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Peinture & nouvelle vie [Iris]

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Lun 22 Sep - 19:17
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Aujourd’hui est le jour des travaux ! Iris et Madeleine emménage dans une semaine. Tout est fait pour qu’à la rentrée, Iris puisse reprendre ses cours tout en vivant sa vie avec sa fille sans plus dépendre de sa famille. Ça n’avait pas été facile. J’avais été le sujet de nombreux tests et je les comprenais. Le plus difficile resta la réaction de ma mère. Elle me soutenait dans cette affaire mais pour elle, c’était une mauvaise idée. Selon elle, je ne réalisais pas le temps et la patience (chose que je n’avais pas selon elle) pour gérer un enfant. Elle me demanda même si je ne faisais pas ça tout simplement parce que je n’étais pas tombé amoureux de la mère. Quand elle me confia sa vision des choses, je ne pus m’empêcher d’avoir un fou rire ! Iris et moi ? Franchement ? Qu’on ne s’emballe pas, je faisais ça parce que je détestais rester seul et qu’Iris était aujourd’hui ma meilleure amie. Je l’aidais parce que je l’aimais et elle m’aidait parce qu’elle tenait à moi tout autant. Chacun ne s’aidait peut-être pas au même plan mais notre situation, quoi que très certainement temporaire -il faudrait bien qu’Iris prenne son envol un jour- était complémentaire.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, en ce beau dimanche du mois d’Août, nous avions décidé de commencer et finir les travaux de la chambre de Madeleine. Attendant les filles –le parc bébé dans le salon attendait Maddy avec impatience- je faisais le récapitulatif du nécessaire. J’avais la peinture, les blouses, ma baguette et quelques pinceaux des fois qu’on soit plus doué manuellement qu’avec la magie et il ne manquait plus que ma comparse pour refaire complètement la chambre de mademoiselle.

Vous me diriez, je n’étais pas obligé de refaire la peinture. Allez savoir combien de temps Iris resterait ici. De toute façon cette pièce avait besoin d’un rafraichissement. Je ne faisais qu’en profiter au passage pour la mettre à neuf et aux normes pour la petite demoiselle. Après tout, la pièce serait repeinte en blanc. Nous la sècherons très certainement grâce à la magie et de là nous apporterons quelques couleurs par des stickers et tout ce genre de choses que j’avais trouvé dans les magasins moldus.

J’étais tout bonnement impatient et quand on sonna à la porte, j’étais déjà avec mon jean tout usé et mon débardeur blanc. J’allais vers la porte pour ouvrir aux filles :

« Bonjour mesdemoiselles ! Entre. », dis-je en lui montrant le chemin avec enthousiaste. « J’ai acheté un petit parc démontable pour dans le salon, on va pouvoir la mettre dedans avec ses coussins et ses jouets, le temps de faire sa chambre, mais avant : tu veux un café ? » dis-je en avançant vers la cuisine tout en la laissant déposer Maddy et ses affaires.

Iris était déjà venue à la maison depuis mon retour. L’appartement n’était pas très compliqué. L’entrée donnait sur le salon, ouvert lui-même sur la cuisine en face. Le bureau était le plus près de l’entrée et les deux chambres suivaient. La mienne était la plus au fond, ce qui permettrait à Iris d’être juste à côté de la chambre de Maddy en cas de soucis même si je restais aussi présent.

Déjà rendu de l’autre côté du comptoir, je prenais la cafetière en main pour verser un peu de café pour ma part dans une tasse, prévoyant déjà de faire de même pour Iris.

Ce qui était étonnant dans cet appartement ou du moins de ma part c’est que j’avais su mêlé la magie aux appareils moldus. C’était peut-être assez inattendu mais je travaillais dans ce monde par mon boulot dans un garage et à force de côtoyer des moldus et ce monde, j’avais vite appris la bonne utilité de certaines choses comme une cafetière. Si ce n’est pas magique ce truc ! Ça prépare le café tout seul ! Je n’avais pas de placard réfrigéré comme beaucoup de sorcier. J’utilisais beaucoup l’électricité pour mes appareils, ce qui permettait aussi d’inviter des moldus à la maison sans craindre une attaque de leur part.

« Ta semaine s’est bien passé depuis dimanche dernier ? » dis-je en poussant le café vers Iris.

Je n’avais pas vraiment eu le temps de la voir réellement. Nous échangeons beaucoup par hibou –ça nous arrivait même plusieurs fois par jour- mais j’ai dû me charger de vider le bureau entre mes heures de boulot et trouver ce qu’il fallait pour la chambre tout en me mettant d’accord avec ses parents sur ce que nous laissons chez eux, soit par exemple, le lit de Maddy. Le nouveau –elle ne le savait pas encore- était dans le carton de l’entrée, à monter. C’est ce moment-là que choisit mon hibou pour débarquer par la fenêtre et déposer le journal sur le comptoir avant de se servir proprement dans sa petite gamelle qui n’était pas si loin de moi. Je m’occupais alors à caresser ses plumes, attendant la réponse d’Iris.

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Iris Prescott
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Mar 23 Sep - 19:26
Les choses se bousculaient petit à petit pour Iris, qui n’avait pas vraiment vu son été de cette façon. Le mois d’août avait déjà bien commencé, et avec ça les préparations de la rentrée, avec un emménagement qui n’était pas vraiment prévu à la base. Cela remontait maintenant à un peu plus d’un moins. Elle avait revu Alexander Black, un de ses meilleurs amis à Poudlard. Il était parti en cours d’année, mais Iris eut régulièrement de ses nouvelles, ne perdant jamais contact. Lorsqu’ils s’étaient retrouvés, Alex lui avait fait une demande assez particulière bien qu’innocente : partager un appartement. Iris n’avait pas prévu initialement de prendre son indépendance tout de suite, même si elle en rêvait à la base. Seulement, avec un bébé à assumer, tout n’était pas facile. Elle devait prendre en compte Madeleine dans tout ce qu’elle faisait ce qui ne la dérangeait pas, mais la forcer à abandonner certaines idées. Alex savait qu’elle rêvait de s’émanciper de ses parents, c’était pour cela qu’il lui avait proposé cette solution. Après quelques jours de réflexion, Iris osa enfin en parler avec ses parents, choses ô combien délicate. Elle ne voulait pas leur faire de peine en partant de la maison, comme ça, d’un coup, avec Maddy, alors qu’ils avaient passé deux ans à s’occuper de leur petite-fille, à l’éduquer, à vivre les pires moments. Si Maddy était une enfant aussi calme aujourd’hui, Iris savait qu’elle le devait à ses parents. La petite avait tendance à faire quelques crises avec Iris, pour la tester, mais dans l’ensemble elle restait tranquille. C’était une enfant facile, et Iris savait qu’elle avait de la chance. Elle avait les capacités pour s’en occuper sans l’aide de sa mère, connaissant ses petites habitudes et ayant un côté maternel assez développé, mais elle avait quelques failles encore et paniquait quand elle avait un peu de fièvre, ou qu’elle n’arrivait pas à la calmer. Elle se souvenait encore des vacances d’été l’an passé, où Maddy faisait ses dents : elle avait cru ne jamais arriver à calmer la douleur de sa fille. Tous les jours, elle apprenait un peu plus, mais avec sa mère, et son père. S’ils n’étaient pas là, Iris aurait bien du mal. Raison de plus pour qu’elle ait peur de parler de cette idée de colocation, avec quelqu’un qu’ils ne connaissaient pas beaucoup en plus. Ils avaient tant participé à l’éducation de Maddy, qu’elle avait quelques remords à la « récupérer » de cette façon. Elle craignait leur réaction, mais ils l’écoutèrent, comme ils le faisaient toujours. Elle avait décidé d’expliquer sa vision des choses : elle savait que ce n’était pas évident, qu’elle n’avait pas les moyens pour et que c’était pour cela que la colocation pourrait être un compromis. Ses parents ne lui donnèrent pas de réponse le soir même, il fallut attendre quelques jours, qu’ils digèrent la nouvelle.

Dans un premier temps, ils lui demandèrent de voir qui était ce Alex : hors de question de confier les filles à n’importe qui. Quitter l’école en cours d’année ne joua pas en sa faveur, mais le fait qu’il travaillait déjà compensait un peu. Puis, il y eu la question de l’argent. Iris ne pouvait pas prendre un job avec ses études, si en plus elle voulait profiter de sa fille et l’éduquer seule. Hors de question qu’elle passe son temps dans les garderies pour la mère d’Iris. Alors, il a fallu qu’Iris trouve des solutions, parce que plus elle en parlait avec Alex, plus elle avait envié d’essayer de vivre seule, avec sa fille, même si elle se considérait égoïste de quitter ses parents comme ça. Il a fallu encore quelques jours aux parents d’Iris d’accepter l’envie de leur fille et puis ils proposèrent de rencontrer ce Alex, l’aspect financier passerait après. Alex fut donc invité à passer un dimanche à la maison, puis un week end entier, et un autre, afin de voir comment il pouvait se débrouiller avec Iris et Maddy. Le courant était plutôt bien passé au final, et ils avaient réussi leurs tests respectifs. Déjà, accepter sans broncher ces contraintes avait été un bon point, et Alex s’était révélé doué avec Maddy. Les parents d’Iris conclurent qu’ils pouvaient passer au test suivant, qui débuterait à la rentrée : la véritable colocation. En attendant, il fallait aménager l’appartement et le sécuriser pour qu’il soit adapté à un enfant de deux ans, et meubler les pièces pour Iris et Maddy. La rentrée constituerait une nouvelle phase de test : la mère d’Iris avait déjà prévenu qu’elle pourrait passer à l’improviste s’assurer que tout allait bien. A Iris et Alex de prouver qu’ils étaient suffisamment responsable pour vivre ensemble et se débrouiller. A Iris de prouver qu’elle pouvait s’occuper de sa fille seule.

Nous étions dimanche. La semaine passée, les parents d’Iris avaient fini par donner leurs accords. Cela faisait une semaine maintenant, et les choses avaient bien évoluées. Iris avait fait un listing de toutes les affaires qui lui seraient nécessaires et pour elle, et pour Maddy. Elle avait déjà commencé à faire des cartons, avec l’aide de sa mère, sa manière de lui prouver qu’elle ne lui en voulait pas pour son choix de prendre son indépendance. De son côté, Alex avait vidé son bureau initial pour en faire la chambre de la petite, bien qu’Iris avait été prête à partager la sienne pour ne pas trop s’incruster dans tout l’appartement. Au final, elle avait accepté l’idée, et passer la journée avec Alex à repeindre cette pièce serait un moment sympa. Le matin, elle prépara un gâteau au chocolat pour le goûter, et prépara les affaires de Maddy pour la journée : quelques jouets, des couches, des biberons. Elle connaissait l’appartement d’Alex (et le sien prochainement) pour y avoir déjà été quelques fois, elle savait donc ce qu’elle devait emmener ou pas, selon l’utilité.

Après le repas de midi, elle embarqua toutes ses affaires et prit le Magicobus – le transport magique le plus « adapté » pour un bébé – qui l’emmena vers l’appartement. Elle s’était habillé avec des vêtements qu’elle ne mettait plus, pas très sexy mais confortable : un jeans et un simple tee-shirt noir à l’effigie d’un groupe de rock sorcier. Maddy quand à elle portait une petite robe rose, adaptée à la saison, avec un gilet blanc. Ses cheveux blonds, bouclés, étaient un peu indomptables, et Iris les laissait en général libres. Un jour, elle lui apprendrait à les lisser, si elle en avait envie, comme Iris le faisait souvent – comme aujourd’hui. Cela ferait partie de ses moments privilégiés entre une mère et sa fille, enfin c’était ce qu’Iris imaginait.

Arrivée enfin devant la porte de l’appartement, Maddy dans ses bras d’un côté, coincée contre sa hanche, et un grand sac de l’autre, Iris sonna et Alex ne tarda pas à leur ouvrir. Elle lui adressa un grand sourire et il les conduisit jusqu’au petit salon tout en parlant. Lorsqu’il prononça le nom de la petite, celle-ci, toujours dans les bras d’Iris, tourna la tête : elle connaissait son prénom et était attentive dès qu’on le prononçait. L’enthousiasme d’Alex était contagieux, Iris se sentait déjà bien dans cet appartement. Les premiers temps ne seraient pas évident, elle qui n’avait jamais vécu sans ses parents. Mais c’était l’un des challenges de cette nouvelle vie, après tout.

« Je veux bien un café, oui ! » commença-t-elle, en déposant son gros sac à côté du petit parc. « Et merci pour le parc, mais tu sais on aurait pu faire sans ! Bon, on aurait du courir derrière Maddy, c’est sûr, mais tu aurais pu t’éviter cette nouvelle dépense. T’en fais déjà assez pour nous. »

Et c’était assez gênant pour Iris, qui ne savait pas vraiment comment lui rendre tout ce qu’il pouvait faire pour elle et sa fille. Enfin, elle apprendrait. En attendant, elle plaça Maddy dans le parc, celle-ci resta debout, pas très décidée à rester dedans. Puis, Iris sortit les quelques affaires qu’elle avait pris pour elle : des jouets, deux oreillers à placer dans un coin du parc et une grande couverture. Vive les sorts d’extension des sacs hein ! Elle en sortit aussi une boîte, avec le gâteau qu’elle avait préparé le matin même. Avec un dernier regard à Maddy, qui était déjà en train de jouer avec des cubes en bois. Elle guettait l’instant où la petite passerait à l’étape supérieure et déciderait de tout balancer par-dessus le parc. En attendant, Iris se dirigea vers le comptoir de la cuisine, pour déposer la boîte.

« Ca s’est bien passé ! J’ai commencé les cartons, avec ma mère, qui bizarrement m’a aidé. J’ai de plus en plus hâte de commencer la colocation, pour voir ce que ça va donner. Oh, et j’ai fait un gâteau au chocolat pour le goûter, si jamais on a le temps de faire une pause ! »

Iris ne savait pas du tout combien de temps ça prendrait pour repeindre la pièce, mais s’ils voulaient faire ça bien, ils en auraient sûrement pour un moment. Iris ne connaissait pas vraiment de sorts pour peindre avec l’aide de la magie, mais elle arriverait bien à trouver un substitue.

« Et toi, ta semaine ? Pas trop dur le boulot ? »

Iris n’oubliait pas qu’il avait un travail, lui. Chez les moldus en plus, ce qui avait surpris la jeune fille, qui n’avait jamais vu son ami ailleurs que chez les sorciers. S’il avait eu de la famille moldu, elle aurait compris, mais là ce n’était pas le cas. Iris elle ne savait même pas si elle en serait capable. En tout cas, elle aurait bien du mal à se faire à l’appartement qui fonctionnait moitié à la moldue, moitié à la sorcière. Mais un peu d’ouverture d’esprit ne lui ferait pas de mal.
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Jeu 2 Oct - 9:02
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J’étais en train de préparer tranquillement le café derrière le comptoir de la cuisine tout en regardant de temps à autre Iris. J’étais content de la retrouver. Elle était la seule qui n’avait jamais lâché l’affaire. Je ne savais pas pourquoi je méritais une telle chance mais aujourd’hui, je voulais lui rendre l’appareil. J’ai toujours été là pour elle. Elle a toujours cru en moi à son tour. Quoi de mieux que de finir par s’entraider ? Vivre avec Iris ne devrait pas être un supplice, bien au contraire. Depuis mon départ de Poudlard, je souffrais de solitude. Je détestais rentrer le soir et me retrouver tout simplement seul. Serait-ce de l’égoïsme alors que d’avoir proposé à Iris d’emménager ? Ça pouvait l’être en un sens. J’aimais sa présence. Bon il y avait aussi Maddy à prendre en considération. Après tout je n’allais pas vivre une simple vie de jeunes gens à faire la fête et trainer Iris dans tous les coins. De toute façon, étrangement, sortir tous les soirs et faire la fête m’était passé. La première année je reconnais avoir largement abusé de cet état de fait si bien qu’aujourd’hui j’aimerai un peu plus de « calme » et de sérénité dans ma vie. M’occuper d’un bébé n’est pas des plus faciles. J’en ai conscience. Je n’ai même véritablement aucune expérience mais Maddy c’est un peu comme ma filleule. Pour elle, parce qu’elle était la fille d’Iris, je voulais faire l’effort non pas d’un instant cours mais bien à long terme. Enfin vous expliquer ce que je ressentais était assez difficile, je devais bien l’avouer. Certains jours, je n’avais qu’une hâte, être là pour les filles. D’autres jours, tout en le gardant pour moi, j’avais peur de faire des bêtises… Genre, imaginez si j’attache mal Maddy dans sa chaise longue et qu’elle tombe ? Imaginez si je suis mal réveillé et que je lui mets ses chaussures à l’envers ! Des idées comme celle-là, plus ou moins grave, me hante à certains moment. Enfin, nous apprenons tous et quoi que je dise, j’étais devenu assez mature pour une telle chose. Si certains me voyaient… Ils n’en reviendraient tout simplement pas. Hé oui ! Le grand Alexander Black a grandi !

Je poussais une tasse de café en direction d’Iris tout en l’écoutant me remercier pour le parc. Dois-je lui avouer que je ne sais pas quoi faire de mon argent et que si ça peut nous aider pour Maddy, c’est encore mieux ? Bon, je ne touche pas une paye de ministre… Mais ce que je touchais était amplement (trop ?) suffisant pour une personne. Je n’avais pas proposé la collocation à Iris sans réfléchir. Je pouvais gérer une bonne partie financière le temps qu’Iris se retourne. Oui je sortirais moins mais honnêtement… en ce moment je ne sors de toute façon pas entre le boulot et les missions pour l’ordre alors… Aucun problème.

- Honnêtement, ça me rassure de la savoir dans le parc plutôt que piochant aigrement dans la peinture pour l’avaler alors qu’on a le dos tourné…, dis-je presque avec un air horrifié en imaginant la situation.

J’en étais flippant et bien trop prévoyant mais penser au pire devait bien me servir au moins à l’éviter. Autant profiter d’avoir les pires idées… Je la laissais mettre les jouets de Maddy dans le parc avant de revenir vers moi. J’avais mon café chaud dans les mains en train de les regarder toutes les deux avec un petit sourire en coin. Elle répondit alors à ma question sur sa semaine. La peinture de la chambre de Maddy était la dernière étape. Il suffirait d’attendre que ça sèche (ou de tricher par magie, ce qui risque de fortement arrivé) pour ensuite penser à emménager la chambre de Maddy. Après, il ne s’agirait que de faire le transvasement des affaires d’Iris à l’appartement. J’ignorais si elle emménagerait ce soir (c’était à elle de décider) mais la date approchait à grand pas.

- Ca s’est bien passé ! J’ai commencé les cartons, avec ma mère, qui bizarrement m’a aidé. J’ai de plus en plus hâte de commencer la colocation, pour voir ce que ça va donner. Oh, et j’ai fait un gâteau au chocolat pour le goûter, si jamais on a le temps de faire une pause !

GATEAU AU CHOCOLAT ???????? (oui oui c’est tout ce que j’ai retenu de la conversation . . .) J’avais les yeux baveux (oui oui c’est possible) rien qu’à l’idée. LE gâteau au chocolat était MA faiblesse. Je me réjouissais déjà de l’arrivée du goûter pour piocher un morceau -je suis gourmand, ce n’est pas de ma faute-

- Ne t’inquiète pas, on aura laaaaaargement le temps pour faire une pause !, dis-je avec un air enjoué.

J’étais prêt à user de magie pour honorer ce gâteau…

- Et toi, ta semaine ? Pas trop dur le boulot ?

- Ça va. Le boulot est physique mais j’aime ce que je fais. Je sais que ce n’est pas très ambitieux pour un sorcier de travailler dans un garage moldu à réparer des voitures mais j’aimerais un jour me mettre à mon compte. Enfin pour l’instant, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et ça me plait, dis-je avec un sourire apaisant.

Je buvais alors mon café, les coudes posés sur le comptoir. Je réfléchissais à la semaine qui m’attendait. Nous étions samedi, ce qui me permettait d’avoir deux jours tranquille avant de reprendre le boulot. Les cours d’Iris ne tarderont pas. Tout se bousculait dans ma tête alors que mon regard se reportait sur la petite qui jetait les cubes en l’air sans que la force ne soit assez pour les balancer en dehors du parc.

- Si on se débrouille bien, on devrait avoir fini en fin d’après-midi… On pourra commencer à emmener certains de tes cartons demain si tu veux ? Je monterai en tout cas la chambre de Maddy dans le week-end pour ne pas être dépassé la semaine prochaine. De toute façon un peu de temps et beaucoup de magie devrait aider !,dis-je en lui faisant un clin d’œil. Bon. Dès que le café est bu, on attaque ? J’ai pris des pinceaux de différentes tailles et de la peinture pour commencer. J’ai déjà protégé le sol d’un plastique, il ne reste plus qu’à !, finis-je par dire en finissant mon café.

Je la laissais tranquillement finir le sien alors que j’allais récupérer les pinceaux que j’avais laissés trainé sur la table à manger du salon. Je regardais alors autour de moi. Où est encore passée ma foutue baguette ?! Ah oui. Je la laissais un instant seule pour filer dans ma chambre et la récupérer sur ma table de nuit. Je ne m’en servais pas tant que ça (sauf pour faire la vaisselle mais je déteste vraiment ça !) du coup… elle trainait, comme d’habitude.

- Hum, si t’es sage, je te montrerai le sort pour aller plus vite avec la peinture, dis-je d’un ton espiègle. On commence ?
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Iris Prescott
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Lun 6 Oct - 20:33
Iris troqua alors le gâteau au chocolat contre le café, la tasse brûlante entre ses mains. Une boisson chaude faisait toujours du bien, surtout quand il s’agissait d’attaquer un travail juste avant. A Poudlard, Iris ratait rarement le petit-déjeuner et l’occasion de boire un bon café le matin : c’était le genre de choses essentiel pour bien démarrer une journée. Elle n’avait pas quitté son petit rituel depuis le début des vacances d’été, et elle n’était pas prête à le changer de toute façon. Elle sourit en comprenant qu’Alex était enchanté à l’idée de manger le gâteau quand ils feraient une pause ce qui rassura Iris : elle avait visé juste ce matin en choisissant le chocolat. Bon, elle, elle n’aimait pas vraiment ça – elle se souvenait d’ailleurs avoir choqué Kaysa lorsqu’elle le lui avait dit – mais elle avait appris à faire des efforts quand il s’agissait de manger un gâteau à base de chocolat. Imaginez tous ces goûters d’anniversaire auxquels Iris pouvait être invité étant petite : presque une fois sur deux, le gâteau était un gâteau au chocolat « parce que tous les enfants aiment ça ». Tous, sauf Iris. Sauf qu’elle était trop polie à l’époque pour froisser les parents des enfants et dire qu’elle n’aimait pas le gâteau. Elle se forçait donc, essayant de le déguster avec un grand sourire. Au final, elle avait plus de mal avec le chocolat pur que les gâteaux à base de chocolat, même si elle n’en raffolait pas. Heureusement pour la petite Maddy, elle n’avait pas hérité de tous les goûts de sa mère et elle adorait le chocolat, faisant d’ailleurs des dégâts sur son passage : en général, il y en avait par-tout. Iris évitait de lui faire manger de la pâte à tartiner toute seule, parce que ça tournait bien vite à la catastrophe. Et elle espérait bien qu’Alex ne soit pas trop à cheval sur le rangement : avec une enfant en bas-âge, on s’exposait à voir des jouets dans toutes les pièces, dans n’importe quel endroit. Iris était d’un naturel ordonné, mais elle ne savait pas encore tout à fait gérer l’ordre et sa fille en même temps : il lui fallait encore cinq minutes pour apprendre tout cela. Enfin, cela faisait également partie des joies de la colocation, elle espérait juste ne pas finir par se faire détester par Alex. Même s’il faisait déjà preuve de responsabilité en ayant acheté un parc, il finirait peut être par en avoir marre de cette vie (trop) tranquille pour un jeune de son âge. Même Iris ne savait pas comment elle allait gérer sa vie étudiante avec sa vie de mère. A Poudlard, la distance rendait les choses plus simples, au fond. C’était une expérience, une expérience qui devait avoir absolument des résultats concluant. Néanmoins, elle savait déjà qu’Alex était une personne ayant suffisamment censée pour pouvoir s’occuper d’un enfant en bas-âge : sa simple justification sur le fait de ne pas laisser Maddy courir de partout et prendre le risque qu’elle avale de la peinture rassurait Iris. Elle avait fait le bon choix avec cette colocation, elle en était certaine.

Alexander lui parla alors de son boulot, comme elle le lui avait demandé. Une chose était sûre : il aimait ce qu’il faisait, même si c’était un boulot moldu. Pour Iris, c’était le plus important : elle-même rêvait de faire quelque chose qui lui plaisait, et non pas se lancer dans une carrière d’auror juste pour faire la fierté de son père. On pouvait lui dire qu’elle n’avait pas d’ambition, mais elle répondrait juste qu’elle sait ce qui est fait pour elle et ce qui ne l’est pas. Le journalisme ou l’enseignement, voilà ce qui lui ressemble le plus, là où elle était douée. Elle avait déjà été dans des situations où il fallait se battre, mais elle faisait preuve de trop de compassion et d’empathie dans ce genre de cas. Elle n’était pas assez intransigeante, assez forte pour devenir auror. Même si elle en avait les capacités intellectuelles, elle n’en avait pas le caractère ou même l’envie. Désolée papa, mais ça, je ne peux pas le faire pour toi, se répétait-elle.

Iris jeta un œil vers Maddy, histoire de voir si elle ne commençait pas déjà à balancer ses jouets. Elle était relativement calme pour le moment, et elle ne mettait pas suffisamment de force pour arriver à jeter ses petits cubes en dehors du parc. Iris finit alors son café et retourna auprès de Maddy tout en continuant à écouter Alex. Elle s’accroupit devant le parc, étant suffisamment grande pour y passer ses bras : elle empila les petits cubes pour jouer un peu avec sa fille, cette dernière finissant par donner un grand coup de main sur la pile, les cubes volant de autour d’elle. Elle éclata de rire, d’un rire clair et joyeux propre à chaque bambin. Avec un grand sourire, Iris se tourna vers Alex. Avait-elle bien entendu ? Commencer à emménager dès le lendemain ? Pour Iris, aucun problème. Pour ses parents … Si Iris rentrait ce soir en disant qu’elle partait le lendemain, il y avait des chances pour qu’ils frôlent la crise cardiaque. Enfin, il faudrait bien qu’elle parte un jour, ça ne saurait tarder. La rentrée approchait, et il fallait bien emménager AVANT, histoire de se faire à ce nouveau train de vie. A Iris de convaincre ses parents pour faire ça en douceur maintenant. Mais ça, c’était son problème, pas celui d’Alex. Et elle connaissait suffisamment ses parents pour annoncer la chose.

« Je verrais avec mes parents comment m’organiser. » finit-elle par répondre « Il faut en plus rappattrier pas mal de meubles à Maddy, mais je ne veux pas que sa chambre chez mes parents soit vide alors qu’elle y dort encore. »

Iris s’arrêta, fronçant légèrement les sourcils. Cela faisait bizarre de dire « chez mes parents » et non plus « chez moi ». Elle s’y ferait, et elle n’avait pas vraiment réfléchi sur le moment, mais ouais, c’était encore quelque chose qui serait étrange dans son quotidien.

« Mais tout ça c’est de l’organisation et comme tu dis, avec un peu de magie ça ira vite. Envoyer des meubles par magie c’est plutôt simple, enfin mon père sait le faire en tout cas. J’ai fini mon café de mon côté, alors on peut s’y mettre ! »

Elle finit sur un ton plus qu’enjoué : la chambre de Maddy était la dernière étape dans tout cela, et même si la peinture n’était pas son activité favorite, elle le faisait pour sa file, pour qu’elle se sente bien dans sa nouvelle chambre, dans son nouvel environnement. C’était donc une motivation suffisante. Alex s’eclipsa un instant, et Iris en profita pour se concentrer à nouveau sur Maddy, en lui décrivant l’appartement, en essayant de lui expliquer que c’était chez elle maintenant. Maddy était un peu plus concentrée sur ses jouets que sur sa mère, et quand Alex revint, Iris se releva en caressant les cheveux de sa fille. Elle regarda Alex avec un sourire espiègle, suite à sa remarque.

« Mais je suis toujours sage, Black. N’étais-je pas un modèle de vertu et de sagesse à Poudlard? J’étais Préfete, j’te rappelle ! On peut pas en dire autant pour toi, hein … »

Bon, elle n’était peut être pas la meilleure des préfètes – trop indulgente avec les petites effractions par exemple – mais elle avait tenu à ce rôle, quand elle l’était encore. Elle n’eut malheureusement jamais la chance d’être nommée Préfet-En-Chef, puisque Hikkins avait décidé que ce n’était pas aux élèves à faire respecter le règlement. Tout ceci était passé, certes, mais l’illustration était parfaite.
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Jeu 9 Oct - 10:03
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Son petit air d’ange me fit sourire. Je savais bien qu’elle avait souvent été très sage mais elle fut aussi capable de rébellion quand il fallut s’opposer à Hikkins. Je préférais me méfier de l’eau qui dort… De mon petit sourire en coin, qui en disait alors très long sur ma façon de penser, j’avais bien envie de lui répondre ma façon de penser.

- Toujours se méfier de l’eau qui dort…, disais-je alors qu’un large sourire s’affichait sur mon visage. Je reconnais cependant ton modèle de vertu à Poudlard et pour ma défense sur cette époque, je signalerai que les hommes, jeunes, sont bêtes et cons. N’est-ce pas reconnu ? Heureusement il arrive pour certains de grandir. La question reste à se demander… Est-ce que j’en fais parti ?, disais-je avec un petit air de réflexion.

Je lui fis alors ce petit sourire qui en disait long du style : fait attention à toi, je ne suis pas sûr de vouloir me conformer à l’étiquette de l’homme coincé et sérieux H24. Quoi qu’il en soit, je tendais les pinceaux en sa direction tandis que je gardais le gros rouleau pour moi. Explication ?

- Je fais les grosses surfaces et tu t’occupes des finitions ? Après tout, il est reconnu que les femmes soient bien plus minutieuses que les hommes en matière de finitions…, concluais-je d’un ton cordial.

Je me dirigeais alors vers la chambre de Maddy après lui avoir donné les pinceaux pour ouvrir les pots de peinture et en mettre dans un bac. La peinture était blanche. Je ne reviendrais pas sur les détails de ce choix, l’ayant déjà fait précédemment. Iris ne tarda pas à me rejoindre. J’avais mis du gros scotch sur les contours de la fenêtre pour la protéger. Je lui expliquais alors mon idée avec un air tout à fait sérieux qui ne m’était pas souvent connu à Poudlard. Il n’y avait de toute façon pas grand-chose qui pouvait avoir le mérite d’avoir mon sérieux à cette époque…

- Je vais peindre principalement la surface mais je laisserais tous les angles de la pièce non peinte pour que tu puisses t’en charger plus soigneusement. La couleur bleue pâle de ce bureau va nous permettre de savoir où on en est dans la peinture. Elle va par contre nécessité trois couches… Enfin on trichera un peu en faisant sécher le tout grâce à la magie. On attaque ?, lui demandais-je en trempant mon rouleau dans la peinture.

Heureusement, j’avais eu l’idée de protéger le sol d’un gros plastique sur toute sa surface. On pouvait en mettre partout, ce n’était pas vraiment dérangeant. J’attaquais alors un pan de mur sans avoir pu m’empêcher juste avant de jeter un œil vers le salon. De l’ouverture de la chambre de Maddy, on pouvait la voir tranquillement dans son parc en train de s’occuper de ses jouets. Dans le plus grand des sérieux, bien concentré, je m’appliquais alors à ma tâche, laissant Iris à la sienne. Avec le rouleau, il y avait plus de surface mais je pouvais me permettre d’aller plus vite qu’elle. Forcément au bout de vingt minutes, je me retrouvais dans le même coin qu’elle. Je ne pus m’empêcher de lui demander :

- Tu sais ce que c’est un ravalement de façade ?, l’interrogeais-je simplement.

La pauvre n’eut pas vraiment le temps de réfléchir. Je venais de rouleau mon rouleau sur la joue avant d’éclater de rire. Oups ? Non mais franchement c’était trop tentant et je préférais encore risquer de prendre des représailles que de ne pas avoir vu au moins une fois la tête qu’elle venait de me faire dans ma vie !

- Je suis désolé mais… Non, je ne peux même pas être désolé quand je vois ta tête !, disais-je en n’arrivant pas à m’arrêter de rigoler. C’est tout simplement unique !!!

Je ferais mieux de fuir au lieu de rigoler. J’oublier que la jolie et sage petite préfète poufsouffle pouvait se révéler être une vraie lionne… Et quand j’ai décidé d’être con, je ne le fais pas à moitié :

- Je trouve votre nouveau maquillage à ravir ma chère… Cela vous donne une allure… Comment pourrions-nous dire ça , faisais-je mine de réfléchir. Très sophistiqué.

Je ne savais pas si le mot était approprié mais quoi qu’il en était, je lui faisais mon sourire le plus innocent du monde.
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Iris Prescott
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Mar 14 Oct - 19:35
Se méfier de l’eau qui dort ? Ca correspondait bien à Iris. On pouvait la croire fragile, voire faible, mais elle savait faire preuve d’une certaine détermination qui pouvait la rendre redoutable. Un brin têtue, elle avait appris à ne plus se laisser faire suite aux brimades et autres humiliations. Alors, même si Iris était fondamentalement gentille, les gens apprenaient à ne pas l’énerver. Alex avait tout à fait raison de se méfier, bien qu’Iris n’aille pas lui faire quoique ce soit pour l’instant : il restait son ami, futur colocataire et ne lui avait fait aucun mal. Il reconnaissait d’ailleurs l’élève modèle qu’elle était, ce qui était loin d’être le cas pour lui. Ah ça … En faisant parti du Trio Infernal de toute façon, il ne pouvait guère passer pour un ange. Alex s’était forgé une sacré réputation, et avec l’âge il s’était découvert un caractère de séducteur. Véritable Don Juan, même Iris était passé sous ses filets, pour trois semaines peut être. Depuis, ils étaient amis, et Iris riait toujours en pensant à cette époque, et elle était bien contente que leur histoire n’avait pas fini en querelles. Iris se demanda un instant avec combien d’ex petite-ami Alex était encore en contact : ses récentes histoires n’avaient pas très bien fini après tout … En même temps, ils avaient à peine treize ans quand ils sont sortis ensemble, ce fut donc plus pour s’amuser qu’autre chose. C’était le bon temps … Après, il y eut William, puis sa grossesse, sa descente aux enfers. Alex disait que les hommes jeunes étaient bêtes et cons : Iris ne pouvait que le confirmer. Alex avait peut être été con à l’époque, mais elle ne se souvenait pas qu’il pensa un instant à mal. Ou qu’il n’assuma pas ce qu’il faisait. Contrairement à William. Lui, on pouvait dire qu’il avait été bête et con : Iris l’aimait, il avait décidé de tout arrêter parce qu’il ne voulait pas assumer le bébé. S’il s’était arrêté là, Iris aurait accepté. Mais c’est l’ignorance, le manque d’explication et le mépris qu’il a pu avoir qui lui a fait le plus de mal. Elle recevait encore de ses lettres, aujourd’hui, de plus en plus insistante. Il semblait connaître des tas de choses sur elle, sur la vie de Maddy, son éducation. Iris se doutait bien qu’il finirait par apprendre qu’elle était en colocation avec Alex, Alex le Don Juan de Poudlard, ex petit-ami d’Iris, avant lui. Elle craignait sa réaction, surtout lorsqu’il apprendrait que Maddy faisait parti de cette colocation et qu’Alex s’en occuper à sa place. Au moins, elle ne serait pas toute seule à l’affronter, elle le savait maintenant : si elle avait pris un appartement toute seule, elle aurait vécu dans la peur de voir débarquer William à tout instant. Ici, elle aurait Alex qui serait en mesure de la défendre, au cas où. C’était déjà bien rassurant. Il avait beau avoir deux ans de moins que William, Iris était persuadée qu’Alex était plus mature et plus responsable que oui. Pour répondre à sa question : oui, Alex avait grandi. Iris trouvait qu’il revenait de loin, même. Elle lui sourit alors.

« Hum, peut être bien que tu as un tout petit peu grandi. Mais vraiment un tout petit peu. »

Ouais, Iris était d’humeur à le taquiner un peu. Mais il le lui rendait bien, non ? Il finit par lui tendre les pinceaux : signal qu’il était temps de se mettre au travail. Iris n’avait jamais peint de pièce, mais elle avait quelques petites notions et savait que le rouleau qu’il gardait était plus rapide à utiliser, alors elle lui adressa un regard perplexe. Pourquoi aurait-elle droit à un petit pinceau pour peindre quatre grandes surfaces de murs ? Franchement, c’était quoi cette discrimination ! Et puis elle eut des explications – Alex avait peut être remarqué son air – et elle ne sut si elle était soulagée ou non. Certes, il ne la prenait pas pour une handicapée de la peinture, et cette remarque sur les qualités de femmes était flatteuse – pour une fois ! – mais être relégué à des tâches qu’elle savait faire était quelque chose qui la dérangeait. Oh, elle savait que c’était de bonne guerre. Typique du Don Juan, un peu macho. Seulement, Iris était du genre à ne pas aimer cette séparation homme / femme dans les tâches du quotidien. Alors, tout en prenant les pinceaux, Iris suivit Alex en lui lançant :

« Black, si on vit ensemble, il va falloir arrêter de penser que tu es le sexe fort. J’te signale que t’es en infériorité numérique, et la petite va sûrement avoir autant de caractère que moi, si ce n’est plus. T’es mal barré ! »

Elle lui adressa un grand sourire, parce que tout ça la faisait bien rire au fond. Et ça serait sûrement le fruit de nombreuses conversations par la suite, animant leurs soirées, si tant est qu’Alex continue à aspirer à une vie plus calme, avec moins de sorties. Iris n’y croyait pas beaucoup et elle ne lui en voudrait pas : après tout c’était à elle d’assumer Maddy, de veiller sur elle tous les soirs, sacrifiant une partie de toutes les festivités étudiantes. C’était son choix, et elle l’assumerait jusqu’au bout. Iris croisa les bras devant Alex, qui ouvrait les pots de peinture. Elle se retourna brièvement : de la future chambre, on apercevait le parc de Maddy. Ils n’auraient donc aucun de mal à la surveiller. D’ici à ce qu’elle fasse sa sieste d’elle-même aussi, c’était fort probable. Elle était en sécurité, sans danger apparent, ils pouvaient donc commencer la peinture. Alex expliqua alors la marche à suivre, heureusement parce qu’Iris n’y connaissait rien. Elle n’osa pas le lui dire cependant : c’était son père, ou des amis à lui, qui se chargeaient de la peinture chez eux, et la dernière fois qu’elle l’avait vu peindre une pièce c’était il y a plus de deux ans, pour faire la chambre de Maddy. Et encore, elle ne l’avait pas vraiment vu puisqu’elle était encore à Poudlard à l’époque. Du coup, elle remerciait intérieurement Alex pour tout lui expliquer. Il faudrait donc trois couches et la chambre serait prête : le bureau ne serait qu’un souvenir.

Tous deux se mirent à l’attaque, dans le plus grand des sérieux : Iris tenait quand même à faire quelque chose de bien pour sa fille, et tenait à s’appliquer. Elle n’avait cependant pas l’habitude de se servir d’un pinceau, et elle eut besoin d’un moment pour comprendre comment le manier. La peinture était blanche, ce qui constituait un bon choix pour le jour où Iris et Maddy serait amené à partir : Alex ne se retrouverait pas avec une pièce toute rose, avec la peinture à refaire. Iris avait fini un premier angle quand elle se retrouva avec Alex. Elle lui tournait légèrement le dos, et quand il lui posa une question, elle se retourna légèrement pour lui faire face.

« Hum ? » fit-elle, un peu trop concentrée dans sa tâche, pas conscience que sa question n’était pas anodine.

Iris ne vu pas venir le coup, ce qui expliqua son regard choqué.

« Alexander Black ! Comment t’as pu oser ! »

Elle resta sans rien faire pendant un instant, trop hébétée : comment avait-elle fait pour ne pas voir venir ça ? Peinture et Alex, c’était deux gros, deux énormes indices ! C’était bien mal le connaître que de penser qu’ils auraient peint tranquillement la pièce, sans rien tenter de stupide – mais de sacrément comique il fallait l’avouer. Alex était mort de rire, d’ailleurs, et il y avait de quoi Iris en était sûr. Elle le regarda alors, la tête légèrement penchée sur le côté et un petit sourire.

« On est jaloux peut être ? »

Et Iris prit son pinceau et l’étala sur une partie du visage d’Alex, en espérant être suffisamment rapide. Mais celui-ci était trop occupé à rigoler pour se méfier. N’avait-il pas appris la leçon, se méfier de l’eau qui dort ?

« Là, maintenant on est pareil. Tu devrais te maquiller plus souvent, ça te va tellement bien ! Qui sait, peut être que tu rencontreras du succès comme ça ! »

Iris prit exactement le même air innocent qu’Alex au même moment. Il n’avait fait que rendre les coups, ce qu’elle faisait quasiment toujours.
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Mer 15 Oct - 13:15
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HJ : pardonne-moi, j'ai lu et comme j'avais une petite demi-heure, j'ai pas su résister XD !




Je me retrouvais comme un con en face d’Iris avec de la peinture sur le visage. J’oubliais que « gentille petite préfète » ne rimait très certainement pas avec « sage comme une image ». Une image sorcière ouais ! Je mettais les deux mains sur mes hanches d’un air réprobateur :

- C’est du beau Mademoiselle Prescott ! Regardez un peu ce gâchis d’une peau si douce et sublime après tant de soins ! Maintenant elle est toute râpeuse !, dis-je en grimaçant sous une caresse de ma propre joue. Avouez, vous en étiez parfaitement jalouse !, dis-je outré. Que vais-je faire maintenant ! Vous avez gâché tant de soins acharnés pour être au top !, exagérais-je les faits. Ça mérite vengeance ! m’exclamais-je.

Ce qui eut pour conséquence une « course poursuite » dans la petite chambre si tenté que l’on puisse appeler comme ça, moi allant vers elle dangereusement. Je l’attrapais dans mes bras pour la bloquer. Je dus tenter de lui confisquer ses pinceaux malgré ses représailles forcenées. Me repeignant du haut jusqu’au visage en passant par les bras, le t-shirt ou même les cheveux, la lutte fut acharnée mais je réussis par la force à lui retirer tout objet dangereux pour ma petite personne. Ahah ! Je la tenais et j’avais le pinceau dans les mains ! Je jubilais d’avance. Qui c’est l’homme maintenant ?

- C’est qui le lion maintenant ? Qui a dit que je n’étais pas le sexe fort ? Ahah ! Monsieur Alexander Black va se faire un plaisir de vous repeindre entièrement Mademoiselle Iris Prescott !, dis-je avec un sourire en coin.

La pauvre n’eut pas le temps de répliquer. Je la badigeonnais généreusement l’autre joue et le nez. Je faisais attention à ne pas lui en mettre dans les yeux. A ce rythme nous n’étions pas près de repeindre la pièce. C’était un véritable carnage. Un des quatre murs n’était pas du tout commencé et nous n’étions qu’à la première couche. Peu m’importait. Je trouvais un grand intérêt à cette peinture plus pour la mettre sur son visage à elle que sur le mur lui-même. C’était du beau. Je la maintenais fermement pour accomplir ma vengeance mais malheureusement, très vite, je fus à court de peinture sur son pinceau. Faisant alors la moue, je la lâchais pour regarder mon pinceau, tout triste :

- C’est de l’arnaque…, dis-je d’un air faussement dépité.

Je finissais par poser le pinceau sur le sol.

- Bon attend, je vais donner un petit coup de baguette pour le dernier mur. Oui je sais, nous aurions pu commencer par là mais j’aime bien faire les choses simplement. Ça leur donne plus d’importance, dis-je avant de sortir de la pièce.

En arrivant dans le salon, je jetais un coup d’œil à Maddy. En me voyant bouger non loin d’elle, elle me fixa. Je lui dis alors avec un sourire en coin :

- Tu verrais l’état de ta mère ! Quand je disais qu’il ne fallait pas confier le plus gros de la peinture à une femme… Un vrai carnage ! Jeune fille, je vous apprendrai à être plus douée que votre propre mère, je vous en fais la promesse !

Je revins alors dans la chambre avec un air innocent. Un petit coup de baguette et Merlin merci, la première couche fut finie. Je me tournais alors vers Iris :

- On devrait se débarbouiller au moins le visage pour éviter que ça tire, dis-je plus sérieusement.

La peinture n’était pas agréable sur soi une fois sèche. J’en connaissais quelque chose mais je ne vous dirai très certainement pas comment. Voilà encore un passage de mon histoire qu’il valait mieux taire. Je lui fis alors signe de me suivre jusqu’à la salle de bain. Là, je sortais des gants. Un bon coup d’eau, une bonne lotion moldue pour enlever toute sorte de choses sur la peau comme l’huile, cambouis, peinture et le tour serait joué. Je mouillais le premier gant. Là je mis ma lotion et je fis mousser.

- Vient par là et ferme les yeux.

Je la rapprochais de moi pour me concentrer sur son visage. Posant ma main dans ses cheveux, derrière sa nuque pour maintenir sa tête, je rapprochais le gant de son visage. Lui passant dessus pour tenter d’enlever, je devais malheureusement frotter un peu pour y arriver.

Ce que je pouvais être con. Je ne pus cependant pas m’empêcher de sourire dans ce nouveau silence. Je n’aurais jamais pensé préférer de tels moments plutôt que ceux à vadrouiller durant milles soirées, à droite à gauche à tenter de séduire une inconnue. C’était totalement différent, je vous l’accordais mais j’étais attentionné depuis ma tendre jeunesse. J’ai toujours pris soin de mes proches à ma façon. Longtemps j’ai agi de la même façon avec Nina. Plus qu’avec Kaysa d’ailleurs. Cette dernière a toujours préféré se débrouiller seule. M’occuper d’Iris de cette façon était la preuve de mon attachement pour elle. Je ne lui aurais de toute façon jamais proposé la collocation et risquer de m’occuper d’un enfant si je n’étais pas si proche d’elle. La situation ne m’étonnait cependant pas. J’avais été un des rares à la soutenir lors de sa grossesse. Au fond j’ai souvent été là pour elle, même si elle me le rendit bien plus de fois encore.

- ça part doucement, dis-je concentré.

Je continuais mon entreprise. J’avais réussi à lui enlever les traces sur le nez et une joue. Je m’attaquais à l’autre. Ce moment était si différent du précédent. Il en était pourtant tout aussi agréable. On ne vit pas assez avec ses proches. On croit avoir le temps. On ne pense pas toujours que les petites choses sont les meilleures. Je voulais vivre ma vie à fond. Pas en sortant ou en m’éclatant pour boire et abuser de la fête. Non, je préférais largement être là à profiter d’une des personnes qui me tient à cœur. Qui sait si le destin me laissera encore demain pour en profiter un peu plus ? Je peux mourir à tout instant. Je l’ai très vite après en quittant Poudlard, ce qui me pousse à profiter de chaque instant comme celui-là.

- Je suis heureux que tu ais accepté d’habiter avec moi…, lui dis-je d’un un sourire sincère. Et voilà ! Tu n’as plus rien sur le visage et dans le cou !, finis-je victorieux.
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Iris Prescott
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Lun 10 Nov - 20:05
Iris avait visé juste, et elle n’était pas peu fière : Alex méritait bien un peu de peinture lui aussi, elle n’était pas la seule à devoir trinquer ! Autant qu’il s’y fasse de toute façon : elle ne l’écouterait pas toujours et n’exécuterait pas systématiquement ses quatre volontés. Etait-elle jalouse de sa merveilleuse peau qui nécessitait des heures de soins ? Pas le moins du monde ! Et elle serait bien ravie de gâcher tous les efforts de beauté d’Alex, si elle croyait une seconde qu’il passait des heures à la salle de bain pour son visage. Elle le regarda avec un air dubitatif, essayant de l’imaginer multiplier les produits de beauté pour arriver au résultat voulu. Aussi ne vit-elle pas arriver la suite : la vengeance d’Alex. Elle réagit alors trop tard avant de prendre la fuite et il l’attrapa rapidement. Seulement, Iris était une coriace, et entre deux éclats de rire, elle essaya de lui donner des coups de pinceau, repeignant alors une partie de son tee-shirt, et peut être de son visage : dans le feu de l’action, Iris n’arrivait pas à dire si elle réussissait réellement à l’avoir. Lui, par contre, finit par lui prendre ses pinceaux – bien joué – et elle fut totalement désarmée, incapable de se défaire de la poigne de l’ancien Gryffondor. Qu’est ce qu’elle regrettait de ne pas être plus forte dans ces moments là ! Elle essaya de protester alors qu’elle voyait un nouveau coup de peinture arriver.

« Alex, arrête toi maintenant ou je te jure que j’arriverai à me venger ! Quel exemple tu donnes à Maddy, franchement ! »

Ouais, prendre sa fille avait été son dernier argument de poids, en espérant faire appel à la raison d’Alex. Mais bon, cela avait été vain : Iris ferma les yeux et elle sentit la peinture sur son visage. Il ne lui laissait aucune chance, mais Iris se promit de se venger. Peut être en le privant de gâteau au chocolat, tiens ? Ce n’était pas une mauvaise idée : c’est elle qui l’avait fait, c’était donc à elle de décider qui peut en manger et qui n’en a pas le droit. Fort heureusement, Alex vint à bout de la peinture qui se trouvait sur son rouleau, au détriment d’Iris, qui se savait pas belle à voir. Du revers de la main, elle s’essuya le front, la peinture n’étant pas totalement sèche encore : le dos de sa main était blanc mais elle sentait encore qu’elle en avait sur le front. De l’arnaque ? De la justice oui !

Iris évaluait les dégâts alors qu’Alex sortit de la chambre, s’adressant alors à Maddy. Oh oui, c’était un véritable carnage. Heureusement que le sol était protégé, et que les murs avaient vraiment besoin de peinture. Elle n’osait même pas imaginer si Maddy avait été au milieu : elle s’en serait donné à cœur joie elle aussi.

« JE suis douée ! Mon travail est parfait, je t’interdis de dire le contraire » commença Iris en sortant à son tour de la pièce, même si Alex revenait déjà « Enlevons ça, ouais, avant de donner des idées à Maddy. »

Iris sourit : elle prenait la situation plutôt bien et n’essaya même pas de continuer : sa vengeance arriverait plus tard – le gâteau au chocolat serait son arme. Elle suivit donc Alex jusque la salle de bain et la suite la décontenança un peu. Alex lui lava lui-même le visage – une manière de se faire pardonner ? – ce qui pouvait être une scène assez bizarre de l’extérieur. Enfin, Iris n’était pas à voir le mal partout, ou à voir des messages secrets dans n’importe quel geste, et savait que celui-ci était totalement innocent. Elle se laissa faire, parce que c’était agréable d’avoir quelqu’un qui prenait soin d’elle comme ça. Cela ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps : depuis William, elle n’accordait pas sa confiance facilement, et Alex était bien un privilégié. Tendue d’abord, Iris se détendit, alors qu’Alex lui enlevait toutes traces de son crime, se laissant aller à la confidence. Il était content qu’elle ait accepté d’habiter avec lui ? Iris lui était surtout reconnaissante de cette proposition, qui avait crée un déclic chez elle, et une prise de conscience : elle voulait se débrouiller seule et laisser ses parents profiter de ces moments de répits bien mérités, après avoir pris tant soin d’elle et de Maddy. Iris sourit alors, Alex ayant terminé.

« Et moi je suis heureuse que tu me l’ais proposé. Sans toi, l’année ne s’annonçait pas aussi prometteuse. Grâce à toi, je peux prouver à mes parents que j’ai grandi. Et puis, il faut bien quelqu’un pour veiller sur toi aussi, à mon avis, histoire de m’assurer que tu ne vas pas attaquer à la peinture toutes les personnes qui viendraient te rendre visite ici. »

Iris lui adressa un sourire espiègle. Oh, Alex savait s’occuper de lui tout seul, elle n’en doutait pas. N’avait-il pas trouvé un travail, un appartement, tout seul ? Mais Iris savait aussi qu’il était capable de passer de l’autre côté, à risquer sa vie pour tout et n’importe quoi – n’importe qui ? -, et elle était soulagée d’être là pour éventuellement empêcher des dérapages comme ceux de cette année : pour elle quitter Poudlard plus tôt avait été une terrible erreur, pour lui comme pour Kaysa ou Nina, même s’ils s’en sortaient tous bien pour autant qu’elle pouvait en juger – Kaysa excepté, vu qu’elle n’avait pas beaucoup de nouvelles et qu’elle lui en voulait, du coup.

« Allez, à mon tour. T’as de la chance, tu as moins de peinture que moi, ça ira plus vite. »

Iris prit naturellement le deuxième gant, et répéta les mêmes gestes qu’Alex quelques minutes plus tôt, en prenant la lotion et en faisant mousser le tout. Elle se tourna alors vers l’ancien Gryffondor et entreprit de lui enlever la peinture qu’il avait sur la moitié du visage : le plus gros se trouvait en fait sur ses vêtements, le chanceux. Dans des gestes très maternels, un peu comme lorsqu’elle nettoyait les petites joues de Maddy, Iris frottait et la peinture ne tarda pas à s’en aller.

« Et voilà ! » s’exclama Iris « On continue ou tu préfères terminer avec la magie ? Tu peux aussi donner son premier cours de peinture à Madeleine, histoire de voir si elle serait vraiment plus douée que moi. »

Iris sortit alors de la salle de bain, n’aimant pas laisser sa fille seule sans surveillance trop longtemps, même si elle se trouvait dans son parc, concentrée sur ses jouets.
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Mer 12 Nov - 22:34
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Avec Iris, je pouvais me sentir moi-même sans jouer de faux semblant ou me poser la moindre question. C’était reposant d’avoir une amie avec qui pouvoir discuter, rigoler ou simplement compter. Je voulais prendre soin d’elle comme j’aurais pris soin d’une petite sœur. Mise à part qu’Iris devait être certainement bien plus mâture que moi. Je faisais cependant quelques progrès comparé aux années passées. De là, je restais malheureusement un Black et on ne se refaisait pas. J’étais pourtant capable entre deux conneries, d’être sage ou encore responsable. Je savais trancher l’utilité de chaque moment. Pour éviter d’avoir mal à cause de la peinture, j’avais fait le choix de cesser ma bêtise qui nous fit bien rire pour enlever tout ça. Des moments simples comme celui-ci étaient ceux que je préférais. Il n’y avait rien d’exubérant et pourtant tout était en finesse. Dans l’instant calme du moment, je ressentais alors le besoin de la remercier d’avoir accepté. Elle ne se rendait très certainement pas compte mais elle était pour moi bien plus nécessaire que je l’étais pour elle. Son unique présence m’évitait de couler. Pour ne pas l’inquiéter, je gardais la tête hors de l’eau. Elle me donnait une raison de me battre encore et d’apprendre à vivre avec mon deuil. Je n’étais pas totalement remis de la perte de ma petite amie mais Iris était cette bulle d’oxygène dans laquelle je pouvais me réfugier quand j’avais la sensation de manquer d’air. J’avais bien plus besoin d’elle qu’elle ne pourrait l’imaginer. C’est dans ces moments qu’on se rend compte de ses véritables amis. Un sourire apparut alors sur mon visage à sa réponse :

- Et moi je suis heureuse que tu me l’ais proposé. Sans toi, l’année ne s’annonçait pas aussi prometteuse. Grâce à toi, je peux prouver à mes parents que j’ai grandis. Et puis, il faut bien quelqu’un pour veiller sur toi aussi, à mon avis, histoire de m’assurer que tu ne vas pas attaquer à la peinture toutes les personnes qui viendraient te rendre visite ici, me confia-t-elle.

A sa remarque je me mis à pouffer de rire. Comme si j’allais me trimballer avec mon pot de peinture constamment dès que je suis chez moi. Il aura bien le temps de sécher avant que quelqu’un me rende visite de toute façon. En vérité, le seul qui m’avait rendu visite ces derniers mois était mon père. A cette pensée, je me sentis mal un instant. Je n’avais plus de nouvelles… Et je le sentais mal. (n/a : Alex n’est pas encore au courant à ce moment que son père est kidnappé ;) ). Quoi qu’il en soit, je ne voulais pas me polluer l’esprit avec de telles idées. Il devait être occupé. Je répondis finalement à son sourire espiègle par un air innocent du style : « moi ? Faire ça ? Jamais de la vie voyons… ».

- Allez, à mon tour. T’as de la chance, tu as moins de peinture que moi, ça ira plus vite, me jalousa-t-elle.

Et oui… Il y en a qui sont plus doué que d’autres pour peindre, que voulez-vous… Je me gardais malgré tout bien de lui faire cette réflexion. Ne poussons pas trop le vice. Iris était adorable mais j’étais persuader d’un côté dragon caché. Je ne tenais pas à le réveiller maintenant alors qu’elle prenait soin de ma petite personne comme une véritable maman. Je profitais alors simplement de l’instant, content d’avoir des petits soins. Ça faisait si longtemps que je n’avais plus connu ça à différents degrés.

- Et voilà !, s’exclama Iris. On continue ou tu préfères terminer avec la magie ? Tu peux aussi donner son premier cours de peinture à Madeleine, histoire de voir si elle serait vraiment plus douée que moi.

- Boarf …, dis-je en la rejoignant dans le salon. C’est l’heure du gâteau ! Je vais finir la première couche rapidement avec la baguette, on va laisser sécher pendant le gâteau avec Maddy et on la fera un peu peindre après pour la deuxième couche avant de finir à la baguette, si ça te dit ?

C'était plutôt une question rhétorique. En vérité, je ne tardais pas d'utiliser ma baguette pour la touche finale de la peinture. Après cela, je comptais bien honorer ce gâteau. Je venais de franchir le comptoir de la cuisine ouverte sur le salon pour trouver un couteau. Là, je commençais alors à diviser les parts avec un énorme sourire innocent sur le visage. J’avais un sens du partage assez particulier. Une mini part pour Maddy, Une part normal pour Iris et le reste pour moi ! Mon partage ne me semblait pas du tout déraisonné. Je ne voyais pas du tout le mal, sachant pertinemment que je pourrais tout manger (on ne met pas au défit un ancien membre du trio infernal à manger le plus de chocolat possible…). Bref je leur mis leur part tout naturellement dans une assiette et je commençais à approcher le reste du gâteau dangereusement de moi avec une cuillère à soupe (oui oui j’ai bien dit une cuillère à soupe contrairement à Maddy et Iris qui ont le droit à une cuillère à café). A taaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaable !!!!!! Les yeux brillant, j’approchais avec avidité alors ma grosse cuillère du gâteau. J’en baverais presque au dessus…
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Iris Prescott
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Jeu 13 Nov - 15:08
Tout en écoutant Alex, Iris se dirigea vers sa fille, toujours aussi sage. Iris ramassa au passage une peluche que Maddy avait lancé par-dessus son parc : elle aurait été étonnée de ne rien voir traîner de toute façon. Comme Alex parlait déjà du gâteau au chocolat, Iris retint un sourire : il ne fallait pas qu’elle dévoile déjà son plan, ce serait trop dommage. Il avait l’air tellement emballé en plus, tellement heureux à l’idée de goûter ce gâteau qu’Iris décida de ne pas casser tout de suite son air joyeux. Sa déception serait plus terrible encore, et Iris avait hâte de voir sa tête quand elle lui dirait qu’il n’avait pas mérité de manger ce gâteau.

« T’as entendu Maddy ? C’est l’heure du goûter ! Et donc de manger ce délicieux gâteau au chocolat que maman a fait ! »

Madeleine l’a regarda en souriant et poussa une petite exclamation. Elle répéta le mot « goûter » plusieurs fois d’affilé et tendit les bras pour qu’Iris la prenne, ce qu’elle fit. Elle n’allait pas manger sa part de gâteau dans son parc, elle risquait de mettre des miettes de partout. Evidemment, Iris s’était adressée à Maddy pour donner encore plus envie à Alex de manger : c’était mal de se servir de sa fille comme ça, mais la vengeance serait encore plus savoureuse. Le jeune homme revenait déjà et il se chargea du découpage du gâteau : Iris – avec Maddy dans ses bras – se rapprocha du comptoir et observa Alex et les parts qu’il était en train de faire, quelque peu inéquitable. Enfin si, équitable si on prenait en compte la faim et l’âge de chacun : la petite part pour Maddy, la normale pour Iris et son appétit modéré, et l’énorme part pour Alex l’affamé. Iris décida qu’il s’agissait d’une question de point de vue, et elle se réjouit même de voir le jeune homme aussi pressée de goûter alors qu’il ne savait même pas si c’était bon : Iris n’était pas une cuisinière hors pair même si elle se débrouillait plutôt bien. Mais n’ayant jamais habitée seule, et étant constamment à Poudlard sans pouvoir préparer à manger soi-même, Iris était étonnée de voir que ses capacités culinaires peu reconnues n’étaient pas un frein à la gourmandise d’Alex. Certains diront que c’est parce qu’il était impossible de rater un gâteau au chocolat … Ce n’était pas tout à fait faux : il faisait partie de ces classiques que l’on sert aux enfants lors d’un goûter d’anniversaire par exemple. Et puis, Iris s’était pas mal améliorée pendant le huis clos, quand ils avaient dû se débrouiller seuls … Elle était quasi-sûr que son gâteau était bon, peut être pas exceptionnel, mais bon. Et elle allait prendre un sacré plaisir à en priver Black.

Iris s’assit alors sur une des chaises du comptoir, Maddy callée sur ses genoux. La petite avait visiblement faim : à peine Alex avait-il rapproché son assiette d’elle, qu’elle prit un morceau à pleine main. Pourquoi prendre la peine d’utiliser la petite cuillère qu’Alex lui avait donné, franchement ? Iris n’eut même pas le temps de lui faire de toutes petites parts, plus facile à prendre pour elle et moins salissant. Elle haussa les épaules : elle aurait droit à son tour à la salle de bain également, et ce n’était pas comme s’il était fondant. Elle reporta alors son attention sur Alex, qui était sur le point d’entamer sa première part, une cuillère à soupe à la main. Ses yeux semblaient briller de gourmandises, et Iris avait bien dû mal à se retenir de rire. Aussi elle se redressa, attrapa sa baguette dans son pantalon et, en la cachant sous le comptoir, prononça un accio informulé sur le gâteau – comme quoi, un Optimal en Sortilèges, ça servait bien à quelque chose. Elle rangea sa baguette en vitesse et attrapa l’assiette de l’énorme part de gâteau d’Alex. Elle le regarda alors, se retenant d’exploser de rire devant son expression, et elle essaya de prendre le ton le plus sérieux possible. D’une main, elle tenait donc l’assiette d’Alex, tandis que l'autre maintenait Maddy afin qu’elle ne tombe pas. La petite avait observé la scène tout en mangeant sa part, n’ayant pas attendu pour commencer. Elle, par contre, éclata de rire, à la fois émerveillée par la part de gâteau volant et par la scène.

« Je ne crois pas que tu ais mérité ce gâteau en fait. C’est moi qui l’ai fait, c’est moi qui décide qui a le droit d’en manger, et qui n’en a pas le droit. Maddy l’a mérité : elle a été sage. Moi aussi, j’ai bien travaillé. Mais toi … Tu croyais quand même pas que je n’allais pas me venger pour mon ravalement de façade de tout à l’heure ? »

Et oui, toute farce mérite vengeance, voilà celle d’Iris.

« Eh attention, ne tente rien, j’ai Maddy sur les genoux ! Et tu n’oserais pas de lui voler sa part, n’est-ce pas ? »

Maddy, ou l’ultime bouclier. L’arme de défense par excellence. Iris esquissa un sourire entendu, satisfaite de priver – l’espace de cinq minutes – Alex de gâteau. Cette fausse joie valait le détour et ce genre de scène la confortait dans l’idée qu’elle serait bien, ici.
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Sam 15 Nov - 13:57
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Comment vous dire ça… BOUSE DE DRAGON ENFUME DE CHIOTTE DE TROLL DE CITROUILLE MAL SECHE DE CUL POURRI DE SCROUT A PETARD !!!! MON gâteau au chocolat !!!!!!

Je regardais d’un air dépité l’éloignement de MON gâteau. Qu’avais-je fait de mal pour mériter une telle infamie ?! J’étais sage comme une image sorcière ! Adorable comme tout ! Toujours le sourire et serviable ! Je me brossais les dents à chaque repas et j’ai promis au père noël d’être à peu près sage pour cette année. Non, je ne voyais pas quel mal faisait que je me retrouvais puni (parce que c’était bien le mot qu’employa Iris pour se justifier) ! Mais quel ravalement de façade ?! Je ne vois vraiment pas de quoi elle voulait parler. Ce n’était pas du tout de ma faute mais de celle de… de… de… de… de mes mains ? d’Iris ! C’est elle qui a commencé et me priver de gâteau au chocolat était totalement injuste ! J’étais outrée qu’elle soit si mauvaise joueuse !

- Eh attention, ne tente rien, j’ai Maddy sur les genoux ! Et tu n’oserais pas de lui voler sa part, n’est-ce pas ?, me dit-elle bien trop sûre d’elle.

Je regardais le reste du gâteau au chocolat bien entamé de Maddy. Si j’oserais ? Si je fais les yeux doux à cette petite, vous croyez que j’aurais une chance d’avoir ne serait-ce qu’une miette ? Je regardais alors le gros gros morceau qui devait m’être destiné avec envie. Elle ne pouvait pas me faire ça. Pas Iris. Elle était trop gentille… J’avais tendance à oublier que mademoiselle fut préfète et à ce rôle-là elle avait toujours excellé avec justice. J’oubliais un peu trop qu’Iris était loin d’être une personne molle, fragile et facile à corrompre (même si pour ma part, je la voyais souvent plus fragile que le reste, à mon tord, je devais bien l’avouer).

- On ne t’a jamais appris que priver de gâteau au chocolat un membre du trio infernal pouvait être dangereux… très dangereux ?, dis-je avec ce tout nouveau sourire espiègle.

Je fis un pas mais elle dut me venir en reculant. Je voyais bien qu’elle me défier de faire attention. Il y avait Maddy et je devais faire très attention à ce que je faisais. Je ne pouvais pas décemment me jeter sur sa mère corps et âme sans penser aux conséquences. J’étais d’apparence coincé, seulement ça ne m’empêcha pas d’approcher en tendant les deux mains.

- Donne-moi Maddy, que je la pose sagement dans son parc… C’est plus sûr pour elle, dis-je en espérant récupérer la petite.

Si Iris m’en laisserait l’occasion ? Mon avis était partagé. Elle savait que si je récupérais la petite, elle n’aurait plus qu’à savoir courir et vite… J’avais ce regard de défis sur le visage. Qu’elle se méfie, elle ne sortira pas entière de cette histoire : ON NE ME PRIVE PAS DE GATEAU SANS VENGEANCE !!! Je récupérais dangereusement au passage ma baguette. Si j’allais oser m’en servir contre elle ? Vous ne m’en croyais très franchement pas capable ? Je n’avais peut-être pas fini ma septième année mais je m’estimais avec une avance sur pas mal de sort. Il n’y avait pas qu’Iris qui pouvait être douée sous ce toit. J’étais même curieux de savoir lequel des deux, à la baguette, serait capable d’avoir le dessus sur l’autre.

- Voyons Iris… Tu ne vas tout de même pas impliquer ta pauvre fille innocente dans l’histoire… Donne-moi Maddy, dis-je pour la convaincre.

Je fis alors encore un pas. A ce rythme, elle allait bien se retrouver coincer contre un mur. Il ne suffisait qu’un peu de patience mais je récupérerai ce morceau de chocolat… Quand j’avais une chose en tête, je ne l’avais pas ailleurs. Elle venait de déclencher un nouveau jeu qui m’amusait bien autant que le coup de la peinture. Peu importait alors le temps qu’il me faudrait, je gagnerai pour la simple raison que quand il s’agit de gâteau au chocolat : je gagne toujours.
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Iris Prescott
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Mer 3 Déc - 20:09
Spoiler:
 

Alex approchant doucement, Iris fut obligée de se lever, Maddy calée d’une main sur ses hanches et tenant l’assiette avec l’énorme part de gâteau au chocolat du jeune homme dans l’autre main. La petite, gourmande, attrapa son morceau d’une main de sorte à ce qu’elle puisse continuer de manger – et de narguer peut être, par la même occasion, Alex. Elle observait la scène avec un sourire amusé, bien décidé à ne pas laisser son gâteau au chocolat. Iris se sentait un peu coincée : les mains occupées, elle pourrait difficilement se défendre avec sa baguette, contrairement à Alex qui venait de récupérer la sienne. Alors, même si cela n’était pas digne d’une maman parfaite, elle comptait bien de se servir de « l’arme Maddy » pour gagner ce petit combat, bien qu’elle savait qu’elle ne pouvait pas garder la part de gâteau d’Alex indéfiniment. A moins de la manger elle-même, ce dont elle était incapable : elle en serait écœurée. Il n’y avait que quelqu’un comme Alex pour réussir à manger une si grande part de gâteau d’un coup !

Néanmoins, la capture du gâteau eut l’effet escompté par Iris : Alex ne s’y était pas attendu à ce genre d’acte de trahison – car vu sa tête ça en avait tout l’air. Visiblement la gourmandise d’Alex pouvait l’amener très loin. Il cita le trio infernal, ce qui fit remonter quelques souvenirs à Iris. Poudlard au temps du Trio Infernal, c’était quand même le bon temps. Du moins, quand tout allait bien entre eux trois. Iris avait toujours eu de bons rapports avec Alex, Nina et Kaysa : tant qu’on n’était pas Serpentard de toute façon, il était difficile de se les mettre à dos. Même si Iris était un peu plus sérieuse et sage que les trois là, elle avait été plus ou moins sur la même longueur d’ondes qu’eux, et se réveiller le matin et constater une nouvelle farce du trio avait été une chose qu’elle adorait. Par la suite, tous les trois l’ont défendue contre les brimades pendant sa grossesse. Et puis, les choses se compliquèrent entre eux, l’amitié se transformant en amour et en sentiments contradictoires. Iris n’avait jamais bien su comment tout s’était détérioré, et elle n’aimait pas se mêler de ces histoires là, mais elle trouvait bien dommage que le Trio Infernal n’avait pas fini Poudlard ensemble, aussi unis qu’au début. Enfin, ils finirent par quitter l’école en cours d’année chacun leur tour, et Iris se dit que quelque part, ce n’était pas un hasard. Mais encore une fois, ce n’était pas ses affaires, du moins pas dans l’immédiat : elle devait d’abord gérer l’affaire du gâteau au chocolat d’Alex.

Celui-ci se rapprochait et Iris reculait, doucement, avec une habilité impressionnante : elle ne lâchait ni Maddy, ni le gâteau au chocolat. Ses années de Quidditch en tant que poursuiveuse lui avait appris à maintenir sa prise et à garder un sacré équilibre – comme quoi Poudlard était formateur de A à Z. Elle n’était pas dans une situation confortable étant désarmée, mais elle ne comptait pas lâcher maintenant : elle voulait torturer Alex cinq minutes encore. Elle fut rassurée quand celui-ci ne se jeta pas sur la part de Maddy – aurait-il était capable de voler ça à un enfant ? Elle ne saurait le dire, mais ils évitèrent une crise non souhaitée. Iris n’était pas décidée à lui laisser Maddy, qui constituait sa seule protection dans l’immédiat : elle secouait la tête avec un sourire.

« Tu crois que je vais te laisser ma fille comme ça ? Tu serais bien capable de la prendre en otage pour récupérer ta part de gâteau ! » lança-t-elle avec un air espiègle.

Iris, qui ne connaissait pas encore les lieux par cœur, géra mal l’espace et se retrouva bien vite contre le mur, piégée : Alex approchait, et elle n’avait aucun échappatoire. Il lui demandait toujours de lâcher Maddy, qui continuait de mâcher ses derniers morceaux de gâteaux, lorgnant sur la part d’Alex. Ce petit jeu amusait Iris plus qu’autre chose : elle avait eu sa vengeance rien qu’avec la tête qu’il avait fait lorsque le gâteau s’était éloigné de lui, et qu’il avait pris conscience de ce qui était en train de se passer. Continuer à le faire miroiter était une satisfaction personnelle qu’elle était sûre de payer à un moment donner, mais c’était quand même bon d’en profiter. Enfin, elle n’avait pas très envie d’en venir à se battre en duel avec lui – bien qu’elle était persuadée de gagner – et alors qu’elle allait se résigner, Maddy finit par avoir son mot à dire dans l’histoire : trop occupée à faire attention aux gestes d’Alex, elle vit à peine la petite tendre sa main pour piocher dans l’assiette du jeune homme. Ce ne fut que lorsqu’elle s’écria « Encore ! Trop bon ! » qu’Iris réalisa ce que sa fille venait de faire, et de peut être signer son arrêt de mort. Elle ouvrit la bouche en grand, ne s’étant pas forcément attendue à ce que la petite puisse être capable d’engloutir sa part puis avoir envie de plus. Iris finit par éclater de rire.

« Je crois que ta part fait une envieuse » commença-t-elle en éloignant l’assiette de la portée de Maddy, autant que possible en tout cas. « Va falloir que tu me supplies pour que je te la rende, ou sinon Maddy va tout manger. »

Iris lui adressa un regard presque désolée : elle savait que Maddy serait incapable de manger les trois quarts du gâteau qu’Alex s’était gardé pour lui, mais ça l’amusait qu’il le croit. Et voir Alex la supplier, ça n’avait pas de prix. Encore faudrait-il qu’il le fasse.
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Dim 11 Jan - 13:24
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Serais-je capable de supplier cette traitresse d’Iris qui avait refourgué MA part à sa fille ? J’étais prêt à partager beaucoup de choses avec ma meilleure amie mais le chocolat… je n’étais pas sûr d’y arriver. Même pour Maddy. Avoir un enfant dans sa vie impliquait des concessions et même si Maddy n’était pas ma fille, je la traitais comme ma propre filleule, ce qui n’était d’ailleurs non plus le cas. Quoi qu’il en soit, donner ma part était tout simplement inconcevable. J’avais mûri depuis mon départ à Poudlard mais pas assez pour certaines choses. J’étais prêt à aller porter plainte à la brigade magique pour violation de mes droits à avoir MA part ! D’un regard penaud plein de détresses, je regardais cette pauvre part commencer à faire une autre envieuse. Vous connaissez ce petit bougement de lèvres tristes et ce regard de coyote battu ? Oui oui j’étais en train de faire mon cinéma moldu pour cette pauvre part de gâteau ce qui avait pour l’effet de faire rire Iris. Nous en avions besoin tous les deux. Les temps n’étaient pas faciles et la perte de ma fiancée était encore ancrée en moi malgré les mois écoulés. Je profitais de ce moment entre nous trois pour alléger ce cœur qui avait besoin d’être panser. Et bien évidemment je finis par lui dire :

« Iris… Ai pitié de ce pauvre homme en face de toi en détresse et en manque de chocolat… »

Ce n’était pas encore une supplique mais ça s’en rapprochait. Ça suffit à Iris de craquer et me donner ma part. Maddy commença pourtant une colère en voyant toute la part me revenir. Dépité, pour la calmer, je dus céder à lui donner un morceau qui ressemblait presque à une miette dû à mon égoïsme. Malheureusement, on ne me refera pas. Je pus alors manger ma part de chocolat avec Iris qui prit la sienne.

Cette journée était certes riche en émotions mais on savait tous les deux que ça ne serait que la première. Dans nos regards silencieux, lors de ce gouter, c’était comme une promesse qu’on se faisait de vivre pleinement en profitant au maximum des cadeaux que la vie nous offrait. Oui, au fond, avec Iris à mes côtés, c’était un chemin vers le deuil qui serait plus facile à surmonter… Sans elle, qui aurait pu prédire quelle bêtise aurais-je pu finir par faire ? Mais surtout, c’était un nouveau départ qui nous promettait tellement de points positifs dans une vie bien plus difficile qu’on n’aurait pu l’imaginer quand nous étions encore enfant.


THE END

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