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 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 2 :: Nuit Rouge de Poudlard (début juillet 1998) Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Danger mortel

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La plume des scénarios
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Mar 3 Juil - 0:48


Sujet pour ALICIA ROGUE, IRIS PRESCOTT, EDEN SWAN et BELLATRIX LESTRANGE.

[Précision : Chacun peut quitter le sujet quand il lui plaira, tant que vous nous prévenez. Si jamais quelqu'un désire rejoindre le sujet en court de route, c'est tout à fait possible, envoyez un MP aux admins. Il n'y a pas d'ordre de passage défini, vous pouvez poster comme vous le désirez ou vous arranger entre vous.]

Dans le hall du château, c'est le chaos total. Les corps des élèves morts s'entassent déjà, les sorts fusent sans jamais s'arrêter, les cris, les hurlements et les rires résonnent. Ceux de Bellatrix Lestrange résonnent tout particulièrement fort. Elle sautille, virevolte, éclate de rire, lance des éclairs de lumière verte dans toutes les directions. Elle s'amuse. Elle s'avance, le sourire aux lèvres, et son regard est attiré par une jeune fille blonde qui dévale les escaliers en courant et qui repousse un mangemort avec un sort. Iris Prescott n'a pas de chance : elle n'a pas le temps de dire ouf que soudain, un sort l'attire en avant, la projette dans les airs et la fait tomber aux pieds de Bellatrix qui la soulève d'un sort lui enserrant la gorge.

« Où est-ce que tu cours comme ça, toi ? Donne-moi ton nom, que je sache si je tiens un de nos enfants entre mes mains ou juste un cloporte de sang-de-bourbe. »

Sauf qu'elle tient Iris trop fort à la gorge pour que cette dernière puisse répondre. Un sort passe près d'elle et elle sursaute, lâchant la Poufsouffle et se retournant d'un bloc. Déjà, elle lève sa baguette et plaque le corps d'une jeune fille brune contre le mur, près des sabliers.

« Tu oses me défier, misérable insecte ? »

Elle s'approche et enfonce sa baguette sous le menton d'Eden Swan avec un sourire torve.

« Je t'ai vue arriver des cachots. Tu es de Serpentard ? C'est ça ? Tu es de Serpentard ? Tu devrais faire honneur à ta maison et nous aider à nettoyer cette école de tous les traîtres à leur sang... »

D'un coup de baguette magique, elle propulse Eden contre Iris et rit de les voir tomber toutes les deux. Elle s'approche à grands pas, baguette levée, lorsqu'un éclair de lumière fuse. Elle a juste le temps de le contrer et pivote à nouveau, prête au combat. C'est Alicia Rogue qui s'avance vers elle et qui se poste devant les deux jeunes filles. Bellatrix éclate de rire à nouveau.

« Ces aurors... Si pathétiques à se croire toujours tout permis... »

Et sans crier gare, elle enclenche le combat en enchaînant toute une série de sorts : elle compte bien prouver que le second de Lord Voldemort mérite son poste et sa réputation.
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Iris Prescott
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Mar 3 Juil - 11:48
Iris était au sommet de la tour d'Astronomie lorsque tout commença. Elle avait eu besoin d'un peu de calme avant d'aller dîner dans la Grande Salle. Depuis sa discussion avec Jill, elle était plus sereine et avait repris un train de vie normal, enfin aussi normal que puisse être leur quotidien depuis le début du huis clos. Elle fut donc aux premières loges lorsque que des adultes débarquèrent au château. Elle ne distinguait que des formes subtiles mais celles-ci étaient différentes de celles des élèves … Et puis il y eu ces cris. Des cris de guerre. Iris frissonna. Qu'est-ce qui avait débarqué au château ? Elle n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longtemps car elle vit divers éclairs vers fusaient dans le parc. Nom d'un chaudron ! Les mangemorts ? Pour en être sûre, il fallait descendre mais tout ceci n'annonçait rien de bon.

La jeune Poufsouffle dévala les escaliers de la tour, sautant parfois quelques marches et manquant de tomber. Un fois dans le couloir, des cris s'intensifièrent. Mais ce n'était plus des cris de guerre. C'était des cris d'effrois. Iris ne réfléchit pas et courut en direction des cris. De là, elle vit un homme vêtu de noir poursuivre un élève de première année qu'elle connaissait pour l'avoir déjà eu dans ses cours. De là, Iris agit très rapidement : elle sorti sa baguette et presque sans réfléchir, elle lança un « Petrificus Totalus » assez efficace pour paralysé pendant quelques minutes le mangemort. Elle l'avait pris par surprise et celui-ci ne pouvait pas avoir anticipé l'attaque, heureusement pour Iris. Le jeune garçon courut alors vers elle, en pleurs. Il était effrayé. Iris l'était aussi. « Les mangemorts ? » demanda-t-elle simplement. Il lui fit oui de la tête. Cela lui suffisait. « Va dans la salle sur demande, au 5ème étage. Si tu sais pas où elle est, demande à quelque que tu croiserais. Ramène tous les élèves que tu peux au passage. Cours ! » Le gamin hocha la tête et s'enfuit. Iris avait pensé à cette salle car elle savait que normalement, ils seraient en sécurité. La salle leur procurerait cette sécurité. Ce petit lui fit pensait à sa fille. Elle était chez elle, loin de Poudlard. Saine et sauve. Ce qui ne serait pas le cas des élèves si personne ne faisait rien. Les plus jeunes ne pouvaient pas se défendre contre ces gens. Elle pensa alors aux jumelles, cousines d'Eden … Mable ! Où était-elle ? Iris s'en voudrait s'il lui arrivait quelque chose. Il fallait qu'elle descende encore. Voir si elle ne la trouvait pas pour la mettre en sécurité. Alors elle parcourut les couloirs à la recherche de sa petite protégée. Et d'autres élèves susceptibles d'avoir besoin de son aide. De toute façon, elle ne pouvait pas aller se cacher dans la Salle sur Demande, restant inactive. Elle ne connaissait pas la guerre. Mais même si elle avait peur, elle ne réfléchissait pas. Ses principes lui interdisaient de se terrer dans un coin.

Sur son chemin elle rencontra plusieurs mangemorts. Iris n'avait jamais eu à combattre lors de vrais situation et c'était un peu compliqué pour elle de sortir tous les sorts qu'elle pouvait connaître … De la théorie à la pratique, il y avait quand même un grand fossé. A plusieurs reprises, des élèves virent lui prêter main forte. Parfois, elle croisait un groupe d'élève apeuré. Dans ces cas là, elle leur disait de filer à la Salle sur Demande le plus vite possible et surtout, de rester ensemble. En étant plus nombreux, ils étaient plus à même de se défendre. Les mangemorts étaient trop fort. Les élèves n'étaient pas préparés à ça. Même Iris qui se débrouillait très bien en duel. Mais contre des élèves, pas contre des mangemorts. La réalité était toute autre.

Iris arriva en haut du grand escalier presque sans égratignures. Un sort l'avait frôlé, déchirant alors son pull au niveau de son épaule, dévoilant alors une légère brûlure. Cela lui faisait mal mais elle gardait un objectif en tête : trouver Mable. Elle avait parcourut les couloirs sans tomber sur elle. Iris était inquiète. Et son inquiétude grimpa lorsqu'elle vit les premiers corps s'entasser dans les escaliers. La mort. Elle n'avait jamais vu un tel spectacle. Elle avait envie de pleurer. Mais les cris des élèves et des mangemorts la rappelèrent à l'ordre. Alors, elle dévala les escaliers du hall, repoussant alors d'un sort un disciple de Voldemort qui fondait sur elle. Et puis, mystérieusement, elle fut happé en avant. C'était soudain : Iris ferma la yeux et laissa échapper un cri, pensant que c'était la fin. En moins d'un quart de seconde, elle se retrouva prisonnière. Elle se sentit retomber sur le sol. Elle rouvrit les yeux, sous le choc. Mais elle n'eut pas le temps de s'en remettre. Elle fut immédiatement attrapé par la gorge et soulevé du sol. Et c'est avec horreur qu'elle découvrit en face d'elle la célèbre Bellatrix Lestrange, connue pour ses méfaits diaboliques. La mangemorte lui demanda son identité. Son nom. Juste pour connaître son statut. Iris était une sang pur mais sa famille ne pactisait pas avec le mage noir. Ou en tout cas, personne de sa connaissance. Non, la famille d'Iris était propre sur elle, tout simplement. Et c'est justement pour ça qu'elle devait craindre les mangemorts autant qu'un né moldu. Les Prescott étaient vus comme des traîtres à leur sang. Heureusement pour elle, Bellatrix serait trop fort la gorge d'Iris et celle ci ne pouvait pas articuler un seul mot. Elle commençait à avoir du mal à respirer même. Et c'est alors que Bellatrix sursauta et la lâcha. Un sort apparemment. Un sort qui l'avait surprise.

Iris atterrit une nouvelle fois au sol, complètement déboussolée. Elle entendit Bellatrix parlait à nouveau mais pas à elle cette fois. Quelqu'un semblait l'avoir défier … Pour la sauver, elle. La Poufsouffle se leva péniblement mais cette action fut vaine car déjà, elle se retrouva à terre à cause d'une personne qui fut projeté sur elle à priori. Iris reconnut alors Eden Swan. Son amie … Avec qui elle était en froid après une dispute stupide au sujet du huis clos. Après ça, elle était forcée de lui pardonner.

« Eden ? C'est toi qui … Qui m'a sauvé ? »


Mais pas le temps d'en dire plus. Déjà, Bellatrix s'approchait, déterminée. Iris ferma les yeux. C'était la fin là, non ? Eh ben non. Les aurors. Ils étaient là. Du renfort, enfin. C'est Bellatrix qui, par ses paroles, fit réagir Iris. La jeune fille se releva en n'oubliant pas de récupérer sa baguette au passage, tombée à terre pendant sa dernière chute, espérant que cette fois, elle resterait sur ses deux jambes. Elle se retourna vers Eden. « Tout va bien ? » lui demanda-t-elle, inquiète. Elle lui adressa un léger sourire. Non, elle ne pouvait plus lui en vouloir d'avoir exprimé sa joie face à la disparition des adultes sans penser à la peine qu'Iris pouvait avoir.

Iris se concentra à présent sur l'auror qui les avait sauvé. Elle était à présent occupée avec Bellatrix qui se lança dans un combat acharné contre cette femme. Iris la connaissait, cet auror … Mais oui ! Elle l'avait vu au ministère quand elle était sortie du château ! C'était elle qui fut chargée de mener l'interrogatoire avec une autre aurore, plus jeune. Oui elle se souvenait bien de ce moment. L'auror s'était-elle rappelée d'elle aussi ? Iris s'était comporté en gosse insupportable, peu coopérative ce jour là parce qu'elle voulait rentrer voir sa fille. Donc peut être qu'elle avait marqué son esprit.
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Eden Swan
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Mar 3 Juil - 22:46
L’été avait commencé, et Poudlard était toujours sous huis-clos.

Que foutait Hellson, au juste ? Eden en avait marre. Vraiment marre. Jamais elle n’aurait imaginé débuter son mois de juillet à l’école, toujours sans nouvelles de son frère, de ses anciens amis ou de ses parents. Tout le monde savait que les Mangemorts avaient attaqué le Ministère le jour où six élèves avaient mystérieusement disparu du château. Que s’était-il passé depuis dans le monde extérieur ?

Pour ne rien n’arranger, cela faisait des jours qu’Eden fouillait le château après quelque chose de précis qu’elle avait été incapable de dénicher. La situation devenait critique.

En effet, il n’y avait plus de chocolat à Poudlard.

Elle avait cherché dans les cuisines après l’épuisement de sa réserve de chocogrenouilles, mais rien. Déjà qu’elle passait son temps à s’ennuyer, si en plus elle ne pouvait plus manger de chocolat, Eden allait vraiment péter un câble. Elle eut alors l’idée de retourner dans la salle commune de Serpentard pour la première fois depuis des mois, histoire de vérifier si elle n’en avait pas laissé là-bas. A situation désespérée, mesures désespérées. Eden avait mis un point d’honneur à ne pas remettre les pieds dans sa salle commune depuis que Sam Winalver avait contredit les plans d’évacuation d’Alice Sullivan, plan d’évacuation qui incluait Eden, par fierté pure et simple, mais là, elle n’avait plus le choix. Et puis, dans le fond, elle s’en fichait. Même si elle croisait Alice, celle-ci pourrait dire ce qu’elle veut : Eden lui clouerait sûrement le bec avec un sort de Mutisme, car en manque de chocolat, Eden était encore moins patiente que d’habitude – si c’était seulement possible.

Elle ne croisa pratiquement personne chez les Serpentards, mis à part quelques premières et deuxièmes années. Parfait. Elle se ruait droit sur son ancien dortoir quand le plafond se mit à trembler de manière quasi imperceptible. Eden leva la tête en fronçant les sourcils, l’oreille tendue. Des gens criaient. D’autres riaient. Il se passait quelque chose là-haut. Un pic de curiosité lui fit oublier ce qu’elle était venue chercher ici, et Eden remonta dans le hall. Elle identifia les cris aigus comme étant des exclamations de peur et de douleur, à n’en pas douter. Les rires, eux, avaient quelque chose de particulièrement malsain. Eden se mit à courir, baguette à la main.

Lorsqu’elle déboula dans le hall, le spectacle la figea sur place. Une dizaine d’élèves étaient étendus par terre, d’autres courraient dans tous les sens, cherchant à éviter les éclairs des sortilèges qui fusaient à droite à gauche. Elle comprit ce qu’il se passait lorsqu’elle vit Iris, prise à la gorge par une femme. Une adulte. Une Mangemort. Bellatrix Lestrange. Sa réaction fut immédiate, irréfléchie. Eden leva sa baguette :

« STUPEFIX ! »

Bellatrix Lestrange se désintéressa soudain d’Iris pour se tourner vers elle. Eden fronça les sourcils : elle avait mal visé. Comment avait-elle pu mal viser à cette distance ? Elle baissa alors les yeux vers sa baguette et s’aperçut qu’elle tremblait. Cette découverte la choqua suffisamment pour laisser le temps à Bellatrix de franchir la distance qui les séparait. Eden fut plaquée contre le mur.

« Tu oses me défier, misérable insecte ? »

Bellatrix lui pointa sa baguette sous le menton. La respiration d’Eden s’accéléra brusquement.

« Je t'ai vue arriver des cachots. Tu es de Serpentard ? C'est ça ? Tu es de Serpentard ? Tu devrais faire honneur à ta maison et nous aider à nettoyer cette école de tous les traîtres à leur sang... »

Un rire nerveux manqua de s’échapper des lèvres d’Eden. Elle avait bien choisi son jour pour retourner dans les cachots… Soudain, elle fut éjectée contre Iris, et toutes deux tombèrent sous les rires de la Mangemort.

« Eden ? C'est toi qui … Qui m'a sauvée ? »
« Sauvée ? C’est un bien grand mot je crois… » répondit-elle en jetant un regard sombre à Bellatrix.

Après tout, ce n'était pas fini. Une autre adulte venait toutefois de lui barrer le chemin, une Auror, apparemment. Le sort du huis-clos semblait avoir été levé, d’une manière ou d’une autre, et l’horreur de l’extérieur s’était soudain engouffrée dans la petite bulle d’ennui paisible qui entourait le château, l’avait fait éclaté de façon brutale et irréversible.

« Tout va bien ? » s’enquit Iris.
« Non », répondit sincèrement Eden, sans animosité toutefois.

Iris était une de ses rares amies, même si elles ne s’étaient pratiquement pas parlé depuis quelques mois. Bellatrix avait engagé le combat avec l’Auror. Le regard d’Eden se posa lors sur la silhouette d’une jeune fille étendue à terre, tout près des sabliers, dont elle ne voyait que les cheveux blonds. Elle ressemblait cruellement à quelqu’un qu’elle connaissait bien. Serrant sa baguette dans son poing, Eden répéta dans un murmure :

« Non… »

Elle se précipita vers la silhouette, s’agenouilla auprès d‘elle et dégagea sa chevelure. Ce n’était pas Ariel. Ni Stacy. Mais c’était sans doute une de leurs amies, une fille innocente qui n’avait rien demandé à personne, surtout pas à mourir à cet âge sans avoir eu le temps de grandir, de vivre ou simplement de dire au revoir. Elle leva les yeux : les Mangemorts avançaient dans Poudlard. Ils finiraient par tomber sur d’autres enfants, sur le peu d’amis qu’elle avait entre ces murs, surs ses cousines… Si elles n’étaient pas déjà…

Non. Elle ne les laisserait pas faire.

Eden se releva, surprise de se sentir aussi alerte, aussi vivante qu’à cet instant même. La peur seule ne servirait à rien… pas tant qu’elle pouvait la transformer en rage de vaincre. Son cerveau fonctionnait à mille à l’heure, elle prit sa décision sans plus attendre. Elle avait déjà perdu beaucoup trop de temps…

« Bombarda ! »

Les sabliers explosèrent.

« Expulso ! »

Les milliers de joyaux qu’ils contenaient n’eurent pas le temps de s’écraser au sol : Eden les envoya droit sur Bellatrix Lestrange, espérant à la fois la blesser et créer une brèche pour l’Auror qui la combattait.

« Oui, je suis à Serpentard, ET ALORS ? »

Ce n’était certainement pas là l’exemple le plus brillant de sa répartie, et encore moins de sa pertinence, mais hurler un bon coup avait le don de la mettre dans cet état de rage froide qui lui permettait de se concentrer sur l’ici et le maintenant. Elle se tint prête à riposter.

Après tout, elle n’avait que deux solutions.

Elle pouvait essayer de fuir comme la lâche qu’elle s’était toujours défendue d’être, ou se battre. Dans les deux cas, elle allait peut-être – sûrement ?- mourir ce soir.

Alors autant se battre, et partir en beauté.
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Alicia Rogue
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Mer 4 Juil - 22:14
Une insoutenable attente, voilà ce qui reflétait toujours leur quotidien. Rien, rien ne changeait et le mois de juillet commençait. C’était censé être les vacances, combien de temps encore ce fichu anarchiste pensait garder les élèves enfermés dans le château ? Alicia n’en savait strictement rien mais faire perdurer se sort avait de moins en moins de sens. C’était complètement idiot. Et eux, que pouvaient-ils faire en attendant ? Mis à part tourner en rond, il n’y avait pas grand-chose à faire ici, le calme continuait de régner dans le ministère, enfin autant que pouvait l’être le bâtiment sorcier évidemment. Et puis soudain, comme si on venait de donner un départ virtuel, une agitation démarra pour croitre crescendo. De ce qu’elle put apprendre en démêlant ce flot continu de paroles, un des leurs qui était en faction dans les rues de Pré-Au-Lard avait remarqué une concentration inhabituelle de personne et de plus celle-ci se dirigeait vers l’école de sorcellerie. Si au début tout cela n’avait aucun sens très vite, cela devenu alarmant quand on réalisant que ces gens, n’était pas la population classique mais les adeptes des sortilèges impardonnables. C’était très mauvais signe et tout ce qui se passa dans les quelques secondes qui suivirent ne fit que le confirmer. Si les patronus n’étaient pas que de la magie, le couloir près du bureau des aurors serait devenu un zoo en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. Une succession d’animaux, pour une suite d'information toute plus inquiétante les unes que les autres : Attaque, chute du huis clos, transplanage autorisé. En somme l'école soi-disant la plus sûre au monde devenait un champ de bataille.

Ordre, paroles, tout le monde avait déjà très bien compris ce qu’il avait à faire et c’était se rendre à Poudlard. Une masse de monde qui se dirigeait vers la sortie en se précipitant, cela pouvait intéresser pas mal de monde mais déclencher la panique générale n’aiderait en aucun cas leurs actions, bien au contraire cela risquer de porter préjudice. La brune pour sa part atterrit devant le bâtiment, en dessous des marches en pierre qui menait dans le hall. Cela faisait très longtemps qu’elle n’avait plus remis les pieds ici, des années, deux décennies presque, mais le moment était mal choisi pour se remémorer les souvenirs d’enfance bons ou mauvais. Parce que très vite, des personnes qui courraient en tous sens, qui criaient, hurlaient, était blessés avait de quoi vous remettre dans l’ambiance plutôt sanglante. Elle monta quatre à quatres les marches avant de prendre l’ampleur de la catastrophe qu’avait fait l’arrivée des mange morts. Le hall de Poudlard ressemblait à un champ de bataille après la bataille, là où il ne restait plus que cadavres, mourant et blessé. Tous ses élèves, ces innocents, comment voulez-vous qu’ils sachent se défendre face à des malades ? Si elle avait déjà une boule au ventre concernait l’état de santé de sa fille, là elle atteignait les sommets. Encore une fois, elle fut arrachée à ce tableau d’horreur et d’angoisse par un rire. Un rire mauvais, qui d’autre aurait envie de rire à un moment pareil à part Bellatrix Lestrange ? Personne. Elle s’amusait comme si une enfant à qui ont venait d’offrir un merveilleux cadeau de Noël. L’auror avait toujours détesté la seconde du Lord, elle le lui rendait bien et cela ne fit que renforcer sa colère et une détermination farouche, lui ôter cette envie. Son regard se posa vers la coupable, déjà une bonne dizaine de sorts sur le bout des lèvres quand elle vit qu’elle menaçait deux élèves, elle ne réfléchit pas plus et lui envoya le premier qui lui passait par la tête, un expulso, assez classique certes mais l’effet fut escompté parce qu’elle se retourna d’un bloc face à elle.

Remarquer tout cela, ce désastre, était la faute d’une seule et unique personne : Hellson ! Si cet homme n’avait pas eut la charmante idée de laisser les élèves seuls pendant sa transformation de l’édifice en prison, Dumbledore aurait toujours été présent et jamais le seigneur des ténèbres n'aurait osé y mettre un pied.


-Venant de quelqu’un qui doit s’attaquer à des élèves pour être sur de l’emporter, je ne trouve pas ça probant…

Bon d’accord, niveau art de la réplique, elle repassa certainement. Alicia n’avait pas la réplique et le sarcasme de Severus mais bon, ici le but était surtout de garder son attention vers elle pour permettre aux deux jeunes filles de prendre la poudre d’escampette. De plus, on lui pardonnera son manque d’originalité en parole mais elle n’était pas vraiment dans un mode de fonctionnement où celles-ci étaient les plus importantes. Elle restait plutôt à ce qui ressemblait à un mode combat et elle avait bien fait. Il avait fallu très peu de chose pour que le première sort de la salve qu’elle reçut la touche, parce qu’elle ne s’attendait pas à un démarrage aussi brutal. Le classique mangemort contre auror et bien elle comptait lui prouver que tous les employés du ministère n’étaient pas des incompétents. Des éclairs des lumières en tout sens fusaient des deux côtés. De par sa position près des élèves, elle se retrouvait trop proche du mur à son propre gout. Il fallait toujours penser à toutes les possibilités et se retrouver coincé était très mal venu, elle préférait avoir un peu plus de liberté de mouvement. Du coin de l’œil, elle vit la brune se relever, belle initiative mais si l’autre jeune fille pouvait se lever aussi et s’en aller, cela donnerait une légitimité à ce qu’elle faisait. Elle finit par la reconnaitre comme une des élèves ayant fait un petit tour chez eux, Iris, mais le nom de famille lui échappait. Cependant, elle n’avait aucun loisir de se concentrer là-dessus. Le mangemorte restait douée mais sadique. Ratant un coup, elle sentir finalement une belle entaille se faire sur son épaule. Elle reprit de plus belle pendant que le bruit d’explosion s’ensuivit. Deux sorts. Elle tourna la tête et dirigea sa baguette vers le flot de joyaux. Parce que certes si elle voyait ou voulait en venir la demoiselle et par morgane c’était appréciable, elle risquait elle aussi d’en recevoir une petite partie. Des granules comme cela ne fessaient pas mal mais propulser avec une vitesse honorable, là il pouvait y avoir des dégats.

*Reducto*

Cela ne les empêchera pas de venir sur elle mais au moins, cela ne ferait que quelque égratignure, de son côté du moins, elle avait prit soin de ne viser que ce qui allait la percuter pour ne pas miner la tentative. Elle se retourna vers Bellatrix visa les pierres, le sang versé se propageait déjà, cela avait quelque chose qui avait de quoi retourner les estomacs mais il fallait aussi en profiter. Des dalles humides, c’était du pain bénit presque.

-Glisseo

Avec un peu de chance on aura un dérapage contrôlé et il serait peut-être difficile pour la brune de se défendre de tous côtés en même temps. Une petite perte d’équilibre pourrait la faire chuter et elle ne raterait jamais cette occasion.

-Ne restez pas en dessous, Iris si vous savez marcher, c’est le moment…

Elle visa le plafond

*Defodio*

Elle se jeta en arrière alors que les joyaux qui servaient en tant normale à compter les points commençaient à la percuter.
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Bellatrix Lestrange
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Sam 7 Juil - 14:32
    « Ecoutez... C'est comme une symphonie. D'abord on commence par un soprano... » Bellatrix leva sa baguette pour torturé une élève : « Puis le ténor s'élève... » Un autre élève plus âgé succombe : « Et enfin le clou du spectacle... » Un grognement rauque, le soupire de la mort. « N'est-ce pas... Magnifique mes amis... AU TRAVAIL MAINTENANT ! » Dans un rire à faire pâlir les enfants, Bellatrix partie en rigolant laissant les deux élèves s'arracher les yeux de douleur : enfin elle était sur son terrain de jeu ! Poudlard lui rappelait tant de souvenirs qu'il serait impossible pour elle d'affirmer que ce retour ne lui faisait pas plaisir. Après tout elle avait rencontré son chère et tendre mari ici même. Une tête blonde, il n'en fallait pas plus pour que Bellatrix l'attire vers elle, à ses pieds, elle leva sa tête avec son pied avant de l'attraper par la gorge grâce à un sort:ne voulant pas toucher cette chose qui pouvait être un sang de bourbe : « Où est-ce que tu cours comme ça, toi ? Donne-moi ton nom, que je sache si je tiens un de nos enfants entre mes mains ou juste un cloporte de sang-de-bourbe. » Mais la blonde n'eut pas le temps de répondre puique un sort la frôla.

    Dommage.

    Elle se retourna donc sur le qui vive prête à se défendre. Un sort et la pauvre demoiselle était dans un état qui se voulait aussi piteux que la blonde. « Tu oses me défier, misérable insecte ? » Bellatrix garda avec elle cinq mangemort, ses ''bébés'' comme elle les appelle. Aussi cruelle et froid qu'elle : pour leur ''mère'' ils seraient prêt à tout. De parfait pantin pour faire court. Encercler, protéger par ses hommes, Bella s'avança doucement vers la brune : « Je t'ai vue arriver des cachots. Tu es de Serpentard ? C'est ça ? Tu es de Serpentard ? Tu devrais faire honneur à ta maison et nous aider à nettoyer cette école de tous les traîtres à leur sang... » Si la demoiselle à prit la défense de la blonde, cela voulait dire qu'elles étaient amis et que de ce fait elles devaient être ensemble. C'est pourquoi en bougeant légèrement son poignet, la brune tomba sur la blonde sous les applaudissement des hommes de Bellatrix. De plus, il faut avouer que notre mangemorte n'avait pas aimé son petit rire aussi nerveux soit-il. « C'est touchant vos retrouvailles ! » Alors qu'elle allait s'amuser avec ses proies, un éclair manqua de la désarmer.

    Dommage.

    Elle se retourna mais n'avait pas besoin de le faire pour comprendre que s'était une auror. « Ces aurors... Si pathétiques à se croire toujours tout permis... » S'était une traître ! Elle le savait ! Bellatrix en avait maintenant la preuve ! Elle n'était plus à leur service ! Ses hommes levèrent leur baguette, prêt à soutenir leur chef. Bella leva sa main : « Laissez-la moi, veillez à ce qu'on nous dérange pas. Je m'occuperai moi-même de cette traîtresse ! » Bellatrix laissa Alicia lui cracher son venin : la guerre était ouverte : « Innocents ? Je t'en prie Alicia, il faut qu'ils apprennent la vie ou qu'il la perde ! Il n'y à qu'une seule voie à prendre ! Celle des mangemortes pauvre sotte ! Tu ne l'as pas compris mais peut-être que ta fille le comprendra... » Elle se mit à rire tout en se mettant en position de duel : quelle délice de l'avoir en face d'elle ! Bellatrix attaqua immédiatement sans hésiter, la hargne et la colère mais aussi la fidélité à son maître guidant sa baguette. Mais voilà qu'une pauvre sotte brune se rebella et cassa les sabliers. Concentrée sur sa proie principale, celle qui était la plus menaçante, elle laissa ses hommes transformer les cristaux en fine poussière ne s'occupant même pas des paroles de la brune : elle s'en fichait royalement. Un insecte parmi tant d'autres. Non ce qu'il l'intéressait s'était Alicia Rogue qui tenta de faire comme la brunette. L'auror utilisa des sorts à deux gallions et six mornilles pour se protéger mais ils étaient efficaces il fallait avouer. Bellatrix se transforma en fumée noire pour relever la poussière créant une sorte de nuage de poussière.

    Très bien.

    Bellatrix allait la tester. Elle se dirigea vers Iris qui était resté à terre pour la prendre en joue avant de susurrer : « Ma chérie... As-tu peur de la mort ? » Puis sans attendre lui lança un sortilège Doloris pour que ses cris brisent le silence. Bellatrix monta sur une des tables : *Petrifus totalus!* A l'intention de celle qui se prétendait Serpentard pour se venger des cristaux avant de revenir sur Alicia : Bella lança un sort pour faire léviter les pierres qu'elle avait tenté de faire tomber sur elle dans le but de les lancer à son intention. Retour à l'envoyeur comme on dit. Mais elle n'en avait pas finit. Elle lança violemment un sort pour casser les vitres permettant à Bellatrix de faire en sorte que les morceaux de verres fondent sur les deux élèves. Pour leur donner une chance de survivre, Bella avait levé les deux sortilèges pour qu'elles puissent tenter de s'échapper... Ou pas. Ses hommes quant à eux attendait de voir si les élèves allaient s'en sortir, ils savaient ce qu'ils devaient faire. Attaquer jusqu'à mort les deux filles.
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Eden Swan
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Sam 7 Juil - 15:52
Spoiler:
 

Émeraudes, rubis, saphirs et diamants jaunes fondirent d’un même ensemble vers Bellatrix. Eden se mordit la lèvre en se rendant compte qu’elle avait mal calculé un petit détail : l’Auror se trouvait sur sa trajectoire au moment où elle lança le sort. Heureusement, celle-ci utilisa un sortilège de réduction pour atténuer l’impact et les joyaux devenus presque poussière ne firent que la frôler. Derrière Bellatrix, Eden aperçut enfin les cinq hommes qui accompagnaient la Mangemort. Tels de fidèles chiens de garde, ils protégèrent Lestrange en imitant le geste de l’Auror, réduisant le reste des joyaux en poussière.

Eden fulmina devant cette découverte, toujours dans l’optique de faire glisser cette peur qui s’insinuait en elle en véritable colère froide. C’était le seul moyen de faire front. Si par miracle elle survivait ce soir, elle mourrait tout de même de honte en avouant à sa famille, à ses amis, qu’elle n’avait fait que fuir et se cacher durant ce combat. Elle ne voulait pas mourir – pas maintenant, jamais même, bien sûr que non, mais elle se rappelait toutes ces fois où elle s’était demandée comment elle-même finirait. Et il lui semblait que mourir dans un combat pour la vie de ses proches, c’était toujours plus classe que succomber à une variole du dragon.

Mais à deux contre un, avec l’avantage du nombre pour les Mangemorts ? Avait-elle au moins une chance de se défendre ? Même si elle se doutait que l’honneur dans un combat n’était pas la tasse de thé des Mangemorts… eux qui, ironiquement d’ailleurs, défendaient si férocement ce concept pour la question de pureté du sang – une gageure, selon Eden, qui pensait que c’était une question totalement désuète de nos jours – elle aurait toutefois apprécié un duel à proprement dit.

Seulement voilà, c’était la vraie vie, et les Mangemorts ne feraient pas de quartier. Alors elle devrait se débrouiller avec ça. Elle ne baissera pas les bras, c’était tout simplement hors de question. Maintenant qu’elle était là, elle irait jusqu’au bout.

Soudain, Bellatrix disparut dans un tourbillon de fumée noire pour réapparaître auprès d’Iris. Avant qu’Eden ait pu faire quoi que ce soit, elle lui lança un sortilège Doloris. Eden leva sa baguette : trop tard, déjà un autre sort la frappait de plein fouet. Elle vit arriver l’éclair avec angoisse, comprenant une fraction de seconde trop tard que ce n’était pas un éclair vert, qui aurait signé son arrêt de mort. Au lieu de cela, elle sentit ses membres se tendre à l’extrême et tomba à la renverse, incapable de bouger. Un simple maléfice du saucisson. A quoi jouait Lestrange ? Elle aurait pu la tuer si elle avait voulu… Quoique, elle avait maintenant largement l’occasion de le faire. Elle, ou un de ces cinq larbins. Elle n’avait pas intérêt à mourir de la main d’un larbin. Au comble de la frustration, Eden hurla intérieurement, avant de retrouver tout aussi soudainement sa liberté de mouvement. Surprise, elle ne se fit cependant ni attendre ni prier avant de rouler sur elle-même et de bondir sur ses pieds. Elle tenait toujours sa baguette crispée entre ses doigts comme si sa vie en dépendait. Puisqu’après tout, c’était bien le cas. D’ailleurs, elle avait devoir s’en servir maintenant, tout de suite.

Bellatrix avait brisé les vitres, comme Eden l’avait fait avec les sabliers, et s’apprêtait à faire comme elle, c’est-à-dire précipiter les morceaux de verre sur Iris et elle… Avec un sourire de rage absolue qui aurait pu se traduire par un « Je sais faire ça, moi aussi, attends que je te montre », Eden leva sa baguette. Un immense dôme irisé les engloba à l’ultime seconde. Les débris de verre se désintégrèrent en nuages de sable fin à son contact.

C’est alors que les cinq Mangemorts qui accompagnaient Bellatrix firent un pas vers elle.
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Iris Prescott
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Dim 8 Juil - 21:14
Iris avait du mal à assimiler tout ce qu'il se passait autour d'elle. Elle avait compris que Poudlard était devenu un champ de bataille. Elle avait compris qu'elle était en danger de mort. Après plus d'un mois d'enfermement, les élèves étaient en danger alors qu'ils étaient soit disant en sécurité. Merci Hellson. Sonnée par les sorts qu'elle avait reçu, elle mis plus de temps qu'Eden pour se relever. Elle se sentit bien impuissante face à la réaction de son amie face au corps d'une jeune fille blonde étendu par terre … Iris su immédiatement à quoi Eden avait pensé : ses trois jeunes cousines, toutes blondes. Et certainement sans défense contre des sorciers aussi puissant que les hommes du mage noir. La mort. Elle se répandait dans les couloirs. Que faire ? Fuir ? Lâche. Combattre ? Probablement une meilleure option. Eden semblait l'avoir choisi d'ailleurs. Iris resta sans voix lorsque celle ci fit exploser tous les sabliers. Et de là, tout se passa extrêmement vite et Iris regretta de trop penser avant d'agir.

L'auror l'avait reconnu et lui avait dit de courir. Déjà, les cristaux en fine poussière fondait sur la mangemorte. Sauf que celle-ci se protégea et sans trop savoir comment, Iris se retrouva à terre avec la terrible femme en face d'elle. Une simple question auquel elle n'eut pas le temps ni la force d'y répondre. Iris commença à suffoquer. Que lui arrivait-il ? Une douleur insupportable lui parcourait le corps. Pire qu'un accouchement. Et pourtant, Iris n'avait jamais eu aussi mal que le jour de la naissance de sa fille. Mais cette douleur avait bien vite disparût, remplacée par le bonheur de serrer son enfant dans ses bras. Là, la douleur continuait sans disparaître. Rien ne la ferait sourire après. Certainement pas. Non. Là, elle se demandait quand la mort allait arriver. En avait-elle peur ? Oui. Parce que cela signifierait qu'elle ne verrait jamais grandir sa fille. Qu'elle n'aurait jamais le bonheur de l'éduquer, d'entendre ses premiers mots, de voir ses premiers pas, de l'amener à l'école, de la voir diplômée de Poudlard … Non, rien de tout cela. Alors évidemment, elle avait peur de la mort. Sauf qu'en cet instant, il semblait que la mort était la seule solution pour cesser de souffrir. Arrêter ce supplice. Iris était au sol, à la merci des sbires de la mangemort. Se tordant de douleur, elle regardait sa main dans laquelle elle tenait fermement sa baguette au point de faire rentrer ses ongles dans la paume de sa main. Elle n'en pouvait plus. Elle n'entendait plus rien. Elle n'arrivait pas à se concentrer sur autre chose que cette douleur qui parcourait son corps, des pieds à la tête, lui martelant le crâne. Et soudain, alors qu'elle priait pour que tout ceci cesse, pour qu'elle soit loin de tout ce carnage, la douleur disparut pour de bon.

Encore plus sonnée, Iris ne réagit pas. Elle se releva péniblement, les jambes tremblantes. La vue un peu floutée, elle ne vit pas Eden, à ses côtés. Trop de silhouettes différentes se trouvaient dans le hall de toute façon. Par contre, elle entendit une léger bruit. Elle leva alors la tête, un effort surhumain pour elle en cet instant car elle avait l'impression que sa tête pesait une tonne. Avec horreur, elle constata que des milliers de morceaux de verre se dirigeaient vers elle. Levant doucement sa baguette, elle se couvrit les yeux de son bras libre et murmura un faible « Protego ». Évidemment, elle ne réussit qu'à faire apparaître qu'un minuscule bouclier, encore sous le choc. Elle serra les deux, prête à souffrir à nouveau en recevant ces éclats de verre mais rien arriva. Elle releva la tête et constata qu'Eden était venu à son secours, pour la deuxième fois. Décidément, elle semblait ne pas pouvoir appliquer tout ce dont elle avait appris en cours, en défense ... Elle était comme un boulet que l'on traînait difficilement ... Alors qu'elle savait qu'elle était capable de bien mieux. Mais elle avait encaissé trop de sort pour être au mieux de sa forme. Eden s'était montré plus forte et un dôme s'éleva au dessus d'elles, désintégrant alors le verre, ce qui permit à Iris de se remettre un peu. Un instant de répit. Trop court hélas. En regardant autour d'elle, la Poufsouffle découvrit que le massacre continuait et devenait de plus en plus atroce. Des élèves se trouvaient en très mauvaises postures mais ils tenaient le coup, en s'alliant. En faisant face ensembles. Avec l'aide de quelques aurors. Et des professeurs de Poudlard, venus en renfort … Iris en reconnu quelques uns comme le petit professeur de sortilèges. Au moins, il y avait plus de gens pour venir en aide aux élèves. Elle repensa à Mable, pour qui elle était descendue jusque dans le hall et souhaita qu'un professeur l'ai trouvé et l'ai mis en sécurité. Tout comme les cousines d'Eden, qu'elle connaissait pour leur avoir donné des cours de temps à autre pendant le huis clos qui semblait déjà si lointain.

Iris, qui commençait à reprendre ses esprits, vit également un groupe de mangemort qu'elle n'avait alors pas vu auparavant. Ils étaient cinq, restant étroitement groupé. Et ils s'avançaient maintenant vers les deux filles. Aïe. Tout n'était pas fini. Et la mangemorte, Bellatrix, où était-elle passée ? Avec l'auror sûrement. Mais Iris n'avait pas vraiment le temps d'y penser. Les cinq mangemorts étaient plus que menaçants. Iris leva sa baguette, optant pour une position de défense. Mais que faire ?

Se battre, il ne lui restait plus que ça. Elle avait frôlé la mort à plusieurs reprises en l'espace de dix minutes, même pas. Elle avait subi le sortilège de Doloris, ce qu'elle avait compris après coup, trop préoccupée par la subite douleur qui s'était répandu dans tout son corps pour se demander ce qu'il lui arrivait vraiment. Se battre. Même si la mort la terrifiait. Même si elle ne pourrait plus revoir sa fille. Elle grandira au moins avec le souvenir d'une mère courageuse, morte dans la dignité et non en tant que lâche. Se battre, Iris choisit également cette option, comme son amie. Mais Iris ne fit aucun geste d'attaque. Elle attendait d'abord de voir ce qu'allait faire les cinq mangemorts.
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Alicia Rogue
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Dim 8 Juil - 22:54
Bien, sûr le coup de l’impulsion elle venait de toute évidence de se mettre dans une situation où elle aurait des problèmes par-dessus la tête. Bon soyons honnête, il y avait des moments ou un de plus ou un de moins cela ne faisait pas énormément de différence. Mais attaquer Bellatrix Lestrange en pleins milieux de la bataille n’était certainement pas la meilleure chose à faire si elle tenait tant que cela à protéger sa fille ou son mari. Comme si le double rôle qu’il jouait n’était déjà pas si difficile en lui-même. Que soit et tant pis, il était hors de question qu’elle regarde des dizaines de personnes mourir sous ses yeux justes pour s’épargner elle. Ce n’était pas pour ça qu’elle avait choisi la voie des aurors et les risques elles les connaissaient mieux que quiconque sans doute. Si ça réflexions avaient poussée aussi loin, il était en tout cas clair que si jamais elle s’en sortait vivante de cette soirée, rien ne serait fini vu ce que lui signala la mangemorte. Traitresse. Quand même bien, elles s’étaient toujours détestées et les occasions ou la seconde de lord lui avaient signalé le plaisir qu’elle prendrait à lui faire passer l’arme à gauche n’avaient pas manqué pendant toutes ces années. Mais si elle comptait la déstabiliser ou la faire perdre tous c'est acquis de métier en parlant de Selena, c’était raté ! Parce qu’au contraire, cela ne fit qu’augmenter sa détermination et sa colère contre elle qui était au sommet. Seulement restons honnêtes, Alicia n’avait pas calculé les 5 mangemorts qui suivaient la brune comme de parfaits imbéciles. Là toute de suite cela semblait déjà plus inégal parce qu’elle ne pouvait pas gérer 6 personnes et donc sa tentative d’aider les deux jeunes filles semblait de plus en plus pencher vers un retardement de la sentence. Ah non pas tant qu’elle aura toujours une baguette en main !

-Traite, tu n’as que ce mot à la bouche Bellatrix… Et comment ses élèves peuvent-ils seulement choisir si tu les tues avant ? Oh oui pardon, c’est vrai tu n’es pas payé à réfléchir l’as-tu seulement déjà fait par toi-même ?

Et puis ce fut le coup d’envoi. Sort sur sort, lumière en tout sens, en plus ils n’étaient pas seuls dans le hall. Si elle avait gardé de ses années passées dans le château l’image de quelque chose d’impeccable, de bien rangé et bien à présent, c’était tout le contraire. Tout se faisait détruire petit à petit, le château allait ressembler à un tas de pierres finalement sans aucun arrangement. Continuant de se battre avec Bellatrix, elle tentait de varier les sorts comme elle pouvait tout en étant quand même un brin attentif à ce qui se passait autour ce qui lui aura sans doute évité de se faire des sérieuses égratignures vues la tentative de la jeune fille brune. Malheureusement si la femme aux yeux déments n’y prit pas attention, elle avait ces chiens de garde pour lui sauver la mise et elle ne dut même pas dévier de son objectif qui semblait être clair : elle. Que soit, elle tenta alors une autre technique. Quand on ne savait plus ou que la force brutale ne suffirait pas, l’auror avait décidé de tenter de se servir du terrain bien qu’elle fut obligée de prévenir les deux élèves de Poudlard. Elle n’avait jamais été pour les dommages collatéraux même si cela semblait inévitable. Encore une fois, c’était sans compter leurs énervantes habitudes de disparaitre et d’apparaitre en fumée noir. Parce que du coup alors qu’elle se retrouvait contre le mur à sentir les cristaux passer, son ennemi ne senti même pas les blocs de pierre vu qu’elle réapparut après mais elle se dirigea vers les élèves. Se disant que c’était peut-être le moment rêvé. Elle visa la masse compacte de serviteur qui regardait le tout se dérouler toute en attendant les ordres de leurs chefs et balança plusieurs sorts dont le célèbre doloris de sa vis-à-vis, sectumpsempra et d'autres joyeusetés mais elle dut abandonner très vite pour se concentrer vers ce qui menaçait pour le moment sa vie, les gros blocs qui étaient tombés précédemment.

*Bombarda*

Les morceaux qui se dirigeaient vers elle explosèrent tous en morceaux plus petits, elle se protégea les yeux. Si elle avait déjà chaud, les cheveux emmêlés, maintenant en prime elle était couverte de poussière blanche des pierres détruites. Des égratignures un peu partout. Alors qu’elle se ressaisissait pour lancer d’autres sorts, la serpentarde sauva la mise de tout le monde en lançant un protego digne des plus grands et réussis qu’elle avait vus, mettant l’effet voulu par les adorateurs du mage noir en échec. Seulement les 5 autres, qu’elle espérait au moins avoir amoché un peu avant, réagirent en se dirigeant vers elles. Elle balança un sort à la brune.

-5 toutous ? Tu as peur d’être devenue inefficace ?

Néanmoins si elle, elle était couverte de poussière il en était de même pour le sol et tout autres objets aux alentours. Très bien cela serait toujours cela de gagner parce que dans le hall, il n’y avait plus grand-chose à casser. Parant les autres sorts en bougeant sans arrêt pour ne pas être la cible facile, elle lança un sort qui fit relever la poussière. Du coup, la plupart des personnes près d’elles, donc Iris et la brune combative ainsi que les mangemorts allaient sans doute se retrouver entourer d’un épais brouillard blanchâtre ou grisâtre. Cela allait empêcher de voir très loin devant soit, du moins elle l’espérait. Ce qu’elle voulait ? Faire gagner du temps aux deux jeunes filles contre ces brutes finies et quant à elle, elle voulait profiter de l’occasion pour surprendre l’ancienne Black. Le sort lancée, elle tenta de faire le tour sans rien se prendre dans les pieds ayant au préalable lancé un sort de désillusion sur elle-même, question de ne pas être repéré par une silhouette qui se mouvait. Advienne que pourra. Estimant être plus ou moins derrière sa cible, elle lança un confringo.
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Bellatrix Lestrange
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Lun 9 Juil - 15:25
    Alicia était coriace, Bella ne le niait pas mais il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus ! Elle était Lieutenant du Lord et pas pour ses beaux yeux ! Elle avait mérité ce poste, au prix cher : elle s'était éloignée de son mari pour pouvoir être dans les bonnes grâces de son dieu. Pouvait-on la blâmer ? Après tout elle avait toujours fait les choses à fond, elle n'était pas du genre à abandonner ou ne pas remplir sa mission. Rodolphus le savait, cela devait être une des raisons de son choix, parce que de vous à moi Bella n'est pas une femme facile mais elle n'avait jamais caché son tempérament. A Poudlard elle était comme ça, son père l'avait façonné comme ça. Elle avait traversé l'enfer alors ce n'était pas une auror de pacotille qui lançait des sorts impuissants qui allait arrêter la mangemorte. Tout de même il ne fallait pas exagérer ! Elle restait une des sorcières les plus puissantes du monde magique ayant apprit avec le maître Voldemort. La défier c'est signer son arrêt de mort !
    Torturer une élève : check ; lancer des morceaux de verres tranchants : check ; détruire Poudlard : check ; tuer Alicia et la famille Rogue : en cours. Bellatrix se faisait une choix et lorsque Alicia répondit à sa provocation elle se mit à rire trouvant ces paroles plus que pathétiques. Elles étaient minables, faibles d'esprit bref à la hauteur de celle qui les avait dites après tout. Après tout il fallait être suicidaire pour attaquer une mangemorte tel que Bellatrix toute seule. Même cinq aurors n'avaient pas réussit à la terrasser alors une ne lui faisait pas peur. De plus aux yeux de la femme en noire, elle était une traîtresse ce qui n'arrangea pas son cas si on peut dire. Bah oui notre Lieutenant détestait les traîtres au plus haut point ! « Plus que toi en tout cas sinon tu ne serais pas dans cette situation ! Ah non pour toi j'ai pleins de qualificatif : sotte ; impuissante ; inutile ; insipide je m'arrête là ou tu as compris ? » Bella avait gardé son sérieux, son regard se voulait perçant, meurtrier. Elle avait bien vu qu'Alicia lançait des sorts à ses hommes mais ces derniers n'étaient tout de même pas fou : ils avaient bien vu et s'était défendu en renvoyant les sorts : l'un d'entre eux blessa Alicia tandis qu'un sort de l'auror tua un de ses hommes. Bella était arrivée à la rescousse en lançant les pierres sur Alicia avant de casser les vitres. Lorsque Alicia affirma qu'elle avait besoin de cinq toutous Bella se mit à rire : « Toutous oui, besoin d'eux non l'idée de tuer des enfants et des aurors leur plaisait trop alors ils sont venus de leur plain gré. Je n'ai pas besoin d'eux. »

    « Vous trois attaquez les ! Ceux qui restent derrière moi : empêcher quiconque de me déranger je veux ce duel avec Alicia. » Les hommes s'exécutèrent et lancèrent des sorts impardonnables vers les deux, un des mangemorts lançait des sorts d'impérium en espérant toucher une des deux filles à force de les bombarder de ce sortilège. Un autre lançait un sort Doloris et enfin l'autre le sort impardonnable de la mort.
    Le lieutenant quant à elle ne pouvait s'empêcher de sourire en voyant qu'Alicia se dissimulait : « Joue pas à cache cache beauté, je te trouverai ! » Bellatrix se concentra sur son ouïe et entendit des pierres bouger derrière elle. Elle se décala pour éviter un sort avant de se venger. Elle ferma donc les yeux quelques instants pour se concentrer avant de lever sa baguette et de crée un serpent géant de feu. Ce dernier jaillissait de sa baguette tel un fouet. Bellatrix cherchait du regard l'auror et à l'instant où elle entendit des craquement de verre, elle le jeta sur elle pour crée une sorte de sphère de feu qu'elle maintenait non sans rire, la mangemorte se tenait prête à la moindre attaque, elle était au taquet, prête à en découdre avec l'auror si jamais elle arrivait à se défaire de ce sort.
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Eden Swan
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Lun 9 Juil - 17:54
Son charme du Bouclier fut assez puissant et efficace pour les protéger Iris et elle. Eden aurait préféré trouver le moyen de renvoyer les éclats de verre à Bellatrix mais c’était beaucoup trop risqué, vu le nombre de morceaux. Plusieurs d’entre eux auraient échappé à son contrôle et elles auraient toutes les deux pu finir blessées. Après tout, même la Mangemort avait choisi de réduire les joyaux des sabliers en poussière, ce qui relevait d’ailleurs d’un acte déjà bien plus remarquable que désintégrer du verre en fine particules de sable, Eden devait l’avouer, les pierres précieuses étant une matière beaucoup plus résistante.

Suite à cela, l’Auror – Alicia, selon Bellatrix – fit lever la poussière disséminée un peu partout autour d’elles pour former un tourbillon qui eut pour effet de les soustraire au reste du champ de bataille qu’était désormais le hall de Poudlard. Eden ne comprit pas exactement où elle venait en venir en faisant cela, mais elle devait forcément vouloir en venir quelque part, non ? Bellatrix et Alicia engagèrent un duel, un Mangemort tomba, et Lestrange ordonna à trois autres de s’occuper d’Iris et elle. En voyant le premier s’avancer vers elle, Eden fit la première chose qui lui passait par la tête.

Un souffle puissant s’échappa de sa baguette et envoya une vague de sable sur leurs trois opposants. Elle espérait les ralentir, les aveugler peut-être un minimum le temps de pouvoir les désarmer, mais le premier franchit le mur de sable sans même cligner des yeux et lui envoya un éclair vert qu’Eden évita de justesse. Reculant encore d’un pas, elle riposta frénétiquement en envoyant plusieurs sortilèges de désarmement et de stupéfiction que le Mangemort contra sans problème. Eden se baissa pour éviter un autre éclair, puis s’écria en visant le sol :

«Aguamenti ! »

Un puissant jet d’eau semblable à celui qui avait tant fait s’extasier Tess il y avait des semaines –une éternité ?− de cela noya le sable pour former une épaisse mélasse qu’elle dressa devant le Mangemort, qui le franchit tout aussi aisément que son précédent mur. Il se débarrassa d’un coup de baguette de la boue qui le couvrait et se mit à sourire lorsqu’il continua à avancer sans ralentir, certain de sa victoire et probablement amusé par ses ruses vaines et naïves. Il aperçut trop tard le mur de sable boueux, solidifié cette fois, qu’Eden leva une fraction de seconde plus tard et se le prit en pleine face. Eden n’eut pas le temps de savourer sa victoire. Lorsque le Mangemort fit éclater le mur, il ne souriait plus du tout, et elle ne put même pas profiter de ce bref répit pour l’atteindre avec un expelliarmus. Une pluie d’éclairs s’abattit sur elle, fruit des efforts combinés que déployaient les trois Mangemorts contre Iris et elle. Eden entama une danse folle pour contrer et éviter, ayant la sensation d’avoir l’air d’une parfaite idiote, frustrée d’avoir à peine le temps de répliquer et encore moins de viser correctement. Bientôt, elle fut acculée près de la paroi de poussière d’Alicia qui tournoyait autour d’eux comme une tornade un peu paresseuse.

« Je crois qu’il va falloir passer à travers et courir » lança-t-elle à Iris. « On a peut-être une chance de les avoir par surprise si on gagne suffisamment de temps. »

Après tout, c’était peut-être pour ça qu’Alicia avait créé ce mur : créer une brèche là-dedans pour en sortir ne serait pas difficile, et le reste du mur, en les cachant à la vue des Mangemorts, pourrait leur permettre de gagner de précieuses secondes d’avance pour foncer et disparaître. Sauf qu’Eden n’avait pas l’intention de fuir. Si les Mangemorts les suivaient, Alicia pourrait s’occuper de Bellatrix sans avoir à s’inquiéter de leur protection comme elle l’avait apparemment fait jusque-là et Eden et Iris pourraient peut-être les combattre plus efficacement sur un terrain plus spacieux. S’ils ne les suivaient pas… eh bien, s’ils ne les suivaient pas, elle aviserait en temps voulu.
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Mar 10 Juil - 0:00
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L’assaut est lancé sur le château et rien, plus rien désormais ne peut plus sauver ces infâmes traitres bafouant l’honneur des sorciers et dont chaque souffle insulte l’inéluctable hégémonie à laquelle est vouée le seigneur des ténèbres. Resté jusque là en retrait auprès du Lord tel un général avec son roi des armées, il assiste à l’attaque de loin et soumet quelques conseils avec toute l’humilité qu’il se doit à son maitre lorsque celui-ci les sollicite. Le mage noir a toujours su utiliser son intelligence et son sens de stratège du mal à de bonnes fins pour le servir au moins aussi bien qu’avec sa baguette. Mais s’il a toujours eu le goût de la tactique, le lieutenant qu’il est n’a jamais perdu son goût pour le sang. Et en particulier en sachant que sa femme s’en repait en ce moment même entre ses murs. S’il est un cerveau du Lord, elle est sa première lame et n’a certainement pas besoin de lui. Ses pouvoirs de sorcières sont au moins aussi puissants que les siens, si ce n’est plus mais malgré cela, il ne peut pas s’empêcher de nourrir une certaine pointe de soucis à son égard dans la bataille en plus de ronger son frein de participer à ce jour funeste qui gravera l’Histoire. Tapis dans l’ombre, silencieux, le Lord ordonne enfin à sa force déléguée d’aller se joindre aux restes des mangemorts finir le boulot entamé. Un petit sourire se dessine au creux de ses lèvres alors que son regard se fige sur les hauts sommets du château, cible de son immédiate arrivée lorsqu’il transplane subitement jusqu’à la cour. Arrivé au beau milieu d’un chaos magistral où les corps tombent et s’entassent un à un, il jubile de plus bel intérieurement et se met à lentement marcher vers les portes du hall. Ses pas d’une nonchalance exagérée contrastent cruellement avec l’hystérie et la panique qui règnent dans le plus grand désordre autour de lui. Il est un paisible promeneur au milieu d’un champs de bataille. Aucun sort, aucun éclair bleuâtre ne fuse de la baguette qu’il tient autour de sa main de chirurgien du mal le long de son corps. Il ne l’utilise en fait que ponctuellement pour parer les quelques attaques que de faibles étudiants osent lancer aveuglement sur lui. Pas de riposte, ces morveux détalent d’eux même sitôt leur trop maigre salve jetée désespérement. Il ne trouve aucun intérêt, aucune saveur à tuer ces cancrelats d’un revers de manche sans leur faire réaliser la terrible impuissance dont ils souffrent face à des sorciers aussi endurcis que lui et lire la terreur dans leurs yeux. Quelques marches plus haut, il se retrouve enfin dans le hall. Le rire si caractéristique de son épouse ne tarde pas à lui résonner aux oreilles et attirer son avancée vers la Grande Salle lorsqu’un jeune insolent qui ne doit pas dépasser la cinquième année se met en travers de sa route et lui barre fièrement le passage. Il s’arrête, hausse un sourcil de curiosité face à l’audace de cet imprudent qui ne peut être qu’un fou en puissance pour se hisser face à Rodolphus Lestrange. A peine lève-t-il sa baguette qu’un sortilège informulé d’*Expelliarmus* jaillit sèchement de la sienne pour l’en désarmer. Atterré, le môme le regarde sans avoir eu le temps de comprendre ce qui vient de lui arriver alors que le bois de son arme rebondit sur le sol quelques mètres plus loin. L’une de ses forces réside en effet dans la fulgurance de ses sorts, presque toujours informulés et donc difficilement parables. Littéralement impossible pour un simple élève. Un sourire moqueur aux lèvres, il lève son index et le fait tanguer de gauche à droite dans un lent balancement de tête négatif qui s’y synchronise. Le message est clair. Non, non, non… Trop tendre pour oser y prétendre petit. Un pas en avant le rapproche de lui, puis un second avant qu’il ne disparaisse soudainement dans un épais nuage de fumée noir fendant les airs face aux reculées du jeune sorcier. Il peut reculer autant qu’il veut jusqu’à se cacher dans un des tableaux s’il le veut, le nuage de fumée noir vient bientôt le harceler et s’enrouler autour de lui telle une tornade l’emportant dans son souffle. Le lieutenant du Lord réapparait finalement juste en face de lui. Sa main vient alors brutalement empoigner son visage et prend sa mâchoire en étaux autour de ses doigts, compressant ses joues en une grimace encore plus immonde que sa laideur naturelle. Tenaillé par la pression monstrueuse qui l’emprisonne, il fait décoller ses talons du sol et le hisse sur la pointe des pieds un peu plus à niveau de sa hauteur le dominant de deux bonnes têtes pour mieux planter son sombre regard dans le sien.

Là… Dans ces rondes prunelles d’enfant, il peut précisément lire toute la peur qu’il n’a de cesse de chercher et à laquelle il reste véritablement insatiable. Sa nuque fait à peine lever son visage vers le haut pour mieux toiser du menton la face de rat écrasée autour de sa poigne. « Retournes à tes études… » lui crache-t-il avant de le pousser violemment en arrière à l’entrée de la grande salle et de le catapulter à l’intérieur d’un *Everte Statum*. Le gamin est projeté sur plus de dix mètres et glisse sur le dos au milieu d’une rangée de mangemorts, lesquels stoppent brusquement leurs attaques sur de jeunes élèves lorsqu’ils se retournent pour observer d’où il vient et voit leur lieutenant arriver aux portes de la salle. Cette même démarche triomphaliste et complètement relâchée, ses pas se déploient dans une détente à glacer le sang. Le calme le plus effrayant incarné. Le bref moment de flottement dû à son entrée théâtrale qui semble arrêter le temps et les débats le temps de quelques secondes prend fin lorsque le gamin qu’il de terroriser tente de se relever et de prendre les jambes à son cou dans l'autre sens. Un éclair bleu giclant de sa baguette revient le sécher à peine remis sur ses appuis. *Endoloris*. Le jeune garçon semble subir des électrochocs lui molestant l’échine et irradiant dans tous ses os pour les broyer sans concession alors que ses cris de souffrance percent un peu plus l’ambiance dramatique qui anime ces lieux. « Pas si vite… » Il n’en a pas finit avec lui. Mais le temps qu’il se remette du marasme de douleurs qui brassent tout son corps, son regard se porte sur son épouse. Un sourire furtif avant que son bras ne dégage d’un geste vif la montre cachée par sa manche autour de son poignet et ne se replie pour lui faire regarder l’heure. « Serais-je arrivé en retard à la fête ? » lui glisse-t-il dans ce même théâtralisme. Question purement rhétorique au vu de l’état dans lequel se trouve déjà la salle. Bilan des forces et demi-portions de forces en présence : Une poignée d’élève et… Tiens, Miss Rogue s’il ne s’abuse. Une auror aussi réputée pour son infâme besogne au sein du ministère que par son nom… Son regard se fait nettement moins doux et complice qu’avec Bella lorsqu’il se retourne sur les mangemorts qui s’attelaient à combattre une bande de fillettes. Stupides incapables… « Vous… Allez me trouver Miss Greenwood et ramenez là moi… » leur somme-t-il. Il ne leur demande pas de la mettre à l’abri. La serpentarde ne le sera vraiment qu’avec lui plutôt qu’avec cette bande de fourbes. Les mangemorts s’exécutent et disparaissent aussitôt, ne le laissant plus qu’avec Bellatrix, moins nombreux dans leur camp, mais pourtant autrement bien plus puissants par sa seule addition en lieu et place des cinq autres. Rien à faire des élèves… La présence de cette auror est désormais le seul fruit de son diabolique intérêt. Ses yeux se vissent sur l’un des pensionnaires aux couleurs de Poursouffle en position défensive. « Toi là-bas ! Boucles d’or… » la désigne-t-il de la baguette. « Ramasse ton camarde et fuis avec ce qu’il en reste avant que je ne vous torde tous les uns après les autres… » lui prescrit-il. Pas de piège, pas de traquenards. Tout ce qu’il veut c’est se donner un maximum de latitude pour combattre la seule sorcière qui en vaut réellement la peine à ses yeux ici. L’auror. « Je te donne une et une seule chance… » ajoute-t-il au cas où le doute persisterait à se découvrir pour aller épauler le jeune garçon qu’il vient de rétamer. « SAISIS LA ! » vocifère-t-il soudainement de sa puissante voix rauque faisant sursauter les mince épaules du jeune garçon suppliant à son aide. Une amorce de rire du même timbre et au moins aussi inquiétant s’échappe de ses lèvres et résonnent à la suite de son ordre. Un rire à peine cassé et crapuleux, laissant présager les pires intentions envers l'ennemie vers qui son regard se retourne instinctivement. Rogue… L’auror… Ces mêmes aurors qui les ont pris au piège des années plus tôt avec Bellatrix et les ont envoyés pourrir quinze longues années durant au fond d’une cellule à Azkaban. Il est temps de se venger… Il est temps de remettre les choses à leur place. « Quant à toi, auror… » souffle-t-il sur un ton imperturbablement glacial retrouvé. Sa main s’enquiert du col de son long blouson de cuir noir lui descendant jusqu’aux genous et le tire d’un geste aussi sec que brusque. Le cuir fouette les airs tel une cape virevoltant autour de lui pour en débarrasser ses épaules et donner plus de liberté à ses mouvements avant de finir par s’échouer sur l’arrête d’un des rares tableaux encore accroché aux murs. « Fais face à ton destin… » reprend-t-il alors une fois en chemise, écartant lentement les bras autour de son corps dans ce même stylisme qui le caractérise pour l’inviter à lui faire face et venir se mesurer à lui. « Et admire ta mort en face… » ponctue-t-il en redirigeant prudemment la main qui tient sa baguette vers sa direction. Le défi est lancé. Bellatrix et lui face à l’auror. Pas très équilibré, certes, mais ils restent après tout des mangemorts. Deux contre un, c’est mieux que cinq contre une, plus « une et demie »… plus « une et demie »… Si toutefois ces fichues demies élèves ont l’intelligence de suivre sa généreuse offre et disparaissent pour laisser place aux « grands ». Rien ne dit qu’elles ne vont pas avoir la bêtise de vouloir prêter main forte à Rogue face à cet effroyable couple qui la menace et la condamne à un véritable exploit.


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Iris Prescott
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Mar 10 Juil - 11:40
Tout allait décidément très vite, à un point où il était difficile d'assimiler tout ce qu'il se passait. Iris ne faisait attention qu'aux mangemorts qui approchaient. Après tout, ils se dirigeaient vers elle et Eden, c'était donc eux les plus dangereux et non plus Bellatrix – bien que celle-ci était un cas à part. Du coup, elle ne comprit pas d'où venait la poussière qui les entoura. L'auror ? Peut être. Quoiqu'il en soit, un mur de poussière opaque s'était levé mais Iris n'avait pas baissé sa vigilance malgré la fatigue accumulée en peu de temps dû notamment au sortilège de Doloris qu'elle avait reçu. Elle risqua cependant un coup d'oeil vers Alicia qui engagea alors un combat acharné contre la célèbre mangemorte. Cette dernière lança des ordres aux mages qui la suivaient et voilà à présent que trois d'entre eux avaient pour ordre de les tuer, Eden et elle. Autant dire qu'elles étaient mal barrés. Trois contre deux, ce n'était pas équitable. Mais Iris savait qu'Eden était une sorcière puissante et une très bonne duelliste – son charme du Bouclier précédent l'avait prouvé. En temps normal, Iris ne se débrouillait pas mal non plus. Mais en condition réelle, c'était autre chose apparemment. Mais elle allait faire de son mieux pour se garder en vie. Mourir maintenant, c'était exclu.

Eden fut la plus rapide et décida d'attaquer et non pas de rester sur une position défensive. Iris ne su pas vraiment ce qu'elle faisait car un des trois mangemorts avait décidé de la prendre en joue. Elle lança plusieurs sort de stupéfaction mais le mage les contrer tous très facilement. Elle décida alors d'enchaîner des sorts comme celui du Bombarda pour essayer de toucher le mangemort, de le ralentir, ce qui avait plus ou moins d'effets. C'est alors qu'elle vit qu'Eden avait dressé un mur de boue qu'un mangemort se prit en pleine face. Intelligent. La Serpentard avait une tout autre technique d'attaque. Mais l'une ou l'autre technique ne semblait pas efficace face aux trois mangemorts. Ils s'allièrent alors et lancèrent simultanément plusieurs sorts impardonnables. Iris reconnu l'éclair vert de la mort. Ceux là, impossible de les contrer avec un charme du Bouclier. Il fallait les éviter à tout prix. Iris se fit violence pour bouger un maximum, ses membres étant douloureux après de nombreuses chutes. Elle n'avait pas droit à l'erreur. Enfermé dans cette paroi de poussière, les deux filles étaient piégées, en quelques sortes. Eden lança alors une idée : quitter la paroi et les prendre par surprise. Oui, c'était leur seule chance. Iris hocha la tête pour toute réponse et fonça, tête baissé, bras devant les yeux. Et elle sortit. Ses vêtements étaient ternes, sales, plein de poussière à présent mais elle s'en fichait : la survie avant la coquetterie. Trop occupée à se défendre face aux mangemorts, elle n'avait pas vu, ni entendu l'arrivée d'un homme, un mangemort au vu de sa proximité avec Bellatrix. Iris arriva jusque au moment où il ordonnait aux mages qui les attaquaient d'aller chercher une Miss Greenwood qu'Iris connaissait. Jesse-Rose. Une Serpentard d'un an de plus qu'elle qui était sortie de Poudlard en même tant qu'elle grâce à Hellson. Sauf qu'elle avait été capturé par les mangemorts au ministère … Avant cela, Iris ne lui avait jamais vraiment parlé mais les choses étaient un peu différentes et elle appréciait la Serpentard, pour le peu qu'elle la connaissait. Elle s'inquiéta alors un peu du sort qui lui réservaient les mangemorts. Peut être qu'elle serait simplement protégée … Ou qu'elle subirait un sort atroce.

Voyant les mangemorts partir, elle arrêta soudainement Eden qui apparaissait à ses côtés, en l'attrapant par le bras. « C'est plus la peine. » lui dit-elle simplement, indiquant d'un signe de tête les mangemorts qui s'en allaient, puis le nouveau venu. Iris avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part. Elle lâcha alors le bras de son amie, se concentrant sur le nouveau venu, prête à se défendre s'il tentait quelque chose. C'est alors qu'il l'interpella. Boucles d'or. Tiens, ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas appelé comme ça. Iris l'écouta alors, toujours prête à répliquer en cas d'attaque. L'homme était très menaçant dans ses propos, ce qui n'étonna pas la Poufsouffle. Pour un mangemort, c'était la norme à atteindre. Il lui demandait de fuir. Avec un jeune pas plus vieux qu'elle qui venait à priori de souffrir. C'était quoi le piège ? Il lui laissait une chance ? Une chance de fuir ? Et puis quoi, un armada de mangemort l'attendait au tournant ? Lèvres serrés, elle tenait fermement sa baguette en main. Elle regarda le jeune garçon et sursauta lorsque l'homme éleva soudainement la voix.

Iris se dirigea alors vers le garçon. Il ne pouvait pas s'en sortir tout seul. Sa seule chance résidait en Iris, et Eden. Et puis, alors qu'elle s'apprêtait à le relever, la Poufsouffle vit l'homme s'adresser à l'auror. Et c'est alors qu'elle eut un flash en le voyant à côté de Bellatrix Lestrange. Ce n'était pas son mari, Rodolphus Lestrange ? Un mangemort échappé d'Azkaban, tout comme sa femme … Un homme plus que dangereux. Et il allait s'allier avec sa femme pour attaquer l'auror … Deux contre un, c'était déloyal. Et Iris, en tant que Poufsouffle, ne tolérait pas ça. Elle allait se relever quand le jeune élève la retint en attrapant sa manche. Il ne voulait pas rester seul. Il voulait être en sécurité. Elle pouvait lire tout ça dans ses yeux. Son instinct maternel finirait par prendre le dessus. Iris souleva une mèche de cheveux du jeune garçon, mèche ensanglanté. Il avait besoin de secours. Mais ce n'était pas le domaine d'Iris la médecine magique. Elle lança alors un regard à Eden, cherchant à savoir ce qu'elle allait faire. L'aider à mettre en sécurité le garçon ? Ou prêter main forte à l'auror ? En fait, choisir quelle vie sauver. Sachant que si elle emmenait le jeune en sécurité, elle sauvait sa propre vie. Mais sa conscience lui interdisait de laisser l'auror se battre seule contre le couple de mangemort. Alors, elle resta là, à genoux à côté du jeune garçon, lui murmurant que tout irait bien. Elle se trouva minable ainsi, incapable de prendre une décision seule. Elle attendait un ordre, un signe, quelque chose qui la guiderait. Mais elle se trouvait aussi à la merci des mangemorts tandis qu'elle s'occupait du jeune.
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Alicia Rogue
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Mar 10 Juil - 19:50
Des instants de battement, il y en avait tellement peu dans des combats comme celui-ci que souvent il était préférable de les mettre à profit pour garder son énergie et reprendre un peu de souffle. Ou pour essayez d’estimer l’ampleur des dégâts corporels subit au choix. Au lieu de cela, Alicia avait préféré lancer une salve de sort ayant clairement pour but d’éliminer les cinq protagonistes qui menaçaient les jeunes filles. Même si très franchement, elle était déjà plus qu’occupée par le duel que Bellatrix s’acharnait à maintenir. Le but premier de son geste avait été pour les épargner, alors elle n’allait pas arrêter maintenant. Un sort fut efficace, un seule pour un résultat médiocre : un de moins. Cependant l’équitabilité n’était toujours pas de mise alors qu’elle reçu un choc qui la renvoya vers le mur du château, à peine le temps de se ressaisir que c'était la lieutenante du lord qui reprenait du service. Un rythme aussi soutenu, il fallait quand même qu’elle aille conscience qu’elle ne pourra pas le maintenir éternellement et c’était un peu inquiétant. Ah sa réplique, l’auror ne prit même pas la peine de lui répondre, à quoi bon gaspiller sa salive pour des piques qui ne mènerait à rien. De toute évidence, aujourd’hui, cela devait se régler par un duel et non pas par des joutes verbales classiques. Utiliser tout ce qui pouvait être à portée, pour le coup le manque de temps de réflexion ne l’avait fait pencher que vers de la poussière. Si elle manquait parfois de précisions question sortilège, Bellatrix elle, semblait surtout devenir complètement sénile parce qu'elle commençait à devenir légèrement répétitive. N’était-elle pas en plein duel ? Sinon elle voyait mal comment appeler ça ? C’était loin d’être un concours de danse classique.

-Ta mémoire semble courte ma chère, crois-tu vraiment que quelqu’un tienne à te déranger ?

Et puis, elle disparut ou tu du moins, elle fit ce qui y ressemblait le plus, c’est à dire essayer de se fondre dans le décor notamment dans ce fond unis qu’était le mur grisâtre qu’elle avait érigé. Croyait-elle vraiment qu’elle était assez stupide que pour lui répondre alors qu’elle faisait tout pour être discrète ? Elle la prenait pour une débutante qui venait seulement de débarquer au ministère ou quoi? Parce que ce n’était pas le cas et l’ancienne Serdaigle n’allait pas déroger à l’intelligence qu’on leur prêtait couramment en ouvrant la bouche pour ce démasquer. Visiblement, il n’y avait pas besoin de cela car malgré le boucan du tonnerre qui régnait dans la pièce avec tous ces éclairs lumineux qui ricochaient partout, la mangemorte semblait la repérer et parer son attaque comme on éloignait un simple moustique. En voyant le serpent de feu se dresser, pour le coup, elle se sentit un brin insignifiante. Elle empêcha de justesse le feu de la bruler trop fort en créant une sorte de boule d’eau entre elle et le feu bien qu’il fallait le renouveler sans cesse. Elle était peut-être protégée d’une brulure importante, mais elle était toujours prisonnière. Elle se força au calme, bien qu’elle puisse sentir quelques picotements qui n’étaient pas forcément bon signe. Rassemblant ce qu’elle pouvait encore chercher comme force brute et aidée par le fait qu’elle détestait se sentir prise au piège, c’était un coup à devenir claustrophobe, Alicia parvenu à faire exploser la boule de flamme. Malheureusement, elle rata complètement sa réception en retombant maladroitement sur le sol ajouté à cela que le sort de désillusion l’avait lâchement abandonné, alors à quel miracle devait-elle d’être toujours en vie ? L’arrivée triomphale de l’accro à la folle allié, elle avait nommé : Rodolphus Lestrange. Il ne manquait plus que lui tien… Sur le coup néanmoins, elle en était presque contente de le voir arriver mais cela ne dura que la fraction de seconde qui lui sauva la mise.

*Lacarnum Inflamarer*

Vu qu’elle semblait apprécier les flammes, qu’elle y goute ! Bon, vu comment Bellatrix avait réussi à maitriser toutes ses tentatives jusque maintenant, la brune ne se faisait pas trop d’illusion mais à force de persévérance, il y aura bien un moment ou elle allait lâcher quelque chose ou du moins elle avait la vague impunité de l’espérer. Et puis, c’était reparti comme depuis quelques secondes ou minutes ? Tout se passait à des vitesses folles mais la notion temporelle n’était pas la primordiale. Elle rêvait ou l’un des mangemorts les plus craints venait de dire qu’ils laissaient partir les jeunes filles tranquillement ? Trop beau pour être vrai selon son humble avis mais cela signifiait qu’Iris et la jeune fille brune, dont elle ignorait le nom, étaient toujours en vie. Un poids de moi parce qu’elle n’avait plus eu le moindre laps de temps pour regarder dans leurs directions. Trop occupé à bouger un peu dans tous les sens pour éviter les sorts ou les bassesses plutôt utilisées par les adorateurs du Lord. Ils étaient tous les deux fous, vraiment atteint mentalement parlant pour rire tous seuls devant ce désastre et vu le regard qu’elle entre aperçut cela risquait de devenir très vitre le sien… Il n’avait pas quelqu’un d’autre à ennuyer, la franchement, elle était un petit peu surchargée. La politesse quand on vous parlait, c’était de regarder votre interlocuteur mais ce n’était pas ces deux individus qui allaient lui reprocher ce manque de tact surtout quand c’était du deux contre un, mieux que 5 certes, quoique à choisir, elle préférait les quatre petits nouveaux à ce duo. Elle eut par contre le loisir sur un retournement et un nouveau contre de voir son geste théâtral. Elle arqua un sourcil.

-Ce n'est pas la modestie qui va t’étouffer Rodolphus, de plus si tu pouvais attendre ton tour, les dames d’abord…

Quoi ? Elle pouvait toujours tenter n’est-ce pas ? Parce que très franchement si pour le moment dans ce duel elle s’en sortait à plus ou moins bon compte quand on savait qui était sa vis-à-vis, elle se donnait pas beaucoup de chance de se maintenir en vie face au couple démoniaque. Lui restait dans le pire des cas la fuite parce que le sort d’anti-transplanage avait cédé, elle pourrait aller ailleurs dans le château mais c’était purement lâche et ce n’était pas son style. Néanmoins, elle aimerait encore faire quelques petites choses ici avant de mourir si possible. L’employée du ministère finit par réaliser que les filles n’avaient toujours pas bougé. Bon signe ? Mauvais signe ? Elle ne pouvait pas se permettre d’y réfléchir au vu des deux adversaires mortels qui avaient décidé de lui faire face. Une idée fabuleuse, voilà bien ce qui lui faudrait mais c’était toujours quand vous en avez le plus besoin que cela ne venait pas. Bon, il fallait quelque choses qu’ils ne sachent pas parer, cela ne laissait pas un catalogue étendu de possibilités. Bon la priorité, c’était qu’elle regagne plus d’espace vital, plus de terrain pour espérer s’en sortir sans trop de casse. La pénombre présente dans le ciel à l’extérieur lui donna finalement l’éclairement qu’elle attendait avec cela elle espérait au moins avoir un peu de répit. Pointant sa baguette vers les deux mangemorts, elle attendit l’infime espace de temps où elle n’était pas occupée de se protéger en se contorsionnant pour envoyer un Lumos Solem le plus fort qu’elle puisse donner.

Aveuglant tant qu’elle le maintiendrait, ou tu du moins elle l’espérait, les deux autres adultes du lot, bien qu'en dommage collatéral elle ne sût pas vraiment si cela allait être le cas pour les élèves ou non, elle commença à longer le mur qu’elle suivait de la main le plus silencieusement possible. Quelques secondes, cela ne dura que cela avant que un peu éloignée, elle dut laisser tomber le sort incapable de le maintenir plus longtemps avec efficacité. Bon, bouger c’était fait, secondement il fallait en profiter. Mettant à profits ce qui était possible qu’il soit arrivé, c’était à dire que cette afflux intense de lumière avait de quoi vous laisser quelques points blancs dans les rétines le temps que tout redevienne normal, elle n’avait rien vu non plus après tout, elle lança un sort qui renvoya tout les débris qui trainait par terre dans les environs vers les Lestranges. Puis, elle se stoppa marquant un temps d’arrêt. C’était beaucoup de sort en peu de temps, elle voulait d’abord voir comment ils allaient s’en tirer plutôt que de gaspiller son énergie.
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Bellatrix Lestrange
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Mer 11 Juil - 0:14
    Bellatrix savait qu'elle n'avait pas à faire à n'importe qui. Non s'était Alicia tout de même, loin de la sous-estimer, il est vrai que notre Lieutenant était plus que confiance quand à l'issu du combat. Comme cela pouvait-il être autrement ? Plusieurs aurors l'avaient attaqué un jour sans pour autant avoir sa peau. C'est qu'elle était coriace ! Mais en lançant ces sorts, l'auror démontrait également à Bellatrix qu'elle était forte et prête à en démordre. Au moins la mangemorte était contente de voir que finalement elle ne gagnerait pas facilement, s'était comme un défi ce combat. Une fois de plus le mal triomphera car il ne pouvait pas en être autrement. Cela NE devait PAS être l'issue de l'attaque des mangemorts. Bellatrix voulait mettre toutes les chances de son côté et ne rien laisser au hasard. Non elle voulait tout contrôler pour pouvoir mieux régner. L'équitabilité n'était pas important pour elle : gagner le duel était le plus important peu importe la façon dont elle le gagnait. Naturellement elle préférait l'avoir en face à face mais un petit coup de main n'était pas de refus. Ces fourbes d'auror avaient des dons pour passer entre les mailles du filet. Heureusement les mangemorts aussi. Attaquer encore et encore par des sorts simples mais puissant, Bellatrix ne voulait pas encore montrer la totalité de ses pouvoirs, elle ne montrait que le haut de l’iceberg préférant garder le reste au cas où la situation tournerait vraiment à son désavantage. Alicia utilisait le camouflage pour échapper à Bellatrix et la surprendre : pas de bol pour elle, le Lieutenant savait faire abstraction du bruit autour d'elle pour se concentrer sur un seul son. Une fois elle s'était fait prendre par surprise dans le dos : elle ne referait pas la même erreur. Pour montrer qui elle était, pour faire une piqûre de rappelle à Alicia, elle décida de crée un serpent de feu pour la blesser. Cette dernière se protégea avec une bulle d'eau mais elle était obligée de la refaire constamment ce qui allait forcément la fatiguée à un moment ou à un autre.
    C'est alors que Bella entendit une voix familière, une voix rauque, une voix qui la faisait frissonner. « J'ai préféré commencer pour te laisser le dessert. Le meilleur pour la fin.  » Son cher et tendre mari ordonna à ses sbires d'aller chercher Greenwood, Bellatrix ne chercha pas à savoir pourquoi puisque cela ne la regardait pas ayant une confiance aveugle en son mari. Alicia profita de cette arrivée pour lancer un sort à Bellatrix : un sort qui ressemblait au sien. Bellatrix ne pût s'empêcher de rire. Elle décida de combattre le feu non pas par l'eau mais par la terre en prenant le sable qui gisait sur le sol pour en faire une boule qui encercla le sortilège pour l'étouffer. « Autre chose en réserve  ? » Rodolphus ordonne aux élèves de partir, une fois de plus notre Lieutenant ne parla pas préférant concentrer son attention sur l'auror car elle était un danger même si le couple Lestrange était dans la place. Bellatrix leva les yeux aux ciels en l'entendant faire son entrée théâtrale, elle les aimait bien mais là ils n'avaient pas le temps. Il fallait rejoindre le Lord donc supprimé au plus vite cette traitresse. La mangemorte aimait son rire, il avait ce petit quelque chose qui la faisait frissonner alors que jamais ce rire ne la concernerait. Si Bellatrix détestait les aurors, Rodolphus quant à lui les détestait probablement encore plus. « Tu ne devrais pas être aussi clément avec elles, elles sont du côtés de l'auror. » Si elle n'était pas concentrée sur Alicia, elle les aurait probablement tuer avec plaisir par une ruse mais Bellatrix voulait le plus gros poisson. Cette dernière avait eut le chance que son mari soit rentrée puisqu'elle avait arrêté de lancer des sorts pour le laisser venir à ses côtes et lui laisser un peu la joie de la martyriser. La mangemorte était déjà contente de voir qu'elle était un peu affaiblit et sa mauvaise réception était en sa faveur. Alicia marqua un point : les dames d'abord : « Tu entends mon chéri, elle veut diviser pour mieux régner c'est mignon hein. Tu veux prendre la relève ? » Naturellement, elle ne laissa pas longtemps le choix à son mari et très vite continua d'assaillir Alicia de sortilège en tout genre. La but étant non pas de la tuer mais plutôt de la blesser, de l'humilier devant tout le monde mais surtout de la faire passer devant le Lord avec son traître de mari qui se prétendait espion.

    Une lumière vive troubla ses plans, Bellatrix ferma les yeux pour mettre ses mains devant : elle s'était faite surprendre ! Folle de rage, elle se reprit en main rapidement en sachant pertinemment que la moindre faiblesse signerait son arrêt de mort. C'est alors qu'en rouvrant les yeux, malgré les points blancs, elle vit des débris arriver à grande vitesse vers eux. D'instinct, elle plaqua au sol Rodolphus se prenant par la même occasion une grosse pierre dans son épaule gauche qui dans un craquement se disloqua et se brisa. Elle laissa échapper un bref cri, puis serra les dents avant de murmurer : « Elle va me le payer la garce ! » Sans prendre le temps de se soigner, Bellatrix se transforma en fumée noire pour foncer sur Alicia : la douleur avait eut pour avantage de la faire revenir à la réalité et elle ne voyait plus les points blancs. Une fois autour d'elle, la mangemorte tourna, tourna, tourna pour lui donner le tournis avant de s'arrêter, de lancer un expelliarmus pour la désarmer, avant d'attraper sa baguette en vol : « Tu pensais vraiment t'en tirer comme ça ! » Bellatrix avait mal, horriblement mal mais la douleur s'était l'histoire de sa vie alors elle souffrait en silence et comptait bien faire passer sa douleur en faisant souffrir à son tour Alicia. Pour cela rien de plus simple : elle disloqua également son épaule gauche avant de lancer sa baguette loin d'elle. « Oeil pour oeil, dent pour dent. »
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Eden Swan
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Mer 11 Juil - 2:30
Finalement, il s’avérait que les Mangemorts ne les suivraient pas.

Iris avait donné son assentiment pour suivre son idée et toutes deux s’étaient échappées du tourbillon, mais au lieu de piquer un sprint comme prévu, son amie la retint par un bras.

« C’est plus la peine » indiqua-t-elle.

Le tourbillon de poussière était retombé. Eden ignorait si c’était dû à Alicia, qui ne pouvait pas s’occuper à la fois de le faire tenir et de combattre Bellatrix plus longtemps, au fait qu’Iris et elle l’avaient traversé, ce qui aurait pu rompre le charme, ou si un Mangemort s’en était débarrassé. Toujours était-il que le hall entier leur apparaissait clairement, désormais, et qu’un homme venait de faire son apparition. À l’instar de Bellatrix, il inspirait immédiatement la crainte et la puissance. Et à l’instar de Bellatrix, Eden le reconnut : elle avait également vu son visage dans les journaux lors de l’évasion massive des Mangemorts plus tôt dans l’année. Cet homme n’était autre que Rodulphus Lestrange, le mari de cette charmante Bellatrix. Il ne manqua pas de soigner son entrée, dont le théâtralisme exacerbé eut au moins l’avantage de créer un de ces rares moments de flottement où tous les combats alentour s’interrompent. Différentes réactions s’observèrent chez le peu d’élèves encore en vie qui se trouvait toujours là. Certains, comme Eden, restèrent tout simplement immobiles, d’autres en profitèrent pour détaler. Rodulphus ordonna aux Mangemorts qui s’étaient occupés d’Eden et Iris de partir à la recherche de Jesse-Rose, ce qui n’augurait rien de bon. Eden n’ignorait pas que le père de Jess faisait partie de cette armée venue semée la terreur, et qu’il cherchait à faire d’elle une Mangemort, loin de prendre en compte l’avis de sa fille.

Les Mangemorts disparurent dans le grand escalier de marbre, et Eden serra les dents. Elle n’avait pas la moindre envie de les laisser progresser dans le château. Il y avait Jess, bien sûr, directement visée, mais pas seulement : qui lui disait que ces trois-là ne tomberaient pas sur d’autres proches à elle en chemin ? Sauf qu’elle ne pouvait pas bouger maintenant. Si elle les suivait dans l’escalier, elle deviendrait une cible trop facile à atteindre. Rodulphus interpella ensuite Iris et l’incita à ramasser le pauvre bougre de Poufsouffle qu’il avait malmené en entrant et à dégager le terrain. Eden ne put s’empêcher de sursauter comme tout le monde lorsqu’il haussa le ton, malgré la part d’exaspération qu’elle ressentait en l’entendant parler. « Fais face à ton destin », vraiment ? Dans le genre mélodrame à deux noises. Certes, il pouvait se le permettre, mais quand même.

Iris se dirigea vers le garçon. Naturellement, Eden se demanda si ce n’était pas un traquenard : gagner leur confiance avec une promesse vaine pour mieux les attaquer par derrière, après tout, c’était bien digne d’un Mangemort. Toutefois, Rodulphus sembla se désintéresser complètement d’Eden et Iris, son attention portée tout particulièrement sur Alicia. Le couple Lestrange contre une seule Auror ? Voilà qui ne laissait qu’une maigre chance de survie à cette dernière.

Iris la consulta du regard, tâchant apparemment de savoir ce qu’elle comptait faire. Le problème, c’était qu’Eden l’ignorait. Elle avait bien dit qu’elle ne fuirait pas ce combat, mais sa résolution commençait à flancher. Aider l’Auror, très bien, mais comment ? Jusque-là, elle avait à peine réussi à toucher un seul Mangemort. Curieusement, elle avait été beaucoup plus efficace sur le plan défensif qu’offensif, et combattre les Lestrange, c’était une autre paire de manches. Beaucoup plus risqué, voire carrément suicidaire. Même l’ego d’Eden n’était pas assez développé pour l’empêcher de comprendre qu’elle n’était pas à la hauteur. C’était terriblement frustrant, mais terriblement vrai. Il fallait bien savoir ranger son égo dans sa poche un coup de temps en temps, question de survie. Il fallait aussi savoir distinguer la limite entre le courage et la stupidité, et c’était là que résidait tout le dilemme. Oui, rester combattre les Lestrange aux côté de l’Auror serait sans doute stupide. Par ailleurs, si elle aidait Iris à mettre ce garçon à l’abri, elle n’avait pas l’intention de se gentiment se cacher ensuite. Elle ne ferait que quitter un combat pour en rejoindre un autre… Après tout, cette Auror, elle ne la connaissait pas. Eden préférait nettement sauver la peau de ses proches que celle d’une inconnue, or lesdits proches, Iris mise à part, ne se trouvaient clairement pas sur ce champ de bataille précis. D’accord, l’inconnue en question leur avait tout de même sûrement sauvé la vie à Iris et elle, et dans le fond, l’abandonner à son sort était peut-être un peu lâche.

Bon sang, que fallait-il qu’elle fasse ?

Finalement, le combat entre Alicia et Bellatrix reprit de plus belle, et Eden cessa de réfléchir. C’était encore ainsi que prendre une décision lui venait plus facilement : elle rejoignit Iris au moment où Alicia créait une lumière éblouissante, à laquelle Eden tourna le dos pour hisser le garçon sur ses pieds avec l’aide d’Iris.

« Bordel, il est trop lourd et il peut à peine marcher, on fera pas deux mètres. Attends. Allevare ! »

Le corps du garçon devint soudain aussi léger qu’un ballon de baudruche, au détail près qu’il était toujours soumis à la gravité de son poids initial et qu'il ne s'éleva pas d'un millimètre. Eden jugea inutile d’ajouter un Locomotor à son sortilège d’Allégement, estimant que diriger le corps de l’étudiant à la baguette serait beaucoup plus lent et ardu dans les marches de l’escalier que de tout simplement le porter, un bras passé autour de chacune d’entre elles. Les deux filles gravirent l’escalier sans encombre. Une fois au sommet, Eden marqua une pause et se retourna pour voir ce qu’il se passait, ne sachant pas si elle regrettait ou non sa décision. Les Lestrange venaient d’essuyer un coup plutôt efficace de la part de l’Auror, et Bellatrix avait répliqué en la désarmant. Elle avait rejeté sa baguette au loin. Alicia était dans de sales draps.

Et pendant ce temps-là, le couple de Mangemorts semblait avoir déjà occulté la présence si insignifiante des « misérables insectes » qu’elles étaient…

* Accio baguette ! *

Ah, la joie des informulés.

« EH ! »

Eden lança la baguette droit sur sa propriétaire.

« De la part de l’insecte », ajouta-t-elle ensuite à l’intention de Bellatrix avant de s’éloigner avec précipitation.

Avant qu’elle ne puisse disparaître dans le couloir du premier étage, un éclair dont elle ignorait l’origine – Mangemort lambda resté dans le hall, un des Lestrange ? − vint lui frôler la joue. Elle sentit la peau se déchirer et laisser échapper un flot de sang. Un Sectusempra. Un deuxième éclair s’ensuivit tandis qu’elles continuaient à avancer, qu’Iris dévia à sa place, puis elles furent enfin hors de portée. L’endroit était désert – peut-être pas pour très longtemps – mais Eden s’accorda une seconde de répit le temps de s’arrêter et de dire à Iris :

« Merci. »

Puis elle ajouta :

« On ferait mieux de courir, non ? Je ne suis pas certaine que jouer les insolentes de service avec Bellatrix Lestrange comme je viens de le faire nous garantisse une espérance de vie très longue si on reste dans le coin. »

Si était relativement fière de son coup, Eden n’en menait franchement pas large. Elle avait recommencé à trembler à la seconde où elle s’était immobilisée, une nouvelle habitude, apparemment, qu’elle haïssait déjà au plus haut point. Il fallait qu’elle se remette en mouvement, et vite.
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Mer 11 Juil - 23:46
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Ce château... Il a toujours voulu un jour revenir entre ces murs en souvenir du bon vieux temps passé à Serpentard et ne pouvait à vrai dire rêver meilleur retour qu’en ces circonstances. Mettre Poudlard à feu et à sang a toujours été l’un des fantasmes de l’élève déjà détraqué qu’il était en son temps avec Bellatrix. Aujourd’hui, il prend sa revanche sur cette institution dont il n’a jamais partagé les valeurs... Aujourd’hui, il entend surtout prendre sa revanche sur ces aurors qui lui ont fait perdre quinze ans de sa vie à Azkaban. Le duel auquel il condamne Rogue ne laisse que peu de chance quant à sa fatalité. La potiche blonde finit de son côté par se décider à s’enquérir du jeune garçon, bientôt aidée par une autre élève pour le porter en dehors de la salle alors que son épouse interpelle sa miséricorde. Un sourire maléfique nait sur ses lèvres de stratège manipulateur au moment où il se retourne vers ce trio qui s’éloigne - trop - lentement derrière eux en direction du hall. « Tu devrais mieux me connaître chérie… » S’il n’a que faire de leur misérables vies et ne trouve aucune gloire à tuer de jeunes sorciers qui en sont encore à maitriser leurs pouvoirs dans cette école, son esprit pervers trouve lui en tout cas toujours une bonne raison de justifier sa réputation d’impitoyable assassin. *AVADA KEDAVRA* Le sortilège mortel jaillit subitement de sa baguette et vient brutalement sécher le jeune garçon dans le dos d’un éclair vert entre les deux gamines auquel il se raccroche par les épaules. Ces dernières croulent d'un seul coup sous le poids du cadavre inerte qu’elles ont à supporter sur les derniers mètres qui les séparent de l’escalier. Il ne l’a pas tué pour le plaisir de le tuer. A vrai dire, il a surtout arraché sa vie en guise d’exemple et pour marquer à jamais les esprits de ces deux jeunes impudentes. Voir leurs camarades mourir autour d’eux est une chose… En être le premier témoin impuissant lorsque l’un d’eux périt sous leurs yeux, dans leurs bras en est une autre, autrement plus terrorisante. Ce souvenir funeste restera sans nul longtemps gravé dans leurs mémoires, peu importe le temps qu’elles survivent. Profitant de ce sadisme complice dont il jubile avec sa femme, l’auror les aveugle de sa position sous une intense lumière que son bras replié devant son visage ne parvient qu’à masquer à peine. Pas suffisamment pour voir venir un amas de débris fondre sur eux. Heureusement, Bella se jette sur lui pour éviter qu’il les encaisse. Il ne réalise pas qu’elle s’est blessée à l’épaule en essayant de le protéger, pas immédiatement en tout cas, et c’est lorsqu’il se relève et voit qu’elle vient de désarmer l’auror par un habile tour de fumée noire qu’il remarque son épaule endolorie. Game Over. Cette fois, Miss Rogue peut faire ses dernières prières. « Quelle déception… » glisse-t-il en se tapant sur les épaules et les bras pour en désengorger la poussière qui s’y est collée lors de son voyage au sol. Il n’aura même pas eu l’occasion de s’amuser un peu avec. Tant pis, il va tout de même jouir sans réserve de sa mort pour tout ce qu’elle incarne et qu’il méprise tant. « Allez finis là… » souffle-t-il enfin à son épouse. Après tout, c’est à elle que revient ce plaisir puisqu’elle a réussie à la désarmer. Il ne voudrait sûrement pas le lui en priver. C’est alors qu’une voix les interpelle et dévisse son regard vers le hall. Les deux élèves qui se sont chargée du jeune homme qu’il a ensuite abattu. De retour. Tiens donc… L’une d’elle s’est réemparée de la baguette de l’auror et la lui envoie comme une bouée de sauvetage sur laquelle il est hors de question qu’il la laisse compter. Son bras fuse en un sec revers pour la faire dévier de sa trajectoire en plein vol et l’envoyer retomber à une bonne vingtaine de mètres de Rogue. Bien tenté… Mais complètement vain en plus d’être surtout très stupide. Est-ce le mauvais tour qu’il vient de leur faire en tuant leur camarade dans leurs bras qui les a fait revenir à la charge ? Qu'importe. Les insectes vont maintenant devoir se terrer aussi profond qu’elles le peuvent… « Jeunes sottes… » peste-t-il en redirigeant un regard noir sur elles. Leur petit acte de bravoure dissimulée sur fond de pure bêtise va leur coûter cher. Elles auraient mieux fait de disparaitre avec le cadavre de leur ami. Maintenant, elles n’ont plus à courir, et courir rès vite… Les deux imprudentes sont d’ailleurs déjà en train de détaler vers les escaliers lorsque la pointe de sa baguette se visse dans leur direction pour en faire sortir les enfers les plus déchaînés dans un extraordinaire sortilège de Feudeymon.

Un colossal brasier formé par de terrifiantes têtes de mort autour des immenses flammes qui le compose jaillit alors dans la Grande Salle et fond sur elles comme la peste, les pourchassant dans le hall et jusque dans les couloirs sans cesser de gagner en importante et en puissance. Le feu maudit ravage tout et tout le monde sur son passage dans la phénoménale fournaise. Le sourire diabolique qui persiste sur ses lèvres s’estompe pourtant bien vite lorsqu’il se retourne sur l’auror et voit que celle-ci a échappée à Bellatrix, blessée. Pas le temps de remédier à ça dans l’immédiat, Rogue n'a de seule chance que si elle se précipite à retrouver sa baguette. Après l’infernale flambée de sa colère déversée sur les deux insolentes qui ont voulu jouer aux héros, c’est au tour de la froideur de son âme impitoyable de s’expier de la plus vicieuse des manières. Il dirige alors son bois d'ébène vers le plafond autrefois composé d’un faux ciel étoilé alors que ses lèvres soufflent dessus en continu pour en faire saillir un puissant vent glacial qui vient bientôt le congeler progressivement. D’énormes stalactites se forment au dessus de leurs têtes sous l’insistance de son sort. La menace de ses pieux de glace suspendus se concrétise dans la foulée. *Bombardo* Un pilier rompt sous son sort et chute de la hauteur vertigineuse d’où il était accroché pour s’éclater de peu à côté de l’auror dans un terrible éclatement. Si elle veut récupérer sa baguette, alors elle va devoir danser avec la série de monumentales stalactites qu’il continue de faire violemment tomber depuis le plafond. La baguette continue qui plus est de s’éloigner toujours plus sous les tremblements de sol qu’elles font retentir. « Où est ton ministère pour te sauver maintenant, auror ? HEIN ?! OÙ IL EST ?! » vocifère-t-il de sa puissante voix rauque. Un nouveau rire macabre ne peut s’empêcher de s’envoler de ses lèvres face à la scène de détresse qu’il lui fait jouer. *Bombardo* *Bombardo* *Bombardo* Les éclats de glace fracassant se succèdent et s’enchaînent à mesure qu’il tente de décrocher le bon pilonne qui viendra s’écraser sur elle. Hélas ces visées chutent à chaque fois à côté de sa cible… Pas pour tout le monde. Quelques élèves parmi la maigre poignée qui subsistent encore dans la salle en font les frais et se voient ratatinés par les impacts astronomiques qui s’explosent un peu partout. Dans son immense chance, il ne dispose plus d’aucune stalactites au dessus de lui alors que la baguette ne se retrouve plus qu'à une infime d'instance d'elle. Cela se joue à rien, une seconde, à peine une fraction de temps pour qu’elle ne se jette dessus. Le temps exact qu’il lui faut pour faire léviter toute la pagaille de copieux amas de glace qui jonchent le sol et les faire fuser de plein fouet sur elle en une monstrueuse pluie de grêle. Serait-t-elle assez rapide pour ramasser sa baguette et la contrer avant que ce déluge meurtrier ne s’abatte sur elle ? Lui est sûr que non. Persuadé d’avoir mortellement mutilée Rogue sous les averses de blocs de glace qui viennent de s'éclater autour de sa position, il s’enquit dans la foulée de son épouse touchée et se rapproche d’elle. *Episkey* Le craquement de son épaule se remettant brusquement mais efficacement en place résonne en même temps qu’un cri strident de douleur dont elle perce l’ambiance avant qu’il ne l’étouffe subitement dans un féroce baiser au moment où il la rejoint. Sa main se plaque sur sa nuque pour mieux sceller ces farouches retrouvailles. Rien de délicat ou encore moins de romantique là-dedans, elle souffre et se raccroche à cet échange sulfureux dans un amalgame de bouches qui serait à lui seul interdit à la vue sensible et innocente des plus jeunes élèves de cet école. Un vrai baiser diabolique de mangemorts unis par le mal. Heureusement, il n'y a - selon lui - plus personne de vivant autour d'eux pour assister à cette scène. Elle mord sa lèvre inférieure sous la virulence de la souffrance qui vient portant de la réhabiliter, trouvant de quoi crisper sa désagréable sensation. Lorsque leurs lèvres rompent dans la même anarchie avec laquelle elles se sont retrouvées, il s’excuserait presque pour celle-ci si les circonstances n’étaient pas celles-ci et qu’ils ne se trouvaient pas en public. Surtout que quelques sons émanent faiblement du point de cible de son ultime qu’il a cru fatal pour leur ennemie. Son regard s’affute et plisse légèrement ses paupières d'intrigue et de méfiance mêlées pour essayer de mieux distinguer ce qui se dessine… Le suspens qui s’installe autour du destin de Rogue se refuse toujours à le posséder et mettre à mal son égo proportionnel à la puissance dont il vient de faire feu, ou plutôt glace, sur elle.


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Iris Prescott
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Jeu 12 Juil - 19:24
Une lumière éblouissante s'éleva de la salle. Iris ne sut pas d'où elle venait exactement, toujours à s'occuper du jeune du mieux qu'elle pouvait, tout en se demandant ce qu'elle allait faire. Une chance. Le mangemort lui avait laissé une chance. Elle n'en aurait pas une deuxième. Et elle savait qu'elle gaspillait de précieuses secondes à réfléchir, mais laisser l'auror entre les mains des deux mangemorts la rendait malade. Et puis Eden arriva alors et un seul regard lui suffit pour qu'elle comprenne que la Serpentard avait décidé de sauver le jeune garçon. Et sans vraiment penser à ce qui pourrait arriver, Iris l'aida à le soulever pour le remettre sur pieds. Malheureusement, il était assez lourd, trop pour deux jeunes filles. Iris grimaça et alors qu'elle réfléchissait pour trouver une solution, Eden l'arrêta dans son élan et lança un sort qui rendit le corps du garçon beaucoup plus léger. Les deux filles s'élancèrent alors, quittèrent la Grande Salle pour grimper les escaliers avec le jeune garçon à peine conscient de se qui se dérouler. Sauf qu'elles atteignirent jamais les escaliers. Pas avec le garçon en tout cas.

Iris ne put rien anticiper. Elle n'entendit rien. Elle sentit juste le corps du jeune garçon se raidir et reprendre son poids normal. Sous le choc, elle trébucha et tomba à genoux. Merde. Mais comment ? Elle n'eut pas de mots pour définir ce qu'elle ressentait. Elle allait le sauver. Elle avait pris la décision de le sauver lui et non pas rester prêter main forte à l'auror. Elle avait décidé de la sauver lui et de sauver sa peau en même temps. Et … Et en se retournant, Iris vit le visage ravi du mari Lestrange. Lui. Il l'avait tué. Achevé. Cruel. Immonde. Sadique. Ce mangemort lui donnait envie de vomir. Les yeux larmoyants, elle eut cependant le reflèxe de se dire que c'était fini pour lui mais pas pour elle. Instinct de survie quand tu nous tiens … Si le mangemort avait été capable de tuer sans réfléchir le jeune garçon qu'il avait pourtant décidé, à priori, d'épargner, il était capable aussi de revenir sur sa décision concernant leur fuite, à Eden et elle. Un piège, tout ceci n'était rien qu'un piège. Iris sentit que son estomac n'allait plus supporter longtemps ce massacre. C'était trop dur. Elle aurait voulu, en cet instant, être chez elle, dans son fauteuil, sans problème, tenant juste Madeleine entre ses bras. Mais non, elle était encore au château alors que le mois de juillet avait commencé. Et les mangemorts étaient arrivés. Elle avait subi le sortilège de Doloris. Elle avait vu un camarade mourir alors qu'elle tentait de le sauver. Si elle n'avait pas perdu tout ce temps à réfléchir, à se poser des questions, peut être qu'il serait encore en vie, non ? Si elle avait été capable de prendre une décision plus rapidement, peut être qu'elle aurait pris le mangemort par surprise et que, trop occupé avec son combat contre l'auror, peut être que le gamin serait encore en vie. Iris se maudit. Elle s'en voudrait sûrement toute sa vie. Mais pour le moment, il fallait qu'elle s'en aille, au plus vite. Pour éviter de subir le même sort que le pauvre jeune. Trop de gens avaient besoin d'elle. Sa fille. Ses parents. Ses protégés à Poudlard. Ses amis aussi peut être. Son jugement sur la mort n'avait pas changé : elle ne voulait pas mourir dans cette bataille, même si au moins, elle mourait dans les honneurs. Ou du moins à moitié. Elle avait combattu. Mais là, elle n'avait plus d'autres choix que de fuir. Eden l'avait compris plus vite apparemment : elle montait déjà les marches des escaliers. Après un dernier regard au jeune garçon, Iris lui emboîta le pas.

Une fois en haut, les deux firent une petite pause : Eden s'arrêta et Iris en fit de même. De là, elle vit les nombreux corps de tous âges qui inondaient le château. Les sorts fusaient encore. La Poufsouffle ne put qu'approuver Eden qui récupéra la baguette de l'auror, en très mauvaise position. Elle lui relança, sans oublier d'ajouter une remarque à l'adresse des mangemorts. Mais pas le temps de se réjouir. Non. Iris aurait pourtant aimé salué la magnifique performance d'Eden, ce qu'elle s'apprêtait à faire d'ailleurs en se tournant vers elle alors qu'elles avançaient, mais un sort lancé dans leur direction vint toucher Eden sur une de ses joues, joue qui se fendit et donc le sang commençait à couler. Iris sursauta et vit alors un mangemort, qui avait à priori vu la scène. Un deuxième éclair fusa mais Iris intercepta le sort d'un Protego plus puissant que celui lancé précédemment ou en tout cas, celui-ci suffit à dévier le sort. La Poufsouffle lança alors un Stupéfix pour essayer de bloquer le mangemort quelques instants mais elle ne prit pas le temps de vérifier que son sort avait bien atteint sa cible ou non. Elle rejoint Eden en haut des escaliers, la jeune fille s'étant arrêtée, le couloir étant pour le moment désert. La Serpentard la remercie et Iris hôcha simplement la tête. Eden l'avait sauvé tellement de fois en peu de temps qu'elle n'avait pas à la remercier. Elle lui rendait simplement la pareille. Et puis elle était son amie, non ? Iris avait complètement oublié pourquoi elle lui en voulait il y a encore quelques heures. Non, c'était décidément bien loin derrière elles et si futile … Elle eut une pensée pour le jeune garçon dont le corps reposait en bas des escaliers et se retint pour ne pas pleurer. Elle aurait le temps de s’apitoyer sur son sort plus tard. Eden, quant à elle, pris la parole. Iris remarqua tout de même qu'elle tremblait. Normal, après tout ça.

« Tu as raison et ... » commença alors Iris. Mais elle s'interrompit bien vite, trouvant soudainement que l'air était plus chaud. Elle se retourna et alors qu'elle rebroussait chemin, elle découvrit avec horreur que des flammes s'avançaient dangereusement dans leur direction. Un feu menaçant. Elle avait lu ça quelque part. Ce n'était pas un feudeymon ? Dans tous les cas, pas le temps de tergiverser. Non, là, un danger peut être plus grand que le couple Lestrange les poursuivait. La personne qui avait lancé ce sort était un sorcier expérimenté, mais Iris ne pu pas deviner qu'il venait de Mr. Lestrange en personne.

« COURS ! » finit-elle par dire, revenant en quatrième vitesse vers Eden, la poussa légèrement en passant à côté d'elle. Elles se pensaient en sécurité. Elles avaient bien pire. Tomber de Charybde en Scylla, c'était bien un vieux dicton moldu non ? Cela résumait bien la situation en tout cas.
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Alicia Rogue
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Ven 13 Juil - 21:06
À peine tiré d’un mauvais pas, qu’il fallait déjà parer les suivants. Comme prévu cependant, Bellatrix éloigna son jet de flamme d’un simple mouvement de baguette choisissant la terre plutôt que l’eau mais qu’importait vu que le résultat était le même : Raté. Loin de devenir complètement pessimiste, l’auror continua d’enchainer de-ci delà quelques sorts, bien que Rodolphus semblait vouloir venir rejoindre la danse. Ce qui avouons-le, ne l’arrangerait pas du tout. S'il avait fallu un bon paquet d’auror pour déjà en arrêter un des deux, ce n’était pas elle toute seule qui aurait le dessus aujourd’hui, il fallait être réaliste. Quoi qu’il en soit, il n’était pas encore l’heure de flancher ou de tirer sa révérence tant que les élèves seraient toujours dans le hall, à la merci du moindre sort des Lestrange. Aux répliques cyniques, ou qui avaient peut-être quelques choses de touchant dans leurs modes de fonctionnement à eux, Alicia ne prit plus la peine d’y répondre. Cherchant en faisant fonctionner ses méninges aussi vite que possible, la solution qui l’aiderait au moins à gagner du temps. C’était un petit peu ce qu’elle avait l’impression de faire depuis le début de ce duel, juste faire reculer l’échéance de cette soirée. Quand finalement, elle vit que dehors le soleil déclinait ou était complètement caché par les nuages, il ne serait pas d’ailleurs étonnant que les mangemorts aillent lancés leur sigle au-dessus du château, elle eut l’idée d’utiliser le contraire c’était à dire la lumière. Cela pouvait relever du cliché entre bien et mal, côté sombre et côté lumineux mais en ce moment cela lui passait complètement au-dessus de la jambe. Néanmoins la lumière vive lui donna le laps de temps nécessaire pour prendre la tangente et regagner de l’espace vital tout en maintenant ses ennemis dans une attente forcée. Le sort abandonné, elle avait décidé d’envoyer les débris sur eux et puis advienne que pourra.

Et c’était là qu’on pouvait quand même se dire que la persévérance portait ses fruits parce qu’enfin, il sembla qu’elle prenait le couple de surprise. Son envoyé de débris fut récompensé. Pas aussi bien qu’elle ne l’espérait vu que Bellatrix protégea son mari, comme quoi il y avait quand même des sentiments un peu plus humain quelque part bien caché au fond de leurs âmes, mais au moins elle l’avait touché. Si elle aurait voulu exprimer un léger rictus sur cette bénigne victoire, elle réprima vite le sourire qui lui montait aux lèvres car la fumée noir fonçait sur elle. Évidemment, avoir mal ne mettait jamais les gens de bonnes humeurs, elle était bien placée pour le savoir. Tourbillons, sur tourbillon, le désavantage avec cette capacité c’était qu’on ne savait pas vraiment d’où viendra le coup et fatalement quand on ne savait pas d’où venait la menace, il était extrêmement ardu de la parer. Ayant à moitié la tête qui tournait, elle sentit sa baguette lui glisser hors de la main, incapable de la retenir. Un sort de désarmement sans l’ombre d’un doute. Voilà qui avait de quoi lui ôter toute envie de jubiler, là c’était même très très mal barré pour elle. Sans baguette, elle entendit la réplique de la brune et ne pu rien faire pour empêcher ce qu’elle allait faire. Incapable de faire autrement, en sentant son épaule qui se brisait sous le choc, elle laissa passer une plainte douloureuse bien qu’elle se força par la suite à serrer les dents et crisper la mâchoire. Devrait-elle déjà s’estimer heureuse d’être droitière et non gauchère ? Elle décida pourtant de ne pas se démonter, il n’était pas question qu’elle leur fasse ce plaisir.


- La loi du talion, tu es au courant que c’est légèrement dépasser ? … Il faudrait te remettre au goût du jour.

La douleur était lancinante, fulgurante et irradiait dans tout son bras gauche. Cela faisait un mal de chien, elle ne pouvait le nier mais les paroles de l’homme qui se relevait un peu plus loin avait de quoi vous glacer le sang. Effectivement, elle voyait mal que faire pour leur échapper. Sa baguette était loin d’elle et si elle ne la récupérait pas, elle n’avait aucune chance. Quand votre cerveau vous bombardait d’information catastrophique, il était difficile de faire le tri. À la merci du moindre mouvement ou de l’humeur même de Bellatrix, elle entendit une voix, la jeune fille brune de tout à l’heure en haut de l’escalier qui voulait lui renvoyer sa baguette. Elle fit le mouvement pour essayer de la réceptionner, ce qui lui arracha un autre gémissement vu que le moindre mouvement qui nécessitait un muscle dorsal allait lui répercuter sur l’épaule blessée. Une souffrance qui fut vaine, Rodolphus l’envoya valser plus loin sans effort. Dommage. Il fallait que ses élèves s’en aillent et très vite parce qu’elle vit un brasier commencer. Ils étaient occupés à se désintéresser d’elle pour un infime laps de temps, c’était l’instant ou jamais. Elle pouvait partir certes mais si elle ne récupérait pas sa baguette, cela risquait de se terminer de la même manière, son choix résidait entre la récupérer ou mourir. Sa décision fut donc on ne peut plus simple. Par surprise une nouvelle fois, elle lui envoya un coup dans l’épaule et réussit à se dégager de son emprise. Alicia se mit à courir droit vers sa seule chance, consciente néanmoins qu’il serait on ne peut plus facile pour un des deux de lancer un sortilège, c’était du quitte ou double.

Chaque pas dans sa course lui faisait mal mais ce n’était pas le moment de s’en inquiéter, de toute façon, si cela se trouvait elle ne serait plus en mesure de penser à quoique ce soit dans quelques fractions de seconde. Alors qu’elle s’attendait à ne jamais pouvoir atteindre ce bout de bois, rien ne lui fut lancer par-derrière mais un froid tenace commença à se créer dans la pièce. Il refroidissait complètement le hall ! Le premier pieu de glace s’écrasa à quelques pas d’elle, lui faisant comprendre qu’ils avaient trouvé sans doute plus amusant de jouer avec elle plutôt que de la tuer directement. C’était la désagréable sensation d’être comme une souris avec laquelle le chat allait jouer avant de la manger. Peu importait son ego malmené, il fallait avancer et la voix directe serait le mieux ! En temps normal, elle aimait particulièrement les joies des mois hivernaux mais là, à chaque fois les débris explosaient tout près d’elle, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle détestait la glace parce que les plus gros morceaux de celle-ci la percutaient aux jambes. Elle avait mal et s’ajoutait à cela le froid mordant qui venait engourdir une partir des membres, elle allait avoir de sacrés bleus. Boitillant d’un côté, elle était presque arrivé à l’endroit voulu, l’affaire de deux pas tout au plus et le boucan des stalactites qui se fracassaient avaient cessé. Elle aurait bien répliqué un : A court de munitions ? Mais très vite tout fondit sur elle, plus le temps de réfléchir. Elle se jeta en avant, plongeant au sol pour atteindre sa baguette ce qui n’arrangerait rien à son épaule au contraire. Ses doigts se refermaient à peine sur ce bout de bois familier qu’elle lança son sort.


*Protego Maxima*

Marchera ? Ne marchera pas ? Elle avait fermé les yeux attendant le choc qui ne venu pas. Enfin si, il fallait bien avouer que les derniers morceaux étaient plus réduits et très ralentis que complètement évanouis. Quoi qu'il en soit, elle sentait toujours sa respiration saccadée et douloureuse se faire alors qu’elle était entourée d’un nuage de poudreuse glaciale qui descendait tranquillement vers le sol ou elle était toujours allongée. Là sur le coup, elle se dit finalement qu’elle devait avoir une bonne étoile quelque part. Elle voulait respirer, se calmer, mais les goulées d’air fraiches qu’elle inspirait la faisaient tousser, tout en essayant de se remettre sur ses pieds. Dans un magnifique réflexe, elle voulut prendre appui sur ses deux mains choses qu’elle regretta en laissant passer un gémissement douloureux. Elle se hissa sur ses pieds plus par force de volonté qu’autre choses. Sa toux ne cessait qu’à moitié, elle devait être couverte de particule blanchâtre et elle avait un peu mal partout. C’était le constat rapide qu’elle dressa en prenant conscience qu’il n’y avait plus que trois âmes qui vivent dans le hall. Alicia n’était pas dénuée d’instinct de survie et elle savait aussi se rendre à l’évidence qu’elle ne pourrait rien faire comme ça, il fallait qu’elle s’enfuie, tant pis même si cela ne serait qu’une mi-temps. Son regard noisette se porta vers les deux protagonistes alors qu’elle tenait difficilement la position debout, elle profita que sa toux s'estompait enfin pour parler.

-Tu te surestime toujours Rodolphus, mais là c’est la mi-temps…

Elle ne l’espérait pas, elle avait parlé d’un ton de voix bas mais vu le désastre ambiant sans doute entendrait-il. Peu lui importait. Elle n’attendit plus une seconde de plus pour transplaner ailleurs dans le château, l’aurore n’atterrit pas très loin, elle descendit juste à l’étage des cachots. Elle se retenu au mur pour ne pas tomber écoutant attentivement aux alentours, pas un bruit à l’horizon, elle se laissa glisser contre celui-ci. Le temps de se reprendre, de reprendre son souffle, de réaliser qu’on vient de passer à un cheveu de la mort, ça faisait toujours un choc même si on se disait avoir l’habitude. Après quelques longues secondes bien méritées selon elle, elle daigna bouger visant les plaies les plus profondes, elle lança quelques Episkey pour parer aux plus pressés, suivit d’un ferula pour sa jambe. Elle serra les dents quand le bandage se serra contre sa peau mais au moins, elle daignera ainsi avancer. Lui restait le plus pénible, son épaule. Son t-shirt était déjà taché de sang à cet endroit. A vrai dire, elle n’était même pas volontaire pour le faire, il le faudrait elle le savait mais elle savait aussi que cela allait faire une sacrée douleur. Elle lança quand même le sort mais en y croyant tellement peu et surtout en ne le voulant tellement pas qu’il remit juste quelques os en place, ce qui lui fit quand même lâcher un cri de douleur qu’elle étouffa du mieux qu’elle put. Elle ne pouvait pas rester là éternellement, il fallait se redresser, elle voulait retrouver sa fille et son mari ! Elle se remit sur pied, si la droite semblait encore un peu tremblante, elle ne broncha pourtant pas quand elle se mit à courir dans les couloirs vers la salle commune des Serpentard.
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Bellatrix Lestrange
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Mar 24 Juil - 13:14
    Bellatrix ne voulait laisser aucun répit à son ennemi, l’assaillir de sorts était une très bonne idée à ses yeux. La fatiguer, l’épuiser pour qu’elle ne soit plus en mesure de riposter. Avec son mari à ses côtés, le lieutenant se sentait encore plus puissante. Il avait ce pouvoir sur elle, Rodolphus lui donne des ailes en quelque sorte. C’est pourquoi même blessé, elle voulait montrer à l’auror qui elle était vraiment. Elle avait finit de jouer, maintenant les choses sérieuses allaient commencer ! « Pourquoi changer une équipe qui gagne hein ? Cet adage dépassé est tellement vrai ! » Elle avait mal, son bras était endoloris, inutilisable et pourtant elle était heureuse d’avoir enfin blessé gravement Alicia. Après tout Bellatrix lui avait bien dit qu’elle l’aurait, qu’un jour où l’autre elle réussirait à l’avoir. C’est alors que les pestes redonnèrent la baguette à Alicia, s’était sans compter l’intervention de son Rodolphus. En plus d’empêcher Alicia de reprendre sa baguette, il lança un sort sur les pauvres sottes, un sort puissant dont elles sortiraient vivante qu’avec de la chance. Alicia s’échappa en donnant un coup dans son épaule ce qui arracha un cri à Bellatrix qu’elle étouffa en plaquant sa main sur sa bouche. Elle tomba a genoux complètement sonné parce que l’auror venait de faire. La douleur s’était ravivée d’une puissance qui arracha une larme au Lieutenant. Heureusement, son mari prit la situation en main. Elle lui faisait confiance : Alicia payerai pour cette blessure. Bellatrix se calma, releva la tête pour voir que Rodolphus avait la situation bien en main. Cela fit sourire Bellatrix et même rien, pour elle s’était le meilleur anti-douleur, elle se délectait de ce qu’elle voyait. Alicia fuyait, courrait pour échapper aux pieux de glace. Des élèves meurent par la même occasion, des enfants inutiles qui de toute façon ne pourraient pas servir leur plan. Pourquoi s’embarrasser avec eux ? Bellatrix suivait la scène, elle se délectait de ce spectacle et se remit sur ses jambes. La souffrance des autres l’apaisait. En voyant la pluie de grêle tombé sur Alicia, Bellatrix respira un bon coup étant persuadée elle aussi que cela était finit. Rodolphus s’approcha d’elle, le lieutenant savait qu’elle n’allait pas aimer la suite. Dans un craquement d’épaule douloureux, elle laissa échapper un cri rapidement étouffé par les lèvres de son mari. Ainsi donc elle se concentra sur cet échange et répondit sans hésiter à ce baiser. La douleur est-elle que sans s’en rendre compte Bellatrix mordait la lèvre de son mari comme pour calmer sa douleur en l’a partageant. Et puis la douleur se calma, elle s’éloigna et sourit : « Merci. » C’est alors qu’ils comprirent qu’Alicia Rogue n’était pas morte, ils entendaient des bruits émanant du côté de la porte. « Tu te surestime toujours Rodolphus, mais là c’est la mi-temps… » Prise d’une violente rage, Bellatrix pointa sa baguette vers elle pour lancer un Avada Kedavra mais elle était déjà partie. Son sort toucha une statue. Le lieutenant jura : « Tôt ou tard on l’aura, il n’y aura qu’à sentir l’odeur de la trahison et de la lâcheté. » A son tour, Bella enleva la poussière sur ses vêtements avant de regarder son mari : « Essayons de trouver les enfants des mangemorts, je vais tenter de trouver Drago pour l’utiliser un peu et le mettre à l’épreuve. Je suis sûr que tu en feras de même pour sa future femme. » Un grand sourire s’afficha sur son visage, elle adorait faire des missions avec son mari. Elle trouvait ça excitant. « En attendant je reste à tes côtés, qu’on s’amuse un peu. » Bellatrix lui fit un clin d’œil, l’embrassa –parce que de vous à moi s’était les meilleurs baisers- avant d’achever les derniers survivants de la salle
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