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What the hell. || Drago

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Mar 8 Nov - 19:14
    Vous savez quand vous êtes dans les vapes vous avez l'impression de vivre ce qui se passe, mais de façon détacher. Ou bien on tombe dans un gouffre, on se sent partir et on se demande comment on va revenir. La jeune demoiselle était dans le deuxième cas, elle tombait dans un puits sans fond. Parfois des visages sortaient du noir, son père, sa mère, Drago, Alekseï, Aaron, mais aussi Alice, Lyanna... Jesse ne pouvait pas interargir avec eux, mais eux le pouvait. C'était ignoble un peu comme un bad trip, son père ne faisait que répéter ce qu'il disait quasiment quotidiennement à sa fille par le biais de lettres, sa mère appuyait les paroles de son mari quant aux autres : ils parlaient de ses erreurs au sein de Poudlard. La septième année avait l'impression d'être jugée de ses fautes : serait-elle morte ? A un moment elle le pensait. Entre la conscience et l'inconscience, Jesse-Rose Greenwood était complètement dans les vapes, elle ne savait pas du tout ce qui se passait, mais on la portait : où ? Excellente question qu'elle aurait volontiers posé si elle pouvait être connectée à la réalité et non dans son monde digne de Lewis Caroll. Le temps de connecter ses neurones et elle trouva finalement qui la portait : c'était Drago Malefoy. Elle se souvenait petit à petit, la grosse bêbète mi-plante, mi-pouple qui avait attaqué Mable entraînant Drago sans sa chute, les sorts qu'elle avait lancé pour sauver les deux élèves, la créature qui la balance, mais après. C'est le noir total.
    Lorsqu'elle sentit qu'on la posait, Jessie tenta d'ouvrir les yeux, une voix lointaine, très lointaine -non pas une galaxie- lui parvenait. Les lèvres de la préfète semblaient sceller, elles ne voulaient pas bouger.

      « Dr... »

    Ah un son était sortit, ses yeux s’entrouvrirent mais elle les referma rapidement car la lumière lui faisait mal. Gosh sa tête était en feu, elle avait l'impression d'avoir une fanfare à l'intérieur qui jouait à pleine puissance. Prenant son courage à deux mains, elle ouvrit les yeux et regarda autour d'elle ne sachant pas du tout où elle pouvait bien se trouver. Elle regarda bizarrement la personne qui était à côté d'elle voyant encore flou. Cette dernière était blonde, un nom sortit de la bouche de Jessie :

      « Drago ? »

    Après tout c'est la dernière personne qu'elle se souvient avoir regarder avant de tomber dans les pommes.

      « Décidément j'ai un don en ce moment pour être faible devant les hommes. »

    Référence à Aaron naturellement, les rumeurs sur leur compte n'avait pas tardé. Un baiser échangé et la presse s'emballe un peu comme la presse people moldu. La plus parts des élèves ne savaient pas un tiers de ce qui s'était passé et Aaron laissait parler ce qui avait le don d'énerver Jessie même si elle savait que c'était la meilleure solution. C'est sûr lui ne passait pas pour une fille facile. Aaron était seulement là au mauvais moment, à un tournant de la vie de Jessie. Avait-elle fait l'erreur de se confier à lui ? Peut-être mais maintenant elle devait en assumer les conséquences bien que cela ne fera pas long feu avec elle. Jessie était capable de très vite remettre les points sur les i à cette histoire qui faisait d'Aaron une sorte de Dieu pour certains élèves masculins de Poudlard. Pitoyable c'est ce que pensait Jesse de tout ça. C'est en pensant à tout ça, en faisant ressortir sa colère qu'elle trouva la force de se redresser et regarder Drago qui avait l'air mal au point lui aussi :

      « Qu'est-ce qui c'est passé... ? Tu vas bien ? Tu n'es pas blessé ? »


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Drago Malefoy
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Lun 19 Déc - 1:06
Suite à leur épopée dans les entrailles de Poudlard, Drago et Jesse faisaient de piètres héros. Certes, ils n’avaient pas laissé leur vie dans les cachots, avaient même pu protéger les deux premières années qui les avait accompagnés et que Drago avait guidées dans le hall comme promis au final, pour ensuite se rendre à l’infirmerie. Mais en les voyants, ces deux septièmes années aussi blond l’un que l’autre, on avait du mal à se dire en quoi ils pourraient vraiment être qualifiés de héros. Elle, dans ses bras, à semi-consciente par instant. Lui, d’ordinaire si apprêté, à cet instant poussiéreux, plein d’une substance visqueuse dont personne ne souhaitait connaitre l’origine, à l’air épuisé, qui se demandait personnellement comment il faisait à réussir encore à porter Jesse. Un instant, il eut envie d’interpeler un élève pour qu’il la ramène à sa place à l’infirmerie : mais finalement, l’idée qu’un autre type pose ses mains ainsi sur elle ne lui avait pas plu, ni l’idée qu’elle se réveille près d’un autre qu’elle regarderait avec les yeux de l’amour pour l’avoir ramenée à l’infirmerie. L’image était écoeurante, heureusement que Drago savait que ce n’était pas le genre de Jesse… Enfin, il lui semblait bien que ce n’était pas son genre. A vrai dire, ce n’était pas comme s’il la connaissait vraiment bien : le jeu qu’ils entretenaient ne permettait aucune confidence. Ce n’était pas comme si, l’un comme l’autre, ils étaient totalement prêts à en faire non plus. Pour sa part, Drago avait besoin de beaucoup de temps avant de confier la moindre chose sur lui : impossible d’ailleurs, jusqu’à présent en tous cas, pour l’héritier Malefoy d’entrer dans des sujets trop personnels, dans des confessions trop importantes. Il était à ses yeux nécessaires de préserver le secret de ses pensées les plus profondes afin de ne jamais, jamais être piégé par quelque chose qu’il aurait dit et qu’il n’aurait jamais dû dire – à titre d’exemple, sa véritable position concernant la voie à laquelle son nom le destinait, ou encore ses véritables impressions concernant Dumbledore. Jesse Rose non plus n’était pas une adepte des confessions lâchées à la va-vite : c’était pourquoi tous deux jouaient sans vraiment, profondément connaitre l’autre.

Ce fut donc Drago qui gravit les deux étages qui les séparaient de l’infirmerie en portant la demoiselle comme s’il avait porté une princesse, et non pas un autre élève à qui il l’aurait ordonné. Au-delà de l’idée qu’il ne voulait pas qu’un autre que lui puisse se permettre de la toucher ainsi, il y avait également le fait qu’il craignait que la confier à un autre ne la mette en danger… Mais cela, plutôt mourir que l’avouer. Anormal ? Non, juste Drago Malefoy, qui refusait qu’elle se rende compte que, sans la connaitre plus que ça, il avait réussit à s’attacher à elle de part le petit jeu de possessivité réciproque qui s’était introduit entre eux depuis quelques temps déjà. Comme s’il n’avait pas assez de problèmes comme ça, il fallait en plus qu’il réussisse à apprécier Greenwood… Greenwood dont le poids commencer à lui peser, d’ailleurs. Non qu’elle soit spécialement lourde, mais il était vraiment, vraiment fatigué, et courir les cachots puis monter ces deux étages avec la belle au bois dormant dans les bras n’avait rien arrangé. Et même s’il n’avait pas été dans cet état de fatigue, il n’était pas habitué à porter si longtemps quoi que ce soit, il était tout à fait normal que ses bras finissent par fatiguer. Le vert et argent fut donc soulagé en voyant la porte de l’infirmerie, d’autant plus que celle-ci était ouverte et lui épargnait donc le tracas de l’ouvrir sans avoir à reposer Jesse. Il s’avança vers le lit le plus proche, n’ayant franchement pas la force de la poser plus loin, et fut vraiment satisfait de voir qu’il y avait une chaise juste à la tête de ce lit : il la posa donc là, sans brusquerie, sans douceur extrême non plus. Il s’affala ensuite plus qu’il ne s’assit réellement sur la chaise qu’il avait avisée : quelques minutes de repos, pas plus, et il regagnerait les cachots dans le silence, sauveur de l’ombre, alors qu’elle resterait là à se reposer comme elle en avait besoin et qu’elle serait soignée par les élèves qui se chargeaient désormais de l’infirmerie. Avec un peu de chance, elle ne se souviendrait pas qu’il l’avait aidée, sauvée, et qu’il l’avait emmenée là. Son plan était parfait, vraiment : il négligeait juste le fait que, peut être, la demoiselle pourrait se réveiller avant qu’il n’ait le temps de le mettre en oeuvre.

Le son de la voix de la demoiselle fut faible mais néanmoins audible. Bien sûr, ça n’aurait pas été drôle si elle ne s’était pas réveillée… Camouflant sa contrariété, le jeune homme se pencha vers elle, posant ses avant-bras sur ses cuisses, ses doigts les uns dans les autres. Il était plus sûr de l’entendre alors : elle prononça son prénom et s’il ne leva pas les yeux au ciel, ce fut bien parce qu’il était fatigué et qu’il se rendait bien compte qu’elle était trop mal en point pour qu’il se permette vraiment de sortir ce qui lui passait par la tête alors. Non, il n’était pas Drago Malefoy, il était Zorro voyons… Quoi qu’à voir comment il avait pu l’aider, il pouvait presque se poser la question. C’était pathétique et d’entendre son prénom dans la bouche de la jeune fille qu’il avait l’habitude de voir forte, presque provocatrice et qui était alors si faible lui paraissait atrocement pathétique. Comme un couple de héros, oh mon amour tu m’as sauvée, oui mon cœur, notre amour est plus fort que tout, etc etc. Erk. C’était bon pour Potter et sa clique, ce genre d’horreur. Dray se demandait pourquoi il n’était pas parti tout de suite après avoir posé la jeune fille, pourquoi il s’était accordé un instant de repos : il aurait dû partir et il aurait échappé non seulement à cet instant où il serait obligé de se montrer un minimum gentil parce qu’elle était trop mal en point pour le supporter aussi insupportable qu’il l’était d’ordinaire, du moins était-ce ce qu’il pensait, mais aussi aurait-il été épargné des pénibles explications qui menaçaient sur tout ce qui s’était passé dans les cachots. Du fait que Jesse ait volé à son secours et qu’il doive, en toute logique, la remercier, étape dont il se passerait avec plaisir, jusqu’au sortilège de mort qu’il avait lancé et au fait qu’il se soit montré inhabituellement attentionné envers elle. Non, maintenant que sa bouffée de courage s’était envolée, Drago n’avait qu’une envie : fuir et faire comme si cette mésaventure ne s’était jamais passée.

Bien sûr, ça aurait été beaucoup trop facile : elle reprenait trop vite conscience pour que cela soit seulement possible et Drago plissa les yeux sans réussir à dissimuler une forme de mépris à la remarque, apparemment innocente, de Jesse-Rose. Elle osait le mettre impunément dans le même sac que d’autres mecs alors même qu’elle devait bien savoir à quel point il était exceptionnel ? Sa susceptibilité à ce sujet était encore plus forte que d’ordinaire à cause de son état de fatigue. Il ne tarda pas à faire le lien avec les articles de Gossip Feather : pire que de le mettre dans le même sac que d’autres, elle parlait sûrement de Kingfell, elle le mettait dans le même sac qu’Aaron Kingfell. Si elle avait été en meilleure forme, il n’aurait pas hésité une seule seconde à lui faire comprendre à quel point il trouvait l’affront impardonnable, d’autant plus qu’il ne supportait pas la soudaine proximité de ces deux là. Lui qui ne disait rien, suffisant, presque prêt à se pavaner et elle qui ne faisait rien contre ça. Heureusement qu’elle ne tarda pas à le détourner de ses sujets de ruminements en lui posant de nouvelles questions : évidemment, comme elle le demandait, il ne tarda pas à se plaindre, se redressant pour l’occasion et lui présentant son ongle.

« Non ça ne va pas. J’ai mal partout, je suis couvert de poussière et de ce… truc qui doit être le sang de la… créature, mon ongle est explosé, je suis fatigué, j’ai mal au crâne et je me suis fait mal au genou en tombant. »

Le pauvre cœur… Drago n’était après tout qu’un gosse de riche qui avait l’habitude qu’on le plaigne, oh pauvre enfant riche, et qu’on passait son temps à soigner. Il n’était bien sûr pas en très bon état, en effet couvert de poussière et de sang glauque, et l’on voyait qu’il était épuisé. Mais comme d’habitude, il n’avait pas parlé de tout alors qu’il disait que non, ça n’allait pas : sa frousse d’avoir lancé un sortilège de mort aussi facilement, par exemple, avait été oubliée, de même que son inquiétude au sujet de la demoiselle blonde à qui il se plaignait. Non, il en était resté aux sujets les plus futiles tels que l’état de ses vêtements et de son pauvre petit ongle, comme si c’était là le plus important. Ce ne fut qu’après s’être plaint que Drago daigna répondre à la première question de Jesse-Rose, arborant un masque blasé comme si la situation était tout à fait normale.

« Après qu’on se soit débarrassés de la… Bête, tu es tombée, je t’ai donc portée, j’ai guidé les gamines jusqu’au hall et je t’ai emmené ici, fin de l’histoire. »

Fin de l’histoire, monsieur allait vite en besogne pour éviter d’aborder les sujets délicats, tel le fait même qu’il n’ait pas abandonnée Jesse là-bas, celui qu’il ait bel et bien guidé les gamines hors des cachots et surtout, surtout, le fait qu’ils se soient débarrassés de la créature immonde qui s’en était prise à eux… Et surtout, la façon dont ils s’en étaient débarrassés et son sortilège final.
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Lun 19 Déc - 13:35
    Ok Jessie avait l'habitude d'être une élève forte, insensible, froide, prétentieuse : une princesse mangemort à l'état pur. A Durmstrang personne n'aurait oser lui parler ainsi, lancer des rumeurs à son sujet ! Oh non elle faisait partie d'un clan, d'une bande pire que celle de Drago. Le seul témoin de ces évènements était Aleksei mais ce dernier ne parlait pas du passé, on en parlait jamais du passé avec eux. Poudlard avait radicalement changer Jessie, cette école l'avait adoucie, rendue faible, naïve et pourtant elle gardait son tempérament de feu : Pandora pouvait en témoigner. Néanmoins jamais elle n'aurait cru devoir un jour sauver des personnes des griffes d'un monstre à tentacule. Bon d'accord les moyens d'apprendre à Durmstrang étaient draconiens mais jamais elle n'avait eut à combattre une aussi grosse bébête ! Mais sans Drago elle serait sûrement en train de croupir avec les squelettes du cachot. Après tout elle l'avait sauver, il l'avait sauver : ils étaient quitte. Pour elle ne sait quelle raison : elle était contente que ça soit lui et pas un autre. Une princesse de Durmstrang méritait un prince de Poudlard c'était naturel. Jesse-Rose avait toujours été légèrement jalouse des autres filles qui s'approchaient du Serpentard pourtant elle n'a jamais rien fait pour se rapprocher de lui. Jamais Jessie ne lui avait parler de son ancienne école ou de sa jeunesse et inversement. En outre elle ne savait que très peu de choses sur lui et lui sur b mais ce n'est pas pour autant qu'elle aimait bien l'embêter et le surveille pour voir si une fille l'intéressait ou pas.
    Ce coup sur la tête lui remis les idées en place. Jesse était encore dans le noir total et ne savait pas du tout comment elle est arrivée à l'infirmerie mais en tout cas Drago était là donc lorsqu'elle l'avait appeler, il était venu. En fait Jessie avait prononcer son prénom par pur hasard : étant donner que c'est la dernière personne qu'elle se souvient avoir vu. Par déduction elle avait également comprit que cela ne pouvait pas être Tess ou Mable qui était trop petite pour porter une septième année. De toute façon elle était trop dans les vapes pour essayer de chercher qui pouvait l'avoir sauver. Et pourtant il n'y avait pas beaucoup d'élève avec des cheveux aussi blonds : si ils auraient été long alors ça aurait put être Alice ou Lyanna mais ces dernières n'étaient pas dans les cachots. La seul nom qui restait était celui de Drago. Jesse avait reprit ses esprit et demanda à Drago si il allait bien : c'était la moindre des choses. Il n'en fallut pas plus pour que le prince des Serpentard fassent la liste de ses blessures ce qui fit sourire Jesse qui était maintenant assise (elle tenait fermement les draps avec ses mains car tout tanguait autour d'elle mais elle avait fait son cota de faiblesse : elle allait maintenant être forte. Malgré son mal de tête, elle était maintenant conscience de ce qu'il ce passait autour d'elle. Ce n'était pas encore la forme mais c'était mieux que rien. Jesse-Rose frotta ses yeux en répondant :

    « Pauvre chaton, tu veux un baiser magique pour ne plus avoir mal ? » Jessie se mit à rire avant de continuer : « Bouge pas on va réparer ça. »

    Jesse-Rose avait coincer par réflexe sa baguette dans son pantalon : une habitude qu'elle avait prise depuis qu'elle était petite au moins comme ça ses mains étaient libre et maintenant c'était un geste qu'elle faisait inconsciemment : la preuve. Elle la sortit et posa le bout sur ses lèvres. Elle commença alors à réfléchir malgré les bang bang bang dans sa tête. Finalement elle respira un grand coup et lança :

    « Tergeo »

    La serpentard était surprise de voir qu'elle avait encore assez de force pour lancer des sorts. Ce n'était pas des sorts puissants certes mais c'était une preuve qu'elle pouvait repousser ses limites. Les habits de Drago était comme neuf. Pour l'ongle incarné il n'y avait pas 50 000 solutions :

    « Epiksey. »

    L'ongle réparé, Jesse-Rose était une fois de plus contente d'elle : ses leçons de survie suivit à Durmstrang servaient à quelques choses. Les élèves de Durmstrang étaient élevés comme des Spartiates : ce n'est pas pour rien que les meilleurs mangemorts sortaient de cette école. Par la suite elle écouta le résumer de Drago sur les évènements qu'ils avaient vécut. C'était donc ça... Drago à porter jusqu'ici Jessie.

    « Comment ça fin de l'histoire et la bête elle est morte ou pas ? Tu l'as tué quand tu es venu me chercher ou elle est toujours en vie dans ses cachots humides et froids ? »

    Jesse n'avait pas de souvenir précis mais elle était persuadée d'avoir vu un éclair vert : typique du sort impardonnable d'Avada Kedavra.

    « Merci de ne pas m'avoir abandonner là-bas. »

    C'était la moindre des choses après tout, il ne fallait pas être de mauvaise foi. Drago l'avait sauver.

    « Mable et Tess allaient bien ? »


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Drago Malefoy
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Sam 24 Déc - 2:54
Bien sûr… Qu’elle accepte son impérieux et las « fin de l’histoire » aurait été trop beau, ces filles étaient obligées de tout compliquer alors même qu’il savait parfaitement qu’il ne valait mieux pas agir ainsi. Ca lui rappelait un peu cette fille avec qui il était sorti deux ans auparavant et qui l’avait plaqué parce qu’elle ne le jugeait pas assez investi dans leur relation : il avait eu le malheur d’oublier l’anniversaire du premier mois de leur rencontre, comme si c’était important, et elle n’avait pas apprécié qu’il ne juge pas cela aussi grave qu’elle-même le faisait. Comme si lui, Drago Malefoy, était le genre de mec à penser qu’il sortait avec une fille qu’il n’aimait même pas depuis un mois, à compter les jours et, bien sûr, à offrir des cadeaux ! Bon, d’accord, il n’y avait strictement aucun rapport entre les deux histoires, mais tout cela ne faisait que confirmer, dans l’esprit de Drago, ce qu’il savait déjà depuis trop longtemps : les filles se prenaient bien trop la tête. Ne pouvaient-elles pas accepter calmement les explications qu’on leur donnait ? Après cette pensée tout à fait machiste et totalement assumée comme telle par le nanti et après avoir levé les yeux au ciel, geste qui lui fit ressentir pleinement à quel point ses yeux brûlaient de fatigue, Dray observa une seconde son ongle réparé. C’était ça de gagner : bien sûr, il aurait pu tenter d’en faire de même lui-même. Mais il se sentait si mal qu’il n’était pas sûr d’en être encore capable, ni sûr d’ailleurs qu’il ne tomberait pas dans les pommes si jamais il essayait. Et puis, si d’autres pouvaient le faire à notre place, pourquoi se fatiguer inutilement en lançant des sortilèges aussi basiques ? On était certes jamais mieux servis que par soi même, c’était une politique que Drago appliquait la plupart du temps mais, habitué au luxe, il ne refusait jamais une occasion d’être choyé, assisté comme le gosse de riche qu’il était après tout et qui n’avait jamais touché une poêle de sa vie – enfin, jusqu’au moment où il s’était retrouvé enfermé à Poudlard en tous cas.

Ainsi, son ongle était réparé, ses vêtements nettoyés, tout allait pour le mieux… En apparence, tout du moins. Car au fond de lui, il sentait un malaise, un sentiment étrange qu’il ne connaissait pas. Il mettait tout, en surface tout du moins, sur le dos de la fatigue qui s’était emparée de tout son corps et qui, il était vrai, le faisait se sentir mal. Il avait la tête plutôt lourde, les yeux qui le piquaient, l’impression qu’il n’aurait finalement jamais dû occuper cette chaise, peu sûr qu’il était de pouvoir s’en relever. Mais au fond, il savait très bien que ça n’avait rien à voir avec sa fatigue, bien qu’elle puisse jouer un rôle amplificateur à ce sentiment qui lui était si étranger. Il refusait de l’identifier tel qu’il était : de la culpabilité. Il se sentait coupable d’avoir hypothétiquement pris la vie de cette bête… Bordel, ce n’était même pas un humain, et elle comptait les bouffer ! Il n’avait fait que se défendre, même si ça avait été par l’usage d’un sortilège interdit. Ce n’était pas défendu, pas vrai ? Et puis il avait également cherché à défendre Jesse par ce sort… Il avait beau s’accorder toutes les excuses du monde, ce désagréable sentiment restait. Pire que tout, il était double : l’idée d’avoir utilisé ce sort sur un coup de panique, si facilement, s’accompagnait de la culpabilité qu’il éprouvait à se sentir coupable : aussi stupide que cela puisse paraître, ce sentiment le faisait se sentir vraiment, vraiment mal. Comment pourrait-il devenir Mangemort s’il avait de tels cas de conscience ? Son père éprouvait-il les mêmes sentiments lorsqu’il lui arrivait de tuer pour le lord ? Non, bien sûr que non : son père était sûrement au dessus de tout ça. Oh, s’il savait ce que son fils pensait alors… Le jeune blond de septième année se promit de mettre ces pensées sous le couvert de l’occlumancie. Jamais il ne remercierait assez sa tante pour lui en avoir enseigné l’art subtil, et ce bien qu’elle lui foutait toujours une frousse terrible tant il sentait la folie meurtrière en elle. Non, si son père apprenait ça un jour, il aurait certainement honte de sa progéniture, et c’était là la plus grande crainte de notre petit nanti. Il bénissait une nouvelle fois le sortilège qui isolait Poudlard, sans même se rendre compte à quel point ces fois se multipliaient.

Il n’avait eu qu’un léger sourire à la plaisanterie de Jesse-Rose concernant un hypothétique baiser magique, même pas moqueur, ou pas vraiment : s’il avait été plus en forme, il aurait sans aucun doute joué avec elle, il l’aurait taquinée, peut être jusqu’à obtenir en effet un « baiser magique ». Mais là, il ne se sentait vraiment pas d’humeur, d’autant plus qu’il savait que ces lèvres qui auraient pu toucher son auguste corps avaient touché Kingfell auparavant. Oui, Jessie en entendrait sûrement parler de la part de Drago… Du moins, dès que celui-ci irait un peu mieux. Il ferma les yeux une seconde pour répondre aux premières paroles de Jesse, se composant le masque le plus tranquille dont il bénéficiait alors qu’il était mort de trouille à l’idée qu’elle lui parle de l’avada kedavra. Il priait pour qu’elle soit déjà trop dans les vapes pour l’avoir remarqué… Enfin, vu comme il l’avait crié juste à côté d’elle, et vu la couleur de l’éclair de lumière, bien flash, il en doutait, mais l’espoir fait vivre, après tout.

« Je sais absolument pas si elle est morte, j’allais pas lui prendre le pouls non plus. Nous on est vivant, c’est ce qui compte, non ? »

Oui, c’était ce qui devait compter dans tous les cas : Jessie, Mable, Tess et lui-même étaient bien vivants, ils s’en étaient sortis, un peu blessés pour certains mais bien vivants. Jesse s’excusa alors que Drago ouvrait les yeux. Pas ça… Franchement, elle aurait pu s’en passer, il aurait été bien content. Car il ne se voyait pas lui dire merci, il ne se voyait pas dire merci à qui que ce soit. Ca lui était bien trop étranger : tout le monde devait être à son service. C’est pourquoi il prit un air blasé pour lui répondre.

« Ouais ouais, c’est rien. »

Mais après tout, elle lui avait quand même sauvé la vie… Ce fut après un soupir, comme si cela l’agaçait profondément, que Drago prononça deux mots que Jesse Rose avait intérêt à ne pas oublier, non pas pour les mots en eux même mais pour leur sens.

« Toi aussi. »

Il avait beau tenter de garder son air blasé, l’hésitation avait été légèrement perceptible dans ces mots, comme si afficher un tout petit peu de reconnaissance était déjà trop, trop ouvrir son cœur, trop montrer qu’il était humain lui aussi, trop montrer qu’il avait des sentiments, trop montrer aussi qu’il était attaché à elle, sans l’admettre. Il n’aurait pas remercié n’importe qui. Et même s’il n’avait pas prononcé un « merci » ou quoi que ce soit du genre, le message, clair, était assez rare pour être souligné. Drago s’empressa donc d’enchainer sur la question suivante de Jesse, priant pour qu’elle ne s’attarde pas sur son remerciement non prononcé.

« Les gamines vont bien, ouais, elles sont arrivés au hall sans encombre et je les aie laissées vivre leur vie pour t’amener ici. D’après ce que je peux avoir compris, elles doivent être en train d’harceler les autres élèves pour leur dire que non, les Serpentards ne sont pas si méchant, même quand ils viennent de Durmstrang ou qu’ils sont connus pour être les pires de tous – premier cas, toi, deuxième, moi, au cas où le coup que tu t’es pris sur la tête t’ai endommagé un peu le cerveau. »

Oui, c’était une façon plutôt étrange de montrer qu’il s’inquiétait, mais on fera comme si de rien n’était, bien entendu. Ironiser sur les deux jeunes filles était, pour Drago, un moyen de commencer à esquiver les sujets délicats qu’il ne voulait pas évoquer. Taquiner Jessie-Rose était, à son idée, sa solution. Il l’invitait au jeu, en priant pour que cela fonctionne.
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Sam 24 Déc - 15:52
    Jesse n'avait pas la tête sur les épaules mais cela ne l'empêchait de faire une pointe d'humour. Elle détestait les gens qui se plaignaient pour un oui, pour un non même si bon dans son cas Drago pouvait se plaindre. Cela n'empêchait pas qu'elle n'aimait pas tellement les gens qui se plaignaient. C'est pour ça qu'elle n'avait pas hésiter à faire de l'ironie et puis il fallait bien rire non ? Pour éviter qu'elle n'entend le prince se plaindre encore, elle avait décider de soigner son ongle et de laver les vêtements du jeune homme : ainsi il n'avait plus de raison de se plaindre. Jesse-Rose avait besoin de réponse ayant des trous noirs, son cerveau semblait avoir oublier certaines parties... Le choc à la tête avait dût être plus violent que Jesse ne le pensait. Drago semblait certes fatiguer mais Jesse-Rose voyait que quelque chose d'autre n'allait pas, même si elle prenait un risque : elle comptait bien enquêter pour savoir ce qui pouvait ainsi tracasser le serpentard.
    En y repensant, Jesse se rappella de quelque chose... Un éclair vert : typique du Avada Kedavra tant redouter dans le monde magique et utiliser à torts et à travers par les mangemorts. Néanmoins elle se garda de parler de cette hypothèse préférant garder ce sujet de discussion pour plus tard. Pour l'heure Jessie le remercia pour l'avoir ramené, pour l'avoir sortit du cachot où était là bête. De plus il l'avait porter jusqu'à l'infirmerie alors qu'il aurait pût déléguer cette tâche à un de ses « fans » pour ne pas dire « servants ». Contre toute attente Drago la remercia également ce qui fit sourire Jesse-Rose : Drago Malefoy commencerait-il à s'assagir ? Non sûrement pas mais la blonde devait bien avouer que c'était agréable d'entendre ce merci cacher de la part de Drago. Néanmoins il n'en avait pas besoin : il était évident que la sorcière n'aurait certainement pas laisser Mable se faire manger : encore moins Drago. Après tout elle avait toujours garder un oeil sur lui au cas où il aurait des problèmes et besoin d'aide pour l'en sortir même si ce dernier n'en aurait jamais demander. Naturellement il ignorait cette surveillance et c'était mieux ainsi.

    « Il n'y à vraiment pas de quoi : je crois que toi et moi nous méritons une autre mort que d'être manger tout cru par une créature visqueuse. »


    Et c'était vrai : ce n'était pas très très glorieux que de se faire manger par une affreuse bête. Avouer qu'il y à mieux comme mort. Jessie voyait plus la sienne par un sort impardonnable, sort que Drago à lancer à la créature et Jesse-Rose en était persuader. Après tout cela ne pouvait pas être Mable ou Tess : elles étaient beaucoup trop jeune. Ces jeunes filles adorables étaient en train de répandre partout que deux serpentards les avaient sauver ? Eh bien géniale en plus d'être une fille « facile » la voilà bon samaritain. Elle passa sa main sur son visage et soupira

    « Merci ô grand prince de m'avoir éclairé. Néanmoins je m'en suis douter. Apparemment j'ai encore toute ma tête même si j'ai quelques trous noirs. Décidément je crois que je n'aurai jamais dût quitter cette école. D'ailleurs je me suis toujours demander ce que tu faisais dans cette école. Durmstrang est bien mieux ! »

    Durmstrang... Son école, la meilleure à ses yeux. L'avoir quitter est un regret : elle aurait plus dût se battre pour y rester. Jessie était contente de s'être fait des amis fidèles en venant dans cette école comme Alice, Lyanna, pourquoi pas Drago ? Mais son école lui manquait, les gué-guerres perpétuelles entre les maisons la fatiguaient plus qu'autre chose et puis au moins jamais Durmstrang aurait été ensorcelé !

    « Malgré quelques trous, il me semblait que... »
    Jesse-Rose s'arrêta pour regarder Malefoy : « Que tu es formuler le sortilège de la mort. Je vois clairement l'éclair vert mais je ne sais pas si c'est mon cerveau qui à inventer ceci ou si tu l'as vraiment fait. D'un autre côté cela expliquerait pourquoi tu es fatigué et que quelque chose te tracasse... Et ne dis pas le contraire car c'est visible sur ton visage. »

    Jesse-Rose ne le lâcha pas du regard, après ce qu'il avait fait : il était normal qu'elle veuille l'aider. Et puis c'était Drago quand même, quoiqu'on dise de lui : Jesse l'appréciait et aidait volontiers les gens qu'elle appréciait.


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Drago Malefoy
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Jeu 29 Déc - 1:03
Drago sentait qu’il avait un vrai nœud au ventre, de ceux qui, insupportables, prenait l’homme au fond de lui et l’empêchait de se remettre de sa peur. Ce n’était plus à cause de la créature, bien entendu, ou plus directement en tous cas : elle n’était plus une menace, qu’elle soit vivante ou non. Non, ce qu’il ressentait, c’était l’angoisse de celui qui avait un peu trop de secrets et qui sentait que l’un des siens était sur le point d’être découvert. Oh, que Drago Malefoy soit capable d’effectuer le sortilège de l’Avada Kedavra n’était pas si surprenant, connaissant la réputation de sa famille et l’hypothétique appartenance de son père aux Mangemorts – son père qui le cachait évidemment, mais des gens comme Jesse-Rose, dont la famille faisait également partie des partisans du Lord, ne l’ignoraient pas. Lucius Malefoy n’était pas n’importe qui, que ce soit dans la vie de tous les jours ou au sein des Mangemorts. Il y avait, bien entendu, toujours des soupçons concernant son appartenance aux mangemorts, et les aurors ne lui faisaient pas confiance. Mais le fait était que sa culpabilité n’était pas établie : comme il en enseignait l’art à son fils, il était un roi de la supercherie, de la mesquinerie, de la dissimulation. Depuis tout petit, Drago devait garder une foule de secret : il était devenu exceptionnellement bon pour dissimuler ses émotions, pour mentir de manière éhontée. Parallèlement, il était terriblement angoissé à l’idée que l’on apprenne le moindre de ses secrets, parfois de façon totalement disproportionnée par rapport au secret en question. Mais c’était ainsi et il se doutait bien que si quelqu’un apprenait que Drago maitrisait l’Avada Kedavra – plus ou moins bien, on vous le concède, ce fait allait non pas provoquer une micro-catastrophe mais bien un véritable tsunami dans la vie du fils Malefoy. Non seulement cela attirerait encore plus de suspicions sur son père mais il serait encore plus fiché qu’il l’était déjà : de potentiel fils de mangemort, il passerait à potentiel mangemort. C’était inacceptable pour lui, enfant qui n’avait même pas encore choisi son camp… Bien qu’il savait pertinemment à quel camp on le destinait, et qu’il avait bien trop peur des conséquences d’une possible rébellion pour se rebeller. Sans parler même de son image auprès des autres… S’il se créait une image de monstre depuis tant de temps, il ne voulait pas que le sortilège de la mort s’en mêle, aussi paradoxal que cela puisse paraitre. Comme un enfant qui joue et qui ne veut pas que le jeu prenne un tournant plus sérieux.

Jesse-Rose fit une remarque sur la mort qu’ils auraient pu connaitre au fond des cachots : malgré toute sa fatigue et toute son angoisse, et même malgré le fait qu’elle ait relevée un remerciement qu’il avait espéré faire passer inaperçu au milieu de ses autres paroles, Drago ne put s’empêcher de sourire aux paroles de la jeunes fille. Oui, ils méritaient une autre mort que de se faire dévorer par une bête écoeurante non identifiée au fin fond du château, loin de tous, loin de leur famille qui ne pourrait même pas l’apprendre avant qu’Hellson ait levé son foutu sort… Oui, Drago n’avait pas parlé de son intervention à Jesse-Rose, intervention inutile s’il en était d’ailleurs puisqu’aux dernières nouvelles, ils s’étaient débrouillés seuls, sans l’aide de ce pseudo-supermage pour s’en sortir. Dray était quelque peu vexé, oui, qu’il ait tranquillement assisté à tout cela sans les aider pour leur faire la leçon ensuite, et même pas en face bien entendu. Il jugeait nécessaire que les sorciers s’entraident ? Qu’il commence par faire un geste vers ceux qu’il voyait en danger ! Peut être qu’il se serait décidé à intervenir alors que Jesse-Rose y aurait laissé la vie, ou du moins un ou deux membres ? On l’aura compris, en plus de mépriser profondément celui qui était, aux yeux de Drago, un stupide idéaliste qui se mettait en tête d’exécuter un plan, non seulement intolérable pour le petit nanti élevé à la pureté du sang et au mépris des moldus, mais aussi et surtout bien trop utopiste pour fonctionner, le blond était désormais également en colère contre l’anarchiste. Sérieusement, espérait-il se faire des adeptes avec un message qui, pour un esprit aussi étriqué que celui de Drago, ne signifiait rien de plus que « Eh, les enfants, je vous ai vu vous battre dans votre petit bac à sable, faut arrêter ça. Du coup je vous ai laissé vous débrouiller face à une grosse bête bien méchante, même si deux d’entre vous n’ont pas encore appris à se défendre suffisamment pour pouvoir espérer avoir la moindre chance de la battre. Retenez la leçon, c’est en vous entraidant que vous y arriverez, peu importe votre sang ou votre rang social. C’est pour vous que je ne suis pas intervenu, au risque que vous y perdiez la vie, une vie ou deux, qu’est ce que ça change ? » ? Certes, le message n’avait pas cette signification, à la base, mais Drago l’avait vraiment, vraiment mal pris. C’est bien pour cela qu’il n’avait pas prit la peine d’en parler à Jesse : elle n’avait nullement besoin d’être au courant de quelque chose d’aussi inutile.

Et mince alors, quelqu’un de son rang méritait une toute autre mort ! Il était un Malefoy après tout, un sang pur… Après, ne lui demandez pas quel genre de mort il attendait : il aurait été incapable de vous répondre alors tant l’idée seule de mourir lui foutait la frousse. Elle enchaina sur les écoles, avec un remerciement railleur : elle prônait Durmstrang plutôt que Poudlard. Cela ne surprenait pas Drago : lui-même, malgré tout ce qu’il pouvait dire sur la direction de l’école, adorait l’école qui l’avait accueilli la première. Il ne se voyait pas vénérer un autre établissement, d’autant plus que l’angoissé qu’il était au fond de lui préférait garder ses habitudes au sein d’une même école plutôt que de devoir en changer et de se retrouver à devoir tout reconstruire. S’il n’était pas allé dans la même école que Jessie, initialement, c’était parce que sa mère ne l’avait pas souhaité, ne voulant pas voir son fils trop loin d’elle : la pauvre Narcissa devait s’arracher les cheveux à ne plus pouvoir communiquer avec la chair de sa chair, le sang de son sang à l’heure actuelle et haïr Hellson de toute ses forces rien que pour cela. Et au fond, Drago trouvait que ce n’était pas plus mal : il ne savait pas s’il aurait réussi à se faire une place à Durmstrang, où les élèves semblaient tellement plus durs qu’à Poudlard. Jesse-Rose avait bien réussi, certes : mais lui, aurait-il pu en faire de même, se créer autant d’influence qu’ici même ? Il n’en était pas sûr. Quelque part, s’il faisait partie des Serpentards les plus connus, c’était aussi parce qu’il était de ceux qui se mettaient le plus en avant et des plus fourbes de tous : mais les gens à Durmstrang n’étaient pas tous réputés pour être au moins à sa hauteur ? Il n’aurait pas pu se détacher du lot et son orgueil de petit fils de riche pourri gâté depuis sa petite enfance n’aurait sûrement pas pu le tolérer. Peut-être aurait-il été pire encore, et peut-être aurait-il réussi à se faire un nom : mais à Poudlard, c’était presque aussi facile pour lui de se faire connaitre comme le grand méchant loup avec quelques coups un tant soit peu retors, soit presque rien, que de respirer. Il ne commenta cependant pas, n’ayant pas forcément envie d’entrer dans un débat qui impliquerait forcément un minimum les sentiments qu’il cachait à l’égard de son école. Il la laissa enchainer et soudain, la catastrophe qu’il redoutait tant arriva.

Elle se souvenait.

Elle se souvenait et c’était dramatique pour Drago, qui se figea instantanément, la peur sourde qu’il contenait tant bien que mal remontant dans tout son corps. Et alors même qu’il se figeait, il sût qu’il avait fait une erreur. Il n’aurait pas dû. Il aurait dû faire comme si de rien n’était, conserver une attitude débonnaire. Mais non, il avait agit par reflexe et par reflexe il s’était figé, comme le gibier terrorisé alors qu’il comprend qu’il n’a plus d’échappatoire, que son prédateur allait bel et bien l’attraper.

« Et ? »

Il avait repris le contrôle, doucement : du ton de sa voix jusqu’à son attitude, il n’était que glace. Il n’avait pas à montrer à quel point ça le touchait, elle n’avait pas à le savoir : heureusement qu’il savait parfaitement camoufler la moindre de ses émotions… Même s’il était alors évident que cette froideur soudaine cachait quelque chose, que sa crispation précédente n’aidait pas à lui donner l’air tout à fait détendu qu’il voulait avoir. Il cachait bel et bien ses sentiments par ce biais, mais il montrait tout aussi sûrement qu’il en avait en se fermant si soudainement : Jesse-Rose pouvait essayer de deviner quel genre de sentiment il avait alors, bien que le champ des possibilités était encore large. Il ne comptait en aucun cas se confier à elle.
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Jeu 29 Déc - 19:03
    Rien qu'en voyant le visage du prince, Jesse avait vu juste. C'était donc ça. Tout s'expliquait. C'était la seul chose qu'elle se souvenait de l'évènement et en le mettant sur le tapis, elle se doutait que cela n'allait pas plaire.

    « Et ?
    -Rien. Cela ne m'étonne pas. »

    Jesse-Rose le regarda : son visage ne semblait plus vouloir s'ouvrir. Drago était devenu une huître hermétique et ça la serpentard l'avait comprit. Elle se redressa pour étirer son dos, ses membres et d'une voix simple, sans sentiment particulier continua :

    « Tu crois qu'à Durmstrang on apprenait à faire pousser des pâquerettes ? Pourquoi crois-tu que c'est la meilleure école de magie noire ? Car chaque élève est un apprenti mangemort. Qui dit apprenti mangemort dit apprentissage de sorts impardonnables et autre sortilège pour blesser, torturer. »


    Elle n'avait pas quitter des yeux Drago.

    « La culpabilité disparaitra. »


    La sorcière parlait en connaissance de cause, au début elle avait regretter de prendre la vie à ces petites bêtes innocentes et puis un jour elle s'est réveillée et la culpabilité était partie. Doucement elle se leva même si ce n'était pas raisonnable, elle avait mal à la tête et espérait que Mr Unseen n'ait pas pris toutes les potions de soin :

    « Si tu réalise, comme moi, les dessins de tes parents cela ne sera pas le dernier sortilège impardonnable que tu lanceras. »

    En sixième année il y avait un examen sur les sortilèges impardonnables, elle l'a eut haut la main : je vous laisse deviner la suite. Elle ouvrit un à un les placards, les tiroirs en se tenant à tout ce qu'elle pouvait pour ne pas tomber car tout tanguait autour d'elle. Drago et elle avait à peu près le même avenir, pouvait-il la comprendre ? La croirait-il si elle lui disait que son père l'avait torturer ? Qu'elle est morte de peur que le sort soit levé ? Le temps c'était arrêter à Poudlard mais pas à l'extérieur et elle était sûr que son père bouillonnait de savoir comment allait sa fille mais surtout quelle était sa décision.

    « Tu pourras dire ce que tu veux pour te défendre mais c'est vrai malheureusement. On est peut-être différent mais toi et moi on sait ce qui nous attends à la sorti de Poudlard. Je me doute que tu ne veux pas parler de tout ça, mais que tu en parles ou que tu n'en parle pas : c'est ce qui nous attends qu'on le veuille ou non. »

    Pourquoi mâcher ses mots ? Mieux valait aller droit au but : Jesse n'aimait pas perdre son temps. Finalement elle trouva des petits flacons tout au fond d'un placard, elle les prit et retourna s'asseoir sur le lit. Le silence s'était installé, le sortilège de mort semblait être un sujet lourd :

    « Tu as peur qu'on le découvre c'est ça ? »


    Jesse avait le don pour poser les questions que personne ne voulait entendre et encore moins répondre mais il fallait les poser selon elle. Elle avait été élevée comme ça : c'est sûrement le seul point commun qu'elle à avec sa mère soumise corps et âme à son mari. Elle jouait avec les flacons et était persuadée que Drago partirait pour ne pas avoir à répondre. Pourtant Jesse-Rose avait vraiment envie de parler avec lui, ils pouvaient tout les deux apporter beaucoup à l'autre mais jamais ils n'avaient parler de choses sérieuses. Pourtant depuis quelques jours, il était clair dans la tête de la sorcière qu'elle devait choisir ses alliées en particulier chez les enfants de mangemorts influents et si il y en avait un qu'elle appréciait particulièrement c'était bien Drago.


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