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L'armée des ténèbres

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Bryan H. Levinson
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Mar 22 Juil - 18:16
Le Seigneur des Ténèbres avait décidé qu’il était grand temps d’accélérer le mouvement. Un nouvel affrontement inévitable se préparait et il comptait bien voir ses troupes sortir victorieuses de la mêlée. Mais en cette époque trouble, même les mangemorts se retrouvaient traqués, pourchassés, pris au piège et finissaient par tomber sous les coups de l’ennemi. Bien qu’il ne le dirait jamais, Lord Voldemort était bien obligé de se rendre à l’évidence, ses hommes n’étaient pas invincibles, ce n’étaient que de simples mortels. Aussi lorsque l’un d'eux disparaissait, il fallait le remplacer sur-le-champ. Néanmoins, il devenait de plus en plus difficile de recruter ; chantage et menaces ne fonctionnaient plus aussi bien que par le passé. Et la faute à qui ? Aux anarchistes, bien sûr ! Si ces pseudos rebelles n’avaient pas vu le jour, les sorciers résisteraient moins aux pressions des mangemorts. Mais maintenant qu’ils entrevoyaient d’autres opportunités, d’autres allégeances, ils se sentaient en droit de décliner les offres du Seigneur des Ténèbres. Bryan ne l’avouerait jamais à son maître, mais il songeait qu’après tout c’était peut-être un mal pour un bien. À ses yeux, un homme qui rejoignait les mangemorts par peur et non par conviction ne faisait pas un bon soldat. Ils avaient deux fois plus de risques de se faire trahir en engageant n’importe qui. Mais Lord Voldemort semblait bien se ficher de la loyauté des sbires qu’il enverrait en première ligne des combats lorsque ceux-ci débuteraient. D’un autre côté, il fallait bien admettre qu’Hellson avait rendu service au mage noir en le débarrassant du leader de l’Héritage. Depuis la mort de Kingfell, le nombre de mangemorts retrouvés mutilés au beau milieu de nulle part avait nettement diminué, toutefois, l’Héritage n’était pas encore mort, aussi fallait-il continuer de se méfier.

Alors que Bryan se faisait encore prier pour accomplir la mission secrète que le Lord lui avait confiée après l’avoir puni de son terrible affront, il fut rappelé au manoir des Malefoy. Pensant qu’il allait encore subir les affres de la colère de son maître, le mangemort fut finalement soulagé de constater que le Seigneur des Ténèbres souhaitait simplement lui confier une nouvelle tâche. Celle-ci allait certainement s’avérer quelque peu fastidieuse, mais il n’avait plus le choix, il avait déjà trop souvent désobéi. Au prochain écart de conduite c’est sa tête qui volerait en éclat. Et c’est ainsi qu’à la tombée de la nuit, Bryan poussa la grille d’un vaste cimetière situé dans les environs de Londres. Il aurait été bien imprudent de se rendre ici en plein jour, alors qu’à une heure aussi avancée, il ne rencontrerait sûrement personne. D’autre part, le mangemort n’était pas superstitieux, il ne craignait ni le noir ni les revenants.

Il jeta un rapide coup d’œil aux alentours, afin de s’assurer qu’il n’aurait personne à exécuter afin de pouvoir mener sa mission à bien sans être dérangé. Il semblait bel et bien être seul. Déambulant entre les allées, il entreprit de se rendre au fond du cimetière, là où les arbres étaient plus anciens et donc plus imposants. Il aurait moins de chances de se faire repérer s’il commençait par ce côté-là. Mais alors que les nuages se dispersèrent l’espace d’un instant, laissant un rayon de lune filtrer dans la nuit et venir éclairer une pierre tombale, Bryan s’arrêta subitement en reconnaissant le nom qu’il pouvait y lire. Hanne Ljungström. Ainsi, ils l’avaient enterrée en la libérant de son nom d’épouse. Il connaissait bien trop son odieux beau-frère pour s’en étonner. Néanmoins, cela ne pouvait pas être une coïncidence si Lord Voldemort avait décidé de l’envoyer dans ce cimetière-là. Ce que Bryan ignorait, son maître le savait, de toute évidence. Quelques instants seulement après avoir assené le coup fatal à son épouse, le mangemort avait été arrêté et envoyé à Azkaban. Il n’avait jamais cherché à savoir où reposait la dépouille de sa femme, revoir cette traitresse morte ou vive ne l’intéressait pas le moins du monde. Mais voilà que son maître avait décidé de jouer un peu avec ses nerfs en faisant ressurgir des souvenirs que Bryan aurait préféré oublier. Rien d’étonnant à cela non plus, le Lord ne l’avait toujours pas pardonné, et il ne le ferait certainement pas avant que le mangemort ait rempli sa part du contrat. Plusieurs minutes passèrent silencieusement avant que Bryan ne se décide à détacher son regard de la pierre tombale. Ce n’était pas le moment de perdre du temps avec des réflexions inutiles. Plus il se retardait, plus il courrait le risque que les aurors lui tombent dessus. Poursuivant son chemin, il ne prit pas la peine de jeter un nouveau coup d’œil en direction de l’entrée du cimetière.

Il finit par s’arrêter quelques dizaines de mètres plus loin. Il était arrivé à l’une des extrémités du cimetière. Le travail allait enfin pouvoir commencer. La première tombe portait un nom qui lui était inconnu. Sophie L. R. Decan. Il hésita quelques secondes avant de débuter. Le Seigneur des Ténèbres lui avait assuré que des Inferi femelles étaient tout aussi redoutables que des Inferi mâles, mais malgré tout, Bryan peinait à le croire. Alors qu’il n’était qu’un enfant, son père lui avait appris à mépriser les femmes, à ne pas leur donner trop d’importance ; et aujourd’hui encore, le mangemort se souvenait de cette leçon. Cependant, il se décida enfin à s’y mettre. Pointant sa baguette vers le sol, il commença à enlever la terre qui recouvrait la tombe.
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Lun 18 Aoû - 2:12
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    Une pause, enfin. Mes pas trainaient dans la boue miteuse de ces terres anglaises et j'étais rincée par cette entité infinie que l'on nommait "pluie". Elle s'écroulait comme une vitre s'effondrait après s'être brisée, ses millions d'éclats virevoltant à travers l'air.

    J'avais besoin de souffler. Je voulais seulement retourner à mes sources, retrouver Maman une dernière fois.

    Elle me manquait.

    Ces dernières semaines m'avaient conduite à renouer des liens plus intenses avec mes proches. Je n'en avais pas beaucoup, c'est vrai, mais les bons et après quelques efforts, je préférais ce nouveau regard que m'attribuait papa. Nous discutions lors de longs repas, n'abordant jamais les sujets sensibles, jamais, mais échangions sur des sujets telle que la politique ou la littérature; des sujets qui ne nous touchaient pas. Des sujets sans importance.

    Mais Maman m'avait manquée plus que Papa. Je rêvais d'elle, de nous deux, de ce que nous avions manqué et aurions pu vivre ensemble. Ces rêves-ci clivaient violemment avec des rêves plus charnels, mais ils me permettaient toujours la même évasion, sinon une plus intense.

    C'était hier que j'avais annoncé vouloir me recueillir sur sa tombe, et maintenant que je regrettais de n'avoir rien pris pour me couvrir. Mes cheveux ruisselaient sur le drapé blanc qui enveloppait mon torse, le recouvrant de vaste taches translucides. On aurait pu me reprocher de manquer de pudeur, mais qui serait parti me voir en cette heure ?

    Mon visage était trempé avant même qu'une seule larme eut l'envie de se manifester sous mes yeux. Le peu de maquillage qui devait recouvrir mon teint ou souligner quelques trais de ma face s'effaçait en une peinture brune sur mes joues ou bleue sous cils, sur mes cernes.

    J'avais froid.

    Ma température corporelle ne chutait néanmoins pas à cause du temps - enfin, je ne pense pas que c'en fut la cause principale - car l'approche du cimetière avait fait ressurgir un grand nombre de souvenirs macabres. Plutôt était-ce la tristesse qui me vidait de toute chaleur.

    Je n'étais qu'à une vingtaine de minutes que la pluie cessait enfin. Mon jean avait à présent une odeur de chien mouillé, mes tennis étaient trempées et recouvertes d'une épaisse boue qui séchait. Je conservais la baguette de Maman, notre baguette, dans ma poche arrière droite. Le bois restait intact, comme insensible à toute humidité.

    J'arrivais enfin. Un pas était passé au travers de l'imposante grille noire qu'un incontrôlable flot de souvenir valsait dans mon esprit. Je revécus la cérémonie de son inhumation, la douleur qui avait fendu mon cœur et ôté la sensibilité infantile qui m'avait accompagnée jusqu'alors. Je revécus l'horreur de ce défilé sans fin où les gens se présentaient pour m'annoncer leurs condoléances. Ce moment-ci avait été l'un des plus horribles. Un des plus horribles car je l'avais jugé inutile, chargé d'une souffrance inutile. La simple présence des gens suffisait à m'indiquer qu'ils compatissaient à ma peine, les mots n'étant en ces instants que poison émotionnel.

    Contrastant avec la foule de l'inhumation, le lieu était maintenant désert.

    J'avançai silencieuse, motivée par l'envie de voir son nom gravé sur la pierre. Je ne souhaitais que lire et me dire "Maman est ici, juste à côté de mes pieds".

    Mon chemin d'entre les quinconces se stoppa à une treizaine de mètres de ma destination. Un homme sombre au regard livide, sorcier armé d'une baguette qui défrichait le sol. Son sol. Sa détermination transparaissait dans les mouvements impulsifs qu'il réalisait.

    La peine de mon être retomba.

    La colère explosa.

    Je dégainais ma baguette dans un bond, rageant un "Stupefix" dans une voix roque que je ne me connaissais pas. Mon cœur battait de fureur. J'étais capable de le sentir sous ma poitrine et dans mes yeux, chacune de ses impulsions transperçant ma vue de taches noires, l'artère ophtalmique soumise à une forte pression.

    Je ne le laisserai pas faire.
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Bryan H. Levinson
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Ven 29 Aoû - 14:04
Le regard du mangemort paraissait éteint, son visage était livide. Tout son être se retrouvait désormais sous l’emprise d’une magie si noire et si puissante, qu’il lui était impossible de se focaliser sur quoi que ce soit d’autre que cette tombe. Lorsqu’il avait eu fini de défricher le sol et qu’il avait fait face au cadavre enterré là, il n’avait ressenti strictement aucune émotion. C’était comme s’il était indifférent au monde qui l’entourait, aux vies qu’il dérobait pour assurer le bon plaisir de son maître. Bryan n’était plus qu’un automate sans réelle conscience, sans peur, agissant selon les ordres qu’on lui avait confiés. Il pourrait bien mourir ce soir, cela lui importait peu, il avait juré de périr au service du Seigneur des Ténèbres.

Accaparé par la puissance du sortilège qu’il s’efforçait de maintenir, il n’avait pas entendu les bruits de pas qui avançaient discrètement dans l’ombre. Du coin de l’œil, il n’avait pas aperçu cette ombre frêle qui se rapprochait inexorablement de lui. Il n’avait pas senti le danger surgir de l’obscurité, aussi lorsqu’un éclair rouge déchira le silence nocturne, il eut tout juste le temps de quitter sa trajectoire. Une fraction de seconde de plus et voilà qu’il se serait retrouvé pris au piège de cet assaillant surprise. Reprenant alors brutalement contact avec la réalité, son regard scrutateur se posa sur la silhouette d’une adolescente dont le visage ne lui disait absolument rien. D’où pouvait-elle bien sortir ? Était-elle venue seule ou bien accompagnée ? Serait-ce une quelconque ruse de la part de Lord Voldemort ? Tant de questions fondamentales auxquelles Bryan ne pouvait pour l’instant pas répondre. Décidant que la jeune femme ne représentait pas un danger majeur, il prit quelques secondes pour observer les environs, afin de s’assurer qu’aucun autre sorcier ne ferait son apparition. L’horizon était vide mais l’inconnue le fixait encore et toujours d’un regard noir et menaçant. Bryan laissa alors éclater un léger rire. Pensait-elle réellement qu’elle pouvait l’intimider ? Ah, la naïveté enfantine…

« Que fais-tu ici toute seule à cette heure tardive, te serais-tu perdue ? Il vaudrait mieux que tu rentres bien sagement chez toi, avant qu’il ne t’arrive malheur. »

Une menace à peine voilée, voilà tout ce dont écopait celle qui avait eu l’audace d’attaquer le mangemort. Il était bien tenté de lui lancer une salve de doloris avant de l’exécuter froidement, mais il devinait que le Seigneur des Ténèbres voudrait qu’il agisse différemment. Si l’intimidation était toujours le maître mot chez les serviteurs du Lord, ceux-ci avaient reçu de nouveaux objectifs, liés à une autre forme de recrutement. Plus on les enrôlait tôt, plus les jeunes sorciers faisaient de bons et loyaux mangemorts. Recruter parmi les rangs de Poudlard était devenu la nouvelle tendance des mages noirs. Ainsi, au lieu de pointer immédiatement sa baguette sur la jeune femme, Bryan resta à bonne distance d’elle et décida de poursuivre la conversation, comme s’il n’y avait pas une tombe béante à quelques centimètres de lui.

« À ton âge, n’est-on pas censé utiliser la magie uniquement dans l’enceinte de Poudlard ? Et puis, je ne crois pas qu’il soit judicieux d’agresser un inconnu dont on ignore tout. Sans oublier que ce n’est pas très poli. Laisse-moi deviner, tu dois être à Gryffondor, non ? »

Simple provocation qui laisse entrevoir le mépris du mangemort pour les rouge et or, tout en lui donnant une chance d’en apprendre plus sur la petite effrontée qui lui faisait face.

« Alors que puis-je faire pour toi, gamine ? À part te laisser m'attaquer, bien sûr. »
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