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Tes limites... mon jeu. [pv Arcturus]

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Jeu 12 Fév - 0:00
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La vie était ampli d’embuches. Souvent des personnes arrivaient à l’hôpital à cause des attaques de mangemorts, d’anarchistes ou alors pour un accident bénin. On n’était pas à l’abri d’un sort mal tourné par un essai impulsif de curiosité en ouvrant un manuel ancestral… N’est-ce pas ? Ou peut-être une potion qui tourna mal et vous envoya sur les roses ? Quoi qu’il en fût, que ce soit une raison bénigne, accidentelle ou volontaire, j’étais chargée de vous soigner. C’est ainsi que je pris le service dans l’esprit de venir en aide aux plus démunis. J’étais bien loin de toutes ces tortures. Pour être honnête, je ne m’en souvenais même plus. Comment était-ce possible ?

Le jour où je perdis ma famille, je passai de nombreux jours, semaines, mois en silence avant de rejoindre le seigneur des ténèbres. A ce moment, un désir de vengeance se développa si fort que j’eus le choix entre deux options : devenir folle ou me protéger. Je choisis de la protection à la folie. Qui pourrait alors comprendre un jour cette douceur, cette attention, cette patience et cette violence la minute qui suit provoquée de mon désir de vengeance ? Je n’avais pas de soucis de personnalité dans le sens où nous étions deux dans ma tête. J’étais seulement une femme qui avait connu des horreurs et qui se protégeait comme elle pouvait, seule, en préservant la sérénité de son esprit en oubliant les atrocités qu’elle était capable de commettre pour sa vengeance. C’est ainsi que je fonctionnais. Je me vengeais et j’oubliais. Ais-je donc oublié cette soirée avec Arcturus ? Oui. Ais-je oublié Arcturus ? Son égo serait flattait de savoir qu’une part de moi ne cessait de rêver de cet homme droit, charmeur sur les bords, sensuel, attirant et surtout terriblement dangereux. Je ne le voyais cependant que comme un rêve étrange sans penser qu’il puisse être vrai.

Imaginez donc, quand on me confia le dossier, ma réaction quand je vis le nom « Arcturus Prewett » afficher sur le papier. Ce nom me disait quelque chose mais je ne fis pas tout de suite le rapprochement avec mes rêves. Une semaine était passée depuis notre amusement et j’avais interprété ce passé comme un mauvais rêve pourtant sensuel, tentateur et surtout très enivrant malgré moi. Je rentrais donc plutôt sereinement dans la chambre de mon patient. Il était 21h42 et ouvrant la porte, voyant son visage de loin alors qu’il était inconscient, je m’étais figée avant de sortir en claquant la porte. L’homme de mes rêves ! Enfin l’homme de mes rêves étranges, je précise… N’y voyons pas là la perfection de mes rêves redessinée au travers du visage de cet homme – même s’il était plutôt séduisant, reconnaissons-le – mais plutôt l’image de rêve étrange et perturbant. Derrière cette porte, le dos contre la porte, je portais mes doigts à mes lèvres un instant perturbée. J’étais telle la pucelle ne se remettant pas d’un rêve trop sensuelle pour elle. Je poussais alors la porte finalement cessant ma comédie. J’avais dû rêver et tout ceci n’était qu’une coïncidence. J’entrais alors. L’homme dormait ce qui me permit de me rapprocher doucement. Je regardais son dossier. Le pauvre homme n’avait pas eu de chance mais il s’en remettrait avec une pommade à passer sur son torse trois fois par jours et une potion à lui donner tous les soirs.

Méfiante, surement à cause de mes rêves, je m’approchais cependant avec mon air professionnel. Je n’allais pas laisser un mauvais – n’allais-je pas avouer à quel point certaines parties m’avaient plu ?! – rêve me perturber ! Je soupirais en découvrant son visage. Il était exactement comme cet homme dont j’avais rêvé. J’avais même la sensation d’avoir vécu plus qu’un rêve avec lui. Cette drôle de sensation ne suffit pas à me perturber. Je me dirigeais vers l’armoire pour obtenir la pommade nécessaire. L’homme avait été vêtu d’une chemise d’hôpital pour l’occasion de sa visite. Je dus alors la décaler pour découvrir son torse. Professionnelle, je me contentais d’appliquer la pommade sur son sternum. J’étais délicate dans mon geste. Je ne pus cependant m’empêcher d’examiner ce visage qui me semblait bien plus réel qu’un rêve. Il avait l’air si serein dans son sommeil. Je me mordais la lèvre inférieure en me rappelant ce rêve où il me tenait entre ses bras, mon corps contre le sien. Je finis de mettre ma pommade, parcourant son torse pour le soigner. Une mèche de cheveux vint alors chatouiller la peau de son torse dans mon entreprise sans que je ne le prévus. Je prenais toujours soin de les attacher dans un chignon rapide à cause de leur extrême longueur. J’avais du mal attacher l’une d’elle. Je me maudis alors d’avoir plongée cette mèche dans la pommade de mon patient. C’était peu professionnel. Jurant intérieurement, je posais la pommade sur l’étagère d’à côté pour venir nettoyer cette mèche de cheveux dans la salle de bain de la chambre. Revenant avec cette mèche mouillée mais derrière l’oreille, je ne m’attendis pas à ce que mon patient soit réveillé. En effet, quand je pris la peau de pommade pour en appliquer de nouveau sur son torse, mon regard croisa alors le sien. J’avais alors mes doigts posés délicatement sur son torse… Combien de temps mettrais-je pour réaliser qu’il n’était pas un simple rêve ? Je ne doutais qu’il allait très rapidement me le faire comprendre…
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Jeu 12 Fév - 15:18
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J'ouvre les yeux, où suis je ? Je ne connais pas cet endroit. Je ne suis pas chez moi, une douleur sourde dans mon torse me fait me poser encore plus de question. Comment suis je rentré du Hush bar ? Non, je ne suis pas rentré en partant du Hush bar, j'étais avec cette fille, dont je ne sais même plus le nom. On est allé chez elle, un petit appartement, elle m'avait avoué vivre avec un mec. Ça je m'en souviens, mais que c'est il passé ensuite, hormis le fait que nous avons fini dans sa chambre. Je me retrouve avec un beau blanc dans l'esprit, je ne sais pas où je suis, ni comment je suis arrivé ici. C'est horrible ! Il me faut fouiller dans mon esprit, alors quand j'entends des pas venir d'à côté, je ferme les yeux, pour ne pas avoir à parler inutilement. Rien, le vide, le blanc dans mon esprit pour le moment. J'étais avec cette fille, nous étions en train de nous envoyé en l'air.... mais oui, c'est ça. Son coloc est rentré, il m'a eu par surprise en me lacérant le torse avec un couteau, c'est cela. Qu'a-t-il dit ensuite ? Oh oui, qu'il était son frère et que j'avais aucun droit de toucher à sa sœur. Ensuite c'est le trou noir.

J'ouvre une nouvelle fois les yeux, je sens que la personne étant dans ma chambre est proche. Je reste presque choqué en découvrant Mina. Voilà une semaine que nous nous sommes rencontrés, que nous avons partagé les côtés les plus sombres de notre personnalité. Comment se faisait il qu'elle se trouve ici avec moi à me soigner, me dis je en baissant les yeux vers mon torse, fixant ses doigts. Je remarquais la lacération sur mon torse, c'était pas beau à voir, mais surtout je vis la chemise d'hôpital ouverte. Au lieu de me sentir rassuré d'être soigné, je fus intérieurement pris de panique. J'étais visiblement à Sainte Mangouste, je devais partir, m'en aller au plus vite. Si quelqu'un venait à découvrir mon identité ici, je serais dans de sale drap. Je ne pouvais rien montrer, surtout pas devant Mina Valmont, elle n'avait aucun besoin de savoir que j'avais peur pour ma sécurité en étant ici. D'ailleurs, si elle était là en train de me passer de la pommade sur le torse, ça voulait dire qu'elle était médicomage ? Un métier bien loin de ce que j'avais vu d'elle, alors la journée, elle sauve des vies et la nuit, elle se retrouve à en prendre, quel doux paradoxe. Être la main tendu le jour et l'expression de la mort la nuit. Un sourire naquit involontairement sur mes lèvres, personne ne la soupçonnerait jamais d'être un monstre si elle se montrait être une bonne médicomage prête à aider quiconque durant la journée. Elle était le loup-garou caché au milieu des sorciers. « Mina Valmont ! Quel surprise de te voir ici, je ne me faisais pas une telle image de toi. » Ricanais je en regardant ses doigts toujours sur mon torse. Puis mon regard alla se poser sur son corps, elle était la même et pourtant sa façon d'être me semblait bien différente, je ne l'aurais jamais imaginé comme une médicomage. Un médicomage par définition est doux, attentionné envers ses patients, préoccupé de leur santé, pas une personne capable de tuer sans cligner des yeux, prenant même plaisir à torturer et tuer.

Mina vient de devenir encore plus intrigante à mes yeux, je lève un peu mon bras mais ça tire sur ma blessure, je vais passer quelques jours avec beaucoup de mal au manoir. Je vais devoir demander un peu d'aide à Dora pour s'occuper de moi et de ma blessure. Se sera une bonne raison pour moi d'avoir ma sœur à mes pieds pendant quelques jours, même si elle ne se fera pas prier pour me charrier sur la façon dont je me suis fait avoir comme un idiot. Je ne vais pas laisser la douleur gagner sur mon besoin de m'échapper d'ici, je m'appuie sur le lit de mes bras, m'asseyant sur le lit, caler contre les coussins. Ce mouvement a eu le don de me faire souffrir, mais la souffrance n'est pas un problème pour moi, je n'ai pas peur de souffrir, encore moins à l'instant actuel alors qu'ici, il serait facilement possible qu'on découvre la vérité sur moi. Mon regard cherche autour de moi, dans cette pièce, mes vêtements, je sens juste la présence de mon boxer sur mon corps en plus de cette chemise de nuit typique des hôpitaux. Mes vêtements se trouvent nul part, on ne m'a quand même pas amené ici juste en boxer. Encore faudrait il que je sache exactement qui m'a amené ici et il me faudra retrouver cet enfoiré qui m'a lacéré avec son couteau, il va devoir mourir de ma main, quand j'irais mieux. Bon la position assise n'est pas trop difficile à tenir, je vais me lever. C'est pas Mina qui va m'empêcher de me carapater d'ici, enfin quoi que, elle en serait capable. Je me retrouve dans une mauvaise position vis-à-vis d'elle, elle m'est supérieure en étant ma médicomage et moi son patient. « Ainsi, tu es médicomage. » Dis je en posant mes deux pieds au sol avant de retirer cette chemise de nuit me donnant l'air d'avoir mis une de ses robes courtes que portent certaines femmes, le mouvement pour la retirer me fit mal mais je peux survivre à la douleur. Débarrassé de cet accoutrement, il me faut trouver mes vêtements et qui de mieux qu'une employée pour m'aider à les récupérer. « Vous rangez où les vêtements de vos patients ? » Je m'enquis en attrapant la main de Mina. Je n'avais toujours pas exprimé verbalement mon intention de partir, mais rien que cette question en disait assez long sur ce que je désirais faire.
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Jeu 12 Fév - 16:07
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Je ne dirais pas que paniquer face à cet homme tout droit sorti de mes rêves et connaissant vraiment mon nom fusse la bonne attitude à avoir. Je n’avais pas envie de croire que cet homme puisse être réel. Cela signifierait que tout le reste pouvait l’être aussi. Je ne m’étais pas attendu à cela. Seulement comme à chaque fois que mon cœur s’emballait dans cette douce panique, je réussissais à me reprendre vivement, respirant un grand coup. Fermant les yeux, je retrouvais la force de pouvoir affronter de nouveau cette réalité. Alors mes forces me regagnèrent…

Le temps que je me reprenne, il avait eu le temps non seulement de constater mon métier – en même temps il ne fallait pas être idiot pour voir l’uniforme recouvrant mon être – mais en plus de sortir à moitié de son lit. Lui avais-je seulement donné l’autorisation ? Nul besoin pour Mr Prewett, tout lui était dût et acquis n’est-ce pas. Un sourire se dressait sur mon visage. Il était tombé sur la mauvaise médicomage s’il voulait filer à l’anglaise. Il me demanda où pouvait être ses vêtements. Il faudrait me convaincre de lui donner cette information. Mais je ne le laisserais certainement pas faire. Tout abord, rétablissons les choses dans le bon ordre :

« Tu es blessé et certainement pas en état. Donc tu vas gentiment t’allonger sur ce lit et me laisser finir de t’appliquer cette pommade qui t’évitera de rester mal en point durant une semaine entière. »

Je ne le menaçais pas de l’attacher à son lit si c’était nécessaire. Son égo de mâle en puissance ne supporterait peut-être pas la soumission que cela engendrerait. Je l’envisageais tout de même sérieusement. Tant que je n’aurais pas jugé son état stable, il ne sortira pas de cette chambre et si je devais, pour se faire, y passer la nuit moi aussi pour le retenir, je n’hésiterai pas. Dois-je préciser que je n’ai nullement besoin de ma baguette pour l’attacher ? J’avais développé, pour mon métier – celui du jour ou de la nuit ? Allez savoir … – quelques talents particuliers. L’attacher de liens sans user de ma baguette faisait donc parti de mes rares compétences exceptionnelles. On comprenait parfois pourquoi les mangemorts n’aimaient pas trop passer entre mes mains. J’étais capable, pour un mot de travers, de soigner un homme dans d’atroces souffrances. Est-ce possible ? Oh que oui… Qu’Arcturus reste sage, je ne voudrais pas user de la manière forte. Après tout, je tenais à ce qu’il se rétablisse – pour une raison tout à fait inconnue, je devais l’avouer – mais pour ça il faudra apprendre à ne pas faire l’enfant.

« Et si tu es sage, je pourrais appliquer cette pommade plus longtemps que nécessaire pour détendre ton corps afin que la douleur soit moins grande… » lui dis-je avec un léger sourire.

Malgré l’ambiguïté de mes mots, il fallait le reconnaitre, la pommade avait un réel effet apaisant et relaxant. Devais-je lui préciser cependant qu’elle avait des effets secondaires ? La perfection n’existe pas et si cette pommade était radicale, je dirais qu’il risquait d’être légèrement plus sensible qu’à l’accoutumé.

« Profite des talents de ta partenaire. Nous sommes peu la nuit et je suis chargée de ton dossier. Tu ne risques donc d’être dérangé par personne surtout si j’en fais la demande. Si tu vas alors mieux demain matin, je connais assez cet hôpital pour te faire sortir discrètement et… habillé. Pour ce qui est de ta baguette, ne t’inquiète pas, elle est en sureté, je t’en fais la promesse et tu sais combien je n’ai qu’une parole. » dis-je avec un sourire en coin.

J’ignorais ce qu’il craignait ici mais ce n’était pas pour une nuit qu’il risquait quoi que ce soit.

« Je te laisse donc te rallonger s’il te plait ? » l’invitais-je d’un geste de la main, lui montrant le pot de pommade.

Je lui laissais le choix de rentrer dans ce lit de son plein gré avant que ce soit moi qui m’en occupe. Je semblais prévenante et douce mais il savait oh combien tester mes limites ne seraient pas une bonne idée. Après tout je lui promettais discrétion, soin et repos. Allait-il quand même faire sa mauvaise tête ou me concéder de pouvoir faire mon travail ?
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Jeu 12 Fév - 17:28
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« Tu es blessé et certainement pas en état. Donc tu vas gentiment t’allonger sur ce lit et me laisser finir de t’appliquer cette pommade qui t’évitera de rester mal en point durant une semaine entière.  » Dit elle et je compris qu'elle n'allait pas m'aider à m'échapper de là.Pour autant, je ne m'allongeais pas sur le lit, préférant rester debout loin de ce lit. En y retournant, je me soumettais à elle, je la plaçais dans une vraie position de supériorité. J'aurais accepté une telle soumission si le jeu en valait la chandelle, mais juste pour un peu de pommade, je n'en voyais pas l'intérêt. Même si cette pommade m'évitera d'avoir mal pendant une semaine, je préférais souffrir que de rester enfermé ici. Je me sentais enfermé ici, je jetais un œil par la fenêtre, il fait nuit, ainsi donc, je ne suis pas là depuis trop longtemps, du moins, je l'espère. De toute manière, si elle est à peine en train de me soigner, c'est que je ne suis pas arrivé depuis longtemps, il ne vont pas laisser leur patient souffrir pendant des heures. C'est des médicomages, pas des gens comme Mina et moi ou les mangemorts. Enfin Mina est bien médicomage, qui sait ce que ses collègues peuvent être finalement, peuvent ils réellement se montrer sadique aussi. Je m'obligeais à arrêter de penser à ce genre de bêtise, après tout, je n'avais d'autre choix pour l'instant de rester ici, jusqu'à ce que j'arrive à convaincre Mina de me dire où se trouvent mes vêtements. « Que sont quelques jours de souffrance. Il m'est plus important de rentrer chez moi. » Annonçais je calmement, histoire de lui faire comprendre que rentrer chez moi même sans soin comptait plus que d'avoir des soins. Je devais passer pour un homme étrange, mais Mina devait comprendre que je ne voulais être là, si elle pensait quelques secondes à mon aveu sur mon secret. Elle devait comprendre que j'avais besoin de partir pour le protéger, que j'avais besoin de son aide, sans avoir à lui donner de plus ample explication.

« Et si tu es sage, je pourrais appliquer cette pommade plus longtemps que nécessaire pour détendre ton corps afin que la douleur soit moins grande… » Me dit elle avec un sourire qui me fit sourire. C'était fou comme pour l'instant, elle n'avait plus rien d'une professionnelle même si elle me parlait de pommade. Je ne pus m'empêcher de revoir certaines parties de notre soirée de la semaine passée. Je dois avoué que je n'avais plus pensé à la partie jeu de séduction de notre soirée depuis le lendemain matin, quand je m'étais réveillé dans une situation à laquelle je ne voulais plus pensé, surtout pas face à Mina. Depuis ce matin là, j'avais préféré trouver une nouvelle femme chaque soir, pour ne pas avoir le loisir de rêver de Mina, puisque mes rêves étaient inexistants dans mes quelques heures de sommeil. Repenser à ça, eu le don d'éveiller un peu mon esprit, me faisant oublier ma blessure, bien que c'était un bon moyen de voir si elle dépasserait ou pas mes limites dans ce jeu. Bien qu'intéressé par sa proposition, je restais debout, cherchant une échappatoire, je finis par m'approcher de la fenêtre, je n'étais pas assez prêt du sol pour m'échapper par ici et puis, ma baguette, je ne pouvais la laisser là, après tout, elle est plus qu'une simple baguette. « Profite des talents de ta partenaire. Nous sommes peu la nuit et je suis chargée de ton dossier. Tu ne risques donc d’être dérangé par personne surtout si j’en fais la demande. Si tu vas alors mieux demain matin, je connais assez cet hôpital pour te faire sortir discrètement et… habillé. Pour ce qui est de ta baguette, ne t’inquiète pas, elle est en sureté, je t’en fais la promesse et tu sais combien je n’ai qu’une parole.  » Me dit elle avec un sourire en coin et j'eus un sourire en pensant aux talents de ma partenaire. Je savais qu'elle en avait un pour la torture et je ne voulais en rien l'expérimenter, celui de rendre mon corps fou de désir, elle l'avait aussi, sans le savoir bien sûr, puisqu'elle n'était pas avec moi ce matin là, à mon réveil, qu'elle avait juste éveillé tous mes sens durant la soirée que nous avions passé ensemble. « Je te laisse donc te rallonger s’il te plait ?  » M'invita-t-elle d'un geste de la main.

J'observais longuement le lit, allais je y retourner ou la forcerais je à m'y mettre de force. Je n'ai pas confiance en mon corps en cet instant, je réprime toutes possibilités de penser à Mina depuis notre fameuse soirée et là, elle devrait être là à me toucher et je devrais rester de marbre, puisque vêtus simplement de mon boxer, il n'y avait aucune chance que je ne cache les réactions possible de mon corps. Elle obtiendrait une nouvelle fois la supériorité sur moi, la supériorité qu'elle a déjà depuis son entrée dans cette pièce. Il le faut, me dit mon esprit, je m'approchais du lit, mais je m'arrêtais à sa hauteur, posant ma main sur sa joue. « Montres moi tes talents, je n'attends que ça... » Murmurais je avant de lui faire un grand sourire. « Si tu quittes cette pièce, je ferais tout pour retrouver mes affaires et filer d'ici. » Finis je en me mettant face à elle, tournant le dos à mon lit. Je m'assis sur le lit, avant de me m'allonger en réprimant une grimace de douleur quand j'eus à bouger mes mains. J'étais maintenant un bon petit patient, je fixais Mina avec un sourire amusé.

Cette position soumise n'étant pas pour me plaire, je trouverais bien un moyen de reprendre l'avantage, que ce soit par les mots ou autrement, je ne resterais pas un petit patient bien soumis face à cette femme. Je me mis à chercher une position confortable, mais j'avais du mal, puisqu'en général je prenais le parti de m'allonger à plat ventre quand je me retrouvais allongé seul dans un lit. En cherchant, je me fis plusieurs fois mal, mais j'ignorais ma douleur, je finis par trouver une position assez confortable en me mettant en position semi-assise. « Maintenant que je fais le parfait patient, je peux avoir une médicomage toute dévoué à me passer de la pommade ? » Demandais je d'une voix taquine, tout en laissant un sourire amusé jouer sur mes lèvres.
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Jeu 12 Fév - 18:47
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Je lui présentais le lit. J’étais capable de l’obliger par des moyens bien radicaux s’il n’obéissait pas. Je tenais à ce qu’il sorte de cet hôpital soigné. Ne me demandez pas pour quelle raison je m’en entêtais. Je vous répondrais vouloir prendre soin de lui comme d’un autre patient. Il n’était cependant pas n’importe lequel de mes malades. Plus qu’une simple connaissance, il faisait bouillir le sang dans mes veines. Il était le souffle sur ma peau la faisant frissonner, la raison pour laquelle je devrais apprendre à me méfier. Il était aussi la fierté et l’arrogance d’un homme mais surtout ma plus belle bataille. Il ne cessait de me repousser dans mes retranchements. Avec lui je frôlais le feu ardent des enfers comme la douce chaleur réconfortante du soleil. Il mettait en péril mon être dans la tentation de céder à l’inconnu. Ma fermeté en ce moment n’était qu’un rempart à son entêtement. C’était à se demander qui aurait le dernier mot. Il n’obtiendrait cependant aucun gain de cause sur cette bataille. Je m’imaginais pourtant déjà devoir l’enchainer à ce lit de force. Je fus alors surprise de le voir approcher du lit. S’arrêtant pourtant à ma hauteur, il posa sa main sur ma joue :

« Montres moi tes talents, je n'attends que ça... » me murmura-t-il dans un grand sourire.

Je ne savais si je devais y voir un sous-entendu. Je ne relevais cependant pas. Je me contentais d’un regard échangé et d’un léger sourire. J’allais alors insister mais il me devança en disant :

« Si tu quittes cette pièce, je ferais tout pour retrouver mes affaires et filer d'ici. » me prévint-il.

Comment un homme qui se laissait doucement soumettre en s’asseyant sur le lit pouvait tout de même réussir à garder un certain impact sur la situation. J’étais sidérée. Il s’allongea sur le lit me présentant comme souveraine de la situation. Par ses seuls mots il devenait pourtant maître de la situation. Il n’avait pas besoin d’être debout pour savoir comment obtenir ce qu’il voulait. Comprenant mon désir entêtant de le soigner, il le joua à son avantage pour faire en sorte de me garder dans cette pièce toute la nuit. Dois-je lui rappeler qu’il n’est pas mon seul patient ? J’étais bien heureuse de le voir souffrir un peu comme punition d’oser savoir me maitriser par un simple avertissement. Une fois enfin installé sur ce lit, il reprit la parole :

« Maintenant que je fais le parfait patient, je peux avoir une médicomage toute dévoué à me passer de la pommade ? » me demanda-t-il d’une voix taquine provoquant mon propre sourire amusé en réponse au sien.

Il ne perdait apparemment jamais le nord. Je fus bien tenté d’appuyer plus que nécessaire sur sa blessure juste pour lui rappeler qu’ici j’étais maîtresse contrairement à lui. Je ne pus cependant me résoudre à lui faire du mal. C’est peut-être ce qui m’énervait le plus. Là où j’aurais dû lui montrer mes capacités à être ingénieuse pour le faire soumettre par la douleur, je ne fus que capable de douceur. Ma main propre se posa alors sur son abdominal droit. Je pus ainsi trouver un léger appuie pour appliquer la pommade de mon autre main. Concentrée, je n’attardais mon attention que sur cette blessure, consciencieuse. Le pouce de ma main ne lui passant pas la pommade effectua des cercles inconscients de légères caresses tandis que je me concentrais sur mon entreprise.

« J’ignore comment tu t’es retrouvé dans cet état mais la personne a raté de peu de compliquer ton état. Un centimètre un peu plus vers là » dis-je en déplaçant mes doigts délicatement sur sa peau. « Et il pouvait toucher un poumon. Un coup bien placé aurait pu te tuer. » précisais-je. « Tu as eu de la chance… » dis-je en replaçant mes doigts délicatement sur la plaie.

Je sentais la plaie réagir à la pommade sous mes doigts. Avec un peu de chance, il n’en retirerait aucune marque à moins d’une légère cicatrice. M’appliquant sur sa peau, je dus finalement me déplacer pour mieux l’appliquer. Lui présentant un instant mon dos du côté de son visage, je me penchais pour voir les effets. Je finis par sourire en me redressant :

« Ça fait effet. Tu dois déjà sentir une légère différence… Je dois encore l’appliquer pendant quelques minutes. Après je te mettrais un bandage pour maintenir la pommade contre ta peau. Je devrais vérifier d’ici une heure. Je te conseillerai alors de dormir un peu mais… » lui dis-je avec un sourire en coin en sachant qu’il ne m’écouterait pas.

Je commençais à le connaitre. Il ne dormirait pas de la nuit, sauf si je l’assommais moi-même. Je pourrais toujours l’empoisonner… Une bonne potion le mettrait K.O. malgré lui et je pourrais ainsi m’occuper de mes autres patients. Qu’est-ce qui m’empêcha de mettre à exécution cette idée ? Il avait ma confiance et je ne le trahirais pas de cette façon même si ce n’était que pour sa santé. J’avais une certaine éthique du respect et de la confiance m’empêchant de pouvoir mettre mes nombreuses idées à exécution. Qui aurait cru qu’une créature aussi dangereuse que moi puisse avoir assez de considération pour un être le protégeant de ma cruauté ? Je ne doutais cependant pas qu’il serait très mignon à dormir… Cette pensée fut innocente jusqu’à ce que mon regard se perde sur le dessin de son torse qui ne m’avait pas encore retenu. Je semblais sérieuse. Je ne pus cependant m’empêcher de me faire la réflexion de l’harmonie de sa musculature. Elle n’était pas impressionnante mais largement suffisante pour pouvoir se sentir protégée ou en danger selon la situation. Suffisamment agréable à regarder donc. Dans mes pensées, je ne fis pas attention à cette mèche rebelle qui venait de tomber de nouveau sur son corps pour caresser son flan par ses frôlements…
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Jeu 12 Fév - 20:58
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Elle me gratifia d'un sourire à ma dernière remarque, avant de poser sa main chaude sur mon corps, je ne pus nier que j'appréciais ce contact bien que je n'en montrais rien. Son autre main rejoint rapidement la première, mais celle-ci était là pour appliquer la pommade sur ma plaie et le contact de la pommade froide avec le peau de mon torse me fit étrange. Mina appliquait la pommade avec douceur sur mon torse, mais je sentais surtout son pouce faisant des cercles sur ma peau, ce qui me faisait somme toute un peu d'effet, chose que je voulais absolument m'interdire, elle n'avait pas besoin de savoir que même sans torture, son contact pouvait me faire de l'effet. « J’ignore comment tu t’es retrouvé dans cet état mais la personne a raté de peu de compliquer ton état. Un centimètre un peu plus vers là  » Dit elle en déplaçant ses doigts pour me montrer l'endroit en question avant de poursuivre. « Et il pouvait toucher un poumon. Un coup bien placé aurait pu te tuer.  » Mais je ne suis pas mort, me dis je en souriant à cette pensée. « Tu as eu de la chance…  » Finit elle en remettant ses doigts sur ma plaie. Je sentais ses doigts sur ma plaie et au lieu de souffrir, j'en ressentais des petits frissons à chaque fois qu'ils bougeaient, elle me tourna un instant le dos et si je n'avais pas été allongé sur ce lit avec mes bras le long du corps, j'aurais cherché à la toucher comme à notre rencontre précédente, après tout, je ne voulais pas être le seul à subir les conséquences qu'avaient ses mains sur mon corps. Elle finit par se pencher pour regarder ma plaie avant de se relever et de m'annoncer. « Ça fait effet. Tu dois déjà sentir une légère différence… Je dois encore l’appliquer pendant quelques minutes. Après je te mettrais un bandage pour maintenir la pommade contre ta peau. Je devrais vérifier d’ici une heure. Je te conseillerai alors de dormir un peu mais…  »

Je ne sentais pas de différence vis-à-vis de ma plaie, la seule différence que je pouvais sentir en moi, c'était que j'avais le malheur de la désirer, d'aimer ses caresses et d'avoir bien envie qu'elle continue. Cette application de pommade n'était plus un simple soin pour moi, mais bien des caresses, ce qui me faisait vraiment mal puisqu'en général, j'avais assez de contrôle sur moi-même pour ne pas me trop ressentir l'effet de caresse si anodine. Au moins, elle avait compris que je ne dormirais pas cette nuit, mais elle n'en aurait pas plus l'occasion que moi, puisque si elle passait la porte, je serais le beau salop après qui elle devrait courir partout dans ce bâtiment inconnu afin que je ne puisse m'échapper. Je concentrais mes pensées sur mes cours du lendemain un moment pour ne pas penser à ses mains, mais c'était impossible, j'eus un frisson sous ses caresses, puis un autre, ce qui était pour me déplaire. Mon corps était en train de me trahir, alors qu'il aurait dû écouter les volontés de mon cerveau, celle de ne rien laisser paraître de mes émotions. Sa mèche venant caresser mon flan fut la caresse de trop, je sentis la chair de poule venir envahir mon torse. Réaction qu'elle ne pouvait absolument pas louper puisque ses mains se trouvaient sur mon corps. Pour essayer de la distraire de ce fait, je me décidais à parler. « J'étais avec une jeune femme, chez elle, en train de prendre du bon temps, quand son colocataire, elle avait oublié de me dire que c'était son frère, est entré et nous a surpris. Visiblement n'appréciant pas que j'aille visiter trop en profondeur sa sœur. J'ai pas eu de chance, il devait venir de la cuisine, puisque j'ai fini avec un coup de couteau dans le torse. » Avouais je calmement.

Après tout, je ne me cachais pas d'être un vrai coureur de jupon, d'aimer finir ma nuit entre les cuisses d'une femme et la quitter une fois que j'avais eu ce que je voulais, m'autorisant parfois à dormir en sa compagnie, même si depuis une semaine, je dormais avec toutes mes conquêtes. Je fermais les yeux un quart de seconde, faisant comme si je me rappelait du bon moment passé avant d'être poignardé, mais c'était surtout pour reprendre le contrôle de mon corps. Mon corps lui ne voulait pas que je le reprenne ce contrôle ce qui me frustra au plus haut point. Je posais mes yeux sur les mains de Mina, surtout sur celle soignant ma plaie. « Pour le bandage, tu vas devoir me passer sur le corps afin de me le mettre. » Murmurais je incapable de me laisser faire pour me faire saucissonner le torse. J'ai toujours eu horreur des bandages, c'est gênant et ça empêche l'amplitude des mouvements quand c'est situé sur le torse. Je bougeais mon bras, remarquant que je n'avais plus aucune douleur, je vins poser ma main sur la main droite de Mina, caressant doucement le dos de sa main avant de faire glisser mes doigts sur son avant-bras. M'occupant alors qu'elle était toujours encore en train de me torturer avec ses doigts caressant ma plaie.

Mes doigts remontèrent jusqu'à son épaule avant de remonter le long de son cou, ils glissèrent sur sa joue un instant avant de venir caresser ses lèvres en douceur, je laissais mon majeur reposer au centre de ses lèvres un millième de seconde avant que mes doigts ne fassent calmement le chemin du retour pour aller se poser sous sa main, j'espérais par ce geste lui faire perdre l'équilibre, puisqu'elle prenait légèrement appuie sur cette main. J'avais envie de m'amuser pour ignorer les frissons que provoquaient ses doigts caressant la peau de mon torse. Je souris doucement avant de poser la question qui me taraudait depuis que je l'avais vu. « Comment une femme comme toi, peut-être médicomage de métier et agir comme nous le savons tous les deux lorsqu'elle n'est pas en service ? » Soufflais je assez bas, n'ayant pas besoin de parler fort pour qu'elle m'entende. « Est ce dû à ton passé ou juste une passion pour les soins que tu t'es découverte ? » M'enquis je toujours aussi bas. Il y avait une chance sur deux pour qu'elle ne veuille pas me répondre, mais au moins, je lui posais directement la question.
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Jeu 12 Fév - 22:50
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Principalement occupée à le soigner, j’étais loin de vouloir lui donner un quelconque désir. J’aurais bien le temps de voir mon âme se réveiller et mes émotions me trahirent. Pour le moment, professionnelle, malgré mon petit regard sur son torse, je me contentais de faire mon job. Je notais cependant ce frisson passant sur son corps. Un sourire naquit sur mes lèvres. Serais-je en train de lui faire de l’effet sans le vouloir ? S’il commençait déjà à ressentir du désir pour mon être avant même que je me donne la peine de le perturber, il n’avait pas fini de sentir la frustration monter au fond de son corps. En découvrant son frisson, j’avouais alors discrètement le caresser un peu plus que je ne l’avais fait jusque-là. La crème venait de s’imprégner mais j’étais curieuse de savoir ce que mes doigts pourraient provoquer sur son corps en travaillant. Serais-je en train d’attendre un second frisson comme preuve de l’effet que lui faisais-je ? J’étais vile… J’aimais cependant avoir de l’effet sur cet homme qui ne devait pas avoir l’habitude de perdre le contrôle de ses sensations. Il reprit alors la parole :

« J'étais avec une jeune femme, chez elle, en train de prendre du bon temps, quand son colocataire, elle avait oublié de me dire que c'était son frère, est entré et nous a surpris. Visiblement n'appréciant pas que j'aille visiter trop en profondeur sa sœur. J'ai pas eu de chance, il devait venir de la cuisine, puisque j'ai fini avec un coup de couteau dans le torse. » m’avoua-t-il.

Je n’étais même pas étonné qu’un tel homme se réconforte quelques soirs dans les bras d’une femme. Je ne parlerais pas de clicher mais je n’en attendais pas moins de lui. Je n’étais donc nullement choquée. J’avais l’habitude de fréquenter des hommes qui se pensent être viril en possédant une femme chaque nuit. Combien avais-je de collègues qui tenaient le même discours dans les vestiaires. L’hôpital était un petit monde. Beaucoup avait déjà eu des rapports entre eux. L’hôpital n’offrait que peu de temps pour trouver une conquête. Se servir sur son lieu de travail semblait bien plus facile pour certains collègues. C’était un monde que j’évitais soigneusement. Je ne disais pas être parfaite. Seulement il y avait une limite à ne pas dépasser. C’était une très mauvaise idée de mélanger la vie privée et le travail. Tout cela pour dire que la véritable virilité ne résidait pas dans le nombre de conquêtes faciles prêtes à se donner au détour d’un couloir ou d’une fête. Etre coureur de jupons était à la portée de tous… Je ne jugeais cependant pas Arcturus. C’était sa vie, son corps et il faisait bien ce qu’il désirait. Je n’étais pas mariée à lui. Je souriais juste intérieurement, peu étonnée. Pour ce qui en était du coup de poignard, je serais bien tenté de dire que ça lui apprendra à forniquer sans réfléchir.

« Pour le bandage, tu vas devoir me passer sur le corps afin de me le mettre. » me murmura-t-il.

Comme si j’allais lui laisser le choix. Il faudrait qu’il saisisse mes mains et m’empêche de trouver ma baguette pour lancer ce sort qui me permettrait de le bander. Je ne répondis pas à sa remarque. Je me contentais d’un sourire du genre « je vais m’en faire un plaisir… ». Ce sourire n’était pas très rassurant. Il était à la lumière de ma capacité à être cruelle avec mes victimes. Ne m’avait-il pas demandé de lui passer sur le corps ? J’étais prête à l’attacher à ce lit pour y parvenir. Je ne manquais pas de ressources et il pourrait très rapidement le découvrir s’il me poussait trop. Sa main se posa alors sur ma main droite. Je n’y prêtai aucune attention. Je finissais mon travail. Il en caressa alors doucement son dos avant de remonter à mon avant-bras. Son toucher était agréable et plus je l’appréciais plus je me vengeais sur sa plaie de façon délicate. Mon épaule sentit sa main avant qu’il ne la pose le long de mon cou. Ma joue fut la suite de sa destination. Je penserais qu’il s’arrêterait là et j’allais tourner mon visage avec un sourire en coin presque tentée de lui faire remarquer son obsession à me toucher la joue. Il me surprit pourtant en continuant son chemin. Son majeur caressa le centre de mes lèvres. Je faillis faire l’erreur de l’embrasser. La furtivité de son geste me sauva. Il reprenait alors son chemin mais il était déjà trop tard. Mes doigts s’étaient arrêtés un instant. Il tenta alors de me faire perdre l’équilibre en plaçant sa main sous la mienne. Je pouvais remercier mon équilibre pour ne pas m’étaler sur tout son corps et tremper le tissu de mon uniforme de la crème. Je me redressais alors vers lui. J’allais lui demander s’il comptait enfin me laisser travailler. Loin de moi l’idée de lui en faire le reproche mais je n’aimais pas l’influence qu’il avait sur mon corps. Mon esprit venait de se réveiller, me rappelant le léger goût frustrant de ses lèvres. C’était comme un goût de trop peu qu’une partie de mon être souhaité approfondir. Il prit cependant la parole avant moi :

« Comment une femme comme toi, peut-être médicomage de métier et agir comme nous le savons tous les deux lorsqu'elle n'est pas en service ? » me souffla-t-il bas. « Est-ce dû à ton passé ou juste une passion pour les soins que tu t'es découverte ? » me demanda-t-il.

Je me redressai, le regardant un instant avant de détourner le regard. Je venais d’enlever mes mains de sa plaie. Je pris une serviette sur le côté et m’écarter avec le pot. Je le refermais pour le ranger dans l’armoire dans un silence étrange. Aurais-je mal pris sa question ? Non. J’avais simplement du mal à parler de moi. J’avais toujours l’appréhension qu’en dire trop lui apporterait mes faiblesses avec lesquelles il pourrait jouer et me faire du mal. Je lui faisais confiance mais les craintes sont humaines quand on n’a jamais pu faire confiance à personne… J’étais jeune et j’avais vite appris la perfidie des hommes. J’étais une force de la nature. Je n’aimais pas montrer mes capacités à être douce et prévenante ou du moins je n’aimais pas l’idée qu’Arcturus le voit. Certes, il était peut-être un peu trop tard pour s’en soucier seulement ses mots réveillèrent un instinct de survie. J’avais peur qu’il ne me voit plus comme il m’avait connu au premier abord. Je ne voulais pas qu’il me croit faible. Je revins alors vers lui. Prenant la serviette, je lui enlevais le trop de crème autour de sa plaie. Je ne saurais dire combien de temps je laissais ce silence entre nous avant de me décider à parler :

« J’aime avoir ce pouvoir de vie et de mort. » dis-je simplement.

Je ne mentais pas. Seulement je ne lui disais pas tout. Ce métier était bien plus que ça pour moi… Je venais de finir par tout enlever. Il ne manquait plus que le bandage. Je me demandais cependant si le laisser cicatriser à l’air libre, s’il ne bougeait pas trop, ne serait pas tout aussi bien. Mon instinct prévenant tentait de trouver une solution pour lui épargner de porter un bandage. Je finis par avoir un sourire en coin.

« J’accepte de ne pas te mettre de bandage mais il va falloir savoir rester dans cette position sans bouger. T’en sens-tu capable ? » dis-je innocemment.

L’idée pouvait paraitre simple, oui si ma main ne venait pas caresser exprès son avant-bras pour stimuler les frissons de son corps loin d’être un secret maintenant. Il allait peut-être répondre mais je posais mon doigt sur ses lèvres pour le faire taire délicatement. Je me fichais de sa réponse. Il avait le choix : soit il ne bougeait pas, soit je lui mettrais le bandage. Me mordant alors les lèvres, il sut que je ne laisserais pas ses sens se reposer. Connaissez-vous ainsi l’impact que peut avoir une caresse sur le creux du coude. Elle était l’une des faiblesses de beaucoup de personnes. Je n’avais pas besoin de passer mes mains sur des parties stratégiques et calculées de son corps pour savoir comment le faire réagir. Je jouais avec l’intérieur de son coude avec une telle douceur qu’il lui serait presque impossible de ne pas réagir au moins pour refermer son coude et l’éloigner de mes doigts. C’était un endroit qui semblait bénit et pourtant… De cette caresse je venais lui faire ressentir une sensation des plus agréables. Je n’avais pas la prétention de lui faire découvrir. J’ignorais son expérience avec les femmes même si j’en avais déjà une très large idée. Etait-il cependant habituer à un geste aussi délicat et pourtant milles fois plus enivrant que la simple indécence d’une main ? Je jouais clairement avec ses sens. Etions-nous obligés d’être des bêtes pour jouer ? Il pouvait y avoir tant d’ouvertures différentes et nous avions la nuit pour exploiter. J’espérais alors le surprendre sur l’ensemble d’une personnalité contradictoire et pourtant complémentaire. J’ouvrais ainsi la porte de ma dernière promesse. Notre nouveau jeu n’était-il pas de m’initier à ses limites ? Je rentrais alors dans le vif du sujet, curieuse de savoir s’il tiendrait sans bouger. Pour ma part, je ne faisais que commencer à envisager le déroulement de notre nuit. Puisqu’il ne voulait dormir, autant combler ces heures de manières agréables et… quelque peu tortionnaire.
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Ven 13 Fév - 0:55
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Je n'étais pas peu fier que mon petit jeu avec mon majeur avait réussi à la déstabilisé comme le prouvait l'arrêt de ses doigts qui étaient toujours sur ma plaie. Mes questions semblèrent pourtant la mettre mal à l'aise, elle partie et revint avec une serviette. Elle essuya le pourtour de ma plaie avec attention sans dire un mot. Son silence fut long avant qu'elle ne me réponde. « J’aime avoir ce pouvoir de vie et de mort.  » Dit elle mais je sentais que là n'était pas toute la vérité, sinon elle n'aurait pas mis tant de temps à me répondre. Très bien, si elle ne voulait pas en dire plus, c'était son droit, après tout, elle ne m'avait pas posé de plus ample question quand je lui avais parlé de mon secret. Je lui faisais confiance et nous n'avions aucun engagement ensemble, elle n'avait aucune obligation de tout me dire, d'entrer dans les détails. Je la regardais, elle semblait en pleine réflexion, alors je ne me permis pas de parler, je n'en avais aucune envie de toute manière, elle avait répondu à mon interrogation et je me satisfaisais de ces mots. « J’accepte de ne pas te mettre de bandage mais il va falloir savoir rester dans cette position sans bouger. T’en sens-tu capable ?  » Dit elle de façon innocente, ce qui ne sentait pas bon du tout venant de cette femme. Si elle voulait jouer à cela, nous allions pouvoir jouer, je me sentais prêt pour ce jeu. J'avais tellement de matière à réflexion pour ne pas bouger, que ça devait s'avérer possible.

Sa main caressa mon avant-bras, je sentis un frisson le parcourir, je ne m'étais pas trompé, elle allait tout faire pour que je bouge, eh bien, elle allait avoir du mal à y arriver. Un doigt vint se poser sur mes lèvres, j'eus un petit en coin, je savais ce qui m'attendait si je bougeais, mais mon sourire s'agrandit quand elle se mordit les lèvres. Son doigt étant toujours sur mes lèvres, je l'emprisonnais entre elle, faisant glisser ma langue doucement dessus. Je léchais ce doigt avec douceur et force, elle n'avait qu'à pas me le tendre, si elle ne voulait pas que je joue également avec elle. Son autre main se glissa dans le creux de mon coude, la caresse bien que peu appuyait, fit son effet, un effet qui traversa l'ensemble de mon corps, un long frisson que je ne pus réprimer, en représailles, je mordillais son doigt avec douceur. Les caresses à cet endroit se poursuivirent, mais je n'eus aucun mouvement, je n'eus même pas de réaction. Le meilleur moyen de rendre un geste si agréable tout à fait inutile pour éveiller mes sens, c'était simplement de penser à ma mère. Comme n'importe quel homme normal, penser à ma mère faisait descendre toute envie sexuelle. Le fait de penser à la mienne eut le don de me distraire encore plus, je lâchais son doigt, me contentant d'un sourire des plus ironique. Je venais de penser à la tête qu'aurait fait ma mère si elle avait su que je jouais à un jeu tel que celui-ci avec une mangemort. Oui, je suis certain qu'elle l'est. Alors que sa main continuait ses caresses. L'idée de voir la tête de ma mère rien que de me voir soumis à une femme était assez pour me distraire des caresses de Mina. Je laissais échapper un petit rire amusé, un autre passage de ses doigts sur le creux de mon coude. J'étais complètement parti dans mon délire, ma mère s'avérait être une distraction des plus efficaces contre les caresses de Mina, mais pour combien de temps.

Après tout, j'avais mes limites et je n'aurais pas tout le temps des idées folles sur la tête de ma mère ou sa réaction face à ma relation assez étrange avec Mina. Bien que dans un sens, Mina pourrait à ses yeux être une femme parfaite pour moi, si elle était bien mangemort, ma mère pourrait penser qu'elle me conduisait dans la même voix qu'elle, que je deviendrais ce qu'elle veut absolument que je sois. Cette simple pensée annihila complètement le contrôle que j'avais sur moi et je fixais Mina alors qu'un nouveau frisson traversait mon corps, je me fis violence pour ne pas retirer mon bras. Je me remis à penser à ma mère, mais sans rapport avec Mina, je voulais faire monter la colère en moi et qui de mieux que ma mère pour ça. Autant j'avais d'amour pour elle, autant le fait d'être face à une femme que je présumais fortement d'être mangemort venait de me rappeler que ma chère mère préférait de loin un mage noir à ses enfants. Fait qui avait le don de me mettre en colère, la colère arriva très vite, prenant le pas sur ses caresses, mais dans ma colère, je repoussais son bras loin de moi, avant de la fixer, j'étais conscient que ma colère était visible dans mes yeux. « Ma barrière à tes caresses est la colère, mais ne t'en fais pas, elle n'est pas tourné vers toi. » Avouais je avant de replier mes bras sous ma tête, afin de l'empêcher de me toucher à cet endroit. Je reprenais un peu le dessus sur la situation, mais en étant incapable de bouger, il me faudrait bien plus d'idées pour résister à ses contacts, ma colère ne me préserverait qu'un certain temps, surtout si elle savait me changer les idées. « Tu sais, j'aime ce jeu et tu l'aimes aussi, l'apprécieras tu, quand j'inverserai les rôles dans cette partie ? » M'enquis je d'une voix plus grave et basse que je ne l'aurais voulu, exprimant la colère froide bouillant en moi, mais me donnant un air plus dangereux que je n'avais pu l'être avant.

J'avais été depuis son arrivé, plus comme un rat voulant échapper aux crocs d'un serpent, ne voulant surtout pas être pris au piège. Cependant, là, je reprenais doucement du poil de la bête et il me fallait prendre le contrôle même en étant la personne inférieure couché dans le lit et incapable de bouger, le seul désarmé de nous deux, mais il me fallait prendre le dessus, si elle gardait cette avantage, elle risquait de voir une part de moi que je ne laissais jamais voir. La perte de contrôle, j'étais loin d'être un homme tendre, même avec mes conquêtes, elles n'avaient que rarement l'occasion de voir véritablement ce que je ressentais. Cependant, si Mina venait à avoir le dessus en restant tout à fait elle-même, elle aurait l'opportunité de voir une part faible de moi, la faiblesse du plaisir et je ne pouvais m'y résoudre. Je pris une longue et lente inspiration, j'étais toujours dans une colère noire, mais mon regard croisa celui de Mina et un instant, j'eus envie de ne pas résister, qu'elle me bande le torse et qu'on puisse tous les deux être des participants actifs de ce jeu. Le hasard voulut que je pose les yeux sur son avant-bras gauche et la colère revint, je me demandais même un instant comment j'osais m'entendre avec l'un de ses mangemort sans y être forcé par les liens du sang. « Tu sais que tu ressembles presque à une petite vierge, avec ses petites caresses. » Déclarais je afin de l'énerver, ne sachant en aucun cas si elle suivait son éducation au point d'attendre d'être mariée afin de découvrir les joies du partage d'un lit. J'en doutais un peu, mais bon, qu'importe le cas de figure, ma remarque l'énerverait. Surtout que je devais avouer au fond de moi, qu'aucune femme n'avait jamais posé sa main à cet endroit pour faire monter le désir en moi. Cependant, elle n'avait aucun besoin de le savoir, je voulais juste la pousser pour voir ce qu'elle allait faire maintenant.
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Ven 13 Fév - 7:46
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Notre jeu devenait dangereux et j’en avais conscience. Qui craquerait le premier ? Qui cèderait le premier au désir que lui insuffle l’autre ? Quelles étaient les limites ? Jusqu’où pouvions-nous aller sans franchir une barrière ? Je voulais tester ses limites. Serais-je pourtant capable d’aller aussi loin que j’avais l’air de le penser ? Allez savoir l’influence qu’il avait sur moi et celle qui gagnerait un peu plus cette nuit. Tout pouvait basculer agréablement mais tout pouvais aussi très vite mal terminer. Ainsi une fois de plus je jouais avec la vie. Non pas la mienne, mais la sienne. Un bon pas et nous nous nous amuserons. Un mauvais et je pourrais le tuer. Je supposais qu’il en était de même pour moi. On ne pouvait être à l’abri de nos impulsivités si ça venait à déraper certainement pas comme on aurait voulu. Etait-il alors fier ? Capable de se maintenir ? De se voir soumettre un instant pour le plaisir d’une dame ? Serais-je capable d’en faire autant ? La question était toute trouvée. Ce jeu reposé sur nos acceptation mutuelle à se soumettre à l’autre car tel était le cas. En effet, si aucun des deux ne voudrait le céder, un désir était né. Restez à le qualifier avec plus amples détails…

C’est ce désir alors qui fit vibrer mon corps quand ses lèvres capturèrent mon doigt mais c’est ma fierté qui m’empêcha de le montrer et de lui ouvrir ce que je ressentais. Serait-ce un manque de confiance ? Seulement de la pudeur. Chacun avait alors ses moyens pour y résister. Arcturus utilisait la haine et la colère, je n’étais pas aveugle sur ses actions et je devinais que plus son regard serait noir, plus mon impact sur lui serait grand. Moi j’utilisais l’ignorance, la désinvolture là où il faisait bouillonner mon sang vers un désir inavouable.

« Ma barrière à tes caresses est la colère, mais ne t'en fais pas, elle n'est pas tourné vers toi. » m’avoua-t-il alors confirmant mes supposition.

Je ne pris cette colère pour moi. Peu importait la raison qui le poussait à se mettre en colère ou celle qui lui permettait de l’être. C’était son jardin secret que je ne me permettrais pas de franchir sans invitation de sa part. Je continuais ainsi mon manège sur son bras. Je n’allais pas lui faciliter la tâche pour rester sage – même si je devrais me méfier de la véritable définition de ce mot – bien posé dans son lit. Je venais alors le taquiner sur ce bras qui n’avait pas demandé à être torturé ainsi.

« Tu sais, j'aime ce jeu et tu l'aimes aussi, l'apprécieras tu, quand j'inverserai les rôles dans cette partie ? » me demanda-t-il.

Un sourire naquit sur mes lèvres. Ça se voyait tant que ça ? J’adorais jouer à ce jeu avec lui parce qu’il savait installer une atmosphère insoutenable et pourtant si délicieuse entre nous. Je n’étais pas sûre de parler de sexe précisément. C’était plus poignant, plus palpable. Certains les appelleraient de simples préliminaires. Moi je parlais de provocation, de tension, d’un moyen de repousser ses limites. Cela avait ses conséquences : le désir en était la preuve. Il fallait avoir les nerfs solides pour résister et ne pas céder. Qui sait si nous déraperions. Seulement nous n’en étions pas encore là. Le jeu venait de commencer et les fourmillements dans mon bas ventre en était que léger quoi que très agréables.

« Tu sais que tu ressembles presque à une petite vierge, avec ses petites caresses. » finit-il de m’avouer.

Est-ce une provocation ? Un moyen de m’énerver ? De me sortir de mes gons ? De mettre à rude épreuve une potentielle envie de le tuer pour un mot mal placé ? Et pourtant j’en souris. Quelle attaque basse… Seulement il en faudrait plus. Décidant de rentrer dans son jeu, je rétorquais :

« Et si c’était le cas… » dis-je lourde de sous-entendu.

L’est-ce ? Ah ça… Telle était la question et à moins de fouiller dans mon cerveau ou de savoir poser les bonnes questions, c’était comme ma qualité de mangemort. Le doute pouvait subsister. Après tout je ne serais pas la première vierge – si tenté que ce soit le cas – à avoir un magnifique talent pour tuer. Il ne faut pas être expert en sexe pour ôter la vie Merlin merci. Si tenté que je ne sois pourtant pas vierge –ce qui pourrait être le cas et notez la façon dont je vous fais tourner en bourrique par cet indicible suspense – mon expérience n’était – je vous concède au moins cette révélation – pas immense et encore moins quand il s’agissait d’attention, de douceur, de langueur même et de frustration. J’avançais pas à pas avec mes idées et mon début de savoir sur son être. Alors si tenté que je ne sois pas vierge, il était le premier avec qui j’avais ce jeu langoureux et sensuel, lent et tendre, tentateur et frustrant. Lui avouerais-je une telle chose ? Certainement pas. Il en aurait les chevilles qui gonflent de m’être supérieur sur ce point.

Ma main, qui avait dû quitter son bras bien avant parce qu’il me l’avait retiré, se posa alors sur son ventre nu, au niveau du nombril. Je faisais des cercles lents, doux mais charmeurs et tentants. Je tournais autour de son nombril très rapidement en gardant ce point, ma main libre venant replacer cette mèche rebelle qui ne voulait pas tenir derrière mon oreille depuis le commencement de mon service.

« Avant d’envisager d’échanger les rôles, mon cher, il faudra déjà accepter de poser un bandage. » dis-je avec un sourire en coin ne répondant qu’à moitié, de façon exprès, à sa question.

Si j’apprécierai ? Je n’aurais pas été convaincu il y a une semaine seulement il défiait et repoussait si bien mes limites à chaque fois qu’on se voyait que je n’en mettrais peut-être pas ma main à couper. Il savait viser, je ne pouvais le nier. Sa main dans mon cou, glissant jusqu’à mon oreilles était une douce torture que je n’avais jamais connu encore. La poigne qu’il pouvait avoir sur ma taille avait aussi son effet. Je n’aimais pas qu’il ait le dessus et pourtant j’avais un goût pour ce geste. Je vous avais pourtant prévenu, j’étais une contradiction à moi seule. Certaines choses n’avaient que peu d’impacts sur moi. Une indécence peut travailler me refermait et m’écartait là où un simplement frôlement de lèvres me rendait désireuse. Une tortionnaire qui découvrait le goût de se faire torturer. N’est-ce pas ironique ? Je remontais alors ma main le long de son torse, dessinant de mon doigt chaque tracer comme si j’apprenais le détail de ses formes avant de remonter à son cou. Mon regard suivait mon mouvement. Pour revenir vers son visage, je dus me décaler au passage. Je me penchais alors vers lui, cette mèche tombant de nouveau juste contre sa joue dans un frôlement léger mais présent. Mon nez joua avec le sien si bien qu’un instant moi-même je pensai à l’embrasser de nouveau. Ma main s’était posé sur sa joue et je me rapprochais.

« Il va falloir que j’aille voir si les autres patients vont bien. » dis-je mon souffle contre ses lèvres.

Serais-je ignoble au point de défier ses sensations pour obtenir ce que je voulais ? Pas tout à fait. L’adrénaline montait au fond de mes reins et je sentais une pointe de mon désir se manifester au fond de mon corps. De mon bras libre, je le posais alors sur le sien pour l’inciter à se redresser un peu. Ce geste eut pour effet de rapprocher mes lèvres aux siennes. Je vins alors brûler le coin de ses lèvres d’un baiser furtif avant de lui dire :

« Vais-je être obligé de devoir compenser mon absence de quelques minutes en te cédant l’opportunité de t’offrir un souhait ? » m’enquis-je si proche.

Je lui offrais une belle opportunité, à lui de savoir la jouer. Je ne pouvais cependant pas laisser mes autres patients sans au moins m’assurer que mes collègues puissent y veiller également à cause d’un patient un peu trop égocentrique sur les bords. Comme si ça me dérangeait de passer une nuit en sa compagnie… Je devais pourtant m’assurer le nécessaire pour les autres. Quel meilleur moyen alors de le garder dans cette hôpital en attendant mon absence que de lui proposer un marché qui ne pouvait que l’intéresser ? Belle et douce soumission…
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Ven 13 Fév - 12:21
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Elle n'eut qu'un sourire à cette remarque faisant en général bondir n'importe qui, mais Mina Valmont n'agissait visiblement jamais comme n'importe qui et pour preuve, la semaine passé nous torturions et tuions et là, elle était tout occupée à me soigner avec douceur et machiavélisme, cette dernière partie, je doutais fortement qu'elle en use avec ses autres patients. « Et si c’était le cas…  » Dit elle en laissant volontairement planer le doute. Pourtant si c'était réellement le cas, je savais que le jeu aurait un nouveau goût pour moi, celui d'arriver à la mettre dans mon lit, juste pour le plaisir. Une pucelle était bien attrayante pour un homme comme moi, ça donnerait une toute autre signification à ses caresses, ça montrerait un talent superbe pour faire monter le désir. Si elle ne l'était plus, tant pis pour moi, mais ses caresses étaient un véritable plaisir, faisant brûler mon être de l'intérieur, mais auxquelles je ne voulais pas m'abandonner. Je ne voulais pas m'abandonner face à elle, je ne voulais pas perdre le contrôle de mes actes face à elle, je ne voulais pas agir sous l'impulsivité de mon caractère à cause du désir. Agir sans réfléchir était la dernière chose à faire en compagnie de Mina, si j'en venais à aller trop loin, si nous en venions à aller trop loin, qu'elles seraient les conséquences sur les jeux que nous avions mis en place. La place de ce jeu avait plus d'importance à mes yeux qu'une quelconque envie de sexe, la frustration, je pourrais y survivre, mais je n'avais que très peu de chance de lui trouver une remplaçante dans nos jeux. Je n'avais rencontré aucune femme de sa trempe, à la limite, ma mère et ma sœur pouvaient se montrer ainsi, mais il n'y aurait jamais cet éveil de mes sens en leur compagnie, alors Mina représentait pour moi un sort exceptionnel et méconnu.

Sa main se posa sur mon bas-ventre, faisant des cercles autour de mon nombril et je me retins de fermer les yeux sous cette caresse, elle avait sans le vouloir découvert l'un de mes points sensibles. C'était la première fois qu'une femme le découvrait, les autres se contentant des points communs à tout homme, faisant monter le désir avec rapidité pour préparer le terrain pour plus, tout l'inverse de Mina. J'aimais cette nouvelle découverte de cet aspect des contacts physiques, puisque je ne pouvais comparé cela à du sexe, les prémices du sexe à la rigueur, l'inconnu pour moi, mais un inconnu très bon. Je m'étais toujours imaginé un jour lointain partageant peut-être ce genre de chose avec la femme que j'épouserai, après des années de vie commune et un héritier. Jamais je n'aurais penser vivre une telle chose avec une parfaite inconnue, d'accord Mina n'en est plus une, elle a ma confiance, mais on a pas une confiance aveugle en deux rencontres. Il y a à mes yeux une grande différence entre Mina et toutes ces femmes ayant passés la nuit avec moi, Mina se montre tentatrice, capable de me laisser en plan avec un désir ardent brûlant au creux de mes reins, mais pas ces autres. C'est sûrement ce qui la rend si dangereuse et attirante à la fois, la promesse qu'elle ne finira pas, tout en essayant de la convaincre de finir la nuit en ma compagnie, bien que je ne sois certain de le désirer. Son doigt tournait toujours alors que je serrais les dents pour ne pas me laisser aller à ce plaisir, je la regardais placer une mèche rebelle derrière son oreille de sa main libre.

« Avant d’envisager d’échanger les rôles, mon cher, il faudra déjà accepter de poser un bandage.  » Déclara-t-elle avec un sourire en coin, je ne réprimais pas ma grimace à l'idée d'avoir un bandage, surtout que ça amoindrissait encore plus la marge de manœuvre de ses doigts sur mon corps, rendant le jeu moins goûteux. Ses doigts commencèrent à remonter le long de mon torse, suivant ses formes et un frisson incontrôlable me traversa dès l'instant de son départ, jusqu'à l'arrivée de ses doigts dans mon cou, si j'avais été plus faible, j'aurais pu laisser échapper un soupir, c'était un contact plus que plaisant, mais je n'étais pas ainsi, je ne me permettais que rarement des soupirs de bonheur ou montrant mon appréciation de la situation. Mina se pencha vers moi, quand sa mèche vint caresser ma joue, j'en fus dérangé, son nez joua avec le mien un instant, mais j'avais bien envie d'éradiquer la distance entre nos lèvres, pour goûter une nouvelle fois aux siennes, comme il y a une semaine de cela. Sa main était sur ma joue, je la sentais, mais je devais continuer à me contrôler, à m'interdire de lui voler un baiser, se serait me montrer faible. « Il va falloir que j’aille voir si les autres patients vont bien.  » Dit elle après un rapprochement son visage très proche de mes lèvres, son souffle caressant mes lèvres. Je fis glisser ma main dans son cou, mon pouce venant caresser l'arrière de son oreille, alors que mes doigts l'empêchaient de bouger sans serrer pour ne pas lui faire de mal. Elle referma sa main sur mon bras, me demandant muettement de me rapprocher d'elle, nos lèvres furent encore plus proche et elle posa un baiser furtif sur le coin de mes lèvres. Ma main dans son cou ne bougea pas, son souffle caressait toujours mes lèvres, je ne la laisserais pas partir voir ses patient, me dis je, je ne voulais pas en attendre encore plus longtemps pour voir ce qu'il allait se passer d'autre. « Vais-je être obligé de devoir compenser mon absence de quelques minutes en te cédant l’opportunité de t’offrir un souhait ? » Dit elle et j'eus un sourire avant de l'embrasser doucement, en la rapprochant de moi simplement en utilisant ma main dans son cou. Je laissais ensuite mes dents mordiller sa lèvre inférieure avec douceur, juste avant de la laisser s'éloigner, sans pour autant lâcher ma prise. « Oui, mais un gros souhait si déjà tu veux m'abandonner ici en étant certaine que je ne m'échapperais pas dès que tu auras le dos tourné. » Murmurais je doucement alors que mon pouce n'arrêtait pas de caresser l'arrière de son oreille.

Je fixais mon regard dans le sien, j'étais déjà allé trop loin en l'embrassant mais j'avais envie de le faire à cet instant, pourtant, il me fallait maintenant réfléchir à ce que je voudrais d'elle. Lui demander la soumission me semblait être une mauvaise idée, j'obtiendrais sa soumission simplement par la force des choses. Je sais que je suis trop arrogant, mais c'est important pour moi d'arriver à inverser la situation par moi-même. Je n'allais pas lui demander de se mettre à mon niveau de nudité, même si ça pourrait être appréciable comme situation, je ne voulais pas la forcer à une telle chose. Si bien évidemment elle le voulait, elle pourrait le faire, mais je ne serais pas celui pour la forcer, sauf si nous en arrivions à un stade où j'aurais ce droit,pour le moment pourtant, je ne l'avais pas. Qu'allais je bien pouvoir demander à Mina, me dis je en plongeant mes yeux dans les siens, je ne voulais pas être l'égal de moi-même, je ne voulais en aucun cas agir comme avec mes conquêtes d'une nuit, avec Mina c'était plus sensuel et subtile, c'était une douce torture aussi frustrante que plaisante. Ainsi que pouvais je demander à Mina sans passer pour le dernier des enfoirés, je posais mon autre main dans son dos, pour la forcer à rapprocher plus de mon lit et l'idée me vint, je laissais un sourire naître sur mes lèvres. « Mon souhait, c'est qu'en revenant, tu viennes là, t'allonger sur ce lit à côté de moi en retirant au moins ta blouse de travail, si tu as quelques choses en dessous. » Dis je calmement, il lui faudrait accepter avant que je ne la laisse partir. Je me déprimais d'être si doux, je me détestais d'avoir envie qu'elle soit proche de moi, de sentir ses doigts sur mon corps, de vouloir passer mes doigts sur le sien.

J'arrêtais de penser, je ne choisissais cette option uniquement pour pouvoir inverser les rôles et j'avais bien envie de rendre ce jeu plus tentant, si elle me rejoignait dans le lit, j'aurais encore plus le loisir de lui rendre la monnaie de sa pièce à chaque fois qu'elle ferait monter la brûlure en moi causé par ses gestes. Je la rapprochais une nouvelle fois de moi mais avant que nos lèvres se touchent, je tournais un peu son visage afin de poser mes lèvres sur sa joue. Un contact loin d'être intime, loin de la séduction ou même de la sensualité, mes lèvres frôlèrent à peine sa joue, c'était bien la première fois que je faisais une telle chose à une femme alors que j'avais la possibilité d'apposer mes lèvres sur les siennes. « Donnes moi une réponse positive et je te laisserais partir, je serais même assez sage pour ne pas essayer de te fausser compagnie. » Soufflais je avant de reposer ma tête sur l'oreiller, souriant à Mina. J'observais les traits de son visage afin de voir si quelques choses me disait ce à quoi elle pensait. Je l'observais aussi un peu pour mon plaisir, celui de garder son visage bien gravé dans mon esprit.
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Sam 14 Fév - 10:20
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Arcturus n’était pas un homme facile à dominer et c’était pourtant tout à son honneur de trouver quelques compromis pour me céder et lancer un jeu intéressant entre nous. Il avait cette façon de se laisser manier – parce qu’il le voulait bien, je n’en doutais pas – me permettant de pouvoir combiner avec lui. En ferais-je autant quand viendrait mon tour ? Ce tour arriva bien plus vite que je ne l’aurais pensé…

Un sourire s’afficha sur son visage à ma proposition. Je savais qu’elle lui plairait mais je n’avais trouvé qu’une telle faveur pour faire en sorte qu’il reste ici une nuit. Quelle était la raison de mon entêtement ? Quand je faisais mon travail, je ne le faisais pas à moitié. Serais-je pourtant prête à tout lui céder ? Il était assez intelligent pour savoir qu’il ne pourrait pas me demander n’importe quoi. Je n’étais pas une catin mais une lady. Ce que je ne m’attendis pas à ma proposition était qu’il rapproche mon corps du sien. Ses lèvres saisirent alors doucement les miennes. De ce baiser inattendu en résultat une légère réponse incontrôlée. Mon être me trahissant, je me maudissais de ne pas m’y être attendu et d’avoir aussi bien réagi. Ses dents mordillèrent alors ma lèvre inférieurement. Il grisa une partie de mon être. Je ne m’éloignais alors que pour avoir la force de sortir de cette pièce. Si ça n’avait tenu qu’à mon impulsivité, j’aurais laissé mes propres patients mourir sur le carreau. Une partie de moi me réprimandait. Je n’allais tout de même pas laisser cet homme avoir ce contrôle sur moi ?

« Oui, mais un gros souhait si déjà tu veux m'abandonner ici en étant certaine que je ne m'échapperais pas dès que tu auras le dos tourné. » me murmura-t-il.

Je m’étais légèrement écartée non pas parce que ce baiser me dérangeait mais pour l’apprécier justement un peu trop. Mon regard dans le sien, je sentais son pouce caresser l’arrière de mon oreille. Je ne lâchais pas son regard même si une part de moi aurait aimé fermer les yeux pour en apprécier le geste. Aurait-il décidé d’avoir un pouvoir sur moi ce soir ? Je frissonnais légèrement. J’étais bien plus sensible à cette caresse que je n’aurai pu le croire ou surtout le vouloir. Il était le premier à me caresser de cette manière. Je n’avais jamais vraiment connu la douceur d’un homme comme il me la faisait ressentir. Cette douceur était assez étrange venant d’Arcturus. Je ne pouvais cependant niais l’apprécier grandement. Sa douceur provoquait une friction sur cette pierre de feu qu’était ma peau pour en créer une légère flamme. Sentir la chaleur de mon corps trouvait sa candeur à travers les caresses de ses doigts n’était cependant pas un détail rassurant. J’aurai aimé être seule détentrice de ses sensations sans aucun retour. C’était pourtant justement cette réciprocité qui rendait le jeu si excitant : Il en devenait très dangereux… Il était bien trop facile de basculer de l’autre côté et se laisser avoir. C’était certes une façon de repousser ses limites. Jouer à ce jeu pouvait nous permettre de voir à quel point nous étions capables d’être ‘insensible’ – ou du moins de savoir garder assez le contrôle pour ne pas le laisser paraître. J’attendais alors sa décision. Je vis dans ses yeux sa réflexion. J’étais curieuse de savoir à quoi il pensait. Son autre main passa alors dans mon dos pour me forcer à me rapprocher.

« Mon souhait, c'est qu'en revenant, tu viennes là, t'allonger sur ce lit à côté de moi en retirant au moins ta blouse de travail, si tu as quelques choses en dessous. » me demanda-t-il.

Je ne pensais pas qu’il ferait un tel souhait. En même temps, à quoi m’attendais-je ? Qu’il me demande de me mettre en sous-vêtement ? Je n’aurais jamais accepté même pour le garder à l’hôpital. Ce n’était pas par pudicité mais simplement par éducation. Je n’avais aucune pudeur particulière. Je n’avais pas non plus de sentiments de convoitise pour une quelconque autre femme qui pourrait en provoquer une gêne ou un manque d’assurance. J’estimais avoir mes propres charmes et donc mes propres armes. Seulement avoir la chance de posséder des atouts n’était pas une raison pour les exhiber à tout va. C’était bien pour cette raison que ma robe de notre premier rendez-vous n’avait jamais dévoilé ma peau-même même si sa couture était un joli coup du maître pour en laisser une vue agréablement insinuante. Face à une telle demande, je ne me serais donc pas abaissée à lui obéir comme une catin sous prétexte de vouloir faire mon travail. J’aimais sa présence plus qu’une autre mais pas au point de me déshabiller pour le garder près de moi. Il y avait certaine limite au plaisir de sa compagnie. Je n’étais pas non plus assez stupide pour accepter une telle demande. Si je devais me dévêtir un jour devant lui, ça ne serait pas parce qu’il m’en aurait donné l’ordre mais parce que je l’accepterais et pour en arriver là, je lui souhaitais du bon courage… Je n’étais pour l’instant pas dans l’optique de me donner à lui. Du moins pas sexuellement… Je ne pouvais contrôler le reste. Preuve en était de son pouce derrière mon oreille qui venait doucement perturber mon être.

Je réfléchissais alors à sa proposition, évaluant sa dangerosité. Je savais très bien ce que je portais en dessous. Je savais donc à quelle limite déjà j’accepterais d’enlever ma tenue de travail. Seulement m’allongerais-je aussi à côté de lui ? Pour moi le plus grand danger ne venait pas d’enlever ma tenue de travail mais bien d’être dans un lit avec lui. Aurait-il remarqué qu’il ne se trouvait certainement pas dans un 140 mais un 90 cm ? Cela obligerait à la proximité – oui je sais, il était temps de s’en soucier… – et donc à mon corps contre le sien pour ne pas dire peut-être à moitié sur lui pour pouvoir loger correctement. Ais-je le droit de poser des conditions ? J’allais sérieusement envisager de lui dérouler un contrat à signer pour me protéger – c’est une métaphore, même si on sait à quel point je pourrais en être capable – mais il m’interrompit dans mes pensées en me rapprochant de lui pour déposer un baiser sur ma joue me prenant au dépourvu une fois de plus.

« Donnes moi une réponse positive et je te laisserais partir, je serais même assez sage pour ne pas essayer de te fausser compagnie. » me souffla-t-il.

Reposant alors sa tête sur son oreiller, je répondis sans même réfléchir sous l’influence de ce baiser sur la joue :

« Je compte sur toi pour essayer avec conviction. » lui dis-je.

Signant ainsi mon accord, je partais, le lâchant complètement sans aucune attention de plus, m’éloignant d’un pas décidée. Franchissant la porte de sa chambre, je me maudissais déjà d’avoir acceptée. Mais que m’avait-il pris ? Je soupirais en m’éloignant de cette chambre. Je croisais alors une infirmière qui me prévint du calme des patients. Apparemment ils dormaient tous (sauf un) et je n’avais qu’à passer pour un léger contrôle afin de m’assurer de ne voir aucun nous échapper entre les doigts. Elle m’accompagna alors pour les examens de routine.

« Il y a eu un problème avec le patient de la chambre 247 ? » s’enquit-elle.

« Le patient de la chambre 247 ? » lui demandai-je.

« Oui… Le jeune homme très sexy, brun, grand et… » s'extasia-t-elle, partant pour ne pas s'arrêter.

« Le patient de la chambre 247 quoi… » concluais-je.

« Oui… » me dit-elle avec un sourire.

« Sa blessure va guérir mais elle est à surveiller toutes les demi-heures, une heure. » l'informais-je.

« Vous voulez que je m’en occupe pour que vous puissiez aller vous reposer à votre pause ? » me demanda-t-elle.

« Non, ça ira. Par contre je veux bien que vous m’allégiez des patients de la chambre 223, 212, 204 et 206 de l’aile Est. Cela me permettra de me concentrer sur l’aile Ouest. Pour ma pause, je verrais. Utilisez votre patronus en cas de besoin urgent. » lui indiquais-je.

« Bien. » conlua-t-elle.

Je lui donnais alors les quatre dossiers. Je finis mon tour, croisant une autre médicomage qui me demanda quand je voudrais prendre ma pause. La nuit, beaucoup d’entre nous avaient ce mot à la bouche pour la simple raison que nous étions beaucoup à enchainer parfois trois jours entiers à l’hôpital sans sortir. Mon propre record avait été de sept jours avant que le seigneur des ténèbres finisse par m’appeler pour une mission. J’avais l’habitude de dormir très peu et par fraction dans la journée. C’est peut-être aussi ce qui me permettait d’avoir l’habitude de tenir longtemps sans dormir. Tout corps n’est cependant pas infaillible et si je n’avais pris que peu de temps avant de trouver Arcturus dans cet hôpital, je n’avais fait qu’une pause d’une heure à l’extérieur pour prendre l’air… Je comptais déjà un quota de deux jours de travail. Je n’étais pas une feignante mais j’avouais attendre cependant mon jour de repos avec une impatience certaine. Il arrivait au petit matin…

Mon tour finit, je revenais sur l’aile Ouest. J’avais une chance sur deux pour ne pas le trouver dans son lit. Que ferais-je s’il n’était plus dans cette chambre ? Honnêtement, j’en sourirai d’amusement. Après tout il m’avait prévenu : il essayerait d’être sage. Combien de fois ais-je déjà joué sur les mots pour ne pas mentir. J’étais sortie en connaissance de cause et sans rien dire. Je m’attendais donc à tout en entrant de nouveau… Et il était posé tranquillement sur son lit.

« Je vois que tu as été sage… » lui fis-je remarqué.

Une part de moi fut bien tentée de lui demander s’il ne voulait pas une sucette pour le récompenser comme avec les enfants mais je me retins fortement. Mon regard en disait assez long tout comme mon sourire. Serais-je moqueuse ? Si peu…

« Ferme les yeux. » lui demandais-je.

C’était une question de principe plus qu’un ordre et il devait savoir que s’il voulait me voir exécuter son vœu, il faudrait s’y plier. Une femme ne se déshabille pas devant un jeune homme qu’elle ne connait que depuis peu même si elle a de quoi ne pas trop se dévoiler. Le laissant s’exécuter, je pus ainsi retirer le haut de ma tenue pour la poser sur une chaise. Plus glamour, vous mourrez – c’est ironique des fois que vous en ayez un doute – seulement il allait devoir se contenter d’un débardeur noir tout ce qu’il y a de plus simple. Je n’étais pas à l’hôpital pour séduire. Je regardais alors le haut de mon débardeur. Tout ce qu’il y avait de plus simple oui mais avec une ouverture sur la poitrine. Je remontais le tissu assez haut sachant que j’allais regretter d’avoir céder ne serait-ce que ça. J’enlevais alors le pantalon. Par chance je mettais souvent un leggin noir sous ma tenue. Etrange ? Pas tant que ça quand vous savez qu’on n’était pas à l’abri d’une potion abrasive qui attaquerait le tissu de votre tenue. Ça me laissait donc toujours un rabais de quelques secondes avant de la voir attaquer ma propre peau. Mon leggin n’était pas en tissu mais en jean noir. J’enlevais aussi mes chaussures. Je vins alors vers lui. Je profitais qu’il ait les yeux fermés pour monter dans le lit. Je pouvais toujours profiter de ce moment pour me reposer un peu. J’avais les membres tendus de trop de travail. Raide, m’allonger un instant ne ferait pas de mal même si avoir Arcturus ne serait pas un grand idéal, à mon humble avis, pour se reposer correctement. Il prenait en plus toute la place m’obligeant à être à califourchon sur lui. Je n’allais quand même pas m’allonger sur lui ? J’appuyais alors sur sa hanche dans une demande silencieuse de se décaler :

« Aurais-tu l’amabilité de me faire une place sur ta droite ? » lui demandais-je simplement.

Je le laissais alors ouvrir les yeux librement s’il le souhaitait…

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Sam 14 Fév - 11:48
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Je venais à peine de reposer ma tête sur mon oreiller quand j'eus ma réponse : « Je compte sur toi pour essayer avec conviction  » Me dit Mina avant de partir en me laissant là. Un sourire vint naître sur mes lèvres et je me levais de mon lit. Je marchais quelques instants allant fouiller tout les petits meubles si communs dans tous les hôpitaux, je ne trouvais pas mes affaires. Je me tournais ensuite vers la porte que Mina n'avait pas emprunté, je finis dans une salle de bain minimaliste, j'allumais l'eau et passait un peu d'eau sur mon visage avant de le sécher avec une serviette. Pourquoi un tel acte ? Simplement pour oublier que je passais pour le plus grand idiot du monde face à Mina Valmont, je l'avais embrassé sur la joue et sur les lèvres, mais je m'étais montré doux avec elle. Ce que cette femme arrivait à me faire faire, me faisait peur. Je n'avais jamais su être comme ça avec une femme, je me montrais doux et charmant pour les draguer, mais les choses changeaient bien vite et je devenais l'homme dominant et n'acceptant pas tout signe de tendresse, sauf après, là, j'avais bien tendance à avoir envie de les tenir dans mes bras. Je ne pouvais pas mettre tous mes agissements sur le compte du jeu, j'en étais conscient, si elle ne m'attirait pas, je n'aurais pas tant de mal à résister à ses caresses.

J'étais pour la première fois complètement perdu à cause d'une femme qui n'avait rien à voir avec mon sang. Parce que oui, j'arrivais à être perdu à cause de femme, mais c'était uniquement à cause de ma mère et d'Eiladora que je me perdais habituellement, ayant parfois du mal à suivre le cheminement de leur esprit féminin et tordu pour celui de ma mère. Je me tenais à ce lavabo, me fixant dans le miroir, j'avais besoin de comprendre comment Mina faisait pour me faire autant d'effet, pour me donner envie d'être doux dans notre jeu, alors que la douceur, je ne la connaissais pas et ne l'avait jamais connu. Je fixais mon regard dans le miroir, j'avais l'air complètement épuisé, depuis combien de temps n'avais je pas fait une nuit complète ? Une semaine, tout ça à cause de Mina Valmont. Ce n'était pas cette nuit que je dormirais, je n'allais pas la laisser me voir dans mon sommeil. Demain, en rentrant, il me faudrait aller parler à Dora, peut-être comprendrait elle mieux que moi pourquoi ce jeu avait tellement changé ma façon d'être ordinaire avec les femmes. Cependant, Mina n'était clairement pas l'une de mes conquêtes, je ne voulais pas l'amener à tout prix à me laisser me glisser entre ses cuisses. D'accord, une part de moi avait bien envie de s'y glisser, mais une autre part, ne voulait qu'une chose préserver ce lien pervers existant entre nous, ces petits jeux que nous avions mis en place. Malgré elle, elle m'apprenait bien des choses sur les propres sensibilités de mon corps, sur mes capacités de contrôle et sur ma capacité à être autre chose que le bâtard que j'étais avec les femmes. Je fermais les yeux, posant deux doigts dessus et je les massais quelques instants. Je rouvris les yeux et retournais à la chambre, mais c'était trop tentant, j'ouvris la porte pour sortir et fis quelques pas dans le couloir, observant toutes les issues possibles. De nuit, Ste Mangouste semblait bien calme, je ne vis même personne dans le couloir et pu dénombrer trois intersections. Je n'avais pourtant plus l'envie de quitter cette chambre avant le petit matin, je venais de gagner un peu de domination sur le jeu et je comptais bien en profiter.

Je retrouvais ma chambre calmement mais je passais rapidement, ayant subitement envie d'uriner, je réglais se problème et me lavais les mains, les séchant avant de retourner me coucher. J'étais à peine de retour dans mon lit depuis une minute peut-être que Mina passa une nouvelle fois la porte. « Je vois que tu as été sage…  » Remarqua-t-elle. Si seulement, tu savais que je ne suis pas resté tranquillement allongé dans ce lit en attendant ton retour. Si seulement tu savais que j'avais bien été tenté de quitter ses murs, mais comment l'aurais je pu alors que tu reviendrais pour me laisser prendre le dessus sur les événements de cette nuit, me dis je. Savait elle seulement que je prendrais le dessus, pensait elle que j'allais la laisser continuer à avoir l'avantage alors même que je la forçais à me rejoindre dans un lit où je ne lui laissais aucune place. « Ferme les yeux.  » M'intima Mina. Je le fis de mauvaise grâce, elle agissait comme une sang-pure, je ne pouvais pas lui en vouloir, mais j'aurais pensé que justement elle oublierait ses principes un moment. Pourtant, je n'étais pas un gentil garçon comme elle semblait le penser, j'avais bien fermé mes yeux, mais que pour un court instant avant de les rouvrir juste un peu pour profiter de la vue. Je la regardais ainsi retirer le haut de sa tenue de travail, dévoilant un débardeur simple noir, je la vis le remonter pour cacher complètement sa poitrine. Si je n'avais pas du jouer l'homme aux yeux fermés, j'aurais souri, mais je ne le pouvais pas, j'allais me faire un plaisir de remettre ce bout de tissu à sa place initiale quand j'en aurais l'occasion. Le pantalon de travail perdit également sa place sur son corps pour dévoiler un tissu noir, mais ne pouvant pas bouger, je ne vis pas grand chose. Je fermais réellement les yeux quand elle se mit en mouvement pour me rejoindre. Je ne voulais en aucun cas qu'elle découvre la supercherie, elle m'en voudrait. J'avais été contre sa volonté, mais la mienne avait très envie de voir ça et l'homme étant toujours le supérieur dans notre univers, j'avais choisi de suivre mes envies et de regarder. Je sentis un genou contre ma cuisse, mais je ne fis aucun effort pour me déplacer, je ne voyais même pas où elle était. J'ouvris les yeux quand elle appuya sur ma hanche en me demandant de me déplacer, mais je ne fis rien vu sa position à califourchon sur moi. « Aurais-tu l’amabilité de me faire une place sur ta droite ?  » Me demanda-t-elle en toute simplicité.

Mon sourire devait être le plus grand que je puisse faire, laissant voir un très grand amusement, j'ignorais sa demande, pour laisser mes doigts venir frôler le tissu au niveau de son ventre alors que ceux de mon autre main allèrent glisser dans une caresse peu appuyer contre ses lèvres. Ma main droite, celle posé sur son ventre remonta calmement, glissant avec lenteur entre ses deux seins pour venir caresser la zone se situant entre son cou et la naissance de ses seins. Je m'amusais avec elle, je voulais juste la voir réagir avant de me déplacer pour la laisser venir s'allonger à mes côtés. « Ne sommes nous pas bien ainsi ? » Dis je d'un ton taquin alors que ma main droite descendait passa de son buste à son épaule, descendant avec lenteur vers le bout des doigts de sa main gauche. Lorsqu'ils arrivèrent à cet endroit, je soulevais sa main et l'attrapais dans la mienne, entrelaçant nos doigts, tenant fermement sa main, l'empêchant de faire le moindre mouvement avec celle-ci, mon pouce vint caresser sa paume. Je ne savais si ça marcherait sur elle, mais j'avais déjà eu le loisir d'avoir deux ou trois conquêtes appréciant les caresses sur cette partie de notre peau plus fine que la moyenne. « Tes autres patients, sont ils aussi intéressants que moi ? » Soufflais je en me redressant un peu pour être plus proche d'elle. Le jeu m'amusais et la position ne devait pas être la plus appréciable pour Mina, je la bloquais pourtant pour le moment ainsi, elle ne pouvait rien y faire, sauf me pousser de force. Si elle choisissait une telle option cependant, je m'énerverais et je n'aurais plus rien à voir avec le patient taquin, doux et encore moins avec l'homme acceptant de se soumettre dans ce jeu, je ressemblerais plus à l'Arcturus aimant la torture.

J'espérais sincèrement pour elle qu'elle ne choisirait pas cette option, je ne voudrais pas lui faire du mal, je m'approchais le plus possible d'elle, souriant d'un petit sourire qu'elle commençait à me connaître. « Le jeu peut maintenant commencer pour de bon ! » Plaisantais je, puisque le jeu avait commencé bien vite après son entrée, je ne lui faisais que savoir que je n'allais plus lui laisser la chance de dominer, que je reprenais la place qui était mienne, celle de la personne ayant l'avantage, une place naturelle pour moi, celle de l'homme. Je déplaçais doucement mes doigts posés sur ses lèvres pour les faire glisser le long de son cou, avant de poser le bas de ma paume contre la naissance d'un de ses seins, mes doigts allant reposer sur sa clavicule et mon pouce faisant de légère caresse sur sa peau dénudé à cet endroit. Quand je sentirais le moment opportun, je me permettrais de descendre un peu son débardeur, mais pour l'instant, c'était trop tôt, elle saurait si j'agissais ainsi que je n'avais pas réellement fermé les yeux. « Si tu veux de la place, il faudra que tu la mérites ! » Dis je alors que je n'attendais qu'une seule chose d'elle, mais il aurait été trop simple de le lui dire, il était mieux pour moi de jouer jusqu'à ce que son corps réagisse et que j'accepte de lui laisser une place.
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Sam 14 Fév - 13:30
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Pensais-je qu’il m’accorderait une place ? Je ne savais trop… Pour une fois je ne saurais dire comment il pourrait réagir. Il y avait bien des opportunités de reprendre le contrôle peu importait le choix qu’il déciderait or je ne doutais qu’il cherchait à se réaffirmer. J’avouais le dominer un peu trop depuis le début. Ce n’était pas fait pour me déplaire mais laissez un peu trop les commandes à une femme comme moi et elle finira par vous écraser complètement. J’avais un tempérament qui avait besoin de dominer mais se faire recadrer de temps en temps. Qui sait ce qu’il pourrait arrivé à Arcturus s’il jouait un peu trop longtemps les hommes faibles – et quand je parle de faiblesse je ne parle pas de celle des sens mais de la personnalité – ?

Ses cuisses posées entre les miennes, j’insistais au niveau de sa hanche. Il l’ignora royalement. Au lieu de cela, il vint passer ses mains sur mon corps à des endroits assez opposés. L’une pris possession de mon ventre alors que l’autre avait trouvé sa légère place sur mes lèvres. Un jeu s’opéra alors entre ses mains. L’une remontait doucement pour gagner ma peau. Un sourire s’appuya sur mon visage. S’il cherchait à me faire frissonner, il faudrait qu’il cherche encore. Heureusement pour moi, mon corps n’était pas une zone érogène à lui seul – quoi qu’il pourrait me surprendre – et donc la présence de ses doigts au-dessus de la naissance de mes seins n’avait que peu d’impacts. Il n’était cependant pas loin de l’une de mes faiblesses. Une part de moi priait pour qu’il l’évite.

« Ne sommes-nous pas bien ainsi ? » souria-t-il.

Lui peut-être, moi un peu moins. La position n’était pas pratique. Je pourrais certes l’améliorer pour me poser un peu mieux mais ça consisterait à me rapprocher de lui et pas seulement de mon buste à son torse si vous voyez ce que je voulais dire. Son ton était cependant taquin. Il devinait la position inconfortable qu’il m’imposait. Sa main droite quitta alors le haut de mon buste pour s’orienter vers mon épaule. Il glissa le long de mon bras et saisit ma main gauche. Je pouvais m’estimer heureuse de voir mon sort de camouflage fonctionner à la perfection. Il ne pouvait ni sentir les cicatrices de l’incendie dont j’avais échappé ni voir la marque des ténèbres. Je me faisais la réflexion cependant de faire attention. Elle réapparaissait chaque petit matin et sans un renouvellement de sort, il le découvrirait… Je n’étais pas sûre que ce soit une bonne idée. Appréhenderais-je sa réaction ? Je devrais n’en avoir rien à faire. Seulement, pourquoi lui je l’ignorais, mais une part de moi n’étais certaine de vouloir affronter sa réaction. Restez à savoir si cette légère crainte était portée sur la cicatrice sur l’intégralité de mon bras ou de la marque et ce même s’il m’avait certifié ne pas s’en soucier.

Il entrelaça mes doigts dans les siens. Son pouce vint caresser ma paume. J’aimais cette sensation. Elle était douce, délicate et réservée. Elle était pourtant celle qui pouvait calmer un être troublé. Une telle caresse pouvait servir dans tant de circonstances. Elle laissait divers messages passés suivant la situation. Elle venait aussi me chatouiller légèrement de la même façon que la caresse que je lui avais offerte à l’intérieur de son coude, provoquant un léger sourire. Je voulais bouger mais il me maintenait.

« Tes autres patients, sont-ils aussi intéressants que moi ? » me demanda-t-il en se redressant.

Si tel avait été le cas, je ne serais pas là. Il se rapprocha alors le plus possible si bien que son corps fut assis son torse près du mien. La proximité était palpable et je me maudissais de ne pas avoir l’idée de fermer sa chambre à clé. Il n’y avait aucune chance qu’une collègue débarque mais sait-on jamais. Je ne voudrais pas avoir à tuer une collègue parce qu’elle m’avait découverte en position de faiblesse sur un homme. Je tenais à garder certaines apparences au travail. Il m’offrit alors ce sourire… J’aimais le voir sur ses lèvres. A chaque fois qu’il possédait ce sourire je savais qu’il retournerait la situation. La dualité se réinstallerait. Je devrais lutter de nouveau pour imposer mes propres règles. Il était comme un avertissement que ses mots venaient confirmer :

« Le jeu peut maintenant commencer pour de bon ! » plaisanta-t-il.

J’avais visé juste. Je connaissais à le connaitre pour certains points. Loin d’être prévisible, j’apprenais pourtant ses tics et réflexes. Ainsi l’homme refaisait surface. Les doigts posés sur mes lèvres cessèrent alors de me torturer pour glisser le long de mon cou. Soulagée de le voir quitter mes lèvres, j’eus pourtant un léger mouvement traitre quand il les posa sur ma clavicule. Mes cuisses venaient de se resserrer autour de lui par un réflexe incontrôlé.

« Si tu veux de la place, il faudra que tu la mérites ! » me dit-il.

Un sourire naquit sur mon visage. De ma main libre j’attrapais alors la sienne qui se trouvait au niveau de ma clavicule pour la poser dans mon cou. Je laissais ses doigts se poser dans ma nuque, maintenant d’une certaine façon mon visage. Démarquant mon index du reste des doigts, je vins alors le diriger vers l’un de ses pectoraux pour jouer. Il dut sentir la chaleur de mon doigt. Je ne le touchais cependant pas. Me mordant alors les lèvres, je suivais un chemin ascendant jusqu’à son cou que je saisis de ma main. Je jouais entre la douceur et une certaine passion, entre la délicatesse et la surprise. Détenant alors son visage, je vins jouer de mon pouce sur ses lèvres. Rapprochant mon corps, je fis attention à ne pas appuyer sur sa plaie. La crème avait eu le temps de s’imprégner, m’évitant d’en mettre sur mon débardeur. Je savais qu’il me faudrait en remettre dans peu de temps mais j’étais trop occupée pour le moment.

J’avais de drôle de façon de venir chercher une place, cependant nous savions tous les deux que c’était bien plus qu’un simple vœu. C’était un défi de savoir si je réussirai à obtenir gain de cause. Je savais cependant que je ne l’obtiendrais pas avec un simple regard ou une très légère caresse. C’était aussi un moyen pour moi de justifier une chose qui me démangeait déjà depuis un moment. Plus qu’un jeu, plus qu’un désir, peut-être la nécessité de ressentir cette chaleur contre moi, j’aimais le sentir à cette place. Je jouais avec la base de ses cheveux, mon regard dans le sien. Etait-il curieux de savoir ce qui traversa mon esprit ? Je ne le torturais pas longtemps. Il le saurait bien vite puisque me collant à lui je laissais approcher mes lèvres des siennes.

Combien de fois avais-je joué avec ce feu ? Combien de faux baisers ? Combien de tentation sans aucune soumission ? Allais-je encore rendre nos corps sensibles l’un à l’autre de cette frustration patente. Mes lèvres frôlaient alors les siennes. Plus qu’un léger jeu, j’entrais dans la cour des grands ne me contentant pas d’un simple souffle échangé. Le temps se suspendait et ce léger contact était déjà en train de me faire vaciller. Mes doigts caressaient alors la peau de sa nuque. Le silence venait de prendre sa place. Il n’était pas dérangeant. Entendait-il pourtant l’accélération de mon cœur sous l’adrénaline ? Je me collais un peu plus à lui. Je ne pouvais plus m’enfuir. Perdant alors toute volonté de m’arrêter à un simple jeu pour une raison qui me dépassait, je cessais de jouer les faux semblants.

Mes lèvres touchèrent les siennes, prirent les siennes et capturèrent même les siennes dans un baiser loin du premier que je lui avais donné. Dans ce baiser délicat mais sensuel, mon corps fit basculer le sien en arrière. Ma mèche tomba de derrière mes oreilles au même moment. Cela ne me perturba aucunement. Son dos contre le matelas, j’étais littéralement au-dessus de lui, mon propre buste contre le sien. Ce baiser avait une langueur, réveillant chacun de mes sens. J’ignorais l’effet qu’il avait sur lui mais son impact sur mon être était à double tranchant et si je ne le percevais pas encore, j’en payerais certainement les conséquences dans l’avenir. Alors naturel, irrésistible, peut-être un tant soit peu illogique d’une certaine façon mais surtout indéfinissable, ce baiser venait de me faire oublier mon objectif premier…

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Sam 14 Fév - 17:57
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J'avais pu noter le léger resserrement de ses cuisses quand ma main avait touché sa clavicule. Elle sourit à mes paroles. Sa main prit la mienne posé sur sa clavicule et elle la plaça dans sa nuque avant que son index vienne juste au dessus de mon pectoral droit, sans pour autant me toucher, je suivis ce doigt des yeux, alors qu'il remonta pour que je ne le perde de vue quand il arrivait vers mon cou. Sa main se posa dans mon cou, comme la mienne reposait dans le sien, je cherchais à savoir ce qu'elle faisait, puis son pouce vint caresser mes lèvres avec douceur, je ne vis rien de perturbant à ce geste, il ne me fit même aucun effet. Mina se pencha vers moi et là, une tension naquit en moi. Je me demandais bien comment elle comptait obtenir une place dans ce lit en faisant simplement ça, mais la connaissance, Miss Valmont avait de la suite dans les idées, je n'en doutais pas le moins du monde. Merlin, savait que j'étais capable de voir les qualités de quelqu'un quand j'en voyais et Mina avait la qualité d'être aussi imprévisible qu'elle pouvait être dangereuse et attirante. Tout ça faisait d'elle une femme trop dangereuse pour mon propre bien, j'aurais dû vouloir m'en éloigner, mais il est déjà trop tard, je ne le peux, elle a su faire son chemin dans mon cerveau, elle a su attiser mon côté mauvais mais aussi donner un nouvel éveil à mon corps. J'avais l'impression à son contact, que je découvrais une nouvelle fois mon propre corps, sous ses doigts, je ne pouvais expliquer cette sensation étrange. J'avais dans mon adolescence fait la découverte de mon corps avec ferveur, découvrant toutes les sensations nouvellement nées dans ce corps plus adulte et plein d'hormones. Et pourtant là, quand elle me touchait, j'avais par moment l'impression qu'adolescent, je n'avais pas réussi à tout découvrir. Était ce des choses qu'on ne pouvait découvrir qu'en compagnie d'une autre personne ? Je n'en sais rien, mais il n'y a bien que Mina qui me faisait découvrir ces choses.

Je sentais ses doigts à la base de mes cheveux, je n'avais jamais été vraiment très sensible à cet endroit, il avait sa petite sensibilité, mais moins que la moyen. J'eus par contre une bonne réaction quand son corps vint se coller au mien, mes doigts se serrèrent contre les siens et dans sa nuque. La chaleur de son corps me percuta, mais cette proximité également, ce simple geste eut plus d'impact sur moi encore que ses doigts dans ma nuque ou les petits baisers que nous avions déjà échangés. Je pouvais sentir sa poitrine appuyer sur mon torse, nos corps si proches, si j'avais laissé les hormones agir, j'aurais fermé les yeux et laissé un soupir de bien-être m'échapper. Cependant, je ne pouvais pas me permettre de le faire, je pouvais sentir son souffle mêlé au mien. Elle scella nos lèvres, je m'attendais à un baiser rapide comme nous en avions déjà échangés, mais ses lèvres restèrent posés contre les miens, elle vint même se coller plus à moi. Ses doigts caressant la peau de ma nuque, firent leur effet couplé à ce baiser et j'appuyais ma main sur sa nuque pour l'empêcher de s'éloigner. Je n'en avais aucune envie à l'instant présent, mais je devais me ressaisir, je ne devais pas en faire une des nombreuses femmes ayant eu le droit de passer la nuit en ma compagnie. Elle ne le méritait pas et notre relation en serait jamais changé. Contrairement à toutes ses filles, elle n'était pas aussi facilement malléable, elle ne méritait pas que je m'amuse avec elle parce qu'elle, j'avais réellement la volonté de la revoir. Pourtant ma main lâcha la sienne pour venir se glisser dans son dos sous son débardeur, la collant plus à moi si c'était possible. Pourtant, il aurait été difficile de nous coller plus comme elle m'avait fait tomber en arrière et qu'elle était entièrement collé à moi. Je fis danser ma langue sur ses lèvres, j'avais ce besoin irrésistible d'un baiser plus sensuel, plus délicat, plus intime.

Au même moment, que cette petite caresse de ma langue sur ses lèvres, je suivis mon instinct d'homme, retournant la situation afin de me trouver sur elle et ma main précédemment dans son dos fit son chemin sous son débardeur pour aller caresser son flan. Je sentais mon cœur battre très rapidement, les hormones faisaient leurs effets en plus de ses mains et ses lèvres sur moi. Je venais déjà de perdre la bataille pour cette place dans le lit, elle y était, elle avait trouvé une place dans ce lit. L'apprécierait elle, j'en doutais fortement, puisque vu notre position, j'étais dominant et elle était à ma merci. Ma main dans sa nuque la quitta pour venir descendre la bretelle de son débardeur au niveau de son épaule, laissant à ma main tout le loisir de venir caresser sa clavicule et son cou. Ma main ne s'en privait pas alors que je faisais bien attention de ne pas remonter nos corps. Une part de moi avait bien envie de voir jusqu'où elle me laisserait aller, mais l'autre savait quelle limite que m'était fixé dans ce jeu et les limites étaient simples, j'étais pour le moment dans l'optique qu'il n'y ait jamais rien ressemblant de trop près à un acte sexuel entre nous. Je me détachais de ses lèvres, pour poser mes lèvres sur le lobe de son oreille. Je me souvenais de sa réaction durant notre première soirée quand j'avais par inadvertance pris son lobe dans ma bouche. Cette fois-ci pourtant, il n'y avait rien d'involontaire dans mon acte, je le pris entre mes lèvres, ma langue vint caresser ce petit morceau de peau. Puis mes dents le taquinèrent avec lenteur, ma main jouant toujours entre son épaule et l'oreille opposée alors que l'autre main faisant de lent va-et-vient le long de son flan.

Je n'osais me l'avouer, mais je perdais lentement le contrôle de moi-même, j'espérais simplement ne pas être le seul, sinon j'allais vraiment me retrouver très mal. Je commençais à dévoiler un peu de mon appétit pour sa personne, je laissais sortir toute la frustration qui m'avait habité au lendemain matin de notre rencontre, quand je m'étais réveillé dans un état digne d'un adolescent puceau ayant pour la première fois un rêve érotique sur une fille. Cette pensée eut le don de me faire relever la tête, je fixais mes yeux dans ceux de Mina, je savais qu'ils ne pouvaient pas cacher l'étincelle de désir que j'avais pour son corps, mais comment aurais je pu le cacher, n'avais je pas moi-même initié ce changement de position afin d'avoir le dessus sur elle. Pour me redonner une contenance et surtout oublier un peu que j'avais perdu mon contrôle et mon esprit du jeu pendant quelques secondes, je pris une grande inspiration, mes mains devenant fixes sur son corps, je cherchais la réponse dans ses yeux, je cherchais une réaction de sa part. J'avais envie qu'elle m'intime d'arrêter, qu'elle me l'ordonne, pour me laisser une chance de le faire vraiment. Pourtant, une part de mon esprit n'était pas certains qu'elle puisse m'arrêter si elle venait à jouer trop longtemps à mes frustrations et mon désir. Je restais ainsi, mes mains sur son corps, mon visage un peu éloigné du sien, mes yeux vissés dans les siens et je me contentais de respirer à grandes goulées d'air.

Je ne savais plus du tout ce que je voulais d'elle et ça me faisait peur, je ne savais plus si je serais capable de continuer ce jeu, si je n'allais pas vouloir simplement l'avoir cette nuit ou même attendre notre prochaine rencontre. J'étais en train de passer du joueur au chasseur, ce qui n'était pas ma nature. En général, quand j'étais chasseur, je n'hésitais pas face à ma proie et là pourtant, la raison que me dictait mon cerveau, qui était de ne pas coucher avec elle. Cette raison était contrarié par une raison se trouvant bien plus bas sur mon corps et contrôlé par les hormones dégagées par mon cerveau, cette raison là me disait de tenter le tout pour le tout et d'aller au bout de ce qui était commencé. Je laissais malgré moi échapper une sorte de soupir frustré et énervé, je ne savais que choisir mais une chose me rassurait, mon cœur n'était pas intervenu dans cette histoire. Au moins, même si je désirais à l'instant présent Mina assez pour penser à mettre mes propres limites à la poubelle, j'étais toujours incapable de ressentir des sentiments. C'était un très grand soulagement pour moi, j'eus un sourire avant de poser mes lèvres dans le cou de Mina, puis ma langue pris la place de mes lèvres. Je voulais voir si ses lèvres, le lobe de son oreille et le reste de sa peau avaient des goûts différents ou si tout avait toujours la même texture entre mes lèvres et pour ma langue. Je devait admettre que ses lèvres étaient bien ce que je préférais chez elle, ce qui m'incita à reprendre possession de celle-ci avec brutalité, bien loin de sa délicatesse à elle précédemment.
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Sam 14 Fév - 19:06
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Je jouais à un jeu dangereux… très dangereux. Je venais de sceller mes lèvres aux siennes dans un baiser plus intime, perdant un instant le contrôle de mes désirs. La tentation avait été bien trop forte et le mal pas assez grand pour que je n’y résiste. De cet instant je jouais de mes lèvres avec les siennes dans un baiser lent et langoureux. Ma langue eut le goût de la sienne et je trouvais un rythme enflammant à cette danse. Sa main quitta ainsi la mienne pour gagner mon dos. De la peau de sa main sur ma peau même je sentais toute la chaleur de son corps qui se fit ressentir sur le bas de mon ventre qui avait dénudé par inadvertance dans son entreprise. De ma peau contre sa peau, je n’avais pas besoin d’une couverture pour venir me réchauffer. J’ignorais la température de son propre corps mais la mienne était en train d’augmenter indiciblement. La sensation de sa prise était alors agréable et je ne cherchais même pas à le cacher dans ce baiser. Sa réponse fut donc sensuelle et il inversa les positions.

Me retrouvant en dessous de lui, je gagnais ma place dans ce lit à défaut de mon patient qui aurait dû rester sage. Un sourire naquit dans mon fort intérieur. Demander à Arcturus de rester sage était comme croire que Merlin viendrait frapper à votre porte. C’était tout simplement improbable et j’aurais dû m’en douter. Il avait su jouer de douceur, endormant ma méfiance pour me retourner sous lui. C’était un joli coup du maître si j’avais été une autre femme. J’avais cependant plus d’un tour dans ma besace et si je ne cherchais pas à retrouver un peu le dessus en changeant de nouveau les positions c’est bien parce que je l’acceptais.

Devais-je me rappeler qu’il devait se ménager ? Il caressa mon flan pour me le faire oublier. Ma bretelle se décala grâce à ses doigts et il vint défier mes sens en jouant sur ma clavicule. Quel joueur… Il avait compris l’une de mes faiblesses. Les frissons ne se firent pas attendre. Mon souffle prenait le rythme de mon désir ascendant. Comme si ça ne suffisait pas il trouva alors le moyen de saisir mon oreille de ses lèvres. Tout était fait pour me faire flancher… Il détenait mon désir entre le creux de ses mains et s’amusait à le mettre au supplice. Je sentais d’autant plus son propre plaisir le perturber. Je n’étais apparemment pas la seule à perdre le sens des choses. Mon souffle devenait de plus en plus court là où il reprenait respiration comme s’il s’était arrêté de respirer un instant. Je ne pouvais qualifier cette situation que comme du masochisme. Plus que tortionnaire, nous devions aimer la frustration pour avoir du mal à la quitter. A trop jouer on allait cependant se brûler. Lequel des deux arrivera cependant à rester assez raisonnable quand nos deux corps éprouve une connexion bien trop tentante pour l’arrêter ? Avais-je cependant envi d’être raisonnable ? Aussi fort pouvait être mes désirs, je pouvais avoir une capacité hors norme pour savoir lutter – à savoir juste si ça suffirait pour y résister – …

Il soupira, frustré et apparemment énervé. Contre lui ? Contre moi ? Peut-être un peu des deux. Nous étions partenaire de jeu. Un homme comme lui, je n’en recroiserais pas de sitôt. Voulais-je tout gâcher juste pour avoir été trop faible trop rapidement ? Je n’étais pas certaine de vouloir tout gâcher si rapidement. Viendrait peut-être ce jour où je le laisserais prendre tout mon être non sans une dernière résistance mais ce jour n’était pas arrivé. Comment résister cependant à sa façon de m’embrasser le cou ? Il captura alors brutalement mes lèvres dans un baiser sauvage qui me provoqua un soupire. Je posais cependant ma main sur son torse pour effectuer une pression suffisante pour mettre fin à ce baiser dévorant. Mon cœur avait un rythme bien trop rapide pour que je puisse arriver à le contrôler. J’étais à bout de souffle…

Des pas se firent entendre dans le couloir. Je posais alors mon doigt sur ses lèvres avec un léger sourire. Je profitais de ce répit pour freiner nos êtres épris dans une douce passion. Cela permit à mon cœur de tenter de diminuer son rythme. J’écoutais le rythme des pas s’éloigner. Je reportai mon attention sur Arcturus. La tentation de l’embrasser me ressaisit mais je n’étais pas une femme soumise à ses désirs ou du moins pas à ce stade de notre échange. Je glissais alors mes mains sur ses cotes pour l’intimer de se redresser.

« Il va falloir que je te remette de la crème. Laisse-moi me redresser. » lui demandais-je consciente qu’avec sa force, je ne pourrais pas l’en forcer.

Je tentais de l’en influencer en cessant de le toucher pour me poser sur mes coudes, cherchant déjà ma baguette de mon regard. Elle devait être dans ma tenue de travail, quelle lourde erreur. Je reportais alors mon attention sur Arcturus, toujours sur les coudes. Je n’étais sûr qu’il me laisse l’opportunité de pouvoir me redresser correctement. J’allais devoir me concentrer pour utiliser ma propre magie. J’étais capable d’un Accio pour faire venir cette pommade à moi. Je fermais les yeux, ne me préoccupant vraiment plus d’Arcturus, ainsi pour tenter de me concentrer. S’il ne venait pas me perturber en restant le patient sage et discipliné, j’allais pouvoir saisir le pot dans mes mains d’une minute à l’autre… Je pourrais ainsi recommencer ce que j’avais fait plus tôt pour les soins de sa plaie. Et s’il refusait d’être sage ? Le pot risquait de ne pas réussir à venir jusqu’à moi mais ça, c’était à lui de vous le narrer…
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Sam 14 Fév - 20:29
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Elle soupira à mon baiser mais sa main se posa vite sur mon torse, me forçant à rompre le baiser, ce qui étrangement me soulagea. Je n'étais pas assez certain pour dire que j'aurais réussi à me stopper si elle ne l'avait pas fait, elle exerçait une telle attirance sur moi que s'en était complètement déstabilisant et que mon corps voulait plus d'elle. Je la regardais, elle avait le souffle court, j'étais moi-même en train de retrouver lentement une respiration normale, je pouvais sentir clairement le désir habitant toutes les parts de mon corps, ce désir se couplait depuis un moment à la frustration de mon être. J'étais frustré par nos caresses, nos baisers, mais aussi par les souvenirs et je ne supportais pas cette sensation, la frustration n'était pas courante pour moi. Pourtant, en cet instant, c'était une bonne chose mon esprit le savait, si elle m'avait laissé continuer, je n'aurais plus pu m'arrêter, j'aurais gâcher notre amitié, si l'on peut comparé notre relation à une amitié, mais j'aurais aussi fait une chose que je me refusais de faire. J'avais que peu d'éthique, mais je m'étais toujours interdit de satisfaire mes envies avec une femme ne le voulant pas et là, j'avais le doute, aurais je été capable de m'arrêter si elle m'avait dit non plus tard. Ce fait me faisait plus peur que tout, je me mordis la lèvre inférieure, la fixant toujours.

Des pas à l'extérieur m'arrêtèrent dans mes réflexions, j'eus un court instant l'appréhension que quelqu'un ne rentre dans la chambre, je ne voulais pas passer pour un monstre. Je ne voulais pas qu'on pense que j'abusais d'une médicomage, qu'on se pose des questions sur moi, mais une part de moi ne voulait pas non plus que Mina perde son travail à cause de notre jeu, de notre manque de contrôle à tous les deux. Elle avait posé son doigt sur mes lèvres, mais les pas m'empêchèrent de venir le prendre dans ma bouche afin de faire reprendre le jeu entre nous. Une fois que les pas furent éloigné, elle posa ses mains sur mon torse au niveau de mes côtes, elle voulait visiblement que je me redresse. Je savais que si je faisais un tel geste, d'où elle était elle pourrait voir l'étendu du désir que je ressentais pour elle, puisque je n'avais pas de contrôle sur les réactions d'une partie bien particulière de mon corps lorsque je ressentais du désir. « Il va falloir que je te remette de la crème. Laisse-moi me redresser.  » Me demanda-t-elle et je fis bouger mes doigts sur sa clavicule, avant de les poser sur l'oreiller positionné juste au dessus, je pris appuie sur ma main, me redressant juste un peu, mais pas assez pour qu'elle puisse faire plus que se mettre sur les coudes. Je la vis fermer les yeux, je ne pus résister à cette image. Ainsi, les yeux fermés, elle semblait presque inoffensive, bien que je sache qu'elle était très loin de l'être. Je mordis sa lèvre supérieure avec douceur, j'étais plus taquin qu'autre chose, j'avais bien compris le message, ne va pas trop loin. Et puis, je n'avais aucune envie qu'elle me passe de la crème, je n'étais plus si mal, puisque j'avais réussi à la mettre sous moi et à agir comme si je n'avais jamais été blessé. Mes dents taquinèrent sa lèvre alors que ma main toujours posé sur son flan vint caresser son ventre.

J'entends un bruit de chute, mais je n'en avais que faire, je posais un baiser sur ses lèvres en fixant ses yeux fermés, ma main découvrant toujours son ventre et je déplaçais l'autre pour trouver un appuie me permettant tout de même de la toucher. Ma main trouva ainsi sa place près de son cou et mon pouce avait le loisir de toucher la peau de son cou. Bien que mon pouce n'avait pas trop de liberté de mouvement. Mes lèvres laissèrent les siennes tranquille, j'allais poser mes lèvres sur sa clavicule que j'avais compris être très sensible. Je posais de doux baisers sur toute la longueur, avant de reprendre possession de son cou. J'avais un amour particulier pour le cou des femmes, mais suis je vraiment un homme normal ? Puisque j'ai déjà à plusieurs reprises remarquer qu'une femme me cachant ses parties les plus intimes sous ses sous-vêtements avait plus d'effet qu'une femme se dandinant nue sous mon nez. Ce côté de mystère sur ce que les femmes pouvaient cacher avait quelques choses de très stimulant à mes yeux. Je n'avais pas l'attirance perverse que pouvaient avoir certains hommes pour la poitrine, je trouvais que c'était bien secondaire, puisqu'il était rare que durant l'acte j'ai le loisir de regarder la poitrine de mes amantes, je voyais le plus souvent leur visage. Mes lèvres avant fait leur chemin au milieu du cou de Mina et je pinçais doucement sa peau avec mes dents, je sentais un côté plus brutal monter en moi. Je ne connaissais que trop bien cette part de mon être qui aspirait à plus de brutalité, de violence pendant mes ébats. Je ne la laissais que rarement sortir, elle avait tendance à refroidir les femmes, mais Mina faisant l'effet qu'elle me faisait, je laissais mon instinct prendre le dessus. Je n'exerçais de contrôle que sur mes bras avant qu'ils ne me fassent pas faire un mouvement pouvant lui faire sentir l'étendue du désir monter en moi. Mes lèvres quittèrent son cou, remontant près de son oreille avant de retracer sa mâchoire et je vins les poser sur celle de Mina, je ne posais pas un baiser sur ses lèvres, j'y avais juste posé mes lèvres. « La crème n'a plus aucun intérêt à mes yeux, mais tes réactions en ont. » Murmurais je contre ses lèvres, laissant mes lèvres tracer un sourire alors que ma main posée sur son ventre avant alla à la découverte de sa cuisse. Je ne prévoyais aucun geste de cette main pour initier un déplacement de sa cuisse. Je voulais simplement toucher sa cuisse, mais ma main revint à son point initial sur le flan de Mina. Je ne la bougeais pas, je restais juste ainsi, seul mon pouce était encore en mouvement sur elle. Je respirais doucement contre ses lèvres, voulais je vraiment reprendre le jeu tout de suite, voulais je risquer la perte complète de contrôle, laissant à Mina aucune possibilité de se débattre si j'en venais à aller trop loin sans l'écouter ? Non, la réponse était non, le jeu valait toujours plus que mes petits besoins primaires d'homme initié par le désir.

Je la déplaçais un peu sur la gauche et m'allongeais sur le côté à sa droite. Laissant mes doigts jouer calmement avec son ventre, traçant des chemins irréels sur cette partie de son corps, mon autre bras replié sous ma tête. Je n'avais plus rien d'un homme voulant jouer avec ses désirs et ses frustrations, je ressemblais presque à quelqu'un ayant peur de la toucher, se contentant de caresse simple. Une chose sur laquelle je la taquinais un peu plus tôt. Pourtant, j'avais toujours envie d'elle, plus encore qu'avant, quand je me trouvais sur elle, m'éloignait d'elle n'avait que fait monter encore plus la frustration de mon être. Je posais un baiser sur son épaule, c'était doux, presque tendre, je la regardais, ma main quitta son ventre pour aller se poser dans son cou, je lui tournais doucement la tête vers moi, mais ma poigne l'interdisait d'essayer de résister à cette poigne. « Rapproches toi ! » Ordonnais je de ma voix rauque. C'était un ordre, je ne lui laissais pas le choix, alors que j'avais moi-même rompu la proximité entre nos deux corps. J'étais en train de voir si elle avait réellement confiance en moi en cet instant, si elle allait rompre la distance entre nous pour venir se coller contre moi. Tout n'était après tout que question de confiance et de contrôle entre nous à cet instant et cet éloignement me laissait croire que j'aurais assez de contrôle pour ne pas lui sauter dessus comme un sombral croisant une femelle en chaleur afin de procréer.

Je me comparais bel et bien à un sombral, sauf que si moi, j'avais sauté sur Mina, ça n'aurait en aucun cas été pour lui faire un enfant, mais bien pour purement et simplement assouvir notre plaisir, pour nous laisser relaxé et contenté, pour qu'aucune frustration ne puisse résider entre nous deux au levé du soleil, à ce moment merveilleux où elle m'aiderait à quitter cet hôpital en toute discrétion. Je restais allongé silencieusement mes yeux dans les siens, j'attendais qu'elle prenne sa décision, suivrait elle mon ordre ou allais je devoir rechercher à nouveau la proximité de nos corps par la force ? C'est elle qui détenait les cartes pour ce qui allait suivre.
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Dim 15 Fév - 11:12
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Je venais de fermer les yeux pour faire venir ce pot de crème par magie et ce, sans baguette. Je ne prétendais pas être douée mais avec une bonne concentration, j’étais capable de sorts bénins. On n’apprenait pas aux femmes de ma famille seulement l’art de se taire et divertir un homme. Mon père tenait à ne pas avoir une idiote pour fille. Savoir s’effacer au bon moment était un talent. Avoir des qualités en était un autre. Je n’étais pas une jeune femme parfaite. J’étais peut-être bien trop têtue, butée et peu docile mais j’avais un minimum d’entrainement pour savoir user de magie sans baguette quand cela était nécessaire. Or, je doutais qu’Arcturus me laisse sortir de ce lit. Il fallait donc ruser pour obtenir ce que je voulais… Il ne me facilita cependant pas la tâche. Dans ma concentration, il se jouait de moi en posant ses doigts sur ma clavicule. Je sentais mon être frissonné. Je tentais pourtant d’en faire abstraction. Avec beaucoup d’efforts, peut-être y arriverais-je. C’était mal considérer l’effet qu’il me faisait. Je n’avais pas l’habitude d’être perturbée de cette façon par un homme ou du moins, le laisser me tenir de cette façon. Il cessa pourtant son petit manège pour poser sa main sur l’oreiller. Je pus ouvrir l’armoire où j’avais posé la crème. Je fis alors léviter en hauteur la crème… C’est ce moment qu’il choisit pour saisir ma lèvre supérieure avec douceur. Si ses dents s’amusaient, sa main en rajoutait une couche sur mon ventre et je perdis contact avec l’objet qui tomba au sol. Je jurais intérieurement. « Sage » ne faisait décidément pas parti de son vocabulaire…

Il m’embrassa alors en découvrant mon ventre. Il ne pouvait s’empêcher de garder un contact physique avec moi. Cela m’amusait mais je ferais mieux de ne pas trop en rire, puisque j’étais dans le même cas. Sa main se posa alors non loin de mon cou et son pouce put doucement me torturer. Il eut alors l’idée de me torturer. Je me maudissais de lui avoir laissé voir cette faiblesse. Il me taquina la peau sur toute la longueur de ma clavicule en la parsemant de doux baisers qui me fit mordre violemment ma lèvre inférieure. Je gigotais légèrement en dessous de lui. Il remonta alors à mon cou, finissant d’assassiner ce frisson naissant dans tout ce corps en proie au désir. Ses dents pincèrent ma peau. Je sentais son emprise prendre de l’ampleur sur moi. Il progressait lentement mais sûrement.

Il quitta enfin ce cou offert à sa merci pour progresser vers mon oreille et redescendre vers ma mâchoire. Toujours sur les coudes, je n’avais pas bougé une seule fois, le laissant progresser seul. Il déposa alors ses lèvres sur les miennes. Je me jouais d’une demi-indifférence. Mon corps me trahissait assez pour savoir que mon attitude n’était qu’une façon d’essayer de contrôler cette partie. Je ne laisserais pas, sur cet instant, mon corps agir comme il l’aurait décidé. Il y aurait sinon bien longtemps qu’il se serait allongé de nouveau complètement sur ce matelas. Ma main aurait pu alors se poser sur sa nuque et l’attirer à moi alors qu’une cuisse serait remontée lentement contre la sienne pour toucher le côté de l’une de ses hanches. C’était ma façon de de lutter et de ne me donner entièrement. Combien d’hommes ne supportent pas ce manque de réaction. Beaucoup l’interprète comme une absence de désir ou une passivité inintéressante. Je pouvais avoir l’âme sauvage mais encore fallait-il savoir la réveiller et la dominer… Je luttais encore.

« La crème n'a plus aucun intérêt à mes yeux, mais tes réactions en ont. » me murmura-t-il contre mes lèvres.

S’il savait le fond de mes pensées… Sa main descendait sur ma cuisse qui aurait aimé se relever contre son corps. Elle resta à sa place sous mon contrôle. La sienne revint sur mon flan. Mon corps voulait se coller un peu plus contre le sien. Cet effort de contrôle devenait surhumain. J’avais réussi à faire redescendre une certaine température grâce aux pas du couloir mais son tempérament venait faire bouillir de nouveau mes désirs. A ce rythme, je ne pourrais rester indéfiniment sur ce lit stoïque s’il ne s’arrêtait pas. Sa respiration était douce. La mienne était contrôlée pour éviter ses rythmes saccadés. Je semblais à sa merci. Ne dit-on pas souvent de se méfier de l’innocence ? Les apparences peuvent être trompeuses. C’était un art que je maitrisais à la perfection.

Il me déplaça sur la gauche pour s’allonger. J’obtenais enfin ce que j’avais désiré dès le début. Patience était mère de victoire. Un sourire se glissa sur mes lèvres, très légèrement. Il passa alors sa main sur mon ventre, le caressant sur divers parcours différents. Il embrassa mon épaule. Je me contentais de regarder le plafond. Mes coudes lâchèrent et mon dos se reposa sur le matelas. Sa main quitta alors mon ventre pour tourner mon visage vers lui. Ne supporterait-il pas l’ignorance ?

« Rapproches toi ! » m’ordonna-t-il sèchement.

Ne me laisserait il pas le choix ? Je pus lire dans son regard toute l’autorité que pouvait avoir un homme sur une femme ou du moins sur sa femme. Il s’écartait de moi tel l’homme fier et insensible de mes charmes pour me demander ensuite de me rapprocher parce qu’il ne supportait sans doute pas l’éloignement. Quel meilleur moyen d’obtenir ma soumission et de voir redorer son blason que de maîtriser une femme de mon tempérament. Du moins… C’est comme cela que je l’interprétais. Une lueur dans mon regard n’indiquait rien de bon. Certains hommes aiment dominer. Certains encore aiment jouer. D’autres aiment en abuser. Je voulais lui faire découvrir la colère contre soi que l’on pouvait ressentir d’avoir le plaisir de se faire utiliser à son tour. S’abandonnera-t-il au point de laisser le contact de ma peau oublier qui il était ? Je me redressais légèrement, posant ma main droite sur le matelas pour maintenir mon corps. Mon autre main captura celle qui détenait mon cou et me forçait à le regarder. Je caressais sensuellement le dos de sa main de mon pouce. Je capturais son regard dans le mien. Détachant en douceur sa main de mon cou, j’entrais mes doigts en contact avec les siens pour les entrelacer. Face à ce geste doux, j’obtenais une vive brutalité en le tirant par surprise. Le peu de force que je possédais pu le faire se relever du lit. Je ne lâchais pas son regard un instant. Il désirait que je me rapproche ? Il n’allait pas être déçu. Je lui tirais vivement sur le bras pour rapprocher brutalement son corps du mien. Sentait-il le souffle de mes lèvres sur lui, signe de ma proximité avec la sienne ? Je capturais sa lèvre inférieure de mes dents pour mieux m’éloigner par la suite en sortant de ce lit. Je n’étais pas une femme qui se laissait ordonner et qui obéissait simplement. Allais-je réveiller le monstre en lui ? Il avait réveillé le mien… Peut-être perdrais-je à ce jeu mais il me suivrait en enfers. Ma main était toujours dans la sienne par choix même si je savais qu’il me maintiendrait et m’empêcherait de rompre ce contact pour oser le défier de cette façon. Il m’avait donné envie de jouer de nouveau mais certainement pas comme lui aurait pu l’imaginer. Réanimant une part sombre de mon être, je ne quittais pas un instant son regard. S’il avait voulu une femme plus docile et obéissante, il aurait mieux fallu qu’il cherche une petite sang pure sortie tout droit du couvent, si tenté que cela existe encore… J’étais jeune mais certainement pas soumise à l’ordre d’un homme qui pensait me maîtriser avec une simple formule bien placé. Il n’avait pour l’instant encore aucun droit sur mon être. Viendrait-il le chercher ? Il faudrait plus qu’un ordre et plus qu’un geste brutal, pour l’obtenir.

« Ma confiance en toi n’implique pas que je te sois acquise et soumise. » lui dis-je d’un sourire léger mais d’un regard déterminé.

Serait-ce un nouveau défi que je lui lançais ?
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Dim 15 Fév - 15:41
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Mina se redressa légèrement en s'appuyant sur sa main droite pour soutenir son corps dans cette position. Elle mis sa main sur la mienne posé sur son cou, elle en caresse le dos avec son pouce avant de retirer doucement ma main. Elle entrelaça nos doigts avec douceur, ce geste avait un léger effet sur moi, rien de sensuel, c'était autre chose, plus profond, c'était la délicatesse de son mouvement. Ce mouvement doux fut suivit d'un geste brutal, elle me tira vers elle sans douceur, j'usais de ma main pour me maintenir ainsi. Je sentais son souffle glisser sur mes lèvres. Mina captura ma lèvre inférieur, je laissais échapper un léger soupir, mais déjà elle s'était levé du lit. Je raffermis ma prise sur sa main, elle venait de faire une grosse erreur, mes instincts brutaux prirent le dessus sur le jeu et sur l'homme que j'aurais pu être avec elle si elle avait suivit mon ordre. Je n'étais pas assez dupe pour penser qu'elle était une femme docile, mais j'avais pensé qu'elle comprendrait que je n'étais pas un ange, qu'au fond de moi, se cachait toujours un monstre. Le monstre aimant torturer mais se réveillant aussi quand j'étais en proie à d'autres sentiments. Je sentais que j'avais réveiller une chose en elle, mais la violence en moi n'avait qu'une envie à l'instant présent, la soumettre, en faire une petite chose apeuré dans ses bras. « Ma confiance en toi n’implique pas que je te sois acquise et soumise.  » Dit elle avec un sourire qui ne fit que faire monter la colère en moi, je pouvais voir son regard déterminé, mais je n'en avais que faire. Mon esprit n'étant que violence et brutalité.

Rien n'était plus question de jeu et de confiance, le jeu avait changé de règle, elle devrait être acquise et soumise ou réussir à calmer ce monstre en moi que la frustration et sa réaction n'avaient fait que réveiller. Je me levais du lit, la rejoignant, l'empoignant par la taille avec toute la force dont j'étais capable. Je laissais le monstre prendre le dessus, effacer toute part d'un Arcturus bon, je laissais cette part de folie au fond de moi reprendre le dessus pour une rare fois. Mon bras dans son dos n'avait vraiment rien de tendre, je pinçais sa taille avec force. Je pris possession de ses lèvres, sans douceur, c'était purement et simplement sauvage, mes dents mordirent sa lèvre avec la même brutalité, ce n'était pas mes mordillements d'avant, c'était une vraie morsure. Je pressais son corps contre le mien, ma main tenant la sienne serra encore plus sa poigne. Je la déplaçais, l'allongeant sur le lit, sous moi, je prenais possession d'elle, sans lui laisser aucun droit, sans lui laisser le droit de parole ou de volonté, ses questions n'avaient plus lieu d'être. Mes lèvres descendirent au niveau de son oreille, ma langue vint jouer avec son lobe, alors que ma main quitta son dos pour venir glisser sur l'intérieur de l'un de des cuisse. Ma seconde main lâcha la sienne pour remonter son débardeur, la dénudant. Mes lèvres passèrent au niveau de sa clavicule droite et je pinçais sa peau entre mes lèvres, voulant laisser mes marques, voulant marquer son corps. « Tu as fait le mauvais choix ! » Dis je contre son oreille avant de prendre appuie sur sa hanche pour remonter mon corps sur le sien. Ma main alla à la rencontre d'un de ses seins, je laissais un gémissement de plaisir sortir de mes lèvres. Comprenait elle seulement ce qui était en train de lui arriver ? Je ne me posais pas la question, je ne voulais que dominer et prendre, sans me poser plus de question. Le regretterais je en reprenant le contrôle de mon corps ? Sûrement, surtout si j'en arrivais à la violer, si elle n'arrivait pas à m'arrêter.

La folie me fit apposer un suçon dans son cou, alors que mes mains faisaient leurs chemins sur son corps, je la marquais comme étant mienne, alors que je ne voulais qu'elle soit mienne que depuis cet instant où elle m'avait tenu tête, que depuis l'instant où la folie avait pris le pas sur la raison. Mes lèvres retrouvèrent les siennes, pour lui voler un baiser plus brutal encore que le premier, je n'étais que contrôler par le désir, la frustration et la violence, mes mains trouvèrent place sur ses hanches avec force, l'empêchant de bouger par une poigne de fer. Mon corps prenait plaisir dans cette domination et mes gémissements en étaient bien la preuve, je fermais les yeux pour ressentir la puissance qu'était la mienne en cet instant, cette domination, cette folie qui m'habitait et qui n'était jamais sortie de mon corps, que j'avais toujours su garder bien au fond de moi, pourtant mes paroles contredisaient toute cette folie, annonçant qu'un part du Arcturus raisonnable était toujours présente, que les deux parts de moi luttaient avec force pour ne pas en faire trop. « Pourquoi a-t-il fallu que tu refuses ? » Murmurais je contre ses lèvres en l'embrassant avec douceur, repassant sur chaque partie de son corps où mes lèvres avaient pu lui faire du mal. Mes mains pourtant n'avaient toujours pas desserré leur prise sur ses hanches, mon esprit normal reprenait un peu le dessus, mais la folie était toujours là. Tout n'était pas perdu pour elle, je n'étais pas perdu au point de ne plus me souvenir qui je touchais, qui j'avais entre mes mains, qui se trouvait sous mon corps, ce que nous avions partagé, ce que je voulais pour notre relation.

Pourtant, je perdis vite ce peu de contrôle sur moi, mes lèvres mordirent à nouveau les siennes avant que je ne reprenne le contrôle, l'embrassant lentement. C'était incontrôlable, je ne contrôlais rien même en pensant avoir le contrôle, la violence laissait place à la douleur, mais la violence en moi contrôlait pourtant bel et bien. Je fermais les yeux dans ce moment de lucidité, il fallait que je me reprenne, que je présente des excuses à Mina, non pas des excuses, je n'aurais pas agis comme un Lestrange en m'excusant. Elle devait comprendre que je ne contrôlais plus rien, n'avait elle pas vu que je n'étais en rien quelqu'un de tout à fait normal. Que je ne cachais pas ma part violente, que je ne cachais pas mon envie de dominance. Allait elle réussir à ramener le bon Arcturus ou perdrais je une nouvelle fois le contrôle de moi, passerais je mes propres limites, ces limites que je me refusais de dépasser.
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Dim 15 Fév - 18:51
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« Pourquoi a-t-il fallu que tu refuses ? » me murmura-t-il contre les lèvres avant de m’embrasser doucement.

Sa prise était sur mes hanches. Je ne pouvais donc bouger sous lui, coincée dans ce lit. Il me mordit de nouveau les lèvres avant de m’embrasser encore délicatement. Cet homme avait un sérieux problème avec ce que son corps et son mental désirait. Je devinais une contradiction patente qui me laissait sous-entendre ne pas être une simple ‘victime’ si on pouvait me qualifier ainsi. Il ferma alors les yeux… Je répondais à sa question :

« Pour m’initier à tes limites… » lui soufflais-je sur les lèvres.

Je n’avais pas fait le mauvais choix comme il le pensait. J’avais fait celui que je jugeais bon pour lui démontrer que je n’avais pas peur de lui. J’étais prête à le défier et ce même si je risquais de perdre gros. Je ne le craignais pas. Plus encore, je le désirais et ce malgré ce qu’il était capable de me faire. Je ne changerais pas ma façon de penser juste parce qu’il avait réagi instinctivement à une provocation. Je m’y étais attendue dès l’instant où j’avais prononcé mes mots. Cela n’empêchait pas qu’il devra apprendre à se faire pardonner s’il ne voulait pas perdre notre lien et me revoir après cette nuit. Pour ça j’avais ma petite idée. Elle viendrait en temps et en heure… Bien évidemment cela dépendait malheureusement que d’une seule chose : suis-je seulement un amusement de passage ou quelque chose qu’il voulait exploiter au long terme ? Ce choix lui revenait. Le mien était déjà fait depuis l’instant où je lui avais proposé notre rendez-vous pour jouer ensemble une nuit.

Il n’avait pas desserré sa prise. Son baiser avait été pourtant doux, comme une mise en garde, une échappatoire, une chance pour moi d’éviter le pire. Mais qu’est-ce que le pire ? Etre violée par cet homme ? Quel plaisir amère il obtiendrait d’une telle action. S’il venait à faire une telle chose, pas une seule fois il aurait le plaisir de me voir me débattre. Pas dans un échange unique. Il pouvait être sauvage, bestiale, brutale mais il devrait apprendre à composer à deux s’il désirait une dualité intéressante et enivrante. Or, là il ne faisait que l’enfant capricieux qui n’avait su obtenir une chose qui s’acquérait qu’avec du travail et de la patience.

Je savais cependant dès à présent comment réveiller le monstre en lui et je saurais très clairement le réexploiter. Il n’avait certes pas été facile à trouver. Cela paraissait pourtant tellement évident. Quel être tel que cet homme pouvait supporter qu’un être inférieur lui résiste. Car après tout, la femme n’est-elle pas l’inférieure de l’homme dans nos coutumes ? N’a-t-elle pas sa place dans l’obéissance et le silence ? « La plus belle parure d’une femme était le silence » et les mots de mon père raisonnaient en moi comme un clocher face au regard d’Arcturus.

La seconde question qui me venait était, pourquoi fusses si facile de le faire sortir de ses limites si soigneusement travailler depuis le début pour ne pas me faire de mal ? Aurait-il un penchant pour aimer m’avoir contre lui ? N’avait-il pas supporté que je lui refuse notre proximité ou est-ce plus compliqué que cela ? Je ne faisais qu’analyser ce que j’avais sous les yeux. Il avait marqué ma peau comme si je lui appartenais… Je n’étais pas assez idiote pour ne pas avoir senti ses lèvres poser sa marque sur mon cou. La douleur avait été vive sur l’instant si bien que je savais qu’elle resterait plusieurs jours. J’en ressentais encore ses effets sur mon être. C’était une belle signature indirecte pour marquer son territoire.

Alors avant qu’il ne se laisser sombrer de nouveau, je faisais glisser ma main le long de son bras en tension pour le maintenir au-dessus de moi. Il toucha chaque parcelle de sa peau jusqu’à sa joue. J’orientais alors son visage vers le mien :

« Il est facile de soumettre une femme par la force… » lui dis-je en douceur.

Mon doigt caressait son front en écartant ses cheveux par simple douceur plus que pour tenter réellement de les enlever de sa vue. Il se contrôlait bien moins que moi, je ne pouvais que le constater. Il était faible par ses impulsivités. Elles finiront par le tuer.

« Il est plus glorieux de l’obtenir par sa propre soumission… » lui expliquais-je la nuance. « Mais si tu veux vaincre sans gloire alors soit. Prend possession de mon être. Fait plus que me marquer. Force-moi. Mais qu’obtiendras-tu en échange ? Un plaisir passager ? Une victoire sans gloire ? Un plaisir amer… Cela n’est pas à la hauteur d’un homme de ta trempe. Tu vaux bien mieux que ça. Je te vois bien plus grand qu’une telle bassesse. A la férocité choisit une douce bestialité. Laisse-toi languir au plaisir de se séduire. Et ce n’est pas un viol que tu pourrais obtenir mais une passion dont ni toi ni moi ne pourrions imaginer l’ampleur. Cela revient à toi de choisir de prendre ce droit sur moi ou le conquérir… »

Force-moi. Viole-moi et tu clôtureras notre partenariat ici. Je te traquerais et te le ferais payer ton audace. Apprend à te maîtriser. Apprend à jouer de cette bestialité. Deviens mon partenaire à part entière, celui qui m’a promis confiance et tu pourrais même peut-être un jour me soumettre par la force dans un jeu de passion dont tu ne pourrais même pas projeter dans tes rêves les plus intenses.

Ce n’était qu’une histoire de valeur. Sera-t-il le souillon qu’il a lui-même torturé avec moi ou aura-t-il la classe de l’homme qui mérite toute ma confiance ? Face à cela, je ne pouvais être que deux options pour lui. Sa mort – et la mienne s’il fallait en arriver là pour me venger – ou sa plus belle jouissance. Je n’oubliais cependant pas sa punition, encore dans un coin de mon esprit, pour l’audace qu’il avait eu de me faire ce mal physique. Je n’étais pas une femme que l’on marque sans conséquence et j’oubliais rarement… S’il faisait le bon choix, il devra apprendre ce que c’est de devoir se faire pardonner.

« Fait bien attention à la façon dont tu désires te repaître de mon être Arcturus… Le dernier à avoir essayé de me forcer a regretté d’être né… » le prévins-je.

Il oubliait bien trop rapidement à mon jolie minois que je pouvais aussi être dangereuse et un genou bien placé tout comme un accio sans baguette justement pour amener celle-ci à moi, pouvait vitre, trop vite arriver. Je n’hésiterai pas à m’en servir contre lui. Du reste, je ne demandais pas des excuses formulées. Celles-ci allaient à un homme faible. Je ne souhaitais le rabaisser. Il devrait se faire pardonner oui mais pour cela j’avais tout le temps. Pour le moment je n’attendais que d’obtenir de lui le parfait salaud attentionné qu’il était capable d’être. Un homme passionné, sauvage, tortionnaire, cruel, dangereux, sombre, mystérieux, poignant mais avec sa part de douceur comme il avait su l’être jusque-là…

« Que choisis-tu ? » lui dis-je en me redressant vers lui pour saisir sa lèvre inférieure entre mes dents.

Je relâchais alors sa lèvre le fixant dans les yeux avec intensité, toujours en dessous de lui, attendant une réponse formulée… ou non.

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Dim 15 Fév - 21:24
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J'avais les yeux fermés quand je l'entendis. « Pour m’initier à tes limites…  » N'avait elle rien de mieux à faire que de jouer avec sa vie pour voir mes limites ? Je la détestais à cet instant, mais ses paroles avaient eu pour but de me remettre les idées au clair. Sa voix m'avait fait revenir à moi un peu plus que cette conscience que je retrouvais peu à peu. Je me sentais honteux d'avoir perdu le contrôle, pas parce que c'était face à elle, mais surtout parce que j'avais été prêt à prendre son corps sans en avoir son accord. Je n'avais jamais prétendu être homme à vouloir une relation sérieuse, surtout pas avec mes conquêtes, mais j'avais toujours eu leur consentement quand mes mains et mes lèvres s'étaient posés sur elles. Je n'avais jamais usé de cette dominance, je m'en savais capable, se serait mentir que de dire le contraire. Avec Mina, je savais qu'elle serait capable de me faire franchir toutes mes limites, mais je n'avais pas penser qu'elle briserait celle-ci, cette barrières que je faisais toujours en sortes de garder au fond de moi.

Je n'avais toujours pas rouvert mes yeux, je respirais calmement, mon cœur avait enfin retrouver des battements presque normaux. Mes mains restèrent fermement accrochées sur ses hanches, mais j'étais incapable de les desserrer pour l'instant. Je ne cherchais pas le contact de ses yeux, ni même d'autres contacts que ceux que nous avions à l'instant présent. J'étais en train de lentement et sûrement reprendre le contrôle de moi. Je sentais les lèvres de Mina contre les miennes, sa peau nue contre mes mains, j'étais conscient de tout son corps. Du fait que là, sous moi, elle n'avait plus aucune liberté de mouvement. Pourtant, je n'avais envie que de la lâcher, de ne plus la voir, qu'elle sorte de cette pièce, que mes mains ne touchent plus son corps. Paradoxalement, je voulais encore la toucher, l'entendre parler, reprendre le jeu mais d'une autre manière, finir cette nuit agréablement pour nous deux et rentrer chez moi au petit matin. Voir ma sœur, lui parler. Je savais que demain matin, j'allais tenter d'attraper Eiladora pour ne pas la lâcher sans lui avoir parler de cette fameuse Mina Valmont. Mina était bien la première personne que j'avais caché à ma sœur, après tout, je n'avais pas couché avec Mina, je ne l'avais pas vu que pour une nuit, je n'avais rien eu de sexuel de Mina, nous avions partagé un lien fort durant une torture. Ma sœur était elle prête à entendre que je voyais une femme sans arrière pensée, sans vouloir la mettre dans mon lit pour ensuite ne plus jamais la revoir, serait elle prête à entendre que je partageais la torture avec une autre. J'avais peur de la réaction de ma sœur et je me giflais mentalement d'avoir de telles pensées alors que je me trouvais sur Mina Valmont, avec tous mes sens en éveil et toutes mes envies.

Mes yeux s'ouvrirent finalement, je croisais le regard de Mina et un léger soupir m'échappa, je ne savais pas ce qu'il signifiait, ce qu'il représentait, je ne savais même pas pourquoi il avait quitté mes lèvres. Je restais ainsi, cela me permettait de réfléchir, je devais vraiment comprendre pourquoi Mina Valmont arrivait à me faire agir de la sortes. J'avais besoin de comprendre, elle n'avait pas été plus loin que certaines de mes conquêtes, combien avaient refusé de suivre mes ordres sans que je ne perdes le contrôle de cette manière. La frustration ne peut être la seule raison de ma perte de contrôle, d'accord, cela fait une semaine que j'évite purement et simplement d'être seul une nuit à cause de ce réveil au lendemain de notre rencontre nocturne. La fatigue avait elle joué en ma défaveur, j'avais déjà passé d'autres semaines à ne dormir que deux à trois heures par nuit. La seule réponse que je trouvais, c'était Mina Valmont elle-même. Pouvait elle être la seule cause de tant de changement en moi quand nous étions ensemble. Était elle la seule à pouvoir briser toutes mes défenses avec facilité ? Que signifiait ce fait ? Pourquoi elle... Mina était vraiment mon nouveau mystère et il faudrait que j'en vienne à bout pour comprendre pourquoi elle avait tant de pouvoir sur moi, alors que nous ne nous étions vu que deux fois sans même que je ne pense à la mettre dans mon lit plus que comme une idée. Une idée devenant très vite mauvaise, puisque le sexe et une relation comme celle que j'avais avec Mina, ne ferait pas bon ménage.

Sa main glissa le long de mon bras, je me mordis doucement la lèvre, pour ne pas éloigner sa main. Je ne la comprenais pas, aucune femme n'aurait accepter ma façon de me comporter, elle serait partie, elle n'aurait pas caresser calmement mon bras. Encore aurait il fallut que je défasses ma prise sur ses hanches pour qu'elle puisse penser à s'échapper. Cependant, j'avais tendance à oublier que même si Mina ressemblait à une jeune femme faible et mignonne suivant les traditions pures, elle avait un côté aussi monstrueux que moi. Nous étions deux monstres en train de jouer à un jeu jouant avec nos désirs et frustrations, nous savions que ce qui vient de se passer pouvait arriver, il était même presque certains que j'allais agir ainsi. Je me voyais mal soumis face à une Mina tentant de me violer, bien qu'une femme pouvait très bien en être capable de violer un homme, je n'en doutais pas, surtout pas d'une femme comme Mina. Sa main arriva finalement sur ma joue, je ne comprenais pas cette douceur, comment pouvait elle encore vouloir me toucher. Nous devions vraiment avoir un gros problème, tous les deux. « Il est facile de soumettre une femme par la force…  » Me dit Mina avec douceur et je laissais échapper une sorte de grognement. Pourquoi avait elle besoin de me rappeler ce que je venais de faire. N'en étais je pas déjà assez conscient moi-même.

Son doigt caressa mon front, éloignant les quelques mèches tombant sur mon visage, je n'avais pas fait attention à mes mèches sauvages, j'en avais pris l'habitude. Mes cheveux même en étant coiffés arrivaient parfois à n'en faire qu'à leur tête pour venir me gêner. Je la regarde, profitant juste de ses doigts sur ma peau, je ne dis rien, j'attends. « Il est plus glorieux de l’obtenir par sa propre soumission…  » Comme si j'avais besoin de ses explications pour savoir une telle chose. Je grognais à ces mots, je n'étais en rien un idiot et elle était en train de jouer avec mon ego, une chose très dure à accepter pour quelqu'un comme moi. « Mais si tu veux vaincre sans gloire alors soit. Prend possession de mon être. Fait plus que me marquer. Force-moi. Mais qu’obtiendras-tu en échange ? Un plaisir passager ? Une victoire sans gloire ? Un plaisir amer… Cela n’est pas à la hauteur d’un homme de ta trempe. Tu vaux bien mieux que ça. Je te vois bien plus grand qu’une telle bassesse. A la férocité choisit une douce bestialité. Laisse-toi languir au plaisir de se séduire. Et ce n’est pas un viol que tu pourrais obtenir mais une passion dont ni toi ni moi ne pourrions imaginer l’ampleur. Cela revient à toi de choisir de prendre ce droit sur moi ou le conquérir…  » Je la détestais, était elle obligé de me rappeler ma faiblesse avec tant de force, ne pouvait elle pas simplement rester à sa place de femme. J'aurais presque voulu en cet instant qu'elle agisse comme n'importe quel foutue sang-pure faible, qu'elle se mette à pleurer. Au moins, je n'aurais pas eu à subir ce que je savais déjà parfaitement moi-même. Je détestais qu'on me rappelle mes erreurs et c'est exactement ce qu'elle faisait. Rien que pour cette raison, je gardais encore ma poigne sur ses hanches, j'aurais pu la relâcher, je n'avais plus ce besoin de la serrer ainsi contre moi, je voulais simplement le faire pour calmer le fait qu'elle me rappelle ma stupide faiblesse. « Fait bien attention à la façon dont tu désires te repaître de mon être Arcturus… Le dernier à avoir essayé de me forcer a regretté d’être né…  » Avoua Mina.

Ainsi, Mina avait déjà failli être abusé, alors pourquoi ne m'en voulait elle pas ? Du moins, pourquoi n'essayait elle pas de partir ? Avais je toujours sa confiance, là, en cet instant ? Je n'en étais plus certains. Une chose était sûre, cette femme était folle et je l'étais tout autant, puisque mon être voulait le sien, mais je voulais qu'elle s'offre à moi, après un long supplice, pleins de désirs et de frustration. J'étais tenté de l'embrasser là, pour lui faire reprendre le jeu comme nous l'avions commencé, mais je m'en empêchais, le moment n'était pas arrivé. De plus, j'aurais voulu savoir comment j'allais devoir me faire pardonner. Si elle n'en touchait mot, je ne demanderais pas son pardon, je ne m'abaisserais pas à cela en tant qu'homme, encore moins en tant que sang-pur. Le pardon comme le viol étaient deux choses qu'en tant qu'homme je ne me permettais pas, mais je ne me le permettais pas non plus en tant que sang-pur, encore moins en tant que moi, Arcturus Phinéas Lestrange. « Que choisis-tu ?  » Demanda-t-elle avant de se redresser pour capturer ma lèvres inférieures entre ses dents. Elle relâcha ma lèvre et fixa ses yeux dans les miens. Elle attendait une réponse, mais ma seule réponse fut un doux baiser sur ses lèvres et un relâchement de ma prise sur ses hanches. Je me contentais de ce baiser pour le moment, ma main droite remonta le long de son corps pour atteindre la joue. Je passais calmement ma main sur ses lèvres. Pouvais je être capable de faire mieux comme excuse ? J'en doutais.

Je laissais doucement ma main gauche remonter le long de son corps, sans toucher de partie sensible, je redescendis le long de son bras droit et j'entrelaçais nos doigts avec délicatesse. Il n'y avait plus aucune brutalité en moi, mon pardon j'allais l'acquérir par la douceur, le tendresse de mes caresses ou de mes gestes envers elle. Lui prouver qu'elle pouvait toujours me faire confiance. Je ne dis pas que je resterais un homme tendre tout le reste de la nuit, mais au moins le temps d'avoir retrouver assez de confiance en moi pour me permettre de reprendre où nous en étions avant ma petite crise de perte de contrôle. Je posais calmement mes lèvres sur la marque faite dans son cou, sans appuyer pour ne pas lui faire mal. Je fis ainsi avec tous les endroits de mes lèvres avaient pu toucher durant ma folie, alors que mon pouce droit continuait à caresser calmement ses lèvres. Quand avais je pour la dernière fois montrer une telle tendresse avec une femme, la réponse était jamais. Je n'avais jamais été ainsi avec une femme, puisqu'aucune n'avait eu l'importance de Mina à mes yeux.

Quel importance avait Mina à mes yeux ? Celui d'être une compagne de jeu prête à jouer sans peur. J'avais trouvé un nouvel intérêt à une femme et ça, c'était beaucoup. Attention, il ne faut pas se méprendre sur mes paroles, elle n'avait aucun intérêt que l'on puisse qualifier d'amoureux pour moi, c'était un intérêt diamétralement opposé à cela. Je ne pouvais l'expliquer, mais sa confiance et ce semblant d'amitié entre nous compte bien plus à mes yeux que le fait d'assouvir mes besoins sexuels, même consentement pour nos deux parties. Mina représente une femme rare, aussi rare que certains ingrédients de potion, c'est ce genre de rareté qu'il faut garder près de soi. Surtout qu'en plus d'être rare, elle est aussi dangereuse. Qu'y a-t-il de pire qu'une femme dangereuse ? Rien à mes yeux. Même un homme dangereux me ferait moins peur si je l'avais en face de moi qu'une femme dangereuse. Le danger représenté par les femmes, je ne le connaissais que trop bien. Avec une mère et une sœur telles que celles que j'avais, je ne pouvais pas douter que les femmes pouvaient se montrer bien plus fortes qu'elles ne semblaient l'être. N'en avais je pas une en dessous de moi en cet instant, une de ces femmes, pourtant, j'étais en train de poser mes lèvres dans son cou, cherchant à titiller ses sens sans le faire avec trop de bestialité. Mes lèvres allèrent ensuite vers la clavicule que je n'avais pas touché durant ma folie, j'y posais autant de baiser que possible, arrivant finalement à son épaule, je m'arrêtais. Je relevais la tête vers elle, je la fixais dans les yeux, certains que mon regard avait retrouvé toute sa normalité, je laissais ma bouche se parer de ce sourire que je lui avais déjà plusieurs fois donner, celui de l'homme prêt à reprendre le jeu, allait elle le reprendre avec moi ou s'enfuirait elle le plus loin possible de moi ? J'allais le savoir bien assez tôt.
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Dim 15 Fév - 23:22
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L’attitude d’Arcturus aurait pu paraître déroutante pour plus d’une femme. Elle ne l’était pas pour moi. J’avais la sensation de me voir dans un miroir avec mes défauts et faiblesse. Je n’aimais pas me voir sombrer dans cette monstruosité. Elle faisait pourtant partie de moi. Parfois elle m’arrangeait, parfois elle me faisait peur. Je ne disais pas qu’Arcturus ressentait ce même sentiment. J’expliquais juste que nous étions chacun atteint d’une certaine façon. Que ce soit par ce que nous avions vécu dans le passé ou par un pathogène héréditaire, nous étions ce que nous étions et j’acceptais Arcturus aussi bien avec sa dangerosité et ses défauts que ses bons côtés. Il ne comprenait peut-être pas pourquoi mais j’avais développé envers lui un attachement dont il serait le seul à pouvoir briser par un faux pas. Il se rattrapa pourtant avec merveille dans son attitude qui suivit. Je ne disais pas que ça le pardonnait. Pour ça il allait devoir faire plus mais j’avais bien le temps de lui rappeler ce pardon qu’il me devait. Il me cèderait bien un service un jour… Il fallait toujours pouvoir avoir un pion d’avance sur ses adversaires mais d’autant plus sur ses amis. Il pourrait se révéler serviable dans un avenir proche…

Mais loin de moi de penser pour le moment à l’avenir, je le laissais commencer à s’exécuter vers un choix qui était le sien. Saisissant mes lèvres avec plus de douceur, son corps opéra un chemin vers le pardon clairement visible et attendrissant. Ses efforts touchaient mon âme. Je pardonnais son dérapage. Je savais qu’il y en aurait d’autres. Le fait que je ne m’enfuis pas était la preuve que je l’acceptais. A moi de savoir garder le contrôle de la situation avant que tout son être ne commette l’irréparable.

J’ignorais l’avenir. Je ne savais pas où nos deux êtres en seront dans quelques mois. Peut-être à s’ignorer et faire comme si nous n’avions jamais existé ou tout du contraire, former un duo bien plus dangereux que le seigneur des ténèbres lui-même. Je restais cependant méfiante sur ce dernier point. Je savais Arcturus certainement pas mangemort. Je le sentais tout au fond de mon être. Je le saurais si tel avait été le cas. Il était cependant hors de question que le maître découvre son existence. Si j’avais plongé des hommes dans sa soumission, je ne le désirais pas pour Arcturus. Serait-ce une certaine possessivité qui me guidait à ne pas vouloir partager cette perle rare avec mon maître ? J’étais fidèle mais j’avais aussi mes propres secrets. Je voulais pouvoir égoïstement ne pas le partager avec le seigneur des ténèbres. J’avais intérêt à faire très attention. La marque qu’il avait posée sur mon cou pourrait s’avérer dangereuse. Combien d’hommes désireraient me voir tomber en disgrâce. Quel meilleur moyen que de laisser courir que la jeune et pure Mina Valmont avait finalement été marqué d’un homme. Je pensais le maître peut intéresser de ma vie privée mais je connaissais des vipères comme Bryan Levinson pour lui insuffler dans la tête de vouloir savoir quel homme avait réussi là où tant d’autres avaient pu échouer. La polémique serait lancée et il serait trop tard.

J’allais donc devoir user de magie pour cacher cette marque… J’avais la chance d’être assez calculatrice et intelligente pour me méfier de tout et me préserver de potentielles fautes qui pourrait s’avérer trop dangereuses… Je ne serais pas à la première marque à cacher sur mon corps. Il faudrait juste me le rappeler le temps qu’elle disparaisse…

Arcturus, pour revenir à l’instant présent hors de mes pensées, fut si tendre, si doux qu’il m’inquiéta. Je pris cependant bien trop rapidement goût à son attention pour la contester. Il ne tint pourtant pas longtemps avant de venir taquiner mon cou. Je pris ses baisers sur ma clavicule comme une tentative de se faire pardonner autant qu’une volonté de m’enflammer de nouveau. Il m’afficha alors son sourire joueur qui me faisait doucement craquer. Je posais alors ma main sur son torse pour le repousser sur le côté. Désolé beau gosse mais la punition faisait effet maintenant. Tu as été un vilain garçon, il va falloir te contenter d’être sage pour le restant de la nuit – non sans une ou deux frustrations involontaires que tu risquais très certainement de regretter –. Ce geste aurait pu être mal interprété si je n’avais pas rapproché mon dos de son torse pour le coller à lui complètement. Je l’avais déjà pensé il y a une semaine mais je trouvais exactement ma place dans une ligne parfaitement agencée entre nos deux corps comme si Merlin s’était amusé à nous confectionné pour que nos corps se confondent à merveille – raison qui me troubla par la présence de sa virilité trop bien placé à mon gout –. J’avais pourtant voulu cette position et je l’assumerais quitte à en torturer mes propres sens, ne m’attendant pas à le sentir tout contre mon corps. Peut-être pouvais-je dire merci à la présence de mon jean pour atténuer tout ceci. Je passais ainsi son bras autour de ma taille. Son coude reposa sur mon ventre dénudé. Je n’avais pas replacé le tissu de mon débardeur plus par oubli que par volonté de me jouer de lui. Son avant-bras prit ainsi sa place contre mon buste, suivant la ligne de mon corps en passant de mon ventre à ma poitrine pour finir au niveau de ma clavicule par sa main. Je la détenais dans la mienne. Je fermais ainsi les yeux en le bloquant dans cette position. Je n’avais pas besoin de lui parler pour qu’il sache ma volonté de se calmer un peu. Je lui offrais alors la preuve de mon entière confiance en prenant le risque de laisser mon être sombrer vers la fatigue après une lutte acharnée avec son être et ces derniers jours avec très peu de sommeil pour assurer mon travail. Que ses doigts ne purent s’empêcher de me toucher ou non, dans cette position, malgré un léger désir naissant, je m’endormais avec une facilité déconcertante, lui livrant tout mon être sur un plateau d’argent dans la plus grande des confiances. Je ne m’étais pas endormie de cette façon dans les bras d’un homme depuis mes seize ans…

Cette histoire aurait pu s’arrêta là mais vous connaissez bien assez le destin pour s’amuser et se jouer de deux corps qui ressentent du désir l’un envers l’autre… Plusieurs heures passèrent ainsi. Nous approchions du matin sans que le soleil soit encore décidé pour autant à se lever. Allez savoir si Arcturus avait fini par s’endormir lui-même ? Pour ma part, j’étais endormie depuis un temps déjà. J’avais cependant un défaut. J’étais incapable de rester dans une même position dans mon sommeil. D’abord lui tournant le dos, je finis par me retourner face à lui. Dormant parfaitement, si paisible et sage, ma main suivit le mouvement et se posa sur son ventre par inadvertance. Ma respiration lente indiquait pourtant un sommeil profond. Cela ne m’empêcha pas de chercher la chaleur où elle était. Mon visage se réfugia alors dans son cou pour se caller, mes lèvres posées contre son cou, lui faisant subir le souffle de mon sommeil. Je me collais complètement si bien qu’il dut finir par bouger par ma faute. Se retrouvant sur le dos, je posais ma tête sur son torse. Tout contre lui, ma cuisse trouvait sa place sur la sienne avant de remonter peu à peu. Elle se trouva si bien placée que ne pas le réveiller aurait relevé de l’exploit s’il dormait lui-même. Ma main toujours sur son ventre, je ne bougeais pas ainsi un instant avant de changer finalement de place. Me retournant de nouveau pour lui tourner le dos, sa main se retrouva sur mon ventre. Je dus chercher la couverture instinctivement. La seule chose qui tomba sous ma main fut son bras. Je le ramenais sur mon être pour le poser de nouveau dans la même position. La même ? Non… Ses doigts avaient trouvé leur place, par ma faute, non pas sur ma clavicule mais sur la naissance de mes seins qu’avaient permis le glissement de mon débardeur. Ma peau frissonna à ce contact si bien que je ne pus m’empêcher de provoquer un frottement du bas de mon dos et certainement la seule partie qu’il n’aurait pas fallu provoquer en pleine nuit. Je me collais à lui par manque de couverture pour obtenir sa chaleur. Mon corps ne pouvait pas plus se confondre avec le sien si ce n’est si nous étions nus, ce qui n’était pas le cas. Qui a dit qu’une femme en train de dormir pouvait être sage et mignonne comme une image moldue ? Je resserrais la main d’Arcturus contre le haut de la naissance de mes seins à ce début de fente prometteuse. Soulevant mon buste au fur et à mesure de ma respiration. La nuit était déjà bien avancée et j’étais alors loin, très loin de me douter non seulement de ce que je faisais mais de mon sort sur mon bras gauche qui s’estompait en douceur… Ce bras était justement celui à découvert et non contre le matelas. Ma cicatrice commençait à légèrement se découvrir au niveau de mon épaule comme une légère brulure sur ma peau. Elle n’était encore que peu visible mais suffisamment pour lui laisser le doute sur l’apparition de la preuve de mon entêtement à vouloir sauver mon frère des flammes mais aussi de ma plus belle frayeur. Le plus inquiétant n’était cependant pas cette légère cicatrice apparaissant mais surtout la légère trainée noire indéfinissable sur l’intérieur de mon avant-bras qu’il ne pouvait cependant pas voir puisqu’il était réfugié devant moi, enfermant son propre bras…
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Mar 17 Fév - 17:48
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Sa main se posa sur mon torse pour me repousser sur le côté. Je me retrouvais allongé sur le côté, je ne pouvais dire apprécier cette position. Bien que je me mis à l'apprécier plus quand son corps vient s'emboîter parfaitement contre le mien. Je sentais bien la part incontrôlable de mon corps assez mal placée contre le sien, mais que pouvais je y faire. Après tout, n'était ce pas une preuve que j'avais du désir pour elle. De force, elle prit ma main, déposant mon bras sur sa taille, mon coude reposant sur son ventre, je pouvais sentir le contact de sa peau avec la mienne, ma main finit sur sa clavicule, alors que mon avant-bras suivait une ligne touchant l'un de ses seins. Dès l'instant où elle avait adopté cette posture, j'avais compris qu'elle voulait dormir, j'allais ainsi passer une longue nuit de frustration sauf si je décidais de me laisser combrer dans le sommeil. À quoi je pensais là, je n'arriverais pas à dormir tant que mon corps serait toujours aussi désireux de sa personne. Or comme elle avait son dos collé à moi et qu'elle était si bien placée contre la partie la plus sensible de mon être à cet instant, il me serait impossible de dormir ou de faire le moindre mouvement. De toute manière, je ne voyais pourquoi j'avais l'idée saugrenue de vouloir dormir ici, je ne le pourrais pas, pas dans un hôpital. Sa respiration devint très rapidement lente à mes yeux, mes doigts jouant sur sa peau. Je ne peux dire que je combattais le sommeil, je ne pouvais simplement pas dormir dans cette position.

J'écoutais pendant ce qui devait être des heures sa respiration lente, finissant par somnoler un peu. J'étais trop stressé pour dormir sur mes deux oreilles. Du moins, c'est ce que je m'étais dit, puisque je fus ramener brutalement à la réalité quand Mina se retourna dans mes bras, sa peau froide entra en contact avec la mienne chaude, mais un autre partie d'elle vint taquiner sans le savoir une partie toujours aussi sensible de mon propre corps. Je laissais malgré moi un gémissement quitter mes lèvres dans cet état de demi-sommeil. J'en laissais sortir un second quand sa tête se glissa dans mon cou et que j'eus son souffle chaud dans mon cou. Sa main sur mon ventre était bien la moindre des choses, je devais supporter son souffle dans mon cou. C'était une épreuve, surtout au réveil. Dormir avec Mina dans mes bras avait eu un bon effet sur mon corps, le rendant assez sensible, plus sensible que lorsque je dormais avec d'autres femmes. La frustration en était sûrement la cause, en général, les femmes avec qui je dormais m'avaient satisfaite avant de dormir, faisant d'elle des femmes sans intérêt, alors que Mina avait fait tout l'inverse. Je la désirais toujours autant, mon désir était aussi fort que ma frustration en cet instant, alors que je devais subir sans bouger son souffle dans mon cou et son corps si mal positionné.

Par la force des choses, je m'allongeais sur le dos, mais cela eu l'avantage de faire glisser sa tête sur mon torse, sa cuisse reposant sur la mienne avant de remonter, me faisant gémir de surprise et de plaisir. Qu'est ce que je pouvais détester cette femme en cet instant, c'était une véritable torture de voir qu'elle dormait paisiblement dans mes bras alors que j'étais torturé. Ma main reposant toujours sur son corps, bien qu'elle soit descendue dans mon sommeil pour venir se poser sur sa poitrine. Même conscient de mon réveil, je ne la bougeais pas, je passais simplement mon autre bras autour de son cou, l'enlaçant plus encore. Ce n'était pas par possessivité, juste un peu peut-être, j'avais envie de profiter de ce moment. Brusquement, elle changea à nouveau de position, faisant glisser ma main sur son corps. Je soupirais de bonheur, j'allais pouvoir me glisser sous une douche gelée puisqu'elle m'avait enfin lâcher. Oui, une douche gelée, pendant très longtemps, il fallait que je m'éclaircisse les idées et que je calme un peu une certaine partie de mon corps, d'une manière différente de ma pratique habituelle, puisque je ne pouvais pas penser à une telle manière en sachant Mina endormie dans la pièce à côté. Ce n'était pas question d'elle, j'avais une certaine pudeur et ce fait en faisait parti. Je n'eus pas le loisir de suivre mes pensées, comme Mina attrapa mon bras, me forçant à recoller mon corps sensible contre le sien, posant ma main à la naissance de ses seins. Elle frissonna et bougea le bas de son dos, me faisant gémir en agissant sur la mauvaise part de mon être. Je laissais mes doigts la caresser doucement, il me fallait bien m'occuper et le geste était des plus innocents, du moins en apparence, une part de moi avait bien envie qu'elle refasse ce petit mouvement. Je me sentais assez mal de profiter ainsi de son sommeil, mais il n'en fut rien, elle ne bougea pas. Sa main gauche était en train de serrer la mienne sur la naissance de ses seins, arrêtant mes doigts par la même occasion. J'avais mon bras droit autour d'elle, je le posais doucement sur elle sans toucher de part interdite de son corps. Je m'assis posais doucement ma tête sur son épaule, regardant un moment son profil, je la regardais dormir. Je n'avais plus fait une telle chose depuis une des rares fois où j'avais eu l'occasion de voir Eiladora dormir.

Oui, je suis conscient que regardait sa jumelle dormir n'est pas la meilleure des activités et que ça n'a rien à voir avec regarder une femme disons inconnue dormir dans ses bras. À qui sinon à Dora pouvais je comparer Mina en cet instant, je n'ai jamais regarder une femme dormir, je profite qu'elles dorment pour m'éclipser de chez elle. Je cherchais une position confortable pour ma tête, quand je vis que sur son épaule, il y avait quelques choses de différents. Je compris que c'était une chose qu'elle voulait visiblement cachée et je devais au fond être un homme bien, puisque je n'eus aucunement envie de découvrir ce secret. Alors ma main droite se plaça calmement sur sa joue, je la caressais en douceur tout en approchant ma bouche de son oreille. « Mina ! Il serait temps de te réveiller ! » Je murmure à son oreille, mais elle n'avait visiblement pas entendu, puisque je ne sentis aucun changement dans sa façon d'agir, alors je me décidais à être plus direct et moins sympathique pour le réveil. « Mina ! Je doute que tu veuilles que je découvre tout ce qui peut recouvrir ton bras gauche sous tes sorts ! » Je souffle à son oreille, dans l'espoir d'avoir une réaction, qui vient relativement rapidement de sa part.
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Mar 17 Fév - 22:49
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Le bond que je fis était indéfinissable. Je ne m’attendais pas à me faire arracher à un si doux rêve, de cette façon. Je l’aurais presque fusillé du regard. Je n’avais pas dormi aussi sereinement depuis longtemps. Je mettais bien évidemment cela sous le compte de la fatigue et non la présence d’Arcturus… Quoi qu’il en fut, je me redressais, grimaçante, le libérant de mes chaînes. Je regardais alors la montre de mon poignet. Le soleil n’allait pas tarder à se lever. Il faisait finalement bien de me réveiller. Cela m’éviterait qu’une collègue me trouve ainsi posée dans son lit. Non seulement il faudrait que j’explique mon attitude mais en plus que j’arrive à contrer les rumeurs qui en découleront. Je ne tenais pas à avoir des problèmes sur mon lieu de travail. Ma vie était bien assez ingérable comme cela.

Je finis par sortir du lit, reposée mais encore à moitié endormie. Mon réflexe fut d’aller retrouver ma baguette magique. Je ne m’occupais plus d’Arcturus pour un temps. Sur le chemin de la salle de bain je rabaissais mon débardeur sur mon ventre sans plus de cérémonie. Je ne m’embêtais même pas à remonter son tissu qui était descendu dans la nuit découvrant un décolleté. Je dormais encore à moitié…

Mon deuxième réflexe fut d’aller vers la salle de bain. Même endormie, j’avais le réflexe de protéger mes secrets. Sans pour autant fermer la porte, j’effectuais le sort de camouflage machinalement avant que ma cicatrice et mon tatouage apparaissent. Je revenais alors dans la chambre.

Il n’avait pu s’empêcher de se relever. Je ne comptais cependant pas le retenir. Il avait déjà fait l’effort de rester toute la nuit dans cet hôpital. M’approchant alors de lui, en silence, je le laissais prendre appui contre le lit. Troisième réflexe ? Je me blottis contre lui. Je serais restée là encore un moment. J’aimais le contact de sa peau et dans cet état endormi, je ne faisais que réagir tendrement. Connaissez-vous la douceur du matin, celle qui vous fait croire mon être tout entier comme faible et innocent. Posant mon visage dans son cou, je ne me posais aucune question. Je ne cherchais pas à l’attendrir. Je me posais simplement à l’endroit où je me sentais bien un instant. Mes doigts vérifièrent alors au même instant sa plaie. La cicatrisation avait bien avancé. Je me reculais finalement de lui sans plus de cérémonie. Je récupérai le pot sur le sol. Revenant vers lui, je ne fis pourtant pas le même choix que précédemment. Je me contentais d’un mètre de distance en lui tendant le pot :

« Promets-moi d’en mettre… » lui mis-je le pot dans la main. « J’aimerais que ta peau guérisse correctement. Et je le saurais si tu l’as mal fait ! » le prévins-je sérieusement.

Oserais-je vérifier la prochaine fois que l’on se voit ? Ne m’en croyez-vous pas capable ? J’étais bien le genre à lui demander de défaire sa chemise ou d’enlever son haut juste pour vérifier s’il l’avait bien appliqué.

« Il est temps de sortir de cet hôpital. » lui dis-je finalement.

Je lui fis alors signe de me suivre. Je voulais profiter du calme de l’hôpital pour le faire « évacuer » avant que ma chef ne débarque. Je réenfilais ma tenue tandis qu’il fit de même des fois qu’on croise une collègue. Par chance, sur le chemin, personne ne nous rencontra. J’arrivais finalement dans une pièce où on entreposait les affaires des patients. Je cherchais la boite à son nom. Je découvris la sienne. La tirant, je lui tendis. Il put se rhabiller. Si je me suis tournée ? Pas précisément. Je m’occupais simplement à remettre la boite en place tout en lui expliquant :

« Une fois dans le sas du personnel, tu pourras transplaner. » l’informais-je.

Une fois apprêté, je le guidais donc vers ce dit sas. Une fois à l’intérieur, je lui dis simplement :

« N’oublie pas ta crème. » avec un léger sourire en coin. « Au plaisir… » dis-je dans une légère révérence.

Je me mis alors à sourire pressentant avoir une chance sur deux pour qu’il ne m’écoute pas. Je n’attendis cependant pas sa réponse. Je fermais la porte en entendant une collègue m’appeler au loin…

A suivre...
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