RSS
RSS



 


 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 2 :: Huis Clos (avril-juin 1998) Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Chacun a en lui son petit monstre à nourrir [PV Elena]

avatar
Invité
Invité
Sam 18 Fév - 23:47
Invité
Vous savez cette sensation de vestige qui peut vous prendre lors d’un mouvement trop brusque. Le monde tourne durant plusieurs secondes et on a un bref sentiment de panique en cherchant en vain le moyen de tout remettre en ordre. Vous connaissez aussi, sans aucun doute, cette migraine qui peut vous prendre au réveil après une nuit tourmentée. Chaque bruit cause alors un véritable carnage dans votre esprit et un simple rayon de lumière vous brûle comme si on venait de vous mettre la main dans les flammes. C’est avec ses deux mal que commença sa journée. Nathaniel s’était réveillé avec la gueule de bois, le souvenir de la dernière soirée considérablement floue. Mais il en avait l’habitude. Ce n’était pas la première fois qu’il se levait un matin avec une amnésie partielle et une simple potion dans sa table de chevet lui soulagea l’esprit en ôtant sa migraine et sa bile qui menaça de remonter parut disparaître. Le dortoir était silencieux trop peut-être, si bien que Nate crut qu’il était matinal et que ces camarades dormaient encore à poing fermé. Mais un simple coup d’œil à travers ses rideaux de lit lui permit de constater que ce n’était le cas et qu’il était le seul occupant de la pièce. Ah, c’était rare ! D’habitude, surtout depuis que les cours étaient suspendus, la pièce était toujours bruyante ! Ou du moins, autant que peut l’être celle où vivait des élèves de la maison de Rowena Serdaigle. Sauf que ce matin faisait visiblement défaut à la règle et Nate se demanda vaguement où les autres se trouvaient. D’autant plus qu’il n’était pas si tard que cela. Certes, l’heure du cadran lui permit de constater qu’il avait raté le petit-déjeuner, mais onze heures n’était même pas encore passée. Bah, ils devaient se trouver à la bibliothèque ou un endroit du genre !

Le jeune homme prit une douche rapide avant de quitter sa salle commune non sans faire des quelques sourires charmeur et clins d’œil complice à certains de ses amis présent dans le nid de la tour. La journée s’annonçait identique à de dizaines d’autres. Le septième regrettait presque les cours. Presque. Parce que si les fêtes s’étaient multipliées à son plus grand plaisir, les tensions avaient, quant à elles, considérablement augmenté. Les cours diminuaient les disputes, car les élèves étaient séparés une bonne partie de la journée, mais maintenant… Il n’était plus rare de voir d’interminables bagarres à la moldu dans les couloirs ou encore des duels où se mélangeait magie noir et blanche. Sans adulte pour les arrêter, le chaos allait vite prendre place et Nathaniel ne pensait pas que le groupe de Kingfell allait y changer grand-chose.

Sifflotant un air d’un groupe quelconque, les pas de Nathaniel le guidèrent naturellement vers les cuisines. Son estomac grognait depuis son réveil, un repas était donc de rigueur ! Les elfes partis, l’entrée de l’antre de ces derniers avait été ouverte pour que tous les élèves puissent y aller afin d’assouvir leur besoin primaire. Quelques étudiants préparaient les repas, mais lorsqu’il entra dans la pièce seul l’un d’eux était encore présent. À peine celui-ci avait-il remarqué l’arrivé du serdaigle, qu’il lui demanda d’un ton à la limite de supplication s’il pouvait surveiller le four où une dinde s’y prélassait tranquillement. Nathaniel lui fit un sourire rassurant et hocha la tête pour lui faire part de son approbation. Il n’avait rien de mieux à faire de toute façon ! L’aider ne le dérangeait nullement ! Et puis, arroser une dinde ne demandait pas un réel effort après tout...

Quelques coups de baguette plus tard, Nate s’installa à une des tables savourant une crêpe française qu’il venait de préparer. Il n’était pas un grand chef, mais se débrouillait assez en cuisine pour se préparer un repas comestible qui avait même un certain goût tout à faire délicieux ! Son bol de préparation était encore plein et il se demande vaguement s’il devait tout manger ou garder le reste pour plus tard. Bah il verrait plus tard ! Passant une main dans ses cheveux pour y mettre un semblant d’ordre, il prit une énième bouchée tout en écoutant le ronronnement paisible des instruments. La tranquillité régnait dans ce lieu et Nathaniel en profita sans savoir que cette dernière allait bientôt être brisée.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Lun 20 Fév - 20:17
Invité


    Spoiler:
     


    « Mais bien sûre Andréa, tu peux la prendre ! » Je replaçais une mèche de mes longs cheveux blonds derrière mon oreille. Penché sur ma valise je cherchais une tenue adéquate à une journée promenade dans les couloirs de Poudlard. Attrapant un simple jeans et un tee-shirt, je relevai la tête à temps pour voir ma partenaire de dortoir affublé d’une de mes robes. Elle lui allait si mal que je retins un rire moqueur qui directement se traduisit sur mon visage par un sourire radieux qui illumina chaque pores de ma peau blanche. « Tu es sublime ! » Sublime au bal des horreurs oui ! Mais je ne pouvais lui dire, je ne pouvais la vexer, j’étais Elena Chanel Campbell, la gentillesse, la bonté et le sourire incarnée. Je me retournai afin de me voir dans le miroir. Etrangement, mes yeux me trahissaient toujours, il y a dans mes yeux cette lueur de méchanceté bien caché sous la bonté feinte. Je réfléchis quelque minute, à vrai dire, n’étais-ce pas plus cruel de la laisser sortir habiller de la sorte ? Après tout, c’était un bien pour un mal, j’en jubilais presque. Je descendis dans le salon de la salle commune. Leurs sourires, la bonne humeur. Chacun y allait de son compliment, et j’avais envie de vomir. Mais non, souriant indéniablement à tous ses pro-moldus, ses ignares prônant la prolifération de cette sous espèce qui ne mériterai même pas de vivre. Tous ses sangs de bourbes, ses batards insolents qui se pavane dans l’école sans craindre aucunement le retour du Lord. Mais il y a plus grave, il y a les sangs-purs, les traître à leurs sang qui se mélange sans aucune honte aux moldus et aux sangs impures. Ils me donnent la nausée, Gryffondor, la maison la plus salie de l’histoire de Poudlard.

    N’en pouvant plus de sourire comme une pauvre cruche à tous ses imbéciles heureux, je décidai de partir faire un tour dans le château. Croisant parfois au détour d’un couloir un couple d’imbécile heureux promenant leurs têtes d’autiste satisfait et se roulant patins sur patins à chaque coin sombre du château. Moi je cherchais du grabuge, je cherchai les guerres de clans, chaque fois qu’il y avait une bagarre dans Poudlard j’étais de la partie, caché plus loin. Baguette en main je jetai des sorts de temps en temps, évidemment les principales victimes de mes sorts n’étaient autres que mes camarades de maisons. Je les méprisais encore plus de devoir faire semblant de les apprécier. Oh bien sûr certains avaient inspirés ma sympathie, des sangs purs même défendant la cause du vieux gâteux de Dumbledore, le privilège du sang apporte des convenances que je n’aurais en aucun cas avec d’autre. Sans pour autant les apprécier pleinement au point de leurs raconter ma vie, je rester assez sociable pour les considérer comme des amis. Et puis il y a les petits, ses petites choses insignifiantes, qui découvrent la magie, ses proies que je tente subtilement de faire tomber du côté du Lord. Des proies faciles, des insouciantes, des enfants…


    J’arrivais sans m’en être rendu compte face à la cuisine, j’avais faim. Mon ventre gargouilla et je n’attendis pas une seconde pour y entrer. Une douce odeur vint frapper mes narines. Des crêpes, j’avais un envie folle de crêpe. Je cherchais des yeux d’où venait cette douce odeur et mes yeux se posèrent sur lui. Nathaniel. Je souris, de toutes les personnes dans Poudlard que je n’ai pas cité, il y a celles qui ne m’aime pas, que voulez-vous on ne peut pas plaire à tout le monde. Il n’y avait que lui ici, et un sourire narquois s’afficha sur mon visage. Nathaniel n’avait pas été dupe longtemps, étrangement j’aimais me retrouver face à lui, un être assez intelligent pour me voir tel que je suis, une parfaite et superbe manipulatrice. J’avançai vers lui, il paraissait calme et détendu. Je m’ennuyais. Ma main s’empara d’une fourchette et je piquais alors un morceau de crêpe de son assiette. La bouche pleine je savourais. Ma bouche enfin vidé je regardais Nathaniel avec un sourire charmant mélangé à une pointe d’ironie. « C’est dommage que tu ne m’aime pas, parce que j’adore tes crêpes ! » Je ris et repris une bouché assise sur la table où il s’était assis dans le calme quelque minutes auparavant.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Ven 2 Mar - 3:07
Invité
Parfois la solitude avait ses biens faits. Prendre du temps pour soi, sans se préoccuper des autres. Simplement respirer quelques instants de liberté sans devoir porter un masque. Car la vérité était que tout humain en portait un. Le mensonge était omni présent, aussi vieux que l’existence. Personne n’était totalement pur. On a tous un truc, aussi minime est-il, à cacher. Pour garder face, pour ne pas montrer le monstre en nous. Ou le contraire. Mentir pour éviter que quelqu’un remarque que l’on est mieux qu’on le laisse paraître. Certains cachent des diables, d’autres, des anges. Tiraillement constant de l’esprit. Éternel combat intérieur entre le bien et le mal. L’extérieur n’était pas mieux. La guerre actuelle en était le parfait exemple. La magie blanche contre la Noire. Au milieu, une branche inconnue. Seul Merlin pouvait se préserver tient ! Et encore ! Nathaniel porta un toast muet du bout de se fourchette. Il surveillait du coin de l’œil le four bien qu’une fois partie on n’en avait nullement besoin. Sa main libre pianotait contre le bois de l’immense table tandis que l’autre piquait un petit bout de la pâte. La fatigue n’était complètement partie et garder les yeux ouverts demandait une certaine concentration. Il n’était pas un grand dormeur, mais avait besoin de ses heures de sommeil nécessaires pour bien commencer une journée ! Or, il semblerait que son corps n’avait pas eu sa dose. Mais sur les besoins de son estomac et ceux de sa conscience, il choisissait le premier ! Nath n’était-il pas en pleine croissance ?

Peut-être est-ce parce que l’esprit de Nate était encore embrouillé ou alors, car il essayait de se remémorer la dernière nuit qu’il n’entendit par la porte s’ouvrir. Peu importe la raison de son manque de réaction, le serdaigle ne put retenir un sursaut lorsqu’une main apparut subitement dans son assiette. Qu…? Hey !


C’est dommage que tu ne m’aime pas, parce que j’adore tes crêpes !

Une mince grimace s’étira sur les lèvres du septième vite remplacé par un sourire bienveillant. Seul un œil averti pourrait affirmer que ce dernier dégageait moins de chaleur qu’à l’accoutume. En effet, si sa bouche révélait une rangée de dents blanches, la pétillante trace de bonheur qui prenait place dans les iris n’y était pas. La cause de cette étrangeté venait visiblement de la nouvelle arrivée. Elena Campbell était pourtant une jolie demoiselle de Gryffondor apprécié par bon nombre de camarade. Alors qu’un homme tel que lui ne tente aucune approche chaleureuse était pour le moins étrange. En fait, rares étaient ceux qui connaissaient la véritable relation qu’ils entretenaient…

« Pas besoin d’aimer pour savourer un bon repas. Nate haussa les épaules avant de désigner le comptoir derrière lui d’un coup de tête. Si tu aimes tant, va te servir au lieu de manger dans l’assiette d’autrui. Tu dois forcément connaître un ou deux sortilèges de cuisson non, Little Queen ? »

Nate lui adressa un clin d’œil amusé tout en déplaçant son assiette de la portée de la Gryffondor. L’atmosphère de la cuisine avait imperceptiblement changé. Un peu tendu peut-être, attendant anxieusement la suite des évènements. Un froid prenant peu à peu place dans ce lieu où la chaleur était habituellement courante par la présence des fourneaux. Car si les deux étudiants ne montraient pas de signe d’une quelconque tension, le surnom adressé n’était pas habituel. Porteur d’une certaine ironie, un sous-entendu qu’eux seuls pouvaient réellement comprendre.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Chacun a en lui son petit monstre à nourrir [PV Elena]
» Petit jeu sur l'univers de Tolkien
» Un nouveau petit monstre...
» Mon petit monstre de fils
» Le Monstre Rose Mangeur de Rêve...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 2 :: Huis Clos (avril-juin 1998)-
Sauter vers: