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Allez, je t'offre un verre pour me faire pardonner ! [RP Clos]

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Harry J. Potter
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Mer 23 Juil - 2:19
« Sérieusement, tu sais te limiter parfois ? »

A la fois consterné et amusé, Harry observait Ron. Assis face à face, ces derniers étaient en train de déjeuner assis à la terrasse d’un restaurant londonien, choisis par Ron, à deux pas du campus universitaire sorcier. Ils s’étaient donnés rendez-vous pour l’heure du midi car Harry avait réussi à prendre sa journée. Il était donc libéré de ses obligations d’attrapeur depuis la veille et avait profité d'une petite grasse mâtiné avant de prendre une douche et transplaner directement au QG de l'Ordre pour prendre les dernières nouvelles. Puis, il était ressortie retrouver son meilleur ami. Hermione n’avait pu se libérer pour les rejoindre mais il était plutôt content de passer un moment entre mecs. Même s’il redoutait parfois que certains sujets atterrissent sur la table. Bref, c’est pourquoi il partageait actuellement son repas avec le roux et constatait une fois de plus la voracité de ce dernier. La bouche pleine, Ron le regarda l’air de lui demander ce qu’il avait à redire puis haussa les épaules avant d’enfourner une nouvelle bouchée. Une fois le tout avalé, il put répondre.

« Oh fais pas ta Mione, s’il te plait ! J’ai faim, je mange ! Et puis, ces pommes de terres et ce filet de bœuf sont les meilleures que j’ai jamais mangé ! »
« Mon saumon est pas mal non plus » répondit-il après un léger rire, « Y a bien qu’avec toi que je peux manger autant. Mais regardes-moi la taille de cette assiette ! J’en peux plus ! »
« Tu n’en es qu’à la moitié » constata-t-il sceptique.
« C’est déjà trop. Et pourtant j’avais la dalle ! Il reste encore le dessert, en plus. D’ailleurs, qu’est-ce que je vais me prendre moi … ? »

Harry observa sa carte des desserts, songeur. Dommage que la tarte à la mélasse ne soit pas au menu … Ils auraient dû aller manger chez Oncle Peter, tiens ! Parcourant son menu avec application, son attention fut détournée par Ron tendant sa fourchette vers lui.

« Le fondant au chocolat. C’est une tuerie. En parlant de ça, comment s’est passé l’entrainement hier, au fait ? Je t’ai même pas demandé ! »

« Dur. Le coach nous fait bosser comme des acharnés ! On est encore en lice pour la coupe de la ligue et Merlin sait que ça va pas être simple ! On est contre les Flèches d’Appleby la semaine prochaine. En début d’année, ils nous avaient rétamé. Je sens qu’on va ramer … Mais bon, on a progressé et c’est vrai qu’on bosse dur. Personnellement, j’y crois. »
« Y a pas de raison mec ! Vous êtes un bonne équipe. Même si vous ne battrez jamais les Canons ! »
« Alors ça, ne soit pas si confiant ! On est à peu près au même niveau cette année. »
« Jamais ! »
« On les rencontre dans un mois. Nous verrons bien, mais j’ai bien envie de te prouver que tu as tord », il resta songeur quelques secondes, « Tu ne vas même pas m’encourager quoi ! »
« Le choix est difficile mais … désolé vieux, Canon un jour, Canon toujours ! »
« Ami indigne ! Mais bon, je t’en veux pas. Tu serais gardien dans une équipe adverse des Pie, même pas je t’encouragerais ! »
« Et c’est moi l’ami indigne ! J’hallucine … Allez, choisis ton dessert avant de rater ton rendez-vous. Tu vas voir qui déjà ? »
« Mais je sais pas quoi prendre … Il est quelle heure déjà ? »

Un rapide coup d’œil à sa montre lui apprit qu’il était exactement 14h6min. Un rapide calcul dans sa tête avant de comprendre.

« Merde ! Je suis en retard ! »

D’un bond, il se retrouva sur ses pieds. Il enfila sa veste en vitesse sous les yeux ronds de Ron qui se demandait ce qui lui prenait tout à coup. Il sortit quelques gaillons de sa poche qu’il lança sur la table. Pas le temps de compter, et puis au pire, il y en aurait plus pour Ron !

« Je suis désolé vieux, je t’abandonne là. J’ai complètement zappé l’heure ! Déguste le fondant au chocolat pour moi ! » dit-il en lui donnant une tape amicale sur l’épaule avant de quitter le restaurant.

Au pas de course, il rejoignit la première ruelle vide de tout individu. Il se cacha alors derrière une poubelle afin de pouvoir transplaner. Pour apparaitre en plein milieu d’une rue fréquentée, à Pré-au-Lard. En effet, c’est dans le village Sorcier situé près de Poudlard que Harry avait rendez-vous. Avec un élève de l’école ? Précisément. Mais ce n’est pas sa sœur, ni même Lena, John ou Leo. Il s’agit en fait d’une amie de plus fraiche date. Une amie ? Et bien, disons qu’il serait tenté de le penser oui. Même si leur relation est plus timide que ça. C’est vrai qu’Harry marche un peu sur des œufs avec elle. Il faut dire que leur première vraie rencontre n’était pas des plus banale. Même si elle ne le savait pas.
L’attrapeur se dirigea ensuite vers l’auberge la plus célèbre du coin : Les Trois-Balais. Car oui, où se donner rendez-vous à Pré-au-Lard, si ce n’est dans cet endroit ? Arrivé devant la porte, il s’empressa de la pousser, manquant de renverser un étudiant de Pouffsoufle au passage. Après de bref excuse, il s’avança dans la pièce et chercha la personne qui l’attendait du regard. Il espérait qu’elle ne serait peut-être pas encore arrivée. Mais malheureusement pour lui, elle était déjà là puisqu’il avait un quart d’heure de retard. Il repéra de loin sa chevelure colorée ou en tout cas, il cru la reconnaitre car rien ne lui indiquait qu’elle serait coiffée ainsi ce jour-là. Il s’avança alors à sa rencontre et une fois face à elle, il constata qu’il ne s’était pas trompé. Il lui sourit alors.


« Salut Joyce. Excuse-moi de mon retard. Je n'ai vraiment pas d’excuse, en plus. Je déjeunais avec Ron et on a pas vu l’heure passé. Je l’ai littéralement planté sur place ! »

Il rit puis il entreprit de s’installer en retirant sa veste qu’il posa sur le dossier de sa chaise. Il lui fit alors face et l’observa rapidement. Elle avait l’air en forme. Mieux que la dernière fois qu’il l’avait croisé en tout cas. Cela remontait au vacances de Noel, alors qu’elle était venu au QG de l’Ordre avec ses parents. Mais il s’y attendait au vue de la dernière lettre qu’il avait reçu de sa part. Rien à voir avec la Joyce de l’été dernier, à Sainte-Mangouste. Il en était heureux.

« Tiens, pour me faire pardonner, je t’offre ta consommation ! » déclara-t-il catégorique, « Comment tu vas ? »

Oui car à vouloir le savoir, autant lui demander directement !
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Dim 10 Aoû - 4:52
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Aujourd’hui elle allait faire une petite sortie en dehors de Poudlard, elle allait aller à Près-au-Lard, pas pour faire des achats même si elle savait bien qu’elle ne pourrait pas s’empêcher d’aller s’acheter des sucreries, mais pour voir un ami. Enfin, elle le considérait comme un ami même si elle n’en était pas très sûre. Il était devenu au fil du temps un confident, l’avait-il remarqué ? La jeune métamorphomage n’en savait trop rien. Elle détestait être en retard c’était pour cela que la bleue et bronze était partie bien en avance du château. Hors de question d’être en retard. Et puis si elle arrivait tôt elle aurait le temps de faire un petit saut chez Honeyduckes avant de rejoindre les Trois Balais qui était le lieu du rendez-vous. Il ne faisait pas si moche que ça pour une fois ni trop froid, pourtant, elle se dit mentalement qu’elle avait bien fait de se mettre un petit pull pour avoir bien chaud. La rouquine était sortie avec sa tenue complète d’élève de Poudlard. Elle était fière d’être une Serdaigle et la septième année ne se voyait d’aller dans aucune autre maison. Le Choixpeau avait bien fait son choix. Et puis, elle n’avait pas été séparé de son frère jumeau qui lui aussi été allé à Serdaigle. Quelle joie quand elle n’était qu’une première année, perdue dans l’immensité du château, d’être accompagnait de son frère et de pouvoir le voir le soir dans la salle commune car il avait été réparti dans la même maison qu’elle. Maintenant, ils se voyaient moins et puis, quand ils se voyaient ça la gênait un peu – beaucoup – d’avoir son surveillant qui était présent. Ils n’étaient donc plus seuls quand ils se voyaient sauf lors de certaines exceptions qui se produisaient. Et ça, ça la gênait. Certes, quand il y avait du monde autour d’eux, la jeune fille à la chevelure couleurs des flammes n’était pas gênée mais le fait qu’il y est ce surveillant … cette présence constante la dérangeait.

Après plusieurs minutes de marche intensive où elle observa tout de même le paysage qu’elle connaissait par cœur après toutes ces années, elle arriva à Près-au-Lard. Elle s’était même surprise à rêvasser pendant le trajet. La septième année se sentait peu à peu de mieux en mieux, se forçant à aller de l’avant alors que les ASPICS approchaient de plus en plus vite à ses yeux. Et puis, il le fallait bien ! Il fallait bien qu’elle réussisse à avancer, maintenant, elle commençait à stresser de plus en plus pour l’examen ultime. Les mains dans les poches, elle balaya la rue dans laquelle elle était du regard, sentant sa baguette contre sa peau. Ce simple contact lui suffisait à la rassurer un peu plus. L’attrapeuse de Serdaigle ne remarqua aucun visage qu’elle ne sut reconnaître. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Joyce n’aurait su le dire. Bon, elle était en avance comme elle l’avait prévu ou su, ce qui lui permettait d’aller chez Honeyduckes pour se faire ses achats de sucreries en tout genre. Le magasin n’avait pas encore énormément de monde ce qui satisfis Joyce. Malgré le temps qui était passé, elle gardait cette horrible et étrange sensation que les gens autour d’elle l’observaient et savaient qu’elle avait tué son petit frère. Que tout le monde pensait qu’elle était un monstre. Ce qui avait le don de la stresser et lui faire une crise de stress. D’un simple regard, elle remarqua donc qu’il n’y avait pas grand monde. Bien. La septième année rentra donc dans le magasin. La miss Weather avait déjà en tête ce qu’elle voulait acheter ici. Nougats moelleux. Elle prit deux sachets. Caramels dorés. Trois sachets. Bon ok quatre et on ne dira rien à personne ! Mais qu’est-ce que le caramel était bon ! Du chocolat – chocoballes, chocolat et chocogrenouilles - parce que le chocolat c’est juste le bien quoi ! Six boîtes de dragées surprises car elle savait bien que durant la semaine il y en aurait déjà trois de moins. Elle prit un sachet et y fourra bulles baveuses, ça lui servirait pour ses soirées à rester à réviser dans la salle commune ! Fils dentaires à la menthe mais pas énormément, il fallait savoir être rationnel par moment voyons. Deux souris glacées, elle en donnerait une à Dudule quand elle le verrait. Elle hésita un instant devant les baguettes à la réglisse mais fini par céder et en prit une dizaine. Elle finit ses « petites » emplettes par l’achat d’ananas confits et de patacitrouilles, ça, elle se connaissait, ça ne tiendrait pas le temps de son retour à Poudlard ! Une fois le tout payé, elle se dirigea vers les Trois Balais.

La Serdaigle n’avait pas beaucoup de chemin à faire pour rejoindre le pub qui faisait aussi office d’auberge. Quand elle rentra, elle observa la salle, elle n’y vit pas Harry. Bon ça allait, en plus elle était loin d’être en retard. Un sourire fleurit sur ses lèvres alors et elle s’avança dans la salle pour se trouver une table libre dans un coin plus ou moins tranquille. Il faisait bon à l’intérieur et il planait un air bon enfant de quoi se sentir bien. Elle dû jouer un peu des coudes, poussant tout en s’excusant – car elle était bien élevée – les élèves ou adultes qui étaient sur son chemin. Au bout de quelques secondes elle finit par repérer une table dans un coin, bien, ça serait parfait ! Elle s’y assit et déposa son sac remplit de ses courses sur la banquette juste à côté d’elle. De là, elle sortit le sachet de patacitrouilles et ne put s’empêcher d’en prendre une. Méfait accomplit. Un serveur s’approcha d’elle et lui demanda ce qu’elle voulait. Elle lui demanda une bièreaubeurre. Oh ! Elle aurait pu prendre du whisky pur feu car elle était majeure ou tout autre alcool plus ou moins sorcier mais elle n’était pas une grande fan d’alcool et l’une de ses boissons préférées étaient celle qu’elle venait de commander. Elle avait cinq minutes d’avance alors elle se dit que ça lui laisserait suffisamment le temps de finir son chapitre, car oui, elle avait embarqué avec elle le livre qu’elle lisait depuis plusieurs jours. Son manteau portant les couleurs de sa maison était posé à ses côtés. Elle s’installa un peu mieux et ouvrit son bouquin, commençant sa lecture tranquillement. Quand le serveur revint elle le remercia, prenant une gorgée la rouquine reprit sa lecture, attendant sagement la personne avec qui elle avait rendez-vous. Le temps défila mais elle ne le remarqua pas, ses yeux balayant les lignes, buvant les mots écrit sur le papier, elle tournait les pages, coupait du monde. En faites, elle dépassa même la fin de son chapitre, entama le chapitre suivant et celui d’après, débutant même celui d’après de deux pages quand elle entendit une voix qu’elle connaissait bien. Duncan ? Non. Alec ? Non plus. Alfonso ? Non. Harry ? Oui ! Il était arrivé ! Joyce releva donc son regard de son livre, un sourire heureux apparaissant sur ses lèvres en reconnaissant celui qu’elle attendait. Elle souriait un peu plus en ce moment ce qui prouvait qu’elle était sur la bonne voie pour guérir, certes, elle ne guérirait jamais complètement mais déjà guérir était bien non ? :

« Eyh ! Salut Harry ! Tu es en retard ? » ah oui peut-être qu’il était en retard elle n’aurait pas su dire l’heure actuelle « Ne t’inquiètes pas pour ça je n’ai pas vu le temps passer j’avais de quoi m’occuper. » dit-elle en refermant son livre et en le déposant à côté de son sac rempli de friandises en tout genre « Tu veux une patacitrouille ou un ananas confit ? J’ai fait mes emplettes avant de venir … » demanda-t-elle souriante

Elle évoluait, grandissait et commençait déjà à penser à ce qu’elle devrait accomplir l’année prochaine. Elle voulait continuer à jouer au Quidditch, devenir une professionnelle. Elle voulait vivre de sa passion. C’était quittes ou double. Elle pouvait réussir à merveille comme se planter littéralement. Mais elle n’avait pas peur. Et puis si elle n’y arrivait pas, elle savait qu’elle pourrait toujours se rabattre sur d’autres alternatives car elle avait toujours été bonne en cours. Même si depuis la Nuit Rouge ses résultats avaient baissé elle restait confiante pour les ASPICS tout en gardant un petit stress en elle qui grandissait peu à peu au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de l’examen. Mais ça avait été toujours comme ça dans les années antérieures à celle-ci. Elle avait toujours stressé mais avait toujours fini par cartonner lors des examens alors il n’y avait pas à s’en faire. Alors oui, elle changeait et allait mieux même si elle continuait encore à être hanté par ce même et unique cauchemar avec son petit frère qui venait lui dire durant son sommeil que s’était de sa faute et qu’il lui en voulait. Un effet de sa culpabilité qui venait l’envahir même la nuit et qu’elle tentait de combattre coûte que coûte avec l’aide, le soutien de ses proches :

« Oooh c’est gentil Harry mais tu n’es pas obligé tu sais ? Moi ça va merci et toi ? Tu as passé une bonne semaine ? Je suis ravie de te voir et ne t’inquiètes pas pour ton retard tu es pleinement excusé ! » elle but une gorgée de sa bièreaubeurre

Même si elle n’aimait pas arriver en retard et appréciait guère quand les gens étaient eux aussi en retard, elle pouvait passer l’éponge ce coup-ci, car ça arrivait bien à tout le monde d’arrivait au moins une fois en retard de temps en temps. Ce n’était pas un drame et elle n’allait pas en faire tout un scandale rien que pour cela. Il y avait des choses bien plus graves que ça qui arrivaient. Comme la Nuit Rouge, comme l’assassinat d’Aaron Kingfell même si elle ne ressentait qu’un sentiment neutre envers lui et n’était pour l’instant pour aucune cause, aucun groupe qui s’était formé. Et puis les trois choses les plus graves qui pouvaient lui arriver à ses yeux, ça serait d’une, avoir une pénurie de friandises, rater ses ASPICS et tuer de nouveau. Tuer était son cauchemar, sa hantise. Alors un retard face à cela ce n’était vraiment pas grand-chose !



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Harry J. Potter
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Lun 18 Aoû - 16:45
Il avait de la chance qu’elle ait prit un livre pour s’occuper ,ainsi elle ne remarqua même pas son retard avant qu’il ne s’en excuse. Il aurait mieux fais de se taire et elle ne l’aurait jamais su. Cependant, c’était sans importance ! Et puis, quel intérêt de faire semblant ? Il était en retard et il s’en excusait. Elle ne lui en voulait pas et pour preuve, elle lui proposa même un bonbon. Il remarqua alors qu’elle en avait fait une belle réserve quand elle posa son livre à côté. Patacitrouille ? Ananas confit ? Super ! Tandis qu’il s’installait, il accepta avec joie.

« Oh, merci ! J’adore les patacitrouilles !! », il prit la friandise en question dans le paquet posée sur la table et mordit dedans avec enthousiasme, « J’aime encore plus les chocogrenouilles, mais je crois que c’est génétique parce qu’on aime tous ça chez les Potter. On en avait toujours une réserve à la maison. »

Il lui sourit à ce souvenir évoqué brièvement. L’ambiance conviviale du cottage de Godric’s Hollow lui manquait un peu. Les chamailleries avec Kay’, les taquineries de son père, les discussions animées avec sa mère et Cassy. Les repas partagés, les portes qui claquent après les disputes d’enfants et les bêtises. Tout ça était maintenant derrière eux. Les deux ainés avaient quitté le domaine familiale, les relations avaient un peu changés. Mais il retrouvait ces moments avec chacun d’eux, séparément. Rarement mais certaines choses ne changeaient pas malgré le climat actuel. Mais il n’était pas l’heure de penser à tout ça. Les mangemorts, l’anarchie, la politique du gouvernement, les problèmes de famille et l’Ordre du Phénix. Tout ceci serait mis de côté pour aujourd’hui.
Aussi, cette pensée fut brève et il se concentra sur son interlocutrice à qui il proposa de payer la consommation. Une façon pour lui de se faire pardonner car il s’en voulait légèrement de l’avoir fait attendre. Il appréciait Joyce et l’idée de la faire attendre l'embêtait. Se fut au tour de la Serdaigle de le remercier pour sa proposition ce à quoi il répondit d’un simple geste, l’air de dire : peu importe, ça me fait plaisir et c’est normal. Puis, il fit un geste au serveur qui passait à deux pas afin de lui commander une boisson pour lui-même et lui signifier qu’il paierait aussi celle de Joyce. Ensuite, il reporta son attention sur cette dernière. Visiblement, elle semblait aussi heureuse que lui de le voir. Enthousiasmé par ce rendez-vous, il eut vaguement conscience du tableau qu’ils offraient tous les deux à sourire compulsivement. On aurait surement dit des enfants au pied du sapin un soir de Noël. Après tout, on peut être heureux de rencontrer un ami, et cela faisait un petit moment que Harry n’avait pas eu l’occasion de poser et se changer un peu les idées avec ses amie. Entre ses missions pour l’ordre et son poste d’Attrapeur au sein des Tornades, il avait rarement l’occasion de se reposer une journée entière. Il n’avait pas le temps de s’ennuyer, c’est sur ! Aujourd’hui était donc un jour particulier car il avait pu partager un moment avec son meilleur ami. Et puis, il revoyait Joyce avec qui il correspondait plus qu’il ne passait du temps. Il était plaisait de concrétiser une amitié qui commençait à prendre forme par une après-midi passée en tête à tête. Sans vraiment se pencher sur la question, il sentait bien la joie qu’il avait d’être là et d’autant plus qu’elle semblait aussi contente que lui par cette entrevue.
Aussi, il entreprit de prendre de ses nouvelles, sincèrement curieux. Elle lui confirma alors ce qu’il avait pressentie, à savoir qu’elle allait plutôt bien. Il se doutait qu’elle ne le lui dirait pas d’emblée si ce n’était pas le cas, mais alors, sa mine joviale n’aurait pas été présente. Cela lui faisait plaisir de voir qu’elle remontait petit à petit la pente. Bien entendu, elle lui retourna la question, s’intéressant à sa semaine.


« Ba écoute, ça va tranquillement ! La semaine a été chargée mais c’est ma journée de repos et ça fait du bien. On approche des derniers matchs de championnats, le coach nous fait bosser comme des acharnés pour qu’on aille le plus loin possible. Du coup, je suis un peu cassé. Mais c’est tellement excitant et puis j’ai vraiment hâte d’y être si tu savais ! Enfin, en tout cas, j’ai pu me reposer ce matin et profiter un peu de ma journée donc tout va bien. Ca me fait plaisir d’être là ! »

Il fut brièvement interrompu par le serveur qui était déjà revenu lui déposer sa bièraubeurre. Il le remercia et en but une gorgée à son tour tandis qu’il observait la rousse. Il trouvait étrange de lui parler autant sans pour autant être familier avec son apparence. Etant donné qu’il l’avait peu vue depuis cet été et qu’il ne se côtoyait pas avant leur discussion à Sainte- Mangouste. En plus, la jeune femme était métamorphomage , ce qui l’avait toujours fait assez délirer à vrai dire. Combien de fois avait-il emmerdé sa cousine Sarah avec ça ? Trop. Bien entendu, il ne s’amusait pas à ce petit jeu avec Joyce. Ils ne se connaissaient pas assez pour faire preuve de tant de familiarité. Pourtant, il avait vraiment l’impression d’être proche de la jeune femme. Peut-être se faisait-il des idées mais elle avait l’impression qu’elle lui faisait confiance et qu’elle avait tendance à se confier à lui. Et pour être honnête, c’est ce qu’il recherchait. Il avait tout de suite eu ce besoin de la soutenir, comme-ci le fait d’avoir assisté à cette chose qui la hantait l’avait rendu responsable d’elle. Elle n’en savait rien cependant, aussi il ne savait pas ce qui la poussait à lui parler et parfois, à se confier. C’est pour ça qu’il avait cette sensation étrange de la connaitre sans la connaitre. C’était à la fois dérangeant, car au fond, il n’avait pas été tout à fait honnête. Il n’avait pas su comment lui dire. Mais aussi, satisfaisant car ainsi il pouvait l’accompagner comme il en avait envie. Il ne se l’expliquait pas. Il le devait, c’était important pour lui.

« Et toi, ta semaine ? Pas trop dur les cours ? L’année des ASPICS, ça doit pas être de tout repos. J’ai pas vraiment eu une septième année conventionnelle donc j’ai du mal à me figurer ce que ça représente. Les profs vous mettent pas trop la pression ? »

La connaissant, en tout cas il le croyait, elle devait s’en sortir à merveille. Elle n’était pas à Serdaigle pour rien et elle semblait vraiment consciencieuse dans ses études. Rien à voir avec lui, surtout qu’avec le Huis-Clos, il avait surement quelques lacunes même si il avait eu ses ASPIC de justesse.
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Sam 6 Sep - 23:45
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Les friandises, tout le monde aimaient ça ou presque. Il y avait toujours des exceptions. Mais dans la généralité moldus comme sorciers appréciaient les sucreries en tout genre et Joyce ne faisait pas partie de ces exceptions. Elle fut même ravie d’apprendre qu’Harry aimait les patacitrouilles. Aaah ! Les chocogrenouilles ! Une grande histoire d’amour ! Parfois même on avait la chance de tomber sur une grenouille ensorcelée, connue pour son unique bon. Joyce ainsi que Duncan avaient fait la collection des cartes de sorciers célèbres qu’on pouvait trouver, maintenant ils les avaient tous, chacune rangées dans un album. S’il y en avait des nouvelles alors elle n’était pas au courant mais elle serait ravie de les chercher, au risque de se faire une indigestion de chocolat ! Elle veillait toujours à avoir un petit stock de sucreries sur elle, les sucreries étaient sa drogue et elle était de ce genre de personne qui pouvait manger autant qu’il le voulait sans pour autant prendre un seul kilo. En même temps la jeune Weather avait été gâté dans la vie, elle était tombée dans une super famille, elle avait cette capacité à ne pas grossir, ses études se passaient brillamment et elle était l’une des rares personnes à avoir ce don inné qu’était le fait d’être métamorphomage. Chose étrange, son frère jumeau n’avait pas eu son don. Il était né sans aucune « capacité » hors norme à celles qu’ont généralement les sorciers. A présent il était un loup garou. Il avait cette malédiction sur les épaules, devoir se transformer une nuit par mois ne semblait pas si terrible que ça mais tout de même, on pouvait charcuter son meilleur ami à cause de ça, on devenait une bête, une créature de la nuit pendant que la pleine Lune était haut dans le ciel. La septième année se souvenait très bien de la transformation qu’il y avait eu cet été chez eux, ça avait été un véritable vacarme. Leurs parents étaient perturbés par la mort de leur dernier enfant, ils n’étaient pas dans leurs états normal et puis, leur fils survivant était à présent un loup garou alors que leur fille avait donné la mort à leur enfant, alors ils avaient oubliés de donner la potion et Duncan s’était transformé. Heureusement, ils pouvaient se voir et essayer de penser le moins possible à ce que leur avait infligé la Nuit Rouge. La bleue et bronze rendit son sourire à Harry alors qu’elle enchaînait après lui :

« Contente que ça te plaise. As-tu fini la collection des cartes ou ne l’as-tu jamais commencé ? »

Sait-on jamais, peut-être n’était-il pas de ceux qui faisaient la collection des cartes qu’on trouvait dans une boîte de chocogrenouille. Elle allait de mieux en mieux, elle avait touché le fond à plusieurs reprises mais maintenant elle remontait la pente avec une certaine assurance. Il fallait tôt ou tard savoir aller de l’avant ! Et c’est ce qu’elle faisait à présent. Zaccary n’aurait pas voulu qu’elle le pleure éternellement et qu’elle ne réalise pas son rêve qu’était d’être attrapeuse professionnelle. Les sélections pour la formation au Quidditch de Haut Niveau étaient très sélectives et Joyce espérait de tout cœur d’être au niveau pour réussir l’année prochaine à faire cette formation. Mais il fallait tout d’abord qu’elle se concentre sur cette fin d’année scolaire, sa dernière année à Poudlard, les ASPICS à la toute fin. Les réussir lui permettra de lui ouvrir des portes. Certes on pouvait très bien trouver un travail dans le milieu sorcier sans avoir eu à passer ses ASPICS mais c’était très important pour la miss Weather de les passer et les réussir. Une Serdaigle jusqu’au bout des ongles. Serdaigle, la salle commune, son dortoir, l’ambiance, tout lui manquerait l’année prochaine. Elle ne se voyait pas prendre un appartement pour ses études, non, elle souhaitait rester chez ses parents, chez elle, avec sa chambre. Sa chambre s’était son petit cocon où elle se sentait si bien. Elle voulait faire ses études et pouvoir revenir le soir chez elle, voir ses parents et peut-être bien son frère s’il ne déménageait pas. Elle ne se sentait pas prête de prendre un logement toute seule, bon, certes elle aurait Dagobert Léonard Walter Dominus, son chat, avec elle mais elle préférait être dans un lieu qui lui était familier :

« Je suis sûre que vous allez réussir à aller jusqu’au bout ! Tu as des entraînements tous les jours ? Moi aussi je suis contente d’être là. »

Tout de suite après avoir prononcé sa question elle eut l’impression d’être un troll. Non mais qu’est-ce qu’elle pouvait être stupide ! S’il avait pu se reposer ce matin c’est qu’il n’avait pas des entraînements tous les jours ! Pour cacher sa gêne, elle monta sa choppe de bièreaubeurre à ses lèvres et but une longue gorgée de celle-ci. La dernière année était toujours la plus dure, surtout pour elle qui avait pris plein d’options. Dur dur de tout gérer, mais elle s’en sortait, parfois elle dormait peu pour pouvoir tout faire, c’était dur, épuisant, éprouvant mais il fallait bien ça pour arriver à un résultat qu’elle espérait être bon, voir même excellent ! Oui, la bleue et bronze se mettait la barre haut et alors ? Elle avait toujours fait ça, surtout pour ses BUSES et la preuve, elle les avait réussi haut la main ! Alors aujourd’hui, elle réussirait. Il fallait se dire ça plutôt que d’être pessimiste. Bien sûr que les professeurs mettaient la pression, certains essayaient d’être plus cool alors que d’autres vous faisait littéralement stresser, mais cette dernière année était cruciale pour les septièmes années. Mais au moins au bout, ils auraient un petit cadeau, la Coupe du Monde de Quidditch tant attendue. Joyce y était déjà allée avec sa famille, sa mère, son père et Duncan, qu’est-ce qu’elle avait aimé et cette année elle y retournerait. Un petit cadeau pour eux deux. Mais ce qui faisait ternir le tableau c’était que Zaccary ne pourrait pas être avec eux, elle aurait tant aimé qu’il soit là, il aurait adoré. Et dire que c’était de sa faute … :

« Je suis littéralement claquée ! Cette dernière année est horrible ! En même temps j’ai tellement d’options … j’ai fait deux nuits blanches cette semaine pour pouvoir faire tous mes devoirs et réussir à réviser mes cours. J’ai hâte que l’année finisse et en même temps non. Si elle se finit, il y aura l’examen et je dois t’avouer que je stresse et puis Poudlard va me manquer l’année prochaine. J’aime ma maison, je m’y sens tellement bien. Me dire que l’année prochaine je ne serais plus à Poudlard me fout un peu le cafard … question prof, certains sont plutôt sympas mais la plupart nous mettent la pression. Ils nous sortent des trucs du genre « Je vous donne tel et tel devoirs à faire pour le prochain cours et vous réviserez tout depuis le début de l’année, gardez en tête que cet examen est très important ! » en faites, ils n’arrêtent pas de nous rabâcher que cet examen est important depuis le début de l’année, c’est bon, je crois que tout le monde l’a assimilé ça ! » elle partit dans un rire « Je me demande s’ils ont conscience du stress qu’ils nous infligent … » dit-elle avant de prendre une gorgée de sa bièreaubeurre

C’est vrai que parfois, Joyce avait juste envie de se lever et de dire au professeur d’arrêter, que ce qu’il faisait ne leur servait qu’à stresser encore plus. Mais ils faisaient ça pour leur bien, maintenant une certaine pression pour les pousser au meilleur, à rester toujours à fond. Mais parfois la cadence était difficile à tenir, parfois on avait besoin de break, souffler un peu. Si on bossait trop, le cerveau risquait de prendre des vacances le jour des examens et ça serait dommage pour eux qui avaient tellement travaillés pour réussir les ASPICS. Mais son cerveau ne lui avait jamais fait faux-bond dans ce genre de situation alors elle y allait avec une certaine confiance en elle, mélangé à quelques doutes bien sûr et au stress. Celui-ci serait à son comble pendant la semaine des examens ! Elle essayerait de trouver un moment pour envoyer une lettre via Groms, leur hibou grand-duc beaucoup ronchon et tout aussi hautain, à sa mère pour qu’elle lui donne des conseils niveau plantes pour pouvoir moins stresser. Sa mère était une grande botaniste et une écrivaine de livres botaniques connue, alors elle serait certainement l’aider !
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Harry J. Potter
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Lun 8 Sep - 11:52
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La question de Joyce fit sourire Harry. De vieux souvenirs refirent surface. Il se voyait encore se chamailler avec ses sœur pour obtenir les cartes des chocogrenouilles. Et leur mère devant faire l’arbitre pour calmer le jeu. Un air amusé et nostalgique sur le visage, il lui répondit alors :

« Je les avais toutes. Avec Kay’ et Cassy, on se battait pour les avoir. Je crois qu’elles ont terminés la collection avant moi. Je finissais toujours par leur donner celle qui leur manquait. »

Et oui, il n’était pas le grand frère pour rien. Si par la suite il était devenu très protecteur envers elles, il avait d’abord commencé par dire amen à leur moindre désir. Ca lui était passé avec le temps, surtout parce que Kaysa aurait finit par le bouffer avec son caractère. Elle savait obtenir ce qu’elle voulait quand elle le voulait. Il avait compris qu’il était mieux pour lui, et pour elle, de ne pas accéder à toutes ses demandes. Mais il se souvenait parfaitement de cette envie de leur faire plaisir. Ses deux petites sœurs adorées.
Le sujet dériva bientôt sur le Quidditch. Un sujet qu’elle appréciait, tout comme lui. Il savait qu’elle aimait ce sport. Déjà parce qu’elle était dans l’équipe de sa maison en tant qu’Attrapeuse et que par conséquent, il s’était déjà confronté à elle lors des matchs de leur maison. Et surtout parce qu’il l’avait vu rendre visite à Jesse-Rose lors du Salon d’Orientation. Leur stand était voisin mais lui-même était déjà occupé avec Joanne Whalley. Visiblement, une carrière dans le Quidditch semblait l’intéresser. Ou alors, elle était juste curieuse. Il aimait parler de son métier. Il aimait le fait d’aimer son métier, tout simplement. Il fut donc heureux de lui répondre à ce sujet. Surtout après le compliment qu’elle venait de faire à son équipe.


« C’est gentil. Je ne sais pas si on ira jusqu’au bout, mais je l’espère. Je suis déjà très heureux d’être arrivé jusqu’ici. Mais ça doit être parce que je débute ma carrière. C’est déjà énorme pour moi, tout ça. Les joueurs plus expérimentés en attendent plus. Mais bon, ça ne veut pas dire que je n’ai pas envie de me donner à fond ! », elle le questionna ensuite sur ses entrainements, il ne remarqua pas sa gêne, elle avait réussi à la cacher derrière son verre de Bièraubeurre, « Les entrainements varient. En fait, il y en a du lundi au samedi. Chaque joueur se doit d’y être sauf si il pose ses congés. Ce que j’ai fais aujourd’hui. Le coach aime pas tellement que l’équipe ne soit pas au grand complet mais il est plus facile pour l’Attrapeur et les Batteurs de se détacher. Les Poursuiveurs essaient de faire coller leur congés pour s’entrainer tous ensembles. Enfin, en gros, on s’organise au mieux quoi. Mais j’ai de la chance, mon poste me permet un peu plus de liberté dans mes choix. Disons que je ne suis pas indispensable au jeu, les coéquipiers peuvent se passer de moi. Et puis, il y a les remplaçants qui peuvent prendre notre place au besoin. C’est plutôt pratique ! Je ne sais pas si ça fonctionne ainsi dans les autres clubs, mais à Tushill, c’est comme ça qu’on s’organise. »

Elle lui parla ensuite de Poudlard, des cours et des ASPIC qu’elle passera en fin d’année. Visiblement, elle galérait bien. Comme il s’en doutait, l’année des ASPIC était bien plus difficile que les autres. Il en avait eu un aperçu dans les premiers mois, mais au final, sans l’avoir vécu, il ne pouvait se représenter ce que cela pouvait bien être. Elle lui en donna une vague idée, tout ce qu’il y a de plus effrayant. Deux nuits blanches dans la semaine … Sérieusement ? Il n’aurait jamais sacrifié son sommeil à ce point pour les études. Mais bon, elle semblait avoir prit plus d’options que la moyenne. Elle lui parla de la pression, accentuée par les professeurs et il eut pour elle un élan de compassion. La pauvre Joyce. Elle n’allait pas tenir si ça continuait. Pourtant, elle le prenait en riant même si il voyait bien qu’elle le vivait difficilement quand même. Une chose était sur, elle avait du courage !

« Eh ba ... Quelle persévérance ! A ta place, je me serais déjà jeté du haut de la tour d’Astronomie ! », il rit à son tour, « Non, plus sérieusement, je t’admire là. Je n’aurais jamais été capable de bosser autant. Tu me fais penser à ma meilleure amie, Hermione. Tu as pris combien d’options au juste ? »

C’est vrai qu’en l’écoutant, il avait la légère impression d’entendre Hermione. Qui à part elle était capable de se fatiguer à ce point pour les cours, sérieusement ? Joyce, apparemment. Une fois de plus, il ne put qu’admirer son intelligence et sa détermination à réussir. Elle deviendrait à coup sur une grande sorcière. C’est dans ces cas-là qu’il se sentait un peu banale, au fond. Le gars dans la norme. Ce qu’il était, au final. Elle lui parla également du soulagement qu’elle ressentirait une fois ses études à Poudlard finit. Mais elle souleva un point auquel beaucoup d’étudiants étaient confrontés à leur sortie du Collège. Le manque. Eh oui, Poudlard lui manquera. Poudlard manquait à tout le Monde, ou presque. Il en avait la preuve à la maison. Son père et ses oncles en parant toujours avec beaucoup de nostalgie. Poudlard avaient été parmi les meilleures années de leur vie, même si ils n’avaient rien à regretter de leur vie actuelle. Mis à part l’insouciance, peut-être. Harry lui-même ressentait ce manque en passant à sa vieille école qu’il avait quitté quelques mois auparavant.

« Poudlard te manquera, c’est sur. Moi, il me manque. Je ne sais pas ce que je regrette le plus là-bas … Peut-être les rideaux des lits en baladaquin des dortoirs ? », il eut un léger rire et une pensée pour Dumbledore, car pour une raison inconnue, il se souvenait que ce dernier y avait mis feu lorsqu’il était lui-même à Poudlard, « Non mais tu verras, après Poudlard, c’est une autre vie. Il y des choses qu’on regrette là-bas, mais au final, on vit autre chose. Et ça vaut le coup ! Et puis, je ne sais pas ce que tu en penses, mais tu te sentiras surement mieux quand tu ne seras plus sous la surveillance permanente d’Hikkins !»

Pour avoir entendu sa sœur Kaysa en parler, il savait à quel point elle pouvait leur faire vivre un calvaire. Peut-être Joyce le vivait-elle différemment, cependant.
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Sam 27 Sep - 22:58
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Joyce avait toujours été une grande fan de sucreries et bien sûr avec Duncan elle avait fait pendant un temps la collection des cartes qu’on pouvait récupérer dans les paquets de chocogrenouilles. Elle les avait toutes. La septième année se souvenait même qu’une fois elle en avait tant mangé qu’elle avait été dégoûté du chocolat pendant au moins un mois ! Mais c’était pour la bonne cause non ? En faites, elle n’aurait su vous dire quelle friandise elle préférait, elles étaient toutes bonnes même si, avouons-le, tomber sur un dragée surprise au goût poubelle ou vomi est loin d’être bon ! Mais ça restait tout de même bon quand on tombait sur de meilleurs goûts tel que fraise, myrtille, des goûts de ce genre. Et encore ! Quand on tombait sur dentifrice ça allait aussi. Moins quand c’était le goût savon où là on faisait volontiers la grimace. Bien sûr, on avait moins de surprises quand on prenait des bonbons plus traditionnels tel que les patacitrouilles ou chocogrenouilles. A chaque fois que Joyce allait à Près-au-Lard, la jeune métamorphomage allait se ravitailler en sucreries en tout genre dans la célèbre boutique d’Honeyduckes de manière à ne jamais se trouver en manque à n’importe quel moment de la journée ou de la semaine. Il fallait bien carburer à quelque chose pour tenir le coup pendant cette dernière année d’étude à Poudlard ! Certains prenaient de la poudre de Mandragore, la Weather quant à elle avait sa propre drogue, les sucreries et c’était tout à fait légal !

Le Quidditch, plus qu’une passion, une raison de vivre ! Enfin si on pouvait dire ça … elle appréciait ce sport et voulait en faire son métier. Elle était actuellement attrapeuse dans l’équipe de sa maison et s’en sortait plutôt bien. Le Quidditch professionnel c’était un monde impitoyable ou presque il fallait être meilleur parmi les meilleurs, on n’acceptait pas les médiocres, juste les meilleurs avaient la chance de concourir. Une compétition éternelle, toujours se battre, s’entraîner pour se maintenir dans l’excellence constante et progressive. Mais quand on aimait vraiment ce qu’on faisait ça n’était pas un problème ! La septième année ne connaissait certes pas très bien Harry mais elle l’avait déjà affronté lors de matchs vu qu’ils étaient tous les deux attrapeurs et elle savait qu’il avait les capacités de mener à la victoire son équipe. Ce n’était pas du narcissisme mais au final, l’attrapeur était le joueur le plus important d’une certaine manière, car lorsqu’il attrapait le vif d’or alors son équipe remportait la victoire. Joyce avait déjà affronté Harry à de nombreuses reprises quand il était encore à Poudlard, elle le savait douer et s’il avait intégré une équipe de professionnels alors c’était qu’il devait vraiment être bon ! Bon, oublions les Canons de Chudley qui eux étaient vraiment médiocres, ayant tendance à perdre. Ce n’était vraiment pas une équipe où aller si on vous voulait gagner. Bon certes, ils avaient gagnés la Ligue vingt et une fois mais ils étaient connus pour avoir tendance à perdre fréquemment. Et puis c’était loin d’être une équipe qu’appréciée la Weather, non, elle avait bien quelques équipes qu’elle appréciait, les Flèches d’Appleby, les Harpies de Holyhead et bien sûr, les Pies de Montrose ! La bleue et bronze espérait bien pouvoir faire partie d’au moins l’une de ces trois équipes qu’elle appréciait tant :

« Il y a une bonne ambiance dans ton équipe ? Je suis sûre que vous irez loin, surtout avec toi dans l’équipe. »

Elle restait tout de même encore gênée mais tâchait de ne pas le montrer. Elle avait quand même l’impression de poser question stupide sur question stupide. En même temps elle ne connaissait pas grand-chose du monde du Quidditch professionnel, ce qu’elle savait provenait des renseignements qu’elle avait glanés par-ci par-là, de ce qu’elle avait pu lire dans les magazines sur le Quidditch et des rumeurs, pas grand-chose d’autres. Mais Joyce avait hâte de rentrer dans ce monde. Pourtant, Poudlard lui manquerait, c’était vrai que le château était une sorte de seconde maison pour la plupart des élèves. Niveau matières, elle en avait pris tellement ! Il lui demanda combien d’options elle avait prise et il fallait avouer que ce fut une sorte d’exercice mental qu’elle du accomplir. Elle avait tellement envie d’apprendre de nouvelles choses, d’engranger des connaissances qu’elle devait bien avoir tout prit ou presque. C’était dur à tenir comme rythme, surtout qu’au final, pour devenir attrapeuse professionnel elle n’avait pas besoin de tout ça contrairement à d’autres métiers qui demandaient qu’on prenne certaines options bien particulières. Mais la sang pur n’était pas pour rien une Serdaigle, elle prenait plaisir à étudier et même si c’était harassant de travailler autant ça ne lui en retirait pas pour autant le plaisir d’apprendre :

« Eh bien … je crois que j’en ai pris trop. » elle rit de nouveau avant de reprendre « Je crois que j’ai tout prit ou presque … je ne serais te dire combien ni toutes te les citer, heureusement que je garde toujours dans mon sac mon emploi du temps sinon je m’y perdrais et je crois même que j’en oublierais. Mais c’est vrai que sauter du haut de la Tour d’Astronomie est libérateur mais irréversible. Tu avais pris des options quand tu étais encore à Poudlard ? »

Elle prit sa choppe de bièraubeurre et la monta de nouveau à ses lèvres, la finissant. Une fois après l’avoir posé elle fit un signe à un serveur qui s’approcha rapidement de leur table, l’Aiglonne lui demanda une nouvelle bièreaubeurre. Elle avait l’âge de prendre du Whisky Pur Feu, elle était majeure mais elle devait l’avouer qu’elle n’en avait jamais bu et que pour l’instant sa boisson préférée allait à la bièreaubeurre même si le jus de citrouille arrivait très proche derrière elle. Oui, Poudlard allait lui manquer, Joyce n’en doutait pas un seul instant. Sa maison allait lui manquer, elle y était si bien. Et puis oui, les dortoirs allaient aussi lui manquer. Mais sa vraie maison, celle où elle vivait avec ses parents lui manquait aussi, en faites c’était surtout sa chambre qui lui manquait elle s’y sentait si bien. Entre Poudlard et sa maison, la jeune métamorphomage ne savait pas ce qui lui manquerait le plus. Hikkins … la nouvelle directrice ... la Weather la connaissait bien avant qu’elle arrive à la direction de Poudlard. Pourquoi ? Car elle était une amie de la famille. Elle ne savait pas trop si c’était bien ou non qu’elle la connaisse en-dehors du château. Son regard se balada sur les Trois Balais, tout d’un coup de nouveau mal à l’aise. Joyce remarqua que le serveur revenait vers eux, il faudrait qu’elle pense à lui laisser un pourboire en partant … elle le remercia et but une gorgée avant de prendre la parole à son tour :

« Je pense que ça sera ma maison qui me manquera le plus. » elle marqua une pause puis reprit « Je ne sais pas si à présent, avec tous ces bouleversements, si je vais me sentir plus en sécurité chez moi qu’à Poudlard. » elle fit tourner son verre entre ses doigts « En ce qui concerne Hikkins » elle esquissa un petit sourire « Ce n’est pas pour plomber l’ambiance mais je la connais … elle a bossé avec mon père quand ils étaient aurors, elle est une amie de la famille. Et les nouvelles règles, je les trouve très bien même si un chouilla trop strictes. J’ai confiance en elle et puis cette année on a plutôt été tranquille à Poudlard. Si je ne m’abuse l’une de tes sœurs a été renvoyée non ? »

La jeune fille attrapa une patacitrouille et la mit dans sa bouche, son regard plantait dans celui d’Harry. Bon, elle n’était pas à cent pour cent partisante des méthodes de Cornélia, il fallait laisser les élèves respirer un peu et supprimer la fête d’Halloween n’était pas vraiment une idée très lumineuse aux yeux de Joyce. Elle espérait que tout finirait par se calmer, mais c’était surtout un rêve, une illusion. Elle avait besoin d’avoir de l’espoir pour continuer à vivre même si cet espoir était nourrit d’illusions. C’était tellement dur de vivre avec le meurtre de son petit frère sur la conscience. Il avait été prouvé qu’elle était bel et bien sous Impero quand elle avait lancé le sort mortel et le plus dur peut-être dans tout ça c’est qu’elle avait un trou noir. Du moment où elle avait tourné dans un couloir à celui où elle s’était « réveillée », elle n’en avait aucun souvenir. C’était tellement dur …
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Harry J. Potter
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Mar 2 Déc - 0:59
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Le compliment de Joyce lui fit plaisir. Quelques fans de son équipe - ou même ses propres fans, rare certes- lui avaient déjà dit des choses similaires. Cela lui apportait toujours beaucoup de gratitude et de fierté. Mais il savait que dans la bouche de Joyce, ils avaient un sens réel, une vraie sincérité. Bien qu’ils se connaissaient encore peu sur certain points, elle lui avait confié des choses bien plus importantes que les banalités souvent échangées aux premières conversations. Aussi, il la remercia d’un faible merci, plus timide. Puis, il répondit à sa question :

« Oui, très bonne ambiance, on s’entend tous bien. Il y a quelques caractères forts, parfois ça pète comme dans tous les groupes, mais dans l’ensemble on est plus occupé à se défoncer sur le terrain qu’à perdre notre temps en débats stériles. Et puis, malgré un ou deux coéquipiers plus âgés, on se retrouve souvent en dehors et ça aide à former une bonne cohésion dans l’équipe. Je suis vraiment content d’avoir intégré les Tornades. C’est vraiment une bonne équipe, prouesses techniques à part. »

Tout ça faisait sa force. Il ne tiendrait pas sans son équipe, son métier, les entrainements, les matchs. Tout l’aider à tenir face aux épreuves que lui imposaient son activité dans l’Ordre et ses difficultés plus personnelles.
Visiblement, l’intérêt de Joyce pour le Quidditch ne l’empêchait pas de s’intéresser à ses études. Contrairement à lui, elle semblait avide d’apprendre. Elle lui avoua avoir choisie presque toutes les options, ce qui le stupéfia. Les yeux grands ouverts, il l’écouta en discuter avec humour. Alors qu’elle commandait une nouvelle bièraubeurre, il finissait tranquillement la sienne, plongé dans leur conversation. Quand elle lui demanda si il avait choisit des options pour les ASPICS, il lui répondit ahuri :


« Moi ? Tu rigoles ! J’en ai lâché le maximum ! J’ai gardé le strict minimum autorisé pour passer les ASPICS. J’ai lâché la Divination et j’ai gardé les Soins aux Créatures Magiques. Je n’étais vraiment pas doué pour les études. Enfin … disons que j’ai été un véritable Gryffondor en tout point, sauf pour les études. Aucun courage quand il fallait bosser mes cours. Ça m'intéressait vraiment mais quand je quittais la salle de cours, il ne fallait plus m’en parler. Je détestais ça. Je préférais écouter en cours. J’imagine que ça doit te paraitre bizarre alors que tu aimes tant étudier ... »

Jusque là, la conversation était plutôt légère. Il prenait plaisir à la découvrir ainsi, autrement que par courrier. Cependant, lorsque le sujet Hikkins arriva sur la table, il regretta de ne pas s’être tue. Malgré lui, un silence de plomb s’installa quand elle lui révéla le lien entre sa famille et la directrice. Une amie. Ok. Comment dire … ? Elle le fixa droit dans les yeux, pas perturbée pour une sous.

« Euh … Ok … », mal à l’aise, il se mit soudain à rire avant de se calmer très rapidement, « Désolé, j’ai parfois le don de mettre les pieds dans le plat. C’est juste que comme tu le dis, elle a renvoyé ma sœur et je ne la porte pas vraiment dans mon cœur. Bon certes, Kaysa a tout fait pour ça, mais disons que je la soupçonne de s’être montré un peu partial avec elle. Et de ce que j’en sais par mes amis restés sur place, c’est pas la joie depuis son arrivée. Comme tu dis, elle est très … strict », il voulait dire tyrannique, « Je n’aurais pas aimé Poudlard avec les nouvelles règles. Sincèrement, tu ne trouves pas que ça a perdu de son charme ? Ce n’est plus le Poudlard qu’on a connu et personnellement, ça me rend triste », il lui adressa un pauvre sourire, « Mais j’imagine que les nouvelles règles donnent une sorte forme de sécurité … Je me trompe ? »

Il la fixa à son tour, attentif à sa réaction. Il ne voulait pas l’embarrasser en sous-entendant qu’elle se sentait en insécurité à Poudlard à cause de la Nuit-Rouge. Et à cause de Zac, mais ça, il était censé l’ignorer. Il ne voyait juste pas d’autres raisons de supporter cette tyrannie. Ou alors, son jugement était altérée par sa probable affection pour Hikkins.
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Mar 9 Déc - 23:27
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Joyce rêvait du jour où elle serait à la même place qu'Harry, qu'elle ferait parti d'une équipe de Quidditch professionnelle. Oui, ce jour arriverait, elle en était persuadée. Elle réussirait à intégrer une équipe et gagnerait des matchs plus important que ceux qu'elle jouait avec l'équipe de sa maison. Et peut-être bien qu'un jour, elle arriverait en Coupe du Monde de Quidditch et qu'elle remporterait la dites coupe. C'était un peu le rêve de chaque joueur professionnel de pouvoir remporter cette célèbre coupe ! La rouquine espérait intégrer rapidement une équipe une fois sortie de Poudlard mais elle avait tout de même souhaité commencer par faire la formation de Quidditch de haut niveau qui à ses yeux lui donnerait plus de chances d'être recruté et lui donnerait plus de maîtrise, de techniques de vols. Elle volerait avec d'autres jeunes sorciers qui souhaitaient eux aussi intégrer une équipe. Une compétition de tous les jours. Mais ça ne la gênait pas, elle était tout à fait prête à affronter ça ! Elle était motivée et elle a réussir ! Elle en était persuadée ! Elle volerait en compagnie d'autres futurs attrapeurs et peut-être réussirait-elle à se démarquer par rapport aux autres et que l'un des recruteurs qui viendraient dans le courant de l'année la remarquerait et lui proposera d'intégrer son équipe. Lors du salon de l'orientation, la jeune métamorphomage était allée dans la salle de cours où étaient installés Harry mais aussi Jesse-Rose, soit la classe où on pouvait se renseigner sur le Quidditch professionnel. Ça avait été la première salle où elle s'était dirigée spontanément. La septième année s'était donc renseignée auprès de la femme qui l'avait aidé à choisir la voie qu'elle voulait prendre pour atteindre son but et puis ... la miss Weather avait aussi volé en compagnie de la batteuse professionnelle, pour que celle-ci se fasse une idée de son niveau. A la fin, la mangemorte lui avait dit qu'elle avait toutes ses chances ce qui avait mit du baume au cœur de Joyce, lui donnant encore plus envie de se donner à fond pour réussir son rêve ! La bleue et bronze avait complimenté Harry et celui-ci la remercia timidement :

« Je suis contente pour toi si tout ce passe bien dans ton équipe. »

Même si Joyce était vraiment passionnée par le sport préféré des sorciers, elle adorait tout autant étudier. Engranger du savoir. Ça devait être surtout pour ça que le choixpeau l'avait envoyé à Serdaigle non ? Alors forcément, il avait été tout à fait naturel pour la jeune fille de prendre un maximum d'options au risque d'en être overbooké ! Elle avait finalement au jeune homme qui était en face d'elle quelles options il avait prit quand il avait été à sa place. Autant alimenter la conversation par des questions. Un sourire amusé apparut sur les lèvres de la miss Weather lorsqu'elle entendit les paroles d'Harry. Elle concevait très bien que tout le monde ne pouvait pas apprécier les études comme elle les appréciait. Les Serdaigles ainsi que les Poufsouffles étaient connus pour aimer le travail, même si on favorisait la loyauté pour définir les blaireaux et l'érudition ainsi que la sagesse et la créativité pour les aigles. Alors non, ça ne l'étonnait pas vraiment que des personnes ne puissent pas apprécier plus que ça d'étudier, chacun ses goûts et ses affinités face aux tâches de la vie. Mais pour Joyce, c'était bel et bien les études et le Quidditch qu'elle affectionnait !Croisant les doigts devant elle, la jeune fille à la chevelure couleur des flammes reprit la parole, ayant toujours son sourire amusé sur les lèvres :

« Non pas vraiment, je peux comprendre que toi comme d'autres personnes n'aiment pas autant que moi étudier. C'est vrai que même si j'apprécie étudier, apprendre, j'aime tout de même me divertir ou juste lire un bon livre. »

Voilà, le malaise c'était installé entre les deux jeunes sorciers. Le sujet Hikkins était un sujet épineux. Joyce appréciait Cornélia car elle la connaissait en-dehors de Poudlard, à ses yeux, elle n'était pas que la directrice de l'école de magie mais aussi une amie de la famille. Une amie qu'elle connaissait depuis des années. Son père avait travaillé en tant qu'auror avec la puissante sorcière avant que celle-ci commence une carrière dans le droit. Son paternel, lui aussi, n'était plus auror à présent, il travaillait au Département des Mystères et ça depuis la deuxième année de scolarité à Poudlard des jumeaux. A vrai dire, Joyce ne savait pas trop quoi en penser de son travail dans ce département du Ministère de la Magie, ça devait être passionnant mais ... d'un autre côté, ce département lui faisait froid dans le dos rien qu'en le prononçant. Mais c'était tout de même mieux que rester auror. Être auror était un métier louable mais extrêmement dangereux et après avoir perdu son petit-frère, elle ne voulait pas subir une nouvelle perte dans sa famille. Et si la mort devait venir, alors ça serait avec la vieillesse qu'elle viendrait. Mais par ces temps obscurs, les chances de mourir de vieillesse s'amoindrissaient fortement ! Des groupes, des camps se formaient, ce n'était plus le Ministère, l'Ordre du Phénix et les Mangemorts mais à présent l'Héritage et les Anarchistes. Joyce ne savait pas qu'elle avait côtoyé pendant son hospitalisation, l'été dernier, à l'hôpital Saint Mangouste, une anarchiste. A vrai dire, elle n'avait pas vraiment envie d'intégrer un groupe, aucune opinion ne lui convenait et Albus Dumbledore, ce grand sorcier, ce grand mage blanc, avait perdu sa confiance. Alors, elle préférait ne faire partie d'aucun de ces groupes, ne s'impliquer dans rien et faire profil bas, c'était le meilleur moyen à ses yeux pour survivre. Lâche ? Peut-être ou peut-être pas. Elle avait droit d'avoir son opinion sur la chose et que cette opinion lui soit propre et ne ressemble pas à ceux de ces camps qui s'étaient formés :

 « Je comprends Harry que tu ne la portes pas dans ton cœur vu qu'elle a renvoyé ta sœur. Oui, elle est plus stricte, Dumbledore était plus laxiste. Mais je trouve que c'est bien qu'elle est imposée cette autorité, on en avait bien besoin après ce qui c'est passé … enfin, ce n'est que mon point de vue ... » elle marqua une pause et porta la choppe de bièreaubeurre à ses lèvres, buvant une gorgée, elle la reposa sur la table et reprit la parole  « Oui, Poudlard n'est plus comme avant, ça c'est sûr, mais plus rien n'est comme avant à présent ... » dit-elle en soupirant  « Tu as raison, Poudlard a perdu de son charme, je ne dirais pas que je préfère ce Poudlard à celui d'avant, il y a juste du bon et du moins bon dans les deux. Non, tu ne te trompes pas Harry. Je me sens bien plus en sécurité maintenant. Avant nous étions naïfs et innocents, nous pensions que Poudlard allait pouvoir nous protéger mais finalement non … mais à présent, avec ces nouvelles règles qu'a instauré Cornélia, ça donne une certaine sécurité, mais c'était évident qu'après … ce qui c'est passé … il y aurait du changement. Poudlard ne pouvait pas rester le Poudlard d'avant mais il se devait d'évoluer pour instaurer plus de sûreté et de ... » elle chercha pendant quelques courtes secondes un mot avant de reprendre  « paix si on peut dire ça. Je me sens bien à Poudlard et je suis bien contente qu'il y est ces règles même si certaines sont un peu trop dures que nous avons bien le droit de nous détendre un peu. »

Après avoir fait ce petit monologue, la rouquine porta de nouveau la choppe à ses lèvres et but le liquide qui y était à l'intérieur tout en gardant son regard couleur émeraude plantait dans celui d'Harry. Elle avait donné son opinion sur la chose et tant pis si ça ne lui convenait pas, elle en avait que faire ! C'était son opinion et elle n'avait pas à se conformer à celui des autres comme à ceux des « rebelles » qui sévissaient à Poudlard depuis l'arrivée de Cornélia à la direction de l'école de magie.
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Harry J. Potter
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Dim 10 Mai - 14:40
Le cheminement de pensée de Joyce par rapport à ses études étaient vraiment loin de celui qu’aurait eu Harry dans les mêmes circonstances. Les règles d’Hikkings, cette impression de sécurité dont elle semblait avoir tant besoin, jamais Harry ne l’aurait supporté. D’un autre côté, il ne saurait imaginer ce qui se passait dans la tête de la rousse. Il ne vivait pas ce qu’elle vivait. Il pensait se faire une idée de ce qu’elle ressentait mais c’était faux. La vérité ? Il n’avait aucune idée de ce qu’elle vivait. Si lui-même avait mis fin aux jours de Kay’ ou de Cassy. Il ne s’en serait jamais relevé. Joyce avait la force de continuer à avancer. De ça, il en avait conscience. Sans vraiment s’en rendre compte, il admirait sa grande force morale. Bien sur, elle avait mis du temps à relever la tête. Il l’avait vu à Sainte-Mangouste l’été précédent. Pour autant, elle était là aujourd’hui, en face de lui. Et elle allait mieux.
Alors qu’elle terminait de lui expliquer son point de vue par rapport à Poudlard, elle planta son regard dans le sien. Furtivement, il se fit la réflexion que leur regard émeraude était similaire. Mais il reprit rapidement ses esprits pour lui répondre. Rester yeux dans les yeux auraient eu un côté un peu gênant. Il reprit donc :


« Je vois ce que tu veux dire. Mais je crois qu’à ta place- », il se tut rapidement, conscient d’être sur le point de faire une bourde ou lui signifiant qu’il connaissait sa situation, « Enfin, si j’était encore à Poudlard comme toi, je me sentirais étouffé. Ca m’angoisserait plus que ça ne me sécuriserait. Enfin, j’imagine que c’est comme ça que je le verrais. Mais bon, je dis ça avec ma vision extérieur de ce qu’est Poudlard maintenant. Donc, je me trompe peut-être »

De nouveau, le silence se réinstalla, moins tendu que quelques secondes auparavant lorsque le malaise s’était installé. Fichue Hikkings ! Il fallait qu’elle pourrisse aussi l’ambiance même à des centaines de kilomètres de là. Joyce pourrait lui dire ce qu’elle voudrait, Harry n’adorerait jamais cette femme. Sans même l’avoir rencontré, il ne l’aimait définitivement pas. Mais bref, Joyce n’avait pas mal pris ses paroles, heureusement.
C’était ça qu’il appréciait chez elle. C’est pour cette raison que leur correspondance avait été possible malgré l’absence de passé commun. Ils pouvaient discuter, même avec un point de vue différent. Harry qui était d’ordinaire plutôt borné dans ses idées, et impulsif dans ses paroles se modérait lorsqu’il partageait avec elle. Il s’en rendait tout juste compte, ce qui le fit sourire.
Il orienta pourtant le sujet dans une autre direction. Ils n’allaient surement pas en débattre des heures, aucun intérêt. En fait, il faisait marche arrière et repartait sur un sujet abordé précédemment. Il venait de penser à quelque chose et posait une question. Il était curieux d’en apprendre plus.


« Mais dis-moi, si je me trompe pas, tu étais venu voir Jesse au salon d’orientation, non ? Tu voudrais te lancer dans une carrière de Quidditch ou c’était une idée parmi tant d’autres ? »

Prendre autant d’options aux ASPICs étaient pourtant très bizarre selon lui, pour devenir joueuse de Quidditch. Il savait sa passion pour son sport favori, pour en avoir discuté à de nombreuses reprises. Mais il n’avait jamais imaginé qu’elle puisse vouloir en faire une carrière. Il devait se tromper, cependant. Elle devait viser une carrière plus intellectuelle, pour travailler autant ses ASPICs. Pourtant, elle était une bonne attrapeuse, il le savait pour l’avoir affronté. Sauf que dans ses esprits, Joyce était une intellectuelle, un peu comme Hermione (en plus sportive, cependant). Il était donc curieux d’en apprendre plus. Il avait encore beaucoup à découvrir sur la métamorphomage.
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Mer 27 Mai - 4:51
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Chaque nuit depuis la mort de Zaccary, depuis la Nuit Rouge, Joyce faisait des cauchemars ou plutôt un cauchemar, toujours le même. Son petit-frère venait la hanter dans son sommeil et elle se réveillait à chaque fois en sursaut, les larmes venaient et elle se mettait à pleurer en silence dans son lit pour éviter de réveiller ses camarades qui dormaient dans son dortoir. Plus rien n'était pareil et plus rien ne serait jamais comme avant. Si seulement Zaccary pouvait revivre, si seulement elle pouvait le revoir juste une dernière fois. Elle n'avait même pas été là à son enterrement, pas parce qu'elle ne le voulait pas, bien sûr qu'elle l'aurait voulu ! Mais parce qu'à ce moment-là elle était hospitalisée à l'hôpital Saint Mangouste avec d'autres victimes de la Nuit Rouge et depuis cette fichue nuit elle n'avait même pas pu se rendre sur sa tombe. Non, elle avait été pendant une semaine chez elle, puis elle avait été de nouveau hospitalisée. Et durant cette semaine, la belle rousse n'avait pas eu la force d'aller le voir ou plutôt d'aller jusqu'à sa tombe. Elle s'en voulait pour ça aussi. Lorsqu'elle rentrerait chez elle, après les ASPICS, elle irait le voir, elle se le promettait. Elle irait même le voir plusieurs fois, régulièrement et elle espérait qu'elle arriverait à moins s'en vouloir d'avoir fait ce qu'elle avait fait. Oublier Zaccary lui serait impossible bien entendu. Bien sûr qu'elle penserait à lui chaque jour. Mais est-ce que son sentiment de culpabilité allait réussir à s'amoindrir avec le temps ? Certainement. En tout cas elle aimait l'espérer. Parce que l'espoir fait vivre non ? Il le fallait bien, car sinon elle n'arriverait pas à aller de l'avant, il le fallait car ça allait trop lui prendre la tête par rapport à ses examens qui se rapprochaient jour après jour. Travailler voilà ce qui l'aidait à ne pas penser à son petit frère. La tête dans les livres et les cours, les devoirs à rendre et les révisions à faire. Apprendre par cœur, pratiquer régulièrement. Être sûre d'être au point et de ne pas perdre la main. Travailler, travailler, encore et toujours travailler. Bien sûr qu'elle s'accordait des pauses de temps à autre car sinon son cerveau allait saturer et le Jour J il allait la lâcher. « Désolé mamzelle, mais moi je me tire au caraïbes, me dorer les neurones ! Bonne chance pour ton examen, hein ! » Non, le Jour J, elle allait avoir son cerveau à sa disposition, prêt à lui lâcher les informations qu'elle souhaiterait au bon moment et elle allait cartonner ! Et pour la pratique, elle réussirait ! En faites, malgré l'anxiété qui grandissait en elle au fur et à mesure que le temps passait et qu'elle se rapprochait inexorablement du moment fatidique, elle ressentait une certaine assurance dans ses capacités. Oui, elle allait cartonner ! Elle allait avoir d'excellents résultats même ! Et c'était grâce aux nouvelles règles instaurées à Poudlard qu'elle arrivait à se concentrer sur sa dernière année d'étude, elle arrivait même à se sentir un peu plus en sécurité qu'elle ne l'aurait cru. Mais la jeune métamorphomage avait bien conscience que la menace des mangemorts régnait toujours et qu'ils pouvaient toujours revenir semer la terreur au sein du château :

« Chacun sa vision, Harry. Et comme tu le dis, tu as une vision extérieure, tu n'es pas à Poudlard, tu n'y étudies plus et je peux t'assurer qu'en tant qu'élève, en tout cas dans mon cas, je trouve ça très bien. Personnellement, ça m'aide à me concentrer pleinement sur les examens qui approchent. Mais je l'avoue, c'est peut-être un petit peu trop strict, mais les choses changent, il faut savoir s'adapter ... »

Elle avait dit cela sur un ton neutre, ne voulant pas que son vis-à-vis se sente agresser par les propos qu'elle venait de tenir. Avide d'apprendre, il lui avait semblé évident de prendre autant de matières, quoi que ça pouvait être assez handicapant de devoir apprendre tant de choses alors qu'on allait passer l'examen le plus important de toute sa scolarité, mais Joyce n'en avait pas peur, elle était trop passionnée par ce qu'elle apprenait pour en avoir peur. Pourtant, il y avait bien une passion qui prônait parmi les autres, le Quidditch. Dans la famille Weather la bleue et bronze devait bien être la plus passionnée de ce sport adorait pas les sorciers. Elle était abonnée à de nombreux magazines, suivait les équipes qu'elle préférait à la loupe et en plus de cela, elle y jouait ! Elle était une attrapeuse au sein de son équipe, une plutôt bonne attrapeuse même ! Et la rouquine espérait bien pouvoir en faire son métier. La jumelle de Duncan n'avait même pas envisagé d'autres métiers que celui de joueuse professionnelle ce qui pouvait se révéler être un problème si son rêve se brisait en milles morceaux en ne se faisant pas prendre dans la formation de Quidditch de haut niveau l'année prochaine et/ou ne jamais réussir à se faire engager dans une équipe. Mais Joyce croyait en ses capacités, c'était certes modeste d'avoir gagné plusieurs matchs durant sa scolarité à Poudlard mais ça prouvait tout de même qu'elle était une bonne joueuse avec des capacités et donc qu'elle pouvait tout de même avoir sa chance. Et puis, avec l'assurance qu'elle avait dans ce sport, elle était même persuadée qu'elle allait cartonné durant la formation et qu'on allait la remarquer et qu'au final, elle serait engagée. C'était bien pour ça que durant le salon de l'orientation qui avait été organisé au château, elle était allée en premier dans le coin Quidditch, voulant absolument avoir des renseignements sur les possibilités pour devenir joueur professionnel. Un sourire avait fleurit sur ses lèvres lorsqu'elle entendit les paroles d'Harry, il ne semblait pas comprendre comment elle pouvait étudier autant de matières en voulant se lancer dans une carrière sportive. C'était vrai que ça faisait très intellectuel, mais en même temps, n'était-elle pas une Serdaigle ? Ce n'était pas pour rien que le Choixpeau l'y avait envoyé lors de la répartition au début de sa scolarité, elle était une érudit malgré sa passion du Quidditch. Portant sa choppe de bièreaubeurre Joyce prit le temps d'en boire la dernière gorgée qui y restait et de faire signe à un serveur pour en avoir une autre avant de focaliser de nouveau sa pleine attention sur Harry, sourire aux lèvres :

« Je te dirais juste oui et oui. Je suis bien venue la voir, tu étais occupé et puis je ne voulais pas te déranger et oui, j'envisage une carrière dans le Quidditch. Et ça me fait penser que je n'ai à présent rien envisagé d'autre comme métier … pourquoi cette question ? » dit-elle d'une voix calme

Ses doigts allèrent chercher une patacitrouille qu'elle mit dans sa bouche, elle l'admettait que ça pouvait paraître étrange qu'elle prenne autant d'options pour les ASPICS alors qu'elle souhaitait faire une carrière sportive, mais on ne pouvait pas enlever à Joyce son amour d'apprendre comme son amour du Quidditch. Alors voilà, elle en profitait tant qu'elle le pouvait pour en apprendre un maximum avant de s'engager sur la route du Quidditch professionnel, quoi que, tel qu'elle se connaissait la belle rousse n'arrêterait pas de chercher à engranger de nouvelles connaissances. Qui sait, peut-être qu'elle finirait par avoir un cerveau qui serait comme une bibliothèque, mais ambulante ?!
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Harry J. Potter
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Lun 10 Aoû - 22:08
Spoiler:
 

L’idée de Joyce se lançant dans des études de Quidditch l’enthousiasmait vraiment. Il y avait réfléchi en se rappelant l’avoir vu avec Jesse au salon de l’orientation et l’imaginer se lancer là-dedans lui avait plut. Déjà parce que le Quidditch était pour lui un super choix d’orientation, et que Joyce étant douée -il avait eu le temps de s’en rendre compte à Poudlard lors des matchs- il s’imaginait qu’elle avait là une idée géniale. Ensuite, pouvoir échanger avec elle à ce propos l’intéressait, et étrangement, comblait cette jalousie qu’il avait ressentie à imaginer Joyce se renseigner sur une potentielle carrière de Quidditch auprès de Jesse et non auprès de lui. Il ne l’avait pas intellectualisé ainsi, mais le fait était là, inconsciemment, il s’était demandé pourquoi l’ancienne Serpentarde et non lui, Harry, son ami. Car c’est ce qu’ils étaient non ? En tout cas, auprès des mois de correspondance et ce soutien qu’il espérait être pour elle, ils le devenaient. Ils en étaient intimement convaincu.
Du coup, quand Joyce lui avoua envisager un tel choix professionnel, il se montra surpris mais très heureux pour elle. Et c’était idiot, mais également pour lui parce qu’il se dit qu’ils auraient ça de plus en commun. Etrange sensation que cela.


« C’est bien ce que je pensais ! C’est super ça ! » s’enthousiasma-t-il.

Il releva aussi qu’elle n’envisagea pas autre chose et pour lui, ça voulait tout dire. Joyce était une passionnée, ça se voyait. Et si elle n’envisageait rien d’autre, alors elle faisait surement le bon choix. Pourtant, avec toutes ses connaissances et ses facilités, elle pourrait faire tellement d’autres choses. De grande études dans à peu près tous les domaines. C’est pour ça qu’il avait préféré s’en assurer afin d’être certain de ne pas s’être fait un film.
Pour lui, le choix du Quidditch était le plus évident parce qu’il était passionné et doué dans ce domaine. Mais aussi, et il n’aimait pas l’avouer, parce qu’il n’était pas réellement doué dans autre chose. Il n’était pas idiot, non. Mais trop feignant, comme il le lui avait dit. Il n’aurait pas eu le niveau pour la formation d’Auror, son premier choix. Il ne regrettait pas, cependant. C’est pourquoi il était si heureux pour elle malgré son étonnement.


« C’est vraiment un super choix ! », il lui sourit, sincère, « Je t’avoue que ça me surprend un peu, je pensais que tu envisagerais une autre carrière mais je trouve que c’est vraiment une bonne idée. Tu t’es déjà renseignée sur l’entrer à l’école ? Ou alors tu tentes directement les sélections ? »

Maintenant qu’il y pensait, elle pourrait très bien faire comme lui et essayer de passer directement à la case sélection plutôt que d’emprunter le long chemin des études sportives à l’université. Mais elle aimait les études, contrairement à lui, alors elle voudrait surement entrer à l’université. Avait-il tord ?
En attendant, il regarda le fond de son verre et s’aperçu qu’il était vide. A défaut, il prit une ananas confite dans la boite de Joyce. Il n’en avait jamais vraiment gouté et il avait bien envie d’essayer.


« Je t’en pique une » lui dit-il en mordant dedans, même si elle lui avait dit de se servir, « Promis, si j’aime pas, je la recracherais pas ! »

Il chercha des yeux le serveur mais il n’était pas dans les parages alors il regarda de nouveau Joyce en attendant sa réponse.
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Lun 17 Aoû - 5:56
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Le Quidditch, ce sport tant aimé par les sorciers l'était bien plus pour d'autres, tel que Joyce et Harry. En tout cas, c'était sûr pour Joyce ! La belle rousse était une fervente de ce sport qu'elle appréciait plus que tout – ou presque – et c'était devenu rapidement une évidence pour elle que ça serait aussi son métier. Oh bien sûr, elle aurait pu choisir de devenir journaliste sportif mais ça ne la tentait pas plus que ça, voir même pas du tout. Elle aurait pu aussi choisir d'être arbitre, mais elle voulait être dans le feu de l'action, elle voulait faire partie d'une équipe et vivre sa passion à fond. Et être attrapeuse était le poste qui lui allait le mieux, certes, elle s'en sortait admirablement bien en tant que poursuiveuse mais elle accrochait bien plus au poste d'attrapeuse qui lui allait à merveille. Pourtant, Joyce ne pensait pas avoir grand mérite de sa facilité à ce poste, sa mère l'avait été auparavant et en plus de ça la célèbre botaniste avait été chef de l'équipe de Quidditch de sa maison, Serdaigle, leur maison. Car Joyce avait suivi les pas de sa mère en intégrant à son tour la maison des érudits. Elle et Duncan avaient eu la chance de ne pas se retrouver séparé lors de la répartition et quelle avait été sa joie lorsque le Choixpeau avait déclaré qu'elle rejoignait la maison dans laquelle avait été réparti son jumeau quelques instants auparavant. À bien y réfléchir, la belle rousse ne se voyait pas dans une autre maison. Certes elle avait des traits communs à Gryffondor comme à ceux de Poufsouffle, mais il était sûr qu'elle était plus dominée par ses attraits à Serdaigle. Et pourtant, elle avait choisi une carrière sportive au lieu d'une carrière plus scientifique ou littéraire, quelque chose dans ce genre. Elle avait toutes les portes qui s'ouvraient à elle, réussissant jusqu'à présent tout ce qu'elle entreprenait, ses études n'avaient jusqu'alors eu aucun accro, donc elle pouvait se permettre de faire ce qu'elle voulait tant qu'elle restait au même niveau. Et pourtant, c'était le Quidditch qui l'avait intéressé, c'était le Quidditch qu'elle voulait faire et non enseigner, rédiger des articles, combattre les mangemorts ou faire des recherches qui mènerait peut-être à de grandes découvertes. On aurait pu croire qu'elle gâchait son avenir en choisissant un tel métier, mais gâcher un avenir c'est selon le point de vue et pour elle, c'était une superbe occasion qui s'offrait à elle. Faire de sa plus grande passion son métier, pouvoir le pratiquer tous les jours ou presque, sentir l'adrénaline que procurait un match de Quidditch couler dans ses veines, l'excitation que procurait la victoire, s'amuser, vivre à fond cette passion qui l’étreignait depuis qu'elle était toute petite. Cette passion qui lui faisait briller les yeux lorsqu'elle en parlait. Bien sûr, elle comprenait qu'Harry l'ait imaginé dans un autre métier – lequel ? – les Serdaigle étaient connus pour être des érudits, mais érudit ne voulait pas dire pour autant qu'ils ne pouvaient pas être sportifs. Et beaucoup d'anciens Serdaigle étaient reconnus pour leurs recherches et découvertes importantes au sein du monde magique mais aussi pour être à de hauts niveaux sein du Ministère de la Magie. Posant son coude sur la table, un sourire fleurit sur ses lèvres alors qu'elle posait son menton sur son poing, son regard plantait sur le Potter :

« Ah oui ? Tu me voyais faire quel métier ? » se calant à nouveau dans son fauteuil la bleue et bronze continua à sourire  « Oui, je me suis renseignée pour l'école, même si je pense qu'il doit me manquer encore quelques informations, mais j'envisage sérieusement d'y postuler. Ça m'aidera à m'améliorer. Je ne pense pas qu'on me prendra dans une équipe à peine sortie de Poudlard, il y a peu de place libre chez les attrapeurs et je préfère vraiment tenter ma chance dans la formation, en espérant qu'on me remarque et qu'on me propose de jouer en tant qu'attrapeuse au sein d'une équipe qui, je l'espère, me plaira. »

Son sourire s'agrandit alors qu'elle entendait et voyait Harry lui prendre un ananas confit. C'était vrai que ce n'était pas la même chose que les dragées surprises où comme il était dit, le goût pouvait être vraiment une surprise qui parfois se révélait être une mauvaise surprise … mais au moins avec l'ananas on savait à quoi s'en tenir, on aimait ou on n'aimait pas. Honeyduckes était un véritable petit paradis sur Terre lorsqu'on raffolait – comme Joyce – des friandises en tous genres. Il y en avait pour tous les goûts ! Chaque fois que la belle rousse y allait, elle tentait de se refaire un stock, car il n'était pas sûr qu'elle y retourne rapidement et elle voulait absolument tenir jusqu'à la fois d'après. Car oui, la jeune métamorphomage carburait aux sucreries et elle ne cherchait pas à le cacher, même ses parents le savaient que leur fille appréciait particulièrement ce qui touchait au sucre. Un peu trop gourmande peut-être. Mais qu'est-ce que c'était bon le sucre ! Surtout comme Joyce qui prenait difficilement des kilos « en trop », alors elle pouvait bien se lâcher. Elle ne répondit rien à ce que venait de dire son ami, parce qu'ils étaient amis, à force de se confier, ils avaient bien fini par se rapprocher, à force qu'elle se soulage grâce à leur correspondance il était normal que les deux jeunes sorciers se soient rapprochés. Les confidences rapprochent. La miss Weather avait eu de la chance de tomber sur Harry qui lui semblait bien être une bonne oreille, car jusqu'à présent il ne lui avait pas fait défaut. Ils ne se connaissaient « vraiment » que depuis quelques mois, s'étant croisés à Saint Mangouste et ayant un peu discuté. Parce qu'avant, ils s'étaient croisés dans les couloirs de Poudlard lorsque Harry étudiait encore et ils s'étaient affrontés à plusieurs reprises dans les airs durant les matchs qui opposaient leurs maisons respectives. Harry était un bon adversaire et elle regrettait un peu qu'il ne soit plus à Poudlard, mais si elle réussissait à atteindre son rêve, il était fort probable qu'ils se retrouvent tous les deux à se battre pour le vif d'or. Ce n'était qu'une question de temps. Son regard couleur émeraude se balada dans les environs pour chercher le serveur, attendant toujours que sa bièreaubeurre lui soit servie, mais ses yeux revinrent finalement sur l'ancien Gryffondor et elle se décida à prendre la parole, brisant ainsi le silence qui s'était installé entre eux deux :

 « Harry, je voulais te remercier pour ce que tu fais. Je veux dire, merci d'être autant à l'écoute, tout le monde ne ferait pas ça. Surtout au vu des événements, les gens ne sont pas toujours disposés à écouter les malheurs des autres. C'est compréhensible … tu aurais pu fuir lorsqu'on s'est vus à Saint Mangouste, mais tu es resté et nous sommes là aujourd'hui, comme deux amis, enfin je crois … je ne sais pas pour toi, mais moi, je te considère comme un ami. Et merci d'être là. »

Ce fut à ce moment-là que le serveur décida de revenir et de déposer la bièreaubeurre qu'elle avait demandée, elle le remercia, ne relevant pas le fait qu'elle avait attendu plus de temps qu'elle ne l'aurait cru, il y avait du monde ce n'était pas de sa faute s'il ne pouvait pas servir tout le monde rapidement, il n'était pas un éclair de feu ! Ravie, la bleue et bronze porta la choppe à ses lèvres, en buvant une longue gorgée, ses prunelles toujours fixées sur Harry, attendant une réaction de sa part face à ce qu'elle venait de lui dire.
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Harry J. Potter
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Mer 19 Aoû - 23:54
Apparemment, les suppositions que Harry avait pu faire sur ses potentiels projets d’avenir la faisait sourire. Elle se disait surement, qu’il s’était imaginé des clichées. Comme un banal métier administratif au ministère, par exemple. Quelque chose de peu original ou de barbant. C’est vrai qu’il devait surement donner l’image d’un type un peu je-m’en-foutiste, à Poudlard. Le pur sportif sans autre ambition. Et peut-être que c’est ce qu’il était, après tout. Elle se disait surement qu’il l’avait automatiquement jugé par l’image qu’elle renvoyait au premier abord. L’intelligente Serdaigle, sérieuse et intellectuelle. Mais Joyce était bien plus que ça. Et lui aussi d’ailleurs. C’est pourquoi il sourit à son tour en répondant à sa question taquine :

« Eh ba, je ne sais pas trop. Je l’avoue, je pensais que tu aurais des ambitions plus … intellectuelles. J’ai moi-même choisie le Quidditch par passion mais aussi, un peu, parce que je n’étais pas à la hauteur de mes autres envies. Enfin entre autre … » il ne précisa pas qu’il ne comptait plus faire Auror parce qu’il avait envie d’autres choses que de la chasse au mangemort dans sa vie, « Je me suis dis que tu voudrais certainement t’orienter vers un métier encore plus classe ! Un truc genre … Avocate ! Ou … ? Professeur ? », il fit une pause, « Ou Auror »

Harry continuait de grignoter son ananas confit pendant qu’il l’écoutait parler de son projet d’entrer en Formation de Quidditch. Il en appréciait le goût vu qu’il ne l’avait pas recraché sur la jolie rouquine. Ou alors, il était tout simplement très intéressé par leur conversation. En tout cas, plus il y pensait et plus il trouvait l’idée bonne. Ok, il n’était pas recruteur de talent et il ne faisait partie de se milieu que depuis quelques mois. Mais elle était très douée, il était bien placé pour le savoir et elle pourrait surement aller très loin. De plus, elle ne se lançait pas dans cette voie sans réfléchir, elle y avait déjà beaucoup pensé même si elle prétendait le contraire. Lui-même n’avait surement pas autant murit son projet lorsqu’il s’était lancé. Il avait agit comme un gamin, ce qu’il était encore à l’époque. Il avait beaucoup grandit en quelques mois. Le contexte actuel ne lui avait pas laissé le choix …

« Eh ba en tout cas, tu as l’air sur de toi. Tu as bien réfléchit à tout ça, j’ai l’impression. C’est génial », il fit une petite pause « Je sens que tu as pris la bonne décision. Tu vas cartonner ».

Il était vraiment sincère en disant cela et il avait envie qu’elle le sache. Ce n’était pas prétentieux de sa part, juste un pressentiment. Il avait envie de la soutenir à fond, parce que c’est ce qu’il essayait de faire depuis des mois. Il était ainsi, protecteur. C’était dans son caractère. Mais ce n’était pas seulement ça. Joyce avait réveillé chez lui un besoin impérieux de la protéger, de l’épauler. Il ne savait pas si c’était la vulnérabilité dont elle avait fait preuve lorsqu’il l’avait revu à Ste-Mangouste. Ou parce que sans la connaitre, il avait toujours su intérieurement que c’était le genre de personne avec qui il pourrait s’entendre. Ou bien parce qu’il se sentait particulièrement concerné par son histoire. Il se posait régulièrement la question, à vrai dire. Au fond de lui, il avait parfois l’impressin d’être motivé par la culpabilité et il n’en avait vraiment pas envie. Mais ce n’était pas le cas, il se rendait compte à présent.
Il l’observa discrètement tandis qu’elle cherchait à son tour le serveur du regard. Ils ne s’étaient pas vu énormément depuis leur première vraie conversation, à Ste-Mangouste. Leur correspondance avait été riche, plus riche qu’il n’en avait jamais partagé avec personne. Mais il s’était peu vu, face à face, en réalité. Elle portait ses cheveux roux, ce jour-là, comme souvent. Mais il connaissait son don de métamorphomagie et il l’avait déjà vu coiffé d’autres couleurs, à Poudlard. Ils n’étaient pas énormément à posséder cette capacité, à vrai dire. Même si il était familier de tout ça, avec Sarah, elle était quand même repérable. Pour autant, elle reporta son attention sur lui et il fut coupé dans son observation. Mais il fut encore plus déstabilisé lorsqu’elle ouvrit la bouche.

Il ne s’attendait pas vraiment à discuter de ça, maintenant. Certes, les confidences de Joyce étaient la base de la plupart de leur conversation. Sauf que ça avait un caractère plus intime, et donc plus gênant, lorsque c’était énoncé à voix haute. Tandis qu’elle parlait, il commença à ressentir un certain malaise. Pas parce qu’elle lui avouait le considérer comme un ami, mais parce qu’elle le remerciait d’être là pour elle alors que d’autres auraient agis autrement. Et c’est précisément là qu’il se sentait mal. Parce que si il n’avait pas agit comme les autres, c’est parce que les autres ne connaissaient pas ce que lui avait vu. Si il agissait ainsi, c’était précisément parce qu’il savait ce qu’elle ressentait, et surtout pourquoi elle le ressentait. Sauf que Joyce n’en avait pas conscience et il n’était pas sur d’être prêt à le lui avouer. Il se doutait que ça arriverait un jour mais il ne s’était pas préparé à ce que ça soit si tôt. Devait-il se confier maintenant ? Elle allait le haïr, il en était certain. Mais il détestait cette idée, parce qu’il s’était attaché à elle. Comme elle le disait, ils étaient amis maintenant. Il tenait vraiment à elle.
Il entrouvrit les lèvres pour répondre. C’est le moment que choisit le serveur pour apporter sa boisson à Joyce. Il referma la bouche aussi sec. Par la barbe de Merlin ! Mais qu’est-ce qu’il s’apprêtait à lui dire d’abord ?! Alors qu’elle le remercia, il en profita pour passer sa commande. Il comptait reprendre la même chose mais finalement, il opta pour quelque chose d’un peu plus fort.


« Je voudrais un wisky pur feu, s’il vous plait », le serveur nota sa commande et lui adressa un sourire entendu, « Merci »

Peut-être Joyce allait-elle le trouver bizarre de commander une boisson pareille en pleine après-midi mais il sentait qu’il allait en avoir besoin. La conversation risquait de devenir très, très, très compliqué. Il aurait très bien pu choisir de se taire, mais il n’y arriverait pas. Pas alors que leur amitié récente était placée sous le signe de la confiance. Il aurait donc besoin de son whisky pour se motiver.

« Écoute Joyce. Je … Ça me touche que tu me dises ça », il fit une pause, incapable de savoir par où commencer « Je veux que tu saches que je te considère également comme une amie et quelque soit ta réaction face à ce que je vais t'annoncer, sache que tu pourras toujours compter sur moi. D’accord ? »

De nouveau, le silence s’installa. Il allait s’embrouiller si il tournait autour du pot, il le savait. Prenant son courage à deux mains – il n’était pas un ancien Gryffondor pour rien – il se lança.

« J’ai vu ce qu’il s’est passé pendant la Nuit Rouge. Avec Zac. Je … Je suis désolé de ne pas t'en avoir parlé avant.»

Un énorme sentiment de culpabilité le saisit. Elle allait forcément mal le prendre, et elle n’aurait pas tord. Il savait qu’il aurait du le lui dire dès le début. Mais il n’avait pas osé. Ce n’était pas le bon moment, elle était si fragile. Quelle approche cela aurait-il donné ? : « Salut, ça n’a pas l’air d’aller dis. Ecoute, je sais que tu as tué ton petit frère mais il ne faut pas culpabiliser. Après tout, tu n’étais pas toi-même ». Sérieusement, il n’aurait jamais pu entamer une discussion avec une approche pareille ! Et par la suite, elle allait mieux, il ne voulait pas réanimer de vieux démons. Mais voilà ou ça les menait …
Merlin, et dire qu’ils étaient en train de parler Quidditch la minute d’avant.
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Lun 24 Aoû - 0:05
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Être Serdaigle ne voulait pas dire que forcément on devait faire un travail qui utiliserait juste notre cerveau, loin de là même ! C'était juste qu'être à Serdaigle ouvrait bien plus de possibilités que les autres maisons, quoi que, on acceptait de toutes les maisons dans tous les travaux. Mais il était peut-être plus facile pour un Serdaigle d'avoir le métier qu'il voulait, être un érudit ça aidait ! En tout cas, pas besoin d'être dans une maison particulière pour faire du Quidditch professionnel, c'était les capacités physiques qui primaient avant tout ! Quoique, on avait tout de même besoin du cerveau pour élaborer des stratégies d'attaques et de défenses face à l'équipe adverse. Mais sur ce point, Joyce n'en avait pas besoin, elle n'était ni poursuiveuse, ni batteuse ni gardienne, non elle était attrapeuse et elle devait juste se soucier d'attraper le vif d'or pour faire remporter la victoire à son équipe et bien sûr, éviter tout possible cognard qui lui serait lancé par l'équipe adverse pour faire gagner leur attrapeur. Franchement, ça ne demandait pas beaucoup de choses d'être joueur professionnel de Quidditch. Bien sûr, Joyce aurait pu faire un tout autre métier, tout s'ouvrait à elle, elle avait fait jusqu'à présent une scolarité avec un niveau constant qui était excellent ! Bon, certes, cette année il y avait eu une baisse, mais c'était assez compréhensible vu qu'elle avait été l'une des nombreuses victimes de la Nuit Rouge, difficile pour elle de se remettre à étudier – surtout en Défense Contre les Forces du Mal – lorsque sa tête était encombrée par les souvenirs de son petit frère, de savoir que son jumeau était à présent un loup-garou et que la culpabilité d'avoir assassiné son petit frère la rongeait chaque jour qui passait. La belle métamorphomage avait longtemps cru qu'elle était un monstre et qu'elle était coupable d'avoir ôté la vie à Zaccary, mais ce n'était pas de sa faute si elle avait été sous Impero. À ce moment-là Poudlard était envahi par les mangemorts et elle, elle n'était qu'une sixième année à cette époque, pas une sorcière expérimentée, la belle rousse ne faisait donc pas le poids contre les mages noirs. Elle espérait tout de même avoir réussi à se défendre contre quelques-uns avant d'avoir reçu le sort fatidique, en faites, non, elle avait réussi à se défendre avec quelques sorts basiques alors qu'elle cherchait Zac mais il était sûr que les adultes savaient mieux se défendre que les élèves. Si seulement ils avaient été ensemble, tous les trois, ça ne serait peut-être pas arrivé. Zaccary serait peut-être encore vivant aujourd'hui et Duncan n'aurait peut-être pas été mordu. Peut-être que leur famille n'aurait pas été détruite … les yeux couleurs émeraude étaient plantés sur son vis-à-vis alors qu'il lui répondait. Les possibles métiers qu'il lui sortait et qu'elle aurait pu faire selon lui la firent sourire de plus bel, avocate, professeur, auror. Son père avait été auror. Avocate. Mouais, ça ne la tentait pas des masses. Se retrouver à protéger un meurtrier ou un violeur, très peu pour elle ! Et professeur, c'est vrai qu'un temps elle avait envisagé cette possibilité, mais son envie de faire de sa passion son métier était bien plus forte et avait remporté la partie. La bleue et bronze se mit alors à rire :

« Eh bien dis donc, tu me déçois Harry, je pensais que tu me voyais plus en prochaine Ministre de la magie. » dit-elle d'un ton taquin avant de reprendre son sérieux « Écoute Harry, tu ne peux pas dire que tu n'étais pas à la hauteur de tes envies, c'est faux, je suis sûre que si tu le voulais, mais vraiment, tu pourrais tout réussir. Quand on veut, on peut. Il suffit de s'en donner les moyens. »

Elle n'aimait vraiment pas que l'ancien Gryffondor lui ait dit cela. Non, s'il avait vraiment voulu, il s'en serait donné les moyens et il aurait atteint les buts qu'il s'était fixé. S'il avait voulu devenir auror, avec un peu de motivation et beaucoup d'efforts il aurait pu s'en sortir. S'il avait voulu escalader l'Everest, avec de la motivation et des efforts, il aurait réussi sans aucun souci. Joyce partait dans cette optique, que si on voulait, on pouvait, il suffisait de s'en donner les moyens et on pouvait tout réussir. La septième année voulait devenir joueuse professionnelle, alors elle s'en donnait les moyens quitte à ce que le chemin soit plus long qu'elle ne l'aurait imaginé, elle voulait devenir attrapeuse dans une équipe de professionnelles eh bien elle allait y arriver ! Il fallait qu'elle se dise ça pour ne pas se décourager, parce qu'avec le stress des examens et le poids d'avoir tué son petit frère qui pesait sur ses épaules, ce n'était vraiment pas facile tous les jours de garder le sourire ! Mais il fallait être positif dans la vie ! Oui, elle reprenait du poil de la bête depuis peu et elle espérait bien pouvoir redevenir comme avant même si plus rien ne serait comme avant vu que Zac n'était plus là. Replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle gardait le sourire :

« Tu sais, je crois que l'idée a fait son chemin dans ma tête depuis que j'ai découvert le Quidditch, quelque chose comme ça. J'espère bien que je vais cartonner ! Et j'espère bien te mettre ta raclée dans un match ! Tu m'excuseras si tu perds, hein ?! » dit-elle avant de rire de nouveau

Bien sûr, elle le taquinait et puis, avant de pouvoir jouer dans une équipe il faudrait qu'elle fasse du chemin et ce n'était même pas sûr qu'elle soit recrutée. Mais oui, elle avait apprécié de jouer les quelques fois en compagnie d'Harry, il était un bon attrapeur et c'était bien pour ça qu'il avait intégré une équipe. S'il avait été un mauvais attrapeur il n'aurait eu aucune chance. Il était doué et même si elle en était ressortie à chaque fois avec des ecchymoses, elle avait toujours apprécié de concourir contre le Potter. Et puis au fond, ce n'était qu'un jeu. Le plus important c'était de participer. En tout cas à Poudlard, car une fois qu'on rentrait dans le monde des professionnels là tout changeait, il fallait vraiment gagner, c'était le plus important. Certes à Poudlard il était important de gagner, mais l'ambiance était bon enfant et on en ressortait surtout déçu lorsqu'on perdait le match mais heureux de s'être défoulé et d'avoir passé un bon moment. Mais quand on en faisait son métier, on devait vraiment tout faire pour gagner, perdre n'était pas envisageable. Certaines équipes étaient connues pour perdre régulièrement, par exemple les Canons de Chudley, certes ils avaient remporté vingt et une fois la Ligue mais depuis ils perdaient régulièrement. Franchement, Joyce n'avait rien contre eux mais elle n'avait pas envie de jouer dans leur équipe, non, elle avait d'autres ambitions. Un petit côté Serpentard ? Peut-être … mais on ne pouvait lui reprocher d'avoir de telles ambitions pour une telle carrière. En tout cas, il était sûr qu'elle prendrait du plaisir à jouer de nouveau contre son ami. Parce que oui, elle considérait à présent Harry comme un ami. Ça faisait depuis plusieurs mois déjà qu'ils correspondaient et à force elle avait fini par le considérer comme un ami. Les discussions régulières finissent par rapprocher les gens. Alors que la bleue et bronze venait de finir de remercier Harry, le serveur revint avec la bièreaubeurre qu'elle avait commandée et son vis-à-vis n'hésita pas à passer une nouvelle commande. Du Whisky Pur Feu. Même si elle était majeure Joyce n'en avait encore jamais goûté, peut-être que cet été après les examens, lors de la coupe du Monde de Quidditch elle se lancerait et en boirait ne serait-ce qu'une gorgée, pour voir quel goût ça avait et si elle supportait cet alcool. Alors que l'ancien Gryffondor lui répondait Joyce ne put s'empêcher un sourcil, intriguée parce qu'il lui disait. Oh oh ! Le moment des grandes révélations était arrivé, qu'est-ce qui allait bien lui tomber dessus ? En tout cas, elle avait au moins la confirmation qu'il la considérait comme une amie, mais qu'allait-il lui dire qui semblait le mettre si mal à l'aise ? À son tour elle se sentait perturbée, l'angoisse montant en elle. Elle avait esquissé un simple « oui » alors que son visage était redevenu neutre et qu'elle attendait avec une certaine angoisse qu'il reprenne la parole. Prenant sa choppe, elle en but une gorgée au moment où il se décidait à parler de nouveau. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle l'entendit lui dire qu'il avait été là durant la Nuit Rouge, qu'il l'avait vu tuer Zaccary, elle avala même de travers sa gorgée – un peu plus le liquide serait repassé par ses narines – et se mit à tousser alors qu'elle reposait précipitamment le verre sur la table. Il l'avait vus tuer Zac … il l'avait vu tuer Zac … les mots qu'il venait de lui dire résonnaient en elle. Mon Dieu, elle s'attendait à tout sauf à ça. Voilà qu'il rouvrait la blessure qu'elle tentait tant bien que mal de refermer. Une fois que sa toux s'arrêta, les émotions se firent plus nettes. Elle était perdue, déstabilisée, la culpabilité revenait de plus belle, la honte aussi, la tristesse d'avoir perdu un être cher, elle sentait même les larmes lui venir aux yeux. Joyce ne pouvait supporter de regarder en face Harry, pas parce qu'elle le détestait de ne pas lui en avoir parlé plus tôt, non, elle aurait même préféré qu'il ne lui en parle jamais, pourtant elle ne lui en voulait pas de lui avoir dit, mais par honte et culpabilité. Il devait sûrement croire qu'elle l'avait tué de sang-froid, qu'elle était une meurtrière. A vrai dire, elle n'avait pas de souvenirs de ce moment, elle ne savait pas si le mangemort qui l'avait obligé à tuer Zac était non loin d'elle ou autre part dans le château :

« Ce n'est pas de ma faute … je ne voulais pas … j'étais sous Impero … je n'ai pas voulu le tuer ... » sa vue était brouillée par les larmes qui étaient monté à ses paupières « Je t'en prie Harry, crois-moi, je ne voulais pas le tuer ... »

Et voilà que le sentiment d'être un monstre revenait de plus bel, tel un bélier qui voulait défoncer une porte, tel un train fonçant à vive allure. Alors qu'elle avait parlé ses cheveux avait viré au gris clair, preuve de tous les sentiments qui bouillaient en elle. Il fallait qu'Harry la croie quand elle lui disait qu'elle n'était pas dans son état normal. Elle n'aurait jamais fait de mal à Zaccary. Jamais.
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Harry J. Potter
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Lun 24 Aoû - 14:32
Immédiatement, il sentit un bouleversement émotionnel chez Joyce. Alors qu’elle faillit s’étouffer avec sa boisson, il observa tout de suite un changement chez elle. Elle toussa un long moment, et une fois le choc passé, il fut horrifié par ce qu’il observa. Déjà parce que les larmes apparurent dans ses yeux, mais surtout parce que la couleur de ses cheveux changea progressivement. Du roux flamboyant, ils ternirent progressivement jusqu’à devenir gris pale. Fade et triste. Son don de métamorphomage parlait pour elle, bien plus qu’elle ne pourrait le faire.
Il ne s’était pas attendu à cette réaction. De toute les fois où il avait essayé d’imaginer sa réaction lorsqu’il aurait le courage de lui dire, il n’avait pas envisagé une seule fois qu’elle puisse se mettre à pleurer et encore moins le supplier de la croire. Il pensait qu’elle lui en voudrait, qu’elle s’emporterait contre lui. Il s’était imaginé une conversation musclée. Certes, il devinait sa culpabilité. Il lui avait assez parler ces derniers mois pour l’avoir décelé au travers de ses mots. Elle n’en avait jamais parlé clairement, car il n’était pas censé savoir que Zac était mort de la main-même de Joyce. Mais ils avaient parlé de sa disparition à plusieurs reprises. Et il savait sa souffrance, il sentait sa réticence à aborder le sujet. Il en devinait la cause. Mais il ne s’était pas rendu compte de la souffrance, du fardeau qu’elle portait à ce sujet. Il ne pensait pas qu’elle s’en voulait tant. Il se sentit si con de ne pas y avoir pensé plus tôt.
Tout de suite, il eut l’instinct de la consoler. La voir ainsi, en pleurs à cause de lui, il n’aimait pas ça du tout. Déjà parce qu’il se sentait coupable, mais surtout parce qu’il n’aimait pas la voir dans cet état. Il pensait qu’elle allait mieux mais il se rendit compte qu’il s’était leurré. Elle n’allait pas mieux. Elle faisait seulement semblant. Il eut une impression d’échec, il espérait l’aider mais il avait échoué. Il se rendit compte à ce moment-là qu’il s’y était mal prit. A lui cacher tout ça, il n’avait fais qu’enterrer le problème. Elle ne pouvait parler à personne du principal problème, à part son frère et ses parents, parce que personne ne le connaissait réellement. Personne, sauf lui. Et il s’était caché. Il avait fait semblant de ne pas savoir et il se rendait compte de son erreur trop tard. Il lui avait retiré une chance de guérir avec son mensonge.

Après quelque secondes de stupeur, il posa sa main sur son bras qu’il serra doucement. Il se demanda un instant si les gens autour les observait. Il se fichait de ce qu’ils pouvaient bien penser mais il savait très bien le poids du regard des autres à Poudlard. Si d’autres élèves voyait la scène, ils seraient bien capables de venir lui en parler par la suite. Et se serait une épreuve de plus pour elle. Pourtant, ce n’était pas le principal problème à cet instant, il lui dit donc :


« Eh, Joyce, je sais bien que ce n’est pas ta faute. Tu n’y es pour rien, tu n’as pas choisis. »

Sans réfléchir, il attrapa ses mains et les serra dans les siennes pour lui prouver que rien n’avait changé. C’était surement la première fois qu’il la touchait intentionnellement et si il le faisait, alors qu’il n’était pas très à l’aise avec les gestes d’affection, c’était pour lui montrer qu’elle comptait vraiment pour lui. Ils étaient toujours amis, il ne la jugeait pas. Il souhaitait qu’elle le sache. Elle découvrait son implication seulement maintenant, elle devait donc avoir l’impression qu’il la jugerait dès cet instant. Mais ce n’était pas le cas, il savait depuis le début. Il n’avait jamais envisagé un seul instant qu’elle puisse avoir commis un tel acte de son plein grès. Il fallait qu’elle sache qu’elle n’était pas responsable. Il fallait qu’elle sache que jamais personne ne la prendrait pour une tueuse.

« Tu étais sous impérium, je le sais bien. Je l’ai tout de suite compris. Tu ne pouvais pas empêcher ce qui est arrivé. Tu étais ailleurs, ça se voyait. N’importe quelle personne qui aurait assisté à ça l’aurait compris. C’était flagrant, tu avais le comportement caractéristique de l’emprise impérium. C’est au salaud qui t’a fait ça de s’en vouloir »

Les larmes finirent par rouler sur son visage, et le cœur d’Harry se serra. En apprenant à connaitre Joyce, et avec le temps qui passe, il s’était rendu compte de sa vrai personnalité. Il avait retrouvé la fille qu’il avait aperçu à Poudlard toutes ses années. Elle était haute en couleur, souriante, drôle, attachante et généreuse. Contrairement au premier temps de leur amitié, où elle était renfermée et triste, elle avait retrouvé sa joie de vivre. Une fille comme elle ne devrait jamais pleurer. Personne ne devrait jamais faire de mal à un quelqu’un comme elle.
Au fond, tout au fond de lui, il sentit bouillonné cette colère caractéristique de son caractère. Et surtout, sa haine pour les mangemorts, pour Voldemort. Ils paieraient. Une fois de plus, en étant confronté à la souffrance qu’ils causaient, il se promit de les faire payer. Il ne connaissait pas le mangemort qui avait infligé ça à son amie mais il le découvrirait et alors, il le ferait payer. Mais ça, il le gardait tout au fond de lui. Rare était ceux qui se rendait réellement compte de l’étendu de sa rancœur à leur égard. Joyce ne le saurait pas, elle avait autre chose à penser. Et à cet instant, seule elle comptait. Il referma donc la porte derrière laquelle se cachait toute cette haine, et focalisa son attention sur la rousse.


« Ecoute Joyce, je ne te juge pas. N’y pense pas un seul instant, d’accord ? Tu es une personne fantastique et je sais que tu n’aurais JAMAIS fais ça de ton plein grès », il lui adressa un sourire qui se voulait rassurant, « Je ne voulais pas te faire du mal, et je suis désolé de te l’annoncer comme ça »

Lui aussi se sentait coupable, à présent. Il avait du mal à imaginer ce qu’elle pouvait ressentir parce qu'il venait de se rendre compte qu'elle lui montrait bien ce qu'elle voulait lui montrer. Si elle ne se confiait pas, il ne devinait pas réellement ou elle en était dans sa guérison. Cependant, il sentait que si elle osait se montrer ainsi devant lui, c’est qu’elle avait confiance en lui. Il sut qu’il avait eu raison de lui dire la vérité. Certes, il lui faisait du mal et Merlin savait qu'il détesta ça, mais elle devait l’apprendre un jour ou l’autre et il aurait eu tord de continuer à lui mentir par omission.
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Sam 5 Sep - 19:22
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Et voilà que le monde semblait s'écrouler de nouveau autour d'elle alors qu'Harry, son ami, son confident depuis cet été lui annonçait qu'il avait assisté à l'assassinat de son petit frère par elle-même. Elle qui commençait sérieusement à aller mieux venait d'avoir l'impression qu'on venait de la pousser en bas de la pente qu'elle arrivait avec peine à gravir, mais ce n'était qu'une impression, elle était forte si elle ne l'était pas elle n'en serait pas là aujourd'hui, elle ne serait pas là devant lui. Même si elle arrivait à passer à autre chose, lorsqu'on lui parlait de Zaccary elle ne pouvait s'empêcher de ressentir un sentiment de culpabilité, elle était sa grande sœur et n'avait pas su le protéger, pire que ça, elle l'avait tué ! La belle métamorphomage avait envisagé à plusieurs reprises de faire des recherches sur la magie noire pour tenter de faire revivre son petit frère, chose dont elle n'avait jamais parlé ni Duncan ni Harry ne le savait, elle n'en avait même pas parlé à son père avec qui elle était plus proche que sa mère depuis la Nuit Rouge et tout ça à cause d'elle. Oui, elle avait cette impression que tout ça était de sa faute, que la désolation que subissait sa famille était de sa faute. S'ils ne s'étaient pas séparés alors Zaccary serait sûrement vivant aujourd'hui et Duncan n'aurait pas été mordu par Greyback et leur famille ne serait pas démolie. Alors il était facile pour elle de se dire que tout ça était de sa faute, de quoi rajouter un poids de plus à sa culpabilité qu'elle tentait de combattre. Quoi que, sa culpabilité baissait peu à peu, un peu plus chaque jour qui passait, c'était dur, dur d'admettre la mort de Zac, d'admettre qu'elle l'avait tué mais qu'au fond elle n'y était pour rien, qu'un simple pantin manipulait par un timbré qui prenait plaisir à faire souffrir les gens. Pourtant, la bleue et bronze arrivait à se persuader que sa mère devait la détester pour avoir enlevé la vie à son dernier enfant, qu'elle devait croire que sa fille était un monstre, c'était bien ça le problème dans leur nouvelle relation, il n'y avait plus de communication, Joyce était persuadée que sa mère la détestait et toutes les deux étaient mal à l'aise en présence de l'autre, ce qui n'arrangeait rien. Depuis le début de l'année Joyce n'avait pas osé envoyer de lettre à sa mère, si celle-ci voulait avoir des nouvelles d'elle qu'elle s'adresse à Duncan ou bien à son père, l'un et l'autre seraient lui fournir les informations qu'elle demanderait car Joyce entretenait une correspondance plus ou moins assidue avec Cesare. Alors voilà, cette culpabilité qu'elle avait réussie tant bien que mal à enfouir en elle venait de ressurgir tel un éclair de feu quand Harry lui dévoila qu'il avait été là lorsqu'elle avait lancé le sortilège meurtrier, ses cheveux surent montrer les émotions qu'elle ressentait en changeant de couleur, passant de son rouge flamme au gris souris. Son regard couleur émeraude se releva timidement vers son ami alors qu'elle le sentait lui serrer doucement le bras. Zac lui manquait tellement et elle lui avait ôté la vie. Son cœur se serra de plus belle. C'était bien dans ce genre de moments qu'elle avait besoin qu'on la serre dans ses bras et qu'on la rassure. Elle aurait aimé que sa mère soit là et la serre contre elle, elle lui manquait, elle ne pouvait le nier mais leurs relations n'étaient plus comme avant, est-ce qu'un jour ça irait mieux entre elles ? La Serdaigle en doutait. Voilà que ses mains étaient enserrées par celles d'Harry, un geste inhabituel de sa part que remarqua Joyce alors qu'elle continuait de l'écouter en silence, ses larmes coulant sur ses joues elle finit par prendre la parole, l'ayant laissé parler c'était à son tour de se prononcer :

« Harry, pourquoi n'es-tu par intervenu ? Pourquoi ne m'as tu pas stupefixé ou lançait un sort qui m'aurait arrêté ? Pourquoi n'as-tu rien fait ? C'était mon petit frère … Zac ... »

Pas qu'elle voulait le rendre coupable, quoique, si elle pouvait reporter sa culpabilité sur quelqu'un … non, elle voulait juste savoir pourquoi il n'avait pas réagi, il aurait pu sauver la vie de son petit frère, devenir une sorte de héros en l'empêchant de le tuer, en réussissant à la maîtriser, Joyce était sûre qu'il en aurait été capable. Mais alors pourquoi n'avait-il pas agi ? Certes, il y avait les mangemorts, les sorts lancés, mais il l'avait laissé tuer Zaccary ! Est-ce qu'elle lui en voulait de ne pas avoir agi ? Elle n'en savait trop rien, la belle métamorphomage était trop perdue pour vraiment réfléchir à ses sentiments à l'égard de l'ancien rouge et après lui avoir demandé pourquoi il ne l'avait pas empêché de tuer son petit frère. Elle restait là, immobile, ses mains dans celles du Potter, ses larmes s'étaient taries mais elle ne savait pas quoi dire, elle ne savait pas comment réagir. Elle était perdue entre ses émotions et ses sentiments face à la Nuit Rouge mais aussi face à la révélation que lui avait faite Harry. Alors, la sang pur ne put qu'écouter ce que lui dit son ami qui essayait de la rassurer face à ce qu'il pensait d'elle malgré le fait qu'elle est tuée son petit frère et qui essayait de lui remonter le moral. C'était adorable de sa part trouva-t-elle. Il aurait pu la fuir, il aurait pu se montrer blessant envers elle, ça aurait été tout à fait justifié au vu de ce qu'elle avait fait, mais non, il restait avec elle et pour lui elle n'était pas coupable, en même temps c'était la stricte vérité, elle était sous Impero à ce moment-là. Mais maintenant que lui répondre, ses yeux étaient plantés dans ceux de l'ancien Gryffondor ne sachant que lui dire en retour. Finalement, un fin sourire, timide, fleurit sur ses lèvres :

« Merci. Merci Harry de ne pas m'avoir fui, merci de croire que je ne suis pas coupable. Merci de me l'avoir dit … j'imagine que ça a dû être dur pour toi de me le dire, comme ça a été dur pour moi que tu me le dises. Mais voilà, maintenant ce qui est dit, est dit … merci d'être là et de rester mon ami ... » soupirant elle reprit « Il me manque tellement ... »

Ça n'avait pas dû être facile pour lui de se confier sur ça à elle. En même temps, d'habitude c'était plus la rouquine qui se confiait à lui et non l'inverse. L'une de ses mains se détacha de celles de l'attrapeur pour aller mettre une mèche de cheveux redevenu rouge derrière son oreille.
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Harry J. Potter
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Ven 18 Sep - 19:03
Il sentit son cœur se serrer encore plus fort à ses questions. Merlin mais oui, pourquoi ne l’avait-il pas empêché ? Cette question l’avait obsédé des heures durant lorsqu’il lui prenait de réfléchir à cette scène. Il se revoyait débouler dans le couloir en courant. A la recherche de ses deux sœurs, de ses proches, ses amis. Il se revoyait jeter un œil partout à la fois, tentant de voir si il pourrait être utile à quelqu’un. Les combats étaient partout, les Mangemorts créaient le chaos. Les anarchistes aussi, d’ailleurs. Les responsable de cette bataille, ils en faisaient aussi partie. Avec leur leader taré qui avait eu la brillante idée de les enfermer tous là ! Il se remémorait ce qu’il voyait à cet instant. Ces étudiants de Serdaigle s’enfuyant à toute jambe et disparaissant au fond du couloir. Le corps de cette pauvre gamine à deux mètres de lui. Il se souvient avoir sentie la bile au fond de sa gorge, le dégout de ce qu’il voyait le prenant au tripe. Il se rappelle même s’être succinctement demandé comment elle était morte. Par qui ? Puis son regard s’était posé sur elle. Joyce, debout, raide sur ses jambes, le regard vide et la baguette levée. Un mangemort se tenait en arrière plan. Il n’avait pas tout de suite compris ce qui se passait. En fait, il lui fallu entendre la formule et voir le jet de lumière verte avant de comprendre. Le petit s’était écroulé. Horrifié, il avait regardé le visage de l’enfant. Et il avait compris.
Puis Hermione était arrivé en compagnie de Ron. Ils ont criés son nom et poursuivit par d’autres mangemorts, ils avaient du fuir. A regret, il s’était éloigné sans un regard pour la rousse. Il n’avait pas eu le choix. Pas eu le temps. Et il avait beau se le répéter, parfois, l’idée persistait. Il culpabilisait. Mais il savait qu’il n’aurait rien pu faire. Il savait qu’ils n’y pouvaient rien tous les deux. C’était ainsi. Aussi, lorsqu’elle lui posa la question, il eut un rictus mi-peiné mi-honteux. Elle avait raison de le lui demander. Il était surement le seul à avoir pu empêcher ça à ce moment-là. Mais tout avait été si vite, il avait été si lent à comprendre. Jamais il n’aurait imaginé une chose pareille. Il se sentait si misérable sous l’effet de sa voix suppliante. De l’évidence de ses paroles.


« Je suis désolé. J’aurais tellement voulu réagir plus vite … Je n’ai pas compris assez tôt », il eut soudain envie de pleurer, en parler voix haute mettait bien plus à l’épreuve ses émotions qu’il ne l’aurait cru, « Je m’excuse Joyce, si tu savais ce que je regrette. Je … Pardon de n’avoir rien pu faire »

Il eut la voix enrouée quelques secondes et profita du silence qui suivit pour se calmer. Cette discussion l’éprouvait et il se surprenait à ressentir de la peine jusque dans ses tripes. Cela faisait des mois qu’il n’avait pas ressentie tout ça aussi intensément. Lui qui tentait de tout refouler pour continuer d’avancer.
Il semblait qu’elle se calmait progressivement tandis qu’il tentait de la consoler et de la rassurer. Il ne savait pas si il s’y prenait correctement mais il suivait son instinct et son cœur. Il fallait à tout prit qu’elle se ressaisisse. Il ne voulait pas la faire souffrir et même pour elle, il ne valait mieux pas que d’autres personnes la voit comme ça. Et encore moins ne les entendent. Elle risquerait d’être ennuyée par des curieux, par la suite. De quoi l’éprouver encore plus. Heureusement, ils avaient choisi l’atmosphère bruyante des Trois-Balais. De nouveau un rapide coup d’œil autour d’eux le rassura. Personnes ne leur prêtait attention.
Après quelques minutes, elle arrêta de sangloter. Comme-ci parler de sa non-intervention ce jour-là lui donnait une raison de ne plus pleurer. Lui en voulait-elle ? Il le comprendrait. Une nouvelle fois, il eut peur de perdre son amitié comme il le ressentait à chaque fois qu’il avait pensé à lui révéler son terrible secret. L’idée le dérangeait. Il ne voulait pas qu’elle disparaisse de sa vie. Il se sentait redevable envers elle. Il voulait être là pour elle comme il l’était depuis plusieurs mois maintenant. Il ignorait pour quelle raison et se posait encore moins la question. Il trouvait juste ça normal de s’impliquer dans leur amitié alors même qu’ils ne s’étaient jamais côtoyé à Poudlard. Il savait l’aider à remonter la pente, mais à vrai dire, lui aussi se sentait mieux ainsi. Il se sentait utile. Il avait l’impression d’avancer et non plus de subir toutes ses pertes, toutes ses contraintes, toute cette peur, imposées par le mage noir et ses sbires. Il voulait être utile, il voulait aider à penser ses blessures. Joyce était son amie, à présent.

Finalement, après un long silence durant lequel il se contenta de serrer ses doigts entre les siens en signe de soutient, se sentant stupide mais ne sachant que faire d’autres, il fut surprit de l’entendre le remercier. Bizarrement, il se sentit gêné. Elle n’avait pas à le remercier, il ne faisait que ce qu’il pensait devoir faire.

« Oh euh … c’est normal. Je ne pouvais plus garder ça pour moi. Ca fait un moment que j’y pense et … je me sens soulagé de te l’avoir avoué » avoua-t-il sans savoir si il avait raison de le faire, « J’avais peur que tu m’en veuilles et que tu ne veules plus me parler. Je … Je voudrais continuer à être là pour toi »

Il ne voulait pas qu’elle s’imagine qu’il se sentait obligé ou quoi que se soit. Mais il ne sut pas comment l’expliquer autrement. Il n’était vraiment pas doué dans le domaine des mots et de l’amitié. Encore une fois, il se fit la réflexion qu’il avait l’air d’un benêt et qu’il ferait mieux de se taire. Ce qu’il fit un moment avant de reprendre.

« Je serais toujours là quand tu en auras besoin, d’accord ? »

Il lui adressa un pauvre sourire et en la regardant, il se fit la réflexion qu’elle avait surement besoin d’un mouchoir. C’est pourquoi il lâcha enfin ses mains et attrapa une des serviettes de table. Il la lui tendit pendant qu’elle lui confia le manque qu’elle avait de Zac. Comme il la comprenait …

« J’imagine oui … Je ne sais pas si j’arriverais à faire face comme tu le fais si il était arrivé la même chose à Kay, encore moins à Cassy. Mais j’imagine qu’on peut dire qu’il sera toujours un peu là. Quelque part au fond de toi .. »

Était-il idiot de dire une chose pareille ? Non, il ne pensait pas. Il ne fallait jamais sous-estimé la force des sentiments et des souvenirs. Au moins une chose dont il était sur.
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Ven 25 Sep - 5:01
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Pouvait-elle lui pardonner pour ne pas avoir sauvé Zaccary ? Elle n'en savait rien. Actuellement c'était plutôt un non catégorique, même très catégorique. Est-ce qu'elle lui en voulait de n'avoir rien fait ? Oui. Il était là, il aurait pu faire quelque chose. Alors certes, c'était la Nuit Rouge, les sorts fusaient de partout, les mangemorts étaient partout mais elle, elle était sous l'emprise d'un Impero et elle avait tué son petit frère et personne n'avait rien fait pour l'arrêter, la belle métamorphomage trouvait ça dégueulasse que personne n'ait tenté de l'arrêter, que ça soit un élève ou un adulte, tout le monde était concentré sur son petit nombril et sa propre protection. Elle, avant d'être sous Impero, elle avait protégé quelques élèves, elle ne s'était pas concentrée que sur elle et sa recherche de son frère. Elle aurait voulu mourir pour Zaccary au lieu de lui enlever la vie. Elle était sa grande sœur et l'avait tué, à chaque fois qu'elle y pensait le cœur de Joyce se serrait. Et savoir qu'Harry avait été proche d'eux à ce moment-là et n'avait rien fait, ça ne faisait que remuer le couteau dans la plaie et elle ressentait bien entendu de la colère envers l'ancien Gryffondor. De la haine ? Non, elle ne pouvait pas haïr Harry, Harry était son ami, son confident et elle n'arrivait étrangement pas à ressentir de la haine envers le sang-mêlé. C'était surtout de la colère qu'elle ressentait, il aurait pu sauver Zaccary ! Il aurait pu l'arrêter ! A vrai dire, entre eux il y avait un réel coup de froid sur le moment et le regard couleur émeraude de Joyce était planté bien à côté du jeune homme, refusant de le regarder dans les yeux, bien trop en colère vis-à-vis de lui. Ça se devait se voir dans son regard qu'elle était en colère, en même temps elle comprenait qu'il eut du mal à lui en parler mais d'un autre côté elle ne pouvait ignorer le fait qu'il n'avait pas tenté de sauver son petit frère et ça, non, elle ne pouvait pas lui pardonner. S'il avait agi il aurait pu éviter ce drame qui avait détruit sa famille. Elle ne pleurait plus, les larmes s'étaient arrêtées en un claquement de doigts. La bleue et bronze entendait bien la culpabilité de l'ancien rouge et or et même s'il s'était mis à genoux devant elle pour implorer son pardon cela n'aurait changé, elle ne l'aurait pas pardonné. Alors Joyce garda le silence, son regard devenu dur, elle évitait de le regarder, ça faisait trop mal de se dire qu'il avait été là et qu'il n'avait rien fait, elle avait même retiré ses mains des siennes, refusant le contact, bien trop en colère.

La jeune fille le remercia tout de même de s'être confié, il aurait pu tout à fait ne pas le faire et garder le secret, mais il l'avait fait et elle l'en remerciait. Elle le remerciait même de ne pas l'avoir évité après avoir vu ce qu'elle avait fait cette nuit-là, il aurait pu le faire, Joyce avait tout de même tué son petit frère ! Mais non, il était resté et il était devenu son confident. Pourrait-elle de nouveau se confier à lui après la révélation qu'il venait de lui faire ? Elle n'en savait trop rien. Sa colère était toujours là, bien présente, mais elle ressentait aussi d'autres émotions en même temps, des émotions trop confuses pour réussir à bien les décrire. En même temps, c'était dû à la situation, elle n'aurait jamais imaginé qu'Harry l'avait vu assassiner Zaccary et cela faisait déjà plusieurs mois qu'elle se confiait à lui. Si elle devait prendre une décision sur leurs relations alors ça serait à tête reposée, après avoir bien réfléchi et elle lui dirait si oui ou non elle souhaitait continuer de le voir et d'entretenir une correspondance, ou elle passerait en silence radio et refuserait de le revoir. Mais pour le moment il était là, devant elle, assis à la même table qu'elle et Joyce venait de le remercier. La tête qui lui fit et surtout le fait qu'il lui dise qu'il serait toujours là pour elle, lui fit l'impression d'être face à un chien assis sous la pluie devant sa porte et qui réclamait tout simplement d'entrer pour être au chaud et dans un endroit rassurant. C'était étrange mais c'était cette idée qui venait de lui traverser l'esprit, elle hocha la tête et déclara doucement :

« D'accord ... »

Est-ce que tout serait comme avant maintenant ? Non, certainement pas ! Joyce se surprit à lui avouer que Zaccary lui manquait, bien sûr qu'il lui manquait, comment pourrait-ce en être autrement ? Il lui manquait chaque jour qui passait et si elle le pouvait, la belle rousse le ferait revenir à la vie et lui dirait à quel point elle était désolée d'avoir fait ce qu'elle avait fait. C'était tellement horrible de se réveiller le matin et de savoir qu'elle ne le verrait pas/plus, qu'elle ne pourrait plus le serrer dans ses bras, lui dire qu'elle l'aimait, ne plus pouvoir discuter avec lui, lui donner des friandises, l'aider dans ses devoirs ou bien à compléter sa collection de cartes de chocogrenouilles. Bon sang, qu'est-ce qu'il lui manquait … au moins elle avait encore Duncan, il aurait pu lui aussi mourir durant la Nuit Rouge – ou tout simplement ne pas exister – oh mon Dieu ! S'il était mort, elle ne l'aurait pas supporté, déjà que c'était dur avec la mort de Zac mais si Duncan perdait lui aussi la vie, alors là, Joyce péterait sûrement un câble, la douleur serait bien trop grande. Bon sang, pourquoi vivaient-ils dans un monde si dangereux ? :

« J'ai … j'ai déjà envisagé de tenter de le ressusciter. Ou plutôt, de faire des recherches sur le sujet. Peut-être que si Zaccary était de nouveau là, tout irait mieux … dit-elle tout en poussant un soupir

Oui, elle venait de lui avouer qu'elle avait envisagé de faire des recherches sur ce sujet, sachant que ce n'était certainement pas de la magie blanche et qu'ils étaient dans un lieu fréquenté par tout le monde – il pouvait bien y avoir un auror non loin – ça prouvait au moins que malgré le fait qu'il n'était pas intervenu durant la Nuit Rouge Joyce était encore capable de se confier à lui.
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Harry J. Potter
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Sam 3 Oct - 11:09
C’est étrange cette impression. Est-ce que Joyce lui en voulait, soudainement ? Il avait cru que le pire était passé mais en fait, plus les secondes défilaient et plus il lui semblait flagrant qu’elle était en colère contre lui. Avaiti-il raison de sentir de la rancœur chez elle ? Il avait la sensation qu’une fois le choc passé, elle savait enfin ce qu’elle ressentait et la réaction qu’elle devait avoir. Il se faisait peut-être un film mais elle ne le regardait plus dans les yeux depuis un petit moment. Elle évitait son regard. Etait-ce du à la culpabilité ? Il aurait pu le penser si seulement elle n’avait pas sèchement rompu tout contact avec lui en retirant ses mains au moment même où lui-même décidait de les lâcher. Ses cheveux avaient de nouveau viré au rouge et il se demanda un instant si ils n’étaient pas plus écarlate qu’avant. Non, il n’hallucinait pas, elle lui en voulait. Il en était certain. Il suffisait de voir la lueur enflammée dans son regard. Son expression. Elle était en colère. Plus de doute ! Ce fait accentua son malaise bien qu’il préféra se taire. Il en avait peut-être trop dis. Si ca se trouve, il avait dis quelque chose de mal. Il aurait mieux fais de se taire !

Une fois de plus, il se dit qu’elle avait des raisons de lui en vouloir. Il lui avait caché ça pendant des mois. Elle aurait des raisons de se sentir trahie. Elle pourrait même se demander si elle avait eu raison de lui faire confiance. Il n’était pas sur qu’il aurait apprécié la situation s’il était à sa place. En fait, il aurait été hors de lui ! Il n’imagina pourtant pas qu’elle le tenait pour responsable de la mort de son frère. Il pensait juste qu’elle lui reprochait de lui avoir menti. Il se demanda un instant si elle allait finir par exploser et lui en décoller une. Est-ce que Joyce était du genre à frapper sous l’effet de la colère ? L’idée lui paraissait bizarre mais après tout, il ne l’avait jamais rendu furieuse alors il ne pouvait pas savoir. Finalement, il chassa rapidement cette pensée de son esprit. Si il devait se manger une main dans la tronche, il pourrait difficilement l’éviter. En plus, il la mériterait. Autant ne pas y penser !

En plus, il ne comprenait pas trop son comportement. Elle continua tout de même à se confier à lui. Elle lui en voulait mais elle lui révélait des choses improbables. Il avait du mal à suivre et comme il était de nouveau extrêmement mal à l’aise, il resta silencieux comme un idiot. Elle lui avouait penser à pratiquer la magie pour faire ressusciter Zac.


« Oh Joyce … c’est … »

Que pouvait-il répondre à ça ? Il ne savait même pas quelle genre de magie il fallait recourir pour faire une chose pareille. Son propre niveau de magie était trop bas pour savoir ce genre de chose. Magie noire, surement (Hermione pourrait surement le renseigner sur le sujet). Une petite voix dans son esprit lui disait quand même que ce ne serait surement pas quelque chose de bien pour Joyce. Pourtant, il comprenait totalement. Harry aurait été près à n’importe quoi pour ses proches. Leur perte lui ferait surement faire des choses insensées. Il était impulsif, l’idée ne le choqua pas tant que ça, au final. Pourtant, pour une raison inconnue, cette révélation ne lui plaisait pas. Il n’était pas choqué mais il ne validait pas. Pourquoi ? Parce que se serait dangereux pour elle. L’idée même de s’accrocher à cet espoir était dangereux pour elle. Elle n’avancerait jamais de cette façon. Sauf qu’il n’avait peut-être pas le droit de le lui dire.
La point positif, c’est que d’après ses dires, elle n’avait encore rien entamé. Après tout, elle avait dit «j'ai déjà envisagé de tenter de le ressusciter, ou plutôt, de faire des recherches sur le sujet ». Donc, elle n’avait encore rien fais. Cette pensée le soulagea, un peu. Il n’avait pas terminé sa phrase parce qu’il ne savait pas ce qu’il pourrait lui dire. Devait-il la dissuader ? Avait-il le droit de le faire ? Lui en laisserait-elle l’occasion ? Il n’était pas vraiment en état de négocier, à vrai dire. Dans cette conversation, il était le fautif. Il se rendait bien compte qu’elle prenait sur elle pour lui parler de tout ça. Il avait l’impression qu’elle ne pouvait pas s’en empêcher. Il était son confident depuis plusieurs mois maintenant. Elle n’osait surement pas en parler avec d’autres. A vrai dire, il ne savait pas trop. Elle avait mis du temps avant de s’ouvrir à lui et il imaginait difficilement qu’elle le fasse avec n’importe qui. Peut-être se trompait-il … Mais alors pourquoi elle lui confiait tout ça alors même qu’elle était en colère contre lui ? Non, définitivement, il ne comprenait pas.
Finalement, après un long silence dont il n’imagina pas l’effet sur Joyce, il finit par dire :

« Est-ce que tu as vraiment envie de ça ? Je veux dire … Est-ce que tu penses que c’est une bonne idée, pour toi ? »

Il souhaitait, par ces mots, lui faire comprendre ce qu’il en pensait. Se lancer là-dedans, c’était se condamner à piétiner sur place. Elle ne passerait jamais à autres choses si elle prenait cette décision. Or, il fallait qu’elle oublie tout ça, qu’elle avance. Mais i ne se permit par de le dire. A cet instant, il ne savait plus trop ce qu’il pouvait ou ne pouvait pas dire. Pour la première fois depuis ce fameux jour, à Ste Mangouste, il avait peur d’être honnête avec Joyce.
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Jeu 15 Oct - 4:40
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Elle ressentait de la colère envers Harry parce qu'il aurait pu sauver Zaccary, il avait été là au moment fatidique, un Stupefix bien placé ou un Expelliarmus et son petit frère aurait eu sûrement la vie sauve. Elle n'aurait pas eu ce poids à porter sur ses épaules, il y aurait juste eu Duncan qui aurait été mordu et leur famille n'aurait pas été aussi détruite. Joyce était en colère contre lui mais elle ne pouvait pas ignorer le temps qu'ils avaient passé à s'échanger des lettres et les quelques rencontres qu'ils avaient eues, elle ne pouvait ignorer l'amitié qu'elle avait fini par ressentir pour le Potter, elle ne pouvait pas ignorer le soutien qu'il avait eu pour elle. Peut-être qu'il avait voulu se rapprocher d'elle par culpabilité de ne pas avoir pu la neutraliser pour épargner la vie de son petit frère . De toute manière, présentement la bleue et bronze était en colère envers lui. Pourtant, quelque chose l'avait poussé à se confier de nouveau à lui en lui disant qu'elle avait déjà envisagé – à plusieurs reprises – de faire des recherches pour trouver un moyen de faire ressusciter son petit frère. Ce qu'elle ne lui avait pas dit, c'était que lorsqu'elle pensait à ça c'était dans les moments où elle allait vraiment mal, quand Zaccary lui manquait vraiment ou que le fait que sa famille soit détruite par la mort de son petit frère et la morsure de Duncan, ce qui faisait en sorte qu'elle se sentît encore plus coupable. La belle rousse n'y pensait pas tout le monde et elle savait pertinemment que pour ressusciter quelqu'un il fallait pratiquer la magie noire, mais qu'est-ce que ça serait bien si Zaccary était encore vivant, que plus personnes ne souffrent dans sa famille. Hormis le fait qu'elle avait envisagé à plusieurs reprises de faire des recherches sur ce sujet, la magie noire n'intéressait guère la septième année. La jeune fille écoute les pauvres trois mots que prononce son vis-à-vis et fronce les sourcils et sa mâchoire se crispa. C'était dingue ? Complètement stupide ? Illégal ? Elle le savait que trop bien et même juste en parler pourrait lui attirer des problèmes. Mais il fallait bien la comprendre, Joyce avait perdu son petit frère et elle devait vivre avec cette douleur et cette pensée qu'elle lui avait ôté la vie, son jumeau était à présent un loup-garou, tout le monde dans sa famille avait été touché à sa façon par la Nuit Rouge alors il était plutôt normal que la miss Weather envisage de tels procédés pour tenter de reconstruire sa famille. Bien sûr, ce n'était pas une idée qu'elle avait constamment, mais celle-ci était bel et bien revenue à plusieurs reprises dans son esprit. Ses doigts se mirent à pianoter sur la table qu'ils occupaient, attendant qu'Harry reprenne. Après ce qu'elle venait de lui confier n'osait-il plus lui parler ? Avait-il peur qu'on les écoute et que s'il répond on puisse le condamner pour complicité ou quelque chose dans le genre ? Il ne fallait pas exagérer. Il y avait surtout des élèves même s'il y avait bien sûr des adultes et probablement quelques aurors, en tout cas des personnes qui étaient là pour assurer la sécurité des sorciers dans le village, adultes ou jeunes. Mais Joyce sur le coup ne craignait pas qu'on les ait entendu, après tout, c'était une discussion et Harry avait avoué qu'il n'avait pas tenté de sauver Zaccary. Qui était le plus coupable des deux ? Lui qui n'avait rien fait pour Zac ou elle qui avait eu des idées par moments alors qu'elle souffrait sur la pratique de la magie noire ? Du point de vue de la Serdaigle, s'était Harry le plus coupable des deux.

Alors qu'elle allait finir par prendre la parole, voulant briser ce fichu silence qui s'était installé entre eux, le jeune homme reprit la parole. Elle croisa ses doigts et cala son dos contre le dossier de sa banquette, son regard couleur émeraude plongeait dans celui de son vis-à-vis, son visage était à présent neutre et même ses yeux ne trahissaient aucune émotion. Est-ce qu'elle avait vraiment envie de faire ça ? Quand Joyce allait mal et qu'elle pensait à cette alternative, oui, sur le coup elle avait vraiment envie de le faire mais là, présentement, non. Parce que maintenant, elle arrivait plus ou moins à vivre avec l'absence de son petit frère. Pensait-elle que c'était une bonne idée pour elle ? Là, ses sourcils se froncèrent alors qu'elle réfléchissait à une réponse à lui offrir. Pratiquer la magie noire était une mauvaise idée, c'était sûr, c'était même plus qu'illégal ! Si la jeune métamorphomage pratiquait la magie noire alors elle se condamnerait toute seule et briserait un peu plus sa famille, surtout sachant que son père était un ancien auror et qu'il travaillait toujours au Ministère – dirigeant même le département des mystères – et puis même si elle ne le savait pas encore, Duncan lui voulait suivre les traces de leur géniteur en devenant auror. Alors bien sûr que non ça ne serait certainement pas bon pour elle, mais quand elle pensait à faire des recherches sur le coup la jeune fille s'en fichait royalement de ce qui pouvait advenir d'elle, tout ce qu'elle voulait c'était pouvoir annuler ce qui s'était passé en faisant revivre son très cher Zaccary. Mais bien sûr qu'utiliser la magie noire n'était pas la meilleure des idées, la bonne idée serait qu'elle arrive à accepter pleinement la mort de Zaccary et accepter le fait qu'elle n'était pas coupable. C'était dur pour elle, surtout que Joyce se disait que sa mère devait lui en vouloir au point de la détester. La communication entre les deux sorcières était devenue difficile depuis sa mort et à chaque fois qu'elles étaient dans la même pièce, Joyce ne pouvait s'empêcher d'être mal à l'aise, dans ces conditions c'était vraiment difficile de s'en remettre après une telle épreuve :

 « Je t'ai juste dit que j'avais envisagé, si j'avais eu vraiment envie j'aurais commencé à chercher depuis longtemps. Mais bien sûr que non, ce n'est pas une bonne idée. C'est juste que j'y pense quand je me sens mal, vraiment mal. »

Elle aurait pu crier, s'énerver, s'offusquer mais étonnamment sa voix avait été calme et maîtrisée alors qu'elle lui avait répondu. Calme mais à l'intérieur la bleue et bronze restait en colère envers Harry. Il faudrait du temps avant qu'elle puisse ne plus ressentir ce sentiment envers celui qui était – ou avait été – son confident en plus d'être son ami. Pouvait-elle encore le considérer comme un ami après la révélation qu'il lui avait faite ? Joyce n'en savait rien, elle était tout simplement perdue, la rousse l'appréciait mais pourtant, sur le moment elle le détestait de ne pas avoir agi pour sauver son petit frère. En plus, lui aussi était grand frère, il devait donc comprendre la douleur qu'elle ressentait d'avoir perdu Zaccary. Même si Joyce était en colère contre Harry, elle ne le voyait pas comme un être sans sentiment, sans émotions, elle le connaissait. Et même s'il n'avait pas agi pour sauver Zac, elle ne pouvait le voir comme un mangemort, il était un ami, enfin elle croyait, il fallait que la colère redescende pour qu'elle arrive à répondre à cette question : le considérait-elle encore comme un ami ? Portant sa bièreaubeurre à ses lèvres, la sang pur la finit. Si elle voulait avoir les idées claires et donc que sa colère retombe, il fallait qu'elle fasse une pause, qu'elle ne voit plus pendant quelque temps Harry, ça serait mieux pour eux deux. Et par ne plus voir il y avait aussi plus de communication, plus de courriers, plus de correspondance. Elle déciderait tôt ou tard de ce qui adviendrait de leurs relations. Et puis, cette année était une année importante pour elle, Joyce allait tout de même passer ses ASPICS ! Poussant un soupir, Joyce se leva, prenant de l'argent dans l'une de ses poches et les déposant sur la table, rangeant les quelques affaires qu'elle devait ranger tout en parlant :

« Écoutes Harry, après ce que tu viens de me dire, je pense que ça serait bien qu'on ne se voie pas pendant quelque temps, peut-être juste quelques semaines ou quelques mois. J'ai besoin de réfléchir … j'espère que tu comprends. Alors, je vais te souhaiter une bonne journée, merci pour la bièreaubeurre, merci aussi de t'être confié, j'imagine que tu dois te sentir plus léger maintenant … et je te souhaite bonne chance pour tes prochains matchs, je suis sûre que tu vas les réussir. Bonne journée. » lui dit-elle d'une voix neutre

Et elle le planta là, car elle savait que si elle restait elle serait capable de revenir sur sa décision. Il fallait qu'elle sorte, il fallait qu'elle parte. La septième année ne jeta pas un seul regard derrière elle et marcha d'un pas déterminé, voulant à tout prix rentrer au plus vite à Poudlard.
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Harry J. Potter
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Jeu 5 Nov - 20:30
Quand Joyce parla de ressusciter son petit frère, Harry ne pensa pas un instant au fait que leur conversation puisse être épiée. La seule chose qui l’inquiétait à cet instant, c’était la colère de Joyce à son encontre et l’état de son moral. Il se fichait que quelqu’un puisse les entendre. Enfin non, pas vraiment mais il se fichait que cette conversation puisse lui causer du tord avec une quelconque autorité. Il ne l’envisagea pas, l’idée ne lui effleura même pas l’esprit. Ce dont ils parlaient, là, était interdit, illégal même. Le simple fait d’en discuter et d’être entendu par un auror, ou même un témoin qui les dénoncerait, pourraient leur causer de gros problème Mais il n’en avait cure. C’était Joyce qui lui importait. Il s’inquiétait pour elle.

Il n’osa pas lui dire le fond de sa pensée directement. Parce qu’il était persuadé qu’elle s’emporterait, il préféra tourner autour du pot. L’interrogation qu’il lança, mal à l’aise, sembla provoquer chez elle un certain agacement. Il la regarda planter son regard dans le sien, sans expression, les bras croisés. Affolant comme de simples gestes pouvait révéler tant de chose. Visiblement, il n’agissait pas comme il fallait pour détendre l’atmosphère. Mais en même temps, il se dit furtivement que quoi qu’il aurait dit, sa colère n’aurait pas disparu comme par enchantement. Même en faisant de l’humour pour détendre l’ambiance qui devenait glaciale ? Surtout pas ! Il aurait fait un bide à coup sur, avec la chance qu’il avait. Il était vraiment nul pour tout ça. Une fois de plus, il se demanda pourquoi il était tout bonnement incapable de trouver les mots justes. Il avait le don de se fourrer dans des situations impossible. Quelle idée aussi d’aller parler à la fille qu’il avait observé tué son petit frère pour tenter de la réconforter, aussi ! Sans pensée qu’il devrait bien s’expliquer un jour ou l’autre … C’était plus fort que lui, il s’était sentie concerné. Parce qu’il avait assisté au drame. Parce qu’il la connaissait. Parce qu’il se mettait à sa place et avait de la peine pour elle. Il voulait l’aider. Il avait l’impression de se planter royalement !

Elle brisa son silence gêné d’une voix neutre, ses mots furent secs. Au fond de lui, il eut l’impression qu’elle lui parlait froidement et il en fut peiné. Décidemment, cette rencontre tournait au désastre. Il aurait tellement souhaité qu’elle n’aborde pas ce sujet. Ainsi, il n’aurait pas eu à lui révéler son implication. Cette pensée lui paru lâche, mais elle était vraie. Il aurait voulu que le non-dit continue un peu plus longtemps. Il ne souhaitait que passer une après-midi tranquille avec une amie. Partager les dernières nouvelles, échanger quelques plaisanteries et passer du temps avec elle. Temps qu’ils n’avait pas souvent l’occasion de partager. Mais il ne savait plus ce qu’il pouvait dire ou faire. Il était un peu perdu, sensation qu’il n’avait jamais ressentie avec elle. Etrangement, il eut la pensée furtive de ces instants gênants qu’il avait vécu avec les filles, ses peu nombreuses ex. Il la chassa bien vite car cela n’avait rien à voir et il reporta son attention sur les paroles de la rouquine.
Bien entendu qu’elle n’avait pas entreprit de recherche ! Pourquoi s’était-il tout de suite imaginé le pire ? Pas étonnant qu’elle puisse mal réagir à ses paroles. Il lui signifiait clairement qu’il la croyait capable d’une telle chose et il s’imaginait qu’elle le prendrait bien. Il eut envie de se frapper pour sa boulette. Elle n’avait ce genre de penser que quand elle se sentait très mal. Lorsqu’elle n’arrivait plus à voir le positif, les solutions. Qui ne réagirait pas de la même façon ? Il entreprit d’ouvrir la bouche dans le but de s’excuser pour son idiotie mais elle le devança. Ses paroles lui coupèrent la chique : elle partait. Et elle ne voulait plus le revoir pendant un moment. Elle le remercia pour sa boisson, lui souhaita rapidement bonne chance pour ses prochains matchs, une bonne journée et elle se sauva.


« Joyce, attends ! Je suis désolé, je … !»

Il ne termina même pas sa phrase. Elle s’était éloignée sans même un regard. Il la regarda contourner une dernière table avant de quitter l’établissement dans le bruit de la sonnette de porte. Cette dernière se referma et Harry resta hébété un instant. Il ne comprenait pas. Elle voulait réfléchir … Mais à quoi ? D’accord, il lui avait caché avoir assisté au meurtre de Zac. Il avait mis des mois à lui révéler la vérité. Mais y pouvait-il quelque chose si il s’était retrouvé là à ce moment précis ?! Il ne cherchait qu’à sauver sa peau et celle de ses proches. Il était comme elle, il n’avait pas choisie. Les mangemorts avaient débarqués et il avait du improviser comme tous devant les épreuves qui en avaient découlé. Il lui en voulu subitement de réagir ainsi. Il n’était pas responsable de la mort de Zac quand même !
Avant de poursuivre ses pensées, il préféra se lever en poussant un profond soupir. Il sortie quelques pièces de sa poche qu’il lança sur la table avant d’attraper sa veste et de l’enfiler. Puis, il quitta l’établissement à son tour, regrettant d’avoir quitté Ron et le confort de leur conversation amicale …


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