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Rien n'est définitif avant la fin ~ Pv Pando

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Sam 4 Fév - 20:41
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Rien n'est définitif avant la fin ~ Fred & Pando

    Il était encore tôt et les couloirs semblaient plutôt désert. Aucun bruit de pas, en tout cas aucun bruit ne filtrait à travers la porte. Frederick venait d'émerger depuis peu de temps et il avait mis quelques secondes à comprendre où il se trouvait : la chambre d'une charmante demoiselle avec laquelle il venait de passer la nuit et dont il ne se souvenait même pas du nom. La Créature était quant à elle toujours endormie à ses côtés. Un tortueux mal de crâne lui battait les tempes, lui rappelant douloureusement les excès de la vieille. Il tenta péniblement de se concentrer afin de faire ressurgir les souvenirs de la soirée et nuit visiblement "d'enfer" qu'il venait de passer. Tout doucement des images s'imposèrent à lui et il dut s'amuser à les remettre dans l'ordre pour remonter le cours du temps. Il se souvient avoir passé une après-midi assez pénible où jouer la comédie avait bien plus difficile que d'habitude. Cela lui avait laissé un goût amer dans la bouche. Puis il y avait eu cette invitation à faire la fiesta mais où cela il ne s'en souvenait plus. Il avait accepté car il avait besoin de divertissement, d'alcool pour embrumer son esprit et ainsi en éloigner les souvenirs douloureux. Le début de soirée avait été très calme, ils étaient quelques garçons et ils avaient plaisanté et bu. Il se revoyait clairement avec un verre à la main et en train de plaisanter quand une bande de fille avait pénétré la pièce, elles étaient cinq mais la demoiselle à ses côtés ne faisaient pas partie de ce premier groupe. D'autres avaient du rejoindre leur petit groupe mais de cela il ne se souvenait pas clairement. Il se voyait moins distinctement un peu plus tard un verre encore à la main, seul à ce moment là puis et là ça devenait encore plus fou, il se souvenait avoir toujours ce fichu verre à la main et il parlait à une fille : elle ou une autre, cela il ne saurait le dire.

    Après plus rien n'était clair. C'était le flou total et il ne saurait dire si c'est lui ou elle qui avait pris les devants. Certains flashs où il se voyait l'embrasser puis quitter la fête en sa compagnie. Il se voyait avec elle, les vêtements en majeure partie envolés. Leurs lèvres s'étaient cherchées et enfin trouvées, leurs corps attirés l'un par l'autre avaient fusionnés. Il ne saurait dire si cela avait été l'extase ou non et il n'était pas sûr d'avoir même éprouvé un tant soit peu de plaisir. Bref, le doute et l'incertitude baignait son esprit. Quoiqu'il en soit, le constat était qu'il se réveillait ce matin avec une poupée à ses côtés. Il hésita à la réveiller afin de pouvoir se faire une idée de ses qualités au lit mais l'envie n'y était pas. Les seules choses qu'il désirait là tout de suite? Une aspirine, prolonger sa nuit mais en solitaire cette fois. Ce dont il rêvait? De s'être réveillé à ses côtés à Elle et non cette fille insignifiante. Il se faufila discrètement hors du lit et se rhabilla en silence. Faire le moins de bruit possible pour ne pas affronter le regard culpabilisant de celle qui ne fut qu'une aventure d'un soir. Fuir pour ne pas affronter les reproches, les mots accusateurs. Non pas qu'il ne se sente pas capable de l'affronter mais cela était plus facile de disparaître sans une explications. Il lui jette un ultime regard d'adieu et croise ses yeux encore embrumés de soleil, ces yeux qui interrogent, qui ne comprennent pas et qui condamnent. Il passe néanmoins la porte sans un mot, sans une excuse et la referme derrière lui. Il s'adosse au mur et soupire car cette discussion qu'il a tant voulu fuir, il va probablement devoir s'y frotter quand même. Il n'est pas un salaud et comme la belle s'est éveillée, il se doit de la respecter et de la laisser parler et peut-être même pleurer de dépit ou de tristesse, ça il ne le sait pas encore. Le couloir est vide quand elle le rejoint et il ne se souvient toujours pas de son nom. Il affronte son regard qui semble supplier, qui espère encore. Elle attaque la première, elle lui dit ces mots qui lui inspirent de la pitié :


    - Tu ne te souviens même pas de mon nom, n'est-ce pas?

    Il n'a pas le courage de lui répondre alors il secoue la tête dans la négative. Elle pâlit et sa voix se fait incertaine :

    - Je m'appelle Clara... Tu voulais juste partir comme cela, comme un fuyard et sans un mot d'explications, d'excuses? Tu t'es bien amusé au moins? Ça ne te fait rien d'avoir joué avec mes sentiments?

    Il comprend alors que la fille devait rêver de ce moment depuis longtemps, qu'elle est amoureuse et que tout va devenir plus compliqué. Il n'a pas joué avec elle, il était juste ivre mais comment lui expliquer cela sans la blesser :

    - Je n'ai pas joué avec toi, j'avais juste... juste... Je ne voulais pas te réveiller et puis on aurait discuter plus tard...

    Il ment, il le sait mais il ne peut pas lui dire la vérité, cela deviendrait trop douloureux. Il ne peut néanmoins s'empêcher d'ajouter cette cruelle vérité pour éviter tout malentendu :

    - J'ai passé un chouette moment avec toi mais ça ne se reproduira plus. On peut rester amis mais c'est tout...

    Elle blémit et balbutie :

    - Quoi? Mais pourquoi? On pourrait... non? Je crois que si... Laisse-moi une chance... On aurait pu former un beau couple, je suis sûre que tu pourrais être bien avec moi. Je t'aime donc s'il-te-plait ne me laisse pas. Je t'en supplie...

    Il secoue la tête et ajoute :

    - Tu as été simplement une aventure d'un soir, je suis désolé.

    Il s'éloigne et c'est alors que son regard croise le sien. Il ne peut y croire. Depuis combien de temps est-elle là et surtout qu'a-t-elle entendu de cet échange? Il la fixe et son teint devient de plus en plus pâle, il se rend compte que son image déjà fort glorieuse vient de prendre un nouveau coup. Il voudrait tant lui prouver qu'il a changé et il vient au contraire de lui donner de l'eau à son moulin. Il continue de la regarder, attendant la sentence et tout à coup tout s'efface pour laisser place à ses souvenirs. Il se souvient de ses sourires, de la douceur de ses baisers, de la beauté de son regard, de la joie de vivre de ses mots doux. Il se souvient aussi de la dureté de leur rupture, de la souffrance en son cœur. La présent s'efface pour faire place au passé.


    * Flash-Back *

    Elle est face à lui, ses yeux sont emplis de larmes. Elle est terriblement belle drapée dans sa tristesse. Il voudrait la prendre dans ses bras, la consoler mais il ne le peut. Il sait qu'elle ne le laissera pas approcher et cela lui fait mal. S'il pouvait d'un coup de baguette tout effacer, revenir en arrière et ne pas commettre l'horrible faute,n la terrible erreur. Il ne peut pourtant rien y faire, même ses excuses seraient une injure à sa douleur alors il reste là, il la fixe et entend ces mots si douloureux :

    - Je t'aimais... Comment as-tu pu?
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Sam 18 Fév - 17:05
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FLASHBACK - BAL DE NOËL
« MIEUX VAUT UNE AMÈRE VÉRITÉ QU'UN DOUX MENSONGE » d'un Proverbe russe


« Je t'aimais... Comment as-tu pu ? » Lui avait-elle dit en réponse à ce triste spectacle qui venait de se dérouler sous ses yeux.

C'était le sourire aux lèvres, quelque minute plutôt, que la serdaigle cherchait Frederick Harrison. Ils crééaient l'envie sur leurs passages et la grande majorité des étudiants de poudlard les considéraient comme le couple parfait. Certes certain avaient commencé des paris dès leurs premier baisé en prévoyant leurs rupture, mais cela ne faisait qu'amuser la jeune femme. Quelque un leurs donnaient une semaine et d'autre six mois, mais il s'agissait là de la routine pour toute les compagnes de ce tombeur de fille. Ce qui comptait c'est qu'avec elle Fred n'avait pas eu envie d'aller voir ailleurs. Est-ce que c'était fous de prétendre que c'était peut-être parce qu'elle avait su le combler suffisamment pour cela ? Bref, il n'y avait pas une sorcière plus rayonnante qu'elle ce soir. Pandora avait revêtue la même robe que sa mère portait lors de son bal de noël à Poudlard. La couleur bleu lui allait comme un gant et sur son passage quelque professeur ayant connue sa mère plus jeune lui répétait avec insistance qu'elle était la réplique identique de celle-ci à cet âge. De plus avec la potion pour boucler ses cheveux brun qu'elle avait partagé avec Jesse-rose, Dora ne passerait pas inaperçu lors du bal de noël.

Au détour d'un couloir et par un malheureux hasard, la serdaigle trouva enfin l'homme qu'elle cherchait. Seulement il n'était pas seul et apparemment il ne semblait pas s'en plaindre. Fred embrassait à pleine bouche une rouquine plus jeune que lui et Dora n'avait pas besoin qu'elle se retourne pour savoir de qui il s'agissait. Cette sorcière tournait autour du gryffondor depuis quelque semaine, d'ailleurs la serdaigle eu un haut le coeur en pensant qu'ils jouaient dans son dos depuis peut-être tout ce temps. Elle en vint même à ce demander s'il ne la trompait pas depuis trois mois, soit le début de leurs relation. Sans doute avait-elle fait un peu trop de bruit en arrivant puisque Fred repoussa rapidement la rouquine pour planter son regard dans le sien. Pandora n'avait pas écouté les mise en garde au sujet du tombeur de ses dames, d'ailleurs elle n'avait jamais souhaité les entendre. Pourtant elle l'avait si longuement repoussé ! Peut-être qu'une partie d'elle-même savait ce qui l'attendait ce soir ? Certes la sorcière avait forgé son opinion par elle-même à son sujet, mais Dora ne s'était jamais douté un instant qu'il la prendrait à se point pour une idiote ! S'il ne souhaitait rien de sérieux en sa compagnie et que tous ce qui l'intéressait c'était courir les jupons, pourquoi ne pas lui avoir tout simplement dit ? La jolie brune avait mal. Mal de ne pas s'être ouvert les yeux avant ce soir, mal de lui avoir accordé sa confiance, mais surtout Pandora sentait que son coeur venait de se fractionner en morceau. Depuis quand s'investissait-elle autant dans une relation pour en souffrir ? Pourtant ses conquêtes d'avant ne lui avait jamais procurer tel souffrance, même que c'était plutôt elle qui avait joué avec leurs coeur. Pouvait-il aujourd'hui s'agir d'un retournement de situation ? Que le moment était venu de payer pour tous les garçons qui avaient rudement souffert de son manque de démonstration affectif ou encore de son manque d'investissement dans leurs relation ? Aucune rage ne faisait surface et même si cela aurait été le cas la serdaigle ne l'aurait pas dirigé vers la jeune fille. Car même si elle ne connaissait pas la situation, elle se doutait bien de qui avait ouvert le jeux en premier.

La serdaigle aurait aimé redresser le menton et fixer les deux jeune gens avec mépris, mais la situation était tout autre. Les prunelle noisette de la jeune femme était voilée par les larmes et un fort pincement à la poitrine l'empêchait de respirer normalement. Elle lui adressa une courte phrase d'une voix étonnement calme qui résumait très bien la situation et avait longuement soutenue son regard. C'était le souffle court, qu'elle leurs avaient tourné le dos pour prendre la direction des grands escalier. Comment envisager la suite du bal de noël ? Car malgré ce baisé fred restait toujours son cavalier ! C'est le coeur en miette que Pandora avait regagné les trois autres jeune fille qui ouvrirait le bal. Parmi elles se trouvait Jesse-rose à qui son air tracassé et ses yeux légèrement rougis par les larmes n'avait pas échappé. La serpy c'était rapidement dirigé dans sa direction et l'avait consoler à l'aide de proverbe à la noix tel que : un sorcier de perdu dix de retrouvé. Pandora n'avait versé aucune larmes à croire que cela ne lui faisait rien, pourtant c'était à l'intérieur que tout ce passait. Ce minuscule baisé venait de la ravager et d'ouvrir des plaie qu'elle avait cru cicatrisé.

Quelque retouche à coup de baguette et son teint radieux était de retour. Pandora ne laissait rien paraitre et affichait un sourire radieux sachant très bien que tous les regards seraient pausés sur les quatre fille et garçons de chaque maison. L'heure venue, il ne restait plus que Jesse et Dora en haut des escalier.


«Pandora Deschanel, serdaigle et Frederick Harrison, gryffondor »

Et c'est sous des regards curieux et le souffle toujours aussi court que la serdaigle descendit les marches en direction de son cavalier.
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Mer 29 Fév - 12:12
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Cette soirée aurait du être parfaite. Elle aurait du être la leur car tout était réuni pour faire de ce moment la consécration de leur amour, de prouver à tous ceux qui avaient parier que leur amour ne durerait pas qu'il se trompait, que le jeune homme avait bien changé. Ils avaient du supporter le sarcasme sur leur passage, les moqueries de celles qui jalouses d'avoir été délaissées ne pouvaient que maudire leur amour. On ne misait pas sur la longévité de leur histoire et pourtant pour la première fois de sa vie, Frederick avait senti son coeur palpiter en lui. Il tenait réellement à la jeune Serdaigle qui pour lui, en très peu de temps, était devenue son tout : l'air dont il a besoin pour vivre, le sang qui tourbillonne en ses veines, elle est son tout... Pour la première fois, il a l'impression de pouvoir passer sa vie en compagnie d'une seule personne, de pouvoir épanoui comme au premier jour, expier son dernier souffle toujours aux côtés de celle qu'il aime. Il voulait qu'ils aient des enfants autant qu'elle en voudra. Il aurait voulu toujours la choyer mais ces espoirs devinrent vain ce soir là.

La soirée avait pourtant tellement bien commencée. Il l'avait aperçue en ce début de soiré,e il avait admiré ses jolies courbes mises en valeur par cette robe au bleu si soyeux. Elle était telle une apparition : électrique tant elle électrisait la moindre parcelle de con corps, douce tant elle mettait en avant ses traits tellement fins. Et sa longue chevelure brune aux boucles tellement bien dessinées pour l'occasion, qui ne pouvait que mettre un peu plus son visage en avant. Elle ressemblait à un ange tombé du ciel. Il avait entendu les murmures sur son passage, perçu les regards admiratifs. Il avait compris que beaucoup l'admiraient pour sa beauté, sa douceur. Il s'était senti jaloux car trop gentille, elle ne pouvait retenir son sourire, ses paroles gentilles par rapport à ceux qui s'avançaient vers elle. Il était jaloux oui car il craignait que la perle rare ne lui échappe. Il devrait aller la rejoindre, leur prouver à tous qu'elle est à elle mais il voulait encore attendre, laisser au temps susciter l'envie, le manque en elle.

S'éloigner avant de ne céder à la tentation et de l'embrasser, s'éloigner pour la laisser les tenter avant de les priver de leurs illusions. Il s'éloigne dans les couloirs perdus dans ses pensées. Ces dernières bien évidemment n'ont qu'une seul objet : Pandora, la perfection incarnée selon lui. Il ne prête pas attention aux bruits des talons derrière lui et quand enfin il les perçoit, il suppose que ce ne peut être qu'elle, sa bien aimée. Il se retourne et reste stupéfait. Cette gamine commençait sérieusement à le lasser. Cela faisait des semaines que la rouquine faisait exprès de se retrouver sur son chemin, le provoquait espérant le voir céder à ses avances. Il lui résistait tant bien que mal mais elle était tentante. Des formes si bien dessinées, un visage tellement agréable et une facilité déconcertante. Il ne voulait plus, il ne pouvait plus collectionner les conquêtes. Il avait changé et pourtant il sentit sa conviction faiblir et ne parvint pas à maintenir une distance de sécurité entre eux. Les paroles de Rosie lui revinrent en mémoire, sonnant douloureusement en lui. Il l'entendit l'échauffer et ce, dans un seul but : enfin le faire craquer. Il proteste, il l'éloigne mais elle a des arguments et l'alcool qu'il a déjà ingurgité lui brouille l'esprit et avant qu'il n'ait su trouver les arguments, elle l'embrasse à pleine bouche. Il aimerait la repousser, il voudrait l'éloigner mais elle semble avoir inhibé toute volonté en lui. Il est trop tard quand enfin, il trouve le courage de la repousser.

Il l'entend avant même de réalise qu'elle est là. Il entend sonner la glas de la fin de leur histoire. Il comprend que rien plus jamais ne sera comme avant si encore un après existe toujours. Il devrait la retenir, la rassurer mais il était rester là sans un geste, sans un mot, la regardant simplement s'éloigner, lui échapper peut-être pour toujours. Il regarde la rouquine satisfaite d'elle-même. Elle ose s'approcher comme si déjà il lui appartenait mais cruelle illusion si elle croyait pouvoir l'avoir à lui, une fois Pando éloignée. Il s'en va sans un mot pour elle, sans même un regard et tente de retrouver celle qu'il aime. Il l'aperçoit en haut des escaliers et il veut la rejoindre mais alors résonne dans toute la salle la voix :


« Pandora Deschanel, Serdaigle et Frederick Harrison, Gryffondor »

Alors, il prend sa place, l'attend et la voit descendre. Il se prépare à danser la danse d'un bal qui ne représente plus rien pour lui. Mascarade, tout cela n'est plus qu'une mascarade mais lorsqu'enfin il peut la saisir dans ses bras, elle si frêle, il espère que rien n'est fini. Elle est resplendissante malgré la douleur en elle. Il danse en silence car les mots restent bloqués dans sa gorge. Il voudrait lui parler, lui dire qu'il regrette tellement et alors que résonnent les dernières notes de cette si belle musique, il ose enfin :

« Pando.. Pandora... Mon amour, je suis tellement désolé... »

La fin de cette danse est proche et il se demande si elle lui laissera une chance de lui expliquer l'inexplicable, si elle acceptera de lui pardonner malgré le mal qu'il vient de lui infliger dans le plus profond de son coeur. Il a besoin d'elle pour changer, pour devenir un être meilleur. Si elle doit l'abandonner que lui restera-t-il?
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Sam 14 Avr - 2:06
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Pandora avait descendue les marche le plus lentement qu'il lui était possible. L'idée de se retrouver dans les bras de Frederick, même pour une danse, lui donnait mal au coeur. Il avait tenue sa confiance, tous l'amour qu'elle pouvait donner et l'avait tout simplement étouffé dans le creux de sa main en embrassant cette autre fille. Qu'est-ce qui lui avait prit par la tête ? Lorsque panda se retrouva à la dernière marche, elle n'accorda qu'un bref regard à son cavalier avant qu'ils ne prennent place. Ensuite elle soutint son regard de la première à la dernière note de musique. Quel ne fut pas son soulagement lorsqu'enfin les cavalières reculaient de quelque pas de leurs cavalier. Tous les élèves présent dans la salle de bal s'avancèrent et une nouvelle danse était sur le point de commencer. Un vent d'excuse d'une voix masculine parvint à ses oreilles. Toujours le sourire aux lèvres pandora s'approcha de Fred et au son de la musique fit comme toute les demoiselles tournant autour de leur cavalier une main sur l'épaule de celui-ci.

« Tu es désolé ? C'est tout ? » Dit-elle d'une voix tremblotante. Cette fois tout sourire avait disparut et elle était de nouveau au bord des larmes. « La confiance c'est un mot qui te dit quelque chose ? Parce que je peux toujours t'en lire la définition si c'est ce que tu désire. J'avais confiance Frederick, tu comprends ? Confiance ! et je n'ai pas pour habitude de me confier à tout le monde. »

La sorcière ne souhaitait rien entendre de sa part et ne lui donnait visiblement pas le temps de s'expliquer parce qu'elle revenait à la charge. La main de Fred lui brulait la taille et elle n'avait qu'une envie qu'il ne la touche plus jamais. Elle avait vraiment pensé qu'il avait changé et c'est sans doute ce qui lui faisait le plus mal dans toute cette histoire. Panda rapprocha son visage de celui qui était maintenant responsable des larmes qui coulaient le long de ses joues. Dans un murmure pour que seul Fred entende ses paroles, elle lui murmura d'une voix bien claire malgré son envie de sangloter.

« Le pire dans tous cela c'est que moi j'avais vraiment pensé que tu avais changé et que tu étais devenue quelqu'un de meilleur. »

La jolie brune n'avait pas besoin de préciser à quel point elle était déçue car elle savait pertinemment qu'il l'avait comprit. La sorcière s'éloigna lentement de son cavalier même si la chanson n'était pas terminée et quitta la piste de danse pour se diriger vers les toilettes des dames. Il n'avait jamais changé. Quelque copine s'amuserait certainement demain à lui rappeler comment elles l'avait mise en garde avec des phrase du genre : Chasser le naturel et il revient très vite au galop. Pour l'instant la française avait du mal à respirer tant elle pleurait et sanglotait. Au passage elle avait attiré l'attention de quelque curieux, mais tout lui était égale. Pandora n'avait qu'une envie quitter cette fête où elle se sentait dans l'obligation de faire semblant, mais surtout elle n'arrivait pas à rester fière devant Frederick. Il ne méritait pas de la voir pleurer et Panda ne lui donnerait pas se plaisir. Elle se sentait comme un oiseau qu'on avait piégé en lui assurant que la vie en cage était le paradis. Mensonge ! c'était comme n'importe quel autre vie et sinon bien plus misérable que les risques que comportent la liberté. Pourtant une mince partie d'elle désirait encore embrasser fiévreusement Frederick et lui montrer qu'il ne savait pas ce qu'il allait perdre. La sorcière aurait tant aimé lui secouer les puces et lui montrer le chemin pour qu'ensuite elle puisse le pardonner. Seulement y avait-il vraiment un chemin de pardon ? Panda n'en voyait aucun et cette blessure qui lui fendait maintenant le coeur prendrait un bon moment à cicatriser. Cette cicatrice cicatriserait peut-être grâce à d'autre garçons ou encore à l'aide de précieux conseil d'ami(e) proche, mais une chose était certaine cela ne se ferait pas en discutant avec le principal concerné.

FIN DU FLASHBACK

Leur regard se croise enfin. Pandora avait un visage neutre et restait de l'autre coté du couloir à observer Frederick. Elle avait presque tout entendu de leur conversation et en savait suffisamment pour constater qu'il avait reprit ses bonnes vieilles habitude. Combien de temps encore avant que cette fille ne se vante à ses camarades de classe combien elle était la fille la plus chanceuse du monde ? Pathétique ! Tout comme les agissements du mâle en question. Pandora s'avança sans quitter le griffy des yeux. Une fois devant lui elle baissa un moment le regard pour fouiller dans son sac et en sortie un bouquin totalement inutile qu'elle lui tendit.

« Tiens c'est de la part de Ginny » Pandora lui sourit et continua avec une grande douceur. « Oh et j'oubliais... si tu touche à l'un de ses cheveux je te fais la peau. » La jolie brune était en train de lui faire comprendre que non seulement elle savait tout de leur petit jeu de séduction, mais également que s'il s'avisait à lui faire de la peine il serait fait jusqu'à l'os. Pandora ne supportait tout simplement pas l'idée qu'il puisse faire du mal à Ginny même si pour l'instant tout n'était qu'un jeu pour les deux étudiants. Les agissements de pandora était tout de même curieux puisque les mots qu'elle venait de prononcer étaient les premiers depuis leurs dispute de l'année dernière.
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Mar 5 Juin - 15:55
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Frederick n'avait jamais été un saint et il ne le deviendrait probablement jamais. Il avait réellement tout tenter pour changer, pour évoluer mais les efforts fournis avaient été gâchés en cinq minuscules minutes. Pandora était la seule femme qu'il ait jamais aimé, la seule qu'il pourrait jamais aimer. Elle était différente de toutes celles qui l'avaient précédée et sa sincérité n'avait jamais été en question. Encore aujourd'hui, il se demandait comment son corps, son esprit et son cœur avaient pu agir de façon si dissolues. Il s'était laissé dicter sa conduite par une pulsion non maîtrisée. Que tout cela ne soit le résultat que d'une sombre manipulation ne changeait en rien le résultat. L'apothéose de leur histoire? Cette danse aux relents de rupture, cette danse au symbole terni par une erreur de parcours. Il revivrait toujours ce souvenir, il se souviendrait toujours de la brulure dans son cœur aux mots de celle qu'aujourd'hui encore il aime, la douleur de la souffrance qu'il sait lui avoir infligé. Pour il avait fait cette chose si opposée à son réel lui-même : blesser ce qui nous est le plus précieux. Le souvenir de cette danse l'habitera toujours, comme une marque au fer rouge qui nous rappelle notre triste condition d'être impur.

Son corps proche du sien, il sent que malgré leur proximité, leurs âmes sont éloignées l'une de l'autre. Un abysse les sépare à présent comme si les landes de terre où ils résident venaient d'être séparées par une trombe d'eau en furie. Il sait que cette danse est un calvaire pour elle et c'en est un aussi pour lui. Il voudrait la toucher, pouvoir réparer ce qu'il avait lui-même brisé. Il sait l'impression que ça donne, vu de l'extérieur. Il sait qu'il ressemble à un enfant capricieux qui aurait brisé son jouet car lassé de s'amuser avec. Pourtant, c'est plutôt une maladresse aux répercussions désastreuses : il a brisé le jouet car par mégarde il s'est laissé distraire par un autre bien moins intéressant et le jouet chéri mais délaissé est tombé au sol pour se briser en mille morceaux épars. Maintenant, il ne peut que tenter de tout recoller mais les morceaux brisés sont nombreux, bien trop nombreux pour qu'en un clin d'œil tout soit réparé. La magie ici est inopérante car pour recoller les cœurs brisés, elle n'a aucune action. Il a souillé leur histoire, la confiance qu'elle avait en lui. Triste sire qui s'est cru l'égal des Dieux à force de fréquenter une Déesse et qui vient d'être rappelé à sa triste condition humaine. Tel Icare, il a voulu voler trop près du soleil et il s'y est brulé les ailes. Oui il est désolé et pour lui c'est déjà beaucoup. Il ne veut pas se chercher des excuses, tenter de se justifier en lui sortant des justifications qui n'en sont pas vraiment. Il la respecte bien trop pour cela car rejeter la foute sur les autres serait indigne d'elle, d'eux. Elle peut lui rappeler ce qu'est la confiance, il sait qu'il n'en est plus digne mais il ne peut changer le passé. Tout ne sera plus que désolation en lui mais il ne peut s'apitoyer sur lui-même car ce serait l'offenser plus qu'elle ne l'est. Il a envie de pleurer mais il ne veut pas lui faire plus de mal, tenter de l'apitoyer. Alors, honteux, il baisse la tête et c'est d'une voix faible, si inhabituelle chez lui qu'il répond :


- Je sais ce que c'est la confiance et je ne nierai pas que je m'en suis montré indigne. J'avais vraiment changé et je t'aime sincèrement mais j'ai certains défauts et si je lutte sans cesse pour les reléguer au fond de moi, là oui j'ai échoué. Je regrette de t'avoir blessée mais je ne peux changer ce qui s'est produit.

Il a réellement changé, il a fait de nombreux efforts pour être plus digne de lui. C'est vrai qu'au vu de ses actes, on pourrait croire qu'il a repris ses bonnes vieilles habitudes mais ce n'est qu'apparence. Sous son influence, il a su se remettre en question, tenter de venir quelqu'un de meilleur. Il souffre de l'entendre renier tous ces métamorphoses qu'il s'est infligé pour elle mais il sait que dans l'immédiat, il ne peut réellement le lui reprocher. S'il veut la récupérer un jour, il devra se montrer patient, lui prouver sa sincérité et accepter que le temps guérisse ses blessures. Elle rompt la danse, éloigne et son seul souhait à lui est que plus tard, elle lui donne sa chance de s'expliquer. Il ne la retient pas, c'est encore trop tôt et tandis qu'elle part, qu'elle semble disparaitre dans un brouillard de tristesse, il ne peut que murmurer :

- J'espère que tu pourras me pardonner...

FIN DU FLASHBACK

Toujours face à lui, il se sent mal devant son regard. Depuis leur rupture, il n'y a plus eu aucun contact direct et s'il l'a admirée de loin, il n'a plus pu l'approcher et le manque se fait soudain cruel. Il n'ose pas la regarder dans les yeux tellement il se sent honteux de son attitude. Il a peur de son jugement, de son rejet car s'il joue les durs, au fond, il n'est que faiblesse. Il aimerait la toucher, caresser son visage et d'un sourire pouvoir effacer toute la souffrance qu'il lui a infligé. Pour elle, il pourrait devenir un autre homme, bien plus prévenant qu'il ne l'a jamais été. Il a beaucoup de choses à lui dire mais les mots restent bloqués au fond de sa gorge. Il est sans voix face à sa beauté car il a l'impression que le temps l'a métamorphosée, encore embellie. Il est déstabilisé et quand il la voit s'approcher, il espère que cette année ne fut qu'un mauvais rêve mais la réalité le rattrape. Il s'empare du livre déconcerté par la douceur de sa voix, par son sourire, par le simple fait qu'elle lui adresse la parole, les premières depuis ce qui lui semble une éternité.

- Euh.. merci... Je... Je ne ferai jamais rien de mal à Ginny, on est juste... Comment dire? Amis?

Il aurait préféré qu'elle lui crie dessus, tout plutôt que cette douceur dans la voix. Soudain, il a peur, peur qu'elle l'ait définitivement chassé de sa vie, qu'elle n'éprouve plus rien pour lui. Il s'étonne de ne percevoir aucune jalousie dans sa voix. Il a peur qu'à nouveau, elle lui échappe mais il a peur de ce qu'il pourrait dire, il a peur d'empirer la situation alors il se justifie pour lui montrer qu'il ne l'a pas oubliée.

- Tu sais cette fille que tu viens de voir, elle ne représente rien. Je continue comme avant car c'est la seule chose que je sais faire. Je n'ai aimé aucune fille comme j'ai pu t'aimer toi.

Il a peur, peur de lui, peur d'elle, peur de leurs réactions car s'il a survécu jusqu'ici, c'est uniquement avec l'espoir que leur histoire ait encore un sens.
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Jeu 21 Juin - 18:23
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Des amis ? Vraiment ? Ginny Weasley et Fred étaient des amis ? Pandora mit un frein sur son sens de la répartie pour une fois. Ginny ne serait pas le moteur de leur dispute, car Dora n'était venue ici que dans le but de mettre en garde son ancien petit ami. La jolie brune avait l'intention de partir maintenant qu'elle lui avait fait part du fond de ses pensées, mais il parla à nouveau et la serdaigle figea un moment. Pourquoi son coeur se serrait-il ainsi ? Une chaleur envahit son corps aux apparence de poupée de porcelaine et une colère aveugle s'empara de chaque parcelle de sa peau. Comment pouvait-il lui mentir en la regardant dans les yeux ? Dora ne pourrait expliquer cette envie soudaine de vouloir lui étamper sa main dans la figure ou encore de lui jeter le pire sort que cette planète est porté, mais cette envie était là. La sorcière fermis les yeux et les rouvrit en les plissant légèrement pour lui faire sentir à quel point elle pouvait le détester en cet instant même. Elle avait envie de hurler sa première question, mais étonnement ce fut d'un ton terriblement calme que la française lui adressa de nouveau la parole. À croire que depuis le temps elle avait apprit à contrôler ses émotion.

«Alors pourquoi tu l'a baisé si tu ne l'aimais pas comme tu m'a aimé moi ?! Pourquoi ? Pourquoi tu ne les repousse pas ?! Oh et ne me dis pas qu'il ne c'est rien passé et qu'elle ne représente rien à tes yeux. Qu'est-ce qui c'est passé Frédérick ?» Elle prit une courte pause et se rapprocha de lui. Elle était dans une colère noire. Elle détestait les menteurs ! «Elle c'est fâché quand tu l'a appelé par le mauvais prénom ? Elle c'est rendu compte qu'elle n'était qu'un jouet pour toi ? Oh, mais ça me rappel quelque chose ! Maintenant que j'y pense si tu cherche mes fils de pantin je te les envoies dans un paquet cadeau noël prochain.» En cet instant même Pandora était pire que Joy ou n'importe qu'elle saloperie de serpentard.

Le visage de la serdaigle n'avait plus rien de neutre et son haussement de sourcil ne laissait aucun doute à la colère qu'elle pouvait ressentir en cet instant même. Ce n'était pas un jeux et il avait devant lui une toute autre Pandora Deschanel, une Pandora qu'il n'avait jamais connue avant ce jours. Elle était cruelle, très cruel, mais c'est parce qu'elle avait mal. Comment pouvait-elle s'expliquer son coeur qui la serrait si ce n'était qu'une partie d'elle-même était encore amoureuse de Fred ? Ce ne pouvait être vraie ! Dora avait fait beaucoup trop de chemin depuis leurs rupture pour encore une fois tomber dans les pièges de ce coureur de jupon qui enchaînait brebis sur brebis. Les pauvres se dirigeaient vers l'abattoir en croyant qu'elles avaient quelque chose de plus que les autres et que Fred leurs avouerait son amour. S'il disait vraie c'était triste pour c'est fille, mais il était encore amoureux d'elle et d'elle seul. Étrange non ? Être amoureux d'une personne et continuer de passer du bon temps avec plusieurs autre fille. C'était son moyen de se guérir ? ou de se persuader que rien n'avait changer et qu'elle comptait pour du beurre ?


«Non, mais est-ce que je couche avec le premier venue moi ?» Pandora soupira et s'approcha davantage de Fred avec l'envie de le secouer comme un prunier. «J'ai toujours pris plaisir à dragué Fred. Pourtant depuis que nous ne sommes plus ensemble je ne m'amuse pas à dragué tout ce qui bouge parce que c'est ce que je connaissais avant ! Te fais surtout pas d'idée.. si je ne drague plus c'est pas à cause de toi ! Juste parce que..» Dora n'arrivait pas à continuer. Elle prit conscience de tout ce qu'elle disait et se mordit la lèvre. Pouvait-elle vraiment lui dire que c'est parce qu'elle avait des sentiments pour Tony qu'elle n'avait plus envie de dragué la gente masculine ? Non, elle ne se permettrait pas de lui hurler cette information pour qu'il embête Anthony. Qui c'est ce qu'il pouvait lui faire ? Enfin, s'il n'avait pas tourné la page ou même par simple jalousie. Pandora continua sur un terrain plus sur. «Juste parce qu'il faut apprendre à grandir ! L'an prochain Poudlard c'est fini pour nous, terminé l'apprentissage magique, les examens et vivre dans une cage en or ! Nous serons tous propulsé dans le monde des adultes et crois moi j'ai suffisamment de projet pour ne pas perdre mon temps à dragué n'importe qui.»

La vérité ? C'était que Panda avait de grand projet pour son avenir, mais que celui-ci la terrorisait. Elle ne pouvait même pas compter sur sa famille, quoi qu'elle pouvait toujours demander à son oncle Théodore si elle pouvait habiter chez lui le temps de se trouver un logement. Malheureusement il lui faudrait endurer son épouse isabelle s'il acceptait de la garder un moment chez lui et cette seule idée lui donnait des frissons dans le dos. Pandora n'avait jamais aimé cette femme au coeur plus froid que les pierre. Bien entendu tout ce débat intérieur n'était pas visible seul sa colère profonde pour Fred pouvait se sentir. D'ailleurs ne disait-on pas que la haine était un sentiment très près de l'amour ?
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Mar 3 Juil - 13:24
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Pourquoi? Pourquoi donc avait-il passé la nuit avec cette fille? Il ne savait pas très bien. Elle était probablement là et il y avait ce besoin en lui, celui de combler la solitude de son existence. Il avait fait la seule chose qu'il savait réellement faire, la seule pour laquelle il excellait. Pourquoi avait-il repris aussi rapidement ses bonnes vieilles habitudes? Pourquoi faisait-il comme si Pandora n'avait jamais compté dans sa vie? Très vite après sa rupture, il avait recommencé à draguer. Il avait accumulé les flirts, prenant un plaisir malsain à traquer sa proie, à la séduire tel un chasseur en manque. Les damoiselles s'étaient succédées dans son lit mais il ne leur avait jamais menti. Il n'était question que d'histoires furtives, de moments volés entre deux pensées coupables pour une histoire gâchée. Elles savaient toutes qu'il ne s'attacherait pas, qu'elle ne le retiendrait pas malgré tous leurs efforts. Il n'appartiendrait jamais à aucunes d'elles comme il avait pu appartenir corps et âmes à la Serdaigle. Il avait voulu jouer les durs, faire celui qui n'a pas été détruit par la fin d'une belle histoire. Il avait voulu sauver les apparences mais au fond toutes ces étreintes avaient été insipides, il n'y avait pris réellement aucun plaisir. Il avait voulu faire croire que c'était lui le Maître du jeu mais au fond, elle était la seule à avoir les cartes en mains... Elle les avait toujours eues.

- Pourquoi je l'ai fait? Parce que c'est ce qu'elle voulait. Je lui ai donné mon corps mais mon amour je ne pourrais jamais le donner à une autre que toi. Pourquoi alors je continue avec ces filles? Parce que c'est la seule chose que je sais faire. Je ne peux rien donner de plus si ce n'est que quelques moments par ci par là car je n'ai pas pu t'oublier. Je ne me pardonne pas le mal que je t'ai fait alors non je ne m'autoriserai jamais à en aimer une autre. Tu n'as jamais été un pantin pour moi mais parfois je me demande si je n'en ai pas été un pour toi.

Il est injuste, il en est conscient mais ses mots dépassent sa pensée. Il lui en veut de ne lui laisser aucune chance de racheter ses fautes mais il sait qu'en l'instant présent, il inverse les rôles. Elle est en colère, tout comme lui. Il est en colère contre lui-même, contre elle. Dans ces moments-ci, il en voudrait à la terre entière, pècheresse par le seul fait d'exister. Pourtant, cette rage en lui a teinté ses paroles d'un élan de sincérité peu habituel. Il ne veut plus jouer, pas avec elle en tout cas. Il a laissé tomber ce masque d'insensibilité qu'il s'efforce de porter en permanence. Il se souvient qu'à l'époque, il y avait cette peur en lui. Il craignait qu'en s'attachant ainsi à elle, il finisse par y perdre sa liberté. Lui le courageux Gryffondor avait eu peur de l'amour. Il avait choisi de tester ses limites, de vérifier qu'il n'avait rien perdu de son charme, de ses talents de séducteur. Il avait cru qu'il n'était pas réellement pris au piège des grand yeux de la jeune femme. Il s'était trompé. Il en payait aujourd'hui le prix. Ses derniers mots le font sursauter. Il n'avait jamais imaginé qu'elle aurait aussi pu se consoler dans les bras de tous ces parvenus qui bavaient devant ses courbes joliment dessinées. La jalousie vient mordre son coeur, il sent l'angoisse montrer. L'a-t-elle réellement rayer de sa vie? Il s'efforce de canaliser, de refouler toutes ces images d'elle en charmante compagnie. Il ne doit pas laisser son imagination débordante l'égarer. Pourtant, le doute était en lui et il savait que si une grande part de ses interrogations étaient infondées, il y avait un domaine où il ne se leurrait pas.

- Bravo Pandora, tu as gagné le prix de la fille qui souffre le plus vertueusement possible. Pourquoi? Alors vas-y dis-moi pourquoi tu ne dragues plus? Parce que tu n'en as plus envie ou parce que tu en aimes un autre? Parle-moi un peu de ce baiser échangé avec Anthony... Tu croyais vraiment que je ne verrais rien?

Il souffre de cette vérité. Il sait qu'elle n'est pas insensible au charme de son condisciple. Peut-il réellement lui donner tort? Il a su lui prouver qu'il n'était pas digne de sa confiance. Il sait qu'aimer, c'est aussi laisser partir l'autre quand on sait que son bonheur est ailleurs. Pourtant, il ne peut se résigner. Il sait que si jamais il devait se remettre ensemble, il ne la blesserait plus, qu'il se montrerait digne d'elle et que faire son bonheur serait sa priorité. Le chemin du pardon est long et pénible, il est prêt à en assumer toutes les épreuves. Si vraiment, il ne parvient pas à lui prouver que tout n'est pas mauvais en lui alors il abandonnera et la laissera suivre sa propre route. Il sait juste qu'il n'est pas encore temps de s'avouer vaincu.

- La drague ne m'empêche pas de m'appliquer dans mes cours. Je sais que l'an prochain, je devrai mener des actions plus constructives, faire des choix pour mon avenir. J'ai aussi de l'ambition et je me projette aussi dans l'avenir. J'aimerais vraiment devenir quelqu'un de meilleur mais pour ce faire, j'ai besoin d'espoir, j'ai besoin d'une personne à mes côtés pour me remettre sur le droit chemin quand je m'en éloigne.

Il a besoin d'elle, juste d'elle. Il se sent attristé par la froideur de leur rapport mais il ne sait comment s'y prendre pour lui prouver qu'il la mérite. Cette échange l'épuise car il fait de considérables efforts pour ne pas se laisser dominer par ses mauvais côtés, pour ne pas la blesser davantage. Il attend juste un signe même minime que tout n'est pas perdu...
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Mar 24 Juil - 1:21
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Oh orgueil, vilain orgueil. Il n'était pas question qu'elle lui cède quelconque vérité. Pandora était encore fâché contre le beau brun et elle craignait bien que cette rage ne s'apaiserait jamais. Du moins pas cette année et pas à Poudlard où elle pouvait voir ou entendre toute les conquêtes de Fred se vanter d'avoir passé une nuit dans ses bras. Elle l'avait écouté sans broncher lorsqu'il lui avait avouer que son coeur lui appartenait toujours et qu'il se demandait même si ce n'est pas plutôt lui qui avait été un pantin pour la sorcière que l'inverse. Pandora avait envie de l'envoyer balader lorsqu'il avait dit qu'il ne s'autorisait pas à aimer une autre sorcière. C'était la prendre pour une idiote. Ce n'était qu'une question de temps lorsqu'il serait projeté dans le monde des adultes, la brune en était persuadé. C'était facile de retomber amoureux dans la vie, mais Pandora n'avait pas envie de s'ouvrir une troisième fois. Il y avait eu Fred et Anthony, elle considérait avoir assez souffert en amour. La française était parfaitement consciente que Tony avait encore des sentiments pour son ex petite amie et s'il la choisissait elle... la sorcière enchaînerait ses conquêtes futur sans ne jamais plus s'investir. C'était trop douloureux ! La suite cependant l'ébranla puisqu'elle ne savait pas que cette information était arrivée aux oreilles du Gryffond. Idiot de sa part ? Certes, puisque Jill en avait fait toute une histoire et que Gossip Feather en avait fait tout un cas. Cependant une part de Pandora aurait souhaité qu'il soit le seul dans tous le château à ne rien avoir entendu.

La jolie brune ne comprit pas un seul mot de ce qu'avait dit le gryffond. Elle était hors d'elle à l'idée que monsieur se permette de lui taper sur les doigts pour un simple baiser alors qu'il baisait des élèves de poudlard presque tous les soirs. Pandora trouvait que cela ne faisait aucun sens et lorsqu'elle ne vit plus les lèvres de Fred remuer elle éclata.


«HARRISON ! Je peux savoir à quoi tu joues ? Qu'est-ce que ça peut bien te faire qui j'embrasse et avec qui je couche. Nous ne sommes plus ensemble que je sache ! Je te fais une scène à chaque nouvelle fille qui passe sous tes draps ? Je ne crois pas ! Oui ! Je-Ne-Trouve-Plus-De-Plaisir-À-Draguer ! C'est si difficile à croire pour un garçons qui ne pense qu'à cela à tout heure du jours et de la nuit ? Il est temps que tu redescende sur terre Frederick...» Pandora prit une courte pause avant de reprendre de plus belle. «Tu veux qu'on parle d'Anthony ? Je ne suis pas certaine que tu vas aimer ce que tu vas entendre. Je vais t'épargner les détails croustillant parce que je me sens gentille, mais surtout parce que c'est un domaine qui ne te regarde plus.»

La pression retomba et Dora se sentit soudain plus légère. Tout ce qu'elle avait accumulé pandore venait de le déverser sur le beau brun. D'ailleurs à cette idée elle se sentait un peu mal et évita donc de croiser les yeux du Gryffond. Pour peut dans le jargon des moldues elle aurait peut-être été diagnostiqué bipolaire pour le changement d'humeur rapide qu'elle venait d'atteindre. Depuis quelque temps la sorcière avait l'impression de se promener dans des montagnes russe lorsqu'il s'agissait de ses émotions, mais très certainement jamais aussi intensément que maintenant avec Fred. Elle était tellement en colère ! Tout ce que la Serdaigle disait était dans le seule but de le blesser pour qu'il est mal lui aussi. Pourtant n'avait-elle pas passé à autre chose depuis le temps ? Il semblerait malheureusement que les choses n'étaient pas aussi simple qu'elles semblaient l'être pour la préfète.

«Tu veux quoi bordel ?! N'a tu pas eux ta chance ? Si tu l'a bousiller c'est ton problème pas le mien. Maintenant pousse toi... J'aimerais entrer dans la salle commune des Griffy.»

Ce qu'elle venait de lui dire la soulageait, mais lui avait prit tout son courage à prononcer. Surtout la dernière lui demandant de bien vouloir la laisser entrer. D'ailleurs comme si les mots eux seule ne suffisait pas, Pandora pointa sa baguette magique en direction de Fred. S'il était un temps soit peut intelligent il ne prendrait pas le risque de la laisser lui jeter un sort. Il savait très bien qu'elle était doué avec sa baguette.. Seulement il y avait ce foutue courage qui le rendait aveugle par moment...
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Lun 20 Aoû - 16:24
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Frederick était tout aussi orgueilleux que Pandora, il savait qu'il se retrouvait sur ce point encore aujourd'hui. Il reconnut dans les paroles de la belle brune les affres d'un orgueil atteint mais cela ne dissipa la colère noire qui s'empara de lui en ce moment précis. Car son orgueil à lui aussi fut blessé par les paroles acerbes que proféra celle qui fut pendant un temps sa petite amie. Il prit conscience soudain qu'il n'était pas sûr de pouvoir supporter encore et encore les reproches de celle à qui il avait brisé le cœur. De l'eau avait coulé depuis cette soirée et pourtant la haine semblait être restée intacte au fond de cœur de la Serdaigle. Devait-il baisser les bras et cesser enfin de se battre? Jamais avant l'éventualité de ne plus tenter de le reconquérir ne s'était faite aussi pressante. Fred comprit soudain que le moment de se résigner était peut-être l'instant présent. Pourtant, la douleur à cette perspective se fit poignante, pressante qu'il en eut presque envie de pleurer. Mais heureusement qu'il y avait ce foutu orgueil blessé pour lui rappeler de ne pas craquer. Il avait choisi quelques instants plus tôt de laisser parler son cœur émietté mais à présent, il sut qu'il était temps de reprendre le contrôle de lui-même. Un masque impassible vint rhabiller ses traits et leur dureté devait métamorphoser sa bonhomie naturelle en froidure bien étudiée. Un sourire narquois vint couronner le tout pour lui donner cet air digne de tout Serpentard. Il ne se moquait pas de la jeune femme mais il avait ce besoin de reconstruire sa carapace, de se protéger de ces mots qui le blessaient.

A quoi il jouait? Mais était-elle devenue idiote pour ne pas comprendre qu'il ne jouait plus, qu'il n'avait jamais vraiment joué avec elle, même avant que leur histoire ne prenne fin. Il s'était laissé tenté et chaque jour il l'avait regretté. Croyait-elle qu'il suffisait qu'une histoire se termine pour que les sentiments disparaissent instantanément? Était-ce donc cela qu'elle avait fait? Le rayer de sa vie, de son cœur juste après avoir appris qu'il en avait embrassé une autre. Non elle ne lui faisait jamais de scènes mais il lui arrivait de sentir ses regards meurtriers quand il s'affichait avec une nouvelle fille ou de lire la colère, le dépit sur ses traits. Mais était-il certain que les choses étaient toujours pareilles à présent. Pouvait-il affirmer avoir encore perçu ses regards accusateurs et meurtris récemment. Elle le jugeait comme un dragueur qui jamais ne guérirait et elle avait peut-être raison car sans elle dans son existence, il ne voyait pas les raisons de changer. Oui il était redescendu sur terre et cela avait été tellement douloureux qu'il préférait encore les rêves qui jamais eux ne se faneront. Il ne voulait pas qu'elle lui parler d'Anthony, il en savait déjà bien assez. Il ne voulait plus rien savoir car cela lui faisait mal. Elle lui empoisonnait le cœur en brisant ses maigres espérances. Elle semblait ne pas remarquer sa douleur mais pourtant elle était réelle. D'une voix froide, il lui rétorqua :

- Je ne joue pas Pandora, cela fait longtemps que je ne joue plus. Non tu ne me fais pas de scènes à chacune de mes conquêtes mais je tiens à te préciser que je ne t'en faisais pas une. Je te faisais juste remarquer qu'en parlant de nouvelles conquêtes, tu n'étais pas en reste vu que tu avais su te consoler dans les bras d'Anthony. Et ne t'en fais pas, je ne t'importunerai plus. Je ne tiens pas à savoir ce qui se passe entre toi et lui car au fond, cela m'indiffère. J'ai assez de mes problèmes à gérer pour en plus devoir supporter ta mauvaise humeur.

Mauvaise foi et injustice se mélangeaient dans sa réponse. Il avait voulu jouer les durs car il se refusait à jouer au même jeu qu'elle. Il ne voulait pas d'un combat où le vainqueur serait celui qui blesserait le plus l'autre. Il avait muri et il ne pouvait plus se contenter de ces échanges. Dans son regard pourtant, il devinait que la tendresse se lisait toujours. Il l'aimait encore mais il en était au point de non retour, celui des adieux ou des renouveaux. Les cartes étaient entre les mains de Pandora mais il doutait qu'elle en soit consciente ou même qu'elle veule encore en être consciente. Un soupir lui échappa. Elle voulait rejoindre la salle commune des Gryffondor? Alors pourquoi ne pas l'avoir poussé ou encore contourné? Elle avait choisi de rester, de lui répondre, il ne l'y avait pas contraint. Elle brandissait maintenant sa baguette comme si cela pouvait l'effrayer. Elle le connaissait. Elle devrait savoir qu'il était une tête brûlée et que son courage mêlé à son orgueil le pousserait à l'opposer dans ce domaine où tous deux excellaient. Elle devait peut-être même s'y attendre mais pas cette fois.

- Qu'attends-tu pour me jeter un sort qui me propulsera hors de ton chemin? Vas-y, aie un peu de courage et utilise ta baguette pour te débarrasser de moi. Pensais-tu vraiment que cela me convaincrait d'accéder à ta demande? Tu t'es trompée. Si tu veux passer, pas besoin de recourir à le magie. Il te suffit simplement de me contourner, je ne ferai rien pour te retenir même si je t'aime toujours et que je rêve de t'embrasser.

Il se tiendra à ce qu'il vient de dire. Il est résigné, fataliste car il sait que dans quelques instants, elle franchira l'entrée de la salle commune des rouge et or et qu'il ne tentera rien pour l'en empêcher. Il lui a dit ce qu'il avait à dire, il n'a rien de plus à ajouter.

«Ne me répond pas tout de suite» Dit-il avant qu'elle n'ouvre la bouche. «Reviens moi avec une réponse» Pandora ne broncha pas et entra dans la salle commune. Pas un mot, pas une réplique ! Avait-il vraiment encore ses chances ?
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