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Rencontre avec le grand manitou [Scénario n°6, suite]

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Darren O. Hellson
Leader de l'anarchie
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Jeu 26 Jan - 14:25
Ce fut un anarchiste travaillant au ministère qui lui transmit l'information en direct. Hellson s'était parfaitement douté qu'on emmènerait les élèves en salle d'interrogatoire, que le ministère les prendrait en charge : après tout, il ne les avait pas fait transplaner dans le hall pour rien. Il savait que les six élèves y seraient en sécurité, bien plus que s'il s'était contenté de les lâcher dans la nature. Et il fallait avouer aussi qu'il n'avait pas pu résister à l'idée de faire un pied-de-nez à ce gouvernement qu'il méprisait tant : regardez, vous n'êtes même pas capables de lever le sort que j'ai lancé sur le château, alors je fais sortir quelques élèves et je les emmène chez vous pour vous faciliter le travail. Mais vraiment, il avait pensé de manière stratégique que les élèves seraient en sécurité entre ces murs. Sauf que visiblement, les temps n'étaient plus ce qu'ils étaient... Le message apparu soudain sous la forme d'un bout de parchemin qui tomba sur sa table avant de s'enflammer une fois lu. Stupéfait, Hellson apprit ainsi qu'une bande de mangemorts venait de débarquer tout droit au sein du Ministère et que c'était une pagaille de tous les diables. L'instant de surprise passée, il agit aussitôt. Il ne pouvait décemment pas laisser les choses se passer ainsi. Et il ne pouvait décemment pas non plus débarquer au Ministère à son tour, comme une fleur : il risquait de se faire tuer et ça n'arrangerait certainement pas ses affaires. Il se leva d'un bond de sa chaise, fouilla avec frénésie dans le tas de parchemins qui encombraient la table et se saisit de sa baguette. Il avait pris énormément de temps à étudier les sorts très anciens que Siméon lui avait transmis, mais certains étaient tellement complexes qu'il avait encore du mal à les effectuer sans les instructions sous les yeux. C'était le cas du sort qu'il avait lancé sur les élèves pour les faire transplaner à longue distance sans les toucher ni même bouger de chez lui. Et c'était ce sort qu'il allait lancer de nouveau, cette fois pour sortir les élèves du Ministère. Il était hors de question qu'ils se fassent tuer dans la mêlée sous prétexte que les mangemorts aient décidé sur un coup de tête d'attaquer.

Il prit le temps d'exécuter les mouvements complexes avec sa baguette en bois d'ébène, ne se donna pas la peine de prononcer la formule à voix haute et entendit un craquement dans l'air la seconde suivante. D'un autre mouvement de sa baguette, il fit disparaître tous les documents qui s'étalaient sur la table et sortit de la cuisine pour entrer dans le salon. La maison dans laquelle il s'était abrité pour la journée et qu'il avait couvert de sortilèges de défense était modeste, de taille moyenne, un peu grisonnante, un peu triste, noyée dans une marée d'autres maisonnées du même genre. Il savait que son unique propriétaire, un vieux sorcier à la retraite, était parti pour quelques mois en Écosse chez sa fille. C'était tout ce dont il avait besoin. Il fit quelques pas de sa démarche assurée et s'arrêta. Il n'y avait que trois élèves dans le salon, probablement perdus d'être ainsi transportés d'un endroit à l'autre sans avoir le temps de suivre quoi que ce soit à l'action. Deux filles et un garçon. Où étaient passées les trois autres ? Hellson en déduisit qu'ils ne devaient plus se trouver dans le ministère lorsqu'il avait lancé le sort. Dans ce cas, ils avaient du être emmenés ailleurs entre temps. Certainement par les mangemorts... En sachant que ceux qui manquaient étaient le fils Malefoy, la fille Greenwood et la fille Deschanel, ce n'était en fait pas vraiment étonnant. Ces jeunes ne devaient pas être en danger chez leurs propres familles. Même si bien entendu, tout restait relatif lorsqu'on parlait de familles de mangemorts. Pour le moment, il devrait s'occuper des présents.

« Iris Prescott, Sarah Black et Anthony Goldstein. »

Il prit le temps de prononcer chacun de leur nom et de les détailler, les voyant chacun pour la première fois. Oh, il avait étudié leurs dossiers, bien sûr. Il savait que la jeune Prescott était déjà mère à seize ans et si son choix s'était porté sur elle pour la faire sortir de Poudlard, c'était en grande partie pour lui permettre de revoir sa fille, en sachant que la famille devait très certainement être une notion importante pour elle. Il savait également que Sarah Black était catégoriquement et totalement contre lui et ses idées, qu'elle avait même lancé un appel au sein du château pour lever les armes contre lui. Cette jeune fille était un peu comme un défi, pour lui : il doutait franchement de pouvoir ranger de son côté des gens comme elle mais que pouvait-il bien perdre à essayer ? L'idée l'amusait. Il en savait un peu moins au sujet d'Anthony Goldstein, bien qu'il ait étudié également son dossier. Il paraissait plus discret, plus posé, un préfet de Serdaigle parfait aux histoire sentimentales un peu étranges. Dans son cas, Hellson comptait bien en savoir un peu plus, afin de voir s'il serait possible ou non que ce jeune homme se range à ses côtés un jour. Pour le moment, il se contenterait de leur parler. Il n'avait pas vraiment prévu ça, pas du tout même, mais il pouvait s'adapter à tout. Et puis, il pourrait les envoyer chez eux. Qu'ils profitent un peu de leurs familles avant de retourner au château.

« Je suis Darren, annonça-t-il tranquillement comme si tout était normal. Mais tout le monde m'appelle Hellson. »

Il garda sa baguette en main, bien qu'il n'ait pas l'intention de s'en servir contre ses jeunes. Il avait foi en ses sorts de défense, renforcés depuis qu'il s'était fait débusquer récemment par une mystérieuse mangemorte, et doutait franchement qu'on vienne les attaquer ici, mais on ne savait jamais. Il les détailla encore, avec une assurance tranquille, puis les dépassa pour contourner un fauteuil et aller jeter un coup d'œil derrière le rideau tiré devant la fenêtre. La petite rue était déserte, c'était le calme plat. Satisfait, il se tourna vers les trois élèves.

« C'est moi qui vous ai fait sortir du château. Je n'avais pas vraiment prévu de vous amener ici mais vu que les partisans de Voldemort ont visiblement décidé de récupérer de force leurs rejetons, j'ai préféré vous sortir de là. L'un de vous est-il blessé ? »

Il n'excellait pas forcément dans les sorts de soins mais avait suffisamment de connaissances pour soigner les blessures bénignes. Et il n'allait pas laisser un élève estropié souffrir sans intervenir. Après tout, ils devaient tous fort probablement avoir une dent contre lui pour tous ce qu'il avait fait dernièrement, donc inutile d'ajouter de l'huile sur le feu. Ce ne serait sûrement pas une mince affaire d'expliquer ses plans à trois jeunes de 16 ou 17 ans, qui à cet âge, se soucient surtout d'eux-mêmes avant d'essayer de comprendre la portée de quelque chose de plus grand qu'eux. La jeunesse... Il fit encore quelques pas et se laissa tomber dans un fauteuil. D'un geste de sa baguette, il les invita à en faire de même.

« Je ne compte pas vous garder longtemps ici. Le but, à la base, est que vous puissiez retourner dans vos familles pour les voir, pas de subir un interrogatoire, ajouta-t-il avec un léger sarcasme, songeant au ministère. Mais j'estime que je vous dois avant tout quelques explications. »



darren
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Iris Prescott
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Jeu 26 Jan - 23:46
Décidément, tout portait à croire qu'Iris avait la poisse. L'interrogatoire au ministère avançait, non sans mal, certes. Les élèves, Iris en tête, voulant sortir du ministère pour pouvoir rester au calme, retrouver leurs familles après tout ce temps enfermés dans le château. Iris sourit malgré elle face aux répliques de Jesse-Rose et Drago, rajoutant même une couche par derrière. Après tout, les deux aurors, la plus jeune en particulier, l'avaient bien mérité. Enfin, elle répondit tout de même aux questions, expliquant qu'elle ne savait absolument rien, chose qu'elle avait déjà fait dans les couloirs du ministère. L'interrogatoire était souvent interrompu ce qui énerva un peu Iris. Elle voulait que tout finisse vite, qu'elle puisse s'en aller et enfin revoir sa petite fille. Maintenant qu'elle était sortie du château, elle pourrait enfin reprendre son rôle de mère et oublier toute cette guerre. Elle fut soulagée lorsque des aurors vinrent les chercher pour les amener ailleurs, . Elle s'imaginait déjà ces retrouvailles et luttait pour ne pas pleurer.

Mais rien ne se passa comme prévu, pour ne pas changer. Elle entendit les cheminées magiques s'activer en masse et des hommes masqués apparurent en très grand nombre. Des mangemorts, Iris en était certaine. Tout le monde s'activa, les sorts fusaient de tous les côtés, des personnes criaient de partout. Iris ne savait pas où donner de la tête, elle n'avait jamais vécu une telle situation. Même les cours de défence contre les forces du mal ne préparent pas à ça. Un auror l'entraîna dans un coin, essayant de la protéger et elle se laissa faire, sans protester cette fois, sachant que c'était pour son bien. Que faisait les mangemorts dans le ministère ? Elle essaya de voir à qui ils s'attaquaient et remarqua que trois d'entre eux tenaient Drago, Jesse et Pandora ... Évidemment, ils avaient eu vent de la nouvelle : trois enfants de mangemorts étaient sortis de Poudlard, mystérieusement. Et Iris était assez intelligente pour comprendre leur logique : le clan du mage noir ne voulait pas être mis de côté, eux aussi voulaient savoir ce qu'il se passait, pour mieux contre-attaquer. La Poufsouffle vit Pandora disparaître avec le mangemort qui la tenait et quand elle dirigea son regard vers l'endroit où se trouvait les deux autres quelques secondes auparavant, elle ne fut pas surprise de constater qu'ils étaient partis eux aussi.

Iris avait alors sorti sa baguette, réflexe de défense. Sauf qu'elle n'eut pas le temps de s'en servir. Une sensation familière envahit son corps et elle devina bien vite de quoi il était question : elle transplanait, encore une fois. Elle essaya de lutter mais elle n'en avait pas le pouvoir. Elle ne voulait pas partir d'ici sans voir sa fille. Non. Elle serait prête à faire n'importe quoi tant qu'on lui assurait qu'elle pourrait la voir en cet instant. Elle ne voulait pas repartir, non. Et si on la renvoyait à Poudlard sans qu'elle puisse passer quelques instants avec son enfant ? Non, non, non ! Mais bien vite, le hall du ministère disparut pour laisser place à une pièce beaucoup plus petite qu'Iris identifia comme étant un salon. Où était-elle ? Ce n'était pas Poudlard et ce n'était pas sa maison. A moins que sa mère eut l'idée étrange de décorer leur salon différemment mais elle ne reconnaissait même pas les murs. En inspectant la pièce en entier, elle se rendit compte qu'il y avait à ses côtés Sarah et Anthony. Elle eut envie de les serrer dans ses bras tous les deux tant elle était soulagée mais par pudeur, elle se retint. Et elle n'était pas en très bon terme avec Anthony en plus, autant avec Sarah, ç'aurait été une réaction normale, mais avec le Serdaigle, ç'aurait été plus que bizarre après coup. Au lieu de ça, elle leur demanda si tout allait bien de leur côté. Iris avait toujours été très altruiste et l'instinct maternel prenait souvent le dessus aujourd'hui. Enfin, après ce moment de soulagement, elle laissa ses larmes coulaient. La vision de sa fille, la petite Madeleine lui revint et elle réalisa que les retrouvailles se trouvaient encore loin, bien loin. On l'avait encore emmené on ne sait où. Cela devenait lassant. Elle regarda alors le sol pour éviter que ses deux camarades remarquent ses larmes mais même si ses boucles blondes cachaient ses joues, elle ne pouvait pas se retenir de sangloter.

Une voix lui fit levée la tête. Une voix qui prononça son nom. Elle essuya ses larmes du revers de sa manche mais elle ne pouvait rien faire pour ses yeux, rouges et gonflés. Iris n'aimait pas qu'on la voit si faible. Depuis le huis clos, elle n'avait pleuré devant personne, ou presque. Elle s'arrangeait toujours pour craquer lorsqu'elle était seule et revenir en pleine forme pour s'occuper des différentes tâches dont elle s'était portée volontaire comme les cours ou la cuisine. Tout ça semblait très loin d'elle maintenant qu'elle était à l'extérieur.

La personne en face d'eux était un homme d'une trentaine d'année, peut être moins selon Iris. Il avait une taille normale, loin du mètre soixante-cinq d'Iris mais ce n'était un géant non plus. Il la dévisagea un instant avant de faire de même pour Sarah et Anthony. Elle ne le quitta pas des yeux, méfiante. Qui c'était celui là ? La Poufsouffle ne tarda pas à avoir sa réponse. Il s'agissait d'Hellson. Hellson en personne. Darren de son prénom. C'était une blague, c'est ça ? Pourquoi Hellson les ferait venir ? Eux, trois jeunes qui n'ont aucun impact sur la vie politique du monde de la magie ? Septique, Iris ne manqua pas de lui faire une réflexion. Elle s'avança de quelques pas tout en parlant, dépassée par les évènements.

- Wow, attendez une minute. Hellson, vous êtes sûr ? C'était pas Oswald son prénom d'abord ? Qu'est ce qui nous prouve que c'est bien vous ?

La jeune femme ne cessa de le regarder, droit dans les yeux, croisant les bras, une seule question en tête : pourquoi ? Pourquoi ne les avait-il pas laissé aux soins des aurors ? Pourquoi ils étaient là maintenant ? Pourquoi Hellson agirait ainsi ? Elle ne tarda pas à avoir sa réponse. C'était lui qui les avait fait sortir du château. Iris l'écouta alors, sans l'interrompre. Apparemment, ils n'étaient pas censés être là. Non, c'était la faute aux mangemorts. La bonne excuse, les aurors étaient assez compétents pour les protéger. La preuve : Iris n'avait rien, vu qu'un auror l'avait tout de suite pris en charge. Elle ne savait pas si c'était le cas pour Anthony ou Sarah, mais logiquement, cela devrait l'être. Et pourquoi se souciait-il de leur état ? Iris se souvint de la soirée qu'elle avait passé, enfermée dans une pièce mystérieuse du château devant combattre une accromentule avec Ginny, Harry et Alexander. L'accromentule s'était avérée être une illusion créee par Hellson, donc par le type – toujours avec un doute - qui se trouvait en face d'elle, pour leur apprendre à travailler en équipe. C'était, pour Iris, une méthode d'apprentissage plus que douteuse. Et elle pouvait se permettre d'en parler vu qu'elle était souvent amené à donner des cours aux élèves et que sans pédagogie, elle n'arrivait à rien. Elle se souvient également de l'aventure de Mable Weiss et de Tess Jekelm, deux premières années, dans les cachots, aventure orchestrée par le mage anarchiste lui même. Et là, la créature à laquelle elles avaient dû faire face n'était pas une illusion. Sans Jesse-Rose Grenwood et Drago Malefoy, Mable ne serait certainement plus de ce monde, ce qui aurait été une terrible perte pour Iris, qui aimait énormément la petite. Du coup, Iris trouva que la remarque d'Hellson était un peu hypocrite, étant donné qu'il n'avait pas hésité à mettre en danger une petite fille sans intervenir. Et puis il avait enfermé tous les élèves dans le château, sans adulte, les laissant livrés à eux même, alors que certains n'était pas connus pour leur bon sens et que même au sein des élèves, la guerre des clans faisaient rage depuis quelques mois. Il l'avait coupé du monde, de sa petite fille. Autant dire qu'il n'était pas haut dans son estime. La Poufsoufle était donc très méfiante vis-à-vis de l'homme qui se trouvait en face d'elle. Il tenait en plus sa baguette entre ses mains. Iris avait aussi la sienne, qu'elle gardait fermement dans une main. Par pure précaution. Elle ne prit pas la peine de s'assoir sur l'un des fauteuils, elle se contenta de rester debout, accoudée à l'un deux.

Hellson ne comptait pas les garder dans cette endroit longtemps, d'après son petit discours. Il ne voulait pas leur faire subir un nouvel interrogatoire. Sans blague ? Ah non, il voulait leur donner des explications. Mais sur quoi ? La raison pour laquelle il les avait fait sortir ? Il l'avait dit, pour qu'ils puissent revoir leurs familles respectives. Enervée, Iris prit la parole de nouveau, toujours les bras croisés. Elle ne pleurait plus désormais, elle réfléchissait bien trop pour ça. Et elle n'allait pas craquer devant cet homme là, qui lui avait pourri ses deux derniers mois.

- Mais des explications sur quoi ? Personnellement, j'en ai marre d'être trimballée partout comme un vulgaire hibou. Vous, le ministère, encore vous. Sérieusement, vous pensez vraiment à notre bien être ? Alors rouvrez Poudlard une fois pour toute, que tout le monde puisse revivre normalement. C'est le chaos là-bas, je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte. Et qui nous prouve que vous allez nous renvoyez chez nous pour voir notre famille et pas à Poudlard ?

Iris avait besoin d'être rassurée. Elle ne voulait pas retourner à Poudlard. Même si tous ses amis s'y trouvaient, la famille était bien plus important pour elle surtout depuis qu'elle était une jeune mère. Et sa fille allait avoir bientôt un an, elle l'avait à peine vu grandir. Non, elle ne voulait pas retourner à Poudlard. Elle trouvait les idées d'Hellson tellement tordues – enfermer tous les élèves dans le château, leur faire courir des risques inutilement ... - qu'elle s'attendait à tout et n'importe quoi de sa part. Et les faire revenir pour les ramener sans aucun but, juste pour montrer de quoi il était capable, en faisait partie.
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Anthony Goldstein
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Sam 4 Fév - 0:23
De toute évidence, Anthony venait d’atterrir dans un salon. S’il n’y avait aucun doute là-dessus, il se demandait en revanche comment et pourquoi il était arrivé là. Une seconde plus tôt, il se trouvait au Ministère. Et là…

Il n’était jamais venu dans ce salon auparavant : c’était un intérieur banal, qui ressemblait à mille autres intérieurs anglais. Sa propre maison, en banlieue de Londres, ressemblait un peu à ça ; pendant un quart de seconde, Anthony se crut même revenu chez lui mais comprit vite que ce n’était pas du tout le cas. C’était trop triste, et trop silencieux. Et en plus, il n’était pas seul : Sarah et Iris étaient avec lui. Son estomac se serra : Pandora n’était pas là. Tony s’était battu en duel contre un Mangemort, qui l’avait repoussé, et il avait vu la jeune fille se volatiliser sous ses yeux. Non, Pandora n’était pas là. Et c’était peut-être en partie sa faute : si seulement il avait été capable de neutraliser ce foutu Mangemort… Anthony s’aperçut qu’il tremblait : était-ce de la colère, de la frustration, où simplement un effet secondaire de l’adrénaline qui avait circulé un peu plus tôt dans ses veines, il n’en savait rien et il s’en fichait.

Tout comme il se fichait finalement de savoir comment et pourquoi il était arrivé ici. De toute façon, ce nouveau transplanage forcé ressemblait à celui qu’il avait subi alors qu’il discutait avec Leah, à Poudlard, et il n’y avait qu’une personne qui en ce moment semblait avoir ce genre de pouvoir sur les élèves : Hellson. Au moment même où ce nom lui traversait l’esprit, un homme entra dans le salon. Il s’arrêta un instant et les dévisagea. Etait-ce un habitant de cette maison ? Un moldu, en sorcier ? En tout cas, il n’avait pas l’air surpris de les voir. Il prononça alors les noms et prénoms des trois élèves présents, comme un professeur faisant l’appel dans une salle de classe. Sorcier, donc. Un sorcier très au courant.

« Je suis Darren. Mais tout le monde m'appelle Hellson. »

Anthony en oublia de trembler : Hellson ?! LE Hellson ? Là, devant lui ? « Darren » leur annonça qu’e c’était lui qui les avait fait sortir du château, et qu’il avait dû à nouveau les déplacer à cause de l’attaque des Mangemorts. Tony nota qu’il appelait Vous-Savez-Qui par son nom et tiqua au passage. Lorsqu’il demanda ensuite si quelqu’un était blessé, le Serdaigle porta automatiquement une main à sa joue, où lézardait une brûlure causée par le sortilège qui l’avait effleuré au Ministère, mais resta silencieux. Cette blessure était superficielle, et n’était pas importante pour le moment. Un peu de dictame plus tard règlerait vite la situation : pour l’instant, il avait d’autres chats à fouetter. Il ne voulait pas qu’Hellson s’approche de lui, même pour le soigner : en quel honneur aurait-il fait confiance à un homme qui enfermait des enfants en les laissant livrés à eux-mêmes ? Ses intentions n’avaient pas l’air si mauvaises que ça, dans le fond : il leur expliqua que son but premier, en les faisant sortir de l’école, était de leur permettre de voir leurs familles. Mais Anthony ne pardonnait pas le reste pour autant : c’était suffisamment le chaos comme ça dans le monde extérieur, avec Vous-Savez-Qui et ses Mangemorts, pour compliquer encore la situation à Poudlard. Dumbledore ne pouvait pas être sur tous les fronts à la fois, si ? Or aux yeux d’Anthony, le directeur est l’une des seules personnes à être capable de mettre un terme à la folie actuelle.
Il crispa les doigts sur sa baguette. Il n’avait l’intention de s’en servir, seulement de montrer qu’il le ferait si Hellson décidait de s’approcher de trop près. Le choc passé, sa colère revenait peu à peu. Hellson voulait leur donner des explications. Mais pendant qu’ils parlementeraient gentiment ici, Pandora était il ne savait où, probablement à la merci des Mangemorts. Tout comme Jesse-Rose, et accessoirement, Malefoy. Iris intervint alors, se demandant comment ils pouvaient être sûrs de bien avoir affaire à Hellson et quel genre d’explications il avait à leur fournir. Sa remarque sur l’amalgame des prénoms d’Hellson, si elle était bien placée, ne parvint pas à infléchir la conviction d’Anthony : pour sa part, c’était bien Hellson qui se trouvait devant lui.

« Très bien. J’imagine qu’un peu d’explications ne pourront pas faire de mal. Mais si vous pouviez être concis, ça serait sympa. Parce que je viens de voir une de mes amies se faire enlever par les Mangemorts, et je me vois mal tranquillement discuter pendant qu’ils lui font je ne sais quoi. »

Il ne considérait pas totalement Hellson comme un ennemi, mais il ne pouvait pas s’empêcher d’être froid avec lui. Selon lui, tout ce que le mage anarchiste faisait, c’était leur mettre des bâtons dans les roues.
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Darren O. Hellson
Leader de l'anarchie
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Lun 26 Mar - 19:25
Hellson prit d'abord le temps de détailler chacun des trois jeunes gens, afin de repérer si l'un d'entre eux était grièvement blessé. Mais de toute évidence, ils tenaient tous sur leurs deux jambes, ce qui signifiait sans aucun doute qu'ils n'avaient rien de grave à première vue. C'était le plus important. Il les laissa parler tout à tour sans intervenir ni sans vraiment réagir, se contentant de les écouter avec attention. Il n'avait pas eu l'occasion d'entrer en contact avec Seth depuis qu'il avait lancé le sort sur le château, aussi trouvait-il enrichissant d'avoir l'avis de quelques élèves – même si les réactions à chaud n'étaient pas toujours des plus objectives. À vrai dire, il ne trouvait pas le moment des plus opportuns pour s'expliquer avec quelques élèves ou même tenter de leur expliquer un point de vue qu'ils n'étaient probablement pas disposés à écouter ni encore moins à partager. Mais la vie était ainsi, bourrée d'imprévus et pleine de rebondissements.

« Je comprends que vous soyez en colère et que vous ne compreniez pas ce qu'il vous arrive, parce qu'il faut dire aussi que je n'ai pas vraiment eu... l'occasion de vous l'expliquer. Je m'en excuse d'ailleurs. »

Son ton était tranquille, mesuré, dénué de désinvolture et d'agressivité. Il n'avait pas de temps à perdre, eux non plus, et il était difficile d'être concis en une si courte période mais comme l'avait souligné le jeune Goldstein, ce serait mieux de l'être. Il ferait avec. Il gardait sa baguette en main mais n'avait aucune intention de s'en servir, évidemment, à moins que l'un des trois jeunes gens présents ait l'idée folle de se jeter sur lui... On ne savait jamais, après tout. Il se gratta distraitement le menton en laissant un court instant ses pensées vagabonder du côté des trois autres élèves manquants. Les mangemorts n'avaient vraiment pas perdu de temps, sur ce coup-là. À croire qu'ils s'inquiétaient réellement de leurs progénitures. Ce qui n'était certainement pas le cas pour tous, non. Ils devaient plutôt avoir hâte que les dites progénitures acceptent le serment d'allégeance auprès de leur maître à tous... Ce qu'ils pouvaient être fanatiques, vraiment.

« Pour répondre à la question qui a été posée, je suis bien Hellson. Oswald, c'est simplement mon deuxième prénom. Je trouvais ça plus pratique de garder un minimum d'anonymat, disons. Et je ne vois pas vraiment comment vous prouver que c'est bien moi mais je doute qu'un cinglé s'amuse à vous faire venir jusqu'ici pour se faire passer pour moi. Quoique, ajouta-t-il d'un air pensif après une légère pause, l'idée me plaît assez... »

Son regard se perdit dans le vague quelques courtes secondes mais il se reprit rapidement. Bref. Ce n'était pas le moment de s'égarer. Il quitta souplement son fauteuil et se releva pour rejoindre à nouveau la fenêtre et y jeter un coup d'œil à travers le store. La rue était toujours déserte. Parfait.

« Je ne vais pas vous retenir trois heures pour vous expliquer en long, en large et en travers mes motivations. Là tout de suite, ce n'est pas le plus important pour vous. Mais sachez que si je vous garde enfermés dans Poudlard, je me dis que ce n'est peut-être pas plus mal lorsque je vois que les mangemorts ont sauté sur vos amis à peine sortis, au sein même du Ministère. »

Il se faisait surtout cette réflexion pour lui-même, encore assez pensif. Il avait probablement sous-estimé l'implication des mangemorts dans toute cette histoire. Enfin non, pas tout à fait. Disons plutôt qu'il faudrait encore plus se méfier d'eux à l'avenir et réfléchir soigneusement avant chaque offensive. Il ne se battait pas explicitement contre eux mais s'il le pouvait un jour, Hellson se ferait un plaisir de les éliminer définitivement de la société magique. Leurs crimes restaient depuis bien trop longtemps impunis. Mais ce n'était pas seulement une incessante guerre contre Voldemort qui se jouait-là.

« Je ne vais pas essayer de vous convaincre que j'agis pour votre bien ou quoi que ce soit du genre. J'ai juste décidé de défendre des idéaux et j'ai bien conscience qu'ils ne seront pas partagés par tous. Je respecte ça. »

Il se détourna de la fenêtre le temps d'adresser un regard entendu et presque curieux à la grande brune qui, il le savait, répondait au nom de Sarah Black. Il avait eu l'occasion d'éplucher un bon nombre de dossiers d'élèves de Poudlard et d'avoir des échos à leur sujet. Il savait donc que la jeune fille, en septième année à Gryffondor, le détestait viscéralement au point même d'avoir lancé un appel dans le château pour se rebeller contre lui. À dire vrai, un tel comportement le fascinait. Surtout que c'était tout ce qu'il voulait, que ces jeunes cessent un instant avec leurs préjugés et leur entêtement puérils afin de s'unir pour défendre une cause ou pour une autre. Il fallait bien qu'ils apprennent à se défendre, ces gosses. Pour de vrai. Afin de se préparer un minimum à tout ce se profilait dans les années à venir. Même si c'était pour manifester contre lui, c'était toujours ça.

« Mais j'estime juste qu'il est temps que le monde change. Dumbledore et les autorités ont beau être illustres et compétents, les Voldemort et mangemorts de ce monde existent depuis bien trop longtemps, tout comme la discrimination du sang et le sentiment méprisable de supériorité que beaucoup ont par rapport aux moldus. C'est cela que je veux changer. »

Il leur avait promis quelques explications, il les donnait. De manière concise, certes, parce que s'il voulait vraiment tout expliquer, il serait obligé de débattre avec ces jeunes pendant des heures pour leur expliquer vraiment plus en détails ses projets. Or, ils n'en avaient pas le temps. Lui-même le savait.

« Mais j'ai dit que je ne vous retiendrais pas. Iris, je sais que votre fille vous attend. Anthony, sachez que je vous renverrais tous au château dans plusieurs heures. Probablement plus tôt pour vos amis puisqu'ils ont été enlevés. Il faut juste que je les localise. Je vais régler ça. »

Une fois que ce serait fait, il n'aurait plus qu'à se concentrer pour lancer ce sort qu'il avait déjà lancé pour les faire sortir du château et les amener ici. C'était un sortilège complexe, mais il avait prévu de l'effectuer plusieurs fois pour cette opération. Il quitta la fenêtre pour s'approcher d'un placard et l'ouvrit d'un coup de baguette magique. D'un autre geste, il fit léviter trois objets qui allèrent se poser sans délicatesse sur la petite table du salon, chacun dans l'axe d'un des jeunes gens. Ces objets n'avaient rien d'exceptionnel : une simple balle de tennis, une montre cassée et une bouteille d'eau vide. Hellson savait que les trois élèves reconnaîtraient instantanément des portoloins en ces objets d'allure peu exceptionnelle. Il en avait prévu six au cas-où mais n'avait pas pensé devoir les utiliser. Comme quoi, il fallait penser à tout et s'attendre au moindre imprévu.

« Vous pouvez partir tout de suite. Sauf si vous avez des questions à me poser avant, bien entendu. Et vous n'avez certainement aucune confiance en moi mais je n'ai ni le temps ni les moyens de vous prouver que ces portoloins vont vous amener chez vous. Je vous l'assure, c'est tout. Après, à vous de décider de prendre le risque ou non. »

Il se posta de l'autre côté de la table et désigna d'un geste les trois portoloins. La montre cassée amènerait la jeune Prescott sur le trottoir qui se trouvait juste en face d'une maison qu'elle connaissait bien, et à l'intérieur de laquelle l'attendait un enfant en bas âge qu'elle connaissait encore mieux. La bouteille d'eau vide ferait transplaner Sarah Black dans une impasse à quelques rues de celle où ses parents et tous ses oncles résidaient. Et la balle de tennis, elle, amènerait Anthony Goldstein dans un petit parc de jeux pour enfants peu fréquenté non loin de chez lui. Hellson le savait mais les jeunes gens, eux, ne pouvaient pas en avoir la certitude. À vrai dire, il était assez curieux de voir quelle serait leur décision.



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Iris Prescott
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Dim 29 Avr - 23:44
Iris écouta les remarques d'Anthony et réalisa soudainement qu'elle s'était montré un peu égoïste : n'ayant plus qu'une idée en tête, celle de retrouver sa maison, sa famille et sa fille, elle en avait complètement oublié les trois autres élèves, enlevés par les mangemorts. Elle s'en voulut d'autant plus que parmi ces trois là se trouvait Pandora, une Serdaigle avec qui elle s'était rapprochée les mois précédent, après avoir refusé longtemps de lui parler pour préserver son amitié avec Jillian Stewart. Elle ainsi que Drago et Jesse devait en effet passer un sale quart d'heure, alors qu'elle était plus ou moins en sécurité avec Hellson. Plus ou moins car elle ne lui faisait pas du tout confiance. Ce n'était pas un homme qui inspirait confiance, il n'avait pas du tout la même prestance que Dumbledore par exemple. Il semblait toujours avoir une idée en tête. Et il avait le style de l'éternel rebelle qui n'en fait qu'à sa tête. Non, vraiment, elle ne pouvait pas lui faire confiance.

Vint alors les explications d'Hellson. Iris s'en fichait un peu à dire vrai. En temps normal, si Hellson était venu leur faire un cours sur ses différentes idées, elle aurait écouter avec plaisir, ravie de se faire une véritable idée de ce qu'il défendait. Or là, elle était dehors après un mois d'enfermement, elle avait la possibilité de retrouver sa fille mais non, ce n'était toujours pas possible. Une occasion de s'expliquer ? Bien sûr qu'il en avait eu. Au lieu d'essayer d'entraîner les élèves à s'entre-aider avec des épreuves comme l'accromentule dans une salle de classe, il aurait pu mieux occuper son temps et trouver un moyen d'expliquer à tout le monde pourquoi du jour au lendemain tous les élèves de Poudlard se retrouvaient seuls et enfermés, sans adulte. Oh il restait bien un centaure mais personne ne le prenait au sérieux, à tord peut être. Toujours est-il qu'Iris ne se montrerait pas ouverte d'esprit, pas tant qu'on ne lui permettrait pas de voir sa fille. Même si elle était très tolérante, elle avait ses limites.

L'anarchiste essaya de justifier son soudain changement de prénom. Oswald deuxième nom ? Ouais, pourquoi pas. Enfin il avait raison sur un point : personne ne devait être aussi cinglé que lui pour faire venir comme ça, presque sur un coup de tête, des élèves et tout ça pour quoi ? Leur parler. Pas les faire sortir définitivement, leur faire retrouver leur famille, non, leur parler. Iris observa un instant Hellson, qui avait l'air de trouver intéressante l'idée qu'on se fasse passer pour lui … Pourquoi pas. De cet entretien, Iris retiendrait certainement qu'Hellson était une personne tarée, incapable d'être à la tête d'un pays. Certaines de ses idées n'étaient pas mauvaises mais lui, il était taré.

A priori, il ne voulait pas les retenir. Tant mieux. Mais qu'allait-il faire d'eux après ? Allait-il réellement les laisser rentrer chez eux ? C'était une bonne, très bonne question. Iris doutait tellement d'Hellson qu'elle avait peur qu'il la renvoie à Poudlard., comme elle l'avait déjà souligné tout à l'heure. Iris se retenait pour ne rien dire. Ils n'étaient peut être pas en sécurité au ministère, mais ce n'était pas malin de faire sortir des enfants de mangemorts. Elle venait, certes, de s'en faire la réflexion, mais Hellson, qui d'après beaucoup de ses partisans est quelqu'un de réfléchi, aurait dû penser à ça. Même si tout s'était bien passé au ministère, les élèves auraient fini par être renvoyé chez eux, les familles auraient sûrement insisté. Et les enfants des mangemorts seraient rentrés chez eux. Ils auraient été automatiquement interrogé. C'était inévitable. Après les mangemorts, certainement lassés de rien faire, avait décidé de débarquer au ministère, pour récupérer leurs enfants et en savoir ainsi autant que le ministère.

Après un moment de paroles un peu inutiles, Hellson finit par en venir aux faits, en précisant qu'il respectait la position de chacun. Iris vit alors son regard se portait sur Sarah. Savait-il qu'elle avait lancé un avis de rébellion contre lui à Poudlard ? Peut être. Ou peut être pas. Comment pourrait-il le savoir ? Bon, après, c'est lui qui a lancé le sort d'enfermement de Poudlard que personne apparemment, pas même Dumbledore, arrivait à contrer. Bref. Hellson résuma brièvement, très brièvement ses idées. Il ne pouvait pas faire plus court. Dans un sens, ça arrangea Iris qui n'avait pas envie d'un cours sur les idéaux d'Hellson. Il voulait que les choses changent alors que le système actuel fonctionnait très bien. A quand remontait la dernière attaque des mangemorts ? Halloween. C'était loin. Bon après elle était tout à fait d'accord sur la discrimination du sang. Même étant sang pur, elle trouvait encore inadmissible que certaines personnes soient vue comme des « sangs de bourde », des traîtes à leur sang. Après c'était ancré dans certaines mentalités. Mais les choses changeaient peu à peu : les familles de sang pur se faisaient de plus en plus rares et ces mentalités allaient disparaître un jour ou l'autre. Néanmoins, Iris n'eut pas eu le temps d'aller plus loin dans sa réflexion. Quelque chose l'interpella. « Je vous renverrais tous au château dans plusieurs heures ». QUOI ?! Non ce n'était pas possible. IL ne pouvait pas faire ça. Il nous pouvait pas les faire sortir, les laisser mariner au ministère puis leur laisser seulement quelques heures de répit. Alors qu'elle s'était tue jusque maintenant, pressée d'en finir avec cet entretien, Iris ne put se retenir cinq minutes de plus.

« QUELQUES HEURES ? Vous rigolez hein ? S'emporta la jeune fille. Vous nous laissez goûter à la liberté pour quoi au final ? Nous renvoyer au château ? Vous êtes au courant que j'ai une fille apparemment, je sais pas comment vous pouvez le savoir d'ailleurs mais vous voulez que j'accepte ça sans broncher ?! Je sais pas pour Sarah ou Anthony mais moi, je n'ai aucune envie de repartir. Pas maintenant que je suis sortie. »

Iris était prête à exploser tous les objets se trouvant dans la pièce. Elle serrait fortement sa baguette pour s'empêcher tout débordement. Elle ne voulait PAS retourner à Poudlard. Pas maintenant qu'elle était dehors. Elle eut cependant une pensée pour les gens qu'elle appréciait encore à l'intérieur. Des amis comme Kaysa, Jillian, Harry, Eden même et d'autres. Ou sa petite Mable qu'elle aimait tant. Elle les laisserait seuls. Mais c'était peut être un mal nécessaire, non ?

« En fait, je ne comprend même pas pourquoi vous nous avez choisi nous, nous six pour sortir. Vous auriez très bien pu vous pointer au château et donner un cours de « moi, mes idées et votre avenir à mes côtés » à tous les élèves à Poudlard plutôt qu'à trois personnes seulement. »

Hellson leur dit alors qu'ils pouvaient partir tout de suite. Iris hésita. Devait-elle essayer de le convaincre de la laisser rester à l'extérieur ? Laisser le choix aux élèves ? C'était peut être des minutes de perdues avec sa petite Madeleine. Minutes qu'elles n'auraient peut être plus avant un long moment. Hellson avait approché trois objets, des portoloins, sans aucun doute. Un pour chacun. Le plus près d'elle, le sien, était une montre cassé. La montre cassé signifiait-elle quelque chose ? Iris n'avait pas envie de chercher. Et toute cette situation l'énervait. Elle n'avait pas envie d'être ici. Le portoloin lui offrait la possibilité d'être là où elle avait envie d'être. Elle ne voulait même plus se poser de questions en fait et ne pensait même plus que le portoloin pourrait la ramener à Poudlard. Une chance sur deux de revoir sa fille, l'espace d'un instant, s'assurer qu'elle va bien. Cette chance, elle allait la saisir. Elle n'avait plus envie de se battre. Iris s'avança alors vers sa montre.

« J'ai plus rien à faire ici, je m'en vais. Sarah, Anthony, bonne chance si vous restez avec ce malade »

Voilà son opinion sur Hellson désormais. Elle aurait pu le remercier de l'avoir fait sortir, elle l'aurait fait d'ailleurs s'il n'avait pas précisait que ce n'était que pour quelques heures. Tant pis pour les bonnes manières, elle ne voulait pas perdre une seconde de ces précieuses heures à venir. Elle toucha le portoloin qui l'emmena directement devant chez elle. Iris balança l'objet dans la rue et courut à l’intérieur de la maison, un objectif en tête : voir sa fille.
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Lun 30 Avr - 15:51

SARAH BLACK

Sarah avait l'impression de devenir dingue. Elle avait été dépassée par tous les évènements, depuis qu'elle avait disparu du couloir du château où elle marchait pour réapparaître en plein dans le hall du Ministère de la Magie. Elle n'avait rien eu le temps de faire, rien eu le temps de dire, rien eu le temps de penser : les évènements s'étaient enchaînés à une vitesse hallucinante. Elle avait eu le temps de dévisager les cinq autres élèves qui se trouvaient en sa compagnie : qu'avaient-ils en commun, tous, entre Malefoy, Greenwood, Deschanel, Goldstein, Prescott et elle ? Pourquoi eux ? Pourquoi avaient-ils pu soudain sortir du château, alors que le huis clos durait depuis des mois ? Naïvement, elle avait espéré que les autorités, ou même que ses parents, avaient enfin trouvé le moyen de tous les sortir de là. Mais il lui est apparu bien vite que non, en vue de la surprise et de l'effervescence qui s'en était suivie dans le hall... Puis ils avaient tous été menés en salle d'interrogatoire. Sarah était restée silencieuse, ne sachant que penser. Elle se sentait à la fois frustrée et enfiévrée. Elle avait envie de courir chez elle, de voir sa mère, son père. Elle n'avait pas envie de rester ici. Mais elle pensait à son frère. Qui n'était pas là. Et aussi à Neville, à Harry, à Tom. Elle n'aimait pas l'idée de laisser derrière elle tous ceux qu'elle aimait.

Puis l'attaque des mangemorts étaient tombée alors qu'on les changeait de salle d'interrogatoire et encore une fois, Sarah fut dépassée par les évènements. Se retrouver plongé pour la première fois dans une véritable bataille, c'est terrifiant. Voir des avada kedavra fuser au-dessus de vos têtes... Sarah s'était pourtant repris, à grand mal, mais n'avait pas eu le temps de lancer le moindre sort : la voilà à nouveau qui disparaissait pour réapparaître ailleurs, cette fois dans une petite maison modeste qu'elle ne connaissait pas, et en compagnie d'Iris et d'Anthony seulement. La main crispée sur sa baguette, elle avait porté un regard méfiant sur l'homme qui les accueillit. Elle ne le connaissait absolument pas mais fut terriblement choquée lorsqu'elle l'entendit se présenter en tant qu'Hellson. Alors c'était LUI ? C'était lui l'homme responsable de tout ça ? C'était lui qui leur faisait vivre un cauchemar depuis des mois ? C'était lui qui avait décidé de foutre le bordel dans le monde magique sans raison ? C'était lui qui les avait privés de leurs familles ? C'était lui, l'homme qu'elle haïssait désormais plus que tout au monde ? Elle ne s'était pas attendue à l'avoir en face d'elle si rapidement, comme ça, sans prévenir. C'est ce qui expliqua sûrement son silence stupéfait et ses yeux quelques peu écarquillés. Elle le dévisagea, le trouvant un peu jeune pour être l'homme le plus recherché du pays. Elle haït cette décontraction assurée qui émanait de lui, comme s'il croyait tout savoir. Non, vraiment, c'étai définitif, elle le détestait.

Elle prit la conversation un peu en route, l'esprit ailleurs. Elle se foutait bien de ce que ce type pouvait avoir à leur dire : elle, tout ce qu'elle voulait, c'était lui lancer des sorts à la figure, le faire payer, le forcer à lever le sort. Elle crispa davantage sa main sur sa baguette, d'ailleurs, mais se reprit rapidement. Elle était assez saine d'esprit pour savoir que ce serait plus du suicide qu'autre chose et qu'il fallait qu'elle se force à réfréner cette impulsivité qu'elle tenait de son père... Non, il fallait qu'elle se montre prudente. Ce qui n'était pas chose aisée, surtout lorsqu'elle sentit le regard d'Hellson sur elle. Il respectait le fait que tout le monde ne partageait pas ses idéaux, hein ? Se moquait-il d'elle ? Si seulement il savait à quel point elle rêvait de le voir croupir à Azkaban, oui ! Pour qui se prenait-il ? Il n'était qu'une version édulcorée de Voldemort, un nouveau tyran à sa manière qui essayait d'imposer sa vision au monde. Mais sa vision, Sarah ne la voulait pas. Elle avait toujours été bornée et sa famille, depuis longtemps, était proche de Dumbledore : de ce fait, elle ne s'imaginait pas dans un autre camp que celui du directeur de Poudlard.

Sarah ouvrit la bouche pour lui expliquer sa façon de penser mais elle fut doublée par Iris. Celle-ci s'insurgeait du fait qu'Hellson ne semblait avoir prévu que quelques heures de liberté pour eux... Sarah ne pouvait que la comprendre. Elle aussi refusait de retourner au château, pas tout de suite en tous cas, pas tant que le sort était encore en place. Tout ceci avait assez duré ! Elle fusilla l'homme du regard, comme pour marquer le fait qu'elle partageait l'avis de la blonde.

- Comme si quelqu'un avait envie d'écouter un discours venant de lui, ricana-t-elle en réponse lorsque la Poufsouffle incendia Hellson en lui disant qu'elle ne comprenait pas pourquoi il leur expliquait tout ça qu'à eux trois. En vérité, l'idée que cet homme vienne au château tel un roi de pacotille pour leur expliquer à tous tranquillement ses idées... Non, vraiment, c'était une idée qui la révoltait. Qu'il essaye donc. Elle ferait partie des élèves qui lui lanceraient des choses à la figure et qui lui feraient regretter d'avoir pointé le bout de son nez. Elle eut un froncement de sourcils en voyant Iris disparaître avec un des portoloins : comment être sûr que ce Hellson allait les envoyer chez eux, et pas dans un piège ? Elle ne lui faisait absolument pas confiance mais en même temps, elle ne désirait pas rester en sa compagnie. Elle l'assassina à nouveau du regard. Vous voulez que le monde change, aboya-t-elle, mais c'est aussi ce que Voldemort veut ! Vous ne semblez pas si différent de lui, si ce n'est que vous ne dites pas les choses clairement ! Vous me faites pitié. J'espère que vous allez recevoir le baiser du détraqueur. Je n'ai rien à faire de toutes vos idées, je ne rêve que d'une chose, que tout le monde s'allie comme vous le désirez mais juste pour vous faire tomber... Elle serra le poing autour de sa baguette et s'approcha des portoloins, ne pouvant s'empêcher d'y jeter un coup d'oeil méfiant. Je ne veux pas rester une seconde de plus ici. Je ne vous fait même pas confiance pour ces portoloins... Néanmoins, elle savait qu'elle allait prendre le risque quand même. L'idée qu'elle puisse donner l'impression de lui faire confiance quand même quelque part la révoltait mais avait-elle vraiment le choix ? Elle jeta un coup d'oeil à Anthony, comme pour voir ce qu'il allait faire. Anthony ? Elle aurait été plus rassurée si lui aussi agrippait un portoloin en même temps qu'elle. Elle adressa un dernier regard à Hellson. La prochaine fois que vous déciderez de jouer au con et d'en faire profiter tout le monde, laissez les personnes qui n'ont rien demandé tranquilles ! Puis après une profonde inspiration, elle s'empara du portoloin et disparu. Plus que ses envies de vengeance, plus que son envie d'en découdre avec cet homme, plus que son envie de conflit... elle avait terriblement envie de revoir sa famille.
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Anthony Goldstein
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Mer 2 Mai - 0:51
Anthony écouta Hellson jusqu’au bout sans l’interrompre et sans faire de commentaire. Ce n’était pas le moment de perdre encore plus de temps ; après tout, c’était bien lui qui venait d’exiger de la part de l’anarchiste un minimum de concision. Il écouta sans broncher les indignations d’Iris et de Sarah, ses méninges tournant toutefois à plein régime.

Hellson fit alors parvenir devant eux trois objets un peu particuliers, du fait même qu’ils étaient tout sauf particuliers à la base. Une bouteille d’eau vide, une montre cassée et une balle de tennis. De tels objets dans le monde de la sorcellerie ne revêtaient souvent qu’une signification : ces objets devaient être des Portoloins. Hellson confirma sa théorie, leur assurant que ces objets les ramèneraient chez eux et qu’ils ne pouvaient rien faire d’autre que le croire sur parole là-dessus. Anthony ne s’approcha pas du sien, la balle de tennis.

Iris quitta la salle la première après leur avoir souhaité bonne chance à Sarah et lui dans le cas où ils décidaient de rester et avoir insulté une dernière fois Hellson au passage. Elle empoigna la montre et disparu aussitôt. Anthony la comprenait. Elle avait une fille à voir. Quant à Sarah, à peu de choses près, elle imita Iris. Au moment de saisir son Portoloin, elle se tourna vers lui :

« Anthony ? »
« Désolé Sarah, mais je reste ici. »

Sa réponse était peut-être surprenante, mais Anthony avait ses raisons, que Sarah ne chercha pas à entendre. Insultant également Hellson au passage – un peu plus violemment qu’Iris d’ailleurs- elle disparut. Resté seul avec Hellson, Anthony estima qu’il était temps pour lui de justifier son comportement.

« Je n’ai pas l’intention de partir avant d’être certain que les autres sont sains et saufs. »

Par « les autres », il entendait surtout Pandora, inutile de le cacher. Son entêtement était peut-être stupide, mais il avait besoin de se sentir utile, de faire quelque chose pour l’aider. Pourtant, si Hellson réussissait son sortilège, les trois élèves aux mains des Mangemorts seraient directement renvoyés à Poudlard - s’il avait bien compris- et il aurait eu tout le loisir de vérifier si Pandora allait bien au moment où lui-même serait de retour là-bas. Mais il y avait aussi la possibilité, sait-on jamais, que la plan de l'anarchiste échoue, et sans ce cas il voulait être là, et être au courant, pour pouvoir agir en conséquence.

« Je ne sais pas quel genre de sort vous utilisez, mais je peux donner un coup de main si nécessaire. »

Il avait bien conscience qu’Hellson risquait de lui rire au nez. Les sortilèges qu’il utilisait étaient de toute évidence extrêmement complexes, et sûrement pas à la portée d’un simple élève. Mais il se devait de tenter sa chance. Et après tout, ce n’était pas non plus comme s’il était né de la dernière pluie : il était étudiant en dernière année et était un des meilleurs élèves de Poudlard. Peut-être pas aussi bon qu’Hermione Granger, mais il faisait au moins partie des meilleurs de Serdaigle.
Une autre idée, peut-être encore plus stupide, germait dans son esprit. S’il assistait –même sans participer- au sortilège d’Hellson, il aurait peut-être l’occasion de voir quel type de sort il utilisait et comment celui-ci fonctionnait. D’abord par pure curiosité, ensuite parce que cela faisait des semaines qu’il passait en vain à chercher un moyen de rompre le charme qui les emprisonnaient dans le château avec d’autres élèves de l’école sans qu’aucun d’entre eux n’ait réussi à ne serait-ce que comprendre la façon dont fonctionnait le sort, ce qui ne leur laissait donc aucune chance d’élaborer une ébauche de contre-sort. Anthony faisait de la magie depuis suffisamment de temps pour savoir qu’essayer tout et n’importe quoi au hasard portait rarement ses fruits. La magie était affaire de précision. Alors si jamais il pouvait apercevoir à travers ce sort un élément, n’importe quoi, le moindre détail qui aurait pu l’aider à comprendre ce qui leur échappait dans la magie d’Hellson, il devait saisir l’occasion. Certes, il avait sans doute autant de chances de comprendre les pouvoirs d’Hellson qu’il en avait de comprendre ceux de Dumbledore, mais qui ne tente rien n’a rien.

« Une fois que les autres seront en sécurité, je prendrai ce Portoloin et j’irai voir ma famille. »

Après quelques secondes de silence, il ne put néanmoins s’empêcher d’ajouter :

« Que vous défendiez des idéaux, c’est bien beau, mais je ne sais pas si vous vous rendez compte de la pagaille que vous causez. Vous avez bien vu Iris, non ? Vous ne pensez pas que la situation à Poudlard a assez duré ? Nous enfermer dans un château entre élèves, en laisser six sur des centaines sortir pour quelques heures, à quoi ça rime ? Ça ne sera pas suffisant pour prouver votre bonne volonté aux yeux des élèves et de leurs parents, si c’est ça que vous voulez prouver bien sûr. Pour avoir vécu la situation au premier plan, je peux vous dire que c’est un miracle si aucun élève au château n’est gravement blessé, ou pire, avec tout ce qu’il s’est passé. La moitié ne sont que des enfants, et l’autre ne peut pas avoir les yeux partout, surtout quand une bonne partie est assez immature ou cinglée pour se prendre pour des tyrans en herbe. Vous disiez plus tôt que vous avez bien fait de nous enfermer vu la manière dont les Mangemorts sont si facilement parvenus à nous atteindre, mais tout ça s’est déroulé au Ministère, pas à Poudlard avec Dumbledore comme directeur où ça n’était encore jamais arrivé et où ça ne le serait sûrement jamais s’il était encore là-bas . Quel que soit votre plan d’origine, je n’ai pas l’impression que ça marche. Pour être l’anarchie, c’est l’anarchie, d’accord, mais les idées qui l’accompagnent sous la surface n’ont pas l’air d’avoir traversé le dôme magique que vous avez si bien su mettre en place. »

Il s’était tu pendant tellement longtemps, alors qu’Hellson, Iris et Sarah exprimaient le fond de leur pensée, que le faire à son tour était source de grand soulagement. Il avait dit ce qu’il avait à dire et s’il ne comptait pas entrer dans un débat qui ne ferait que leur faire perdre du temps, il espérait tout de même, tout au fond de lui, que ses paroles ne tomberaient pas dans l’oreille d’un sourd. Après tout, cette histoire avait assez duré, et il fallait mettre un terme à cette folie avant qu’il ne soit trop tard. Il était assez ironique de penser qu’Hellson avait peut-être choisi le mauvais frère : si Jared avait été à sa place, il aurait sûrement été très intéressé par les idées et la façon de faire du mage, même si Anthony lui-même ignorait que son frère cadet était pro-anarchiste.
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Darren O. Hellson
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Dim 6 Mai - 1:25
Hellson croisa tranquillement les bras lorsque le premier éclat s'éleva. Il ne fut pas vraiment étonné de voir que la première personne à s'indigner du fait qu'il ne leur laissait que quelques heures de liberté était Iris Prescott. Après tout, si elle donnait l'image d'une élève gentille, calme et mesurée, elle restait une mère, et les mères étaient réputées pour devenir féroces lorsqu'il était question de leur enfant, généralement. Un peu comme des tigres qui se réveillent. Il ne pouvait pas lui en vouloir et ne pouvait à vrai dire que la comprendre mais quelque part, tout de même, il fut agacé. Les enfants, de nos jours, ne pouvaient-ils pas se montrer un peu plus reconnaissants ? Il aurait pu tout aussi bien les laisser au château et ne leur offrir aucune chance de revoir leur famille jusqu'à ce qu'il décide de lever le sort. Mais il avait décidé de leur offrir cette chance (d'accord, avec un intérêt par derrière dont il n'avait révélé la teneur à personne encore) et ils trouvaient encore le moyen de se plaindre... M'enfin bon, ils en avaient le droit le plus légitime, cela, même Hellson pouvait le concevoir.

« Je tiens quand même à signaler que sort lancé sur le château ou non, à la base, vous, les élèves, vous ne voyez vos familles que deux fois dans l'année : lors des vacances d'été et des vacances d'hiver, commenta-t-il d'une voix calme, un peu lasse peut-être dans le fond. Alors d'accord, ce n'est pas du tout la même situation ici vu que toute communication est coupée et que cela vous pèse forcément mais franchement... Je ne compte pas vous garder au château in eternam, hein. J'aurais pu tout aussi bien ne pas vous faire sortir, vous six, mais je l'ai fait. Après, que cela vous enchante ou au contraire, vous dégoûte, et bien... C'est à vous de voir. Je vous offre du temps. Certes pas beaucoup, mais à vous de choisir de le gaspiller ou non. »

Il jeta un regard entendu à Iris, comme s'il devinait d'avance quelle solution elle allait choisir entre perdre du temps à lui cracher à la figure ce qu'elle pensait ou saisir l'opportunité qu'elle avait de revoir sa fille. Et cela ne tarda pas à se confirmer : bien vite, elle salua ses deux compagnons en trouvant le moyen de le traiter de malade au passage (non mais franchement !) et s'empara du portoloin sans hésiter. Hellson le savait, elle devait d'ores et déjà se trouver devant chez elle. Il ne fut pas vraiment étonné de voir Sarah Black enchaîner, encore plus virulente qu'Iris Prescott, pour lui cracher toute sa colère à la figure. Et encore, Darren fut étonné. Il s'était attendu à plus de violence de sa part encore. À vrai dire, il se l'était même imaginée essayant de l'attaquer. Il savait que la jeune fille le détestait cordialement et cette idée l'amusait : c'était d'ailleurs une des principales raisons qui avait fait qu'il l'avait choisie pour faire partie des six. Il ne l'interrompit pas une seule fois, se contentant de l'écouter jusqu'à ce qu'elle s'en aille à son tour, réfrénant difficilement un sourire. Si tout le monde, au château, arrivait à se lier dans l'unique but de le faire tomber... Ce serait déjà tellement beaucoup. Dans un sens, ce serait pas plus mal.

Il porta un regard curieux sur l'unique garçon du trio, qui avait annoncé calmement à Sarah Black qu'il restait ici. Il ne s'était pas vraiment attendu à ça. Mais c'était ça qui l'avait intrigué dans le profil d'Anthony Goldstein : un garçon sans histoire, carré, préfet, propre sur lui... Mais il fallait toujours se méfier de l'eau qui dort, et sous ses airs tranquilles, Anthony détenait visiblement une forte personnalité en éveil. Hellson ne connaissait pas les relations qu'il entretenait avec les trois autres (soit Malefoy, Greenwood et Deschanel), mais visiblement, il devait s'y être attaché pour désirer à ce point les savoir en sécurité. C'était surprenant et Hellson aimait ça. Il l'écouta tout du long sans broncher, le fixant d'un regard intrigué. Il eut un très léger sourire en coin lorsque le jeune homme lui proposa de l'aide au sujet du sort, mais ne tint pas à lui faire remarquer tout de suite que ce serait sûrement inutile et hors de la portée d'un adolescent de dix-sept ans. Il l'écouta plutôt exposer son avis au sujet de tout ce que Hellson avait mené ces derniers temps, et ce dernier du lui concevoir une analyse pertinente et objective sous tous les points. Il eut un hochement de tête pensif, décroisa les bras et fit quelques pas dans la pièce.

« C'est entendu. Tu peux rester ici, jusqu'à ce que j'ai retrouvé les autres, si tu le veux tellement. Mais sache que ça risque de prendre toute la nuit, et que je risque de les renvoyer aussitôt au château en même temps que vous à ce moment-là si jamais les mangemorts leur tiennent trop la grappe. Tu risques donc de louper ta chance de voir ta famille. »

Il l'interrogea du regard, comme pour voir si cela lui poserait problème. Il avait entendu dire que le grand-père Goldstein avait une relation assez houleuse avec ses petits-fils, mais si Darren se souvenait bien, cela concernait surtout le plus jeune, resté au château.

« Pour le sort, je doute que tu puisses m'aider. Mais c'est toujours gentil de proposer. »

Il eut un sourire en coin puis s'éloigna le temps d'ouvrir le tiroir d'une commode et en sortir un rouleau de parchemin. Il attrapa une plume et un encrier abandonné sur une étagère puis se servit du rebord de fenêtre comme pupitre pour rédiger une missive à l'intention du Ministre de la Magie en personne. Il y expliqua clairement qu'il avait avec lui Iris Prescott, Sarah Black et Anthony Goldstein, et qu'il les avait renvoyés dans leur foyer, pour que les autorités sachent où les trouver pour les protéger. Avec un plaisir évident, il dénonça leur incompétence et pour les provoquer, lancer l'idée qu'il allait se lancer à la recherche des trois disparus lui-même puisque de toute évidence, le Ministère n'était même pas capable de gérer une attaque de mangemorts et de garder six adolescents plus de quelques heures. Il le savait, de cette façon, le Ministère lancerait aussitôt tous ses effectifs à la recherche des trois élèves enlevés. Avec les aurors à leur trousse et lui-même, les choses pourraient être réglées dans la nuit.

« Le Ministère va se lancer à leur recherche, c'est certain. Avec moi en plus, on risque de les trouver plus rapidement. Tu peux rester jusqu'à ce que je les localise, si tu le souhaites, puis prendre ton portoloin et me laisser m'occuper de la suite. Je ne compte pas les laisser. À toi de voir. »

Il ajouta un point final à sa lettre et roula le parchemin avant de le glisser dans la poche de son jeans. Il l'enverrait à Siméon ou à Adeline plus tard pour qu'un des deux puisse le déposer incognito sur le bureau même d'Angela Dawson – Hellson aimait la théâtralité de la chose.

« Pour ce que tu disais... ajouta-t-il assez distraitement ensuite, le regard perdu dans le vague une seconde. Bien sûr que je suis conscient de la pagaille que j'ai provoqué. Bien sûr que je sais que vous n'allez pas tous avancer main dans la main du jour au lendemain, tous autant que vous êtes, et que vous ne le ferez même jamais. Et bien sûr que je sais également que mes idéaux sont loin, très loin d'être partagés par la masse. Néanmoins... »

Il fit quelques pas vers la porte ouverte qui menait aux escaliers puis s'arrêta, le temps de se tourner vers Anthony.

« Néanmoins, tout se passe comme je l'ai prévu. Je ne cherche pas à joindre tout le monde à ma cause. Juste ceux qui s'en montrent capables. »

Il s'avança encore de quelques pas puis la main appuyée sur l'encadrement de la porte, il eut un sourire énigmatique et eut un signe de tête dans sa direction.

« Tu m'excuseras mais pour ce qui est de lancer les sorts nécessaires à la localisation de tes amis, je préfère m'isoler. J'ai besoin de concentration. Tu as de la bière dans le frigo, si ça t'intéresse. »

Il avait lancé suffisamment de sorts de protection sur la maison, son repère temporaire de ces quelques jours, pour savoir qu'Anthony ne risquait strictement rien en restant ici. Et même s'il décidait de jouer les fortes-têtes (ou les idiots) en sortant par la porte d'entrée pour courir dans la rue, Hellson le repérerait dans l'instant. Mais il ne s'inquiétait pas pour cela. Non, ce qu'il craignait plutôt chez quelqu'un comme Anthony Goldstein, c'était l'intelligence. Et l'idée de fouiller pour découvrir quelques choses intéressantes sur quelqu'un comme le leader anarchiste, aussi... Mais Hellson n'était pas vraiment du genre à transporter toujours avec lui toute sa vie, tous ses papiers, tous ses dossiers et tous les manuscrits que lui avait transmis Siméon. Non, au contraire, il conservait tout ça en sécurité, justement dans le manoir secret de son ami et mentor, donc bon.

Après un dernier signe de tête adressé au garçon, Hellson disparut dans les escaliers. Une longue nuit l'attendait. Une nuit pour localiser des adolescents cachés dans la demeure certainement protégée d'un ou plusieurs mangemorts, une nuit pour les en faire sortir sans physiquement intervenir, une nuit pour doubler le Ministère à un cheveu et une nuit pour mettre fin à tout ce qu'il venait à peine de lancer. Mais à vrai dire, il avait eu les réponses dont il avait eu besoin. Et au pire, s'il en avait la possibilité, il pourrait toujours accorder le plus de temps possible aux élèves avec leurs familles avant de les renvoyer à nouveau au château.



darren
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Anthony Goldstein
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Ven 11 Mai - 17:16
Et voilà qu’Hellson se mettait à sourire… Anthony fronça légèrement les sourcils, se demandant quelle partie de sa tirade exactement avait déclenché cette réaction amusée chez le mage anarchiste. Venait-il de passer pour un imbécile en lui proposant de l’aide ? Ne pas connaître les pensées de son interlocuteur le frustrait quelque peu. Anthony détestait qu’on le prenne pour un imbécile. Hellson accepta de le voir rester là jusqu’à être certain que Pandora aille bien, l’avertissant tout de même que le processus risquait de prendre toute la nuit et qu’il allait peut-être rater l’occasion de voir sa famille.
Mais Anthony avait dix-sept ans, pas douze. Il avait l’habitude de ne pas voir ses parents, et ce qu’il voulait avant tout, c’était de les savoir rassurés sur le sort de leurs enfants. Il souhaitait simplement qu’ils ne soient pas trop inquiets. Tout ce qu’il fallait, c’était qu’ils soient informés de la situation. Et pour ce faire, il avait une idée en tête. Quant au reste de sa famille… Eh bien, Leah était à Poudlard, ainsi que Jared avec qui il ne s’entendait pas de toute façon, et il avait déjà aperçu son grand-père plus tôt alors que ce dernier était précisément la personne qu’il aurait préféré éviter.

« Ça ne me pose pas de problème. Je leur laisserai une lettre. »

Hellson lui indiqua ensuite que son aide pour le sort serait superflue, ce qui frustra encore un peu plus Anthony qui, apparemment, venait en effet de passer pour un abruti en la lui proposant. Oh, et puis merde ! De toute manière, il y avait déjà de grandes chances pour que son comportement général en ce moment-même soit digne du plus grand idiot de tous les temps : si tout se passait bien, les autres rentreraient au château, puis il le ferait à son tour et tout ce remue-ménage n’aurait servi à rien. Mais tant pis, il ne regrettait en rien sa décision : mieux valait passer pour un débile que pour un pleutre.

Anthony observa attentivement l’anarchiste rédiger une lettre et la glisser dans sa poche. Il lui précisa que le Ministère se lancerait sûrement à la recherche des autres et qu’avec ses propres efforts combinés, l’histoire devrait être réglée dans la nuit. Il ne réagit pas à cette remarque, se contentant d’afficher un air ferme voué à démontrer qu’il ne comptait pas changer d’avis. L’air distrait, Hellson admit qu’il se doutait bien que toute la population de Poudlard ne se convertirait pas à ses idéaux, puis ajouta en le regardant dans les yeux que son plan fonctionnait toutefois très bien. Mystifié, Anthony le contempla d’un air interdit. Qu’est-ce qu’il entendait par-là ? Il se déroulait beaucoup de batailles à Poudlard, mais à part quelques cas isolés d’élèves qui n’hésitaient pas à sortir du placard à balai et à afficher haut et fort leur support à Hellson, on n’y avait pas encore aperçu de clans pro-anarchie. Des bandes de Serpentards qui semaient la zizanie, la petite brigade de Kingfell qui souhaitait restaurer l’ordre à sa façon un peu particulière, la brigade anti-Kingfell, des dizaines de gamins en roue libre, mais pas d’armée réunie sous la bannière d’Hellson. Quoique, après tout, Hellson était connu pour agir dans l’ombre. L’imagination d’Anthony déborda quelque peu : et si en réalité, les élèves partisans d’Hellson étaient plus nombreux qu’on le ne pensait et qu’ils tenaient déjà des réunions secrètes entre eux au sein du château ? Et si c’était le cas, est-ce que c’était vraiment important ? Autant un groupe de Mangemorts en herbe était inquiétant, puisqu’il était plus ou moins question de vie ou de mort dans ce cas, autant un groupe d’anarchistes en herbe, Anthony ignorait quelles en seraient les conséquences. Il devait pourtant y en avoir, si Hellson tenait tant au plan qu’il avait mis en place à Poudlard et s’il était capable de s’attirer le mécontentement de tous les autres camps à cause de ses agissements. Ces élèves pro-anarchistes prendraient-ils vraiment une importance de taille dans le monde de la magie à la sortie de l’école ? Y avait-il réellement une chance qu’ils puissent changer l’ordre établi de quelque façon ?

Anthony sortit de sa réflexion lorsqu’Hellson lui indiqua qu’il avait besoin de s’isoler pour exécuter son sort et disparut dans les escaliers. Le Serdaigle se rembrunit, déçu de ne pas pouvoir le suivre et l’observer. Il n’apprendrait rien de plus de l’anarchiste aujourd’hui, visiblement, et encore moins sur sa magie. Avec un soupir, il se dirigea vers le tiroir qu’Hellson avait ouvert plus tôt. Il en sortit à son tour un rouleau de parchemin vierge, de l’encre et une plume et rédigea rapidement quelques mots.


    Maman, Papa,

    Je vous écris du salon d’Oswald Hellson. Pas de panique, je vais bien. Nous allons bien. Leah et Jared sont encore au château, mais j’ai pu sortir quelques heures, comme le Ministère vous l’a sans doute appris. Je crois qu’Hellson voulait montrer sa bonne volonté en faisant ça, mais les Mangemorts sont intervenus au Ministère, où nous avions atterrit, et deux de mes amies ont été enlevées à cause, je crois, de leurs liens familiaux avec eux. Hellson a téléporté le reste d’entre nous jusque sa planque pour nous proposer de nous renvoyer chez nous voir nos familles, mais j’ai refusé. Je veux être sûr qu’il fera en sorte que tout s’arrange pour mes amies. J’espère que vous comprendrez. Si j’ai le temps, je passerai à la maison. Si vous ne me voyez pas, c’est que je suis rentré à Poudlard avec les autres. Je n’ai pas l’impression qu’Hellson va nous garder au château cet été, on se revoit donc comme prévu en fin juin, peut-être même avant s’il y a du changement.

    Anthony.



Il relut distraitement la missive, s’attardant sur la dernière phrase. Il n’était pas du tout certain de ce qu’il avançait là, mais si ça pouvait rassurer ses parents, ça irait. Il espérait quand même avoir raison.

Après tout, Hellson avait bien dit qu’il ne les garderait pas au château indéfiniment.

Il roula le parchemin et le garda dans une main, l’autre tenant toujours sa baguette, au cas où. Puisqu’aucun hibou ne semblait être perché où que ce soit dans la maison, il devrait sans doute demander à Hellson de transmettre la lettre à sa place s’il n’avait pas le temps de prendre le Portoloin. Il aurait préféré pouvoir l’envoyer sans lui demander son concours, histoire d’être certain sur cette lettre arriverait à bon port, mais il n’avait pas vraiment le choix.

Il passa les minutes suivantes à tourner en rond dans la pièce, observant d’un peu plus près tout ce qu’il voyait et ne trouvant rien qui ne soit digne d’intérêt. Il tendit l’oreille pour essayer de déterminer ce qu’Hellson trafiquait, sachant bien que des bruits au plafond ne l’aideraient absolument pas à comprendre quoi que ce soit à la magie d’Hellson. Allait-il vraiment rester planté là sans rien faire ? Peut-être devrait-il se faufiler à l’étage et regarder le mage exécuter son sortilège à son insu… A moins que sa présence ne fasse tout capoter. Il n’avait aucun moyen de savoir si Hellson l’avait laissé derrière parce qu’il ne voulait pas être espionné ou parce qu’il avait vraiment besoin de concentration… De dépit, Anthony s’approcha du frigo, hésita une seconde, l’ouvrit, s’empara d’une bière et se laissa choir dans un fauteuil.

Après tout, Hellson avait également bien dit qu’il pouvait se servir si ça l’intéressait.

Et franchement, il n’avait rien de mieux à faire pour le moment.

Il n’avait tellement rien de mieux à faire qu’il finit même par sommeiller, sa bouteille désormais vide lui glissant peu à peu des doigts.
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Darren O. Hellson
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Jeu 17 Mai - 23:28
Le jeune Goldstein ne semblait pas plus perturbé que cela à l'idée de ne pas revoir sa famille. Il annonça simplement qu'il leur écrirait une lettre. Hellson pouvait comprendre ce genre de comportement. À vrai dire, il trouvait même ça louable. Et puis après tout, n'était-il pas légitime de s'inquiéter pour ses amis ? Peut-être qu'Anthony s'était étroitement lié d'amitié avec un des enfants de mangemorts kidnappé, et cela expliquerait beaucoup de choses. C'était tout à fait son droit de faire ce choix-là, en tous cas, et Darren n'éprouvait pas du tout inquiétude en sachant qu'il y avait quelqu'un dans sa planque du moment alors qu'il allait lancé des sorts compliqués dont lui seul (et la famille MacFly ainsi que quelques privilégiés) avait le secret. Après tout, ce n'était qu'un gosse, dans ce salon. Certainement très intelligent et à ne pas sous-estimer, vu qu'il était un brillant élève de Serdaigle, mais il restait tout de même un adolescent de dix-sept ans.

Une fois en haut, Hellson s'enferma à clé dans une des chambres. Avec sa baguette, il ouvrit une espèce de cachette dissimulée dans les lattes du parquet et une boîte en sortit, laquelle contenait quelques vieux parchemins que l'anarchiste eut tôt fait d'étaler de manière organisée sur le lit. Il resta silencieux et inhabituellement concentré, les yeux passant d'un parchemin à l'autre pour se remémorer quelques incantations complexes. Ce serait compliqué, il le savait. Mais à sa portée. Le défi résidait plutôt dans le fait d'arriver avant les autorités du Ministère. Car ce serait beaucoup plus amusant ainsi.

Il lui fallut une bonne demi-heure pour réussir à les localiser. La première étape n'était pas si difficile en soi, pour lui, mais il savait que le plus dur restait à venir. Le manoir des Lestranges, rien que ça... Elle était truffée de sorts de protection tous plus tordus les uns que les autres, cette baraque. Génial. Hellson attrapa une plume et un bout de parchemin qui traînait pour rédiger une courte missive à un de ses plus fidèles alliés. Il avait besoin d'aide sur place, pour évaluer un peu tout ça et lui ouvrir une brèche.

Il redescendit dans le salon dans l'intention d'envoyer tout ça. Il savait que s'il posait du miamhibou sur le bord de la fenêtre, un des hiboux qui restait fidèle aux anarchistes allait bientôt arriver. Il y en avait un qui traînait toujours dans le coin. Darren haussa un sourcil en voyant Anthony assoupit dans un fauteuil, sa bière en main. L'image lui arracha un sourire aussi amusé que compréhensif et il prit garde à ne pas se montrer trop bruyant pour ne pas le réveiller. Il alla ouvrir la fenêtre et avisant le bout de parchemin posé sur la table, il s'en approcha. C'était la lettre qu'Anthony avait écrit à sa famille. Bien, il n'avait qu'à l'envoyer en même temps que sa missive. Attrapant la plume abandonnée, Hellson ajouta un PS dans cette dernière pour demander au destinataire d'envoyer un hibou anonyme à l'adresse des Goldstein. Ils recevraient bien cette lettre de leur fils aîné. Lorsque le hibou arriva, Darren accrocha les deux parchemins à sa patte et le laissa repartir bien vite. Il ferma la fenêtre, coula un regard sur Anthony pour voir s'il dormait encore, puis remonta à l'étage ensuite.

Il lui fallut encore une demi-heure avant de réussir à atteindre l'esprit d'un des trois élèves. Celui de Pandora Deschanel, juste parce qu'elle se trouvait être la plus désemparée des trois à l'instant où il lança ce sort à distance particulier. Il découvrit ainsi ce qu'on lui faisait subir et il jugea plus judicieux de lui proposer une illusion, qu'il mit en place une dizaine de minutes plus tard, pour lui imposer l'image de son fidèle ami Frederick Harrison et lui expliquer ainsi qu'on lui faisait croire des choses qui ne le sont pas. Hellson avait toujours trouvé les pratiques des mangemorts trop tordues et sans morales. Ces gosses ne méritaient pas ça.

Une heure plus tard, il reçut un courrier qui l'informa que plusieurs anarchistes étaient sur le coup. Mais créer une brèche dans les sorts de sécurité qui entouraient le manoir Lestrange n'allait pas être une mince affaire.

Il alla tenir compagnie à Anthony à son réveil et l'informa du suivi des opérations. Pour le moment, il fallait attendre. Il lui précisa d'ailleurs qu'il avait également envoyé sa lettre à bon port. Il ne chercha pas à aller plus loin, se contentant de le tenir au courant et de répondre à ses questions. Il prit une bière aussi.

Trois heures plus tard, le message tant attendu arriva. Hellson ne perdit pas une seconde de plus et alla de nouveau s'enfermer dans la chambre à l'étage. C'était là que le sort le plus complexe entrait en scène, et il lui faudrait malheureusement du temps pour arriver à terme. Encore plus alors qu'il avait prévu de le rendre plus compliqué encore en démantelant le groupe.

Une demi-heure plus tard, en plein milieu d'un bal qui avait été donné dans le manoir en l'honneur du retour des enfants prodiges qu'on n'avait pourtant pas hésité à torturer pour les interroger à leur arrivée, Drago Malefoy, Jesse-Rose Greenwood et Pandora Deschanel disparurent soudainement.

En retournant au rez-de-chaussée, Hellson informa Anthony qu'il pouvait dès à présent prendre son portoloin pour rejoindre sa famille et profiter de quelques heures de répit, à moins qu'il ne désire être renvoyé au château tout de suite. Hellson pouvait se permettre d'offrir quelques heures supplémentaires à Iris Prescott, Sarah Black et lui, juste parce qu'il se doutait que les autorités du Ministère veillaient au grain autour de leurs maisons, pour surveiller tout mouvement suspect. Ils ne craindraient sûrement pas une attaque de mangemorts vengeurs pendant la nuit. Mais mieux valait ne pas courir le risque plus que quelques heures.

Le lendemain matin, les trois élèves restants disparurent à leur tour sans prévenir pour réapparaître dans le château toujours sous huis-clos.

Et c'était fini.

[SUJET CLOS]



darren
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