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Les hiboux n'envoient plus de lettres, ils créent des liens. [PV Séraphine]

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Iris Prescott
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Jeu 17 Mai - 14:50
Dix jours. Voilà dix jours qu'Hellson avait décidé de frapper un grand coup et isoler Poudlard du reste du monde, avec seulement les élèves à l'intérieur. Au début, tout le monde pensait que cette situation n'allait pas durer. Quelques jours c'était suffisant du point de vue d'Iris pour montrer sa puissance. Apparemment pas. Dix jours. C'était long. Très long, surtout quand personne n'avait de nouvelles de l'extérieur et aucun moyen de communication. Et cela l'était encore plus lorsque la personne la plus précieuse au monde à vos yeux était de l'autre côté. C'était le cas pour Iris qui avait sa petite fille. Les premiers jours, comme elle pensait que le ministère et Dumbledore finirait par trouver une solution, ou qu'Hellson ferait marche arrière, elle ne s'inquiéta pas vraiment et profita même un instant de l'absence d'adulte pour s'amuser un peu, chose qui ne lui était pas arrivé depuis un moment. Et puis une semaine passa. Iris pris alors conscience que la situation risquait de durer plus longtemps que prévu. Sa première pensée alla naturellement vers sa fille, Madeleine. Quand pourrait-elle la revoir ? Comment allait-elle ? S'il lui arrivait quelque chose, comment pourrait-elle être au courant ? Alors, elle se demanda si les hiboux pouvait quitter ou non l'enceinte du château. Après tout, Hellson avait foiré un truc dans son sort : il n'avait pas pris en compte le professeur de divination, centaure de son état. Peut être que le sort ne touchait pas les animaux qui se trouvait dans la zone du sortilège ?

Le matin du septième jour, elle décida de tenter sa chance et se rendit très tôt à la volière, après s'être réveillée en pleurs en pensant à son enfant, loin d'elle. Une fois dans la volière, elle écrivit sur un morceau de parchemin et s'adressant à ses parents, elle décrivit la situation à Poudlard et demanda des nouvelles également. Elle avait beaucoup d'espoir. Et si cette solution ne marchait pas, elle allait avoir du mal à s'en remettre. Quelque part, au fond d'elle même, elle doutait que cela marche. Pourquoi n'avait-il pas reçu de lettres de l'extérieur ? Ses parents devaient être inquiet. Ils avaient dû lui envoyer des lettres. Ils le faisaient tous les jours pour lui donner des nouvelles de Madeleine. Mais elle espérait que l'inverse marche, que ses parents puissent savoir qu'elle allait bien. C'était au moins ça de gagner. Même si ça n'arrangerait pas sa peine.

Après cela, elle décida de se concentrer sur une chose. Iris ne voulait pas que les autres la voit en position de faiblesse. Non, elle voulait se montrer forte. Elle ne souhaitait pas non plus qu'on s’apitoie sur son sort, qu'on est pitié d'elle. Ou offrir une occasion de la faire souffrir une nouvelle fois à des gens type Sullivan, qui prenait un malin plaisir à lui rappeler qu'elle ne reverrait pas sa fille avant un moment. Iris devait se trouver de quoi s'occuper suffisamment pour ne pas avoir un instant à elle. Quelques jours plus tôt, elle avait proposé aux préfets l'idée d'organiser des groupes de travail à la bibliothèque au cas où les professeurs ne reviendraient pas vite et pour être sûr de pouvoir passer les examens ou ne pas redoubler une année. C'est donc une semaine après l'isolement des élèves que les plus âgés commencèrent à s'organiser, à essayer de mettre un peu d'ordre dans le chaos ambiant : tout le monde faisait n'importe quoi, à commencer par les Serpentard qui interdisaient l'accès à leur salle commune à des autres verts et argent, car il n'en était pas digne. Eden Swan, une de ces amies, en avait fait les frais. Enfin, elle était un peu en froid avec elle, refusant de lui faire des excuses pour son manque de tact : Eden s'était réjouie de la mise sous huis clos, ouvertement. Et elle ne pensa pas qu'Iris pouvait pas le vivre et le prit assez mal. Depuis, Iris avait bien conscience d'avoir réagi de manière démesurée mais elle ne voulait pas s'excuser, Eden non plus. Bref, les deux filles s'évitaient. Enfin, toujours est-il que pour mettre un peu d'ordre, elle afficha un message dans le hall comme quoi dès le lendemain, des cours seraient organisés à la bibliothèque et que tout le monde serait le bienvenu.

Le matin suivant le septième jour d'enfermement, Iris revint à la volière. Elle découvrit alors la chouette qu'elle avait envoyé, sur une étagère, avec à sa patte sa lettre. Elle ne put se retenir de pleurer et resta un long moment assise contre le mur de la volière, à ne plus penser qu'a une chose : sa fille, son avenir. Au bout d'un moment, elle essaya de se ressaisir et partit en direction de la bibliothèque pour tout préparer, avec d'autres apprentis-profs. La première journée ne fut pas fructueuse. Pour le moment, il n'y avait pas grand monde, beaucoup de jeunes, dont la petite Mable, cette petite qu'Iris aimait tant. C'était la petite fille idéale du point de vue de la jeune mère et elle espérait que sa propre fille aurait le même caractère qu'elle. Ou du moins, qu'elle lui ressemble. Enfin même si sa fille deviendrait la pire des pestes, Iris ne pourrait pas se résoudre à ne plus l'aimer. C'était sa fille. Depuis son essai d'envoi de lettre, tout, absolument tout lui faisait penser à sa fille. Elle tournait en rond. Enfin, elle restait forte et ne laissait rien paraître, du moins elle essayait. Son objectif la journée était de s'occuper des autres pour ne pas avoir à penser à elle. Et pour le moment, elle y arrivait plutôt bien. Elle n'avait craqué devant personne encore.

Dix jours. Dix jours qui lui parurent maintenant une éternité. Tous les matins, elle se rendait à la volière. Pour, chose peut être stupide, envoyer une nouvelle lettre. Sur un autre hibou. Peut être que l'un d'entre eux arriveraient à passer la frontière invisible qui les séparait du monde. Peut être que l'un d'eux avait échappé au sort d'Hellson comme Magor le professeur centaure. Ce dernier d'ailleurs devait souffrir de l'enfermement, les élèves l'ignoraient pour la plupart, il devait se sentir bien seul. Enfin, elle s'en occuperait peut être plus tard, elle était trop occupé avec ses cours à la bibliothèque, à chercher des professeurs volontaires, des élèves aussi.

Le matin du dixième jour, comme à son habitude depuis trois jours, Iris monta à la volière vers six heures. Elle ne dormait pas bien en ce moment alors dès qu'elle s'en sentait capable, elle se hissait hors de son lit pour se préparer rapidement, à affronter une nouvelle journée. Elle s'habilla rapidement, un jeans slim et un débardeur violet faisant l'affaire. Elle n'avait pas envie de soigner son apparence, cela ne servait à rien et elle n'en avait même pas l'envie. Elle ne se passa même pas un coup de brosse dans ses cheveux. Iris prit un gilet ensuite, le temps étant encore très frais. Elle épingla son insigne de préfet, pour la forme. Cela ne voulait plus rien dire de toute manière. La Poufsouffle remplit alors son sac de livres, parchemins et plumes pour déposer tout ça à la bibliothèque après son passage à la volière.

Iris choisit un hibou grand duc qui appartenait à l'école. Elle avait déjà préparé sa lettre la veille, juste avant de s'endormir. Elle donna au hibou à manger, du miam-hibou. Et elle le laissa partir par l'une des fenêtres de la volière. Elle s'accouda alors au rebord, la regardant voler au loin, laissant alors les larmes couler. Peut être qu'il y arriverait, lui. Iris chercha ensuite le hibou qu'elle avait envoyé la veille. Une chouette effraie. Elle la repéra rapidement, étant la seule avec une lettre à ses pattes. La jeune mère l'attira alors avec la nourriture. La chouette ne se fit pas prier, ramenant alors l'enveloppe. Iris donna à manger à quelques autres hiboux, venus réclamer eux aussi. C'est alors qu'elle entendit un bruit. Des pas. Une personne montait. Par Merlin, qui avait donc l'idée de venir si tôt ? Il devait même pas être sept heures du matin ! La jeune fille essuya ses joues humides du revers de sa manche. Mais ses yeux rougis n'allait tromper personne. Iris fixait l'entrée de sa place, près de la fenêtre, curieuse de voir qui se souciait encore des hiboux. Elle fut surprise de reconnaître une Serpentard, Séraphine McKenzie. Iris croisa alors les bras et fronça les sourcils. Que faisait-elle ici ? Était-elle venu pour l'humilier ? Énervée qu'on gâche son moment, son nouveau rituel du jour, Iris n'arriva pas à l'ignorer. Et en la regardant dans les yeux, elle lui lança méchamment :

« Tu fais quoi là ? Si tu es venues là pour te réjouir du malheur des autres, vas-y, te prives pas. C'est pas nouveau de toute façon. »

Iris ne quittait pas des yeux la Serpentard. Elle n'arriverait pas à afficher un sourire comme en journée. Non, là, elle avait encore envie de pleurer, mais elle ne craquerait pas. Pas devant une fille comme Séraphine.
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Jeu 17 Mai - 17:03
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« Transfiguration... Transformation... Transplaner... Transplantation... Trépaner... »

Hm, transplaner. Son doigt revient en arrière dans les listes non-exhaustives des ouvrages de la bibliothèque, concentrée comme pas deux. Elle devait trouver une solution, et son instinct lui murmurait qu'elle la trouverait dans la magie. La magie avait causé le problème, donc la magie saurait le résoudre. Rester face aux moyens classiques n'avaient été qu'inutilité remarquable. Les hiboux lui étaient tous revenus. Tous. Sans exception. Aucun moyen d'accéder à Pré-Au-Lard, ou à la Poste. Aucun moyen d'utiliser le système de poste moldu – faute de mieux, elle se tournait vers ce qu'elle connaissait.
La dernière lettre de Nioclàs coincée dans son uniforme, tout contre son coeur – bon, j'avoue, ce n'est pas dans son uniforme mais dans son soutien-gorge, mais vous comprenez que je trouve que ce détail détruit tout le sérieux que j'essaie d'établir dans ce rp – elle se tournait alors vers la dernière idée qu'elle avait eue : et ça concernait le transplanage. Elle n'ignorait pas qu'on ne pouvait pas transplaner dans l'enceinte de l'école. Mais elle savait aussi que c'était un sort qui pouvait être levé. Et que si toute l'école avait été bloquée... Alors elle pouvait tout aussi bien être débloquée.
Hm, what ? Vous pensez qu'elle a de l'ambition et beaucoup d'orgueil pour se croire capable de réussir là où tous les autres, sorciers aguerris, ont échoué ? Oui, je trouve aussi. Mais c'est un certain espoir qui lui permet de tenir. Pour le moment, ce n'est l'affaire que d'une dizaine de jours. On comprendra l'importance de cet espoir quand plusieurs semaines, plusieurs mois ce seront écoulés. Enfin, pour le moment, il lui sert surtout à s'occuper. Malgré l'organisation des cours auxquels elle participe, elle n'en reste pas moins une jeune fille solitaire qui a trouvé refuge, ces derniers temps, dans l'écriture de lettres enflammées et à ne pas faire lire à un enfant.

Depuis cette dernière étreinte, sur le quai 9 ¾, qui leur avait valu des regards indignés – enfin, surtout à lui – le temps avait été long. Trop long à son goût. Elle avait d'abord commencé à attendre les vacances avec impatience. Puis elle s'était lancée dans l'écriture, se découvrant une facilité à jongler avec les mots, les sous-entendu, les jeux de mots – parfois au détriment de son pauvre irlandais d'amant. Et les lettres s'étaient succédées, les unes derrière les autres. D'abord une. Puis deux. Puis... Puis dès qu'elle recevait une réponse, le désir d'y répondre devenait irrépressible. Le désir... Non, cela s'apparentait plus à un besoin. Un besoin qu'elle ne pouvait pas ignorer. Ce même besoin qui les avait poussé dans les bras l'un de l'autre, dans une histoire qui a débuté avec un certain romantisme. Et aujourd'hui...
Dix jours sans nouvelle. C'était trop, beaucoup trop. La dernière fois qu'elle l'avait vu remontait à bien trop longtemps à son goût. Elle détestait cette sensation de dépendance envers quelqu'un, mais elle devait bien vivre avec aujourd'hui. Dans un état qui s'apparentait en ce moment à une furieuse crise de manque. Et ce manque serait sa force.
Après tout, un junky en manque parvient toujours à trouver sa dose. Coûte que coûte. Alors il n'y avait pas de raison qu'elle n'y parvienne pas.

Les pages des ouvrages qu'elle consulte défilent. Elle a déjà sa lettre de prête. Elle a eu le temps de la réécrire quinze fois, de lire celle de Nioclàs à la connaître par coeur. Elle veut l'envoyer. Elle veut de ses nouvelles. L'ignorance est insoutenable. Il n'y a rien de pire que de ne pas savoir. C'était encore pire que de ne pas le voir. Et savoir comment était le monde à l'extérieur, avant même le huis-clos, elle ne s'en sentait que plus fébrile. Il lui fallait de ses nouvelles. À tout prix. Dût-elle sortir d'ici, le faire entrer, se servir de quelqu'un.
Elle devait impérativement entrer en contact avec Nioclàs O'Brian.
Elle laisse ses yeux lire en diagonale les textes parfois opaques des vieux ouvrages. Il y avait une solution. Il y avait FORCÉMENT une solution. Et elle la trouverait. Après avoir pris des notes de plusieurs sortilèges – qui, je vous l'annonce, se solderont par un superbe échec – sur un morceau de parchemin, elle se redresse et sort de la bibliothèque à grands pas. Elle allait réussir. Foi de Séraphine.
L'heure se fait tardive, aussi retourne-t-elle... Là où elle peut. Les Serpentards ont décidé de fermer leur salle commune à certains d'entre eux. Elle en fait partie, en tant que née moldue. Après avoir hurlé tout ce qu'elle pouvait et ensorcelé les personnes qui étaient passées à proximité – et assez idiotes pour rester à portée – elle avait réussi à récupérer ses affaires en cas de besoin par des sortilèges d'Attraction, et s'aménageait un coin, çà et là, pour dormir.

Le petit matin ne tarde pas à venir, et dormant mal, forcément – entre l'absence de Nioclàs et le manque d'accès aux dortoirs – elle se lève tôt. Parchemin encore dans la poche. Bien. Il est temps d'aller tester ses découvertes.
Elle prend alors la direction de la volière d'une démarche assurée, oubliant l'attitude féline qu'elle est sensée adopter en permanence. Qu'importe, elle ne comptait impressionner ni séduire personne aujourd'hui. Seule la perspective d'entrer en contact avec Nioclàs lui importait.
Qu'il est pénible de se sentir ainsi émotionnellement dépendant d'un autre...
Elle s'avance, cape autour des épaules, et s'infiltre dans la volière, baguette à la main. Mais quelqu'un est déjà là, et la jeune fille s'immobilise en la voyant. Elle ne voulait pas être vue ici. Pas dans cet état de lamentable faiblesse, d'atroce dépendance qui souillait son âme et faisait battre son coeur. Mais apparemment, pas un instant la Poufsouffle n'a l'air de s'imaginer la raison de sa présence ici.
Séraphine hausse un sourcil. Lève les yeux au ciel. Hausse les épaules. Soupire. Elle se pose en victime. Bien évidemment, le Serpentard est toujours le grand méchant de l'histoire, n'est-ce pas ? Le Serpentard n'a pas d'émotions, ni de sentiment. Le Serpentard n'est là que pour s'en prendre aux plus faibles.
Mouais. En général, les faibles, elle les méprisent et les ignorent. Elle ne cherche des noises qu'à ceux capables de répliquer. Iris n'était qu'un cloporte qu'elle n'a pas besoin de... Wait. Elle a les yeux rouges. Oh. Faible. Suffisamment pour avoir pleuré. Faible. Mille fois faible. Elle aussi souffrait, sans doute d'une manière différente. Et pourtant, rien ne passait son visage de marbre.
Pas encore. Mais bientôt la colère et la mauvaise humeur sauraient l'emporter.

« Bien sûr. Fais ta victime. » réplique-t-elle simplement. « On va reprendre les choses dans l'ordre naturel des choses, si tu le veux bien. Je t'ignore comme le cloporte que tu es, tu poursuis ta petite vie sans que je m'en soucie, en continuant de juger les gens sans les connaître. »

Se repaître du malheur des autres. Non mais franchement. Ce n'était que pour les faibles. Le malheur des autres, soit on le dévoile – en bon journaliste – soit on s'en sert – en bon politicien – soit on l'ignore. Se réjouir du malheur des autres, c'était inutile, petit, mesquin, et sans intérêt. Elle était au dessus de ça. Plus intelligente que cela.
Elle recule de quelques pas, et ressort de la volière, pour souligner ce qu'elle avait dit. Et cinq secondes plus tard, entre à nouveau dans la volière. Bon, on reprend dans l'ordre naturel des choses. Alors elle pose ses yeux l'espace d'un quart de seconde sur la jeune mère, et va s'installer à peine plus loin. Elle plonge la main dans son décolleté et en sort sa lettre impeccablement pliée, avec même une trace de rouge à lèvres dans un coin – c'était sa signature, une trace rouge. Jamais elle ne mettait son nom à la fin de ses lettres. Mais elle n'appelle pas de hibou pourtant. Elle sort sa baguette, et son morceau de parchemin.
C'était l'instant de vérité.
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Iris Prescott
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Ven 18 Mai - 0:03
Séraphine faisait partie des gens avec qui Iris n'avait aucunes affinités à l'origine et n'avait pas envie d'en savoir plus. Déjà, rien, à priori, ne pouvait les réunir. Les deux jeunes filles étaient trop différentes pour avoir quoique ce soit en commun. Alors, il était vrai qu'Iris jugeait surtout sur ce qu'elle avait entendu de la Serpentard, que c'était une fille détestable pour résumer. Et Iris se souvenait aussi des quelques regards méprisants qu'elle a pu lui jeter l'an passé, alors que son ventre avait doublé de volume, alors qu'elle était encore enceinte de sa petite Madeleine. Donc naturellement, Iris avait rangé Séraphine dans la catégorie des gens à éviter pour garder une certaine tranquillité. Peut être à tord, mais elle préférait rester prudente. Elle ne l'évitait pas vraiment ou en tout cas, elle n'allait pas changer de couloir parce qu'elle était dans le même qu'elle, mais tant qu'elle pouvait être loin d'une fille comme elle, elle se portait bien. Iris n'avait pourtant pas pour habitude de juger les gens sur l'apparence, du moins, c'était ainsi avant. Avant que tout le monde lui tourne le dos. Quand elle partait s'amuser lors d'une fête, elle parlait à tout le monde, sans à priori, sans pensée toute faite. Elle réussit même à sympathiser avec Drago Malefoy. Mais bon, elle avait 14 ans à l'époque, elle était jeune et non marquée par certaines expériences. Et puis n'y a-t-il pas un proverbe qui disait que la première impression est toujours la bonne ? En plus, Séraphine venait de l'insulter de cloporte non ? Franchement, une personne abordable vous insulterez sans vous connaître ? Bon, d'accord, Iris avait accusé Séraphine de vouloir profiter de ce moment pour se moquer d'elle mais elle avait peut être raison, non ? Enfin, Iris ne pu s'empêcher de répliquer quand même.

« Je ne fais pas ma victime, je dis juste la vérité. Désolée si ça te blesse. Je crois avoir le droit de réagir comme ça, aux dernières nouvelles, c'est pas toi qui souffres du manque de la personne la plus chères à tes yeux. Et sérieusement, tu vas me faire croire que tu es venue ici pour nourrir les hiboux ?  »

Iris lui en voulait d'avoir débarquée comme cela, alors qu'elle était en situation de faiblesse. Elle détestait qu'on la voit ainsi et oui, c'était peut être stupide et puérile de l'attaquer sur sa venue dans la volière, un lieu public, mais Iris était un peu aveuglée par sa tristesse. Et elle se disait que Séraphine faisait partie des élèves ravies de pouvoir évoluer dans un monde sans adulte pour le moment. Du moins, comme elle ne savait pas qui était la Serpentard en réalité, elle ne pouvait que faire des suppositions. Et se montrer égoïste sur ce point était une manière pour Iris de se protéger. L'égoïsme, c'était pourtant tout le contraire de la jeune fille, altruiste de nature. Pourquoi elle aurait essayé d'organiser avec d'autres des groupes de travail sinon ? Mais si elle faisait preuve d'égoïsme en ce moment même, c'était sûrement dû à l'instinct maternelle. Ne dit-on pas qu'une mère est capable de tout pour son enfant ?

« Mais bon, ta proposition me va. Je vais continuer à vivre ma vie sans me soucier de gens comme toi. »

Iris se détourna alors pour regarder la fenêtre, pendant que Séraphine semblait décider à quitter la volière. Tant mieux. Elle pourrait enfin être seule, autrement dit tranquille. Avec ses pensées noires, certes, mais seule et c'est tout ce dont elle voulait pour le moment. Sauf qu'Iris n'eut pas le temps de contempler une nouvelle fois l'horizon, non. Elle se rendit vite compte que Séraphine n'était pas partie. Iris reprit sa position, dos au mur, à l'observer, les bras croisés contre sa poitrine. Séraphine ne semblait plus faire attention à elle. De toute manière, elle était vue par elle comme un cloporte. L'insulte ne blessa pas vraiment Iris, ne faisant plus vraiment attention à ce que pouvait penser les gens sur elle, mais sur le coup, elle ne s'était pas attendue à se faire traiter de cloporte. Enfin, c'était trop d'attention pour une si basse attaque. Séraphina sortit de son décolleté ce qui s'apparenta à une lettre et c'est ce qu'Iris en déduit. Elle la regarda alors d'un air septique.

« Tu es au courant qu'envoyer une lettre ne sert à rien ? Les hiboux reviennent toujours avec. »

Iris était certes au courant, cela ne l'empêchait pas de recommencer jour après jour. Mais elle voulait que ce moment lui appartienne, pas qu'on vienne le lui gâcher. Et c'est peut être pour ça qu'elle essayait de provoquer Séraphine– peut être plutôt gentiment mais Iris n'avait pas un mauvais fond. C'était une manière pour elle de lui faire voir que sa présence ici n'était pas désirable. D'autant qu'elle ne voyait pas à qui la Serpentard voulait envoyer une lettre. Tous les élèves pensaient pour le moment à s'amuser, à profiter de Poudlard sans adultes. Tout le monde, sauf ceux qui, comme Iris, avait quelqu'un de précieux de l'autre côté. Et Iris en connaissait aucun en fait, ne souhaitant pas étaler son malheur, pour se protéger et parce qu'elle n'aimait pas se confier, même à ses plus proches amis. Mais Séraphine faisait-elle partie de ces gens là ? Elle, si solitaire d'habitude ? Il était peut être temps d'arrêter de la juger sur ce qu'on lui disait d'elle et de se faire sa propre opinion. Quoique, elle n'était pas sûre de vraiment le vouloir. Non, elle était complètement perdue, elle ne savait plus vraiment ce qu'elle voulait. Enfin si, elle était sûre d'une chose : elle voulait quitter Poudlard pour être auprès de sa fille.

Séraphine intrigua Iris lorsque celle ci remarqua qu'elle n'appelait pas de hibou. Sa baguette en main, elle regardait un morceau de parchemin. Qu'est ce qu'elle manigançait ? Iris ne prit pas le temps de faire de nouvelles suppositions, non. Elle lui posa directement la question.

« Tu essaies de faire quoi en fait ?  »

Pas sûre que Séraphine lui réponde. Elle aurait au moins essayé en tout cas. La curiosité l'avait emporté, Iris allait peut être le regretter, ou peut être pas.
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Ven 18 Mai - 11:44
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Ce n'était pas elle qui souffrait du manque de la personne la plus chère à ses yeux ? Ce n'était pas elle qui souffrait du manque de la personne la plus chère à ses yeux ?! C'était une plaisanterie ?! Oh mais bien sûr, après s'être posée en victime, maintenant, elle se prenait pour celle qui vivait le plus de malheurs du monde. Bien évidemment. Si Séraphine était ici, ça ne pouvait être que pour s'en prendre à elle. Non mais pour qui se prenait-elle au juste ? Pensait-elle avoir à ce point d'importance dans sa vie pour qu'elle daigne s'approcher d'elle à pareille heure ? C'était faire là preuve d'un orgueil bien mal placé ! Comme si elle était du genre à prêter attention à ces infâmes cloportes ! Iris était dans la catégorie des gens qu'elle méprisait. Donc de ceux qu'elle daignait guère ne serait-ce que regarder. Éventuellement un peu de mépris, mais rien davantage. Elle ne lui ferait pas cette faveur.
Donc non, elle n'était pas venue ici pour nourrir les hiboux. Bien sûr que non. Elle était venue ici pour être tranquille et espérer envoyer cette lettre à la personne la plus chère à son coeur. Non pas pour se faire agresser alors qu'elle n'avait rien demandé. Ses nerfs à elle aussi étaient mis à rude épreuve dans cette histoire. Là où les autres faisaient la fête, où ils s'amusaient, où ils profitaient de l'absence d'adultes... D'un tempéramment résolument contre l'autorité, elle aurait du être contente. Voici le régime anarchiste parfait, les obligeant à s'organiser sans forme d'autorité... Mais ils étaient trop jeunes, trop idiots pour la plupart pour pouvoir se passer d'une forme d'autorité. Et c'est dans ce besoin que plusieurs septième année avaient commencé à vouloir maintenir les choses.
L'ordre naturel des choses, paraît-il.

Nourrir les hiboux... Elle ne s'en remettrait donc pas. Pff. Tant pis. Ignore la. Tu es très douée pour cela et visiblement, Iris a décidé de suivre le même genre d'attitude. Bien. C'était le meilleur moyen de cohabiter. Alors elle est partie pour vivre sa vie, s'occuper de sa lettre, de son morceau de parchemin.
Sauf qu'Iris a l'air beaucoup moins douée qu'elle pour ignorer sa présence. Si elle savait qu'envoyer des lettres ne sert à rien ? Non mais que fous-tu dans la volière, toi, au juste, hein ? Tu es là pour t'occuper de ces sales bêtes, ou pour les laisser te chier dessus ?
Oulà Séraphine, Nioclàs va te laver la bouche avec du savon ! Tu ne devrais pas avoir des pensées si vulgaires, quand bien même elle ne franchissent pas la barrière de tes lèvres ! Une jeune fille comme toi, avec des ambitions démesurées comme les tiennes, ne devrait ne serait-ce que connaître de tels mots. On cause correct, hein.
Mais la petite Serpentard reste silencieuse. Elle l'ignore. Même si elle lui lance quand même un regard d'une noirceur d'encre quand elle lui parle. Non seulement elle ne souffrait pas du manque d'une personne chère à ses yeux, mais en plus elle était idiote. Sympa Iris. Et après, ça se plaignait de se faire traiter de cloporte, hein... Mais voilà, Raph' reste fidèle à elle-même. Silencieuse. Elle trouve d'ailleurs sa camarade bien bavarde pour quelqu'un sensé l'ignorer et faire sa vie sans se soucier de sa présence.
Bon alors, reprenons. Elle guette ses propres notes, prises la veille sur son morceau de parchemin. Elle avait trois possibilités. Donc elle allait commencer par dupliquer la lettre, des fois que les maléfices détruisent le parchemin. Sauf qu'elle est à nouveau interrompue par Iris, qui commence doucement à l'agacer. Et c'est ainsi donc que sa voix claque, sèche, tel un coup de fouet cinglant l'air.

« … Qu'est-ce que tu n'as pas compris dans le mot « ignorer », au juste ? » siffle-t-elle méchamment, désespérée de tant de stupidité et de bavardages. Elle était venue ici dans le but d'avoir la paix, et non pas qu'on vienne l'embêter. Détournant son regard sombre de la jeune fille, elle esquisse un geste souple du poignet, baguette en main. Et sa lettre suintante de passion semble se diviser, telle une cellule qui se multiple, une fois, puis deux, se scindant avant de devenir trois exemplaires parfaitement identiques.
Patience, Nioclàs. Bientôt tu auras de mes nouvelles, et bientôt j'en aurai des tiennes.
Elle s'humecte les lèvres, regarde à nouveau son parchemin. Bon. Tentons.

« Malartú litreacha tae seanleas an duine bheith i ngrá le. » souffle-t-elle d'une voix calme en esquissant un geste doux avec sa baguette, visant la lettre.
Un rayon de lumière douce s'échappe de sa baguette, entoure la missive qui baigne un instant dans une lueur rougeâtre. Un éclat d'espoir apparaît dans les yeux de la jeune fille. Sa trace de rouge à lèvres, sur le parchemin, s'illumine un peu plus que le reste, et puis... L'espoir s'envole. La lettre s'enflamme.

« Non ! »

L'exclamation lui a échappé et elle se mord la lèvre immédiatement après, retrouvant son visage de marbre, impassible. Merde. Putain. Bordel. Sa race. Elle y avait cru. Elle y avait cru, l'espace d'une seconde. Mais non. La magie des plaines d'Irlande n'ont pas l'air de vouloir la rapprocher de l'Enfant du Pays. Bon. La déception est grande, puisque le sortilège avait eu l'air de fonctionner durant les premières secondes, mais rien de plus. Elle le sera davantage quand elle verra que les deux autres qu'elle a en stock ne seront pas davantage concluant.
Du coup, par instinct, elle va défouler sa déception. Et la seule personne sur qui elle peut la faire sortir... C'est cette fille qui va vite regretter de ne pas avoir regarder la définition du mot ignorer dans le dictionnaire. Séraphine lui lance un regard noir, encore un, comme si elle était responsable de l'échec du sortilège.

« Contrairement à d'autres, j'essaie de trouver une solution. » crache-t-elle, avec une certaine méchanceté dans la voix, répondant enfin à la question d'Iris. « Parce que moi, j'ai compris qu'envoyer un hibou ne sert à rien. »
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Iris Prescott
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Ven 18 Mai - 23:54
L'ignorance, non, ce n'était pas le point fort d'Iris. Et pourtant, on pourrait le croire vu tout ce qu'elle a pu traverser. Mais non. Elle ne pouvait pas s'empêcher de dire ce qu'elle pense et se défendre, même devant une cause perdue. Combien de fois elle avait sorti sa baguette alors qu'on l'insultait lorsqu'elle passait dans un couloir … Elle ne les comptait plus. Parfois, elle avait réussi à se contrôler mais à certaines périodes, c'était plus difficile, quand son moral était au plus bas par exemple. Quelque part, elle gardait cette image d'elle, populaire, qu'on appréciait et elle avait toujours du mal à voir son adolescence autrement et n'acceptait pas qu'on la voit autrement aussi. Enfin, elle avait un peu changé sa vision depuis la naissance de sa fille, qui lui a permis de voir sa vie d'un nouvel angle, se considérant à présent comme une mère et non plus comme une adolescente

« L'ignorance c'est pas mon fort, désolée, je suis qu'un misérable cloporte après tout. »

L'histoire du cloporte n'était toujours pas passé, même si Iris n'allait pas l'admettre. Elle se pensait assez forte pour passer au dessus des insultes mais cela faisait un moment qu'elle n'avait pas été confronté à une situation du genre, s'étant reconstruit au fil des mois un cercle d'amis, des gens fidèles qui l'appréciait pour ce qu'elle était. Elle était habituée à avoir une conversation normale, sans qu'on vienne l'insulter. Enfin, l'ignorance semblait être une qualité de Séraphine visiblement. Elle semblait même exceller dans ce domaine. Iris avait du mal à comprendre ... Ou bien elle était trop aveuglée par ses sentiments, par sa volonté de tranquillité pour essayer de faire la même chose. Mais même si elle l'avait voulu, Iris aurait au bout d'un moment craqué de toute manière. Trop curieuse d'une part. Parce Séraphine l'intriguait, enfin plutôt ce qu'elle était en train de faire. Et d'autre part, parce qu'elle était d'un naturel bavard et quand quelqu'un était à côté d'elle, elle était obligée de parler. Pour se défendre, même quand la personne ne valait pas le coup. Défendre ses convictions ... Elle était douée dans ce domaine. Après tout, elle avait eu un bon entraînement, devant justifier ses choix depuis l'an passé. Iris était contrariée aussi et donc face à l'intrusion de Séraphine, elle ne pouvait pas se taire. Non, il fallait qu'elle cause. C'était bien une fille.

Iris observait toujours Séraphine alors que celle ci semblait prête à lancer un sort. Baguette de sortie, parchemin en main, parchemin qu'elle lisait … Oui, ça ressemblait bien à un sort. Curieuse, Iris se tut sur le moment, fronçant légèrement les sourcils lorsque la Serpentard dupliqua sa lettre puis lorsqu'elle commença à prononcer des mots dans un langage inconnu. Serait-elle en train d'essayer d'envoyer une lettre ? Par un sort ? Intéressant. Iris se demandait pourquoi elle n'y avait pas pensé. Elle s'était trop focalisée sur son hypothèse des hiboux, qu'un d'entre eux pourraient peut être arriver à partir d'ici … Ou peut être qu'elle avait peur de l'échec. Et qu'elle préférait persévérer dans une voie plutôt que d'en chercher d'autre, d'être encore plus déçue. Sa peur de l'échec une nouveauté de toute façon. Ses parents avaient mis tellement d'espoir en elle, ils voulaient tellement qu'elles réussissent que dès son entrée à l'école primaire, elle avait peur de les décevoir, donc d'échouer. Et ça lui était restée. Elle aimait bien réussir ce qu'elle faisait, c'était ancré en elle maintenant.

La Poufsouffle sortit de ses pensées lorsqu'elle vit la lettre s'enflammer. Apparemment, c'était pas le résultat attendu par Séraphine au vue de sa réaction. Elle n'avait donc pas la solution miracle non plus. Hum, dommage. Hellson aurait donc tout prévu pour les empêcher de communiquer ? Qu'est ce que ça pouvait lui apporter ? Ca, c'était une grande question. Mais Iris n'eut pas eu le temps de s'interroger, la Serpentard ayant apparemment décidé de ne plus l'ignorer. Elle essayait de trouver une solution, ça, Iris l'avait un peu deviné. Elles étaient dans le même bateau en fait. Toutes deux cherchaient à communiquer avec l'extérieur. La question qu'Iris se posait toujours portait sur l'identité du destinataire de la lettre de Séraphine. Mais c'était un peu personnel comme question et Iris préférait ne pas la lui poser, elle n'aimerait pas non plus qu'on lui demande à qui s'adressaient ses lettres, même si de son côté, ça coulait de source. Tout Poudlard était au courant pour elle. Et elle n'aimait pas forcément en parler, se montrer si faible … Et puis il suffisait qu'elle prononce le nom de Madeleine pour commencer à pleurer. Iris n'apprécia pas vraiment le ton employé par Séraphine, d'autant plus qu'elle avait bien insisté sur le fait qu'elle savait parfaitement que les hiboux ne servaient à rien, sous entendu que ce n'était pas le cas d'Iris. Qu'est ce qu'elle en savait d'abord ? Enfin, Iris était partagée entre l'idée de répondre à son attaque ou essayer de calmer le jeu. Difficile de choisir. Mais sa baguette se trouvait dans son sac, déposée à ses pieds. Si le ton montait jusqu'arriver à prendre les baguettes, Iris n'aurait jamais le temps d'attraper la sienne. Elle était un peu sans défense. Ca lui apprendra de pas enfiler son uniforme qui, contrairement à son jean ou son gilet, avait une place pour sa baguette. Ma foi, Séraphine avait peut être assez d'honneur pour ne pas s'en prendre à quelqu'un de désarmé, qui sait. Iris décida de faire un mix des deux : attaquer en restant calme. C'est pour ça que le ton de sa voix semblait totalement détaché.

« Eh oh. Calme toi, c'est pas de ma faute si ton truc a pas marché. Je crois qu'on fait toutes les deux parties du même bord : on cherche une solution pour communiquer. Je ne fais pas partie des « autres ». Et si je m'acharne avec les hiboux, c'est que j'ai mes raisons. »

A croire que les hiboux et Iris, c'était une grande histoire d'amour. Disons que si un revenait un jour avec une réponse, il serait son nouveau dieu. Un animal plus que vénéré. Le hibou le plus heureux du monde, choyée jusqu'au sa mort. Iris serait capable de l'adopter tant elle lui serait reconnaissante alors que l'animal n'aurait même pas conscience de ce qu'il faisait, pour lui ce serait un travail comme un autre mais pour Iris, ce serait la chose la plus merveilleuse au monde. Enfin, tout cela ne risquait pas d'arriver apparemment.

« Par pure curiosité, c'était quoi ce sort ? » demanda-t-elle en levant légèrement les sourcils.

Les sortilèges faisaient parties des matières préférées d'Iris. Ce n'était peut être pas très original, mais elle était assez douée alors quand quelqu'un effectuait un sort qu'elle ne connaissait pas, elle aimait savoir ce que c'était, par curiosité mais par intérêt aussi, aimant apprendre des nouvelles choses. Et puis là, elle n'avait pas reconnu la langue utilisée par Séraphine, elle ne savait pas du tout ce que c'était. Elle en avait juste vu le résultat : la lettre s'enflamma. Mais ce n'était pas censé faire ça. Alors c'était peut être un déplacement d'objet, un transplanage version objet ? Peut être. En tout cas, elle le saura si la Serpentard voulait bien lui répondre. Ce dont Iris en doutait. Elles n'avaient rien à faire ensemble de toutes façons, tout semblait les opposer, pourquoi donc partageraient-elles leurs connaissances en sortilèges ? Pourquoi prendraient-elles le temps de discuter ensembles alors qu'elles se méprisent l'une et l'autre ? Enfin, la balle était maintenant dans le camp de Séraphine. Iris lui posait une simple question, sans être méchante, sans aucune arrière pensée. Juste pas curiosité, par soif d'apprentissage. Et qui sait, elle pourrait peut être l'aider. Pourquoi pas. Ca pouvait peut être le faire. Mais Iris gardait cette option en dernier recours. Elle se méfiait de Séraphine de part sa réputation, et parce qu'elle se méfiait des gens qu'elle ne connaissait pas. Enfin si la Serpentard lançait l'idée qu'elle aide, Iris n'allait pas refuser. Surtout si elle arrivait à trouver un moyen pour envoyer ces fichues lettres.
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Mar 22 Mai - 11:09
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Pour Séraphine, il y avait tout de même un sacré culot dans l'attitude d'Iris. Comme si cette dernière se pensait seule et qu'elle estimait que ceux qui vivaient autour d'elle n'avaient pas le droit d'avoir des sentiments, eux aussi. Et elle se posait en victime, automatiquement agressée quand bien même l'autre ne faisait rien. Pour une fois qu'elle venait en paix et qu'elle n'avait nullement l'intention de s'en prendre à qui que ce soit... Elle avait d'autres choses à penser. D'autres plans à exécuter. Des idées à trouver pour pouvoir communiquer avec l'extérieur. Et elle ne doutait pas que, de l'autre côté de la barrière, un certain Irlandais devait faire de même, multipliant les idées pour tenter d'entrer en contact.
Cela ne faisait qu'une dizaine de jours. Et au bout de plusieurs semaines, croyez-moi qu'elle se contenterait de peu, juste un mot, juste un signe, pour lui faire savoir qu'il allait bien dans le bordel innommable de l'extérieur. Quelque chose qui lui indique qu'il allait bien.
C'était ce qui la motivait à faire preuve de toute l'imagination possible, pour exploiter toutes les pistes. Bien sûr que la déception de l'échec sera grande. Mais elle continuera. Parce qu'à coeur vaillant, rien d'impossible. Les hiboux ne marchaient pas, alors elle tentait par la magie. Et la magie, c'était un panel de possibilités dépassant l'imagination. Pour le moment, elle pensait au transplanage. Et puis après, elle songerait à la lumière, qui, très rapide, pourrait sans doute passer au delà de la barrière. Et puis... Et puis bien d'autres choses. Elle trouverait. Elle trouverait, coûte que coûte.

Pour le moment, le premier sort ne fonctionne pas. Lèvres pincées, la jeune fille s'en veut d'avoir laissé sa déception passer la barrière de ses lèvres. Cette déception lui fit s'en prendre, tout naturellement, à Iris. Et que celle-ci ne s'y trompe pas : Séraphine avait le sens de l'honneur, mais si elle se sentait attaquée, elle n'hésiterait pas à s'en prendre à quelqu'un de désarmé. Après tout, on a toujours une arme à portée de main, que ce soit sa baguette ou ses poings. Et puis, comment pourrait-elle savoir qu'Iris n'avait pas sa baguette cachée quelque part sur elle ?
Et elle lui répond. Les sourcils de la Serpentard se froncent. Dans le même bateau ? Elle la sonde d'un regard perçant, des pieds à la tête. Dans le même bateau, hein ? Elle plisse les paupières, comme mourrant d'envie de l'envoyer sur les roses. Mais elle se retient. Parce qu'elle sait qu'elle a raison, et que le refuser serait se comporter de la même manière qu'Iris quelques instants plus tôt.
Elle avait ses raisons pour s'acharner sur les hiboux ? Grand bien lui en fasse si elle voulait rester dans un cul-de-sac. Séraphine, quant à elle, trouverait une solution en explorant toutes les solutions possibles. Alors la voici qui se contente d'une exclamation de dédain, lourde du mépris qu'elle éprouvait alors qu'elle se tournait à nouveau vers son parchemin. Un coup de baguette plus tard, et le premier sort était rayé de sa liste. Bien, il était temps de passer à une seconde tentative.
Sauf qu'une nouvelle fois, la Poufsouffle la parasite dans son entreprise. La jeune fille pince ses lèvres. Voulait-elle lui fiche la paix, nom de nom ? Comment voulait-elle qu'elle se concentre si elle continuait à parler ainsi ? Surtout que ce qu'elle racontait n'avait aucun intérêt...
Pourtant, la jeune écossaise n'ignorait pas que deux têtes valent mieux qu'une. À deux, elles seraient plus fortes et pourraient peut-être être plus efficaces. Chacune complètant les faiblesses de l'autre. Peut-être pourraient-elles trouver une solution...
Ou pas. Elle n'avait besoin de personne. Elle n'avait jamais eu besoin de personne, de toute façon.

« Transplanage. C'est un vieux sort celtique que j'ai trouvé à la bibliothèque. » fait-elle sèchement, comme pour faire savoir son agacement. Bien. Elle voulait bien enterrer la hache de guerre, éventuellement, puisqu'elle pouvait en tirer avantage. Elles arriveraient peut-être à communiquer avec l'extérieur, à elles deux. Nul doute qu'elles y trouveraient leur compte, au final, à s'allier.
Ce qui n'empêchait pas la jeune femme de mépriser Iris et de la considérer comme une idiote incapable de se prendre en main, obligée de se poser en victime pour attirer l'attention. Mais bon, la logique et la considération selon Séraphine, c'est une telle histoire que je pourrais vous en faire un véritable roman. Voire un essai sociologique, pour tout vous dire. Alors vous pensez bien...
« Les hiboux peuvent pas sortir. Alors j'essaie de passer outre l'anti-transplanage de Poudlard, parce qu'on sait qu'on peut le lever. J'ai encore deux sorts à essayer... »
Autrement dit : écarte toi petite idiote, j'ai besoin d'air. Levant la baguettte à nouveau, elle pose les yeux sur son parchemin, les lèvres pincées, l'air concentré. Allez. La baguette fouette l'air de manière plus sèche que précédemment.

« Leannan, faod mo litir-leannanachd ruig tae sibh. »

Encore une fois, la lumière se fait et s'échappe de la baguette, grisâtre, pas très rassurante. Et la lettre ne s'enflamme pas. En fait, il ne se passe pas grand chose. C'est un superbe fail, qui se produit. Rien ne se passe, même l'attaque trempette de Magicarpe est plus efficace.
Bon. Un échec de plus. Grognement supplémentaire. Raph' a l'air réellement contrariée, pour le coup. Elle n'a plus qu'une seule solution dans sa manche. Et si elle ne fonctionne pas non plus... Elle devrait se remettre et se relever, pour continuer à affronter l'adversité.

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Iris Prescott
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Ven 25 Mai - 19:58
Iris soutint le regard de Séraphine. Elle n'avait pas peur de ce regard perçant, qui semblait l'analyser, chercher la moindre faille. Un peu tête brûlé Iris ? Non, elle ne voulait pas se laisser faire, tout simplement. Si elle baissait les yeux, Iris pensant que Séraphine en déduirait qu'elle la craignait, ce qui était faux. Non, elle tint bon, lèvres pincées, clignant à peine des yeux. Combat de coq ? Oui peut être un peu. Enfin, Iris voulait surtout prouver à Séraphine qu'elle n'était pas un misérable insecte sans esprit. Ou facile à écraser. La Poufsouffle se laissait rarement faire de toute façon, cela ne changerait pas et ce trait de caractère lui rendrait sûrement service dans le futur, lorsqu'elle se retrouvera mère célibataire à temps plein. Là, ses parents étaient là pour l'aider, la soutenir. Mais quand elle aurait fini ses études à Poudlard, Iris avait bien l'intention de se débrouiller seule pour le bien-être de sa fille. Évidemment, elle n'allait pas renier ses parents, mais ils comprendraient qu'elle ait besoin d'un peu plus d'intimité avec sa fille et qu'elle doive ainsi quitter son cocon familial initial pour se créer le sien.

Iris n'eut aucune réponse à sa petite tirade, mis à part une exclamation remplis de mépris. Elle devait se faire une raison, Sérapine n'était pas bavarde et elle n'avait aucune envie de considérer Iris comme quelqu'un de potentiellement intéressant. Tant pis pour elle. Iris n'allait pas se détruire pour une fille qui la méprisait. Non, elle avait dépassé tout ça. Ce temps où elle aimait être appréciée des autres. Où elle considérait un peu tout le monde comme ses amis. Où elle faisait confiance à n'importe qui. Non, fini. Enfin là, si elle insistait, c'était parce qu'elle avait une petite idée en tête. Si Séraphine arrivait à envoyer un message à l'extérieur, Iris souhaiterait pouvoir en profiter. D'où le fait qu'elle ne soit pas déjà partie, abandonnant face à tant de résistance. Non. Et puis tout n'était pas vain. Séraphine répondit à sa question, concernant le sort. Bon, cette réponse fut assez sèche, Iris considéra cela comme une réaction normale de la Serpentard. A sa connaissance, elle ne l'avait jamais entendu parler d'une manière plus gentille. Et elle ne l'espérait pas soit dit en passant. Mais Iris avait sa réponse quand même et c'était ce qui l'intéressait le plus. Un sort de transplanage. Intéressant. Astucieux. Faire transplaner l'objet ? Pourquoi pas. Iris resta songeuse un petit moment, écoutant attentivement la théorie de Séraphine. Non, elle ne voulait pas faire transplaner l'objet. Iris fronça légèrement les sourcils, réfléchissant en même temps. Le but de la Serpentard était de faire sauter le sort anti-transplanage. Elle ne manqua pas de préciser que les hiboux ne pouvaient pas sortir. Alors Iris décida de lui expliquer sa théorie concernant les hiboux, histoire qu'elle ne la prenne plus pour une idiote obstinée.

« Je sais que les hiboux ne peuvent pas sortir. Mais tu voies le prof centaure ? Il est considéré comme un adulte. Or, Hellson l'a oublié, il est coincé comme nous. Alors peut être qu'il y a une faille chez les hiboux aussi. C'est une théorie comme une autre. J'essaie avec des hiboux différents chaque jour, au cas où l'un d'entre eux soit passé entre le sort de ce taré. »

Le sort était d'origine celtique, voilà pourquoi Iris ne l'avait pas compris, elle ne connaissait pas du tout cette langue. Elle ne connaissait pas beaucoup d'autres langues en fait, elle avait à peine quelques notions de français. Non, les langues n'étaient pas sa matière de prédilection, se concentrant surtout sur les matières pratiques enseignées à Poudlard. Pourtant, avant, elle avait souhaité devenir journaliste et l'usage des langues auraient pu lui être utiles. Peut être qu'un jour, elle aurait le temps de reprendre ses vieux cours de franças datant de ses années de primaire moldus, qui sait. Mais revenons sur la théorie de Séraphine. Essayer de passer outre l'anti-transplanage de Poudlard était un peu ambitieux du point de vue d'Iris. Surtout toute seule. Aussi doué que pouvait être un élève de Poudlard, jamais il pourrait atteindre le niveau de Dumbledore, du moins pas en tant qu'élève. Le mage avait dû penser à des milliers de parades afin de mettre au point son sortilège, de le renforcer un maximum … Pour que personne ne puisse l'enlever facilement. Ce serait bien trop dangereux. Imaginez Lord Voldemort débarquer en plein Poudlard. La catastrophe. Aussi, Iris était septique quant à la réussite du sort de Séraphine mais après, c'était une idée comme une autre et la Poufsouffle le respectait. Après, peut être qu'à plusieurs, ce sort marcherait ?

Iris ne put ajouter autre chose, exposer son avis. Séraphine était déjà en train de se concentrer pour lancer un autre sort. Elle en avait deux autres à essayer. Elle avait donc fait pas mal de recherches. Iris écouta la formule celtique, essayant de distinguer quelques mots. En vain. Elle le comprendrait certainement mieux en le voyant écrit, sur papier. C'était toujours plus facile en ayant les syllabes sous les yeux directement. Une nouvelle fois, le sort fut inutile, rien de particulier ne se passa. Iris ne laissa rien paraître mais elle était désolée pour Séraphine qui voit tous ses essais échouer, mais aussi déçue de voir qu'encore une fois, la magie du huis clos était trop puissante pour de simples élèves. Il était temps de jouer le tout pour le tout et de lancer une idée, que Séraphine n'allait peut être pas accepté, mais c'était une idée valable tout de même.

« Le sort d'anti-transplanage est fait pour qu'un élève ne puisse pas l'annuler. Ca m'étonnerait qu'un seul élève y arrive. Mais à deux, c'est peut être possible. Après tout, on a toutes les deux d'excellents résultats scolaires non ? On peut essayer de lancer ton dernier sort ensemble. A toi de voir. »

Simple, concis. Voilà comment formuler une proposition délicate. Iris n'avait pas très envie de s'associer avec Séraphine mais pour sa fille, elle était prête à tout. Elle resterait sur ses gardes, mais coopérer lui semblait la meilleure des solutions. Et dans le cas d'une réussite, les deux filles seraient gagnantes sur toute la ligne. Donc l'alliance était peut être inévitable. Seul problème en vue : Iris ne connaissait absolument pas les bases du langage celtique alors la formule du sortilège allait être un peu difficile à prononcer pour elle. Et un sort mal prononcé marchait rarement, c'était bien connu. Iris préféra prévenir Séraphine, bien qu'elle puisse s'en douter.

« Par contre, je n'y connais rien en celtique. Il faut que tu me dises comment prononcer le sort avant qu'on le lances, si tu acceptes. »

Quelque part, être dépendante de quelqu'un d'autre dérangeait Iris. Elle était obligée d'écouter les consignes d'une personne en qui elle n'avait pas confiance, une chose extrêmement difficile pour elle. Mais c'était pour sa fille. Son amour pour Madeleine était fort et elle se surpassait pour elle, dépassait ses sentiments. Séraphine réagirait-elle pareil ? Iris ne savait toujours pas qui était le destinataire de ses lettres. N'écoutant plus les rumeurs qui circulaient sur la vie des gens, ne s'y intéressant pas, elle n'était donc pas au courant de la manière dont Séraphine vivait en dehors de Poudlard. Mais elle arriverait bien à le savoir, tôt ou tard.
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Mer 30 Mai - 13:50
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I hope and pray every day
I’ll get the news that you passed away
So take your life and turn it off
Goodbye, so long, get lost, fuck off


La théorie était intéressante. Mais vaine. Oui, le prof de divination était coincé comme eux, considéré sans doute comme une créature magique plus que comme une menace adulte. Mais justement : il était coincé. Ce qui prouvait qu'ils ne pouvaient pas sortir. S'acharner sur les hiboux ne servait à rien ; ils étaient piégés, oublis ou pas. Ce n'était pas une question de trou, ou d'oubli. À partir du moment où le huis-clos était tombé, la seule porte de sortie, c'était de le lever soi-même. Et elle comptait bien se servir de toutes les armes qu'elle avait en sa disposition pour ça.

« Si une faille existait, les hiboux ne seraient déjà plus là. Ta théorie ne tient pas la route. » crache-t-elle simplement, sans aucune sorte de tact ni de subtilité. Iris voulait lui prouver qu'elle n'était pas qu'un cloporte à écraser sous ses talons hauts ? Eh bien la voici bien mal partie. Séraphine la considérait au contraire davantage comme une idiote, avec des théories idiotes.
Elle serait plus forte que ça. Plus intelligente que ça. Elle trouverait la faille, dût-elle y passer des heures entières. Elle ne doutait pas un seul instant de sa capacité à venir à bout de tout cela. Elle avait la détermination, oui, la créativité également. Il y avait forcément une faille. Il y avait toujours une faille. Hellson ne pouvait pas avoir pensé à tout, ce n'était pas possible.
Oh sale pourriture...

Mais passons. Elle est déjà en train de se pencher sur le troisième sort, son dernier espoir. Et s'il ne fonctionnait pas ? Elle retournerait aux limites du huis-clos, repousserait tout jusqu'au plus loin possible. Il y avait encore de nombreuses choses qu'elle n'avait pas essayées, comme faire le tour de la barrière qui les tenait emprisonnés, ou encore essayer de passer par la Forêt Interdite. Aucun élève n'avait sans doute été assez fou, encore, pour tenter ça. Mais elle était déterminée et décidée. Et ce n'était pas une poignée d'Acromentules qui allait l'arrêter.
Voyez comme elle déborde de confiance en elle ! C'est admirable ! Et voyez, c'est cette assurance, cette ambition, qui la fera aller loin, cette petite.
Et après ses explications, Iris semble décidée à ne pas la lâcher. Mais qu'elle se taise ! Qu'elle cesse de venir, avec ses théories qui ne tenaient pas debout ! C'était doué en sortilèges, ça ? Pour lui sortir de telles inepties ? Non, mais franchement, il n'était guère étonnant qu'aucun élève dans cette école ne lui arrive à la cheville – nous n'évoquerons pas le cas Granger, qui n'est qu'une sale lèche-bottes, de toute façon.
Et la proposition, et les théories qui suivent n'arrangent rien. Le regard de l'écossaise se pose sur elle, froid, débordant d'un mépris non dissimulé. Franchement, elle n'en revenait pas d'avoir entendu autant d'absurdités dans une même phrase. Était-ce possible ? Oui, on dirait bien. C'était bien une naïve Poufsouffle, tiens, pour penser qu'elle s'allierait à elle comme ça, et qu'elle lui ferait profiter de ses heures de travail et de recherche.
Well fuck you.

« Non mais tu t'écoutes parler, Prescott? » siffle-t-elle d'un ton extrêmement sec, et plein de dédain. Son regard est froid comme la glace, et le sombre de ses yeux n'en semble que souligner par cette façon qu'elle a de dévisager son interlocutrice. « Sincèrement, tu penses que des résultats scolaires peuvent témoigner du talent magique de quelqu'un ? Tu penses que tes bons résultats font de toi une bonne sorcière ?! » Elle en rirait presque tant elle trouve ça ridicule. « Et que toute cette merde n'est que question de puissance ?! Si c'était le cas, Prescott, on serait déjà tous sortis, il suffirait qu'on lance le même sort tous ensemble, ET BOOM ! » Elle s'emporte à peine, vous ne trouvez pas ? Je la trouve mignonne, perso. Mais je n'ai pas la même notion du mignon que les gens normaux. « Ça n'a rien à voir ! C'est le niveau du sortilège, le problème. Ce n'est pas juste le contrer, le lever, c'est en trouver la faille, au lieu de s'acharner en des théories idiotes et sans avenir ! »

La jeune fille secoue la tête, toujours avec ce mépris caractéristique qui montre qu'elle n'a absolument aucune compassion pour la jeune mère. Déjà d'un caractère exécrable naturellement, cette histoire d'huis-clos n'aidait pas. Elle avait besoin de nouvelles de Nioclàs. Ça en devenait... Vital.

« Lancer un sort à deux servira à peu près autant que de faire une incantation à base de poil de cul du prof de divination. » finit-elle par cracher avec un peu plus de retenue, mais non moins de vulgarité. « Il faut trouver la faille. Et ce n'est qu'en explorant un large éventail de possibilités qu'on y parviendra. Le sortilège anti-transplanage de l'école est prévu pour que des sorciers ne puissent pas entrer et sortir comme bon leur semble. Mais rien n'indique que des objets y sont soumis ; mieux, un objet risque moins, et prend beaucoup moins de surface. Il arrivera donc plus facilement à passer entre les mailles du filet qu'un vulgaire hibou. »

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Iris Prescott
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Lun 4 Juin - 19:54
Respirer. Rester zen. Voilà un exercice difficile face à Séraphine. Iris avait essayé. Elle avait ravalé les insultes qu'elle avait tant envie de lui lancer, elle avait essayé de rester le plus calme possible mais elle n'était pas sûre d'arriver à continuer à ignorer toutes les attaques de la Serpentard. Après tout, c'était peut être ça qu'elle cherchait : quelqu'un de plus têtue, de plus forte tête qu'elle. Ce n'était pas dans la nature d'Iris mais bon, elle savait s'emporter elle aussi.

Comme Iris aurait dû s'y attendre, Séraphine trouva son hypothèse inutile. Tant pis, Iris y croyait quand même et continuerai d'aller à la volière tous les matins, jusqu'au dernier jour du huis clos, si celui-ci se termine un jour. Ce serait son rituel, rien qu'à elle, qu'elle ne partagerai pas. Le seul moment dans la journée où elle se permettrai de craquer. Voilà tout. Iris commençait à se demander si Séraphine n'avait pas un problème avec les hiboux … Depuis le début, elle semblait les considérer comme de la vermine en fait. Peut être qu'elle en avait peur ? Ce serait amusant ça. Enfin une faille chez mademoiselle-je-suis-la-meilleure-du-monde. A voir. Toujours est-il qu'Iris abandonna l'idée de faire toute remarque à ce sujet. Même pas elle leva les yeux au ciel pour marquer son agacement. Non. Séraphine avait ses croyance, elle avait les siennes. Tout simplement. Iris savait faire preuve de tolérance même si ce n'était pas réciproque chez les autres.

Jusque là, Iris sut donc encore gérer la situation le plus calmement possible, ignorant un maximum les attaques de la Serpentard. Mais lorsque cette dernière commença un long discours sur ses talents de sorcière, ce fut un peu la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Iris la laissa parler, lèvres pincées, prêtes à répliquer dès que Séraphine aura fini. Oui, Iris pensait que les bons résultats d'un élève allait faire de lui un bon sorcier. Et c'était la vérité. Les plus grands mages n'ont pas été des cancres finis non ? Ok, il fallait s'intéresser un tant soit peu à la magie pour devenir plus fort. Intérêt et expérience aussi. Ce n'était pas ce qu'on apprenait à Poudlard, non ? Comme dans toutes les écoles, on essayait d'intéresser les élèves à la magie et à différentes disciplines et une fois que les bases étaient acquises, les professeurs faisaient tout pour que les élèves soient les plus doués possibles, pour qu'ils apprennent un maximum de choses et accumulent un maximum d'expérience. Voilà comment on devenait un bon sorcier. En commençant par bien travailler lors de son apprentissage. Après, il était vrai que certains élèves semblaient avoir des prédispositions mais on voyait ça partout, que ce soit en magie que dans le monde moldu : certains étaient doués en art, d'autres en sport, et autre … Personne n'était parfait mais tout le monde pouvait s'améliorer en apprenant. Encore fallait-il être capable d'apprendre des autres, ou avec les autres, notion que Séraphine avait dû mal à comprendre à priori. Question d'égo certainement. Certains se pensaient beaucoup trop fort pour partager leurs connaissances. Ils préféraient travailler en solo. Iris pouvait le concevoir. Elle même était plus solitaire depuis un moment. Ce qu'elle ne supportait pas, c'était qu'on se vante d'une soit disant supériorité. Selon Iris, toujours droite et intègre, c'était inimaginable qu'elle ne fasse pas profiter de ses connaissances à des élèves dans le besoin … D'où le fait qu'elle aime donner des cours de soutien. Ce n'était pas nouveau chez elle : depuis sa première année où elle montrait déjà beaucoup de qualité, elle aimait aider les autres et les soutenir.

« Je crois que tu as un gros problème d'égo. » commença Iris en pesant chaque mot « Sérieusement, tu crois que tu vas pouvoir t'en sortir toute seule ? Tu as vu ça où que tu étais la meilleure du monde ? Hein ? Quelqu'un te l'a dit ? Ah non je crois pas vu que personne n'arrive à te supporter et à rester plus de cinq minutes avec toi. La personne qui acceptera de vivre avec toi sera soit complètement conne et maso, soit tu lui auras forcé la main avec un filtre d'amour. Ou une autre chose plus vicieuse. Vivre ensemble ou mourir seul, tu connais pas le dicton ? A mon avis, t'es bonne pour crever seule. »

Séraphine avait aussi évoqué le fait que ce n'était pas en s'alliant qu'on allait arranger les choses. Une faille. Il fallait trouver une faille, voilà un point sur lequel étaient d'accord les deux filles. Encore fallait-il la trouver la faille. Et ce n'était pas en cherchant tout seul dans son coin qu'elles allaient y arriver, sûrement pas. Non, non. Elle avait essayé toute seule, cela n'avait rien donné, non ? Pareil pour Séraphine. Donc il fallait bien se faire une raison. Soit se contenter de la situation et essayer d'en profiter, soit créer des alliances intelligentes tenter pour s'en sortir. Sauf que peu de monde était partant pour. Iris, qui avait réfléchi sur ce fait, en étant arrivée à certaines conclusions rien qu'en observant les différents comportements des élèves à Poudlard.

« C'est normal que personne ne veuille s'associer. Les plus jeunes et certains plus âgés réagissent comme toi et refusent de s'allier avec d'autres élèves d'autres maisons par soucis d'égo, par fierté et que sais-je encore ... T'en est un bel exemple : tu te caches à la volière pour lancer des sorts que tu pourrais faire tranquillement dans ton dortoir. Quoique t'as pas été jeté du dortoir des Serpentard par Sullivan et sa clique ? Même eux veulent pas de toi. T'es pas assez bien pour eux, ton égo a dû en prendre un coup pas vrai ? »

Rien n'est moins sûre encore. Iris avait appris ce qu'il s'était passé dans la salle commune des Serpentard parce que beaucoup de première année s'était fait viré eux aussi de leur dortoir, parce qu'ils ne correspondaient pas aux critères de Miss Sullivan et autres Serpentard qui se croyait supérieur à tous. Étonnant que Séraphine ne fasse pas partie de ce groupe. Et comme elle ne fréquentait pas les Serpentard du genre à Sullivan, elle ne connaissait pas les raisons de l'exclusion de Séraphine.

« Bref après les élèves fiers, y'a ceux avec un peu plus de jugeote comprennent que c'est ce que cherche à faire Hellson dans toute cette histoire, nous pousser à combattre ensemble pour vaincre. Et évidemment, personne, ou en tout cas pas les gens contre lui, ne veut s'allier vu que c'est exactement ce qu'il veut qu'on fasse. Logique. »

Iris s'arrêta deux secondes. Cela ne la dérangeait pas de s'allier avec d'autres élèves. Au contraire, si cela pouvait les aider à sortir d'ici, à renouer un contact avec l'extérieur, elle serait prête à tout. Mais n'adhérait pas aux idées d'Hellson, l'anarchie et tout le reste, trop dangereux pour l'avenir de sa fille. Voilà ce à quoi elle pensait. A sa fille en premier. Instinct maternel comme dirait les spécialistes. Néanmoins, Iris se rendit compte que ses paroles prêtaient à confusion, ce pourquoi elle enchaîna tout de suite, sans laisser parler Séraphine, pour s'expliquer quant à sa position actuelle.

« Ne va pas croire que je suis du côté de l'anarchiste. Non, pas du tout. Surtout depuis le huis-clos, tu dois te douter de mes raisons vu que tu es dans la même situation que moi d'après cette lettre que tu essaies d'envoyer. Je pense simplement qu'en s'alliant, on est plus fort. C'est tout. Lancer un sort à deux est, d'après moi, utile. Quoique tu puisses en juger »

Iris espérait être claire. Elle ne voulait pas qu'on la prenne pour une anarchiste. Non. Elle était un peu neutre en fait dans tout ça … Disons qu'elle préférait rester du côté de Dumbledore et du ministère, par soucis de sécurité, de stabilité. Elle ne supportait pas les idées de Voldemort – malgré son statut de sang pur – et avait beaucoup de mal à digérer le coup d'Hellson, le fait qu'il enferme tout le monde dans le château. Donc son choix par défaut, c'était Dumbledore. Elle admirait cet homme en plus, lui et ses qualités de mage.

Le problème d'Iris, c'était qu'elle ne savait pas être méchante, du moins pas comme Séraphine. Donc même si elle avait du caractère, Séraphine sera toujours aussi vulgaire et pour la toucher, cela allait être difficile. D'autant qu'Iris n'avait pas envie de l'énerver plus qu'elle ne l'était déjà en l'attaquant bêtement sur ses sentiments vis à vis du destinataire de sa lettre. Non. Parce qu'elle n'aimait pas qu'on s'attaque à sa fille, elle n'allait pas faire la même chose. Droite et intègre, peut être trop oui. Iris rajouta une dernière chose, un peu plus posément que précédemment. Elle rebondit cette fois sur les derniers mots de Séraphine.

« On a chacun nos théories, respectes les autres s'il-te-plaît, ce n'est pas parce qu'elles ne viennent pas de toi qu'elles sont insignifiantes, tu te fais des films là. Enfin bref, trouver une faille, c'est bien beau mais face à de grands mages, je doute qu'il y en ai une vraiment. Ils ont dû penser à tout. Dumbledore a dû chercher un sort d'anti-transplanage sur objet aussi, t'imagine les objets illégaux que les élèves pourraient faire rentrer ? Les élèves de mangemorts par exemple, ils pourraient aider leurs parents à intégrer Poudlard ... Non, ils ont dû penser à tout, que ce soit Dumbledore ou Hellson. A moins que … A moins qu'Hellson décide de nous surveiller un peu, de voir comment on se débrouille. Y'aurai peut être un endroit dans le château qui nous permettrai d'envoyer des objets comme tu veux le faire, cet endroit serait peut être immunisé par rapport au huis clos … »

Iris réfléchissait à haute voix, en quelque sorte. Peut être dans le vent aussi, mais bon. Son cerveau était un peu en ébulition. Elle ne se focalisait plus sous les hiboux d'un coup, ayant une lueur de lucidité grâce à la remarque de Séraphine, qui disait qu'il fallait explorer plus d'idée, autant que possible. Alors pourquoi pas explorer les idées les plus folles ? C'était toujours ça qui marchait après tout. La Poufsouffle finit cependant par interrompre sa pensée, inutile de continuer si Séraphine n'était pas prête à l'écouter.

« Enfin ce que je dis ne dois pas avoir grand intérêt pour toi, je me casse la tête pour rien » dit-elle sèchement, persuadée désormais que Séraphine était incapable de travailler avec quelqu'un, de coopérer.
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