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• Vole petit hibou, vole ! • Duncan & Joycichou •

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Jeu 1 Mai - 22:25
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L’année allait bientôt être terminée. C’était incroyable comme elle avait passé vite ! Je pensais pourtant que ça allait être tout l’inverse. Avec les nouvelles règles et la forte autorité qui régnait à présent dans l’école, j’aurais plutôt pensé que ma septième année allait être la plus longue de ma scolarité, puisque cette année, nous avions moins de temps libre, moins de droits et donc moins d’amusement… Mais finalement non. Peut-être était-ce aussi parce qu’il s’agissait de ma dernière année ? Parce que j’étais vraiment pressé de la terminer, de quitter l’école et de me lancer dans la vie active ? Oui, j’avais hâte de quitter cette école. Elle avait longtemps incarné un véritable petit paradis, un endroit calme, paisible, serein. Mais depuis la Nuit Rouge, je n’avais jamais réussi à m’y sentir aussi bien qu’auparavant. Je pense que c’était tout à fait normal. Moi et Joyce avions décidé d’y retourner pour ne pas abandonner tout alors qu’on avait presque terminé. Mais s’il n’y avait pas eu les ASPIC, si nous n’avions pas déjà passé six ans à Poudlard, nous n’y serions sûrement pas retournés. Je me sentais totalement mal à l’aise là-bas. Et je savais que tant que je resterais dans l’école, le souvenir de la Nuit Rouge, de Zac, ne s’effacerait jamais. Oh, Poudlard ou pas, il ne s’effacerait jamais, c’était sûr ! Mais en tout cas, il pourrait s’atténuer sans l’école. Pour moi, mais aussi et surtout pour Joyce, qui souffrait le plus de la mort de Zac. Je ne sais pas si elle était pressée de quitter Poudlard ou non, mais je savais qu’une fois sortie d’ici, son état pourrait s’améliorer. Ainsi donc, il allait bientôt falloir s’en aller d’ici. Une page allait se tourner. Une page importante de ma vie, mais qu’il était nécessaire, à présent, de tourner. Une page tournée qui allait sans doute s’ouvrir sur une nouvelle vie, une vie meilleure, une vie où je ne serais pas contraint de passer dans le couloir qui a vu mourir de Zac, une vie où le souvenir de la Nuit Rouge ne me hanterait pas. Ça allait être pour moi une délivrance.
Alors qu’au début de l’année je ne savais pas du tout ce que je voulais faire plus tard, à cette période-là de l’année, j’étais totalement sûr de mon orientation. J’avais eu la chance, au salon de l’orientation qu’avait organisé Poudlard en hiver, de rencontrer une auror. A partir de ce moment-là, j’ai tout de suite été attiré par ce métier. Peut-être était-ce parce que l’auror me l’avait bien – voire trop bien – vendu, mais il s’avérait que ce métier me plaisait. Je me voyais bien traquer les mangemorts, en attraper un maximum et les coffrer. Ce qui m’attirait aussi dans ce métier, c’était peut-être la vengeance. Oui, être auror me permettrait de tuer ces mangemorts, ces foutus mangemorts, qui ont fait que, aujourd’hui, Zac n’était plus de ce monde. Je pourrais me venger des mangemorts qui m’avaient transformé en loup-garou. Peut-être même pourrais-je attraper Greyback. Mais si un jour j’ai la chance de le trouver, que ce soit par hasard ou non, je ne chercherai même pas à l’envoyer à Alcatraz. Non, l’emprisonner serait beaucoup trop aimable. Lui, je le tuerais sans hésiter, en le faisant souffrir, de préférence, si l’occasion m’en serait donnée. Ces paroles étaient peut-être choquantes pour mon jeune âge. Mais n’était-ce pas tout à fait légitime ? J’avais vécu tellement de drames au cours de la Nuit Rouge – la mort de Zac, ma transformation, tous ces jeunes morts – que me venger était primordial. Peut-être que certains diront « répondre à la violence par la violence, c’est mal », mais au bout d’un moment, il fallait arrêter d’être hypocrite ; quiconque aurait vécu ce que j’avais vécu réagirait comme moi.

Nous étions en week-end ce jour-ci. Les week-ends, nous avions le droit à un peu plus de liberté, bien que celle-ci restât malgré tout limitée. J’avais demandé à mon surveillant de ne venir que cet après-midi. Je lui avais expliqué que je comptais profiter du bon temps avec ma sœur pour éduquer notre hibou. Eh oui, aussi fou que ça puisse paraître, éduquer un hibou était possible ! Vous vous doutez bien que lui faire faire de la voltige – mieux que de l’éducation, c’était carrément de la voltige qu’on comptait faire faire à notre hibou – était une idée de Joyce. Mon surveillant n’avait pas refusé et devait donc arriver seulement à midi trente. J’avais la chance d’avoir un surveillant aussi gentil. Il ne me collait pas et me laissait beaucoup de temps libre, alors ça m’allait très bien. De toute manière, me suivre toute la journée ne servait à rien… D’une part parce que mon comportement était quasi-irréprochable et d’autre part parce que me transformer en loup était totalement impossible la journée.
C’est ainsi que moi et Joyce nous étions retrouvés après l’heure du déjeuner, dans le hall de l’école. Ma sœur devait se charger d’aller chercher Groms, notre hibou, et de l’amener avec elle. C’est donc tout naturellement qu’elle vint à ma rencontre, le volatile sur sa main.
« Salut Joyce, bien dormi ? demandai-je, un grand sourire sur les lèvres. »
Je caressai machinalement Groms et commençai à marcher vers la porte de sortie, Joyce à mes côtés. Nous comptions nous rendre au bord du lac, où nous serions plus tranquilles pour apprendre la voltige à notre hibou. En descendant les escaliers de marbre, je décidai de lancer la conversation avec Joyce :
« Hâte de pouvoir apprendre tout ça à Groms ? »
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Sam 24 Mai - 16:53
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Allez ! Grommy vole !
Parce que le temps passe et ne s’arrête pas. Que l’eau coule sous les ponts, il fallait pouvoir avancer, mais pour Joyce, c’était dur, compliqué, pour un pas en avant de fait il y avait deux pas en arrière qui se rajoutait. Drôle de marche je sais. Mais un jour, elle finirait bien par arrêter ce petit manège et avancerait. Elle irait de l’avant. Parce qu’il le fallait, car rester constamment dans le passé n’arrangeait rien et faisait empirer les choses. Mais ses cauchemars étaient toujours aussi présents et Zac continuait à venir la hanter dans son sommeil, inlassablement. Alors, cette année, elle s’était bien plus concentrée sur ses études qu’autre chose. Avant, elle profitait de ses amis, de la vie, mais ça c’était avant. Et puis, cette année était sa dernière année à Poudlard, l’année la plus cruciale, cette année, elle allait devoir passer avec son frère jumeau, Duncan, les ASPICS. Au fur et à mesure que les jours passaient et la rapprochait un peu plus des examens de fin d’année, son stress augmentait. Elle n’en parlait pas vraiment, préférant garder tout pour elle-même. En tout cas, une chose de sûr, elle n’en parlerait pas à ce fichu psy de pacotille ! Il avait certainement dû avoir son diplôme de psychologie dans une pochette surprise. Leah l’aidait beaucoup, la Gryffondor avait vécu la même chose qu’elle lors de la Nuit Rouge et c’était donc, bien plus facile pour elle de se confier à la jeune fille.

Aujourd’hui, elle allait pouvoir profiter de la matinée pour être son frère. Une journée rien qu’à eux. Sans le surveillant de celui-ci. Elle avait trépigné d’impatience dans son lit, la veille au soir et avait donc eu du mal à s’endormir. Et ce matin, elle s’était réveillé le sourire aux lèvres. Elle s’était rapidement habillée, enfilant ses habits de Serdaigle, elle se « brossa » les cheveux à sa manière, soit en maintenant ses doigts dans les cheveux et en se coiffant grâce à eux. La rouquine avait dévalée les escaliers jusqu’à la Grande Salle où elle avait pris son petit déjeuner entourée des autres membres de sa maison, cherchant du regard des personnes qu’elle pouvait connaître ainsi que Duncan. Pour son jumeau, s’était raté, elle ne le voyait pas mais pour les autres connaissances, elle en avait repéré quelques-uns. La dernière année était chargée d’aller chercher leur hibou à la volière car ils avaient prévu de lui apprendre à faire de la voltige. En faites, c’était elle qui avait proposé l’idée et elle en était même plutôt fière ! Bon, après, ça serait un sacré défi, car il faudrait réussir à faire obéir Groms et ça, ce n’était pas gagné d’avance ! Ils pouvaient même ne pas réussir à faire quoi que ce soit avec lui de toute la matinée et mosieur puisse aussi décider de les embêter. Alors, après avoir fini de prendre un copieux petit déjeuner et aller chercher leur hibou grand-duc familial puis alla rejoindre Duncan dans le Grand Hall de l’école de magie, un magnifique sourire sur ses lèvres :

« Hello Duncan ! Connue mieux … j’ai eu du mal à m’endormir … et toi ? »

Groms montra des signes d’appréciations face aux caresses du jeune homme mais restant toujours méfiant car il se doutait bien que quelque chose clochait. On ne le sortait pas pour rien de la volière. Il était de nature méfiante, grognonne, un vrai chieur quand il le voulait mais il pouvait être aussi très gentil. Mais il avait surtout un sacré mauvais caractère. Le regard couleur émeraude de la jeune métamorphomage se tourna vers le loup-garou quand il lui adressa de nouveau la parole, un sourire fleurit sur ses lèvres. Oh que oui qu’elle avait hâte de pouvoir apprendre tout ça à Groms ! Même si elle doutait que l’intéressé soit tout aussi enthousiaste quand il comprendrait ce qui se passerait. Mais chaque chose en son temps :

« Tellement hâte ! J’y ai pensé pendant toute la semaine Dudule ! Et toi ? Tu as hâte ? »

Ce n’était peut-être pas bien que cette semaine elle ait plus pensé à ce qu’ils allaient faire avec Groms que de penser à son examen. En pensant à cela, elle se mit à s’en vouloir. Il fallait qu’elle se ressaisisse ! C’était décidé, ce soir, elle allait réviser encore plus qu’à son habitude pour rattraper le retard qu’elle pensait avoir pris cette semaine ! Au fur et à mesure que les jours rapprochaient les dernières années des ASPICS, Joyce se mettait à stresser de plus en plus et quand elle stressait elle se goinfrait de sucreries. Bon, après, elle avait la  chance de faire partie des gens qui ne grossisse jamais même en mangeant énormément et pas toujours des choses bonnes. Donc, tout ce qu’elle pouvait craindre à présent, c’était surtout une crise de foie et non une prise de poids. Oh ça rime ! Bon bref, les deux bleus et bronze se dirigeaient vers le lac, là où ils avaient décidé d’entraîner Groms à la voltige :

« Dis Dudule … tu stresses pas toi pour les ASPIC ? Moi, je stress de plus en plus au fur et à mesure qu’on s’en rapproche ! »

Au bout de plusieurs longues, très longues minutes de marche, ils finirent par arriver à destination. Il n’y avait personne d’autre qu’eux dans les alentours. Ils étaient seuls avec leur hibou familial. Les autres devaient être plus loin ou en train de faire on ne sait quoi. En même temps, on était en week end et c’était la matinée, certains devaient profiter de cette matinée pour récupérer le sommeil qu’ils avaient perdu pendant la semaine. La Serdaigle quant à elle, faisait à présent, beaucoup mais alors beaucoup moins de grasses matinées alors que les examens approchaient, elle n’arrivait pas à se permettre cela. Elle se permettrait de faire des grasses matinées quand elle se rentrait chez eux, dans leur maison. Se tournant vers son frère jumeau, elle ouvrit la bouche pour faire entendre sa voix :

« Je propose qu’on essaye tout d’abord de voir s’il accepte de voler et revenir vers nous quand on le lui demande si tu es d’accord Duncan ! »

Ça serait déjà un bon point de départ selon elle. Car s’il refusait d’obéir à ces deux simples ordres, ils seraient mal barrés pour les autres « exercices » qu’ils allaient lui demander de faire.


© night sky.
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Sam 21 Juin - 22:00
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Il était nécessaire et crucial pour moi de faire plaisir à Joyce, de m’en occuper. La Nuit Rouge avait eu un tel impact sur elle que je me devais d’être là pour elle. Alors je passais parfois des journées entières à ses côtés, dans le simple but de la faire rire, de lui changer les idées, de lui faire oublier Zac le temps d’une après-midi. Parfois, je me demandais si c’était utile. Le traumatisme dû à la Nuit Rouge resterait toujours, j’en étais certain. Aussi certain que je ne pourrais jamais oublier, moi, ce massacre, la mort de Zac, ma transformation. On était dans le même cas finalement. Tous deux étions profondément bouleversés par cette foutue nuit. Les souvenirs liés à cette bataille resteront à jamais gravés dans notre mémoire, revenant chaque nuit dans nos pires cauchemars. La Nuit Rouge avait tout changé dans notre vie. Il n’y avait plus Zac, j’étais un loup-garou. Chaque jour, lorsque je verrais la chambre de Zac vide, chaque pleine lune, lorsque je deviendrais cette bête sauvage, je serais obligé de me remémorer cette nuit. Joyce était pareille. Et par-dessus tout, c’était elle qui avait tué Zaccary. Nous étions pareils, mais nous manifestions simplement nos sentiments différemment. Moi, je ne les manifestais même pas du tout. J’intériorisais. Je ne laissais rien paraître, jusqu’à ce qu’arrive le soir et que je me retrouve dans ma chambre ; là, je pleurais. Je pleurais la mort de Zac, je pleurais mon nouveau statut de loup-garou, je pleurais cette nouvelle journée passée dans ces murs, qui avaient vu le meurtre de mon petit frère. Il était très difficile pour moi de m’en remettre. Encore une fois, je savais que je ne m’en remettrais jamais totalement, mais je savais cependant que j’arriverais à avancer, ne serait-ce qu’un tout petit peu, une fois sorti d’ici. Encore plus si mon désir de devenir auror devenait réalité. Ça pourrait vraiment m’aider à avancer, à évoluer. Devenir auror et tuer du mangemort me ferait toujours autant penser à la Nuit Rouge, certes, mais ça me permettrait de me venger et, donc, d’avancer dans la vie. En attendant, j’étais contraint de rester ici, dans cette école, à suivre tranquillement les cours pour pouvoir espérer un jour intégrer le ministère. Et évidemment, en parallèle, il me fallait m’occuper de Joyce, qui elle, à l’inverse de moi, n’intériorisait pas du tout ses sentiments. J’espérais que la fin de l’année passe vite pour elle aussi. Je ne connaissais pas trop sa position là-dessus, on n’en avait jamais parlé ; je ne savais pas si elle avait hâte ou non de quitter Poudlard. Mais s’en aller d’ici serait sans doute mieux pour elle et favoriserait son rétablissement. Elle pensait constamment à Zac, à la Nuit Rouge, à son meurtre, en étant dans l’enceinte de l’école. Retourner chez nous lui ferait le plus grand bien.

Ce jour-là, j’avais décidé de passer encore du temps avec ma jumelle en apprenant des tours à Groms. C’était ce que Joyce voulait, j’avais donc dis oui sans hésiter, pour lui faire plaisir. Mais ce n’était pas seulement pour elle ; moi-même j’allais pouvoir passer un bon moment, j’en étais sûr.
« Ça peut aller, lui répondis-je lorsqu’elle me demanda à son tour si j’avais bien dormi. »
On ne pouvait pas dire que je passe de très bonnes nuits depuis la Nuit Rouge. Non seulement cette dernière me revenait encore plus en mémoire la nuit, mais je devais en plus dormir dans une chambre individuelle, isolée de tous, surveillée par plusieurs personnes. Autant dire que je n’y étais pas vraiment à l’aise, surtout pas après avoir passé six ans dans le dortoir commun des Serdaigle. Même si l’année était presque terminée, je devais avouer que j’avais toujours du mal à m’y faire. Mais même si être à l’écart ne m’enthousiasmait pas vraiment, je tentais de m’y faire malgré tout. Je savais que c’était nécessaire et ça me convenait tout aussi bien d’être ici, surveillé, plutôt qu’avec tous les autres. Il y avait moins de risque.
« J’ai hâte, oui ! Mais je ne suis pas sûr que Groms appréciera ce qu’on a prévu… »
En effet, Groms était ronchon quand il le voulait et faire quelque chose dont il n’avait pas l’habitude risquait de le mettre en rogne. Surtout si on lui faisait faire un effort autre que celui d’amener le courrier à quelqu’un.

Alors que nous atteignions presque le lac, Joyce aborda les ASPIC, en me demandant si je stressais.
« Moi, ça va. Je stresserai sans doute quand ce sera le moment de les passer. J’essaye de ne pas trop y penser pour le moment. »
Les ASPIC étaient très importants pour les étudiants. C’étaient grâce à eux que nous pouvions avoir, ou non, une carrière. Si on les ratait, on était plutôt mal barré pour se trouver un métier. Les ASPIC, c’était la base à avoir pour tous les futurs travailleurs. Sinon, autant devenir serveur, barman ou concierge. Avec les ASPIC, nous pouvions au moins exercer des métiers un peu plus avancé – oh, je ne dis pas qu’il y a des sous-métiers ! C’était donc important, ce diplôme. Mais pour le moment, je faisais en sorte de ne pas y penser. Je me souvenais de mes BUSES… Le jour où je devais passer ma première épreuve, j’étais stressé à un point inimaginable. Rien que de me souvenir de cette tension, avant d’entrer dans la salle d’examen, me faisait stresser. Alors je faisais en sorte de ne pas penser aux BUSE, de ne pas penser aux ASPIC à venir, et tout se passait à peu près bien.

Une fois arrivés au bord du lac, nous commençâmes ce que nous avions prévu. D’abord, le faire voler était un bon point de départ, comme le proposait Joyce. Ah, dès qu’elle avait proposé ça, je savais que ça allait mal se passer et que nous n’allions pas réussir à faire faire quoi que ce soit à Groms. Quoi ? Moi, défaitiste ?
« Bonne idée, approuvai-je avec un sourire. »
J’attendais que Joyce essaye et mette en œuvre son idée, en croisant les doigts pour que Groms obéisse.
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Sam 12 Juil - 22:31
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Allez ! Grommy vole !
Elle essayait d’aller de l’avant, de reprendre le dessus sur ses émotions, sur sa culpabilité. Ce n’était pas facile tous les jours, certains étaient plus durs que d’autres. Mais il fallait faire avec. Il fallait qu’elle reprenne le dessus. Il fallait qu’elle arrive à faire face et à ne plus se laisser affecter. Pourtant, ses nuits restaient hanté par le même et unique cauchemar qu’elle faisait depuis la Nuit Rouge. Celui ou Zac venait la hanter, lui dire que c’était de sa faute. C’était donc encore moins facile pour la miss Weather d’aller de l’avant. Pourtant, elle s’accrochait coûte que coûte, les mois défilés et les si importantes ASPIC s’approchaient. Elle se devait de faire fi de ses remords pour se concentrer pleinement sur ses examens qui seraient le tournant de sa vie. Elle voulait devenir attrapeuse professionnel. Voler lui faisait du bien, à un point ! Elle se sentait libre. Le vent dans ses cheveux et caressant sa peau l’apaisait continuellement. Elle aurait aimé pouvoir rester continuellement sur un balai. Et puis, le Quidditch était une passion pour elle. Personne ne l’avait détrôné dans l’équipe de Serdaigle depuis qu’elle en était devenue l’attrapeuse. Chaque année, c’était elle qui réussissait à prendre ce poste. Capitaine de l’équipe ? Un temps peut-être, cela l’aurait intéressé. Mais plus maintenant, elle préférait juste ne pas avoir de responsabilités elle ne voulait pas avoir ce genre de poids sur les épaules, elle ne voulait pas être tel Atlas portant la Terre sur ses épaules. La jeune métamorphomage voulait juste ne pas avoir à tout diriger, ne se soucier de rien d’autre que d’attraper la petite balle dorée avant l’attrapeur adverse. Juste ça … voler, respirer, se sentir bien, se sentir libre …

Une idée assez saugrenue lui était venue à la tête. Apprendre des figures de voltige à leur hibou grand-duc. Chose qui n’était pas gagnée d’avance car avec Groms il était fort probable qu’ils se retrouvent face à un mur de boudage, protestations et autre, tout à fait typique du hibou famillial. Groms même s’il avait son petit caractère les adorait, même si sa préférence allait aux sucreries qu’on lui donnait il appréciait la famille Weather. En même temps, s’il n’aimait pas la famille dans laquelle il était, il serait parti depuis longtemps ! Mais là, le « pauvre » hibou se doutait bien que quelque chose se tramait et qu’il allait lui arriver un truc. Quoi ? Eh bien, il n’en savait trop rien. Mais voir les jumeaux s’y … joyeux avec lui aux côtés de Joyce c’était que quelque chose allait bel et bien lui tomber dessus. Si vous pensez réellement que Groms allait obéir comme ça, même avec des friandises à la clef, c’était que vous le connaissiez mal ! En tout cas, la dernière année se doutait bien que ça ne serait pas chose facile de faire obéir le volatile. Déjà, il fallait le faire voler puis le faire revenir vers eux. Ça serait déjà un bon point pour eux, un pas en avant vers les figures de voltige ? Mouis … On avait jamais vu Groms réagir automatiquement à un ordre autre que « Vole et donnes le courrier à untel ». Non mais il ne fallait pas trop rêver, ça allait être tout ce qu’il y a de plus difficile avec mister Ronchon.

Joyce fut ravie d’apprendre que son jumeau avait passé une bonne nuit. Au moins, lui semblait ne pas avoir raté des heures de sommeil cette nuit. Même si elle se doutait bien que les nuits de son frère ne devait pas être de toute tranquillité depuis la Nuit Rouge. Même ça, elle arrivait à s’en vouloir. S’ils avaient été ensemble peut-être qu’il ne serait pas à présent un loup-garou ? Peut-être que s’ils avaient été ensemble Zaccary serait encore vivant ? A cette pensée, elle sentie les larmes lui monter aux yeux, papillonnant des paupières, elle les fit redescendre. Hors de question qu’elle pleure aujourd’hui ! Elle trouvait cela regrettable que Duncan doive dormir dans une chambre individuelle, loin de ses camarades de dortoir qu’il avait fréquenté pendant tous ces années. Mais elle comprenait tout de même pourquoi on faisait ça. Pour sa sécurité mais aussi la sécurité des autres. Est-ce qu’un jour on découvrirait un remède pour guérir les gens qui avaient été mordu ? Elle l’espérait sincèrement pour lui car ce n’était pas une vie d’être condamné à se transformer les jours de pleine lune. Être un danger pour les autres mais aussi pour lui. Joyce espérait sincèrement qu’un jour il n’ait plus ce fardeau à porter sur ses épaules :

« Oui, je doute aussi qu’il accepte de le faire de suite. Mais bon, l’espoir fait vivre il parait ! »

Les ASPICS approchaient et plus ils approchaient plus le stress montait dans la rouquine. C’était LE dernier examen à Poudlard qu’elle se devait de réussir haut la main et elle était morte de trouille de se rater. Elle en serait bien capable non ? Il fallait qu’elle se ressaisisse ! Elle avait réussi à passer ses BUSES haut la main, elle ferait de même avec les ASPICS ! Elle était tout de même une Serdaigle ! Son regard couleur émeraude glissa vers son frère alors qu’il lui répondait. Oooh … il avait de la chance lui, il n’était pas en état de stress constant. Sur le coup, elle le jalousa un peu car passer ses journées à stresser était vraiment difficile. Et elle avait du mal à se concentrer tellement elle avait peur de ne pas réussir :

« Dis-moi Dudule, tu as une idée de ce que tu aimerais faire comme boulot ? »

C’était un sujet qu’elle n’avait pas abordé depuis longtemps et vu que la fin de l’année s’approchait à grand pas, elle trouva qu’il serait important qu’elle sache ce que son jumeau voulait faire de son avenir. Travailler au Ministère ? Travailler à l’étranger ? Travailler en tant que sportif ? Ou peut-être à la Gazette du Sorcier ? Ou avoir sa propre boutique ? Il y avait tellement de possibilité qui s’offrait à eux ! Eux, septièmes années qui l’an prochain seraient lâchés dans la vie d’adulte, deviendraient soit étudiant soit se mettraient tout de suite à travailler. Personnellement, elle espérait qu’on la remarquerait rapidement et qu’elle pourrait faire ses épreuves dans une équipe professionnelle. Elle s’imaginait déjà en finale de Coupe du Monde ! Peut-être bien qu’un jour elle réussirait à y être, qu’elle attraperait le vif d’or et qu’elle ferait de son équipe une championne du monde ? Oh ! Qu’est-ce que ça serait merveilleux. Sur le coup, ses yeux se mirent à briller. Ce n’était pas la célébrité qui l’intéressait, même si ça lui plairait bien être champion du monde, c’était juste continuer à voler qui l’intéressait. Quand le duo de bleus et bronze fut arrivés au niveau du lac, Joyce proposa à son frère de commencer par essayer de faire voler Groms. Rapidement, elle reçut son accord. Bon et bien, à eux d’essayer :

« Allez Grommy ! Vole !

Le hibou se contenta juste de faire demi-tour sur le bras de sa jeune maîtresse, poussa un hululement lui faisant bien comprendre que non non, il n’avait aucune envie de voler, puis se figea. Eh bien, il allait falloir avoir de la patience aujourd’hui, beaucoup de patience …

© night sky.




HS - Désolé pas top =/
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Lun 25 Aoû - 18:34
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Des cauchemars, tous les élèves - ou presque - en faisaient. Peu en parlait, par pudeur, pour ne pas se montrer faible, pour faire mine que tout allait bien, qu'ils avaient su surmonté cette terrible bataille que fut la Nuit Rouge. Mais nous savions tous que c'était faux. On se persuadait que notre ami allait mieux pour s'encourager soi-même à faire comme lui, à surmonter tout ça. Mais au fond, nous le savions tous : personne n'allait bien depuis la Nuit Rouge. Tout le monde faisait sans cesse des cauchemars, repensait à la Nuit Rouge en permanence. Chaque fois que l'on passait dans un couloir où l'un de nos proches avait été tué, chaque fois que l'on se rendait dans la salle où l'on s'était caché, chaque fois que l'on croisait le frère, la sœur, le cousin d'un élève mort. Chaque fois, nous étions contraint de revivre ces événements, à jamais gravés dans nos mémoires. On essaye de se persuader que tout va bien, d'agir comme si tout allait bien. Mais c'était faux. Chacun d'entre nous, la nuit, faisait des cauchemars. Nos pires visions de la Nuit Rouge nous revenaient aussi claires que le jour où nous les avions vécues. Nous nous réveillions alors en sueur, regardions autour de nous pour voir si les autres élèves - ou le surveillant, en l'occurrence pour moi - nous avaient vu, puis nous nous rendormions l'air de rien, si toutefois nous y parvenions. Il s'agissait d'un cycle sans fin. Puis le matin, évidemment, à la question « Bien dormi ? », nous répondions naturellement oui. Nous faisions semblant que tout allait bien, mais c'était faux. Jamais personne n'oublierait cette nuit. Toute notre vie, nous serions contraints de faire le même cauchemar, de vivre en boucle les pires événements de notre existence. Pour les plus jours de notre vie, nous reverrions brusquement toute cette marre de sang, ce tas de cadavres. Nous penserions à nos amis, à nos frères, à toutes ces personnes perdues cette nuit-là. La Nuit Rouge n'a pas été qu'une bataille. Elle était un perpétuel cauchemar, que chacune des personnes qui l'avaient vécue serait contrainte de revivre, en permanence. Chaque moment de bonheur les amènerait à se sentir coupable. Coupable d'être encore ici, d'être heureux, de vivre, alors que des centaines de camarades étaient morts et n'avaient pas eu le chance de vivre le quart de ce que nous, survivants, avions pu vivre. La Nuit Rouge était inoubliable. Et j'étais persuadé qu'aucune thérapie ne pourrait jamais effacer ce souvenir si douloureux. Chacun avait sa manière d'oublier. "Oublier" n'était pas le bon terme ; on ne pourrait jamais oublier. Mais chacun avait sa manière, du moins, de relativiser, d'évacuer la pression, d'atténuer la douleur. Certains avaient déjà trouvé, d'autres non. Personnellement, c'était m'occuper de Joyce. Enfin, je ne sais pas vraiment s'il s'agissait vraiment d'un moyen d'oublier ; au contraire. Ça ne me faisait pas tant de bien que ça, mais ça me permettait au moins d'intérioriser mes propres sentiments, de les refouler, de penser à autre chose qu'à ma propre douleur. De toute manière, j'ignorais s'il y avait une quelconque manière d'atténuer ma douleur. L'intérioriser, oui, l'atténuer, je ne savais pas.

Joyce était véritablement un rayon de soleil. Sa bonne humeur, ses bêtises incessantes, nous faisaient obligatoirement oublier la pression. Nous ne pouvions pas passer dix minutes avec Joyce sans rigoler et s'amuser. Alors, finalement, même si elle était la personne qui pouvait le plus me rappeler la Nuit Rouge, c'était paradoxalement celle qui me la faisait le plus oublier. Ce fut pourquoi j'avais accepté avec grand plaisir la proposition de Joyce. Evidemment, l'idée d'apprendre à Groms à faire de la voltige venait de Joyce. Ce genre d'idées farfelues, c'était tout elle ! Même si ça n'allait pas être facile de dresser Groms, je savais que nous allions beaucoup rire. De quoi se détendre.
« Auror... répondis-je naturellement à sa question sur mon orientation. »
Mon regard se perdit dans le vague, m'imaginant plus tard, en tant qu'auror. Au début de l'année, j'ignorais totalement ce que je voulais faire. Puis au fur et à mesure, plusieurs carrières m'étaient venues à l'esprit. Le salon de l'orientation qui s'était déroulé dernièrement à Poudlard m'avait permis de me décider. Je voulais devenir auror ! Tout ce qui me correspondait était rassemblé dans ce métier. Je ne retournai pas la question à Joyce. Elle voulait depuis toujours devenir joueuse de Quidditch professionnelle. Et au vu de sa motivation, ses perspectives n'avaient sans doute pas changées !

On arriva finalement au lac. On souhaitait commencer doucement, simplement en le faisant voler. C'est là qu'on comprit vraiment que ça allait être très difficile de lui faire faire de la voltige. Alors que Joyce lui ordonna de voler, l'hibou se retourna et hulula à la figure de sa maîtresse. Je me mordis la lèvre pour ne pas rire tant la situation était drôle. Reprenant mon sérieux, je décidai de gronder Groms. Si ça ne marchait pas de la manière douce, il fallait employer une manière plus forte. Je pris le hibou grand-duc des mains de ma jumelle. Le regardant fixement, et pointant mon doigt sur lui, je lançai d'un ton ferme :
« Maintenant, écoute ! Tu dois faire ce qu'on te dit. C'est nous tes maîtres, tu dois nous obéir ! A chaque fois que tu nous obéiras, tu auras une friandise. Sinon, tu seras puni. Maintenant, vole ! »
J'accompagnai ces paroles d'un mouvement du bras pour forcer notre hibou à se détacher de mon bras et à s'envoler.
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Ven 12 Sep - 21:25
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Allez ! Grommy vole !
Est-ce qu’un jour ces fichus cauchemars s’arrêteraient ? Que cet unique cauchemar finirait par arrêter de la hanter la nuit ? Elle voulait être optimiste mais sur ce point la jeune métamorphomage n’arrivait pas à l’être. Pourtant il fallait savoir avancer, aller de l’avant et tourner la page. C’était facile à faire mais pas facile à dire. Ils essayaient tous de passer à autre chose mais c’était tellement difficile à faire, certains y arrivaient mieux que d’autres mais pour Joyce c’était lent, très lent même. Pourtant, elle ne perdait pas espoir et aujourd’hui elle se projetait dans l’avenir alors qu’au début de l’année elle n’y arrivait pas, ce qui montrait qu’elle avait réussi à avancer certes pas complètement mais elle y allait en douceur. Elle avait toujours aimé le Quidditch, comme la plupart des sorciers, elle était attrapeuse dans l’équipe de sa maison et lors du salon de l’orientation elle s’était renseignée pour devenir joueuse professionnelle. Elle était sûre de vouloir devenir une professionnelle mais elle n’était pas certaine de ses capacités à pouvoir le devenir un jour. C’était un métier dur, rempli d’une compétition constante qui nous poussait constamment à donner le meilleur de soi-même et elle n’était vraiment pas sûre d’avoir le niveau pour avoir la formation de Quidditch de haut niveau l’année prochaine. Etait-elle réellement bonne ? Ou Jesse-Rose lui avait dit cela pour lui faire plaisir, lui donnant ainsi des illusions face à son potentiel de rentrer un jour dans une équipe ? Elle espérait vraiment pouvoir réussir à intégrer une équipe de professionnelle, la bleue et bronze avait déjà quelques idées d’équipes qu’elle aimerait intégrer, mais chaque chose en son temps ! Tout d’abord, elle se devait de finir sa dernière année scolaire à Poudlard, passer les ASPICS, les réussir puis elle enverrait sa demande d’inscription à la formation après. Oui, chaque chose en son temps c’était bien mieux ainsi ! Une chose à la fois ou sinon elle allait s’emmêler et se mettre à stresser encore plus. Déjà qu’elle stressait pour ses ASPICS alors que l’examen n’était que dans quelques mois, il ne fallait pas qu’elle se donne plus de pression qu’elle en avait déjà :

« Comment ça auror ?! » s’exclama-t-telle outrée

Groms et elle s’étaient retournés vers le rouquin, même le hibou grand-duc ouvrait de grands yeux et avait poussé un hululement tout aussi outré que Joyce. Comment ça il voulait devenir auror ? Hors de question qu’elle accepte qu’il prenne ce métier une fois sortie de Poudlard ! C’était trop dangereux et il était hors de question qu’elle perde son frère jumeau. Ce n’était pas qu’elle n’avait pas confiance envers Duncan, c’était même tout le contraire, c’était que la rouquine avait trop peur de le perdre. Il serait sur le « front » il traquerait et combattrait les mangemorts et les mangemorts étaient pour la plupart de puissants sorciers. Lui, il sortait à peine de l’école et il ne ferait pas le poids contre un mangemort quel qu’il soit ! Bien sûr elle se doutait des raisons qui poussait son jumeau, son double, à vouloir devenir auror. La Nuit Rouge avait fait changer les gens et elle se doutait bien que ces événements l’avaient poussé à vouloir se venger et mettre un terme à cette guerre entre sorciers, mais elle ne pouvait s’empêcher d’avoir peur pour lui. Comment ne pourrait-elle pas avoir peur pour lui après ce qui c’était passé ? Hors de question qu’elle le perde ! Et puis, en avait-il parlé à leurs parents ? Si oui, la septième année se demandait bien quel avait été leur réaction en apprenant que leur fils, leur dernier fils survivant voulait se jeter dans la gueule du loup avec joie ? Surtout, quel avait été la réaction de leur mère face à ça :

« Tu en as parlé à maman et papa de cette … envie de devenir auror ? »

Ils arrivèrent enfin à destination. Maintenant leur mission était de faire au moins voler Groms sur leur ordre et qu’il revienne vers eux. Ça serait déjà un bon point pour eux mais aussi la base. La jeune Weather commença par ordonner – demander – à l’animal de voler mais la seule réaction qu’elle eut fut que l’hibou grand-duc fit demi-tour sur son bras et poussa un hululement de protestation. Un peu comme s’il lui faisait un bras d’honneur face à sa demande. Bon bah … raté ! L’hibou alla du bras de Joyce à celui de Duncan, il poussa un hululement moqueur en guise de provocation envers le bleu et bronze qui lui parla d’un ton autoritaire pour que leur animal de compagnie – ou domestique comme vous le voulez – obéisse. Mais ne croyez tout de même pas qu’on domptait comme ça Groms ! Duncan avait osé être autoritaire avec lui, le jeune homme avait osé le menacer alors Groms répliqua. Il ouvrit ses ailes, les montrant bien grandes, bien menaçantes et poussa un cri tentant de montrer au Weather qu’il n’allait pas se laisser faire comme ça, voulant le menacer, son regard était devenu noir et dur. Puis il se remit à sa position initiale, se dandina un peu et lâcha une magnifique fiente sur l’une des chaussures du dernier année, il poussa un hululement moqueur. Un sourire amusé fleurit sur les lèvres de la bleue et bronze alors qu’elle fit revenir vers elle l’animal nocturne :

« Bon Groms, je sais que t’aimes pas qu’on te donne des ordres. Mais tu vois, nous on a des exams à la fin de l’année et on s’est dit qu’on allait un peu s’amuser avec toi car on t’aime bien et qu’on voulait passer un peu de temps avec toi. Alors s’il te plait, on aimerait bien se détendre et non se prendre la tête tu comprends ? Alors s’il te plait Grommy fais ce qu’on te dit, on te donnera des friandises puis après ça va pas durer éternellement tout au plus une heure tu vois ? Alors s’il te plait Grommy, vole ! »

Et là, il s’envola, un sourire fleurit sur les lèvres de la jeune fille qui fit glisser son regard émeraude vers son double masculin avant de le rediriger vers l’animal qui volait autour d’eux, bien haut mais il volait tout de même. Alors que Joyce ouvrait de nouveau la bouche pour lui demander de revenir il changea de cap, bifurquant en planant vers la forêt interdite. Là, la bleue et bronze pâlit, son sourire se fana. Oh non pas la forêt interdite ! Pourquoi ce fichu animal y allait ? Il avait bien voulu lui faire plaisir et maintenant il se barrait à tire d’ailes vers la forêt interdite :

« Oh non ... »

© night sky.
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Dim 19 Oct - 22:41
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Depuis la Nuit Rouge, les moments comme celui-là se faisaient rares. Après notre hospitalisation, l’été dernier, nous n’avions pas vraiment eu la tête à nous amuser. La mort de Zac était encore bien ancrée dans notre mémoire quelques semaines après le drame, tout comme notre séjour à l’hôpital et ma transformation qui s’était mal passée quelques semaines plus tôt. Très rapidement, nous rentrâmes à Poudlard. En cette septième année, le travail se devait d’être acharné. D’autant plus que l’année précédente avait été en majeure partie occupée par le huis-clos et que nous avions donc un gros retard à rattraper. Retourner à Poudlard nous avait au moins aidé à oublier quelquefois tout ce qui s’était passé lors de la Nuit Rouge ; le temps de quelques heures de cours, pendant lesquelles nous étions concentrés, nous oubliions Zac et tout le reste. Même s’il revenait bien vite à nos esprits… Les cours, les devoirs, les révisions nous empêchaient ainsi de pouvoir trop nous amuser. Joyce et moi, nous nous voyions tous les jours, certes, mais pas pour des moments comme celui qu’on était en train de vivre en ce moment. Nous parlions de notre journée, nous révisions, nous faisions nos devoirs. Il n’y avait pas beaucoup de place dans notre emploi du temps pour une case « amusement ». Surtout que les ASPIC, c’était cette année ! On se devait d’assurer, alors il fallait réviser, réviser et encore réviser. Ce moment de détente était donc privilégié. Et je comptais en profiter. A quelques mois des examens – qui étaient peut-être les plus importants de ma vie, puisqu’ils permettraient de définir les carrières envisageables –, la tension était déjà quelque peu présente.

« Non, je ne leur en ai pas encore parlé »
Comment aurais-je pu leur en parler alors que nous ne nous étions pas vu depuis les vacances de Noël ? A cette époque, devenir auror ne m’intéressait pas. En fait, me venger faisait déjà partie de mes projets, inconsciemment en tout cas ; c’était trop tôt après la mort de Zac pour savoir ce que je voulais faire par la suite pour lui. Ce n’était que récemment que j’avais eu envie de devenir auror, alors je n’avais pas encore eu l’occasion d’en parler à Papa et Maman. En même temps, je n’avais pas besoin de leur approbation. Je voulais devenir auror, point. Et je le deviendrais, avec ou sans leur consentement.

La délicatesse de Groms… Alors que je venais de l’engueuler pour lui demander de faire ce qu’on lui demanda, il fit tomber une de ses fientes sur mes chaussures. Je fermai les yeux et soufflai, comme pour montrer tout mon dégoût. Je ne grondai même pas le hibou, de peur de retrouver mon autre chaussure sale. Joyce se chargea alors de lui parler, gentiment cette fois. Ses paroles semblèrent avoir eu l’effet escompté, puisque Groms s’envola. Je souris et tournai la tête vers Joyce en même temps qu’elle. Puis notre attention retourna vers le hibou grand-duc, qui était maintenant haut dans le ciel. Non, non, non !Il était en train de se diriger vers la forêt interdite !
« Groms ! hurlai-je, ma voix résonnant à travers le parc. »
Il ne revint pas pour autant. Foutu hibou ! Il avait sûrement voulu se venger de lui avoir donné des ordres, et voilà qu’il se barrait vers la forêt interdite ! La forêt interdite était bien connue pour receler de centaines de créatures toutes plus violentes les unes que les autres. C’était justement pour ça qu’elle était interdite !

« Bon, on fait quoi… On y va ? dis-je, hésitant. »
On ne pouvait pas attendre qu’il revienne. De toute manière, il ne reviendrait pas tant que nous n’irions pas le chercher. Savait-il au moins qu’il risquait la vie de ses maîtres ?! Ah, il s’en voudrait si on mourait, ça, j’en étais certain !
« Groms ! hurlai-je à nouveau, espérant le voir réapparaître, ce qui nous éviterait de devoir y aller nous-mêmes. »
J’attendis ainsi une dizaine, une vingtaine, une trentaine de secondes. Aucune des plumes de Groms ne se fit entrevoir, aucun battement d’ailes ne se fit entendre.
« Bon, allons-y ! conclus-je. »
Déterminé à retrouver ce fichu animal pour pouvoir le faire cuire à la broche ensuite, je m’avançai lentement en direction de la forêt interdite. Je dépassai bientôt les premiers arbres pour entrer en son sein. Joyce me suivait de près.
« Il n’a pas dû aller bien loin. »
Je disais ça, mais je n’en savais rien. Je voulais simplement me convaincre que Groms n’était pas à l’autre bout de la forêt.
Cette escapade avait quelque chose d’excitant et d’effrayant à la fois. Enfreindre les règles, découvrir un lieu totalement inconnu – je n’avais encore jamais été dans cette forêt – avait un côté jubilatoire. Mais en même temps, nous savions très bien ce qui se cachait dans cet endroit. Nous risquions sans doute notre vie en entrant là-dedans. Nous étions aussi tout à fait sanctionnable ! D’autant plus avec la nouvelle autorité qui régnait à Poudlard. Nous pouvions sans doute se faire exclure sur-le-champ si quelqu’un découvrait ce que nous étions en train de faire. Mais en même temps, il fallait retrouver Groms, alors exit les règles !
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Mar 21 Oct - 21:35
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Allez ! Grommy vole !
C’était comme si un ouragan avait tout balayé, comme si tout avait été dévasté à l’intérieur d’elle-même. Elle avait été ravagé par la tristesse et la culpabilité d’avoir tué Zaccary. Tellement ravageait … ça avait été l’enfer pour elle. Et surtout n’avoir aucun souvenir faisait de son sentiment de culpabilité encore plus pesant qu’il ne l’était déjà. La septième année était persuadée que sa famille lui en voulait, que ses proches lui en voulaient, que tout le monde lui en voulait. Les mois avaient passé et cette impression que tout le monde l’a regardé d’un regard accusateur s’était évanoui ou presque. La rouquine était encore et toujours persuadée que sa mère lui en voulait d’avoir tué Zaccary. La relation qu’elle avait eue avec sa mère pendant toutes ces années c’était évanouie du jour au lendemain suite à la mort du petit garçon. Auparavant, leur lien était si fusionnel … mais il n’avait pas su résister face à cette dure épreuve. Ni l’une ni l’autre n’arrivait à réellement communiquer avec l’autre, semblant chacune marcher sur un fil étendu au-dessus d’un canyon sans fin. La communication c’était bien ça le problème, elles n’en avaient plus. Avant, Joyce envoyait souvent des lettres à sa mère pour la tenir informée de ses journées à Poudlard, mais cette année-là, elle ne lui en avait envoyé aucune. Montrant ainsi bien le contraste entre les précédentes années et celle-ci. Joyce avait peur de perdre de nouveau un membre de sa famille ou l’un de ses amis. Alors, quand la bleue et bronze avait entendu son jumeau lui dire qu’il voulait devenir auror, son sang s’était glacé. Auror ! C’était le meilleur métier pour mourir ! Non non non ! Il ne pouvait pas envisager cette carrière ! Il avait envahi avant d’être bibliothécaire, c’était très bien bibliothécaire ! Il aimait lire ! Il aimait les livres ! Pourquoi ne pouvait-il donc pas se cantonner à cette idée de ce travail au lieu de choisir un métier aussi risqué que celui d’Auror ? Elle, Joyce Weather, ne pouvait pas accepter l’idée que Duncan choisisse une telle voie ! Certes, le métier d’Auror était tout ce qu’il y a de plus respectable mais la sang pur avait trop peur de perdre son jumeau même si elle savait pertinemment qu’il savait s’en sortir niveau sorts, enchantements etc … :

« Tu … tu ne peux pas faire ça Duncan. Tu ne peux pas … tu ne peux pas devenir auror … c’est trop dangereux … je … j’ai peur pour toi Duncan. Tu ne peux pas faire ça … »

Elle se demandait comment réagiraient leurs parents en apprenant la nouvelle. Seraient-ils pour ? Ou comme elle, ils seraient contre cette idée, cette envie. Mais Joyce connaissait son frère, il le ferait avec ou sans le consentement de leurs parents, avec ou sans son propre consentement. Sur le coup, la miss Weather le détesta de vouloir faire ce métier. Mais ce genre de sentiments passait bien vite lorsque ça concernait son Dudule chéri. Et puis, maintenant ils devaient tenter de faire voler leur fichu hibou grand-duc qui bien sûr, n’aimait pas qu’on lui donne des ordres, tant qu’à faire hein ! Ainsi donc, après trois tentatives, dont la seconde où Groms lâcha une magnifique feinte sur l’une des chaussures du sorcier, il finit par s’envoler. Mais ne croyez pas qu’il allait faire ça gentiment, oh que non ! Vous ne connaissiez pas assez Groms pour penser qu’il allait devenir docile comme ça ! Il avait certes prit son envol, mais il avait décidé – probablement – de les punir d’avoir osé lui donner un ordre. Il fila donc droit vers la forêt interdite, leur lançant ainsi le défi de venir le chercher. D’enfreindre les règles pour lui. Joyce était loin d’être ravie de ce que venait de faire le volatile. La forêt interdite ? Elle était interdite pour de bonnes raisons ! Et Joyce n’avait jamais vraiment enfreint les règles de Poudlard, sauf quelques fois la nuit pour piquer de la nourriture en cuisine, mais chut ! On ne le dira pas ! Et surtout, elle ne voulait pas du tout aller dans cette fichue forêt ! L’appeler comme venait de faire Duncan ne servait à rien, quand Groms ne voulait pas écouter, rien n’y faisait :

« Non … »

Pourtant si, il faudrait y aller même si ni l’un ni l’autre n’étaient pas emballés par l’idée d’aller dans cette forêt. Des créatures y vivaient, des créatures classées comme dangereuses par le Ministère de la Magie. Ils auraient dû aller voir un adulte, ils auraient dû mais ne l’avaient pas fait. Erreur. En plus de risquer d’avoir une lourde sanction s’ils revenaient indemnes, ils risquaient plus que ça, ils risquaient d’y mourir ! Comment ça allons-y ? Non, franchement, c’était une très mauvaise idée d’y aller ! Joyce le savait mais lui aussi … c’était vraiment une mauvaise idée. Heureusement que personne ne les regardait, ou malheureusement ? A voir … Poussant un soupire, la miss Weather ferma les yeux l’espace de quelques secondes. Il était vraiment mais vraiment chiant ce fichu hibou ! Rouvrant les yeux, la jeune métamorphomage sortit sa baguette. Bon et bien allons-y hein ! Serrant avec force le bout de bois de bouleau, elle finit par emboîter le pas à son jumeau, se répétant mentalement que c’était une énorme bêtise qu’ils étaient en train de faire. Groms pouvait bien être à la lisière de la forêt comme au fin fond des bois, attendant « sagement » que les jumeaux le rejoignent. Une chose de sûre, il les protégerait s’il le fallait ! Il était le seul à avoir le droit de les embêter. Contrairement à Duncan, Joyce ne trouvait pas que le fait d’aller dans cette maudite forêt soit excitant, elle était littéralement terrorisée. Elle n’était pas une Gryffondor ! Elle ne faisait pas partie de la maison des courageux, car elle ne l’était pas autant qu’eux, elle avait certes du courage mais pas assez en ce moment précis :

« On … on devrait rentrer au château et en parler à un adulte … Dudule j’ai peur … »

Les larmes lui montaient aux yeux, elle avait parlé d’une voix tremblotante, voulant réellement rentrer pour qu’un adulte s’occupe du cas de Groms. Un bruit se fit entendre, un craquement, non loin d’eux. Elle poussa un cri qui allait vers le hurlement et lança un « Protego » par réflexe. Mais aucune créature ne les approcha pour autant. La septième année était sur les nerfs, tendue à bloc et espérait retrouver rapidement le hibou pour pouvoir se réfugier dans son lit dans son dortoir. Franchement, quelle idée de vouloir le dresser pour pouvoir faire la voltige !

© night sky.
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Lun 24 Nov - 21:59
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Tout avait changé depuis la Nuit Rouge. Toute ma vie, toutes mes envies, toutes mes passions, tous mes projets. Tout était différent. La Nuit Rouge m'avait totalement changé, avait fait de moi un tout autre homme. J'avais grandi d'un coup. J'avais perdu un être cher, j'étais devenu lycanthrope et j'avais assisté à tout un massacre de jeunes adolescents. Cette expérience n'avait pu que me faire grandir. J'avais comme pris plusieurs années en pleine face. J'avais été contraint d'aider Joyce à surmonter cette épreuve et je devais aussi penser à mon propre deuil. Pourtant, je n'y avais pas suffisamment pensé ; j'avais préféré penser à la souffrance de Joyce plutôt qu'à la mienne. Un moyen, peut-être, d'enfouir ma douleur, de l'oublier, en me concentrant sur celle des autres. Je ne voulais pas croire que Zac était mort, je ne voulais pas faire face au deuil, à la souffrance, à la peine, alors je préférais fuir mon propre deuil et m'occuper d'autre chose, en l'occurrence de Joyce. Mais même si je ne voulais pas y faire face, la Nuit Rogue m'avait changé, malgré moi. L'un des êtres que j'aimais le plus au monde avait disparu, assassiné froidement. Ma vie en avait été naturellement bouleversée. J'étais depuis animé par une envie de vengeance, qui m'avait ainsi conduite à vouloir devenir auror. L'époque où je voulais être bibliothécaire plus tard semblait bien loin à présent. Ma passion pour les livres était toujours présente, mais était sans doute moindre par rapport à avant. Aujourd'hui, je m'intéressais plus qu'avant à l'actualité, à la guerre qui avait lieu à l'extérieur, à la politique, aux grands partis, aux grandes figures des différents camps. Je suivais les informations avec la plus grande des attentions, redoutant un nouveau massacre, comme celui de l'été dernier. Une certaine paranoïa s'était installée dans l'esprit de tous les élèves ayant assisté au massacre de la Nuit Rouge. Tout le monde redoutait que ce drame se reproduise un jour. Chaque fois qu'on entendait à la RITM que les mangemorts avaient accompli tel ou tel exploit, qu'ils parvenaient à gagner du terrain, qu'ils avaient vaincu un de nos alliés, chaque fois notre peur grandissait. C'était fou, mais nous ne pouvions plus rester tout seul. Chaque fois que nous traversions un endroit désert, nous étions obligés de regarder toutes les trois secondes derrière nous, au cas où quelqu'un nous suivrait. Chaque fois que nous entendions le moindre bruit suspect, nous nous mettions à paniquer. Nous étions tous devenus paranos. La Nuit Rouge avait tout changer dans nos vies, dans ma vie. Je savais à présent ce que je voulais faire avec la plus grande des clartés : je voulais devenir auror, massacrer les mangemorts comme ils avaient massacré tous ces élèves et venger Zaccary.

Je pouvais comprendre la réaction de Joyce. J'aurais sans doute réagi pareil si elle m'avait appris quelque chose de similaire. Auror était sans doute le métier le plus dangereux. Les aurors étaient confrontés en permanence à des situations à risques ; ils affrontaient la mort chaque jour et étaient susceptibles d'être attaqués à tout moment. Mais j'étais prêt, moi, à prendre tous ces risques. Mais je pensais avoir une force morale suffisamment grande pour me maintenir en vie. Joyce serait ma force de vivre, toute ma famille serait ma force de vivre. Jamais je ne voudrais les abandonner, jamais je ne voudrais mourir des mains d'un mangemort, pas comme Zac l'avait été. J'étais sûr de pouvoir rester en vie, je resterais en vie pour Joyce ; je ne pourrais pas l'abandonner, elle avait assez souffert de la mort de Zac alors elle ne pouvait pas, en plus, voir son frère jumeau mourir. C'était à moi de la rassurer, de lui dire que je ne mourrais pas de sitôt, qu'elle devait me faire confiance, qu'elle devait croire en moi, que je ne finirais pas comme Zac avait terminé. De toute manière, si jamais je devais mourir sur le champ de bataille, ça serait différent de la mort de Zac : à l'inverse de lui, ça aurait été, pour moi, un choix. Lui avait été assassiné d'une manière totalement injuste ; moi, j'aurais décidé de devenir auror et d'être confronté à ce risque, ça serait complètement différent. Différent à mes yeux, mais pas aux yeux de Joyce, c'était certain. Si j'étais amené à mourir, ça serait fatal à Joyce. Zaccary, puis moi, ça serait trop. Elle ne serait même sans doute pas capable de remonter la pente. J'étais un soutien pour elle en ce moment, mais si je mourais, qui serait son soutien ? Elle deviendrait folle à coup sûr.
Le décès de Zac avait gravé une marque indélébile dans nos vies. Il faisait ce que nous étions devenus aujourd'hui ; il influençait nos choix, nos projets, nos envies, nos peurs, nos colères, nos craintes. Si Zac était toujours resté parmi nous, Joyce aurait-elle eu si peur que je devienne auror ? Sans doute pas. Elle n'avait simplement pas envie de revivre une nouvelle fois ce qu'elle avait vécu, elle ne voulait pas perdre un nouveau frère. Si le drame ne s'était jamais passé, l'idée que je sois auror l'aurait sans doute émerveillé ; elle aurait sûrement vu en moi un véritable héros et aurait été emballé par cette idée. Seulement, Zac était mort... Mais s'il était toujours là, la question ne se serait jamais posée, puisque devenir auror ne m'aurait même pas effleuré l'esprit. Comme quoi la mort de Zac et la Nuit Rouge avaient à jamais marqué nos vies.

Cette après-midi, qui se voulait au départ une après-midi tranquille, finit pourtant par virer au drame - évidemment, sinon c'est pas marrant ! En effet, alors qu'on pensait être enfin parvenu à donner un ordre à Groms, celui-ci se dirigea vers la forêt interdite. Je fus d'abord hésitant à l'idée d'entrer dans la fameuse "forêt interdite" ; hésitant car quelque peu apeuré, il fallait l'avouer. Voyant que Groms ne revenait pas à mes appels, je dus me contraindre à y aller. Allez, c'est le moment ou jamais de prouver que tu peux devenir auror ! De montrer à Joyce que tu ne mourrais pas de sitôt ! Un auror ne recule devant rien, et sûrement pas devant une forêt. Après tout, la forêt interdite ne devait pas être si dangereuse que ça... Puis nous étions en septième année, nous savions nous défendre ! Allez, un, deux, trois !
« Bon, allons-y ! »
Nous marchions une ou deux minutes, quand un bruit nous fit sursauter moi et Joyce. Cette dernière utilisa un protego, sans doute par réflexe, qui n'eut aucun effet puisque personne ne nous attaqua. Allez, courage ! Il ne va rien t'arriver. T'es un futur auror putain ! Nous marchâmes encore ainsi plusieurs minutes, nous enfonçant de plus en plus dans la forêt, ma main dans la poche, ma baguette prête à être sortie à tout moment. Nous vîmes alors les arbres bouger sur notre passage, et ce sur plusieurs dizaines de mètres. La sensation que quelqu'un nous suivait. Je serrai ma baguette plus fort encore, à un point que je m'en faisais mal. Ce fut alors que quelque chose surgit d'entre les feuillages.
Crier « Attention ! » fut mon premier réflexe.
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Dim 30 Nov - 1:41
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Allez ! Grommy vole !
Pourquoi ce fichu hibou s’était envolé vers la forêt interdite ? Non mais pourquoi n’avait-il pas voulu obéir tout simplement pour une fois ?! Il était sûr qu’il fallait qu’ils aillent le chercher car il était tout à fait capable de ne pas ressortir de la forêt avant des mois et d’y survivre sans aucun problème, tant que les jumeaux ne seraient pas venus le chercher. Au fond, c’était comme une punition qu’il leur administrait. Ils avaient osés lui donner un ordre autre que pour lui faire convoyer un courrier alors, ils en payaient le prix. Raaaah ! Parfois Joyce détestait ce fichu hibou ! Comme maintenant … enfin, elle ne pouvait pas vraiment le détester parce qu’au fond elle l’aimait assez pour ne pas ressentir ce sentiment mais là, il poussait quand même le bouchon un peu trop loin. S’ils se faisaient chopper ils risquaient de se faire renvoyer même si Cornélia, la nouvelle directrice de Poudlard, était une amie de la famille. La miss Weather le comprenait très bien. Mais ils pouvaient leur arriver bien pire que se faire renvoyer de Poudlard, ils pouvaient se faire agresser et ne pas être capable de se protéger. Ce n’était pas parce que les deux bleus et bronzes étaient en septième année qu’ils étaient capables de se défendre de n’importe quoi susceptible de les agresser. Tels que des mangemorts. Oh mon dieu ! Et s’il y avait des mangemorts dans la forêt interdite ? Planquaient en attendant leur heure … non non non ! Il ne fallait absolument pas qu’elle pense à ce genre de chose, non vraiment pas ! Déjà que la belle rousse n’était vraiment pas emballée par le fait d’aller chercher l’oiseau dans la forêt interdite, alors si elle se mettait à penser à ce genre de choses elle serait bien capable de chopper Duncan par le bras ou son col et le traîner de force jusqu’à leur salle commune. Au final, ça serait une bonne idée ! Mais pourtant, elle suivait son jumeau, allez savoir pourquoi elle le suivait alors qu’elle aurait dû être la voix de la raison et le forcer à faire demi-tour alors qu’il n’était pas encore trop tard pour rebrousser le chemin. La sang pur avait sorti sa baguette, prête à se défendre car elle avait bien conscience de mettre les pieds dans un endroit dangereux. Mais si on les agressait, seraient-ils capable de se défendre ? Elle n’en savait trop rien. C’était surtout en fonction de ce qui les attaquerait qu’ils pourraient savoir s’ils étaient en capacités de se défendre. Mais il ne fallait pas être pessimiste ils allaient retrouver Groms et rentrer dans leur tour sans encombre.

Un craquement lui avait fait sortir un cri qui tendait plus vers le hurlement qu’autre chose et par réflexe la jeune attrapeuse avait lancé un « Protego » qui fut inutile car rien ne vint à eux. Cette forêt la rendait parano ou quoi ? Son cœur tambourinait dans sa poitrine. Pourtant, ce simple craquement ne les arrêta pas dans leur marche. Il fallait qu’ils retrouvent leur hibou ! Ça en devenait presque une mission au final … Les minutes défilaient et le stress montait à l’intérieur de la métamorphomage qui espérait retrouver rapidement le hibou grand-duc alors qu’il devait certainement à l’heure actuelle être à l’autre bout de la forêt ou pire, il avait bien pu faire demi-tour, les contourner et sortir de la forêt sans même qu’ils le sachent. Le pire, c’est que ce fichu animal en serait bien capable ! Même s’il était du genre protecteur envers ses maîtres, il était tout aussi capable de leur en faire voir de toutes les couleurs parce que monsieur le hibou grand-duc avait décidé de faire chier son monde. Ça c’était commun chez Groms, il était capable de faire tourner en bourrique les gens. Il devait bien prendre son pied à faire ça ! Saleté d’oiseau va ! Pourtant, Joyce s’était attachée à lui et à ses manières d’être. C’était Groms quoi ! La bleue et bronze se collait à son frère jumeau, ce n’était peut-être pas la meilleure des choses s’ils se faisaient attaquer car ses gestes pour lancer des sorts seraient limités, mais elle ne pouvait s’empêcher de se coller à lui tellement elle avait peur. Elle n’était définitivement pas une Gryffondor ! Le courage elle en avait, mais ce coup-ci pas du tout ! Il avait dû prendre la poudre d’escampette dès que la miss Weather avait vu le rapace s’en aller vers les arbres. Alors que la rouquine ne s’y attendait pas, un bruit attira son attention, s’était Duncan qui venait de sortir un « Attention ! », son regard couleur émeraude alla vers ce qui venait de surgir d’entre les arbres. Et allez savoir pourquoi, la septième poussa un hurlement de terreur, comme si elle était face à un monstre avant de remarquer qu’une simple licorne était présente devant eux. Euh … une licorne ? Elle avait gueulé pour une licorne ? Elle se sentait vraiment nulle là ! Nulle sur toute la ligne. Elle avait eu peur d’une licorne quoi ! Elle avait été ridicule ! Voilà qu’elle se mettait à sentir le rouge lui monter aux joues :

« Une licorne nous a suivi ? Je crois qu’on m’a donné de la poudre de mandragore sans que je le sache là … je n’arrive pas à y croire ! Elle est magnifique ! »

Mais mise à part ça, ça ne les avançaient pas dans leurs recherches de Groms le roi des hiboux chieurs. Joyce avait baissé sa baguette, il n’y avait aucun risque à craindre d’une licorne, c’était tout à fait inoffensif et c’était une belle rencontre qu’ils venaient de faire. Au moins, ça lui donnait un peu de baume au cœur …

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Mer 14 Jan - 21:42
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Si la forêt interdite était justement interdite, ce n’était sans doute pas pour rien. Elle était bien connue pour contenir toutes sortes d’animaux, de l’espèce la plus douce à l’espèce la plus redoutable. En fait, nous courrions un réel danger en venant ici, même si nous essayions de nous persuader du contraire. Chaque année, la direction nous rappelait qu’il était totalement prohibé de se rendre dans la forêt. Mais la nouvelle directrice, Cornelia Hopkins, avait été bien plus claire, ferme et sévère sur ce point. Après le drame de la Nuit Rouge, il fallait être bien plus prudent. Nous ne devions plus jouer avec le feu ; ce n’était plus le moment de mettre notre vie en péril. Je pense que des mangemorts pouvaient très bien s’y être cachés. Nous n’étions pas censés être là-bas ; [i]les sanctions seront lourdes si quelqu’un venait à y être surpris[i], avait dit Cornelia. Mais en même temps, nous n’avions pas le choix. Groms pourrait peut-être être lui-même attaqué après tout. Puis dans tous les cas, il fallait bien qu’on le récupère, nous n’avions pas le choix ! Après tout, la directrice était une grande amie de la famille, nous la connaissions bien ; serait-elle capable de nous sanctionner ? S’il y a sanction, je ne pense pas, de toute manière, qu’il s’agirait d’un renvoi de l’école. Peut-être pour d’autres élèves, mais pas pour nous. En tout cas, je l’espérais… Mais ça n’aurait pas été bien, venant d’elle, si elle en était venue à faire quelque chose comme ça.
Nous étions entrés dans une certaine paranoïa dès que nous avions pénétré dans la forêt. Nous nous retournions chaque fois que nous entendions un petit bruit, qui était pourtant tout ce qu’il y avait de plus naturel – le bruissement des feuilles d’un arbre, ou simplement un petit animal inoffensif qui faisait craquer des branches sur le sol. Je comprenais mieux pourquoi je n’étais pas un Gryffondor. J’avais du courage. Je ne pensais pas être un lâche. Avec tout ce que j’avais vécu cette dernière année, je ne pensais pas manquer de courage. Quelqu’un qui avait manqué de courage se serait exilé sur une île déserte, se serait retrouvé dans un hôpital psychiatrique, ou bien aurait carrément mis fin à ses jours. Je n’étais pas totalement un lâche, mais je n’étais pas totalement courageux non plus. C’est sans doute pour ça que je n’avais jamais été envoyé à Gryffondor. J’étais sûrement plus érudit que courageux. En même temps, je préférais bien plus apprendre que me balader dans la forêt interdite, par exemple. Ça se voyait actuellement, je pense.
Je me demandais d’ailleurs comment des personnes pouvaient se balader dans la forêt interdite sans aucune crainte. Car il était fréquent que des élèves enfreigne les règles – sans doute ressentaient-ils une certaine excitation à cette idée – pour aller se défouler dans la forêt interdite, quoique c’était beaucoup plus rare depuis la Nuit Rouge. La Nuit Rouge avait répandu une certaine peur dans l’esprit des élèves de Poudlard. D’autant plus avec l’insistance de la nouvelle directrice sur les mesures de sécurité qu’il s’imposait. Tout le monde avait peur de se faire attaquer et de revivre l’horreur qu’on avait connu l’été précédent. Alors on évitait de s’aventurer dans des zones dites dangereuses, comme la forêt dangereuse. Déjà que je n’avais jamais, auparavant, pénétré dans cet endroit, autant dire qu’aujourd’hui, avec tout ce qui s’était passé à Poudlard et dans ma vie récemment, j’avais plus que jamais la trouille.

Mais il fallait malgré tout prendre son courage à deux mains pour retrouver ce hibou de malheur. C’est ce que je finis par faire – alors, j’ai quand même du courage finalement ! Nous marchâmes ainsi pendant de longues, très longues minutes. Nous sursautions chaque fois que nous entendions un bruit quelconque, ou bien lorsqu’on sentait quelque chose nous toucher ; souvent il s’agissait d’une simple branche qui, avec nos mouvements, nous cognait l’épaule, ou bien simplement moi ou Joyce qui rentrait dans l’autre, sans faire exprès, trop occupés à regarder avec attention tout autour de nous. Au bout de quelques temps, du bruit se fit entendre dans les feuillages à notre droite, comme quelque chose, voire quelqu’un, qui courait, tout près de nous. La panique me gagna, tout autant que Joyce, et je criai lorsque je vis les branchages s’écarter tout à coup, laissant surgir une créature, à première vue terrifiante. Ma terreur s’effaça immédiatement lorsque je pris conscience de la réalité. La créature qui venait de surgir n’était autre qu’une licorne. Non seulement elle s’effaça, mais elle se transforma même en bonheur. C’était la première fois que je voyais une licorne ! Elle était magnifique !
« Tu crois que c’est dangereux ? On peut l’approcher ? »
A vrai dire, c’était une question rhétorique. J’avais suffisamment bien suivi mes cours de soins aux créatures magiques pour savoir que les licornes étaient tout ce qu’il y avait de plus inoffensif ; si le ministère les avait pourtant classées XXXX, c’était simplement pour qu’on les respecte, qu’on évite de les approcher pour leur faire du mal. C’est tout ce que je ne voulais pas faire. Alors, sans même attendre une réponse de Joyce, je m’approchai, doucement, pas après pas, de la licorne. Je n’étais plus qu’à un mètre d’elle. J’essayais de ne pas être brusque, pour éviter de lui faire peur. Peut-être même pourrait-elle devenir agressive tout à coup, qui sait ? Il fallait y aller doucement. Doucement, donc, je levai ma main puis l’approchai de la truffe de l’animal ; celui-ci sembla être craintif et se recula légèrement, sans que je n’aie pu poser ma main. Je jetai un regard à Joyce, ne sachant pas si je devais recommencer ou non.
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Sam 17 Jan - 5:35
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Allez ! Grommy vole !
Depuis son arrivée à Poudlard, Joyce était déjà sortie plusieurs fois clandestinement la nuit de la Tour des Serdaigles, pour aller dans les cuisines. Ça, c'était quand elle révisait et que son estomac finissait par crier famine à deux heures du matin. Mais elle n'était jamais allée et n'avait jamais envisagé d'aller dans la forêt interdite. C'était un peu ironique vu qu'elle avait déjà enfreint des règles mais la forêt interdite était belle et bien interdite et il y avait des raisons ! Au cours des années de scolarité qu'elle avait passé au sein de l’École de Magie, la belle rousse avait entendu à maintes reprises les explications de pourquoi il ne fallait pas s'aventurer dans ces bois. Pourtant, certains élèves appréciaient s'y aventurer, des courageux ou des stupides, les deux pouvaient très bien s'allier l'un à l'autre. Était-ce du courage ou de la stupidité qui les avaient menés finalement jusqu'à la dite forêt pour retrouver leur hibou familial ? Joyce pencherait plus pour la seconde hypothèse. S'ils se faisaient prendre ils risquaient une lourde sanction et elle voulait avoir aucune tâche à son dossier quand elle se présenterait pour la formation de Quidditch de haut niveau, mais pire encore ! s'ils tombaient nez à nez avec l'une des créatures malveillantes de la forêt ils n'auraient peut être pas le niveau pour se défendre d'elle ! Et là, ils risquaient bien de rejoindre Zaccary en finissant leurs vies en souffrant. Joyce n'osait imaginer qu'ils puissent avoir la malchance de rencontrer une vile créature habitant dans cette forêt. La jeune métamorphomage était tendue, frissonnant et sursautant au moindre bruit, au moindre souffle de vent. Mais où était donc ce fichu hibou, qu'ils puissent rentrer au château ni vu ni connu ?! Il y avait une multitude d'hypothèses qui s'offraient à eux, comme, Groms pouvait être au fin fond de la forêt à sagement les attendre ou bien il pouvait être sorti de la forêt ni vu ni connu et ils le cherchaient pour rien. La bleue et bronze espérait tout de même qu'il était encore là et qu'ils ne le cherchaient pas pour rien, car ils pourraient bien passer des heures à le chercher. Et puis, surtout, comment allaient-ils faire pour sortir d'ici une fois qu'ils l'auraient retrouvés ? Chaque chose en son temps ! Déjà, il fallait que les jumeaux Weather retrouvent le rapace pour envisager de s'en aller. Mais en plus de cela, Joyce n'arrivait pas à se sortir de la tête qu'il pouvait y avoir des mangemorts planquaient dans cette maudite forêt ! S'ils tombaient sur ces sorciers pratiquant la magie noire, elle ne donnait pas cher de leurs peaux. Sa hantise ? Être de nouveau son Impero. Elle espérait n'avoir plus jamais à recevoir un tel sort ou même à recevoir un sortilège de Doloris. Mais les temps étaient durs et tout le monde avait une épée de Damoclès au-dessus de sa tête, encore plus Neville, étant l’Élu si connu de cette prophétie qui le liait à Voldemort. Joyce n'avait jamais bien compris, malgré le fait qu'elle soit à Serdaigle, pourquoi on disait Lord Voldemort. A ses yeux, le mage noir n'avait rien d'un Lord, c'était même plutôt misérable de faire autant de mal autour de soi …

Woooh ! C'était bien une licorne qu'elle avait sous les yeux ? La sang-pur n'en revenait pas, elle n'aurait jamais imaginé en voir une un jour, c'était tellement rare et puis surtout, elle avait imaginé voir une bête terrifiante apparaître devant eux et non ce bel équidé avec une corne au milieu du front qui était tout ce qu'il y a de plus inoffensif malgré le classement qu'avait fait le Ministère de la Magie pour les protéger. Les licornes étaient des animaux purs et Joyce le comprenait bien en voyant l'une des représentantes de l'espèce aujourd'hui, pas que par son pelage mais par ce qu'elle dégageait. La jeune sorcière était encore un peu abasourdi par cette vision quand Duncan prit la parole en lui demandant si elle croyait que c'était dangereux, si on pouvait l'approcher. Son regard couleur émeraude glissa doucement vers son frère jumeau qui n'avait pas attendu sa réponse pour tente de s'approcher de l'animal. Alors, la rouquine ne dit rien et ne bougea pas, observant juste son frère se mouvoir doucement et lentement vers la licorne pour tenter de la toucher. Elle l'observa lever doucement sa main pour tenter de la toucher mais celle-ci eut un mouvement de recul. Pouvait-elle sentir que le bleu et bronze était un loup-garou? Était-ce cela qui la rendait craintive ? Peut-être … mais de ce que Joyce avait retenu de ses cours de Soins aux Créatures Magiques, les licornes étaient des êtres de natures craintives et se laissaient plus facilement approcher par les sorcières que les sorciers. Mais est-ce que le mouvement de recul de cette licorne était influencé par le fait que son jumeau était à présent un loup-garou depuis la Nuit Rouge ? C'était un mystère et on ne pouvait que poser l'hypothèse et non le savoir. Son regard croisa celui de Duncan qui l'observait, attendant peut-être une réaction de sa part pour savoir quoi faire. Mais que faire ? S'il recommençait peut-être prendrait-elle la fuite comme peut-être accepterait-elle de se laisser toucher. Ni l'un ni l'autre ne lui voulait de mal. Loin de là ! C'était juste un instant magique qu'ils vivaient là et il fallait savoir en profiter dans ce genre de moment. Le cerveau de la belle rousse carburer pour trouver comment elle devait réagir, ses lèvres s'étaient légèrement pincées alors que ses yeux glissèrent vers la licorne qui était à présent immobile, elle tourna de nouveau son regard vers le Serdaigle avant de poser définitivement son regard sur l'animal et de faire un pas. Rien ne se passa, la jument – ou peut-être le mâle ? Allez savoir ! - était toujours immobile. Elle tenta un second pas, puis un autre et encore un autre, sans se presser, faisant ce qu'avait fait le Weather quelques instants auparavant pour ne pas brusquer l'équidé, pour ne pas lui faire peur. Elle avait rangé avec douceur et lenteur sa baguette, c'était probablement stupide, car même s'ils étaient en compagnie d'une créature innocente cela ne voulait pas dire pour autant qu'ils étaient en sécurité, loin de là ! Le danger rôdait toujours au sein de la Forêt Interdite ! Même s'il y avait des licornes, comme celle qui était en leur présence, il y avait des créatures qui étaient elles, bel et bien dangereuses ! Est-ce que les licornes prenaient mal le fait qu'on utilise de leurs crins, cornes et sangs pour les mettre dans les baguettes ? C'était Duncan qui avait une baguette avec du crin de licorne, de son côté elle avait du crin de sombral, un autre équidé … une fois proche de la licorne, aux côtés de son double masculin, son regard alla de nouveau vers Duncan, elle lui adressa un mince sourire avant de se reconcenter sur l'animal. Bon, allez, il fallait savoir prendre son courage à deux mains ! Et puis, ce n'était qu'une licorne ! Pas un Magyar à Pointes ! A son tour, elle tenta de toucher la licorne, allant doucement. Oh ! Le museau rentra en contact avec la paume de l'une de ses mains, son sourire s'élargit un peu alors qu'elle prenait la parole d'une voix douce et calme :

 « Il est dit, que les licornes sont de natures craintives, mais se laissent plus facilement approcher par une sorcière. Allez, poses ta main sur la mienne, elle se laissera peut-être plus facilement toucher ? »

La rouquine avait omit volontairement de parler du côté loup-garou, ne souhaitant pas le blesser en abordant ce sujet qui lui semblait être tout aussi douloureux que la mort tragique de leur petit-frère Zaccary.
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Ven 1 Mai - 0:00
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Tous les élèves de Poudlard avaient enfreint au moins une règle, une fois, au sein de l’école. Même les Serdaigle, les érudits modèles, irréprochables, mentiraient s’ils disaient n’avoir jamais violé une loi de l’école. Pour aller plus loin, je dirais que la moitié des élèves de l’école, au moins, avait déjà mis un pied dans la forêt interdite. C’est débile, mais quand on écoute la directrice dire, au début de l’année, « il est strictement interdit de se rendre dans la forêt » et l’entendre énoncer tous les dangers qui nous y attend, nous n’avons qu’une seule envie : y aller ! Peut-être par curiosité, croyant bien souvent que les dires de la directrice ne sont que mensonges ; alors on décide d’aller vérifier cela par nous-même. Sans doute aussi par prétention : montrer aux autres qu’on est trop forts, qu’on peut fouler le sol de la forêt-interdite-abritant-des-acromentules-des-centaures-des-trolls-des-loups-garous-des-gobelins-des-mangemorts-et-plein-d’autres-créatures. Certainement, également, pour le goût du risque. Rien que le nom de la forêt, « interdite », donne envie d’y pénétrer. On a envie de se lancer un défi, d’être mis quelques temps en danger. Après tout, il n’y a pas de meilleur sentiment que celui de se sentir menacé, d’être éventuellement la proie de nombreuses créatures pouvant surgir à tout moment ; l’adrénaline, c’est tellement bon ! Lorsqu’on entre dans la forêt interdite, on a forcément envie de rencontrer des créatures, pour se mettre à l’épreuve, mais bon, au fond, lorsqu’on tombe nez à nez avec une simple licorne, on se fait littéralement dessus.
C’était, pour ma part, mon baptême de la forêt interdite. Je ne peux pas dire que je manquais de courage. J’avais juste suffisamment la tête sur les épaules pour ne pas me mettre en danger aussi bêtement. Je croyais la directrice lorsqu’elle disait qu’il était interdit de s’y rendre. Ce n’est pas l’envie qui m’avait manqué, tout au long de mes sept ans, de m’y rendre, mais j’avais su me retenir. Je savais que la forêt était dangereuse, qu’il n’était pas bon de s’y rendre, qu’on risquait non seulement d’être tué, mais également d’être sanctionné. Alors je m’étais retenu. Lorsque des amis voulaient y aller, je les laissais y aller seul, restant, moi, dans l’enceinte de l’établissement. De toute manière, si je devenais auror, j’aurais de très nombreuses occasions de me mettre en danger. Et ça serait de véritables dangers, cette fois, pas simplement une chance sur dix de croiser une créature, pas forcément dangereuse d’ailleurs – prenez une licorne, c’est plutôt inoffensif. Quand je serais auror, ce serait vraiment dangereux ! Pas de simples licornes, mais de méchants et puissants sorciers, prêts à user de sortilèges impardonnables et à vous tuer en un coup de baguette. Du danger, j’en aurais dans quelques années, c’est ce que je me disais pour ne pas aller dans la forêt. Bon… il est vrai que ce projet d’avenir n’était que tout récent. Peut-être bien qu’il y avait une certaine part de lâcheté dans mon attitude. Si je n’avais pas été dans la maison des courageux, il y avait bien une raison. Je n’étais pas l’être le plus courageux du monde, c’était certain. Je n’étais néanmoins pas lâche pour autant – je voulais devenir auror, tout de même ! Simplement, si je pouvais éviter des situations dangereuses, je faisais en sorte de les éviter. Appelez ça de la lâcheté ; je parlerais plutôt, moi, de prudence, de méfiance, d’intelligence… Je n’étais simplement pas assez débile pour me rendre dans une forêt grouillant d’acromentules. Je n’étais pas lâche, nous pouvions le voir actuellement. Certes ma main, posée sur ma baguette, tremblait, j’avais une trouille immense, mais j’étais là, au beau milieu de la forêt interdite ! Tout ça pour quoi ? Pour un foutu hibou incapable d’obéir à ses maîtres ! Et en plus, je protégeais Joyce. Je n’étais pas lâche !

J’avais l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin. La forêt était immensément grande ! Il était impossible de trouver Groms là-dedans. La forêt était sans doute cinq fois plus grande que l’école elle-même ! Groms devait être perché haut dans un arbre, au fin fond du bois. C’était impossible de le retrouver ; je désespérais vraiment. Mais il finirait sans doute par revenir par la suite… Non ? Bon, Groms était du genre têtu, certes, mais il n’avait jamais déserté. Il savait quel était son travail et l’avait toujours bien fait. Il savait très bien où il devait être. Alors il finirait bien par revenir. Rien n’était moins sûr, mais il fallait bien espérer… En tout cas, je crois que nous avions fait une erreur en faisant cette excursion. Nous aurions dû rester à l’extérieur de la forêt, rentrer à l’école et attendre que notre hibou revienne de lui-même. Mais en même temps, nous avions eu la chance, en allant dans cette forêt, de rencontrer une licorne. Il y a quoi ?... Une chance sur mille d’en rencontrer une dans une vie ? Eh bien nous avions eu cette chance ! L’instant était vraiment magique. Une licorne, blanche, pure, belle… juste devant nos yeux ! C’était vraiment incroyable ! Ce que je ressentais était indescriptible. C’était un sentiment infini de paix. Comme si sa présence seule suffisait à transformer notre vision du monde et à le rendre plus beau. Ma crainte de me trouver en plein milieu d’une forêt regorgeant de créatures dangereuses s’était envolée à l’instant où j’avais vu la licorne – en réalité, l’instant d’après, lorsque j’avais bien réalisé qu’il s’agissait d’une licorne et pas d’une autre bête méchante. Elle devait dégager une certaine aura, je pense, qui nous transportait dans un autre univers.

La licorne semblait plutôt réticente à mon égard. En y réfléchissant aujourd’hui, je pense qu’il pouvait y avoir plusieurs raisons. Premièrement, j’étais un garçon, et il me semble que Joyce avait raison lorsqu’elle disait que ces créatures étaient moins craintives envers les dames. Deuxièmement, j’avais une baguette composée de brin de licorne. Ce serait étonnant que la licorne puisse sentir ça, la baguette étant rangée dans ma poche, mais sait-on jamais. Et troisièmement, j’étais un loup-garou. Il n’était sans doute pas rare que des loups-garous – des loups tout court aussi, d’ailleurs – dévorent des licornes ; elles étaient des proies faciles. J’étais presque certain que la bête pouvait le sentir…
« Tu as peut-être raison, répondis-je à Joyce. »
Je tentai ainsi son approche. Joyce posa sa main sur la licorne, je m’avançai vers elle, doucement, puis posa, délicatement, ma main sur celle de ma sœur. Je vis la licorne légèrement craintive, mais elle se laissa finalement faire. Sans doute avait-elle compris que je n’étais pas dangereux pour elle. Joyce finit par délicatement enlever sa main, tandis que la mienne touchait à présent complètement le museau de l’étalon. Je me mis à le caresser, doucement, voyant peu à peu la bête se détendre et apprécier, tout autant que nous.
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Mar 5 Mai - 23:09
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Allez ! Grommy vole !
Franchement, ça ne l'avait jamais tenté de faire une balade dans la forêt interdite, elle savait qu'il y avait bon nombre de créatures qu'elle ne souhaitait jamais voir dans sa vie. Et ces créatures habitaient la forêt interdite. Et pourtant, aujourd'hui, elle y était à cause d'un stupide hibou qui n'en faisait qu'à sa tête et qui avait décidé de punir ses jeunes maîtres d'avoir osé lui donner un ordre autre que celui de transmettre un message ou transporter un colis. Depuis qu'elle connaissait Groms, soit depuis qu'elle était née, elle avait toujours trouvé qu'il était un hibou très indépendant même s'il leur restait tout de même fidèle, il faisait ce qu'il voulait. Il était aussi assez prétentieux, à moins que cela ne soit qu'une impression ? Agressif, gourmand, chiant, oui chiant serait le mot le mieux placé pour le qualifier. Chiant. C'était un véritable chieur quand il le voulait, comme aujourd'hui par exemple. Surtout qu'aujourd'hui, il risquait de leur apporter des ennuis et pas des petits ! Ils pouvaient se faire agresser par l'une des créatures de la forêt ou un adulte les retrouverait ou les verrait sortir de la forêt et bam ! Ils seraient soit collés soit renvoyés. Renvoyés alors qu'ils étaient en dernière année, si proche de passer leurs ASPIC … si proche de devenir des « grandes personnes », si proche de devenir ce qu'ils voulaient devenir. Et tout cela serait fichu en l'air à cause d'un abruti d'hibou grand-duc voulant leur faire payer le fait d'avoir osé lui donner un ordre ? Il en était hors de question ! Joyce était si proche de passer ses ASPIC, les semaines qui passaient la rapprocher un peu plus de ce moment qu'il serait bien trop bête de ne pas pouvoir le passer. Les professeurs leur rabâchaient les oreilles depuis le début de l'année sur ces fichus ASPIC qu'il était hors de question que Joyce se dérobe. C'était le dernier examen à passer, le plus important, le plus stressant et il était hors de question qu'elle le rate ! Elle allait le passer haut la main et à la prochaine rentrée scolaire en septembre, après la Coupe du Monde de Quidditch, elle allait débuter sa formation de Quidditch pour plus tard devenir une professionnelle, la meilleure des attrapeurs ! Et ça ne serait pas un fichu hibou qui allait lui gâcher son avenir ! Oooh ! Si elle pouvait avoir Groms, là, tout de suite, il passerait le pire quart d'heure de sa vie, elle lui apprendrait à obéir et à ne plus les embêter ! En ce qui concernait Duncan, elle n'était pas du tout d'accord qu'il devienne auror même s'il n'avait pas à avoir son accord pour faire ce qu'il voulait de sa vie, il n'en restait pas moins qu'elle n'était pas d'accord qu'il fasse un métier si risqué ! Peut-être que l'année dernière, elle n'aurait pas été si réticente, peut-être qu'elle l'aurait même encouragé à le faire, mais l'année dernière c'était du passé et il y avait eu la Nuit Rouge qui avait tout bouleversé. Et à présent, le fait qu'il veuille devenir auror lui faisait peur, elle voulait le protéger, elle voulait qu'il évite de prendre autant de risque. Si elle le perdait, elle n'arriverait pas à s'en remettre. Déjà que la mort de Zac était dure à supporter, la mort de Duncan suffirait à l'abattre définitivement.

Mais être face à une licorne, c'était quelque chose d'exceptionnel et s'ils n'avaient pas eu à suivre Groms, ils n'en auraient peut-être jamais vu de leurs vies. Donc, d'une certaine manière, ils pouvaient remercier leur plumeau volant car ils étaient entrain de faire une rencontre qui n'était pas commune. On ne voyait pas tous les jours des licornes même si elles étaient plutôt répandues, on en voyait pas souvent et beaucoup de sorciers n'en voyaient jamais durant leurs vies. Leur père avait déjà dû faire des excursions dans la forêt interdite lorsqu'il était à leur place, Joyce se plaisait à se dire qu'il avait eu le courage – la stupidité – d'y aller et plus d'une fois et qu'il avait dû rencontrer des créatures et y avoir des aventures qu'elle n'aurait jamais eu. Même si elle était quelqu'un de plutôt sage ou plutôt une élève respectueuse du règlement, il lui était déjà arrivée d'enfreindre les règles pour faire des expéditions nocturnes dans les couloirs du château. Pas pour explorer le château, mais plutôt pour aller se chercher des victuailles dans les cuisines lorsqu'elle révisait jusqu'à tard dans la nuit et qu'il lui fallait de quoi tenir jusqu'à encore plusieurs heures après. Mais mise à part ça, la jeune métamorphomage était quelqu'un de respectueux des règles mise en place. Règles qui avaient été raffermit cette année suite au drame qui avait ébranlé le monde sorcier. Et ces règles, elle les trouvait justifié, elle les trouvait bien, même si peut-être un chouilla trop sévère. Ils avaient tout de même le droit de se détendre un peu, sinon leurs cerveaux allaient saturer et les planter là lors des examens en fin d'année ! Ils bravaient l'interdit pour un hibou et ils se retrouvaient nez à nez avec une licorne, que devaient-ils comprendre à cela ? Cette rencontre était-elle dû à Groms ? Vraiment dû à lui ou était-ce une simple coïncidence ? Joyce y réfléchirait longuement dans son lit ce soir. La licorne sembla tout d'abord plutôt réticente à l'approche de Duncan, était-ce dû au fait qu'il était un homme et qu'une licorne se laissait plus facilement approchée par une femme – ou une fille – ou était-ce dû au fait qu'il était à présent un loup-garou et qu'elle avait dû le sentir ? Les deux pouvaient bien en être la cause. La bleue et bronze décida de prendre les devants et réussi à poser sa main sur l'équidé à corne, enjoignant à son frère de poser sa main sur la sienne pour tenter de toucher l'animal qui avait été réticent au départ qu'il la touche. Chose qu'il fit, ce qui fit sourire la belle rousse, elle était contente que ça marche et qu'elle puisse partager ce moment unique avec Duncan. Retirant sa main, elle laissa celle de son frère se poser entièrement sur le musée de la licorne alors que Joyce allait poser sa main sur l'encolure de la créature magique, la caressant :

« Tu vois, ça a marché ... » dit-elle simplement tout en continuant à caresser la licorne

Combien de temps passèrent-ils auprès de la licorne ? La Serdaigle n'aurait su le dire mais pas une éternité en tout cas ! Soudain, un bruit se fit entendre, un hululement, ses yeux couleurs émeraude se relevèrent et elle vit Groms voulait bas, poussant des hululements, il … lâcha une fiente qui passa à quelques mètres d'eux. Franchement, qu'est-ce qu'il était con et agaçant ! La licorne s'était écartée de quelques pas d'eux, son attention portée sur le hibou qui faisait un second passage et lâchait une autre fiente. La miss Weather fut prise d'un réflexe qui leur évita à son jumeau et elle de se retrouver tâcher de fientes, elle le poussa sur le côté et ils tombèrent tout deux sur le sol. Joyce tombant sur Duncan, le souffle coupait par le choc. La licorne avait poussé un hennissement avant de partir en galopant. Saleté d'hibou qui avait dû finir par piquer une crise de jalousie en voyant toute l'attention que ses jeunes maîtres portaient à la licorne et non à sa recherche. Joyce se laissa tomber sur le sol à côté du rouquin, dégainant sa baguette qu'elle avait rangé peu de temps auparavant, pointant le morceau de bois vers le hibou qui faisait un nouveau survol de l'endroit, elle fit un simple geste du poignet qu'elle avait apprit en cours et lança un Vera Verto silencieux en direction du hibou. Une fois frappé par le sortilège, il se transforma un joli gobelet doré avec des pierres précieuses, il avait eu juste le temps de pousser un dernier hululement avant de subir la transformation. Avant même qu'il est pu touché terre, elle avait lancé un Accio en sa direction et il se retrouva en quelques instants dans sa main :

« Bien fait pour toi ! Tu te la pète moins, là, hein ? T'avais qu'à pas nous faire chier et obéir ! »

Voilà qui était dit. Ils avaient eu leur revanche sur le hibou. Mais elle savait bien que ce qu'elle avait fait avait suffit à mettre un peu plus en rogne l'animal. Tant pis. La belle rousse ne l'utilisait pas tant que ça cette année. Toujours au sol, le gobelet dans sa main, Joyce tourna sa tête vers le septième année qui était toujours à ses côtés. Voilà qui était fait, la recherche était finie, ils pouvaient rentrer en essayant d'être le plus discrets possible pour ne pas se faire prendre par un adulte. Ça serait bête après une telle expédition, une telle réussite de se faire prendre sur le chemin du retour alors que personne ne semblait les avoir vu rentrer dans la forêt interdite ni même les avoir suivit. Un sourire victorieux sur ses lèvres, elle glissa ses doigts dans ceux du jeune homme :

« Ça va ? T'as rien ? Je ne t'ai pas fait mal ? Je propose qu'on rentre … j'ai bien envie de prendre une bonne douche, moi. » déclara-t-elle d'un ton doux mais tout de même enjoué
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Mar 7 Juil - 17:38
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Depuis que Hikkins avait pris la direction de l'école, nous étions forcés de marcher au pas. Nous n'avions le droit à aucune erreur. J'avais toujours été le premier à dire que c'était une bonne chose, à m'en contenter malgré la réticence de la majorité des élèves. Après ce qui s'était passé l'été dernier et vu le monde dans lequel nous vivions dorénavant, il fallait forcément que la direction adapte son comportement, autrement dit qu'il sévisse. Une grande partie des élèves avait laissé leur vie pendant la Nuit Rouge, notamment à cause de l'incompétence de la direction, autrement dit de Dumbledore. J'apprécie Dumbledore, vraiment. Mais il faut avouer que s'il avait été suffisamment apte à maintenir la sécurité de l'école – ce qu'il ne cessait d'avancer –, aucune armée de mangemorts aurait pu y pénétrer ; Dumbledore, malgré sa puissance, avec été incompétent, c'était un fait indéniable. C'est pourquoi j'étais totalement d'accord avec le fait qu'une autre personne prenne la relève. Il fallait forcément sécuriser au mieux l'endroit. Et entre la sécurité et le contentement des élèves, il fallait faire un choix ; tout comme le ministère, j'aurais choisi la sécurité. Nous vivions une période sombre de l'Histoire, il ne fallait commettre aucun écart qui puisse porter préjudice à quiconque, encore moins à de jeunes adolescents. Des écarts avaient forcément été commis il y a un an, d'abord avec le huis-clos, ensuite avec la Nuit Rouge. Il fallait dorénavant prôner la sécurité, afin d'éviter une nouvelle Nuit Rouge. Quitte à restreindre les libertés des élèves. Je ne comprenais pas la réaction de la plupart des élèves, notamment de ceux qui avaient vécu la bataille. Avaient-ils vraiment vécus ce que j'ai vécu cette nuit-là ? N'ont-ils pas vu des gens mourir, perdu des amis, plus ou moins proches ? Tout le monde étaient présents pendant cette nuit pourtant ! tout le monde avait forcément vu tous ces jeunes se faire massacrer !Comment pouvaient-ils aujourd'hui, après ce qu'ils avaient vécu, placer leurs désirs, leurs envies avant même leur sécurité ?
Étonnant de dire ça lorsque nous nous trouvions actuellement dans la Forêt interdite, mais bon, en même temps, nous ne pouvions pas laisser Groms au milieu de celle-ci et vaquer à nos autres occupations. Il fallait forcément le retrouver. Nous aurions pu aller voir quelqu'un – un professeur, la directrice... – pour qu'il aille récupérer notre hibou, mais je suis certain que la personne nous aurait dit ce n'est qu'un hibou, il reviendra, on ne peut pas envoyer quelqu'un dans la forêt juste pour ça. Alors autant y aller nous-mêmes ! Personne ne le saurait. Nous retrouverions Groms, nous le ramènerions et nous ferions comme si de rien était. Aucun surveillant ne surveillait à l'intérieur même de la forêt ; personne à vrai dire. Nous n'avions donc aucun risque. Le seul risque était de se faire tuer. Et dans ce cas, nous serions mort, alors aucune chance d'être punis, voire renvoyés.
Le renvoi, je pense que c'est ce qu'un élève risquait lorsqu'il s'aventurait dans la Forêt interdite. La Forêt interdite, c'était sans doute le délit le plus grave à Poudlard. Toutes sortes de créatures dangereuses, voire mortelles, s'y trouvaient. Sans compter les éventuels mangemorts qui pouvaient s'y cacher. Se promener dans la forêt était sans nul doute ce qui mettait le plus en danger les élèves et l'école. Le renvoi était donc la punition minimale à donner à l'élève, ce que je trouvais tout à fait légitime vu l'ampleur de la faute par rapport à la sécurité que voulait mettre en place Hikkins. J'avais bien conscience de ce que nous risquions, moi et Joyce, à chercher Groms dans la forêt, mais que pouvions-nous faire ? Nous ne pouvions pas rester les bras croisés en attendant que ce fichu hibou daigne réapparaître – ce qu'il ne ferait sans doute jamais. Alors oui, je sais que se faire renvoyer la dernière année, après avoir passé six ans dans l'école, après avoir obtenus nos BUSE et en étant aussi près de nos ASPIC, ça serait juste minable et ridicule. Mais nous devions trouver Groms, quitte à mettre nos vies et nos études en danger.

Notre vie ne semblait pas vraiment en danger pour le moment, puisque tout ce que nous avions croisé, c'était une licorne. Il s'agissait de ce genre d'expériences dont on n'oublie jamais dans sa vie. Une licorne, c'était la première et sans doute la dernière fois que j'en croisais une. Je faisais donc tout, avec Joyce, pour savourer cet instant. La créature merveilleuse avait d'abord été réticente à mon approche mais s'était finalement laissée faire, grâce à l'aide de Joyce. Dès que ma main toucha son doux pelage, je ne pus m'empêcher de sourire, caressant doucement la bête. Nous fûmes rapidement interrompus par le hululement de notre hibou. Moi et Joyce nous retournâmes en même temps vers la provenance du bruit. Groms volait tout juste au-dessus de nous et lâcha une fiente tout près de nous. Il récidiva une seconde fois, ce qui eut pour effet, autre de nous clouer au sol afin d'éviter sa déjection, de faire fuir la licorne – c'était malin ! Joyce parvint à neutraliser la bestiole en la métamorphosant en un gobelet.
« Bien joué ! m'exclamai-je. »
C'est ainsi que nous rentrâmes à l'école, tous les deux main dans la main.
« Oui, rentrons tranquillement. »
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