne aux pieds de McFly, de la même manière qu'il aurait pu cracher sur ses chaussures.

- Je ne veux plus être associé à vos erreurs. Dès que possible, je quitte cet endroit, ce témoignage de votre impuissance. Vous n'aurez qu'à la transmettre au directeur de cette ruine avec mes paroles. J'y tiens, répétez lui bien toute cette conversation, au mot près ou autant que possible. De plus, vous qualifiez certains d'entre nous d'oppresseurs, et d'autres de rebelles. Si cet avis est compréhensible pour certains élèves ici, bien que je m'efforce de leur exprimer mon point de vue, dans votre bouche, il s'agit juste d'une tentative de réaffirmer la position que vous avez perdue par votre inefficacité à diriger correctement cette école. En fait, mon opinion est que ceux que vous nommez péjorativement "oppresseurs" ne sont que les rebelles qui s'affirment contre vous ! Contre ce que vous représentez, un pouvoir oisif, qui s'est avachi dans une suite continue de compromis pour ne pas prendre de risques. Mais l'inactivité nous tuera tous. Nous voulons êtres maîtres de nos vies, et arrêtez de subir vos mauvaises décisions, ainsi que vos absences de décisions.

Il reprit sa respiration, puis se tourna vers Potter, en la fixant d'un air accusateur.

- Tu aimerais bien me faire passer pour fou n'est-ce pas ? Dans ce cas condamnes-tu de folie ou d'idiotie tous ceux qui craignent pour leur vie ? Tous ceux qui pensent que l'on ne peut pas rester impassible avec la rumeur d'un loup-garous qui rôde parmi nous ? Pour une fois dans ta vie, mets tes sentiments et tes ressentiments de côté pour penser au bien du plus grand nombre. Cesse d'être égoïste. Suivons la parole du bon professeur, ajouta-t-il d'un ton dédaigneux, soyons unis pour écarter tous les dangers qui pourraient menacer l'ensemble des prisonniers de cette école. Je ne dis pas qu'il faut se livrer à une chasse aux sorcières comme les moldus la pratiquaient, mais il faut pouvoir s'assurer que nous ne risquons rien. Parce que je ne suis pas du genre à attendre qu'un élève potentiel soit tué pour agir. Ensuite, je ne suis pas contre la présence d'un loup-garous au sein de cette école, d'ailleurs, si nous nous trouvions dans une situation normale, j'aurais fait confiance à la direction pour prendre les choses en main. Seulement, aujourd'hui, il n'y a même plus de direction présente ici ! C'est à nous de prendre les choses en main, et dans ces circonstances exceptionnelles, j'estime que chaque élève à le droit de savoir ce qu'il risque en se situant ici !

En terminant cette allocution, il s'était de nouveau adressé à l'ensemble des sorciers présents dans la grande salle, après tout à l'origine, il était là pour leur parler à tous. Les murmures redoublèrent, il en entendit certains qui étaient d'accord avec lui, après tout, ils avaient peur. Il aperçut David qui lui leva son pouce en souriant. Il espérait que la majorité, sinon une grande partie des élèves craignent pour leur sécurité, et se rangent donc à ses côtés, au moins sur cette question là.

Il se tut quelques instants, se passa la main dans les cheveux, puis balaya la salle du regard. Ses iris s'arrêtèrent momentanément sur Alice, puis il s'adressa de nouveau à l'adulte, de la manière la plus neutre qui lui était possible de s'exprimer, tout en y mêlant une pointe évidente de sévérité, mais surtout de menace.


- Si je peux me permettre, apparemment je suis mal placé pour vous apprendre "la vie", mais si justement vous y tenez, je ne peux que vous conseiller de revoir certains de vos agissements. Vous avez du charisme, votre entrée comme une rockstar et tout... cela a l'air d'avoir fait son petit effet. Mais ne vous mettez pas inutilement en danger, songez à la longévité. Je ne parle pas uniquement de la cigarette, mais vous aurez aussi plus de difficultés pour séduire les demoiselles avec une haleine de clope, et leur tousser dessus est également assez rédhibitoire. En outre... tout le monde n'est pas sensible à votre charme, et il est assez mal vu, lorsqu'on est professeur, de draguer certaines de ses élèves. De pauvres filles innocentes et vulnérables, qui comme vous l'avez dit, ne connaissent encore rien à la vie. Si l'on découvrait qu'un professeur de Poudlard avait abusé d'une pauvre étudiante... la carrière, ainsi que l'existence entière de ce monstre, serait fichue. Il le mériterait cela dit...

Aaron n'avait qu'une hâte, sortir d'ici, prendre ce qui lui revient de droit, ne plus être qu'un héritier. Il aurait besoin d'alliés dans l'avenir, mais ce vicieux de McFly avait dit quelque chose de très juste, avec uniquement des Kingfell et des Sullivan, le monde s'entendrait bien, quoi qu'il soit nécessaire d'apporter une nuance, puisqu'il fallait conserver des personnes à commander, chacun détient son utilité. Néanmoins, depuis leurs débuts à cette école, on les avait formés pour qu'ils puissent s'entraider si jamais ils développaient un objectif commun. Maintenant, si Alice acceptait d'entrer le jeu qu'il venait d'ouvrir, en tant que victime de ce pervers de professeur, avec la position de sa famille au département de la justice, ils pourraient avoir tous deux beaucoup à gagner.


- L'idée d'une cueillette avec vous ne m'enthousiasme pas particulièrement, mais je tiens à participer au ravitaillement de l'école. D'ailleurs, en témoignage de cette union à laquelle vous semblez tenir, j'invite Kaysa Potter à m'y accompagner.


Il était temps pour eux de regarder au-delà des murs de Poudlard. Il fallait faire tomber ces murs une bonne fois pour toutes, mais pas uniquement. Ceux qui la représentaient devaient choir avec cette école, et si possible se faire définitivement enterrer par les gravats de ce château, car c'est tout ce qu'il devrait en rester.

McFly avait évoqué la fin du monde, s'il n'y avait que des sorciers comme lui ou Sullivan. Peut-être bien, mais tout monde doit s'achever pour qu'un nouveau puisse voir le jour. C'est dans l'ordre de l'univers.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kaysa Potter
Apprentie auror
Âge du personnage : 19 ans
Nombre de messages : 3342
Célébrité sur l'avatar : Willa Holland
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 20 Fév - 12:11
    Enterrer la hache de guerre le temps qu’Hellson lève le sortilège. Faire semblant de s’entendre afin d’être libérer… Mentir. Les faux semblants, Kaysa détestait ça. Oh bien sur, comme tout le monde, la demoiselle mentait pour se couvrir, pour protéger ses amis, elle mentait pour faire tourner certaines personnes en bourrique. Et elle n’avait aucun scrupule à le faire. Mais mentir sur ce qu’elle était, faire semblant de s’entendre avec tel ou tel personne dans l’unique but de pouvoir sortir de ce château. Très peu pour elle. Et puis, sérieusement, Hellson était si stupide ? Il tomberait aussi facilement dans le panneau. Kaysa en doutait.

    La brunette détourna son attention du professeur d’histoire de la magie pour revenir sur Kingfell qui silencieux jusqu’à présent -comme quoi s’était possible- reprenait à nouveau la parole non sans l’avoir fusillé du regard au passage. Finalement, elle devrait presque se sentir flatté de ne pas être simplement ignoré comme une majorité d’élèves.

    Kaysa leva les yeux au ciel devant la première tirade du préfet en chef. La Gryffondor était plutôt d’accord avec les propos de McFly. Les oppresseurs d’un côté et les rebelles de l’autre. Ce qui s’opposait à Kingfell et sa brigade, qui n’avait pas peur des représailles. Certes, la situation était un peu plus nuancé et complexe que ça mais dans les grandes lignes, Kaysa trouvait les mots appropriés. Pas le Serpentard. Ben tiens… il n’allait pas reconnaitre devant tout le monde qu’il était un tortionnaire psychopathe et autoritaire en manque de reconnaissance. Ca serait trop beau. Et voilà qui repartait à présent à l’attaque contre le professeur d’histoire de la magie. Mais il avait carrément le chaudron qui fuyait celui là… On aurait dit un débat de politique entre deux partis. Et puis depuis quand Kingfell était la voix d’élèves? Faudrait qu’il arrête de placer des « nous » à tout bout de champ, Kaysa et surement un certain nombre d’élèves n’étaient certainement pas d’accord avec les propos du préfet en chef.

    Aaron se tourna alors dans sa direction. Tiens, ça allait être son tour on dirait. La brunette nullement impressionnée par le flot de paroles que pouvez débiter le Serpentard à la minute ou par ses grands airs, se contenta de poser un regard clairement exaspérée sur le Serpentard tandis qu’il reprenait.

    « Pas besoin, tu nous le prouves tout seul comme un grand à vrai dire » rétorqua sur un air moqueur la demoiselle alors que Kingfell continuait

    Finalement, la demoiselle poussa un soupir.

    « C’est fou, il faut constamment que tu te mettes en avant comme le protecteur de Poudlard et de ses élèves. Tu sais quoi, je vais t’apprendre une nouvelle, t‘es pas indispensable. Avant que ta petite brigade débarque, tout se passait très bien dans le château, même mit sous huis clos. Certes, il y avait des bagarres dans les couloirs et alors, tu trouves que c’est mieux depuis que des gentils toutous rodent ? J’ai l’impression que c’est même pire. Les plus jeunes sont terrifiés à l’idée de sortir seuls dans les couloirs, tout le monde soupçonne tout le monde, personne n’est libre de faire ce qu’il veut. Tu ne veux pas restaurer l’ordre, tu veux instaurer une dictature où tu serais tout en haut de la pyramide. Et ces histoires de panthère et de loup garou ne sont que des prétextes stupides pour instaurer un climat de peur et d’insécurité parmi les élèves. Ainsi ta brigade servirait à quelque chose… » Enfin, c’est l’impression qu’il voulait donner, Kaysa se détourna de Kingfell pour regarder l’ensemble de la salle « Sérieusement, qui a vu une panthère mise à part Aaron Kingfell rôder à la lisière de la foret interdite ? Qui a vu où entendu le loup garou cette fameuse nuit de pleine lune en dehors des propos de Gossip Feather ? C’est facile de répandre les rumeurs, surtout quand on aidait par cette stupide journaliste. Peut être que c’est toi Kingfell qui a écrit à Gossip Feather pour répandre la rumeur du loup garou comme tu l’as fait avec la panthère. » Ajouta-t-elle en fixant à nouveau le Serpentard d’un air froid cette fois ci, il n’y avait plus de trace de moquerie. « Personne ne trouve ça bizarre qu’il y est un soit disant loup garou dans les couloirs de ce château mais que personne je dis bien absolument personne ne l’ait aperçu ? Sans parler du fait qu’il n’y ait eu aucun blessé non plus. Les loups garous sont quand même connus pour être sanguinaire et sans pitié les soirs de pleine lune. Surtout s’il n’avait pas de potion tue loup. Alors au lieu de nous prendre la tête avec ces stupides histoires de monstre rodant dans le château rend toi réellement utile en t’en prenant aux vrais problèmes que sont Mr Unseen et Gossip Feather. Débusque les, toi et ta brigade. Ca t’occupera un petit moment je pense et nous pendant ce temps on aura enfin la paix. » Conclut la demoiselle

    Parce qu’Unseen et Gossip Feather étaient, eux, des réels problèmes. Il n’y avait plus de potion ni d’ingrédient pour en fabriquer d’autres… ça c’était un problème. Rien qu’au niveau de l’infirmerie. UN peu de pimentine ou pouss’os ne serait pas du luxe. Surtout avec les combats qui avaient lieu de plus en plus souvent dans les couloirs. Et surtout de plus en plus violent. Quand à cette stupide journaliste, tout le monde avait pu voir les dégâts que provoquaient ces articles !

    Elle espérait que son petit monologue réussisse à convaincre un certain nombre d’élèves. Qu’ils comprennent que Kingfell n’essaye pas d’instaurer de l’ordre dans le château mais juste de prendre le pouvoir et de devenir le chef de Poudlard en l’absence de professeur. Qu’ils comprennent qu’au lieu de croire qu’il est la solution à leur problème, que le problème c’est lui ! Certes, elle leur mentait en affirmant que panthère et loup garou n’étaient que des chimères sortis tout droit de l’esprit tortueux de Kingfell. Mais personne n’était au courant, mise à part des amis de confiance et elle n’avait donc aucune crainte à ce que cela lui revienne en pleine figure. Le hic c’est qu’elle ne savait toujours pas que Sullivan était au courant, elle.

    Kaysa ne s’attarda pas sur le chapitre concernant leur professeur. Etant donné que cela venait de Kingfell, Kaysa ne serait pas étonné que cela soit encore un délire psychotique qui se serait imaginé. C’est pourquoi elle n’y accorda aucun crédit. Il cherchait à dénigré leur professeur pour se venger, comme il l’avait fait avec elle. Le petit garçon qu’il était n’avait pas apprécié les remarques de son professeur, il était vexé mais avait trouvé un moyen de se venger en l’utilisant. Pathétique…

    La Gryffondor haussa un sourcil alors que ce dernier abordait le sujet de la cueillette. Qu’Est-ce qu’ils avaient tous avec leur cueillette à la fin ?! Jesse Rose maintenant McFly. Et voilà que Kingfell s’y mettait… Enfin, plus dans l’optique de « je suis prêt à tous les sacrifices pour mon peuple si cela peut lui permettre d’être sauvé » histoire de faire bonne figure auprès des élèves et pour leur prouver qu’il n’était pas le tortionnaire que tout le monde craignait.

    « Non merci… » Répondit Kay froidement mais calmement. « Plutôt faire ami ami avec ton loup garou imaginaire que de devoir rester toute une après midi en ta compagnie. »



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alice Sullivan
Surveillante à Poudlard
Âge du personnage : 19 ans
Nombre de messages : 5744
Célébrité sur l'avatar : Teresa Palmer
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 26 Mar - 23:05
Alice avait toujours le coude appuyé sur la table et l'index contre sa joue, son menton reposant sur les autres doigts de sa main dans une position à mi-chemin entre la désinvolture et l'élégance. Elle n'ouvrit pas une seule fois la bouche depuis la question qu'elle avait posé au professeur d'Histoire de la Magie miraculeusement réapparu, mais suivit avec attention tous les échanges qui résonnèrent dans la Grande Salle. Elle avait l'impression de se retrouver sur une espèce de place publique, loin dans le temps, où de grands orateurs s'affrontaient devant un public avec l'argumentation et la rhétorique pour armes. Personne n'ouvrait la bouche, hormis MacFly, qui se posa naturellement comme figure naturelle d'autorité en raison de son statut. Mais il y avait Aaron, également, qui sembla d'ailleurs le seul disposer à tenir tête à l'homme et à réussir à le battre sur son propre terrain. Captivée, loin de vraiment se soucier de son propre sort et encore moins de celui des autres, elle observa attentivement le septième année lorsqu'il débita tout son discours improvisé avec un aplomb et une aisance rares pour les jeunes de son âge. Alice n'eut aucune peine à l'imaginer grand politicien, à parler de la même façon à tous ; mieux, elle le voyait tout à fait en tant que Ministre de la Magie, dans le futur, de la même façon. C'était une vision tout comme une perspective intéressante : le pouvoir avait toujours été attirant.

La teneur de son discours était des plus pertinente. Aux yeux d'Alice, il avait raison en tout point. Si pour sa part, elle ne se sentait pas spécialement en colère d'être délaissée ou de voir son année scolaire gâchée, elle ne passait pas une journée sans critiquer allégrement l'incompétence évidente des autorités. Elle trouvait proprement effarant de voir que les semaines, voire les mois, passaient sans que l'on réussisse à lever le sort de ce grotesque mage anarchiste : Dumbledore n'était-il pas censé être le big boss de la société, si on en croyait tous ces élèves pitoyables qui parlaient du vieux avec des étoiles dans les yeux ? Sauf que tout le monde l'attendait encore, hein. La Serpentard ne pouvait donc qu'être d'accord avec tout ce que débita son collègue, tout du moins essentiellement. Il voyait plus large qu'elle, englobait le collectif là où elle n'en avait rien à faire, mais elle comprenait et partageait son opinion. Elle n'était pas la seule, d'ailleurs ; en tournant légèrement la tête, elle put voir de nombreux hochements de tête discrets dans la foule, de la part de ceux qui éprouvaient le même sentiment de déception, d'amertume, de colère, de frustration. Peut-être même que d'autres, sans aimer Aaron, partageaient le sentiment général sans pour autant le montrer. À vrai dire, Alice voyait mal qui pouvait se sentir encore très bien encadrés par les autorités et totalement en confiance. Enfin si, peut-être tous ces jeunes étroits d'esprits, enfants de maraudeurs en tête, défendeurs de Dumbledore de près. Mais ce n'est pas comme s'ils comptaient vraiment.

MacFly contre-attaqua, et un combat oral s'engagea entre préfet-en-chef et professeur. Alice ne bougea pas d'un pouce, se contentant de porter son regard sur l'un puis sur l'autre, comme un match de tennis moldu particulièrement intéressant. Sauf que plus le temps passait, et plus elle commençait à se désintéresser. À moins que ce soit le fait que Kaysa Potter se la ramène qui la désintéressa subitement... Elle ne pouvait pas sagement rester assise et se la boucler, pour une fois, celle-là ? En l'entendant, Alice prit instantanément l'air blasé. Elle ne se priva pas de mimer un bâillement mais elle écouta quand même la jeune fille et se rendit compte qu'en fait, elle partageait plutôt bien son point de vue. Elle avait raison : c'était de l'utopie grotesque, de croire qu'une union était possible. Bon d'accord, Alice avait les idées très arrêtées et étriquées à ce sujet, comme beaucoup, mais ils étaient tous jeunes. Elle ne se voyait vraiment pas avancer main dans la main avec Potter... Et lorsque cette dernière la cita comme exemple, attirant les grimaces de beaucoup de première années, Alice eut un signe de tête indulgent pour signaler qu'elle était tout à fait d'accord. Non, vraiment, même si la fin du monde arrivait, elle ne comptait pas se soucier de tous ces mioches. Incroyable : Kaysa Potter pouvait dire des choses censées, parfois. Ceci dit, le coup de la panthère... Alice ne put s'empêcher d'avoir un léger sourire narquois au coin des lèvres alors qu'elle fixait la brunette, au moment où celle-ci accusa Aaron de délirer avec cette histoire. Si les gens savaient que leur trio infernal préféré comptait en ses membres un animagus non-déclaré, donc illégal, et un loup-garou... Un jour, ils sauraient. Alice attendait juste le meilleur moment pour utiliser ses cartes. Il ne fallait jamais se précipiter, jamais.

MacFly reprit la parole, démontrant avec un petit exposé que la désunion entre les élèves était visible rien qu'aux emplacements choisis dans la salle. Alice ne put qu'approuver ; pour sa part, elle ne se voyait pas s'asseoir au milieu de tous ces pitoyables adeptes des Gryffondors, de Dumbledore, etc... Surtout qu'elle aperçut cette insupportable Eden Swan dans le lot, mais ce n'était qu'un détail. En réponse, Aaron intervint de nouveau et capta à nouveau l'attention d'Alice lorsqu'il parla du projet de quitter Poudlard et l'incompétence de son directeur une fois que la situation serait revenue à la normale. Voilà qui n'était pas du tout insensé... Pensive, Alice prit quelques secondes pour réfléchir. Il n'était pas idiot de songer à l'éventualité que beaucoup de parents d'élèves en colère décident dans un futur proche de retirer leurs enfants de Poudlard pour les scolariser dans un endroit plus sûr, à l'étranger ou alors à l'université de Londres dont Alice avait entendu parler. Pour sa part, elle savait que ses parents s'en ficheraient bien mais pour l'image, ils accepteraient qu'elle s'en aille. À vrai dire, l'idée lui plaisait beaucoup. Elle n'avait jamais beaucoup aimé Poudlard. Et il fallait dire que comme Aaron, comme ceux qui pensaient comme lui, elle méprisait désormais bien trop ce qui leur servait de direction et de figure d'autorité ici. Depuis que leur incompétence était devenue flagrante. Alice croisa le regard d'Aaron et elle en fut satisfaite sans vraiment comprendre pourquoi, puis redoubla d'attention pour saisir la nouvelle idée qu'il lançait. Elle comprit très vite où il voulait en venir en parlant du charisme du professeur, des jeunes élèves, d'abus et de carrière détruite. Non... Si ? L'idée était... diaboliquement plaisante. Elle comprenait mieux le regard. Et elle adhérait déjà. Mais chaque chose en son temps.

Aaron eut un geste noble en tendant la main vers Kaysa, lui proposant de l'accompagner pour le ravitaillement, illustrant ainsi une hypothétique union entre groupes rivaux. Curieuse, Alice détourna le regard pour fixer Kaysa et attendre sa réaction. Elle l'écouta tout du long et à la fin, elle eut envie d'éclater de rire. Enfin, voyons... Faisait-elle exprès de se comporter comme une gamine de cinq ans ou était-ce vraiment naturel ? Alice espérait sincèrement que ce soit fait exprès, même si elle ne supportait pas la brunette. Avec un haussement de sourcil éloquent, elle détourna son regard de la jeune fille pour plutôt le poser sur le professeur et s'adresser à lui d'une voix forte et narquoise.

« Voyez, monsieur MacFly, pourquoi nous avons tant de mal entre ces murs à construire une union digne de ce nom ou tout du moins un semblant d'entente. Parce que beaucoup d'élèves, ici, ne sont encore que des enfants incapables de dépasser leur immaturité flagrante. Voyez plutôt l'exemple parfait que nous livre cette chère Kaysa en agissant comme une gamine de cinq ans. Tout simplement charmant. »

Elle eut un sourire grinçant à l'adresse de l'interpellée et ajouta suavement :

« Admirons également son entêtement à vouloir détourner le sujet de la panthère et du loup-garou de la conversation... pour exiger des autres qu'ils règlent les problèmes qu'elle serait elle-même incapable de gérer. Encore une fois, belle preuve de maturité. »

Elle se leva ensuite de son banc et tapa avec légèreté ses mains l'une contre l'autre, comme pour marquer la fin d'un spectacle particulièrement intéressant.

« Bon, j'imagine que cette sympathique petite réunion est terminée ? »




    Lay me down on thorns and roses
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Siméon MacFly
Espion des anarchistes & mentor d'Hellson
Âge du personnage : 42 ans
Nombre de messages : 273
Célébrité sur l'avatar : Michael Fassbender
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 14 Avr - 20:47
Waow. Dans quel monde il était ? Siméon ne pût qu'applaudir aux nombreux discours de réponses de Kingfell, Potter ou bien Sullivan. « Je crois que ce débat est stérile. Je me suis déjà trop abaissé à votre niveau. » Une colère incontrôlable montait en lui. Il perdait patience ! Ces gamins en couches-culottes lui manquait clairement de respect ! Incroyable, vraiment. Genre de pauvres adolescents lui répondaient impunément. Aaron semblait avoir tout fait, semblait tout connaître. Il avait goûté au pouvoir et il était comme ces hommes qui ne supportent pas rendre les armes ou bien leur titre. Il était devenu une sorte de mégalomane Napoléonien se mettant au centre de l'attention, ainsi tout le monde devait le suivre ou bien mourir. Siméon les regardait tour à tour, pas vraiment étonné certes mais il aurait préféré se tromper. Lui qui voulait les aider, lui qu'il pensait qu'ils avaient besoin d'aide mais quand on leur proposait de l'aide il crachait dessus sans vraiment s'en rendre compte. Si Siméon n'avait pas reçu « l'ordre » de son poulain il serait déjà parti en les laissant s'entre tuer ! Après tout il était professeur : pas nounou !
Il regardait la scène en retenant son corps de ne pas se jeter sur le préfet en chef pour lui faire avaler littéralement sa langue ! Cette impunité le perdra : un jour sa langue de vipère l'amènera à sa perte et McFly sera là pour voir l'aigle se brûler les ailes ! Oh oui Kingfell tombera de son trône et croyez le professeur : il sera là pour remuer le couteau dans la plaie. Selon lui il était clair que la brigade, la peur qu'il avait instauré n'était pas bénéfique ! Clairement. C'était un poison qui s'infiltrait dans Poudlard, qui détruirait l'école petit à petit. Finalement l’en-cloisonnement des élèves n'étaient pas une bonne idée. « Vous savez quoi ? Faites comme vous voulez, vous n'avez pas besoin d'aide ? Alors débrouillez vous. Mr Kingfell puisque vous vous pensez meilleur que tous le monde ici, puisque votre arrogance n'a d'égale que votre prétention alors soit débrouillez-vous. » Il s'inclina avant de mettre ses mains dans ses poches : « Vous avez de la chance de ne pas être à Durmstrang, sans quoi je vous aurais déjà punit pour votre insolence à mon égard. » Chuchota-t-il dans l'oreille d'Aaron avant de sortir de la Grande Salle. « Les premières et deuxièmes années avec moi. » Très vite il entendit les pas de ceux qui voulaient encore apprendre, peut-être les moins pourrit.

Il était toujours autant en colère, il n'en pouvait plus ! Siméon n'avait pas été élevé ainsi, on lui avait toujours dit de respecter ses aînés. Mais les générations présentent de le château ne semblait pas savoir ce que le mot respect voulait dire ! L'envie de fermer le clapet de Kingfell était grande, très grande mais cela serait rentrer dans son jeu or Siméon n'était pas joueur. Pas quand il était énervé. Dans cet était il prendrait même plaisir à torturer l'élève c'est dire. De toute façon il ne sera plus professeur l'année prochaine. Il serait sûrement muté dans un autre pays à moins que son poulain est encore besoin de lui. L'air frais sur son visage lui faisait du bien, Siméon avait hâte de sortir du château, vraiment. Ce n'était pas son école en plus, lui n'avait pas reçu l'éducation mielleuse de Poudlard où les élèves sont dorlotés. Pour avoir répondu ainsi à son professeur il aurait été enfermé dans les cachots et nourrit au pain sec et à l'eau. Et oui l'élite des mangemorts étaient entraînés à la manière spartiate.

Pourtant il gardait espoir, oui il avait encore foi en ces adolescents. Avait-il tort ? Probablement ! En fin de compte se battre contre des mangemorts était beaucoup plus simple : au moins il n'y avait pas de blabla inutile !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 15 Avr - 16:37
Invité
Le refus de Kaysa ne l'étonna guère, et le satisfit. Il n'avait aucune envie d'aller vadrouiller avec elle, mais surtout, il se présentait ainsi devant les élèves avec une volonté de rassembleur, tandis qu'elle s'entêtait dans la division. Rassembler, c'était ce que McFly voulait, que les élèves s'unissent. Il le désirait également, autant que possible, puisqu'il ne vivait pas dans l'illusion d'une génération toute entière unie fraternellement contre le désespoir du monde. Cependant, il ne souhaitait en aucune façon que ses camarades se rangent du côté de Dumbledore, dont l'oisiveté avait mené Poudlard à sa situation actuelle. Pire encore, si par un hasard malheureux ils se mettaient à soutenir l'anarchiste, cela serait clairement la fin du monde sorcier. Les moldus se mettraient à entamer des chasses aux sorcières, ils les traqueraient et les tueraient en masse, et bien sûr eux devraient répliquer, anéantissant des moldus qui étaient également indispensables à leur survie. Après tout, sans eux, les sorciers seraient déjà tous consanguins ! Dumbledore laisse le futur du monde subir en première ligne les ravages d'une guerre idéologique, tandis qu'Hellson est un fou ou un imbécile dont les idées mèneraient les deux sociétés, moldue et sorcière, à leur ruine. Tout cela a déjà irrévocablement détruit Poudlard, ainsi que certainement plusieurs institutions en-dehors de cette école. Il était temps de stopper tout cela.

Le ministère pouvait peut-être agir convenablement, enfermé, les étudiants ne pouvaient pas se tenir au courant des mesures employées, mais Angela Dawson lui avait fait plutôt bonne impression par le passé. Son intransigeance envers les caprices du vieux directeur lui avait fait gagner son estime. Elle ne se laisser pas dominer comme Fudge. Elle avait de véritables compétences, ainsi que l'autorité nécessaire pour les mettre en œuvre. Son père et sa sœur travaillent au ministère, ils en parlaient régulièrement, et souvent en bien, surtout Rose. Toutefois, il suspectait fortement son père d'avoir eu des vues bien peu professionnelles sur la ministre. Lorsque quelqu'un est infidèle, il ne se limite pas, d'autant plus lorsque cela pourrait éventuellement permettre de bénéficier d'une promotion... Aaron désirait davantage que la place de son père, ils voulait au moins devenir directeur du département de la justice magique, la place que son géniteur n'avait pas réussi à obtenir, du moins pas encore. Il se demandait d'ailleurs comment il se portait... Sa femme en avait peut-être déjà fini avec lui. Finalement, il jugea cela trop peu probable, sa mère adoptive avait beau être une mangemort, et haïr Robert, elle était trop intelligente pour se débarrasser si vite de lui, tant qu'un successeur n'était pas assuré. Tant qu'elle n'était pas sûre de son ralliement, à lui, ou à Ulrich...

Rose était une héritière au poste toute trouvée, et elle l'occuperait peut-être. Cependant, Aaron était la figure qu'elle ne serait jamais. Sa mère le savait... Quant à Ulrich, il pourrait rivaliser avec son aîné, mais ce dernier représentait davantage, par son sang, la volonté de rassembler l'ensemble des sorciers, quelque soit leur origine. Etant donné les circonstances actuelles, cela pouvait être un avantage indéniable pour les Kingfell.

Son frère... il s'était fait très discret ces derniers temps. D'ordinaire il trainait avec la bande de Drago Malefoy, que le jeune homme ne portait pas franchement dans son cœur. Mais si ce dernier avait été téléporté en-dehors du château, il ne tarderait certainement pas à se montrer à nouveau en face de lui. Le serpentard ne l'avait pas vu dans la grande salle, tant mieux. Il avait assez de visions désagréables comme cela en ce moment.

Potter l'accusait de répandre des rumeurs, c'était faux. Il la trouva particulièrement véhémente à son encontre, bien sûr elle l'avait toujours été, mais elle semblait de plus en plus embrasée depuis qu'il cherchait la vérité sur ce loup-garou mentionné par Gossip Feather. Sans doute craignait elle qu'il ne fédère trop en usant de cette peur, mais c'était exactement ce qu'il comptait accomplir. Non pour l'obtention immédiate du pouvoir, mais parce que c'était nécessaire pour le bien du plus grand nombre.


- Je ne crée pas les rumeurs Potter, je les ignore lorsqu'elles ne représentent aucun intérêt, mais j'y prends garde lorsqu'elles peuvent nous nuire. Les histoires inutiles sur les amours de certains élèves révélées par Gossip Feather se sont apparemment révélés véridiques. Je m'en fiche, mais c'était le cas. Ainsi, il existe une forte probabilité pour que le papier concernant le loup-garou soit aussi vrai que les précédents, et je n'attendrai pas qu'il y ait une victime pour m'en assure. Je n'attendrai pas qu'il y ait un éventuel blessé ou un éventuel mort parmi nous pour m'en assurer !


En ce qui concernait la panthère, il savait bien qu'elle était vrai, et il attendait d'en savoir davantage, ce qui ne saurait tarder. Son regard sévère se porta à nouveau sur Sullivan. Il la respectait, il avait confiance en ses compétences, non en son honnêteté, ce serait une preuve de naïveté. Toutefois, il avait hâte d'entendre ce qu'elle avait à lui dire, lui-même avait longuement réfléchi à ce qu'elle lui avait glissé à l'oreille au-dessus du terrain de quidditch. Ce n'était pas improbable, mais il ne pouvait pas agir différemment avec si peu d'éléments. Il était temps qu'ils se concertent à nouveau. Alors qu'il allait se diriger dans la direction de la belle blonde, le professeur s'avança une dernière fois vers lui. Il avait perdu le ton moqueur qu'il avait auparavant, il s'était fait bien plus menaçant, inquiétant, et les propos ne le furent pas moins. Aaron fut certain qu'il n'en resterait pas là, mais s'ils devaient régler leur différent, ce serait en-dehors de Poudlard. L'élève demeura interdit, il ne répondit rien. Il ne prit pas non plus la peine de croiser le regard de McFly. Il ne se serait jamais permis de tenir de telles paroles à Durmstrang, une école qui avait encore un directeur présent...

Après une ou deux secondes de méditation, l'orateur s'avança enfin jusqu'à Alice, tout en glissant quelques mots encourageants aux membres de la brigade sur son chemin, et en répondant à quelques questions qui lui furent poser par des élèves, partageant ses idées ou non. On lui demanda s'il avait des preuves formelles de la présence d'un loup-garou, il répondit que non, mais il répéta ce qu'il avait dit sur les informations propagées par Gossip Feather. Elles s'étaient toutes révélées véridiques jusqu'à présent, il y avait donc une forte probabilité pour que cela soit encore le cas. Il ne voulait pas risquer la vie des élèves. On lui reprocha les menaces et violences faites sur certains des plus jeunes enfants par des membres de la brigade. Il répondit qu'il faisait son possible pour tempérer les excès de ceux-là, et qu'il en corrigeait certains,comme il avait fait avec Munstain. Il veillait avant tout au respect mutuel entre les maisons.

Lorsqu'il parvint à côté d'Alice, il se pencha vers elle, et lui chuchota à l'oreille e la même façon qu'il avait fait quand ils s'étaient rencontrés au terrain de quidditch.


- J'espère que tu as apprécié le discours. Etrange imprévu en ce qui concerne McFly non ? Je te propose que nous nous retrouvions à vingt heures à côté du lac, s'il y a trop de monde on ira ailleurs.


Aaron ne s'attarda pas davantage, il continua de répondre à tous ceux qui désiraient lui poser des questions, mais au fond de lui, il avait d'autres attentes. Il avait à présent beaucoup de réponses à portées de main. La première était juste dans sa poche, le papier de Gossip Feather n'attendait que lui. En effet, il avait à présent le désir profond de s'en servir. Plus que jamais, il portait ses yeux au-delà de ces murs, l'arrivée inattendue du professeur le confortait plus que jamais dans cette volonté de commencer des à présent à prévoir sa vie en-dehors de cette école. Son objectif avait discrètement mais indubitablement évoluer. Lorsqu'il avait créé cette brigade, c'était pour maintenir l'ordre dans Poudlard, pour sauver autant que possible cette école. Cependant, il était apparu impossible de réaliser un tel acte alors même que tout ce qui fonde cette institution s'est révélé faible. Les mesures devaient donc êtres prises ailleurs, dans le ministère, au sein des familles, dans les rues. Mais la naissance de ce désir de retrouver cet ordre, cette sécurité, cette existence, devait naître ici, maintenant.

Gossip Feather, Alice Sullivan, leur aide pourrait être précieuse. Mais il en recherchait aussi une autre, plus inquiétante. Une grosse idée derrière la tête...

Les élèves commençaient à se disperser, une petite partie avait suivie Mcfly. Peu importe, les graines de l'incertitude et de la peur devaient déjà germer dans leur esprit. Le professeur avait choisi de partir, cela pouvait être interprété comme un aveu de faiblesse pour certains, ou du bon sens pour d'autres. Aaron était convaincu que beaucoup ne croyaient pas au loup-garou et à la panthère, mais beaucoup devaient craindre de telles menaces. En outre, elles ne représentaient que celles à court terme, mais l'avenir sombre et inquiétant de la jeunesse du monde sorcier devait désormais apparaître à tous. Ce n'était qu'une amorce, mais l'accomplissement même de cela, constituait déjà en un espoir pour les sorciers, ainsi qu'une victoire.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kaysa Potter
Apprentie auror
Âge du personnage : 19 ans
Nombre de messages : 3342
Célébrité sur l'avatar : Willa Holland
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 6 Mai - 16:21
    L’opinion qu’elle avait des Serpentards n’étaient plus aussi ferme qu’auparavant, elle commençait à concevoir que certaines vipères n’étaient pas les pires déchets que la terre puisse avoir mais certains Serpentards tel que Sullivan et Kingfell étaient heureusement là pour lui rappeler et lui prouver une énième fois que la majorité des élèves de cette maison n’étaient que des hypocrites égocentriques et égoïstes qui profitaient du malheur des autres à leur avantage. Miss-je-prends-pour-le-centre-du-monde et Mr-je-suis-le-sauveur-de-l’humanité commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. Ils iraient à merveille ensemble ces deux là tiens… enfin tant qu’ils auraient besoin l’un de l’autre. C’était bien comme ça que l’amitié fonctionnait chez eux, par intérêt. Heureusement que la Gryffondor n’était pas stupide -loin de là- et qu’elle savait très bien qu’utiliser sa baguette sur l’un ou l’autre histoire de passer ses nerfs ne seraient utile en rien. Surtout pour elle. Ca ne ferait que se retournait contre elle en prouvant à ses camarades qu’elle était une gamine qui cultivait une haine des Serpentards sans aucune raison quelconque alors que ceux-ci essayaient de sauver les élèves de l’enfermement de Poudlard. Ouais… enfin, s’ils arrivaient à gober ça, c’est qu’ils étaient idiots. Hum… n’oublions pas quand même que Kingfell était un redoutable orateur… comme beaucoup de tyran. Quand à Sullivan… Bah c’était Sullivan, y’avait rien à dire de plus sur cet insupportable blonde qui lui pourrissait la vie depuis six ans maintenant. C’est d’ailleurs vers cette dernière que se dirigea le regard noir tandis qu’elle rétorquait :

    « Rappelle moi qui c’est qui a expulsé tous les premières années de sa salle commune uniquement parce que mademoiselle ne supportait plus de les entendre brailler à longueur de journée ? Bel exemple d’un caprice d’une gamine pourri gâté… Alors question maturité, tu repasseras. Mais peu importe, penses ce que tu veux, je m’en suis toujours contre-fichait et ce n’est pas aujourd’hui que cela va changer… Au moins, je ne joue pas les hypocrites moi » lâcha-t-elle en posant un regard appuyé en direction de Kingfell

    Et puis, si c’est pour qu’il vienne lui planter un couteau dans le dos… Non merci, c’était bien la dernière personne à qui elle ferait confiance. Elle avait déjà été témoin de sa folie, Ginny lui avait aussi raconté comment c’était déroulé leur dernière rencontre alors non, jamais elle ne s’allierait avec ce dégénéré.

    Ce fut au tour de leur cher professeur d’Histoire de la magie de prendre la parole. Elle l’avait presque oublié avec tout ça, et le croyait déjà parti à sa cueillette. Et vu la remarque qu’il leur servi, il aurait mieux fait. Mais peu importe ce qu’il pouvait penser. Le château était toujours bouclé avec un tyran psychopathe dans ses rangs prêt à prendre le pouvoir. C’était la guerre à l’extérieur, mais une guerre se déroulait aussi à l’intérieur des murs du château. Certes, Kingfell n’était pas comparable à Voldemort… Personne ne l’était. Mais il était dangereux et pouvait réellement réussir à convaincre des élèves avec ses paroles remplis de venin. Il était doué pour les mots et vu la situation actuelle, beaucoup tomberait facilement dans le panneau. Après tout, n’avait elle pas eu l’exemple avec Iris ? Elle était entrée dans sa brigade en croyant que la brigade était quelque chose de bénéfique pour le château… Heureusement qu’elle avait réussi à lui faire ouvrir les yeux. S’il avait réussi à endormir Iris qui était surement l’une des personnes les plus droite et gentille qu’elle connaissait, il n’aurait pas de mal à convaincre d’autres personnes. Surtout si personne n’osait se dresser contre lui.

    Alors MacFly pouvait penser ce qu’il voulait, elle s’en fichait bien. Parce que dans quarante huit heures, il ne serait peut être déjà plus dans le château alors qu’eux le seront toujours. Après tout, si elle avait bien compris ce que voulait dire leur professeur, ils n’étaient vraiment pas près à sortir d’ici.

    Kingfell s’adressa à elle, une dernière fois. Si cela avait été quelqu’un d’autre, ses paroles pourraient être plein de bon sens. Seulement, il s’agissait de Kingfell. Kaysa savait comment il traitait les gens qui « ne respectait pas le règlement » … comment il traitait les « menaces ». Et surtout, elle savait qui était le loup garou et la panthère. Ce n’était en aucun cas des dangers. Sauf pour Kingfell, s’il avait le malheur de nouveau croiser la route de la fameuse panthère noire qu’il avait aperçu à la lisière de la foret, il vaut mieux pour lui qui sache courir vite. Nina… un danger. C’était la personne la plus adorable et la plus courageuse qui puisse exister au monde. S’ils pouvaient connaitre un quart de la douleur que ressent son amie à chacune de ses transformations, la souffrance qu’elle endure chaque jour pour avoir eu la malchance d’être touchée par cette malédiction, peut être que chacun des élèves présents reverraient son point de vu sur la question du loup garou. Mais pour eux, il ne s’agissait que d’un monstre assoiffé de sang et rien d’autre. Et ça révoltait Kaysa au plus haut point.

    Du coin de l’œil, elle aperçut Kingfell se dirigeait vers Sullivan après avoir fait une sortie digne des plus grands politiciens. Mais elle s’en détourna rapidement pour jeter un regard d’ensemble sur les élèves qui se trouvaient encore dans la salle. Certains semblaient incertains et discutaient entre eux. D’autres étaient convaincus par Kingfell, ça se voyait aux regards qu’on pouvait lui jeter. En fait, les avis semblaient partagés.

    Quand à la brunette, il fallait qu’elle sorte de cette salle. Elle avait besoin d’air frais pour s’éclaircir les idées et se calmer. Elle n’était pas faite pour la politique, elle était bien trop impulsive pour ça. Elle était doué pour convaincre les gens de la suivre certes mais parce qu’elle tenait ça des Potter. Ils étaient tous charismatique, un trait de caractère qu’on se transmettait de génération en génération. Mais cela s’arrêtait là. Elle n’était pas capable de rester maitre des émotions qu’elle pouvait ressentir et s’emporter facilement surtout si le sujet abordé était un sujet sensible.

    Elle sortit de la grande salle alors que des élèves se dirigeaient vers elle pour venir lui parler. Elle passa la grande porte et s’assit sur les marches du château. L’air frais était vraiment agréable. Elle aperçut un peu plus loin un groupe d’élèves se dirigeait vers la lisière de la foret accompagné surement de MacFly. Elle passa une main lasse sur son visage. Bon, maintenant au moins, elle était sure d’une chose, il fallait faire tomber Kingfell. Ou en tout cas, lui faire perdre toute crédibilité aux yeux des autres.



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» La rhétorique de la peur ( Libre )
» Une fugue, une...Peur ? (LIBRE)
» La nuit fait peur (Libre)
» JOEL POURQUOI VOTRE PETIT INOSANG A SI PEUR DE LA PRISON ET DE L'EXIL ???
» Obama en chute libre ...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 2 :: Huis Clos (avril-juin 1998)-
Sauter vers: