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Une nuit sans fin ( Ouvert à tous ! )

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Iris Prescott
Étudiante en Magie Avancée
Baguette : 27.5 cm, bois de chêne, crin de licorne
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Mer 12 Sep - 16:53
Spoiler:
 

Courir. Se battre. Défendre les plus jeunes. Ne pas être lâche et penser qu'à sa propre survie. Voilà comment Iris réfléchissait cette nuit. Elle avait pensé à s'enfuir, une fois qu'elle avait pu mais lors de son premier combat, elle avait décidé de se battre jusqu'au bout, jusqu'à la mort. Son premier combat fut le plus dur, contre le couple Lestrange. Iris s'en souviendrait toute sa vie. Elle avait frôlé la mort, elle s'en était très bien sortie. Quelques égratignures, quelques plaies, mais elle était en vie. Contrairement au jeune garçon qu'elle avait tenté de sauver avec Eden Swan mais que Rodolphus Lestrange avait tué, alors qu'il était dans leurs bras. Elle avait survécu ensuite à un Feudeymon, lancé par le même mangemort. Un Feudeymon. Iris n'arrivait toujours pas à y croire. Enfin si elle avait réussi à s'en sortir ce coup-ci, c'était encore une fois par chance : la chance de tomber sur un sorcier puissant, bien qu'Iris ne veuille pas l'admettre, Hellson. Il avait neutralisé le sortilège après avoir essayé d'y échapper, comme Eden et elle. Les deux filles avaient ensuite fait un bout de chemin ensembles pour se séparer ensuite, devant chacune trouver quelqu'un.

Iris avait pu sauver un jeune qu'elle connaissait pour lui avoir déjà donné des cours, celui ci s'étant retrouvé en mauvaise posture face à un mangemort. Elle avait réussi, en profitant de l'effet de surprise, à stupéfixer le mage et permettre au jeune d'aller se cacher, en attendant que tout se calme. La jeune mère éprouvait le besoin de sauver un maximum de personne et ce n'était pas pour qu'on la voit comme un super-héros, non. Elle ne voulait plus voir une seule personne mourir devant elle, l'image du visage du jeune garçon si désespéré étant encore marqué en elle. Non, elle ne laisserait plus faire ça, même si elle mettait sa vie en jeu. Elle pensait à sa fille, Madeleine et à son avenir sans elle si il lui arriverait quelque chose. Iris était sûre que ses parents prendraient soin d'elle, comme il le faisait déjà et comme il le faisait encore pour elle même. Alors, sachant ça, elle reprenait sa course effrénée dans la château dans le seul but de mettre à l'abri des élèves. Des aurors avaient voulu l'emmener avec eux mais Iris avait refusé, à de nombreuses reprises.

La Poufsouffle était en plein duel contre un mangemort lorsqu'un message retentit dans le château. Les mots semblaient sortir des murs. La voix, aiguë et glacée, fit frissonner Iris. Le mage qu'elle affrontait arrêta immédiatement de lancer des sorts, tout comme elle. La bataille était finie. Le message venait de Lord Voldemort en personne. Du moins, c'est ce qu'Iris cru comprendre en voyant la posture que prenait le mangemort, solennelle, comme si la voix était celle d'un dieu. Le chef anarchiste était tombé. Hellson s'était fait battre. Iris ne savait pas quoi en penser : elle avait voulu sa mort il y a quelques heures encore et maintenant, elle n'était pas certaine d'en être satisfaite. Mais il n'était peut être pas mort. Le message était plus qu'ambiguë. Enfin ce n'était pas le problème d'Iris. Non, elle avait encore un mangemort devant elle et … Et celui-ci transplana brusquement. Dans les couloirs, plusieurs bruits de transplanage se firent entendre. Iris sut que c'était fini. Qu'elle avait survécu à cette nuit d'horreur. Elle oublia vite le message de Voldemort. Il s'adressait surtout aux anarchistes. Et Iris était bien trop déboussolée pour s'intéresser à ses histoires. Tremblante, elle ne put rester debout plus longtemps et se laissa glisser contre un mur, s'asseyant sur le sol froid. Dans le couloir, il n'y avait plus un bruit. C'était comme si la vie au château s'était arrêté. Comme si le temps s'était arrêté. Iris ne put retenir ses larmes. Larmes de joie pour avoir survécu. Larmes de tristesse et d'effroi pour la nuit qu'ils avait vécu.

Iris ne savait pas combien de temps elle était restée dans ce couloir, assise à ne plus penser à rien, à laisser ses larmes couler. Toujours est-il qu'un adulte arriva. Auror ou simple parent, elle ne sut pas qui il était exactement. Cet adulte, un homme, l'aida à se lever, lui disant que tout le monde se rassemblait à l’extérieur afin de procéder à l'évacuation du château. Il lui demanda si tout allait bien pour elle, si elle n'était pas blessée. Iris lui adressa un simple signe de tête en guise de remerciement et se mit en route. Non elle n'était pas blessée. Oh elle avait reçu quelques maléfices cuisants, elle avait quelques plaies mais rien qui l'empêchait vraiment de marcher. Ou qui lui faisait mal. Non, sa véritable souffrance se trouvait à l'intérieur d'elle. Et elle était persuadée de ne pas être la seule dans ce cas là.

Iris marcha vers l'entrée du château. Elle marchait sans penser, elle avançait mécaniquement. De temps à autre, un auror l'arrêtait pour lui demander si ça allait. Un médicomage insista pour soigner ses plaies les plus profondes, dont une sur son bras gauche. Iris se laissa faire malgré elle et puis elle finit par dire qu'il y avait plus grave qu'elle. La jeune mère était ainsi, c'était plus fort qu'elle. Les autres passaient d'abord. Mais dans ce cas là, elle estimait qu'elle avait raison. Qu'avant de s'occuper des plaies les plus bénignes, il fallait s'occuper des plus graves.

En descendant les escaliers du hall, elle revit, des heures plus tôt, son duel contre Bellatrix et Rodolphus Lestrange. Le sortilège de Doloris qu'elle avait reçu. La souffrance éprouvée face au jeune garçon, tombé, juste là, sur les marches du grand escalier mais le corps n'était plus là. L'auror qui était venu à leur secours, était-elle encore en vie ? Alors que les couloirs étaient silencieux, de plus en plus de murmures s'élevaient au fur et à mesure qu'Iris s'approchait de la sortie. Tout le monde était réuni là bas. Des pleurs s'élevèrent de la Grande Salle et Iris jeta un coup d'oeil, ce qu'elle regretta amèrement : elle vit plusieurs corps allongés, certains recouvert d'un drap blanc. Elle détourna immédiatement le regard et alors qu'elle avançait assez lentement, elle accéléra le pas, pressée de prendre une bouffée d'air frais.

Dans la cour, il régnait une atmosphère étrange. Des médicomages s'activaient pour soigner les blessées, d'autres adultes prenaient les noms des élèves pour une liste. Iris ne se demanda même pas à quoi elle pouvait servir : faciliter le transplanage ou établir une liste des vivants ? Elle n'avait pas envie d'y réfléchir. On lui demanda son nom, où elle habitait. On lui dit qu'on viendrait la chercher bientôt. Vu qu'elle n'était pas blessée, elle passerait après. Il fallait d'abord emmené les élèves blessées à Sainte Mangouste. Après le ministère et l'école s'occuperaient des autres. Ils voulaient mettre un peu d'ordre dans leurs procédures. Iris n'avait envie que d'une chose : rentrer chez elle, prendre sa fille dans ses bras et ne plus bouger, ne plus penser. On lui dit d'aller s'asseoir sur l'un des bancs de fortune installés. Mais elle ne le fit pas. Elle ne pouvait pas rester dans la cour à attendre qu'on vienne la chercher, l'emmener ailleurs. Elle savait que ça allait prendre un peu de temps. Et elle ne voulait pas observer les gens s'activaient dans la cour alors qu'elle restait là, sans rien faire, n'étant plus utile à rien. Du coup, elle s'en alla vers le parc. Iris ne s’éloigna pas vraiment parce qu'elle pouvait être appelé à tout moment. Elle sortit juste de la cour, de l'agitation. Elle s'assit par terre, dans l'herbe humide. Il faisait encore nuit mais le jour n'allait pas tarder à se lever. Iris ramena ses jambes contre elle, passant un bras autour de ses genoux, posant sa tête sur ce bras. De sa main libre, elle arrachait machinalement des brins d'herbe, sans vraiment s'en rendre compte. Elle avait cessé de pleurer mais son regard restait sombre, perdu.

La bataille était finie mais elle était encore bien ancrée dans les esprits.
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