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Joue avec moi... [-18 violent]

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Jeu 29 Jan - 21:34
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Croyez-vous que le grand méchant loup puisse exister si le prince charmant ne semble être de ce monde ? C’est pourtant avec un sourire en coin que je vins à la rencontre d’Arcturus déjà présent et qui me tournait le dos dans ce bar bien bondé.

« Je vois que la ponctualité est une de vos qualités… » lui dis-je à l’oreille.

Je venais d’apparaitre derrière lui. Je vins alors m’installer en face sur la table du bar qu’il avait choisi. Croisant les jambes, j’avais changé de tenue depuis ce matin. Les cheveux maintenant complètement relevés dans un chignon serré – malgré divers mèches qui s’en échappaient - à cause du travail, j’en sortais tout juste, ayant eu à peine le temps de prendre une nouvelle douche. J’avais eu au moins le loisir d’avoir pu mettre une robe bien sage d’apparence si on oubliait cette audace avec laquelle elle épousait mes formes dans la plus cruelle des provocations. Dévoilant cette robe, je posais la cape sur le dossier de ma chaise. Avec une robe si étroite c’était à se demander comment je pouvais savoir marcher sur talons. Où pouvait d’ailleurs être ma baguette ? Mystère…

Une fois assise, croisant les jambes pour ne pas laisser au rat du bar la possibilité d’admirer mes sous-vêtements, je tendais ainsi le verre que j’avais pu commander avant de le rejoindre pour trinquer avec celui qu’il avait dû lui-même se faire servir pour m’attendre. Combien de temps dût-il patienter ? Tout dépendait de sa notion de la ponctualité. J’étais arrivée avec une très certaine minute seulement de retard. J’avais dû faire un choix entre revoir ma coiffure et le faire patienter un moment ou laisser un chignon déstructuré d’une journée de travail et être ponctuelle N’étant pas présente pour le séduire – même si l’idée pourrait devenir tentante – j’étais surtout là pour commencer le jeu auquel nous avions décidé de jouer ensemble. Ignorant sa façon de jouer mais ayant déjà eu un aperçu de ses tendances, je ne pouvais dire si ce jeu allait s’avérer mouvementé ou assez passif. J’avais donc choisi la ponctualité en parfaite petite sang pure bien élevée.

J’aurais pu certes le faire patienter, lui montrer qui commandait, ou encore le faire languir de ma venue – attitude pour le moins bien arrogante et loin de ma personnalité - mais non pas qu’une part de moi avait plus que hâte – je n’étais pas encore dépendante de ce jeu… pas encore. -, je n’étais surtout simplement pas le genre à être en retard. Surement un trait de mon éducation qui m’était restée même si j’étais bien loin du « sois jolie, accorde ta robe aux rideaux de la maison et tais-toi. » Mon père ne cessait de répéter que la plus merveilleuse parure d’une femme était sa soumission et son silence. Soit. Présentons-nous en bonne petite fille à papa que nous ne sommes plus du tout depuis longtemps et réservons-lui quelques surprises par la suite.

Ce bar avait pour habitude de contenir tout genre de personnes plus ou moins recommandables. Trouver une femme de ma noblesse dans celui-ci pouvait paraitre étonnant et pourtant il n’y avait pas de quoi péter sept pattes à un scroutt à pétard. J’étais une habituée pour la simple raison qu’ici, ceux qui me connaissait ne viendrait jamais me chercher. Etrange refuge vous me direz, mais ici, j’avais au moins la paix, si on pouvait dire cela comme ça. Il y avait de toute façon bien pire en bar malfamé dans les profondeurs de l’allée des embrumes. Oui, j’aurai pu choisir l’un d’eux mais tout de même, il y a aussi des limites. Etrange venant d’une femme qui n’hésite pas à se salir pour tuer ? Il y a ce qu’on appelle « un minimum de savoir vivre ». La compagnie des rats – animaux ou sorciers, allait savoir qui je visais réellement – n’était pas fait pour me plaire. Je pouvais être capable de m’éloigner du raffinement de mon éducation mais ne poussons pas trop le bouchon.

Trempant mes lèvres dans ce liquide réchauffant, j’examinais avec minutie ce qui nous entourait, n’accordant pour le moment aucune attention au seul homme qui aurait pu le mériter. Arrêtant mon regard un long instant, il se reporta finalement sur le seul être qui avait su animer mon attention jusque-là. Là, posant mon verre, un sourire joueur se posa sur mes lèvres.

« A votre avis, Arcturus Prewett ? Comment reconnait-on un mauvais sang ? » lui dis-je avant de lui cibler une personne d’un geste du menton accompagné de mon regard.

Il pouvait constater la présence d’une femme qui semblait chercher quelque chose. Elle présentait une photo au barman. Peut-être que la nuance pouvait échapper Arcturus – et on ne pourrait lui reprocher – seulement il y a bien une différence entre la mode sorcière et moldue. Etant une femme, je pouvais si facilement dire que cet ‘accoutrement’ n’était vraiment pas sorcier. L’habit ne fait certes cependant pas le sorcier mais je pouvais cependant voir de là, des clés de voitures à l’une de ses mains, qui venaient les tripoter avec nervosité. Elle avait dû venir au chaudron baveur en voiture, traverser le portail par je ne sais quelle façon et se retrouver ici pour chercher une personne portée certainement disparu. Mon art de l’analyse pouvait déjà me dire qu’elle devait être mère moldue d’un enfant, ado ou jeune adulte sorcier, ce qui justifiait sa présence sur le chemin de traverse – ignominie incompréhensible mais possible malheureusement – affront que je prenais personnellement. Lui montrant sa présence à Arcturus, j’avais le goût du sang de nouveau sur les lèvres. La cible fut pourtant rejointe d’un sorcier sans nul doute venant soutenir sa femme, baguette en main. Je regardais de nouveau Arcturus. Comment un sorcier pouvait oser s’unir de la sorte avec une race aussi faible. La bassesse d’une telle idée me donnait envie de vomir. Je bus alors une gorgée de mon verre. Nos proies étaient toute trouvées. La cible et son époux allèrent finalement vers la sortie du bar, bredouilles. Je me levais, le feu déclenchée au fond de mon regard :

« Le jeu peut commencer. Surprends-moi mais la mort de cette femme m’appartient. » lui dis-je avec un mordillement de lèvres à l’image de mes pensées qui se languissaient de la suite.

Je ne le privais que de la mort de cette femme. C’était ma condition pour jouer. Saura-t-il obéir et dans le cas contraire, se faire pardonner d’oser me contredire ? Je ne pouvais dire l’avenir à l’avance seulement je le laissais bien libre de la torturer. Je tenais juste à la tuer moi-même quand viendrait le moment. J’en faisais une affaire personnelle. J’avais ce besoin de vengeance, ce goût pour la voir souffrir. Je voulais qu’elle brûle dans les flammes comme j’avais vu mon frère mourir. Qui pourrait savoir ce qui pourrait surpasser ce goût pour le meurtre… Pour le moment je ne connaissais que cette passion, trop aveuglée par la haine pour avoir pu connaitre autre chose. Une lueur meurtrière et redoutable dans le regard, je finis alors ce verre d’une traite avant de poursuivre nos nouvelles cibles. Libre à lui de me suivre ou non mais je savais déjà qu’il était sur mes pas. La filature pouvait donc commencer… Quelle horreur allait donc nous traverser ? Je laisserais le soin à Arcturus de détailler la suite.
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Sam 31 Jan - 12:17
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J'étais rentré chez moi pour travailler après ma rencontre avec Mina Valmont, mais comment travailler après un si bon moment, cette femme avait éveillé ma curiosité. J'avais vraiment envie d'en savoir plus sur elle. Cependant, j'avais personne pour m'informer sur ses allégeances en arrivant, mon père comme ma mère étaient absents, après reste à savoir si j'aurais eu l'occasion d'en toucher un petit mot à ma mère, qui ne pense qu'à son maître, aveugle de tous ce qu'on a fait pour la sortir des griffes des anarchistes Dora et moi. Je soupirais en pensant à ça et je finis par prendre une douche avant de me mettre à travailler. L'heure tournait trop lentement à mes yeux, je la regardais souvent. Je ne voulais pas être en retard, pour une question de politesse, mais ce soir serait une occasion pour poser plus de question à Mina. Les règles du jeu m'importaient peu, s'il s'avérait que je ne voulais pas les suivre, je ne les suivrais pas.

L'heure était presque arrivé quand je posais mes affaires bien rangées dans un coin de la table de la bibliothèque près de mes livres. Je sais qu'un elfe viendra les ranger et je pourrais me défouler sur lui en disant que je ne lui en ai jamais donné l'ordre. J'avais attrapé une cape noire assez légère, puis j'avais transplané dans l'allée des embrumes en priant pour n'y croiser ni mon père, ni ma mère. J'arrivais au bar, un bar où je n'étais jamais venu avant, je m'assis à une table en observant les personnes présentes. Je vérifiais juste que je pouvais être assez en sécurité ici. Le serveur arriva et je pris comme à mon habitude un verre de whisky-pur-feu. Il me fut servi en moins d'une minute pour mon plus grand plaisir, j'en bus une gorgée, ce verre n'étant présent que pour me faire patienter le temps de l'arrivée de Mina. Nous aurons sûrement tout le temps d'en boire un autre. « Je vois que la ponctualité est une de vos qualités… » Me souffla doucement la voix de Mina à l'oreille. Un petit sourire naquit sur mes lèvres, pensait elle que j'étais mal élevé. Bien qu'ayant grandi sans mes parents, j'avais eu la meilleure éducation d'une membre de ma famille, aussi pure que Dora et moi. J'arrêtais mes pensées en observant Mina retirant sa cape, avant d'apprécier sa robe moulant bien ses formes. Après tout, je ne suis qu'un homme et il m'est rare de rencontrer une femme attirante et ayant des centres d'intérêts en commun avec les miens. Je remarquais bien qu'elle faisait tout pour ne pas me regarder, mais je ne dis rien, j'en profitais pour l'observer en me demandant ce qu'elle attendait de cette soirée, parce que sa robe pouvait prêter à confusion. Allions nous juste jouer à un jeu sanglant qui nous amuserait ou allions nous finir bien plus loin. Je verrais en temps et en heure, de toute manière. Son regard se posa enfin sur moi, elle avait un petit sourire en coin et elle but une gorgée avant de me demander. « A votre avis, Arcturus Prewett ? Comment reconnait-on un mauvais sang ? » Ses paroles furent suivit d'un signe vers une personne, que je regardais un quart de seconde, sans y prêter plus attention. « Mon avis est simple, ils ne savent pas s'habiller comme nous, même après des années dans notre monde, ils restent minables. Leurs façons de parler et d'agir est bien loin de nos belles et nobles traditions de sang-pur. Les sang-mêlés se prenant pour des sangs-purs m'amusent presque, ils sont si pitoyable, la noblesse ne s'apprend pas, on l'a dans le sang. J'en aurais bien d'autres des exemples, mais passons. Mon avis ne vous avancera en rien, Mina Valmont. Qu'en avez vous à faire de ce que je pense, il me semble que vous avez eu toutes les preuves de mes sentiments à leur égard. »

Maintenant que j'avais répondu à sa question, je retournais mon regard vers la femme, elle portait visiblement ce que Dora aurait appelé une tenue digne d'un elfe de maison. Je souris un peu en imaginant bien la tête qu'aurait fait ma jumelle en voyant cette façon de se vêtir pour une femme. Je détournais rapidement mes yeux vers Mina, pour qu'elle ne pense pas que je souriais par plaisir de voir le dos et les fesses d'une saleté de moldu, puisque cette femme ne pouvait qu'être moldue. « Je m'étonne qu'elle ait réussi à rejoindre l'allée des embrumes sans mourir. Elle pue la moldu à des kilomètres. » Je bus calmement une gorgée de mon verre, en fixant celle qui je le sentais allait être notre jouer pour la soirée. J'eus un sourire devant être presque heureux en voyant un sorcier la rejoindre baguette à la main. Un petit duel serait le bienvenu et tuer des sorciers salissants notre monde était toujours un plaisir. Le mélange des sorciers et des moldus est et sera toujours la pire abomination du monde avec ces moldus qui se prétendent sorcier. Je trouve qu'il devrait même être interdit à un sorcier de s'amouracher de quelqu'un ayant un sang moldu ou même moins pur que le sien. Je les suivis du regard alors qu'ils quittaient le bar, mon verre vint à mes lèvres alors que je bus une gorgée de plus, j'entendis plus que je ne vis Mina se lever. J'avais à peine tourné ma tête vers elle et posé ses yeux sur son visage qu'elle me dit. « Le jeu peut commencer. Surprends-moi mais la mort de cette femme m’appartient. » Je vis le petit mordillement de lèvres qui me fit sourire un peu, elle devait avoir un air gêné et réservé, si on la regardait sans avoir entendu ses paroles. Alors que moi, je voyais presque de l'impatience dans ce mouvement, une soif de torture et de sang.

Cependant, je ne pouvais pas accepter ses paroles, je n'étais pas un homme qui se pliait au volonté des autres, je tenais à ma liberté de mouvement et de choix. C'était bien l'une des raisons qui faisait que je ne voulais surtout jamais être mangemort, je tenais trop à ma liberté. La seule personne pour qui je serais prêt à me plier, c'est Eiladora, mais elle est ma moitié, elle est ma jumelle et on forme un tout, aucune autre femme ou même un homme n'a le droit de me dire ce que je dois faire. Je ne suis même pas sûr que je serais capable suivre les ordres que pourraient me donner mes parents s'ils allaient trop loin. Je finis mon verre, alors que Mina était déjà à la porte, je la suivis à l'extérieur, elle était déjà à quelques pas en train de suivre les couples. Je l'attrapais par la taille, la forçant à ralentir un peu. « Soyons clair tout de suite, tu peux choisir les cibles, mais je suis libre de mes actes, si je veux la tuer, je la tuerai. La seule personne à qui je laisserais le choix du tueur dans une torture à deux, c'est à ma jumelle ! » Soufflais je à son oreille en français, misant sur l'avantage de lui parler dans sa langue maternelle et sur la discrétion fasse à nos cibles qui avaient peu de chance de comprendre un traître mot de français. Pour eux, s'ils entendaient mes murmures, ils auraient bien pu penser que j'étais en train de lui souffler des mots d'amour ou en train de la draguer.

Malgré notre ralentissement du début, nous n'étions qu'à un mètre du couple, nous devions être aussi impatient l'un que l'autre de commencer le jeu. Je fis glisser ma main dans le dos de Mina tout en sortant ma baguette, j'aurais besoin de mes deux mains pour m'occuper du sorcier, du moins s'il était capable de se battre en duel. J'attendis qu'ils entrent dans une ruelle pour les immobiliser stupefixer, j'avais choisi le sort le plus basique du monde, mais il me fallait ces quelques secondes pour nous entourer d'une sorte de bulle empêchant les cris de se répandre partout dans les rues alentours afin de ne pas attirer les aurors. « J'espère que tu n'as pas peur de te faire surprendre. J'avais envie de mettre un peu de piment à notre jeu. » Je fis mon sourire le plus angélique à Mina avant de libérer l'homme du stupefix, c'est en souriant que je le fis voler contre le mur avant de l'attacher avec des chaînes. Je le regardais encore un petit instant avant de lancer un sort de forçant à garder les yeux ouverts. « Tu vas voir, la façon dont on s'occupe des personnes comme ta femme dans les traditions. Ne t'en fais pas, on te gardera vivant jusqu'à ce qu'elle soit complètement morte, ensuite seulement tu la rejoindras après avoir souffert. » J'avais pris une voix froide et monotone, changeant juste l'appuie sur certains mots afin de les rendre plus importants pour l'homme en fasse de moi. Encore fallait il qu'il puisse me comprendre, il ne devait pas avoir beaucoup de neurones pour avoir posé ses mains sur une moldue, encore pire que les sorciers osant toucher un ou une sang-de-bourbe. Je détournais mon regard des deux victimes pour planter mes yeux dans ceux de Mina, j'avais un moyen de trouver des réponses sur elle, alors je lui fis ma proposition. « Si tu me dis sincèrement pourquoi tu tiens tant à la tuer. Je te laisserais l'achever, si tu ne le fais pas, je la tuerais. Tu as jusqu'à la fin de la torture pour m'expliquer tes motivations. » Je souris en libérant la moldue avant de lui lancer un sort de coupe tiré d'un livre que j'avais trouvé au manoir Lestrange, ce sort de coupe avait pour but non pas de couper uniquement la peau, mais aussi de couper dans les muscles. J'avais lu qu'il provoquait une forte douleur et qu'en utiliser trois de suite sur la même personne la faisait perdre connaissance, parfois moins pour les personnes les moins fortes. Il faudrait donc que je n'en use plus sur elle, sinon elle mourra.
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Dim 1 Fév - 12:09
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Un sourire naquit sur mes lèvres. Sa poigne sur mes hanches était une mise en garde. Je ne prenais pourtant pas cela comme une menace, simplement comme une force de caractère qui le rendait attirant. On me disait rarement non. Non pas que je n’en avais pas l’habitude mais de la haute noblesse, j’avais peut-être été éduqué pour me taire et pourtant dans la volonté de mon père, il n’avait jamais su résister à mes demandes. Du moment que je rentrais dans le rang, j’avais toujours eu ce que je voulais, trait encore plus flagrant de mon père et aujourd’hui de Matthieu, celui qui aurait dû être mon époux, selon la demande de mon père et contre ma propre volonté, et qui avait su me sauver des flammes il y avait trois ans. J’aimais le tempérament qu’il affichait même si je lui ferai certainement payer par ailleurs s’il me faisait l’affront de ne pas respecter ma volonté. Je n’ai jamais dit être un ange… La vengeance sur les moldus était mon moteur pour atténuer la douleur d’avoir perdu ma famille. Le deuil n’avait jamais été vraiment fait depuis trois ans. Je ne supportais tout simplement pas cette race inférieure. Y arriverais-je un jour ? Certainement pas en prenant cette voix…

« J'espère que tu n'as pas peur de te faire surprendre. J'avais envie de mettre un peu de piment à notre jeu. » me dit-il après avoir stupéfixé le couple dans une ruelle sombre d’un sourire angélique qui m’amusa.

Je lui fis un signe de la main, l’invitant à continuer sur sa lancée, un sourire léger sur le visage, satisfaite qu’il vienne à jouer le jeu. Je vis bien qu’il isola la ruelle entre nous quatre. Nous avait-il cependant seulement isolé par le bruit ou tout autant par la vue ? Je me posais tout à fait la question à cause de l’état informulé de son propre sort qui ne pouvait répondre à ma question.

Avoir peur… De quoi pourrais-je avoir peur ? Je ne connaissais plus ce sentiment depuis le jour où je n’avais plus trouvé de sens à la vie. Je ne craignais de voir les autres souffrir. Je n’avais pas peur d’avoir moi-même mal. Comme je l’avais déjà dit, le seul moteur qui m’animait et me rendait faible était ma haine pour la race inférieure. Elle était la seule à pouvoir me mettre dans des situations délicates. Elle était la seule qui faisait que le seigneur des ténèbres me tenait pour l’instant. Ce goût de vengeance sur les lèvres, je pouvais me délivrer à cette revanche âme et corps. L’être humain était bien capable de se donner entièrement à une cause, qu’elle soit juste ou non. J’avais choisi le mal plutôt que la justice. Elle était plus radicale et efficace. C’est ce qui faisait de ce jeu mes plaisirs et de moi : une sociopathe. J’attendais sérieusement qu’il me surprenne. Mon jugement sur sa personne en dépendait. Mes propres horreurs m’avaient immunisé du tempérament diabolique de la majorité de mes collègues mangemorts. Je m’ennuyais sérieusement avec eux à mes côtés quand il s’agissait de partir en mission. Ils me désespéraient. Ils n’avaient aucun goût pour le véritable jeu qui fait animer une âme et un corps vers la passion d’un duo. Il était difficile de trouver un partenaire digne de ce nom, ce qui faisait que je préférais partir en mission seule. Arcturus serait-il l’exception ? Je le testais clairement pour le savoir, attendant (espérant ?) qu’il soit le premier à me distraire vraiment.

L’homme vola alors contre un mur avant de se faire attacher par des chaînes. Passive d’abord, je restais témointe de cette scène qui m’amusait profondément. Je devinais déjà son intention. Il voudrait certainement torturer sa femme sous ses yeux. Cette idée me plaisait très largement même si j’aurai trouvé l’échange tout aussi intéressant. On prend la femme souvent comme bien plus faible mais elle est capable de souffrir autant qu’un homme à voir celui qu’elle « aime » mourir à petit feu. Torturer un homme reste cependant très vite ennuyant. Ils reflètent parfois une force qu’une femelle moldue n’a pas.

« Tu vas voir, la façon dont on s'occupe des personnes comme ta femme dans les traditions. Ne t'en fais pas, on te gardera vivant jusqu'à ce qu'elle soit complètement morte, ensuite seulement tu la rejoindras après avoir souffert. » dit-il d’une voix si froide avant de détourner son regard de cet sorcier.

Si sa poigne et son refus de céder à mes volontés lui donnait un côté attisant, il sut par la suite apporter un nouveau jeu, plus subtile entre nous, qui rendait l’affaire prometteuse. Après s’être chargé du couple, il me fit une proposition qui me fit bien sourire. Il était plus malin qu’il pouvait le paraître… Ma haine pour les moldus était ma faiblesse et il avait su la retourner contre moi pour obtenir une information sur ma personne. Que de curiosité… Un choix intéressant s’offrait alors à moi :

« Si tu me dis sincèrement pourquoi tu tiens tant à la tuer. Je te laisserais l'achever, si tu ne le fais pas, je la tuerais. Tu as jusqu'à la fin de la torture pour m'expliquer tes motivations. » me proposa-t-il d’un sourire.

J’avais le choix : je me dévoilais un peu et j’obtenais ce que je voulais ou je ne cédais rien et je perdais ma vengeance. Il me prenait par les sentiments… Il libéra la moldue de son stupéfixe. Je la jaugeais un instant. J’avais juré sur la tombe de mon frère de faire souffrir chaque être sur cette terre. Il la « découpa » d’un sort que je ne connaissais pas. Passive jusque-là, je m’animais enfin.

La tare en face de nous avait l’air de souffrir. Je n’hésitais alors pas à m’approcher d’elle sans répondre. A terre à cause de la douleur, je me donnais cependant la peine de me baisser pour la saisir dans la nuque de mes doigts, ma baguette en main. Mes ongles se plantèrent dans sa chair sans vergogne. Je la relevais alors pour qu’elle soit à genou devant Arcturus. Attrapant ses cheveux pour redresser violemment son visage vers mon partenaire, je dis à l’homme enchainé à côté, mon regard posé sur lui :

« Que tes yeux se posent sur ta « femme », cette être immonde que tu oses surement appeler ainsi. Regarde-là souffrir. Elle est née libre par le coup du sort mais mourra en esclave, enchaînée comme le mérite son sang. » souriais-je dangereusement.

Je fis apparaitre une longue chaine de ma baguette qui relia ses deux mains en deux comme à la forme de la prière qu’ils font parfois à leur Dieu. Cette chaine remontait alors à son cou, l’encerclant avant de se terminer dans ma main. Je tenais le bout de cette chaîne comme un moldu tient un chien en laisse. Elle avait encore moins de significations pour moi que cet animal. Je tirai sur la chaîne, l’étranglant un peu avant de relâcher la pression. Je tirai alors d’un coup violent pour la faire tomber au pied d’Arcturus. L’image était grande. Qu’elle regarde son seul maître présent. Le sorcier de sang pur était le seul à pouvoir obtenir toute puissance. Pour ça, j’avais été très bien élevé.

« Tu veux savoir pourquoi je tiens tant à tuer cette femme ? » me tournais-je finalement vers Arcturus d’un sourire amusée.

Je resserrais ma prise sur la chaîne pour serrer vivement la gorge de cette femme. Tout le long de ce moment, l’étranglant, je ne quittais pas une seule fois le regard de mon partenaire, silencieuse. J’étais bien plus petite que lui et pourtant à ce moment précis j’étais bien plus grande qu’on n’aurait pu l’imaginer. La force de mes convictions dépassait l’entendement de la majorité de la population terrienne. Elle se justifiait à mon sens. Ce n’était de toute façon qu’un point de vue. J’entendais agoniser la puanteur à nos pieds. Elle étouffait peu à peu. Je ne relâchais ni ma prise, ni mon regard comme un défis lancé en silence à cet homme qui me faisait face de toute sa grandeur. Le sorcier enchaîné hurla et supplia qu’on cesse mais rien ne pourrait perturber cet échange à ce moment précis. Elle était à nos pieds. Je pourrais si facilement la tuer. Il savait pourtant comme moi que là n’était pas encore son heure, ce qui pouvait peut-être justifier qu’il me laisse faire sans que je n’aie répondu à sa question. Le ferais-je ?

Je relâchais la chaîne avant qu’elle ne meurt. Je reculais alors d’un pas. Tirant sur la chaine, je la fis trainer sur le sol, l’éraflant un peu. Ma force ne me permettait pas cependant de la tirer suffisamment pour lui déchiqueter la peau grâce au sol. J’avais pourtant le désir de la souiller complètement. Elle méritait de ne jamais plus connaître la lumière du jour. Cinq vies avaient été prises. Pour cela, la race entière payerait si tenté qu’elle ait le malheur de croiser ma route au mauvais moment…

Je regardais ainsi l’être infâme qu’elle était pour dire :

« Il y a des règles à respecter. Un rang à tenir selon sa condition. Une place à savoir garder selon son sang. Sa race n’a jamais su la tenir. Ils doivent savoir que la prétention de pouvoir atteindre la seule cheville d’une femme de sang pure ne leur ait pas permise. Ce n’est ni plus ni moins qu’une justice appliquée selon la promesse sur la tombe de mon frère de remettre à leur place la race qui a osé tuer ses supérieurs. » relevais-je finalement le regard vers Arcturus.

Il voulait connaitre mes motivations ? Les voici : la vengeance. Je lui tendais alors la chaîne de cette femme comme pour vouloir partager cette torture avec lui. Lui offrais-je le droit de jouer avec cette minable créature ? C’était plus complexe que ça et il dut s’en rendre compte qu’en, en approchant - pour prendre ou non cette chaîne, allez savoir ce qui lui était passé par la tête -. Je venais de retirer ma main de son champ de vision avec jeu tout en reculant. De mon geste, l’abjecte petite chose à mes pieds, se fit trainer. Elle était mal en point à cause du sort premier d’Arcturus et de mes incessante traînardes et étranglements. Elle devenait alors un prétexte pour jouer avec mon partenaire. Oserais-je lui refuser la torture de cette femme ? Par jeu seulement. Il la voulait un peu ? Il faudrait venir la chercher. Je reculais encore, mon sourire invitant au jeu du chat et de la souris. Je lui demandais alors avec défis :

« Ais-je suffisamment épanché ta soif de curiosité ou vas-tu me reprendre ce jouet des mains par un manque de confidences ? » lui demandais-je en maintenant la chaîne fermement dans mes mains.

Cette femme ne devenait alors plus qu’un vulgaire jouet que deux enfants pourraient si facilement se « disputer ». Etais-je cependant facile à suivre ? Je voulais la mort de cette femme mais je défiais Arcturus d’oser me la retirer. Je savais qu’il pourrait le faire si facilement s’il le voulait, non pas par baguette, à cause de ma dextérité et de mon répondant, mais bien par la force. Oserait-il seulement ? C’était un jeu de plus. Un nouveau désir s’insufflait en moi. Je voulais maintenir et même dominer le jeu. C’était à qui serait le plus fort. A qui détiendrait la balle dans son camp pour gagner. La balle était cette créature et je n’hésitais pas à piquer mon compagnon :

« Si tu veux en savoir plus, il va falloir venir la chercher… » le provoquais-je.

L’information ou la créature ? Allez savoir de quoi je voulais bien parler. Je ne lui donnerais en tout cas pas de moi-même. Je trouvais ça bien trop amusant de lui poser une ou deux résistances. Je remarquais alors peut-être une faiblesse pour ma haine envers les moldus mais je commençais à deviner la sienne : la curiosité. Dès l’instant où je l’intriguerais, nous aurons chacun de quoi faire un peu chanter l’autre. Si tenté que se puisse être pris comme un chantage. Après tout, l’un comme l’autre acceptait de donner parce qu’il le voulait bien… Parce que c’était amusant. Alors je le cherchais, je le provoquais franchement et surtout : je le testais pour voir jusqu’où il était capable d’aller. Cette nuit serait un jeu et je regorgeais de vitalité pour m’amuser avec lui sur plusieurs fronts. Je découvrais ainsi le délice de mélanger les plaisirs avec Arcturus. Etait-ce réciproque ?
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Dim 1 Fév - 16:30
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Je fus un peu vexé intérieurement quand Mina s'approcha de ma victime, j'avais envie de continuer à jouer avec elle. J'avais beaucoup de mal à me dire que j'avais accepté de jouer à deux, c'est à dire de partager. Elle avait sorti sa baguette, sa main se trouvant dans la nuque de la moldue, ses ongles plantés dans la chair, je me demandais comment elle pouvait toucher un être si impur, je ne l'aurais pas pu. Une image s'insinua dans ma tête, c'était ma mère à la place de Mina, visiblement, j'étais en train de me demander si ma mère était capable de faire une telle chose. Pourquoi pensais je à ma mère, je n'en avais aucune idée, mais la fougue et la force de Mina me faisait penser à elle. J'arrêtais de penser quand Mina releva cette vermine et la mit à genoux devant moi. « Que tes yeux se posent sur ta « femme », cette être immonde que tu oses surement appeler ainsi. Regarde-là souffrir. Elle est née libre par le coup du sort mais mourra en esclave, enchaînée comme le mérite son sang.  » Déclara Mina en fixant le sorcier attaché, alors que je poussais d'un petit coup de baguette la vermine face à moi plus loin. Elle avait à peine finit de parler qu'elle attacha les poignets de la femme ensemble à une chaîne passant ensuite autour du cou de la femme pour finir entre les mains de ma compagne de jeu. Mina tira un petit coup, étranglant quelques secondes la femme, puis d'un coup plus violent, elle l'a fit tomber à mes pieds. Elle s'étalait de tout son long à mes pieds. Une posture des plus normales pour une personne de sa naissance, je la repoussais du bout de ma chaussure, même si j'avais peur de salir cette dernière en touchant une impure.

« Tu veux savoir pourquoi je tiens tant à tuer cette femme ?  » Me demanda Mina avec un sourire amusé. Je ne répondis rien, j'avais été clair plus tôt, je voulais le savoir, je n'allais pas me répété. Elle pouvait être aussi pure qu'elle l'était, elle n'obtiendrait pas de moi que je me répète. J'avais qu'une envie à l'instant, reprendre les rênes de ce jeu. Je restais l'homme dans cette histoire et j'aime cette place de dominant qu'à l'homme dans les traditions et dans la vie quotidienne, j'y tiens autant qu'à ma liberté. Elle resserra la prise sur la chaîne, étouffant la chose à nos pieds, j'entendais la souffle court, les cris vagues et lointains du mari, mais je ne voyais que les yeux de Mina. Une lueur y brillait, je ne savais laquelle. Ma baguette était prête à arrêter cette torture, si Mina décidait d'aller trop loin, je ne la laisserais pas tuer cette femme. Elle devait le comprendre et le savoir, puisque la pression sembla se relâcha à un moment, la moldue respirant de grande bouffée d'air avec difficultés, on pouvait entendre un sifflement à chaque expiration, signe que ses voies respiratoires n'étaient pas complètement dilatés. Mina tira sur la chaîne, le loque accroché au bout fut traîné sur le sol, on pouvait entendre le raclement de sa peau contre le sol, pourtant, elle ne devait pas être très blessé, puisque Mina ne semblait pas avoir la force de faire mieux. J'étais toujours concentré sur Mina, fixant tour à tour, sa main tenant la chaîne, ses formes généreuses et pour finir son visage. Je ne cachais en rien mes regards, je n'ai aucune honte à montrer que je sais apprécier les belles choses, surtout que cette femme ne me fait pas peur. Nous sommes partis dans un jeu qui se base sur le plaisir que l'on prend à torturer et tuer, hors pour moi, ce plaisir à le don d'éveiller d'autres envies en moi, du moins, quand je suis seul. C'est une chose qui ne m'arrive jamais quand je suis en compagnie d'Eiladora, ce doit être parce que le plaisir de la torture avec ma sœur est vécu différemment par mon cerveau. Je suis coupé dans mes pensées par Mina, je la vois ouvrir la bouche, puis les mots arrivent. « Il y a des règles à respecter. Un rang à tenir selon sa condition. Une place à savoir garder selon son sang. Sa race n’a jamais su la tenir. Ils doivent savoir que la prétention de pouvoir atteindre la seule cheville d’une femme de sang pure ne leur ait pas permise. Ce n’est ni plus ni moins qu’une justice appliquée selon la promesse sur la tombe de mon frère de remettre à leur place la race qui a osé tuer ses supérieurs.  » Elle ne releva les yeux vers moi qu'à cet instant. J'avais compris par la force de ses paroles que les moldus étaient pour elle, un peu ce que le Seigneur des Ténèbres étaient pour moi. Les moldus lui avaient volés son frère, là où le mage noir m'avait volé mes parents. Plus j'en apprend sur elle, plus je me dis qu'on se ressemble. Elle semble avoir eu un lien extrêmement fort avec son frère, un peu comme mon lien avec Dora. Elle l'a perdu à cause d'une ou plusieurs tierces personnes, comme j'ai perdu mes parents et ma tante à cause de tierces personnes.

Maintenant, lui donner la mort de cette femme me semble bien plus légitime. On ne peut pas mentir sur la souffrance vécu par la perte d'un membre de sa famille, les promesses sont plus fortes que tout. J'aime peut-être dominer, mais là, elle faillirait à sa promesse en ne tuant pas cette femme, je sais qu'elle fera tout pour avoir cette mort, même si je tente de l'en empêcher. Cependant, je ne tenterais pas de le faire. Je sais qu'à sa place, je serais prêt à tuer la personne face à moi si elle voulait m'empêcher de tenir une promesse faite sur la tombe de ma sœur. Je m'approchais alors qu'elle tendait la chaîne, bien évidemment, je la voulais, mais en même temps, je n'étais pas certains de la vouloir. Elle la retira, la cachant dans son dos, je souris doucement, si elle voulait jouer à l'enfant, on allait pouvoir jouer et se battre ensemble comme deux enfants voulant jouer au même instant avec leur jouet préféré. Pourquoi j'acceptais de passer pour un enfant ? Simplement parce que c'était toujours plus amusant de jouer à plusieurs jeux en même temps quand on avait une joueuse voulant faire de même en face de soi. Elle recula un peu plus en souriant, je ne bougeais pas, j'avais déjà un bon petit plan en tête, je me fichais royalement de cette chose traîné sur le sol et suffoquant, seul la torturer m'intéressait et reprendre les commandes des mains de Mina. « Ais-je suffisamment épanché ta soif de curiosité ou vas-tu me reprendre ce jouet des mains par un manque de confidences ?  » Me demanda-t-elle en tenant encore plus fermement la chaîne entre ses mains. Je souris doucement, un sourire carnassier, montrant bien que j'étais parti pour jouer très longtemps avec elle, mais sans donner la moindre réponse à sa question. Je m'adossais calmement au mur se trouvant derrière moi, relevant une jambe, posant mon pied contre le mur, juste avant que Mina ne reparle. « Si tu veux en savoir plus, il va falloir venir la chercher…  » Je souris un peu plus, j'avais envie de deux choses, plus d'informations et plus de distractions sur cette moldue. Au lieu de laisser prévoir mes mouvements, je transplanais derrière Mina et posait ma main sur la sienne, celle tenant la chaîne. Ma poigne était ferme sans pour autant l'être trop, je voulais montrer ma force sans pour autant la blessée, jouer avec une compagne blessée rendait le jeu bien moins distrayant. « Ce n'était en rien de la curiosité, c'était disons juste l'envie de savoir lequel de nous ressentait le plus le besoin de tuer, les motivations que nous avions chacun à tuer cette vermine. » Avouais je, bien que la curiosité sur l'histoire de cette femme était présente, j'avais surtout envie de savoir en quoi sa demande était légitime. J'attrapais de ma main libre la chaîne, plus bas que nos deux mains. Je tirais d'un coup sec et la femme se déplaça d'environ un mètre dans la ruelle avant de heurter de pleins fouets son mari, les deux lâchèrent un cri étouffé, je souris doucement. Je montrais juste à Mina que je n'avais pas besoin de tenir la chaîne pour prendre mon tour de torture.

Je m'éloignais calmement de Mina, faisant deux ou trois pas, avant de me laisser tenter par un petit doloris. La vermine se mit à convulser sur les genoux de son mari complètement paniqué, il hurlait, me suppliant d'arrêter, avant de se mettre à hurler « Au secours ! » Je lâchais un rire froid que je n'avais pas eu depuis très longtemps, qu'il était idiot ce sorcier. « Mina! Qu'ont ils fait à ton frère pour que tu les haïsses autant ? » Je posais des questions, pas pour passer le temps, mais bien pour la faire réfléchir afin d'avoir le temps de jouer avec cette vermine pendant plusieurs minutes. Je retirais le doloris, pour la simple et bonne raison que ce sort n'a rien de très distrayant à mes yeux, je ne l'aime pas trop. Il y a aussi la peur qu'on fasse le rapprochement avec ma mère si je l'utilise. Alors pour le faire oublier au plus vite, je lance un sort pour écarter la plaie faite par la coupure, c'est un sort bien horrible et faisant affreusement mal à quiconque le reçoit d'après l'ancien livre que j'ai trouvé au manoir. J'aime ces petits sorts, ayant assez peu de chance de tuer en une seule utilisation et en même temps faisant souffrir les victimes. De la torture, sans trop de sang, ce qui tue moins rapidement, mais tout aussi distrayante que n'importe quelle torture car très douloureuse. « Au lieu de vouloir jouer à qui tient le verracrasse en laisse, profites plutôt du verracrasse pour passer ta colère, ta soif de vengeance. » C'est vrai que je n'avais rien contre le fait qu'elle tienne cette chaîne, mais je n'avais toujours pas vu son goût pour la torture, elle en connaissait bien plus sur mes habitudes que moi sur les siennes. Puisque je doute qu'elle s'amuse à traîner toutes ses victimes comme ça au sol comme si elles n'étaient que de vulgaires animaux. Quand nous nous étions croisé plus tôt dans la journée, elle portait des traces de sang sur son visage, j'aimerais qu'elle me montre cette part de la torture qu'elle aime et non ce traînement minable au sol qu'elle m'a montré jusque là.
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Dim 1 Fév - 22:24
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Sur Terre, il ne pouvait y avoir que deux classes : les forts et les faibles. Les patients et les impatients. Le bien et le mal. L’homme et la femme. Les sangs putrides et les sangs nobles. Tout n’est que dualité. C’était une façon de voir les choses mais c’est pourtant ce qui semble se dessiner sous nos yeux. Restez à reconsidérer la réalité sous le point de vue majeur qu’était le mien. Combien dira-t-on qu’utiliser la violence était source de faiblesse ? Combien jurons que se servir du mal était prendre la voie de la facilité ? J’allais remettre en doute le fonctionnement de tous vos idéaux. Que se passe-t-il quand le mal et le bien se retrouve inversé chez un être ? Tout ce pour quoi il doit être répugné devient la meilleure option. Ce n’était encore une fois qu’une histoire de point de vue. Dans cette scène, le mal était cette femme et son époux. Ils n’avaient peut-être pas déclenché ce feu qui faisait aujourd’hui le sujet de mes nombreux cauchemars mais ils étaient représentatifs d’une espèce imparfaite. Je ne faisais que suivre une sélection naturelle. Sans eux, la vie serait bien loin compliquée : on ne serait plus obligé de se cacher. On ne risquerait plus de se mêler par inadvertance pour créer des tares dans la société. Je pouvais vous trouver tant de raison pour les éliminer. Mes actions étaient le propre de la main de la justice. Je ne faisais que tenter d’appliquer le bien loin où il doit être fait. La société a des règles. Elles doivent être suivies. Quiconque y déroge doit être éliminé et les moldus sont les premiers d’une liste qui pouvait facilement s’étendre. Alors oui, mon goût pour tuer était fort. Il résultait d’un sentiment d’indifférence envers la race qui avait exterminée ma famille. Ils n’avaient aucuns droits. Mon désir de tuer était-il plus fort que celui d’Arcturus ? Si j’avais tendance à vouloir répondre « oui », je n’étais pas si certaine. J’étais capable de me laisser distraire pour reporter une mort. J’étais capable de torturer une victime un mois durant. Si Arcturus n’avait, semblait-il, aucune patience, j’en étais tout le contraire… Il n’en restait pas moins ma difficulté à le croire sur ses propos :

« Ce n'était en rien de la curiosité, c'était disons juste l'envie de savoir lequel de nous ressentait le plus le besoin de tuer, les motivations que nous avions chacun à tuer cette vermine. »

Qu’il appelle cela comme il le désirait, il avait une curiosité sans nom pour tout ce qui semble lui échapper ou sortir de l’ordinaire. A ce moment, il était alors derrière moi, tenant lui aussi la chaîne de notre jouet. Loin de torturer pour le moment, je jouais simplement. Je sentais une forme d’empressement de sa part. Un sourire en coin naissait sur mon visage quand il tira sur la chaîne pour faire atterrir la femme sur le sorcier. Quelle arrogance de vouloir me prouver qu’il pouvait prendre son tour comme il le souhaitait sans attendre que je lui donne. Un doloris sortit de sa baguette. Une expression familière s’afficha alors sur son visage sans que je puisse mettre un nom dessus. J’avais comme la sensation d’un déjà vue. Je ne m’y attardais cependant pas. Arcturus occupa bien trop mon esprit par une question :

« Mina! Qu'ont-ils fait à ton frère pour que tu les haïsses autant ? » dit-il en utilisant un autre sort.

La plaie de la jeune femme s’écarta un peu plus. Je n’aimerais certainement pas être à sa place. J’observais cependant la situation sans aucune réaction choquée. Ce n’était qu’une des formes les moins cruelles dont j’étais capable. Ou du moins surement une des moins sanglantes. Quand on aime tuer, parfois la vision du sang vient apaiser les esprits. Les hurlements résonnaient tout autant comme le chant du rossignol à mon ouïe. Je n’avais toujours pas répondu à la question regardant la scène avec un intérêt surprenant.

« Au lieu de vouloir jouer à qui tient le verracrasse en laisse, profites plutôt du verracrasse pour passer ta colère, ta soif de vengeance. » tenta-t-il d’animer mon goût du sang.

Quelle impatience… Je souriais amusée. Il ne connaissait rien de mes goûts. Il pourrait en être choqué venant d’une jeune fille « de bonne famille ». Je regardais alors la jeune femme. Dans sa douleur elle trouvait encore le temps de me supplier de l’épargner elle et son mari. Je crus entendre un instant sa voix me demander :

« Pourquoi… Pourquoi nous… ? »

Elle demandait pourquoi ?! Cette créature était encore plus stupide que ce que j’aurais pu imaginer. Mais parce que ça devait être ainsi. Fallait-il une raison précise pour que ce soit elle et pas un autre ? Si je pouvais, ils y passeraient de toute façon tous. Mon frère avait souffert avant de mourir. J’entendais encore ses hurlements dans le feu. Ils me hantaient sans cesse. Je tenais fermement cette chaine.

« Je ne crois pas qu’on t’ait donné l’autorisation de parler. » dis-je insensiblement.

Le jeu sanglant pouvait débuter. J’aimais jouer crescendo. Ça me permettait de garder le contrôle le plus longtemps possible avant de voir le démon se réveiller au plus profond de mon âme. Je ne voulais pas qu’Arcturus voit cette part incontrôlable de moi. Non pas qu’il risquait quoi que ce soit mais simplement parce que le lendemain je ne me rappelais de rien tout en sachant que j’étais capable de tout. J’étais encore bien trop jeune pour savoir modérer cette partie de moi nait le jour où le seigneur des ténèbres avait su me pousser au paroxysme de ma monstruosité à ses fins personnelles. De ma baguette, d’un sort informulé, elle commença à hurler alors que je la tenais de cette chaîne. Je profitais de cet instant pour répondre à la question d’Arcturus laissée en suspens :

« Mon frère est mort par leur faute. J’entends encore… » dis-je en constatant du sang sur le coin des lèvres de la jeune femme dû à mon sortilège. « … ses hurlements… » dis-je alors qu’elle hurlait de douleur. « … certaines nuits… » continuais-je sans pour autant que mon intention soit claire dans la torture que je lui faisais subir. « … alors qu’il brûlait vif par leur faute. » finis-je de dire alors que du sang commença à apparaitre sur le coin de ses lèvres. « Fais-nous un sourire… » dis-je alors que la peau de chaque côté de ses lèvres finit de craquer.

Elle comprit pourtant très rapidement et me gâcha mon plaisir en tentant de garder la bouche fermée. Je soupirais agacée. Ma patience avait des limites. Quand je jouais, je ne voulais pas voir mes plans perturbés. Elle garda les yeux fermés et la bouche serrée luttant malgré sa mort prochaine comme refusant de me donner satisfaction en m’humiliant ouvertement. Ça ne dura pas. Perdre patience n’était pas synonyme de bonne chose quand ça me concernait. Je ne pus m’empêcher de prendre sa main et de sortir une dague de ma botte pour lui couper un doigt et le jeter plus loin tout en disant d’un ordre sévère :

« Tu vas hurler ! »

Ça ne manqua pas. Qui résiste au fait de se faire couper un doigt ? Pas une simple moldu en tout cas. Elle cria et son visage se défigura dans le sourire de l’ange. Elle tomba à terre sous la douleur malgré son état conscient. Son époux nous suppliait de cesser. Comment pouvait-on se rabaisser à supplier de la sorte. C’était honteux pour un sorcier. Etait-il seulement de sang noble ? Surement pas, il aurait su dans le cas contraire que se montrer avec une moldue dans l’allée des embrumes lui couterait cher. Quelle indignité… Je jetais un œil vers Arcturus. Etais-ce à son tour de jouer ? La femme pleurait de douleur sur le sol. Je la redressai par la chaine au niveau du cou afin qu’elle doit à genou.

« Dis-nous qui sont tes maitres ? » dis-je en regardant Arcturus avec amusement.

Parler dans ces conditions lui saurait douloureux. Elle le refusa cependant, n’ayant rien compris à la leçon que je venais de lui donner. Devais-je lui couper tous les doigts pour qu’elle parle ? Le deuxième sauta et son hurlement déchira la bulle insonorisée dans laquelle nous étions.

« Alors. » demandais-je.

Une part de moi espérait qu’elle refuse pour lui arracher le troisième doigt, ce qu’elle fit à mon plus grand bonheur.

« Vous… » dit-elle finalement faiblement. « Par pitié, finissez-en. » nous supplia-t-elle.

« Certainement pas, je commence tout juste à m’amuser. N’est-ce pas non plus ton cas Arcturus ? »

C’était de la perversion et je remerciais le ciel d’avoir pris une robe noire pour ne pas la tacher. Je n’aurais cependant plus qu’à prendre une bonne douche en rentrant si tenté que je ne dépasse pas certaines bornes plus effrayantes encore… Je vous réserve ma pensée pour plus tard, sait-on jamais. Je jetais alors un œil vers Arcturus, sachant qu’il voudrait aussi jouer – sa patience avait des limites si je ne me trompais -.

« Je ne voudrais pas sauter ton tour et ton plaisir… » dis-je avec un sourire ironique en lui laissant l’occasion de pouvoir enfin jouer aussi.

Je réservais la suite de mes idées pour après. Il serait dommage de lui montrer l’imagination débordante dont je pouvais faire preuve en un seul tour. Il se sentirait peut-être dépassé… Le laissant ainsi reprendre les commandes en parfaite jeune femme bien élevée qui laissait à l’homme prendre le contrôle de la situation – pour un temps, n’exagérons pas non plus, je voulais participer autant à ce jeu que lui -, je lui demandais d’un sourire véhément :

« Et toi Arcturus… D’où puises-tu cette hargne pour la torture qui te rend si attrayant ? » lui demandais-je finalement curieuse de connaitre un peu plus de l’homme en face de moi.
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Lun 2 Fév - 0:45
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Je vis Mina sourire à mes paroles, mais la patience est loin d'être une de mes vertu. Rien que d'entendre cette femme suppliait de concert avec son mari a le don de m'exaspérer, pourquoi on ne leur coupe pas la langue à la naissance à ces moldus. Tout ce qui sort de leur bouche n'est qu'abomination de toute manière, ça nous épargnerait déjà la souffrance de les entendre piailler. J'étais concentré sur Mina, j'attendais qu'elle agisse, qu'elle la fasse taire, j'en avais plus que besoin. « Je ne crois pas qu’on t’ait donné l’autorisation de parler.  » Cette phrase me fit un peu de bien aux oreilles, bien que l'autre abrutie continua de crier, au moins, j'avais eu le loisir d'entendre quelques mots intelligents. J'attendais toujours la réponse de Mina, mais je n'étais pas certains qu'elle arriverait, je lui avais posé une question bien privé à laquelle à sa place je n'aurais pas répondu je pense. Cependant, à sa place, je n'y suis pas, moi j'ai encore ma famille, enfin si on peut réellement nous nommer ainsi puisque mes parents restent des fugitifs m'ayant abandonnés nous forçant à nous affubler depuis notre plus tendre enfance d'un nom qui n'est pas le nôtre, Dora et moi. Cela étant, nous avions réussi à survivre Dora et moi à des poursuivants en faisant un beau massacre en France, il y a de cela quelques mois, avant que nous revenions dans notre pays natal que nous n'avions jamais vu avant. Mina avait lancé un sort informulé, je ne vis que le rayon violet quitter sa baguette et venir heurter la vermine à nos pieds. Elle se mit à hurler, je ne comprenais pas bien ce qu'elle avait, j'avais bien un bon nombre de sort violet en tête, grâce à mes capacités en duel et en stratégie. « Mon frère est mort par leur faute. J’entends encore… » Je vis le sang couler du coin des lèvres de la femme, mais les paroles de Mina me percutèrent avec force. « … ses hurlements… » Mina ne poursuivit pas, mais je pouvais comprendre qu'il était difficile de parler de la mort d'un frère, je ne survivrais pas à celle de Dora. La moldue hurlait alors que je n'attendais que la suite des paroles de ma compagne. « … certaines nuits… » Je commençais à me demander vraiment ce qui pouvait être arrivé à son frère, ses coupures incessantes attisaient ma curiosité vis à vis d'elle. « … alors qu’il brûlait vif par leur faute. » Poursuivit Mina. Je comprenais maintenant bien mieux son goût pour la torture des moldus, je constatais que le sang coulait un peu plus du coin des lèvres de notre victime. « Fais-nous un sourire… » Je compris enfin ce qu'était l'effet de ce sort, c'était de faire craquer les lèvres. J'attendais de voir ce que ça donnerait sur le visage de cette femme si elle exécutait l'ordre de Valmont.

Cette garce ne nous fit pas le plaisir d'exécuter l'ordre de Mina, qui sembla voir noir, visiblement même si elle s'était montrée bien patiente avant cela. Elle était loin de l'être quand elle était en pleine torture, on devait tout lui donner dans la seconde, du moins, sa victime devait le faire. Je vis notre chère victime les yeux fermés et faisant des efforts monstrueux pour garder la bouche fermée. Avant que j'ai le temps de comprendre, Mina avait sorti une dague et tenait la main de notre victime. Elle coupa d'un coup sec un doigt de cette femme avant de le jeter au loin en lui ordonnant : « Tu vas hurler ! » Le hurlement qui suivit fut des plus plaisants à mes oreilles et je vis apparaître sur le visage de la femme un magnifique sourire bien sanglant. Qu'y a-t-il de plus réjouissant que de voir un si beau spectacle. Au moins, Mina a de la suite dans les idées, elle ne s'arrête pas à des choses basiques, voilà qui est plaisant, je vais pouvoir sortir tout l'attirail des sorts que j'ai eu le loisir d'apprendre au manoir où je vis. Quel plaisir c'est de vivre dans un manoir ancestral de sang-pur, d'avoir à disposition des livres dont la plupart du monde n'a pas connaissance. Je souriais assez calmement devant ce spectacle qui n'avait rien de choquant à mes yeux. J'ignorais du mieux possible les supplications de cet homme, aussi peu digne que sa femme, voir même moins digne, puisqu'il avait osé s'unir avec une race encore plus inférieures que les loups-garous. Oui, je place les loups-garous au-dessus des moldus dans mon classement des horreurs du monde, eux ont au moins le mérite de naître avec un tant soit peu de pouvoir et ils s'avèrent des créatures destructrices durant les nuits de pleines lunes, débarrassant un peu le monde sorcier de vermine comme cette femme. J'arrêtais mes tergiversions lorsque Mina redressa la femme en tirant sur la chaîne avant qu'elle se trouve à genoux. « Dis-nous qui sont tes maitres ? » S'enquit Mina en me regardant avec amusement. Si elle voulait s'amuser ainsi, qu'elle le fasse. C'est que la moldue voulait jouer les guerrières, elle refusa obstinément d'ouvrir la bouche. Il ne fallut pas très longtemps à Mina pour lui couper un doigt de plus, que fera-t-elle quand cette femme n'aura plus aucun doigt, me dis je. Déjà que je n'appréciais pas plus que ça sa matière de faire, couper des doigts comme une vulgaire moldu, c'était s'abaisser à leur niveau, loin du genre de chose dont j'étais capable. Je ne descendais jamais aux niveaux de la vermine, c'est comme si on se cherchait soit-même un verre d'eau alors qu'on avait un elfe tout près à nous l'apporter. Je me rendis compte que le hurlement déchirant de cette idiote venait de faire céder mes protections. Ce fait n'étant pas pour satisfaire mon ego, j'en remis un presque dans la seconde, avec ses cris, elle nous ferait repérer trop rapidement. Déjà que les aurors étaient assez de sortie à cause du seigneur des ténèbres et des mangemorts, il fallait se montrer relativement discret. Surtout que j'avais pas très envie de me faire arrêter, voir Azkaban ne me tentait pas trop, je ne voulais pas découvrir cette prison qui m'avait un peu plus éloignée de mes parents. « Alors. » Demanda Mina à cette vermine, elle attendait vraiment la réponse, qu'elle dise que nous étions ses maîtres.

Refusant une nouvelle fois, la vermine devint une folle à mes yeux, elle était peut-être juste une personne n'ayant aucun instinct de survie. Non, suis je bête, on l'a déjà prévenue de sa mort, alors, elle n'a plus rien à perdre, elle peut bien subir un peu plus de torture, ce ne sera que plus de plaisir pour Mina et moi. Un troisième doigt vola, je le regardais passer devant moi pour atterrir sur la main de son mari, qui en retira le petit anneau en argent qui y était toujours attaché. Je souris un peu, sans le vouloir, Mina venait de faire un geste des plus sympathiques, je vis les larmes couler des yeux de ce sorcier, qui eut l'air encore plus pitoyable que je ne le pensais possible. « Vous… » C'était pitoyable et ça ne m'apporta aucun plaisir, c'était comme entendre mon elfe m'appeler maître le matin, rien d'exceptionnel, puisque tous sang-pur est le maître de la vermine. « Par pitié, finissez-en. » Supplia-t-elle et je pensais que sa mort arriverait de toute manière bien trop tôt à mon goût, je le sentais, elle perdait déjà trop de sang, il aurait fallu arrêter les saignements pour qu'elle puisse survivre assez longtemps pour notre amusement. « Certainement pas, je commence tout juste à m’amuser. N’est-ce pas non plus ton cas Arcturus ? » Mina venait de mettre en avant mes pensées, mais je ne répondis pas à sa question. Qu'avais je à lui répondre, elle savait très bien ce qu'il en était, nous étions conscients tout deux de n'être qu'au début d'un long, très long et bon moment de plaisir. Mina lança un regard vers moi, elle devait s'attendre à me voir trépigner d'impatience, mais non, j'étais calme, la torture avait un effet assez apaisant sur moi ce soir. « Je ne voudrais pas sauter ton tour et ton plaisir… » M'annonça Mina en me souriant avec ironie. Visiblement, elle connaissait la parité entre les gens, même dans la torture, elle respectait un certains ordre établit de façon muette.

Je levais doucement ma baguette, j'avais un sort à lancé, mais j'étais certains qu'il ne plairait pas du tout à Mina. Je le lançais pourtant, la langue de la victime fut tiré dehors par une pince invisible, elle hurlait, à cause du sort de Mina, mais aussi de la douleur qu'exerçait le début de mon sort. C'était un sort rongeant la langue petit à petit, il était conçu pour s'arrêtait à un moment précis, juste avant le moment où elle serait incapable de parler. « Et toi Arcturus… D’où puises-tu cette hargne pour la torture qui te rend si attrayant ? » Me demanda Mina. C'était une bonne question que je ne m'étais jamais posé, on m'avait élevé en prônant ma supériorité, à Durmstrang, on m'avait dit la même chose. Pourtant, pourquoi j'aimais les torturer ? Je ne le savais pas. La torture étant une chose semblant inscrite dans mon sang. Étais je en train de me venger de mes souffrances sur ces gens, je n'en sais rien. Je ne peux pas m'en prendre à la cause des moments difficiles de ma vie, puisque je suis conscient de ne pas être assez fort pour combattre le Seigneur des Ténèbres. Je sais aussi, que je ne peux plus détesté mes parents pour ce qu'ils m'ont fait, je les aime trop et ils m'aiment, chacun à leur manière, mon père le montre, ma mère ne semble pas nous aimer mais je sais qu'au fond, c'est le cas, sinon pourquoi viendrait elle nous voir. D'accord, Père la force un peu, mais elle vient tout de même. Je n'ai pas de réponse pour Mina, je ne sais pas ce qui me motive, ce qui me rend leur torture si attrayante, si ce n'est leur infériorité et leur inutilité.

Ne répondant toujours pas, je tournais mon regard, sur ma victime, je lançais un second sort. Tout aussi peu connu que le premier. J'avais trouvé ma cible depuis un moment, l'un de ses tibias. Je regardais calmement la peau se déplacer, puis se déchirer. L'os mit un petit moment à commencer sa sortie, le mari hurlant qu'on arrête de la torturer, qu'on l'achève afin qu'elle ne souffre plus. « Pourquoi ferions nous cela, notre raison d'être ce soir, c'est vos morts, la mort d'impurs tels que toi, la mort d'abominable chose telle que cette chose qui hurle à mes pieds. » J'avais parlé d'une voix très calme et ferme, articulant bien chaque mots comme si je parlais à un enfant de deux ans ne comprenant pas pourquoi il n'avait pas le droit de libérer les cognards pour jouer au Quidditch. Je me tournais finalement vers Mina, prêt à lui répondre. « Je ne pourrais répondre à cette question avec sincérité. Je ne le sais pas moi-même, je sais juste que j'ai été élevé pour les détester, à Durmstrang, on m'a appris à les détester encore plus si c'est possible, ce qui n'était pas le cas,et mes penchants pour la torture on fait que j'en suis arrivé là. » J'avouais calmement en regardant Mina, j'avais réussi à faire une phrase sans parler trop de ma vie un peu spéciale. Je ne voulais pas qu'elle en apprenne trop sur mon enfance, parler de Dora n'était pas gênant, puisqu'elle connaissait mon nom et qu'elle remonterait très vite à ma sœur si elle faisait des recherches.

La langue de la femme avait presque complètement disparu, sa salive devenant rouge, ce sort était bien, puisque là où il s'arrêtait n'était pas la fin du sort. La langue ne pouvait jamais cicatriser, elle était donc à vif continuellement et saignait assez pour rendre les choses amusantes, on pouvait voir le sang couler sur son menton. Je baissais les yeux sur la jambe de la femme, l'os étant maintenant sorti à moitié, c'était sanglant, amusant et très douloureux vu les hurlements que lâchait la femme. Après tout, elle ne pouvait que faire cela, hurler, vu ce que nous lui faisions subir avec Mina. J'étais presque désolé pour ma compagne, elle allait devoir attendre que l'os sorte complètement pour la remettre à genoux. Cependant, je trouvais que cette part de son corps n'avait pas pris assez de coup durant notre début de torture. « Es tu mangemort ? » La question avait passé mes lèvres consciemment, j'avais besoin de savoir. C'était pour savoir si je devais ou non me méfier de mes actes et mes paroles face à Mina Valmont. Après tout, si elle est mangemort, je me devais de mesurer mes mots à mes actes afin qu'elle ne fasse pas le rapprochement avec mes parents, déjà que si on les connaît bien, on peut voir des ressemblances entre nous. Il était temps pour moi de laisser son tour à Mina, mais avant ça, je lançais un sort qui entailla le torse de la femme diagonalement, rien de bien méchant, juste pour le plaisir de faire ça. « Si tu l'es, sache que je ne suis pas ton ennemi. Je pense qu'il est temps que je te laisse ton tour, Mina. » Dis je calmement en montrant notre victime d'un signe de la main.
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Ven 6 Fév - 19:37
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Il ne répondit pas tout de suite à ma question. C’était à se demander si on jouait au jeu du « qui mettra le plus de temps à répondre à l’autre ». Pour être honnête, je n’aimais pas parler de moi, ce qui n’aidait pas à la confidence. Ses questions n’étaient pourtant pas vraiment indiscrètes ce qui faisait que j’acceptais de lui répondre. Après tout, il suffisait de chercher un peu pour obtenir le même genre d’informations sur ma personne. Enfin du moins ce qui ne concerne pas mon état d’esprit puisque je n’ai jamais été détectée sociopathe même si je mériterais bien fortement le titre.

Arcturus prenait un plaisir grandissant à faire souffrir notre proie. Tout pouvait y passer et était fait pour faire hurler ou du moins faire mal cette pauvre femme qui avait eu le malheur de mettre un pas dans l’allée des embrumes. Je grimaçais cependant en le voyant lui ronger la langue. Il m’aurait presque volé mon idée. En effet, je comptais sérieusement lui arracher directement pour ma part. Me gâchant un plaisir, je n’en fis pourtant pas cas. Je trouverais bien d’autres idées aussi diaboliques, je ne me faisais pas de soucis sur cet état de fait.

Elle demanda alors à ce qu’on l’achève, ce à quoi il répondit :

« Pourquoi ferions-nous cela, notre raison d'être ce soir, c'est vos morts, la mort d'impurs tels que toi, la mort d'abominable chose telle que cette chose qui hurle à mes pieds. » dit-il calme et ferme avant de se tourner vers moi : « Je ne pourrais répondre à cette question avec sincérité. Je ne le sais pas moi-même, je sais juste que j'ai été élevé pour les détester, à Durmstrang, on m'a appris à les détester encore plus si c'est possible, ce qui n'était pas le cas, et mes penchants pour la torture on fait que j'en suis arrivé là. »

Nous n’avions ainsi certainement pas les mêmes raisons et pourtant le même sentiment de besoin à torturer. Peu importait les raison de chacun, le but étant de se compléter pour s’amuser au mieux dans ce jeu malsain qu’était le nôtre.

Pour ce qui était de nos victimes, je pouvais constater que la langue de la femme n’était plu. Je constatais du sang coulant de ses lèvres alors qu’elle ne pouvait plus hurler correctement sans cette langue. Un sourire en coin apparaissait sur mon visage alors que je l’observais à nos pieds en pleine agonie. L’os de sa jambe n’était en guère meilleur état. Le sol était jonché de sang et malgré la répugnance de ce spectacle, pas une fois j’eus la nausée face à l’horreur ou l’odeur de la scène. J’y étais imperméable et insensible, regardant le spectacle face à moi comme un enfant aurait simplement regardait une vitrine de jouets. Dans ma contemplation, j’étais loin de m’imaginer ce qu’il me demandait :

« Es tu mangemort ? » me demanda-t-il.

La question paraissait évidente et je pourrais moi-même lui retourner ne connaissant certainement pas tous mes condisciples puisque je portais la marque seulement depuis un an. Je n’assistais pas à toutes les réunions officielles. Oui je connaissais des noms mais je supposais le seigneur des ténèbres avoir bien plus de partisans que ce que je pouvais recenser. Alors, après sa question, sans que je ne quitte du regard cette femme, il lança un sort pour entailler son torse. Je semblais bien silencieuse et passive comme si je n’avais pas entendu la question. J’étudiais seulement la vermine en face de moi pour mon prochain sort dans le but pourtant de ne pas la tuer. Je ne voulais certainement pas l’achever tout de suite or les seuls sorts qui me venaient, à cause de nos tortures précédentes, auraient raison d’elle. La seule qui aurait pu m’amuser aurait été de lui couper moi-même la langue mais comme vous avez pu le constater, mon partenaire m’avait très largement devancé en réduisant à néant mon idée. Il rajouta alors à mon intention :

« Si tu l'es, sache que je ne suis pas ton ennemi. Je pense qu'il est temps que je te laisse ton tour, Mina. » me céda-t-il la victime de la main.

« Si ma potentielle condition n’a que peu d’importance sur le jugement de ma personne, pourquoi vouloir alors t’y attarder ? » dis-je avec un sourire en coin.

Je me détournais alors de lui pour accorder mon attention vers cette femme sur le sol. Devais-je l’achever ? Nous pourrions jouer avec son époux par la suite. J’étais fortement tenté de lui ôter la vie. D’où me venait ce nouvel empressement ? Si j’aimais la torture, je n’étais pas partisane d’y passer ma nuit entière. En effet, je voulais déjà commencer à torturer cet homme qui semblait pour l’instant bien veinard de n’avoir subi aucun véritable dommage en comparaison de sa femme. Je n’étais pas forcément partisane de l’égalité des sexes – en effet, je n’avais pas été élevé pour considérer pouvoir affirmer être l’égal d’Arcturus – seulement il était un traitre à son sang et à sa condition de sorcier. Il n’y avait pas pire affront à mes yeux. Je demandais alors à Arcturus :

« Tu ne m’en voudras pas si je l’achève ? » lui demandais-je sans lui accorder le moindre regard.

Cette question semblait anodine mais elle était la preuve d’un respect des traditions et de l’ordre. On pouvait se montrer comme des monstres sanguinaires, nous n’en restions qu’un homme et une femme civilisés avec des principes et une droiture. Voir une femme défier un homme en prenant les décisions, aussi pure pouvait-elle être, pouvait - dans mon éducation du moins mais je ne doutais qu’il ait eu la même - être très choquant. En attendant sa réponse, je contournais alors Arcturus un instant. Mes doigts glissèrent sur son dos en passant derrière lui avec délicatesse. Pourquoi un tel geste si je ne lui accordais même pas une once de regard ? Peut-être pour attirer sa curiosité sur l’intention d’un tel geste ? Quoi qu’il en fût, un sort de torture sorti de ma baguette sur l’homme attaché. Dans ma gestuelle, pas une seule fois je ne regardais Arcturus, concentrée sur nos proies. Et pourtant une part de moi en éprouvait de la considération. Il était rare de voir un homme d’une telle trempe et une part de moi aimait particulièrement sa compagnie pour ce fait. Je n’étais cependant pas une courtisane mais une femme de sang pure et si certaines - peut-être à cause de leur admiration pour son charisme et sa beauté - lui aurait présenté une poitrine charnelle et voluptueuse sous l’œil pour le tenter, je préférais jouer plus finement pour donner un nouveau goût à ce jeu sanglant. Je m’approchais alors de cet homme pour relever son regard de ma baguette afin qu’il voit sa femme dans un état pitoyable. Ma baguette se dressa alors sans aucune hésitation vers cette femme. Le résultat en fut intéressant. Sa vue dut certainement se brûler et du sang apparut sur le coin de ses yeux. Sa rétine était en train de fondre de l’intérieur. J’accordais alors enfin un regard joueur vers Arcturus, attendant son avis sur la mort prochaine de cette femme.
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Sam 7 Fév - 22:09
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« Si ma potentielle condition n’a que peu d’importance sur le jugement de ma personne, pourquoi vouloir alors t’y attarder ?  » Me dit elle avec un sourire en coin, sans savoir que pour moi, cette information a une importance capitale sur ce que je peux et ne peux pas dire face à elle. Après tout, je dois éviter de trop dire la vérité face à Mina si elle est mangemort, elle risquerait par hasard de remonter à mes parents, même rien que ma ressemblance même assez peu visible avec mes parents pourrait être découverte si elle les connaît. Je retins un soupir alors qu'elle m'avait complètement ignoré pour se concentrer sur notre victime. Il n'y a plus grand chose à faire avec cette femme, au prochain sort, elle mourra presque à coup sûr. Je regardais Mina, cherchant à voir ce qu'elle allait faire, mais je n'en savais rien, j'étais juste décidé à lui laisser la mort de la moldu, si elle me laissait celle du traître à son sang. Pourquoi le traître à son sang, peut-être parce que je les trouvais tout aussi, voir même plus insupportable que les moldus, abandonnant notre monde pour ce monde ignoble, pour s'allier à ces sangs-impurs. « Tu ne m’en voudras pas si je l’achève ?  » Me demanda Mina sans même me regarder. Je la fixe, je lui laisserais la mort de cette femme, elle m'importe peu finalement face à la mort de son mari, je sais que Mina accordera sûrement plus d'importance à cette femme, représentant en quelques sortes tout ceux ayant tué son frère. Je ne peux dire que je comprends ce qu'elle ressent, mais je crois que je ferais de même si on parlait de la mort de Dora, je voudrais tous les éliminer jusqu'au dernier. En outre, les actes de Mina montrait qu'elle avait eu une éducation similaire à la mienne, les hommes passant avant les femmes aux yeux des sangs-purs, les hommes étant les supérieurs, les dominants et les femmes les inférieures et les soumises. En pensant à ça, un sourire naquit sur mes lèvres, dans ma famille, ce fait ne semblait en aucun cas vrai, puisqu'au comportement de mes parents, j'avais l'impression que ma mère portait la culotte dans le couple. Mon père étant tenu par son amour et par sa braguette, du moins j'aimais à imaginer que Dora et moi n'étions pas juste le fruit d'un suivi des traditions demandant à ce qu'un couple donne un héritier au nom.

Mina passa dans mon dos et je pus sentir ses doigts glisser dans mon dos, passer sur mes vertèbres, j'en eus un léger frisson interne. Ce petit geste ne voulait peut-être rien dire pour elle, mais je voyais ce fait comme une légère ouverture, laissant la porte ouverte pour un autre jeu après celui sanglant que nous étions en train de partager et ce jeu de parole que nous entretenions avec amusement, curiosité et plaisir. Pourtant, j'en voulais à mon corps d'avoir réagit même si ce n'était qu'interne, il ne le devait pas, mais dans le fond, je savais que la torture que j'avais vu et faite avait un certain effet sur d'autres plaisirs que je pouvais ressentir. Je n'avais plus à me dire que je n'étais pas normal, je le savais, comment aurais je pu l'être, alors que mes parents étaient un couple de mangemort aimant la torture, que j'ai déjà cette capacité presque extraordinaire de résister aux doloris. Je ne peux plus m'étonner du fait que torturer ou voir la torture aie un effet sur mes désirs charnels. Surtout que je ne suis pas toujours l'amant le plus tendre du monde, alors le doute n'est plus possible à mes yeux. Elle avait commencé à torturer le mari pendant que je me trouvais bien loin dans mes pensées. Mina s'approcha de l'homme, elle le fit regarder sa femme avant de pointer cette dernière de sa baguette. Quelques secondes plus tard, du sang coulait au coin de ses yeux, je compris qu'elle devait être aveugle, sans savoir le sort utilisé par Mina. Je détournais mon regard du spectacle en sentant un regard posé sur moi, je croisais celui de Mina, elle attendait toujours ma réponse. D'abord, je laissais un sourire amusé naître sur mes lèvres, je pris une inspiration calme, j'expirais tout aussi calmement avant de me décider enfin à parler. « Tu peux la tuer, mais celui-ci est à moi ! » Je claquais plus froidement que je ne l'avais voulu, tout en montrant l'homme de la main.

Je m'approchais ensuite lentement de Mina, posant ma main sur son avant-bras gauche, histoire de voir si elle acceptait ce contact, si ses doigts glissant dans mon dos précédemment étaient une invitation muette à plus de proximité entre nous. Ce que je pensais être le cas, je ne voyais pas cette femme faire un tel geste par inadvertance, tout semblait bien calculé chez elle et elle semblait savoir où se situait les limites à ne pas franchir avec un sang-pur, hors me toucher ainsi si c'était par inadvertance l'aurait forcé à faire ses excuses, ce qu'elle n'avait pas fait. Je laissais mes doigts glisser lentement de son avant-bras jusqu'au bout de ses doigts avant de reculer ma main, trop tenter de tirer sur sa manche pour voir si la marque noire y était apposée. «  Pour ce qui est du fait que je m'attarde sur ton appartenance ou non aux mangemorts, c'est juste une question de confiance. » Dis je calmement tout en me demandant pourquoi je venais de parler de confiance. Pourtant c'est le cas, j'ai besoin de savoir jusqu'à quel point je peux lui faire confiance, surtout que je sais que si j'arrive à poser des questions sur elle à l'un de mes parents, je saurais si elle est ou non des leurs, je pourrais savoir si elle m'a menti ou non. J'avais le moyen d'avoir la preuve que je pouvais lui faire confiance, mais ça elle n'en sait rien, c'est mon avantage dans cette partie du jeu. Je levais ma baguette vers le mari et je le forçais à garder les yeux ouverts alors qu'il se trouvait être en train de les fermer. Si déjà, Mina allait tuer sa femme, il se devait d'être un spectateur aussi attentif que nous le serions avec Mina. Pour nous, se serait un soulagement et beaucoup de plaisir de voir mourir une vermine, alors que lui souffrirait. Même sans user de l'impérium, je ressentais cette sorte de contrôle sur lui en le forçant à garder les yeux ouverts, à le forcer à regarder sa femme mourir. Pourtant, je ne pouvais pas attendre le réaction de Mina, il me fallait agir.

Maintenant que la femme se trouvait complètement aveugle, elle subirait les cris de son mari sans même savoir quel genre de souffrance il était en train d'endurer et c'est une chose qui me semble amusante. Qu'elle comprenne avant de mourir que son mari ne s'en sortira pas indemne, que l'on tiendra parole quant au fait qu'ils mourront tout deux durant la même nuit. Je réfléchis un petit instant, il doit souffrir, mais j'aimerais que sa torture dure plus longuement que celle de sa femme, du moins qu'on y aille plus en montant en monstruosité, encore faut il que Mina comprenne mes attentes après avoir tué la femme. Je souris en lançant un sort brisant les ligaments des poignets, des coudes, des genoux et des pieds de l'homme. Il se mit à hurler, pourtant de ma torture, il n'y avait aucunes autres traces visibles que les mains de l'homme pendant aux chaînes avec un angle des plus étranges. La torture n'implique pas toujours le sang et les horreurs visibles, c'est une chose que j'ai rapidement compris. Il me faudrait d'ailleurs apprendre quelques nouveaux sorts d'hallucinations dans les livres du manoir, j'ai entendu dire qu'il y en a d'autres, mais je ne sais plus quand. Voilà une chose que je pourrais faire après, quand sa femme sera morte, un sort d'hallucination, même si un épouvantard pourrait être marrant, dommage que je n'en ai pas un sous la main, j'aurais aimé voir quel forme aurait pris celui de cet idiot de traître après la mort de sa femme.

« Maintenant que nous avons tous le regard fixé sur cette vermine, fais toi plaisir, Mina ! » M'exclamais je presque joyeux en faisant glisser ma main doucement sur son épaule, avant de tourner mon regard vers notre victime. J'attends sa mort avec autant l'impatience que peut avoir un enfant avant son premier cours de vol ou plutôt avec l'impatience que j'avais enfant de revoir mes parents. Cette envie profonde et sourde qui gronde au plus profond de notre être, de notre cœur, de notre corps, voilà exactement ce que je ressentais. L'impatience de voir la stratégie de Mina pour tuer cette femme, choisirait elle de la tuer rapidement ? J'en doutais. Je la voyais plus comme une tueuse voulant voir sa victime souffrir, mourir vivante, peut-être userait elle de la façon dont est mort son frère afin de tuer cette vermine. Faire payer la mort de son frère de la même manière que celle dont il est mort, c'est il me semble, le plus grand soulagement que l'on puisse trouver quand on donne la mort par simple envie de vengeance.
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Dim 8 Fév - 14:57
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Que certains voient mon attitude comme une forme de soumission ou du respect, je n’avais pas assez de connaissance sur cet homme pour me permettre de l’insulter en prenant la vie de cette femme sans m’être assuré qu’il n’ait plus envie de la torturer. J’avais un certain respect pour les traditions. J’étais pourtant capable de les déroger quand j’estimais le jeu intéressant. Cela, Arcturus n’était cependant pas prêt pour l’instant de le constater, du moins pas en s’attardant sur une simple torture de deux êtres tout à fait immondes. J’attendais alors son avis sur la possibilité de lui ôter la vie. Il affichait ce sourire amusé caractéristique que je commençais à lui reconnaitre. Il aimait avoir une certaine domination dû à son statut d’homme. C’était indéniable et cela me fit sourire à mon tour. Il m’autorisa alors à la tuer à la condition que je lui laisse la vie de cet homme. Un geste de la tête suffit à lui indiquer mon accord. Je ne désirais que la mort de cette femme. Cet homme n’avait que peu d’importance pour moi. Il ne serait qu’un jeu avant de m’en ennuyer comme la majorité des hommes qui entraient dans ma vie.

Arcturus s’approcha alors de moi lentement. Je fixais à cet instant cette femme réfléchissant à la manière dont je lui ôterais la vie. Sa main se posa sur mon avant-bras gauche qui renfermait une majorité de mes secrets. Cachés sous un sort d’illusions, il détenait non seulement la marque des ténèbres mais aussi la brûlure dû à mon entêtement à vouloir sauver mon frère des flammes. Je ne ressentais aucune tension à ce moment. Comme je le disais, ces deux secrets de mon être étaient protégés d’un sort qu’on ne pouvait contrer sous le tissu de la manche longue de ma robe. Je ne m’attardais pas à ce toucher au premier abord. Je me contentais de réfléchir à mon meurtre. Ce n’est seulement quand j’ai senti ses doigts glisser de mon avant-bras à mes doigts que mon visage s’est légèrement tourné vers lui sans pour autant que mon regard ne se relève vers le sien. Il venait de provoquer un frisson le long de mon bras et s’arrêtant au bas de mes reins. Il se recula alors :

« Pour ce qui est du fait que je m'attarde sur ton appartenance ou non aux mangemorts, c'est juste une question de confiance. » dit-il calmement.

J’avais du mal à saisir pourquoi il tenait tant à pouvoir me faire confiance. Le peut-on entre deux monstres ? J’étais aussi dérangée que lui. Je pouvais lui apporter un certain respect et une certaine soumission en fonction de nos éducations et rangs, j’étais malgré tout capable de devenir incontrôlable et surtout imprévisible. Il était mal tombé s’il voulait apprendre à me faire confiance. Ça me semblait saugrenu et impossible. Je pouvais cependant me fourvoyer. J’oubliais bien trop vite que si une part de moi était capable de la plus ignoble des tortures, l’autre pouvait être apte à la plus grande douceur. De mes manies plus ou moins sous-jacentes, au fond, s’il savait provoquer le déclic, malgré ce sourire en coin qui s’affichait sur mon visage, peut-être presque moqueur, il pourrait provoquer une confiance mutuelle. Je n’avais juste plus l’habitude d’une telle notion. Elle me semblait presque irréelle dans ce monde où nous vivions. J’étais sujette à un maître qui pourrait me tuer d’un instant à l’autre si je commençais à le déranger. Je n’avais aucune confiance en personne. Je ne me reposais jamais sur mes deux lauriers. Depuis trois ans j’avais perdu le sens de ce qu’était pouvoir s’endormir auprès d’un être en qui vous pouvez avoir une totale confiance. Je n’avais connu ce sentiment qu’avec mon jumeau. Parfois je revoyais encore ces soirées à me faufiler dans sa chambre pour me plonger dans ses bras et fermer les yeux après un cauchemar. Il avait toujours su être un remède à mes plus grandes peurs. Aujourd’hui je n’avais plus ce privilège. J’avais dû apprendre à m’endurcir au lieu de me reposer sur lui. Ce qui faisait ce que j’étais aujourd’hui.

Il força alors cet homme à regarder sa femme sur le point de mourir. Il lui brisa alors tout ligament. Je ne pus que le soupçonner sans en avoir la certitude en voyant ses mains pendantes à ses chaînes. Loin de l’avis d’Arcturus, j’étais encore trop jeune et révoltée pour comprendre que le plaisir de la torture ne venait pas toujours du sang. N’avais-je après tout pas que dix-neuf ans ? J’apprenais jour après jour. Quelle idée alors me traversa la tête en voyant l’art d’Arcturus à savoir manier la douleur avec talent… Oserais-je lui demander de m’initier plus encore et plus que sa partenaire, devenir aussi sa disciple ? J’avais bien le temps de considérer s’il était à la hauteur d’une telle importance dans ma vie.

« Maintenant que nous avons tous le regard fixé sur cette vermine, fais-toi plaisir, Mina ! » s’exclama-t-il alors maître de cette situation.


Sa main, qui avait quitté mes doigts plus tôt, vinrent sur mon épaule en soutien à ses mots. Comment expliquer alors ce goût dans la bouche. Je détenais le désir d’en finir. Exprimant le plaisir d’ôter la vie, d’être maître et de décider à la place d’une quelconque divinité qui a le droit ou non de vivre, j’étais prise d’une violente pulsion. Il me fallut alors un sort pour la voir hurler à la mort comme un loup hurle à la lune. Ce crie déchirant était le résultat d’une mort atroce venant de l’intérieur. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, je ne l’avais alors pas immolé de l’extérieur mais bien de l’intérieur. Aucune flamme ne fut visible. Je m’étais contenté d’un sort qui ne faisait que bouillir tout liquide en elle. Pourquoi refuser de la mener au bucher comme mon frère ? Cette anecdote pourrait certainement faire grandir la curiosité de mon partenaire mais il y avait bien une raison à cela. Si tenté que la logique l’aurait voulu, je ne pouvais pas pour une unique raison.

La jeune femme finit de mourir comme un elfe de maison sur le sol sans plus aucune considération. Je me tournais alors vers Arcturus.

« La confiance est une chose qui se mérite. Je ne l’accorde qu’une seule fois. Penses-tu en être digne ? Me crois-tu au moins à la hauteur de ta propre confiance ? » lui demandais-je d’un sourire en coin.

Je m’approchais alors dangereusement de lui sans quitter son regard un instant. A sa hauteur, pas une fois je le touchais. Je me contentais de laisser mon corps frôler le sien avec une audace démesurée. C’était clairement de la provocation mais je ne m’arrêtais pas là. Mon visage fut ainsi proche du sien. Il devait sentir son souffle se mêler au mien si bien que mon nez pourrait presque toucher le sien :

« Si tu penses que tel est le cas alors prouvons-le nous ce soir mais sache que dans ma famille, la trahison comme le mensonge est très cher payé. » le prévins-je.

Chez les Valmont nous avons un code d’honneur. Nous ne mentons jamais. Nous préférons éviter de dévoiler la vérité si elle est gênante à dire mais certainement pas au profit d’un mensonge inventé. Nous avions assez de fierté pour affirmer simplement refuser de l’avouer. Je lui ouvrais cependant une porte. Si notre confiance devenait mutuelle, je ferais bien plus que lui dire qui j’étais.

« Pour l’heure, jouons encore… » lui dis-je dans un murmure.

Je m’écartais vivement de lui pour lancer un sort envers cet homme. Mon attention avait quitté Arcturus alors que je lui tournais le dos à un mètre de lui entre sa propre personne et notre victime. Je lui offrais toute la courbure de mon dos certes pas caché grâce à mes cheveux relevés dans ce chignon improvisé. C’était ma façon de lui signaler, malgré tout le respect que je pouvais lui apporter par mon éducation, que je n’avais aucune peur de le défier et lui présenter un dos dont il pourrait si facilement poignarder s’il le voulait. C’était une question de confiance… Ne l’avait-il pas demandé sans le vouloir ? Mais c’était aussi une provocation tendue et certainement charnelle. Je n’étais pas sans savoir que ma robe, si sage d’apparence en cachant la totalité de son tissu noir, épousé bien trop mes formes pour ne pas laisser à l’homme l’imagination se développer si le tissu venait à être ôté. Des brûlures se virent alors sur la peau du visage de notre victime. Ce n’était pas un sort si violent mais tellement douloureux. N’est-ce pas le meilleur pour commencer ? Je n’accordais alors aucun regard à Arcturus, curieuse pourtant de connaître la suite.
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Dim 8 Fév - 23:59
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La femme se mit à hurler sous le sort de Mina, mais rien n'était visible de l'extérieur. Je ne pouvais donc en aucun cas savoir quel sort elle venait d'utiliser comme je ne voyais que le résultat et qu'il y avait plusieurs sorts possibles. La femme mourut assez rapidement, ce qui me frustra légèrement, mais bon, je ne pouvais rien dire ou faire, j'avais laissé sa mort entre les mains de Mina. « La confiance est une chose qui se mérite. Je ne l’accorde qu’une seule fois. Penses-tu en être digne ? Me crois-tu au moins à la hauteur de ta propre confiance ?  » Dit elle et je me dis que la mienne de confiance était basée sur la même chose, une fois perdue, on ne pouvait jamais la récupérer. Je ne peux me projeter pour savoir si je suis digne de sa confiance, mais je trouve qu'elle doit être digne de la mienne, elle en sait déjà assez sur moi ce qui veut dire que je lui aie accordé un début de confiance en lui confiant mon nom et mon prénom. Entre personnes comme nous, la confiance était difficile à avoir, mais il nous la fallait, à tout moment, l'un ou l'autre pourrait dénoncer l'autre au ministère. Je préférais savoir à quoi m'en tenir, même pour le moment, je doutais qu'il y aie une chance qu'elle me dénonce et qu'il n'y en avait aucune que je fasse une telle chose.

Je la regardais s'approcher, ne bougeant pas d'un millimètre, elle était à ma hauteur, son corps frôlant le mien sans le toucher. Je refusais de bouger le moindre muscle de mon corps, alors que nos souffles se mêlaient, son souffle venant caresser mes lèvres avec douceur et chaleur, comme le vent chaud de l'été bien claquer contre la peau d'un corps. Je fixais mes yeux dans les siens, faisant comme si je ne notais absolument pas la proximité qu'elle venait d'insinuer entre nous, ni même l'audace dont elle faisait preuve en faisant un tel geste. « Si tu penses que tel est le cas alors prouvons-le nous ce soir mais sache que dans ma famille, la trahison comme le mensonge est très cher payé.  » M'annonça Mina et je me dis que déjà, je perdrais sa confiance un jour ou l'autre. Du moins, si un jour ma véritable identité était mise à nue, si elle ne pouvait comprendre que cette omission de la vérité m'était obligatoire, avait été mise en place de force, sans qu'on m'en demande mon avis. Un secret que je portais mais sans l'avoir initié, un secret qui ne devait être dévoilé à personne et pas avant le bon moment ou avant qu'on ne découvre le poteau rose de mon histoire et de l'histoire de mes parents. « Pour l’heure, jouons encore…  »Me murmura-t-elle avant de se détourner complètement de moi pour s'occuper de notre victime. D'où je me trouvais actuellement, je ne pouvais que voir le dos de Mina et ses fesses bien rondes moulés par sa robe. Je m'attardais sur le reste de son être, faisant fit du fait qu'elle me tourne le dos de façon très peu respectueuse. Il n'en restait pas moins que ce geste montrait qu'elle me faisait assez confiance pour ne pas lui la tuer comme un lâche, alors qu'elle me tournait le dos. Je m'approchais de quelques pas, restant juste derrière elle sans la toucher, ni même la frôler, laissant un pas entre nous.

Je restais silencieux un instant, regardant le visage de l'homme partiellement brûlé, petite torture, on allait monter le niveau crescendo, comme je l'espérais. « La mienne aussi, je ne la donne qu'une fois. Seul toi peut juger si je suis digne de ta confiance, mais sache que pour moi, tu es digne d'avoir la mienne. » Avouais je en lançant un sort ayant pour simple but de briser les côtes de ma victime une à une. Je laissais ensuite deux doigts de ma main gauche remonter doucement le long du dos de Mina, jusqu'à sa nuque. « Qu'appelles tu un mensonge ? Le fait d'inventer une histoire pour se donner une importance ou celui de cacher des choses sur soi afin de se protéger ? Le mensonge pour la gloire ou le mensonge par nécessité ? » Demandais je calmement alors que mes doigts étaient en train d'enrouler doucement une mèche de ses cheveux autour d'eux. J'avais besoin de savoir, si j'aurais toujours sa confiance si la vérité venait à être dévoilé. Je savais très bien que ma mère me tuerait si j'avais le malheur de parler de ce si grand secret à la première inconnue venue. J'écoutais les cris de notre victime, sans vraiment les entendre, prévoyant déjà un second petit sort pour quand toutes les côtes seraient brisées, ce qui prendrait du temps, elles cassaient en plusieurs morceaux avant de passer à une autre.

Mes doigts relâchèrent les cheveux de Mina et ma main retrouva sa place le long de mon corps, j'avais assez joué pour le moment sur ce côté là avec elle, qu'elle fasse le prochain pas si elle le désirait, sinon j'arrêterais de jouer à ce petit jeu, m'occupant simplement de ma victime. « Je suis convaincu que tu portes la marque. » Assurais je sans même me sentir gêné de lancer une affirmation pouvant s'avérer fausse. Quelques choses me disait qu'une telle jeune femme n'avait que pu attirer l'attention du mage noir et que le mage noir avait dû attirer son attention vu son désir d'éradiquer les moldus de l'univers. Alors que je pensais à cela, je me rappelais à quels points je haïssais les sous-races sans pour autant vouloir la marque. J'avais d'autres raisons de ne pas la vouloir, je tenais le Seigneur des Ténèbres pour responsable de mon abandon, du manque d'intérêt de mes parents pour moi, de leur absence de recherche pour Dora et moi alors qu'ils le cherchaient lui afin de lui redonner la vie. Je le tenais même pour responsable de leur enfermement, de l'amour que ma mère n'était pas capable de me donner, pourtant je ne voulais pas d'un amour niais, juste de la fierté, de la considération, du partage de connaissance. L'amour se résumant pour moi plus à des actes et des gestes qu'à des paroles ou des démonstrations d'affections tel que les étreintes et les mots tendres.

Je secouais lentement la tête pour éloigner mes pensées de l'avant de mon esprit et revenir à ma torture, mais je savais déjà ce que je désirais faire, il ne me restait qu'à attendre le fin de mon premier sort pour lancer le second. Du moins, si j'en lançais un second, j'étais bien tenté de laisser mon tour à Mina, afin que nous passions à un roulement d'usage d'un sort chacun. « D'après toi, suis je digne d'avoir ta confiance ? » M'enquis je en me déplaçant afin de pouvoir croiser son regard lorsqu'elle me répondrait. Son choix aurait une grande influence sur la suite des événements et du jeu, elle devait bien en avoir conscience. Cependant, je savais que mon manque de confiance dans les autres pouvait sembler suspect, mais depuis que nous avions été pourchassé avec Dora, c'était devenu vital pour moi de pouvoir placer un minimum de confiance dans mes alliés, si je puis appeler Mina ainsi. Mina n'étant pas au courant de mon passé, je m'étonne même qu'elle ne me pose aucune question à ce sujet, pourtant c'est une bonne chose, je ne saurais comment l'expliquer sans avouer la vérité et la vérité, je ne désire en aucun cas en parler. « Comment souhaites tu que nous nous prouvions notre confiance ce soir ? » Questionnais je en m'approchant dangereusement d'elle, tout en laissant deux petits centimètres entre nos deux corps.
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Lun 9 Fév - 10:02
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Il s’approcha de mon corps. Je n’étais aucun sens développer pour le deviner, simplement une intelligence de mon côté et quelques bon réflexes d’observation. Son ombre se posait devant mes pieds, signe qu’il devait être très proche de moi sans pour autant me toucher. Le lampadaire de la rue adjacente venait éclairer les ténèbres de notre petite ruelle et donc le dos de son propre corps. Ce lampadaire était une bénédiction pour nous. Elle nous permettait de distinguer dans la nuit sans pour autant attirer l’attention. Qui irait s’aventurer - A part nous peut-être bien évidemment… - dans une ruelle sombre et malfamée ? Ce lieu n’avait pas été choisi par hasard. Il provoquait certainement une angoisse chez notre dernière victime alors qu’on se désintéressait de la première. Pour nous il n’était qu’un élément de plus, une ambiance, une atmosphère aphrodisiaque à nos sens perturbés. Elle enivrait ma personnalité vers une certaine monstruosité. Son silence était alors palpable face aux cris de cet homme qui allait voir son tour se jouer. Son visage partiellement brûlé et ses tendons inutiles faisait de lui une créature défigurée et désarticulée. Cette vision était assez appréciateur même si sa torture avait bien moins d’effets sur moi que sa femme. Non pas que j’irais avoir des remords, loin de là. J’étais tout à fait consentante et partante pour torturer cet homme. Il n’avait juste bien moins d’effets sur ma colère que sa femme morte avant lui. Une part de moi s’en retrouvait même apaisé d’avoir pu en finir avec la vermine qui gisait au sol. Je ressentais une paix intérieure difficile à expliquer. Plus sereine et détendue, je pouvais prendre bien mieux mon temps à torturer cet homme tout en accordant parfois mon attention à Arcturus qui commençait à provoquer mes sens. Le son de sa voix fit frissonner mon échine :

« La mienne aussi, je ne la donne qu'une fois. Seul toi peut juger si je suis digne de ta confiance, mais sache que pour moi, tu es digne d'avoir la mienne. » me confia-t-il.

Je ne quittais pas du regard notre traitre. Il lui brisa alors les côtes au bruit que je pouvais entendre malgré les hurlements. Là où je les aurais brisé instantanément, il fit le choix qu’une à une elle ne vienne le détruire de l’intérieur. J’aimais son ingéniosité. Je savais dès cet instant que cet homme pourrait réussir à me surprendre malgré le nombre de nos victimes qui augmenteraient. Deux doigts parcoururent alors mon dos. Je n’eus aucune mauvaise réaction. Je savais pertinemment à qui ils appartenaient. Ils remontaient lentement le long de mon dos jusqu’à ma nuque. Mes yeux se fermèrent une microseconde avant de retrouver leur concentration sur l’homme hurlant.

« Qu’appelles-tu un mensonge ? Le fait d'inventer une histoire pour se donner une importance ou celui de cacher des choses sur soi afin de se protéger ? Le mensonge pour la gloire ou le mensonge par nécessité ? » me demanda-t-il dans ce geste.

Sa question était intelligente, je ne pouvais le nier. Un sourire naquit sur le coin de mes lèvres à sa formulation. Je n’avais jamais réfléchi à cette nuance. Je n’en avais jamais non plus eut besoin. La confiance aveugle avait été une des qualités au sein de notre famille. Peu importait le fait produit, nous devions tout nous dire. Mon frère connaissait tout de moi comme je pouvais tout connaitre de lui, ses fiertés mais aussi ses plus belles hontes. Ce passé était cependant loin et je n’avais jamais eu l’occasion de pousser ma confiance au paroxysme avec une autre personne. Même pas le seigneur des ténèbres ? Il était mon maître parce que je le voulais bien mais je ne lui accordais aucune confiance si on devait parler de ma propre vie. Je savais qu’il pouvait la retirer dès l’instant où quelque chose le dérangerait. Je n’avais cependant aucune peur, n’ayant de toute façon strictement rien à perdre pour le moment. Avait-il confiance en moi ? Etrangement, cette nuance était tangente. Je savais que je la possédais tout comme je pourrais si vite la perdre au moindre faux pas. Pourquoi cependant venir le contrarier alors qu’il m’offre des cibles concrètes sur un plateau d’argent ? L’histoire nous aura d’autant plus appris qu’à plusieurs nous étions bien plus forts. C’est peut-être ce qui justifiait mon allégeance tout comme mon désir de voir en Arcturus un partenaire. Quel régal il m’offrait que je n’aurais su me donner seule. Sa présence m’était bien plus agréable que ce que je voulais bien lui en dire. Il m’amusait. Alors pouvait-il avoir confiance en moi ? Certainement.

Ses doigts enroulèrent alors une des mèches rebelles qui s’étaient échappée de mon chignon. Je sentais ce geste anodin provoquer un léger frémissement sur mon cuir chevelu. Je finissais de fermer les yeux pour écouter cet homme hurler avec un réel plaisir. Le son s’accordait parfaitement à mon oreille. J’en retrouvais une « mélodie » agréable. Je ne répondis pas tout de suite à sa question même si sa façon de s’approcher de moi intimait la confiance. Non pas par mesure de rébellion mais simplement parce qu’on ne m’avait pas appris à dévoiler trop rapidement les informations concernant mon être. Je n’étais pas foncièrement mystérieuse mais je n’accordais pas non plus mon être sur un plateau d’argent tout de suite que ce soit par les informations de mon passé, mes ressentiments ou simplement mon corps. La soumission d’une femme avait ses limites autorisées par nos coutumes. Après tout quelle honte ferais-je à mon nom si je ne savais pas un minimum me tenir ? Quelle ironie d’avoir cependant cette pensée alors que mon père n’aurait certainement pas pu m’imaginer ici à jouer avec la vie d’un homme mais plutôt au bras d’un sang pure, mariée certainement et déjà un enfant ou deux. Quel beau tableau alors j’offrais. Il devait certainement se retourner dans sa tombe. Ses doigts retombèrent alors doucement loin de mon corps.

« Je suis convaincu que tu portes la marque. » m’assura-t-il avant de me demander : « D'après toi, suis-je digne d'avoir ta confiance ? » tout en se déplaçant face à moi.

Que pourrais-je lui reprocher ? Il était de la même race que la mienne et je ne parlais pas seulement de sang. Il avait les mêmes goûts pour voir souffrir ceux qu’il estime le mériter. Un homme comme celui-ci avait la force d’affirmer ses convictions. Aujourd’hui je voyais une violence innée pour l’affirmer. Je ne doutais cependant pas l’art de savoir persuader son monde pour pouvoir obtenir ce qu’il voulait aussi d’autres comme notre propre race : celle de la noblesse sorcière. Il avait un talent pour les mots quand il s’en donnait la peine. Ce qu’il dégageait alors, sans connaitre ni son passé ni son identité entière, me suffisait. Son nom n’était qu’un mot posé sur un visage. Qu’il soit vrai ou faux, il n’était pas l’importance de ma conscience. Ce que je voulais n’était pas de croire en une image offerte au monde entier mais en celle qui résidait vraiment tout au fond de son être. C’est ainsi à ce fond et seulement à celui-ci que je pourrais et voulais avoir confiance.

Il s’était déplaçait face à moi pour croiser mon regard. Il tournait alors le dos à notre victime.

« Comment souhaites-tu que nous nous prouvions notre confiance ce soir ? » se renseigna-t-il.

Il venait de se rapprocher de moi tel le prédateur curieux de savoir comment apaiser les peurs de sa proie. Il était si proche de moi à cet instant que j’aurai pu jouer les biches effarouchées et m’écarter. Seulement je n’étais pas une petite créature innocente et fragile, ou du moins pas ce soir. Je baissais alors le regard, non par soumission, mais plus pour suivre l’avancé de mes doigts sur sa chemise. Elles venaient jouer avec un des boutons. Je redressais alors le regard vers lui :

« Sois toi-même… Et je te ferai confiance. » lui dis-je simplement.

Je n’avais pas besoin d’autres mots pour lui dire comment gagner ma propre confiance. Je ne donnais non plus aucune indication sur les preuves qu’ils devraient me fournir sur la confiance qu’il posait en moi. Il me l’avait dit. Pour moi c’était une parole d’honneur. N’était-il pas de sang pur ? Devrais-je cependant faire confiance à un homme qui n’hésite pas à réserver les pires sorts à ses victimes ? Il était certes dangereux et c’était ce qui enivrait une part de moi. Son danger réveillait en moi un goût pour le jeu. Je voulais défier le destin et croire que son éducation pouvait être aussi forte que ses désirs de tuer. De la partenaire je pouvais cependant rapidement passer à la cible et j’en avais conscience. Avait-il cependant eut l’éducation qu’il se prétendait avoir ou n’est-ce qu’un jeu illusoire ? Peut-être étais-je naïve un instant d’y croire seulement je l’avais mis en garde. Le mensonge et la trahison n’était pas une chose que j’acceptais de pardonner… Cela allait aussi de sa confiance. Qu’il ne me dise pas me la confier et au moment où viendra l’instant de me faire confiance aveuglément, il s’y refusera. Sa vie ne pourrait être que de courte durée même si je devais en perdre la mienne pour le tuer. Je relevais alors le regard vers lui. Ma main s’était glissée dans sa nuque.

« La question que tes lèvres ont porté précédemment sur la nature même du mensonge, me laisse penser que tu possèdes un secret. » dis-je en un sourire en coin. « Et j’ai comme la sensation que tu cherches à savoir à quoi t’attendre si tu venais à me mentir pour te protéger toi ou un proche. » dis-je en glissant ma main sur sa joue. « Seulement est-ce un véritable mensonge ? Si tes lèvres… » continuais-je en posant mon pouce sur celles-ci « … n’en n’ont encore évoqué un traite mot. Si ce n’est qu’une information que tu caches sans le personnifier dans un mensonge… Peut-on cependant parler de mensonge si tu ne m’en parles tout simplement pas ? Nous avons tous nos secret Arcturus Prewett. J’ai tout autant les miens. Si tu ne veux l’évoquer, n’invente pas une histoire pour me mentir et me trahir, ne le dis simplement pas. Je préfère ne jamais entendre cette information si tu ne te sens prêt à me faire suffisamment confiance. » dis-je en le regardant dans les yeux.

Je n’étais pas toujours curieuse. J’estimais que la confiance, pour certaines choses, avait besoin de temps. Je n’irai pas lui trancher la gorge dans son sommeil simplement parce qu’il n’a pas voulu me dire une chose qui semble être capitale pour lui. Tout ce que je voulais était de pouvoir fermer les yeux et avancer sans avoir à craindre le moindre poignard dans le dos à la même occasion. Cela se valait aussi pour moi. Si je liais un tel lien avec lui, ce n’était pas pour le trahir à la première opportunité. J’étais d’une famille et d’un tempérament qui pouvait s’avérer loyal si j’estimais la personne.

Dans cet échange, j’en oubliais un instant notre victime. Comme je le disais, elle avait bien moins d’importance. Je n’étais pourtant pas du genre à gaspiller. Je fis redescendre mes mains le long de son corps pour poser mes mains sur les siennes. Celle qui ne détenait pas ma baguette toucha la sienne. Je laissais alors mes doigts remonter délicatement le long de sa propre baguette pour toucher enfin sa main. Je n’avais quitté son regard un instant. Oserait-il me laisser faire ? Je tournais sa main pour que sa fermeture sur sa baguette se retourne vers le ciel.

« Confie-la-moi… » dis-je en caressant les doigts qui renfermaient cette baguette.

Quelle était mon intention ? Pour le savoir, il devra me la confier si tentait qu’il puisse oser me faire confiance… Après tout quel homme démuni pourrait-il devenir sans sa baguette là où j’étais toute armée. Ce n’était qu’une question de confiance…
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Lun 9 Fév - 11:29
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Je n'avais aucun besoin de chercher la raison de son regard baissé, sentant ce petit courant d'air dû à ses doigts jouant avec un bouton de ma chemise. Le jeu de torture virait de plus en plus à un autre jeu tout aussi plaisant. Elle releva son visage et nos yeux se croisèrent, en cet instant, je n'avais aucune envie de faire le goujat, alors qu'avec n'importe quel autre jeune femme, je n'aurais pas pensé plus avant pour l'entraîner loin de la torture et plus vers le charnel, avec elle pourtant, le jeu avait un meilleur goût que la bestialité. « Sois toi-même… Et je te ferai confiance.  » Laissa-t-elle simplement échapper. Je n'avais pas beaucoup d'effort à faire, étant moi-même depuis le début. J'avais ainsi déjà toutes les cartes en main pour obtenir sa confiance, puisqu'avec elle, je n'avais pas la barrière qui me faisait cacher mon amour pour la torture que j'avais avec tant d'autres. Nous nous étions rencontrés au moment où le côté le plus sadique de mon être était mis en avant. Mon seul secret vis-à-vis d'elle était ma véritable identité, mais je tenais trop à ma vie pour le lui dévoiler. Se serait la seule chose avec certaines parts de mon passé que je me devais de lui cacher, mon passé menant à ma véritable identité avec un peu de jugeote et de la jugeote, j'étais certains qu'elle en avait, comme une connaissance des familles pures. Son regard retrouva le mien alors que sa main remontant jusqu'à ma nuque m'arracha un frisson, je sentis la chair de poule partir de ma nuque et descendre jusque dans mes bras, je ne pouvais le lui cacher vue l'emplacement de sa main à cet instant. « La question que tes lèvres ont porté précédemment sur la nature même du mensonge, me laisse penser que tu possèdes un secret.  » Commença-t-elle avec un sourire en coin et elle misait bien juste en plus bien que j'ai du mal à me concentrer entièrement sur ses paroles à cause de sa main dans ma nuque. « Et j’ai comme la sensation que tu cherches à savoir à quoi t’attendre si tu venais à me mentir pour te protéger toi ou un proche.  » Ajouta-t-elle alors que sa main quitta ma nuque pour ma joue, calmant un peu la réaction de mon corps sans pour autant faire descendre l'attente de mon esprit. Je sais que je ne lui mentirais pas pour me protéger ou protéger un proche, pour moi mon identité donné n'était pas un réel mensonge, juste une façon de cacher la vérité. Après tout, on avait jamais demandé à Ursula de nous faire prendre son nom, elle l'avait décidé d'elle-même, alors était ce un mensonge de dire que je me nommais ainsi, j'en doutais. « Seulement est-ce un véritable mensonge ? Si tes lèvres…  » Poursuivit elle en faisant glisser son pouce de ma joue à mes lèvres et j'eus la tentation de retirer sa main, n'aimant pas la perte de contrôle que ses gestes faisaient naître en moi à l'instant présent et ce manque de concentration que j'avais sur ses paroles. « … n’en n’ont encore évoqué un traite mot. Si ce n’est qu’une information que tu caches sans le personnifier dans un mensonge… Peut-on cependant parler de mensonge si tu ne m’en parles tout simplement pas ? Nous avons tous nos secret Arcturus Prewett. J’ai tout autant les miens. Si tu ne veux l’évoquer, n’invente pas une histoire pour me mentir et me trahir, ne le dis simplement pas. Je préfère ne jamais entendre cette information si tu ne te sens prêt à me faire suffisamment confiance. » Finit elle en me fixant dans les yeux. Cependant, ce qu'elle ne sait pas c'est qu'en me présentant, j'ai déjà dévoilé ce qu'elle pourrait prendre pour un mensonge. Ni que c'est loin d'être une question de confiance le fait que je ne puisse le lui dévoiler, il s'agit plus d'une question de survie, je serais en danger de mort si le mage noir venait à l'apprendre, si ma mère venait à apprendre que j'avais dévoilé ma véritable identité à quelqu'un, je risquerais même ma vie tous les jours si je venais à en parler. Plus d'une personne en aurait après Dora et moi si l'un de nous venait à avouer la vérité, puisque plus d'une personne en a après nos parents et quoi de mieux aux yeux de gens que de s'en prendre à leurs enfants pour les faire souffrir. Qui pourrait savoir que ma mère n'avait que faire de nous, les seuls à en souffrir si il venait à m'arriver quoi que se soit seraient Père et Dora et si c'était à Dora qu'il arrivait quelques choses, seul Père et moi en souffririons, moi plus que Père encore.

Les mains de Mina descendirent le long de mon corps et j'en eus un long frisson, je me retins de laisser échapper un soupir qui aurait laissé savoir que j'appréciais son contact. Je ne me comprenais pas, en général, je n'avais aucun problème pour supporter les gestes si anodins d'une femme, mais la torture avait émoussé mes sens et chaque contact entre Mina et moi faisait naître une vague de désir en moi, rien de trop puissant mais assez pour me donner des frissons ou la chair de poule. Je sentis ses doigts arriver de ma baguette et glisser sur ma main avant de la retourner. Je tenais ma baguette fermement. « Confie-la-moi…  » Dit elle calmement en caressant mes doigts. Je fus tenté de retirer ma main rapidement, mais n'avais je pas été le premier à parler de confiance. Je pouvais lui faire confiance, mais jusqu'à quel point, elle aurait un avantage sur moi en ayant ma baguette entre ses doigts. Ma baguette si cher à mon cœur, m'ayant toujours été fidèle, ce bout de bois qui s'était toujours montré loyal même dans les moments où je me montrais des plus monstrueux.

C'est avec lenteur que j'ouvris ma main, lui laissant la possibilité de me la prendre, je n'aimais pas plus que ça cette soumission dont je faisais preuve, mais n'était ce pas la meilleure preuve de confiance que je pouvais lui confier. « Même sans elle, je serais capable de te tuer ! » La mis je en garde. Je ne peux pas savoir de quoi je serais capable si elle venait à la briser ou même à l'abîmer, cette baguette était plus pour moi qu'un simple outil pour user de la magie, elle était la parfaite jumelle de celle de ma sœur si on en oubliait sa taille et rien que pour ça elle n'en devenait que plus précieuse à mes yeux. Je la laissais pourtant entre les mains d'une inconnue, je savais ma baguette fidèle, qu'elle ne m'abandonnerait pas, au lieu de penser à ma baguette, je me décidais à répondre à sa tirade d'avant. « Saches que ma question avait bien un but très personnel. » Avouais je en posant ma main sur sa taille avec douceur. « Cependant, je ne considère pas mon secret comme un mensonge. Je n'ai pas choisi de porter ce secret, on me l'a imposé et je vis avec depuis. » Poursuivis je avec calme, après tout, j'avais pas demandé à mes parents de m'abandonner, ni à Narcissa de me confier à Ursula Prewett, ni à Ursula de me faire porter le nom de Prewett à la place de celui de Lestrange, j'avais été mis devant ce fait accompli. Tout en réfléchissant, j'avais serré un peu ma prise sur la taille de Mina. « Ce n'est pas réellement un secret que je peux taire, bien qu'il le soit. Et si tu venais un jour à l'apprendre, je pense que tu le considérerais comme un mensonge, une trahison de ma part. Il faudrait que tu viennes me voir afin que je puisse t'expliquer les raisons de ce secret. » Dévoilais je, me laissant une possibilité de ne pas perdre sa confiance si un jour je venais à être connu sous le nom d'Arcturus Lestrange. « Le dévoiler m'est pourtant impossible, je mettrais ma vie en danger, du moins c'est ce que je pense. Si bien évidemment, quelqu'un arrive à me trouver avant que je ne me fasses tuer par l'un des instigateurs de ce secret. » Finis je calmement en pensant essentiellement à ma mère, qui serait capable de prendre ma trahison encore plus mal que Mina pourrait le faire en l'apprenant par après.

Je rapprochais un peu plus Mina de moi, cherchant plus de proximité avec elle, ne voulant pas la laisser s'éloigner avec ma baguette. Pour ce faire, je la collais tout simplement complètement à moi, avant de poser ma main ayant précédemment tenu ma baguette dans son cou, laissant juste le bout de mes doigts reposer sur la nuque. « Je ne chercherais pas à connaître tes secrets, Mina Valmont. » Murmurais je en français en approchant mon visage du sien, si bien que mes lèvres frôlaient les siennes, mon nez touchant le sien et mes yeux vissé aux siens sans vouloir les lâcher. « Cependant, si l'envie me prend, je ne m'empêcherais pas d'aller chercher des informations sur toi. » Dis je toujours en français, trouvant cette langue bien plus charmante pour ce genre de conversation, surtout que j'étais conscient qu'elle pouvait parfaitement me comprendre. J'avais complètement oublié notre victime, elle ne revint à mon esprit que par son gémissement de douleur et son souffle saccadé, une côte devait d'être brisé dans l'un de ses poumons, le faisant souffrir à chaque respiration encore un peu plus que je ne le voulais à la base. « Poursuivons ce que nous avons commencer avant de penser à autre chose. » Murmurais je avant de tourner mon regard vers notre victime. « J'aurais besoin de ma baguette quand mon tour viendra, je suis un bon sorcier mais la magie sans baguette n'est pas vraiment mon fort. » Laissais je échapper afin de lui rappeler que j'ai besoin de ma baguette, tout en laissant croire que je suis capable de lancer des sorts sans baguette, alors que je ne serais même pas capable de lancé un accio sans ma baguette, même pas un vulgaire sort de lévitation.
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Lun 9 Fév - 20:28
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Mes doigts posés sur les siens, j’étais curieuse de savoir s’il exécuterait ses paroles en me faisant confiance. Personnellement ? Je ne m’attendais pas à ce qu’il me la cède. Quel homme ne se sentirait pas perdu sans sa baguette ? Cela valait aussi pour la gente féminine. Aurais-je cédé ma propre baguette à sa place ? Je fis exprès cependant de le mettre dans cette position délicate. J’espérais qu’il refuse, que je puisse sourire moqueuse pour lui faire reconnaître ne pas être prêt pour une confiance aveugle. Quelle surprise alors quand ses doigts s’ouvrirent légèrement. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me la confit si facilement. Un frisson parcourra mon échine alors que je regardais sa main ouverte. Je ne dis rien. J’étais surprise, c’est tout. Agréablement surprise cependant. Je posais alors ma main sur sa baguette m’attendant cependant à ce qu’il change d’avis et me la retire mais il n’en fit rien. Au fond, il me faisait réellement confiance. Quelle belle manœuvre venait-il d’effectuer pour endormir mes propres méfiances : on devait lui reconnaitre. Je pris sa baguette. Il ne put cependant s’empêcher de me faire remarquer :

« Même sans elle, je serais capable de te tuer ! » me mit-il en garde.

Je ne doutais pas un instant de la force de son corps face au mien. Si je me retrouvais entre ses mains sans aucune baguette l’un comme l’autre, je savais que je ne ferais le poids longtemps. Je n’avais pas été entrainé à un quelconque corps à corps possible. La seule arme que je possédais était mon genou mais suffirait-il si j’étais en danger ? Je ne voulais cependant pas y penser. A quoi bon s’attarder à une telle pensée alors que je n’avais pas pour idée de le trahir.

« Saches que ma question avait bien un but très personnel. » avoua-t-il en posant sa main sur ma taille en douceur.

Je relevais alors le regard vers lui laissant tomber sa baguette dans ma main droite le long de mon corps alors que je détenais ma propre baguette de ma main gauche. Je me laissais faire… Pour le moment. Détenant sa baguette, je le laissais prendre à son tour possession de ma taille d’une main, puisqu’il semblait avoir besoin de l’occuper. Je l’écoutais alors avec attention.

« Cependant, je ne considère pas mon secret comme un mensonge. Je n'ai pas choisi de porter ce secret, on me l'a imposé et je vis avec depuis. » m’avoua-t-il.

Je fronçais les sourcils malgré moi, curieuse d’en savoir plus sur cet homme. Je ne lui poserai aucune question déplacée, je n’avais pas été élevé de cette façon. Cependant je ne pouvais nier ressentir une certaine curiosité sur ce secret si bien gardé. Il serrait alors sa prise sur ma taille. Sa poigne aurait pu me déranger mais je n’en fis cas. Je n’avais certes pas l’habitude de la poigne d’un homme mais tout comme il m’avait confié sa baguette avec confiance, je le laissais prendre possession de ma taille de la même façon. Une part de moi en ressentit même une attirance.

« Ce n'est pas réellement un secret que je peux taire, bien qu'il le soit. Et si tu venais un jour à l'apprendre, je pense que tu le considérerais comme un mensonge, une trahison de ma part. Il faudrait que tu viennes me voir afin que je puisse t'expliquer les raisons de ce secret. » me demanda-t-il presque au travers de ses mots.

Je comprenais que ce secret avait son poids et qu’il demanderait de ne pas agir impulsivement en le découvrant. Je n’étais cependant pas de ses femmes qui réagissent sans réfléchir. La plupart de mes gestes étaient réfléchis et calculés selon leurs conséquences. La raison de la présence de sa baguette dans ma main droite en était une preuve. Il continua alors son récit sous mon silence. La victime semblait profiter de ce répit sans douleurs même si les côtes brisées et les tendons coupés devaient le faire souffrir atrocement. Il devait bien se douter cependant que ce n’était rien face à ce qu’on avait fait à sa femme et ce qu’on lui ferait quand on s’intéressera de nouveau à son cas. Pour l’heure, Arcturus semblait au semi confidence et je l’écoutais avec patience et attention.

« Le dévoiler m'est pourtant impossible, je mettrais ma vie en danger, du moins c'est ce que je pense. Si bien évidemment, quelqu'un arrive à me trouver avant que je ne me fasse tuer par l'un des instigateurs de ce secret. » conclua-t-il sur ce dit secret.

Soit. Il avait un secret qu’il n’avait pas choisi mais dont sa vie dépendait. Je ne jouerais pas les indiscrètes en lui posant milles questions. Sachant rester à ma place contrairement à beaucoup de sang impur, je me contentais d’un geste de la tête lui signalant mon accord. Il savait ainsi que je ne lui tiendrais pas rigueur de ce secret. Du moins j’espérais en être capable… Après tout, nous nous connaissions que depuis ce matin. J’étais loin de me douter de ce qu’il me cacher. Je ne pouvais donc être sûre de ma réaction. Pourtant je prenais note de ses mises en gardes afin de savoir, si ce jour viendrait, tempérer mon avis et mes sentiments. Je n’allais alors pas lui demander tous ses petits secrets, même les plus tordus ou dangereux. Je n’étais de toute façon pas là pour découvrir sa vie mais son goût pour le plaisir de la torture. Ou peut-être plus…

Il s’approcha alors de moi si bien que je me retrouvais collée à son corps. Dire qu’un mordillement de lèvres ne m’échappa pas en sentant son corps tout contre le mien serait fortement mentir. Il disparut pourtant aussi vite qu’il était apparu. Sa main libre et non sur ma taille passa alors dans mon cou. J’étais doublement armée et pourtant je ne pouvais me sentir dans une position plus faible que celle-ci. Son mouvement était lent et ses doigts se posèrent sur ma nuque. Je n’étais pas sans savoir qu’un mouvement brusque, fort et brutal pourrait me la briser avant même n’avoir le temps de riposter. C’était un doux échange de position : Je détenais toutes les armes et pourtant il me dominait.

« Je ne chercherais pas à connaître tes secrets, Mina Valmont. » murmura-t-il en français.

Son accent était lisible dans le fond de chaque sonorité. Cela lui donnait un côté exotique et attirant. Je ne pus m’empêcher de sourire à son utilisation de ma langue maternelle. Sourire qui s’effaça délicatement quand son visage s’approcha du mien. Je sentais ses lèvres chercher les miennes, me donnant l’envie d’y goûter un instant. On m’avait souvent prévenu de ne pas mélanger le privé et le travail. Pouvais-je suivre ce conseil pour le plaisir de la torture avec celui du désir de son être ? Son nez toucha le mien. Je reconnaissais ma propre manie un peu plus tôt qui me fit sourire intérieurement. Mes lèvres rouges furent tentées de se poser sur les siennes quand il parla :

« Cependant, si l'envie me prend, je ne m'empêcherais pas d'aller chercher des informations sur toi. » me confia-t-il toujours en français.

« A ta convenance… » lui murmurais-je sur les lèvres d’un français parfait et d’une voix délicate et sensuelle.

Je ne lui en voudrais pas. Je n’avais de toute façon rien à cacher. Certes j’aurais aimé qu’il ne sache certaines choses en dehors de mes lèvres mais serais-je capable de lui avouer de moi-même. Il est des vérités qui sont difficiles à dire et j’étais du genre à me taire sur certains détails. Jamais je n’avais utilisé le mensonge. Si je ne voulais dire une chose : je ne le disais pas. Nous avions l’exemple parfait avec ma condition de mangemort. Si je puis me permettre de prendre cet exemple puisque je taisais ce détail par simple désir de le faire un peu pinailler. Cela m’amusait plus que m’arrangeait qu’il ait toujours ce doute infime au fond de son être même si toutes les chances courraient pour que je sois des leurs. Il le saurait de toute façon bien assez tôt.

« Poursuivons ce que nous avons commencé avant de penser à autre chose. » me murmura-t-il à son tour de nouveau en anglais. « J'aurais besoin de ma baguette quand mon tour viendra, je suis un bon sorcier mais la magie sans baguette n'est pas vraiment mon fort. » me rappela-t-il.

« Ainsi Arcturus Prewett aurait un point faible… Je n’aurai pensé qu’un homme comme toi puisse avoir certaines difficultés. » dis-je avec un sourire pour le taquiner. « Est-ce la seule ? » dis-je finalement en me mordant les lèvres avec un regard malicieux au fond des yeux.

C’était clairement de la provocation mais à ne pas prendre mal. Je venais simplement jouer. Loin de moi l’idée de ne pas le respecter. J’avais déjà bien assez prouvé savoir où était ma place. Je reportais alors mon regard vers notre victime. J’étais à ce moment encore contre lui, une main sur ma taille et l’autre sur ma nuque. Sa main, par force des choses alors que j’avais tourné la tête, dut se rabattre sur le bas de mon cou et donc ma clavicule provoquant un large frisson que je dus réprimer dans un léger mouvement de la tête. La victime se trouvait sur mon profil droit, me posant dans l’incapacité de pouvoir l’atteindre sans évoluer différemment. Ayant donc ma baguette du mauvais côté pour tirer correctement mon sort sans prendre le risque de le voir ricocher sur Arcturus plutôt que notre vermine – il serait bien dommage de faire du mal au seul homme qui semble intéressant dans mes connaissances – je dus me retirer de sa prise… pour y retourner. Je m’explique.

Détenant sa baguette, je n’en avais aucune utilité mis à part le rendre faible. Aurais-je cependant envie de rabattre cet homme sur les genoux pour qu’il se soumette à moi ? L’idée aurait pu me traverser encore l’esprit ce matin. Seulement il déclenchait en moi des sensations nouvelles qui lui laissaient une chance de ne pas voir mon tempérament en faire une proie autant que cet homme attaché en train d’agoniser. N’oubliant cependant pas notre jeu, il m’avait suffi d’un pas pour reculer et le heurter doucement. Sa main droite dut frôler ma cuisse un instant par inadvertance mais je sus, d’un sourire en coin orienter ma main droite dans la sienne. Comprenait-il mon intention ? Il ne fallait pas être elfe de maison pour saisir. Redressant la baguette vers notre victime, dos à lui mais contre lui, je lui demandais alors :

« Quel sort te ferait plaisir ? Celui de l’estropier de son membre pour avoir certainement osé s’être accouplé avec la vermine… » dis-je d’un ton net. « … ou doit-on d’abord lui coudre les lèvres pour le faire taire ? » ce qui pourrait être une idée pour m’éviter de finir avec un bon mal de crâne à la fin de la soirée. « On peut aussi les découper simplement pour avoir certainement osé embrasser celle de cette catin. » lui dis-je finalement en grimaçant à l’image de la liaison qu’il avait pu avoir avec une moldue.

Mes idées avaient souvent bien plus de symboles que je ne voulais l’admettre. Elle me venait très largement de ce qui me répugnait le plus ou me donner le goût de me venger pour une raison particulière. Sans un regard pour Arcturus alors que j’aurais pu relever le visage pour en voir son avis, je me contentais de laisser mon corps tangent entre le frôlement et le toucher tandis que je fixais notre victime droite et nerveuse, prête à laisser sa main enclenchait la magie de sa baguette alors que j’effectuerai le mouvement. Je n’étais pas droitière mais sa main détenant la mienne me permettait de mieux viser. J’aimais l’idée de lancer un sort à deux et avoir la satisfaction de l’avoir torturer à deux. Loin de moi l’idée niaise de trouver cela romantique comme on pourrait peut-être l’imaginer. J’étais à des lunes de vouloir agir par esprit sensible et idéaliste. C’était simplement une façon passionnée de partager le plaisir qu’il y avait de faire du mal à cet être. Plus qu’utopique ou délicat, c’était une nouvelle façon de jouer qui devenait bien trop enivrante pour la laisser passer…
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Mar 10 Fév - 12:04
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Au moins maintenant, je savais que je pouvais aller chercher des informations sur elle, suite à son petit « À ta convenance... » qu'elle m'avait dit dans un français parfait un peu plus tôt, avant que je ne lui propose de continuer à jouer. L'avoir contre moi faisait naître des sensations bien particulières dans mon être, cette pointe de désir, d'envie sans pour autant être assez forte pour faire réagir la seule part de mon corps d'homme pouvant me trahir sur mes sensations à l'instant actuelle. Je ne serais bien mal de me trahir de la sorte, alors je ne n'avais pas réellement envie de finir la nuit avec elle dans un lieu plus privé. Pour plusieurs raisons, déjà ce fait risquait de briser la puissance de notre jeu de torture, de nos échanges de paroles, le plaisir de la chair faisait naître les problèmes dans des relations saines si les deux parties ne se trouvaient voir les choses de la même manière. Si nous n'avions pas eu ces intérêts communs et cette relation des plus tordues, je me serais sûrement laissé tenter par une jeune femme comme Mina Valmont. « Ainsi Arcturus Prewett aurait un point faible… Je n’aurai pensé qu’un homme comme toi puisse avoir certaines difficultés.  » Dit elle en me taquinant, son sourire étant là pour me rappeler le fait que nous étions dans une ambiance de taquinerie. « Est-ce la seule ?  » Demanda-t-elle finalement et je ne vis que son mordillement de lèvres, faisant revenir sur l'avant de mon esprit mes pensées qu'elle avait coupé en cours avec ses paroles.

Qu'attendait elle comme réponse, si elle en attendait une. J'avais bien d'autres difficultés mais aucune n'ayant traits à l'expression de ma magie. Après tout, n'avions nous pas tous nos difficultés ? Je ne devrais pas penser à cela, puisque je m'estimais heureux que Mina n'aie pas tenté d'utiliser mes légers soucis en magie sans baguette contre moi. Je souris en repensant à sa première partie de phrase, sur mes points faibles, elle était loin de se douter que le seul véritable point faible que je possédais était aussi ma plus grande force, puisqu'il s'agit de ma famille, surtout Dora. Je devais sourire heureux, mais Mina bougea sa tête faisant glisser ma main sur sa clavicule. Après avoir fixé un peu notre victime, elle se défit de ma prise et je laissais échapper un petit signe de mécontentement, pas du fait que son corps s'éloigne de moi, mais plus qu'avec son corps, elle entraîne ma baguette. Après libre à elle d'interpréter ce son comme elle le désirait. Je fus surpris quand me tournant le dos, elle recula d'un pas pour se coller à moi. Je sens ma main droite frôler une partie de son corps, sûrement sa cuisse vu la hauteur, puis elle vint mettre sa main tenant ma baguette dans la mienne, je serais doucement ma prise sur cette main. La tenant assez fermement pour qu'elle ne m'échappe pas mais pas trop pour ne pas lui faire mal. Elle redressa ma baguette et ses intentions devinrent claires pour moi, elle voulait qu'on lance ce sort à deux. Je souris en comprenant ce fait, je finis glisser mon pouce sur sa main, très lentement, clairement comme une caresse mais pouvant aisément passer pour une position de recherche d'une meilleure prise sur sa main. « Quel sort te ferait plaisir ? Celui de l’estropier de son membre pour avoir certainement osé s’être accouplé avec la vermine…  » Dit Mina et j'eus un frisson, pensant que je ne voulais vraiment pas être son ennemi si elle se voyait coupant cette partie si chère à un homme. « ou doit-on d’abord lui coudre les lèvres pour le faire taire ?  » Poursuivit elle et je laissais échapper un petit ricanement voulant dire que cette seconde option était jouer très petit. « On peut aussi les découper simplement pour avoir certainement osé embrasser celle de cette catin.  » Finit Mina et je laissais ma joue frôler la sienne en passant mon bras libre autour de sa taille, laissant ma main reposer sur son ventre de façon très légère.

« Je ne voudrais pas t'avoir pour ennemi, Mina.. » Murmurais je en souriant malgré moi. « Je suis bien pour le fait de l'estropier de son membre ! » Avouais je, repensant maintenant à mon professeur à Durmstrang, celui qui avait pris la pureté de ma sœur, bien qu'elle eut calculé cette action, j'avais toujours eu envie de lui faire subir une telle chose, cette vermine ne serait qu'une substitution de mes envies meurtrières sur un autre. Je dis le sort, l'exprimant à voix haute alors que la main de Mina fit le geste. Je sentis une vague de plaisir en entendant hurler ma victime, je ne voyais plus cet homme devant moi, mais bien un autre m'ayant fait du tort par procuration en touchant à ma sœur. Un rire amusé s'échappa de mes lèvres un millième de seconde avant que je ne l'arrête, si je commençais à rire, je ne ferais que ressembler à ma mère, chose que je me refusais. J'avais beau aimé la torture, je faisais néanmoins toujours bien attention de ne pas m'aventurer sur le même chemin que ma génitrice. Être son fils oui, avoir des points communs avec elle non, j'avais déjà la chance de ne pas aimer plus que ça son sortilège fétiche, lui préférant de loin l'impérium. Mon petit côté de politicien, d'homme voulant dominer par les mots, être celui qui donne les ordres avec personne au dessus de soi pour venir donner ses propres ordres. La liberté en somme, une liberté avec le contrôle sur les autres. Le jour où j'aurais ma place de Ministre, il me faudra engagé Mina afin de faire souffrir la vermine que j'éradiquerai avant que cette même vermine n'aie le droit de mourir.

Un sourire naquit sur mes lèvres un petit instant avant que je ne regarde cet homme hurlant de douleur, souffrant et pleurant son membre, lui étant pourtant devenu inutile et sale depuis qu'il avait touché cette catin, cette vermine, cette bête qu'était sa femme. Pourtant son visage céda une nouvelle fois la place à celle de mon ancien professeur et je ne pus m'empêcher de resserrer ma prise sur Mina, loin de la réalité pendant quelques fractions de secondes. L'aveuglement de la violence de mon ressentiment envers mon ancien professeur m'avait fait quitté la réalité, pendant quelques secondes Mina était devenue Dora, je ne pouvais pas me permettre d'agir ainsi face à Mina, elle ne devait pas en apprendre trop sur mes secrets et surtout pas sur mon passé. Je détournais mon regard de notre victime, mon visage étant maintenant tourné vers Mina, je souris un peu. « Qu'as tu pensé de ce lancé à deux ? Était ce que tu attendais ? » Demandais je pour arrêter de penser à ce moment d'égarement qui m'était arrivé, je desserrais ma prise sur sa taille, faisant glisser ma main un peu plus bas sur son ventre sans descendre plus bas que la décence me le permet. Je mis ma tête au niveau de son cou, laissant juste mon souffle venir caresser sa peau, rien que pour mon propre amusement, pour voir si elle avait une réaction. J'attendis quelques instants respirant ainsi dans son cou avant de m'approcher de son oreille, la tentation de coller mes lèvres à son oreille pour lui parler ne fut présente qu'un instant avant que ma lèvre inférieure ne vienne frôler le lobe de son oreille. « Je te propose de lui couper les mains, il a dû la toucher avec.... » Murmurais je très bas pour ne pas lui donner l'impression de hurler dans son oreille. « Ou nous pouvons faire ce que tu proposais précédemment, de lui découper les lèvres... » Poursuivis je avant de prendre son lobe involontairement entre mes lèvres. Bien qu'involontaire, j'avais eu l'envie de le faire en voyant son oreille dégagé grâce à ses cheveux attaché en chignon. « À moins que tu n'aies une autre idée qui te plaise plus ? » Finis je avant d'éloigner mon visage et surtout mes lèvres de son oreille, afin de ne pas me faire surprendre deux fois. Une fois étant bien suffisante pour ne pas lui faire croire que j'en attendais bien plus d'elle après que nous ayons terminé la torture. Déjà que je ne voulais surtout pas de cela, j'aime jouer à tous ces jeux avec elle, mais ce jeu là, ce doit de ne rester qu'au stade de jeu. Du moins, c'est ce que mon esprit aime à croire pour l'instant, puisque qui sait ce qui pourrait bien se passer plus tard. Il n'était pas dit quand nous nous sommes retrouvé que nous allions finir si proche tout en lançant des sorts en duo.
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Mar 10 Fév - 16:57
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Je lui offrais trois idées possibles, le laissant faire le choix de ce qui lui plairait le plus. Je ne voulais l’orienter mais le premier choix était celui qui me semblait être le plus cruel. Après tout, quel symbole ! Couper un homme de toute virilité avait son impact. C’était comme lui enlever toute raison qui faisait son identité. Ce traitre en avait-il cependant eut le mérite de se faire appeler « homme » un jour ? Il fallait ne pas être un homme digne de ce nom, selon ma propre vision, pour oser s’unir avec une telle créature infâme. Un homme, un vrai, ne s’unissait pas avec les races inférieures. Il savait garder son rang et préserver son sang. Le devoir était une chose qui devait passer bien au-dessus de tout sentiment. L’amour était pour les faibles, le petit peuple. Je ne l’éradiquais cependant pas de ma conception du couple. Il n’était simplement pas dans mes priorités. Seulement qu’est-ce qu’une jeune femme comme moi pouvait dire de l’amour ? Je n’avais jamais connu ce sentiment. Je m’en moquais cependant éperdument. Il ne régentait aujourd’hui ni mes rêves ni mes désirs. Seul le désir de vengeance me faisait encore vivre. Il avait alors tout à fait raison de dire :

« Je ne voudrais pas t'avoir pour ennemi, Mina.. » souria-t-il, sa joue frôlant la mienne et son bras passant autour de ma taille pour reposer sur mon ventre légèrement.

Je ne prétendais pas avoir une compagnie intéressante. Je n’avais pas l’arrogance pour l’affirmer mais si une chose était vraie c’est qu’il valait mieux être mon ami que mon ennemi. Je savais où frapper pour faire mal. Je pris ses mots pour un compliment, me faisant sourire moi-même. Il n’avait cependant rien à craindre. Je l’avais dit, qu’il ne me mente ou ne me trahisse et il y aurait de bonnes chances pour que notre lien reste positif.

« Je suis bien pour le fait de l'estropier de son membre ! » m’avoua-t-il provoquant un second sourire sur mes lèvres.

« Bon choix. » lui répondis-je.

Un sourire était sur ses lèvres, je ne pus cependant pas le voir, lui tournant le dos. Je n’avais de toute façon pas besoin de me tourner pour sentir sa bonne humeur. Il venait de libérer la magie de sa baguette. Ses mots allaient avec mon geste et suffirent à voir cet homme perdre son membre peu à peu dans son pantalon. J’aimais l’idée de le rendre plus faible qu’une femme encore. Pouvoir le priver de sa virilité était un attrait qui me poser au-dessus de cet homme non plus par mon sang ou ma noblesse mais par l’oppression qu’il subissait de mon pouvoir. C’était une autre forme de domination. Dans cet acte, je sentis la prise d’Arcturus se resserrer sur moi. Je sentais une certaine violence émanée de mon partenaire. Elle ne me fit pourtant aucune peur. On était là pour se libérer et jouer. Peu importait la façon dont l’apaisement de son être se rendait visible, d’un sourire, d’une poigne virile ou simplement d’un regard, cela ne me choqua nullement. Il libérait ses émotions et pour moi ça avait un effet euphorique bien plus intéressant que de le voir insensible à tout cela. C’est aussi ce qui rendait ce jeu intéressant.

« Qu'as-tu pensé de ce lancé à deux ? Était-ce que tu attendais ? » me demanda-t-il.

Sa prise se desserra alors que sa main glissait un peu plus bas sur mon ventre provoquant un léger frisson. Il descendit si bas qu’il était tout juste à la lisière entre mon ventre et une part plus intime de mon corps. La décence de notre éducation aurait voulu qu’il n’ait jamais un tel acte. Ne m’y attendant pas, je ne pus alors retenir la légère accélération de mon cœur. Cela aurait pourtant pu être bref et sans conséquence sur mes véritables émotions si son souffle ne s’était pas posé sur mon cou provoquant une réaction en chaîne au fond de mon être. Il faisait monter l’adrénaline de mon corps d’une façon palpable mais audacieuse. Je sentais le déplacement de ses lèvres vers mon oreille. Ma main gauche vint alors délicatement sur la main qui détenait mon bas ventre. Elle était posée délicatement et sans aucune violence. Sa présence était simplement là dans l’unique but de l’empêcher de descendre encore s’il avait plus l’audace encore de penser me traiter comme une courtisane sans aucune vertu en plein milieu d’une ruelle. Sa lèvre inférieure frôla le lobe de mon oreille me faisant basculer vers une sensation piquante et agréable tout au fond de mon échine.

« Je te propose de lui couper les mains, il a dû la toucher avec.... » murmura-t-il à mon oreille avant de continuer : « Ou nous pouvons faire ce que tu proposais précédemment, de lui découper les lèvres... » continua-t-il.

Il captura alors entre ses lèvres le lobe de mon oreille. Son geste provoqua une réaction involontaire au fond de mon être. Je n’étais pas habituée de laisser un homme s’approcher de moi d’une telle façon. Je ne laissais généralement aucune marche de manœuvre. J’avais déjà rencontré des jeunes hommes aussi mignons qu’Arcturus. Jamais je n’eus une telle approche pour autant. Est-ce parce qu’il dégageait quelque chose que les autres ne possédaient pas ? Je savais pertinemment qu’il était rare de trouver un homme à la hauteur de mon sadisme. Telle la première novice, sortant tout juste d’une école pour filles, je m’étais alors laissée lamentablement avoir. Ainsi le loup, tout naturel qu’il était, vint apposer ses lèvres sur cette oreille sensible et délicate provoquant une réaction immédiate et incontrôlée. Je venais de reculer d’un pas – si tenté que notre proximité le permettait encore – pour abolir le frôlement de nos corps dans une fusion parfaite. La courbure et le mouvement de mon corps venait de trouver son complément. Je me rendis alors compte de la dangerosité de cet homme. Il venait de déclencher un impact sur mon corps que je ne pus maîtriser sur l’instant. J’étais comme l’agneau tentant de négocier et trouver des raisons de ne pas laisser le loup avoir le dernier mot. La raison du plus fort n’était-elle pourtant pas la meilleure ?

« À moins que tu n'aies une autre idée qui te plaise plus ? » finit-il de dire en écartant son visage.

Et l’agneau finit le cœur battant d’avoir échappée aux crocs du loup… Etais-je pourtant aussi pure qu’un agneau ? Aussi inoffensif ? Aussi facile à avoir ? Permettez-moi de laisser le doute se poser en vous… Je remontais sa main d’un geste assuré sur mon bas ventre de ma main gauche pour la reposer sur le milieu de mon ventre avec un sourire en coin. L’agneau pouvait sembler faible mais avions-nous vraiment choisi le bon animal pour la comparaison ? Qui sait ce que l’agneau peut cacher au plus profond de son être. Nombre de légendes prévoient de se méfier de l’eau qui dort. Sa force pourrait vous surprendre.

« Coupons-lui les mains. Un homme ne devrait toucher une femme qui n’est ni de son rang, ni de sa noblesse. » dis-je en reportant mon regard vers cet homme.

Je n’eus pas besoin d’attendre. Il prononça la formule et dans une harmonie parfaite, j’effectuais le geste ma main toujours au creux de la sienne. La voix du traitre se déchira. Je fermais un instant les yeux profitant de ce nouveau son qu’il nous offrait. Les rouvrant, je répondis alors à la question précédente d’Arcturus :

« La force d’une vengeance est plus poignante et intéressante à deux. » lui avouais-je en français.

Je découvrais dans la torture les délices d’un plaisir à deux. Je n’avais jamais connu ça auparavant. J’aimais alors cette complicité qui venait naître entre nous. Je ne dirais pas m’accorder parfaitement avec lui. Nous avions chacun nos goûts et nos couleurs. J’étais certaine de trouver parfois terrain de mésentente mais c’était notre différence qui faisait justement une union intéressante et enivrante. Je ne me serais vraiment pas attendue à cela en venant ce soir mais je n’étais pas déçue de l’expérience. Elle était nouvelle, attrayante et me donnait le goût d’approfondir notre partenariat. Je lâchais alors sa main sur mon ventre pour laisser la mienne glisser dans son cou. Je souriais au spectacle qui s’offrait à nous dans cette nuit noire. Je ne quittais pas le traitre des yeux. Mes doigts effleuraient la peau de son cou avec facilité malgré la présence de ma baguette tenue avec magnificence par mon seul pouce. J’étais assez adroite pour savoir ne pas faire tomber ma baguette par inadvertance.

« Regarde-le se tortiller comme un animal à l’agonie… » dis-je avec un sourire en coin. « Crois-tu qu’on pourrait lui faire manger les restes de sa gourgandine ? » lui demandais-je curieuse en jouant de mes doigts dans ses cheveux.

Je ne pouvais pas être plus ignoble qu’en cet instant. Ma cruauté avait-elle des limites ? Allez savoir comment cette idée m’était venue. J’étais ingénieuse et j’avais de la suite dans les idées dès l’instant où j’étais passionnée. Je ne pouvais cependant dire qu’une chose : Jamais je n’aurais pu m’amuser autant seule.
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Mer 11 Fév - 14:26
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J'avais bien sentit sa main venir reposer sur la mienne posé sur son ventre, pourtant j'étais certains de ne pas être descendu plus bas que la décence me le permettait. Peut-être avait elle une autre façon de voir les choses en tant que française, je pensais encore aux décences à la russe sûrement. Après tout, la décence avec les femmes, personne ne me l'avait apprise, c'est pas ma tante qui aurait pris la peine de m'expliquer une telle chose, nous n'avions même jamais eu de conversation sur la sexualité, j'avais tiré mes propres conclusions en expérimentant les limites de mes camarades de classe lorsque j'étais à Durmstrang. Une fois en France, je n'avais vu aucune différence et ici en Angleterre, les filles semblaient plus libérés sur ce point de la relation humaine. Cependant, par son geste, j'avais compris qu'elle refusait que je ne descende plus bas, je n'en avais aucunement l'intention, une chance pour elle, puisque si je l'avais voulu, sa main sur la mienne ou non, je l'aurais tout de même fait. J'avais mon éducation, mais j'avais aussi tendance à faire un peu ce que je désirais si je le voulais vraiment. Après le léger geste de mes lèvres emprisonnant son lobe d'oreille, elle eut une réaction qui me fit sourire. Elle se colla complètement à moi, mais mon sourire disparut bien vite, quand je sentis son corps se courber dans la courbure presque parfaite de mon corps. Ce qui eu le malheur de faire réagir une part de moi que je voulais absolument empêcher d'avoir une réaction. Seulement, le touché de son corps contre cette partie était trop pour mes parties intimes déjà prête pour le début de l'éveil par ses contacts précédant. Je ne voyais qu'une bonne chose, ce n'était pas non plus la réaction extrême, juste un début de réaction. Après mes quelques mots, elle fit remonter ma main vers son ventre à l'aide de sa main gauche, je ne pus m'empêcher de sourire, visiblement, elle pensait vraiment que j'étais allé trop loin. Il est vrai que j'étais conscient qu'il y avait de très grande chance qu'elle ait senti la propre réaction de mon corps à son mouvement de recul quand mes lèvres avaient attrapés son lobe et je trouvais sa réaction très bonne et tout à fait normal pour une femme de mon rang de m'éloigner de toute envie d'aller plus bas à la découverte de son corps.

« Coupons-lui les mains. Un homme ne devrait toucher une femme qui n’est ni de son rang, ni de sa noblesse. » M'annonça Mina et je fus soulagé qu'elle change de sujet, qu'on se concentre sur autre chose que les réactions incontrôlés de nos deux corps. Mes propres réactions me faisant peur, je n'avais pas imaginé Mina comme une possible conquête en la rencontrant, je ne l'avais vu que comme une partenaire de jeu. Qui aurait pu prémédité que nous en arriverions là par une simple torture. Pourtant une part de moi n'en était que peu étonné, comment pouvais je prétendre être normal, après tout, je reste convaincu que le fait d'avoir passé neuf mois dans le ventre de ma mère alors qu'elle agissait toujours pour son maître avait eu un effet sur ce que nous étions Dora et moi. Même en pensant, j'avais eu la présence d'esprit de prononcer le sort, au moins en pensant je n'avais pas eu à entendre le son de ma voix, à savoir si elle pouvait trahir mes tergiversions et ces sensations qui étaient nées en moi quelques secondes plus tôt. « La force d’une vengeance est plus poignante et intéressante à deux.  » Prononça-t-elle dans un français parfait et sans accent en répondant à ma question mais l'utilisation de sa langue maternelle n'eut que pour effet de faire naître un long frisson dans mon dos, partant de ma nuque pour descendre jusqu'au bas de mon dos. Quand sa main quitta la mienne posé sur son ventre, j'eus un regain de concentration sur les hurlements de notre victime, mais cette concentration partie bien vite quand sa main vint se poser dans mon cou, ses doigts caressant la peau de mon cou, je me mordis la langue pour ne pas laisser échapper un petit gémissement, la caresse de ses doigts se trouvant être plaisante, mais elle dominait déjà trop la situation en cet instant. « Regarde-le se tortiller comme un animal à l’agonie…  » Dit elle et je pus sentir le sourire dans sa voix. « Crois-tu qu’on pourrait lui faire manger les restes de sa gourgandine ?  » Poursuivit elle alors que ses doigts se mirent à jouer avec mes cheveux.

Je tournais les yeux vers notre victime, elle n'avait plus aucun intérêt à mes yeux, elle en retrouverait sûrement un si Mina avait l'ingéniosité de s'éloigner un peu de moi. Pourtant, d'un autre côté, j'étais certain que je ne l'aurais pas laissé partir. Ce paradoxe était horrible à penser pour moi, je n'avais pas l'habitude d'avoir cette envie de garder une personne attirante si proche de moi sans rien attendre de plus que ce qui se passait. Je regardais donc l'homme, en me concentrant sur lui, sur son souffle court provoqué par la douleur, je sentis que Mina perdait de sa domination sur mon corps, sur ses réactions involontaires et incontrôlés qu'il avait eu. Mon cerveau se concentra sur lui, sur la question de Mina. Je trouvais son idée plutôt bonne, tout en me disant qu'il serait trop long de lui faire manger l'intégralité du corps de la vermine qu'il avait épousé. Je fermais les yeux un instant, savourant juste l'instant avant de les rouvrir avec une idée en tête. Je lâchais la main de Mina tenant ma baguette alors que la seconde quittait son ventre pour sa taille. Je la retournais vers moi, sans laisser son corps s'éloigner du mien. « L'idée est bonne, mais c'est une perte de temps considérable. Il nous faudrait choisir que les parties que nous jugeons amusante de faire manger à son mari. » Murmurais je, plus le moins dérangé du monde par la présence de son corps contre le mien. J'avais repris la situation en main et surtout je concentrais entièrement mon esprit sur la torture et non la proximité de nos corps et ce que cette proximité pouvait me faire. Je détournais ma tête de Mina pour ne regarder que notre victime, un de mes bras passant dans son dos et ma main reposant sur sa taille. Ma seconde main reposant sur la base de son cou où j'avais décidé qu'elle serait bien.

Je l'ignorais pourtant complètement, préférant regarder cet homme agonisant, j'avais bien envie de le tuer, il n'avait plus d'intérêt à mes yeux, mais comme Mina avait de la suite dans les idées, nous allions lui faire manger sa femme. C'était aussi et surtout pour ne pas que notre partie de cette nuit ne se termine trop tôt que je m'empêchais de le tuer. Je souris en le fixant, pensant avec déception que si je n'avais pas fait disparaître la langue de sa femme, nous aurions pu la lui faire manger, pourtant j'eus une idée amusante. « Nous aurions pu lui faire manger la langue de sa femme... » Soupirais je, exprimant tout haut mes pensées en faisant glisser un doigt de la base du cou de Mina jusque derrière son oreille, avant de faire le chemin inverse calmement. « Ce qui est fait, étant fait ! » Poursuivis je en affirmant ma prise sur sa taille avant de rapprocher très dangereusement mon visage du sien. « Nous pourrions également lui faire manger ses propres attributs. » Murmurais je en laissant volontairement ma lèvre supérieure frôler de façon caressante la commissure de ses lèvres, avant d'afficher un sourire amusé. « Je te propose qu'on lui fasse manger certains morceaux de celle qu'il appelait sa femme avant de lui faire manger la part physique de son corps ayant été la plus chère à son cœur. » Proposais je en sachant que le fait de lui avoir coupé l'ayant déjà fait souffrir dans son ego, le fait de lui faire avaler serait la plus grande humiliation qu'il pourrait vivre avant sa mort. Mon propre sadisme me faisant peur à cet instant, en général, je n'étais pas sadique à ce point, j'étais bien loin d'être aussi passionné et dans la recherche, Mina me faisait découvrir une part méconnue de mon propre caractère, de mon esprit. J'avais peur de cela et en même temps, ça m'excitait, je voulais voir jusqu'où j'étais capable d'aller en sa présence. Jusqu'où la passion mise dans ce jeu nous conduirait ? Je voulais le découvrir.
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Mer 11 Fév - 16:50
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Lui faire manger les restes de sa femme était une idée qui me plaisait bien trop pour la laisser passer. A ma proposition, Arcturus lâcha ma main droite et mon ventre de ses deux mains. Il me retourna alors pour me poser face à lui. Je relevais le regard dû à ma taille plus petite que la sienne. Il ne permit pas un instant à mon corps de se desserrer du sien. Je ne pouvais plus me concentrer que sur lui. Même si je n’aurais voulu le regarder, je n’avais pas vraiment le choix. J’en profitais alors pour le détailler un instant comme imprimant les courbes de son visage au fond de mon esprit. Mon inconscient avait besoin de le marquer au plus profond de son être des fois qu’une part de moi décide d’effacer la majorité de mes cruautés de cette nuit, ce qu’il ferait surement le lendemain. C’était une façon comme une autre de se protéger l’esprit et ne pas finir folle. Mon inconscient savait cependant qu’il ne pouvait décemment tout effacer sans répercussion. J’oubliais souvent les visages sans importances. Il n’avait pas cet effet sur moi. Mon regard vint alors caresser doucement la peau de son cou pour glisser vers son menton. Ses lèvres furent sur mon passage, se dessinant comme la promesse d’une potentielle nouvelle empreinte sur mon corps à l’avenir. La forme de son nez fut sur le passage de mon regard avant que je ne croise enfin ses yeux sombres. Ils étaient le reflet des ténèbres mais je n’y voyais qu’une nuit sans étoiles avec sa part de mystère et son attirance du danger que ses yeux inspiraient.

« L'idée est bonne, mais c'est une perte de temps considérable. Il nous faudrait choisir que les parties que nous jugeons amusante de faire manger à son mari. » me murmura-t-il.

Il m’avait mise dans une position délicate. Je n’avais eu d’autres choix que de poser mes mains sur son torse. Total maître de cette position, je n’avais plus que lui en guise d’occupation, dos à notre victime à l’agonie. Je détenais pourtant encore sa baguette le privant pour le moment de toute magie. Il détourna son regard pour reporter son regard vers le traitre. Je l’observais sans paraitre pourtant importune. Son regard était comme un livre ouvert. Je pouvais lire si facilement ses émotions. Je n’aurais pu imaginer que cette nouvelle position, de faiblesse pour ma part, venait jouer sur mon apprentissage de lui. Il passa alors un bras dans mon dos. Sa main reposa sur ma taille, une manie que je notais comme étant la sienne, loin de me déranger pour autant. Sa seconde main fut bien plus traitresse à mes sensations. Mon cou devenait un terrain miné où je n’étais pas à l’abri de voir émerger un frisson à chaque passage délicat de ses doigts. M’ignorant de son regard, cela me permit de baisser le mien et de me concentrer sur mes autres sens puisqu’il m’avait privé de la vue de voir notre victime. J’entendais son souffle saccadé et ses râles douloureux.

« Nous aurions pu lui faire manger la langue de sa femme... » soupira-t-il provoquant un sourire sur mes lèvres.

Voilà ce qui arrivait quand on se débarrassait bien trop vite de choses qui pourraient finalement s’avérer bien plus utile qu’on n’aurait pu m’imaginer au premier abord. C’était bien là un homme : impulsif et quelque peu irréfléchi sur toutes les opportunités qui pouvaient s’offrir à lui. Pouvait-on lui reprocher ? Les femmes n’étaient-elles pas là parfois pour savoir reguider avec art et d’apparence soumise un homme qui s’égarait ? Je me mordis la lèvre inférieure à cette pensée tombant dans un parfait hasard avec son doigt parcourant doucement la distance qui séparait mon cou de mon oreille. Si cette lèvre prise entre mes dents n’en eut aucun rapport, je ne pouvais en dire autant de ce frisson plus que visible sous la peau de ses doigts. Le calme de son geste avait cependant quelque chose de reposant. Je ne m’étais jamais laissé me détendre de cette façon lors d’une torture. J’étais la plupart du temps nerveuse à souhait. Il m’apaisait dans son geste. Je pourrais presque fermer les yeux un instant et avoir la sensation d’être très loin de toute cette brutalité. Se rendit-il compte un instant, de cet infime instant de changement ? Il réveilla pourtant mon être mauvais à ses mots :

« Ce qui est fait, étant fait ! » poursuivit-il.

Sa prise sur ma taille me réveilla. Mon regard de nouveau sombre, je le sentis affirmer sa prise sur mon corps. Il se rapprocha alors dangereusement de moi si bien que son nez pourrait presque toucher le mien. De ce geste, il électrisa mon corps et retrouva mon regard.

« Nous pourrions également lui faire manger ses propres attributs. » me murmura-t-il.

Je n’étais plus très sûre d’avoir bien compris ce qu’il venait de me dire. Comment pouvait-on essayer de communiquer avec quelqu’un en lui imposant une caresse délicate mais séduisante de sa propre lèvre sur la commissure de celles de l’autre ? Son sourire amusé m’échappa comme tout le reste. Je ne sentais plus que son souffle sur mes lèvres. Je crus distinguer la proposition de faire manger à notre victime certaine partie de sa femme tout comme une part physique de son propre être. S’il ne me torturait pas ainsi, j’aurais peut-être saisi de quelle partie il voulait parler. Je n’étais sûre de son évocation à la virilité dont on l’avait privé plus tôt. Tout ce que je pouvais dire était détestait cet homme en face de moi à cet instant précis pour me faire flancher par un geste aussi anodin là où je n’aurais eu aucune réaction pour une proposition bien plus directe et entreprenante. Son entreprise était audacieuse, sensuelle, tentatrice mais surtout quelque peu sadique. Douce torture qu’il imposait à mon être, devrais-je lui rappeler qu’ici, je n’étais pas celle à torturer ?

Je n’étais cependant pas assez idiote pour ne pas savoir que cet attrait était à double tranchant pour lui aussi si je reprenais la main de son jeu. Les réactions de son corps n’avaient pas été peut-être suffisantes pour m’en donner une certitude mais le doute subsisté et sa façon de me chercher me laissait croire qu’il ne pouvait s’en empêcher lui-même. Son jeu, aussi frustrant pouvait-il commencer à être à un certain degré, n’en était pas pourtant au point de m’en rendre à bout de souffle pour le moment. Je me laissais simplement surprendre par une attitude dont je ne me serais pas attendue de cet homme. Attitude agréable, je ne pouvais le nier.

Je finissais par sourire à ma faiblesse provoquant le glissement de sa lèvre inférieure sur la légère moitié de la mienne. Cette proximité était affreusement indécente et pourtant j’en éprouvais un goût certain. Le temps semblait suspendu un instant au-dessus de nos têtes. Cette victime pouvait mourir ainsi. Je trouvais un nouvel intérêt bien trop intéressant juste en face de moi pour me laisser distraire par un être qui n’en valait pas la peine. Aurais-je changé de discours ? La langueur de son audace sur ma lèvre ne fit que réveiller un goût certain pour ce jeu de séduction. Je fis glisser mes deux mains, détenant soit dit en passant nos deux baguettes, le long de son torse. Elles passèrent de chaque côté de son cou, laissant mes bras suivre le mouvement. Mes deux mains de l’autre côté de sa tête purent réunir les baguettes dans une seule main. Celle-ci descendit sur l’arrière de son épaule droite. Ma main droite vint alors se poser sur sa joue. Je reprenais à ma façon le contrôle de la situation malgré toute la puissance qu’il avait à me détenir dans le creux de son bras. Mon pouce caressa délicatement sa joue. Mon nez vint alors jouer avec le sien, le tentant d’un baiser qui me traversa l’esprit.

« Etouffons cette homme avec sa ‘nourriture’… » lui dis-je sur les lèvres.

Il n’avait plus aucun intérêt pour moi. Je voulais en finir avec ce traitre. Mon intérêt pour la torture venait de décroître un instant. Je ne doutais pas retrouver son goût si on me proposait de partir de nouveau à la chasse. Elle n’avait cependant, pour ce soir, que trop durait et je ne doutais pas que lui comme moi trouvions un lacement à cet homme qui en était bien moins intéressant pour ma part.

« Sa respiration encore présente est un affront à notre présence. » rajoutais-je pour convaincre Arcturus d’en finir.

Tel qu’il me l’avait demandé, je ne tuerais pas cet homme de moi-même. J’avais pourtant espoir d’avoir assez d’art oratoire pour le convaincre d’en finir avec cette vermine. Je savais qu’il faudrait alors lui redonner sa baguette. C’est ainsi que ma main la détenant glissa le long de son bras. Je tirais délicatement dessus pour l’inciter à lâcher ma taille un instant. Ma main rencontra alors la sienne. Je déposais sa baguette dans son sein sans écarter une seule fois cette proximité qu’il avait provoqué entre nous. Une fois sa baguette en main, je lui dis alors

« Tue-le. » lui enjoignis-je.

Ma main dans son cou approcha alors son visage pour saisir ses lèvres délicatement. Je lui cédais un baiser léger comme un avant-goût d’un véritable baiser. Il était un prémisse et un premier pas, une douce soumission de mon être qui demanderait la sienne s’il avait le désir, ou l’incapacité de résister, à cette nouvelle affiliation.
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Mer 11 Fév - 18:05
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Lorsqu'elle sourit, je sentis ma lève inférieure entrer en contact léger avec une de ses lèvres, un léger frisson me traversa. Étant de notre rang, nous ne devrions pas nous abandonner à de telles choses en public, mais pour l'heure, je n'en avais que faire. Au point où nous en étions, nous avions oublié nos éducations depuis un moment déjà, depuis que nos corps étaient entrer en contact à vrai dire, un peu plus, un peu moins, qu'est ce que cela pouvait il changer. Elle fit glisser ses mains, tenant chacune une de nos baguettes sur mon torse, les remontant de chaque côté de mon cou et je n'essayais même pas de cacher le frisson qui me traversa, la tension étant palpable entre nous depuis un moment et il m'était impossible de cacher mes envies depuis un moment. Si seulement elle n'avait pas eu cette première approche en collant son dos à mon corps, si elle n'avait pas reculer au contact de mes lèvres avec le lobe de son oreille, j'aurais encore pu jouer les indifférents mais là, quel serait l'intérêt de réprimer ce que nous savions déjà tout deux. Je sentis son bras gauche descendre à l'arrière de mon épaule, mais je fus déconcentré par sa main droite se posant sur ma joue. Son pouce caressa ma joue alors que son nez entrait en contact avec le mien. Si j'eus été plus faible, je l'aurais embrassé, mais je n'en fis rien, je me contentais d'attendre. « Etouffons cette homme avec sa ‘nourriture’…  » Dit elle, mais je n'avais que faire de notre victime, je ne sentais que son souffle sur mes lèvres, j'avalais ma salive calmement, ne montrant aucune autre réaction.

Je fis glisser ma main le long de sa taille, si elle voulait jouer à ce jeu de séduction, je n'allais pas me priver, ma main se détacha un instant de son corps et je laissais mes doigts frôler sa fesse en douceur moins d'une seconde avant que ma main ne retrouve sa place initiale. Mina étant devenu ma nouvelle priorité de la soirée, après tout, ne jouions nous pas à une autre torture, une torture ayant une finalité bien plaisant. « Sa respiration encore présente est un affront à notre présence.  » Dit elle mais je n'écoutais pas ses paroles, si elle me parlait de ce travail que nous avions à achever, ça m'intéressait peu. J'allais le tuer et puis nous pourrions continuer ce petit jeu bien distrayant qui avait pris le pas sur mon envie de torturer et tuer. Je sentis qu'on tirait sur mon bras, j'ouvris ma main sans vraiment vouloir la lâcher, mais elle me rendit ma baguette. J'eus un sourire, le sourire de l'homme à qui on rend son bien le plus précieux, je serrais mes doigts sur ma baguette, heureux de la retrouver alors que ma main gauche attrapait la nuque de Mina, deux doigts attrapant ses cheveux à la base de sa nuque. Si l'idée venait à lui prendre de vouloir s'éloigner de moi, elle souffrirait et je pourrais facilement lui briser la nuque ainsi. « Tue-le.  » M'ordonna Mina et je laissais un petit ricanement m'échapper, c'est qu'elle devenait impatiente. Sa main dans mon cou me força à rapprocher mon visage du sien et j'eus droit à un avant goût de baiser. Voilà qui rendait la suite bien amusante, me dis je.

Ne voulant en aucun cas m'exécuter avec soumission, je m'accordais le droit de me montrer encore plus indécent que je ne l'étais, je fis glisser ma main gauche jusqu'à la naissance de ses seins. Cherchant à provoquer en elle une réaction mais surtout à lui montrer qu'ici, je choisissais. J'usais d'un sort banal pour faire voler le sexe de ce semblant d'homme dans sa bouche, l'enfonçant jusqu'à ce qu'il ne respire plus, tout en faisant cela, je laissais ma main glisser sur la robe de Mina, suivant la courbe de son sein. Je plaçais ma main droite dans son cou et lui rendit un baiser identique au sien avant de m'écarter d'elle, ne reculant que d'un unique pas, la lâchant complètement. « Merci ! » Dis je en levant ma baguette avant un sourire sadique. Je venais de provoquer ma propre frustration, un léger courant d'air frais passait sur mon corps, la présence de Mina ayant réchauffé cette partie de mon corps par le sien. Je la fixais un petit instant avant de transplaner dans son dos, je rangeais ma baguette avant de passer mon bras droit autour de sa taille laissant ma main reposer sur son ventre, alors que mon bras gauche vint se placer sur sa main tenant sa baguette. Je penchais ma tête, posant un léger baiser dans son cou, sans pour autant coller nos corps l'un à l'autre. « Je suis homme à finir ce que je commence. » Soufflais je à son oreille en faisant glisser ma main droite plus haut, vers ses seins sans pour autant les toucher. « Alors, si tu veux que nous en restions à ce stade de petit jeu de séduction, fais attention à tes gestes. » Ordonnais je, en posant bien ma main droite à plat sur son corps, lui faisant bien voir que ma baguette se trouve bien rangé à sa place. Qu'il n'est plus question de magie. Je remonte ensuite ma main sans la toucher, tournant sa tête vers moi, baissant mon visage vers elle afin de la regarder dans les yeux. Pourquoi je m'amuse à prendre tant de précaution avec Mina, alors que je n'en prendrais pas avec d'autres femmes. Tout simplement parce que je sais qu'elle attache de l'importance à notre éducation, mais aussi que si les choses venaient à déraper et qu'elle venait à le regretter, se serait la fin de notre jeu de torture. Ce que je ne désire absolument pas, puisque nous n'avons toujours pas testé les limites de notre monstruosité lorsque nous sommes dans ce jeu, du moins, je n'ai toujours pas réussi à découvrir mes propres limites avec notre jeu à deux, des limites que je veux découvrir. Il me faut aussi découvrir pourquoi Mina a cet effet sur moi, pourquoi partager ces moments de torture avec elle a eu pour effet de me faire la désirer. Pourquoi même la torture terminé, je sens ce goût dans ma bouche, comme si je n'avais pas complètement fini, qu'il manque quelques choses. Je ferme les yeux à la recherche de réponse, mais ça n'a pour seul intérêt que de me faire combler l'écart entre le corps de Mina et le mien. Je me place de telles sortes que nous soyons collé l'un à l'autre sans même laisser la place de passer un parchemin entre nos deux corps. Ma prise sur elle est bien plus lâche, je lui laisse la possibilité de partir, de changer de position et même de partir tous simplement si tel est son désir.
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Mer 11 Fév - 19:41
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Dès l’instant où mes lèvres touchèrent les siennes dans ce baiser fin, je savais qu’on ne pourrait plus jouer simplement à qui torture le mieux. J’avais le goût de ses lèvres sur les miennes m’enchainant à en découvrir plus encore de son être. Ce n’était certainement pas assez pour un être qui semblait avoir perdu la raison depuis bien longtemps. J’aimais pourtant bien trop jouer à ce jeu de langueur pour m’adonner dans l’immédiat à cette passion dont j’étais capable. A la suite de mon audace, il osa quelques gestes indécents mais trop vifs pour que je ne puisse réagir concrètement anesthésiée par le goût de ses lèvres. Je notais quand même la dangerosité de ses gestes, non pour moi mais pour lui. Il ne devrait pas trop s’amuser à jouer les indécents s’il ne voulait pas finir en pâté pour scroutt à pétard. Je n’étais pas une femme qui se laissait traiter comme la première des courtisanes – pour ne pas dire putains – croisées au détour d’une ruelle. Non pas que j’eusse mes limites plus qu’une autre. C’était comme la confiance, ça se gagnait et pour ça, il fallait jouer.

La pauvre victime dût subir mes impatiences tout comme seules d’Arcturus. Je ne doutais cependant pas son soulagement à voir la mort arriver même si l’étouffement était loin d’être une mort agréable. Elle me faisait pourtant sourire. C’était une mort propre en un certain sens.

Arcturus se retira finalement de notre échange aussi frustrant pouvait être son départ. Je n’en fis pourtant pas cas, m’en amusant d’un sourire en coin. Son écartement m’avait permise de me ressaisir. Je pus alors retrouver mes moyens, laisser mes sens cesser de me jouer des tours et tenter un échappatoire en ne repensant plus à ses lèvres qui me languissaient. Il ne laissa pourtant ce répit durer…

Son bras droit passa autour de ma taille pour se poser sur mon ventre là où son corps était apparu par magie juste derrière moi. Ne m’y étant pas attendue, je me retrouverai de nouveau prisonnière de sa personne et de mes sens. Il plaça sa main sur ma baguette. Craignait-il que je le lamine comme nous avions pu faire du mal à ces personnes ? J’aurais pu à la fin de ce divertissement s’il n’avait su capturer mes sens. Son léger baiser dans le cou égara mon tempérament.

« Je suis homme à finir ce que je commence. » me prévint-il.

Sa main droite glissa plus haut vers mon sein sans pour autant le toucher. Ses mots finirent de me faire comprendre la dangerosité avec laquelle nous jouions tous les deux :

« Alors, si tu veux que nous en restions à ce stade de petit jeu de séduction, fais attention à tes gestes. » m’ordonna-t-il.

Je m’en mordis les lèvres. Je ne lui avais donné qu’un léger baiser. Aurait-il eu plus d’impact que je n’aurais pu l’imaginer ? Commençait-il à s’en sentir bien trop enivrer pour ne pas voir son corps réagir ? Le mien montait en adrénaline et je ne pouvais que l’accusait de m’attirer. La torture n’y était pour rien. J’ai déjà du torturer un homme pour obtenir une information avec des collègues. Je n’avais jamais ressenti un tel plaisir à jouer. Il avait été fait dans le même moule qu’on accepte ou non cette idée.

Il tourna alors ma tête vers lui. Je croisais son regard dans un silence consenti. Arcturus n’avait pas l’air d’être prévenant, ni doux, ni attentionné. Pourquoi alors laisser la chance à cette biche de s’enfuir avant que le loup n’y plante ses crocs dans sa chair ? Je ne pouvais répondre à cette question. Je ne le connaissais pas assez pour le deviner. Peut-être simplement par respect pour mon sang ? Je n’étais pas sûre d’en être convaincue.

Il se colla à moi. Sa prise était pourtant bien moins ferme que ce qu’il m’avait déjà offert jusque-là. Je voyais là une façon de me laisser une certaine liberté malgré une quelconque maîtrise qu’il semblait afficher. Je me retournais alors pour lui faire face. Posant ma main sur sa joue avec une délicatesse feinte, je lui dis alors :

« Aujourd’hui tu as gagné ma confiance… » dis-je en me rapprochant dangereusement.

Je profitais du désert de la ruelle pour me placer tout contre lui de nouveau. Rapprochant mes lèvres des siennes, j’y fis pourtant abstraction après un frôlement léger avant de gagner son oreille et lui souffler :

« Demain, le jeu sera de m’initier à tes limites… »

Je déposais un doigt sur ses lèvres, m’approchant, prête à lui céder un véritable baiser. Je disparus néanmoins telle l’illusion de son esprit tourmenté.


A suivre...

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