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Fly to live [PV Harry Potter]

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Drago Malefoy
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Mer 1 Aoû - 19:28
Cela faisait déjà quelques jours que ceux qui avaient disparus du château étaient à nouveau enfermé entre ses murs. Quelques jours que Drago était plus froid et distant que jamais. Il n’avait raconté à personne ce qu’ils avaient vécu, avec Jesse-Rose et Pandora, ni même son destin, c'est-à-dire son futur mariage avec la blonde. Pas même à Pansy ou Blaise. Encore moins aux deux intéressées. Quand il croisait Pandora, il agissait comme il l’avait toujours fait avec elle, avec peut être encore un peu plus de froideur qu’avant. Ne parlons pas de Jesse : ils étaient dans la même maison et avait l’habitude de fréquenter les mêmes endroits mais il s’acharnait à l’éviter, voulant de toute évidence éviter le plus longtemps possible de se retrouver confronté à elle. Il savait que le jour allait arriver où il ne pourrait plus fuir. En attendant, il se tenait le plus loin d’elle possible, dissimulant à peine sa tentative d’éloignement. Il fallait avouer que Drago avait toujours été gauche avec ses sentiments et avec les autres gens : il n’était pas de ceux qui ouvraient facilement leur cœur. Il était bien plus évident pour lui d’exprimer rancœur, colère et mépris qu’amour, pitié et tristesse. Quand bien même il ressentait ces émotions, il était parfaitement incapable de le montrer clairement. Il préférait alors se cacher, les cacher, et conserver l’image de monstre qu’il avait aux yeux de tous. Il devait rester le Prince des Serpentard, l’héritier Malefoy, le fier coq méprisant dont les paroles étaient plus frappantes que tout coup qu’il aurait pu infliger. Or, il savait déjà que se retrouver face à Jesse Rose le forcerait à ouvrir un peu son cœur et le déstabiliserait. C’était juste hors de question. Alors pour éviter ce moment, pour éviter qu’elle ne le piège, il la fuyait constamment, grimpait encore plus haut dans sa tour d’ivoire et se préservait de tout le monde en se renfermant encore, devenant plus secret et, parallèlement, plus sec, plus cassant que jamais.

Il était la glace à l’état pur. C’était tellement plus facile que d’affronter toute la confusion qui régnait dans sa tête. Il ne dormait presque plus depuis quelques jours, ne mangeait plus vraiment non plus. Il était dévoré par ce qu’il avait fait subir à Jesse : comment pourrait-il regarder en face une des personnes qu’il aimait et à qui il avait tout de même infligé le sortilège Doloris, par lâcheté ? Il ne s’était jamais prétendu courageux, jugeant que c’était une valeur qui ne servait qu’aux fous prêts à mourir pour un combat quelconque. Dans une armée, il aurait plutôt pris le rôle du stratège, intelligent, affinant les techniques, la tête froide, dirigeant ceux dont le sang serait versé. Celui qui serait protégé, un rôle certes nécessaire mais plus sûr du point de vue des risques de vie ou de mort – évidemment, il aurait pris des responsabilités énormes mais cela ne dérangerait pas Drago dans le cadre d’un travail. Il ne pouvait plus affronter Jesse-Rose, le simple fait de se trouver dans la même pièce qu’elle le rendait malade envers lui-même. Comment pourrait-il alors se retrouver marié à elle. C’était juste impossible, impensable, improbable. Une fois à nouveau hors du château, il comptait bien en parler à son père, histoire d’éviter ce mariage qui aurait pu le contenter parfaitement dans un tout autre contexte. Pour l’instant, il se contentait de fuir comme à l’instant.

Les quelques jours de beaux temps qu’ils avaient connus depuis quelques temps avait laissé aujourd’hui place à un magnifique orage, accompagné de trombes d’eaux. Personne ne sortirait avec une météo pareille, du moins Drago le penserait-il. Ce fut donc pour satisfaire son besoin de solitude grandissant encore qu’il sortit du château, balai à la main. Le terrain de Quidditch était l’un de ses endroits favoris : voler n’était pas simplement un passe temps pour lui, pas seulement une passion, c’était un besoin. Peu importe le temps, même s’il n’était pas ravi de finir couvert de boue, il n’y avait que sur un balai qu’il réussissait à se sentir libre, à se vider la tête et à se relâcher complètement, à condition qu’il soit seul, bien évidemment. Déjà habillé pour voler, il laissa un sac avec des affaires dans les vestiaires, veillant bien sûr à bien prendre la clé du vestiaire qu’il utilisa et à les mettre dans une poche fermée. Il tourna lentement la bague qu’il portait autour de son doigt, geste qu’il faisait régulièrement lorsqu’il était pensif, avant de se diriger enfin à la sortie des vestiaires. Il leva ses yeux clairs sur le ciel assombri et pluvieux : aucun doute, un sortilège serait nécessaire pour y voir quelque chose une fois là haut. Il sortit donc sa baguette et chuchota la formule qu’il connaissait bien.

« Impervius. »

A peine sa baguette rangée et il était déjà partie, montant à une vitesse hallucinante, descendant en piqué, remontant en vrille, tournant à la dernière seconde, vite, toujours plus vite. Il avait une maitrise parfaite de son balai dernier cri, avec la particularité d’être plus brutale et donc, plus dangereuse qu’une maitrise classique. Tous ses mouvements n’étaient que brusquerie, alors même que les éclairs tombaient un peu plus loin et que l’orage grondait. Et malgré cette brusquerie, on ne pouvait pas nier que Drago Malefoy était vraiment très doué sur un balai : d’ordinaire, lorsqu’il avait des spectateurs, il ne montrait qu’une partie de ce qu’il était capable de faire sur un balai, et était loin de se montrer si brusque, volant de manière plus classique. Son chef-d’œuvre en vol n’était réservé qu’à lui, poussé par ses émotions les plus profondes. Il pouvait évacuer, il pouvait être lui-même dans cette brusquerie qui lui permettait d’évacuer à la fois frustration, déception, peine, honte et colère. C’était un moment privilégié, un moment où les gouttes de pluie qui lui cognait les épaules lui faisaient un bien phénoménal, où la vitesse lui donnait l’impression de laisser le monde derrière lui, où la solitude lui était nécessaire.

Le seul problème, et bien qu’il ne le sache pas encore, c’était qu’il n’était pas seul.
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Jeu 23 Aoû - 18:52
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L'ambiance était des plus morose. Oh, bien entendu, ce n'était pas forcément le cas de tout le monde. Mais c'était celui d'Harry. La situation était tout sauf celle qu'il aurait espéré. Ils étaient encore tous coincé ici comme des animaux en cage. Il n'avait aucune nouvelle de sa famille à l'extérieur. Personne ne savait quand il rentrerait chez eux. Et les nouvelles données par ceux qui avaient pu sortir n'étaient pas pour les rassurer. Hellson n'avait, apparemment, pas encore fini de faire joujou avec eux ! Bref, rien n'allait comme il fallait. Et le sentiment de ne rien pouvoir controler était sans doute le plus déstabilisant.
Il fallait bien sur ajouter à cela sa conversation avec Jesse-Rose, deux jours auparavant. Conversation qu'il n'avait toujours pas digéré, d'ailleurs. Déjà, il avait été quelque peu ébranlé par ses révélations avant qu'elle ne quitte Poudlard pour quelques heures. Mais ce n'était rien à côté de ce qu'elle lui avait apprit en revenant. L'idée qu'ils allaient un jour se retrouver dans le camp adverse de son amie lui était insuportable. Bien entendu, il était aussi perturbé par ce baiser qu'ils avaient échangés. Il savait bien qu'il n'y avait pas à revenir là dessus. Qu'il l'avait décidé et qu'il ne le regrettait pas. D'autant qu'elle n'avait pas dis non. Cela ne l'empêchait pas d'y repenser. Il lui faudrait du temps pour accepter tout ça.

Harry avait besoin de solitude à cet instant. Il ne pouvait parler de tout ça à personne. Pas même à Hermione. Il avait fait la promesse de ne rien dire. Encore moins à Ron qui n'aurait pas compris. En discuter avec quiconque d'autres était également exclue. Aussi proche soient-ils. Même Sarah, même Tom, même Alex ou Nina. Il ne pouvait pas non plus en parler à Kaysa qui, même si elle était amie avec Jessie, n'en connaissait certainement pas autant. Quant à Cassandra, elle était sa plus petite soeur. Seule elle avait le droit de déverser ses difficultés à Harry et certainement pas l'inverse. Elle aurait pu donner de très bon conseils pourtant, réfléchie comme elle était. Mais, il était de son rôle de la protéger et non de la tourmenter. Bref, il ne lui restait plus qu'à garder ça pour lui seul. Et s'y faire, avec le temps. Aussi, confronté à cette situation, Harry n'avait trouvé qu'une solution pour être certain de ne croiser personne en cette après-midi pluvieuse. Il s'était dirigé droit vers le mauvais temps, dehors ou personne ne mettrait un orteil. Balais à la main. Un temps de chien l'acceuilli sur les marches du chateau. De la pluie à n'en plus finir depuis des heures. Un véritable orage que personne n'attendait. C'était l'été, et il pleuvait comme en automne.
Malgré tout Harry eut un sourire satisfait. Il adorait voler par ce temps. Bien entendu, lors d'un match, cela n'était pas avantageux. Mais voler pour le plaisir, par ce temps, lui permettait de dépasser ses limites. Etre confrontés aux caprices du temps. Se faire surprendre pas une rafale de vent. L'obliger à contrôler de justesse son balais lorsque cela devenait dangereux. C'était grisant et il aimait ça.

Il décida cependant d'attendre d'être sur le terrain pour vivre toutes ses sensations. Aussi prit-il la route à pied. Patogeant dans la boue pour ne plus ressembler à rien une fois à destination. De plus, il était déjà en tenue pour ne pas perdre de temps au vestiaire. Qu'importe ! Il serait seul.
C'est lorsqu'il fut à l'entrée du terrain qu'il constata qu'il aurait du mal à se repérer dans l'espace. Il ne voyait pas à plus de quinze mètres à cause de la pluie. Il y aura pu y avoir une demi douzaine d'équipe de Quidditch sur le terrain qu'il n'en n'aurait rien su.
Cependant, il décolla sans hésiter, certain qu'il n'y avait personne sur le terrain. Et c'est précisément là qu'il se trompait. Parce qu'il y avait bel et bien quelqu'un. Et il le découvrit avec étonnement lorsqu'en pleine accélération, il distingua au loin une silouhette se déplacer dans les airs. Et à moins d'être un Hippogriffe voir un détraqueur, ça ne pouvait être qu'un élève sur un balais. Il freina d'un coup sec.


« Et merde ... » marmonna-t-il entre ses dents.

Pourquoi fallait-il qu'un élève est eu la même idée que lui, précisément quand il avait besoin d'être seul ? Peut-être aurait-il du opter pour un autre endroit. Un lieu véritablement sans intéret afin d'être certain de ne pas être dérangé. Le problème, c'est qu'un lieu sans intéret n'aurait pas eu les mêmes propriétés qu'un moment seul avec lui-même, sur un balais, par ce temps ... Double merde !

Le Gryffondor fut soudainement encore plus contrarié qu'il ne l'était déjà. Il resta planté dans les airs, à l'endroit ou il s'était arrêté. Il fulminait tout en hésitant à faire demi-tour. C'était la meilleure chose à faire. Il n'avait envie d'aucune compagnie. Qu'importe la personne qui se trouvait sur ce balais. Alors pourquoi restait-il bloqué là ? D'autant qu'il n'était pas sur de se montrer aimable avec la personne si jamais elle venait à repérer sa présence et venait lui adresser la parole.
Cependant, le vol de cette personne était ... étrange. Enfin, pas qu'il volait mal ! Bien au contraire, son niveau semblait très élevé et c'est justement ce qui l'interpela. Au moins aussi bon que lui, sans vouloir être présomptueux. C'était un vol rapide, bien qu'assez brusque. Et cela intrigua Harry qui en oublia un instant son besoin de solitude. Qui était cette personne ? Il ne reconnaissait pas là la façon de voler d'un quelconque joueur de Quidditch, d'une quelconque équipe de Poudlard. Le balais semblait de qualité, assez pour permettre à l'élève des accélérations impressionnantes. Mais aussi de rapide et violents changements de directions. Les piqués et les vrilles exécutés étaient impressionnants de puissance et de contrôle malgré un vol qu'on aurait pu qualifié d'anarchique. Mais il était évident que l'élève en question savait ce qu'il faisait et il le faisait bien.

Encore merde ! Lui qui était partie pour passer la journée seul, mauvais comme la graine et hargneux, voila qu'un élève venait ruiner ces plans ! Il ne pouvait s'empêcher de l'observer comme hypnotisé. Il était impressionné par la qualité de ce qu'il voyait avec ses yeux de connaisseur. Et étrangement, plus il regardait cet élève évoluer et plus il avait l'impression de reconnaitre cette aisance, ce maintien. Et pourtant, il savait qu'il n'avait jamais vu un tel vol ici, à Poudlard. Puis, le déclic se fit. Non, c'était impossible. Il ne volait pas aussi bien. Il l'aurait reconnu plus tôt si vraiment c'était la personne à laquelle il pensait. Et puis, même si c'était bien lui, il ne serait jamais sortit par ce temps. Absolument impossible. Et pourtant ... Il en était sur à présent. Et ce n'était pas pour le réconforter. Il avait en face de lui – du moins, il le croyait – la personne la plus suceptible d'exacerber son humeur aujourd'hui.

Sans hésitation, il fonça droit sur lui. Ce qu'il allait lui dire ? Il n'y réfléchit pas un instant, car en fait, il voulait avant tout s'assurer qu'il délirait. Qu'il se trompait. Ce ne pouvait pas être celui qu'il croyait. Ca ne devait pas être lui ! Car si c'était le cas, Merlin seul savait ce qui se passerait.
Il accélérait toujours plus. Il était furieux, irritable et il appréhendait la confrontation. A présent, il savait que c'était Malefoy car il en distinguait presque les traits. Et ça lui était insupportable. Trop de chose lui avait été révélé ces derniers temps pour qu'il puisse être confronté à lui sans avoir envie de l'avadakédévrisé sur place. Il haissait le Serpentard jusqu'à la moelle.
Il se dirigeait droit vers sa trajectoire si bien qu'ils allaient se retrouver face à face en peu de temps. Lorsqu'il fut bientot à sa hauteur, il freina brusquement. Heureusement, il maitrisait pratiquement son balais et réussi à l'arrêter pile face à lui. Il lui lança alors un regard furieux.


« J'arrive pas à croire que je tombe sur toi aujourd'hui ! »cracha-t-il.

C'était presque si le dégout de l'autre ne lui prenait pas au coeur. Actuellement, Harry n'avait jamais autant detesté le fils Malefoy. C'était compréhensible et pourtant totalement dingue. Drago avait Jesse-Rose. Drago avait été choisi. Et c'était très difficile à accepter pour Harry. Sans parler du fait que Malefoy volait aussi bien que lui, ce qui était tout nouveau. Et c'était rageant !
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Drago Malefoy
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Sam 1 Sep - 17:36
Une roulade du paresseux et une vrille plus tard, le serpent aperçu une masse sombre qui filait droit sur lui. Un autre élève, sans aucun doute. Il était exaspéré : au revoir, belle tranquillité. C’était bien la peine de se retrouver couvert de boue pour avoir volé trop près du sol, et trempé à cause de la pluie diluvienne, si c’était pour qu’on vienne finalement perturber son seul exutoire. Il était particulièrement irritable et irritant depuis son retour à Poudlard : il était tellement sur les nerfs qu’il en devenait vraiment insupportable, même pour les gens qui l’aimaient bien. Il avait décidé de se calmer par le biais du vol : mais désormais, même cela il ne le pouvait pas. On venait le déranger sur SON territoire. Certes, le terrain de Quidditch ne lui appartenait pas : il s’agissait d’un lieu public ouvert à tous les élèves de Poudlard. Mais Drago Malefoy était un gosse de riche, un fils unique, qui plus était : il n’était pas vraiment adepte de la notion de partage et, quand il allait à un endroit et désirait s’y retrouver seul, il FALLAIT qu’il y soit seul. Il n’y avait pas de discussion possible : et qui que ce soit qui venait tenter de le déranger, allié ou adversaire, ami ou ennemi, il aurait tôt fait de l’envoyer sur les roses. Pour venir voler par un temps pareil, il fallait soit être complètement malade, soit, comme lui, chercher la solitude la plus absolue couplée à un vol libérateur. Drago ne savait pas si quelqu’un dans ce château lui ressemblait assez pour avoir besoin de voler comme lui : si c’était le cas, quelque part, il était curieux de savoir qui cela pourrait bien être. Il ne se connaissait que peu de points communs avec qui que ce soit dans le château. Mais dans tous les cas, Drago Malefoy attendait de pied ferme celui qui osait empiéter sur son territoire, et saurait bien le recevoir.

Il ne put s’empêcher de grimacer légèrement en le reconnaissant. Harry Potter. Harry Potter, rien que ça. La personne que Drago détestait le plus au monde. Son rival. Evidemment, quant à lui pourrir la journée avec une arrivée impromptue, autant que ce soit celle du pire de tous. Drago détestait le Gryffondor depuis sa première année à Poudlard : et son sentiment de haine à son égard ne fit que se complexifier et se renforcer au fur et à mesure des années. La rivalité avait été induite immédiatement entre eux, surtout sur le plan du Quidditch : ils étaient naturellement doués et ce serait à qui développerait le mieux son talent. Drago s’était bien plus entrainé en ce but qu’il ne l’avouerait jamais, jusqu’à se dire qu’il était plus désirable encore d’être au moins aussi bon que Potter sans que ce dernier le sache : le voir savourer un faux triomphe et savoir qu’il n’en était rien était aussi jouissif que fourbe. Il était difficile de comparer deux personnalités si différentes : si l’on voulait mettre une image évidente sur eux, on pourrait dire qu’Harry était un soleil et Drago, une lune. Harry brillait par lui-même, il était chaleureux, agréable. Drago était doté d’une personnalité bien plus sombre, il était plus froid qu’un iceberg et au moins aussi doux qu’un cactus. Là où Harry était un être plein de courage, d’impulsivité aussi, Drago était bien plus lâche et réfléchi. Deux tempéraments bien différents, l’un de feu, l’autre de glace. Harry avait a gueule du genre idéal : fils d’un auror, voué à suivre les traces de son père, il était sympathique, ouvert et souriant. Par contre, Drago, lui, avait un père que l’on suspectait mangemort même si l’on avait jamais eu de preuves venant le confirmer, il était froid, borné et bien souvent inamical. C’était en partie parce qu’il était conscient qu’ils étaient si différents que Dray le haïssait tant : au fond, il l’enviait d’être tout ce qu’il ne pourrait jamais être. Evidemment, il n’y avait pas que cela : mais le tout jouait sans conteste dans leur relation inamicale.

Pourtant, ils avaient des points communs, aussi incroyable que cela puisse paraître. Le Quidditch, évidemment : ils en étaient mordus. Et puis, ils ne seraient pas là si ce n’était pas le cas : tous deux avaient besoin de voler plus encore qu’ils n’en avaient envie. Et puis quelque fois, une fois l’épaisse couche de glace protectrice retirée de Drago, on pouvait lui trouver ces quelques qualités qu’il enviait parfois à Harry : il était capable de faire preuve de courage en des circonstances exceptionnelles et ce, même s’il ne s’en rendait pas compte. Le sauvetage de Jesse dans les cachots en était une preuve. Parfois, il savait comprendre les gens et de protéger ses amis lui aussi : il avait bien été capable de comprendre que Pansy se détruisait alors qu’elle cherchait à apprendre la magie noire pour faire revenir sa mère à la vie, et il avait été capable de prendre des mesures pour l’en écarter. Enfin, ils avaient un dernier point commun, le plus flagrant de tous : Jesse-Rose Greenwood. Evidemment, ce n’était pas la fille en soit qui était leur point commun mais plutôt leurs relations avec elle et les sentiments qu’ils éprouvaient pour elle. Ils faisaient tout deux partie de ses proches : pour Drago, c’était bien entendu assez compliqué. Sans être fou d’amour pour elle, il ressentait bien un petit quelque chose pour elle mais se refusait à l’admettre, encore plus à l’exprimer et ce, avant même les évènements du manoir Lestrange. Plutôt que dire qu’il était vraiment épris d’elle, on pourrait dire qu’il était sensible à elle : et si cela peut paraître peu, c’était déjà énorme pour Drago Malefoy. C’était la première fois qu’il était sensible à quelqu’un. Forcément, avec les récents évènement, leur relation était en pleine dégradation, et uniquement parce qu’il ne savait pas s’y prendre et qu’il crevait intérieurement de honte : mais le fait était qu’il y avait des sentiments, au moins un peu. Quant à Harry, le baiser qu’il avait offert à la blonde ne laissait pas la place au doute. C’était étrange comme deux personnes qui se haïssaient tant pouvaient tant aimer une même personne et, avec le mariage prévu, cela ne ferait sans doute qu’ajouter à leur haine mutuelle.

Bientôt, Harry pila net devant Drago qui le regardait arriver avec les sourcils légèrement froncés. Il le cherchait, il ne rêvait pas ? Cela lui donnerait la permission de tirer à vue, non ? Enfin, cela dit, même s’il n’en avait pas la permission, il ne se gênerait pas. Ainsi, son masque de glace enfilé, il souleva légèrement le coin de ses lèvres en un rictus moqueur. Il dégagea les mèches blondes foncées par la pluie et de plus en plus longue qui s’étaient collées sur son front, l’expression moqueuse demeurant sur ses lèvres et la glace visant à faire comme si tout allait bien alors que le manque de lumière dû au temps lui donnait l’air encore plus pâle qu’il l’était déjà et faisait encore plus ressortir les cernes qu’il supportait depuis le retour à Poudlard. Comme toujours, la réplique qui se voulait assassine lui vint presque spontanément. Il était rodé aux échanges piquants.

« Encore dans mes pattes, Potter ? Ca frise l’obsession, là… Je savais que j’étais un modèle pour toi mais à ce point… Qu’est ce que tu me veux ? »

Le ton de sa voix était toujours aussi insupportable de prétention alors qu’il toisait le brun. La conversation promettait d’être explosive. Ils restaient pour le moment en hauteur, sur leurs balais, comme s’ils se disputaient un royaume qu’était là le ciel.
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Lun 6 Mai - 21:46
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Ce sourire. Toujours ce sourire en coin. Harry savait bien ce qu’il signifiait. Malefoy avait toujours cette expression quand ils se croisaient. Excepté quand il arrivait à le faire sortir de ses gonds, ce qu’il ne se gênait pas pour faire, bien qu’il soit de plus en plus rare de voir le Serpentard afficher de la colère. Rien de tel pour foutre le Gryffondor en rogne que de le voir afficher sur ses lèvres ce rictus moqueur et arrogant. Et en rogne, il l’était. Il était même furieux. Horriblement furieux. C’était à un devenir dingue. Ce type arrivait à lui faire ressentir tellement de haine avec un simple sourire. Il se serait jeté sur lui, s’il l’avait pu. S’ils n’étaient pas perchés sur leur balais, à des dizaines de mètres du sol. Harry savait que c’était parfaitement absurde de réagir de la sorte. Il le savait et c’est sans doute la raison pour laquelle il détestait tant Malefoy. Le Serpentard arrivait à faire ressurgir le moindre de ses défauts, jusqu’aux plus enfouis, jusqu’aux plus vicieux. Sa colère, sa mauvaise foi, son égoïsme et même sa prétention. Et pourtant, Harry était connu pour être simple, pas arrogant pour une noise. Mais au fond de lui, se cachait ce côté prétentieux. Cette certitude d’être quelqu’un de bien, d’être un bon joueur de Quidditch, d’être un ami fidèle, d’être « le fils de » mais surtout d’être meilleur qu’un Serpentard. Oui, il pensait ces choses. Bien entendu, tout ça lui venait de son père, bien que ce dernier se soit calmé avec les années. Mais il y avait eu une époque ou James Potter se prenait pour le Prince de sa maison. Harry le savait. Sa mère détestait tellement son père à cette époque. Il n’avait pu qu’en entendre parler. Et c’était d’ailleurs Lily qui lui avait apprit à être humble. Et il l’avait toujours écouté. Alors, il se gardait bien de dire ce genre de chose. Mais Harry n’était pas parfait, loin de là. Il avait ces défauts qu’il tentait d’améliorer et qu’il cachait en attendant d’y parvenir. Mais il suffisait que Malefoy débarque et tout s’écroulait.
Lorsqu’il l’avait aperçu. Lorsqu’il avait comprit à qui il avait affaire, Harry s’était précipité vers son ennemi sans même prendre le temps d’y réfléchir. Puis, comme à son habitude, il l’avait agressé hargneusement. Crachant ses mots comme s’ils pouvaient le soulager du dégout qui l’étreignait à sa vue. Il n’avait même pas réfléchit, c’était tellement caractéristique chez lui. Foncer tête baissée et réfléchir par la suite. Bien entendu, la réponse ne se fit pas attendre. Harry tentait de se contrôler. Il bouillonnait pourtant littéralement de rage. Ses poings se crispèrent inconsciemment à s’en faire blanchir les jointures. La mâchoire contractée, il encaissa la provocation de son pire ennemi. Il ne broncha pas, mais ses yeux parlaient pour lui. Il s’en voulait tellement de ne pas pouvoir rester stoïque. Il était certain que Malefoy détesterait ça. Mais il en était incapable et ne pouvait offrir au Serpentard que ce comportement puéril et si prévisible. Ce qu’il détestait ce mec. Il le détestait pour faire naitre en lui de telles émotions. D’être capable de le rendre si peu maitre de son propre corps. Et il le détestait d’être lui. Il savait pourtant ce qu’il allait se passer s’il venait à sa rencontre. Alors pourquoi se diriger droit dans la gueule du loup ? Il n’en savait strictement rien. Et pourtant, à chaque fois, il se posait cette même question. Pourquoi fallait-il toujours qu’il le provoque ? Qu’il déclenche un conflit si ce n’était pas le Serpentard qui le faisait pour lui ? Harry avait ce besoin de prouver qu’il valait mieux que lui. Il avait besoin de montrer au monde entier quel être abjecte était Drago Malefoy. Mais aujourd’hui, en se rendant une fois de plus compte de son comportement, il ressentit un besoin bien plus important. Il avait besoin de prouver à Malefoy qu’il n’était pas le prévisible Pote Potter qu’il avait l’habitude d’affronter. Il avait besoin de lui montrer que lui aussi pouvait rester calme et faire comme-ci la présence du Blond l’ennuyait à peine plus qu’un peu de bouse de dragon sur ses chaussures. Harry considérait que Malefoy avait déjà trop gagné pour mériter de jubiler à le voir s’énerver sur lui. Il ne lui ferait pas ce plaisir. Alors, sans même y réfléchir, lui aussi se mit à sourire. Un sourire amusé qui le détendit instantanément, mais n’effaçant pas son antipathie, ni même sa répulsion.


« Encore dans tes pattes ? » répéta-t-il avec sarcasme, « Enfin Malefoy, c’est moi le mec qui monte sur son Balais pour aller voler en plein orage. Tu devrais le savoir. Je suis le courageux Gryffondor. Toi, tu as généralement trop peur d’être décoiffé pour sortir par ce temps de chien. Alors risquer d’abimer ton brushing en volant ! Tu m’impressionnes ! Et c’est justement pour ça que je dirais que c’est TOI qui est dans mes pattes. Tu es venu ici dans l’espoir de m’y croiser ? Au risque de ne jamais en revenir ? »

Pourquoi lui était-il venu l’idée de lui parler de sa coiffure ? Sans doute que de le voir repousser ses mèches blondes détrempées était trop improbable pour ne pas le relever. Après tout, c’était parfaitement vrai ! Malefoy prenait tant soin de son apparence. Avec l’air de ne pas y toucher mais toujours impeccable. Secrètement, même pour lui-même d’ailleurs, Harry enviait ce charisme, cet beauté froide et cet allure qu’il n’aurait jamais. A cet instant précis, trempé et décoiffé, Malefoy gardait la classe aristocratique qui le définissait. Alors qu’Harry, trempé et crasseux, devait plutôt ressembler à un affreux mélange entre un être de l’eau et une goule. Ceci dit, ces détails ne faisaient pas de Malefoy un ami. Et encore moins un modèle, comme il aimait à le dire. Merlin, mais comment pouvait-il dire de tels atrocités et ne même pas s’en sentir honteux ? Enfin, à vrai dire, après lui avoir sortie à peu près le même genre d’argument arrogant au possible, il se sentait mieux. Comme quoi, se la jouer Serpentard n’était pas si mal. Un instant, il comprit Kaysa, qui avait plus tendance à laisser un côté vipère prendre le dessus lorsqu’elle devait se défendre des attaques. Mais pour arriver au niveau, il avait encore du chemin à parcourir. Ceci dit, il n’était pas sur d’avoir réellement envie de s’aventurer sur cette voix.
Par ailleurs, il avait d’autres chats à fouetter à cet instant. Il fixait le Serpentard, son sourire dors et déjà disparu. Il repensait à son vol. Et il n’y croyait toujours pas. Depuis quand Malefoy était-il devenu si bon ? Comment était-ce seulement possible ? Harry ne pouvait pas ne pas l’avoir remarqué avant. C’était tout simplement impensable. Sa rivalité avec le blond sur le plan du Quidditch l’obligeait à surveiller son évolution et à se battre pour conserver une longueur d’avance. Mais y en avait-il seulement eu une ? La vérité, c’était que Malefoy était aussi bon que lui. Et il s’en rendait vaguement compte, sans l’accepter pour autant. Alors il allait aussi lui prendre ça ?! D’abord Jesse-Rose, puis le Quidditch ? Harry se sentait dépossédé. Comme-ci on venait de lui enlever deux choses auxquelles il tenait. Ce qui était parfaitement idiot, Hermione aurait été la première à le lui dire si elle avait seulement pu entendre ses pensés. Malefoy ne lui retirait rien. Mais c’était le sentiment d’Harry avait à ce moment-là. Méchamment, il ne pu s’empêcher de lâcher :


« Ou alors, on s’entraine pour avoir l’air moins ridicule ? »

Il savait parfaitement que seule sa mauvaise foi légendaire lui avait fait prononcer ces mots. Mais il ne fallait pas compter sur lui pour montrer à Malefoy ce qu’il ressentait. Hors de question que ce dernier comprenne qu’Harry se sentait menacé à cet instant. De nouveau, la colère prenait le dessus.
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