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Rencontre au détour d'un couloir ( LIBRE )

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Jeu 19 Avr - 22:05
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Je regarde dans un couloir. Un regard furtif. La foule. Ma phobie, j’empreinte toujours les couloirs les plus désert de l’école. J’évite le contact avec les autres mais sans fuir. Je n’aime pas fuir devant ma peur, d’ailleurs je n’ai pas peur des personnes mais des foules, c’est le nombre de personne qui m’effraie et non la personne elle-même. Je me demande pourquoi j’ai cette phobie, je l’ignore malheureusement et j’aimerai bien le savoir car ce truc me bouffe la vie. Je me bats tous les jours même si je ruse le plus possible pour ne pas avoir à me confronter à une crise d’angoisse. Peu de personne sont au courant que j’en fais lorsque que je suis en contact de la foule. Et malheureusement se ne sont pas forcément les personnes que j’apprécie le plus comme Alice Sullivan. J’ignore comment elle a découvert mon secret mais elle m’en fait baver dès que la croise, j’ai une peur incroyable de cette fille de plus qu’elle a un an de moins que moi. Je m’en méfie comme la peste de cette vipère.

J’emprunte le couloir, je veux regagner ma salle commune puis mon dortoir pour pouvoir travailler. Je suis allée à la bibliothèque pour prendre un livre, j’ai suffisamment prit mon courage à deux mains pour y aller, j’ai passé plus d’une heure à trouver le livre que je voulais. Alors travaillé dans ce lieu bondé et quelque chose de quasi impossible. L’endroit où je suis le plus paisible pour travailler et donc mon dortoir. Il n’y a pas grand monde et donc je suis tranquille pour travailler, sans stress. Du moins travailler est un bien grand mot depuis que Poudlard est isolé. J’essaye de trouver un niveau honorable dans les matières où j’avais un faible niveau. Ce n’est pas chose simple s’en professeur mais je m’en tire plutôt bien. Je n’ai pas le stress des notes. J’approuve plutôt bien les idées d’Hellson même si j’ignore pourquoi il a isolé le château, cela reste un mystère pour moi. Mais bon, l’isolement n’est pas une chose qui me dérange, au contraire j’ai toujours aimé être solitaire…du moins j’apprécie de ne pas être entouré de beaucoup de personne.

Je marche donc dans ce couloir totalement désert, je jette un coup d’œil à ma montre, elle affiche dix-sept heure trente. Je soupire, le temps à une vitesse ahurissante, je n’ai pas vu l’heure passer. Je soupire, j’allais bosser une heure trente toute au plus. Je ne voulais pas m’épuiser par le travail qui n’était même plus du travail scolaire.
J’entends des pas. Mon cœur s’accélère légèrement, j’espère seulement que ce sont les pas que d’une seule personne. Je tends l’oreille, oui ce sont les pas que d’une seule personne. Je pousse un soupir de soulagement. Je continue donc d’avancer, mes pas se font de plus en plus silencieux, je laisse mes cheveux noirs tombés de chaque côté de visage. J’avance prudemment. Je regarde le sol et je respire profondément. Moyen de défense ou simplement une façon d’essayer de passer inaperçu.
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Mar 8 Mai - 1:44
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Le jeune homme était assis sur son bureau officieux, dans la salle des préfets, personne ne venait la lui contester, alors il ne voyait aucune raison de ne pas y demeurer. La mine grave, il semblait préoccupé. Pourtant, les derniers jours pouvaient lui donner de quoi sourire, la legilimancie, Gossip Feather, Alice Sullivan, ainsi qu'un bref moment de loisir grâce au Quidditch. Mais aucun instant de détente. L'héritier ne se relâchait jamais, il devait mettre chaque seconde à contribution pour réussir. La réussite était une fin en soi. Sa carrière, ses objectifs, il devait assurer la pérennité du monde sorcier. Ce dernier courrait vers sa destruction, Dumbledore était passif et irresponsable, Voldemort un extrémiste raciste victime de ses émotions qui ne savait pas réfléchir sur du long terme, sinon il n'exterminerait pas les moldus dont la présence est vitale pour assurer la descendance des sorciers. Enfin, Hellson était selon Aaron, le pire des trois, et de loin. Il s'agissait d'un abruti fini, mais d'un abruti avec suffisamment de charisme pour ranger des gens à ses côtés. Son idéalisme divise encore davantage les sorciers, qui ont au contraire besoin d'unité. Une unité qui ne doit pas être représenté par des criminels tels que le Seigneur des Ténèbres ou le Seigneur des Hippies, ni par un vieux qui n'est manifestement même pas capable de gérer une école. Les sorciers ne font pas exception au reste du monde, ils ont besoin de se ranger derrière une autorité gouvernementale, qui soude les citoyens entre-eux, assure une cohésion à l'entité qu'ils forment.

Le Serpentard ne se demandait jamais pourquoi il ressentait absolument le besoin d'œuvrer dans ce sens. Son éducation devait certainement y être pour beaucoup, on l'avait dressé à accomplir son devoir, il devait rehausser les couleurs de sa famille, les pêchés de son géniteur. Alors pourquoi se limiter au cadre familial, pourquoi ne pas augmenter la portée d'une si glorieuse entreprise ? Il avait désormais la réponse, elle pourrait être mal perçue. En effet, si certains louaient ses actes et y participaient même, d'autres en contraire, déversaient sur le jeune homme avide de bien faire de véritables torrents de boue, pour rester courtois. Mais les mots les plus avilissants ne leurs suffisaient plus, à présent, ils commençaient à tenter de s'en prendre physiquement à sa personne. Cependant, cela ne le faisait pas douter, ni ne diminuait sa motivation, au contraire. Il se montrerait toujours plus fort, plus résistant que ce que les immondices qu'on lui ferait affronter. Certains pourraient tester ses convictions, sa volonté. Elle sera indéfectible. C'était son rôle après tout. Cela avait été cela toute sa vie. Dès sa plus jeune enfance, il fut la cible d'insultes à cause de son sang, tandis que la raison de ses injures était aussi paradoxalement celle qui l'avait fait passer devant son demi-frère dans les rangs de la succession. Le défaut qui dégoûte l'élite le fera bien voir auprès du plus grand nombre.

Satisfaire le plus grand nombre, c'était le rôle des puissants, mais pour cela ils devaient le demeurer.

Aujourd'hui, la situation était finalement assez semblable. Il poursuivait son rôle, ce qu'il devait faire, et il était à la fois conspué et respecté pour cela. Telle était la voie qui lui avait été tracée. Mais était-ce l'unique raison qui le poussait à se donner autant à la tâche, à y sacrifier sa santé ? Il avait lu que le refuge dans une immensité de travail pouvait être une fuite. Mais dans ce cas que fuyait-il ? Le vague visage rouge vif lui revenait alors à l'esprit... Non. Cela était plutôt une rencontre, une découverte. C'était autre chose.

Ainsi Aaron était plongé dans ses dossiers. Celui qu'il consultait à l'instant concernait des élèves du château, des faits rapportés. Des fiches sur ceux qui n'agissaient pas, ou peu, alors qu'on aurait pu en attendre autrement de ceux-là. La feuille entre les doigts fins de l'ancien préfet en chef portait sur Neville Londubat, le survivant. Toutefois, c'était bien là son unique mérite. Les élèves auraient pu s'attendre à ce qu'il se manifeste, lève une armée contre le méchant qui lui a fait cette vilaine cicatrice, ou au moins qu'il fasse la grosse voix. Mais le balafré demeurait silencieux, presque invisible, tandis que certaines de ses fréquentations étaient de plus grandes gueules, à l'image d'Harry Potter. Néanmoins, malgré l'absence de personnalité de Londubat, sa résistance au sortilège de la Mort demeurait fort intéressante. L'hypothèse la plus valable selon le Serpentard était un sort de protection qui aurait été lancé par l'un des parents avant leur assassina. Cependant, celui demeurait alors inconnu... Mais l'éclair vert avait bien du toucher sa cible, en témoigne la cicatrice. Il pourrait être utile d'étudier le corps du Gryffondor à l'avenir, même si les chances de trouver quelque chose de digne d'intérêts étaient très faibles.

Sur cette pensée, le meneur aux cheveux de neige posa la feuille au sommet d'une pile et en saisit une autre à proximité, concernant Ulrich Kingfell, son demi-frère. Ce dernier le méprisait depuis toujours pour son sang, et ce qu'il représentait pour leur famille. Mais depuis peu, il avait ajouté la haine à son ressentiment. Lui, le fils parfait, n'avait pas supporté de se faire dérober sa place d'héritier mâle par un sorcier de second rang, par l'incarnation de la honte familiale. Le discours du "Sombral" dans la Grande Salle avait été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Le soir même, alors qu'il s'apprêtait à se rendre à son rendez-vous avec Alice Sullivan, Ulrich lui avait sauté dessus et l'avait roué de coups. Son buste et ses bras en portait encore les stigmates.

D'un geste léger, Aaron trempa sa plume dans l'encrier, et écrit simplement:

Est passé à l'action, doit être maitrisé.

Ensuite, il se leva, rangea ses papiers dans un coffre qu'il scella par un sortilège, ainsi qu'une clé, et le rangea précautionneusement. Il attendit quelques secondes, que les deux membres de la brigade chargeaient de surveiller la salle arrivent. Il sortit enfin, les pensées toujours préoccupées par tout cela, et marcha machinalement jusqu'aux escaliers de l'étage, qu'il descendit. Sa tête avait beau être remplie, il se sentait...vide.

Sa vision se troubla, les marches n'étaient plus distinctes, il avait du mal à avancer. Il ne distinguait plus l'endroit où il devait poser les pieds, d'ailleurs, il les trouvait lourds. Les marches étaient floues, et proches.

Froides aussi, et douloureuses.

Avant qu'il le comprenne, Aaron se retrouvait à chuter le long de l'escalier jusqu'au premier étage. Il ne savait pas comment s'était arrivé. Comme s'il n'avait pas déjà assez de bleus et de contusions sur son corps. Il pensa naturellement que quelqu'un avait tenté de s'en prendre à lui. Ulrich, ou l'une de ces idiotes, Potter ou Weasley. Il le releva douloureusement mais rapidement, enfin d'après son impression, et brandit sa baguette qui était heureusement restée accrochée à sa ceinture. Mais il n'y avait personne. Il estima alors que l'individu, ou le groupe, avait déjà du fuir pendant sa chute. Il n'avait pas eu de chance, il n'y avait personne d'autre dans ce coin de Poudlard pour le moment. En voulant faire quelques pas, il se rendit compte que son pantalon de lin blanc crème commençait à légèrement tomber. Pourtant la ceinture en tissu assorti doté d'un fermoir en argent ne s'était pas déserrée. Au contraire, il avait déjà du la serrer au maximum. Avait-il autant minci ? Le pantalon avait très bien pu s'abimer durant la chute... C'était certainement cela.

La douleur physique n'avait pas assoupi cette impression de vide.

Le jeune homme se dit qu'il pourrait profiter de cet arrêt inopiné au premier étage pour passer à la bibliothèque, il pourrait y trouver des livres traitant des pouvoirs de l'esprit qu'il n'avait pas encore lu, ou d'autres qui lui permettraient de régler le problème de son frère, d'une façon définitive. Il remit donc sa chemise noire à l'intérieur de son pantalon, qui par bonheur n'était pas déchiré, et avança dans le couloir.

Il ne croisa personne, du moins presque personne. Uniquement Ilena Petrinova, une Poufsouffle de son année, qui lui avait fait plutôt bonne impression du peu qu'il la connaissait, notamment lors du match de Quidditch qu'il avait arbitré. Son visage était dissimulé autant que possible derrière ses longs cheveux sombres, comme si elle cherchait à passer inaperçue. Or, la souffrance pousse parfois à des associations d'idées extrêmes...

- Excuse-moi, mais ce ne serait pas toi qui aurait tenté de t'en prendre à moi dans les escaliers ? Non tu avancerais dans la même direction que moi, sauf si tu t'es retournée pour tenter de ruser... Mais pourquoi tu t'en prendrais à moi ? Ulrich ? Non, tu es une sang-mêlée, il ne travaillerait pas avec toi. Quoi que le fait de pousser un sang-mêlé à agir contre un autre pourrait lui plaire. Une théorie à creuser, mais ce n'est pas la plus vraisemblable. Ginny Weasley qui œuvrait à tes côtés durant le match aurait pu te persuader, te manipuler pour te pousser à agir contre moi. Ce n'est pas étonnant, il faut vraiment que je lui règle son compte à celle là aussi...

Aaron parlait extrêmement rapidement, à un rythme effréné, sans même tenir finalement compte de la présence de la jeune femme discrète. Il suivait simplement le fil de ses pensées, et la regardait comme si elle n'était même plus là. Avec ses longs cheveux blancs décoiffés par sa descente douloureuses, les bleus qu'il devait avoir sur le visage compte tenu de la souffrance qu'il y ressentait, il pouvait presque passer pour un dément. Il jeta un rapide coup d'œil à sa main droite, elle tremblait. Ce n'était pas un symptôme inhérent à la chute. La bague qu'il portait, il n'y pensait plus, il constata avec soulagement qu'elle était intacte. Il ne la sentait plus, elle ne tenait plus en place elle non plus, il ne s'en était pas rendu compte auparavant. Elle était devenue trop large pour son index droit. Un anneau d'argent, composé de deux serpents dont les têtes entouraient une opale noire.

Le jeune homme releva les yeux vers sa camarade, et lui adressa un regard perdu et interrogateur, mais qui cette-fois ci témoignait bien de sa présence.

- Excuse-moi, tu n'as vu personne je suppose... Mais tu n'as pas l'air bien.

Aaron sembla prendre conscience uniquement après du ridicule de cette dernière remarque dans sa bouche, et afficha un sourire confus.
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Mar 8 Mai - 19:40
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[HRP : Désolé c'est pas bien long ><]

Il y a des fois où j’aimerai vraiment disparaitre. Ne plus à subir le regard des autres, leur remarque. Le jugement des autres est une chose douloureuse dont qu’il faut subir tous les jours, à chaque moment. La peur de l’autre, la peur du jugement. Une loi qui règne sur le monde humain depuis beaucoup d’années, et surement trop. Pourtant les hommes naissent, meurent et la vie continue d’avancer. Pourquoi faut-il juger l’autre ? Pour se sentir supérieur, plus fort. Pour que la victime se sente encore plus vulnérable. Cela ne rime à rien. Quelqu’un qui est plus faible que les autres, le sait. Il n’y a pas besoin d’en rajouter une couche. Il a des aspects de la nature humaine que je ne supporte pas. La folie des idées humaines ira loin surement bien trop loin comme le prouve le contexte actuel dans lequel nous sommes. Deux sorciers s’affrontent ce qui entraîne un sursaut d’un troisième sorcier. Ce dernier n’avait pas tout à fait tort de s’opposer, mais il est vrai que ces méthodes restent bizarres et je ne les comprends toujours pas. Mais bon, je préfère attendre et voir ce qui va en découler, une fois que le château sera ré-ouvert aux professeurs.

Les pas se rapprochent. J’ai bonne espoir que la personne passe sans me voir, sans faire attention à ma petite personne peureuse. Mais je n’ai pas de chance. Je n’en ai jamais eu. Je me sens happé par un flot de parole. Je sursaute et regarde mon interlocuteur avec des yeux éberlués. Je l’écoute stupéfaite. Il m’accuse de l’avoir bousculé dans les escaliers mais il se reprend et me dit qu’un certain Ulrich pourrait m’avoir monté contre lui mais en fait il accuse Ginny Weasley vu qu’elle était « infirmière » pendant les matchs de Quidditch. Il doit avoir un gros manque de sommeil car c’est à dormir debout. Je le regarde attentivement. Il est décoiffé et semble fatigué ou mal en point. Mon cœur bat encore la chamade suite à cette tirade à laquelle je ne m’attendais vraiment pas. Mais cela n’empêche pas d’être sur mes gardes. Aaron Kingfell, ancien préfet-en chef, Serpentard, septième année. Je ne connais pas tous mes camarades de septième année, mais j’essaye de retenir la tête et le nom des préfets. En plus il a arbitré les matchs de Quidditch. Serpentard…Je l’assimile directement comme ami à Alice Sullivan. Du coup, je reste méfiante et préfère rester froide.

Il enchaîne avec un regard perdu. Il est vraiment bizarre.
- Excuse-moi, tu n'as vu personne je suppose... Mais tu n'as pas l'air bien.

Non, je n’ai vu personne, c’est bien pour ça que je marche dans ce couloir. Il est pratiquement toujours désert donc du coup ça m’arrange bien. Et je retournais vers ma salle commune, je n’ai croisé personne.
« Non, j’ai croisé personne, peut-être parano vu ce que tu m’as dit ! Et depuis quand un Serpentard s’intéresse comment ça à une Poufsouffle ? »

Je suis peut-être un peu dur, mais j’ai tellement peur qu’il soit ami avec Sullivan, que je me retranche sur moi-même. Je suis surement parano à ce sujet, et je vois cette fille partout à travers tous les Serpentards. C’est une obsession, elle va finir par avoir ma perte.
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Jeu 10 Mai - 21:32
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Depuis combien de jours n'avait-il pas manger ? Depuis combien de nuits n'avait-il pas dormi ? La dernière nourriture qu'il se souvenait avoir avalé était un morceau de pain, mais il ne se rappelé même plus de quand cela datait. Cela faisait au moins deux nuits qu'il n'avait pas dormi, et lorsqu'il trouvait le sommeil, c'était pour une durée maximale de quatre heures. Mais c'était nécessaire, cela l'était forcément, sinon il n'agirait pas ainsi... N'est-ce pas ? Sacrifier sa santé et son corps n'était qu'un maigre pris à payer pour porter au mieux les intérêts de ses congénères. D'autant que dès que les évènements se seraient calmés, certainement peu après sa sortie de Poudlard, il pourrait reprendre une hygiène de vie normale. Il était juste dans une période exceptionnelle. Il avait le contrôle de son corps. Il en avait besoin. Il était impératif qu'il maîtrise la majorité des évènements futurs, afin de s'assurer que tout se passe pour le mieux, pour tout le monde.

Mais pourquoi lui ? De quel droit était-ce à lui de prendre ce rôle ? Il n'avait certainement rien de plus que quelqu'un d'autre. Il était doué, c'était un excellent élève, pas le meilleur mais il se débrouillait très bien. Il était un bon orateur et pouvait avoir du charisme dans certaines circonstances, mais certainement pas avec des bleus partout, un air ahuri, et un pantalon qui ne tient pratiquement plus. Cependant tout cela ne légitimait rien. Finalement, il en vint à la conclusion que ce qui le légitimait dans cette position, c'était tout simplement qu'il avait été le premier compétent à s'y proposer. Il avait été le premier à remettre autant en question l'administration de cette école, le premier à tenter de remettre de l'ordre dans le chaos de ces couloirs, le premier à proposer une solution. Certes une solution qui ne faisait pas l'unanimité, mais dont il espérait au moins qu'elle rassemble une majorité. Une unité qui dépasse les maisons et leurs préjugés.

L'un de ces préconçus consiste justement à penser que les élèves de la maison de Poufsouffle sont ceux qui en ont le moins, pourtant, d'après la dernière remarque d'Ilena, il semblait qu'ils ne fassent pas exception. Il était compréhensible qu'elle soit sur la défensive, il devait déjà avoir l'air assez louche, mais surtout, il était presque courant que les Serpentard méprisent les Poufsouffle. C'était un comportement idiot, après tout, il valait mieux s'attirer les faveurs de personnes décrites comme loyales et travailleuses. Aaron s'était déjà opposé à ce genre de comportement, dernièrement en prenant la défense de Prescott contre Munstain. En y repensant, il se rendit compte que ce dernier était avec son frère lorsque celui-ci est venu l'agresser à la sortie de leur salle commune. Il avait la rancune tenace...

Ainsi, il était compréhensible, bien que regrettable d'après Aaron, qu'Ilena fasse ce genre de remarque. Il sourit tristement, peut-être davantage à cause de l'immense fatigue qu'il ressentait plus que tout autre chose. Quant à se dire s'il était paranoïaque... Non. Après l'agression qu'il avait subi, il ne l'était pas. Il était juste prudent.


- Et depuis quand une Poufsouffle juge les élèves sur leur maison ?
Lui répondit-il avec un sourire narquois.

Il prit ensuite quelques instants pour dévisager son interlocutrice, du moins ce qu'il pouvait voir, c'est à dire la petite partie qui n'était pas dissimulée derrière ses cheveux. Elle était jolie, mais semblait extrêmement, soit réservée, soit méfiante. Il ne savait pas trop. Cependant, il était évident qu'elle avait eu des problèmes avec des sorciers de sa maison.


- Si tu as ou as eu des problèmes avec des Serpentard je peux peut-être t'aider ?


C'était l'objectif du groupe qu'il avait formé, d'empêcher ce genre d'actions, qu'il s'agisse de moqueries ou de brutalités, ainsi que de veiller au respect d'une forme d'ordre pour éviter que tout le monde ne fasse n'importe quoi. Quoiqu'en disent certains, ce qu'il désirait, c'était assurer le bien-être dans Poudlard. Jusqu'à ce que le monde extérieur leur soit de nouveau accessible, car il ne désirait plus de cette école.

Il avait mal, une douleur, presque douce, mais grandissante, qui se trouvait dans chaque partie de son corps, qui s'accentuait dès qu'il bougeait un membre. Par instants, il avait l'impression qu'elle l'empêchait aussi de penser correctement. Mais cela était certainement du à la fatigue. Cependant, il ne savait pas s'il avait le temps de dormir, il faudrait qu'il trouve du temps pour y réfléchir... Cela lui faisait mal de penser. Il craignait que ses jambes ne parviennent plus à le soutenir très longtemps, mais pour l'instant, cela allait.


- Je suis navré, je suis assez fatigué
, dit-il en se passant les mains dans les cheveux, et en posant ses yeux immensément cernés d'une façon désolée sur la jeune femme.

- Je t'inviterai bien à prendre un café... quelque part, là où il y en a. Comme ça tu pourrais me dire ce qui ne va pas, tu pourras laisser tes cheveux devant toi, cela ne me dérange pas
, rajouta-t-il gentiment. Puis moi... j'aurais du café.

Il s'arrêta, remonta légèrement son pantalon avant qu'il ne descende trop d'une façon aussi discrète que possible dans son état, c'est-à-dire bien flagrante, puis fronça les sourcils.

- Mais si ça se trouve c'est moi qui déconne complètement et tout va bien... Cela dit prendre un café ne me déplairait quand même pas.


Cependant il espérait aussi ne pas croiser d'autres personnes dans cette situation, il avait déjà subi une humiliation assez cuisante lorsqu'Ulrich était venu lui mettre une raclée. Il était inutile de passer pour un guignol taré aux yeux de tous, cela ne l'aiderait pas vraiment à améliorer son image, donc autant éviter les endroits trop peuplés.
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Dim 27 Mai - 19:23
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Je le trouve vraiment bizarre. Il a l’air vraiment mal au point. Je ne suis pas une grande observatrice mais je sais voir quand une personne néglige sa santé. Et Aaron semble vraiment faire partie de cette catégorie de personne. Mais je n’ai pas le souvenir que ce soit son style. Du moins quand il y avait encore des professeurs dans le château, il n’était pas comme ça. Mais à vrai dire dans le contexte actuel, tout le monde change. Alors cela ne me surprend pratiquement plus. Quoiqu’il y a quelques irréductible qui reste les même. Mais les caractères s’affirment, et les faiblesses des uns et des autres apparaissent de plus en plus. Il est vrai que moi-même je me sens plus vulnérable en l’absence de professeur. Ma peur de croiser les autres élèves grandit de jour en jour ne m’aidant pas à vaincre ma phobie. La paranoïa reste ma seule défense et encore, l’isolement dans mon dortoir est surement la chose qui me protège le plus. J’aimerai vraiment que le château redevienne comme avant. L’anarchie est en train de s’installer, et je n’imagine pas la réaction des adultes lorsqu’ils reviendront. La discipline aura surement du mal à revenir. Mais le sentiment de sécurité reviendra surement parmi les élèves, en tout cas ce sera le cas pour moi.

Le préfet en chef me répondit sur le même ton en tournant sa phrase avec les Poufsouffle. Il rajouta un petit sourire narquois. Typiquement Serpentard ! Je ne réponds pas, ce ne serait que provocation. Je n’aime pas chercher les ennuis et j’ai suffisamment d’un Serpentard sur le dos. Alors deux non merci. Derrière mes cheveux, je sens son regard me détaillé. Oui, je sais, je fais fragile, peureuse, méfiante. Et c’est ce que je suis, je ne le nie nullement. Cela ne sert à rien de se mentir. Je connais mes faiblesses mais je n’arrive pas à les cacher. Je suis comme je suis, je n’ai aucune hypocrisie ou de mauvaise foi dans mon comportement. Je ne me cache pas derrière des airs. Je suis comme je suis. Moi-même. Je ne renie même pas mes origines. Je suis sang mêlé ou né moldu, russe, enfant non désiré par une mère disparu trop tôt. Une bâtarde parmi tant d’autre. Mais je n’en ai rien à faire. Ce ne sont pas nos origines qui nous définissent mais notre caractère, notre vision du monde et des autres.
- Si tu as ou as eu des problèmes avec des Serpentard je peux peut-être t'aider ?

Je dois bien avouer qu’il est fort pour deviner une chose pareille. Il continue pour me proposer un café. Je commence à le plaindre. Il a plus besoin de sommeil que de café. Mais il ne semble pas vouloir me faire du mal. Je lève les yeux vers lui, et dégage mes cheveux de mon visage pour laisser mes yeux bleus apparaître. Je glisse mes mèches de cheveux derrière mon oreille. Je le regarde et secoue la tête avec un timide sourire.

« Si tu veux, mais à mon avis tu as plus besoin de sommeil que de café. »
Je commence à me diriger vers les cuisines. Je ne veux pas aller dans la Grande Salle. Elle est trop bondée. Et m’y rendre trois fois par jours me suffit amplement. Et je n’ai pas envie qu’il découvre ma peur de la foule. Un élève suffit amplement. Nous arrivons devant les cuisines. Je chatouille la poire du tableau qui laisse apparaître la porte. Je ne compte pas le nombre de fois, où je suis allée dans les cuisines au lieu de la grande salle pour manger. Les elfes ont fini par s’habituer de me voir venir aux heures des repas. Je les trouve d’ailleurs adorable. Ils sont si gentils. Mais depuis qu’ils sont partis la cuisine est déserte. Je pénètre dans la pièce. Le Serpentard me suit toujours. Je m’assois à une table et lance un sort qui fait apparaître un café brulant pour le Serpentard. Je n’aime pas cette boisson amère. Je me détends de plus en plus, mais je reste sur mes gardes.
« Pour répondre à ta question de tout à l’heure. Tu ne peux rien faire contre le petit problème que j’ai avec la personne de ta maison. Une des raisons du pourquoi je suis si méfiante avec les vert argents. »
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Mer 13 Juin - 12:09
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Des poignards, Aaron avait l'impression de recevoir des coups de poignard dans chacun de ses membres. Il s'était habitué à la douleur physique, causée par une fatigue accumulée et un corps qu'il avait déjà bien trop poussé au-delà de ses limites. Chacun de ses muscles était au supplice, mais contraints de continuer à œuvrer, maltraités par un esprit qui mêlait raison et déraison. De plus, les bleus causés par sa chute avaient aussi réveillés ceux dus au lâche guet-apens orchestré par son frère. Ses muscles hurlaient de fatigue, sa chaire souffrait de ses blessures, son estomac criait de famine, et ses yeux commençaient à flancher également. A présent, il pouvait ressentir à quel point ils étaient harassés. Il ne pouvait plus ignorer les innombrables picotements parcourant ses humeurs. Ses iris avaient été tellement épuisés qu'ils semblaient commencer à pleurer de fatigue, ou était-ce juste les picotements qui semblaient se propager ? Il l'ignorait, puis devait de toutes façons ne pas en tenir compte. Il fallait qu'il se ressaisisse. Une volonté d'airain peut mouvoir n'importe quel corps. La chaire et les muscles ne sont que des outils au service d'un esprit. Tout était dans le mental, une simple question de volonté. S'il s'était arrêté dès que cela devenait difficile, il n'aurait rien accompli, cela ne rimait à rien de s'arrêter à présent.

Une fois, il avait voulu abandonner, il avait sauté. Quelle erreur, quelle bêtise, quelle absurdité ! Il avait été lâche et con ! Il avait été égoïste ! Il avait fui la souffrance, en abandonnant ses devoirs, les possibilités d'aider les gens, de rendre le monde meilleur. Le suicide n'est pas un sacrifice, mais juste une fuite. Le véritable sacrifice est de vivre, en acceptant la souffrance, en la recherchant si elle permet de contribuer à améliorer la société. Il ne fuirait plus, il n'abandonnerait plus. Sa volonté est à présent implacable, et si ses os peuvent être brisés, sa chaire frappée et coupée et ses muscles meurtris, nul n'attendrait plus son esprit. Au contraire, ce serait le sien qui s'imposera aux dissidents, au sens figuré, mais aussi propre. Ses entraînements de legilimancie étaient toujours réguliers, grâce à son fidèle ami qui servait volontiers de cobaye. Peut-être était-il plus loyal aux récompenses promises qu'à la notion d'amitié elle-même, mais cela indifférait le Serpentard, du moment qu'il acceptait. Les images qu'il voyait devenaient plus précises, moins confuses et entremêlées. Aujourd'hui, il avait davantage l'impression de nageait dans une eau profonde que d'être emporté dans un véritable cyclone. Il subissait de moins en moins l'expérience, et en devenait progressivement le maître.

Cependant, ces séances d'apprentissage l'épuisaient encore davantage. Beaucoup auraient été de l'avis d'Ilena, il devrait dormir. Lui avait une opinion totalement opposée, toutefois la remarque de la Poufsouffle était presque touchante. Il répondit donc à son sourire légèrement contenu par un autre, plus affiché mais aussi plus triste, ou fatigué.


- Les problèmes ne dorment pas, le sommeil est un luxe que je ne peux pas me permettre... et dont je ne veux pas.


Aaron s'épuisait, il se noyait sous le travail et s'interdisait le sommeil. L'inactivité le dégoutait, le révulsait. Il s'obligeait à ne jamais se reposer, il devait faire le maximum, puis les séances d'entrainements d'entraînement des membres de la brigade lui permettaient déjà de se reconstituer quelque peu après tout. Il dormira lorsqu'il pourra se le permettre.

L'ancien préfet-en-chef, même s'il était encore officiellement, suivit donc sa camarade de la maison jaune et noir. Il pensa d'abord qu'ils allèrent se rendre dans la Grande Salle, et il fut surpris de constater qu'il n'en était finalement rien. Peut-être avait-elle eu pitié de son accoutrement actuel et avait décidé de ne pas lui imposer la présence d'autres élèves qui pourraient s'interroger et se moquer de son état débraillé. Aaron ne pouvait lui en être que reconnaissant, il n'avait aucune envie de passer pour un cinglé et de ternir son image. Il se demanda alors où est-ce qu'elle pouvait l'emmener, mais il préféra ne rien demander et la laisser faire. Quand ils arrivèrent devant les cuisines, le jeune homme se félicita de s'être tu tant cette destination semblait maintenant évidente. Il s'interrogea alors sur son manque évident de discernement. Etait-ce la fatigue ? Peut-être, ou plus certainement une absence passagère. Oui sans doute.

Non. Son reflet dans le miroir sur le mur à sa gauche semblait remuer la tête de gauche à droite en signe de désaccord. Il fallait qu'il arrête de douter.

Ilena chatouilla la poire et ils entrèrent dans la cuisine. Cela faisait longtemps qu'il ne s'y était pas rendu, il ne pensait pas d'ailleurs y être allé une seule fois depuis le début de l'huis-clos. Alors c'était ici que se trouvait toute la nourriture du château... Cela devait en faire énormément... en outre les gens mangent souvent bien plus que nécessaire, et après ils sont juste capables de dormir et de digérer, complètement apathiques, s'occupant uniquement de leurs ventres gonflés, devenant incompétents et incapables de travailler correctement ! En y repensant, il estimait de plus en plus que Poudlard se livrait à une opulence de nourriture parfaitement écœurante, il avait l'impression qu'ici tout était prétexte à l'organisation d'un banquet gargantuesque... C'était navrant. Ainsi des êtres mous et inactifs étaient construits, en outre toute leur éventuelle vivacité d'esprit était absorbée parleur estomac trop gâté.

La jeune fille timide fit apparaître un café, tandis qu'Aaron balayait la pièce de coups d'oeil rapides, presque inquiets. Il s'attendait à ce que ce lieu soit nettement moins propre que cela depuis qu'ils étaient enfermés.


- Je te remercie
, répondit-il aimablement mais un peu distraitement à Ilena, avant de s'assoir à sa droite. As-tu l'habitude de te rendre ici ? Je me demande comment tout n'est pas encore saccagé...

Aaron remarqua qu'elle n'avait fait apparaître qu'une seule tasse, il lui adressa alors un regard confondu en excuses. Après tout, il avait été éduqué dans les règles de la bienséance.

- J'insiste sur le café... Mais si tu n'aimes pas cela, puis-je te proposer autre chose ?

Ensuite, tandis qu'elle lui répondait enfin sur la question de son éventuel problème avec un élève de sa maison, il pris sa tasse et la porta à proximité de ses lèvres pour souffler doucement sur la boisson chaude. Il distingua alors des nuances étranges sur la surface, des taches sombres par endroit qui semblaient former un visage, un visage en train de fondre, comme s'il était dénué de boite crânienne. Encore. Cette face effrayante qui le hantait. Aaron reposa la tasse très lentement, après l'avoir contemplée pendant de longues secondes. Cela le terrorisait intérieurement, mais il ne voulait pas le perdre de vue. Finalement, il parvint à détacher ses pupilles du café pour les poser sur son interlocutrice et enfin lui répondre.

- En es-tu certaine ? J'ai moi-même quelques problèmes avec des élèves de ma maison actuellement, expliqua-t-il en songeant notamment à Ulrich. Tu sais, même si mes agissements sont décriés par certains élèves, tout ce que je souhaite c'est que chacun puisse se sentir en sécurité entre ces murs.

Il afficha ensuite un sourire à la fois amusé et compréhensif, avant de poursuivre.

- Je ne pourrais pas t'en vouloir de te montrer méfiante envers les Serpentard, j'ai moi-même eu à faire avec de nombreux comportements méprisants et vicieux... C'est dans cette maison que sont envoyés la majorité des descendants de riches familles de sang pur, éduqués pour être méprisants envers les autres. Toutefois, cela ne rend pas tous les élèves vert et argent foncièrement mauvais. Bref, si jamais tu veux que j'envoie un de mes collègues d'une autre maison que la mienne s'occuper de ton problème, il n'y a aucun soucis, acheva-t-il avec un léger sourire.

Si cela pouvait la rassurer que ce soit un Serdaigle, un Poufsouffle, voire un Gryffondor qui s'occupe de cela, puisque sa brigade comptait désormais six élèves au blason du lion, elle comprendrait peut-être qu'il était de bonne volonté. Certaines oppositions avaient beau être plutôt violentes, son objectif était louable, il le savait. De plus, il ne désirait pas qu'Ilena se renferme à nouveau, maintenant qu'elle lui laissait apercevoir un peu plus son visage ! Aaron faisait partie de la minorité des Serpentard qui ne jugeaient pas les étudiants sur leur maison, mais plutôt sur leurs agissements ainsi que sur leur éducation. Le jeune homme reprit délicatement sa tasse, il observa son contenu quelques secondes, et sourit malicieusement. Il trempa alors ses lèvres dans ce délicieux nectar et savoura le liquide brûlant caféiné.
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Jeu 21 Juin - 12:21
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Qui aurait cru que je pourrais être face à un Serpentard en train de discuter ? C’est la maison que je crains le plus. Pas parce que Sullivan s’y trouve. Parce que le caractère de la maison et à l’opposer du mien. La maison qui m’effraie le plus. Ils ont trop d’ambition et cela me fait réellement peur. Il a trop d’ambition, trop ruse. Et pourtant je discute avec l’un d’entre eux. En même temps, il est fatigué et semble mal en point. Pas très dangereux du coup. Mais je reste sur mes gardes, il reste un Serpentard, et ils ne sont pas connus pour être digne de confiance. Je me sentirai surement plus en confiance en compagnie d’un Serdaigle ou d’un autre Poufsouffle. Avec les Gryffondor…Disons que je les trouve un peu trop impulsif, même beaucoup trop impulsif. Du coup, je ne sais jamais comment ils réagissent, ils sont trop imprévisibles. Franchement mon problème me bouffe la vie. Je ne sais pas que faire, et comment aborder tout ça. J’espère tous les jours qu’il existe un moyen pour m’en débarrasser mais je vois bien que ce n’est pas possible. Cela fait dix-sept ans que ça dure…ou plutôt depuis que je suis en Angleterre. Je n’avais jamais eu ce problème en Russie. Même si je me sens chez moi à Poudlard, rien ne remplacera ma terre natale. St Petersburg… Les lumières du soir en été sont inoubliables. Je m’aperçois de plus en plus que ce huis-clos est pénible. Aucun contact avec l’extérieur. Vivement que cela cesse.

Je regarde le Serpentard. Il y a un truc qui cloche chez lui mais je n’arrive pas à savoir quoi. Enfin, je n’arrive pas à me dire qu’un Serpentard peut être gentil avec une pauvre Poufsouffle trouillarde. Oui, je suis une vraie trouillarde et je l’assume parfaitement. Mais là, je le trouve limite trop gentil. Mais je ne me plains pas loin de là. Je trouve juste ça louche.

- J'insiste sur le café... Mais si tu n'aimes pas cela, puis-je te proposer autre chose ?

J’échappe un petit rire nerveux. Franchement je me demande si le choixpeau ne s’est pas planté il y a sept ans. Parce que là je cherche le côté Serpentard mais j’avoue que je ne trouve pas grand-chose. En plus il semble obnubilé par le liquide noir. Si ça peut le rassurer, je ne l’ai pas empoisonné. Je ne suis pas très douée en Potion alors concocté un poison ce révèle quasi impossible pour moi. Je me demande comment j’ai fait pour avoir eu une bonne note au BUSEs. Mais bon. Il insista sur le problème que j’ai avec Sullivan.

« Ecoute, c’est gentil. Mais le problème que j’ai avec la personne ne ta maison dure depuis quelques années déjà. Et je ne sais pas si quelqu’un peut s’opposer à elle. On va attendre la fin du huis-clos du château et de l’année et j’aurai plus de problème. »

En plus je ne veux pas que quelqu’un prenne ma défense car elle en profitera. Cela fait quelques temps que je n’ai pas fait de crise et j’ai pas du tout envie d’en refaire une dans les prochains jours. En plus je peux plus me réfugier à l’infirmerie. Il n’y a plus que mon dortoir. Si je lui donne satisfaction, l’école sera en moins en deux minutes ma peur. Je n’ai pas envie que cela se sache. Cela fait sept ans que j’arrive à garder à peu près correctement mon secret, je ne veux pas qu’il soit crié à tue-tête dans les couloirs. Rien que d’y penser, mes lèvres se pincent et mes yeux fixent la table. Je sens mes cheveux retomber doucement devant mon visage.

« De toute façon elle finira par gagner. »

Ma voix diminua à la fin de ma phrase. Je sais qu’un jour où l’autre, il y aura une confrontation et ce jour-là, elle gagnera.
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