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La musique est une illusion qui rachète toutes les autres • Astoria

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Mar 28 Fév - 21:29
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    Journée maudite, journée tragique où l'on se dit que la malchance se ligue contre nous. Certains jours, on partirait bien à la recherche de celui qui nous voulant du mal nous a jeté un mauvais sort qui fatalement, nous amène dans des situations toutes plus ridicules les unes que les autres. Ce dimanche matin était de ces tristes journées où l'on se demande pourquoi la poisse nous poursuit et Frederick se serait bien mis à genoux pour supplier un "Dieu" hypothétique de lui accorder sa clémence, au sort de ne plus s'acharner, au ciel de terminer cette journée plus vite. Mais le Gryffondor est bien trop orgueilleux pour un jour supplier quelqu'un d'abonder dans son sens donc il décide de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de trouver le moyen absolu de passer le temps et ce, en se mettant à l'abri de nouvelles déboires.

    Vous vous demandez peut-être ce qu'il s'est passé? Alors préparez-vous à plaindre le pauvre petit... Le soleil venait à peine de pointer le bout de son nez quand le jeune homme ouvrit péniblement les yeux sur un monde gris. Le ciel était comme fermé, empli de nuages sombres et bien qu'il y avait peu de chance qu'il pleuve, Fred doutait que le temps s'éclaircisse alors qu'il avait tant besoin de luminosité. Il regarde l'heure et ne peut retenir un juron *Putain*, il est bien trop tôt pour qu'il n'émerge et est bien décidé à se rendormir. Une demie-heure plus tard, ses paupières s'alourdissent doucement et il sent prêt à sombrer à nouveau dans les bras de Morphée quand : *boum*. L'andouille du lit d'à côté vient de tomber et ce dans un fracas monstrueux. Le jeune homme abandonne l'idée même de se rendormir, c'est peine perdue. Il se dirige donc vers la salle de bain pour une bonne douche. En sortant de la cette dernière, il glisse sur une savonnette qu'un autre élève a du laisser trainer par terre et c'est ainsi qu'il se retrouve les 4 fers en l'air. Humeur rageuse et c'est d'un pas énervé qu'il se dirigea vers la Grande Salle pour un petit déjeuner en règles qui il espérait lui redonnerait sa bonne humeur habituelle mais juste quand il s'assied, un petit c*n de première lui renverse son jus d'orange dessus. Vexé, furieux, lasse, il tente de retourner vers sa salle communie quand les escaliers décidèrent de jouer les rebelles et le laissèrent en colère au 2ème étage.

    Il se sent en colère. Cette journée lui semble maudite et une envie irrépressible de frapper dans le mur le saisit. Juste au moment où ses phalanges allaient se fracasser dans le mur, il l'entend et ne peut que s'immobiliser. Pénétrante, envoutante, il se sent pris au piège comme tant de marins des temps anciens piégés par la voix mélodieuse d’une sirène. Elle l'attire vers un abîme de lumière tellement intense et doucement sa colère s'envole, se dissipe pour ne laisser en lui qu'une sensation de béatitude. Apaisé et inondé d'une lumière divine, il eut l'impression que l'on venait de lui accorder un moment hors du temps, un moment d'intense satisfaction personnelle. Alors doucement lui reviennent en mémoire les paroles d'un poème qu'il a entendu il y a de cela fort longtemps :

    " O musique, pouvoir inexpliqué, mystère
    Que la science en vain scrute d’un œil austère ;
    Langue où le verbe cesse, où commence le cri
    Du gouffre que nul mot n’articule et n’écrit ;
    Rendez-vous merveilleux où convergent dans l’ombre
    L’espace avec le temps, la forme avec le nombre,
    Et traduits en accords de leur mélange issus,
    Se pénétrant l’un l’autre en magiques tissus,
    Comme les flots couvrant les sables de la grève,
    Laissent apercevoir le réel sous le rêve !
    Fleuve au large murmure, où cent peuples divers
    Viennent se retrouver des bouts de l’univers.
    Et que chaque homme ému jusqu’au fond de son être,
    Aussitôt qu’il l’entend, comprend sans le connaître ! "


    Frederick ne s'était jamais senti aussi intelligent qu'en l'instant présent et lorsque la voix cessa son enchantement, il dut secouer la tête pour revenir sur terre. Il se souvient de la première fois qu'il l'a entendue chanter, jouer de son instrument. Déjà, il était séduit mais cette première fois, il n'avait pas osé approcher et l'oiseau rare s'était envolé. Il l'avait longuement cherché ensuite mais sans jamais la retrouver. Il aurait voulu lui dire oh combien sa voix était apaisante, oh combien il avait aimé l'entendre chanter mais elle était désespérément introuvable. Ce jour là, elle avait calmé la douleur en lui, elle lui avait remonté le moral comme seule une musique pure peut apaiser les douleurs profondes de l'âme. Elle avait de l'or dans les mains. Puis enfin elle était là à nouveau et cette fois il l'avait observée, admirée et ensuite des présentations en règles avaient suivies. Astoria était la pureté à ses yeux et elle était une des rares personnes qu'il n'ait pas pensé mettre dans son lit. L'enchantement reprend et alors il s'approche, il la rejoint et lui dit :

    - Hello miss. Ta musique a mis de la gaité dans mon coeur une fois de plus.

    Il lui sourit, il s'avance doucement vers elle mais s'arrête à distance raisonnable car il ne veut surtout pas l'effrayer, la faire fuir. Sa réputation l'a depuis longtemps précédée et il ne veut pas qu'elle le perçoive comme un séducteur en recherche de sa prochaine victime, un chasseur ayant flairé sa prochaine proie.

    - Comment vas-tu ma chère nymphe musicale?
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