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Fly Away [Iris & Alex]

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Dim 11 Jan - 14:19
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Iris & Alex
Mystère et boule de gomme

« Bonsoir ma petite feeeeeemme !!! » dis-je hilare !

Non je n’avais pas bu. Non je ne m’étais pas cogné la tête. Non je n’avais pas encore perdu la mémoire. Non je n’avais pas été torturé des heures pour devenir fou. Non j’étais bien sain d’esprit – ou du moins comme le voudrait un Black… – en franchissant la porte de mon appartement avec Maddy dans un bras et un sac de courses dans l’autre.

J’avais dépanné Iris en passant chercher Maddy à la garderie. Avant de rentrer, nous avions fait quelques courses et finalement je m’étais éternisé en croisant un collègue. J’avais bien évidemment prévenu Iris dans un message, de ne pas s’inquiéter. J’avais tenté de l’initier au téléphone portable moldu depuis que nous vivions ensemble. C’était bien pratique ces petits sms pour communiquer devant les moldus à distances sans avoir recours à la magie. J’ignorais si Iris s’en servait beaucoup en dehors de moi mais il avait bien fallu s’y faire à cause de mon travail moldu. Nous ne pouvions communiquer par magie alors que j’étais au garage entouré de moldu…

Quoi qu’il en fût, quand elle arriva vers moi, surement surprise d’un tel comportement, Maddy lui tendit un bouquet de fleur sous mon amusement.

« Pou’ Maman ! » dit-elle vivement.

Je laissais Iris récupérer le bouquet et la petite. Je vis bien dans mon regard se demander ce qu’il m’avait encore pris par la tête. Alors que je me retrouvais le bras déchargé de la petite, j’en profitais pour emmener le sac de courses dans un grand mystère pour en sortir une bouteille de champagne, et quelques aliments pour très certainement un repas pour ce soir. Vais-je enfin dire ce qu’il me prenait ? Son regard semblait peut-être insistant et je ne pus m’empêcher de rigoler. En rangeant les aliments dans le frigo, je lui expliquais alors :

« On est parti à l’épicerie pour chercher quelques trucs pour ce soir. Comme on est passé par le rayon des fleurs et que Maddy s’agitait en leur direction en s’écriant « maman ! maman ! », on t’a pris un bouquet. Maddy et moi avons alors croisé un collègue à l’épicerie. Il a cru que c’était ma fille à cause de la blondeur de ses cheveux qui ressemblent un peu aux miens. J’ai voulu lui expliquer mais Maddy taper de ses mains « maman ! » en montrant le bouquet. Du coup il a cru, cependant avec étonnement et je ne sais pas comment je dois le prendre, que j’étais marié. J’ai pu finalement lui expliquer la situation mais le quiproquo était assez drôle et me fait rire encore… » lui dis-je amusé.

Non pas qu’être marié à Iris soit désagréable mais j’avais heureusement passé ce cap de tomber dans le panneau de confondre mes sentiments. Si j’avais invité Iris à vivre avec moi il y a quelques mois c’est parce que je nous savais assez responsable pour ne pas compliquer les choses de cette façon. C’est bien évidemment pour cette raison que je ne pouvais m’empêcher d’en rire, amusé. Je venais de finir de ranger les aliments dans le frigo. Je posais alors les deux avants bras sur le plan de travail de la cuisine ouverte sur le salon, moi d’un côté et Iris de l’autre :

« J’ai acheté du champagne et de quoi faire un bon petit repas pour tous les trois. N’y vois pas une demande en mariage après mon entrée triomphale ! » dis-je amusé. « Je voulais surtout fêter quelque chose avec toi… Hum, je vais cependant peut-être garder le mystère le temps de préparer le repas et que tu puisses faire le bain de la petite grenouille ! »

D’un air énigmatique, je sortais alors les ustensiles pour la cuisine. Oui oui Alexander Black sait cuisiner, arrêtez d’afficher ce sourire septique. Quoi qu’il en fût, décidant d’être muet comme une carpe, comme une tombe, un détraqueur, une citrouille ou un poisson rouge, comme vous voulez, j’avais décidé de ne rien lui dire et pour éviter toute protestation, je lui affirmais alors :

« Plus vite Maddy sera laver, plus vite tu sauras… » dis-je avec un sourire en coin.

Je savais que ce mystère se payerait mais la nouvelle était si importante pour moi que je voulais absolument attendre un peu et faire ça avec classe. Aurais-je gagné au loto ? Aurais-je décroché une place au ministère ? Aurais-je pu m’acheter une nouvelle moto bien plus puissante que celle que je possédais ? Aurais-je gagné un voyage dans un pays chaud ? Aurais-je rencontré quelqu’un ? Aurais-je pu décrocher une équivalence pour valider un certain nombre d’études ? Ça pouvait être n’importe quoi et je me gardais bien de le dévoiler tout de suite ! Mystère et boule de gomme…


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Iris Prescott
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Dim 11 Jan - 23:48
La rentrée approchait à grands pas et déjà, Iris s’était construit un quotidien qui lui plaisait plutôt bien. Elle prenait des cours d’été à l’Université Magique, afin de combler lacunes même si elle n’en avait pas vraiment besoin. Elle voulait néanmoins avoir une idée de ce qu’était l’Université, pour être sûr que cela lui plairait. Elle avait donc inscrit Maddy à une garderie ouverte l’été qui, par chance, se trouvait non loin de l’appartement partagé avec Alexander Black. La collocation se passait d’ailleurs à merveille, chacun trouvant parfaitement sa place. Maddy semblait heureuse également et c’était tout ce qui comptait pour Iris – et ses parents, qui veillaient au grain.

Ce jour là, le cours d’Iris s’éternisa un peu, et elle demanda à Alex s’il pouvait aller chercher Maddy à la garderie. Elle essayait de se débrouiller pour toujours le faire, mais par moment elle n’avait pas le choix. Elle était bien contente de pouvoir avoir l’ancien Gryffondor à ses côtés, qui se révéler être un véritable soutien : sans lui, Iris n’aurait jamais pu vivre seule, de toute façon. Elle avait Maddy, certes, mais ce n’était pas la même chose. Enfin, du coup, Iris rentra plus tard que prévu et, en ouvrant la porte, elle s’attendait à voir Maddy courir vers elle. Anticipant, Iris attendu une petite minute sur le pas de la porte, mais personne n’arriva. Elle s’inquiéta alors, ce retard n’était pas normal : ils auraient dû arriver il y a une bonne heure déjà. Un élan de lucidité la poussa à regarder ce truc bizarre qu’Alex l’avait forcé à prendre : il appelait ça un téléphone portable.

Entrant dans l’appartement, Iris déversa le contenu de son sac à main sur la table basse du salon. Alex lui avait vendu le portable comme étant une invention moldue géniale, dont Iris ne pourrait plus se passer une fois adopté. On pouvait communiquer tout le temps, et c’était plus rapide qu’un hibou et plus discret qu’un patronus chez les moldus. Iris devait admettre qu’effectivement, c’était bien plus rapide, quand on pensait à le regarder. Parce qu’en cours, elle trouvait l’outil un peu bruyant, elle le mettait tout le temps sur silencieux : en gros, si elle recevait un message, ou si quelqu’un l’appelait – ce langage lui était assez inconnu, elle répétait ce qu’Alex lui avait expliqué – le portable ne la préviendrait pas par une petite musique. Or, le gros problème d’Iris c’était qu’elle avait tendance à l’oublier au fond de son sac à main. Elle ne l’utilisait qu’avec Alex, pour lui faire plaisir et du coup, il n’était pas un réflexe. Dans le cas présent, elle se disait que si le jeune homme avait eu un problème, il l’aurait forcément prévenu par ce biais là. Son intuition se révéla réelle, et une fois qu’Iris ouvrit le message – ça, elle avait relativement bien compris comment faire – elle comprit : Alex avait été retardé, et il avait été faire des courses en même temps, après avoir récupéré Maddy. Elle lui répondit, même si c’était un peu tard, qu’elle était rentrée et qu’elle les attendait. Iris avait donc quelques minutes devant elle, bien qu’elle ne sache pas bien quoi faire : elle avait tellement l’habitude d’être entouré maintenant, qu’elle avait bien du mal à prendre du temps rien que pour elle. Par exemple, après avoir rangé son sac à main, s’être débarrassée de ses chaussures et de sa veste, elle commença à ranger les quelques affaires qui traînaient à droite à gauche : des jouets de Maddy, des livres, des affaires d’Alex.

Alex et Maddy ne tardèrent pas à arriver. L’atmosphère de l’appartement changea radicalement. Alex entra en appelant Iris « sa petite femme », ce qu’il lui valut un regard perplexe. Qu’est ce qu’il lui préparait, encore ? Oui, parce qu’Iris commençait à s’habituer aux excentricités de son colocataire et, en général, quand ça commençait comme ça, c’était mauvais signe pour elle.

« Alex ? » dit-elle, sur un ton interrogateur.

Elle s’approcha des deux, afin de serrer Maddy dans ses bras. Ne pas la voir de la journée était dur, même si elle y était habitué à Poudlard. Elle fut néanmoins surprise de voir la petite, un bouquet à la main. Quand la petite le lui tendit, en s’écriant que c’était pour sa mère, Iris eut d’abord un air perplexe, puis s’attendrit, lâchant un « Oooh » de surprise. Elle prit alors Maddy dans ses bras, et le bouquet de ses petites mains.

« Merci ma puce ! »

Iris l’embrassa, et la chatouilla ensuite, ce qui valut une crise de rire de la part de la petite. La jeune femme lança un nouveau regard interrogateur à Alex, afin qu’il s’explique un peu : elle savait pertinemment que ce n’était pas Maddy qui lui avait acheté ce bouquet. Ajouter à ça le fait qu’il l’est appelé « sa petite femme » … Ouais, il manigançait quelque chose. Alors qu’Alex rangeait les courses, Iris asseyait Maddy sur le canapé afin de lui enlever ses chaussures et sa veste. Une fois libre, Maddy se mit à la recherche de ses jouets, et Iris s’accouda au bar pour écouter Alex. Il lui raconta tout ce qui s’était passé, de l’histoire avec son collègue qui pensait que Maddy était la fille d’Alex, qu’Iris était donc sa femme, et tout le quiproquo qui s’en suivit. Il est vrai que Maddy aurait pu être la fille d’Alex, de part la couleur de leurs cheveux. Et puis Iris n’était-elle pas sortie avec Alex à Poudlard, quelques semaines ? Ce temps là était révolu, et Iris considérait le jeune homme comme un ami, son meilleur ami certainement. Elle savait que c’était réciproque, mais la confusion des gens était drôle dans ce sens là. Parce que pour d’autres, avoir même pas dix-huit ans et avoir un bébé sous le bras était une chose inconcevable, immature, irresponsable. Iris devait sans arrêt affronter le regard des autres, à la garderie surtout, mais elle commençait à s’y faire : et au pire, tant qu’elle était heureuse comme ça, elle se fichait complètement de ce que pouvait dire les autres.

Alex lui fit part ensuite de ses plans pour la soirée : champagne, bon repas. Où voulait-il donc en venir, si ce n’était pas une demande en mariage ? Il voulait fêter quelque chose, mais quoi ? C’était une bonne question. Une promotion ? Il ne devrait pas en faire tant. Le pire était à venir puisqu’il comptait garder le secret jusqu’au repas. Iris s’en offusqua, réagissant au quart de tour.

« Alex, non ! T’as pas le droit de me faire ça ! J’ai vécu une terrible journée, et puis, Maddy aime tellement le bain qu’elle veut y rester super longtemps à chaque fois. »

« Oh oui le bain ! » s’écria alors Maddy, abandonnant ce qu’elle était en train de faire pour courir dans la salle de bain, déjà.

Iris prit une moue boudeuse. Evidemment, elle n’avait pas passé une si terrible journée que ça, mais elle était prête à faire ce mensonge pour amadouer Black. Seulement cette fois, il ne céda pas. Alors, Iris se résigna : si elle n’allait pas dans la salle de bain maintenant, elle n’était pas sûre de tout retrouver en état.

« T’as gagné, cette fois. Le repas a intérêt à être parfait, Black ! »

Elle lui adressa un sourire entendu, et partit rejoindre Maddy, qui sortait déjà ses jouets de bain d’un placard. Après tout, Alex se proposait pour faire le repas et ce n’était pas pour déplaire à Iris, qui pourrait passer un moment agréable avec sa fille. Un homme qui fait la cuisine, ça ne se refuse pas.

Iris revint une bonne heure plus tard, Maddy sous le bras, les cheveux encore humides. Elle n’avait pas voulu écourter le bain de la petite, parce qu’elle savait qu’elle adorait ce moment. Alors, elle avait pris son temps, elle l’avait laissé jouer comme elle l’avait voulu. Iris avait même pris le temps de lui sécher les cheveux à l’aide d’une serviette, un maximum afin qu’elle n’attrape pas froid.

« J’espère que c’est bientôt prêt, on a faim, nous. »
« Faim oui ! »

Iris déposa Maddy à terre, qui se précipita vers Alex pour voir ce qu’il était en train de faire.

« Elle m’a rien dit, en plus. Tu l’as bien conditionné, hein. »

Oui, Iris avait enquêté auprès de sa propre fille pour savoir ce qu’Alex préparait. Mais elle était restée une tombe, refusant catégoriquement de lui dire ce qu’il avait acheté, ou ce qu’il préparait. Iris croisa alors les bras, attendant ce qu’il allait bien trouver à lui dire en retour.
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Mar 13 Jan - 9:11
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Iris & Alex
Ne jamais sous-estimer la dévotion d'une fille...

Je voyais bien que la curiosité d’Iris aimait être piquée et j’en jouais, me vengeant d’une prise en otage de gâteau au chocolat il y a quelques semaines de cela. Je n’étais pas rancunier mais j’avais malheureusement toujours eu une très bonne mémoire, retenant chaque affront pour rappeler au moment où on s’y attend le moins qu’on ne peut se jouer d’Alexander Black sans risques. Je m’amusais alors à la voir se languir tandis qu’elle posait ses coudes sur le comptoir qui séparé la cuisine du salon.

Durant le bain de Maddy, je n’avais pas chômé. J’avais fait en sorte que le repas sente une odeur exquise dans tout l’appartement. Tout était en train de finir de cuire. Ce n’était pourtant pas gagné au début. Je n’étais pas un fin cuisinier. Je me débrouillais certes mais jamais je ne vous aurais préparé un tel repas sans aide. Quand Iris avait quitté le salon, ça avait été une véritable panique. Heureusement, je n’avais pas ramené un poulet vivant mais devant ce cadavre tout emballé de film, j’étais resté septique. J’avais voulu faire un poulet sans savoir comment le cuire. J’avais un four mais je savais à peine m’en servir - seulement pour les gâteaux au chocolat ahah ! -, je vous laissais donc imaginer cette vile panique une fois seul. Je mets le poulet comme ça dans le four ? Ah non je dois d’abord prendre un plat. Mais… je dois enlever le film non ? Et je le mets à combien de degré ? Je dois mettre quelque chose dessus avant ? Bref, j’avais heureusement un téléphone portable et si internet n’était pas encore arrivé chez nous (je me débrouille avec certains outils informatiques mais ne m’en demandez pas trop…), je pouvais cependant toujours appeler un ami pour lui demander de l’aide. Je choisissais donc de contacter Chris qui avait une femme. Il ne me fallut pas longtemps pour lui expliquer mon problème – qui provoqua son fou rire, merci mec de ton soutien – et qu’il me passe sa femme pour qu’elle m’aide. Suivant les indications, je pus réussir mon poulet. Ouf. Une chose de faite. J’avais aussi pu faire des pommes noisette (ça aussi c’était comique à faire cuire…) et enfin des haricots verts pour Maddy si les pommes noisette ne lui plairaient pas. J’avais même pensé à une petite entrée et un dessert – non je n’ai pas fait de gâteau au chocolat… – que j’avais acheté. Bon, ce n’était pas de la grande grande grande cuisine mais j’espérais réussir mon coup. Je n’avais pas l’habitude de cuisiner. Avant Iris, je me contentais de plat tout prêt ou de sauter simplement certains repas. Depuis qu’elle était ici je redécouvrais certains aliments en même temps que Maddy. Bon, j’aidais souvent Iris – en piquant dans les plats ou en jouant les goûteurs pour savoir si c’était bien assaisonné – mais j’avouais être dépassé quand il ne s’agissait pas de faire cuire des pâtes. J’étais cependant le pro des pâtes carbonara, on ne pourrait pas me l’enlever ! Je découvrais cependant un goût pour la cuisine avec Iris que je n’aurai jamais pu imaginer…

Quoi qu’il en fût de toute cette préparation, je n’avais cependant plus qu’à attendre après la cuisson. Je pus ainsi prendre les couverts dans un sourire bien silencieux qui la torturait très certainement. En passant à côté du parc de Maddy, je lui fis un clin d’œil avant de lui dire :

« Je suis fière de toi ! Maman ne sait absolument rien ! » dis-je sous le rire de la petite.

Je posais alors les couverts sur la table. Iris m’avait suivi en prenant les verres et les serviettes. Je voyais bien dans son regard qu’elle n’attendait qu’une chose : que je crache le morceau. J’eus un sourire amusé, il fallait bien le reconnaitre. Alors, me pavanant l’air de rien, repassant à côté d’elle, je déposais un baiser sur son front tel le grand frère avec sa petite sœur avant de lui dire :

« Tout vient à point nommé à qui sait attendre… » dis-je avec ironie.

Je lui demandais alors de prendre Maddy pour l’installer sur sa chaise haute et s’installer. Je revenais ainsi avec un apéritif : jus d’orange pour Maddy et kir moldu pour nous deux. Je déposais alors un petit bol d’olives épicés et une assiette de tartines de thon au fromage que Maddy pourrait manger. Je m’asseyais enfin pour tendre le verre et le tinter avec la gourde de bébé de Maddy et le verre d’Iris. A quoi trinquais-je ? Allais-je maintenir encore ce suspense ? Vous me connaissez…

« Je trinque à une très bonne nouvelle que je viens d’apprendre aujourd’hui… » insinuai-je mystérieux.

Je bus alors dans mon verre une gorgée en fixant Iris d’un air tout à fait amusé. J’étais tout à fait ignoble. Iris allait déchanter et je m’en amusais. Ne pouvais-je pas me permettre de la taquiner un peu ? Je me faisais après tout pardonné par ce repas non ? J’étais malgré tout fier d’avoir réussi ce que je cachais. J’eus alors une idée…

« Hum… Je vais te laisser deviner… » dis-je cruel.

Je piquais alors une olive pour commencer. AU fond, je n’avais qu’une hâte : lui dire mais j’avais malheureusement appris à savoir être patient. Si je n’avais pas envie de lui dire tout de suite, ma détermination était bien trop forte pour me le faire cracher si facilement. Etre de l’ordre avait des bons côtés. Nous étions parfaitement bien entraînés à tenir un secret.

« Alors, à ton avis ? » dis-je fier de moi.

« voiture ! voiture !!! » cria en riant Maddy pour faire taper sa gourde sur la table.

« Maddy ! C’est un secret ! » dis-je outré de voir le soutien de la fille pour sa mère.

Heureusement, avec ce simple mot, Iris ne pourrait peut-être pas si facilement trouver. Enfin je l’espérais. Maddy riait de son affront. Je fus incapable de lui en vouloir à voir son sourire. Elle avait ce qu’il fallait pour faire craquer même le plus dur des hommes. Son regard angélique se posa alors sur moi. Elle mit une main devant sa bouche. Oui… « oups »… Chipie !

« Tu peux dire merci à ta fille qui vient de te donner un indice… » lui avouais-je alors.


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Iris Prescott
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Ven 16 Jan - 20:34
Comme Alex était en train de mettre la table, Iris sortit les verres et les serviettes : elle n’aimait pas ne rien faire, ou plutôt le regarder s’activer sans aider. Elle avait toujours donné un coup de main à sa mère et encore plus depuis qu’il y avait Maddy. Poudlard ne lui avait pas donné de mauvaises habitudes, même si c’était les elfes de maison qui faisaient tout. Il fallait avouer que lâcher prise de temps en temps, ça faisait du bien aussi, et elle appréciait énormément l’initiative d’Alex de faire le repas – bien qu’elle ne comprenne pas pourquoi il s’évertuait à utiliser autant les technologies moldues.

Iris pestait dans son coin, en déposant les trois verres, dépitée par le fait de ne pas avoir pu soudoyer sa fille. Alex, lui, en était fier : faire garder un secret par un enfant de deux ans c’était parfois très compliqué, même si celui-ci ne parlait pas à la perfection. Sans qu’elle s’y attende, il lui déposa un baiser sur son front, et Iris le regarda s’éloigner avec un air encore plus perplexe. Allait-il vraiment bien ? Heureusement pour lui, elle était patiente de nature et comme elle s’attendait à tout et n’importe quoi avec lui, elle se disait qu’il valait mieux qu’il lui annonce devant un bon repas qu’en franchissant la porte de l’appartement. Il soignait les circonstances, ce n’était pas plus mal, mais ça inquiétait Iris dans un sens : qu’est ce qui nécessitait un repas tout préparé ? Etait-ce vraiment si horrible à avaler ? Il fallait qu’elle patiente encore un peu.

Comme il était enfin temps de passer à table, Iris prit Maddy pour l’installer dans sa chaise haute en lui posant un bavoir : hors de question qu’elle salisse ses vêtements alors qu’elle venait de sortir du bain. Iris préférait prévoir : autant Maddy pouvait manger proprement, autant elle pouvait faire de terribles dégâts. Iris s’asseya alors à côté d’elle, tandis qu’Alex préparait on ne sait quoi encore. Il revint avec des boissons, pour eux trois. Iris, peu familière aux alcools moldus, inspecta quelques secondes son verre, en le prenant dans sa main et en sentant la boisson. Jusque là, Alex ne l’avait pas empoisonné : elle pouvait lui faire confiance encore une fois. Ils trinquèrent et Iris en but une petite gorgée, constatant encore une fois que ce n’était pas si mauvais.

« Alex, tu sais que tu n’as pas besoin d’être si … Théâtral, non ? »

Iris lui adressa un petit sourire, mais elle était sincère : cette manière d’essayer de broder pour la faire miroiter toujours un peu plus l’énervait quelque peu. Et puis, il finit par lui dire qu’il la laissait deviner. La jeune femme lui lança un regard outré, en ouvrant la bouche. Il n’allait quand même pas lui faire ça ! Pas alors qu’elle était toujours là pour lui, pas alors qu’elle était sa colocataire préféré ! Eh ben si, il avait osé. Iris était le genre de personne qui n’aimait pas vraiment les surprises – elle en avait eu de trop mauvaises dans sa vie – et encore moins les devinettes. Elle était persuadée qu’avec ce petit jeu, on espérait toujours mieux, toujours plus grand, et qu’on était toujours déçu au final. Iris finit par soupira et prendre un air boudeur en croisant les bras contre sa poitrine.

« Mais non ! Tu peux pas me faire ça. Je déteste les devinettes ! Tu m’aimes plus ou quoi ? »

Autant rentrer dans son jeu un petit peu. Pour elle, lui faire deviner était pire qu’une trahison : il n’avait pas le droit de la faire attendre comme ça, et d’apprécier ça en plus. Parce qu’Iris était persuadée que la situation l’amusait : peut être se vengeait-il de la part de gâteau dont elle l’avait privé quelques instants ? En tout cas, il était très rancunier pour une histoire de chocolat, ce qui impressionnait un peu Iris. La prochaine fois, elle réfléchirait à deux fois avant de le priver de chocolat, ou toutes autres sucreries. Des fois, elle se demandait s’il n’y avait pas deux enfants dans cet appartement ! Mais ce n’était pas pour lui déplaire, au contraire. Elle avait besoin d’un peu d’insouciance dans sa vie, elle qui était devenue si sérieuse ! A Poudlard, il y avait toujours eu Kaysa pour essayer de la faire sortir de son coin. C’était bien d’avoir toujours quelqu’un pour jouer ce rôle, puisque Kaysa était un peu aux abonnés absents ces temps-ci. Enfin, elle n’était pas la seule fautive : Iris ne lui répondait plus vraiment à ces hiboux, se tenant à distance, au cas où elle se déciderait à repartir comme elle l’avait fait. Au final, Iris était un peu rancunière, elle aussi.

Iris refusait de jouer : elle voulait la réponse tout de suite, sans donner de propositions. Alex insista alors, et ce fut Maddy qui répondit, en lui donnant un indice. Ah ! Heureusement que sa fille était là ! Iris lui adressa un grand sourire, en lui disant merci. Elle se tourna alors vers Alex, une idée lui vint alors – bien qu’elle lui semblait improbable.

« T’as acheté une voiture ? » commença-t-elle, choquée « Mais, tu as oublié qu’on était sorcier et qu’on n’en avait pas besoin, ou … ? »

Avec un regard entendu, Iris fit une petite pause. Elle était d’accord pour se familiariser aux outils moldus, s’il le fallait vraiment : Alex s’amusait tellement à lui faire tout tester qu’elle était d’accord, juste pour lui faire plaisir. Or, conduire une voiture, c’était autre chose, et elle poserait son droit de véto. Transplaner, c’était beaucoup plus pratique, beaucoup moins encombrant, et beaucoup moins couteux, de ce qu’elle avait pu comprendre.

« A moins que ce soit en rapport avec le garage, en fait. »

Oui, parce qu’elle avait conscience que Maddy ne comprenait pas tout, par son âge, et que le mot voiture était peut être en rapport avec le travail d’Alex.

« Tu as une promotion ? »

Si c’était ça, Iris en serait ravie pour Alex. Il le méritait, lui qui passait tellement de temps là-bas ! Mais elle ne comprenait pas le rapport avec le fait de la considérer comme sa femme. D’ici à ce qu’il n’y ait aucun rapport, Iris s’y attendait, ceci dit.
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Sam 17 Jan - 17:04
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Iris & Alex
Bonne nouvelle !

Soyons honnête… Je prenais un malin plaisir à la torturer. Je savais très bien qu’elle détestait ça mais c’était plus fort que moi. Je la connaissais aujourd’hui depuis si longtemps. Je savais ce qu’elle aimait, ce qu’elle détestait, la façon dont elle pouvait réagir quand elle n’était pas d’accord et ses petites mimiques parfois suivant les situations. Je ne dirais pas passer mon temps à l’observer, loin de là. Seulement quand on connait une personne depuis longtemps et qu’on tient à elle, l’âme, sans forcément s’en rendre compte, imprime l’autre au fond de soi. Je peux ainsi vous dire que si je la fais trop miroiter, elle va finir par perdre patience. Iris n’était pas le genre de personne très effrayante et pourtant je ne m’assurais pas ses colères. Ne cesse-t-on de répéter : se méfier de l’eau qui dort ?

Je pensais cependant me racheter avec ce petit plat. En vérité mon cinéma n’était pas si complexe à comprendre. Depuis qu’Iris était à la maison, j’avais la sensation d’en faire le moins possible. Pas par manque de volontés mais parce qu’il était bien trop facile de se reposer sur quelqu’un sans même s’en rendre compte. Iris faisait beaucoup de choses : ses cours, Maddy, le ménage, les repas, les lessives, etc. Bon la magie aidait beaucoup mais nous n’avions d’elfe de maison et forcément, il fallait donc penser à le faire nous-même. On faisait cependant souvent les choses à deux.

Mais soyons honnête : Iris avait aussi un art pour la cuisine sorcière et ce n’était pas tombé dans la vue d’un aveugle si vous voyez ce que je veux dire… A poudlard, j’avais eu l’habitude des elfes de maison. Même chez moi, ma mère n’avait pas le temps de tout faire avec son travail. Nous avions donc tout autant à faire à la présence d’un elfe de maison et de beaucoup de magies. Quand je me suis retrouvé tout seul, il a fallu certes apprendre mais la magie n’avait jamais été mon truc pour la cuisine. Je m’y étais bien testé mais autant je pouvais être doué pour beaucoup de choses, je ne tenais pas à remanger cette bouillie puante sortie tout droit de ma baguette par un sort de cuisine complètement raté. Puis il y eut Joanne, ce qui me permit de me reposer sur elle. Et enfin mon voyage aux Amériques. Vivant en collocation avec un moldu, la magie m’avait été très rapidement proscrite. Il avait dû falloir faire avec. J’apprenais vite et finalement j’étais bien plus doué à la cuisine moldu qu’à la cuisine sorcière. La technologie me parlait. J’aimais tout ce qui était de l’ordre de la mécanique et de l’électronique. Aujourd’hui, les voitures n’étaient pas seulement faites d’un fonctionnement à roulement et autre. Il y avait des ordinateurs de bords, des circuits, tout ce qui peut arracher les cheveux d’un sorcier. Aujourd’hui j’avouais m’en sortir bien mieux avec un téléphone portable qu’avec certains sorts. Vivre chez les moldus avait ses inconvénients mais aussi ses avantages. Au fond, étrangement quand on repense à mon univers par naissance, je préférais aujourd’hui me servir bien moins de la magie. Cependant si tout ça formait une bonne raison, elle n’était pas la seule. La magie pouvait tuer. Les armes aussi vous me direz pour chez les moldus mais un sort anodin peut très vite mal tourner. Je n’aime pas me servir de la magie parce que je sais le danger qu’elle implique. J’avais vu mourir ma copine sous mes yeux à cause de la magie. Je n’en parlais pas souvent à Iris mais s’il y avait bien un truc dont je faisais attention moi-même c’était quand je me servais de la magie en présence de la petite. Je ne laissais d’ailleurs jamais ma baguette trainée. J’avais bien trop peur d’un drame. La perte d’un être cher vous change et c’était exactement ce qui faisait qu’aujourd’hui, peut-être avec plus d’efforts certes, je préférais cependant m’atteler comme un moldu. Et puis c’était tellement drôle de voir Iris découvrir ce monde.

Elle avait cependant de la chance d’avoir sa fille pour l’aider dans la tache de découvrir ce qu’on allait bien pouvoir fêter comme ça. Elle trouva presque. Merci Maddy… Je n’en voulais pourtant pas à la petite (elle était jeune après tout). Je buvais alors tranquillement une gorgée avec un sourire en coin :

« Pas tout à fait… Disons que l’homme que tu as en face de toi va retourner un temps en cours ! Je m’explique… On m’a proposé une formation moldue pour progresser dans mon métier. Je sais réparer un bon nombre de voitures mais pour ce qui est de gérer un garage, c’est tout autre chose. Or, j’aimerai pouvoir plus tard en ouvrir un. Je commence une formation pour ça dans deux semaines ! » dis-je vraiment content.

Ça semblerait peut-être banal pour beaucoup mais pour moi c’était une occasion en or. Ça me permettait d’évoluer dans mon travail et surtout de tourner une nouvelle page et de continuer à vivre malgré la perte de Joanne ou la disparition de mon père. J’avançais et avoir une bonne nouvelle, même infime, en ce moment, était sujet à fête. Je voulais partager mon bonheur avec elle. Je rajoutais cependant avec un sourire amusé :

« Et non je n’achèterai pas de voiture. Ma moto me suffit bien assez. » lui dis-je en rapport à sa première question.

J’attends alors sagement son avis sur la nouvelle que je lui apportais.


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Iris Prescott
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Dim 1 Fév - 18:31
Un large sourire se dessina sur le visage d’Iris alors qu’Alex lui annonçait, enfin, la raison de ce repas. D’abord, elle fut fière d’avoir presque trouvé – bon ok, grâce à Maddy aussi -, elle n’avait pas été bien loin en lui demandant s’il avait eu une promotion. Ensuite, elle était sincèrement ravie pour Alex : il le méritait tellement ! Passer du monde sorcier au monde moldu comme ça, alors qu’il avait toujours grandi chez les sorciers n’avait pas dû être facile pour lui. Outre les problèmes culturels et autres habitudes qu’Iris elle-même avait bien du mal à adopter, Alex avait dû s’éloigner de sa famille, de ses amis, de ce qu’il était au fond. Il avait trouvé un travail typiquement moldu et il arrivait maintenant à s’y épanouir malgré toutes ses épreuves : son départ de Poudlard, la perte de sa petite ami et sûrement pleins d’autres choses qu’il cachait sûrement à Iris pour ne pas qu’elle s’inquiète trop. On lui offrait une opportunité de s’améliorer, de se perfectionner dans son travail et c’était sûrement la preuve ultime qu’il avait trouvé sa place chez les moldus, malgré tout, la preuve que son travail était estimé et reconnu : Iris comprenait mieux cette euphorie. A sa place, elle aurait sûrement réagi pareil. Cette soirée était une manière de fêter l’évènement : Iris espérait juste qu’il puisse fêter ça autrement qu’une soirée pépère dans l’appartement en compagnie d’une mère studieuse et d’un bébé, parce qu’elle estimait que cela ne correspondait pas vraiment à la personnalité de base d’Alex, et qu’il aurait peut être préféré autre chose. L’une de ses peurs était qu’il se lasse de cette nouvelle vie, même si cela ne faisait pas tout à fait deux mois qu’ils avaient installé ce quotidien. Alex avait changé, certes. Mais il restait un jeune homme qui avait tout une vie à se construire, et Iris ne voulait pas le voir gâcher tout ça pour elle, même si la présence du garçon l’aidait à prendre son envol et en assumer toutes les responsabilités, et tous les problèmes qui s’en suivaient, comme l’insistance et la persévérance de William, le père de Maddy, à voir sa fille, à la connaître. Iris ne craignait qu’une chose : de le rencontrer dans un lieu tel que l’université, ou dans la rue, près de la crèche de Maddy, par exemple. Elle ne saurait pas comment réagir, pas encore. Recevoir des lettres était une chose ; être confronté à la réalité en était une autre.

Pour ce soir, ce n’était cependant pas le principal sujet, et il était temps de féliciter Alex comme il se doit. D’ailleurs, si elle avait su ça plus tôt, elle aurait pu lui faire un gâteau au chocolat, lui qui les affectionnait tant. Ou elle aurait pu se charger du repas, même si la surprise n’aurait sûrement pas été complète dans la tête d’Alex : de son point de vue, cela aurait été plutôt à elle de lui préparer quelque chose pour mieux le féliciter et ce, même si elle s’occupait de la majorité des repas en temps normal. Enfin, elle appréciait le geste : Alex était tellement généreux ! Il faudrait juste qu’il ne se fasse plus avoir à l’avenir.

« Oh Alex ! C’est fantastique ! Je … J’ai pas de mots tellement c’est une bonne nouvelle pour toi. » Iris se leva alors et s’approcha de lui pour le serrer dans ses bras : une manière anodine de le féliciter. « Je suis tellement contente pour toi, félicitations ! Ca montre que ton travail est reconnu et apprécié, c’est un très bon point. Une grande opportunité, surtout si ton objectif est d’ouvrir ton propre garage dans l’avenir. »

Un autre point qui montrait qu’Alex avait mûri depuis Poudlard : il préparait des plans tangibles, raisonnables et réalisables pour l’avenir, du côté moldu qui plus est. Il était rare de voir des sorciers se lançaient dans une carrière moldu après Poudlard, sans avoir tenté autre chose avant, à moins d’y avoir une fille dans le lot. Iris savait que ce n’était pas le cas, et qu’il s’agissait surtout d’une vocation, et d’une manière pour lui de tourner la page.

Iris se rassit alors, et Alex lui dit alors qu’il n’achètera pas de voiture. Il avait une moto, c’était vrai, et c’était déjà bien suffisant pour Iris : cet engin ne la rassurait pas vraiment, c’était surtout très dangereux de son point de vue. Elle trouvait que les méthodes de transport moldus manquaient cruellement d’originalité, et d’efficacité.

« J’espère bien. Compte pas sur moi pour apprendre à rouler de toute façon. »

Iris lui adressa un large sourire amusé. C’était la vérité : c’était carrément inutile de se fatiguer à apprendre quelque chose dont elle ne se servirait pas.

« Retourner sur les bancs de l’école ne te fait pas peur ceci-dit ? Je pourrais sûrement pas t’aider si tu as des examens ou autres, en plus. Ca va durer longtemps ? »

A Poudlard, Iris était de celle qui filait volontiers ses devoirs aux autres pour qu’ils s’en inspirent, ou donner des cours de soutien au plus jeune pour qu’ils progressent plus vite. C’était d’ailleurs pour ça qu’elle voulait devenir enseignante aujourd’hui. Poudlard avait crée en elle une vocation, vocation dans laquelle elle s’en sortait plutôt bien.
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Mar 10 Fév - 10:06
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Iris & Alex
Et la suite du repas arrive !

Sans nul doute que j’étais fier de lui annoncer la proposition qu’on venait de me faire. J’étais heureux de voir que mon patron me laissait la chance d’évoluer vers un niveau supérieur. J’adorais faire de la mécanique mais mon rêve était d’avoir mon propre garage et le gérer. Je m’épanouirais d’autant mieux en tant que chef d’entreprise. J’aimais apprendre mais j’avais aussi un goût pour diriger et bien plus pour former moi-même. Je ne disais cependant pas m’y voir déjà. J’avais juste hâte de m’épanouir un peu plus dans ce métier, aussi moldu pouvait-il être. Iris s’enchantait en tout cas autant que moi et j’étais heureux de partager cela avec elle. Elle apportait de la pommade depuis la disparition de Joanne. Je ne saurais ce que je ferais sans elle. La vie n’avait pas été toujours facile. Nina devait gérer ses lunes et elle se rapprochait de Leo si bien qu’elle était moins présente. Je pouvais toujours lui parler mais depuis la dissolution du trio infernal à Poudlard, ce n’était plus pareil et chacun avait fini par faire sa vie de son côté. Je ne parlais même pas de Kaysa qui eut toute mon amitié, mes sentiments et plus encore. Si je trouvais déjà ma relation avec Nina d’une certaine complexité, je ne voulais même plus me poser des questions pour ce qui en était de la jeune Potter. Je serai bon pour Sainte Mangouste, direction le secteur psychiatrie. Notre relation était à s’en arracher les cheveux. Je ne la comprenais pas moi-même. Ce qui me rassurait cependant c’est qu’avec tout ce qu’on avait vécu, on était quand même capable de se parler comme des adultes responsables quand on se croisait. Enfin, là n’est pas la question de mes relations diverses et variées avec mes amies, ex, cousines, etc…

Iris me prit dans ses bras, plus qu’heureuse pour moi et j’en profitais pour lui rendre l’appareil, trop heureux de la nouvelle que j’apportais. C’est vrai quoi ! C’est comme une promotion ! J’en trépignais comme un gosse à qui on venait d’apprendre qu’il allait pouvoir faire un séjour dans le plus grand parc d’attraction.

« Je suis tellement contente pour toi, félicitations ! Ça montre que ton travail est reconnu et apprécié, c’est un très bon point. Une grande opportunité, surtout si ton objectif est d’ouvrir ton propre garage dans l’avenir. » me dit-elle.

« Je confirme ! C’est une aubaine ! » dis-je en la relâchant.

Elle se rassit alors et je la rassurais en affirmant ne pas vouloir acheter de voiture. Si j’avais une moto ce n’était pas pour me déplacer – bon si mais pas en priorité – mais bien par plaisir de la vitesse et l’adrénaline que me produisait cet engin. Ce goût pouvait cependant faire peur. Combien de mes collègues m’avaient assuré que je finirais par me tuer sur les routes. Ce qu’il ne savait pas c’est qu’avant de faire le con sur la route, j’avais appris à transplaner juste à temps avant de tomber avec de vieilles bécanes. Certes on n’était pas à l’abri que je n’eusse pas le temps mais j’avais pris mes dispositions pour éviter la mort au maximum. Je ne voudrais pas que la moitié de mes proches ait l’idée de vouloir me ressusciter par la suite pour mieux me tuer d’avoir osé mourir aussi bêtement.

« J’espère bien. Compte pas sur moi pour apprendre à rouler de toute façon. » me dit-elle en réponse à mon refus d’acheter une voiture.

J’eus un rire léger. Même contre tout l’or du monde je ne confirais pas un volant entre les mains d’Iris. Cela n’avait rien de macho mais je ne la voyais pas faire face à toutes ces commandes. Oui avec le temps elle pourrait apprendre mais j’entends tellement mes collègues me dire « femme au volant, mort au tournant » que c’était resté encré. Pour ne pas la vexer, je ne formulais cependant pas le fond de ma pensée. Qu’elle n’aime les voitures m’arrangeaient. Elle se débrouillait merveilleusement mieux avec un transplanage simple et maitrisé et moi j’en étais rassuré. Je serais par contre bien tenté un jour de lui faire faire de la moto dans mon dos pour qu’elle comprenne le plaisir de cet adrénaline… C’était à méditer.

« Retourner sur les bancs de l’école ne te fait pas peur ceci-dit ? Je ne pourrais sûrement pas t’aider si tu as des examens ou autres, en plus. Ca va durer longtemps ? » me demanda-t-elle.

« Ah ça… Seulement c’est un passage obligé dans le monde moldu. Ils appellent ça de l’alternance. En gros, je serais moins bien payé et je m’ennuierais en cours pour ne pas changer. Seulement ce n’est que l’histoire d’un an en formation accélérée pour me faire atteindre le poste d’adjoint. Je vais donc passé six mois en cours pour valider ma formation théorique pour adulte et je complèterais le diplôme dans le garage pour la partie pratique six mois aussi. Au bout d’un an j’ai donc un diplôme qui me rend apte au poste. Seulement je ne fais pas six mois de théorie, puis six mois de pratique. En fait j’aurai cours le lundi et mardi et me retrouverais au garage le reste du temps avec deux jours de repos par semaines comme je fais déjà. Ce qui explique que ça dure un an en totalité. Je ne sais pas si j’étais très clair… J’ai eu moi-même du mal à comprendre ce fonctionnement moldu assez étrange. Enfin l’important c’est que j’ai mon diplôme validé par l’éducation nationale moldue ! Après je passe adjoint, je mets de côté et dans quelques années, si tout se passe bien, je serais propriétaire de mon propre garage ! » lui dis-je fier.

Bon ok… Je commençais tout de même à bien m’y voir. Tout ce qu’il fallait c’était avoir ce diplôme. Je savais que par goût pour ce métier, je m’en donnerais les moyens. J’étais capable d’être excellent à Poudlard quand je m’intéressais. Mon gros défaut est qu’il faut encore que je m’en intéresse. Malheureusement, pas motivé, je n’arrivais à rien. C’est ainsi que les cartons pouvaient être visible en botanique. Je n’aimais pas ça, que voulez-vous. Je n’ai jamais été un botaniste en herbe et combien de fois j’ai dû supplier Iris de m’aider à faire mon devoir en tentant de l’arnaquer pour qu’elle le fasse entièrement… Là, je ne pourrais que compter sur moi mais j’étais motivé.

« Et puis tu ne seras plus la seule à travailler tes cours sur la table du salon. » dis-je enjoué. « Promis, je ne tenterai pas de te déstabiliser comme dans le passé… » dis-je finalement avec un grand sourire innocent.

Combien de fois elle avait essayé de faire ses devoirs en même temps que moi : un véritable échec. Je ne tenais jamais en place plus de dix minutes. Que voulez-vous, j’étais un hyperactif de naissance. Bref. Buvant un peu de notre apéritif, nous attaquions les petites choses à grignoter avant que je lui présente enfin mon plat ! C’était modeste : Poulet, pommes noisettes et haricots verts et j’espérais que ça lui plaise…

« Je te sers ? » lui demandais-je alors.



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Iris Prescott
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Jeu 19 Fév - 19:45
Iris écouta les explications d’Alex sur les études moldus et leur système d’apprentissage. Au fond, cela rejoignait leur formation à eux : ils n’avaient pas le nez dans les bouquins tout le temps, il y avait des temps de pratique. Alors même si ce n’était pas tout à fait la même chose parce qu’ils n’étaient pas payés pour lancer des sorts, Iris arrivait à comprendre le fonctionnement grâce à ce rapprochement. Alors après, les moldus compliquaient toujours tout : visiblement Alex aurait des jours de travail complets et des jours d’études complets. C’était assez spécial, mais le système devait être répandu, testé et approuvé. Donc, fiable. Et puis, au moins Alex aurait toujours une paye fixe, ce qui n’était pas négligeable pour les études : Iris était boursière, et c’était grâce à cela qu’elle pouvait avoir une collocation, s’occuper un peu de sa fille, bien que ses parents la soutiennent toujours financièrement. Elle avait cet avantage d’être fille unique et même si ses parents avaient un revenu modeste, il estimait normal d’aider leur seule fille à mettre toutes les chances de son côté pour se construire un avenir solide en passant par les études supérieures. A la base, il était prévu qu’Iris trouve un boulot après Poudlard, mais au vu des ses excellents résultats d’ASPIC, ses parents lui avaient vigoureusement conseillé de continuer à étudier pour choisir un métier précis et qui lui offrait la possibilité de gagner plus d’argent qu’un simple travail de serveuse, ou un travail administratif au Ministère. Quand Iris choisit la branche de l’enseignement, en passant d’abord par un cursus de Magie Avancée, l’un des plus soutenus de l’Université Magique, ils avaient approuvé son choix même si un métier plus prestigieux comme Auror aurait été tout aussi bien. Mais il fallait penser également à la petite Madeleine, qui n’avait pas son père de présent – bien qu’il se soit réveillé. Il fallait qu’Iris soit présente pour sa fille, et qu’elle ne risque pas sa vie tous les jours. Ainsi, même si le rythme d’études de son cursus allait être soutenu, elle n’aurait aucun mal à s’occuper de Maddy avec en plus l’aide d’Alex et de ses parents. D’ici quelques années, elle se dirigerait vers une branche de l’enseignement et pourra postuler au poste de professeur de Sortilèges et Enchantements de Poudlard. C’était son objectif, comme celui d’Alex d’ouvrir son garage. Il y avait peu de chance pour qu’elle change de voie au final, se voyant mal finir au Ministère. Elle avait besoin de ce contact humain, avec les enfants et adolescents. Elle était faite pour ça, et beaucoup confirmaient cette pensée.

Alex avait été un champion quand il s’agissait de distraire tout le monde à Poudlard, Iris s’en souvenait plutôt bien. Avec du recul, tout le temps passé sur des devoirs étaient un peu du temps perdu, surtout au château où il y avait TOUJOURS quelque chose à faire. Cependant, c’était un chemin inévitable, et Iris se demandait bien comment des gens comme Alex arrivait à s’en sortir au final – enfin si, en suppliant les élèves sérieux de faire leur devoirs à leur place. L’ancien Gryffondor avait l’avantage d’être un beau parleur et de nombreuses filles étaient tombées sous son charme - même Iris pour dire. Du coup, quand Iris ne l’aidait pas et qu’il n’était pas décidé à travailler de lui-même (au fond, elle ne doutait pas de ses capacités, mais cela relevait plus d’une flemme aigüe), il devait bien réussir à trouver quelqu’un d’autre. C’était plus drôle qu’autre chose, d’observer les gens se faire avoir alors qu’elle-même était tombée dans le piège auparavant.

« Je t’enfermerai dans ta chambre sans rien manger ni boire, tu n’arriveras pas à me distraire, comme ça » Iris lui adressa un grand sourire « Et peut être même que je planquerai tout le chocolat de l’appart’. »

La jeune femme aimait lui rappeler son addiction et son comportement totalement fou quand on le privait de chocolat : c’était une punition ultime, qui en plus marchait sur Maddy maintenant. Alex l’avait contaminé, alors que la mère n’aimait pas réellement ça. La petite d’ailleurs sembla réagir au mot « chocolat » : elle eut un grand sourire et commença à taper dans ses mains.

« Chocolat, chocolat, chocolat » répétait-elle.

Iris explosa de rire, en espérant que cela ne finirait pas en une obsession chez elle aussi.

« Non Maddy, c’est pas tellement l’heure du chocolat. »

La petite fit une petite moue déçue, sans pour autant partir dans une colère. Elle prit son jus de fruit à la place : elle aurait une dose de sucre de substitution en attendant. Tous les trois finirent leur apéritif, en continuant de grignoter un peu. Iris se freina néanmoins, assez curieuse de pouvoir goûter le plat d’Alex et ainsi pouvoir évaluer ses talents de cuisinier. Il finit par partir chercher le dîner : l’assiette donnait envie en tout cas. Rien n’avait cramé, et il n’avait pas non plus mis le feu à l’appartement. Si Alex doutait des capacités des femmes à conduire une voiture, Iris réagissait de la même manière pour les hommes en cuisine : on ne savait jamais à quoi s’attendre. Néanmoins, elle ne dirait rien si ce n’était pas bon, contrairement à Maddy. Elle, elle n’aurait sûrement pas la délicatesse d’éviter de tout recracher, et de faire comprendre à sa manière que ça ne lui plaisait pas. Iris craignait donc plus la réaction de sa fille que le goût réel du plat d’Alex : il ne faudrait pas qu’il se vexe, quand même.

« Allez, vas-y ! » finit-elle par dire, enjouée, en tendant son assiette.

Elle se préparait déjà à prendre celle de Maddy également, pour pouvoir tout lui couper en petits morceaux, pour que cela soit plus facile pour elle.
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Sam 28 Fév - 12:29
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M’enfermer dans ma chambre sans rien manger ni boire… Je la regardais choqué. Comment pouvait-on osé priver un homme de manger ?! Et si j’ai faim ? N’a-t-elle donc aucune pitié ? Je me mis à sourire cependant à sa proposition pour ne pas la distraire. Honnêtement ? Si j’avais envie de la détourner de ses devoirs, elle savait qu’elle ne pourrait pas travailler. J’avais un art certain pour cela. Et elle pouvait bien planquer tout le chocolat de l’appart’, j’avais un portefeuille et de l’argent pour aller en acheter de nouveau héhé ! A l’évocation du mot « chocolat », Iris réveilla sa fille d’une transe.

« Chocolat, chocolat, chocolat » répétait-elle en nous faisant rire tous les deux.

« Oui ! Chocolat, chocolat, chocolat ! » continuais-je sur le même rythme.

Avec Maddy on se comprenait ! C’est fou comme elle pouvait attraper de mes manies. Après tout, sans l’avoir prévu, j’étais le modèle de la figure masculine pour Maddy. Quel modèle en plus ! Elle ne pouvait pas trouver plus classe, sexy et parfait ! Oui mes chevilles vont bien…

« Non Maddy, c’est pas tellement l’heure du chocolat. »

Maman a parlé. Maddy affiche une moue sur le visage. Un sourire amusé et attendrit par la fille d’Iris apparut sur mon visage. Je ne disais rien mais le dessert allait lui plaire……. Non non ce n’était pas du tout au chocolat voyons… Pas du tout ! Je pus alors servir finalement Iris. Le plat était simple. J’avais faire cuir un poulet, des haricots verts et quelques pommes frites. Iris coupa l’assiette de Maddy. Je m’occupais de la mienne. On mangeait alors tous ensemble tranquillement accompagné du vin pour les adultes et du jus d’orange pour Maddy. C’était jour de fête ! Maddy délaissa quelques haricots verts pour les frites mais mangea tout son poulet. Apparemment ce n’était pas si mauvais. La soirée avança et mon moment préféré arriva : le moment du dessert.

« Et maintenant… » dis-je avec un sourire en coin en regardant Maddy : « Chocolat, chocolat, chocolat ! » dis-je amusé.

La petite se mit à frapper dans ses mains, toute heureuse en chantant avec moi. Je me levais alors pour débarrasser et déposais un bisou sur le front de la petite inconsciemment. Je revenais alors avec trois petits gâteaux fait par une boulangerie du coin. Je connaissais Iris pour son goût moyen pour le chocolat. J’avais alors choisi une tartelette à la framboise en espérant qu’elle aimerait. Pour Maddy et moi on avait pile le même dessert. Maddy ne finirait pas vu la quantité mais ne vous inquiétez pas, je savais déjà où irait la fin de son gâteau… Et bien évidemment avec le gâteau, la petite bouteille de cidre doux qui allait avec !

« Maddy ! » dit la petite en tendant son verre.

Euuuuuuuuuuuuuuuh …….. Non. Alcoolique déjà à son âge ! Vous me direz, ce n’est pas du cidre doux qui allait la tuer mais tout de même ! Remarquez… Elle dormirait bien… Comment ça je deviens ignoble ? Je n’ai jamais dit être l’homme parfait ! Ah si je l’ai dis… Enfin là n’est pas la question.

« Faut demander à maman… » dis-je finalement, ne sachant trop si Iris l’approuverait.

« Mamaaaaaaaaaaaan ! Maddy veut comme Alex ! » demanda la petite à sa mère.

Je servais en attendant Iris et moi, amusé de la façon dont Maddy tentait de faire plier sa mère. Elle avait sorti le grand jeu : regard de coyote battu. Ce n’était pas du tout moi qui lui avais appris, je vous le jure……………………
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Iris Prescott
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Lun 2 Mar - 13:53
Iris fut étonnée par la qualité du repas : même Maddy termina son assiette. Alex était décidément plein de surprises, et peut être qu’elle le pousserait plus souvent à faire la cuisine : après tout, ce n’était pas forcément une tâche qui lui était assignée d’office. Et si Maddy appréciait en plus, elle ne culpabiliserait pas de lui faire manger quelque chose pour qu’Alex ne soit pas vexé. Ce dernier encouragea d’ailleurs la petite et son envie de chocolat : les deux s’étaient bien trouvés. Iris n’allait pas s’en plaindre : leur collocation reposait sur le bien-être de Maddy et si sa fille n’avait pas été aussi bien avec Alex, Iris aurait sûrement mis fin à la collocation immédiatement. Mais comme tous les deux s’entendaient bien, il n’y avait aucun souci à se faire. En même temps, pour ne pas apprécier Alex, il fallait vraiment être spécial. De même pour Maddy : comment ne pas fondre sur sa petite bouille, sur ses boucles blondes et son adorable sourire ? Bon, oui, Iris n’était pas objective concernant sa fille. Mais Alex était de son avis, non ?

Sa plus grande crainte serait quand Maddy considérerait Alex comme un père. Parce qu’à force qu’il vienne la chercher à la crèche, qu’il lui fasse à manger, qu’il s’occupe d’elle, ne va-t-elle pas l’assimiler ainsi ? Cela ne dérangeait pas qu’Alex se comporte comme un père pour Maddy, au fond, même si elle le considérait plus comme un parrain pour la petite. Mais si un jour Alex partait, si un jour il fondait sa propre famille – ce qui allait forcément arriver -, comment réagirait Madeleine ? Elle n’avait pas envie de lire la déception dans le regard de la petite. Et que ferait-elle quand elle se rendrait compte que sa mère et celui qu’elle considère comme son père ne sont pas vraiment un couple, comme pour les autres enfants ? Ne voudrait-elle pas les voir ensembles ? Or, elle ne voyait pas Alex comme une possible histoire possible. Il était un ami très proche, elle serait toujours là pour lui, mais ça s’arrêtait là. Ils avaient mis les choses au clair dès l’instant où ils avaient conclu leur collocation : il fallait rassurer les parents d’Iris et ceux d’Alex, de toute façon. Iris comprenait volontiers que les parents Black craignent que leur fils devienne père trop tôt, en même temps. Après, elle avait conscience qu’une présence masculine était importante pour le développement de Maddy, mais elle ne voudrait pas qu’elle le considère plus qu’un parrain, qu’un ami de leur toute petite famille. En plus, elle était sûre que quand Will apprendrait qu’Alex s’occupait de sa fille, il en serait jaloux. Elle n’osait même pas imaginer ce que ça serait si elle l’appelait un jour papa … Il faudrait mettre les choses au clair très vite, et cela donnait une idée à Iris qui méritait d’être réfléchie encore un peu.

Ils avaient à présent fini leur plat : Iris n’avait déjà plus faim. Il devait sûrement avoir des restes, mais ce n’était pas dramatique. Ils n’auraient pas à cuisiner demain, et pourraient profiter d’une nouvelle soirée sans chercher quoi faire à manger. Alex finit par annoncer le dessert, à sa façon : il encouragea Maddy à le suivre dans un appel au chocolat, comme si celui-ci allait apparaître d’un coup. La jeune femme observa la scène, mi-amusée, mi-blasée : quel influence Alex avait-il sur sa fille ! Il ramena alors trois desserts et Iris apprécia son intention : il n’avait pas pris de gâteau au chocolat pour elle. Avait-il remarqué qu’elle n’en était pas vraiment fan ? Il avait vu juste en tout cas en prenant une tartelette au fruit, à la framboise pour être plus précis, qu’elle appréciait beaucoup plus que leur gâteau au chocolat. Elle coupa d’ailleurs la moitié de celui de Maddy, ne voulant pas que sa fille se rende malade : elle était capable de tout manger pour qu’on la félicite d’avoir fini son assiette. Elle posa alors la part restante dans l’assiette d’Alex, qui se ferait sans doute un plaisir de le manger. Maddy remarqua à peine le manège d’Iris, trop concentrée par Alex et sa nouvelle boisson : du cidre. La fillette tendit son verre, naturellement : elle la regarda d’un air septique, ne voyant pas pourquoi elle voulait ça. L’explication était toute simple : elle désirait boire la même chose que son nouveau modèle. Faire comme les grands, en fait. Alex finit par lui demander, d’une manière détournée, et Maddy en rajouta. Serait-elle une mauvaise mère si elle lui faisait goûter ? Elle regarda la bouteille : c’était du cidre doux. Ca restait de l’alcool, mais un peu moins fort.

« Je suis pas sûre que tu aimes ça, Maddy. »
« Mais je veux comme Alex ! »

Juste pour le plaisir de la voir grimacer – et peut être lui faire réfléchir la prochaine fois qu’elle voudra goûter à ce genre de boisson, Iris céda.

« On va te faire goûter alors. Sers moi, Alex. »

Elle laissa Alexander lui remplir son verre et elle le tendit à Maddy pour l’aider à boire dedans. Elle voulait juste lui faire boire une petite gorgée et ne la laissa pas prendre le verre toute seule. Aussi, une gorgée suffit pour arracher à Maddy une grimace mémorable : c’était peut être trop acide pour elle.

« Aaaah pas bon » cria-t-elle.

Iris éclata de rire devant sa fille qui apprécia de moins en moins le goût qu’elle avait dans la bouche. Elle lui remplit alors son verre de jus de fruit, et le lui tendit pour faire passer le goût.

« Je crois que la prochaine fois, elle en demandera pas. »

Iris sourit à Alex. Ils dégustèrent alors leurs desserts respectifs : c’était peut être le moment pour lui faire part de quelque chose. S’il acceptait, cette soirée resterait sûrement l’une des plus belles de leur collocation. Iris en serait ravie, parce qu’elle saurait que s’il arrivait quelque chose à ses parents et à elle, il y aurait au moins quelqu’un de confiance pour veiller sur Maddy.

« Alex, je voudrais te demander. Tu as le droit de refuser, parce que c’est beaucoup de responsabilités, et peut être que tu n’as pas envie de ça. Mais plus je te vois avec elle, plus je me dis qu’il n’y a que toi pour ce rôle là. »

Elle ne voulait pas se lancer dans un long discours à la base, mais elle aimait bien jouer sur la patience de l’ancien Gryffondor. Et puis, il fallait bien qu’elle s’explique un peu sur pourquoi elle lui demande maintenant, après deux ans.

« Voudrais-tu devenir le parrain officiel de Maddy ? Je n’en ai jamais nommé en deux ans, faute de confiance, mais tu es tellement présent pour elle que je me dis qu’il n’y a que toi pour être son parrain. Il faudrait que je trouve une marraine aussi, mais si elle pouvait déjà avoir un parrain ce serait merveilleux. On sait jamais ce qu’il peut arriver, après tout. »

Avec tout ce qu’il se passait en ce moment, ils n’étaient pas à l’abri d’une catastrophe. Il n’y avait qu’à voir la Coupe du Monde de Quidditch, où les mangemorts avaient débarqué en masse. Iris l’avait lu dans La Gazette du Sorcier : il y avait encore eu des morts, des blessés. Ca aurait pu être elle, ou ses parents, si elle avait accepté les billets d’Harry. Consciente d’avoir ajouté une note un peu déprimante alors que la proposition se voulait être le contraire, Iris rajouta :

« Et puis si elle sait que tu es son parrain, ça lui évitera de nous voir comme un couple. Ca serait vraiment étrange, comme situation. »

Elle afficha un sourire, amusée. Elle aimait rire du regard des autres sur leur collocation, mais elle préférait vraiment que ce soit clair dans l’esprit de Maddy. Et elle espérait vraiment qu’Alex accepte.
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Ven 13 Mar - 16:54
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Si je m’attendais à ça ? Non, pas vraiment. Le silence s’était alors abattu sur nous. Même Maddy, en train de boire son jus de fruit, devait sentir le poids et l’importance de la demande de sa mère. Je n’avais pas perdu mon sourire. J’essayais simplement d’être sûr de bien avoir entendu un instant de peur de paraître trop arrogant en pensant qu’Iris serait prête à me confier sa fille si elle venait, elle et ses parents, à disparaitre. J’avais pourtant bien entendu. La surprise s’afficha alors dans mon regard… Je n’ai jamais cherché à obtenir une telle chose d’Iris. Pour moi elle était ma famille tout comme Maddy. Avoir ou non ce titre ne changeait rien à ma façon de penser. Je m’étais attaché à Maddy plus que je ne pourrais l’expliquer. Je n’avais aucune femme et encore moins d’enfants. Je découvrais pourtant le bonheur d’avoir une petite fille dans sa vie. Maddy était mon rayon de soleil, la seule qui me donnait envie de me redresser et me battre. Qui aurait cru qu’une petite fille de deux ans puisse à ce point me donner de nouveau le goût de revivre là où, me connaissant, on aurait pu imaginer le même résultat grâce à une femme. C’était pourtant ce qui faisait aujourd’hui mon attention pour la petite qui me le rendait bien d’une admiration sans borne. Je n’étais ni idiot, ni aveugle. Je voyais bien Maddy essayer de me copier en tout – ce qui faisait que j’essayais de faire attention à mes actes et mes mots – au point de vouloir boire du cidre elle aussi. Je regardais alors la petite après la proposition d’Iris.

Je n’ignorais pas l’ampleur de sa demande. Accepter serait faire de moi le référent masculin de Maddy tant qu’Iris ne trouve de conjoint digne de ce nom. Bon, certes, je le suis déjà mais ça donnait un poids officiel non négligeable qui pouvait mettre la pression à tout jeune homme encore loin de vouloir se caser et fonder une famille. C’était alors accepter de jouer un rôle dans la vie de cette petite. Prendre la responsabilité d’être présent jusqu’à la fin de sa vie ou de la mienne. Mais au fond, ne le faisais-je déjà pas ? J’étais conscient ne pas être le père de Maddy mais depuis la grossesse d’Iris, j’avais toujours été présent pour mon amie. C’était naturellement qu’elle avait pris une place importante de mon cœur. Loin d’être une amie banale, elle était aujourd’hui ma meilleure amie. Je ne disais pas remplacer Kaysa ou Nina par Iris. C’était encore différent. Seulement aujourd’hui, si je devais me tourner vers quelqu’un, ce ne serait pas vers mes cousines mais vers Iris. C’était comme ça… Jamais Iris ne m’avait lâché depuis le début. Pour ça, je lui devais beaucoup.

Je prenais aussi en compte le problème qui se posait pour Maddy. La petite nous voyait évoluer ensemble, bien s’entendre et la confusion, pour une enfant de cet âge, pouvait être facile. L’idée d’Iris n’était pas mauvaise…

« Iris c’est… » dis-je avant de sourire. « Vous faites toutes les deux parties de ma famille… tout autant que celle du sang. Maddy est comme ma fille. Je l’aime tout comme. Alors… Me proposer de faire partie concrètement de sa vie est un beau cadeau. Oui, j’accepte ! » dis-je vivement.

Je mangeais alors ma part de gâteau. Je ne pouvais pas être plus heureux qu’en cet instant. Maddy me regardait avec ses petits yeux. Elle ne comprenait pas encore tout mais elle savait qu’il venait de se passer quelque chose d’important. Elle mangeait cependant goulument sa part de chocolat. Malgré la plus grosse quantité que la petite, elle n’eut cependant pas le temps de lorgner ma propre part. D’ailleurs quand elle s’y attarda enfin, elle afficha un air surprise en fixant du doigt mon assiette :

« A pu gâteau ? » demanda-t-elle surprise.

« Il est là le gâteau ! » dis-je amusé en montrant mon ventre.

« Là ! » fixa-t-elle mon ventre de son doigt.

« Oui là ! »

« Montre. » me demanda-t-elle.

« Euuuuh… Ce n’est pas possible. C’est dans mon ventre. Tu vois comme toi quand tu as mangé ton gâteau. » lui expliquais-je.

« Là ? » montra-t-elle son ventre. « Maman ! Mon gâteau, comme Alex ! » se tourna-t-elle vers Iris.

Comme Alex… Elle me fit rire. Ah je vous jure ! Je finis alors mon verre de cidre. Le repas arriva à sa fin et il fut temps de débarrasser, débarbouiller Maddy et la mettre au lit. Je laissais Iris s’en occuper pendant que j’enlevais tout de la table. Je fis alors un bisou de bonne nuit à Maddy avant qu’on s’occupe chacun de son côté. Quand Iris revint enfin, j’avais eu le temps de débarrasser la table, ranger le tout et m’occuper de la vaisselle. Oui bon, je n’ai aucun mérite, j’avais utilisé la magie… J’étais alors posé dans le canapé. Je lui fis signe de me rejoindre. Quand elle se posa alors à côté de moi, je pris alors sa main dans la mienne :

« Je crois que cette soirée va rester dans nos mémoires… » dis-je en caressant amicalement le dos de sa main avec attention.

J’étais heureux de les avoir dans ma vie. Je ne le dirais peut-être jamais assez. Je repensais cependant à ce qu’elle m’avait dit en dernier lieu pour me convaincre d’accepter sur le fait que Maddy puisse confondre notre relation avec celle d’un couple.

« J’aimerai qu’on parle de certaines choses tous les deux. » dis-je en lui lâchant finalement la main pour m’ébouriffer les cheveux.

Je faisais ça à chaque fois que j’allais aborder un sujet délicat selon moi sans trop savoir comment amener la chose. J’avais alors le regard ailleurs, comme semblant réfléchir à comment débuter le sujet. Non pas qu’il était difficile à amorcer mais je ne voulais pas la vexer.

« J’aimerai que… tous les deux… on… » continuai-je de réfléchir en même temps. « Je ne t’oblige en rien à mon tour… je sais que c’est assez délicat mais… je tiens vraiment à toi… tous les deux ça fonctionne… Maddy est comme ma fille et… »

oh la la je m’embrouillais totalement dans mes propos pour tenter de lui faire comprendre le fond de ma pensée. Je souriais moins sûr de moi. Ce n’était pas courant de me voir ainsi. Elle aurait de quoi me charrier dans un avenir proche. Bon allez, Alex, lance-toi ! Tu ne sauras jamais son avis si tu ne lui demandes pas !

« J’aimerai vous mettre toutes les deux sur mon testament. Je n’ai ni femme ni enfant et je ne sais si ça arrivera un jour. Peut-être ne vivrais-je pas assez longtemps pour assurer mon rôle de parrain. Si tu veux me voir parrain de ta fille, laisse-moi faire au moins ça pour vous couvrir même après la mort. Ma sœur a son propre héritage, mes parents ont fait en sorte qu’on ait chacun sa petite fortune à la sortie de Poudlard. Si je viens à disparaitre, je veux alors que mon propre héritage vous serve au moins pour mieux vivre. Sous terre, je n’en aurais plu aucune utilité. Je veux le meilleur pour toutes les deux. Je sais que c’est délicat mais ça me semble naturel. Seulement pour ça, j’ai besoin de ton accord parce qu’il va falloir qu’on aille tous les deux à Gringotts signer les parchemins nécessaire. » concluai-je.

Voilà. Je venais lui exprimer le fond de ma pensée. Je n’avais alors plus qu’à attendre sa réaction, modeste, la connaissant mais nécessairement positive si elle voulait me voir assumer mon rôle de parrain complètement. Oui je sais, c’était traitre de faire un tel chantage mais pouvait-elle m’en vouloir de vouloir la préserver là où j’en avais été incapable pour Joanne … ? Je me refusais un second échec. Je reprenais alors sa main avec espoir...
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Iris Prescott
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Lun 16 Mar - 23:46
Le silence qui s’installa à la suite de la demande d’Iris ne la dérangea pas et elle ne trouva même pas cela pesant : c’était normal qu’Alex réfléchisse deux minutes à tout ce que cela incluait. Iris ne l’avait pas choisi par hasard, elle en avait même parlé à ses parents qui, après réflexions, avaient trouvé que c’était une bonne idée – en grande partie pour clarifier les choses pour la petite. Et puis, ils appréciaient Alexander : ils s’étaient rendus compte que c’était quelqu’un de sérieux malgré son passé à Poudlard et que leur fille, et petite fille, étaient entre de bonnes mains. Au vu du nombre de fois où il avait rendu service à Iris en allant récupérer Maddy à la crèche, sans que cela ne le dérange, ils s’étaient rendus à l’évidence que la collocation n’était en aucun cas intéressée. Iris tourna la tête vers Maddy, machinalement : elle s’était arrêté de boire et fronçait légèrement les sourcils, comme si le silence la perturbait. Il faudrait bien évidemment lui expliquer ce que voulait dire le mot parrain, et tout ce qu’il y avait autour. Mais ils feraient ça au moment voulu. S’il y avait bien une chose qu’elle ne regrettait pas depuis que Poudlard était fini, c’était la décision qu’elle avait prise d’habiter avec Alex, forçant ainsi la main à ses parents : même Maddy semblait heureuse, et c’était bien le plus important.

Alex finit par prononcer quelques mots, visiblement un brin perturbé. Iris n’avait pas pensé que la demande le bousculerait autant : c’était qu’une suite logique des choses pour elle. Mais peut être qu’il ne s’attendait pas à tant en retour. Iris sourit alors qu’il lui expliquait qu’elle et Maddy faisaient parties de sa famille, et accepta le titre de parrain.

« T’es comme un frère, Alex, alors merci d’accepter. Ca me fait réellement plaisir. »

Iris était fille unique et une fratrie lui avait toujours manqué : c’était pourquoi, à Poudlard, elle s’était toujours entourée de tout un tas de personne, pour compenser. Au final, seuls quelques uns restaient aujourd’hui, Alex y compris. Et ils étaient devenus tellement proche tous les deux qu’elle se voyait mal le rayer de sa vie du jour au lendemain. Elle le regarda un instant manger – ou plutôt engloutir – son gâteau tandis qu’elle prenait quelques fourchettes du sien. L’échange entre lui et Maddy la fit rire, comme d’habitude. Elle était contente de voir Maddy aussi complice avec lui, ça prouvait qu’elle n’en avait pas peur, qu’elle avait confiance et qu’elle était bien. Rien ne pourrait gâcher ce moment, qu’Iris essayait de graver dans sa mémoire. Il n’était plus question de cours, de ses problèmes liés à William, du quotidien monotone. Ils étaient juste tous les trois, essayant de vivre le moment présent.

La fin du repas arriva, et sonna l’heure du coucher pour Maddy. Alex s’occupa de tout débarrasser pendant qu’Iris s’occupait de coucher sa fille. Heureusement, elle semblait un peu fatiguée et elle coopéra plutôt bien. Elle lui lu une histoire et n’arriva pas à la fin : la petite s’était déjà endormie. Iris rajusta ses couvertures et quitta la chambre en éteignant la lumière, laissant juste une petite veilleuse allumée. Quand Iris revint, Alex l’invita à le rejoindre sur le canapé et elle se laissa tomber à ses côtés sans se faire prier. Il lui pris la main et elle se laissa faire sans aucune résistance : ce geste était tout à fait anodin pour elle. Aucune ambiguïté, rien. Elle acquiesça pour confirmer ses propos : oh oui, cette soirée resterait dans leur tête un moment, c’était un peu comme un nouveau chapitre de leur histoire de collocation. Il faudrait qu’elle pense à envoyer un hibou à ses parents pour leur dire qu’il avait accepté. Elle essayait de s’inscrire mentalement un pense-bête, quand Alex la fit sortir de ses pensées. Elle fronça les sourcils, toujours inquiète quand il prenait un ton si sérieux.

Iris le laissa parler, ne sachant pas très bien où il voulait en venir : ses mots pouvaient d’ailleurs en perdre plus d’un et laissa à penser qu’ils étaient en couple, tous les deux. Il faudrait vraiment qu’ils arrêtent de se comporter de la sorte, en fait. C’était certes clair pour eux, mais peut être pas pour tout le monde. Elle entendait déjà des anciens de Poudlard jaser à leurs sujets : ils avaient beau être sortis de l’école, ils n’étaient pas encore à l’abri de toutes sortes de ragots. Enfin, Iris s’en fichait : tant que c’était clair pour Alex, pour Maddy, pour leurs familles, c’était l’essentiel.

Il finit par lui demander d’être sur son testament, de sorte à ce que s’il lui arrive quelque chose, toutes ses économies, tout ce qu’il avait lui revienne. Iris n’était pas à l’aise avec ce genre de discussion et surtout pas quand il s’agissait d’Alex. Elle se souvenait encore de ses expériences bizarres sur ces derniers mois à Poudlard, sur ses manigances, sur tout ce qui l’avait conduit ici aujourd’hui. Il n’allait quand même pas recommencer à risquer sa vie, non ? Elle resta silencieuse un instant et il finit par prendre sa main. C’était une proposition si généreuse que cela dérangeait Iris de l’accepter. Mais il avait l’air d’y tenir, vraiment.

« Tu ne vas pas repartir en mission suicide, hein ? »

Il fallait qu’elle s’en assure avant toute chose, parce que c’était ce qui l’inquiétait le plus. Elle en oublia même de le remercier pour sa proposition. Elle se ressaisit alors, consciente que ce n’était peut être pas ce qu’il attendait.

« C’est super généreux de ta part, Alex. Je ne te remercierai jamais assez de prendre soin de nous comme ça, d’être aussi attentionné et gentil avec Maddy alors qu’à la base, t’étais pas obligée de nous proposer la collocation sachant qu’elle serait obligatoirement là. Je pense que ça aurait freiné beaucoup d’autres, mais pas toi. Et si j’ai l’air réticente sur ta proposition, c’est pas parce que je ne veux pas, mais c’est parce que je refuse qu’il t’arrive quelque chose. On est trop jeune pour penser à tout ça, merde … »

Et elle espérait que Maddy n’ait jamais ce genre de conversation à dix-huit ans. Iris leva les yeux au plafond, pour retenir toutes effusions d’émotions inutiles. Elle espérait que le monde magique serait en paix, qu’elle puisse profiter de ses années d’études à Poudlard sans la menace d’un huis clos, d’une Nuit Rouge, ou d’une toute chose désastreuse qui lui gâcherait son enfance, son adolescence, sa vie étudiante.

« Mais si ça peut te rassurer alors oui, j’accepte d’être sur ton testament. A condition que tout revienne au nom de Maddy. J’arriverai toujours à me débrouiller, ne t’en fais pas. »

Elle lui sourit alors, en serrant sa main à son tour. Evidemment, tout reviendrait à Maddy à sa majorité : en attendant, s’il arrivait quelque chose à Alex, et c’était bien une chose qu’Iris ne souhaitait pas, ce serait Iris qui serait en charge de gérer cet héritage. Mais elle se jurait d’avance de ne jamais y toucher.
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Sam 21 Mar - 11:20
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Je savais que ma demande pouvait être particulièrement troublante mais je tenais à ce qu’Iris s’en sorte si je venais à disparaitre. Oui nous n’étions pas en couple mais aujourd’hui, elle ne pouvait pas encore se débrouiller seule financièrement et je tenais à ce qu’elle puisse finir ses études, obtenir le travail qu’elle voulait et assurer un avenir à Maddy à qui je tenais particulièrement comme ma propre fille. J’espérais alors qu’elle accepte. Sa première réaction fut celle-ci :

« Tu ne vas pas repartir en mission suicide, hein ? » me demanda-t-elle apparemment inquiète.

Elle provoqua un sourire sur mes lèvres. J’avais arrêté ces bêtises. Oui j’avais toujours l’ordre mais Iris n’était pas au courant. Je ne tenais pas à l’inquiéter. L’ordre était peut-être aussi dangereux mais j’avais ma famille avec moi. Je n’étais plus seul. Les missions étaient risquées mais elles étaient assurées par notre unité. Après, aujourd’hui, qui était en sécurité avec le seigneur des ténèbres présent ou encore cet anarchiste genre foutiste qui se rit de tout avec ses actions à deux citrouilles ?!

« C’est super généreux de ta part, Alex. Je ne te remercierai jamais assez de prendre soin de nous comme ça, d’être aussi attentionné et gentil avec Maddy alors qu’à la base, t’étais pas obligée de nous proposer la collocation sachant qu’elle serait obligatoirement là. Je pense que ça aurait freiné beaucoup d’autres, mais pas toi. Et si j’ai l’air réticente sur ta proposition, c’est pas parce que je ne veux pas, mais c’est parce que je refuse qu’il t’arrive quelque chose. On est trop jeune pour penser à tout ça, merde … »

Elle n’avait pas tort mais j’étais comme ça : prévoyant. La mort de Joanne m’aura au moins servir à me responsabiliser réellement. Je voulais penser à tout et au bonheur de mes proches.

« Mais si ça peut te rassurer alors oui, j’accepte d’être sur ton testament. A condition que tout revienne au nom de Maddy. J’arriverai toujours à me débrouiller, ne t’en fais pas. » dit-elle avant de me serrer la main.

« Vous êtes dure en affaire Miss Prescott. » dis-je avec un sourire en coin. « Va pour cette condition. Je la nommerai comme mon héritière. »

Ça me fit tout drôle de dire ça… Je n’avais jamais envisagé de trouver une femme, fonder une famille et avoir des enfants. J’aimais cependant l’idée d’avoir un petit être présent, nous aimant et passant son temps à vouloir vous imiter. Je commençais à comprendre les sentiments de mon père quand il me disait « tu verras, un jour, quand tu seras père, le bonheur de voir la lumière dans les yeux de ton enfant. » Mon père me manquait… Je refusais cependant de saper le moral de cette soirée avec cette histoire. J’attirais alors Iris dans mes bras pour la serrer tout contre moi.

« Je veux le meilleur pour toi et Maddy. Je sais que ça peut paraitre étrange mais je tiens à toutes les deux… » lui dis-je le fond de ma pensée. « Bon cessons de penser au pire et pensons au meilleur ! » dis-je de façon enjoué en la relâchant. « Rassure-moi… tu comptes un jour donné un père à cette petite et avoir d’autres enfants ? » dis-je pour changer de sujet.

Iris était le genre de mère idéal. Prévenante, attentionnée, autoritaire mais aimante, j’espérais qu’elle puisse trouver l’homme de sa vie et devenir enfin amoureuse d’un homme qui aura les mêmes sentiments. En attendant, je veillerai sur elle et je le ferai surement même après mais j’espérais qu’elle puisse trouver mieux qu’une amitié, aussi forte pouvait être la nôtre. Il y a malheureusement certaines choses qu’un ami ne peut combler comme un époux potentiel et je ne parle pas forcément de sexe. Il y a aussi certaines choses qu’un parrain ne peut combler comme un père adoptif. En attendant je ferais de mon mieux pour la rendre heureuse mais pouvait-on m’en vouloir d’espérer bien mieux encore pour elle ?

« Bien évidemment je me donne le droit de casser la figure à tout prétendant osant imaginer pouvoir se servir de toi sans t’aimer sincèrement… » dis-je avec un sourire assuré. « Après tout il faut bien que je serve à quelque chose en tant qu’ami. »

Les prétendants d’Iris n’avaient qu’à bien se tenir. Pire ! Ils avaient intérêt d’assurer aussi avec Maddy ou c’est mon poing et un bon sort placé qu’ils recevront avec les compliments d’Alexander Black en personne. Iris avait assez souffert avec le père de Maddy. Je ne voulais pas qu’elle revive une situation difficile… Elle ne le méritait pas.
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Iris Prescott
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Sam 18 Avr - 15:28
Maddy héritière d’Alexander Black. Cette phrase paraissait assez étrange à Iris, mais elle s’y ferait. Même si, avec ce geste, ses parents et les autres auraient peut être du mal à croire qu’il n’y avait strictement rien entre Iris et Alex. Ce serait encore un point à amener délicatement, à expliquer pendant un long moment. D’un autre côté, cela rassurait Iris de savoir que sa fille aurait de quoi se construire un véritable avenir s’il lui arrivait quelque chose. Elle ne serait pas dans le besoin, aurait de quoi financer ses études, un appartement etc … Les parents d’Iris avaient déjà ouvert un compte à la petite, qu’ils alimentaient chacun assez fréquemment. Maintenant qu’Iris avait une bourse, donc un petit revenu, Iris essayait à son tour d’alimenter le compte mais les frais liés à son nouveau rythme de vie était quand même assez important entre l’appartement, la crèche, les livres de la fac, les courses … Elle faisait de son mieux, avec ce qu’elle avait. Elle n’était pas encore sûre de pouvoir avoir un job à côté de la fac, elle aviserait sur le moment.

La tournure que prit la conversation ensuite la gêna un peu. Enfin, c’était Alex, elle savait qu’elle pouvait lui parler de tout, mais elle n’était pas tout à fait à l’aise lorsqu’il s’agissait de parler de ses histoires de cœurs. Il n’y avait qu’un homme qui avait réellement compté pour elle, et ça s’était mal fini. Autant dire qu’après, avec la réputation gagnée à Poudlard, c’était plutôt compliqué de créer quelque chose. Alors, Iris avait décidé de se concentrer sur les études, parce que de toute façon, l’amour ne lui avait pas réussi. Elle avait mis beaucoup de temps à se remettre de sa rupture avec William et encore aujourd’hui, elle n’arrivait pas à faire confiance à un inconnu. La fac allait être compliqué : à Poudlard, elle avait fini par connaître tout le monde, ou presque. Elle savait à qui elle pouvait se fier, qui était à éviter. Ce serait beaucoup plus difficile à la fac : plus grand, plus de monde, plus d’inconnus. Ca lui faisait peur, mais elle comptait sur son naturel sociable pour ne pas se faire détester.

Elle adressa un sourire à Alex : il était décidément adorable à vouloir prendre soin d’elle comme ça. Elle se savait chanceuse et elle était reconnaissante. Alex ne lui demandait rien en retour, c’était naturel chez lui. Iris essayait de lui faciliter son quotidien en faisant la cuisine, en lui changeant les idées quand il n’était pas en forme. C’était la définition même de l’amitié, au fond, mais cela surprendrait toujours Iris.

« Rappelle moi de réfléchir à deux fois avant de te présenter mon prétendant. » lança-t-elle en rigolant. « Plus sérieusement, je sais pas si je serais capable de refaire confiance à quelqu’un pour construire quelque chose. Et pour les enfants, je crois que je vais m’arrêter avec Maddy, un c’est déjà pas mal ! »

Rien n’était encore écrit, mais elle ne se sentait pas de s’occuper d’un autre enfant, surtout dans l’immédiat. Elle ne voulait pas recommencer la même histoire en étant à la fac, c’était inconcevable et irresponsable. Même si elle considérait Maddy comme une des meilleures choses qui lui était arrivée dans sa vie, elle n’était pas prête à avoir un deuxième enfant, dans l’immédiat. Et même d’ici cinq ans. Elle voulait d’abord être sûre d’avoir une vie stable et suffisamment équilibrée.

« Peut être que je me trompe, mais je me sens pas prête. Je crois plus aux coups de foudres, à ces trucs là. »

En même temps, elle avait peut être passée l’âge. Comble pour une sorcière, Iris était peut être trop rationnelle, trop terre-à-terre. La faute à une adolescence accélérée et une arrivée dans un monde adulte un peu trop rapide. Mais, elle s’en sortait plutôt pas mal comme ça, si on excluait sa vie sentimentale qui était un véritable néant depuis William.

« Et, tu n’es pas là que pour jouer le garde du corps, hein. Même si j’aurai sûrement besoin de tes talents si Will continue à me harceler. J’espère ne jamais tomber sur lui à la fac, j’aurai l’air idiote à fuir. »

Même si l’Université était grande, elle avait des chances pour tomber sur lui et elle savait qu’il était du genre à pousser la chance. En attendant, elle recevait régulièrement des hiboux chez ses parents : il ne devait pas être encore au courant de sa collocation avec Alex. Le plus tard serait le mieux, soit dit en passant : elle redoutait sa jalousie car lui, il ne ferait certainement aucune différence entre une simple amitié et une couple. La collocation entre Alex et Iris ne signifierait qu’une chose pour lui : qu’ils étaient bel et bien ensembles.

Iris se retint de parler de la vie amoureuse d’Alex, même si elle en avait envie : elle savait qu’il s’agirait d’un manque total de tact. Elle n’était pas persuadée qu’il était passé à autre chose, alors elle préféra ne rien dire, au cas où.
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Dim 3 Mai - 11:00
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Fly Away
Iris & Alexander


Je tenais à Iris et je refusais qu’un salaud s’immisce dans sa vie pour la briser de nouveau. Je ne le permettrais pas. Je tenais à elle bien trop pour ça. Je refusais qu’on puisse se jouer d’elle. Elle était un peu l’une de mes faiblesses. Non pas dans le sens où sans elle je me laisserai couler. Enfin si elle perdait la vie, elle me manquerait et je le vivrais clairement très mal mais je ne voyais pas ma faiblesse pour elle de cette façon. Je ne supportais tout simplement pas qu’elle aille mal ou qu’on cherche à lui faire mal. Je voyais la mort comme une délivrance plus que comme une fatalité. Perdre Joanne m’avait fait réaliser beaucoup de choses. Au moins, là où elle était, elle était enfin en paix. Finalement ce n’est pas ceux qui partent qui souffrent le plus mais ceux qui restent. Je voulais cependant, avant que la mort nous rattrape, puisque nous sommes mortels, alléger l’existence de ma meilleure amie. Alors s’il fallait casser la figure de tous ses prétendants, je le ferai. Et elle me fit bien rire quand elle rajouta : « Rappelle moi de réfléchir à deux fois avant de te présenter mon prétendant. » On rigolait ensemble mais elle n’avait pas tout à fait tort. Comme je le disais, je ne permettrais pas qu’on se moque d’elle. Jouerai-je les meilleurs amis surprotecteurs ? J’étais comme ça, on ne pourrait malheureusement pas me changer. Je cassais déjà la figure des prétendants de Kaysa quand je le pouvais une époque. J’aurais démoli Nathaniel si je l’avais pu. Je pouvais être calme et inoffensif comme ça à toujours blaguer mais il ne valait mieux pas trop me chercher non plus et plus d’un à Poudlard l’avait très vite appris à ses dépens. Je savais me servir de mes poings mais je savais aussi me servir de ma baguette et quand j’avais quelqu’un dans le collimateur… Sinon à part ça, je suis un ange ! « Plus sérieusement, je sais pas si je serais capable de refaire confiance à quelqu’un pour construire quelque chose. Et pour les enfants, je crois que je vais m’arrêter avec Maddy, un c’est déjà pas mal ! » Après elle avait bien le temps… Qu’elle finisse ses études tranquillement, j’étais là pour soulager ses arrières. Après elle aurait bien le temps de trouver un père pour un deuxième enfant qui serait à la hauteur de pouvoir élever Maddy. « Peut être que je me trompe, mais je me sens pas prête. Je crois plus aux coups de foudres, à ces trucs là. » m’expliqua-t-elle et je me mis à sourire. « Et, tu n’es pas là que pour jouer le garde du corps, hein. Même si j’aurai sûrement besoin de tes talents si Will continue à me harceler. J’espère ne jamais tomber sur lui à la fac, j’aurai l’air idiote à fuir. » Je ne rajoutai pas de mots à ça. J’avais toujours été là face à William pour elle. Combien de fois ce crétin a alors cru qu’on était retourné ensemble. Oui on a été un couple pendant quoi ? Un mois ? deux ? Je ne sais même plus. Iris était quand même l’une de mes premières petites amies – peut-être même la première maintenant que j’y pense – mais on avait vite compris qu’on était mieux en tant qu’ami. Pas que s’embrasser avait été agréable mais au fond, qu’on se soit déclarés ‘ensemble’ ou non, en fait, à part peut-être un baiser ou deux, ça n’avait strictement rien changé. J’ai même le souvenir qu’on ne s’embrassait pas tant que ça, si ? Bref, son crétin d’ex n’a rien compris. Au lieu de voir une amitié qui naît et grandit doucement comme une petite fleur prête à faire des merveilles dans un jardin, il a vu, avec jalousie, une potentielle relation entre nous. Ce crétin ne voyait-il pas mes conquêtes de l’époque ?! Il pétait des câbles alors même que je sortais avec d’autres filles. Je supposais qu’il était surtout jaloux de notre proximité. Jamais je ne me suis empêché de prendre Iris dans mes bras et de la bercer et ça ne changerait jamais. J’étais très affectueux et câlin avec mes amis. C’était comme ça et entre nous c’était naturel même si parfois la proximité pouvait paraitre étrange même pour nous dans des moments de réflexions. Enfin comme on dit, crétin un jour, crétin toujours et son ex n’était qu’un imbécile.

Pour ce qui était des coups de foudre et je revenais sur ses paroles d’avant, je finis par lui dire : « Les coups de foudres sont bons pour l’adolescence… Quand tu grandis, tu comprends souvent que ce n’était que des illusions d’un cœur peu habitué à ce genre d’émotions. Une vraie relation se construit doucement et non sur un coup de tête. Elle prend du temps… Elle naît en douceur. C’est ce genre de relation qui dure. Ce n’est pas en se précipitant comme je l’ai fait avec Kaysa que ça peut fonctionner. Tu as bien vu le résultat… Un flop total. » lui dis-je avec un sourire en coin. Cette relation avait fait des ravages autant chez elle que chez moi. J’avais eu beaucoup de mal à me redresser après cette relation. Avec le recul, je voyais la douleur plutôt comme une fierté bafouée que comme un cœur brisé. J’avais fait des erreurs qui m’avaient servi de leçon aujourd’hui. Du reste, j’avais et j’aurais pour le restant de mes jours des sentiments pour elle mais avec le temps ils s’apaisaient. Il me suffisait de retenir la leçon et de m’en souvenir pour ne pas retomber dedans. A mon sens : elle et moi n’étions pas fait l’un pour l’autre. « M’enfin après Joanne, je n’ai pas envie d’une nouvelle relation sérieuse. Toi et Maddy me suffisaient amplement. Je ne veux rien d’autres. » dis-je sur convaincu. En même temps, je ne croyais plus aux sentiments non plus. Personnellement, je préférais encore vivre pour le restant de mes jours dans une telle situation avec Iris si elle ne se sentait pas capable de se mettre avec un homme non plus. On avait après tout, tous les deux, aujourd’hui, ce qu’on avait besoin. Personnellement, j’avais juste besoin d’une personne à qui parlé, partager de bon moment, peut-être rêver et surtout oublier la dureté du monde. De là, je n’étais pas obligé de me mettre avec une femme. Mon amitié avec Iris était amplement suffisante. Et si je voulais à mon tour un enfant un jour ? J’avais Maddy non ?

Je pris alors l’oreiller du canapé et sans prévenir, je venais de l’attaquer déloyalement dans un coup. Oui je sais, c’est peu Gryffondor mais que voulez-vous, c’était plus fort que moi. Cette conversation devenait trop sérieuse et presque un poil flippante. « Cette conversation devient trop morne et flippante pour moi ! Prescott… ? » Et bim ! Un autre coup d’oreiller sans prévenir. Je pris alors le deuxième oreiller pour la démunir complètement. Oui je sais, ce n’est vraiment pas gentleman de s’en prendre à une femme qui plus est désarmée mais… il y avait d’autres oreillers dans l’appartement. Merlin… Il y a d’autres oreillers dans l’appart’ !!! Je le réalisais surement en même temps qu’elle, me précipitant sur sa baguette pour la saisir juste avant elle. « Taratata, pas de magie ! Jeu de baguette, jeu de mauviette ! » Et bien évidemment, je lui assainie un autre coup d’oreiller pour l’embêter. Je savais qu’elle se vengerait mais j’aimais bien trop ça pour arrêter. Et de toute façon je ne frappais pas si fort. C’était surtout pour jouer… Alors… Tu crois pouvoir courir assez vite pour une des chambres et trouver de quoi rivaliser ou tenter inutilement – j’étais quand même plus fort qu’elle hein … - de me chourer un oreiller ? Dans tous les cas, j’allais la poursuivre dans une pluie d’attaques. J’en profitais pendant que j’avais l’avantage… Devrai-je en avoir honte ? Certainement… et j’allais le regretter, ça c’était sûr mais la femme ne voulait-elle pas l’égalité des sexes ? Finit la galanterie ! Voici un autre oreiller en pleine figure sous un de mes rires amusés. Cessons le sérieux un moment... Après tout, n'étions-nous pas jeunes nous aussi ?

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Iris Prescott
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Sam 30 Mai - 16:12
Alex et Kaysa … Selon Iris, ils formaient un peu le couple idéal : ils allaient bien ensembles, ils avaient un passé commun, elle était persuadée qu’ils connaissaient tout l’un de l’autre. Pourquoi ça n’avait pas marché ? Pourquoi malgré tout ce qu’ils partageaient, leur histoire avait-elle aussi mal fini ? Alex disait qu’ils avaient tout précipité. Peut être bien. Mais cela n’avait pas forcément réconcilié Iris avec les histoires d’amour, voyant encore des gens souffrir. Alex et Kaysa s’étaient perdus de vue, alors qu’ils avaient passés des années ensembles, qu’ils avaient grandi ensembles et fait toutes leurs conneries ensembles. Alex semblait bien le prendre, et il avait même tourné la page un instant avec Joanne, qui avait malheureusement connut un destin funeste. L’amour craignait réellement ces temps ci autant pour elle que pour Alex. Heureusement, il restait toujours l’amitié et comme pour Alex, Iris se suffisait de sa présence et de celle de Maddy : elle n’était pas malheureuse sans quelqu’un dans sa vie pour compliquer les choses – William était déjà suffisant.

Iris poussa un soupir : Alex avait raison. La conversation était déprimante et ils n’avaient pas besoin de ça. Faire remonter les mauvais souvenirs ne servait à rien et il fallait s’occuper du présent, et de leur avenir. Iris allait commencer sa vie d’étudiante, se spécialisant en magie, dans l’espoir de devenir un jour enseignante. Alex allait suivre une voie plus originale, plus moldue mais tout aussi intéressante pour lui et pour sa carrière. L’avenir souriait à tous les deux, ils avaient un futur prometteur et ils étaient encore jeunes. Il fallait donc en profiter tant qu’ils le pouvaient encore. Encore absorbée par ses pensées, Iris ne vit pas le coup venir : elle tourna la tête lorsqu’Alex l’appela par son nom. Elle tourna la tête, par reflexe, et se prit un violent coup d’oreiller. Elle le regarda alors, surprise et outrée.

« Black ! C’est terriblement lâche ! »

Bah oui, il pouvait prévenir, au moins ! Iris voulut répliquer et se jeta sur un second oreiller mais Alex fut plus rapide. Il l’attrapa et Iris n’avait rien d’autres pour se défendre. Enfin, pas dans cette pièce. Il n’y avait pas que deux oreillers dans l’appartement et elle en sa possession une chose merveilleuse et indispensable pour tout bon sorcier qui se respecte : une baguette magique ! Où l’avait-elle posée encore ? Elle chercha rapidement des yeux, avant de la voir sur la table. Elle allait la prendre mais Alex fut une nouvelle fois plus rapide. Il avait été attrapeur dans une autre vie ou quoi ? Ou il s’était découvert un don pour lire dans ses pensées ? En tout cas, elle n’avait aucun moyen de se défendre, maintenant qu’il gardait en otage les deux oreillers du salon et sa baguette magique.

« C’est de l’acharnement ! »

Oui, c’était tout à fait ça. Elle ne l’avait pas mérité pourtant ! Elle ne l’avait même pas menacé de le priver de gâteau au chocolat ce soir. Et voilà qu’elle se prenait un autre coup maintenant. Et encore un autre. Iris essayait de se protéger avec les mains, et arrivait à peine de se retenir de sourire. Certes, elle était en mauvaise posture, mais il fallait avouer que ça faisait du bien de s’amuser aussi, de profiter de leur jeunesse avec un jeu aussi basique qu’une bataille d’oreillers. Quoi ? Ils étaient un peu vieux pour ça ? Iris n’était pas d’accord : il n’y avait pas d’âge pour ce genre de jeu. Par contre, il faudrait qu’elle trouve une façon de répliquer, et vite. Il avait dit pas de magie ? Bien, pas de magie. Iris eut un léger sourire, se redressant alors.

« Tu sais, je sais me battre façon moldu moi aussi ! »

Sur ce, elle essaya de se jeter sur lui et de le plaquer au sol, à la façon des joueurs de football américain moldus. Bon, elle avait légèrement surestimé sa force, et sous-estimé celle d’Alex. Depuis quand il avait tous ces muscles, d’abord ? N’y arrivant pas, et recevant d’autres coups au passage, elle décida une tactique. Elle réussit à le contourner, après une petite course poursuite dans le salon et lui sauta sur le dos : elle s’accrocha du mieux qu’elle le pouvait – en essayant d’éviter de l’étrangler au passage – et elle était bien décidé à ne pas descendre tant qu’ils ne seraient pas à armes égales.

« Tu fais moins ton malin maintenant, hein ? File moi un oreiller ! »

Elle manquait sûrement de crédibilité, entre crises de rires, mais Alex avait réussi son coup en la provoquant : leur triste conversation avait totalement disparu de l’esprit d’Iris.
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Jeu 4 Juin - 18:38
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Bataille de polochons
Iris Prescott & Alexander Black


Iris se faisait attaquer par mes coups d’oreiller sous nos rires. Je ne la lâchais pas. Alors oui c’était de l’acharnement mais j’aimais tellement jouer avec elle de cette façon. Et même si ce n’était pas très Gryffondor, je profitais de ce moment avec elle. Pourquoi vouloir plus ? Honnêtement, j’étais bien mieux comme ça avec Iris qu’avec une relation qui pourrait encore me prendre la tête. Je n’avais besoin que d’une amie dans ma vie. Et si un jour je voulais d’un enfant ? J’avais Maddy. De mon propre enfant ? J’avais le temps pour voir venir non ? Quoi qu’il en fut, j’attaquais donc ma meilleure amie très lâchement mais avec beaucoup d’amusement. « Tu sais, je sais me battre façon moldu moi aussi ! » s’exclama-t-elle me faisant bien rire. « C’est fou ce que j’ai peur tout à coup ! » dis-je en rigolant. Ça ne l’empêcha pas de m’attaquer, croyant certainement faire le double de mon poid pour arriver à me faire tomber ou je ne sais quoi. Le résultat fut certainement décevant pour elle et fort hilarant pour moi. Sérieusement, elle a vu ma carrure ?! Depuis mon métier de mécanicien, j’avais développé des muscles que je n’avais pas dans le passé. Honnêtement, j’avais toujours été bien foutu mais croyez-moi, à soulever caisse sur caisse et à des fois me mettre en équilibre dans des positions pas possible pour atteindre ce que je veux, j’ai fini par me donner une carrure plutôt bien faite. Et si le boulot ne suffisait pas, il y avait les abdos du matin, les soulèvements de Maddy à midi et la course partout dans les magasins pour parfois trouver juste un pauvre ingrédient pour préparer un truc à Iris. Et bien évidemment quand le rayon était trop haut, même pour moi, je ne me privais pas d’employer Maddy pour la soulever, qu’elle attrape ce qu’il fallait. Bref, j’étais plus fort qu’elle. Et ça me fit bien rire ! Je la vis presque me lancer un regard de reproches du style ‘depuis quand t’es aussi fort toi ?!’

Elle changea alors de tactique. Courant tous les deux partout dans le salon – notez que Maddy a quand même parfois le sommeil lourd avec tout le raffut dont on est capable – avant qu’elle ne réussisse à m’avoir et me sauter dessus littéralement. Je me retrouvais donc avec un poids dans le dos qui faisait son pesant – on taira cette pensée sous peine de me faire enterrer vif – sur mon pauvre dos. « Tu fais moins ton malin maintenant, hein ? File-moi un oreiller ! » Certainement pas ! Je ne plierai pas sous la fourberie – c’est moi qui ose penser ça – de mon ennemi !!! Elle se cramponnait bien et je tentais de la déstabiliser en la tapant avec les coussins mais rien à faire. Je finis alors par avoir une idée. Posant rapidement les coussins sur le canapé, elle n’eut cependant pas le temps de réagir, que j’attrapais ses bras fermement. Je regardais alors le canapé un instant. Mauvais plan, la table basse n’était pas loin et je ne voulais pas lui faire de mal.

Je la portai alors vers ma chambre, n’en ayant strictement rien à faire qu’elle proteste. De toute façon il y avait aussi des oreillers dans ma chambre, je pourrais finir de l’attaquer une fois débarrassé du paquet. Une fois dans ma chambre, petite prise et hop ! Elle passait au-dessus de mon épaule pour retomber vivement sur le lit pour ne pas avoir de mal. J’allais alors me jeter sur les oreillers mais ayant très certainement le même réflexe que moi, elle me fit trébucher avec ses pieds qui partirent dans tous les sens pour avoir l’objet que nous cherchions tous les deux. Forcément, je tombais à moitié sur elle en diagonal. Je ne réussis alors qu’à attraper un seul coussin. Au-dessus d’elle, je profitais cependant de ma force – oui je sais c’est encore lâche ! – pour poser mon bras contre ses deux avant-bras pour la bloquer sur le matelas qu’elle ne me frappe pas avec l’oreiller. Le matelas ne permettait cependant pas une grande stabilité et je dus finir par utiliser les deux mains pour la maintenir. Je ne pouvais donc certes plus l’attaquer mais je ne recevrais pas non plus de coup en échange. Je lui fis alors un sourire amusé : « Bon si je résume… Nous sommes dans une position délicate… » techniquement et tactiquement parlant, je précise. « Si je te lâche, tu me frappes, ce qui n’est que justice mais si je te tiens pour sauver ma peau, je ne peux plus t’attaquer. Que proposerai donc Miss Prescott pour nous sortir de cette situation ? » dis-je avec amusement, curieux de savoir comment elle pourrait négocier sa liberté. La situation m’amusait. Je la tenais sous moi sans lui faire de mal aux bras. Je la maintenais juste simplement. Je profitais aussi de cet instant pour reprendre mon souffle. J’avais donc un genou entre ses deux cuisses, l’autre sur le côté. J’espérais au moins qu’elle n’ait pas l’idée de le relever un peu brutalement pour se venger. Je ne voyais pas Iris faire ça, lui faisant confiance, d’où le fait que je ne bougeais pas mais j’avouai un instant y avoir pensé. Après tout, tout homme normalement constitué aurait vu un danger à la position le temps de quelques secondes. Je lui fis alors une signe de tête amusé du style ‘alors… je t’écoute… comment comptes-tu négocier ?’. On pourrait toujours voir à augmenter les nombres de gâteaux au chocolat par semaine … ou voir autre chose, je ne savais pas encore mais elle pourrait bien avoir des idées intéressantes, je n’en doutais pas une seule seconde.


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Iris Prescott
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Jeu 18 Juin - 18:40
Alex finit par répliquer en lui attrapant les bras alors qu’Iris vit une ouverture pour récupérer enfin un oreiller et se battre à armes égales. Il était définitivement trop fort pour elle et, sans comprendre comment, Alex ne lui laissait pas l’occasion de descendre de son dos et l’entraîna dans sa chambre. Iris avait beau se débattre, elle ne pouvait rien faire. Heureusement que Maddy avait un sommeil plutôt lourd parce qu’entre leurs cris, leurs rires et les mouvements des meubles, n’importe qui d’autre aurait été réveillé. Elle s’attendait à tout moment à ce que ce soit le cas, finalement et elle l’espérait presque : au moins, elle aurait une excuse pour battre en retraite.

Iris atterrit enfin sur le lit et après quelques secondes pour se remettre, elle essaya d’attraper un oreiller. Bah oui, parce que qui dit lit, dit oreiller non ? Elle avait quand même quelques réflexes, ce qui faisait d’elle quelqu’un de rapide – en même temps, quand votre enfant est passé dans une phase où il jetait tout par terre, ça aide. Sauf qu’Alex avait eu la même idée qu’elle : Iris essaya de se retourner et de remonter légèrement pour avoir une meilleure prise sur un oreiller, mais Alex trébucha et tomba sur elle. Elle dû supporter le choc - il était loin d’être un poids plume – et remercie Alex d’avoir eu l’idée de la poser sur un matelas, et pas par terre : le choc aurait pu être plus rude encore. Elle réussit à attraper un oreiller tout de même, avec Alex sur elle en diagonale. Mais encore une fois, il était trop rapide et trop fort : il attrapa ses deux mains, la privant de tout moyen de défense. Il ne lui faisait pas mal, c’était déjà bon signe.

Une situation délicate ? C’était une véritable impasse oui. Iris n’aimait pas perdre, ni capituler : ici, elle n’avait eu aucun moyen de se défendre, ni de répliquer. C’était profondément injuste et elle comptait bien réclamer réparation. Elle pensa un instant à le frapper là où ça ferait mal, très mal pour lui, mais elle se ravisa : ce serait un acte terriblement lâche et Iris était bien trop loyale. Quoique, sur le coup, elle apprécierait de voir Alex se tordre de douleur … Mais non, elle ne pouvait pas lui faire ça. Il fallait donc trouver autre chose. Il faudrait marchander.

« Tu es un lâche, tu le sais, Black ? »

Elle tenait quand même à lui préciser, encore une fois, même s’il devait l’avoir compris.

« Tu oses attaquer la mère de ta filleule comme ça, quel exemple tu vas lui donner après ! Allez, lâche moi, laisse moi te donner un coup, juste un, et on est quitte après ? C’est la moindre des choses, après tout ça. »

Iris essaya de l’amadouer, en faisant appel à son cœur, à son affection pour Maddy, mais elle n’était pas bien sûre que cela marche. En même temps, elle lui demandait ensuite de lui laisser le frapper gratuitement, il fallait être maso pour accepter … Elle avait beau lui faire les yeux doux, ce n’était sûrement pas gagné.

« Bon, si tu me laisse te frapper, je fais ta part de ménage pendant une semaine. »

Une contre-partie le ferait peut être céder ? Iris n’était pas vraiment en position de marchander, alors elle essayait de trouver des choses pas trop contraignante pour elle : le ménage, avec la magie, c’était vite expédié. Heureusement d’ailleurs, parce qu’elle serait vite dépassée. Jamais elle ne pourrait vivre comme une moldue, pas totalement en tout cas : elle avait pris bien trop de mauvaises habitudes avec la magie. Comme quoi, ça facilitait peut être la vie au quotidien, mais ça poussait aussi à la flemmardise.
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Invité
Dim 28 Juin - 12:52
Invité

Une chance de changer
ou de rester le même
Iris & Alexander


Si j’étais un lâche ? Pas tant que ça mais j’aimai avoir le dessus et jouer avec elle. Ce que je savais par contre c’était de ne pas être du genre masochiste. Elle me faisait alors rire. « Tu oses attaquer la mère de ta filleule comme ça, quel exemple tu vas lui donner après ! Allez, lâche moi, laisse-moi te donner un coup, juste un, et on est quitte après ? C’est la moindre des choses, après tout ça. » dit-elle pour me convaincre, m’arrachant un véritable sourire. « J’apprends à ma filleul l’art de vivre, s’amuser et surtout profiter pendant qu’elle peu de ses proches. Alors si pour ça je dois faire preuve de lâcheté ? Soit. De toute façon ce n’est pas vraiment mon genre d’être masochiste. » dis-je avec un sourire en coin. Pour m’amadouer, elle allait devoir faire preuve d’une meilleure conviction. Je tenais ses poignets. « Bon, si tu me laisses te frapper, je fais ta part de ménage pendant une semaine. » Hum… ça devenait tout à coup très intéressant… Bon vous me direz ça va vite avec la magie mais bon c’était tout de même intéressant comme plan car même si par la magie ça allait plus vite, ça prenait quand même son petit temps… Je finis par lâcher ses poignets et ni une ni deux forcément la suite fut inévitable…

De là on rit bien tous les deux et heureusement Maddy avait l’habitude pour ne plus pleurer… Enfin en général. A trop s’agiter, on entendit pourtant finalement ses pleurs et ses appels. On vint alors tous les deux dans la chambre de la petite pour la rassurer, lui expliquer qu’on rigolait juste et lui dire de ce rendormir. Iris dut la bercer un instant sous mon regard attendri. Elles étaient magnifiques toutes les deux. Maddy finit par s’endormir et Iris put la poser dans son lit. Nous sortions ainsi de sa chambre se promettant dans un regard de faire moins de bruit. Nous commencions alors à ranger un peu le repas et notre bazar. Une fois fait, j’affichais un sourire amusé face à ces nouveaux souvenirs avec elle. Nous allions alors nous coucher tous les deux. Dans le couloir, avant qu’elle franchisse le pas de sa porte, je m’approchai d’elle pour poser ma main sur sa joue et capter son regard. « Merci de me rendre plus vivant chaque jour… » dis-je simplement avant de venir embrasser son front comme je le faisais souvent. Je reportai alors mon regard un instant dans le sien. Je ne sais alors vraiment pas ce qui me prit mais je l’embrassai finalement…


THE END


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