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[Terminé] Ne jamais tirer la noire [Siméon]

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Ven 16 Déc - 21:42
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Horreur. Douleur. Souvenirs. Remords. Regrets. Obsession. Ressentiment.

C'était ce que je ressentais. C'était ce que j'avais ressenti toute la journée durant. C'était ce qui m'oppressait horriblement, me comprimait la poitrine au point de presque m'empêcher de respirer. Je suffoquais. Et je tournais comme un lion en cage, tandis que mes pensées m'assaillaient dans une sombre farandole. Et je ne parvenais pas à la stopper. Malgré tous mes efforts.
En désespoir de cause, je décidai de sortir. Parce que j'avais besoin de me changer les idées. J'avais besoin de changer d'air. J'avais besoin de m'occuper l'esprit pour penser à autre chose. Pour oublier ces quinze dernières années. Pour oublier ma déchéance. Pour plonger plus profondément encore. Avec plaisir. Avec délectation. Avec soulagement.

Après une rapide douche, j'enfilai un corset noir, un pantalon en cuir et des bottes assorties, pris ma veste en cuir et sortis. Je connaissais un bar sympa, dans un quartier Moldu. J'avais rien contre eux, hônnetement. Même si je faisais partie des Mangemorts. Je n'avais rien contre eux. C'étaient d'excellents accessoires de jeux, et ils avaient certaines bonnes inventions à leur actif... Le billard, notamment. Une activité très divertissante qui permettait de faire d'agréables rencontres pour qui ne souhaitait pas finir la nuit seul. Ou alors pour qui voulait s'amuser un peu à doloriser... Hum...
Ça faisait un bout que je n'étais pas allée dans ce bar. Il fallait que je remédie à ça, sinon le gérant allait penser que j'étais portée disparue. Avec un sourire, je me mis en route.

La salle était bondée. Comme d'habitude. Je me faufilai parmi les gros bras et autres individus qui semblaient pulluler dans ce quartier pour me diriger vers le comptoir. Le gérant était derrière, en train de faire tourner sa boîte. Je me perchai sur une chaise et lui adressai mon plus beau sourire.


« Salut, Tim !
-Lidwine ! Tiens donc, te revoilà ! Je commençais à croire que tu étais morte...
-La vermine, c'est increvable, tu le sais... J'étais juste partie pour... affaires...
-Bah voyons... Qu'est-ce que j'te sers, ma belle ?
-Un gin tonic... Et une table de billard, si possible ?
-Derrière toi, ma belle, derrière toi. »


Il me servit mon verre, que je réglai rapidement avant de m'approcher de la table de billard. Il n'y avait absolument personne à cette table. Je pris une queue et disposai les boules dans le triangle. Avant que je le retire, Tim m'interpella.

« Tu comptes quand même pas jouer toute seule, si ? »

Je me redressai. Poussai un soupir. Posai la queue sur la table avant de m'adresser à l'assemblée.

« Y aurait-il une âme charitable qui accepterait de jouer une partie avec damoiselle esseulée ? » demandai-je en écartant les bras, comme en signe d'impuissance. J'adressai un clin d'oeil au barman tandis qu'il levait les yeux au ciel. Il ne voulait pas que je joue toute seule ? Eh bien j'allais trouver un partenaire. Quoi de plus simple, après tout ?
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Siméon MacFly
Espion des anarchistes & mentor d'Hellson
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Sam 17 Déc - 1:31
    Siméon et ses cigarettes : la plus grande histoire d'amour du siècle ! Que ferait-il sans ces tubes de nicotines qui lui brûlaient les poumons et le détruisait ? Rien sûrement : une vraie loque déjà qu'il en était une ! Hellson était calme, le monde magique ne tournait pas rond comme d'habitude : pourquoi changer une équipe qui gagne ? Non mais sérieusement le monde magique a-t-il au moins été une seule fois en paix ? Calme ? Non bien sûr que non il fallait toujours que les mangemorts se sentent obliger de faire un coucou pour dire : « Hey ohh on est toujours en vie oh regardez un cadavre : allez-y nettoyer bande de bolos ! » Siméon avait déjà plusieurs dossiers sur son bureau, chacun parlant de mangemort. Les mangemorts c'est on dada ! Son passe-temps favori après martyriser ses élèves mais cette deuxième passion ne pouvait pas être assouvie pour la simple et bonne raison que le bougre d'âne qu'il protège à décider de faire son anarchiste et bloquer le château. Quelle merveilleuse idée ! Siméon était maintenant en tête à tête avec lui-même et ses nombreuses personnalités. Chouette !
    Le professeur était chez lui, dans sa grande maison, seul. Il s'amusait à se transformer en de nouvel chose : en objet pour tout dire. Il avait lu dans le journal de son arrière-grand-père que les métamorphes pouvaient se transformer en objet avec beaucoup beaucoup beaaaaaaauuuuccccooouuuppp d'entraînement en objet. Très intéressant n'est-ce pas ? Eh bah oui c'est la vie de Siméon ! Pas besoin de femme dans sa vie : juste la magie et ses mangemorts chéris qu'il traque. Après totu c'est à cause d'eux que ses parents sont morts mais cela n'est guère étonnant au fond : combien de vie ce clan maudit avait-il détruit ? Et pourtant cela n'arrêtera pas Siméon : un jour il s'infiltrait chez les mages noirs et les extermineraient jusqu'au dernier ! Oh oui il allait le faire ! La gloire ne l'intéressait pas : mourir dans un lit non plus ! Il préférait mourir sous un sort impardonnable que de vieillesse. On ne vivait pas vieux chez les MacFly.
    Quand la nuit tomba, Siméon décida d'aller se fondre dans la masse moldu : il était sûr de ne pas trouver un mangemort. Ils semblaient tous allergique à ces individus. Ce qui avait le don de faire rire Siméon qui les trouvait pitoyable est sincèrement n'avait pas peur d'eux. Pour en avoir tuer quelques uns : il sait de quoi il parle. Oh c'est sûr ils sont impressionnants mais ils ne mordent pas quand on sait les dompter. Siméon arriva dans un bar peu connu même des moldus. Il n'y avait peu de personne, il commanda un whisky et se mit au fond de la salle pour espionner à loisir les gens qui venaient boire un verre. Il préférait être seul que mal accompagner pour tout dire ! Alors qu'il connaissait toutes les personnes ou tout du moins la plus parts. Tout le monde le connaissais sous le nom de Geller Aidrian. Mais dans la foule, une personne attira son attention. Une femme pour changer aux formes généreuses et attirante. Elle semblait connaître le patron. Habiller de noire, des traits dures qui avaient connut maintes et maintes aventures : il n'en fallait pas plus pour l'espion pour lui coller une étiquette : MANGEMORT ! Siméon but cul-sec son verre pour l'approcher et aller au bar. Mais la femme repartie, comme Siméon ne se déplaçait jamais pour rien : il demanda une double dose et regarda la femme en s'accoudant au bar. Heureusement il eut le temps d'entendre son nom ; Lidwnine. Lidwine... Mais Siméon la connaissait ! Son dossier était sur son bureau ! Ah ah ah quel doux plaisir de voir son ennemi en face à face ! Elle s'adressa au Barman avant de demander à l'audience une âme charitable pour jouer avec elle. Ok Siméon n'était pas du tout charitable ! Il était l'inverse de la charité ! La pitié vous voulez-dire ! Jamais Siméon n'a eut de pitié pour quelqu'un et surtout pas pour un mangemort. Personne ne se dévouait, Siméon finissa son verre, demanda au barman de le remplir de nouveau et alla vers elle : « Puisqu'il faut quelqu'un je veux bien me dévouer. » Siméon monta à son tour une canne avant de mettre du bleu dessus. « Règle anglaise ou américaine ? » Il se mit en place et n'attendit même la réponse de la femme, il tira et une rouge rentra dans le trou : « Vous tirer les jaune : à votre tour. »
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Sam 17 Déc - 11:20
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Sortir. Voir de nouveaux visages. Faire la fête. Se détendre. S'amuser. Torturer. Tuer. C'était mon programme de la soirée. Bon, les deux dernières étapes étaient accessoires. Je ne me sentais pas d'humeur sadique, ce soir. Humeur chieuse, certes (c'était dans ma nature), mais pas sadique.
Et visiblement, la soirée commençait pas mal puisque, conformément aux souhaits de mon cher Moldu de barman (qui faisait d'excellents gins, je tiens à préciser), je ne jouais pas seule. Non, quelqu'un venait de se dévouer, selon ses propres termes. Je le regardai avec un sourire en coin, le détaillant rapidement, tandis qu'il se 'préparait'. Grand, brun, bien bâti. Plutôt séduisant, mais un du genre à le savoir. Comment je le sais ? Je le sens. Tout simplement.


« Règles anglaises ou américaines ? »

Il cassa le triangle avant même que je n'eus le temps de lui répondre. Mon sourire s'élargit un peu. Avait-il l'intention de me forcer la main ? Pourquoi pas ? Ça pourrait être drôle de le laisser mener le jeu un temps, avant de reprendre le dessus... Enfin.. Si tant est que je parvienne à reprendre le dessus. Bizarrement, j'étais pas sûre que lui, je pourrais en faire ce que je voulais. Et c'était une sensation des plus gênantes. J'avais pas l'habitude. Et je ne voulais certainement pas prendre cette foutue habitude. Plutôt crever, ouais. Alors je me mis sur mes gardes. Mentalement parlant, s'entend.
Il empocha une rouge. Dommage, j'aimais bien cette couleur... Bah, ce n'était qu'un jeu, et le jaune ne me porterait pas moins chance. De toute façon, le billard, ce n'est pas tant de la chance que de la pratique. Et la pratique, je l'avais.


« Vous tirez les jaune : à votre tour. »

Je me mis en position. Cette putain de boule noire me barrait la route, alors que j'avais une jaune que je pourrais aisément placer. Enfin, que j'aurais pu aisément placer si je n'avais pas eu la noire en plein milieu de ma trajectoire, en réalité... Je modifiai quelque peu le tir, et la blanche vint frapper la jaune que je convoitais, la plaçant au bord de la poche, sans pour autant qu'elle n'y entre. Tout ça à cause de la noire. J'étais verte.

« Vous posez souvent des questions sans attendre les réponses ? » demandai-je, un brin amusée, tandis que je m'écartais de la table pour lui laisser la place.

Il m'intriguait. Il m'intriguait parce que je le sentais plus comme moi et moins comme les autres clients de ce bar. Sensation étrange, assez déplaisante à vrai dire, mais dont je ne parvenais foutrement pas à me débarrasser. Ce qui était encore plus gênant, en réalité.
Mais même si il m'intriguait, il était hors de question que je laisse paraître ma curiosité. Ça risquait, et pas qu'un peu, de le faire se poser des questions sur moi. Et moins on s'intéresse à moi, mieux je me porte. Non, pardon, je reprends. Moins les gens s'intéressent à moi, et plus longtemps ils restent en vie. Car, oui, une des principales causes de mortalité de mes victimes était leur trop grande curiosité. Ils m'assaillaient de questions, ce qui me gonflait au plus haut point, alors je les tuais. Parce que je détestais être ennuyée, que ce soit par quelqu'un ou quelque chose.
Alors pour éviter d'être obligée de tuer cet inconnu (je l'ai dit, je n'étais pas d'humeur sadique, ce soir), je décidai de procéder par... étapes. Avec des questions anodines, pour rebondir sur ses propos, pour le découvrir pas à pas... Pas littéralement, non ! Mais juste pour savoir à qui j'avais à faire. Parce que je n'aimais pas particulièrement l'inconnu. Je n'aimais pas ça du tout, même...
Et puis, à vrai dire, les seules personnes sur lesquelles j'enquêtais réellement étaient mes 'ennemis', les personnes que je détestais cordialement et sur lesquelles je voulais tout savoir afin de pouvoir les faire chanter, ou leur attirer des ennuis. Lui ne m'avait rien fait. Alors je n'avais pas de raison de lui chercher des noises. Pas encore...
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Siméon MacFly
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Sam 17 Déc - 18:50
    La soirée semblait prometteuse : un bon scotch de son pays, une belle femme mangemort jusqu'au bout des ongles. Il n'en faut pas plus pour que Siméon soit heureux ! Le professeur s'ennuyait comme un rat mort et espérait que cette soirée allait se finir en un magnifique bouquet de couleur : des sortilèges dans tout les sens, détruire le bar pourquoi pas, faire peur au moldu ? Oh oui rien que pour que ses supérieurs lui fassent la morale il avait envie de tout casser. Quelle chance qu'il ne soit pas le seul mage dans le bar. Provoquer une mangemort ne pouvait faire que des étincelles ! De plus elle dégageait un charisme qui ne rendait pas les hommes indifférents et Siméon était homme avant d'être mage. C'était du deux en un : génial ! Néanmoins Siméon ne vendait pas la peau de l'ours avant de l'avoir tuer : c'est qu'ils étaient coriaces ces petits loups ! D'un autre côté jamais l'espion n'avait dit qu'ils étaient facile c'est ce qui les rendaient amusant justement ! Suicidaire ? Lui ? Non pas du tout.
    Siméon prit les rênes et n'attendit même pas que la jeune femme réagisse : après tout elle voulait jouer ou pas ? L'espion ne perdait jamais son temps avec des paroles inutiles. La mangemort était dans une posture assez difficile avec la boule noir : tiens tiens comme quoi le noir ne portait pas chance au mangemort ! Il s'alluma une cigarette tandis qu'elle cherchait un moyen de ne pas toucher la noire. Elle rata son coup, Siméon se mit en place après avoir coincer sa cigarette dans sa bouche et l'entendit poser une question. Gardant le silence, il se concentra dans tout les cas une jaune le bloquait son seul moyen de tirer une rouge : faire des bandes et compter sur sa chance. Il tira, un coup franc et se releva pour suivre du regard la boule blanche qui tapa deux fois les longueurs pour finalement toucher une rouge. Il tira sur sa cigarette et répondit enfin à la jeune femme :

    « Seulement lorsque les réponses sont évidentes. Ici nous sommes en Angleterre : les règles américaines ne sont que très peu connu et à votre accent je présume que vous êtes anglaises. De plus il était évident qu'une fois la partie engagée vous n'ayez d'autres choix que de jouer contre moi. Bizarrement je ne vous vois pas renoncer. » Siméon n'avait pas quitter des yeux la table, cherchant une solution mais surtout pour faire croire à la jeune femme qu'il n'en avait rien à faire. Qu'il était là pour jouer. Il gardait en tête qu'il devait tout de suite faire une bonne impression au mangemort. Agir par surprise était la meilleure technique.
    Le professeur se remit en place et tira sur une rouge assez facilement qui rentra toute seule. En remettant en place la boule blanche, il en profita pour boire son scotch et fumer. « Je suis toujours surpris de voir une personne de votre charisme atterrir dans des bars aussi communs pour ne pas dire banales. Mais bon je vous comprends : leur alcool est excellent et leur cocktail aussi. » La cigarette entre ses doigts, ses yeux toujours rivés sur la moquette verte, il tendit son paquet au mangemort : « Vous en voulez une ? » Puis il se remit en place et tira mais rata de peu la boule. Il s'éloigna donc pour lui laisser la place et prit son verre à la main pour le savourer. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il regarda le mage noir. Un pur délice : un peu plus et il rêvait.
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Sam 17 Déc - 21:22
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Je regardai ce parfait inconnu jouer son coup. Par je ne sais quel miracle, il avait réussi à calculer le bon angle de frappe pour que la boule blanche touche à la fois les bords et une rouge. La chance ? Ou la magie... Je me secouai mentalement. Les chances de tomber sur un autre sorcier que moi dans un bar Moldu étaient infimes. Et ça n'avait aucun rapport avec une quelconque répulsion à leur égard, c'était juste que... peu de sorciers connaissaient quelque chose au monde des Moldus. Les rares avec qui j'aurais pu tranquillement jouer une partie de billard auraient été des sorciers du genre de Weasley, à les vénérer, ou alors des nés-Moldus, qui connaissaient cet univers par coeur pour la simple et bonne raison qu'ils étaient nés dedans. Mais sinon... En tout cas, une chose était certaine : Moldu ou sorcier, il savait jouer au billard...

« Seulement lorsque les réponses sont évidentes. Ici nous sommes en Angleterre : les règles américaines ne sont que très peu connu et à votre accent je présume que vous êtes anglaises. De plus il était évident qu'une fois la partie engagée vous n'ayez d'autres choix que de jouer contre moi. Bizarrement je ne vous vois pas renoncer. »

… et il était du genre observateur. Bon, ok, pour l'accent, pas besoin de sortir de Cambridge ou d'Oxford pour remarquer que je n'étais pas une américaine venue jouer les touristes, mais pour le reste... Je lui coulai un long regard oblique. Non, en effet, je n'étais pas du genre à renoncer. La question était comment avait-il deviné ? C'était marqué sur mon front, ou quoi ? J'allais devoir me montrer prudente, avec lui, et marcher sur des oeufs si je ne voulais pas me retrouver coincée. Et justement. Je ne voulais surtout pas me retrouver coincée. Il n'y avait rien de pire. Bon, j'arriverais toujours à trouver un moyen de m'en tirer, mais tout de même.
Il avait les yeux rivés sur le jeu. En train de chercher son prochain coup, sans doute. Il y en avait un direct, qui lui assurerait d'en rentrer une autre. Il le vit. Joua. La boule rentra sans difficulté. Je ne pus retenir un rictus de dépit, qui disparut aussi vite qu'il apparut. Hors de question qu'il me batte ! Je détestais perdre. Viscéralement. Que ce soit au billard ou dans n'importe quel autre domaine. Je détestais perdre. Et là... j'étais en train de perdre, justement. Ceci dit, la partie ne faisait que commencer, mais si ça continuait comme ça, je crois qu'il allait la jouer tout seul...


« Je suis toujours surpris de voir une personne de votre charisme atterrir dans des bars aussi communs pour ne pas dire banales. Mais bon je vous comprends : leur alcool est excellent et leur cocktail aussi. »

Je répondis du tac au tac à sa remarque. Pas qu'il m'ait piquée au vif, non, mais parce qu'il n'était pas non plus le genre de personne qu'on s'attendrait à voir dans ce genre d'endroit. Je trouvais que lui aussi dénotait, dans cet environnement.

« Et moi de voir quelqu'un avec votre éducation et votre classe dans un lieu pour motards et amateurs de bière infecte. »

Car oui, il avait reçu une éducation. Ça se sentait. Dans sa façon de parler, dans les mots qu'il employait... dans les boissons qu'il choisissait. Car, on peut dire ce qu'on veut, mais un amateur de whisky dans un endroit pareil, c'était peu commun. On s'attendrait plutôt à les rencontrer dans les bars des hôtels de grand nom, ou à des réceptions mondaines, mais pas dans un pub. Bon, après tout, il était libre d'aller où il voulait, me direz-vous...

Il me tendit son paquet de cigarettes.


« Vous en voulez une ? »

Je piochai un cancer portatif en le remerciant et l'allumai tandis qu'il rejouait. Et manquait son coup. J'eus un léger sourire satisfait. J'allais pouvoir rattraper mon lamentable coup précédent. Parfait. Je me mis en position, prête à tirer. J'avais une boule jaune en pleine ligne de mire, et juste derrière, un trou. Tout allait pour le mieux, donc.

« Je peux vous demander votre nom... (je tirai, et la boule jaune entra droit dans le trou) ou vous considérez la réponse comme trop évidente pour me la donner ? »

Je tirai sur ma cigarette et jouai à nouveau. La boule jaune s'arrêta à un ridicule centimètre du trou. Injustice complète. Je sentais qu'on allait devoir faire une deuxième partie pour que je puisse quitter cet endroit la tête haute...
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Siméon MacFly
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Lun 19 Déc - 0:52
    Siméon avait apprit à jouer au billard avec son grand-père durant les longs été où il devait apprendre à se métamorphoser correctement. C'était le seul moyen qu'il avait pour se distraire, le reste du temps il devait travailler encore et encore pour être le meilleur : il devait toujours être le meilleur ! Il portait dignement le nom des MacFly et ne ferait jamais déshonneur à sa famille. Sa soeur et lui représentait les derniers membres de sa famille. Il savait qu'il n'aurait jamais d'enfant mais sa soeur en voulait et elle tout ce qu'elle désire elle l'obtient. Siméon serait un super tonton mais serait un père pitoyable ne sachant même pas aimer une femme dignement. Sa sœur à toujours reçu de l'amour n'ayant pas sur ses épaules des responsabilités.
    Le professeur était content de pouvoir de nouveau jouer au billard et espérait que sa partenaire soit assez forte pour ne pas le laisser sur sa faim : sans quoi il ne serait pas content. Bah oui tant qu'à faire autant faire une bonne partie : sinon c'était une perte de temps ! L'espion ne voulait pas crier victoire trop vite mais n'avait pas peur de cette magnifique créature qui jouait contre lui. Le fait qu'il connaisse son dossier sur le bout des doigts -comme ceux des autres mangemorts ayant une mémoire photographique- l'aidait à savoir qui était la personne en face de lui. Mais même sans ces détails : peu de personnes renonçaient face à l'adversité. Il avait plus fait confiance à son instinct sur ce coup-la. Elle marquait un point : il n'avait pas la tête à l'emploi quand on lui parlait. Mais en tant qu'espion il devait être capable de se fondre dans la masse : « Leur bière n'est pas si mal que ça mais bon avant il faut avoir bû pour la trouver bonne je vous l'accorde. » Elle accepta la cigarette qui lui proposait tandis qu'il commençait la sienne. La panthère noire se mit en position pour répondre au coup de Siméon, elle demanda par la même occasion son prénom en précisant si ce n'était pas une réponse évidente : « Je ne vois pas en quoi cette réponse peut-être évidente puisque je suis peu connu. Je m'appelle Aidrian Geller. » Siméon esquissa un sourire narquois en voyant la boule s'arrêter à quelques centimètres du trou, il but une gorgée de son verre tandis que son cerveau essayait de trouver une boule facile à rentrer. Il coinça sa cigarette dans sa bouche et fit le tour de la table pour se retrouver tout près de Lustin : il avait envie de dire qu'il connaissait son nom mais se retient. Il posa le bout de sa canne sur la moquette verte avant de tirer d'un coup sec sur la blanche qui alla vers une rouge pour la taper. Cette dernière rentra dans le trou. Content de lui, il se redressa et décida de donner un autre coup à Lidwvine en allant de l'autre côté de la table et en tapant une balle rouge pour qu'elle rentre en poussant la jaune qui n'avait pas voulut rentrer. « C'était trop injuste : quelle rebelle ! » Il alla s'adosser contre une table qui était tout près de la table de billard et fixait non plus le jeu mais la femme en tenue noire. Elle avait tuer ses deux parents, on avait tuer ceux de Siméon : finalement ils n'étaient pas tellement différent. Néanmoins sa famille à passer des années à traquer les mangemorts et le professeur allait faire honneur à la règle même si supprimer une aussi jolie femme était un pur gâchis peut-être pouvait-il... Non sûrement pas ! Il ne faisait jamais l'amour avec ses proies ! Mais peut-être il ne la ferait pas souffrir... Enfin si elle était sage sans quoi sa mort serait lente. Au pire s'il ne la tuait pas ce soir : il continuerai de la traquer ou bien donnerait des informations à Watford puisque c'est elle qui s'occupe d'elle. Et puis notre Siméon sait tout, vraiment tout. Ou pas. Dans tout les cas : il n'avait pas demander le nom de la jeune femme pour la perturber car quand on demande un nom à quelqu'un on s'attends à ce que la personne demande à son tour : or Siméon détestait ces règles idiotes de courtoisie !
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Mar 20 Déc - 18:46
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Depuis que j'avais quitté l'école, j'avais passé mes soirées à déambuler dans des endroits comme celui-ci. Depuis que j'avais quitté l'école, j'avais tout fait pour ne plus rien à voir avec la petite fille polie et bien élevée que mes parents avaient voulu faire de moi. Depuis que j'avais quitté, l'école, rien n'allait plus, autour de moi, et pour mes collègues, j'étais considérée plus ou moins comme un mauvais présage. Lorsque Bellatrix et moi étions d'une mission, en général, ça ne se terminait pas dans la joie et la bonne humeur. Et alors que ce genre de considérations aurait dû me vexer, me faire réagir ou me pousser à m'interroger, je ne faisais qu'enterriner le mythe, allant jusqu'à me fondre dans la masse des Moldus. Moi. Une Mangemort. Enfin, Mangemort... Pas par réelle conviction, en réalité. Je n'avais rejoint les rangs de Voldemort que pour les opportunités qu'il m'offrait. Mais je ne devais allégeance qu'à moi. Je ne servais que mes propres intérêts. Je n'étais fidèle qu'à mes propres convictions. Officiellement, j'étais du côté des méchants. Officieusement, je n'appartenais à aucun camp. Je n'avais qu'un maître. Moi. Ce qui m'offrait une certaine liberté et me permettait de répondre avec insolence à quiconque me demandait des comptes. C'était ça, aussi, qui faisait que j'étais ici, ce soir. C'était ça qui faisait que je faisais partie des rares sorciers à savoir jouer au billard. C'était ça qui faisait que j'étais amie avec le barman, aussi. Ce qui pouvait paraître assez surprenant, je vous l'accorde.

« Leur bière n'est pas si mal que ça mais bon avant il faut avoir bu pour la trouver bonne je vous l'accorde. »

Je haussai les sourcils d'un air dubitatif. Depuis quand la bière, c'était bon ? Non mais sérieusement ! C'était sans conteste l'un des alcools les plus mauvais qui pouvait exister... avec le pastis, bien entendu.

« Je persiste à croire que rien ne vaut une Grande année, de Bollinger... Un champagne particulièrement raffiné et délicat... »

J'étais une grande amatrice de champagne. Je buvais pratiquement de tous les alcools et je n'hésitais pas à goûter ceux que je ne connaissais pas, mais j'avais une nette préférence pour le champagne. Enfin, pour le bon champagne. C'était pourquoi je n'en prenais jamais en-dehors de mes voyages en France, dont je ramenais souvent plusieurs bouteilles, afin de le déguster tranquillement une fois de retour dans mon Angleterre natale. La Grande année, de Bollinger, était l'un de mes favoris, avec la Cuvée maison, de Binet. Deux véritables joyaux qui garnissaient ma cave personnelle. Et dont je devais penser à reprendre des bouteilles lors de mon prochain boyage en France...
Sa réponse à la question que je lui avais posée me fit quitter mes réflexions alcoolisées.


« Je ne vois pas en quoi cette réponse peut être évidente puisque je suis peu connu. Je m'appelle Aidrian Geller. »

Aidrian... Non, ce nom ne me disait absolument rien. Hormis qu'il sonnait à mes oreilles comme un prénom issu de la langue celte, que ce soit du Pays de Galles, d'Irlande ou d'Ecosse. Je gardai cette information dans un coin de mon esprit.

« Origines celtes ? » demandai-je tandis qu'il contournait la table et se plaçait à une dizaine de centimètres de moi pour jouer son coup. Je m'écartai, ne tenant pas à être accusée d'une prise de contrôle parce que je frôlerais la table de jeu... Je vis la boule rouge rentrer dans le trou sans la moindre émotion. Bizarrement, je sentais que j'allais devoir lui lancer un sortilège de Confusion si je voulais avoir une chance de m'en tirer de façon à peu près digne... Sauf que je n'avais pas prévu le coup qui allait suivre. Aidrian contourna la table, se positionnant face à moi, et tira. La boule blanche en percuta une rouge, qui fit entrer ma jaune rebelle avant d'entrer elle-même. J'hallucinais. Il venait de me faire cadeau d'un tir libre !

« C'était trop injuste : quelle rebelle! »

J'étais sur le cul. Il venait de m'offrir deux coups... Enfin, un coup normal et un tir libre... Il était fou ou il m'avait juste prise en pitié ? Dans un cas comme dans l'autre, il me rendait bien service. La blanche était alignée avec deux jaunes et une poche. Parfait. J'allais pouvoir me débarrasser de deux boules d'un coup ! Si je visais juste... Je me mis en position.

« Mais allez-y, je vous en prie, moquez-vous... » lançai-je, un brin sarcastique, tandis que j'évaluais la puissance du coup pour que la boule blanche ne tombe pas en même temps que les autres. Je tirai et les deux jaunes entrèrent tandis que la blanche tapa contre la bande pour revenir sur ses pas.
Je fis le tour de la table, cherchant mon prochain coup à jouer. J'avisai une jaune, solitaire. La mettre du premier coup serait dur, mais dans le pire des cas, elle bloquait une entrée aux rouges... Je n'avais rien à perdre...
Je me remis en position, dangereusement proche de mon gin. Un faux mouvement, et j'étais bonne pour retourner au bar. Bah, Tim m'avait à la bonne, alors je savais que dans le pire des cas, il se contenterait de me tirer gentiment les oreilles avant de me resservir. Je tirai. Comme je m'y attendais, la boule jaune s'arrêta devant l'entrée de la poche. En plein milieu. Aucune rouge ne pourrait y passer sans la faire tomber dedans. J'étais plutôt fière de moi, pour le coup.
Je me retournai vivement vers mon adversaire, un sourire moqueur à peine dissimulé aux lèvres.


« C'est gentil de m'avoir offert un tir libre. Vous venez d'y perdre un trou. »

Je reculai de deux pas, lui laissant le champ libre pour jouer. J'en profitai pour fumer tranquillement et vider mon verre qui avait, fort heureusement, échappé au scandale. Je m'éloignai pour aller commander autre chose. Pivotai au bout de trois pas.

« Je retourne au bar, voulez-vous que je vous prenne quelque chose ? »
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Siméon MacFly
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Ven 23 Déc - 21:15
    Siméon est un sang pur certes mais cela ne l'empêche pas de côtoyer les moldus et ce même en dehors de son travail. Il n'était pas rare qu'il se fonde dans la masse pur on plus grands plaisirs. Après tout être parmi eux lui permet de mieux les comprendre, de les étudier en quelque sorte. Ce soir n'échappait pas à la règle bien que Siméon avait quelque chose d'autre en tête. En effet ce n'était pas rare que dans ce bar il y est des batailles générales ce qui plaisaient au plus haut point aux mages qui adoraient ça ! Et puis venait à un moment dans la soirée où Siméon pourrait vraiment boire tout et n'importe quoi. Bien que le whisky soit sa boisson préféré une petite chope de bière ne faisait pas de mal non plus. Néanmoins Lidwine avait des goûts beaucoup plus classe que de la bière. « Et je rejoins volontiers votre avis sur ce point Mademoiselle. » Siméon avait dit cette phrase en français : il s'était toujours mis un point d'honneur à parler plusieurs langues. Ainsi il peut être envoyer dans des pays étrangers. Et oui Siméon ne faisait jamais les choses à moitié ! « Touché. Écossaise pour tout vous dire. » Siméon décida de réparer l'injustice : la boule ne voulait pas rentrer. Quelle dommage pour elle, quelle bonheur pour lui néanmoins l'écossais avait l'âme charitable et décida de rentrer la boule jaune en même temps que la sienne. « Moi me moquer ? Jamais je n'oserai. » Et c'était vrai, Siméon ne se moquait pas du tout de la jeune femme : loin de lui cette idée ! Il observait le jeu tout en continuant de fumer. Il ne pût que sourire lorsque la demoiselle prénommée Lidwine assurait qu'il venait de perdre un trou :

    « Ah bon ? » La situation semblait certes catastrophique mais Siméon avait plus d'un tour dans son sac. Néanmoins il décida d'attendre le retour de la jolie femme pour pouvoir jouer et lui montrer qu'il avait toujours un plan de secours. Le mage ne s'était jamais sentit piéger. Il y avait toujours une solution. « Je veux bien, demander au barman la même chose : étant le seul à boire du whisky il me connait maintenant. » Siméon vida son verre cul-sec avant d'aller le donner à la brunette. « Le prochain sera pour moi. » Il lui fit un clin d'oeil avant de faire demi-tour et de retourner près de la table pour finir sa cigarette qu'il écrasa par la suite. Assis sur le rebord de la table, il attendit que la mangemort revienne. Quand elle fût là, il se leva et attrapa le verre : « Mademoiselle est trop aimable ! » Puis il le posa pour pouvoir jouer, il allait devoir faire appel à tout son talent pour le billard. Il tira la blanche pour pousser une rouge qui était à l'opposée du trou bloquer par le dernier tir de la mangemort. Cette dernière rentra facilement. Et puis ce n'était pas pour rien qu'il y avait 9 trous sur une table. Il ne lui restait que deux boules avant de passer à la noir. Il tira de nouveau mais ne chercha pas à rentrer une autre boule mais plutôt à bloquer la blanche. Ainsi il la positionna entre des rouges si bien que quoique la femme fasse : elle devrait toucher une rouge. Un sourire narquois apparut sur son visage.
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Mer 11 Jan - 10:03
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Une écrivain française a dit un jour « la culture c'est comme la confiture, moins on en a plus on l'étale. » Bizarrement, ce principe ne semblait pas s'appliquer à Aidrian. Lui, c'était plutôt un de ces hommes qui pouvait laisser paraître sa culture... et dont on pouvait aisément deviner qu'il ne la ramenait pas longtemps sur ce dont il ne connaissait que peu de choses, mais plutôt qu'il la ramenait peu sur tout ce qu'il savait. Ce qui faisait une différence notable. Je ne me privai pas de le lui signaler.

« Vous savez manifestement jouer au billard, et pas comme un simple amateur, vous vous y connaissez en ce qui concerne les alcools, vous ne vous cantonnez pas à votre anglais natal... Dites-moi, vous savez ce qu'est l'échec ? »

La question avait été posée avec une ironie mordante, que confirmait le regard que je posais sur lui, accompagné d'un sourire outrageusement moqueur. J'avais parlé en français, également. Pourquoi ? Peut-être avais-je besoin de lui montrer que, contrairement à ce qu'on pourrait croire, il n'était pas le seul à être allé à l'école. Nous n'étions juste pas allés à la même.
J'avais appris le français lors d'un de mes voyages dans la capitale soi-disant de l'amour (ha ha ha ! La blague !). J'y avais rencontré une fille tout à fait adorable qui s'était proposée pour m'apprendre sa langue pendant son temps libre. Est-il nécessaire de préciser que j'ai accepté ? Je m'en suis pas trop mal tirée, parvenant à négocier brillamment (sans user de magie, s'il vous plaît) pour mes achats de champagne et autres petits pêchés mignons qui me guettaient dans le pays de la gastronomie. Enfin, bref. Mes souvenirs... enfin, certains d'entre eux, plutôt, avaient beau être agréables, je me reconcentrai sur le jeu et sur mon adversaire. J'avais deviné juste, à son sujet. Un Ecossais. Voilà qui expliquait son amour du whisky ! Quoi que... Je devais reconnaître que même en temps qu'anglaise, un bon whisky, enfin, un VRAI whisky, je ne disais pas non... Passons. Je me contentai de lui sourire, de façon beaucoup plus amicale, cette fois.


« Moi me moquer ? Jamais je n'oserai! »

Je haussai les sourcils d'un air dubitatif. Est-ce que je devais le croire ? Je ne croyais personne, quelles que soient les circonstances. Pas même ceux avec qui mes relations étaient cordiales. Donc, fatalement, je n'allais pas lui faire confiance à lui, un parfait inconnu rencontré dans un bar ! Même si il savait jouer au billard et s'y connaissait en alcools.

« Bah voyons ! Vous voulez me faire croire que vous êtes un de ces preux chevaliers désireux de sauver les damoiselles en détresse ? En ce cas, laissez-moi vous dire que je suis assez grande pour aller dérouiller le dragon par moi-même. »

Ca, c'était dit. Comme si j'avais besoin d'être aidée. Non mais vraiment ! Bon, okay, je l'admets, il était plutôt plaisant, tout ça tout ça, mais merde ! J'avais pas besoin qu'on vole à mon secours parce que je n'avais pas tapé assez fort pour faire entrer une boule dans le trou ! Et il valait mieux qu'il l'intègre, si il ne voulait pas finir comme souffre-douleur. Enfin, qu'il l'intègre, c'est un bien grand mot. Disons que si, par malheur, il parvenait à faire disparaître ma bonne humeur, il s'en souviendrait. Si il survivait.
Préférant me changer les idées que de me vautrer dans ce flot navrant de pensées, j'allai au bar, me proposant de lui prendre un verre par la même occasion (bah ouais, agacement ne rimait pas forcément avec impolitesse). Il me demanda un whisky, me donnant son verre vide par la même occasion, avant de dire avec un clin d'oeil que le prochain serait pour lui. Si ça lui faisait plaisir...

Tim était là, guettant ma venue.


« Deux whisky, beau gosse !
-Depuis quand tu bois du whisky, toi ?
-On ne vit pas ensemble, donc fatalement, tu peux pas tout savoir de moi !
-C'est ta nouvelle conquête ? (il désigna Aidrian d'un signe de tête)
-Eh, oh, tout doux, hein ! On ne fait que jouer au billard !
-Bah voyons ! On la fait pas, à moi ! Surtout venant de toi...
-On ne fait que jouer au billard. »


Et c'est sur cette répétition parfaitement véridique que je pris les deux verres qu'il me tendait pour retourner à la table de jeu. Pour une fois que je ne jouais bel et bien pas aux mantes religieuses... Tss... Il n'allait quand même pas me gâcher le plaisir de ma soirée, ce barman ! Ouais, je l'aimais bien, mais quand même ! En approchant de la table, je vis Aidrian se lever du coin de la table sur laquelle il était assis et prendre un des deux verres.

« Mademoiselle est trop aimable ! »

Je souris en secouant légèrement la tête, l'air mi-exaspérée, mi-amusée.

« Si vous pouviez arrêter de me donner du 'mademoiselle' et m'appeler Lidwine... »

Je le vis reposer le verre sur la table. Je gardai le mien en main, le buvant tranquillement. Il joua. La rouge entra droit dans le trou. Il tira un autre coup... et la blanche se retrouva bloquée. Je saluai son coup en levant mon verre, comme pour lui porter un toast.

« Joli coup... »

Et j'étais sincère. La blanche était bloquée parmi des rouges. À moins de risquer de lui offrir un coup franc, je devais déclarer forfait. Et je ne comptais certainement pas lui faire cette joie. Je tournais lentement autour de la table, cherchant un coup à jouer qui ne me mettait pas en difficulté. Impossible à trouver. Je me décidai à tenter le tout pour le tout. Me mettant en position, je tirai. La boule blanche tapa contre une ligne, percuta une rouge de pleine fouet, avant de poursuivre sa route et de s'arrêter à l'autre bout de la table.

« Aidrian... Je vous déteste. »

Je dis cette phrase d'un ton qui supposait le contraire, tout en mettant du bleu sur l'extrémité de ma queue.
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Siméon MacFly
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Jeu 12 Jan - 22:42
    Si Siméon n'avait pas eut une enfance idéale, il n'était pas à plaindre loin de là. Au bout de 45 années passés sur terre, le professeur savait beaucoup de choses mais pas tout même si il faisait croire le contraire. Le bluff lui avait sauvé la mise plus d'une fois : pourquoi arrêté ? Ses identités en étaient la preuve la plus concrète. Au moins il était sûr que personne ne sache son prénom même si il leur dit la vérité. Ah ah ah n'essayez pas de chercher son esprit est trop torturé à croire qu'un jour il explosera à cause d'une surchauffe ! « Bien sûr Mademoiselle, ce sont les échecs qui m'ont formés non mes réussites. Mais il me semble que vous aussi vous n'êtes pas mal dans votre genre. » Un clin d'oeil rapide mais efficace : Siméon adorait parlait français mais il ne pouvait pas souvent jouir de ce plaisir linguistique. Un sourire illumina le visage du mangemort, elle était sacrément belle : pourquoi d'ailleurs ? Siméon détestait tuer des personnes si jolie ayant l'impression de faire une crime contre l'humanité. Enfin peut-être n'était-il pas obligé de la tuer... Après tout il ne semblait pas qu'elle soit mangemort jusqu'au bout des ongles. Siméon avait plus l'impression qu'elle avait choisis ce camp ne se sentant pas satisfaite par la magie blanche ce qu'il pouvait comprendre au fond puisque lui même trouvait parfois ses compères incompétents surtout en ce moment puisque ce dernier n'étaient même pas capable de trouver le vieux sorts que Siméon et Darren avaient utilisés ! Ah ah ah même Dumbledore ne savait pas ce qui avait tendance à satisfaire l'espion bien qu'il est un respect immense pour cet homme. L'écossais ne pût s'empêcher de rire lorsqu'elle le compara à un preux chevalier : « Oui ma mie, mon cheval est devant cette taverne, je vous emmènerai tout à l'heure faire un tour sous la pleine lune et nous chevaucheront ma monture jusqu'à ce que l'aube ne fasse son entrée en scène et que le soleil réchauffe nos corps enlacés. »

    Rentrer dans le jeu ? Oh oui il ne fallait pas lui tendre une perche aussi longue voyons Lidwine. Cette dernière se dirigea vers le bar avec les deux verres à la main, le professeur écrasa sa cigarette et lorsqu'il vit le barman rire : il comprit qu'ils avaient dût parler de cette partie de billard. Pourtant Siméon n'avait aucune arrière pensée... Enfin bon le connaissant il valait mieux ne pas le croire hein ? Elle ne tarda pas à revenir, agâcée par le mot Mademoiselle, elle se présenta. Siméon était quasiment certain de son identité mais elle l'avait confirmer. A savoir maintenant comme il allait pouvoir lui faire comprendre qu'il la connaissait. Il décida de ne pas répondre tout de suite, de garder cette petite avance jouissif sur la mangemort. Il préféra retourner au jeu et tenter de sauver son honneur en gagnant contre cette mage au corps séduisant et aux yeux de flammes. Une femme de caractère comme on en faisait plus ! « Merci. » Il s'éloigna de la table, ralluma une cigarette avant de prendre son verre à la main et de regarder le prochain coup de Lidwine. « Je n'aurai pas fait mieux. Moi aussi je vous aime Lidwine malgré ce que vous êtes, ce que vous avez fait. » Il regarda intensément la sorcière tout en portant son verre à sa bouche : que le show commence. « D'un autre côté je ne vous jette pas la pierre : le côté obscur à toujours été plus attirant. De plus je trouve cela admirable d'être dans un endroit que vos compères auraient détruit dans un plaisir malsain. Chapeau bas Mademoiselle Lustin c'est ça ? »
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Ven 13 Jan - 8:20
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« Bien sûr Mademoiselle, ce sont les échecs qui m'ont formés non mes réussites. Mais il me semble que vous aussi vous n'êtes pas mal dans votre genre. »

Le tout dit avec un clin d'oeil qui me fit m'interroger sur ce qu'il pouvait bien penser. J'avais du mal à le cerner, ce qui était particulièrement pénible. Je détestais ne pas savoir à qui j'avais réellement à faire. En temps normal, les choses étaient simples, qu'il s'agisse d'un sorcier ou d'un Moldu : je parvenais toujours à savoir quel était le genre de personne en face de moi. Là, c'était beaucoup moins évident, et je me sentais presque vulnérable. Presque.
Je lui répondis par un vague d'haussement d'épaules avant d'ajouter :
« Pas tant les échecs que mon entourage. D'où un goût très prononcé pour la solitude ! »

Autodérision. Toujours. Oui, tout ce que j'avais pu faire, dire ou penser durant ces quinze dernières années, tout avait été fait en rapport avec les principes si rigides de mes parents. Certes, j'avais fini par rejoindre le camp auquel ils vouaient un véritable culte, mais n'en partageant pas les convictions, je me considérais encore et toujours comme indépendante. À mon plus grand plaisir, d'ailleurs. Cependant, en prononçant ces mots à l'intention d'Aidrian, j'avais légèrement souri. Ne pas donner à penser que je suis touchée. Même si ce n'était pas le cas. Se protéger. Toujours. Les attaques pouvaient survenir de n'importe où. Surtout de l'endroit auquel on s'attendrait le moins.
Son rire me détendit l'espace d'un instant, lorsque je lui sortis mon couplet. S'y était-il attendu ? Je n'en avais pas la moindre idée. Toujours est-il qu'il saisi la perche ainsi tendue et s'y aggrippa.


« Oui ma mie, mon cheval est devant cette taverne, je vous emmènerai tout à l'heure faire un tour sous la pleine lune et nous chevaucheront ma monture jusqu'à ce que l'aube ne fasse son entrée en scène et que le soleil réchauffe nos corps enlacés. »

Ce fut à mon tour d'éclater de rire. Brièvement, toutefois. Celle-là, pour le coup, je l'avais pas vue venir. Enfin, presque pas. Je m'attendais à ce qu'il me sorte une connerie, mais à ce point... C'était surprenant, mais pas déplaisant. Je levai les yeux au ciel en souriant légèrement.

« Je doute fort que vous parveniez à me supporter aussi longtemps. Et il y a des chances pour que je disparaisse bien avant le lever du soleil... (je m'approchai brusquement de lui) Mais bien essayé quand même, Monseigneur... »

Je m'écartai de lui aussi vivement que je m'en étais approchée. Oui, j'étais un oiseau de nuit, qu'on ne croisait que rarement lorsque le soleil était levé. Pour la simple et bonne raison qu'en allant me coucher vers 3 ou 4 heures tous les matins, je ne pouvais pas être fraîche et dispo à 7 heures. Ou plutôt, je ne voulais pas, ce qui était différent. Ceci dit, j'étais tout de même sur le qui-vive. On n'était jamais totalement à l'abri de l'apparition soudaine d'un Shawn furieux ou d'une Watford déterminée. Et comme je préférais éviter les surprises de ce genre... C'était ça, aussi, qui faisait que je ne restais jamais longtemps au même endroit. Pas par peur, non, mais par anticipation. Nuance. La suite de notre petite discussion m'apprit que j'allais devoir faire preuve de cette anticipation dans tous les domaines, désormais.

« Je n'aurai pas fait mieux. Moi aussi je vous aime Lidwine malgré ce que vous êtes, ce que vous avez fait. D'un autre côté je ne vous jette pas la pierre : le côté obscur à toujours été plus attirant. De plus je trouve cela admirable d'être dans un endroit que vos compères auraient détruit dans un plaisir malsain. Chapeau bas Mademoiselle Lustin c'est ça ? »

De façon purement mécanique, je continuais de mettre de la craie sur ma canne de jeu. Mais mes pensées n'avaient plus rien à voir avec le jeu, à présent. Et si je n'avais pas été foutue, jusqu'à ce moment-là, de déterminer à qui j'avais à faire, maintenant je le savais : à quelqu'un de dangereux. D'extrêmement dangereux. Ami ou ennemi ? Je n'en savais rien. Et parce que je n'en savais rien, j'allais devoir me montrer prudente. Rester sur mes gardes. Je me doutais bien que mon nom n'était pas la seule information qu'il avait à mon sujet. Alors je n'allais pas tenter un coup de bluff. Ce serait totalement ridicule et il me mettrait à découvert en trente secondes montre en main (grand maximum). Non, je n'allais pas tenter de m'effacer à l'aide d'un minable tour de passe-passe. Il était le genre d'homme avec qui il vallait mieux jouer cartes sur table. En tout cas, c'était l'impression qu'il me donnait. Alors c'était ce que j'allais faire. Jouer cartes sur table et me maîtriser. Si je perdais le contrôle de moi-même, il n'aurait plus qu'à me cueillir ! Ce qui était particulièrement insoutenable, comme idée.
Je finis par poser à nouveau les yeux sur lui. C'était une idée ou il jubilait intérieurement ? Si c'était le cas, c'était mauvais signe. Ennemi.
Je n'allais pas lui sauter à la gorge tout de suite. Ou si ? Je n'en savais trop rien. J'allais agir à l'instinct. Sauf que mon instinct me recommendait la plus grande prudence. Ouais, bah on allait voir si c'était faisaible, hein, pour la prudence...


« Mes compères, comme vous dites, sont dotés d'un esprit aussi ouvert que celui d'Hitler. Ils ne pensent qu'à détruire tout et tout le monde. Ils seraient sans doute prêts à tuer hommes, femmes et enfants pour simplement faire passer le temps. Ils sont incapables du moindre discernement, de la moindre réflexion par eux-mêmes. Alors évitez de me mettre dans le même bain qu'eux. Quant au camp que j'ai choisi, j'ai la très nette impression que, bien que vous prétendiez ne pas me jeter la pierre, vous me jugez. Si c'est bel et bien le cas, sachez que les désespérés choisissent toujours le camp qui leur apporte le plus grand réconfort, et que ce n'est pas de ma faute si les Aurors sont des êtres incapables et incompétents, tout juste bons à flairer une piste sans jamais parvenir à la remonter. »

Je gardais les yeux rivés sur lui, guettant le moindre de ses gestes, même le plus infime. Il venait de m'avoir par surprise. Je ne pouvais pas prendre le risque qu'il recommence. D'autant plus que j'ignorais à quel camp il appartenait. Ministère ? Anarchistes ? Pas Mangemort, en tout cas, c'était certain. Une autre chose était certaine : ce n'était pas un hasard si il avait accepté de jouer avec emoi. La question était : pourquoi ?

« Je ne suis pas du genre à tourner autour du pot alors on va jouer franc-jeu : depuis que je suis arrivée ici, vous savez qui je suis. Et vous avez accepté de jouer au billard avec moi. Qu'est-ce que vous voulez ? Me tuer ? Me livrer ? M'absoudre de mes pêchés ? »

J'éclatai d'un rire bref. Aussi bref que dénué de joie. Je vis des têtes se tourner dans notre direction. Et je croisai mentalement les doigts pour que, si on devait en venir à user nos baguettes, on le fasse dehors. Tim n'avait pas à payer pour mes conneries.
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Siméon MacFly
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Dim 15 Jan - 19:33
    Siméon ne s'était pas forgé en un jour, il avait dû tomber plusieurs fois avant de se relever, de s'endurcir pour se crée ces identités qui lui sauvaient la vie. Car oui maintenant ses noms protégeaient sa vie. Et une fois de plus cela était utile : Lidwine n'avait pas relever son nom. La mangemort était séduisante et il y avait sous le capot c'était évident. Siméon l'avait remarquer et il le savait même si il n'avait pas eut le dossier sous ses yeux. Il était évident qu'elle n'aimait pas contrôler la situation comme lui n'aimait pas perdre pied. Pour l'instant il avait les cartes en mains mais il avait décidé de pousser le bouchon un peu plus loin en mettant cartes sur table aimant par dessus tout les confrontations ! En attendant il la faisait rire et il était satisfait. Elle s'était approchée de lui : parfait, elle l'éloigna rapidement empêchant Siméon de caresser ces cheveux bruns. « Vous ne devriez pas douter de moi, j'ai supporter pire que vous. Oh et quant à votre disparition à l'aube, je n'aurai pas à cuisiner un petit-déjeuner comme ça. » Ah ah Siméon aimait cuisiner mais pour lui pas pour les autres sauf peut-être pour sa soeur.
    Pourtant l'envie de Siméon de mettre son grain de sel ne tarda pas à revenir au grand galop, c'était le moment de la confrontation, le moment qu'il attendait : comme notre mangemort allait se défaire de la toile qu'il construisait petit à petit autour d'elle. Elle continua son geste, Siméon n'avait cesser de la regarder intensément. Quelle délice de faire sentir à quelqu'un qu'on avait une longueur d'avance sur lui ! Quelle délice ! « Pas besoin d'être médium pour savoir qui sont vos compères et comment ils sont, pensent. Non je ne vous juge pas car je n'ai pas de camp, je n'aime pas l'injustice c'est tout et il est courant que les mages noirs aient cette manie de tuer des gens qui ne le méritaient pas. Quant aux aurôrs ils ne sont pas très fort certes mais aux dernières nouvelles ils n'ont pas sur leur main le sang d'innocent, d'enfant. » Siméon n'avait pas de camp, il était solitaire, il sauvait les apprences en étant au ministère mais c'était un anarchiste dans l'âme : complice du magicien qui à dépasser Voldemort et Dumbledore. Oui il était fière de pouvoir dire qu'il était son mentor ! Il la laissa rire, sans pour autant la suivre mais lança un regard noir aux petits curieux qui retournèrent à leur discussion. « C'est bien pour ça que je vous aimes bien : au moins vous êtes franches et vous ne vous défilez pas lorsque le tonnerre gronde ce qui est admirable de votre part ! » Il fuma sa cigarette tout en regardant Lidwine. « Si je voulais votre mort je pense que l'on serait déjà dehors entrain de régler ça à coup de sort. Je n'aime pas dénoncer : je me charge toujours de mes proies. Quant à vous absoudre de vos pêchés : je ne crois pas en dieu ou en une quelconque forme d'autorité supérieur donc je ne suis pas non plus là pour ça. »

    Siméon but une gorgée de son whisky, il avait comprit que Lidwine attendait plus que ça comme réponse, alors il s'approcha d'elle pour s'asseoir sur la table : « Je suis une personne qui n'a pas de camp, qui vadrouille de droite à gauche et qui connait des personnes dans tout les camps. Je vois bien que vous n'êtes pas une Lestrange, un Carter ou bien un Malefoy. Je ne peut pas vous classer, à vrai dire je ne classe pas les gens que je rencontre. » Le professeur leva son verre : « Trinquons ma chère car je ne vous veux aucun mal ce soir sauf si vous voulez faire un duel avec moi. A ce moment-la nous sortiront dehors mais ne croyez pas Mademoiselle que vous pourrez savoir qui je suis, ou bien savoir ce que je sais. »
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Ven 2 Mar - 14:30
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J'avais la sensation d'être prise au piège. Sensation hautement désagréable, soit dit en passant. Comme un loup qui se ferait acculer par un chasseur. Son seul moyen pour s'en sortir serait d'attaquer. Sauf que si j'attaquais, je n'étais pas sûre de m'en sortir. Et, justement, je tenais à la vie. Je n'avais pas particulièrement envie de mourir. Et, surtout, je n'attaquais jamais sans savoir à qui j'avais à faire. Et je ne savais que trop peu de choses sur Aidrian pour me permettre de passer à l'attaque. Alors je me contentais de bavasser. Je me sentais passablement nulle et inutile. C'était frustrant.

« Pas besoin d'être médium pour savoir qui sont vos compères et comment ils sont, pensent. Non, je ne vous juge pas car je n'ai pas de camp, je n'aime pas l'injustice, c'est tout, et il est courant que les mages noirs aient cette manie de tuer des gens qui ne le méritaient pas. Quant aux Aurors, ils ne sont pas très forts, certes, mais aux dernières nouvelles, ils n'ont pas sur leurs mains le sang d'innocents, d'enfants. »

Je ne pus m'empêcher de hausser un sourcil hautain en écoutant sa tirade. Pour qui me prenait-il ? Une cruche à qui il pouvait faire gober tout et n'importe quoi ? Il avait dû mal se renseigner, ce n'était pas possible autrement. Les yeux braqués sur lui, je n'hésitai pas un seul instant avant de lui répondre.

« Vous n'aimez pas l'injustice, mais tout n'est qu'injustice. Quelles que soient les décisions que nous prenons, elles entraînent une forme d'injuste. Pourquoi les Moldus devraient-ils être maintenus dans leur inconscience ? Pourquoi devrions-nous leur révéler notre existence. Pourquoi une catégorie de la population ne pourrait-elle pas se prévaloir de la pureté de son sang ? Pourquoi les Sang-Mêlé ne pourraient-ils pas être considérés simplement comme des sorciers à part entière ? Quelle que soit l'idée que nous considérons, ce sera toujours considéré comme une injustice par quelqu'un, alors arrêtez de prétendre que c'est une chose qui vous déplaît. Il n'y a pas plus de justice que de démocratie véritable. Vous devriez le savoir, pourtant, vous qui êtes cultivé. Vous parlez de gens qui ne méritaient pas la mort... Permettez-moi de mettre en doute ce point de vue (enfin, je dis ça par pure politesse, puisque dans tous les cas, je le mettrai en doute). C'est quelque chose de très subjectif, que de déterminer si quelqu'un mérite ou non de mourir. Pour bien des gens, la peine de mort devrait être rétablie. Pour d'autres, c'est quelque chose de barbare... Pour moi, la mort n'est qu'une vengeance. Et sachez que jamais, je dis bien jamais, je n'ai touché à un enfant. »

Une fois ma tirade achevée, j'étais essoufflée. Je n'étais pas sûre d'avoir repris mon souffle à un seul instant pendant que je parlais. Mauvais point. J'étais à nouveau en situation de faiblesse. Si il décidait de me pourchasser, je n'avais plus qu'à transplaner sur une île déserte pour pouvoir recharger mes batteries. Mauvais plan. Très mauvais plan. Sauf que...

« Si je voulais votre mort, je pense que l'on serait déjà dehors en train de régler ça à coup de sorts. Je n'aime pas dénoncer : je me charge toujours de mes proies. Quant à vous absoudre de vos pêchés : je ne crois pas en dieu ou en une quelconque forme d'autorité supérieure, donc je ne suis pas non plus là pour ça. »

Bon, eh bien en fin de compte, je n'aurais pas besoin de transplaner sur une île déserte. Tant mieux. Je ne pouvais pas m'empêcher de me dire qu'on devait s'ennuyer à crever, dans ce genre d'endroit. Rien à faire, personne à qui parler, personne pour nous distraire... Pas excellente, comme destination ! Mais avant que je ne puisse lui répondre, il avait déjà repris la parole, après avoir avalé une gorgée de whisky.

« Je suis une personne qui n'a pas de camp, qui vadrouille de droite à gauche et qui connaît des personnes dans tous les camps. Je vois bien que vous n'êtes pas une Lestrange, un Carter ou bien un Malefoy. Je ne peux pas vous classer, à vrai dire, je ne classe pas les gens que je rencontre. Trinquons, ma chère, car je ne vous veux aucun mal, ce soir, sauf si vous voulez faire un duel avec moi. À ce moment-là, nous sortirons dehors, mais ne croyez pas, Mademoiselle, que vous pourrez savoir qui je suis, ou bien savoir ce que je sais. »

Ce type... était incohérent. À un moment, il parlait de moi en utilisant le terme proie, et ensuite, il disait qu'il ne me voulait aucun mal. Soit il était atteint de schizophrénie, soit je devais me méfier. Ou alors les deux. C'est l'option que je choisis de retenir. Je décidai d'attaquer, également, retournant ses mots contre lui dans l'espoir d'en découvrir un peu plus à son sujet.

« Vous dites que vous ne me voulez pas de mal, mais vous me qualifiez de proie, en disant que vous vous chargez toujours d'elles. Vous n'avez pas de camp, mais vous semblez pourtant ne pas porter les Mangemorts dans votre coeur, tout en connaissant certains détails sur certains d'entre eux. Vous êtes un bien étrange personnage, Aidrian. Et parce que vous êtes étrange, je ne vous fais pas confiance. Ceci dit, vous semblez me connaître un peu. Donc à défaut de pouvoir vous tirer les vers du nez concernant ce que vous savez à mon sujet, je peux en tout cas faire une rapide petite liste. Vous avez mon nom et mon prénom, j'imagine donc que vous êtes au courant du sort que j'ai réservé à mes parents à ma sortie de Poudlard. Vous devez également savoir que je suis une ancienne Gryffondor, et que mes cinq années se sont déroulées sans encombre. Et si vous savez tout ça, vous savez aussi qu'il en va différemment pour mes deux dernières. Vous savez également que je suis une Mangemort. Le détail qui vous manque pour faire le lien entre tout ça, c'est... pourquoi. »

Au fur et à mesure que j'avais prononcé ces mots, je m'étais rapprochée de lui, arborant un sourire mauvais lorsque je prononçai le « pourquoi ». Je m'étais approchée avec prudence. Mesurant le moindre de mes gestes. Et le moindre des siens. Rester attentive. Toujours. Ne pas se laisser surprendre. On ne savait jamais à quoi s'attendre, avec nos ennemis. C'est pour ça qu'ils étaient amusants. C'est pour ça aussi qu'ils pouvaient être dangereux... et qu'on les appelait des ENNEMIS. Et cet ennemi-là, je n'avais qu'à lever la main de quelques centimètres pour pouvoir le toucher.
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Siméon MacFly
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Ven 23 Mar - 21:48
    Lidwine était sa proie en quelque sorte, une femme de plus dans sa toile même si cette araignée là semblait bien coriace, elle hésitait, tentait de se défendre. Le jeu devenait de plus en plus intéressant : il n'y à rien de plus dangereux un homme qui n'avait rien à perdre. Siméon pourrait toujours se transformer en rat ou en souris pour échapper au chat. Ah ah ah ça serait drôle : qui sait elle à peut-être peur des rats ! Vous imaginez le tête de la mangemorte ! Oh ça serait rigolo c'est pourquoi notre Siméon internationale garda cette idée en tête. Siméon ne pût qu'applaudir la tirade de la sorcière :

    « Je crois que vous vous prenez trop la tête mademoiselle, trop de question tue la question. Pour ma part la seule que je me pose c'est quel sera mon prochain mouvement sur cette terre. Le reste m'importe, je suis une sorte de nombriliste conscient de sa situation même si il m'arrive d'aider les gens bien sûr que je ne suis pas un damné. Mais bon puisque vous en parlez : parlons en ma chère. » Il bût une gorgée de son verre : « La mort ? Ce n'est qu'une aventure, un passage obligatoire, désagréable certes mais on n'a pas d'omelette sans casser d’œufs n'est-ce pas ? Le repos éternel se mérite : donner la mort aux criminels reviendraient à abréger leur souffrance vous ne pensez pas ? En quelque sorte justifier leurs actes : comment voulez-vous réprimander le crime si nous faisons vivre à un accusé une mort soudaine, sans souffrance ? Pour être sincère je ne cherche pas à savoir si vous plus qu'un autre avait tué des enfants. Je parlais de fait général : ce que vous faites je m'en fiche je vous connais déjà. »

    Alors comme ça Siméon était une proie ? Oh malheureuse il ne faut pas lui dire ça, il adore être chassé, être la proie, stressé à l'idée qu'on le traque. Quelle douce sensation de se sentir suivi ! Surtout si c'était Lidwine... Son regard plonger dans celui de la mangemorte il essayait de la scruter, savoir si elle était vraiment la femme dont le dossier parlait. Elle reprit un monologue que Siméon écouta attentivement, elle comprenait vite la petite dame. Ses ruses pour la désarçonner semblait marcher petit à petit. Elle s'approcha dangereusement de lui qui ne bougea pas d'un centimètre préférant la regarder dans les yeux tout du long.

    « C'est parce que je suis étrange que l'on m'apprécie ma chère. Sortez des rangs et vous serez unique. J'ai d'excellent contact avec certains d'entre vous, des moins butés on va dire, des gens moins fanatique de votre chef serpent. » Il se mit à rire : « Bref on s'en fiche, oui je sais tout ce que vous venez de dire Mademoiselle, quelle tragédie pour vos parents, tout de même tant de violence... Vous savez que dans certains pays le Parricide est considéré comme un des crimes les plus graves ? Une fois de plus on s'en moque. Je ne suis pas venu ici pour parler boulot. Donc je vous laisse. »

    Il bût cul sec son verre, prit sa main et la baisa respectueusement avant d'aller vers la table de billard et en une bande rentra ses boules : « Vous me payerez un verre la prochaine fois. » Il lui fit un clin d'oeil et partit sa veste en cuir sur l'épaule, la clope au bec tel James Dean. Allait-elle le suivre ? Seul un fou le ferait mais n'était-elle pas une mangemorte ? Mouarf c'est de la même espèce non ?
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Mar 1 Mai - 11:40
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La situation m'échappait. De plus en plus. Et moins je contrôlais les choses, plus j'avais tendance à commettre des erreurs. Prudence ? Connais pas. Ne lui passez pas le bonjour de ma part si vous la croisez. J'aurais dû quitter les lieux dès lors qu'il m'avait fait comprendre qu'il me connaissait, au lieu de traînasser et de discuter avec lui. Au lieu de quoi, j'avais pris racine, et je me retrouvais empêtrée dans un bourbier pas possible. Et le pire, c'est que je restais encore sur place. J'attendais quoi, au juste ? Qu'il appelle les Aurors ? Qu'il me tue lui-même ? Ah, non, c'est vrai, il avait prétendu ne pas être là pour s'en prendre à moi. Comme si j'allais lui faire confiance ! En tout cas, une chose était certaine : si je devais sortir de cette rencontre vivante, j'allais faire des recherches à son sujet. Véritable identité ou non, je lui mettrais la main dessus, à ce type. Tôt ou tard. Et le plus tôt serait le mieux.

« Je crois que vous vous prenez trop la tête, mademoiselle, trop de question tue la question. Pour ma part la seule que je me pose c'est quel sera mon prochain mouvement sur cette terre. Le reste m'importe, je suis une espèce de nombriliste conscient de sa situation même si il m'arrive d'aider les gens bien sûr que je ne suis pas un damné. Mais bon puisque vous en parlez, parlons-en ma chère la mort ? Ce n'est qu'une aventure, un passage obligatoire, désagréable certes mais on n'a pas d'omelette sans casser d'oeufs, n'est-ce pas ? Le repos éternel se mérite : donner la mort aux criminels reviendrait à abréger leurs souffrances vous ne pensez pas ? En quelque sorte justifier leurs actes : comment voulez-vous réprimander le crime si nous faisons vivre à un accusé une mort soudaine, sans souffrance ? Pour être sincère je ne cherche pas à savoir si vous plus qu'un autre avez tué des enfants. Je parlais de fait général : ce que vous faites je m'en fiche je vous connais déjà. »

Je le regardai d'un air goguenard. Espèce de sombre crétin prétentieux. Si tu savais... Si tu savais le pourquoi du comment, tu ne dirais pas ça. Je restai silencieuse un moment, à mesurer les propos que je pouvais ou non lui dire, sans trop me dévoiler. Je finis par me lancer.

« C'est là que vous vous trompez lourdement. Vous ne me connaissez pas. Vous avez un dossier à mon sujet ? Bien, parfait, et alors ? Vous n'êtes pas au courant d'un quart des choses que j'ai pu faire dans ma vie. Vous ignorez strictement tout de ce qui m'a poussé à les faire. Et vous pourrez creuser tant que vous voudrez, vous ne trouverez jamais qui que ce soit qui soit capable de vous renseigner à ce sujet. Vous dites que le repos éternel se mérite, mais la mort de l'accusé n'apporte-t-elle pas le repos à la victime, plutôt qu'au coupable ? N'est-ce pas ce qui importe le plus : soulager la victime, peu importe la souffrance infligée à l'auteur de sa douleur ? »

C'était ce qui m'avait motivée, lorsque j'avais tué mes parents : la tranquillité. Ne plus avoir à subir leurs remarques acerbes, ne plus avoir à subir les sourires mauvais de ma mère, lorsqu'elle devinait que je pensais à Dimitri. Ne plus avoir à la regarder dans les yeux, à faire semblant de croire que tout était comme avant. Car rien ne serait plus jamais comme avant, pas vrai ?

« C'est parce que je suis étrange que l'on m'apprécie ma chère. Sortez des rangs et vous serez unique. J'ai d'excellents contacts avec certains d'entre vous, des moins butés on va dire, des gens moins fanatique de votre chef serpent. »

Il rit. Je sautai sur l'occasion pour en placer une.

« Sortez des rangs et vous serez traqué, surtout, oui. Demandez à Hellson, je suis certaine qu'il en a pleinement conscience !
-Bref, on s'en fiche, oui je sais tout ce que vous venez de dire Mademoiselle, quelle tragédie pour vos parents, tout de même tant de violence... Vous savez que dans certains pays le Parricide est considéré comme un des crimes les plus graves ? Une fois de plus on s'en moque. Je ne suis pas venu ici pour parler boulot. Donc je vous laisse. »


Il me fit un baise-main, avant de m'annoncer calmement que la prochaine fois, l'addition serait pour moi. J'étais incapable de bouger. Incapable d'articuler le moindre mot. J'aurais voulu lui rétorquer que s'il avait connu mes parents, il saurait que la véritable tragédie était d'être leur enfant. J'aurais voulu lui dire que leur mort, ils ne l'avaient pas volée. J'aurais voulu dire un tas d'autres choses en rapport avec mes parents. Mais ça aurait par trop risqué de le mettre sur la voie. Alors je demeurai silencieuse.
Tandis qu'il quittait le bar, une petite voix intérieure m'ordonnait de partir, de rentrer chez moi pour faire mes valises et disparaître de la circulation quelques temps. Sauf que cette petite voix, je ne l'avais jamais écoutée. Et ça n'allait pas commencer aujourd'hui. Je me ruai à sa poursuite.
Arrivée dehors, je jetai un coup d'oeil de chaque côté de la rue. Finis par le repérer. Je lui courus après. Le rattrapai. Le forçai à se tourner vers moi en même temps que je le plaquai contre un mur.

« Qui êtes-vous ? Qui êtes-vous réellement ? »

Bravo, Lidwine. Non, vraiment, j'applaudis. Tu viens de te jeter droit dans la gueule du loup. En plus, tu as les mains prises. T'as plus qu'à prier pour qu'il ne décide pas de t'attaquer, sinon, t'es foutue ma grande...
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Siméon MacFly
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Ven 4 Mai - 11:43
    Siméon s'amusait comme un petit fou ! Un chat avec une souris n'aurait pas pût être plus heureux ! Il menait d'une main de maître la danse et adorait ce sentiment de pouvoir que lui procurait l'avance qu'il avait sur Lidwine. Elle venait de lui remonter le moral alors il allait l'épargner. Ce qu'elle disait était intéressant même si Siméon faisait semblant de s'en moquer. Naturellement qui ne savait pas tout sur elle, s'était tellement plus amusant de chercher que de tout savoir même si bon avoir de l'avance n'est pas plus mal. L'espion lui fit un beau sourire « Quelle touchante parole. Vraiment je suis touchée, vous avez penser à faire une carrière dans le théâtre ? Heureusement que nous ne savons pas tout de vous, je m’ennuierai sinon. J'aime chercher, je suis un archéologue des souvenirs et du passé. C'est quand on ne trouve pas qu'on approche du but, vous venez de me confirmer qu'il y à encore des choses à trouver comptez sur moi pour le faire. Quand on cherche on trouve, je trouverai quelqu'un je vous le garantis. » Vis à vis de la mort, le métamorphe se mit à réfléchir : « Je préfère la torture psychologique pour toujours plutôt que la mort pour les coupables si vous voulez tout savoir. La mort est un repos qui est bien trop précieux, cher pour l'offrir à ceux qui ont fait du mal. » Il n'avait pas quitté du regard Lidwine en disant cela, il avait déjà appliquer cette méthode qu'il trouvait largement plus approprié ! Siméon lui tendit une perche qu'elle s'empressa de prendre en rigolant, Siméon l'accompagna sans problème. Il ne releva pas ses paroles vis à vis de son poulain et préféra partir. Il lui embrassa la main avant de payer le patron, ranger les boules et sortir.

    Il ne faisait pas chaud mais c'était un temps parfait selon Siméon. Il fumait tranquillement et s'amusa à faire un compte à rebours dans sa tête étant persuadé qu'elle n'allait pas en resté là. « 5, 4, 3, 2, 1... » Il entendit la porte s'ouvrir, souria et se mit à rire lorsqu'elle le plaqua contre le mur. « Ah ah ah ah je savais que vous alliez me suivre. Vous êtes mignonne ! » Il mit sa clope dans sa bouche pour avoir les mains libres : « Vous êtes encore plus belle sous la lumière naturelle. » Puis il attrapa la mangemorte par la gorge : « Écoutez mon cœur vous avez un joli minois, je n'aimerais pas vous faire du mal. » En une fraction de seconde s'était elle qui se retrouvait contre le mur, légèrement au dessus du sol toujours tenu par la gorge : « Êtes vous suicidaire pour suivre quelqu'un que vous ne connaissez pas ou juste folle ? Comme vous le dites vous ne savez rien de moi et vous me suivez comme ça ? A moins que vous soyez la sorcière la plus puissante du monde magique c'est du suicide. » Son regard dans le sien, il la lâcha sans ménagement et prit une taff : « Il vaut mieux pour vous que vous ne me connaissiez pas. J'ai beau être neutre dites vous que je suis un mercenaire, que pour de l'argent je vous trahirai sans soucis. La seule chose que je peux vous dire sur moi c'est que je suis sans pitié, je n'ai pas de remords. » Soudain Siméon tourna la tête à droite, attrapa Lidwine pour la cacher dans une ruelle en la poussant. Il lui fit signe de se taire. Deux aurors apparurent alors, Siméon ne les connaissait pas et inversement, très peu d'aurors le connaissaient. Mais il les avait déjà vu. Une fois qu'ils sont rentrés dans le bar il se tourna vers Lidwine. « Maintenant rentrez chez vous, les aurors ne se déplacent jamais à deux. D'autres vont arriver je pense. » Il enfila sa veste et repartit sans lui adresser un regard.
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