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T'es pour ou contre mes distractions? - Mina

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Dim 18 Jan - 16:52
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J'étais tranquillement installé dans ma salle de cours à l'université où j'étudie la politique. Pourtant, j'étais bien loin de mon cours de politique étrangère dont le thème était la France, je connais la politique française, j'ai étudié en France. Alors pour faire passer le temps plus rapidement, j'avais ouvert la gazette du sorcier que je n'avais pas eu le temps de lire ce matin avant de quitter le manoir. Je l'avais ouvert à la page six, il n'y avait rien de vraiment exceptionnel, comme toujours on parlait d'un très grand nombre de chose, mais rien ne m'intéressant plus que cela, tout ce que je cherchais dans ce ramassis de mots, c'était les noms de mes parents. Les pages se tournaient les unes après les autres mais rien, ce qui était presque rassurant pour moi. Du moins, je le crus jusqu'à ce que je pose mes yeux sur la une. Là, on pouvait voir une affiche de recherche avec la tête de ma mère. Mes pensées se centrèrent un peu plus sur ma génitrice, en même temps que la colère montait en moi. Je fixait longuement cette photo en mouvement de ma mère, l'inquiétude se mêlant à la colère et la peur. Je fermais le journal, personne ne doit savoir qui je suis, ma colère me ferait découvrir. La gazette finit tout au fond de mon sac, écrasé entre le sol de la salle et mes livres pris à la bibliothèque. « J'attends de vous que vous formiez des binômes afin de faire une étude sur la politique en temps de guerre. » Déclara le vieux professeur, je ricane sans scrupule en oubliant le silence pesant régnant dans la salle. « Vous avez un problème, Monsieur Prewett? » Je levais les yeux l'air complètement blasé et inexpressif, qu'est ce que j'en avais à faire de cet homme. « Je ne vois pas la relation entre le cours de politique internationale et la politique en temps de guerre. » C'est avec un sourire narquois que le professeur me répondit. « En temps de guerre, les pays s'unissent et se divisent en fonction de leur croyance. De plus, le sujet tombe à pic, vu le climat dans lequel vit le Royaume-Uni. » Je ne dis rien et me levais juste à la seconde où la fin du cours sonna.

Comme à son habitude, le français sang-de-bourbe me courut après en me suppliant presque d'être son binôme, je m'y attendais, ça fait une bonne semaine qu'il essaye d'étudier avec moi dès qu'on a pas cours. Cependant, pas de chance pour lui, aujourd'hui, il forme la goutte de trop pour moi. Je lui fais un beau sourire bien hypocrite avant d'attraper son bras et de transplaner. On arrive dans le Nord de l'Angleterre, au milieu d'une grande forêt sombre, encore plus assombri par le temps gris régnant aujourd'hui sur le pays. Je le lâche à peine arrivé et je sors ma baguette, il comprend vite cet idiot, je remarque quand il se met à courir. « Impero ! » Un simple sort qui passe mes lèvres et il s'arrête sur le champ, je ris froidement en voyant ça. J'aime ce sentiment d'être tout puissant quand je contrôle quelqu'un d'autre. Je m'adosse contre le tronc d'un énorme chêne, je remonte un pied contre le tronc et je me mets à réfléchir. J'ai envie de le faire souffrir avant de l'achever. Il n'est pas le coupable de l'ensemble de ma colère, mais il fera un bon moyen de me calmer, que ferais je à ceux qui veulent s'en prendre à ma mère ? Je les torturerais, mais lui, il est moldu, alors il me faut une autre idée. Je souris quand elle me vient. Transforme ta baguette en dague, plantes la dans ton avant-bras et recommence trois fois en disant que tu ne mérites pas de vivre. Je regarde sa baguette devenir une dague, je le vois regarder son avant-bras, soulever sa manche et y planter la dague une première fois. Mes yeux se concentrent sur le sang qui sort de la plaie, j'entends vaguement ses paroles mais je ne les comprends pas. Il sort la dague et frappe une seconde fois, j'entends et je vois la dague buter contre l'os, il hurle. A-t-il déjà hurler au premier coup... Je n'en ai pas souvenir, mais je m'en contre fiche, il souffre, je regarde le sang coulant vers son poignet, j'entends le troisième coup couplé à un hurlement, il a dû toucher une nouvelle fois l'os.

Dans ton pied maintenant la dague, trois fois. Je souris en le regardant s'asseoir au sol en hurlant quand son bras entre en contact avec le sol dur. Je ris franchement quand il retire sa chaussure, qu'il pose sur le sol entre ses deux pieds. Je regarde la dague s'enfoncer dans son pied, le hurlement semble être synchronisé au vent, les branches et les feuilles bougent dans l'arbre alors qu'il hurle. Il continue plusieurs fois, mais ça commence à m'ennuyer, je le fixe calmement en recherche de mes futures actions. Grimpe à trois mètres dans cet arbre et saute. Il monte dans l'arbre derrière lui en criant à chaque mouvement avec ses plaies ouvertes. Je ne suis pas sa montée, j'attends en regardant mon sac un peu ouvert. Je suis même surpris au moment où l'autre imbécile s'écrase au sol. Je m'approche de lui quand il ne bouge pas pendant plusieurs dizaines de secondes. Je le retourne dans coup de pied dans le ventre et j'attends de voir s'il respire. J'aimerais bien qu'il vive encore, j'ai pas fini de m'amuser et c'est le cas, je vois sa poitrine se soulever lentement. Je lui ordonne d'ouvrir les yeux, il le fait, je lui dis de se relever, il s'exécute et je le force à ne se tenir que sur son pied blessé juste pour le rendre encore plus idiot le temps que je trouve une autre chose marrante à lui faire ou lui faire faire.
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Dim 18 Jan - 18:09
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Certains torturent pour le plaisir, d’autres torturent par nécessité. J’avais la présomption de faire partie de ces deux catégories. Mon job était de sauvegarder des vies. Quelle ironie alors de savoir une médicomage volant celle de personnes après avoir recueilli les informations qu’elle voulait ? Je n’avais aucune pitié et le sang sur mes mains en portait la preuve. Je laissais les corps sans vie se basculer en l’air, ne leur accordant aucun crédit si ce n’était un sourire satisfait qui allait me faire rentrer dans les bonnes grâces, une fois de plus, du seigneur des ténèbres que je servais avec dévotion mais surtout folie. Je ne tremblais nullement. Il y a bien longtemps que ça ne m’était plus arrivé. J’étais comme un corps sans âme, qui s’exécutait pour les ordres d’un seul. Tacher ma robe ne me choqua même pas. J’eus simplement le réflexe d’aller vers la rivière pour nettoyer mes mains en oublier ces gouttes de sang sur le visage preuve de ma sauvagerie. Agenouillée alors, je prenais le temps de tout enlever comme après chaque acte monstrueux. C’était un mécanisme. Le maître donnait un ordre. J’oubliais qui j’étais. Je m’exécutais. Je ramenais ce dont il avait besoin et enfin, seulement à cet instant, quand je me couchais mécaniquement dans mon lit, mes yeux se fermant, mon cerveau opérait le même rituel depuis quelques années maintenant : il effaçait tout de ma mémoire comme mesure de sécurité à une conscience qui ne pouvait plus supporter la moindre horreur dans sa vie. Comment étais-je tombée dans ce cercle infernal ? Le désir de vengeance.

Je décrochais d’un revers de poignée et grâce à ma baguette, les hommes que j’avais suspendus par les pieds. Ils tombèrent violemment sur le sol, trempant celui-ci du sang de ma monstruosité. De ma baguette je pus effacer les traces. Les corps disparaissaient comme poussière sans fumée. Ma robe retrouvait son éclat clair pour l’était. Ne restait que mon teint frais cependant trahi par le sang que j’avais oublié d’effacer sur mon visage. Tout avait presque disparu comme si jamais rien ne s’était passé. C’était ma façon de procéder. Je pouvais ainsi disparaitre si tenté qu’un hurlement ne m’attire pas…

Le premier sonna comme un appel. Nous n’étions pas la nuit et encore moins la pleine lune. Je ne pouvais donc craindre la présence de la transformation d’un lycanthrope. Je ne tenais pas à rencontrer ce genre de créature. Je restais très méfiante quand j’opérais en forêt. Le second hurlement retentit. Je commençais à les connaitre par cœur. Je pouvais y lire toute la douleur et le désarroi. La faiblesse certainement aussi. Cet homme était en train de subir un terrible sort. Ce n’était cependant pas mes affaires. Je devais rentrer. Le troisième hurlant résonnait dans la forêt. J’avais bien des défauts et malheureusement, celui de la curiosité était une de mes faiblesses. Il était rare d’entendre un être hurler de la sorte sans que ce ne soit l’objet d’une quelconque torture. Baguette en main, faisant attention à ne accrocher ma robe, je suivais les cris comme le prédateur suivrait le son de sa potentielle future proie. Trois autres cris eurent le temps de sonner comme les cloches d’une Eglise moldu, par intervalle avant que je n’arrive sur les lieux et voit cet homme tomber du haut d’une branche d’arbre. Un autre apparut alors. Je devinais très vite la situation. Deux jeunes hommes se trouvaient non loin de moi alors que je me tenais dans l’ombre d’un arbre. L’un était au moment la plus puissante de sa domination sur l’autre soumis par un simple imperium. Je reconnaissais bien là le trait d’un homme qui aimait jouer sans pour autant vouloir se tacher. Le pauvre se tenait sur un pied apparemment blessé. Ma baguette en main pourtant dirigée vers le sol, contre ma robe, j’approchais alors avec audace. Oui ça pouvait être risqué mais que pouvait-on faire d’une jeune femme qui n’avait finalement rien à perdre… ?

« Quel courroux cet homme a provoqué chez vous pour que vous puissiez avoir autant de plaisir à le voir souffrir sans aucune autre contrepartie que le divertissement… ? » demandais-je avec un sourire narquois sur le visage.

Je ne semblais pas menaçante mais peut-être les rares mais quelques taches sur mon visage pouvaient pousser à la méfiance. Quoi qu’il en fût, je ne semblais pas menaçante au premier abord. Ne pouvait-on cependant pas dire que l’habit ne fait toujours pas le sorcier ? N’est-il pas la preuve avec ces sang-de-bourbe qui ne mérite pas de porter une baguette ? Je m’approchais alors en considérant la victime de cet homme. Je ne semblais ni méfiante, ni sur mes gardes. Il serait pourtant dangereux de le croire. Je reportais alors mon regard vers le jeune homme qui détenait les commandes de cet imperium :

« Quel est le prochain ordre ? » lui demandais-je en le regardant droit dans les yeux.

J’étais curieuse de savoir quelle serait son imagination en matière de torture. Pouvait-il dépasser ma monstruosité ? J’étais loin de me douter avoir alors à faire à cet instant précis au fils de Bellatrix Lestrange. Peut-être aurais-je alors eu l’espoir, si je ne l’avais pas déjà, de rencontrer un homme qui ait de la suite dans les idées pour faire souffrir un être humain au-delà de l’impensable…
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Dim 18 Jan - 21:10
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L'autre imbécile était toujours sur un pied, son second pied vint se poser sur le premier pour qu'il puisse garder l'équilibre, mais il hurla à ce mouvement. J'avais un sourire qui devait sembler bien satisfait, mais un mouvement de tissu attira mon attention. Je vis une jeune femme assez belle, portant une robe, la baguette à la main mais pointé vers le sol. Elle approchait vers moi. « Quel courroux cet homme a provoqué chez vous pour que vous puissiez avoir autant de plaisir à le voir souffrir sans aucune autre contrepartie que le divertissement… ? » Je laisse un petit rire m'échapper, au moins, c'est pas cette femme qui me dénoncera, elle aurait du mal sans me connaître, pourtant sait on jamais dans le monde sorcier. « Disons simplement qu'il m'a parlé une fois de trop... » Je garde le fond des raisons pour moi, elle n'a pas besoin de savoir que je fais mes études. Encore moins que je suis dans une colère noire simplement parce qu'on recherche ma mère et que ça fait appelle à mon besoin de protection de ma famille. Chose que ma mère n'accepterait pas surtout qu'officiellement je ne suis pas son fils, puisqu'elle n'a jamais eu d'enfant. Je finis par lâcher un soupir en fixant l'idiot, je ne sais toujours pas quoi lui faire, mais je trouverais. La jeune femme s'approcha de ma victime et le regarda un moment, je ne sais pas ce qu'elle s'attend à voir de lui, puisqu'il est sous mes ordres. Elle reposa ensuite son regard sur moi. « Quel est le prochain ordre ? » Elle me fixait droit dans les yeux en posant la question, mais ce n'est pas une chose qui est faites pour me déstabiliser. Je la gardais à l’œil, avant de me mettre à penser à voix haute. « Doloris c'est impossible, il en mourrait, encore faudrait il qu'un sang-de-bourbe aie accès à des sortilèges si puissant. J'aime l'idée de le faire mourir comme il est né, comme un moins que rien, comme le vulgaire moldu usurpateur qu'il est. » Mon regard était toujours fixé dans celui de cette femme, c'est plutôt marrant d'avoir une spectatrice.

La regardant toujours, je levais ma baguette avec lenteur, sans la pointer sur elle, juste pour lui faire savoir que je suis tout à fait capable de me défendre. Je ne sais que trop bien qu les apparences sont trompeuses, je suis né d'une personne que personne n'imagine mère. En classe, je passe pour le parfait petit étudiant sang-pur et tout dévoué à la politique mais qui n'a pas plus horreur que ça des sang-de-bourbe et pourtant je suis là en train de tuer un de mes camarades. Alors les airs gentils de cette fille ne me rendent que plus méfiant vis-à-vis d'elle, seul quelqu'un qui aime la torture et voir souffrir oserait s'approcher, sauf si c'était pour le sauver, je l'imagine pas vraiment comme une sauveuse des petits moldus. Reprends la dague, ouvre toi le ventre et sors en tout ce que tu peux sortir, sauf ton cœur et tes poumons. Je souris à la jeune femme avant de m'éloigner de ma victime. Il est là, il cherche sa baguette toujours transformé en dague, il la trouve près du tronc de l'arbre duquel il s'est jeté. Je remarque qu'il a l'épaule déboîté en voyant la bosse dans son dos et qu'il a dû se briser ses os à sa façon de se déplacer. Il me fait face une fois la dague en main et s'éventre, les sang gicle de son corps, je ricane doucement très heureux du spectacle. « Ce n'est que le début. J'espère que le spectacle vous plaira. » Je la cherche, j'essaye de comprendre ses limites, j'aimerais bien la voir vomir aussi. La tuer, je ne sais pas si je le ferais, elle semble dans le même état d'esprit que moi, la mort des sangs-de-bourbes ne représente rien.

Un hurlement. Je retourne mon regard vers ma victime, alors qu'avant mes yeux étaient posés sur la femme proche de moi. Ma victime tient dans sa main ce qui semble être son intestin, il tire de plus en plus. L'intestin finit par toucher le sol alors qu'il n'est pas complètement sortis du corps de mon cher camarade de classe. Je repose mes yeux sur la jeune femme, je dois tout de même la surveiller un peu, je ne sais toujours pas que penser d'elle, mais avoir son prénom ou son nom pourrait m'aider à en apprendre plus sur elle. Savoir si elle a un camp. Je retourne à ma victime quand il hurle une nouvelle fois, je vois qu'il a laissé tombé la dague qui s'est planté dans l'intestin au sol. Les excréments en sortent, laissant échapper une odeur insupportable. Je lance un sort pour empêcher les odeurs de s'éloigner à plus de trente centimètres du lieu laissant échapper l'odeur. Je retourne m'adosser à mon tronc en regardant mon camarade sortir la jonction entre ses deux intestins de son ventre, quelques secondes avant de vomir. Visiblement, l'imperium n'empêche pas les gens d'avoir des remontées en faisant des choses ignobles sur eux-mêmes ou c'est peut-être l'odeur qui l'a fait vomir, je n'aurais sûrement jamais la réponse. Je dois faire attention à ma victime, il ne doit pas mourir sous l'influence de mon sort, se sera bien plus amusant s'il reprend conscience pour son agonie et sa mort.
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Lun 19 Jan - 13:00
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Apparemment cet homme était du genre susceptible. Puis-je me permettre de rajouter que cet attrait va si bien avec la fierté masculine qui se sent souvent offensé pour peu ? Puis-je seulement parler sans en être moi-même le sujet ? Je regardais la victime avec un sourire en coin. Qu’avait-il pu bien dire pour énerver un homme à ce point ? A moins qu’il soit tombé au mauvais endroit au mauvais moment et qu’une tentative pour engager la conversation suffit à sa mort très prochaine. Peu m’importait cependant le pourquoi du comment cet homme doit regretter d’avoir ouvert la bouche un peu trop vite. Il était un spectacle que je comptais bien profiter avec ou sans l’autorisation du tortionnaire. Celui-ci ne fut pourtant pas si offusqué de ma présence. Je sentais bien dans la tension de son bras, tenant sa baguette, qu’il avait quelques méfiances. Après tout il ne savait pas sur qui il était tombé et il était plus prudent de garder un œil sur moi. N’étant pas d’humeur à me battre mais à prendre plaisir à converser avec un homme qui semble être de ma trempe, je n’avais pour le moment aucune pensée négative à son égard. Quel fou irait tuer un autre fou s’il trouve de l’amusement dans sa présence ? Je tuais souvent d’apparence sans raison et pourtant j’avais toujours la bonne excuse : un ordre du seigneur, ma haine pour la race inférieure des moldus, un regard de travers, un ennui ou un agacement. Oui j’avais toujours une bonne excuse qui me reléguait finalement au même rang que cet homme moi qui affichait un sourire narquois sur le visage.

Cet homme me confia alors son projet : le faire tuer comme un rat. Pour cela il utilisait la torture par procuration. En effet, cet homme qui semblait élégant à certains points, ne semblait pas vouloir se salir les mains. Quel plaisir semblait-il alors prendre à voir cet homme faire le sale boulot à sa place. Je reconnaissais là un trait raffiné chez cet homme inconnu. Sans nulle doute qu’il était de la noblesse ou du moins qu’il en portait les traits. Un sang pur sans même aucun doute mais ça n’importe quel crétin aurait pu le deviner. L’avais-je alors déjà vu quelques part ? Je cherchais dans ma mémoire. Je connaissais la majorité des grandes familles de sang pur du monde londonien. Je ne croyais pas avoir vu son visage dans une soirée mondaine. Allez donc savoir qui pouvait-il bien être ? Un noble américain arrivait dans le pays depuis peu ? Les suppositions fusaient dans mon esprit en manque d’informations. Le désir de savoir le nom de cet homme me mettait alors peut-être bien plus au supplice que cette pauvre victime qui avait à faire à la colère de notre noble inconnu.

Il s’éloigna alors de la victime tandis que celle-ci semblait bien aller vers la dague sur le sol. Curieuse, je ne bougeais un instant contrairement à lui. Ce qu’il pourrait se passer ne me faisait peur. Aucun sens ne m’alarmait d’un potentiel danger. Pourquoi alors donc se reculer ? Pour éviter de se salir suivant les idées farfelues de cet homme ? Nous savions tous que ce détail n’était vraiment pas dans mes inquiétudes. C’est alors que cet homme s’éventre. Qui n’aurait pas grimacé ? Pire encore, aurait détourné le regard ? Je le regardais pourtant se vider comme s’il s’agissait là d’un fait anodin. Bien des horreurs ont été présentés sous mes yeux et dans l’état où je me trouvais actuellement, loin de ma véritable personnalité mais plus sous cette carapace forgée et surement monstrueuse, je ne ressentais rien. La pitié, le dégoût, l’amusement, rien. Je ne ressentais vraiment rien. Je le regardais comme j’aurais pu laisser mes yeux un instant sur une toile vierge qui n’avait ni forme ni expression. Si mon absence de sentiments était présente, celui du bel inconnu était bien plus prononcé. En effet, son ricanement retentissait doucement dans cette petite partie de forêt. Il semblait content du spectacle qui s’offrait à lui tout en me certifiant que ce n’était que le début. Il espérait que la vue de cet homme en train d’agoniser me plairait ? Je me tournais vers cet homme avec un sourire narquois sur le visage. Il était loin du compte. Cette scène n’était pas en train de me plaire : je la trouvais simplement normal. Comme si tout moldu ou sang de bourbe devait finir de cette façon.

La victime hurla de nouveau, n’attirant même pas mon regard. Je me rapprochais de notre inconnu en soulevant les pans de ma robe, sans même une attention pour l’ignominie qu’était la victime. La victime se vidait. L’homme contemplait de son tronc et moi je regardais cet inconnu s’amuser.

« Votre torture semble monstrueuse… » dis-je avec provocation en insistant sur le mot ‘sembler’ « … seulement en le vidant, vous le tuerez bien trop rapidement pour ne pas le voir vous supplier. Autant de boucherie… » soupirais-je. « Pour voir le jeu s’écourter si rapidement. Cela semblerait presque digne d’un débutant. » dis-je en me posant à côté de lui en regardant la victime. « Belle idée cependant que de faire en sorte que l’homme se tue lui-même. » devais-je bien lui reconnaitre, ce qui sonnait comme un compliment. « Auriez-vous cependant la faculté de faire de même sans utiliser le sort de l’imperium ? J’en suis curieuse. » lui soufflais-je finalement à l’oreille.

Je m’écartais alors de lui en le sondant un instant. Je ne devrais peut-être pas le provoquer mais c’était bien plus que cela à mon goût. Que fait le démon quand il rencontre un homologue ? Je lui ouvrais les portes d’un jeu qui pourrait s’avérer effroyable pour la race inférieure mais amusant pour nous. Le mal n’aurait, à mon esprit, plus aucune limite s’il acceptait, si ce n’est celle de nos imaginations respectives. Reculant donc, je le jaugeais d’un mordillement de lèvres, curieuse de savoir s’il oserait rentrer dans ce qu’on pourrait appeler l’enfer pour les autres mais un terrain de jeu pour nous.
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Mer 21 Jan - 19:34
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Je détourne mon regard de ma victime pour le tourner vers la jeune femme. Elle ne montrait aucun sentiment, ce qui me fit penser qu'elle devait en voir de la torture. J'eus un petit moment d'inquiétude en me demandant si elle n'était pas dans les rangs du seigneur des ténèbres, une chose qui m'inquiéterait, puisque la peur qu'on découvre une ressemblance entre mes parents et moi m'inquiète même si on a pas les mêmes habitudes. J'oublie toutes ces pensées quand je la vois ouvrir la bouche. « Votre torture semble monstrueuse… » Je note bien le fait qu'elle appuie bien trop sur le semble de sa phrase, mais elle ne comprend pas que mes intentions ne sont pas d'être monstrueux.« … seulement en le vidant, vous le tuerez bien trop rapidement pour ne pas le voir vous supplier. Autant de boucherie… » Ajoute-t-elle dans un soupir qui fait grandir mon sourire narquois.« Pour voir le jeu s’écourter si rapidement. Cela semblerait presque digne d’un débutant. » Poursuit-elle en se mettant à côté de moi, je continue à la fixer.« Belle idée cependant que de faire en sorte que l’homme se tue lui-même. » Je prends bien cette sorte de compliment sans sourciller en posant les yeux sur ma victime.« Auriez-vous cependant la faculté de faire de même sans utiliser le sort de l’imperium ? J’en suis curieuse. » Me souffle-t-elle à l'oreille. Je la regarde doucement s'éloigner, je sais ce qu'elle attend comme réponse de ma part et je ne vais pas dire non, même si elle va attendre un peu pour l'avoir.

Je tourne la tête vers ma victime, il commence à suffoquer, alors je relâche l'imperium avant de ma tourner vers la jeune femme qui se tient comme spectatrice et en attente de réponse. « Vous savez, ma torture je ne la veux pas monstrueuse, sanglante, je ne veux pas l'entendre supplier. Je ne fais ça que pour faire passer ma colère. » Je n'ai toujours pas répondu à sa provocation et je le fais volontairement, je regarde le sang-de-bourbe en pleins agonie, il me fait sourire. J'aime voir les hommes mourir, surtout quand ils n'ont rien de pur et que c'est pour me détendre ou pour défendre et protéger ma famille. « Pour ce qui est de l'imperium, je suis tout à fait capable de ne pas en user pour tuer. Cependant, il s'avère qu'on a tous plus ou moins un sort, auquel on est plus attaché qu'aux autres. » Je sais que mes paroles risquent de me faire remarquer, mais c'est un fait, les sorciers ont toujours tendances à avoir des habitudes, que ce soit dans les gestes ou dans les combinaisons durant les combats. Je sais que mon sortilège est l'imperium, je ne peux pas m'en cacher, mais j'ai déjà démontré que je suis apte à me battre et à faire des massacres sans en user. « Ce serait un plaisir pour moi de vous montrer que je sais me salir quand il le faut, mais les choses ne vont pas dans un seul sens. » Mon invitation n'ayant rien de discrète, j'espère bien qu'elle a parfaitement compris que j'étais prêt à rentrer dans son petit jeu, mais si j'avais un adversaire de taille me faisant face.

Après tout, il ne me sera pas bien compliqué de torturer et tuer, j'ai une famille qui affectionne tout particulièrement ce genre de chose. Je crois que c'est des traits transmis par les gênes, du moins, je trouve assez suspect de voir qu'Eiladora et moi avons autant de point en commun avec nos parents sans jamais avoir eu de contact avec eux. En pensant à ça, je me dis qu'il ne faudrait surtout pas que cette femme puisse avoir un doute sur mon identité, que je ferais mieux d'éviter au maximum le sortilège de doloris, sait on jamais si j'avais des expressions faciales ressemblant à celles de l'un ou l'autre de mes géniteurs. Je remarque que ma victime a cessé de respirer, ce qui est très loin d'être un problème pour moi, je lance simplement un sort pour le brûler afin qu'il ne laisse aucune trace. Je m'approche lentement de la jeune femme sans fixer le bûcher crée par le corps. Je la regarde et je remarque les quelques gouttes de sang sur sa joue, c'est étonnant, mais après sa réaction, cela ne m'étonne pas. « Si j'ai bien compris, vous aimez la torture sanglante et salissante. Le faites vous seulement pour votre plaisir ou pour d'autres raisons plus obscures ? » Dis je en approchant ma tête de son oreille. Ma question n'ayant rien d'irréfléchi, j'ai besoin de savoir si elle est comme moi, ne faisant cela que pour le plaisir ou si elle le fait également par allégeance envers une autre personne. J'ai aussi besoin de savoir, parce que je n'ai pas réellement envie que le Seigneur des Ténèbres entende parler de moi, pour mon bien, mais aussi et surtout pour le bien de mes parents, si le Lord venait à apprendre qui je suis vraiment. Pourtant, malgré tout mon questionnement, je suis prêt à jouer avec cette fille à ce jeu sanglant. Tout cela parce que j'ai en face de moi une femme n'ayant pas mon sang et avec qui je pourrais partager un de mes passes-temps, bien que je ne sois pas l'homme le plus friand de torture, c'est une bonne distraction.
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Lun 26 Jan - 16:34
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Je le regardais en finir avec sa victime. Quel être humain pouvait être capable d’une telle violence ? Vous parlez de violence ? Moi je parlais d’amusement, de jeu, de divertissement et de vengeance. Je me rendais alors compte qu’on pouvait être presque sur la même longueur d’ondes :

« Vous savez, ma torture je ne la veux pas monstrueuse, sanglante, je ne veux pas l'entendre supplier. Je ne fais ça que pour faire passer ma colère. » me fit-il remarquer.

Je ne dis rien à cette remarque. Je la concevais. N’agissais-je pas par besoin de vengeance ? Mais le plus intéressant était de considérer le degré de patience de cet homme. J’ignorais ce que ce sorcier avait fait pour que son « homologue », si tentez qu’on puisse comparer un sang de bourbe à un sorcier digne de ce nom, soit aussi violent envers lui mais Arcturus apparaissait soudainement comme un homme qu’il ne fallait pas énerver. C’était le genre à n’avoir strictement aucune retenue, une fois en colère… Les actes cet homme aurait alors certainement fait fuir plus d’une. Son sourire n’était pas fait pour rassurer quand on pensait à ce qui provoquait ce rictus sur ses lèvres. Je n’avais malheureusement aucun instinct de survie face à ce genre d’hommes. La raison d’un tel agissement était pourtant simple. Un bon psychomage vous trouverez un raisonnement tout bonnement logique qui remontrait à mon enfance. Un être humain n’ai pas toujours habilité à faire face aux horreurs. Le choc psychologique peut alors être si violent que l’esprit vient à se protéger. Certains deviennent fou, d’autres perdent la mémoire. Peut-être étais-je victime à ma façon de ces deux finalités. Je ne dirai pas, ne pas être moi-même. Je parlerais simplement d’un esprit choqué par un évènement de mon passé qui ne faisait que se défendre et réagir pour survivre à sa façon. Pouvait-on parler de double personnalité ? C’était bien plus complexe que cela. Je vivais de deux façons différentes sans pourtant avoir deux personnalités, comme si mon esprit parfois s’autorisait un changement de façon de penser pour mieux vivre les horreurs du monde. Ni dit-on pas après tout qu’il fallait combattre le mal par le mal ? Du reste, mon esprit s’amusait à m’effacer au gré du hasard la majorité des évènements qui devenaient bien trop violent pour être supporter sans séquelles. Après tout, comment pourrais-je encore me regarder dans une glace après tout ce que j’avais été capable de faire si ce n’était pas le cas ? Et ça, le seigneur des ténèbres savait pour le moment parfaitement s’en servir à ses fins personnelles.

J’étais pourtant une bombe à retardement, bien trop imprévisible pour être maniée sans méfiance. Le goût du sang était passé entre mes lèvres et jamais une goule ne pourrait atteindre mon niveau de besoin. J’avais cette rancœur au fond du cœur qui m’animait à si facilement tuer. N’ayant plus aucune logique depuis l’adolescence, le bien et le mal était des notions abstraite complètement incompréhensible qui m’échappait. J’agissais selon un seul code : les faibles et les impurs doivent mourir. Il était alors évident que la vie de cet homme qu’il venait de tuer, n’avait strictement aucune importance pour moi. Elle ne me faisait même pas relever un sourcil. Non, l’objet de mon intéressement en cet instant précis était tout autre. J’avais un goût pour la curiosité. Cet homme semblait d’une prestance et d’une cruauté qui réveillait en moi une certaine excitation. Oui, il était certainement dangereux de rester dans ses parages mais il n’y avait que ceux qui tiennent à la vie qui fuirait. Certains verrait de la folie ou du courage en moi à le cherchait, peut-être le provoquer. Entre nous, je ne pouvais évaluer pour l’instant son niveau de rapidité et d’ingéniosité à la baguette. Qui sait s’il était meilleur que moi ? Tout ce que je pouvais constater au premier abord était que sans baguette, je n’aurais certainement aucune chance. Je vivais cependant sans aucun attachement à la vie. Autant vous avouer que mourir ici, maintenant, sur le champ, ne me faisait peur. Il pourrait si facilement le lire dans mes yeux s’il lui venait à vouloir jouer au même jeu avec moi que sa victime. Je prendrais même peut-être les choses comme une délivrance en sachant que la mort finirait par arriver. Quel danger ne faisais-je alors pas à être prête à accueillir la mort les bras ouverts si on me l’offrait, et ce même dans la douleur. On ne pourrait de toute façon pas me détruire plus que dans le passé…

Non, la seule chose qui m’animait était le jeu. Ma proposition était ainsi faite pour mon divertissement. Combien de temps ce passe-temps me maintiendra ? J’avais l’arrogance d’esprit de croire que le jour où je m’ennuierais à mourir, je pourrais toujours finir par le tuer. J’étais pourtant loin d’une telle volonté. Le jeu était une des friandises qui plaisait à l’être diabolique que je pouvais parfois être. Il me maintenait et me retenait. C’est certainement ce qui pourrait tout autant le rendre imperméable à mon envie de le supprimer. Il retardait cependant sa réponse. J’aurai pu en être agacée. J’avais cependant une patience étrange et inquiétante, là, alors qu’il s’amusait à en finir avec ce sang de bourbe. Il renchérit alors :

« Pour ce qui est de l'imperium, je suis tout à fait capable de ne pas en user pour tuer. Cependant, il s'avère qu'on a tous plus ou moins un sort, auquel on est plus attaché qu'aux autres. » m’expliqua-t-il.

Ainsi donc l’imperium était ce qui l’amusait le plus. Soit. Il est vrai que dominer l’autre par la magie, de cette façon, était intéressant mais surtout typiquement masculin. Quel être autre que l’homme au sens mâle pouvait avoir ce besoin de domination constante ? J’eus un rictus sur les lèvres. Un homme ayant besoin de dominer constamment l’autre de cette façon avait toujours des raisons particulières qui le poussait à le faire. Serait-ce un complexe d’infériorité qui se joue sur cet homme ou même une impuissance patente cachée ? Une asthénie ? J’étais bien moqueuse au fond de mes pensées et je me mordais les lèvres en l’observant à ma pensée, amusée par mes propres réflexions. Il coupa cependant court à mes médisances en répondant à ma demande :

« Ce serait un plaisir pour moi de vous montrer que je sais me salir quand il le faut, mais les choses ne vont pas dans un seul sens. » me répondit-il enfin.

« Vous avez votre partenaire de jeu. » lui répliquais-je sans aucune hésitation.

Sa victime semblait inerte. Je notais qu’un mort se rajoutait à la longue liste que j’avais débuté. Il lançait un sort au même moment pour brûler sa victime. Il s’approcha alors de moi. Je le laissais faire sans reculer, le regardant dans les yeux, presque un air joueur sur le visage.

« Si j'ai bien compris, vous aimez la torture sanglante et salissante. Le faites-vous seulement pour votre plaisir ou pour d'autres raisons plus obscures ? » dit-il, le souffle de ses lèvres contre mon oreille.

Je tournais alors mon regard vers lui. La proximité n’était nullement un problème pour moi. Il m’obligeait seulement à ne pouvoir le regarder dans les yeux sans devoir reculer légèrement le visage, ce que je fis. Je ne ressentais aucune crainte de pouvoir être aussi prêt. Je détaillais simplement cet homme comme traçant les contours de son visage à la plume au fond de ma mémoire. Cet acte semblait anodin et pourtant il n’était qu’un réflexe de survie. Qui pourrait dire que je me souvienne de cet instant demain ? J’aurais au moins le sentiment de savoir trouver méfiance, une fois tout oublié. Mais allait savoir lequel de nous deux était le réel prédateur de cette histoire. De notre proximité, je pus alors me permettre de parler d’une voix plus douce tel un murmure qui vient se poser dans son souffle sur ses lèvres comme une caresse au gré de mes mots.

« Un homme ne doit-il pas donner son nom avant d’essayer de mettre à nu le passé d’une jeune femme ? » lui demandais-je avec un sourire en coin.

Je baissais alors le regard pour l’inviter à faire de même. Je venais de tendre ma main en sa direction créant une légère séparation entre nous. Tout démon a un nom :

« Mina Valmont. Puis-je savoir quel nom poser sur le visage de mon nouveau partenaire ? »

Je n’avais aucune crainte à donner ma véritable identité. Il n’était de toute façon pas connue et fichée comme Bellatrix Lestranges. Qui pourrait alors se méfier d’une petite française, médicomage à ses heures perdues, qui semble si souriante et douce la plupart du temps ? Je ne prenais cependant pas cet homme pour un imbécile. Tout en moi, à cet instant précis, laissait planer le doute sur la raison de certaines de mes activités. Il fallait vraiment être un idiot pour ne pas deviner les chances que je sois du camp du seigneur des ténèbres et je devinais que sa question ait pu englober cet aspect. Seulement comme lui, j’aimais jouer sur certains mystères. C’était donnant donnant et il devait déjà s’en douter. Pour en savoir plus, il devrait parler lui-même, et parler bien.

Je lui fis alors signe de me suivre de la tête. Je m’écartais pour marcher dans la direction opposée du lieu de mon propre massacre. Je dus soulever les pans de ma robe. Il fallait reconnaitre une chose : j’avais tué tout de même avec élégance. Le faisais-je constamment ? Cela dépendait de la situation. Ce que vous ne saviez pas était que je sortais pour ainsi dire d’une réception de sangs purs quand il a fallu accomplir cette mission. Je ne disais jamais non au maître. Non pas par soumission mais par plaisir. Comme je vous expliquais, j’étais une bombe qui pourrait se retourner contre le seigneur s’il savait mal me tenir. Il avait au moins l’avantage de me trouver de quoi alimenter une certaine activité. Je m’essoufflais cependant parfois à cause du manque d’intérêt dans les missions. Je n’étais pas faite pour les missions d’espionnages or j’en récoltais parfois pas mal. J’ai toujours été performante dans mon travail mais je m’ennuyais sérieusement. En général, ce n’était pas bon. Quelle joie alors d’avoir trouvé un nouveau jouet ! Il allait me tirer de ma routine. Et puis, soyons honnête, je n'avais pas trop à me plaindre. J'étais tombée sur un homme plutôt mystérieux - ce qui piquait ma curiosité -, beau et agréable à regarder - ce qui n'était pas fait pour me déplaire - et en plus de ça il avait du répondant - ce qui ne faisait qu'attiser la flamme de ce jeu -. Si je pouvais seulement mettre un nom sur ce prince 'charmant' apparu de nul part, ça serait tout de même plus pratique, non ?
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Lun 26 Jan - 20:28
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« Vous avez votre partenaire de jeu. » Me répliqua-t-elle et je souris d'une façon entre l'amusement et le contentement. Je sens bien ce petit jeu, je sens que ça va devenir un très bon moment de ma vie et que j'aurais le plaisir de me mesurer à quelqu'un d'aussi étrange que moi en dehors des membres de ma famille. Pourtant, une fois de plus, je pensais à ma mère, j'avais peur que mes actes permettent de nous mettre en relation. J'ai peur pour mon secret, mais j'ai aussi très envie d'en savoir plus sur cette belle jeune femme se trouvant face à moi. Après que je lui eus parlé, elle tourna son regard vers moi, nos visages se trouvant bien proche.. Elle recula un peu sa tête avant de me regarder dans les yeux, je préférais de loin observer de plus prêt son visage. Elle était loin d'être le genre de femme que l'on peut qualifier de laide, elle était même plutôt belle, surtout avec ces quelques gouttelettes de sang sur ses joues et l'une ayant trouvé sa place un peu en dessous de sa lèvre inférieur. Cependant, au-delà de mon regard d'homme, il y avait en moi ce côté d'homme ayant été pourchassé, cette part de moi, qui cherchait à en savoir beaucoup avant de faire confiance. Après tout, étais je plus en sécurité ici, dans mon pays natal que dans les autres lieux où j'ai vécu. Je doutais de ce fait, mon secret pouvait être dévoilé à tout moment et j'avais mes parents, en plus d'Eiladora, ces trois êtres pouvaient faire de moi un homme dès plus sanguinaires s'il venait à leur arriver quoi que ce soit. Ma colère d'aujourd'hui en était la preuve. Je n'avais pas perdu mes repères et ma concentration, malgré mes réflexions, alors je fus tout ouïe à ma vis-à-vis lorsqu'elle ouvrit la bouche. « Un homme ne doit-il pas donner son nom avant d’essayer de mettre à nu le passé d’une jeune femme ? » Ses paroles étaient douces, calmes, son souffle venant glisser sur mes lèvres était une chose familière pour moi, mais pas dans une telle situation. J'avais bien entendu ses mots, cependant, je n'étais pas assez confiant pour donner mon nom si rapidement. Surtout qu'ici, en Angleterre, le nom de Prewett avait été bien entaché par les actes de certains membres de cette famille. J'avais envie de lui répondre pourtant, mais je ne le fis pas, je ne le pouvais pas.

Je la regardais avec son petit sourire en coin, elle le portait relativement bien. Je suivis son regard lorsqu'elle le baissa, je fus assez étonné de voir sa main tendue en ma direction. Pour ce faire, elle avait dû bouger afin de laisser assez de place entre nos deux corps. J'étudiais longuement sa main, avais je quelques choses à perdre ? Non. Que pourrait elle me faire, une poignée de main voulait dire si peu. Je tendis donc la mienne, serrant sa main avec force mais sans en mettre trop, après tout, elle restait une femme, on m'avait appris à respecter mes aînés dans mon enfance et dans mon adolescence, j'avais appris que le meilleur moyen d'avoir une femme était de lui montrer du respect et de ne pas agir comme un barbare, du moins dans les premiers temps. Pourtant, avec elle, j'aurais pu me permettre d'autres choses, elle avait vu une facette peu reluisante de mon être avant même que nous ne nous soyons adressés la parole. Pourtant, il n'était pas en ma faveur de lui broyer la main si elle avait en tête de commencer notre petit jeu immédiatement, ce qui je l'espérais, était le cas. « Mina Valmont. Puis-je savoir quel nom poser sur le visage de mon nouveau partenaire ? » J'avais entendu son nom, elle venait de me le donner. Une chose était certaine, elle n'avait pas peur d'avouer son identité. Avec son nom, je pourrais demander à mon père s'il la connaissait, si elle était mangemort, une question qui me taraude depuis notre rencontre, depuis que j'ai compris qu'elle aime la torture, le sang et la souffrance. J'apprenais une autre chose, si elle était du même groupe que mes parents, c'était récent et personne ne l'avait encore reconnu et mise sur la liste des personnes faisant parties de ce groupe. Un sourire naquit sur mes lèvres, j'en savais assez pour trouver des réponses, j'apprendrais ce que j'avais à apprendre sur Mina Valmont, je voulais le découvrir.

Lorsqu'elle me fit signe de la suivre, je n'hésitais qu'un millième de seconde, une hésitation qu'il était improbable qu'elle aie détecté, surtout qu'elle s'était écarté. Elle commença à marcher dans une direction, je la regardais lever les pans de sa robe. La gardant à l’œil, je fis venir mon sac à moi et le rétrécit afin de le glisser dans ma poche. Je préférais emmener mes affaires de classe loin de mes activités calmantes, si jamais on venait à retrouver les restes de mon camarade. Et je n'ai aucune idée si je reviendrais par ici après ce moment avec cette belle demoiselle. Profitant du fait qu'elle me tournait le dos, je me rapprochais d'elle assez silencieusement avant de me pencher un peu en avant. « Enchanté, Mina. Mon nom est Arcturus Prewett. Votre nom ne me semble pas d'origine anglo-saxonne. Seriez vous d'un pays étranger ?  » J'avais eu bien d'autres questions en tête, mais autant commencer par des questions qui sembleraient bien moins étrange. Son nom n'étant rien de très privée, surtout que si elle était d'un sang-pur, il me serait plus que simple de la retrouver et d'en savoir le maximum sur ses ancêtres. Je cherche également à en savoir plus sur son nom, puisque le mien est relativement connu dans les sphères pures de ce pays, mais pas forcément pour de bonnes raisons. Je continuais ma marche derrière elle, bien que ma main était toujours posé sur ma baguette, après la vie que j'ai eu à mener, mon geste me semble légitime. « Quel sera la première partie que nous disputerons?  » Je posais la question avec une forte curiosité intérieure, bien que je ne laisse rien transparaître. Ma voix avait eu un ton des plus posés et avec tout ce qu'il y a de plus sang pur comme intonation. Même si ce jeu m'amusais déjà beaucoup, je n'en restais pas moins un homme de mon rang et de mon sang.
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Mer 28 Jan - 21:54
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Ma présentation était faite sans aucune crainte de ma part. J’étais protégée par un nom peu renommé en Angleterre pour le moment. Je savais cependant qu’en cherchant un peu, il saurait le drame qu’avait subi ma famille lors d’un incident criminel commis par des moldus ayant peur de notre famille et des phénomènes étranges qui l’entouraient. Cela ne me dérangeait pourtant aucunement qu’il sache qui j’étais réellement. Je n’étais naturellement que peu loquace sur ma personne. Me faire parler de moi n’était pas chose aisée. Je préférais largement écouter les autres. Ils devraient alors savoir me faire parler avec art – avait-il au moins cette qualité ? – ou faire des recherches ultérieures. Il tomberait alors certainement sur les articles de la presse moldue et sorcière – chacune détaillant avec les informations qu’elle possédait les raisons de l’incendie - expliquant comment deux familles entières avaient pu périr. Le mot « entières » était bien évidemment exagéré. Nous étions deux rescapés à cette histoire… Seulement cette nuit-là, à seulement seize ans, j’avais perdu, oui un père et une mère, mais surtout un jumeau avec qui j’avais nouée depuis ma tendre enfance un lien fusionnel. Etre privé de son « double » n’était pas chose aisée pour savoir comment se reconstruire et faire avec cette absence. Mais tout cela n’était qu’une autre histoire…

Je ne m’inquiétais encore moins pour mes activités pour le seigneur des ténèbres. J’étais de nature discrète et pas connue de l’autorité sorcière. Comment pourrait-il savoir ? A condition bien évidemment qu’il ne soit lui-même mangemort –doute que j’avais moi-même de mon côté sans savoir à quel point j’étais bien loin de la vérité – ou qu’il n’ait pas de contact dans les rangs du maître. Ce n’était de toute façon pas ma marque sur mon bras droit brûlé qui pourrait me trahir. Si les restes de l’incendie pouvaient se lire du haut de mon bras à mon épaule et très légèrement vers le cou, - la cause ayant été de mon entêtement à avoir voulu sauver mon frère, ce qui avait failli me tuer moi-même - j’avais l’intelligence d’utiliser la magie pour cacher ces deux particularités de mon corps. Il serait trop aisé, en voyant cette cicatrice de deviner l’une de mes plus grandes peurs, tout comme il le serait de voir le tatouage, de mes appartenances et idéaux – même si je ne doutais pas que cet homme soit assez intelligent pour se douter de mon dégoût pour la race inférieure qu’était les moldus -. Restait alors de faire attention, car après tout, toute magie n’est pas toujours éternelle et chaque matin, peu avant l’aube, la cicatrice et le tatouage réapparaissent toujours…

Cet homme me suivit alors sans hésitation apparente. Je sentais ses méfiances. N’avais-je pas moi-même ma baguette dans l’une de mes mains ? Peut-être étais-je petite mais certainement pas molle. Bien au contraire… Plutôt rapide, si la force n’était physiquement pas de mon côté, la vitesse et la surprise était un atout qu’il ne devait certainement pas vouloir sous-estimer. Il n’avait certainement pas tort en un sens même si loin de moi l’idée de lui faire du mal. Tant qu’il m’amuserait il ne risquait trop rien. Il était un peu comme le nouveau jouet que l’on vient d’acquérir et qu’on a hâte de manipuler dans tous les sens. Il était un peu la petite nouveauté de ma vie qui venait rajouter du piment et de l’action. Ce n’était donc pas moi qui serais la première à gâcher ce moment alors que je semblais trouvé un nouvel intérêt à ce bel âtre.

Il se rapprocha alors de moi pour se pencher vers mon épaule et mon oreille. Je pus entendre dans mon dos :

« Enchanté, Mina. Mon nom est Arcturus Prewett. » dit-il pour m’informer.

Arcturus Prewett… Ce nom se gravait au plus profond de mon esprit. Peut-être était-ce une fausse identité ? Pouvait-on faire confiance à une personne que l’on retrouve en train de torturer simplement pour passer ses nerfs ? Etrangement pourtant, je n’en doutais pas. Je donnais facilement ma confiance. Une fois perdue, elle restait cependant très difficilement retrouvable. Bien évidemment, trop bon ne s’écrivant pas avec un « c », si tenté qu’on puisse me considérer de « bonne personne », je n’allais pas lui faire confiance au point de ranger ma dite baguette. Je n’étais pas menaçante, simplement sur mes gardes. Je ne serais pas la première à attaquer mais je saurais riposter si le besoin s’en faisait ressentir. Non, ce que j’attendais de lui était de simplement m’amuser. Si alors il se trouvait doué pour me distraire, j’allais lui ouvrir les portes d’un jeu qui allait tout autant lui plaire. Il était loin d’être au bout de ses surprises et de mes limites. Mon sourire s’affichait alors sur mes lèvres à la suite de ses mots :

« Votre nom ne me semble pas d'origine anglo-saxonne. Seriez-vous d'un pays étranger ? » me demanda-t-il.

« Je suis française. » dis-je en parfait français avant de reprendre dans un anglais impeccable : « Je suis en Angleterre depuis un an ou deux. Je connaissais cependant déjà la langue avant de venir ici. Mon père tenait à ce que je connaisse le maximum de langues. Je parle donc le français, l’anglais, l’espagnol, j’ai des bases d’Italien et je suis capable de lire un texte en latin, ce qui peut être pratique pour les très anciens manuscrits sorciers… » dis-je avec un sourire en coin.

Pour quelqu’un de peu loquace, je lui confiais bien des informations. De toute façon de potentielles recherches lui renseigneraient la même chose. J’ai été à l’école de Beauxbâtons pendant longtemps mais j’ai eu des professeurs particuliers et surtout doués en langues diverses. Ma famille était dans le commerce international. Il aurait été étonnant que je ne sois pas formée à diverses langues. Certes mon frère jumeau avait été plus apte à reprendre les affaires mais mon père avait toujours pensé que l’intelligence d’une femme n’était pas une tare même s’il aimait voir sa fille lui obéir sans discuter.

Il continuait alors à marcher juste derrière moi. Je ne me retournais pas. Je ne craignais pas une attaque dans le dos. Aurais-je tort ? Non pas que je ne l’en croyais pas capable mais j’avais l’arrogance de penser que la curiosité que j’éprouvais à son égard était totalement réciproque. Il me demanda alors presque avec impatience :

« Quel sera la première partie que nous disputerons ? » me demanda-t-il curieux.

« Et bien, bel ami, je propose que chacun choisisse une cible pour l’autre. Cela requière donc un deuxième rendez-vous des plus ‘galants’ » dis-je avec la plus grande ironie du monde.

Ça se saurait si le désir de torturer était un aphrodisiaque propre à exciter deux potentielles personnes, d’où mon ironie sur ce dit ‘rendez-vous’. Quoi que, avec nos esprits perturbés, ne fallait-il pas se méfier ? Je n’en restais pas moins à sourire avec ce magnifique mystère dans le regard. Je venais de me retourner vers lui à ce moment. Je m’approchais alors. Qu’il se méfie ou non, ma démarche était assez prédatrice, il fallait bien l’avouer. Je m’arrêtais cependant à quelques centimètres de lui si bien que le tissu de ma robe pouvait si bien le frôler, je ne le touchais point. Seul mon regard entrait en contact avec le sien un instant, dans un lien noisette qu’était le mien, se plongeant dans les ténèbres que pouvait être ses yeux noirs.

« Rendez-vous au bar à côté de Barjow & Beurk à 22h30 ce soir. Soyez à l’heure, bel ami, je n’ai aucune patience. » lui avouais-je avec un sourire mystérieux sur le coin des lèvres.

Je lui fis alors une révérence digne de la haute noblesse. Je m'abaissais ainsi comme j’avais appris à si bien le faire étant petite, lui offrant une magnifique vue que ma robe, aussi tentante que frustrante, lui autorisait, avant de disparaitre d’un transplanement dans un sourire qui promettait bien des rebondissements…


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