RSS
RSS



 


 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 3 :: Salon de l'orientation Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

• Qui sait, t'es peut-être en face de ton futur collègue ! • Duncan & Alicia •

avatar
Invité
Invité
Dim 6 Avr - 22:07
Invité

L’orientation était très importante dans la vie d’un étudiant. D’autant plus pour un élève de septième année. L’année suivante, il devrait quitter Poudlard et démarrer sa vie active ; à moins qu’il préfère intégrer une université pour des études supérieures, qui lui offrirait de meilleures compétences. Oui, l’orientation était très importante. Que faire de sa vie ? Les sorciers avaient l’embarras du choix. Ils pouvaient travailler au si réputé, Hôpital Ste-Mangouste : médicomage, guérisseur, infirmier, ou simplement réceptionniste. Ou bien ils pouvaient se lancer dans une carrière de journaliste, de photographe, ou encore de designer. Plus modeste, mais pouvant être beaucoup plus intéressant, un sorcier pouvait ouvrir son propre commerce, ou travailler dans celui d’un autre ; ici aussi, les domaines sont variés : du salon de thé à la librairie, en passant par le magasin de vêtements, les choix sont infinis. Il était aussi possible des sphères plus élevées dans la société et intégrer le ministère de la magie : auror, juge, avocat, simple employé, ou carrément ministre. L’élève pourrait éventuellement revenir à Poudlard l’année suivante, en tant qu’employé ; il pourrait ainsi devenir professeur, ou bien des postes tels que concierge, infirmier, ou encore bibliothécaire. Nous passerons les professions telles que chanteurs, écrivains, botanistes, musiciens, mannequins…

Oui, les choix étaient infinis. De quoi faire perdre la tête à Duncan. Ce dernier hésite entre plusieurs métiers : professeur – revenir à Poudlard en tant que professeur lui plairait bien –, bibliothécaire – lire était une de ses passions –, auror – user de ses dons pour traquer du Mangemort représenterait pour lui une vengeance pour son frère. Intégrer l’université magique était aussi envisagé. L’année scolaire était déjà bien entamée, il fallait donc que Duncan réfléchisse sérieusement à sa vie future. C’était sans doute pour venir en aide à ce genre d’élèves que Poudlard avait décidé de mettre en place un salon de l’orientation. Le principe est simple : différentes professions sont présentées aux élèves, représentées par une personne exerçant le métier en question. Ces personnes tiendraient donc des stands, auxquels n’importe quel élève pouvait se rendre.

Parmi les métiers représentés se trouvait celui d’auror. L’une des carrières envisagées par le jeune Weather. C’était donc tout naturellement qu’il avait souhaité aller la voir en premier. Les stands étaient en réalité des salles de classe. Chaque salle était réservé à une personne et donc, à un métier. A quatorze heures pétantes, Duncan s’était rendu dans la salle de classe réservée au métier d’auror. Il pénétra à l’intérieur de la salle, encore vide – mais qui ne tarderait sans doute pas à se remplir. Une femme se trouvait assise derrière un bureau. C’était donc elle, Alicia Rogue. Le frère de Joyce se dirigea timidement vers la dame.
« Bonjour, balbutia-t-il. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alicia Rogue
Chef de la nouvelle brigade des aurors
Âge du personnage : 40 ans
Nombre de messages : 1846
Célébrité sur l'avatar : Kate Beckinsale
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 4 Juil - 18:33



• Qui sait, t'es peut-être en face de ton futur collègue ! •
Ft. Duncan Weather & Alicia Rogue



Une silhouette sombre se dirigeait vers les grilles du château. Ses pas résonnaient à peine sur les pavés, damés depuis longtemps par les passages successifs des carrioles d'élèves. Le chemin qui menait à l'entrée ressemblait toujours à ce que jadis, elle avait parcouru pendant sa scolarité. Alicia trouvait cela étrange de revenir en ces murs après tout ce qui s'y était passé. Tellement de sang avait été versé, tellement de larmes avaient du y être pleurées pendant l'été. Les mois avaient beau être passés depuis la Nuit Rouge, au point que l'année avait changé, rien n'effacera jamais le souvenir indélébile qui s'était encré dans la mémoire collective. Poudlard. Oui, l'illustre école sorcière était sa destination. Le ministère ayant eu la brillante idée d'organiser un salon d'orientation en l'honneur des élèves. Un moment hors du temps, pour leur permettre de réfléchir posément à leur future entrée dans le monde actif. C'était une décision qui pouvait sembler futile alors qu'elle conditionnerait le restant de leur vie. Les évènements récents, n'avaient rien fait pour aider ce choix, au contraire les élèves étaient peut-être plus perdus et incertains que d'ordinaire. A l'instar d'autre, comme la jeune Serpentarde qu'elle avait croisée, qui s'était du coup trouvé une vocation. La brune ne savait pas réellement à quoi s'attendre avec cette nouveauté, mais elle avait été partante pour y participer. Allons soyez sérieux deux minutes, vous voyez vraiment Maugrey venir représenter les aurors? Le monde fuirait immédiatement. James & Sirius auraient pu faire l'affaire. Certes, mais l'idée de ramener les deux compères ensembles dans le château de leur enfance, c'était à coup sur la porte ouverte aux sales blagues. Du coup, elle n'était pas vexée d'être d'astreinte pour ce travail-là.

Au contraire, si vous voulez tout savoir, cela l'arrangeait plutôt bien. Après tout, c'était toujours une occasion comme une autre de pouvoir croiser Severus ou Selena aux détours d'un couloir. A défaut d'user des lettres, elle leur ferait la surprise. Elle parvient finalement aux grilles où après quelques instants Rusard apparut, sa chatte défraichie sur ses talons. Comme quoi, il y avait des habitudes tenaces au grand damne des centaines de jeunes têtes blondes. Quelques échanges de paroles plus tard, les grilles s'écartèrent et elle se faufila sur le chemin. Une cape noire sur le dos, l'ancienne Sedaigle pressa le pas jusqu'à l'intérieur du bâtiment, plus chaud que le froid externe. Pendant quelques secondes, elle oblitéra carrément le personnage qui lui indiquait le chemin de sa classe d'exposition, pour observer les réparations. Pour elle qui avait vu ce hall mis à sac par les Lestrange, c'était une véritable renaissance. L'école avait été tel un phénix, elle était née de ces cendres. Finalement, elle revient à la réalité et obtempéra aux recommandations de Rusard. Il n'était pas encore l'heure, c'était sans doute les derniers instants mais elle aimait être en avance. Question de pourvoir s'installer sans stress. En tournant dans les étages, elle rejoint une salle de classe déserte. La fenêtre était ouverte, les bancs en place, les chaises mise n'importe comment. Elle avait croisé plusieurs autres personnes, un journaliste, Lily ainsi que Moira une chasseuse, elles aussi s'installaient. Aller, il était temps de remonter ces manches. Elle enleva la cape et la posa sur la chaise, reprit sa baguette. Un mouvement et la fenêtre clappait, un second et les chaises se retrouvaient impeccablement rangées. Bon elle n'avait pas su quoi apporter alors elle avait quelques images qu'elle installa dans la classe. Elle posa des folders que réalisait le ministère sur un bureau. Elle déminiaturisa également des mannequins d'entrainement qui enchanté jouait l'ennemi de départ. Quelques touches encore par-ci, par-là et c'était suffisant.

Il ne restait plus qu'à attendre les septièmes années. Viendraient-ils? Là était toute la question. Les critiques avaient volé sur leurs comptes et elle s'attendait à tout type de comportement vis-à-vis d'elle, ou plutôt des aurors. Il pouvait y avoir aussi bien des gens intéressés, que des imbéciles venu leur dire qu'ils étaient incompétents. Alicia était parée à tout, de toute façon, ce n'était pas des gamins qui arriveraient à la mettre en rogne, là où échouait parfois ses deux infortunés collègues rouge et or. Peut-être que d'autres viendraient par curiosité de son nom. Oui. C'était inscrit sur la porte. Alors Rogue, ça devrait leur parler, mais si il pensait à un double féminin de leur professeur de DCFM, la surprise allait être grande. Elle en rigolait d'avance. Décidant de prendre son mal en patience, elle avait sorti un bouquin sur des sortilèges anciens, en édition limitée qu'elle commença à feuilleter. Le dos adossé à une chaise, les jambes croisées, la porte ouverte, elle attendait le départ de cette après-midi de folie. Elle espérait en convaincre certain, il ne fallait pas le nier. Des nouvelles forces ne leur seraient que secourable, on avait besoin de toutes les bonnes volontés pour contrer le seigneur des ténèbres & les anarchistes. La cloche sonna 14 heures et ce fut comme si le départ avait été donné. Immédiatement, il eut un boucan indistinct en approche, la masse arrivait, commençant à choisir. L'employée du ministère fut surprise de voir qu'on entrait si vite chez elle, mais elle ne s'en plaindrait pas. Instinctivement, quand des pas s'approchèrent de sa direction, elle releva la tête. Son regard noisette croisa celui d'un jeune homme aux cheveux roux, qui s'avançait timidement. D'un geste calculé, elle referma son livre et se redressa finalement pour lui faire face, un doux sourire ornant ses lèvres.


-Bonjour...Je suis Alicia Rogue, Auror mais ça tu dois t'en douter...

Dit-elle avec un sourire dans la voix. Fatalement, si il était venu jusque dans sa classe, c'était pour ça. Une manière comme une autre de débuter. Elle ne voulait pas le mettre mal à l'aise, au contraire, autant essayé de le dérider. Cela avait un petit quelque chose d'impressionnant là comme ça, de s'avancer vers des gens qu'on ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam mais elle ne comptait pas l'effrayer, ni le manger. Loin de là son intention. Elle lui montra d'un signe, les chaises si ils voulaient prendre place. Son regard balaya les environs, elle avait essayé de remplir l'espace disponible.

-Donc si j'en crois ta présence, cette carrière t'intéresse....?

Elle termina son interrogation en la laissant trainer en longueur, essayant donc par la même occasion d'obtenir son prénom. Même si elle avait l'habitude de rencontrer des inconnus tous les jours, savoir son nom serait plus agréable pour la conversation.

-Tu y as déjà réfléchis? Ou tu hésites entre plusieurs choix et tu viens essayer de te décider?

Lancer un sujet n'était pas le plus simple, surtout si elle ne savait pas ou voulait en venir son vis-à-vis, ce fut pourquoi après ces portes de démarrages différents qu'elle avait lancés, elle reprit le silence, attendant sa réponse.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Lun 21 Juil - 23:29
Invité
Toute l’année m’avait permise de réfléchir, si je ne devrais dire toute ma scolarité. Même si, en réalité, je n’avais commencé à y réfléchir que très récemment. Avant ma septième année, ma vie après Poudlard me semblait bien loin et je ne prêtais donc pas attention à mon orientation future ; j’avais quelques idées, quelques envies comme tout le monde, mais rien de bien concret. Puis au début de cette année, je n’avais pas la tête à penser au futur ; je venais tout juste de survivre à la Nuit Rouge, de laquelle j’étais ressorti lycanthrope, avec un frère en moins et une sœur jumelle traumatisée. Alors je commençai à y penser seulement il y a quelques mois. Plusieurs carrières m’intéressaient, bien qu’une en particulier semblât surpasser les autres : celle d’auror ! Je n’en cacherais pas la raison : je souhaitais venger Joyce, venger Zac, me venger. Non seulement les mangemorts qui étaient liés directement à notre situation actuelle – Greyback, ou bien celui qui a lancé le sort sur Joyce –, mais aussi ceux qui servaient, de près ou de loin, Voldemort. Je ne savais pas si ce motif était une bonne chose, si devenir auror sous le simple prétexte de vouloir se venger était bien ou non. Intégrer le ministère et devenir l’un de leurs soldats, par simple intérêt, pouvait peut-être ne pas être toléré. Mais d’un autre côté, pourquoi serait-ce interdit de devenir auror par souci de vengeance ? Après tout, avec une telle ambition et une telle hargne, le ministère pouvait être sûr que nous ferions de l’excellent travail, que nous prendrions complètement à cœur. Puis, j’étais sûr que la plupart des aurors avaient décidé de devenir auror pour des raisons similaires… Qui s’entêterait à risquer sa vie en permanence s’il n’avait pas vécu des choses atroces qui l’auraient justement poussé à risquer sa vie ? En tout cas, les questions que je me posais à propos de la relation entre mon passé et mon choix de carrière allaient sans doute pouvoir être soulevées avec cette Alicia Rogue. Quelque chose l’avait sans doute poussée à devenir auror ? Etait-ce, tout comme moi, dans un besoin de vengeance ? Ou bien était-ce un autre événement de son passé, lié à Voldemort et sa clique, qui l’avait poussé à les combattre ? A moins que tout ça n’était qu’une idée reçue de ma part ; peut-être qu’au final, les aurors avaient simplement eu envie de combattre les mangemorts pour faire justice. J’espérais en tout cas pouvoir aborder ce sujet-ci avec la Rogue. Rogue ? Etait-elle de la famille au professeur Rogue ? Je ne m’étais jamais vraiment posé la question de savoir si Rogue avait une famille… Quand je me posai la question, je regardais fixement l’auror. Elle ne ressemblait en rien à l’autre Rogue. Elle était… belle. Avouons-le, le professeur de Défense contre les Forces du Mal n’était pas un Apollon… La beauté de cette femme ne laissait présager aucun lien, même infime, avec Severus Rogue.

Mais je m’égare… J’étais donc entré dans la pièce et avait salué la femme chargée de présenter le métier d’auror et de répondre aux questions des septième année. La salle était pour le moment vide, mais j’étais sûr que d’autres élèves ne tarderaient pas à pointer le bout de leur nez : combattre faisait envie à la plupart des élèves. Je ne comprenais d’ailleurs pas cet engouement de vouloir devenir auror. Oh, que des élèves deviennent aurors, il n’y avait aucun problème, au contraire ! Mais la plupart de ces élèves ne réalisaient pas tous les risques de ce métier. Ce métier mettait sa propre vie en jeu ! La plupart des élèves n’étaient intéressés que par l’aventure, par le combat, sans se rendre compte qu’ils pouvaient mettre leur vie en danger. Auror n’était qu’un idéal pour eux, le signe d’une vie remplie de combats, remplie d’action et d’aventure, où on éliminait les mangemorts un à un, sans jamais mourir, tel un héros ! Et pourtant, ce n’était pas le cas. Mourir sur la champ de bataille devait être envisagé, ce que ces élèves ne réalisaient pas ; ils se voyaient déjà dans la peau des plus grands aurors, indestructibles. Moi, j’avais tout à fait compris cette réalité. Je connaissais tous les risques de ce métier – la Rogue n’hésiterait sans doute pas à me les rappeler. J’étais réellement prêt à mourir au combat !
« Duncan Weather, répondis-je avec un sourire. »
J’étais bien plus confiant après avoir entendu la dame parler. Elle semblait dégager une bienveillance visible, ce qui me mit bien plus à l’aise. Je m’assis ensuite sur une chaise que l’auror m’avait pointée du doigt. Je fus encore plus à l’aise assis. Elle me questionna alors sur mon choix de carrière.
« J’hésite entre plusieurs carrières. Mais je crois avoir une large préférence pour le métier d’auror ! »
Je rajoutai, plaisantant, un sourire aux lèvres :
« A vous de me conforter dans ma décision. »
Après tout, le but des personnes venues informer les élèves étaient aussi sans doute de les influencer un peu, de les convaincre de rentrer dans leurs rangs et choisir leur profession.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alicia Rogue
Chef de la nouvelle brigade des aurors
Âge du personnage : 40 ans
Nombre de messages : 1846
Célébrité sur l'avatar : Kate Beckinsale
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 27 Juil - 15:30



• Qui sait, t'es peut-être en face de ton futur collègue ! •
Ft. Duncan Weather & Alicia Rogue



Un choix, une carrière n'était que cela. Toute notre vie était parsemée de décisions à prendre. Certaines étaient banales, rapides, sans grandes conséquences. D'autres au contraire pouvaient faire basculer votre vie du tout au tout. Le monde dans lequel nous évoluons n'était pas remplis de choix aussi facile que blanc ou noir. L'employée du ministère pouvait aisément comprendre qu'il n'était pas facile, pour les élèves, d'apposer un choix pour leur future, pour leur vie. Ils avaient tellement de possibilités devant eux, tellement de camps aussi qu'il était difficile dès lors de choisir. Rentrer directement au ministère? Ou préférez approfondir ces connaissances dans un domaine spécifique à l'université? Et elle en passait des meilleurs... La mise en place de ce salon d'orientation était dès lors une pierre d'achoppement, qu'ils pouvaient utiliser pour trancher, pour se décider. Eux n'avaient pas eu besoin de tout cela mais les circonstances étaient bien différentes. Aujourd'hui, on nageait en eaux troubles, on ne savait plus à qui faire confiance, ou ce qui se passerait le lendemain. Il était même parfois compliqué de pouvoir émettre un choix. Ses élèves avaient encore cette chance énorme de pouvoir le faire, de décider de leur vie, de leurs avenirs. Ce que d'autres n'ont jamais eu, à l'instar du jeune Malefoy ou même de Greenwood. Bref, il était inutile d'anticiper, elle voulait être là pour les aider, pour les éclairer sur les points qui leur seraient obscurs. Bien sur, elle voulait avoir des nouvelles recrues pour la rentrée prochaine, mais elle ne le ferait pas juste pour faire du nombre. Alicia, savait toutes les facettes du métier pour l'avoir vécu pendant presque 20 ans. Si il y avait du bon, il avait aussi des risques, du danger, la mort... Oui, cette faucheuse était une chose sur laquelle vous deviez compter. On ne traquait pas des enfants de cœurs. Les mangemorts étaient capables des pires atrocités pour atteindre leur but ou supprimer ceux qui comme eux, se mettaient en travers de leurs routes. Sans doute le savait-elle mieux que personne. Pourtant jamais jusqu'ici, elle n'avait regretté son choix. Et si c'était à refaire, elle le referait!

L'ancienne Serdaigle, décida d'arrêter de penser à tout cela et se concentra sur la lecture d'un des nombreux bouquins que comptait leur bibliothèque familiale. C'était pour ainsi dire une passion commune aux Rogues. Les sortilèges, une de ces matières préférées, aujourd'hui encore. Merlin seul sait les perles qu'on pouvait trouver dans ces bouquins anciens. Elle fut cependant tirée de celui-ci par des pas qui arrivaient dans sa direction. Signe que son travail du jour avait démarré. C'était avec un sourire qu'elle l'avait refermé avant de faire face au premier intéressé, qui s'avérait être un jeune homme à la chevelure de feu. Rien à voir avec les Weasley pourtant. Il semblait la regarder un moment avec attention. Alicia hésita à lever un sourcil s'attendant à la tellement classique question de parenté, qui lui tomberait dessus à un moment où un autre. Comme elle ne venu pas, elle enchaina, le mettant à l'aise. Cela sembla fonctionner car il s'anima et reprit du courage, dévoilant ainsi son nom: Duncan Weather. Par un automatisme acquis depuis de longues années, l'auror se mit à réfléchir si elle connaissait ce nom. Elle ne pouvait pas se rappeler de tout. Peut-être un des nombreux morts? Ou alors non, n'y avait-elle pas une Weather, Helene qui écrivait des livres? Hum c'était une possibilité, oui. Cela lui disait vaguement quelque chose, elle avait déjà lu. La brune n'eut cependant pas le temps d'y revenir qu'il enchainait, maintenant libérée de l'approche première. Son regard noisette se tournait vers lui. Elle s'assit d'une fesse seulement sur le bureau qui lui faisait face, laissant une jambe pendre dans le vide tandis que la seconde était posée au sol. Un sourire arriva à ses lèvres quand il lui lança ce qui ressemblait fort à un défi. Voilà qui pouvait être intéressant, finalement. Elle avait maté pire que lui, à ne pas en douter.


-Je relève le défi, jeune homme...Faisons donc ça...

Oui mais avant tous de chose, il faudrait savoir ce qui l'attire dans ce métier. Était-ce l'action? L'envie de justice? Une vengeance pour les morts tombées des mois plutôt? Un rêve de petit garçon? Les possibilités étaient nombreuses mais savoir pourquoi étaient toujours intéressants et lui permettrait d'en savoir davantage sur lui. Alicia devrait lui demander également avec quels autres métiers il hésitait. Était-ce sensiblement la même chose? Cela serait le cas si il disait sorcier d'élite de la brigade magique ou chasseur..Voir quelque chose de complètements différents : vendeur de potion ou apothicaire.. Bref, il lui faudrait des détails si elle voulait réussir vraiment à l'aider ou au moins des questions de sa part. Mais il semblait lui laisser les cartes en main en attendant de voir. Alors allons-y.

-Puis-je savoir avec quels autres métiers vous hésitez? Juste pour voire si c'est sensiblement identique ou complètement différent...Elle attendit quelques secondes, se redressant...Vous voulez choisir les aurors, pourquoi? Êtes-vous sur de tout savoir? Quel détail voulez-vous entendre...

Oui, on se faisait parfois des fausses idées sur les métiers surtout maintenant, surtout ici ou les presses différentes donnaient des commentaires en pagailles. Les études, le temps, la montée de grade, le travail. Tout cela pouvait être différent. Devenir auror n'était pas donné à tout le monde non plus, il fallait une base solide, il fallait démontrer un talent quelconque, réussir les examens et faire ses preuves face aux autres. Elle ne comptait plus les petits bleu qu'elle avait déjà eu à former. Certains arrêtaient en plein milieu parce qu'ils n'était pas fait pour cela. Mieux valait prévenir que guérir. Alicia reprit la parole, une nouvelle fois.

-Si vous avez des questions, Duncan, même celle qui vous semble insignifiante, je me ferais un plaisir de vous répondre. J'exerce ce métier depuis plus de vingt ans maintenant. J'estime avoir assez d'expérience que pour savoir vous répondre. Assez de sagesse que pour ne pas vous bercez de douce illusion. Nous n'avons pas que le côté héroïque...

Oh qu'il ne prenne pas cela pour des fleurs qu'elle s'auto-lançait, ce n'était pas l'habitude de la maison. Elle voulait juste lui faire comprendre, qu'elle avait vu et vécu assez de chose que pour dresser un tableau clair et parfaitement nuancé de ce qu'était leurs métiers. Son métier. Bien sur, il y avait des fascicules qui parlaient de la base à avoir, du nombres d'aspics qu'il fallait avoir avec quelle note, de la formation, ect... Mais rien de mieux qu'une ancienneté non. Puis ces questions pouvaient être divers et variés. Elle les attendaient de pieds fermes.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mar 26 Aoû - 23:04
Invité
La septième année était l'année la plus importante pour un étudiant. Il s'agissait de la dernière année scolaire. Et qui dit dernière année dit généralement examens. A la fin de la septième année se déroulaient en effet les ASPIC. Sans aucun doute les examens les plus difficiles, les plus exigeants et les plus décisifs. Décisifs, puisque notre vie future dépendait entièrement des résultats à ces ASPIC. Chaque carrière exigeait une certaine note à ces examens et privilégiait des matières à d'autres. Ces critères variaient en fonction des compétences que requérait le métier en question. Donc, plus que l'envie, c'étaient nos notes aux ASPIC qui avaient de l’influence sur nos possibilités de carrière. D'où l'importance de travailler tout au long de l'année. C'était ce que je faisais. Je ne stressais pas encore beaucoup pour le moment. De toute manière, je partais plutôt confiant. J'avais d'assez bonnes notes à mes évaluations, je travaillais régulièrement, alors je n'avais aucun souci à me faire. Puis j'étais un Serdaigle ! Un Serdaigle qui rate ses examens, c'était impossible ! Tous ceux de ma maison étaient presque certains de l'avoir. Evidemment, on n'aurait pas nos examens parce que nous faisions partie de cette maison, mais bien parce que nous avions travaillé tout au long de l'année. C'était mon cas, alors il n’y avait pas beaucoup de pression pour le moment. Mais j'étais certain de stresser quelques jours avant les ASPIC, lorsqu'il faudrait réviser plus que jamais et que l'heure fatidique approcherait. D'ici là, j'évitais d'y penser.
Je n'avais pas encore eu l'occasion de beaucoup me renseigner sur la carrière d'auror. Disons que je n'avais réfléchi à ma carrière que très tard. Et peu de temps après, nous étions informés de l'arrivée prochaine du salon de l'orientation. Alors je m'étais dit qu'il était inutile de s'informer sur la carrière d'auror puisqu'un véritable auror serait là pour éclairer ma lanterne. Je connaissais tout de même quelques choses sur ce métier, un peu comme tout le monde. Je connaissais entre autres leurs buts. Malgré tout, j’avais su faire la part des choses entre les clichés et les vérités. Je me doutais un peu des compétences à avoir – être doué au combat, maîtriser nombre de sortilèges, connaître l’histoire de la magie et l’histoire de ses ennemis, etc. Le reste, je devais le découvrir aujourd’hui, avec l’auror en charge de la présentation de son métier. Quelles notes fallait-il avoir aux ASPIC ? Quel était le salaire des aurors ? (Ben quoi, c’était toujours intéressant à savoir !) Comment travaillent-t-ils véritablement ? Et bien d’autres questions qui me viendraient sans doute à l’esprit au fil de la discussion avec l’auror. Je connaissais également les risques du métier. Il n’était pas bien compliqué de les deviner, en même temps. Les aurors étaient confrontés aux sorciers les plus malfaisants, les partisans de Voldemort, les soldats du Mal. Alors le risque majeur pour eux n’était ni plus, ni moins la mort. J’en avais conscience et ça ne me faisait aucunement reculer. Je n’avais pas peur de mourir. Le problème si je venais à mourir, ça serait de laisser Joyce. Elle serait totalement perdue toute seule. Une deuxième perte lui serait sans doute fatale. Elle ne s’en remettrait jamais. Mais justement, Joyce pourrait être ma motivation, celle qui me pousserait à combattre suffisamment bien pour ne pas mourir. Auror était un métier difficile, mais j’étais prêt à encaisser toutes ses contraintes et tous ses risques. Avant même d’entrer dans la pièce où se trouvait l’auror, j’étais presque convaincu d’en faire mon métier. C’était à présent à cette Alicia Rogue de me conforter dans mon choix.

La fameuse Alicia Rogue m’avait l’air fort sympathique. Son attitude, son charisme, ses paroles, son faciès et sa beauté naturelle furent autant de choses qui me mirent très vite à l’aise. Elle n’avait pas du tout la tête d’une Rogue ! A vrai dire, si j’avais su avant d’entrer qu’une Rogue se trouvait à l’intérieur de cette pièce, je n’y serais sans doute pas entré. Je me serais instinctivement imaginé un vieux mélange de Hikkins et Bellatrix. Une vieille dame aux cheveux gras, froide, autoritaire, complètement antipathique. Si elle ne m’avait pas donné son nom, je ne me serais jamais imaginé un seul instant que cette femme pouvait être ne serait-ce qu’une cousine éloignée de mon professeur. Elle ne lui ressemblait en rien. Ce n’était pas Severus Rogue qui aurait relèvé un quelconque « défi » ou qui se serait assis dans une position si détendue que celle dans laquelle se trouvait cette Alicia. Je me remis rapidement du choc de cette annonce pour pouvoir me concentrer sur la discussion. J’étais là pour converser sur mon orientation, pas pour parler des liens de parenté de la charmante auror avec mon professeur. Je souris lorsqu’elle me demanda si mes autres envies étaient similaires ou non à la carrière d’auror. J’aurais voulu répondre « complètement différentes », mais je répondis plutôt, avec quelques secondes de réflexion :
« Eh bien… J’aime bien la lecture. Donc des métiers dans ce domaine-là. Mais comme je l’ai dit, j’ai une grande préférence pour le métier d’auror aujourd’hui. »
Puis elle posa la question qui me préoccupait le plus avant de venir : pourquoi vouloir devenir auror ? Je décidai de me livrer, de tout lui confier. Ce n’était qu’une inconnue certes, mais je doutais qu’elle aille en parler à quelqu’un. Elle n’était sûrement pas là pour récolter tous les ragots de l’école et les répéter ensuite à tout le monde. De toute manière, elle m’inspirait confiance.
« J’ai perdu mon frère l’été dernier, commençai-je. J’ai perdu mon frère, qui a été tué par ma sœur… Ma sœur était contrôlée par un sort de soumission. Quant à moi, j’ai été mordu par Greyback. La Nuit Rouge a changé toute ma vie… Je dois soutenir Joyce qui est traumatisée depuis ce qu’elle a fait. Et… et je dois apprendre à vivre sans mon frère. »
Les larmes m’étaient montées aux yeux à ma dernière phrase. Je parlais rarement de la Nuit Rouge, de Joyce et surtout de mon frère. J’avais appris à intérioriser tous mes sentiments. Je n’avais toujours pas fait le deuil, donc je ne pouvais pas me permettre d’en parler, sous peine de craquer complètement. La tête baissée depuis le début de ma réplique, je relevai finalement la tête vers l’auror, les yeux brillants :
« Je veux me venger. Je ne peux pas vivre en sachant que le mangemort qui a fait ça à Joyce et à Zac est encore vivant. Je ne peux pas vivre en sachant que Greyback est toujours en train de rôder quelque part et en sachant que des centaines d’autres mangemorts comme ceux-là sévissent partout dans le monde. »
J’en avais oublié la seconde question que la Rogue m’avait posée dans la foulée. Elle y revint plus tard, en me demandant si j’avais des questions, des choses que je voulais savoir. Une pluie de questions me traversa alors l’esprit :
« Quelles épreuves il faut privilégier aux ASPIC ? Quelles notes sont nécessaires ? Est-ce difficile de rejoindre vos rangs ? Y’a-t-il une formation au départ, ou bien on est tout de suite lancé dans le feu de l’action ? Vous pouvez me dire comment se passe concrètement votre métier ? »
Je décidai de m’arrêter là, la laissant répondre d’abord à ces questions.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alicia Rogue
Chef de la nouvelle brigade des aurors
Âge du personnage : 40 ans
Nombre de messages : 1846
Célébrité sur l'avatar : Kate Beckinsale
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 4 Sep - 15:22



• Qui sait, t'es peut-être en face de ton futur collègue ! •
Ft. Duncan Weather & Alicia Rogue



La curiosité naturelle ainsi que l'envie d'apprendre, de connaitre, était deux éléments qui pouvait pousser les élèves à franchir le seuil de cette salle de classe. De sa salle, pour aujourd'hui. C'était étrange pour eux, comme pour elle de se retrouver ici, dans cette position. Il n'était pas rare que les aurors doivent aller à tour de rôle faire quelques commentaires à l'université, veiller et répondre à des questions des étudiants en formation, mais jamais à des élèves infondés sur leur choix. C'était une première, une innovation. On s'y accommodait. Alicia espérait juste ne pas se retrouver seule avec son bouquin, pendant des heures et des heures. Enfin, elle pensait bien trouver une ou l'autre personne. Elle savait qu'elle verrait au moins la tête de la jeune Eden Swan, qui pensait s'engager dans cette voix. Pour lui avoir parler pendant une sortie à Pré-au-lard, elle la verrait certainement. C'était déjà un bon point. Seulement, contre toute attente, la première personne intéressée par son stand ne tarda pas à montrer le bout de son nez. En plus, le jeune homme y venait par réelle envie et non pas pour les traiter de lâche ou d'incapable. Combien de fois n'avait-il pas tous essuyé les critiques, les dégâts à cause de la gazette. À cause des autres camps qui pensaient faire mieux, alors qu'ils n'étaient pas là. Si seulement, ils savaient les marques que cela leur laissait...Cette traque quotidienne, cette chasse à l'homme, les marquait à vie. Le travail était partout à la maison, pas une seule journée sans y penser. Sans se dire et si on aurait fait autrement? Pas une semaine sans se faire réveiller par des cauchemars. Son cas n'était guère plus enviable à cause de son poste de milieux de terrain dans cette bataille.

À être en porte à faux de chaque côté. Mieux que quiconque, elle savait ce qu'ils étaient capables de faire, parce qu'elle les côtoyait sans pouvoir rien faire. Sous peine de faire tout voler en éclats et de condamner Severus & Selena. Elle refusait cette éventualité. Enfin, il était inutile d'être aussi défaitiste, il venait en tout bonne fois. Duncan Weather, elle avait imprimé son nom pour s'en souvenir. Qui sait, ils seront peut-être amenés à se côtoyer prochainement?. À travailler ensemble? Mais avant ça, il fallait qu'elle le convainque. Défi qu'elle releva sans l'ombre d'un doute avant de s'installer nonchalamment sur le bureau en place. Pas très conventionnelle, certes, mais elle n'était pas leur prof, il n'était pas son élève. Elle voulait juste l'aider, lui parler de ce qu'elle connaissait pour le mettre en pratique depuis de nombreuses années. Comme il se disait hésitant, la brune avait choisi de lui demander avec quel autre métier. Si c'était catégoriquement différent alors un seul devra être considéré comme une passion, l'autre un vrai métier. Son regard noisette s'était rivé vers lui, le dévisageant sans méchanceté, sans dureté dans une tranquille attente. Quelques têtes blondes passèrent la porte avant de commencer à regarder les étiquettes qu'elle avait collées au mur, puis ils s'en allèrent. Peut-être qu'ils préféraient être seul? Qu'importait. Les brouhahas du couloir s'intensifiaient, on entendait les élèves qui cherchaient des métiers, qui parlaient, qui rigolait, qui donnait leur avis. C'était un peu la fête à Poudlard avec ce genre de chose. Son attention y fut accaparée mais elle est revenue bien vite sur le jeune rouquin à ses côtés.


-La lecture peut être une passion, sans que cela soit votre métier. Même si c'est prenant comme travail, vous pourrez toujours avoir des loisirs à côté. Écrire, lire, je suis d'ailleurs particulièrement fan des sortilèges anciens.

Ajouta-t-elle avec l'ébauche d'un sourire sur les lèvres. Sa main droite ayant fait machine arrière pour se saisir du bouquin qu'elle lisait précédemment. Lui en montrant la couverture pour prouver ses dires avant de le poser sur le bureau à côté d'elle. Oh elle ne cherchait pas à faire ami-ami forcément, elle voulait juste qu'il soit à l'aise et pouvoir parler tranquillement. Lui dire qu'il ne serait pas le seul pouvait être un argument. Tout comme le fait que son métier ne devait pas le brider dans sa passion, comme il ne la bridait pas dans la sienne. Une fois cela fait, elle renchaina sur des questions plus sensées et pertinentes. Pourquoi les aurors? Pourquoi ce risque? Il y avait des centaines de raison possible, la sienne fut la vengeance. La nuit Rouge n'avait épargné personne, certainement pas sa famille. Son frère, sa sœur traumatisée à cause du côté pervers de certain en utilisant l'imperium et lui transformé à vie en lycanthrope. Classe de sorcier qu'on évitait généralement par crainte, alors qu'il n'était dangereux que sans potion et la nuit de pleine lune. Malgré tous ces changements, son regard sur lui, son avis sur le jeune homme ne changerait pas. Pour elle, c'était toujours comme tout le monde, il ne voudrait pas de sa pitié de toute manière. Mais la douleur d'évoquer ces actes étaient toujours présentes. Il avait du mal à l'encaisser. C'était un moteur mais bancal, il ne devait pas influer sur ses capacités de jugement. C'était la balance la plus dur à avoir.

-La nuit Rouge a été difficile pour beaucoup de monde. Familles, amis, collègues, le voile du deuil a ponctué tout cela. Je suis navré de ce qui vous est arrivés mais vous devez aller de l'avant, pour vous, pour votre sœur. Je suis certain, qu'il n'aurait pas aimé vous voir vous morfondre. N'est-ce pas?

Un sourire plus doux étira ses lèvres comme si elle voulait le rassurer, ces larmes aux yeux ne lui avaient pas échappé. Il faudra qu'il bâtisse un mur avec ces sentiments, qu'ils soient une force et non une faiblesse. La formation pourra lui apprendre cela, s'il avait la présence d'esprit de le comprendre. Elle descendit de son pied d'estale, avant de faire le tour du bureau. Sa main joua un instant sur le bois avant qu'elle ne rive son regard au sien. Son visage était plus neutre, toujours pas effrayant comme son mari pouvait si bien le faire.

-La vengeance est un bon moteur, mais c'est un ami vicieux et dangereux. Elle vous donne une raison de vous battre, une raison de les arrêter mais une fois que ça serait fait? Une fois que les deux coupables de votre souffrance seront hors d'état de nuire, que ferez-vous? L'envie retombera-t-elle? Je ne pense mais pas vous devriez essayer de faire attention. Vous ne devez pas vous laisser envahir par la colère, par l'envie de vous venger. Ça doit rester un moteur, elle ne devra pas influer sur votre jugement. Vous devrez rester lucide, sensé, réfléchis en toutes circonstances, vous devrez faire un mur avec votre ressenti. Sinon, ils exploiterons cette faille et votre colère deviendra leur force. La formation vous l'apprendra, mais gardez ça à l'esprit. Les mangemorts ne vous feront pas de cadeau. Laissez leur un passage et ils s'y engouffrons, croyez-moi.

Alicia ne lui faisait pas de reproche, c'était juste une mise en garde. Un conseil, comme elle pourrait très bien lui en fournir des centaines d'autres s'il le souhaitait. Greyback, il avait fait trembler plus d'une famille, ce cannibale, ce malade. Il lui avait toujours filé la chair de poule bien qu'elle n'en aille jamais rien montré. Puis tout d'un coup, comme si elle venait d'ouvrir les vannes de ces interrogations, la foule de questions fut déversé sur sa tête. Who who who, une minute papillon. Elle avait levé les mains au ciel dans un sourire avant de reprendre la parole.

-Who, minute jeune homme, une à la fois. Je réponds moins vite que vous ne les poser.

Toujours ce sourire aux lèvres déconcertant. Cette bonne humeur qui tranchait avec ce que tous pourrait penser de son nom. C'était vrai mais il le catégorisait tellement vite. Elle se mit en réflexion pour répondre correctement aux questions de Duncan.

-Pour pouvoir débuter la formation d'auror à l'université, il faut avoir au moins 5 aspics avec mention "effort Exceptionnel". Il faut privilégier, la DCFM, la métamorphose, les sortilèges et les potions, pour le reste c'est selon vos capacités ou facilités. Après tout oui, pourquoi ne pas user de ce qu'on sait mieux faire. Si c'était difficile, elle ne comptait pas les personnes qui avaient pu abandonner. Vous n'êtes pas jeté dans le feu de l'action dès le premier jour, ce serait inconscient de notre part et suicidaire. Vous devrez suivre une formation. Au départ il y aura de la théorie: sortilèges, manière de dresser un profil, tactique de base. Et de la pratique. Des mises en situation surtout. Voir comment vous réagissez, vous apprendre à le faire, vous observer. Ce n'est pas facile et ce n'est pas pour tout le monde. Il faut être rigoureux, complet, ne jamais lâcher prise. Puis après, si on vous estime capable, vous viendrez avec nous sur le terrain. On fera ce qu'on peut mais c'est le moment de ne pas faire de connerie. Puis vous passerez un test final, d'aptitude et de personnalité. Vous devez prouver rigueur, capacité de réaction, persévérance, ténacité, abnégation et savoir faire une filature. C'est le moment le plus drôle.

Elle attendit un instant, laissant les mots glisser sur lui, percuter son esprit. Tous les étudiants de septièmes années ne pourront pas se permettre de rentrer dans cette formation. Le tri était sélectif, elle n'avait pas à le cacher, ni à le camoufler. Il fallait savoir à quoi on s'attendait, sans pour autant en être terrifié. C'était dur, pas insurmontable si on avait la volonté, preuve en était, elle était toujours là.

-Nous sommes pour le moment confinés à l'arrestation des mages noirs. Nous essayons de trouver les pistes, écouter les rumeurs. Suivre les suspects, les arrêter, avoir d'autre informations. Éviter les massacres. Les journées sont chargées. Vous aurez des permanences, des jours ou vous serez rappelable, la nuit comme le weekend s'il se passe quelque chose. Mais je suppose qu'on pourra arranger cela avec votre petit problème mensuel.

Autant y aller à la taquinerie.

-Je vois que vous êtes dans votre lancée de question alors qu'est-ce que vous voulez savoir d'autres? Prenez un fascicule en tout cas, Duncan, si je peux vous appeler comme ça? Ça vous aidera ... Ou si vous voulez, j'ai amené un des mannequins, c'est un ennemi bien innocent mais toujours utile au départ si vous souhaitez essayer? Ou moi-même?

Possibilités. Tant qu'ils n'y avaient que lui s'était gérable dans les meilleurs conditions. Elle irait dans le sens qu'il voudrait. Elle était là pour l'aider et le conseiller, c'était ce qu'elle faisait en répondant clairement à ses questions.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Sam 20 Sep - 13:52
Invité
J'étais admiratif du travail des aurors. Ces derniers, faisant partie du ministère, étaient souvent critiqués. Surtout par les temps qui couraient, où ils étaient plutôt considérés comme des êtres incapables de vaincre le Mal. Mais en même temps, les mangemorts étaient des centaines, tandis que les aurors étaient relativement peu. Pour m'être un minimum intéressé à cette profession, je connaissais, moi, l'ampleur de leur travail. Les aurors étaient littéralement incroyables ! Ils incarnaient pour moi de véritables héros ! Ils passaient leurs temps à traquer des mangemorts. Ils risquaient leurs vies chaque jour ! Ils avaient tellement de courage qu'on ne pouvait leur être qu'admiratif. Ils se donnaient corps et âmes à leur métier ; leur but premier était d'éradiquer toutes les menaces et de protéger la population. La plupart étaient prêts à mourir pour atteindre leurs objectifs. Ils affrontaient la mort sans cesse, et n'en avait aucunement peur. Je ne voyais aucun autre mot suffisamment fort pour les qualifier, mis à part héros. C'était pour toutes ces raisons que je voulais moi-même devenir auror. Pour défendre la population, arrêter les dommages causés par les mangemorts. Je voulais moi aussi affronter la mort, me battre pour une bonne cause, devenir un héros. Mourir au combat, ça ne pouvait être que la meilleure mort ! Alors je n'en avais pas du tout peur.

Il était inutile de dire qu'Alicia Rogue m'impressionnait donc ! Elle dégageait comme une aura qui ne faisait que me subjuguer. Ce n'était sans doute que mon ressenti, mais sa beauté, son charisme, sa présence simple contribuaient, en plus du fait qu'elle soit auror, à faire d'elle une véritable héroïne, parfaite en tous points. Même sans parler, elle aurait pu m'influencer à devenir auror. Quelques paroles échangées et j'étais déjà sûr de vouloir devenir auror. Mais il me restait toujours des centaines de questions sur ce métier. Questions que je ne tardai pas à poser. J'avais acquiéscé d'un simple hochement de tête lors de sa première réplique. Elle n'avait pas tort ; la lecture pouvait rester et resterait une passion. Je souris lorsqu'elle me parla de sa passion pour les runes anciennes, même si je m'en contrefichais. Sans doute était-ce simplement parce que les runes ne m'intéressaient guère ; si elle m'avait parlé de livres, je m'y serait sûrement intéressé. Elle m'avait, après ça, demandé les raisons qui me poussaient à devenir auror.

J'évitais généralement de parler de tout ça. Je n'étais pas du genre à me confier. Je gardais tous mes sentiments, toute ma souffrance, enfouis au fond de moi. Je ne me confiais à personne. Je devais être fort pour Joyce, alors je ne pouvais pas me permettre de craquer, de passer mes journées à pleurer la mort de Zac. Je préférais donc intérioriser tout ça. C'était sans doute pour ça que je n'avais toujours pas réussi à faire mon deuil, même après tout ce temps. Que chaque nuit, je faisais toujours ces mêmes cauchemars. Que chaque soir, je sentais les larmes, gardées au fond de moi toute la journée, monter en moi. Avancer, avancer... Combien de fois avais-je entendu ça ? Mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Quand on perd un être aussi proche qu'un petit frère, avancer est difficile. D'autant plus lorsque l'on refuse de craquer ; le deuil est alors plus compliqué à faire. C'était beau de dire qu'il fallait aller de l'avant, mais pas aussi facile à faire. Aux dernières paroles de la Rogue, je fus forcé de répondre, d'un ton assez sec, sans être pour autant trop méchant :
« Je ne me morfonds pas. »
Au contraire. Je m'occupais de Joyce, je passais mon temps à étudier, je n'avais pas le temps de me morfondre. Si elle pensait que j'agissais avec tout le monde comme avec elle, en me confiant et en chialant la seconde d'après, elle avait tout faux.

Puis l'auror m'avait parlé de cette envie de vengeance. Non, ma motivation ne retomberait sans doute pas après avoir pu me venger. Je ne voulais pas seulement me venger moi ou venger mon frère, je souhaitais venger tous les innocents morts face à ces foutus mangemorts. J'avais hoché la tête une fois que l'auror avait eu terminé de parler. Puis je posai toutes les questions qui me passaient par la tête. Je souris avec elle lorsque la Rogue me demanda d'aller moins vite. Puis elle entreprit de me répondre. 5 ASPIC avec mention "Effort exceptionnel". Privilégier la Défense contre les forces du Mal, la métamorphose, les sortilèges et les potions. Je pensais en être capable. J'étais bon élève, je faisais tout, depuis le début de l'année, pour réussir mes ASPIC et les matières citées plus tôt étaient pour la plupart mes préférées et des matières où j'étais plutôt doué. Je ne pensais pas avoir trop de souci à me faire là-dessus, donc. Elle m'expliqua ensuite qu'il y avait une formation de trois ans à suivre. Je le savais déjà, mais je ne savais pas précisément ce qu'on y faisait. En tout cas, ça m'avait l'air bien difficile tout ça ! En même temps, ils ne pouvaient pas engager n'importe qui, alors toutes ces exigences étaient compréhensibles. Ça me faisait un peu peur, il fallait l'avouer. Mais je me sentais prêt. Je pensais sincèrement pouvoir y arriver. Je me projetais déjà dans le futur, quatre ans plus tard, en train de traquer du mangemort. J'écoutais la belle attentivement, sans rien répondre, acquiescant régulièrement d'un hochement de tête. Je ris lorsqu'elle me parla de mon « problème mensuel ».

Je pris quelques fascicules, comme elle me le demanda, puis elle me proposa de me servir d'un mannequin comme ennemi, voire d'elle. Ni plus, ni moins. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle m'invite à combattre. Mais je n'allais pas refuser ! Je lui fis un large sourire, avant de lui répondre :
« Avec plaisir ! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alicia Rogue
Chef de la nouvelle brigade des aurors
Âge du personnage : 40 ans
Nombre de messages : 1846
Célébrité sur l'avatar : Kate Beckinsale
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 6 Oct - 20:30



• Qui sait, t'es peut-être en face de ton futur collègue ! •
Ft. Duncan Weather & Alicia Rogue


Un métier, une passion, le choix d'une vie. C'était peut-être le dilemme le plus ardu que nous avions à réaliser. Si les catégories étaient multiples, nos attirances l'étaient tout autant. Ce conseil d'orientation était là pour pallier ce manque et diriger ces jeunes têtes blondes vers la meilleure option. Vers cet idéal qui les ravirait, qui leur permettrait de s'épanouir. Être en accord avec ce qu'on réalisait était important, surtout dans un métier comme le sien. Si tous les matins, on se dirigeait au ministère avec des pieds de plombs, cela ne marcherait pas. Il fallait garder cette envie d'évolution, de monde meilleur, d'apporter sa pierre à l'édifice, même si c'était en traquant ceux qu'on considérait comme les rebuts de la société. Être auror, ce n'était pas une sinécure. Si la société actuelle voulait les présenter comme des héros, comme des modèles, c'était seulement pour mieux les discréditer quand ils rataient quelque chose. Cependant comme dans tout métier, il y avait le revers de la médaille. Le travail vous suivait tout le temps, partout. C'était un temps plein, sans pause, car la menace restait présente. Mais surtout, on devait faire avec une collaboratrice intransigeante qu'était la mort. Rater, échouer, pouvait être le synonyme de longue heure de souffrance, de torture ou d'une mort rapide entre les mains de nos ennemis. Il fallait l'accepter, ils n'étaient que des humains parmi d'autres. La preuve la plus flagrante ayant été présenté pendant la nuit rouge. Souvenir dévastateur où s'amoncelaient les cadavres de tous côtés, de tout âge. Chaque personne avait perdu quelqu'un cette nuit-là, proche ou moins proche.

La douleur était née, la crainte également. De son côté aussi c'était le puissant côté de la revanche qui résonnait, en écho avec le jeune homme en face d'elle. Mais elle savait que ce n'était pas sa motivation primaire, que ce n'était pas que cela. La désolation laissée par les mangemorts allait créer beaucoup de vocation, de prise de conscience. Elle serait le déclencheur de nombreux choix, souvent contre eux, à leur bonne surprise. Alicia s'attendait donc à devoir faire face à beaucoup d'adolescents partageant les mêmes convictions. Cette envie de stopper les atrocités commises, de lutter pour leur survie et leurs indépendance pour que le règne des Sang-Purs ne s'établisse pas. Cependant, reparler de ces faits marquants était toujours délicat, même pour elle. L'épouse de Severus, n'avait laissé passer ces sentiments enfouis que des jours plus tard, seule, chez eux. Elle savait donc qu'on voulait se montrer fort, surtout face à une personne comme elle, qui serait peut-être une future collègue. Ce fut pourquoi elle ne se vexa nullement de la réplique plus vindicative que lui fournit le septième année. La brune ne voulait pas le dire de manière douloureuse, où le catégoriser de faible, elle tentait juste des paroles réconfortantes qu'il avait déjà du entendre par dizaine. Horrible litanie. Il n'y avait aucun mot, aucune parole, qui pouvait apaiser le vide laissé par la disparition de son frère. Seul le temps ferait son œuvre. Son regard noisette s'était ancré au sien avec intensité. Son visage n'avait pas esquissé la moindre expression, elle ne répondit pas. Au contraire, elle se fit une joie d'enchainer sur des conseils, voulant juste lui faire prendre conscience de l'impact néfaste qu'aura un jour cette colère qui irradiait de lui. Puis très vite, tout s'enchaina et elle fut inondée de question. Dans un sens, cela la rassurait, elle avait plus l'habitude de gérer cela, y répondant une à une. La brune lui expliqua le parcours à suivre pour atteindre le grade, tant rêver par Duncan, qui était le sien.

Elle avait la vague impression qu'il y arriverait. Il dégageait une certitude et une volonté tenace, malgré le voile de colère qui floutait son jugement. Il serait surement bon et elle voulait voir ce qu'il valait. Bien sûr il ne pouvait pas égaler son niveau, ce qui serait vexant pour la presque quarantenaire, mais il pouvait être doué. Elle avait proposé un combat, à défaut d'autres éléments à clarifier dans son esprit. Sa décision semblait être prise et elle le retrouverait certainement comme la jeune Eden, dans les rangs de la nouvelle promotion de première année. La proposition de combat qu'elle lui fit sembla le ravir, un large sourire s'affichant sur son visage. Était-il si heureux de lui prouver ce qu'il valait? De ce mesurer à quelqu'un de métier? De voir qu'on le prenait déjà comme un potentiel collègue pour les années à venir? Possible. Probable. Elle espérait en tout cas être toujours en vie quand cela serait le cas, ce serait marrant de pouvoir reparler de tout cela bien des années plus tard. Enfin, niveau pratique le duel poserait quelques soucis. La salle de cours n'avait pas été aménagée pour cela et elle ne comptait pas démontrer ce talent avec tous les potentiels aurors, cela serait ingérable. Surtout qu'elle était seule pour assumer la formation! Ma fois, le monde était peu nombreux et elle n'allait pas revenir sur sa décision. Très bien, faisons comme ça. La femme s'était redressée, les bras croisés contre sa poitrine, son regard s'ancra dans le sien. Un ton joueur transperça de sa voix quand elle reprit à son encontre.


-Dans ce cas allons-y, jeune homme.

Ni une, ni deux, Alicia avait tiré sa baguette de sa poche, reprenant d'une poigne ferme ce bois si familier. Qu'est-ce qu'il en avait vécu des choses ensemble, des combats, des désillusions, des joies. Elle revenu vers le centre de la pièce alors que quelques élèves renteraient dans la salle de classe qui lui avait été dédié. Certains regardèrent les parchemins qu'elle avait disposés un peu partout, d'autres partirent chercher les fascicules explicatifs qu'elle avait posés sur le bureau professoral. Au milieu de la salle, elle agita sa baguette. Le bois clair se mouva dans un sens et puis l'autre, faisant se reculer, table, chaise et autres objets gênants. Un nouveau mouvement de poignet et l'espace étaient suffisants pour bouger sans se faire mal. Du coin de l'œil, elle vit une jeune fille s'attaquer au mannequin, elle n'était pas sur de ces mouvements, ils étaient un peu lent mais la hargne et la volonté qu'elle y mettait se voyaient. Un sourire se dessina ses lèvres. Assurée, l'employé du ministère revient vers le centre de la pièce, prenant une posture nonchalante, invitant le jeune Weather à en faire de même.

-Connaissez-vous les bases du duel ? ..Certes, vos ennemis ne vous feront pas le plaisir d'user de ces règles de bienséance et ne se trouveront pas lâches d'être en supériorité numérique. Mais commençons comme des gens civilisés. Son sourire s'agrandit, son regard capta le sien. On se salue, on fait demi-tour, on compte trois pas et on se retourne en lançant le sort.

Il lui semblait bien que son mari et sa fille avaient parlé d'un club de duel, qui s'était ouvert sous l'hégémonie d'Albus. Néanmoins, l'ex-serdaigle ignorait si Cornélia avait gardé cette idée qu'elle jugeait parfaitement judicieuse. En tout cas, s'il le savait déjà, elle l'avait dit pour tout le monde. La salle semblait s'être remplie un peu plus. Un énième pourcentage des dernières années, mais il y avait plusieurs personnes qui s'intéressèrent immédiatement à ce qui se passait. La curiosité se sentait, ils attendaient. Elle n'avait pourtant pas esquissé le moindre mouvement, jugeant préférable de rajouter quelques points.

-Je vous laisse attaquer, je vais me contenter de me défendre. Mais un conseil, valable pour tous, il ne faut pas vous laisser déconcentrer par quoique se soit. Un seul faux pas peut vous être fatale. Il ne faut pas hésiter non plus à profiter du terrain. Mais le plus important, c'est de connaitre son adversaire. À force de les traquer, de connaitre des noms, vous verrez des préférences, des caractères, et tout cela pourra vous aider à les trouver, à les arrêter et à les combattre. D'autres questions avant de commencer?

Fatalement Alicia ne comptait en aucun cas lui faire peur où se défouler, mais elle trouvait nécessaire d'exprimer ce petit rappel. Le souvenir de ce qui s'était passé avec Levinson était encore frais dans sa mémoire. Un mouvement réflexe et l'homme qu'elle tenait à sa merci devenait le tortionnaire dans la seconde. Elle avait eu sa chance de s'en tirer, il ne fallait pas tenter le diable.

-Êtes-vous prêt, Duncan?

Elle attendit un signe d'assentiment de sa part avant d'ouvrir les hostilités. Lentement, elle prit position face à lui avant de réaliser ce qu'on qualifierait de 'salut chinois', avant de faire volte-face en même temps que Duncan. Elle compta les trois pas réglementaires, sans se presser, puis se retourna dans un calme tout à fait déconcertant. C'était lancé! Elle s'attendait à tout, même si elle repassait dans un mode de fonctionnement qui lui était propre. Fruit du conditionnement, des années de pratique et de métier, couplé aux nombreux duels qu'elle avait déjà effectués contre son mari. Vous imaginez donc, oui, elle avait déjà perdu dans sa vie.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mar 21 Oct - 21:27
Invité
Passé, présent et avenir n’avaient plus aucun sens pour moi. Zac était censé faire partie du passé, mais je n’arrivais pourtant pas à m’y faire. Très souvent, je me surprenais en train d’espérer que Zac rentre tout à coup dans ma chambre et saute sur mon lit pour m’embêter, comme il en avait l’habitude. Chaque fois que j’entendais un bruit, l’idée que ce soit lui me traversait soudainement l’esprit, le temps de quelques fractions de secondes. Et ces quelques fractions de secondes me faisaient un bien fou. Un bien que je ne ressentais quasiment plus depuis la Nuit Rouge. Il semblait toujours faire partie de ma vie. Souvent, je sentais sa présence, comme si il était là, à côté de moi. Peut-être n’était-ce qu’une simple sensation, une hallucination. Mais je le sentais. J’avais toujours l’impression qu’il était toujours là, dans mon présent. Qu’il se trouvait quelque part et qu’il allait à un moment ou à un autre, débarquer en disant que c’était une blague. Je ne pouvais pas envisager mon avenir sans lui. Mon avenir me paraissait tellement loin. Le souvenir de Zac me raccrochait au passé et m’empêchait d’avancer. Je ne réussissais même pas à m’imaginer dans dix ans. Vingt-huit ans… Ça me paraissait à mille siècles de moi. Je ne réussissais pas à m’y projeter. Pour moi, je resterais toujours dans cette situation : Joyce traumatisée, moi l’épaulant et Zac quelque part d’autre, absent de notre vie. J’avais l’impression que je ne ferais jamais mon deuil. Peut-être que s’il était mort d’une façon plus naturelle, j’aurais réussi à remonter la pente. Mais là, c’était tout sauf une mort naturelle ! Joyce l’avait tué, pendant la Nuit Rouge, à Poudlard. Ni la cause, ni le contexte n’étaient naturels. Ma vie était inenvisageable sans lui. Je ne pourrais jamais passer à autre chose. Je ne voulais pas passer à autre chose. Je ne voulais pas l’oublier ! Je ne voulais pas être épanoui sans lui ! Il devait faire partie de mon bonheur. Il devait faire partie des grands jours de ma vie ! Il devrait être là le jour des résultats des ASPIC, il devrait être là le jour où j’aurais mon diplôme et où je commencerais à exercer le métier d’auror, il devrait être là le jour de mon mariage. L’idée qu’il soit absent pour les cinquante, soixante, soixante-dix ans restants de ma vie m’était inconcevable ! Je ne pouvais pas me projeter dans cet avenir sans être certain qu’il en fasse partie. Passé, présent et avenir n’avait plus aucune valeur. C’était pourtant simple : le passé, c’était Zac, et l’avenir, c’était moi auror, Joyce épanouie et Zac, toujours dans nos mémoires, mais plus dans nos vies. C’était simple, mais pourtant inconcevable. Zac devait faire partie de ma vie.

Pourtant, je savais au moins que de mon avenir devait faire partie une chose : la vengeance. Je souhaitais venger Zac, ainsi que tous les autres élèves qui avaient été liés à la Nuit Rouge. Les mangemorts étaient des ordures à éradiquer. C’était bien pour ça que j’étais ici aujourd’hui. Auror me permettrait de me venger. La Rogue m’avait proposé alors un duel avec elle. J’étais plutôt content ; ça risquait d’être marrant. Ça pourrait déjà me donner une petite expérience des duels, puisque je n’avais jamais eu l’occasion d’en faire. Je souris et me levai en même temps qu’elle. On se plaça plus au centre de la pièce, puis elle me demanda si je connaissais les bases du duel. Question rhétorique, puisqu’elle y répondit elle-même. Je connaissais à peu près pour avoir déjà lu des livres là-dessus, mais je n’en avais jamais pratiqué aucun. Entre-temps, d’autres élèves avaient fait leur apparition dans la salle. Beaucoup étaient entrés par simple curiosité, puis en étaient ressortis aussi vite ; mais une fois qu’ils avaient compris ce qui allait s’y passer, la plupart décidèrent de rester. Leurs regards posés sur moi ne faisaient que me mettre une pression supplémentaire. Mes joues devaient sans doute avoir quelque peu rougi. Je n’étais généralement pas timide, mais ce genre de moments était plutôt gênant. Si je faisais une gaffe, si j’étais nul, les autres élèves me riraient au nez. Pendant que l’auror parlait, je réfléchissais aux sorts que je pourrais lancer. Je devais assurer ! La honte, sinon… Je n’avais pas écouté tout ce qu’elle avait dit, mais je répondis malgré tout « Non. » lorsqu’elle me demanda si j’avais des questions. Puis j’hochai la tête timidement lorsqu’elle me demanda si j’étais prêt. Nous commençâmes alors. Je saluai à la suite de la Rogue, nous nous retournâmes, j’avançai de trois pas. Puis je me retournai, sortis ma baguette et criai :
« Everte Statim ! »
Bon, pour l’originalité, on repassera. Mais en même temps, ce sort était un peu le sort passe-partout et surtout un sort utile ! S’il réussissait et si la Rogue se retrouvait au sol, c’était le moyen pour moi de la réattaquer derrière. Puis qui sait, sa baguette pourrait peut-être être perdue en chemin ? Quoique… En y repensant bien, elle était auror quand même ! Elle devait avoir appris à bien garder sa baguette en main. Mon sortilège avait même plus de chance d’échouer que de réussir. Ce n’était pas une débutante, elle devait avoir l’habitude de ce genre de sorts. Enfin… espérons toujours !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alicia Rogue
Chef de la nouvelle brigade des aurors
Âge du personnage : 40 ans
Nombre de messages : 1846
Célébrité sur l'avatar : Kate Beckinsale
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 12 Avr - 18:28



• Qui sait, t'es peut-être en face de ton futur collègue ! •
Ft. Duncan Weather & Alicia Rogue


Provoquer l'engouement, faire embrasser de nouvelles vocations. C'était l'ultime but de ce salon d'orientation. La tache pouvait se révéler ardue, quand on savait comment les dépeignait la gazette du sorcier, depuis la nuit Rouge. Des êtres incapables de stopper le massacre causé par les mangemorts. Alicia aurait aimé les voir, ces personnes, ces politiciens qui passaient l'entièreté de leur temps le cul visé sur une chaise, aux prises avec de véritables démons, sans foi ni loi, sans âme. Dont la seule préoccupation avait été de verser le sang des innocents. Cependant, malgré les inévitables peines et les douloureux deuils qui avait suivis, ce carnage avait révélé des envies et une motivation farouche chez la nouvelle génération de se battre pour leur liberté, pour leur survie. Si pour beaucoup le métier d'auror était une sorte d'idéal futur, pour d'autres s'était devenu la solution de la vengeance. Un point sensible dont il faudrait se méfier et en user avec parcimonie. C'était également le cas de son jeune vis-à-vis, le premier septième année à affronter sa salle de présentation et à faire fi des indications placardés sur la porte. Outre cette colère, ou la souffrance d'avoir perdu un être qui lui était cher, il y avait une motivation tout aussi profonde, une envie de changement qui faisait écho à ce qu'elle-même avait espéré en s’engageant au ministère, il y avait bien des années de cela. Convaincre le jeune rouquin fut aisé, sa décision n'attendant qu'une dernière validation emplie de question rhétorique mais pas des moins importantes. Quoi qu'il en soit, ayant rassasié son esprit curieux et tentée par le peu d'engouement momentané, elle proposa un duel que Duncan fut semblait-il ravi d'accepter. Ce n'était qu'un entrainement, il n'y avait aucun enjeu, rien à gagner, rien à perdre.

En quelques instants à peine, l'ancienne Serdaige se retrouvait au milieu de la pièce, dégagée, à expliquer les bases d'un duel de sorcier. Certes, c'était sans doute illusoire quand on savait que les mages noirs ne se donnaient pas la peine d'être fair-play, mais son but n'était pas de le dégouter à vie de cette profession. Juste d'essayer de lui apprendre de nouveaux éléments. L'imminence d'un combat, aussi simple soit-il, intriguaient les jeunes têtes blondes qui fixaient depuis les deux protagonistes, restant sur place en attendant patiemment le début de ce combat. Il était vrai que sa salle à peu près déserte jusqu'alors, semblait gonflée plus le temps passait. Ce qui allait se produire s'était sans doute répandu comme une trainée de poudre, compter sur les élèves pour cette indiscrétion. Du coup, alors que son regard noisette le fixait, elle jurerait avoir vu les joues du futur étudiant s'empourprer. Comme pour lui donner un peu de courage, ses lèvres fines s'étirèrent en un sourire encourageant. Le maigre assentiment qu'il parvint à fournir lança alors l'assaut. Suivant à la lettre ce qu'elle avait expliqué auparavant, elle réalisa les enchainements classiques et faisait déjà volte-face pour parer au sort du jeune homme. Oh, elle s'attendait à tout et en même temps, la crainte ne se lisait pas son visage. Le plus grand principe que Maugrey leur avait martelé dans le crâne était de ne jamais sous-estimer l'adversaire, mais il y aurait quelque chose de particulièrement décevant à se retrouver mise à terre par un garçon. Question de fierté. Quoi qu'il en soit, loin de se démonter, il lui lança un sort utile, passe-partout, un très bon exemple au final. Mais sa baguette fermement logée dans sa main, dans un parfait accord et sans effort apparent, la future quadragénaire n'eut aucun mal à l'éloigner. D'un mouvement, elle envoya le sort valser au sol ce qui eut pour effet de faire s'envoler sur deux mètres la chaise se trouvant à proximité. Un sourire amusé apparut sur son visage alors que ses lèvres s'entrouvraient pour reprendre la parole.


-Excellente idée. Un sortilège simple et efficace, tout comme l'aurait été un expelliarmus. Certes, c'est prévisible mais quand il marche, c'est tout à votre avantage. Vous auriez eu tort, jeune homme, de ne pas essayer de commencer par cela.

Véridique. Il était vrai qu'en pleine attaque, comme lors de la nuit rouge, le niveau de répercussion en cas de réussite était souvent une douleur plus cuisante qu'un joli vol plané, mais on devait maitriser le sortilège le plus simple avant de penser au suivant. Puis, elle se plaisait à distribuer ces conseils, même si la plupart les avaient déjà emmagasinés. Certes, Alicia avait déjà eu l'occasion et plus d'une fois de devoir former ou prendre sous son aile des jeunes collègues, mais ce n'était pas pour autant qu'elle savait gérer des élèves. Elle n'était aucunement professeur et n'avait d'ailleurs jamais souhaité cela. Si elle avait une patience nettement plus développée que son mari, elle était sûre qu'ils finiraient par lui courir sur le carafon comme pouvait le faire Potter ou Black quand ils s'y mettaient. Elle ne comptait d'ailleurs pas le nombre de combat singulier qu'elle avait fait avec eux. N'ayant nulle intention de s'arrêter en si bon chemin, le Serdaigle avait relancé par un autre sort qu'elle avait cette fois paré d'un protego. Le charme du bouclier, autant dire que c'était LE sort qu'on lançait pratiquement le plus dans une vie.

-Un sort passe-partout mais extrêmement pratique que celui du bouclier. Puissant, utile et nécessaire dans tout combat. Par contre, si je puis me permettre, Duncan, et ça vaut pour tout le monde ici. Elle avait englobé la salle. Lancez-les en informulés. Ça n'a pas beaucoup d'importance ici, mais c'est une chance de moins que vous laissez à vos ennemis.

Cela leur permettait d'être moins prévisible et de ne pas permettre aux autres de savoir ce qui allait leur tomber dessus. Enfin, cette précaution avait beau être prise certains maléfices avait une couleur reconnaissable entre mille et on n'ignorait pas leurs significations, comme celui de la mort. Ponctué de petite phrase dans un style proche des précédents, leurs duels semblaient se poursuivre sur la même lignée, tandis que leurs duos étaient observés par plusieurs paires d'yeux inquisiteurs. Selon la brune, nul doute qu'avec la ténacité dont il faisait preuve, il parviendra à de sacrées prouesses et de merveille dans quelques années. Qui sait peut-être se croiseront-ils vraiment dans quelque temps, au sein même du bureau des aurors. Peu à peu, après quelques échanges plus rapides, la pièce sembla dérangée. Des chaises renversées, des tables bousculées, des affichés décrochées et des mannequins à qui ils manquaient un bras. Sans doute cela suffirait-il comme exemple. Regagnant une position moins défensive, le souffle toujours régulier, Alicia releva doucement sa baguette pour signifier qu'on en resterait là.

-Restons-en là pour cette fois-ci, si vous le voulez bien Monsieur Weather. Vous aurez toutes les occasions de vous entrainer l'année prochaine, si vous prenez cette voix, bien sur.

Quelques mouvements de poignets sur et ferme et le désordre se rangea en même temps. Elle baissa même la tête alors que le bras du mannequin rejoignait le corps de son propriétaire et que la foule se dispersait après une exceptionnelle razzia sur les affichettes indicatives. Doucement, elle revient vers le jeune roux, ne perdant rien de sa prestance.

-Vous ai-je convaincu?

C'était bien là le défi qui lui avait lancé non? Nonchalamment, Alicia reposa sa baguette dans une de ces poches avant de rejoindre le petit bureau où elle avait pris place au départ de cette après-midi, qui s'avérait du coup beaucoup plus mouvementé que prévu. Elle espérait également avoir balayé la crainte du nom écrit sur la pancarte vis-à-vis des quelques renfrognés. Mais surtout d'avoir fait disparaitre une partie des articles calomnieux à leur encontre, qu'on avait publiés tout l'été. Wait and see.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 17 Mai - 19:09
Invité
La Nuit Rouge avait provoqué une réelle rupture dans l’histoire de la magie. C’était un événement qui avait marqué toute la génération de sorciers actuelle et avait touché le monde entier, si bien qu’il y avait véritablement eu un avant et un après Nuit Rouge. C’était un drame qui avait changé les mentalités et la vision du monde de tous. En même temps, il s’agissait de l’action la plus violente depuis le retour des mangemorts, qui montraient clairement, par cette action, qu’ils n’avaient aucune limite : ils pouvaient tuer des centaines d’élèves sans qu’ils n’en éprouvent aucun remords. C’était sans aucun doute l’une des batailles les plus meurtrières de toute l’histoire. Elle avait tué, voire torturé, de jeunes adolescents par centaines ; comme moi, elle avait transformé des dizaines d’élèves en loup-garou ; elle avait endeuillé des milliers de personnes, brisé des familles entières. Tout le monde avait été touché de près ou de loin par la Nuit Rouge. Elle avait traumatisé le monde entier. Et à présent, nous devions tous nous mobiliser contre Voldemort et ses disciples. Depuis la Nuit Rouge, nous pouvions dire qu’ils étaient véritablement de retour et prêts à tout pour atteindre leurs objectifs. Il fallait que des personnes s’opposent à eux, et c’était justement le but des aurors. C’est à vérifier, mais je pense que le nombre de candidats à la sélection des futurs aurors avait considérablement augmenté après la Nuit Rouge. La bataille avait fait naître dans l’esprit de beaucoup de jeunes sorciers une envie de défendre leur nation contre les barbares qu’étaient les mangemorts, de venger tous les proches qu’ils avaient perdus et tous les autres sorciers tués de manière totalement injuste et arbitraire au cours de la Nuit Rouge et de tous les autres massacres qu’avaient perpétré les soldats du mal. Et c’était tellement bien ! Cela montrait que des personnes avaient encore le courage de se battre ! Il le fallait, dans une telle période ! Il fallait gonfler les rangs des aurors, il fallait protéger la population, se battre contre ces monstres !
Même si pour beaucoup les aurors n’avaient pas assuré lors de la Nuit Rouge, je ne pense pas, personnellement, qu’ils aient été incompétents. Ils n’auraient jamais pu empêcher tous ces morts, mais ils ont malgré tout su limité les dégâts. Et pourtant, je suis le grand frère d’un des nombreux morts… Et pour avoir été au cœur de l’événement, je peux dire qu’ils ont fait leur maximum. Les mangemorts étaient des centaines, les élèves également, tandis que les aurors étaient dix fois moins nombreux. Ils ne pouvaient pas empêcher tous ces massacres ! D’autant plus que les élèves étaient livrés à eux-mêmes tout le temps que les aurors ont mis pour arriver sur les lieux. Et les mangemorts n’avaient absolument aucune clémence et tuaient tout ceux qu’ils croisaient – des enfants sans aucun moyen de se défendre. Les aurors ont réellement évité beaucoup de morts ! S’ils n’avaient pas été là, je pense que le double de morts aurait pu être ajouté. Malgré tout ce qu’on avait pu en dire, ils avaient été des héros !

J’étais un peu gêné, il fallait l’avouer. Des dizaines d’élèves étaient arrivés et d’autres arrivaient encore. Ils avaient formé tout un demi-cercle, nous fixant avec attention. Je me devais d’assurer, pour éviter de me ridiculiser. Je ne doutais pas du fait que l’auror éviterait peut-être de trop me ridiculiser, ayant bien conscience que les élèves n’hésiteraient pas à se moquer de moi dans un tel cas.
Mon premier sort fut un échec, puisqu’il fut dévié par la Rogue. En même temps, c’était évident. Ce sort était la base et elle avait suffisamment d’expérience, elle, grande auror, pour pouvoir avoir le réflexe de déjouer un sort aussi simple et basique. C’était évident et je le savais à la seconde même où j’avais lancé ce sort. Mais bon, je n’étais qu’en septième année et je ne connaissais pas tant de sortilèges que ça – si mes professeurs m’entendaient… Je n’étais pas auror depuis dix ans en tout cas, je n’avais pas suffisamment d’expérience pour maîtriser l’art du duel et tous les sortilèges utiles dans ce genre de situation. Mon adversaire d’un moment me félicita pourtant. Je ne saurais dire s’il s’agissait d’un réel compliment ou bien si elle trouvait que mon sort était nul et qu’elle souhaitait simplement m’encourage, ou bien m’éviter d’être ridicule devant les autres élèves qui se régalaient du combat.
Je décidai alors, après ma première tentative échouée, d’enchaîner avec un deuxième sort, un peu plus puissant. C’est ainsi que je lançai un sortilège de désarmement. Celui fut également contré par un protego. De toute manière, je ne pouvais absolument rien faire contre une auror telle que l’était Alicia Rogue. Elle était beaucoup trop expérimentée, je n’étais qu’un étudiant. À moins que je lance un sortilège impardonnable – et je n’étais même pas sûr qu’il aurait atteint sa cible –, tous les sortilèges seraient contrés ou déviés par mon adversaire.
Je tentais malgré tout de ne pas me laisser démonter. Aussi je ripostais sans cesse avec de nouveaux sortilèges. Peu atteignirent leur cible, beaucoup furent déviés et saccagèrent la pièce entière, mais au moins, j’avais le courage de continuer. Et sans aucune prétention, je trouve m’être débrouillé relativement bien – pas de quoi subir une humiliation devant mes camarades, en tout cas.

Après plusieurs minutes, la Rogue proposa de nous en arrêter là. Plutôt épuisé par le duel, j’étais d’accord. D’un coup de baguette, la pièce fut rangée, après quoi l’auror me demanda simplement si elle avait réussi à me convaincre. Je souris.
« Je crois que oui. »
En effet, elle m’avait véritablement conforté dans mon choix. Je voulais devenir auror, c’était une certitude.
Il était alors temps de nous quitter. Avant de partir, je lui demandai, timidement :C'é
« Il serait possible de garder contact ? »
La Rogue semblait être une bonne conseillère et une bonne professeure. Je serais vraiment ravi de pouvoir lui envoyer quelques lettres dans le cas où j’aurais d’éventuelles questions à lui poser.
Avant de partir, également, la tentation fut plus forte que tout :
« Vous êtes qui pour le professeur Rogue ? demandai-je tout bas. »
Lorsqu’elle me répondit que notre Severus Rogue était… son mari, je tombai des nues. Puis je sortis de la pièce, abasourdi de cette nouvelle. Comment Rogue pouvait avoir une femme aussi belle ?

HS:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Peut-on se passer de la farine de blé ?
» Peut-on Esperer Un Changement En Haiti ????
» Je n'aurais peut être pas dù (pv Samus)
» Ce qui ne peut être évité, il faut l'embrasser.
» Peut-être le début d'une nouvelle amitié... [PV Nuage De Pie]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 3 :: Salon de l'orientation-
Sauter vers: