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« Le monde s'offre à nous, au-delà de ces invisbles barrières » [PV]

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Jeu 16 Fév - 19:06
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    Frustrée. Voilà l'état dans lequel j'étais : frustrée. Quoi que je disais, quoi que je faisais, j'étais frustrée. Impossible de me débarrasser de cette sensation lancinante qui secouait mon âme de spasmes profonds. Pourtant ce que je voulais, ce n'était pas grand chose ! Juste un désir commun que tout le monde a : soit caché, soit bien visible. Était-ce mal de la vouloir ? Elle, si belle, si légendaire, si inaccessible depuis qu'un malin a déclaré qu'il prônait l'égalité entre tous. Mais l'idiot, lui, il ne sait pas. Non, il ne sait pas qu'il sera impossible d'installer une telle utopie ! Cette égalité... C'est une chimère ! Un rêve aussi beau aussi majestueux soit-il mais tout bonnement incapable d'exister. Oh bien sûr, le malin a trouvé des fidèles parmi les sorciers de Poudlard alors pour eux, la situation leur convenait ! Mais... l'égalité ne consistait-elle pas à « les mêmes choses pour tout le monde » ? Alors pourquoi... Oui, pourquoi un groupe d'élèves a-t-il pu sortir du château alors que les entrées et sorties étaient condamnées ? Pourquoi eux avaient-il bénéficié du droit de voir le monde ? Pourquoi ont-ils pu bénéficier de cette liberté si chère à mon cœur ?! Ce Hellson je ne l'aime pas. Vraiment pas.
    Voilà pourquoi j'étais frustrée. Je suis quelqu'un d'indépendant, qui ne peux vivre avec enchainée. Ma liberté m'a été enlevée, je ne peux la retrouver... Par moment j'ai l'impression que mon cœur, mon âme, mon essence-même voit sa lumière s'éteindre peu à peu sans rien pour la raviver. Si à jamais elle venait à perdre sa lumière, c'est moi qui m'éteindrais ne devant plus qu'un corps... Une chose morte... Incapable de mettre fin à son existence vide. Vide tout et pourtant vivant telle une marionnette tirée, guidée par des fils invisibles. Chose morte incapable de couper ces fils pour tomber dans un vide, un trou sans fond, le néant... La lumière de mon être me protégeait de ces pensées noires, si fières de leur avancée dans les méandres de mon esprit. Je devais me trouver une nouvelle lumière, belle, chaude, éternelle.
    Pas une, ni deux, ni trois... Mais l'infini. Voilà ce que j'ai trouvé au sommet de cette tour. Les étoiles. Si petites mais si fortes, là-haut perchées dans leur lit noire à entourer la belle Sélène. Je fus si heureuse de les voir, j'avais l'impression de les découvrir encore et encore à chaque fois que je venais quémander leur radiance. Une nuit, je grimpa au sommet de la Tour d'Astronomie pour saluer mes chères amies qui m’accueillaient chaleureusement, en m'offrant leur lumière inondant mon corps, revigorant mon être. Pourtant, cette fois-là fut différente des autres car je me demandais quand est-ce que tout cela se terminerait-il ? Je me retrouvais seule, supportant cette situation sans personne. Petit à petit, je me faisais séduire par cette égalité chimérique. Je le savais et cruellement, l'évidence de l'impossibilité s'imposait aussi. Alors lasse, fatiguée de lutter, j'implorais mes amies perchées : juste une fois que tout s'en aillant, que soucis et tracas disparaissent le temps d'une nuit.

    - Juste une fois... Belle et douce Sélène, cette nuit est si belle. Ne pourrais-je donc pas en profiter dans un moment de tranquillité ? Sans conflits, sans violence, sans peur... Juste un instant d'humanité pour s'évader de ce quotidien si noir... Je ne demande qu'un signe...

    Je regardais la lune, appuyée contre une des rambardes parsemés un peu partout au sommet de la tour. Je fixais cet astre rond et si brillant : ma frustration s'est inclinée pour une angoisse douce-amère. Mes yeux ne lâchèrent plus la matriarche des étoiles, suppliant - implorant ! - qu'elle m'accorde mon salut nocturne. Un soupir s'échappa d'entre mes lèvres, leur faisant ainsi gouter à l'air frais qui enveloppait Poudlard. La pression exercée sur la rambarde par mes bras fut remplacé par celle de mon genou. Je regrettais de ne pas avoir ma guitare car comme on dit « la musique adoucit les mœurs » ! Mais ici, mon cœur quémandait du répit. Je lui portais ma main et, sans avoir de contact avec mon corps, je pus percevoir un battement. Si faible mais si évocateur. Il me disait « calmes-toi, profites ». Je fus surprise : traduisait-il mes envies secrètes que je n'arrivais pas à exprimer, ni à appliquer ? Je désirais tellement cet instant de paix ! Quand arriverait-il ... ?
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Sam 18 Fév - 1:45
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Il était tard. Ou peut-être trop tôt. C’était une question de perceptions. Le bruit avait déserté les couloirs, la clarté du jour était partie depuis plusieurs heures déjà laissant la place à la lueur bleutée de la lune. Poudlard était calme. Seul le ronronnement silencieux de petites bêtes sauvages ou des portraits brisait le silence qui avait envahi les lieux en cette heure avancée de la nuit. Nathaniel Jacobs ne faisait pourtant pas partit des quelque centaines élèves qui dormaient présentement à poings fermés. Ce n’était pourtant pas l’envie qui lui manquait. Seulement, il n’avait su trouver le sommeil malgré le confort princier de son lit en baldaquin. Aurait-il du rester dans sa salle commune jusqu’à ce que les bras de Morphée décident le prendre ? Peut-être. Mais Nate n’était pas du genre à attendre tranquillement, surtout qu’il savait pertinemment qu’il ne trouverait pas le sommeil. Pour cette nuit du moins. Car ce n’était pas un manque de fatigue ou un trouble d’insomnie qui l’empêchait de dormir. Non, la cause était sa conscience tourmentée. En fait, elle l’était depuis quelque temps déjà. Depuis que le château était devenu une véritable prison. Perdu. Nate ne savait trop comment réagir à cette situation. Au début, il s’en était amusé. Terriblement même ! Plus d’adultes, cours suspendus, fêtes à répétition ! Un véritable bonheur ! Mais cette humeur joyeuse s’était diminuée après un certain temps. Pas assez pour que cela soit remarquable, même lui ne s’en était rendu compte au départ, mais peu à peu le cœur du serdaigle avait commencé à se serrer. L’étouffement avait pris place. Il n’était pas fait pour être enfermé. Il aimait bouger, pas rester en place ! Il avait toujours eu son indépendance et si on l’empêchait de l’avoir, il contournait les interdits mis en place ! Sauf que là c’était différent. Il ne pouvait franchir la barrière. Nate ne pouvait pas s’envoler hors du territoire scolaire, briser les règles pour aller faire un tour chez lui et faire enrager son paternel. Cette situation était frustrante. Surtout, car elle échappait à son contrôle.

Nathaniel marchait d’un pas tranquille, clope au bec, mains dans les poches de son jean. Il parcourait les couloirs sans réel but précis, savourant l’instant de cette marche paisible. Il était bien, respirant la pureté de la magie que dégageaient les murs de ce château millénaire. Il ne craignait pas d’être pris en faute. Les professeurs s’étaient envolés après tout et concernant ce groupe d’élèves qui voulait faire la loi… Nathaniel ne s’en souciait pas réellement. Se défendre n’était pas source de problèmes. Il aimerait plutôt les croiser en fait. De plus, il y avait de jolies demoiselles dans cette brigade ! Quoi de mieux que charmer pour faire passer l’ennui d’une nuit sans sommeil ?!

Malheureusement pour Nate, ou heureusement pour les autres gens normalement constitués de bon sens, il ne rencontra nulle autre âme réveillée. Cette solitude pesait quelque peu sur ces épaules. Il était rarement seul. Il avait tout fait pour ne plus l’être à son arrivée à l’école. Une autre conséquence du sortilège mis en place. Plus les jours passaient, plus qu’il remettait en question ce Hellson. Il respectait ces idéaux, contrairement à ceux de Lord Noir, mais ces façons de faire Nate ne pouvait les apprécier. Car cette fois-ci, c’était différent. Il était une victime, un otage. Utilisé comme un vulgaire objet pour faire pression. Parce qu’on ne s’en prenait pas seulement à lui, mais aussi à sa famille... Nate ne voulait y penser pour l’instant. Peut-être agissait-il avec caprice, mais il ne voulait réfléchir à tout ça. Il ne voulait s’évader dans des réflexions tout court. Machinalement, le serdaigle gravit les marches menant à la tour d’astronomie. Excellent choix de lieu pour les rencontres romantiques au passage ! Magnifique vue sur le parc, sans parler de la beauté d’une nuit étoilée ! Cela plaisait et tout homme ayant un sens logique sait que pour réussir un rendez-vous, la tour était l’endroit idéal ! Sauf que cette fois-ci, Nate était seul lorsqu’il franchit la porte. Ou du moins, c’était ce qu’il avait pensé quelques instants auparavant. Tout d’abord, il remarqua le froid qui régnait, puis les hautes fenêtres où l’on voyait le ciel noir encre parsemée de milliers d’étoiles. C’était un tableau superbe. Œuvre qui lui coupa le souffle lorsqu’il vit la silhouette assise sur la rambarde – trop près du bord à son goût - faisant effet d’un magnifique contre-jour.

Nathaniel cligna des yeux avant qu’un fin sourire se dessine sur ces lèvres. Malgré la pénombre, il venait de reconnaître la silhouette qui semblait fragile à cet instant, mais dont le caractère fort n’était à douter. Il s’avança derrière elle, le plus silencieusement que possible, et se plaça dans son dos. La silhouette ne s’était retourné, preuve qu’elle n’avait sans doute pas entendue l’arrivé du Serdaigle. Nathaniel se pencha vers l’avant pour être à la hauteur de l’oreille d’Astoria Greengrass.


« Sache que si tu tombes, je te rattraperai, lui murmura-t-il un mince amusement dans sa voix malgré le ton sérieux qu’il venait de prendre. Je te l’ai déjà dit, je serais celui qui te mènera au septième ciel… »
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Sam 18 Fév - 18:37
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    Saviez-vous que les étoiles sont en fait des soleils qui brille dans des galaxies lointaine ? Et qu'à l'heure où nous voyons leur lumière, ces astres sont déjà morts ? Car la triste vérité est que leur éclat met des milliers d'années à nous parvenir, années durant lesquelles les diamants de la nuit meurent. C'est exactement pareil avec moi : ma lumière meurt. Alors égoïstement je me convaincs que toutes ces dernières illuminations sont pour moi. Juste pour moi. Pour faire reprendre vie à mon être qui sombre dans les ténèbres qui se sont emparées de Poudlard. J'ai beau être Serpentard, j'ai beau être Sang-Pur, je n'ai pas la force. Car la force, on l'obtient en la puisant dans le soutien d'autres sorciers amis ou alliés pour un temps. Ce Hellson... Sa chimérique égalité l'a poussé à nous enfermer dans l'école afin que nos yeux s'ouvrent sur de belles valeurs depuis longtemps désirées par certains. Cependant, ne comprends-t-il pas que son utopie va bouleverser l'équilibre établi ? Il veut que les sorciers acceptent les né-moldus. Magnifique si il réussit mais bémol ! L'ombre de son chef d’œuvre artistique n'est autres que les autres moldus. Si il se prend pour le messie alors qu'il fasse accepter aux autres moldus, les non-sorciers, notre existence ! Jamais il y arrivera, le monde est trop vaste. Beaucoup trop. Tellement vaste... Une étendue qui me hurle de la parcourir, qui me hurle de profiter encore et encore de cette liberté maitresse de mon cœur.
    Je n'ai aucune attache en ce monde. Pas même ma sœur car nos chemins se sont séparées une fois à Poudlard. Comment représenteriez-vous le chemin de votre vie ? Moi, le mien... Ce serait un espace noir sans fin où, au milieu, brillerait mon chemin. Certaines personnes vont jusqu'à parler du « Chemin des Bêtes ». Il s'agit d'un lieu où aucun humain ne passe. Jonché de broussailles, de ronces, les animaux y passe en les aplatissant grâce au poids de leur corps même il se blesse. Actuellement, c'est ce que je traverse : un « Chemin des Bêtes » parsemé d'épine subtilisant la lumière de mon âme à chaque blessure qu'elle reçoit, à chaque pas que j'y fais... J'ai mal. Je supporte cette douleur seule. Je suis venue me guérir auprès des astres scintillants. J'attendais qu'elles exaucent mon souhait, celui que je leur ais adressé.

    « Sache que si tu tombes, je te rattraperai. Je te l’ai déjà dit, je serais celui qui te mènera au septième ciel… »
    - Nathaniel...

    Je n'avais pas besoin de me retourner pour savoir que c'était lui. Les mots qui résonnèrent à mes oreilles ne pouvaient que les siens, à ce Serdaigle. Lui et moi... On se cherchait. Tout le temps. Notre « relation » -si l'on peut appeler ça ainsi- se résumait par une expression courante : «Je t'aime moi non plus ». Oh non, aucun sentiment mais du jeu, du défi... Quand j'étais avec lui, immédiatement je désirais me « battre » avec lui ! Dès qu'il pénétrait dans mon espace, il animait cette flamme qui me pousse à la compétition ! A chaque fois j'entendais une étincelle avant de sentir cette flamme prendre feu soudainement... Mais là rien. Absolument rien. Pourtant je voulais, je désirais que ça se produise ! Que j'oublie enfin ces pensées qui pourrissait mon esprit ! Mais rien... Si c'était lui la réponse au souhait adressé aux astres alors c'était inutile : il ne pouvait m'aider. Je me retournai vers lui, soutenant son regard, ne pouvant murmurer qu'un faible mot pourtant si évocateur de mon état :

    - Désolée...
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Mar 21 Fév - 0:33
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À cette hauteur, le monde avait l’air à la fois infiniment petit et pourtant si immense. Un grain de poussière. Le gouffre du Tartare. D’ici, on pourrait croire que le monde nous appartient. Que l’on est son propre Dieu. Le ciel semblait prêt à les engloutir à chaque instant. Les envaler sans leur laisser le temps de réagir. Nate avait l’impression que s’il levait le bras, il pourrait arriver à toucher les étoiles. En prendre une parmi les milliers présents pour allumer la tour avec sa lumière douce. Les sentir brûler sa peau et les éteindre d’un simple souffle. Mais ce n’était qu’illusion. Ce monde, celui qui s’étendait à mille lieues devant, lui donnait goût à l’aventure. Lui semblait si accessible. Il ne l’était pas. Cela ne se voyait pas à l’œil nu, mais la barrière était bel et bien là. Celle qui les empêchait de quitter cet endroit. Invisible, mais solide. Impénétrable. À la manière du mur de King Cross lorsque le passage se fermait après les douze coups. C’était ironique. La situation l’était après tout.

« Nathaniel »

Lorsque son nom fut prononcé, il n’eut pas besoin de voir son visage pour savoir que quelque chose n’allait pas. Astoria… Ils n’étaient pas spécialement proche elle et lui. Il ne pourrait même pas en qualifier d’amitié. Ils se taquinaient, se provoquaient. Elle avait de la réparti et ne se laissait marcher sur les pieds en serpentard qu’elle était. Résistante à son charme. Mystère aux yeux de Nathaniel. Alors, la voir comme ça, il ne sut comment réagir. Encore une fois elle ne déstabilisait. Complètement. Et lorsque la jeune femme se retourna en prononçant un simple mot d’excuse, son cœur se serra brièvement. Où était la demoiselle qui lui répondait toujours avec mordant ? Nate posa une main sur son épaule et raccourcit la distance entre eux. Nullement sensuel, aucune provocation dans ce geste. Seulement une présence. Un point d’appui amical. Le serdaigle lui lança un sourire rassurant. Son regard se voila un instant, trop bref pour avoir été distingué.

Nate, d’un saut élégant à la manière d’un félin, s’assit sur la rambarde aux côtés de la Serpentard. Sa main n’avait quitté son épaule tandis que ses pieds pendaient maintenant dans le vide. À ses pieds, la terre semblait si loin. À peine perceptible. Un saut et il n’était plus. Quoiqu’il avait entendu dire qu’une barrière empêchait les chutes. Mais il n’avait aucune envie de tester cette théorie à l’instant.


« Ne t’excuse pas Astoria. »

Il ne l’avait regardé en prononçant ses mots, son regard braqué sur l’horizon. Au-delà des limites de Poudlard, noyé dans les champs invisibles. Il les pensait sincèrement. Elle n’avait pas besoin de demander son pardon. Après tout, qu’était-il pour elle ? Pas grand-chose, il le craignait. Elle n’était pas d’humeur joueuse. Ne semblant heureuse tout court. À cet instant, tout ce que Nate voulait, c’était de voir un fin sourire sur les lèvres de la septième. Il tira une latte de sa cigarette. Ce simple geste permit à son corps de se détendre. La nicotine n’avait peut-être un goût spécialement bon, mais ses effets étaient bénéfiques pour se rafraîchir les idées. Cette pensée étira un sourire en coin sur ses lèvres avant qu’il ne s’étende plus confortablement, à demi étendu sur le dos. Une seule main pour prendre appuie, l’autre n’ayant toujours pas quitté l’épaule de la demoiselle. Son corps balançait dangereusement et s’il avait conscience du danger, il n’en respecta en rien le sens logique de sécurité.

« Qu’est-ce qui tourmente tes pensées, ma belle? Raconte tout à tonton Nate ! Pas besoin de mentir avec moi, je vois bien que la mélancolie t’a attrapé. Ne la laisse pas noyer ton cœur en gardant le silence. »

Il lui sourit sans la quitter des yeux. Sincère. Tout simplement.
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Mar 21 Fév - 14:29
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    Serpentarde Sang-Pur qui plus est. Les deux face à face. Que pensez-vous qu'il se passe ? Un duel à la baguette ? Verbale ? Ajouté le sommet de la Tour d'Astronomie. Alors quelles suppositions faites-vous ? Peut-être que l'un veut pousser l'autre du sommet. Ah ! Cela aurait peut-être le cas si le contexte dans lequel sombrait Poudlard était différent. Car voyez-vous, l'école était coupé du monde extérieur sans adulte pour y préserver l'ordre et la discipline. Comme le reste du monde magique, le château était déchiré entre les partisans du Mage Noir, ceux de l'anarchiste Hellson plus ceux qui les refusaient. Certains se retrouvaient étouffés, perdus, ne trouvant refuge qu'auprès des astres contemplant les évènements impassibles. J'étais jalouse. Terriblement. Je voulais aussi siéger dans le ciel, fière et inaccessible sans rien pour me troubler.
    J'étais là, seule. Enfin mon cœur, mes pensées l'étaient. Pour le « reste », Nathaniel Jacobs se trouvait juste à côté de moi. Une main sur mon épaule, se voulant réconfortant.
    Il avait remarqué mon état et... il s'inquiétait ? C'est drôle. Il voulait savoir ce qui m'arrivait, il voulait que je parle à « tonton Nate » mais je n'avais rien à lui dire : mes problèmes de conscience ne le concernaient pas. Je me décollai de la rambarde, la main du Serdaigle quittant l'épaule où elle était logée. Je me mis à faire quelques pas, il fallait que j'aère mon esprit. La pertinence de Nathaniel m'avait perturbée puis énervée : je m'en voulais d'être aussi transparente. Je voulais oublier. Ne plus penser. Ses questions... Elles sonnaient en moi de plus en plus fort ! Les pas que je faisais reflétaient mon agacement. Je me refusais à cet état mais c'était trop tard...

    « Qu’est-ce qui tourmente tes pensées, ma belle? Raconte tout à tonton Nate ! Pas besoin de mentir avec moi, je vois bien que la mélancolie t’a attrapé. Ne la laisse pas noyer ton cœur en gardant le silence. »
    - Je n'ai rien à te dire, ça ne te concerne pas. Et quitte cette rambarde tu vas tomber. Et ne fumes pas tu vas te bousiller la santé !

    Involontairement, j'étais agressive dans ce que je disais : je ne pouvais pas rester comme ça ! Je sortis ma baguette pour lancer le sort Accio. Ma guitare arriva plus vite que je ne le pensais. Je soupirais de soulagement, cet instrument était mon meilleur ami, mon meilleur allié. Je m'assis contre un mur y appuyant mon dos, j'empoignai ma guitare pour pincer ses cordes afin de vérifier son état : le son ne me convenait pas alors je l'accordais. On aurait pu croire que j'étais dans mon monde mais même si je ne le regardais pas, je faisais « attention » à Nathaniel. Finalement, je me mis à faire jouer les cordes de cet instrument : mon cœur se gonfla, trouvant enfin la tranquillité. Les notes s'assembler et combler le silence de la chanson « Human Nature » de Michael Jackson. Soudain, je fus de bonne humeur. Je tourna la tête vers le Serdaigle, toujours en jouant. Je répondis à son sourire mais le mien avait un message : « Oublions tout, profitons ». Si Nathaniel était intelligent, il comprendrait que je lui proposait de lui détendre.

    - ♫ Looking out, across the nighttime, the city winks a sleepless eye... ♫
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Ven 24 Fév - 1:55
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Nathaniel les aimait. Beaucoup. Peut-être un peu trop selon certains dires. Il les considérait comme des fées dont on devait prendre un soin minutieux. Parfois fragile, la protection était de vigueur, mais à d’autres moments elles pouvaient souvent révéler un caractère fort et indépendant de toute forme d’affection trop chevaleresque. Oui, le Serdaigle était indéniablement un homme à femmes et ceux qui osent s’en prendre à ces dernières reçoivent juste châtiments. Mais malgré ce fait, Nate ne pouvait contrer cette mystérieuse caractéristique propre à la descendance d’Eve. Les sautes d'humeur d’une demoiselle. Quel homme puisse se vanter des comprendre ?! Le septième n’en connaissait aucun de sa connaissance. Parfois il lui arrivait même de se demander si elles se comprenaient elles-mêmes. Si imprévisible passant d’humeur joyeuse à une crise de jalousie sans oublié la phase de la colère… C’en était à se frapper la tête contre un mur. Mais cela était une des nombreuses choses qui faisait leur charme et Nathaniel aimait particulièrement ce point de personnalité. Un défi à surmonter. Une quête à réaliser. Il aimait mettre son cerveau dans ce jeu sans fin. Parfois, il lui sembla être à deux doigts de la solution, mais lorsque Nate voulait l’attraper, celle-ci repartait vivement dans la direction opposée. Mais il était patient. Et s’il devait recommencer la partie des centaines de fois, Nathaniel Jacobs le ferait.

Nate essaya, sans grand succès, d’effacer le sourire un brin satisfait et moqueur qui venait de prendre place sur ces traits. Sans se retourner, il écouta Astoria faire les cent pas derrière lui sentant que son humeur avait changé en quelques secondes. Et le serdaigle savait pertinemment qu’il en était la cause et c’était ce qui le rendait si fier à l’instant. Certes, ce n’était pas exactement ce qu’il avait prévu, mais la serpentard avait quitté la rambarde ainsi, il l’imagina au ton de voix, que son air mélancolique qui lui avait serré le cœur plus tôt. Il n’avait peut-être pu lui arracher sourire, mais c’était mieux que rien !


« Certes, dit-il en tournant la tête vers la septième toujours avec son sourire en coin, mais tu étais seule, à quelques centimètres du vide, quand je suis arrivée. Va savoir quelle pensée j’ai eu ! Ça ne peut que me concerner un peu. Puis, il se retourna complètement se remettant dans une position sécuritaire pour faire suite à la demande. Il regarda sa cigarette d’un air contrit et la remit entre ses lèvres en haussant les épaules. T’inquiètes, ma santé va bien aller ! »

Il hocha la tête et s’accota dos au mur avant de lever les sourcils, surpris, en voyant une guitare arrivée dans les airs. Com… Astoria en jouait ? Mais il n’en savait rien ! Fasciné, il l’observa silencieux, faire ses réglages de sons. Observer un musicien joué était quelque chose de magnifique. Petit, il aimait passer des heures entières à regarder sa mère appuyer sur les touches de leur grand piano à queue. C’est de cette manière qu’il avait appris, mémorisant tous ses gestes élégants. Plus tard, lorsqu’il avait atteint la hauteur nécessaire pour pouvoir s’asseoir sur le banc sans aide, il avait pu reproduire ces mouvements. Il gardait d’extraordinaires souvenirs de ces moments. Alors lorsque la verte et argent commença à gratter les cordes, Nathaniel sourit inconsciemment d’un air enfantin. Il ferma un instant les yeux, savourant chacune des notes qui parvenaient à ses oreilles. Et quand une voix vint accompagner le grattement des cordes, il les rouvrit et sauta sur ces pieds vivement.

« Hear her voice, shake my window, sweet seducing sighs ♫ »

Sa voix était rauque, mais juste. D’humeur, Nathaniel éclata de rire et commença les pas du moonwalk à l’image du King de la Pop. Son corps se mouvait au rythme des notes, sa voix se mélangeant à celle d’Astoria. Il ne pensait à rien. Sautillant sur ces pieds, ses cheveux devenant de plus en plus en bataille et ses battements de cœur s’accélérant, Nate tournoya sur lui-même, un éclat sur le bout des lèvres. Astoria jouait magnifiquement bien et chantait d’une voix douce, mais enivrante. Il s’arrêta quelques secondes, le temps de la rejoindre à la moitié du refrain.

« If they say… Why, why tell ‘em that it’s human nature... Why, why, does he do me that way »
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