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Glaciers melting in the dead of night [Arcturus]

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Mer 18 Fév - 10:59
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Glaciers melting in the dead of night
   

Je respirais un grand coup devant le miroir en face de moi. Ce rat puant m’avait abandonné par un excès de colère. Je ne doutais pas le retrouver dans le première bar que je croiserais si je venais à le chercher. Je n’irais cependant pas lui forcer la main pour qu’il gâcher cette soirée et fasse capoter tous nos plans. Je ne serais pas non plus une vile rapporteuse auprès du seigneur des ténèbres sauf s’il me demandait le degré de motivations de Bryan bien entendu. Je ne mentirais pas au seigneur ou du moins pas sur ça… M’en ferais-je peut-être même un grand plaisir que d’attendre une telle question ? Je souhaitais la tête de Levinson loin de son corps. Je n’allais pas me priver donc d’accomplir mon devoir pour mieux le voir perdre toute l’estime de notre maître. Quoi qu’il en fût, je n’étais certes pas une femme faible et je me sentais à la hauteur de m’occuper de cette soirée seule. Cette soirée serait réussie ou je n’étais pas une Valmont.  Ayant de parfaits petits soldats bien obéissants à mes côtés – l’elfe de maison de Bryan, de bien plus agréable compagnie que son maître et ceux que j’avais pu prendre dans une boutique – le château n’avait jamais vu sa salle de réception aussi bien redoré que dans le passé. Ils étaient en train de finaliser la soirée. Je mettais une boucle à mon oreille avant de reculer face à ce miroir. Je possédais une robe noire avec des broderies en or, dénudant mes épaules. Repassant mes longs cheveux sur le devant. Il était rare que je les détache or d’une grande soirée. Leur ondulation semblaient peut-être soyeux et doux mais ils n’étaient vraiment pas pratique lâché ainsi pour torturer un homme ou encore pour travailler à l’hôpital.  Je m’écartais alors du miroir. Il était étrange de me voir ainsi évoluer dans la chambre de ma mère. Je ne pouvais cependant plus retrouver ma chambre d’enfants. Elle me rappelait bien trop de souvenirs. Je n’étais pas ici pour revivre le passé mais pour mener une mission à bien. Un elfe de maison apparut, se baissa plus bas que terre pour m’informer de la finalité des préparatifs.

« Etes-vous sûr de bien avoir envoyé toutes les invitations aux nobles de cette région ? »

Mon vouvoiement n’était pas une marque de respect mais une façon de garder une distance respectable avec de telles créatures. Je n’étais pas de celle qui fouettait ou maltraitait un elfe de maison – sauf en cas de fautes – mais je n’étais pas non plus de celle qui les tutoyer. Cela était leur donner une proximité, une familiarité que ma mère m’avait toujours de ne pas tenir. Je me souvenais encore de ses mots. Une femme devait être droite, forte, respectable mais surtout entretenir le maximum de distance entre tout être que son époux à divers échelons. Un elfe par exemple, ne devait pas m’approcher à moins d’un mètre. Selon ma mère, c’était se laisser contaminer par la bassesse. Ma mère n’était certes pas aussi dur et sombre que mon père mais je la soupçonnais avoir été capable de tuer un homme si on venait à toucher à ses enfants, son époux ou encore l’honneur de notre nom. Je ne la connaissais cependant pas assez. Me ressemblait-elle quand elle avait mon âge ? L’elfe de maison m’affirma avoir envoyé les invitations en lettres d’or aux Beauharnais, aux Meilcour, aux Merteuil, aux Lestranges – qui ne sont pas qu’anglais comme j’aurais pu l’imaginer –, aux Lursay et d’autres noms de grandes familles françaises. Il n’avait oublié personne. Satisfaite, je le laissais retourner à son travail. Il ne fallut pas longtemps pour annoncer l’arrivée des convives. Si Bryan devait assurer au départ leur entrer, je dus faire sans lui. Qu’à cela ne tienne, je ne dérogerais pas à la tradition de descendre pour tenir la porte comme une jeune écervelée qui se rebellait contre certaines coutumes. Je laissais mes convives être accueilli par le mystère de la porte s’ouvrant par magie pour les guider vers la salle de réception. Les elfes de maison passaient tels les serviteurs pour apporter de qui ressourcer nos convives. Serais-je nerveuse ? Je n’avais jamais organisé de réception avec de grands noms. Je les savais bien trop curieux pour refuser cette invitation en mon nom. Les Valmont n’avaient pas été cités depuis bien plus de trois ans maintenant. On les croyait peut-être disparu à jamais, s’éteignait comme beaucoup d’autres familles de sangs purs. Je faisais des ronds dans la pièce en me tordant les doigts. L’elfe de maison finit par revenir annonçant que tout le monde était arrivé. Je ne lui montrais pas mes doutes, lui répondant un simple « bien. » confiante et déterminée. Une fois l’elfe de maison je maudissais Levinson de m’abandonner face à ça. Certes j’aurais préféré avoir une autre personne à mes côtés mais affronter les nobles français étaient bien plus impressionnant que de devoir partir à la chasse pour tuer. C’était plus délicat que d’être invitée soi-même à une soirée mondaine en Angleterre. Mon nom réapparaissait et aujourd’hui, j’étais la seule porteuse de son honneur. Alors oui, j’avais de quoi avoir une ou deux anxiétés. Je ne doutais pas de voir mes homologues me tester et ne pas être mariée, n’allait certainement pas jouer en ma faveur à moins qu’ils prennent cela comme un choix exprès de ma part afin de rencontrer la jeune noblesse et me décider à me ranger. Je pourrais toujours en jouer si cela pouvait me permettre d’obtenir quelques soumissions pour le seigneur des ténèbres…

Je quittais enfin cette pièce pour longer le couloir de l’étage. Je n’arrêtais aucun regard vers mon ancienne chambre, ni celle de mon frère. J’arrivais devant ce magnifique escalier. Respirant un grand coup, je relevais la tête pour descendre. Arrivant alors dans la pièce, malgré la petite note de violon que j’avais demandé par mon goût pour cet instrument, tous les convives se tournèrent vers moi. Quoi de plus normal me diriez-vous ?

« Je vous souhaite la bienvenue dans la demeure qui fut celle de mon père avant moi. » dis-je en balayant la salle du regard dans un parfait français, clôturant le potentiel doute sur mon identité étant donné que la moitié ne m’avait pas vu depuis l’âge de mes huit ans. Nous étions une cinquantaine. Toutes les familles de sangs pures n’étaient pas aussi amenuisait que la mienne et les Beauharnais avait un art pour se démultiplier avec les plus grands noms avec une prolifération impressionnante. Je ne connaissais moi-même que peu de monde. Je reconnus Julie au loin qui avait bien grandit. Elle avait été longtemps une amie. « J’espère que cette soirée vous sera agréable et… » dis-je alors que je croisais ni plus ni moins le regard d’Arcturus Prewett.

Si je m’y étais attendue ? Vous dire oui serait mentir. J’étais à des lunes de me douter de sa potentielle présence. Je n’avais pas le souvenir d’avoir invité les Prewett ? Serait-il de passage dans la région pour voir de la famille lointaine ? Après tout je connaissais, malgré son accent, son art pour parler le français. Je connaissais aussi assez bien les généalogies de chaque famille comme on nous l’enseigne depuis le jeune âge pour savoir que les Lestranges de France se mêlaient parfois aux Anglais contrairement par exemple aux Lursay qui ne supportaient d’ailleurs que faussement les Lestranges. A moins que ce soit du côté des Beauharnais. Je les connaissais assez en quête des meilleurs éléments pour leur famille pour savoir qu’ils ne choisissaient pas les épouses de leur fils qu’en France. Avait-il un cousin chez les Beauharnais ou une cousine qui s’était mariée avec l’un d’eux ? Je pouvais toujours faire fausse route. Les Meilcour étaient discrets mais assez sournois pour mélanger leur sang de la même façon. Je n’y voyais personnellement aucun inconvénient. Je m’étais moi-même réfugiée en Angleterre après l’incendie qui a ravagé ma famille et celle des Versac. Seulement j’entendais souvent mon père affirmer que « piocher » dans les pays voisins était s’adonner à une mixité des sangs. Mon père avait la prétention de croire que le sang français ne pouvait pas trouvé plus grand et divin. Sujet de discorde avec son frère par ailleurs qui lui voulut trouver une épouse aux Amériques. Leur discorde était peut-être sans doute la raison pour laquelle je ne revis jamais mon oncle… Quoi qu’il en était, qu’Arcturus ait un lien avec les Beauharnais, les Meilcour, les Lestranges, les Larsay ou je ne sais qui d’autres, j’en étais bien curieuse. Je ne me laissais cependant pas déstabilisée par sa présence. Offrant un sourire charmant, je pris ainsi la coupe que me tendait un elfe de maison avant de lever mon verre en direction de mes convives. Je continuais donc comme si de rien était :

« Au sang pur ! » dis-je, suivie de tous.

Chacun retourna alors à sa conversation. Je reposais un instant mon regard vers Arcturus, bien séparés tous les deux par plusieurs convives. Sa présence m’avait prise par surprise. Je fus cependant détournée de cet échange de regard par le chef de famille des Larsay qui vint lui-même prendre ma main pour embrasser ma bague en guise de courtoisie.

« Mina Valmont… Quelle belle surprise de vous revoir sur nos terres. Vous avez bien grandi, embelli et changé depuis notre dernier échange. » me dit-il avec un sourire.

« Je me souviens de vous. Je n’étais qu’une enfant à l’époque et vous m’aviez offert une danse après demande à mon père. » dis-je plus pour faire la conversation que par réel intérêt.

« Je ne pouvais supporter de voir cette si jeune demoiselle regarder avec envie les adultes danser. » me dit-il en se souvenant du bon vieux temps.

« En effet. Je me languissais de la piste de danse et vous étiez très bon cavalier. » dis-je en voyant arriver Julie.

Celle-ci me fit une très légère révérence de la tête que je lui rendis comme dans nos coutumes françaises. Larsay laissa ainsi la parole à Julie. Celle-ci était parfaitement placée puisqu’Arcturus était dans la lignée de ma vue par rapport à Julie. Je ne le regardais cependant pas. Je m’amusais simplement à caresser de mon doigt très légèrement ma coupe. C’était plus fort que moi. Arcturus dans la même pièce, je ne pouvais m’empêcher de vouloir jouer même si cela s’avérait dangereux. Saisit-il cependant le changement de mon humeur dès cet instant ? La distance n’était pas faite pour aider mais nous avions suffisamment d’expériences ensemble par le passé pour savoir que chaque geste pouvait avoir une raison. Si mon doigt n’était pas visible, pouvait-il noter au moins ce léger mordillement de lèvres furtif avant de boire dans ma coupe. Je me concentrais alors sur Julie qui semblait heureuse de me revoir. Son flot de parole était vif comme si elle cherchait à me raconter tout ce que j’avais pu rater depuis ces trois ans. Apparemment son frère s’était marié avec une Meilcour. Je le vis d’ailleurs me faire un signe de la tête et un sourire à notre échange de regard. Geste que je lui retournais. La vie avait bien évoluée depuis mon départ. Julie était plus jeune que moi d’un an et pourtant elle était déjà mariée et enceinte de cinq mois. Elle semblait en tout cas bien épanouie avec un Lestrange. Elle me donna cependant rapidement le tournis – ou est-ce l’alcool dans ce verre que Bryan avait dû charger contre mon avis avant de bouder comme un enfant ? – à n’avoir que le mot ‘mariage’ et ‘bébé’ à la bouche. On n’était pas toute excitée à vouloir appartenir à un homme et se soumettre à toutes ses volontés parce qu’après tout un Lestrange n’était pas connu pour être un homme à laisser sa femme avoir de l’emprise. Preuve en était quand son époux posa sa main dominatrice sur son épaule pour calmer ses élans. Elle le regarda aussitôt et se calma un peu. Je ne dis rien, me contentant de sourire simplement comme on me l’avait si bien appris, seulement j’éprouvais le désir de m’en écarter… Julie était une gentille fille. Attention, ne la croyez pas si innocente et idiote. Elle savait bien cacher son jeu mais son enthousiasme à me voir fut plus fort qu’elle.

Je m’éloignais un peu. Profitant de cet instant de répit, je demandais à un elfe de maison de savoir si Levinson avait touché à l’alcool. Cet imbécile avait remplacé un doux et délicat à la bouche contre un pétillant et fort. Quel bougre ! Je n’oublierais pas de lui fracasser les cadavres des bouteilles sur sa tête quand j’en aurais l’occasion. Je me retournais vers les convives. J’avais perdu de vue Arcturus qui était alors je ne savais où…



crackle bones
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Jeu 19 Fév - 0:15
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J'avais quitté l'Angleterre, il y a de cela deux jours, pour aller passer quelques jours de repos chez mes cousins éloignés en France qui m'avaient très sympathiquement invité à venir les voir. Après tout, mon cousin Andrew venait de se marier à une française, Julie me semblait il. Oui, je n'avais pas souvenir de son prénom, ni de son nom, tout ce qui m'avait importé sur l'instant était qu'Andrew ne lui touche pas un mot de notre lien de parenté, ce qu'il avait fait. J'étais ainsi logé dans leur manoir, puisque mon cousin me voulait proche. Ce soir pourtant, j'étais dans ma chambre en train de me préparer pour une réception de sang-pur, rien de bien étonnant, mais c'était des fêtes que je n'appréciais que moyennement. Je n'avais pas eu la joie de parader aux soirées mondaines dans mon enfance, puisque j'étais bien gardé secret tout comme Dora. J'avais pour l'occasion, une robe de sorcier simple, noir avec des coutures vertes, allait savoir pourquoi je l'avais acheté en arrivant en Angleterre. Je me fixais dans le miroir, j'aimais bien la nouvelle coupe que la femme de mon cousin m'avait faite, plus court, mais toujours assez long. J'envoyais un de mes sourires n'appartenant qu'à moi à mon reflet avant de descendre les escaliers, mon cousin attendait là en tapant du pied au sol. « Estimes toi heureux de ne pas être encore marié, Arcturus, les femmes ne font que ça, nous faire attendre. » M'annonça mon cousin et je lui donnais un sourire ironique en posant ma main sur son épaule. « Tu as fait ce que tu devais faire pour satisfaire tes parents et les traditions, tu donnes une descendance à ton côté de la famille. » Le taquinais je gentiment, juste quand sa femme arriva. Elle nous regarda d'un œil mauvais, nous n'avions eu que rarement l'occasion de nous rencontrer par le passé et elle n'admettait pas trop ma proximité et ma familiarité avec son mari.

J'ignorais simplement son regard, mon cousin me communiqua les coordonnées et je transplanais à sa suite. Nous étions tous les trois devant un petit château, très beau en extérieur, du moins, un château comme je ne les appréciais, j'en avais vu plusieurs pendant mon séjour en France. Je marchais en compagnie de mon cousin, arrivant à la porte, elle s'ouvrit. On marcha jusqu'à une salle de bal superbement décoré. Je retrouvais mon autre cousin, accompagné de sa fiancée et de ses parents, ils me saluèrent chaleureusement comme un vieil ami de la famille. Rien en nous ne pouvait trahir nos liens de sang. « Je vous souhaite la bienvenue dans la demeure qui fut celle de mon père avant moi.  » Dit cette voix, la voix de Mina et je tournais enfin mon regard vers la source de ces paroles. Le choc pouvait se lire dans mes yeux pour les personnes me connaissant assez bien, or Andrew en faisait parti, tout comme son frère Nathan, j'eus même droit à deux coups de coude synchronisé, alors que j'observais la robe noire de Mina, elle découvrait ses épaules, mes yeux allèrent se poser sur son cou, mais ses cheveux se trouvaient devant. « J’espère que cette soirée vous sera agréable et…  » Dit elle mais elle se coupa en croisant mes yeux, j'eus un sourire amusé de la voir perdre ses moyens en me voyant.

Je l'observais attentivement prenant la mesure de toutes l'implication de sa présence et de ses paroles. J'étais chez elle dans la demeure de son enfance, dans le petit château ayant appartenu à ses parents. Mon sourire ne fit que s'agrandir, je pouvais en découvrir plus sur elle si j'avais l'occasion de monter dans les étages. J'eus droit à deux nouveaux coups de coudes de mes cousins. « C'est à croire que notre petit Arcturus a des vues sur notre maîtresse de soirée. Tu sais, la famille Valmont ne prends pas de sang non français et elle est fiancée, la jeune Mina. » Me murmura Andrew et je tournais mon regard vers lui. « Je n'ai aucunes vues sur Mina Valmont, disons que nous avons eu le plaisir de nous rencontrer plusieurs fois par hasard, Andrew. Qui est donc son fiancé ? » M'enquis je cependant, mais ma question resta sans réponse puisque Mina reprit la parole. « Au sang pur !  » Je suivis ses paroles sans me forcer, quels beaux moyens de trinquer, que de trinquer à la pureté de notre sang. Je ne lâchais pas Mina du regard, je devais maintenant en apprendre plus sur son fiancé, après tout, n'avions nous pas partagé des choses que nous n'aurions dû partager puisqu'elle se trouvait liée à des fiançailles avec un homme. Bon, je devais avouer que je n'avais que faire de ses fiançailles, je voulais son corps, voilà bien la seule chose dont j'étais certains, je voulais aussi poursuivre notre jeu, mais bon, ça n'avait rien à voir avec ses fiançailles, seul mon envie de son corps avait quelques choses à voir avec ça. Je perdis le contact visuel avec Mina quand un homme se plaça entre nous, il lui parlait. Mes cousins s'étaient éloignés de moi, je vis la femme d'Andrew parlant avec Mina, elle ne me regardait pas, mais je vis son doigt jouer avec sa coupe, le petit mordillement de sa lèvre, je ne pus m'empêcher d'avoir le même mouvement, mes dents vinrent mordiller doucement ma lèvre inférieure, alors qu'elle buvait dans sa coupe. Je saisie une coupe d'un plateau tendu par un elfe, je bus une gorgée, j'avais toujours eu du mal avec l'alcool français, sauf le vin rouge. Je bus cependant une nouvelle gorgée de ma boisson, je regardais les convives de Mina, je m'approchais d'une jeune femme, étant proche de Mina, mais dans son dos. Je ne lui parlais pas, j'attendais juste que mon cousin aille chercher sa femme, je me doutais qu'il allait le faire, ainsi je pourrais aller m'adresser à Mina sans subir de railleries de mon cousin éloigné.

Il finit par le faire un posant avec force sa main sur l'épaule de sa femme, se positionnant en dominant et en maître de famille. Je profitais du moment où elle s'éloigna un peu de mon cousin et de sa femme pour m'approcher d'elle dans son dos, je la vis regarder dans la salle, je me devais de rester un homme courtois face à elle, maintenant que j'étais au courant de ses fiançailles. « Bonsoir, Miss Valmont ! C'est un plaisir de te revoir, même si je ne m'attendais pas à te croiser ici ! Où caches tu donc ton fiancé ? » M'enquis je à la fin, piquant sur le fait que je n'avais jamais entendu parler de ces fiançailles malgré la nuit que nous avions partagée à Ste Mangouste. Je croisais le regard de mon cousin, il avait parfaitement compris mes paroles, puisque depuis mon arrivée en France, je n'avais pas dit un mot d'anglais. Je cherchais à garder ma maîtrise du français, autant le pratiquer en étant dans le pays. Je retenais mes envies de commencer à la chercher devant autant de personnes, mais c'était assez difficile, je passais face à elle et mon cousin s'approcha de moi, tenant fermement sa femme par la taille. « Excusez mon ami, Miss Valmont, il a vécu trop longtemps en Russie et les coutumes de ce pays sont bien moins raffinées que les nôtres. » S'excusa mon cousin pour moi et je lui lançais un regard mortel. « Ne me fixes pas comme ça, Arcturus, après tout, je t'ai dit que c'était pas une de ces sangs-pures que tu pouvais t'envoyer, même si tu as envie de te la faire. » Poursuivit mon cousin face à Mina et je l'envoyais au loin d'un léger signe de la main. Je fixais mon regard dans celui de Mina, j'avais pas besoin de renier les paroles de mon cousin, nous étions tous deux conscients du désir qu'elle pouvait faire naître en moi, mais lui, ne savait pas qu'il venait sûrement de lui faire part de mon passif en Russie, je n'avais aucun souvenir de lui en avoir touché mot.

« J'aurais apprécier d'avoir une petite invitation de ta part, Mina. Après tout, il est bien rare que je sois de passage en France et je vois qu'il y a moyen de trouver de l'occupation durant cette soirée. » Dis je en regardant plusieurs jeunes femmes n'ayant rien à voir avec Mina physiquement. Après tout, elle avait bien omis de me parler de son fiancé et ça avait le don, là, alors qu'elle était face à moi de calmer mes envies. Je n'avais jamais été mis devant le fait d'avoir touché une femme fiancée, certaines de mes conquêtes, même peut-être toutes devaient l'être, mais je n'avais jamais su, alors je ne pouvais me sentir coupable de les avoir toucher. J'ai une éthique, bien que je sois un enfoiré la plupart du temps. C'est ainsi que je me détournais calmement d'elle, pour aller parler à une jeune femme que j'avais connu durant ma vie en France, nous avions eu plusieurs conversations à la bibliothèque de l'université. « Bonsoir Mélodie! C'est un plaisir de te revoir. » Dis je avec mon bel accent anglais et je vois un jeune homme me fixant froidement. Mélodie m'explique que c'est son frère et me présente, en lui expliquant que je suis l'étudiant ayant disparu rapidement, mais avec qui elle parlait souvent parce qu'elle aimait mon accent étranger, qui n'était pas tout à fait le même avant. Je souris à cette description de moi, on discuta un moment avec Mélodie et son frère, puis je lançais un petit regard à Mina, sans pour autant m'attarder. Elle allait devoir me convaincre de l'approcher à nouveau en dehors de notre jeu de torture, je ne toucherais pas une femme fiancée, par respect pour un homme du même rang et du même sang que moi, surtout si cet homme se trouvait être la volonté de son défunt père.
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Jeu 19 Fév - 12:10
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Glaciers melting in the dead of night
   

Le regard posait sur l’assistance, je pouvais être fière de ce début de soirée. Mes premiers pas en tant qu’hôte étaient plutôt bien réussis et je ne le devais qu’à moi seule. Dans ma position, je ne vis alors pas Arcturus apparaitre dans mon dos.

« Bonsoir, Miss Valmont ! » me salua-t-il dans l’oreille.

« Monsieur Prewett… » lui dis-je sans quitter la salle du regard.

« C'est un plaisir de te revoir, même si je ne m'attendais pas à te croiser ici ! » me dit-il alors en français.

Et moi donc ! J’étais en mission et je n’avais pas pour habitude de partager le plaisir et le travail même si celui-ci n’était pas ma véritable activité. Je n’étais pas à l’aise dans ce bain, savoir la présence d’Arcturus me rendait un peu plus nerveuse encore. Je savais ma difficulté à me concentrer en sa présence. Je n’en montrais cependant rien, me contentant d’un sourire envers quelques-uns de mes convives quand ils tournaient leur regard vers moi. J’allais répondre alors à Arcturus mais il me devança en me demandant :

« Où caches-tu donc ton fiancé ? » s’enquit-il toujours dans la même langue.

Je détestais parler de ça. Dans la bouche d’Arcturus pourtant cela semblait bien différent. Je sentais comme un semi-reproche peut-être involontaire, de ne pas lui en avoir parlé. Je pouvais le comprendre. Quel homme n’aimerait pas passer après un autre. La fierté masculine… Je devinais Arcturus aimait savoir être le seul dans ma vie privée à jouer. Qu’il se rassure, il était bien le seul, seulement d’un sourire en coin, je n’allais pas tout de suite l’en conforter. Serait-il capable d’être jaloux par possessivité ? Ne devait-il cependant pas savoir que si mon « fiancé » avait de l’importance, il serait ici présent. Après tout, oui j’étais en mission mais Matthieu était mangemort tout autant que moi. J’aurais très bien pu lui demander sa présence. Après tout, si je voulais une personne avec moi, avec ou sans l’avis du seigneur des ténèbres, il serait présent. Or, je profitais de ces « vacances » pour ne pas avoir cet homme dans mes pattes. Je ne répondais donc pas volontairement à la question d’Arcturus, non sans un sourire en coin… Il ne put ainsi passer face à moi, captant enfin mon regard. Je levais mes yeux vers les siens. J’ouvrais les lèvres pour parler mais l’époux de Julie et elle-même s’approchèrent de nous.

« Excusez mon ami, Miss Valmont, il a vécu trop longtemps en Russie et les coutumes de ce pays sont bien moins raffinées que les nôtres. » s’excusa l’époux de Julie.

Je lui fis un signe de la tête sur le côté signalant mon accord de lui céder mon pardon. Je ne pus m’empêcher de rajouter :

« La délicatesse et le raffinement français échappent parfois à certains hommes… Je ne doute cependant pas que Monsieur Prewett soit capable de nous surprendre. » dis-je finalement en redressant le regard vers Arcturus.

C’était un clin d’œil à notre dernière rencontre à l’hôpital. Il était plus que capable et il me l’avait prouvé cette nuit. Il était capable de la plus dure des bestialités comme de la plus fine caresse. C’est justement ça qui me plaisait chez lui. Il savait varier les plaisirs sans poser aucunes limites. Il n’en avait pas besoin avec moi, il le savait. Arcturus fixa pourtant son ami avec un regard meurtrier, m’amusant alors que je portais mon verre à mes lèvres, les laissant dans cet échange :

« Ne me fixes pas comme ça, Arcturus, après tout, je t'ai dit que ce n’était pas une de ces sangs-pures que tu pouvais t'envoyer, même si tu as envie de te la faire. » continua-t-il pour se défendre face au regard d’Arcturus.

Je cachais avec peine mon sourire amusé. « S’envoyer ? », « te la faire ? » la franchise des Lestranges me dépassera toujours. Est-ce ainsi qu’ils disent entre homme ? Si c’était bien ce que je pensais et il fallait être idiote pour en douter, je ne relevais cependant pas. Je n’en pensais cependant pas moins… Arcturus se débarrassa de son ami bien rapidement sous mon amusement. Le pire était que son ami, me voyant certainement comme la créature la plus sage et respectable, tomberait bien des nus s’il apprenait mon passé avec Arcturus. Toujours se méfier des apparences… Arcturus fixa alors son regard dans le mien. Je me mordais la lèvre toujours d’amusement face à ce qu’il venait de se passer sous mes yeux.

« J'aurais apprécié d'avoir une petite invitation de ta part, Mina. Après tout, il est bien rare que je sois de passage en France et je vois qu'il y a moyen de trouver de l'occupation durant cette soirée. » me dit-il.

Etais-je sensée savoir qu’il serait en France à ce moment ? De toute façon je n’aurais pas souhaité sa présence. Pas en mission… Il arrivait bien trop à capter mon attention et me perturber pour arriver à me concentrer lors de cette réception. Je ne m’offusquais cependant pas de sa présence. Cette soirée n’était que la première. Elle me permettait une première prise de contact. La suite pourrait se faire lors d’une autre soirée ou de visites chez les personnes qui me semblaient le plus susceptible à se laisser corrompre par mon sourire et mes bonnes manières. Tout n’était après tout qu’un jeu d’apparence et à cela j’étais une reine. Je ne répondis alors pas à sa remarque. Je ne voulais pas lui mentir. Par mon manque de conversation peut-être, il se détourna alors de moi. Je n’y vis aucun problème. Le laissant faire, je le vis cependant s’approcher de Mélodie. Mauvaise idée mon cher… Son frère est d’une protection maladive à ce que j’en avais entendu dire. Christophe était déjà en train de le fixer froidement. Je vins alors, traversant la pièce l’air de rien pour me poser à côté de Christophe. Il me salua en me voyant près de lui. Il ne put s’empêcher de me demander qui était Arcturus. D’un sourire en coin je lui répondis :

« Un Russe parait-il, selon l’époux de Julie… » dis-je.

« Un Russe… » dit-il en grimaçant.

Mélodie se tourna alors vers nous. Christophe les rejoignit alors que Monsieur Beauharnais se présenta à moi. Je tournais alors le dos à Mélodie, Christophe et Arcturus. Je connaissais cet homme. Il était calculateur or lui, contrairement à Arcturus visiblement, avait vu un intérêt à l’absence de mon « fiancé ».

« Je ne vois pas Matthieu Versac à vos côtés ? » me demanda-t-il.

« Il est resté en Angleterre. » lui expliquais-je.

« Vous ne comptez donc pas rester dans la région ? » me demanda-t-il navré.

« L’Angleterre est un beau pays mais il ne vaut pas nos contrés. Je pourrais me plaire ici, qui sait donc si je ne resterais pas pour un moment… » lui dis-je bienveillante.

Il m’intima par sa prestance de le suivre. Cet homme avait un charisme et une autorité acquise pour beaucoup. Sa présence suffisait à le respecter. Il dégageait une aura qui ne me permit pas de ne pas marcher à ses côtés. Cela s’appelait-il l’influence de l’âge ? Je l’interprétais comme mon propre respect pour cet homme qui avait du pouvoir dans la région et qui pourrait très bien servir les intérêts du seigneur des ténèbres. Oui, ma fragilité à le suivre n’était alors qu’une feinte que je jouais avec facilité grâce au respect qu’il avait déjà acquis par le passé sur la jeune fille que j’avais pu être… Nos pas nous rapprochèrent de Mélodie et Christophe, sa nièce et son neveu.

« Et votre fiancé ? » me demanda-t-il.

« Et bien, peut-on encore parler de fiançailles quand un homme ne sait s’affirmer pour obtenir un mariage ? » lui répondis-je d’un ton net m’arrêtant avant d’arriver aux côtés d’Arcturus.

Notre proximité était pourtant suffisante pour qui l’entende. Qui le l’entendait de toute façon pas ? Les regards étaient posés sur les actions de cet homme. Certains ne l’approuvaient pas, cela pouvait se lire sur le visage. Malheureusement la haute société était comme une jungle. C’était à savoir lequel aurait le plus d’emprise sur l’assemblée et gagnerait ses intérêts. C’était la loi du plus fort ni plus ni moins. Seulement je n'étais pas non plus une femme facile à convaincre et saisir.

« Les femmes de votre famille ont souvent été connu pour la difficulté à un homme de s’imposer… » fit-il remarquer.

« N’est-ce pas là une qualité pour l’homme qui sait nous mener à l’autel et nous soumettre ? » lui demandais-je d’un sourire léger.

« Belle pensée qui vous sauve Miss Valmont… Je suppose donc qu’un fiancé se remplace ? » me demanda-t-il.

C’était une formule directe et précise. Je savais qu’il attendait un oui. Seulement d’un sourire en coin, il allait comprendre qu’il n’avait pas en face de lui une femme soumise prête à se marier au premier prétendant. J’étais capable, comme d’autres femmes avant moi, de prendre simplement amant pour le restant de mes jours sans laisser un seul et unique homme me posséder. Je ne donnerais pas neuf mois de moi parce qu’un homme, même aussi respectable que Beauharnais, avait décidé qu’une femme comme moi devait se marier. J’étais seule maitresse de mon destin et j’entendais bien en profiter. Seul un homme de ma famille aurait pu intervenir mais ça malheureusement, c’était tout bonnement impossible. J’étais la dernière représentante de ma lignée et de mes fortunes et influences.

« Je n’appartiens à aucun homme Monsieur Beauharnais. Versac n’était qu’un choix de mon père, non le mien. S’il avait mon importance, je serais déjà mariée à l’heure qu’il est. L’absence de mes noces durant ces trois ans n’est-elle donc pas la preuve de la caducité de cette possibilité ? Ma liberté, mes choix et ma vie me reviennent. Et ce droit, pardonnez mon manque de soumission, je le donnerai à qui je le désire, moi. » lui dis-je finalement en insistant sur le « moi ».

Il ne s’attendait pas certainement à ce que je révoque de potentielles nouvelles fiançailles simplement parce qu’il était un homme influent dans cette contrée. Je jouais à un jeu dangereux. Il vit pourtant en moi une force de tempérament qui servirait peut-être ses propres intérêts. Je m’excusais par une révérence de la tête, qu’il me retourna sans me retenir. Je passais alors à côté d’Arcturus sans un regard. Ma main toucha pourtant la sienne discrètement l’invitant à me suivre. J’allais en direction du balcon qui descendait au petit jardin pour m’isoler un peu. Quand je me retournais, il était là.

« Russe… » lui dis-je curieuse pour éviter soigneusement le sujet de mes fiançailles ou la conversation houleuse que je venais d’avoir. « Pourquoi ne suis-je même pas étonnée ? » dis-je d’un sourire en coin.

Je ne fis aucune référence à mon fiancé malgré sa demande. Je ne me refermerais cependant pas s’il me posait la question mais pour moi le sujet était clos dès l’instant où j’avais rejoint le seigneur des ténèbres en faisant plier Matthieu à ce choix. Il aurait su être un digne fiancé et futur époux, jamais il ne m’aurait laissé faire, or il fut faible et je doutais que mon père, s’il avait encore été vivant, aurait désiré un homme soumis entièrement pour sa fille…



crackle bones
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Jeu 19 Fév - 22:35
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Mina me salua d'un simple « Monsieur Prewett ». Ce qui ne me gêna pas le moins du monde, après tout, nous ne pouvions pas nous montrer trop familier l'un envers l'autre, nous n'avions après tout jamais été vu ensemble et en France, peu de personne devait se douter que je connaisse Mina Valmont. Je me doutais même que personne n'imaginait cette jeune femme de la façon dont je la voyais, personne ne devait pouvoir imaginer la façon dont nous nous étions rencontrer, en tout cas, vu comment mon cousin parlait d'elle, il ne devait rien en savoir. Il ne restait après tout qu'un cousin très éloigné et je ne lui parlerais pas de la Mina que j'avais rencontré. « La délicatesse et le raffinement français échappent parfois à certains hommes… Je ne doute cependant pas que Monsieur Prewett soit capable de nous surprendre. » Avait déclaré Mina aux paroles d'Andrew, visiblement, elle voulait laisser planer le doute que je pouvais être un homme délicat et raffiné. L'étais je ? Je ne peux pas dire non, je savais me tenir en société et bien que j'eus été élevé à l'anglaise, j'avais dû m'habituer aux coutumes russes, puis aux coutumes françaises, bien que les traditions anglaises restent les plus naturelles pour moi. Je parlais toujours avec Mélodie qui prenait des nouvelles de mes études, me demandant si en Angleterre je me sentais plus à l'aise avec la langue qu'en France, elle avait vu quelques petites choses laborieuses dans mes écrits français quand nous vivions là avec Dora. C'est même de cette manière que nous en étions venus à cette relation presque amicale, elle m'avait aidé à corriger mes fautes, prenant la place d'Andrew dans ces moments où je ne pouvais me permettre de lui montrer mes écrits avant de les exprimer oralement.

J'entendis soudain la voix de Mina. « Et bien, peut-on encore parler de fiançailles quand un homme ne sait s’affirmer pour obtenir un mariage ? » Disait elle à l'homme avec qui elle parlait. Ainsi ses fiançailles n'avaient aucun intérêt à ses yeux pour la simple et bonne raison que son fiancé ne se battait pas pour obtenir le mariage. Si j'avais été à la place de cet homme, elle m'aurait déjà épousé il y a longtemps, mais je n'étais pas fiancé alors je ne pouvais pas parler. Je savais cependant que je ne serais pas un être faible me laissant guider par ma femme le jour où je déciderais d'en épouser une. Ce jour n'était pas encore venu, il se trouvait même très loin de moi, bien que se rapprochant trop rapidement à mon goût. J'avais goût pour les femmes plus jeune que moi, mais je savais au fond de moi, que ma femme ne serait pas beaucoup plus jeune que moi, ce qui faisait que je devrais me caser bien trop tôt pour qu'elle me donne encore des enfants. Je retrouvais la suite de la conversation de Mina avec cet homme. J'avais bien envie d'afficher un sourire amusé, mais je n'en fis rien, laissant juste Mélodie me taquiner sur mon accent anglais ayant remplacé l'accent russe avec lequel elle m'avait connu. Je sentis un petit frisson plaisant quand la main de Mina caressa avec discrétion la mienne, m'invitant à la suivre. Je m'excusais auprès de Mélodie, la saluant poliment avant de saluer son frère, déclarant que je devais retrouver les amis à qui j'étais venu rendre visite.

Au lieu de rechercher ma famille très éloignée, je suivais Mina, nous arrivions sur une sorte de balcon lorsqu'elle se tourna vers moi. Nous nous trouvions assez loin des invités pour que je me permettes mon sourire lui assurant que la soirée ne faisait que commencer. Son fiancé n'était qu'un mot, un homme qu'elle ne voulait pas, je n'avais plus aucun scrupule à la toucher, je pouvais même me le permettre. Elle avait bien dit qu'elle n'appartenait à aucun homme, je ne voulais pas qu'elle m'appartienne, juste que nous entrelacions nos corps de la façon la plus forte possible. « Russe… » Dit elle avant de poursuivre rapidement. « Pourquoi ne suis-je même pas étonnée ? » Je ne dis rien, me contentant simplement de boire une gorgée de ma coupe en retenant une grimace au goût. Je tendis ma main, la faisant glisser sur sa joue avant qu'elle n'aille reposer sur son épaule. Je réfléchissais, allais je lui dire que j'étais russe ou lui avouer que j'étais anglais. Puisque dans un sens, dire que j'étais russe n'était pas un mensonge, j'avais passé ma vie en Russie, mais d'un autre côté, j'étais né en Angleterre et mes parents l'étaient. J'étais un peu perdu, elle ne me pardonnerait pas un mensonge, même si c'était juste pour couvrir un peu plus mon secret, alors je jouais sur une autre option, un mensonge sans en être un réellement. « Pas à proprement parler, j'ai passé un bon nombre d'année en Russie, j'y ai fait mes études, mais je n'ai pas la nationalité russe. » Déclarais je. J'avais avoué des choses vraies, sans parler de ma famille, de mes parents m'ayant laissés, de ma tante nous ayant élevé. J'avais avoué une part de vérité, tout en gardant mon secret bien caché, de toute manière, si elle voulait le trouvait, elle commençait à avoir trop d'informations pour qu'il reste un secret. Étant une sang-pure, vraisemblablement mangemort, elle fréquentait ma famille, elle devait être capable d'en apprendre plus sur ma famille, faire le lien avec mes origines. Surtout qu'elle m'avait vu arriver en compagnie des Lestrange, si elle découvrait mon lien avec les Black, je ne pourrais plus lui cacher mon secret. Je me tus, j'étais en train de réfléchir au pourquoi elle n'était pas étonnée de ma vie en Russie, il ne me restait plus qu'à lui demander. « Pourquoi n'es tu pas étonnée de mon passé en Russie ? » Demandais je doucement en me rapprochant d'elle. Je posais ma main libre sur son avant-bras en douceur et la main sur son épaule remonta dans son cou. Le jeu reprenait et j'avais la main, bien que je reste sur mes gardes, il ne serait ni bon pour elle, ni pour moi d'être vu si proche. Puisqu'elle restait une femme n'appartenant à aucun homme maintenant pour tous le monde et je n'étais que le jeune anglais ayant vécu en France amené par des amis de sang aussi pur que le mien.

Je souris avant de poser doucement mes lèvres sur sa joue, souriant doucement en m'éloignant. « Ton fiancé n'a vraiment pas de bijoux de famille ? » M'enquis je doucement sur le ton de la blague. Bien que je me demandais sérieusement si elle entretenait des relations intimes avec ce fiancé, sans pour autant que cela me fasse quelques choses. D'accord, si elle m'annonçait qu'il en avait, je le prendrais comme le fait qu'elle entretenait des relations charnelles avec lui, ce qui me donnerait que plus envie de la mettre dans mon lit je suppose. Cependant, si elle m'annonçait qu'il n'en avait pas, ça me ferait le même effet, j'apprendrais qu'elle était réellement libre vis-à-vis de cet homme, ce qui me permettrait de jouer le jeu avec plus d'envie, nous partirions du même point une nouvelle fois. Je ne la verrais pas telle une femme fiancée, mais bien comme une jeune femme célibataire jouant pour voir jusqu'où le jeu serait prêt à nous mener. Je la laissais là, sortant sur le balcon, la nuit était tombée, je regardais la lune, puis mes yeux passèrent en revue toutes les étoiles. Ils s'arrêtèrent longuement sur Bellatrix, l'étoile guerrière, ma mère portait si bien son nom, elle était une guerrière, une femme forte et j'étais heureux de l'avoir pour mère, bien qu'elle ne joue pas réellement son rôle, elle était ma mère dans mon cœur. Je regardais ensuite Arcturus, un de mes doigt se leva dans la direction de l'étoile dont j'avais hérité le nom. Comme le voulait la vieille tradition des Black. En Angleterre, il était rare que je puisse voir les étoiles à travers les épais nuages du temps presque constamment gris, ici, je pouvais en profiter. Dans mon enfance, je les regardais souvent du bord de ma fenêtre, grâce au sort lancé par ma tante pour que le temps russe ne nous empêche pas de voir le ciel. Je souris à la pensée de ces soirées d'enfances, je n'avais jamais parlé de cela à personne, même pas à Dora, mais j'aimais et j'aime les étoiles. Je me sentais fier d'avoir une trace de cette tradition familiale dans mon nom, bien qu'elle soit une preuve de mon lien de sang avec les Black.

« Que fais tu en France ? » M'enquis je doucement, étant certains que Mina se trouvait assez prêt de moi pour m'entendre. Je lui tournais toujours le dos, absorbé par les étoiles. Je pouvais faire confiance à Mina pour ne pas m'attaquer par derrière, bien que je ne pouvais pas être certains qu'elle ne viendrait pas me toucher pour réveiller mes sens. Il faisait bon ici dehors, j'appréciais la température, bien que j'aurais aussi beaucoup aimé être en Russie sous le froid glacial. Ce froid qui ne donnait qu'une envie, entrer dans la première maison venue afin de se réchauffer. Je me sentais nostalgique de la Russie en cette soirée. Mina était rentrée chez elle, elle avait la force de retourner d'où elle venait, alors que je n'avais plus remis les pieds en Russie depuis ce fameux jour de mon départ. Pourtant, j'étais revenu à mes origines, j'étais rentré chez moi en mettant les pieds en Angleterre, mais cette terre n'était la mienne que par le sang et par la naissance. La Russie serait toujours mon pays, bien que je ferais ma vie en Angleterre, pour rester proche de ma famille. « Connais tu bien la femme de mon ami ? » Finis je par demander sans quitter les étoiles des yeux, je voulais savoir si je devais me méfier de la femme de mon cousin plus que je ne le faisais déjà.
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Ven 20 Fév - 12:17
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Glaciers melting in the dead of night
   

Orientant la conversation autour de lui, j’évitais soigneusement d’être le centre du sujet. Je préférais en apprendre plus sur lui que de me dévoiler. Ce n’était pas une question de manque de confiance. Elle lui était acquise. Juste de la curiosité… A mes mots il se contenta alors de boire dans son verre. Je tenais le mien sans y plonger une fois de plus mes lèvres. Le jeu de Bryan de vouloir rendre l’alcool plus fort que je n’aurais voulu ne m’aidait pas à la concentration. La légère teinte rosée sur mes joues devait en être la preuve. Je ne disais pas ne pas avoir l’habitude de l’alcool, seulement, contrairement à ce rat puant, je n’en faisais ni un objet de dépendance, ni un outil de soumission de mon être. Je n’en restais pas moins sensible comme tout être humain et je sentais des picotements dans le bout de mes doigts signe qu’une gorgée de plus prise trop rapidement pourrait influencer mes sens malgré moi. Je tenais à garder le contrôle, surtout en présence d’Arcturus. Cela ne m’empêcha pas de ressentir un frisson poignant au fond de mon échine quand il posa ses doigts sur ma joue. Ce geste n’avait rien de sensuel mais mon corps se souvenait de tous les autres. Il était bien plus facile de résister à une chose qu’on ne connaissait pas, or je ne connaissais que trop bien sa façon de caresser ma peau et de savoir l’emprisonner dans un doux désir sensuel. Elle glissa alors sur mon épaule. Je gardais mes yeux fixaient dans les siens. Je ne lui laisserais pas le loisir de flancher pour si peu. Je maudissais cet alcool qui rendait la tâche plus difficile.

« Pas à proprement parler, j'ai passé un bon nombre d'année en Russie, j'y ai fait mes études, mais je n'ai pas la nationalité russe. » m’expliqua-t-il.

Donc si je résumais, il avait des amis – de la famille ? – en France et il avait fait ses études en Russie. Pourtant il était aujourd’hui Anglais. Si ses études avaient été faites en Russie, c’est qu’il devait y avoir un minimum d’attaches non ? Or, les Prewett avaient-ils des membres russes ? Je ne pouvais répondre à cette question avec certitude or je n’en avais pas connaissance. Il était aussi venu avec les Lestranges. Aurait-il un lien plus étroit avec cette famille que je n’aurais pu le soupçonner ? Je ne pus m’empêcher un instant de penser aux seuls Lestranges que je connaissais vraiment en Angleterre. Aurait-il un lien avec Rodophus et Bellatrix Lestranges ? Les Prewett étaient de toute façon lié aux Black or si j’avais bien révisé mes leçons, Bellatrix était née Black. De toute façon que ce soit en Angleterre ou en France, les sangs purs avaient un certain goût pour se mêler entre eux. Ma mère était bien la cousine de mon père à un degré éloigné… Je ne doutais pas que cela s’applique à d’autres pays. Le sang était bien une notion universelle chez les sorciers. Je fus tentée de lui demander son lien avec Rodolphus Lestranges mais lui demander serait affirmer le connaître et donc risquer ma propre couverture. Je tus cette question au fond de moi… Mon instinct de survie était bien plus développé que ma curiosité. Je ne doutais cependant pas trouver un moment un jour pour avoir la réponse à ma question. Je le supposais pour le moment, au vue de son âge, comme un neveu peut-être lointain. Qu’est-ce que ça changerait de toute façon ? Rien… Il pouvait bien être le fils légitime du seigneur des ténèbres que cela ne changerait en rien ma vision de lui. J’étais au-dessus de m’arrêter à un nom qui ne fait pas toujours l’homme. J’en étais la preuve vivante. Qui soupçonnerait la dangerosité sur mon visage ?

« Pourquoi n'es-tu pas étonnée de mon passé en Russie ? » me demanda-t-il.

Cette remarque me fit sourire. Il ne devinait vraiment pas ? Il s’approcha de moi. Posant sa main libre sur mon avant-bras, je me laissais distraire un instant par ce rapprochement. Face à moi, il s’imposait entre la fête et moi. Je n’avais plus que lui à regarder. Je relevais alors le regard vers lui quand il posa sa main sur mon cou. Son attitude était dangereuse. Il pourrait créer une compétition non voulu entre les célibataires de cette soirée. Je n’avais pas la prétention de dire intéresser Arcturus. J’étais persuadée qu’il ne voyait qu’un jeu en moi. Seulement son attitude n’était pas toujours clair et si moi j’avais déjà du mal parfois à traduire entre les lignes, les autres ne le pourraient. Tout son être semblait dégager une possession involontaire. Je l’avais noté dès l’instant où il avait tenu ma taille. Je ne parlais pas de sentiments mais de quelque chose de plus complexe. Avait-il conscience que son corps lançait au mien le besoin de le posséder que ce soit simplement par une prestance, un geste ou un baiser ? De ce désir de possession, comme une chose – un jouet ? Son jouet ? – qui lui appartenait, il avait des réactions parfois excessives quand je ne lui cédais pas toutes ses volontés. Et après il s’étonnait que je ne le sois pas de son côté russe. Mais bel ami… vous avez des réactions typiques de leurs manières de faire avec les femmes.

« Les hommes russes de sangs purs sont connus pour leur autorité. Leur poigne est puissante. Leur volonté est de fer. Les femmes n’ont pas autant de liberté qu’en France ou en Angleterre. Ils ne leur laissent pas le loisir de pouvoir avoir le dessus sur eux. Du moins tel est la rumeur. Leur force peut être violente. Une femme n’a pas intérêt à les défier. J’ignore de quelle façon ils soumettent leur femme mais je crois en avoir une légère idée… Dois-je te rappeler ta réaction à mon refus ? » finis-je de dire.

Il avait suffi d’un non. D’un refus d’obéir et son autorité tout comme sa férocité avaient repris le dessus. Je savais avoir eu assez de chance la dernière fois. Après tout, je n’étais ni sa femme, ni sa fiancée. Je savais pourtant qu’il me fallait faire attention avec lui. Je lui faisais confiance, là n’était pas le souci, mais je craignais mes propres réactions face aux siennes. J’avais été bien trop habitué à dire non d’un ton sec et sans appel sans me soucier de l’autorité d’un homme. Matthieu m’avait toujours laissé un trop grand champ libre pour une personnalité telle que la mienne. Regardez aujourd’hui où ça nous avez mené. Je rompais nos fiançailles sans même lui en toucher un mot, comme si entre nous, la personne qui prenait les décisions n’était non lui mais moi. On pouvait alors tout à fait comprendre la question d’Arcturus, après un baiser déposé sur ma joue avant de s’éloigner :

« Ton fiancé n'a vraiment pas de bijoux de famille ? » me demanda-t-il.

C’était une blague dans sa voix. C’était une gravité dans mon regard. Non pas que j’en veuille à Arcturus de le penser. Moi-même j’avais cette vision de Matthieu. Il était un bon ami, fidèle et protecteur. Seulement comme fiancé, il était tout simplement impuissant.

Il quitta alors pour sortir sur le balcon. Je baissais mon regard un instant vers mon verre. Je pourrais être blessée par sa remarque après tout. Seulement je ne l’étais pas. J’étais juste navrée de constater que mon père s’était trompé sur le compte de Matthieu. A moins qu’il m’ait laissé une chance d’épouser un homme qui ne pourra jamais faire de mal à sa fille. Pour ça il avait visé juste seulement j’avais besoin plus qu’une relation platonique. Un choix s’offrait à moi. Le suivre sur le balcon ou revenir vers mes convives. Ce n’était pas un choix anodin. C’était choisir le vice ou la vertu. Le danger ou la sureté. A votre avis ? Quel choix fis-je ?

« Que fais-tu en France ? » me demanda-t-il à mon arrivée.

Il ne se retourna pas une seule fois. Cela ne m’empêcha pas de m’approcher complètement. Je me posais juste à ses côtés laissant seulement un infime espace entre son bras apposé sur le rebord du balcon et le mien. Je ne le touchais pas mais il pouvait sentir la chaleur de mon corps près du sien comme je pouvais le sentir. J’avais posé mes deux coudes sur le rebord, regardant loin devant moi plutôt que les étoiles comme Arcturus. Je voyais la forêt au loin, terrain de jeu de mon enfance. Mes deux mains tenaient mon verre au-dessus du vide.

« Je devais revenir ici pour affaire. » ne précisais-je pas.

Je n’allais pas lui avouer être là pour le seigneur des ténèbres. Quelle tête ferait-il en découvrant qu’il avait fallu qu’on me force un peu la main pour que j’aie le courage de revenir ici. Seulement maintenant que j’y étais, maintenant que je me libérais enfin de Matthieu pour voler de mes propres ailes, je me rendais compte avoir laissé trop de choses en plan depuis mes seize ans. J’allais alors profiter de ce voyage pour m’occuper des affaires de mon père, reprendre les commandes et régler mon héritage. J’étais l’unique héritière de mon père, je me devais donc, au nom des Valmont de reprendre certaines choses en main avant de rentrer en Angleterre. Pourquoi repartir ? Parce qu’aussi compliqué que ça puisse sembler dans ma tête, en vérité, ici n’était que le lieu de mon enfance, de ma soumission à un père, de souvenirs trop douloureux à porter. J’avais besoin d’avancer. Ma nouvelle vie ne pouvait alors qu’être en Angleterre ou il faudrait envisager ensuite mon avenir dans les trois prochaines années. Etais-je seulement prête à me soumettre à un homme ? Je vivais comme une brise. Ephémère par ma mortalité, je voulais pouvoir vivre libre. Etais-je seulement faite pour le mariage ? J’étais encore trop jeune et inexpérimentée pour savoir la liberté que puisse apporter un homme et ce même dans la soumission. Je n’avais que dix-neuf ans après tout mais assez de répondant pour savoir ne pas me laisser naïvement avoir.

« Connais tu bien la femme de mon ami ? » me demanda-t-il finalement.

« C’est une amie d’enfance. » lui répondis-je.

D’enfance… ce mot sonnait comme une lointaine vie pour moi. J’avais raillé mon enfance d’une traite. Et pourtant avec toute l’ironie du monde, j’en faisais encore partie d’une certaine façon… Mais cela, je ne pouvais pas le régler seule même avec toute la défiance que je pouvais afficher.

« J’ai côtoyé Julie jusqu’à l’incident qui a tué ma famille ici même. » lui dis-je finalement.

Pourquoi je lui parlais de ça tout à coup ? Parce qu’aussi étonnant que ça puisse être Arcturus était un partenaire de jeu – sanglant et sensuel – mais aussi un homme qui avait toute ma confiance et mon respect. Serait-ce finalement un ami d’une certaine façon ? A-t-on seulement le droit de désirer un ami ?

« Après l’incident, je n’eus plus de nouvelles jusqu’à ce soir. » lui précisais-je.

Pouvait-on parler alors d’amitié quant au moment où nous en avons le plus besoin, la personne ne vient pas vous aider ? Julie était une fille intelligente et gentille mais je n’avais aucune confiance en elle et l’ironie de mon sourire en disait long en cet aspect. Elle avait simplement un respect qui lui était due par sa condition de sang pur. Cela s’arrêtait là. Je ne pourrais jamais plus lui confier ma vie comme je l’avais fait dans le passé. Au prochain coup dur je ne pensais qu’elle serait là. Je n’avais pas besoin de m’entourer de personnes faibles. Je préférais avoir peu de contacts mais fiables. La collection de milliers d’amis n’était pas mon genre. Je préférais en avoir peu mais véritable.

« Matthieu Versac, celui que mon père souhaitait que j’épouse avant sa mort, fut le seul à m’aider dans ce moment difficile. Il tua chaque moldu qui avait détruit nos deux familles. Il me soigna dans mes brûlures. Il prit soin de moi comme mon propre frère l’aurait fait. Peut-être aurais-je dû l’honorer en acceptant de l’épouser mais peut-on épouser un homme qui agit comme un grand frère ? » lui demandais-je. « Notre relation est platonique. Comme celle d’un frère et d’une sœur. Aurais-tu le désir, toi, d’épouser et de te donner à ta sœur si tu en avais une ? C’est ce que je ressens. Il eut pourtant l’occasion de le faire. J’ai connu une période à me jouer de lui pour obtenir ce que je voulais. Il aurait pu si facilement profiter de mes faiblesses. Me saisir dans mon jeu, le retourner contre moi. Je n’avais pas la force de lutter pour mes convictions comme aujourd’hui. Je ne doute pas que tu saches toi-même comment mener une vierge à te céder dû à son manque d’expérience sans avoir pour autant à la forcer… Il aurait pu obtenir ce mariage. Il ne l’a jamais fait. Il s’est contenté de vivre cette vie en laissant le temps s’écouler. Alors pour moi, le premier qui a brisé nos fiançailles n’est donc pas moi. » concluais-je avant de dire avec un sourire sur les lèvres : « Tu sais tout de mes fiançailles. Pitoyable n’est-ce pas ? Seulement cet échec n’est pas le mien et je ne me laisserais pas vivre dans le passé sous prétexte qu’un homme n’a su saisir ce qui lui revenait de droit. » lui expliquais-je.

Pour moi c’était bien fini. Je n’attendais pas de Matthieu de lui céder de moi-même mais qu’il me prouve à quel point il désire me posséder. J’avais besoin de feu, d’action, de rivalité et certainement pas d’une vie simplement bien rangée. Je n’imaginais pas de mon futur époux, un homme qui se contentait de visiter ma couche parce que tel était son devoir pour avoir un héritier. Or j’avais ce sentiment avec Matthieu.

« Je ne m’enterrerais pas dans un mariage morne, sécurisant et sans passion. » finis-je par conclure plus pour moi-même que pour Arcturus.

Finissant de sourire, je tournais mon regard vers Arcturus. Il n’avait cessé de regarder les étoiles. Je passais mon verre d’une main à l’autre. Ainsi je pus poser ma main droite sur son bras pour attirer son regard. Une fois l’ayant eu, je me rapprochais de lui. Posant ma main sur sa joue, je lui dis :

« Je suis jeune… » dis-je en décalant son corps pour le poser face à moi après avoir mis mon verre sur le rebord du balcon. « Je n’ai jamais appartenue à personne… » m’approchais-je dangereusement de lui. « Et j’ai envie que tu me rendes vivante… » me collais-je tout contre lui. « Sentir tes mains me toucher… » posais-je mes deux mains dans les siennes pour lui offrir une caresse de mes pouces. « Ton bras m’entourer… » décalais-je son bras autour de ma taille, déposant sa main sur le haut de ma hanche. « Ton souffle caresser ma peau… » approchais-je mon visage près du sien. « Et tes lèvres saisirent les miennes avec possession. » lui soufflais-je sur les lèvres. « Mais t’appartiens-je seulement pour avoir ce droit qu’aucun autre n’a pu saisir encore ? » lui dis-je d’un sourire en coin en frôlant ses lèvres des miennes.

Défaisant sa prise avant qu’il ne la maintienne et me retienne prisonnière de ce désir que je venais d’insuffler de nouveau en nous, je ne jouais plus sur le même jeu que la fois dernière. Il n’était plus question de limites mais de la seule chose que je n’ai jamais donnée à un homme. Plus que ma virginité, le plaisir de me soumettre là où aucun autre ne l’a jamais pu… Je m’écartais alors de lui pour reculer lentement avec un sourire sur le visage. C’était de la provocation, pure et dure. Ne faisions-nous cependant pas que cela ? C’était à qui saurait le mieux faire souffrir sa victime. A qui saurait avoir le dessus sur l’autre. A qui dominerait. Je n’étais cependant pas prête à le laisser avoir si facilement cette dominance. Il fallait être fou pour y croire. Il y aurait bien longtemps sinon, avant même l’hôpital, qu’il aurait pu m’avoir puisque dès le début, je désirais cet homme… Il y avait cependant un pas entre le désir et céder… Un pas vers la séduction et l’art de persuader. Je l’invitais avec moi sur ce nouveau jeu à chaque pas reculant lui faisant l’affront de ne pas simplement être la jeune femme docile qui aurait dû se laisser faire face à cet homme charismatique.

« Attrape-moi… » lui soufflais-je.

Un homme sortit alors pour nous rejoindre. Je crus reconnaitre Victor Larsay. Je ne l’avais aperçu qu’une ou deux fois dans le passé lors de réceptions. Je reportais mon regard vers cet homme qui afficha un grand sourire :

« Nous commencions à nous demander où était Mina Valmont… Je vois qu’un comparse tente de la garder pour lui, nous privant de l’illumination de sa beauté. Je vais cependant devoir vous voler cette jolie créature. Si elle me l’autorise bien entendu. Accepteriez-vous cette danse Miss Valmont ? » me demanda-t-il en tendant sa main.

Je n’accordai aucun crédit à cette main. Mon regard était de nouveau sur Arcturus. Mon attitude dénotait que je n’accepterais pas et pourtant, malgré mon regard vers lui, je finis, après plusieurs secondes bien longues pour le jeune homme, par accepter. Posant ma main dans celle de Victor d’une douce caresse que je n’accordais pourtant qu’à Arcturus depuis que nous nous étions rencontrés, je ne savais quelle serait sa réaction mais je le défiais clairement. Je ne lui appartenais pas et j’étais donc en droit de laisser cet homme m’entrainer avec lui en posant sa main sur le bas de mon dos pour m’entrainer à l’intérieur tout comme celui de me souffler des mots à l’oreille sans qu’Arcturus ne puisse l’entendre. Je n’irais pas plus loin avec cet homme mais Arcturus n’était pas sensé le savoir. Après tout, il était le premier à savoir que j’étais capable de tout. Je voulais tester sa réactivité. S’en offusquera-t-il ? N’en aurait-il que faire de ce jeu ou plongera-t-il dans le désir d’affirmer sa position par rapport à moi ?

Sur la piste de danse, je déposais pourtant ma main dans celle de cet homme. Il me rapprocha de lui en posant sa main dans mon dos, m’entourant presque la taille. Mon autre main se posa sur son épaule et je laissais les notes de violons guider mes pas alors que d’autres convives dansaient tout autant. Victor me fit alors danser sur moi-même avant de m’attirer de nouveau à lui. De cette danse, sans accorder pourtant aucun regard à Arcturus, le « attrape-moi » n’avait jamais semblait aussi fort… Mais était-il seulement l’homme que je me laissais croire, maître de la situation ou laissera-t-il lui aussi le temps s’écouler… faible ?



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Ven 20 Fév - 16:50
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Mina ne m'adressa qu'un simple sourire à ma question sur son manque d'étonnement à mes années passées en Russie. J'étais assez mal à l'aise de lui avoir avoué mon passif en Russie, elle avait semblé en pleine réflexion un moment, j'avais réellement peur qu'elle ne fasse le lien entre mon arrivée en compagnie des Lestrange, mon passé en Russie, mon nom de famille qu'elle connaissait et les liens avec la famille Black. Après tout, tous ces indices me liaient autant aux Lestrange qu'au Black, deux familles reliés l'une à l'autre par un seul et unique couple, mes parents. En plus, elle sait que je suis anglais, mais pas depuis quand je suis de retour, je n'ai laissé qu'une seule information sortir sur ma famille, l'existence de Dora, je n'ai jamais parlé de mes parents, de famille. Puisque je ne peux parler de ma famille, sans révéler mon secret. « Les hommes russes de sangs purs sont connus pour leur autorité. Leur poigne est puissante. Leur volonté est de fer. Les femmes n’ont pas autant de liberté qu’en France ou en Angleterre. Ils ne leur laissent pas le loisir de pouvoir avoir le dessus sur eux. Du moins tel est la rumeur. Leur force peut être violente. Une femme n’a pas intérêt à les défier. J’ignore de quelle façon ils soumettent leur femme mais je crois en avoir une légère idée… Dois-je te rappeler ta réaction à mon refus ?  » Dit elle simplement. Au moins, elle avait mis mon caractère sur la Russie, une chance, puisque je pensais plus que ma réaction à son refus avait une part plus génétique, que se soit les Black ou les Lestrange, aucunes de ses familles n'était connue pour sa tendresse ou sa gentillesse dans le monde anglais. Ce qui en faisait justement de grande famille pure et très influente chez les sangs-purs. Mon grand-père avait déjà une bonne place, un de ses oncle était très connu, Arcturus Black. Je m'étais toujours demandé si ma mère m'avait nommé ainsi en son nom, surtout que derrière, elle m'avait mis un beau Phinéas, un ancien directeur de Poudlard, celui ayant été connu pour avoir été le pire directeur de l'école, lui aussi un Black. Pour éloigner la conversation de moi et satisfaire mon petit côté curieux j'avais parlé de son fiancé avant de me rendre sur le balcon. J'observais les étoiles, ne les lâchant pas même lorsque je la questionnais sur sa venue en France.

Je sentis la chaleur de son corps proche de mon bras, sûrement son propre bras qu'elle avait posé sur la rambarde, mais je n'en avais cure, mon regard toujours absorbé par les étoiles. Je savais que je devais en détacher les yeux, avant qu'elle ne fasse le lien entre mon appartenance aux Black de façon plus proche que mon nom de Prewett le voulait, après tout, il était connu que les Black donnaient la plupart du temps des noms d'étoiles à leurs enfants. La preuve, ma mère portait le nom d'une étoile, sa sœur reniée également, seul ma tante Narcissa avait hérité d'un nom tiré d'une fleur. Je n'étais pas le premier Arcturus de ma famille et je ne serais sûrement pas le dernier. « Je devais revenir ici pour affaire  » Avoua Mina et je souris sans même la regarder. Je ne baissais pas les yeux vers elle en lui répondant. « C'est vrai qu'il aime envoyer ses hommes faire la fête. » Je n'avais pas pu m'empêcher de lâcher cette phrase, je voyais mal Mina organisant une réception alors qu'elle avait des affaires familiales à régler. Elle ne devait pas être là depuis très longtemps, d'après moi, alors il était trop tôt pour faire une réception. Un sang-pur mettait d'abord ses affaires à jour, avant de se lancer dans le jeu du plus fort, surtout une femme seule et ayant rompu ses fiançailles. Les affaires réglées auraient été le meilleur moyen de lui donner une légitimité avant d'envoyer des invitations, en laissant courir la rumeur de son retour avant de l'annoncer officiellement. Peut-être étais je en train de penser comme un anglais et que la France avait ses propres façons de faire. De toutes manières, mes mots avaient quittés ma bouche et je ne pouvais plus les ravaler. Je ne lui avais jamais caché ma pensée quand au fait qu'elle était mangemort, je ne serais même pas étonné de voir la marque sur son bras, bien que je pense qu'elle me bloquerait légèrement dans nos relations si je la voyais. Tout à mes pensées, j'avais demandé si elle connaissait bien la femme d'Andrew, même en pensant ses actes, je ne pouvais m'empêcher de penser à ma propre protection, elle me répondit immédiatement. « C’est une amie d’enfance.  » M'annonca Mina.

Une alarme se mit à sonner en moi, Mina ne devait plus parler à cette femme, si elle vendait la mèche sur mes contacts fréquents avec les Lestrange, j'aurais bien des problèmes, surtout si elle avait eu l'audace de lire le courrier d'Andrew, je connaissais assez bien mon cousin pour savoir qu'il était capable de laisser traîner des lettres, c'était bien pour cette raison que je ne signais que de mon nom Prewett et qu'en parlant de mes parents, je restais très évasif. « J’ai côtoyé Julie jusqu’à l’incident qui a tué ma famille ici même. » M'annonça Mina, je m'étonnais un peu qu'elle me parle de choses si intimes, mais j'eus envie de la tirer contre moi à cet instant. Je me retins, elle pourrait mal interpréter mon geste, qui n'aurait été que soutien, je comprenais ce sentiment de perte, bien que je ne sois plus jamais retourné dans la demeure depuis que nous étions partis avec Dora en la faisant brûler. « Après l’incident, je n’eus plus de nouvelles jusqu’à ce soir.  » Finit Mina. Au moins, Julie n'était pas un problème, elle ne pourrait rien apprendre à Mina sur moi, ce qui était déjà une très grande avancée pour moi, Mina commençant à en savoir bien trop sur moi. Je ne la sentais pas mal de ne pas avoir l'amitié de Julie, ça ne semblait rien lui faire, cette femme me ressemblait bien trop pour mon propre bien. Comme moi, elle ne faisait cure de l'attachement qu'elle avait pu avoir pour quelqu'un, elle l'avait dit, si on trahissait sa confiance, elle en oubliait tout le reste. Visiblement, Julie n'était pas une femme à la hauteur pour être proche de Mina, plus maintenant.

« Matthieu Versac, celui que mon père souhaitait que j’épouse avant sa mort, fut le seul à m’aider dans ce moment difficile. Il tua chaque moldu qui avait détruit nos deux familles. Il me soigna dans mes brûlures. Il prit soin de moi comme mon propre frère l’aurait fait. Peut-être aurais-je dû l’honorer en acceptant de l’épouser mais peut-on épouser un homme qui agit comme un grand frère ? » me demanda Mina. Je ne pouvais que lui accorder ce fait, elle n'avait aucun besoin de l'épouser pour l'avoir aidé, il avait choisi de l'aider. Et je n'accordais que peu d'importance aux fiançailles, je n'aurais pas accepté les fiançailles si mes parents avaient eu le désir de m'en imposer. La femme que j'épouserais n'aurait que le droit à quelques mois de fiançailles avant notre mariage, juste le temps de faire les préparatifs, la liste des invités et convaincre ma mère de venir, je la voyais bien me faire des misères pour ne pas venir sous prétexte qu'elle ne me considérait pas réellement comme quelqu'un d'important. « Notre relation est platonique. Comme celle d’un frère et d’une sœur. Aurais-tu le désir, toi, d’épouser et de te donner à ta sœur si tu en avais une ? C’est ce que je ressens. Il eut pourtant l’occasion de le faire. J’ai connu une période à me jouer de lui pour obtenir ce que je voulais. Il aurait pu si facilement profiter de mes faiblesses. Me saisir dans mon jeu, le retourner contre moi. Je n’avais pas la force de lutter pour mes convictions comme aujourd’hui. Je ne doute pas que tu saches toi-même comment mener une vierge à te céder dû à son manque d’expérience sans avoir pour autant à la forcer… Il aurait pu obtenir ce mariage. Il ne l’a jamais fait. Il s’est contenté de vivre cette vie en laissant le temps s’écouler. Alors pour moi, le premier qui a brisé nos fiançailles n’est donc pas moi. » conclut elle et je devais avouer que j'avais imaginé la tête de Dora si j'osais simplement lui proposer une telle idée, ainsi que l'état de mes bijoux de famille dans la seconde suivant cette idée. Mina n'avait pas tort sur une chose, j'arrivais à mener les vierges dans mon lit sans qu'elle n'oppose aucun refus, je ne pus répliquer que déjà elle poursuivait. « Tu sais tout de mes fiançailles. Pitoyable n’est-ce pas ? Seulement cet échec n’est pas le mien et je ne me laisserais pas vivre dans le passé sous prétexte qu’un homme n’a su saisir ce qui lui revenait de droit.  » Je souris à la fin de ses mots, sans la regarder, je pris la parole.

« Sur ton épaule, ce que tu caches est une brûlure. Je conçois que tu ne veuilles l'épouser, tu ne lui dois rien, il a choisi de te venir en aide. » Dis je très calmement sans la regarder, fixant l'étoile Arcturus. « Pour ce qui est de ma sœur, je serais castrer avant même d'avoir eu le temps de finir ma phrase. Bien qu'elle soit ma jumelle est que je pense qu'aucune femme ne me comprendra jamais si bien qu'elle, je ne pourrais même pas m'imaginer la touchant de cette manière. Matthieu semble vraiment ne pas savoir faire valoir ses droits, ce qui prouve que tu mérites mieux comme époux. Une femme telle que toi ne mérite pas de vivre une vie banale. » Dis je en toute sincérité et avec calme, montrant que je savais reconnaître le mérite d'une femme. « Je trouve surtout ce Matthieu pitoyable, après tout, qu'as tu fait dans cette histoire pour rendre ces fiançailles pitoyables ? Je ne peux réellement parler d'une chose telle que des fiançailles, personne n'a jamais pris la peine de nous forcer dans ce genre de chose, ma sœur et moi-même. Je vis ma vie comme je l'entends et on ne me forcera pas à des fiançailles, j'ai démontré que je donnerais une lignée pure à ma famille, c'est tout ce qui leur importe. » Finis je par avouer, laissant couler une nouvelle information sur moi, une information loin de toutes les traditions pures voulant qu'à mon âge, je sois fiancé, même si ma mère avait laissé entendre que si ça ne tenait qu'à elle, si elle m'avait élevé, je serais déjà enchaîné par ce lien qu'on nomme le mariage, ce que je n'allais pas avouer à Mina. Je n'étais pas près de lui avouer avoir grandi loin de mes parents, puisque ça lui donnerait une piste de plus, après les Lestrange, mon lien au Black, surtout si elle faisait le lien avec l'enfermement de mes parents. Avec tout ça, elle découvrirait bien vite quel était ma véritable identité, mon grand secret.

Je ne la regardais toujours pas, en pensant à mon secret, mes yeux avaient dévié sur Bellatrix, cette belle étoile brillant à des années lumières de notre planète. Cette étoile guerrière, ayant été le choix de mon grand-père Cygnus Black pour le prénom de sa fille aînée, ma mère, une véritable guerrière. « Je ne m’enterrerais pas dans un mariage morne, sécurisant et sans passion.  » Annonça Mina ce qui me sortit de mes pensées. Notre conversation tournait trop à l'amitié et cela me faisait réellement peur, elle me parlait de ses attentes pour un mariage. Au fond de moi, la plus grande de mes peurs était qu'elle ne commence à m'aimer plus que les limites de notre jeu. Je ne voulais en aucun cas faire du mal à Mina, mais je ne voulais pas qu'elle pense non plus avoir ses chances avec moi. Le mariage était une institution que je voulais garder loin de moi encore quelques temps. Je m'accorderais peut-être une avance si mes parents venaient à me le demander et même là, je n'en étais pas sûr. Pour moi, le mariage s'était perdre une part de liberté, je tenais trop à ma liberté pour m'y enfermer. Mina posa sa main sur mon bras gauche, je baissais mon regard vers elle. Elle se rapprocha de moi et je sentis une réaction agréable en moi, sans pouvoir l'identifié, elle posa sa main sur ma joue et me dit : « Je suis jeune…  » Tout en parlant, elle décala mon corps pour m'avoir face à elle, je posais mon verre sur le rebord du balcon, la fixant dans les yeux. Je n'aimais déjà pas la tournure des événements, c'était trop, ça semblait presque sentimental, je ne sentais plus la trace du jeu dans ses paroles. « Je n’ai jamais appartenue à personne…  » Poursuivit elle en se rapprochant plus de moi et je retins mon souffle, incapable de ne pas le faire. Je savais que ce n'était ni le lieu, ni le moment de nous laisser emporter dans le désir et la frustration, peut-être plus tard. « Et j’ai envie que tu me rendes vivante…  » Dit elle en se collant complètement à moi et je sentis un frisson plaisant parcourir mon échine, bien qu'il n'était pas que plaisant, mais également anxieux. Ses mains tenant les miennes et ses pouces caressant ma peau n'aidèrent pas à faire passer ce frisson plaisant parcourant mon dos. « Ton bras m’entourer…  » Affirma Mina en posant ma main sur le haut sa hanche. « Ton souffle caresser ma peau…  » Continua-t-elle en approchant son visage du mien et je respirais lentement, ses mots m'atteignaient autant que ses caresses durant notre nuit passée ensemble. « Et tes lèvres saisirent les miennes avec possession.  » Souffla-t-elle contre mes lèvres et je ne pus m'empêcher de sourire à ses mots. « Mais t’appartiens-je seulement pour avoir ce droit qu’aucun autre n’a pu saisir encore ?  » Finit elle en frôlant mes lèvres des siennes, je souris et les mots m'échappèrent en russe. « Comme ça, on voit bien que tu es jeune, tu sembles romantique. »

Je ne pris pas la peine de lui traduire mes mots, si elle comprenait le russe tant mieux pour elle, si ce n'était pas le cas, tant pis, elle n'apprendrait jamais les mots venant de quitter mes lèvres. Sans que je n'ai le temps de réagir, elle se mit à reculer lentement avec un sourire aux lèvres. Elle avait lancé le jeu d'une façon à laquelle je ne m'attendais pas. Cependant, ce n'était pas pour me déplaire, elle voulait que je la rende vivante, que je lui montre qu'une part d'elle m'appartenait. Que j'avais des droits sur elle, je ne m'en priverais pas. Je souris sans bouger, la regardant s'éloigner, je laissais ma victime partir pour mieux lui sauter dessus par après. « Je te montrerais à quel point tu m'appartiens. Tu me céderas ce droit, je te ferais céder en te montrant tout ce qu'il y a de bon et de mauvais en moi, sans pour autant refaire les mêmes erreurs que par notre passé commun. » Annonçais je, laissant savoir que je garderais le contrôle de moi. Je la ferais céder sans user de la force, mais en me montrant moi-même. Je souriais toujours quand elle m'annonça comme un défi : « Attrape-moi…  » Je hochais doucement la tête, signe que j'allais le faire, je n'avais pas parlé à cause de l'arrivée de cet homme. Je ne voulais pas passer pour un possible fiancé de Mina, nous avions notre petit jeu, mais il ne représentait en rien une relation durable entre nous, du moins, rien d'amoureux ou de sentimental. C'était des émotions, des sensations à l'état pure à chacune de nos rencontres et ça n'en restera que là, me dis je. Bien que l'avenir verrait jusqu'où pouvait nous mener ce jeu.

« Nous commencions à nous demander où était Mina Valmont… Je vois qu’un comparse tente de la garder pour lui, nous privant de l’illumination de sa beauté. Je vais cependant devoir vous voler cette jolie créature. Si elle me l’autorise bien entendu. Accepteriez-vous cette danse Miss Valmont ?  » Demanda l'homme et je ne réagis pas, après tout, Mina voulait que je prouve qu'elle m'appartenait, qu'elle parte donc danser avec cet homme avant que je ne lui fasse toute la démonstration qu'elle m'appartient déjà sans le savoir, que nos corps s'appellent et s'attirent inexorablement sans que nous n'en ayons le contrôle. La preuve, son regard était venu trouver les miens, avant qu'elle n'accepte la main tendue. Je les regardais s'éloigner lentement puis j'entrais à mon tour dans la salle où se tenait la réception, je m'approchais de Mélodie, au moins je savais qu'elle ne s'offusquerait pas de mon plan, je m'arrêtais devant elle, lui tendant la main simplement. « M'accorderais tu cette danse, Mélodie ? » M'enquis je et son frère trop protecteur tenta de repousser ma main mais elle la saisit avant et me dit : « Avec plaisir, Arcturus. » Gardant sa main dans la mienne, je la conduisis sur la piste, me trouvant proche de Mina et son cavalier. J'entamais ma danse avec Mélodie, lui expliquant que je la propulserais dans les bras du cavalier de Mina dès que j'en aurais l'occasion pour danser en sa compagnie. « Pourquoi cette fille t'intéresse tant ? Andrew déjà s'est amusé avant en me disant qu'elle te plaisait bien, est ce vrai ? » S'enquit Mélodie. « J'ai rencontré Mina en Angleterre et nous avons disons une relation amicale un peu spéciale, tout est dans la provocation et il est tant de jouer devant la haute société française, chère Mélodie. » Annonçais je. Son cavalier la fit tourner une première fois sur elle-même alors que je dansais avec Mélodie, puis il me laissa une porte ouverte en l'éloignant de lui dans la danse. Je souris à Mélodie, lâchant son corps pour placer une main sur la taille de Mina, l'autre faisant lâcher prise à celle de son cavalier.

Elle se retrouvait donc à danser avec moi, je la collais à moi oubliant tous les sangs-purs présent, elle voulait que je lui prouve qu'elle m'appartenait, j'allais m'y mettre dès maintenant en laissant penser que nous avions des relations bien plus proches que nous ne l'aurions dû elle est moi. Ma main sur sa taille passa dans son dos, pas tout à fait au milieu, mais pas non plus assez bas pour que je me trouve à la naissance de ses fesses. Juste un peu plus bas que je n'en aurais eu le droit, si je voulais respecter les traditions. Je plaçais ma tête près de son oreille et je me mis à murmurer à son oreille. « T'ai je déjà dit que tu étais magnifique ce soir ? » Dis je. Ce qui devait être loin de ce à quoi elle devait s'attendre, mais je n'allais quand même pas tout de suite entrer dans le jeu complètement. Ne venais je pas de lui montrer que personne ne devait la toucher à l'exception de moi durant cette soirée, que si elle voulait une danse, se serait avec moi. J'allais ainsi me montrer possessif envers elle, pour faire penser à tous ces gens que nous étions ensemble et qu'elle n'était plus à prendre. J'allais m'amuser et voir comment elle pouvait bien prendre le fait que m'impose ainsi à elle durant sa réception. « Pour le moment, je te tiens et je compte bien te garder un bon moment. » Soufflais je finalement contre son oreille en continuant à la faire danser en douceur. Je croisais une fois le regard de son premier cavalier, il ne semblait pas bien heureux que je lui eus volé sa cavalière, c'était même tout le contraire. J'affichais juste mon sourire naturel que Mina connaissait bien. Je fis remonter ma main, la posant sous son menton, lui relevant un peu le visage. « Mina, y a-t-il une seule personne ici pouvant te reprocher ton attitude demain ? » M'enquis je doucement en la fixant. Eh oui, il se trouve que j'ai de la considération pour Mina et que je ne veux en aucun cas lui causer de problème. J'avais démontré ce fait en la réveillant lorsque nous étions à Sainte Mangouste, j'avais trop de respect pour elle pour lui attirer des problèmes à cause de notre jeu. Je fixais toujours ses yeux, si nous n'avions pas été dans une pièce pleine de sang-pur, je l'aurais sûrement embrassé, un doux baiser avant de le rendre passionné, mais nous étions là, dans cette pièce et j'avais eu une éducation m'interdisant toutes choses de ce type en public. Je souris à Mina, mais pas du sourire que je pouvais lui donner habituellement, bien de mon sourire tout sang-pur, celui que mon éducation à l'anglaise me permettait en public, un sourire froid. « Je n'ai jamais dansé à une réception de ma vie. » Avouais en la fixant toujours. Je ne savais pas pourquoi je laissais filtrer cette information, mais après tout, elle m'avait dit tant de chose sur elle ce soir. « J'ai même jamais dansé de la sorte, en général, c'est plus sensuel les danses que je partages avec des cavalières. » J'avouais très bas. En dehors de ma sœur, je n'avais jamais accordé de danse à aucune femme sans qu'il n'y ait un petit quelques choses de sensuel dans la danse.

Une fois cette danse terminée, j'emmenais Mina sur le balcon, loin de tous ses invités, nous n'avions pas fini notre conversation d'avant et je comptais bien lui en dire un peu plus. Une fois à l'extérieur, sur le balcon, je la saisis par la taille, emprisonnant ses lèvres dans les miennes avec douceur, je m'éloignais ensuite pour la regarder dans les yeux. « Tu n'as pas un petit vin rouge caché quelques parts ? » M'enquis je doucement. Je devais bien avouer que j'avais envie de boire un verre de vin rouge, mais je n'avais pas eu l'occasion de regarder s'il y en avait dans la salle de réception. J'avais été trop occupé à jouer avec Mina, voilà où ça me menait, j'en étais à lui demander du vin. Enfin, j'espérais qu'elle comprenne que je n'avais pas eu l'occasion d'avoir accès à du vin depuis mon arrivée en France, l'alcool étant banni du manoir Lestrange parce que Julie Lestrange se trouvait enceinte, quel supplice pour moi qui aimait les bons alcools. « Si tu m'en trouves, je pourrais revenir à des choses bien plus sérieuses, j'ai bien peur qu'ici soit la seule fois où j'aurais la possibilité de boire du vin avec une compagne plaisante. » Murmurais je en posant ma main dans son cou avec douceur, la fixant dans les yeux avec mon sourire qu'elle connaît si bien. J'espérais juste qu'elle ne me prendrait pas pour un alcoolique, j'avais juste envie de profiter des avantages de mon passage en France.
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Ven 20 Fév - 20:09
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Glaciers melting in the dead of night
   

Je passais d’un cavalier à l’autre sans avoir vu la magnifique combine d’Arcturus pour me récupérer. Ça ne plut pas à Victor d’autant qu’Arcturus contrairement à lui se permit de poser sa main légèrement plus bas qu’il n’aurait fallu, affirmant sa prise. Son geste était à la limite de l’indécence, de l’interdit et pourtant suffisant pour me faire comprendre qu’il venait rentrer dans ce nouveau jeu. Un de plus... Le message ne fut pourtant pas seulement pour moi. Il se serait sinon contenté d’attendre la fin de ma danse pour m’entrainer dehors. Non, il s’imposa et ce devant tout le monde. Je devais m’estimer heureuse de ne plus avoir de père vivant. Il ne l’aurait pas accepté. N’étais-je seulement pas libre justement ? Sans figure masculine et autoritaire pour me guider, j’agissais selon mes volontés ce qui me rendait après tout bien plus difficile à avoir certainement pour tout prétendant préférant passer par le père plutôt que la fille. Je comptais profiter de cette liberté pour la mener comme je l’entendais. Il plaça alors ses lèvres à mon oreille.

« T'ai je déjà dit que tu étais magnifique ce soir ? » m’avoua-t-il.

Un sourire amusa se dessina sur mes lèvres. Pourquoi me disait-il cela maintenant ? Je l’ignorais complètement. Est-ce par volonté de flatterie ou sincérité ? Il n’avait pas besoin de mentir pour capter mon attention. Il n’avait même pas intérêt à y penser de toute façon. J’étais bien douce, gentille, passionnée mais n’oubliez pas ce dont j’étais capable. Je pourrais très bien l’attacher dans la cave avec une corde ensorcelée pour jouer à un jeu qui lui plairait déjà bien moins que mes lèvres sur les siennes… Je le laissais alors affirmer sa possessivité. Je n’avais aucune vue particulière dans cette réception. Je n’avais pas rompu mes fiançailles de toute façon pour retomber sous le joug d’un homme qui pourrait s’avérer bien moins courtois que Mattieu. Attention tout de même à ce que faisait Arcturus. Je n’étais pas une simple courtisane qui lui avait demandé de trouver l’art d’ouvrir mes cuisses quand le moment serait venu. Quelle différence y avait-il avec mon « attrape-moi… » ? Vous comprendrez plus tard.

« Pour le moment, je te tiens et je compte bien te garder un bon moment. » me souffla-t-il, provoquant un nouveau sourire amusé.

Il me fit danser et je laissais mes mains entrer en contact avec les siennes pour le besoin de la danse sans me soucier de l’impact qu’il avait sur moi. On m’avait appris à ne fixer que mon cavalier quand je dansais. Je ne dérogeais pas à cette règle. Je pus alors constater la colère de Victor. Je la devinais pourtant aisément dans le regard d’Arcturus qui s’en faisait un malin plaisir de lui avoir volé sa cavalière. Il remonta alors mon menton vers lui pour croiser un peu plus mon regard.

« Mina, y a-t-il une seule personne ici pouvant te reprocher ton attitude demain ? » me demanda-t-il pourtant.

Le seul qui aurait pu été mon oncle seulement il avait disparu de ma vie depuis si longtemps que je doutais le voir débarquer tout feu tout flamme à cette fête. Comme je l’avais dit, je n’étais plus sous aucune tutelle masculine. Livrée à moi, mes choix m’appartenaient et je ne serais pas la première femme à me défier de certaines règles pour énerver la gente masculine. Les hommes ont un penchant pour s’exaspérer de ce qu’ils ne peuvent contrôler. J’étais impétueuse et tel un esprit sauvage, je n’allais pas me plier sous prétexte de faire plaisir à des hommes. Je ne comptais pas non plus marquer les esprits mais simplement être moi. Ça pouvait déplaire mais aussi attiser. Je savais pourtant me tenir et si Arcturus allait trop loin, je n’aurais aucune crainte de lui rappeler même si ça ne lui plaisait pas.

« Je saurais vous freiner si vous dépasser les limites Monsieur Prewett. » dis-je avec un sourire sur le visage. « Je te remercie cependant de ta considération. » finis-je de dire sincèrement.

Il me rendit un sourire différent de ceux dont j’avais l’habitude. Il était froid… M’en offusquai-je ? Non. C’était une façon tout à fait anglaise que j’avais déjà croisé lors de réception. Cet homme me sidérait pourtant. Ses origines n’étaient pas anodines. Français… Russe… Anglais… Il était né sur le sol anglais. J’en avais la certitude. Il ne me parlait pourtant jamais de sa famille. Je savais seulement qu’il avait une sœur. Il semblait poser comme un voile sur sa famille. J’avais du mal à comprendre pourquoi. Je vois voyais pas en quoi appartenir aux Prewett était dérangeant pour un homme. J’eus un moment de réflexion. Arcturus… Arcturus… Arcturus… J’avais déjà entendu ce nom quelque part avant lui. C’était quoi le nom de cet homme déjà ? Arcturus Black. Pas de doute. J’étais maintenant presque sûre, si j’avais eu un doute au début, qu’il ait une liaison avec les Black. Un certain Ignatius Black ne s’était pas marié avec une Lucretia Black ? Etait-il un descendant de ce très célèbres Phinéas Black comme tout sang pur, même en France, a pu en entendre parler ? Je commençais à me demander s’il n’était pas le fils d’Ignatius Prewett lui-même. Une chose me dérangeait pourtant. Je ne comprenais pas son lien avec les Lestranges… J’avais beau retourner la situation dans tous les sens, il devait me manquer des éléments. Comment un Prewett pouvait-il être aussi étroitement lié aux Lestranges ?

« Je n'ai jamais dansé à une réception de ma vie. » m’avoua-t-il en me sortant de mes questionnements.

Je venais de reporter mon regard vers lui. Je n’étais pas sûre de ne pas avoir manqué une partie de la conversation, prise dans mes pensées lors de cette danse. Je fis pourtant comme si de rien était, l’écoutant simplement et cessant un instant de me torturer l’esprit pour des questions sur ses origines.

« J'ai même jamais dansé de la sorte, en général, c'est plus sensuel les danses que je partage avec des cavalières. » me dit-il tout pas.

Il m’arracha un léger sourire. Pourquoi n’étais-je pas étonnée ? Pour ma part ce n’était pas la première danse « douce ». Pour ce qui était de celles dont il parlait par contre, je ne pouvais avouer les connaitre. J’étais bien curieuse de savoir les codes d’une danse plus sensuelle. La danse se termina alors et il m’entraina sur le balcon de nouveau. Une fois reculés des autres, il me prit par surprise en m’attrapant par la taille. Ses lèvres capturèrent les miens dans un baiser doux. Il s’éloigna par la suite. Je le regardais avec curiosité. Qu’avais-t-il en tête ?

« Tu n'as pas un petit vin rouge caché quelques parts ? » me demanda-t-il me prenant au dépourvu. « Si tu m'en trouves, je pourrais revenir à des choses bien plus sérieuses, j'ai bien peur qu'ici soit la seule fois où j'aurais la possibilité de boire du vin avec une compagne plaisante. » me murmura-t-il en posant sa main dans mon cou avec ce sourire caractéristique.

« Nous en avons dans la cave. Il va falloir retraverser la salle de réception pour aller en chercher. Tu m’accompagnes ? » lui proposais-je.

J’aurais pu le demander à un elfe de maison seulement l’idée de m’isoler avec lui dans la cave avait quelque chose de bien trop dangereux – et pas seulement pour moi, je puis vous l’assurer… - pour laisser filer cette occasion. Je lui fis alors signe de me suivre. Nous rentrons de nouveau dans la salle de réception. Ayant emboitée le pas, il me suivait simplement comme deux personnes normales qui ne venaient certainement pas de s’être embrasser sur le balcon. Ce que je ne m’attendis pas c’est d’être arrêtée sur mon chemin par le seul homme que je n’aurais jamais voulu revoir de ma vie.

« Je vois que ma nièce a su recevoir nos convives avec un goût certain… » me dit mon oncle en avançant.

J’eus le réflexe de reculer, mon dos heurtant le torse d’Arcturus sur l’instant. Mon cœur s’accéléra. Je n’ai jamais eu peur de personne, sauf deux hommes. Mon père était le premier, le second était en face de moi. Mon oncle fut accueilli par le chef de famille des Beauharnais qui se réjouit de sa présence. Je sus déjà les complications qu’allait poser sa présence. Ma liberté venait de se clore…

« Comment… » demandais-je presque interloquée.

« Allons Mina, Vous ne venez pas souhaiter un bon retour à votre oncle ? » me dit-il de façon enchanté.

Rien ne laissait paraitre la brutalité ou la force de cet homme seulement tout mon être était en tension. Arcturus devait le sentir tout contre lui, le prévenant de la dangerosité de cet homme pour mon être. François Valmont était un homme qu’il ne fallait pas contrarier. Je m’avançais alors sous le silence de tout le monde. Seuls les violons raisonnaient dans la pièce. Sans que je ne voie Victor fixer Arcturus d’un sourire arrogant d’un air de dire « Ton jeu avec elle s’arrête là. » Une fois présente, je me baissais dans une révérence. Il s’avança alors pour prendre ma main et me redresser. Il m’afficha un sourire bienveillant et m’embrassa les joues à la française non sans me glisser à l’oreille :

« Je vois que Bryan Levinson n’avait tort sur aucun point. » me glaça-t-il le sang.

Ce rat puant… Il m’avait vendu. Comment ? Je l’ignorais. Je le croyais mort. J’étais loin de me douter avoir été surveillé par les hommes de mon oncle depuis l’incendie. Il n’était jamais intervenu jusque-là mais mon oncle n’était pas un homme patient et je réalisais l’erreur que j’avais faite de ne pas emmener Matthieu avec moi. Je venais de lui ouvrir un champ libre. Il s’écarta alors de moi en gardant très fermement ma main dans la sienne. D’un nouveau sourire bienveillant que je savais faux, je dus me contraindre à ne pas bouger. Je n’avais jamais semblé si sage… Je n’étais cependant pas au point de baisser les yeux quand il reporta son regard sur moi. Je savais qu’il m’y intima mais je m’y refusais. Ça aussi j’allais le regretter.

« Je suis heureux de vous retrouver, mes chers amis, après une aussi longue absence pour affaire en Amérique. Je constate cependant à mon retour que ma nièce n’est pas mariée. Je suppose donc que vos fiançailles, ma chère nièce, son caduc ? Qu’en pensez-vous ? » m’intima-t-il de répondre.

Je fis oui de la tête, méfiante tout de même. Mon oncle ne faisait jamais rien au hasard.

« Bien. » dit-il avec un regard qui ne m’indiquait rien de bon. « Profitons ainsi de cette soirée mes amis et de notre séjour en France. » dit-il à tout le monde.

Chacun alors retourna à ses occupations. Je m’attendais à ce que mon oncle aille lui-même dans l’assemblée pour discuter mais il attrapa mon poignet un peu trop brutalement pour m’attirer à lui cependant doucement pour garder certaines apparences.

« Cette soirée est en l’honneur de votre passage en France mais ce soir nous avons à discuter tous les deux. » me dit-il durement. « En attendant, je vous laisse profiter de cette soirée. » me lâcha-t-il finalement.

Il ne dit rien de plus. J’avais mal au poignet. Je me le frottais. Julie me regarda un instant et je lui offrais un sourire qui se voulait rassurant. Julie savait pourtant qui était François Valmont. Elle avait toutes les raisons de craindre pour moi. Nous connaissions toutes les deux mon oncle et les rumeurs qui en couraient. Sa première femme était morte. On raconte qu’elle est morte dans un accident de potions. Jamais personne n’a pu l’incriminé or la potion était la spécialité des Valmont. Il me glaçait assez le sang pour me méfier. Il me laissa pourtant contre toute attente évoluer maintenant à ma guise. Je ne doutais cependant pas, sous ses airs de gentleman, qu’il me faudrait être prudente et ne dormir que d’un œil cette nuit. J’espérais que le maximum de convives reste dormir sur les lieux. Moins je serais seule avec cet homme mieux je me porterais. Je ne craignais pas la mort, oh non, je craignais bien pire… Il s’approcha alors pour saluer plusieurs hommes. Je le vis venir finalement en direction d’Arcturus.

« Arcturus Phinéas… Prewett ? » dit-il d’un lourd sourire inattendu. « Je suis enchanté de rencontrer l’unique héritier d’une femme aussi remarquable… » souligna-t-il avec un ton bienveillant avant de se désintéresser de lui.

Mon oncle paraissait charmant mais ça cachait quelque chose selon moi… Je le connaissais assez. Mon oncle savait une chose que j’ignorais. Comment ? Allait savoir, mon oncle était un homme puissant et influent déjà avant de partir. Il connaissait les Lestranges. Je vis l’époux de Julie regarder mon oncle avec méfiance. La situation devenait dangereuse pour lui pour je sais quelle raison. Je pouvais pourtant le sentir. Ce domaine était cependant un magnifique piège que j’avais moi-même exploité sans le vouloir. Pour éviter tout danger par une apparition rapide dans les lieux, le domaine était protégé de tout transplanage inopportun. Lui comme moi étions alors piégé. Il y avait cependant une issue de secours dans ce domaine que n’avait pu soupçonner mon oncle malgré ses dispositions, je ne doutais une seconde, pour faire en sorte que je ne m’échappe pas de ses griffes. Mais ça, seule moi en avait connaissance…

Au vue de la situation, j’avais un sérieux besoin de prendre un verre. Je me dirigeais alors vers le comptoir pour en prendre un. Merci à mon oncle d’avoir refroidi certains aspects de la soirée. Seulement je n’avais pas dit mon dernier mot. Buvant mon verre, je le reposais pour me diriger vers Arcturus d’un pas déterminé. Je posais alors ma main sur la sienne :

« Fais-moi danser. » lui dis-je d’un ton net.

Serait-ce un ordre ? Je savais qu’il n’aimerait pas cela et que le provoquer pourrait risquer de refaire sortir une partie de lui plus sombre, seulement c’était pile ce que j’avais besoin en cet instant précis et j’espérais compter sur lui pour avoir une prise ferme et dominante en retour. Ne m’avait-il pas fait comprendre avant qu’il serait le seul à danser avec moi et qu’aucun autre ne pourrait avoir ce droit ? Le rythme des violons était plus rapide et vif. Je pressentais une danse différente de la douceur dont il avait été capable précédemment. Je lui glissais cependant à l’oreille :

« Après, si tu le désires, je te montrerai la cave si tu sais déjouer l’attention de mon oncle… » murmurais-je déjà moins sèchement.

Une danse contre un peu de vin. N’est-ce pas là un marché équitable ?



crackle bones
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Sam 21 Fév - 16:17
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Pendant notre danse, Mina m'avait assuré n'avoir personne pouvant lui reprocher ses actes dans le futur tout en me mettant en garde sur mes propres actes, me rappelant qu'elle est capable de me rappeler les limites à ne pas franchir. Nous étions pourtant sortit sur le balcon, j'avais échangé ce baiser avec elle et lui avait demandé du vin à quoi elle me répondit : « Nous en avons dans la cave. Il va falloir retraverser la salle de réception pour aller en chercher. Tu m’accompagnes ?  » Je lui emboîtais le pas sans un mot, nous étions à peine entrer dans la salle de réception qu'elle s'arrêta face à un homme qui prit la parole. « Je vois que ma nièce a su recevoir nos convives avec un goût certain…  » Mina recula lorsqu'il s'avança vers elle, venant heurter mon torse. Je fus tenté de poser mes mains sur sa taille mais le mot nièce m'en empêcha. S'il était bien son oncle, il n'apprécierait que peu que je touche sa nièce ainsi. « Comment…  » Dit Mina choquée, visiblement elle n'était pas au courant de sa présence, elle ne m'avait donc pas menti avant en disant que personne ne lui reprocherait notre proximité. « Allons Mina, Vous ne venez pas souhaiter un bon retour à votre oncle ?  » S'enquit son oncle et je n'aimais pas son ton, surtout que la tension de Mina, je pouvais la sentir.

Je vis Mina avancé mais je sentais qu'elle ne le faisait que par respect, le silence était lourd dans la pièce en cet instant, seul les violons jouaient encore. Je croisais le regard du cavalier à qui j'avais volé Mina tout à l'heure. Ses yeux me dirent que je devais tirer un trait sur mes agissements avec Mina, il en semblait même enjoué. Je retournais mon regard vers mon cousin, il m'adressa un regard me disant de faire attention à cet homme. Au moins, je savais que je devais m'en méfier, même si je l'avais compris à la tension de Mina, son oncle était en train de l'embrasser sur les deux joues, une tradition française que je ne connaissais que trop bien, puisque j'avais bien vécu en France et pratiquer cette tradition. Je vis cet homme murmurer à l'oreille de Mina, sans entendre ce qu'il pouvait bien lui dire. Mina ne s'éloigna pas de lui pourtant, puis je remarquais la main de son oncle tenant la sienne. Leurs yeux étaient fixés l'un à l'autre, je pouvais bien voir que ce n'était pas forcément pour plaire à son oncle, une femme ne devait pas maintenir le contact visuel alors que le regard en face lui intimait de baisser les yeux. « Je suis heureux de vous retrouver, mes chers amis, après une aussi longue absence pour affaire en Amérique. Je constate cependant à mon retour que ma nièce n’est pas mariée. Je suppose donc que vos fiançailles, ma chère nièce, son caduc ? Qu’en pensez-vous ?  » Lui demanda son oncle et Mina hocha simplement la tête. Je ne l'avais jamais vu si soumise et cette soumission de sa part était presque improbable à mes yeux. « Bien.  » Dit il et il poursuivit. « Profitons ainsi de cette soirée mes amis et de notre séjour en France.  » Tout le monde retourna à ses occupations à ces mots, bien que je reste là sans bouger, je me méfiais de cet homme.

J'eus envie de m'avancer quand je le vis attraper le poignet de Mina, ça n'avait rien de doux, je le voyais, j'avais déjà eu cette poigne. Il l'amena vers lui en douceur, je commençais à bouger un pied pour avancer vers eux, le jeu n'était pas fini, même s'il y avait un petit imprévu dans cette soirée, nous n'allions pas en rester là. Son oncle lâcha finalement la main de Mina, je ne m'approchais pas d'elle, j'attendais qu'il soit assez loin pour lui demander comment elle se sentait. Je le vis saluer plusieurs hommes avant de s'approcher de moi. « Arcturus Phinéas… Prewett ?  » Me dit cet homme avec un sourire trop bienveillant à mon goût, surtout qu'il avait laissé bien trop de temps entre le Phinéas et le Prewett. De plus, il était rare que quelqu'un connaisse mon second prénom, je ne le donnais que rarement pour ne pas trop mettre en avant mes liens avec les Black. J'avais pris sa main tendue et il ajouta : « Je suis enchanté de rencontrer l’unique héritier d’une femme aussi remarquable…  » Dit il avant de tenter de s'éloigner de moi, mais je le retins une seconde pour lui glisser. « Parlez encore une fois de ma mère et je vous montrerais que je suis le digne fils de mes parents ! » Je crachais dans un murmure avant de le laisser s'éloigner. Au moins, je savais qu'avec cet homme, mon secret était très en danger, personne n'aurait dit d'Ursula Prewett quelle était une femme remarquable, puisqu'elle fréquentait plus ses dragons que les humains, je savais qu'en parlant de femme remarquable, il faisait référence à ma mère, Bellatrix Lestrange. J'étais en danger et s'il venait à en parler à sa nièce, je ne le serais que plus. Je n'étais pas préparer à ce qu'elle l'apprenne, à lui parler de mes parents. J'espérais que cet homme avait assez de jugeote pour comprendre que d'en parler à sa nièce ne serait pas du tout une bonne idée. Je lançais un regard à mes deux cousins éloignés, quand nos regards se croisèrent, ils n'eurent qu'un hochement de tête. Si l'oncle de Mina venait à dire quoi que ce soit sur moi, surtout sur ma véritable identité, il verrait que même si nous étions de la famille éloignée, les liens du sang des Lestrange étaient forts et nous nous montrerions unis pour protéger notre famille.

Je regardais le dos de cet homme en train de s'éloigner de moi, parlant avec plusieurs convives, mon plus jeunes cousins, Nathan le suivait de près, restant à porté de ses paroles, sans pour autant être trop proche. Pour protéger nos secrets, nous étions prêts à mettre notre vie en danger, je ne doutais pas que c'était exactement ce que Nathan était en train de faire. Au moins, j'étais certains de pouvoir compter sur Andrew, Nathan et leurs parents pour protéger mes arrières durant cette soirée, mais en rentrant, il me faudrait avoir une conversation sérieuse sur cette soirée avec mes parents et ma sœur, du moins, si mes parents daignaient m'accorder un peu de leur temps pour écouter ce que j'avais à leur dire. Je ne doutais pas que pour la protection de notre secret, ils prendraient bien ce temps, si nous venions à être révélés Dora et moi, l'un de nous au moins, sûrement moi, serait forcé de devenir un mangemort, je ne doutais pas que leur Maître ne laisserait pas passer l'occasion d'avoir un, voir même deux Lestrange de plus dans ses rangs. Je fus surpris de la main qui se posa sur la mienne, je tournais la tête et vis Mina, je lui accordais un tout petit sourire en coin, mais mon regard retourna vers son oncle. « Fais-moi danser.  » M'ordonna Mina et je ne pus m'empêcher d'attraper sa main avec force. Je n'aimais déjà pas qu'on m'ordonne des choses, mais la remarque de son oncle avait mis mes nerfs à vif, j'étais en danger tout autant que Mina se sentait en danger. Il me mettait en danger vis-à-vis de l'ensemble de ma vie, mais également de Mina. Je devais avouer qu'au fond de moi, j'avais peur de sa réaction au moment où elle apprendrait la vérité, mes parents n'étant pas forcément les personnes les plus appréciés du monde sorcier, bien qu'étant très connus. « Après, si tu le désires, je te montrerai la cave si tu sais déjouer l’attention de mon oncle…  » M'annonça-t-elle avec plus de douceur dans la voix.

Je la menais sur la piste de danse, c'était une danse plus classique et plus rapide que la précédente. Je la faisais danser, bien que mon regard parte à plusieurs reprises vers ton oncle et je finis par laisser mes pensées m'échapper en anglais. « Je ne laisserais pas ton oncle être un danger pour ma vie éternellement. » Je venais malgré moi de laisser filtrer l'information qu'elle devait avoir compris qu'il en savait trop sur mes propres secrets. Je la fis danser longuement, ce rythme rapide me permettant de dégager un peu de la violence née en moi. Lorsque la danse se finit, Andrew qui dansait avec sa femme s'approcha de moi et se pencha à mon oreille. « Julie m'a parlé plus en détails de François Valmont, il n'est pas clair. Que t'a-t-il dit pour que tu nous demandes cela ? » Me murmura mon cousin et j'étais conscient que Mina autant que Julie pouvait suivre notre conversation. « Il m'a parlé de Mère » Avouais je avant de m'éloigner. Si Mina venait à poser des questions, je lui dirais simplement que le temps n'était pas venue pour que je lui parle de ma mère. Après tout, je n'en avais pas dit trop, je n'avais donné aucun indice sur mes parents. Je lui souris doucement en l'emmenant loin de son oncle dans la nouvelle danse, je me rapprochais également de la porte de la salle de réception, je me penchais ensuite à son oreille. « Qu'y a-t-il entre ton oncle et toi pour que tu le craignes tant ? » M'enquis je en arrêtant de danser, bien que je la tirais proche de moi, afin que son oncle ne pense pas à s'approcher si l'idée lui traversait l'esprit. Au pire des cas, nous reprendrions la danse tous les deux. Même s'il voulait me retirer Mina des bras par la force, je ne la lâcherais pas, cet homme avait touché une corde sensible chez moi et cette corde sensible, il ne devait pas la transmettre à sa nièce. Pour que ce fait n'arrive pas ce soir, je n'allais pas lâcher Mina une seconde, laissant ainsi l'occasion à notre jeu de se poursuivre.

Je regardais les convives danser un instant, ainsi que les groupes parlant en buvant calmement leur verre, je remarquais seulement à ce moment que François Valmont semblait avoir une conversation très sérieuse avec Nathan, mais aussi et surtout l'arrivée d'Andrew pour venir en soutient à son frère. Je sentais que la situation était lentement mais sûrement en train de tourner au vinaigre entre Monsieur Valmont et les Lestrange. Je lançais un regard aux parents de mes cousins éloignés, ils n'étaient qu'à quelques mètres de moi, ils arrivèrent rapidement et je lâchais Mina, ne gardant en ma possession que son bras. Je baissais les yeux à leur arrivée devant moi, le père de mes cousins, Robert Lestrange se racla la gorge, un ordre clair pour que je remonte la tête vers lui. « Nous n'accepterons pas que nos fils se fassent mauvaises réputations en France par ta faute. Ne les mêles pas à tes problèmes, Arcturus Phinéas Prewett. » M'annonça sèchement le père de mes cousins éloignés et je hochais la tête d'abord silencieusement avant de dire : « Bien, Monsieur Lestrange. Je vais m'occuper de ceci immédiatement ! » Assurais je avant de me tourner vers Mina. « Attends moi ici, je dois avoir une conversation avec ton oncle. » Mes paroles pouvaient ressembler à un ordre, mais je savais que si elle décidait de me suivre, elle le ferait.

Je me déplaçais dans la pièce, retrouvant Andrew, Nathan, Julie et François Valmont. Je fis signe aux deux membres de ma famille de s'éloigner, ils semblèrent le comprendre quand je fis passer mon regard d'eux à leurs parents. Je me postais face à cet homme, largement mon aîné, mais je n'avais aucune peur de mes aînés, je leur montrais le respect que je leur devais, sans pour autant me plier à leur volonté. « Je ne sais d'où vous avez pu avoir de telles informations sur ma personne, mais je saurais ne pas oublier votre nom pour vous tuer si ça venait à se faire savoir, que ce soit en France ou ailleurs ! » Déclarais je en fixant cet homme dans les yeux. Tout en parlant, j'étais prêt à sortir ma baguette en cas de besoin, je ne défendais que ma vie, il réagirait comme il le voudrait mais je tiendrais paroles, il mourrait si on venait à découvrir mon secret. Si mon secret en venait à être complètement dévoilé dans le monde sorcier. J'étais conscient que si un seul pays apprenait la vérité, le reste du monde ne tarderait pas à tout apprendre sur moi. Pourtant ce n'était pas que vers moi que l'inquiétude de voir dévoilé mon secret était tourné, mais surtout sur Dora, je ne me pardonnerais jamais si j'étais la cause de la perte de notre secret. Au fond, j'avais aussi peur de la réaction du Seigneur des Ténèbres s'il apprenait que mes parents lui avaient cachés la naissance de leurs enfants. Je fixais toujours cet homme, j'en oubliais presque Mina, bien que dans ma tête, cet homme était l'oncle de Mina et rien de plus. « Pourquoi avoir cherché à en savoir tant sur moi ? » M'enquis je finalement sans le quitter des yeux.
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Sam 21 Fév - 17:56
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Glaciers melting in the dead of night
   

Je savais que la présence de mon oncle n’allait pas arranger mes affaires. J’étais loin de me douter cependant de ses plans ni son allégeance personnel pour le seigneur des ténèbres. Tout n’était que complot de toutes façons entre grande famille et malheureusement je ne voyais pas celui qui se dessinait sous mes yeux. Objet de convoitise aux yeux de mon oncle, je n’étais que l’obstacle entre la fortune de son frère et lui. Le danger n’avait donc jamais été aussi réel. Je n’allais cependant pas me laisser faire. Je n’étais pas d’une personnalité à pleurer sur mon sort. Je préférais réfléchir à tous les choix qui s’offraient à moi et contre-attaquer. Est-ce alors une bonne idée d’avoir ordonner à Arcturus de me faire danser ? Mon intention n’était pas de faire sortir mon oncle de ses gonds mais simplement lui signaler mes choix. Il venait de précipiter certaines de mes décisions. Je laissais alors Arcturus attraper ma main avec force. Il me mena alors sur la piste de danse. Ses mouvements, sa façon de me conduire, tout était déjà bien moins doux. Je le sentais en tension. Je ne pouvais pas dire être calme moi-même.

« Je ne laisserais pas ton oncle être un danger pour ma vie éternellement. » me prévint-il.

Je découvrais un allié potentiel face à mon oncle si le danger devenait trop grand. A travers mon regard, il savait qu’il pouvait compter sur moi. Qu’il soit mon oncle ne voulait pas dire qu’il pouvait avoir tous les droits sur moi-même si la société l’en autorisait. Nous étions tous les deux assez débrouillard pour trouver un entendement et le tuer si c’était nécessaire. Je ne serais pas à mon premier coup. En serais-je pourtant capable si le moment arrivait ? Aurais-je le cran malgré mes colères de me dresser devant lui et le tuer avec froideur ? Là restait la question. Je ne voulais lui laisser de l’emprise sur moi mais il me faisait peur… Je ne pouvais que me rappeler ce passé où il était encore en France et où j’étais une jeune demoiselle. Qu’avait-il fait pour me rendre ainsi ? C’est exactement la question que se posera Arcturus.

L’ami d’Arcturus se rapprocha de nous avec Julie. Nous pûmes alors assister toutes les deux à la conversation. En quoi la mère d’Arcturus avait à faire dans cette affaire ? Mon oncle le savait, j’en étais persuadée. Or je ne voyais pas ce qu’il y avait de dangereux pour lui autour de tout ça. En même temps, j’étais loin de m’imaginer que ces parents adoptifs n’étaient pas les vrais. Je me doutais que son secret tournait autour de sa famille et maintenant de sa mère mais… En fait si. Je commençais à douter… Et si la mère d’Arcturus n’était pas sa mère ? Et s’il avait été adopté ? Tant de questions qui me traversèrent finalement l’esprit alors que je regardais Julie curieuse de savoir si elle savait. Et si Arcturus était plus proche des Lestranges et non des Black que je n’aurais pu le penser ? Ce secret commençait sérieusement à me rendre curieuse… J’allais lui demander mais il me devança :

« Qu'y a-t-il entre ton oncle et toi pour que tu le craignes tant ? » me demanda-t-il.

Mon silence fut lourd de sous-entendu. Je n’avais pas envie de répondre ce qui me força à ne rien lui demander sur sa propre mère. Je ne pouvais me permettre d’être trop curieuse si moi-même je n’étais pas prête d’en parler ? Il ne fallait de toute façon pas être idiot pour comprendre le danger que peut représenter mon oncle pour moi. Je craignais qu’il cherche à obtenir la fortune de mon père. Son empire n’en serait que valoriser. Avec cette fortune il pourrait devenir plus influent que les Beauharnais. Je n’étais pas sûre de vouloir dormir dans ce manoir cette nuit… Je craignais qu’une fois tout le monde partit ça se passe mal pour mon matricule. N’avait-il pas dit vouloir me parler une fois cette fête terminée ? Je n’étais pas sûre de vouloir lui en laisser l’occasion.

Il avait cessé cette danse. Je n’étais de toute façon plus d’humeur à danser. Je n’étais cependant pas sûre de vouloir m’écarter d’Arcturus. J’étais forte. J’étais capable de bien des choses mais mon oncle me terrifiait. Je ne me sentais en sécurité que près d’Arcturus. Il était le seul en qui j’avais confiance à cette soirée. Je voyais alors Lestrange père approcher. Arcturus me lâcha, tenant pourtant encore mon bras. Je ne comprenais pas cette « peur » de me voir m’échapper. Le seul endroit pour l’instant, que je ne risquais pas de quitter c’était bien là où il était.

« Nous n'accepterons pas que nos fils se fassent mauvaises réputations en France par ta faute. Ne les mêle pas à tes problèmes, Arcturus Phinéas Prewett. » prévint Monsieur Lestrange à Arcturus.

« Bien, Monsieur Lestrange. Je vais m'occuper de ceci immédiatement ! » assura-t-il avant de se tourner vers moi : « Attends-moi ici, je dois avoir une conversation avec ton oncle. » dit-il avant de me quitter.

Monsieur Lestrange me regarda alors un instant. Je sentis son regard peser sur moi. Par respect, je ne relevais pas le regard. Il me laissa alors seule. Victor s’approcha de moi par derrière pour venir me surprendre. Il se posa alors à mes côtés pour assister à la scène qu’offrait Arcturus et mon oncle. Je ne pouvais entendre ce qu’ils se disaient de là et Victor ne m’aida pas :

« Un anglais ne devrait pas avoir à attirer votre attention Mina… » me dit-il d’emblée. « Je suis heureux de voir votre oncle de retour. Il saura mieux vous guider. N’y voyez pas un affront, mais une héritière livrée à elle-même dans la fosse au lion ne peut finir que d’une façon. » me dit-il sérieusement.

« Et comment finit une telle femme selon votre avis ? » dis-je avec défiance.

« Comme une maîtresse, une fille de joie, un objet… Abandonnée après avoir servi un homme, gâchant toute ses chances d’intéresser un autre par la suite. Après tout qui voudrait d’une femme déjà touchée. » me dit-il avec arrogance.

Je n’aimais pas son nouveau ton envers moi. Mon oncle présent, il semblait moins se donner la peine de paraitre gentilhomme. Comme si savoir la présence de mon oncle suffisait à le conforter dans ses espoirs d’avoir un mariage arrangé et d’obtenir ma fortune. Un sourire se dessina sur mes lèvres sans que je ne quitte pourtant Arcturus et mon oncle des yeux :

« A votre avis… Que penserez mon oncle s’il apprenait que vous venez de comparer sa nièce à une fille de joie… » lui dis-je de façon cinglante. « Je vous prierai de mesurer vos propos et de retrouver rapidement vos courtoisies où la présence de mon oncle ne m’empêchera pas de faire en sorte que vous ne puissiez plus envisager de procréer. Suis-je bien claire ? » lui demandais-je finalement avec un faux sourire.

Ma relation avec Arcturus, aussi étrange et peut-être déplacée pouvait-elle être parfois, n’appartenait qu’à lui et à moi. Je ne permettrais cependant pas ce jeune prétentieux d’oser me dénigrer ainsi sans représailles. J’avais déjà émasculé un homme. Je n’hésiterai pas à le refaire pour un mot de trop. Mon regard en cet instant était tout sauf innocent et il dut le sentir à voir la façon dont il se décala d’un pas par mesure préventive. Les hommes de France n’avaient pas l’habitude de fréquenter mes manières et menaces contrairement aux anglais et surtout aux mangemorts. Or s’il fallait que je donne le même exemple qu’en Angleterre à mon arrivée pour avoir la certitude de ne pas être traitée pour une petite chose faible et malléable, je le ferais. Je pouvais être un ange, docile, mignonne mais n’oubliez pas le monstre derrière…

Je vis alors de loin les choses s’envenimer. Je quittais alors Victor sans aucune considération pour marcher vivement vers les deux hommes. M’interposant malignement entre eux sans pour autant avoir la folie de me mettre entre ces deux-là. Je savais ne pas avoir obéi à Arcturus mais ce fut plus fort que moi. Quand est-ce que j’arriverais à obéir à cet homme ? Pas dans ce moment en tout cas. Je le sentais en danger et par simple réflexe, je n’avais donc pas hésité à désobéir. Ainsi posée à côté d’Arcturus, mon visage était pourtant vers celui de mon oncle. Je posais alors ma main par simple réflexe dans celle d’Arcturus pour tenter de l’apaiser. J’ignorais si ça fonctionnerait mais j’espérais bien sur cette légère caresse que je prenais le risque de lui offrir. Cela n’échappa pas à mon oncle même si je ne m’en rendis pas compte. Il reporta son regard sur moi.

« Mon cher oncle ! Vous avez pu faire la connaissance d’Arcturus Prewett précédemment. Saviez-vous que cet homme était étudiant londonien ? » dis-je avec un magnifique sourire.

« J’ai cru l’entendre… » dit-il méfiant.

« Arcturus est en visite auprès de la famille Lestrange pour un temps et je souhaiterai lui faire goûter un de nos meilleurs vins comme bon hôte que nous avons toujours été. Puis-je donc vous l’emprunter un instant ? » lui demandais-je dans la plus grande innocence.

Mon oncle me toisa un instant. Je gardais la tête haute et le courage à deux mains pour ne pas lâcher ce sourire des lèvres. Il finit par céder. Je fus soulagée et commença à entrainer Arcturus avec moi. Il interpella cependant Arcturus. Nous arrêtant un instant pour nous tourner face à lui alors que ma main tenait la sienne pour l’entrainer, il dit :

« J’espère pouvoir compter sur vous pour appliquer le protocole de certaines traditions bien évidemment… Nous n’en serons que de bons amis. » dit mon oncle en appuyant son regard sur moi.

Ça sonnait encore comme une menace. Mon oncle savait une chose sur Arcturus et il s’en servait pour le tenir. Il le mettait en garde. Mon oncle ne dévoilerait rien de ce qu’il savait à condition qu’Arcturus lui cède le droit qu’il semblait doucement prendre sur moi. Mon oncle était malin. Il avait compris qu’Arcturus n’était pas un simple invité de passage. Je sentais un désir chez lui de reprendre le contrôle sur ma vie et sur mon être. Avais-je au moins mon mot à dire dans cette histoire ? J’allais parler mais son regard m’en interdit. Ce qu’il dégageait n’indiquait rien de bon. Je vis alors passer une lueur dangereuse dans son regard. Une lueur bien plus effrayante que celle que pouvait avoir le seigneur des ténèbres pour moi Il serrait ses gants de gentleman entre ses mains comme il avait pu serrer mon poignet avant, comme il pourrait le faire plus tard quand il me tiendrait enfin seul quand il n’y aurait plus aucune personne pour voir ses manières de dresser une femme… Je tirais sur le bras d’Arcturus pour m’écarter de lui au maximum. J’avais besoin de sortir de cette réception. J’entrainais alors Arcturus avec moi. Arrivant dans le couloir, je reprenais enfin mon souffle sans même avoir fait attention de l’avoir coupé un seul instant. Je souriais cependant à Arcturus pour cacher mes craintes. Je ne voulais pas qu’il me voit aussi faible. Faisant comme si rien ne s’était passé, je lui dis alors :

« Allons chercher ta bouteille de vin. » l’invitais-je à me suivre en anglais sans m'être rendue compte d'avoir changé de langue.

J’allais alors par une porte dans le couloir pour descendre un escalier à colimaçon en l’entrainant avec moi. Plus je m’écarterais de cet homme, mieux je me sentirais. Nous arrivions au sous-sol. Il était immense pour recouvrir tout le domaine, se divisant en plusieurs caves selon les années et le type de vin. Je l’entrainais dans ces pièces, lui faisant franchir allée après allée, porte après porte. J’arrivais à celle la plus reculée dans un silence. Faisant comme s’il ne s’était rien passé d’anormal, j’allais vers une vitrine pour en sortir une très bonne bouteille.

« Et voilà. » lui dis-je en lui tendant.

J’allais alors vers un immense tonneau dans le mur aménagé en armoire pour ranger de quoi déguster le vin. Je sortis un tir bouchon tout comme deux verres que je posais sur un autre tonneau bien plus petit qui servait à poser justement nos verres. En effectuant chacun de ces gestes, j’avais eu le temps de calmer mon souffle et les battements peu rassurés de mon cœur.

« Je te laisse l’ouvrir comme le veut la tradition ? » lui proposais-je finalement.

Je plaçais alors mes mains dans mon dos une fois que je ne pus plus les occuper. Elles tremblaient légèrement…



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Sam 21 Fév - 19:32
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L'oncle de Mina me fixa un bon moment avant de m'offrir un sourire froid. « J'ai entendu parler de votre relation avec ma nièce, il me faut protéger mon sang, je devais savoir qui vous étiez. Vos origines jouent en votre faveur, mais pas la liste de vos conquêtes. » Me dit cet homme et je ricanais doucement, oubliant tout du respect pour mes aînés. « Pour l'instant, je ne puis dire qu'elle fait partie de mes conquêtes, disons plus que notre relation a d'autres intérêts. » Ricanais je à ses mots, ce qui eu le don de l'énerver bien plus, puisque après tout je n'avais en aucun cas dit que je ne couchais pas avec sa nièce, sans pour autant affirmer le faire. Une chose difficile pour un homme tel que lui, voulant reprendre le dessus sur sa nièce et surtout sur le nom et la fortune allant avec cette nièce. Me voir dans les parages ne devait être appréciable pour lui, les Black étant connus en Angleterre pour obtenir ce qu'ils voulaient et les Lestrange connu pour être persuasif et avoir toujours fait de bon mariage. J'étais visiblement un obstacle à surveiller pour lui, puisqu'il ne devait pas avoir compris que Mina ne m'intéressait pas autrement que par nos jeux. « Fais attention à l'endroit où tu poses tes mains sur elle, on m'a dit que tu avais fait preuve d'indécence avant mon arrivée, je ne le permettrais pas. » Me mit il en garde et je ne pus répondre, voyant Mina arriver. Elle me prit la main en fixant son oncle, son pouce caressait comme toujours le dos de ma main. Je ne loupais en aucun cas le regard de son oncle sur nos mains liées, elle venait de nous projeter seule dans les problèmes et de conforter l'idée de son oncle que nous avions des relations biens trop proche pour des sangs-purs non mariés.

« Mon cher oncle ! Vous avez pu faire la connaissance d’Arcturus Prewett précédemment. Saviez-vous que cet homme était étudiant londonien ?  » Dit Mina d'un ton semblant presque enjoué, je sentais le sourire sur son visage sans le voir. « J’ai cru l’entendre…  » Dit François méfiant. « Arcturus est en visite auprès de la famille Lestrange pour un temps et je souhaiterai lui faire goûter un de nos meilleurs vins comme bon hôte que nous avons toujours été. Puis-je donc vous l’emprunter un instant ?  » Les deux Valmont s'engagèrent dans une bataille acharnée à travers le regard et les expressions faciales. Il sembla lui accorder le droit de m'emmener goûter un vin de leur cave personnelle, puisqu'elle me tira à sa suite. Mina semblait pressée de quitter sa présence, cependant on s'arrêta pour se tourner vers lui quand il m'adressa la parole. « J’espère pouvoir compter sur vous pour appliquer le protocole de certaines traditions bien évidemment… Nous n’en serons que de bons amis.  » Dit son oncle en la fixant, mais j'étais le principal visé alors je répliquais. « Qui vous dit que nous ne suivons pas les traditions depuis quelques temps déjà...  » Affirmais je dans la plus grande des provocations, laissant voir un trait de caractère très connu de ma mère. C'était également pour lui rappeler mes origines, que les Black comme les Lestrange avaient une éducation très stricte vis-à-vis des traditions. Mina tira sur mon bras et m'entraîna dans le couloir, loin des convives, elle reprit son souffle avant de me dire. « Allons chercher ta bouteille de vin.  » L'invitation était claire et bien que je fus étonné de son usage de l'anglais, je la suivis docilement sans faire de remarque.

On passa une porte avant de descendre un escalier en colimaçon, puis traversant des caves et des portes, nous arrivâmes finalement à celle qui semblait être son but, la plus reculée de cette immense cave. Elle lâcha ma main pour aller à une vitrine, elle en sortit une bouteille avant de me dire comme si la conversation avec son oncle n'avait jamais existé : « Et voilà  » Elle me tendit la bouteille que je pris entre mes mains. Le froid était présent mais supportable ici, c'était je le savais pour rendre le vin encore meilleur. Je lus l'étiquette de la bouteille, c'était une très vieille cuvée et elle me faisait visiblement un honneur d'ouvrir une telle bouteille pour moi. Un honneur qui ne s'offrait que très rarement, même les Lestrange ne m'avait jamais servi un vin si vieux. J'attendais impatiemment de voir le goût et la texture de ce vin. Mina me surprit en parlant : « Je te laisse l’ouvrir comme le veut la tradition ?  » Me proposait elle et je pris le tire-bouchon. J'ouvrais la bouteille avec délicatesse. Puis faisant voir toutes mes habitudes prises en France, je le servis avec classe, j'avais consommé bon nombres de bouteilles de vin durant mes années en France. Je posais la bouteille sur le tonneau nous servant de table et lui tendit son propre verre. Une fois qu'elle l'eut pris, je montais le mien au niveau de mes narines, sentant son odeur. Je n'avais jamais été capable de sentir les nuances d'un vin, je n'avais pas l'odorat assez avisé semblait il. Je pris une gorgée et le goût éclata dans ma bouche. Une léger goût de terre, accompagné de douce saveur fruité, c'était juste le meilleur vin que j'ai eu l'occasion de goûter. « Je ne me place pas en grand connaisseur, mais ce vin est de loin le meilleur que j'ai eu le loisir de boire de ma vie. » Avouais je à Mina doucement. Je fis le tour du tonneau afin de me retrouver plus proche d'elle. Je lui accordais mon plus beau sourire avant de poser doucement un baiser sur ses lèvres. « Je te remercie d'avoir choisi cette bouteille, je doute fort que ce soit le vin servit généralement aux personnes visitant votre cave. » Murmurais je contre ses lèvres en entourant sa taille de mon bras. « Nous avons le vin, plus personne pour venir nous incommodé, je pense qu'il est temps de ne plus respecter les traditions. » Ricanais je en référence à son oncle. J'éloignais un peu mon visage de Mina et savourait une seconde gorgée de ce liquide si bon.

Mon bras autour de sa taille fit pression sur son corps, l'invitant à se rapprocher de moi, que nos corps se retrouvent collé et fusionnant comme seuls avec l'autre ils devaient en être capable. Je souriais, mon verre dans la main droite, mes yeux fixant le visage de Mina, le meilleur moment de la soirée venait d'arriver pour moi. Cependant, il me fallait casser un peu l'ambiance pour parler de choses plus sérieuses, du moins, de chose que je trouvais sérieuse, à savoir annoncer à Mina que dans ma haine pour son oncle, j'ai pu laisser croire que nous en étions à beaucoup plus que les politesses. « N'hésites pas à me contacter si tu as un problème avec ton oncle ou quiconque d'ailleurs. Je sais que nous ne sommes pas à proprement parlé des amis, ni non plus des amants, ni des ennemis, je ne saurais où te classer à vrai dire. Tu peux très bien devenir l'une de ses trois choses à tout moment, va savoir. Cependant, à l'instant présent, j'ai envie de te protéger, pour protéger cette relation qui nous unit et voir ce que donnera l'avenir. » Affirmais je d'une voix sincère, lui ouvrant la porte d'un cercle bien nouveau pour moi, celui de vouloir aider quelqu'un n'étant pas de mon sang. Cependant, nous avions un ennemi en commun elle et moi, François Valmont. Elle ne semblait pas vouloir rester dans la même pièce que lui et il me semblait que si j'en avais l'occasion, je le tuerais purement et simplement. De plus, je me sentais coupable d'avoir laissé planer tant de doute sur la nature de nos relations, je m'en voudrais s'il tentait de lui faire du mal. Je détournais mes yeux d'elle, venant poser mes lèvres dans son cou avec douceur. Après tout, la seule personne nous sachant ici ne viendrait sûrement pas vérifier ce que nous faisons et même s'il le faisait, je trouverais un moyen de sauver la situation. Il me tenait par le fait qu'il savait parfaitement mon identité et tout ce qu'il y avait de secret caché derrière. « Mina, viendras tu me voir s'il te dévoile ce qu'il sait sur moi ? » M'enquis je sans savoir réellement pourquoi, mais je sentais que même si cet homme avait laissé savoir qu'il garderait mon secret si je suivais les traditions avec sa nièce, il n'avait en aucun cas affirmé qu'il ne le divulguerait pas à la nièce en question.

Peut-être penserait il que de lui avouer cela sur moi, la dissuaderait de toute envie de me revoir. J'avais peur que ses connaissances sur moi aie un impact sur mes relations avec Mina. Après tout, qui pouvait savoir comment elle réagirait en apprenant que j'avais omis de dire toute la vérité sur mes relations avec les Lestrange. Je ne le considérais comme un mensonge, Andrew et Nathan ayant fait preuve d'une grande amitié avec moi en m'étant à m'améliorer en français, en me corrigeant mes fautes dans mes essais de politique que je devais dire à l'oral pour m'éviter de gros problème de prononciations que mes camarades aimaient tant railler durant ma première année d'étude en France. Je regardais Mina, réfléchissant un moment à la suite de mes paroles, mais elles sortirent toutes seules. « J'ai laissé planer le doute sur la nature de nos relations face à ton oncle. » Avouais je finissant sur ces mots, attendant sa réaction. Pour attendre, je pris une autre gorgée de vin sans détourner mon regard de celui de Mina.
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Dim 22 Fév - 11:42
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Glaciers melting in the dead of night

Je choisissais de ne pas en parler de moi-même. Je ne voulais qu’il voie ma faiblesse. Je n’ai jamais eu peur de rien ni personne seulement mon oncle avait ce pouvoir sur moi. Je le craignais plus qu’aucun homme sur cette terre parce que je savais qu’il avait les pouvoir de faire de ma vie un enfer. C’était étrange de voir à quel point je n’avais jamais eu peur du seigneur des ténèbres et que cet homme m’horrifiait à côté. Le seigneur des ténèbres ne pouvait m’apporter que la mort. Or je n’avais jamais eu peur de celle-ci ce qui me rendait bien trop dangereuse. Non, mes craintes pour mon oncle étaient bien pires que la mort, pires que le feu, pires que tout. Je savais qu’il pouvait me briser et me détruire. Son désir de contrôle sur ma vie me rendait nerveuse. Il était si différent de celui d’Arcturus qui rendait mon être plus vivant. C’était étrange de voir ce que mon esprit était capable de ressentir pour le même droit mais chacun dans les mains d’un homme différent. Arcturus avait le pouvoir de m’épanouir, François, de me détruire… Je ne pouvais résumer cela que de cette façon. Je voulais cependant l’oublier un instant et me concentrer sur le seul être qui avait de l’intérêt pour moi.

Je lui offrais alors mon meilleur vin. Cet honneur lui était dû sans que je ne l’ai calculé ou cherché. Il ouvrait la bouteille et servit nos deux verres. Il me tendit le mien que je saisissais. Mon oncle et les terreurs qu’il m’insufflait, n’aurait pas raison de moi. Je ne me laisserais pas aller à la peur. J’étais décidée à lutter, me battre et rester forte. Je n’étais pas le genre à baisser les bras dès la première difficulté. J’avais vécu des coups durs, j’ai connu ce désir de se laisser aller et vouloir mourir. Aujourd’hui cette jeune fille faible était bien loin devant moi et ce depuis un an. Arcturus sentit son vin. Il faisait le fin connaisseur. L’était-il vraiment ? Son attitude me redonnait le goût de sourire. Il prit alors une gorgée. J’en fis de même, laissant mes papilles se délecter de ce merveilleux choix.

Je pouvais remercier l’aide de mes elfes de maison pour avoir su reconstituer une cave digne de ce nom. Les derniers arrivages dataient de ce matin. Je pouvais m’estimer heureuse de posséder une bonne fortune et influence pour avoir reconstruit ce domaine entièrement en une semaine pour lui apporter tout le charme d’en temps. Je pouvais alors comprendre Monsieur Beauharnais sur son doute de me voir rester dans la région. Seulement je ne me voyais plus vivre ici. Pourquoi faire tout ceci alors ? Parce que rien ne m’empêcherait de me servir de ce domaine comme lieu reculé pour me retirer quand j’en avais besoin ou passer quelques vacances loin des mondanités londoniennes. Je n’allais pas gâcher les potentiels de ce lieu en ne l’entretenant pas. Il me faudrait penser à entretenir cette demeure.

« Je ne me place pas en grand connaisseur, mais ce vin est de loin le meilleur que j'ai eu le loisir de boire de ma vie. » avoua-t-il.

Il fit alors le tour du tonneau pour se rapprocher de moi. Je le laissais faire en l’observant. Il ne détenait pas le meilleur vin de cette cave ou du moins cela dépendait des goûts. J’avais une sélection de très grand goût pourtant différent. Celui que je lui faisais goûter était pourtant une perle rare à mes yeux. Son prix était à la hauteur de son goût. Il était mon préféré parmi tous et il venait de la région. Si proche de moi maintenant, il se pencha alors vers mon visage d’un sourire pour déposer un baiser sur mes lèvres. Je fus incapable de ne pas lui répondre dans cette même douceur. Il enivra alors mon être d’une bien plus délicate façon que ce vin entrant doucement dans mes veines… Le goût du vin mélangé à ses lèvres donnait une saveur plus éclatante encore. Il me donnait le goût de le renouveler.

« Je te remercie d'avoir choisi cette bouteille, je doute fort que ce soit le vin servit généralement aux personnes visitant votre cave. » me murmura-t-il contre mes lèvres.

Il entoura ma taille de son bras. J’eus un léger sourire. Je bus alors une nouvelle gorgée en gardant mes yeux dans les siens. Mon regard retrouvait une lueur qui les rendait attirant. Je ne pouvais faire mentir ces mots. Mon oncle serait lui-même choqué de me voir partager un tel vin avec un étranger. Je ne me sentais cependant pas plus française que lui aujourd’hui. Oui j’étais née sur ce sol, oui j’en avais la nationalité, oui tout me liait à la France et pourtant mon esprit aujourd’hui était tourné vers l’Angleterre et une page à tourner de mon histoire. Je me sentais alors aussi anglaise que lui. La seule différence entre nous, pour moi, était mon art de mieux savoir manier cette langue sans aucun parasite comme l’accent délicat et pourtant sensuel qu’il affichait en la parlant.

« Nous avons le vin, plus personne pour venir nous incommodé, je pense qu'il est temps de ne plus respecter les traditions. » ricana-t-il.

Je levais les yeux au ciel, un instant amusé. Il ne perdait jamais le nord, j’avais bien tendance à l’oublier. Il but de nouveau dans ce vin. Je l’observais faire. Son bras fit alors pression sur ma taille m’invitant – ou devrais-je dire m’intimant – à me rapprocher. Mon corps se retrouva collé au sien et déjà je retrouvais cette fusion innée entre nous. Je tenais toujours mon verre de vin de ma main gauche tout comme il tenait le sien de sa main droite. Cette dite main m’appartenant était tout de même posée juste derrière son épaule. L’autre trouva sa place sur le bras qui me tenait fermement. Cette proximité aurait certainement suffit à rendre mon oncle malade et juste pour cela en plus du bien-être qu’il me procurait, je ne quittais pas ses bras.

« N'hésites pas à me contacter si tu as un problème avec ton oncle ou quiconque d'ailleurs. Je sais que nous ne sommes pas à proprement parlé des amis, ni non plus des amants, ni des ennemis, je ne saurais où te classer à vrai dire. Tu peux très bien devenir l'une de ses trois choses à tout moment, va savoir. Cependant, à l'instant présent, j'ai envie de te protéger, pour protéger cette relation qui nous unit et voir ce que donnera l'avenir. » affirma-t-il sincèrement.

Il m’offrait la protection à tout moment sans même que je n’ai eu à le demander. J’avais en même temps trop de fierté pour la lui demander d’instinct. Il m’ouvrait alors une porte dans son cercle privé. Peut-être n’avait-il de mot à notre relation mais moi je commençais à en avoir une idée. Je ne pensais pas automatiquement à l’amour comme beaucoup aurait pu l’imaginer. Ce sentiment était-il fait de toute façon pour des personnes comme nous ? Non, je pensais juste à un protecteur, un ange gardien. La référence moldue à Lucifer était bien trop tentante… Après tout ange de lumière, n’était-il pas capable de gouverner les enfers et de se montrer dur, puissant, sombre et dangereux ? Je n’oubliais jamais que derrière toute cette douceur, il était aussi capable de la plus bestiale des brutalités. Je n’en ressentais pourtant aucune peur contrairement à mon oncle. Ce côté sombre de lui m’envoûtait presque autant que sa douceur. Il n’était ni noir, ni blanc et dans ma confiance, je perdais mes instinct de survie avec lui.

Il détourna alors le regard, posant ses lèvres dans mon cou. Je fermais les yeux un instant, laissant mon corps se libérer de ce frisson. Je lui murmurais alors à l’oreille, dans son geste :

« Ton désir est réciproque… » lui soufflai-je.

Il n’était pas le seul à vouloir protéger l’autre. N’étais-je pas intervenue plus tôt pour éviter le pire ? Je ne saurais expliquer ce qui me poussait à ressentir le besoin d’en faire tout autant. Je ne me l’expliquais pas. C’était là. Que ce soit par amitié, par désir, par possessivité, par dépendance d’une drogue qu’il avait insufflait en moi sans que je ne puisse l’en empêcher, peu importait la raison, ce sentiment était réciproque.

« Si cela devient une nécessité, je t’enverrais mon patronus… C’est un phénix. Il saura te mener à moi. J’espère que tu estimeras pouvoir autant compter sur moi… » concluais-je.

Le patronus était un bon moyen efficace d’avertir un proche en cas de besoin. J’utilisais déjà cette méthode avec mon frère jumeau. A l’époque, il n’était qu’une douce petite colombe. Il avait connu bien des formes après l’incident. Je ne possédais celui-ci que depuis un an.

« Mina, viendras tu me voir s'il te dévoile ce qu'il sait sur moi ? » finit-il de me demander.

J’ouvrais alors les yeux. Je dénotais le doute dans son regard. Cet homme me semblait tout à coup si contradictoire. Je doutais qu’il ne se soit jamais soucié de l’avis d’une personne en particulier sur ce secret. Il devait protéger sa vie plus qu’une simple réputation. Qu’est-ce qui le poussait alors à craindre ma réaction ? Je n’avais pas l’arrogance de penser qu’il avait peur de moi. Je n’étais pas un réel danger pour lui. Du moins pas physique… Oui je pourrais le tuer. Oui je pourrais être dangereuse de cette façon mais soyons honnête, nous avions assez démontré tous les deux être à la hauteur l’un de l’autre. Si l’un se mettait à vouloir tuer l’autre, chacun savait que la tâche ne serait pas aisée. J’aurais moi-même des difficultés à m’y résigner aujourd’hui. Il était entrait dans ma vie d’une façon qui me rendrait la tâche, psychologiquement, difficile. Pourtant j’étais persuadée qu’il ne s’agissait pas d’une telle crainte. De quoi avait-il alors peur ? Perdre ce que nous construisions sans nous en rendre compte ? J’allais alors lui poser une question, mais il me devança.

« J'ai laissé planer le doute sur la nature de nos relations face à ton oncle. » avoua-t-il avant de prendre une gorgée de vin.

Sa révélation me perturba, me faisant oublier ma première question. La nature de nos relations… Je n’étais pas sûre de bien comprendre ce que je pouvais interpréter. Avait-il insinué à mon oncle que nous étions plus proches que deux jeunes nobles du sexe opposé aurait dû l’être ? Ou avait-il simplement insinué un jeu qui devrait nous être interdit ? J’étais assez perdue par sa révélation et je ne cessais de me rappeler la menace de mon oncle sur le respect des traditions. Chacun n’était pas clair. S’était-il posé en tant que fiancé ou amant ? Que ce soit l’une ou l’autre, je craignais les réactions de mon oncle. Il n’aimait pas qu’une femme lui échappe, même celles de sa famille. J’avais même envie de dire SURTOUT celles de sa famille. J’avais besoin de boire une autre gorgée. A ce rythme, j’allais finir ivre. Je ne prêtais cependant pas attention à cette sensation agréable et légère au fond de mon corps. Prenons les choses une par une…

« Je suppose donc que mon oncle doit penser maintenant que tu as de mauvaises intentions vis-à-vis de moi ? Je commence à comprendre certaines de ses réactions. Il a peur de voir sa nièce défaillir et tomber dans les griffes du grand méchant loup avant le mariage. Ses craintes sont-elles cependant foncées ? » finis-je par conclure avec un sourire en coin en laissant planer le doute.

Je ne pouvais imaginer qu’Arcturus se soit présenté comme un fiancé. Ce n’était tellement pas lui. Je commençais à le connaitre. Non, il avait dû marquer le coup d’une façon plus condamnable encore et certainement comme amant. Tout ce que j’espérais c’est que son attitude n’ait pas précipité des fiançailles. Je n’aimerais pas être enchainée à un homme si rapidement parce que mon oncle avait peur de se voir échapper sa nièce. Or, il en était tout bonnement capable et la chance que j’avais eue avec Matthieu ne se renouvellerait certainement pas. Je serais mariée avant la fin de l’année. Si une telle chose devait arriver, je ne doutais pas demander de l’aide à Arcturus. A mon sens, j’avais passé l’âge d’être forcée au mariage. Je refusais toute contrainte de mon oncle. Pour moi, il n’avait pas ce droit sur moi. Je revenais alors sur ce qui m’intéressait le plus :

« Ce qu’il sait est si grave… ? » lui demandais-je.

Je ne formulais aucune anxiété dans mon regard. C’était simplement une question d’une femme loin encore de la vérité même si je commençais à avoir de sérieux doute sur la véracité de ce secret. Comment réagirais-je si j’apprenais qu’Arcturus était le fils de la femme la plus recherchée en Angleterre ? Une jeune femme normalement constituée, toute mangemorte qu’elle pourrait être malgré tout, fuirait clairement cet homme. Il fallait être folle pour vouloir rentrer dans la vie du fils de Bellatrix Lestrange. Honnêtement, qui ne savait pas ses folies, ses cruautés et sa dangerosité. Elle l’était certainement bien plus que moi. Une psychopathe était toujours bien plus dangereuse qu’une sociopathe pour la simple et juste raison qu’il était plus difficile d’en guérir et de contrôler une telle personne. Cela n’empêchait pas mon nombre de victimes digne d’être figurée parmi les plus dangereuses d’Angleterre, au même titre qu’Arcturus. Je ne vous éclaire pas sur ma réaction ? Encore faudrait-il déjà que je m’en doute pour la constater.

« Arcturus… Je sais que tu n’aimes pas en parler mais que vaut-il mieux ? Que je l’apprenne de la bouche d’un autre ou de la tienne ? » tentai-je de tirer sur une corde sensible.

Je me rapprochais de lui. Posant mon verre sur le tonneau, je pris délicatement le sien pour en faire de même. Je relevais alors le regard vers lui. Prisonnière de son bras jusque-là, je ne me défaisais pas. Au contraire, je clôturais le peu d’espace qui était resté entre nous. Je caressais alors sa joue en douceur. Je réfléchissais à tout ceci. Je commençais à douter de son nom. Avait-il été adopté ? Mon intelligence avait fini par me pousser vers cette voix. Le fait que son ami parle de sa mère ne faisait que réconforter mes soupçons. Pourquoi avoir été adopté si je ne me trompais ? Pourquoi avoir été écarté de sa mère ? Ma réflexion faisait son chemin… Ses amis étaient-ils seulement des amis et non de la famille. Je commençais sérieusement à en douter. J’étais encore loin du compte. Les lestrange étaient bien trop nombreux pour que je puisse faire le rapprochement avec Bellatrix Lestrange. Pour le moment. Je touchais cependant doucement au but en faisant au moins le rapprochement avec sa véritable famille, ou du moins son nom. J’avais la persuasion qu’il avait été adopté par les Prewett proche des Black mais aussi des Lestrange. Sa mère devait donc être une Lestrange. Là où je faisais cependant fausse route, c’est que j’avais la sensation qu’elle était française… Une partie du passé d’Arcturus m’échappait. Je pris le risque cependant de reprendre la parole en ne quittant plus ses yeux des miens.

« Ton nom de famille n’est pas Prewett… N’est-ce pas ? Tu es un Lestrange. » concluais-je.

Allais-je m’offusquer si c’était vrai ? Telle était la question et je ne laissais rien paraitre pour le moment. Mais qu’était le plus dangereux ? Que je sache la vérité ou qu’il me mente délibérément alors qu’il avait soutenu avoir confiance en moi ? Je réservais de là mon propre jugement sur le fait qu’il soit un Lestrange. Je ne voulais pas fausser son jugement sur son choix de me mentir délibérément ou non. Je ne cherchais même pas à le corrompre par un quelconque geste. Je voulais que si son choix se porte à me le dire, il le fasse en pleine possession de ses moyens et conscient de franchir une limite de plus avec moi. Je le regardais alors au plus profond de ses yeux avec insistance. Je commençais à le connaitre. Mon regard dans le sien, je saurais quand il me mentirait. Le choix lui appartenait maintenant. Soit il m’avouait la vérité sur son nom sans que je ne le force à m’en dire plus, soit il faisait de nous des ennemis. Notre avenir était entre ses mains et comme l’homme qu’il était, revenait à lui de prendre cette responsabilité.



crackle bones
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Dim 22 Fév - 14:52
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Mina avait posé sa main sur mon bras, celui tenant fermement sa taille, elle m'écoutait parler sans rien dire. Du moins, le fit elle jusqu'à ce que je parle de protection, elle me répondit avec la plus grande simplicité à mon oreille alors que mes lèvres caressaient son cou. « Ton désir est réciproque…  » Ces simples mots m'arrachèrent un sourire, qui voudrait réellement me protéger, après tout, elle ne savait pas de quel famille je venais. Que je suis le fils d'une folle recherchée dans le monde entier, que mon père est tout aussi connu que ma mère, bien qu'en privé, il se montre un Père digne de ce nom, du moins tant que ma mère n'est pas en danger, là, il se montre prêt à trahir sa famille pour son Lord, comme il a laissé ma mère nous écarté pour cet homme, comme il ne nous a pas rechercher Dora et moi à cause de cet homme. Pourtant, Mina m'a déjà démontré qu'elle veut me protéger, en venant me chercher pour m'éloigner de son oncle, rien qu'en étant une femme têtue à Sainte Mangouste pour me forcer à rester et me soigner. J'eus un sourire, ma mère deviendrait complètement folle rien qu'en entendant cette conversation, elle me dirait sûrement que ma relation si spéciale avec Mina me rendait faible, comme Dora était une faiblesse pour moi. « Si cela devient une nécessité, je t’enverrais mon patronus… C’est un phénix. Il saura te mener à moi. J’espère que tu estimeras pouvoir autant compter sur moi…  » Je souris doucement, avant de détourner la conversation, ne lui accordant qu'un hochement de tête, je n'avais pas envie de lui parler de mon propre patronus, un corbeau, pouvant alors plus d'une signification aux yeux des sorciers. Elle le verrait de toutes manières si je venais à la contacter un jour par ce moyen. Son phénix faisait lumière à côté de mon patronus représentant les ténèbres, la noirceur.

J'attendais disons impatiemment une réponse à ma question, après tout, serait elle capable de me revoir en sachant que mes parents se trouvaient être des mangemorts, même dans les meilleurs mangemorts, tout dévoué à leur maître. Après tout, combien d'entre eux avaient eu le courage d'abandonner leurs enfants pour servir leur maître. Bon, il était vrai que ce choix était plus venu de l'initiative de ma mère, mais il n'en restait pas moins que mon père avait accepté avec fatalité de suivre les désirs de ma mère, par amour pour elle peut-être. Je n'en sais rien, nous n'en avons jamais parler Père et moi, j'aurais même plus tendance à en parler avec ma mère, autant pour en savoir plus que pour l'énerver par mes références à notre lien de parenté, pour lui ancrer dans le cerveau que je suis son fils. Comme toujours pourtant, je ne m'attardais pas sur sa réponse, pour dévier la conversation sur mes paroles vis-à-vis de son oncle. Je me retrouvais dans une situation plus confortable en lui parlant de quelqu'un d'autres que moi. Je ne voulais en aucun cas qu'elle n'aille se poser trop de question sur mes origines du moins tant que ça ne deviendrait pas une nécessité pour moi. Elle semblait bien pensive à mes mots, mais après tout, je me montrait aussi clair avec elle que je l'avais été avec son oncle. Je la laissais nager dans la brume, n'annonçant pas clairement les paroles que j'avais pu lui dire. Après tout, si elle me connaissait assez bien, elle ne pouvait que découvrir ce que j'avais pu dire, bien que nous n'ayons jamais parlé de mes conquêtes, elle était consciente que je me trouvais être un coureur de jupon. Alors découvrirait elle que j'avais laissé entendre que j'avais peut-être pour but de la rajouter à ma liste de conquête. J'avais pourtant dit cela à son oncle, bien que Mina, même si nous en arrivions à ce qu'elle puisse être ajoutée à ma liste de conquête, ne pourrait jamais y être, nous avions ce jeu de désir et de frustration m'empêchant de l'imaginer comme une conquête. De plus, elle en savait plus de moi que n'importe laquelle des filles et femmes que j'avais eu le loisir de mettre dans mon lit.

« Je suppose donc que mon oncle doit penser maintenant que tu as de mauvaises intentions vis-à-vis de moi ? Je commence à comprendre certaines de ses réactions. Il a peur de voir sa nièce défaillir et tomber dans les griffes du grand méchant loup avant le mariage. Ses craintes sont-elles cependant foncées ?  » Finit elle par me dire et je ne pus m'empêcher de lui offrir un sourire des plus manipulateurs. Après tout, elle avait complètement compris ce que j'avais laissé entendre à son oncle. Il me fallait bien mettre un peu les nerfs de cet homme à vif. Sa question de la fin me fit cependant réfléchir, pour moi, ses craintes pouvaient être fondées, mais Mina restait la seule capable de répondre à cette question, elle était maîtresse du choix de me livrer ou non le droit de prendre possession de son corps. Elle possède la maîtrise de se laisser tomber dans les griffes du grand méchant loup. Cependant, suis je réellement un grand méchant loup, je n'en savais rien. « Ce qu’il sait est si grave… ?  » Me questionna Mina. Son regard ne disait rien de particulier, mais la tension de mon corps devait en dire beaucoup sur la tension qui m'habitait. Je ne répondis rien, je n'allais pas dire mon secret à Mina, je n'allais pas lui avouer que j'étais un Lestrange, que ma chère mère n'était autre que Bellatrix Lestrange. Surtout que comme je suis certain que Mina est mangemort, j'aurais du mal à lui parler de ma mère, puisque ces deux-là pourraient bien se connaître et quand on connaissait ma mère, en général, on avait toutes les chances de craindre les enfants, enfin moi, le fils en l'occurrence. Mina ne serait peut-être pas le genre à fuir devant moi, après tout, elle pouvait se montrer étonnante, mais si j'en venais rien qu'à lui dire que son oncle avait connaissance de mon secret, elle comprendrait bien vite. Je suis certains qu'elle a noté le temps d'arrêt de son oncle au moment de dire Prewett.

« Arcturus… Je sais que tu n’aimes pas en parler mais que vaut-il mieux ? Que je l’apprenne de la bouche d’un autre ou de la tienne ?  » Me demanda Mina et si je n'avais pas été moi, je serais parti en courant pour ne pas avoir à lui répondre. Je préférais de très loin qu'elle me mette devant le fait accompli qu'elle connaissait mon secret, que quelqu'un lui avait dit, m'évitant ainsi de voir sa réaction. Après tout, je n'en ai jamais parlé à personne, je n'ai jamais laissé personne savoir que je cachais ce secret, alors l'annoncer, je ne l'avais jamais fait. Mina posa son verre et me prit le mien, posant le mien sur le tonneau. Je sentis son corps tout contre le mien, c'était presque comme me prendre par mes sensations, je me laissais aller à fermer les yeux quand elle me caressa la joue. Je n'avais aucun besoin de me méfier face à Mina, ce n'est pas aujourd'hui qu'elle me fera du mal. Je gardais mes yeux fermés, réfléchissant. Qu'allais je bien pouvoir lui répondre si elle me posait plus de question. Comment pourrais je me détournais de la réponse si elle misait dans le vrai. J'étais en pleine recherche pour lui cacher au moins une bonne partie de la vérité, après tout, si elle apprenait tout, elle me mettait à nue. Je perdrais ma plus belle couverture face à elle, je perdrais une partie d'une carapace forgée depuis l'enfance, une carapace dont personne ne doutait. Je n'ai pas l'habitude d'être considérer comme celui que je suis réellement, un Lestrange, je le suis au fond de moi, mais puis je l'être aux yeux d'une autre personne. J'étais heureux d'avoir fermé mes yeux, je ne leur faisais aucunement confiance à l'instant présent, je ne pouvais plus leur faire confiance. Il me trahissait, il trahissait mon incertitude, mon angoisse d'être vu comme un autre, le choix cornélien devant lequel elle me mettait. Ai je seulement le droit de dire à une personne qui je suis ? Qui m'en voudra si je venais à avouer ce secret à une personne extérieure à la famille ? Ma mère m'en voudra-t-elle ? Mon père que dira-t-il ? Et Dora, se sentira-t-elle trahie ?

Je me sentais mal face à la sensation de trahir ma sœur en parlant à une personne de l'extérieure, en dévoilant mon secret, je la dévoilais également, hors, je ne voulais en aucun cas la mettre en danger. Si on m'enlevait Dora, je ne pourrais dire quel homme je deviendrais. Serais je seulement encore un homme ? Serais je encore capable d'agir comme un humain si je perdais Dora par ma faute. Resterais je le même homme si elle me tournais le dos, si ma sœur m'en voulait d'avoir parlé. Nous n'avions jamais compté que sur nous, restant loin des autres, ne nous liant d'amitié à personne, n'ayant besoin d'aucune autre personne proche dans notre vie pour être pleinement heureux. Les seules personnes entrant dans nos vies, étaient nos amants, puisque nous ne pouvions et ne voulions surtout avoir ce genre de relation. « Ton nom de famille n’est pas Prewett… N’est-ce pas ? Tu es un Lestrange.  » Affirma Mina et j'ouvrais les yeux, on pouvait y voir toute la panique traversant mon être. Je ne pouvais cacher cette peur dans mes yeux, elle venait de m'affirmer une vérité. Je savais depuis le début de la soirée quand je l'avais vu que j'avais grandement mis mon secret en danger sans le savoir en arrivant en compagnie de la famille Lestrange, de ma famille éloignée. Je regardais dans ses yeux, mais ma panique se calmait lentement, j'étais devant un fait accompli, elle l'avait dit, une affirmation de mon nom de Lestrange. « Oui, je suis un Lestrange. » Murmurais je sans quitter son regard. Le fait de le dire ainsi à une personne étrangère à mon sang me parut bizarre, c'était très nouveau pour moi d'avouer mes origines et mon nom.

« Comment en es tu arrivée à découvrir que je suis un Lestrange ? » M'enquis je. Après tout, je venais de lui avouer que j'en étais un mais je ne sais toujours pas ce qu'elle sait, ce qu'elle imagine et ce qu'elle pense de ma famille. Se doute-t-elle que mes parents sont mes parents ou me pense-t-elle le fils d'autres Lestrange. Bien que nous ne soyons à ma connaissance qu'en France et en Angleterre, sait on jamais s'il n'y a pas d'autres Lestrange. En tout cas, je suis certains qu'elle connaît les Lestrange français et au moins de nom mes parents. Si elle est mangemort, elle a dû rencontrer mes parents au moins une fois, surtout ma mère qui doit être assez souvent près de son maître. Au lieu de penser à ce qu'elle pourra me répondre, je posais ma main sur la joue de Mina, laissant mon pouce reposer sur ses lèvres. Je ne veux pas qu'elle se détourne de moi, qu'elle rompe nos relations pour la simple et bonne raison que je suis un Lestrange, que j'ai tout fait pour lui cacher. « Comme je te l'ai déjà dit, je n'ai eu aucun choix sur le fait de cacher mon nom. C'est la première fois de ma vie que je l'avoue à quelqu'un. En vingt-deux ans, je n'ai jamais eu personne ayant douté de mon identité, ni même n'ayant connaissance que je cachais ce secret. Je ne pourrais te donner de preuve plus concrète que tu as ma confiance. Ne trahis pas la confiance que j'ai en toi, si ma famille apprend que tu le sais, je ne peux pas prédire leur réaction. » J'avoue calmement à Mina.

Je lui demandais de garder ceci secret même si elle venait à savoir exactement qui sont les membres de ma famille. Après tout, je pense ma mère capable de me tuer si elle venait à apprendre que mon secret était donné à une personne, même si je disais que Mina avait découvert seule mon secret. Ma main quitta sa joue pour se poser dans sa nuque, je la fixais toujours dans les yeux et je lui posais la seconde question importante à mes yeux. « Que penses tu savoir exactement de qui je suis ? » M'enquis je doucement. Il me faut savoir si elle pense que je suis le fils de mes parents ou de quelqu'un d'autre. Tant qu'elle ne me posera pas directement la question, je ne lui avouerais pas être fils de Bellatrix et Rodolphus, neveu de Narcissa et Lucius Malefoy, cousin de Drago Malefoy, après tout, elle n'avait pas parlé d'un Lestrange en particulier comme parent. Elle m'a simplement demandé si j'étais un Lestrange. Pour sauver un peu de mon secret, j'étais près à jouer sur les mots et ne donner que le minimum d'information pour lui répondre sans lui en donner plus pour qu'elle ne me pose pas plus de question sur ma famille.
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Dim 22 Fév - 16:45
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Glaciers melting in the dead of night

Ma question était tombée. Etait-il Arcturus Lestrange plutôt qu’Arcturus Prewett ? Est-ce que ça changeait cependant quelque chose ? J’attendais sa réponse avant de formuler la mienne ne serait-ce que dans mon regard. Je savais qu’avouer ne serait-ce que cela serait la preuve de toute la confiance qu’il plaçait en moi. Je ne serais jamais autant honoré et juste pour cela jamais je ne dévoilerais ce secret. Il pouvait autant me faire confiance. Seulement qu’en était-il de mes propres pensées ? De mon avis ? Les Lestrange n’étaient pas des sangs purs toujours recommandables si j’en croyais mes informations. Après tout Rodolphus et Bellatrix Lestrange en était la preuve vivante. Ils étaient dangereux, du moins tout autant que mon oncle. Je n’étais pas assez idiote pour en douter… Toute personne saine d’esprit ne chercherait pas à faire commerce avec cette famille en Angleterre.

« Oui, je suis un Lestrange. » me murmura-t-il.

Sa réponse était tombée. Je fermais un instant les yeux, respirant longuement. J’aurais dû m’y attendre et m’en douter dès l’instant où j’ai su qu’il était venu avec les Lestranges. Seulement une partie naïve avait voulu croire qu’il était en France pour voir des amis et non de la famille… Apprendre qu’il m’avait menti me faisait pencher sur un choix. Je pouvais le pardonner ou lui en vouloir : être une enfant capricieuse ou une femme conciliante. Si jeune encore, fleur de lys pour beaucoup, il était si facile de croire à la perfection et de vouloir l’approcher au maximum. Seulement si quand j’avais seize ans mon choix aurait été aussitôt prononcé, je laissais le silence s’installer tout comme ma décision en attente. Je voulais entendre sa défense comme la jolie demoiselle tentée de se laisser corrompre par le plaidoyer du diable. Ce que nous avions construit jusque-là était en train de me desservir… Comme si le péché originel, insufflé dans mon corps dès l’instant où mon goût de vengeance s’était déclaré, venait de se développer en un désir que je ne maitrisais pour cet homme. C’était un choix entre la raison et le désir…

« Comment en es-tu arrivée à découvrir que je suis un Lestrange ? » me demanda-t-il alors pour détourner mes pensées.

Il m’avait fallu un certain temps pour faire le rapprochement. J’avouais avoir été aidé par son… cousin je présume. J’ouvrais alors de nouveau les yeux. Lui expliquer le cheminement de mes pensées ne serait pas simple. Je tentais de tout organiser, laissant trôner un silence entre nous. Je n’avais pourtant pas fait mon choix de tout cessé entre nous pour ce mensonge formulé alors même que je l’avais prévenu… Il posa alors sa main sur ma joue… Traitre joue… cette joue soumise à sa caresse, voulant s’y retrouver pour un temps indéfini. Avais-je le droit d’être infidèle à mes principes pour les caresses d’un homme ? Il capta mon regard à ce moment. Etait-il seulement un simple homme ? Il avait su gagner ma confiance et obtenir les frissons d’un corps si loin de connaitre encore tout son potentiel. Alors oui, ma joue était une traitresse mais que pouvais-je dire de mes lèvres ? Il n’avait qu’à poser son pouce et elles désiraient déjà ses lèvres. Comment pouvait-on se laisser influencer de cette façon ? J’avais la sensation, le temps d’un instant, lui être soumise.

« Comme je te l'ai déjà dit, je n'ai eu aucun choix sur le fait de cacher mon nom. C'est la première fois de ma vie que je l'avoue à quelqu'un. En vingt-deux ans, je n'ai jamais eu personne ayant douté de mon identité, ni même n'ayant connaissance que je cachais ce secret. Je ne pourrais te donner de preuve plus concrète que tu as ma confiance. Ne trahis pas la confiance que j'ai en toi, si ma famille apprend que tu le sais, je ne peux pas prédire leur réaction. » m’avoua-t-il.

Sa main quitta alors ma joue pour se poser dans ma nuque, me faisant fermer les yeux un nouvel instant. Que je doive ou non continuer de fréquenter cet homme, mon corps ne pouvait s’empêcher de réagir. Je le détestais de se sentir lui appartenir de cette façon. Comment avais-je pu le laisser avoir autant de poids sur moi ? Je craignais le pire. Combien de légendes étaient pourvues de femmes qui se sont laissées tentées par un homme pour en souffrir et en mourir. Les tragédies grecques sont là pour en attester. Je ne voulais pas revisiter mes classiques au travers de ma vie. Je ne devais pas laisser ce désir charnel guidé et influencé mes pas. Pouvais-je cependant ne pas écouter les douces justifications de ce démon ? Je rouvrais les yeux, décidée à ne pas me laisser distraire par l’impact qu’il avait sur mon être :

« Que penses-tu savoir exactement de qui je suis ? » me demanda-t-il ensuite.

Cela sonnait comme sa dernière question. Mon regard sondait le sien. Jamais il ne m’avait menti. Sincère, on lui donnerait la vertu sans confession. Je savais pourtant qui il était et ce dont il était capable. Je m’écartais finalement de lui en faisant pression sur son bras pour me lâcher. Je m’envolais tel l’ange pas pris. Pouvait-il fuir à son tour ? Surement certainement pas sans s’être assuré pouvoir me faire confiance. Ecartée de ses bras, loin de toute corruption de ses doigts et de ses lèvres, je pouvais réfléchir pleinement sans succomber à la tentation du diable. Ma main glissa le long de l’étagère des bouteilles de vins. Je laissais planer un long silence entre nous. J’avais détourné les yeux de son être. M’éloignant de lui, j’étais consciente de l’impact que ça pouvait avoir sur lui. Je lui abandonnais alors mes premiers mots :

« Je ne te trahirais pas. » commençais-je en m’arrêtant devant une étagère en particulier.

Posant mon doigt sur chaque bouteille comme en cherchant une en particulier, je ne dis rien de plus. Je ne fuyais pas son regard contrairement à ce qu’il pouvait penser. Arcturus Lestrange… Ce nom sonnait en moi comme le son d’une trahison…

« Je devrais te détester de m’avoir menti… » commençais-je en réponse à ses révélations.

Mais il sonnait aussi en moi comme un désir, comme une protection, comme une confiance… Je trouvais alors une bouteille. Sans qu’il ne sache, je venais de faire mon choix. En vérité, je l’avais déjà fait depuis bien longtemps… La bouteille recherchée, trouvée, je ne tirais pourtant pas tout de suite dessus. Je me tournais simplement vers Arcturus pour croiser enfin son regard dans le mien.

« Mais ton nom… Tes ancêtres… Ta famille… Ta réputation… Tout ce qu’on peut dire… Tout ce les autres peuvent penser… Tout ce qui devrait faire craindre une jeune fille de bonne famille… Cela n’a aucune importance pour moi. » dis-je en tirant sur la bouteille pour actionner un mécanisme qui ouvrit une trappe derrière moi. « Toute femme aurait craint ton nom. Peut-être ai-je tort mais ce n’est pas ce que je ressens pour toi. » concluais-je.

Etais-je folle ? Etais-je tout simplement inconsciente ? Perturbée ? N’avais-je décidément aucun instinct de survie ? Mais ne comprenait-il pas ? Dès l’instant où je l’ai laissé m’embrasser j’avais fait le choix de faire abstraction de tous ses mauvais côtés. Oui il était capable de brutalité. Oui je n’étais pas à l’abri qu’un jour il me force à je ne sais quoi parce que j’avais formulé un mot de trop. J’étais comme ça, insoumise tout autant que sa brutalité faisait partie de lui. En le laissant m’approcher, en l’autorisant à m’embrasser, j’avais accepté l’homme mais aussi le démon en lui. Pour ce qui était de son mensonge, qu’il m’ait menti était une chose que j’aurais condamné sévèrement mais qui ne mentait pas pour se protéger ? Qui ne cachait pas des choses pour sa survie ? J’étais la première à le faire pour ma cicatrice mais aussi mon allégeance envers le seigneur des ténèbres. J’étais donc très mal placée pour le juger.

« En jouant avec toi, j’étais consciente de ce que ça impliquait. Je sais quelle personne tu es capable d’être. Je n’ai pas besoin d’un nom pour mesurer ta dangerosité. » concluais-je en m’approchant de lui.

Je pris alors mon verre pour en boire une gorgée juste en face de lui. Je finissais ainsi mon verre sans le reposer. Je m’approchais alors complètement de lui :

« Ton nom seul semble être un ennemi. Mais toi ? Tu es toi… » venais-je tout contre lui. « Qu’est-ce qu’un nom après tout ? Il ne fait ni la main… » dis-je en la prenant dans la mienne. « ni le bras… » dis-je en reculant et l’attirant de nouveau à moi avec un sourire amusé. « ni des lèvres… » dis-je en venant les taquiner avec les miennes sans l’embrasser. « Après tout qu’y a-t-il dans un nom ? Une réputation ? Fait-elle un homme pour autant ? Lestranges… Prewett… Quelle importance ? Tu es toi et c’est cela qui m’attire chez toi alors embrasse-moi et suis-moi. » lui dis-je.

Dans mes mots, je capturais ses lèvres dans une douce passion avant de lui rendre son souffle. Le lâchant, je prenais alors la bouteille avec moi. Il n’avait plus qu’à prendre son verre et me suivre. Je reculais pour ma part avec un sourire en coin avant de passer dans le passage. Il s’agissait d’un escalier en colimaçon. Je connaissais ce passage par cœur. Il menait directement au deuxième étage. Il me suffit de pousser un peu une porte et je me retrouvais dans un couloir sombre. Attendant qu’il me rejoigne, je fermais la porte sérieusement derrière moi. Si mon oncle venait me chercher dans la cave, il n’allait pas être déçu du voyage… Une fois dans le couloir, il aurait pu me saisir mais je me dérobais avec jeu.

« Voyons bel ami… Nous n’avons pas fini cette bouteille. Ne souhaitez-vous donc pas finir de goûter ce si beau breuvage avant d’oser à penser à des délices interdits qui devraient vous être proscrits ? » demandai-je amusé.

Je ne posais plus aucune question sur ses origines. Elles viendraient en son temps. J’estimais déjà avoir fait de bon pas en sachant son véritable nom. Le reste viendrait en son temps sous la confidence. Qui sait peut-être même ce soir quand je l’aurais fait boire un peu plus… Serais-je en train de vouloir droguer cet homme par l’alcool pour savoir tous ses secrets ? Je n’étais pas si naïve… Je voulais juste jouer et cessez de penser à toutes les choses dramatiques nous entourant. Il me redonnait le goût à l’amusement et à la vie plutôt qu’à la vengeance et à la mort. Je comptais donc bien profiter de cette inconscience. Je marchais donc à reculons dans ce long couloir avec la bouteille.

« Mais pour boire plus, il va falloir saisir celle qui porte ce trésor. » lui dis-je avec jeu.

Je n’attendis pas. Posant mon doigt sur l’ouverture du goulot pour éviter de renverser cette bouteille, je me mis à courir engageant le loup à m’attraper. Je tournais alors à une intersection dans une longue série de portes…



crackle bones
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Lun 23 Fév - 0:58
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Mina finit par se défaire de ma prise, j'eus un petit instant de flottement. Voulait elle que je parte ? Était ce le signe que tout lien entre nous se trouvait fini ? Je la regardais faire glisser ses doigts sur les bouteilles de vins, ne pouvait elle pas se décider à parler. Je pris mon verre de vin et bus une gorgée, autant en profiter avant qu'elle ne me jette hors de sa demeure, qu'elle me classe dans la liste des personnes qu'elle ne veut plus voir. « Je ne te trahirais pas.  » Dit elle en s'arrêtant devant une étagère, je me sentais prêt à partir maintenant, mais je ne le fis pas. Après tout, elle ne faisait peut-être que commencer. Je la regardais faire, ses doigts passant de bouteille en bouteille, je sentais comme une tension entre nous. Prenait elle mes cachotteries comme un mensonge ? Ne l'avais je donc pas prévenu que mon secret impliquait ma famille et bien des secrets. Ne pouvait elle pas comprendre que je ne pouvais me permettre de présenter Andrew comme un cousin éloigné ? Je ne me sentais pas comme un menteur, mon nom a toujours été Prewett officiellement aussi loin que je puisse m'en souvenir, si Ursula avait voulut nous mentir, elle n'aurait même pas été obligé de nous parler de nos parents à Dora et moi, nous ne savions pas bébé que nous avions des parents quelques parts. Andrew et Nathan, représentent à mes yeux plus des amis que de la famille éloignée, après tout nous ne sommes pas lié de façon proche. « Je devrais te détester de m’avoir menti…  » Poursuivit Mina, je ne pus m'empêcher de lui laisser voir l'un de mes sourire les moins sympathique à ses mots, je n'avais pas menti volontairement, mais plus par obligation. Il lui fallut un petit moment avant de me regarder, mais je sus d'instinct, quand ses yeux croisèrent les miens, qu'elle ne m'en voudrait pas. Que rien ne changerait entre nous. Il y a après tout entre nous cette chose, cette attirance inexplicable et qu'est un nom, face à cela. Bon, il est vrai que le nom de Lestrange n'est pas le meilleur à porter pour sauvegarder une amitié.

« Mais ton nom… Tes ancêtres… Ta famille… Ta réputation… Tout ce qu’on peut dire… Tout ce les autres peuvent penser… Tout ce qui devrait faire craindre une jeune fille de bonne famille… Cela n’a aucune importance pour moi.  » M'annonça Mina et j'eus un sourire sincère cette fois. Elle tira sur la bouteille qu'elle tenait, je vis une légère ouverture se faire dans le mur, un passage secret. Ce château recelait bien des secrets intéressants. « Toute femme aurait craint ton nom. Peut-être ai-je tort mais ce n’est pas ce que je ressens pour toi.  » Avoua ma compagne ce qui ne fit que naître un sourire amusé sur mes lèvres. Si toute femme craignait le nom des Lestrange, mais qu'elle me suivait tout de même. Restera-t-elle le jour où elle apprendra que je ne suis autre chose que le fils de Bellatrix et Rodolphus Lestrange, de loin, les Lestrange les plus craints du monde sorcier. Je ne détournais pas mes yeux de Mina, pour le moment, elle acceptait les faits, mon nom de famille, je me préoccuperais de l'identité de mes parents un autre jour, le jour où elle poserait la question, avant ça, je le cacherais avec ferveur, après tout, qu'avais je à dire que Maman Bellatrix et Papa Rodolphus, ils n'ont en rien agit comme des parents modèles, loin de là. Seulement, avec leur priorité, quelqu'un pouvait il même penser à eux comme à des parents, c'était même à croire qu'avec l'implication auprès du seigneur des ténèbres, ils ne partageaient plus aucune vie de couple. Je me refusais de penser à mes parents ayant des relations, c'était trop dur pour moi, mais après tout, d'un point de vue extérieur, on pourrait penser qu'il n'y a aucun sentiment entre mes parents, autre que le sentiment qu'ils partagent pour la torture et le meurtre.

« En jouant avec toi, j’étais consciente de ce que ça impliquait. Je sais quelle personne tu es capable d’être. Je n’ai pas besoin d’un nom pour mesurer ta dangerosité  » Dit elle en s'approchant de moi et je la regardais faire sans me cacher du fait que je ne faisais pas qu'observer ses mouvements, j'observais ses courbes. Elle prit son verre et mes yeux glissèrent de son verre à la naissance de ses seins avant que je ne pose mes yeux sur sa poitrine cachée par cette robe. Je n'avais jamais vraiment compris pourquoi une femme se trouvait bien plus attirante et désirable à mes yeux quand elle était encore vêtue. Je n'eus plus le loisir d'observer ses formes puisqu'elle se rapprocha plus de moi. « Ton nom seul semble être un ennemi. Mais toi ? Tu es toi…  »Dit elle en se collant tout contre moi et je la fixais dans les yeux. « Qu’est-ce qu’un nom après tout ? Il ne fait ni la main…  » Elle prit ma main dans la sienne. « ni le bras…  »Dit elle en reculant avant de me tirer contre elle, je fus heureux de voir que mon verre était presque vide ce qui m'évita d'en renverser. « ni des lèvres…  » Ses lèvres se posèrent sur les miennes. « Après tout qu’y a-t-il dans un nom ? Une réputation ? Fait-elle un homme pour autant ? Lestranges… Prewett… Quelle importance ? Tu es toi et c’est cela qui m’attire chez toi alors embrasse-moi et suis-moi.  » Conclus finalement Mina.

Tout en parlant, elle m'avait entraîné dans ce baiser plein de passion, présage que la nuit ne faisait que commencer. Je souris malgré moi lorsque nos lèvres se séparèrent. Elle prit la bouteille sur la table et s'éloigna de moi à reculons. Je la suivis, mon sourire toujours accroché à mes lèvres, j'entrais dans le passage, un escalier en colimaçon me fit face, Mina n'était plus en vue, mais je la retrouverais. J'attendis que le passage se ferme, je me doutais bien que le mécanisme avait un sort de fermeture. Je montais ensuite les escaliers à une allure normale, finissant mon verre calmement. J'arrivais enfin à une porte close. Derrière celle-ci, je découvris Mina, quand je tendis le bras pour attraper sa main tenant son verre, elle se déroba, le jeu commençait vraiment à reprendre tout son côté intéressant. « Voyons bel ami… Nous n’avons pas fini cette bouteille. Ne souhaitez-vous donc pas finir de goûter ce si beau breuvage avant d’oser à penser à des délices interdits qui devraient vous être proscrits ?  » S'enquit Mina mais c'était sur un ton amusé, je ne fis que lui sourire. Elle reculait toujours avec la bouteille à la main, si elle n'avait pas été capable de marcher droit, je crois que j'aurais beaucoup ris de cette image d'une Mina saoule tenant fermement sa bouteille de vin pour m'empêcher de la lui prendre. Je ne lui en dis rien, mais personnellement à mes yeux, on peut savourer un tel breuvage tout en se laissant aller à d'autres délices. Le mélange de bonnes saveurs n'a jamais fait de mal à personne. « Mais pour boire plus, il va falloir saisir celle qui porte ce trésor.  » Assura Mina sur le ton du jeu. Je souris en la voyant boucher le goulot avec un doigt puis elle se mit à courir.

Je ne me fis pas prié pour lui courir après, elle tourna à une intersection, je lui courais toujours après, mine de rien, elle courrait assez vite mais mes grandes enjambées me permirent de la rattraper. Je l'attrapais entre douceur et brutalité, la tournant vers moi, manquant de me prendre un coup de bouteille dans le visage. Je souris avant de la plaquer contre une porte. Je regroupais ses deux poignets dans l'une de mes mains devant elle pour l'empêcher de bouger les mains. Je ne serrais pas au point de lui faire mal, mais juste assez pour l'immobiliser. Je souris d'un sourire taquin avant de m'approcher d'elle. « Un prédateur reste un prédateur, qu'importe la prise qu'il a en vue. » Murmurais je amusé à son oreille. Ma main libre vint remettre une de ses mèches en place puisque cette petite maligne avait décidé de venir se placer devant ses yeux. Je fis ensuite descendre ma main pour attraper la bouteille mais j'en profitais pour caresser son cou, sa clavicule, son épaule, son bras et sa main du bout des doigts. Je saisis la bouteille avec douceur mais force, pour ne pas lui faire mal en tirant. Une fois la bouteille en main, je lui offris un sourire. « J'ai la bouteille maintenant, alors voyons si toi, tu arriveras à m'attraper. J'ai l'avantage de mes foulées, tu as l'avantage de connaître le terrain. » Assurais je en approchant mes lèvres des siennes sans pour autant les toucher.

Sur ces mots, je me mis à courir dans le couloir et je finis par tourner et entrer dans la première pièce que je croisais. Je me posais dos à la porte, j'attendais de la voir arriver. Je sortis ma baguette, la tenant comme je le pouvais entre le verre et ma paume. Je lançais un sort verrouillant la porte avant de m'éclairer d'un lumos. Une fois la lumière allumé dans la pièce, je découvris une belle pièce. C'était une pièce qui semblait divisé en trois parties, une partie ressemblant un peu à un salon avec un canapé pour deux personnes tout au fond de la pièce. Je pris place à cet endroit, posant la bouteille et mon verre sur la table en bois très bien ouvragé sur les côtés. Je lançais un petit regard au reste de la pièce, le petit coin de bibliothèque avec un portrait pour l'instant vide. Sûrement un de ses ancêtres. Mon regard se posa sur la table avec trois chaises. On aurait presque dit une salle de travail. Comme si on avait réservé cette salle à certains membres de la famille, le portrait étant la pour surveiller les personnes étudiants. Pour s'assurer de l'étude peut être. Je ne trouvais rien de chaleureux à cette pièce, je n'attendrais que l'arrivée de Mina pour qu'elle décide de m'emmener où elle le désirait, mais je n'avais aucune envie de rester par ici.
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Lun 23 Fév - 8:34
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Le jeu venait de commencer… Et je n’allais pas le laisser gagner. Courant comme je pouvais malgré la bouteille, mon verre et ma robe – chose pas aisée, vous en conviendrez – je ne lui laissais pas la main facilement. Il me rattrapa malgré tout. Peut-être aurais-je du enlever mes talons pour finir pieds nus seulement même si j’espérais lui compliquer la tâcher, je ne comptais pas non plus la rendre impossible. Quel intérêt à ce jeu sinon ? De gagner moi-même ? Mais j’avais déjà gagné beaucoup cette nuit. J’avais obtenu de lui son véritable nom. Quelle femme pourrait en dire autant ?

Réussissant à m’attraper, je me mis à rire. Dans l’élan pour me retourner, j’avais manqué de l’assommer. Je m’en mordais les lèvres. Ça m’aurait peut-être permit de jouer de nouveau les médicomages avec lui… Mon esprit s’embrumait. Je sentais l’alcool posséder mes sens même si j’avais assez de réparti et de maitrise de moi pour ne pas flancher sur le sol ou tituber. J’étais juste… plus détendue. De son sourire, ses mains me plaquèrent contre une porte. Je savais exactement ce qu’il y avait derrière. Il ne valait mieux pas qu’il le sache… Surtout quand je le voyais regrouper mes deux mains pour les « attacher » entre elles de l’une de ses propres mains. Je détenais encore la bouteille et mon verre. Il me fallut ruser de mes doigts pour ne faire tomber ni l’un ni l’autre. A sa merci, je répondais à son sourire taquin par le mien.

« Un prédateur reste un prédateur, qu'importe la prise qu'il a en vue. » me murmura-t-il.

Attention… Il oubliait n’avoir pas n’importe quelle proie entre les mains. QU’il fasse attention à ne pas devenir l’agneau et moi le loup… Obstruée par une mèche de mes cheveux, je le laissais alors la replacer derrière mon oreille alors que mon souffle, saccadé par la course, soulevait ma poitrine dans de longue respiration.

« Mais qui est réellement le prédateur ? » lui rappelais-je d’un souffle.

Sa main descendit alors sur dans mon cou, ma clavicule, mon épaule, mon bras et enfin ma main. Je ne le quittais pas une seule fois des yeux. Je savais exactement ce qu’il venait chercher en provoquant mon corps de cette façon. Sa prise sur la bouteille, je la lâchais pour mieux maintenir mon verre.

« J'ai la bouteille maintenant, alors voyons si toi, tu arriveras à m'attraper. J'ai l'avantage de mes foulées, tu as l'avantage de connaître le terrain. » assura-t-il sous un sourire.

Il approcha alors ses lèvres. Peut-être est-ce l’alcool mais je ne me doutais pas une seconde de son audace à ne pas les saisir. Je sentis un vent frais s’interposer à sa présence. Il venait de partir, me laissant seule et démunie face au goût de ses lèvres. Je me les mordis alors amusée et un tant soit peu frustrée. Ça, mon bel ami, ça allait se payer… Je regardais alors la direction qu’il avait prise. Il tourna dans un autre couloir. Il allait très rapidement se trouver dans une impasse hors cette aile ne comportait que sur une lignée, la gauche, des portes, toute jointe par une porte ou une dérobade. Ma famille n’avait pas que la manie du poison. Nous avions un art pour constituer notre demeure de passage pour pouvoir s’éclipser discrètement à la dérobade de tous. Je n’avais donc nullement besoin de courir pour l’attraper. Je sais qu’en passant pièce après pièce j’allais tomber sur lui. Je regardais alors mon verre un instant en jouant avec de mes doigts. Pourquoi attendre ? Pour faire redescendre les battements de mon cœur et en retrouver un certain contrôle. Il provoquait une douce et prenante adrénaline au fond de mon corps.

Une fois le cœur battant à peu près normalement pour cette partie de chasse, je sortais ma baguette. J’en aurais besoin pour activer les passages. Tous n’étaient pas manuels. Je me décalais alors de cette porte qui renfermait bien des secrets sur les Valmont pour aller vers le couloir où il se trouvait. Je ne fus pas étonnée alors de ne trouver personne dans la longue lignée. Je posais ma main sur une poignée de porte et j’entrais. Le jeu ne put cependant que redémarrer l’adrénaline de mon corps. Passant alors pièce après pièce, passage après passage, je le trouvais.

Arrivant par le coin bibliothèque, classique mais efficace, je le vis du côté du petit salon. Je connaissais cette pièce. C’est ici qu’on m’avait appris à lire, écrire et comprendre la magie avant mon entrée à Beaubâtons. C’est aussi ici, l’été, qu’un instructeur venait me donner des leçons. Et certainement pas n’importe lequel… Jusqu’à mes treize ans, se fut mon oncle…

Je m’approchais alors d’Arcturus et du coin salon. Je déposais mon verre à côté du sien en silence. Celui-ci n’avait rien de bon. Dans la noirceur des lieux, pouvait-il cependant le deviner ? Si proche de lui, je pus alors saisir son cou pour approcher son visage du mien. Je capturais alors ses lèvres dans un baiser tout ce qu’il n’y avait pas d’innocent. Je ne pensais pas à l’endroit. Il ne valait mieux pas, il me glacerait le sang. Mon oncle avait ses manières d’enseigner et mon corps s’en souvenait. Capturant ses lèvres dans un baiser long et intense, je formais une bulle un instant autour de nous trop enivrante et tentante pour pouvoir penser à autre chose. Je finissais par capturer sa lèvre inférieure entre mes dents pour le mordre légèrement. J’appuyais un peu plus sans lui faire de mal non sans le piquer. Ça c’était pour ne pas m’embrasser tout à l’heure.

Reculant donc, je reprenais mon verre. Jetant un œil sur les lieux, je lui demandais :

« Sortons de là. »

Je n’aimais pas ce lieu chargé d’émotions. Je rangeais ma baguette. Je n’avais pas besoin de sa lumière pour naviguer dans ce domaine. Mon verre dans une main, la sienne dans une autre, je le laissais se débrouiller avec son propre verre et la bouteille pour l’attirer à travers la bibliothèque et passer dans un petit boudoir. L’atmosphère était bien différente de la pièce adjacente. Posant mon verre sur une commode, je lui pris le sien et la bouteille. Versant du vin dans chaque verre, je lui tendais alors le sien. Je me posais ainsi à un mètre de lui contre la commode loin des fauteuils ou encore du canapé à l’italienne et de la cheminée.

« Quel prédateur es-tu Arcturus ? » lui demandais-je finalement avec un sourire en coin en buvant de mon verre.

Je ne faisais que relancer la conversation… ou le jeu.



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Lun 23 Fév - 14:14
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J'attendais assez patiemment son arrivée, bien que je me fus servi un verre de vin, autant joindre l'utile à l'agréable. Je savourais mon verre attendant ce moment fatidique de son arrivée. Je me sentais plus serein que dans la cave, Mina a mon identité maintenant, je doute que ce soir, elle ne me pose plus de question sur moi. J'abordais donc plus sereinement la suite de la soirée, le vin glissa dans ma gorge, je le sentis descendre un instant. Finalement, Mina arriva de ce qui semblait être nul part, visiblement un passage secret. Je regardais mon verre vide, le posant sur la table. Je la vis s'approcher de moi. Elle attrapa mon cou et m'emmena rapidement dans un baiser bien loin de ce que nous devrions avoir le droit d'échanger. Je posais ma main dans sa nuque, pour éviter qu'elle ne puisse m'échapper, le vin plus son baiser commençait à faire effet sur moi. Sans le vin, peut-être aurais je eu moins de mal à résister. Je savourais le goût de ses lèvres sur les miennes, je fis glisser mon pouce le long de son cou en une caresse douce. Mina captura sa lèvre inférieure, la mordant avec douceur et je sentis mon souffle déjà un court s'arrêter un instant, comment ce simple geste pouvait me faire réagir ainsi. Je détestais que mon corps aime des choses que je ne pouvais comprendre, Mina me faisait bien trop d'effet pour mon propre bien. Mina se recula et j'eus envie de la tirer contre moi pour reprendre la main, pour reprendre ce baiser et pour redécouvrir ce que j'avais pu goûter durant cette nuit à Ste Mangouste, le doux plaisir du désir et de la frustration.

« Sortons de là.  » Bon, je devais avouer qu'elle avait raison de me proposer une telle chose, je ne me voyais pas jouant à notre petit jeu ici. Elle saisit ma main d'une main alors que sa seconde main prenait son verre. Je me débrouillais pour prendre le verre et la bouteille, rien de bien complexe à mes yeux. Après tout, quand on boit un verre avec Dora, j'arrive à me débrouiller avec deux verres et une bouteille. Mina me tira dans une nouvelle pièce, mais je ne l'observais qu'elle, la pièce m'important peu à l'instant. Comment pouvais je me concentrer après ce baiser qu'elle m'avait offert. Je la laissais prendre mon verre et la bouteille de mes mains pour les poser sur une commode. Elle allait s'adosser à la commode, assez loin de moi, ce qui n'était pas pour me déplaire, je repris un peu mes esprits. Comment pouvais je laisser une femme me rendre si faible vis-à-vis du contrôle que j'exerçais habituellement sur mon propre corps, sur mes pensées. Je détestais Mina autant que j'avais envie de la toucher, c'était le plus grand des paradoxes. Il était trop difficile pour moi d'admettre que cette femme me faisait tant d'effet. « Quel prédateur es-tu Arcturus ?  » Me demanda-t-elle avec un sourire en coin, avant de boire de son verre.

Je la fixais, je ne pouvais dire quel genre de prédateur je me montrais vis-à-vis d'elle. Pouvait on même dire que j'étais un prédateur en particulier, je ne pouvais le savoir. Je m'avançais prenant mon verre, j'en bus une gorgée en m'approchant de Mina. Je souris en posant mon verre d'un côté d'elle, mon bras venant se poser à côté du verre, alors que mon second bras, se posait sur la commode de l'autre côté de Mina. « Vois en moi le prédateur que tu désires ! » Murmurais je avant de l'embrasser sans lui laisser le choix d'accepter ou de refuser. Je n'avais pas apprécié le fait qu'elle décide quand notre baiser devait se finir tout à l'heure. Je me collais à elle, mes mains allant trouver sa taille lentement. Je rompis le baiser assez rapidement, après tout, même si ce n'était pas pour me plaire, c'était juste pour affirmer le fait que j'avais pris la décision de m'arrêter. Je la fixais avec intensité, je n'allais pas jouer comme la dernière fois, je n'allais pas moi-même me rendre plus frustré, j'avais bien compris la leçon, alors je ne fis rien, la regardant juste alors que mes pouces caressaient ses flans en douceur. Je la lâchais doucement d'une main, attrapant mon verre, je bus lentement une gorgée sans quitter son regard. Je reposais mon verre à tâtons, avant que ma main ne décide de se placer dans son dos. Je posais un baiser derrière son oreille en douceur et je souris en me reculant.

Dans mon mouvement de recul, j'avais attrapé mon verre. Je tournais délibérément le dos à Mina, l'ignorant. Je l'avais attrapé, elle voulait que je le fasse, maintenant, je l'avais pour moi seul. Je m'assis dans l'un des fauteuil de la pièce, avant de dire. « Viens plutôt ici, si tu désires tant me faire la conversation ce soir. » Je savais que mon ton avait été bien plus froid qu'à mon habitude avec Mina, mais bon, si elle voulait jouer entre tentation et conversation, j'allais bloqué les choses au point de la conversation. Rien que pour lui montrer comme une conversation pouvait se montrer ennuyeuse. Je bus une gorgée de mon vin, ne tournant même pas mon regard vers ma compagne. J'avais bien envie de voir comment elle allait réagir. Je voulais absolument voir si je l'attirais au point qu'elle vienne chercher mon contact, qu'elle fasse le pas de venir. Je souris à mon verre, j'avais instauré une nouvelle règle pour ce soir, si elle voulait obtenir quoi que ce soit de moi, elle devrait venir le chercher et je m'éclipserais à chaque fois, tant qu'elle ne m'aura pas affirmé ne pas vouloir une conversation. « En parlant de conversation, tu sais qui je suis, livres moi une information sur toi. » Demandais je. Je voulais une révélation à peu près à la hauteur de la mienne, son oncle ne comptant pas à mes yeux, il s'était présenté de lui-même et elle n'avait fait qu'éviter toute conversation sur elle.

J'attendais comme réponse qu'elle me parle de marque des ténèbres. J'attendais cette aveu de son appartenance aux mangemorts, pour avoir au moins la certitude de sa bouche qu'elle en faisait partie. Je trouvais que l'aveu de mon nom méritait bien une telle information, après peut-être qu'elle se trouvait avoir autre chose à me dire. « Après tout, Mina Valmont, je ne sais que de toi que tes parents et ton frère sont décédés, que tu as un semblant de fiancé, que tu travailles à Sainte Mangouste et qu'à tes heures tu es une tortionnaire de vermine et une tyran avec mes sens. Oh et ce soir, j'ai appris que tu as un oncle et que tu portes des marques de brûlure. » Annonçais je doucement sur le ton de la conversation. Je n'allais pas me laisser détourner de ma pensée avant qu'elle ne me supplie d'arrêter ce petit jeu de conversation bien posé entre sang-pur. Bien que notre conversation tournait très loin des stéréotypes sang-purs, aucunes personnes d'un rang équivalent au mien ne viendrait à demander à une jeune femme de lui en apprendre plus sur sa propre vie, il cherchait les informations en les tirant de rumeurs. Cependant, pouvions nous réellement parler de relation banale entre sang-pur entre Mina Valmont et moi-même, j'en doutais, tout avait commencé loin de toutes traditions, dans une forêt, avec de la torture et du sang. Puis c'était poursuivit entre torture, meurtre et les prémices de l'éveil de nos sens, prouvant l'attirance de nos êtres. L'épisode à Ste Mangouste constituait notre dernière rencontre avant ce soir et sûrement la nuit la plus longue que j'ai passé de ma vie en compagnie d'une femme. En pensant à Ste Mangouste, je passais ma main sur mon torse, il restait une légère marque de ce coup de couteau, ce qui me faisait une cicatrice charmante à montrer aux femmes.
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Lun 23 Fév - 16:51
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Glaciers melting in the dead of night

Pourquoi lui posais-je cette question ? Je l’ignorais… Peut-être l’alcool et mon désir de jouer. Peut-être aussi une façon de le provoquer et voir ce qu’il ferait. Pour être honnête, je n’avais pas réfléchi grandement en lui disant une telle chose. Ça m’arrivait rarement mais avec ce vin montant à la tête, je me sentais plus ouverte, plus loquace, plus directe sur mes propres pensées. Lui me fixait un moment. Je ne quittais pas son regard un instant. Il s’avança alors pour poser chaque bras de chaque côté de mon corps. Sa proximité était agréable mais je gardais mon verre dans mes mains entre nous comme pour l’empêcher de se coller à moi. Quand j’étais dans ses bras, sous l’influence de ses lèvres, je n’arrivais pas à me concentrer correctement et garder mes moyens. Attention, ma sensibilité et mon attirance ne faisait pas de moi une femme faible. Je ne cèderais certainement pas sous un simple désir. Mais si c’était le cas il y a bien longtemps que le jeu n’en serait plus attrayant. Je n’en serais pas là avec lui… Nous n’en avions jamais parlé mais nous n’en avions pas besoin pour que je sache quel genre d’homme il pouvait être avec les femmes. Le genre à prendre tout ce qu’il y avait à prendre et partir peut-être même avant la fin de la nuit.

Je n’étais cependant pas méfiante envers lui. Je savais qu’il ne me forcerait jamais à faire une chose que je ne voulais pas. Non, je me méfiais de moi et de mes réactions proches de lui. Je perdais la notion du temps et mes mots en sa présence. Mes frissons étaient là pour me perturber, son regard pour me déshabiller sans un seul toucher sur mes vêtements. Avec lui, parfois, j’avais la sensation d’être démunie. Il maniait mon corps d’une façon bien trop agréable. Je n’étais pas sotte. Je savais ce qu’il me faisait ressentir et plus on avançait plus je me sentais sous son emprise. Ne lui avais-je pas demandé de prendre un droit sur moi ? Ça ne voulait peut-être pas dire grand-chose pour nos esprits mais mon corps lui, traitre qu’il était, donnait beaucoup plus de sens à ces mots sortis de mes lèvres désireuses.

« Vois en moi le prédateur que tu désires ! » me murmura-t-il sans avoir résister à m’embrasser.

Si je pouvais vous expliquer en long, en large, en travers tout l’influence qu’il possédait sur mon être, je ne saurais passer à côté de celle que j’insufflais en elle aussi détestable peut-être pouvait-elle être pour lui. Le jeu pouvait-il être cependant intéressant sans cette dépendance mutuelle ? Nos désirs étaient présents à tous les deux et peu importait qui commandait sur l’instant, peu importait celui qui avait la main, chacun à sa façon dominait sur l’autre. Ce n’était qu’une question de point de vue. Je pouvais me sentir soumise dans ce baiser par son choix de le commencer et de le voir s’éteindre par son propre choix sans me demander mon avis. Il l’était tout autant de n’avoir su ne pas me prendre ce baiser, si proche de moi. On pourrait analyser ce comportement longtemps, dire sa dépendance par ses désirs et plaisirs de son corps face au mien ou sa simple soif de dominance sur une femme qui ne lui facilitait pas toujours la tâche, le pire n’était cependant pas ce que l’un ou l’autre pouvait ressentir pour être incapable de ne pas se chercher mutuellement.

Oh non… Le pire était peut-être – allez savoir s’il ressentait la même chose ? – ce que je ressentais face à ses propres émotions et désirs. Je découvrais un goût certain pour le faire plaisir. Est-ce une forme de soumission ? Mon pouvoir de rendre son corps fou me donnait en apparence une certaine domination, et ce n’était pas si inexact seulement chaque frisson sous mes doigts issu de son corps me donnait le goût, l’envie, l’irrémédiable tentation de continuer. Plus je le sentais frissonné, plus je le désirais. L’influence qu’il avait sur moi était réciproque et le savoir suffisait à me condamner à ne plus savoir le repousser face à un baiser « chaste ». L’un comme l’autre, si sensible par le toucher de la peau de l’un à la peau de l’autre, ne formions plus que nos propres prédateurs dans ce jeu qui nous mènerait à nous dévorer mutuellement… Si l’un risquait de chuter, l’autre chuterait avec. La réciprocité était bien trop forte entre nous pour ne pas sombrer à deux.

Alors qu’il m’embrasse… qu’il se colle à moi alors que ma main tenant mon verre entre nous se décalait pour lui laisser ce loisir… qu’il rompe finalement ce baiser avec le goût amer d’un manque… qu’il affirme sa dominance… qu’il me caresse pourtant incapable d’y résister… et qu’il boive pour me faire croire le peu d’emprise que je pouvais avoir sur son être alors qu’il ne peut s’empêcher la seconde qui suit de placer sa main dans mon dos… qu’il dépose un baiser derrière mon oreille, ce que je préférais par-dessus tout… qu’il contrôle mon être et me lâche… qu’il recule… qu’il s’écarte… qu’il aille à ce fauteuil… qu’il fuit à sa façon ou me provoque en tournant le dos pour m’ignorer… Quelle importance ? La frustration ne serait que passagère et légère face à ce que j’étais capable de créer entre nous. Après tout n’est-ce pas le sexe faible qui sait le mieux condamner les deux sexes vers une longue et forte frustration avant de formuler d’entre ses lèvres l’autorisation d’une sublime et passionnée délivrance ?

« Viens plutôt ici, si tu désires tant me faire la conversation ce soir. » dit-il d’un ton froid et autoritaire.

Il provoqua mon sourire. Et l’homme parla. Etait-il conscient de mon incapacité à obéir correctement ? Soit. J’approchais avec mon verre. Mon pas fut pourtant lent. Le fis-je exprès ? Je me posais alors juste devant la cheminée éteinte. La pièce était éclairée de la seule lumière de la lune traversant les deux grandes baies vitrées. Si, la cheminée entre ses deux vitres, me plongeait dans l’ombre, il le mettait en évidence. Je savais qu’il attendait à ce que je vienne à côté de lui. C’est justement pour cette raison que je ne venais pas. J’allais l’énerver, je le savais, mais cela ne m’importait que peu. Je n’étais pas une de ces femmes prêtes à lui donner tout ce qu’elles avaient dans l’espoir d’obtenir un minimum de son attention et peut-être son cœur. Je ne serais pas non plus l’équivalent de ses elfes de maison, soumise à son bon vouloir. J’étais encore moins de ces femmes qui espèrent ses performances. La tentation d’un plaisir charnel éphémère n’était que pour les faibles. J’insistais sur l’éphémère.

Je ne lâchais pas son regard. Je devinais très rapidement son jeu. Il ne se lèverait pas. Testerait-il mes capacités à l’intéresser s’il ne s’approchait pas de moi de lui-même ? Se demandait-il si je serais capable de donner un peu de moi au lieu de devoir se servir sans cesse ? Combien de fois l’ais-je provoquer à distance pour qu’il me rejoigne. Je n’avais fait que rarement, voir jamais le premier pas. Pourquoi le faire quand il me devançait ? C’était aussi une manière de le dominer. Il n’était cependant pas un homme faible et si j’avais de l’impact sur lui, il avait autant de force que moi pour savoir réussir à se contrôler un instant suffisant pour voir si j’étais prête à avancer et le séduire à mon tour. Ce jeu était attrayant – mon préféré quand je le sentais venir chercher mon corps – mais il pouvait aussi agacé si l’autre s’y refusait. La question restait donc en suspens : Etais-je prête à faire ce pas avec lui ?

« En parlant de conversation, tu sais qui je suis, livres moi une information sur toi. » me demanda-t-il finalement.

Je bus une gorgée de mon verre avant de me poser de profil à lui pour laisser mon doigt jouer sur le rebord de la cheminée et ne pas le regarder. Que voulait-il savoir sur moi ? Si je mentais aussi sur mon nom ? A moins qu’il ne fasse référence à l’absence de réponse sur ma qualité de mangemort. Avait-il cependant besoin de véritablement savoir cet aspect de moi ? Je n’avais pas le sentiment que ça le rapprocherait de moi, bien au contraire. J’étais arrivée à un stade de notre relation où je ne voulais pas la voir se terminer. Est-ce ce qu’il avait ressenti en ayant peur que je découvre son véritable nom ? La peur de perdre quelque chose entre nous ? La question me troubla et je fus bien heureuse de me trouver dans l’ombre, cachant au moins mon regard pour qu’il ne puisse lire en moi comme il commençait à savoir le faire.

« Après tout, Mina Valmont, je ne sais que de toi que tes parents et ton frère sont décédés, que tu as un semblant de fiancé, que tu travailles à Sainte Mangouste et qu'à tes heures tu es une tortionnaire de vermine et une tyran avec mes sens. Oh et ce soir, j'ai appris que tu as un oncle et que tu portes des marques de brûlure. »

Je finis par sourire. En demander sur moi était-il un moyen de me pousser à le faire taire ? Savait-il au moins qu’il y avait tant de moyens de faire taire un homme et pas seulement en embrassant ses lèvres pour occuper son outils de parole. Des fois que des idées saugrenues vous viennent en tête je parle d’un sort efficace pour lui couper la voix. Je le vis alors passer sa main sur son torse. Je repensais à sa blessure et ma promesse de vérifier s’il s’était bien occupé de lui. Je ne l’avais pas oublié. Chaque chose en son temps…

« Je sais ce que tu cherches à savoir… Ne t’ai-je jamais répondu sur le fait de porter le masque des mangemorts ou non ? » dis-je avec un sourire en coin.

Le faisais-je exprès pour rappeler cette question sans pour autant répondre ? Oh que oui et je m’en amusais même. Je bus une nouvelle gorgée avant de le poser sur la cheminée et quitter mon emplacement. J’aurais pu le rejoindre, mais je fis le tour des fauteuils et du canapé italien. Me posant finalement dans son dos, je glissais mes bras sur ses épaules pour les passer devant lui. Penchée alors sur lui, je lui murmurais à l’oreille :

« Que je le sois ou non, tu n’as rien à craindre de moi, même si on me l’ordonnait. Je suis mon seul maitre. » lui murmurais-je à l’oreille.

Il commençait à me connaitre suffisamment pour savoir que je n’exécutais les ordres seulement que sous mon bon vouloir. Je n’avais aucune faiblesse, aucun attachement qui pouvait me maitriser et me faire chanter. Quand je regardais ma vie, personne ne comptait vraiment pour qu’on ait du poids sur ma vie. La seule chose qui commençait à se faufiler et avoir de l’importance, c’était notre relation, peu importait la définition qu’elle en avait, que ce soit du jeu ou plus. J’étais pour le moment encore intenable pour le chantage. Même ma propre vie n’avait aucune importance parce qu’aucun être m’en avait fait pour le moment réaliser l’importance qu’elle pouvait avoir. Mourir ne me faisait nullement peur. Je n’avais vraiment rien à perdre. C’est ce qui faisait qu’il pouvait avoir confiance. Si je ne disais ne pas le trahir, c’est parce que je savais que je ne le ferais jamais.

J’embrassais alors l’arrière de son oreille avant de descendre dans son cou. Mon souffle caressant au même moment sa peau, je me jouais de l’influence que j’avais sur lui. J’aimais bien trop le voir prendre du plaisir à ces baisers lents et sensuels. Mon nez remonta le long de son cou pour frôler son oreille. Mes mains se posèrent alors sur le tissu de sa chemise délicatement. En me redressant complètement, mes mains glissèrent le long jusqu’à son cou et enfin le premier bouton. Oserais-je ? Il sauta. Je glissais alors mes deux mains sur sa peau pour le caresser un instant. Elles descendirent alors vers le deuxième bouton. Je ne semblais ampli d’aucun doute. L’alcool me permettait une chose que je n’aurais jamais faite de cette façon autrement. Quoi que… Avec Arcturus je prenais des manies qui me surprenaient moi-même.

Je reconnaissais les courbes de son corps que j’avais appris avec la nuit de l’hôpital. Mes gestes n’étaient pas brusques, peut-être à part le premier bouton qui fut enlevé, tout comme le deuxième. Il n’avait dû s’y attendre. Ce n’était certainement ni mon genre, ni dans mon éducation. Le troisième semblait pourtant comme une évidence et il subit le même sort. Le quatrième ? Je me penchais de nouveau pour embrasser son cou. Mes gestes étaient lents mais certainement pas moins sensuels au contraire. Leur lenteur ne faisait qu’allumer un jeu entre nous. Sentait-il cette brûlure sur la peau à chaque passage de mes doigts ? Les miens s’en brûlaient eux-même d’un désir ascendant. Dans cette caresse sur son torse, je suivais alors les lignes de ses muscles jusque prêt du cœur pour l’une de mes mains. Sous mon doigt, je pus sentir la légère cicatrice. Elle n’était pas très grosse. Il avait dû donc l’appliquer correctement. Un sourire naquit sur mes lèvres. Je remontais alors mes mains. Et le quatrième, le cinquième et même le sixième bouton ? Je n’ai pas dit vouloir le déshabiller complètement… Je voulais simplement vérifier. Je tenais toujours mes promesses. Je ne disais pas non plus ne jamais les enlever de la soirée. Qui sait la folie que pouvait prendre mon esprit tourmenté par ce désir ? En remontant, mes mains glissèrent le long du haut de son torse, jusque son cou. Je redressais alors son menton d’une main pour qu’il me regarde. Je ne laissais pas notre regard s’échangeait trop longtemps. Je me penchais vers lui. Mes cheveux vinrent encadrer son visage dans cette intimité. Je saisis alors ses lèvres dans un baiser langoureux. Est-ce la fin de notre conversation ?

« Lève-toi… » lui soufflais-je sur les lèvres pour l’intimer de me rejoindre.

Le fera-t-il ? Ça, je ne pouvais le prédire… Arcturus était tout aussi imprévisible.



crackle bones
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Lun 23 Fév - 19:15
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Je ne pus la voir sourire, ne la regardant pas, je restais simplement assis là. Je ne pouvais même pas savoir ce qu'elle avait en tête, le voulais je simplement ? Non, je ne le voulais pas, après tout, c'était notre spontanéité et notre impulsivité qui nous avait conduit où nous en étions actuellement. Alors pourquoi aurais je voulus connaître ses pensées. Je me demandais bien si elle allait me céder cette information, une information, qu'importe la nature de celle-ci, bien que je voulais savoir si elle était mangemort, ce n'était qu'une question importante à mes yeux vis-à-vis de mes parents. Je ne voulais pas qu'ils apprennent que je m'étais lancé dans une relation assez spéciale avec une femme et encore moins apprendre de leurs bouches qu'elle se trouvait être mangemort si elle l'est vraiment. Bien que pour moi, elle l'est, j'attendais cette honnêteté de sa part, un jour ou l'autre, j'attendrais le temps qu'il faudra. « Je sais ce que tu cherches à savoir… Ne t’ai-je jamais répondu sur le fait de porter le masque des mangemorts ou non ?  » Dit elle et je pus sentir le sourire dans sa voix. Je pris mon verre et en bus une gorgée avant de le reposer. Je compris à cet instant que la vérité n'était pas pour ce soir, si tel était son désir. Lui en voudrais je si elle m'avouait l'être ? Je n'en étais pas sûr. Romprais je cette relation si elle l'était ? C'était possible, nous n'en resterions peut-être qu'à la torture. Pourrais je continuer à la toucher de la même façon si elle se trouvait être mangemort ? Non, j'étais certains que mes mains n'approcheraient plus son avant-bras gauche, du moins, il me semble. Après tout, avec Mina, tout était possible, même ce que je pensais impossible semblait possible avec elle. Après tout, impossible n'est pas français et Mina était justement une française, le proverbe s'appliquait peut-être entre nous. Rien ne semblait impossible quand j'étais avec Mina et c'était assez angoissant pour moi. Je ne pensais pas à impossible par rapport à mes sentiments, puisqu'il serait toujours impossible à mes yeux que je ressente des sentiments amoureux, c'était plus par rapport à mes actes et mes réactions. Sans vraiment le remarquer, j'avais suivit son déplacement derrière les meubles de cette pièce. Je sentis pourtant très bien ses bras se poser sur mes épaules, ses mains apparaissant sur mon torse alors qu'elle se trouvait derrière moi. « Que je le sois ou non, tu n’as rien à craindre de moi, même si on me l’ordonnait. Je suis mon seul maitre.  » Dit elle.

Je ne craignais plus rien d'elle, je la savais bien capable de mentir à son maître pour me protéger, je lui faisais assez confiance après tout. Je lui avais bien dit mon identité, là où j'aurais simplement pu lui mentir. Notre relation avait pris ce soir une tournure étrangère pour moi, mais j'aimais cette nouveauté, parce que je sentais qu'elle était partagée. Je fermais les yeux, je savais qu'elle ne me trahirait pas que je n'avais rien à craindre mais j'avais aussi ce besoin de savoir. « Ma question n'était pas telle en cet instant. Je ne crains pas que tu en parles, sinon je t'aurais menti quand tu m'as demandé si j'étais un Lestrange. C'est plus que comme tu dois le savoir, certains membres de ma famille sont mangemorts et je n'ai aucune envie que l'on me pose des questions sur ta personne et la nature de nos relations. Surtout quand je ne saurais expliquer la nature de cette relation. Andrew et Nathan n'en parleront pas, notre relation est plus amicale, bien que nous soyons reliés par le sang des Lestrange. » Dis je et c'est le moment qu'elle choisit pour m'embrasser derrière l'oreille, je ne pus retenir ce léger frisson. Cet endroit se trouvait être sensible. Je fus heureux quand son souffle descendit dans mon cou, c'était bien moins sensible que cette peau fine derrière mon oreille. Son nez caressa mon cou avant de toucher mon oreille, je ne réagis pas, j'avais encore assez de contrôle. Les mains de Mina glissèrent sur moi alors que son souffle s'éloignait. Je fixais ses mains, je les vis s'arrêter sur le premier bouton de ma chemise.

Elle n'allait tout de même pas faire ça, elle m'avait déjà vu torse nu mais par la force des choses et je n'avais pas très envie qu'elle me touche maintenant. Après tout, avais je assez de contrôle sur moi pour ne pas frissonner si ses doigts venaient à caresser la peau de mon torse. Pourtant, ses mains firent sauter ce bouton. Je sentis et vis ses mains caressant mon torse, je frissonnais doucement. Ses mains trouvèrent le second bouton, qui sauta lui aussi et il fut assez rapidement suivit du troisième. Ses doigts n'arrêtaient pas de glisser sur mon torse, me faisant ressentir cette sensation que ses doigts laissaient une traînée de feu sur mon corps. Je ne pus m'empêcher de laisser un gémissement m'échapper quand ses lèvres posèrent un baiser dans mon cou. J'étais en cet instant complètement soumis à la volonté de Mina et je ne m'en portais pas mal, je ne voyais pas réellement cette soumission, j'aimais cette soumission en cet instant. Ses mains remontèrent, je sentis un doigt retracer ma cicatrice, je ne dis rien, je savais qu'elle vérifiait la cicatrisation de ma plaie. Ses mains glissèrent le long de mon torse mais aussi de mon cou, elle redressa mon menton pour que nos regards se croisent. Puis elle m'embrassa langoureusement, sensuellement, je savourais ce baiser, il y avait quelque chose dans nos baisers, ce côté incertain de notre relation s'y exprimait à mes yeux, ne les rendant que meilleur. « Lève-toi…  » Souffla-t-elle contre mes lèvres.

Je ne bougeait pourtant pas, pourquoi le ferais je, j'avais bien eu un pas venant d'elle, elle était venue me rejoindre. Cependant, qu'arriverait il si j'allais la rejoindre, je lui laissais cette dominance et maintenant que ses mains ne touchaient plus mon corps, ça n'avait plus aucun intérêt. Je me retournais dans le fauteuil, me retrouvant avec les genoux sur l'assise. Je glissais un bras dans son dos et ma main libre vint glisser sur son ventre, avant de remonter sans pour autant que je ne touche sa poitrine, mes doigts étant à quelques millimètres de son corps à cet instant, avant de retrouver le contact au niveau de la naissance de ses seins. Mes doigts glissaient doucement, le long de son cou, je m'arrêtais quand j'eus trois doigts posés sur ses lèvres. Quand cette main fut en place, je fis remonter ma main reposant dans son dos en suivant la ligne de sa colonne vertébrale. Mon sourire était tout ce qu'il y a de sincère, je la regardais, détaillant chaque parcelle de son corps. Mon regard n'en resta pas à son visage, je posais mes yeux sur ses bras, les suivant. Je remontais mon regard à son cou, avant de descendre vers la naissance de ses seins, cherchant un signe particulier. Je posais ensuite mes yeux sur ses seins, je ne les détaillais pas réellement, j'observais juste, j'avais déjà eu l'occasion de les toucher, mais les regarder était une meilleure chose que les toucher, dans l'état actuel de mon désir. Je ne dis pas que si Mina me touchait un peu plus et réveillait tout le désir qu'elle avait fait naître en moi, qu'elle me ramenait au stade de Ste Mangouste, je ne dis pas que je ne serais pas tenté d'y mettre mes mains. Pourtant, j'ai ce respect pour Mina, ce quelque chose que je ne m'expliquais pas, je trouve presque la pensée de les toucher indécent, Parfois mes pensées et mes réactions m'étaient incompréhensible face à Mina.

Pour cesser de penser, je bougeais ma main dans son dos, la faisant toucher sa nuque, je laissais mes doigts taquiner un peu la naissance de ses cheveux et sa nuque, alors que mes doigts posés sur ses lèvres se déplacèrent pour tracer les contours de son visage, je ne faisais aucun réel mouvement pour attiser son désir, je profitais de ce calme, de cette sérénité imaginaire que me faisait ressentir l'alcool. Bien que n'ayant pas bu au point de ne plus être moi-même, l'alcool faisait son petit effet sur moi. Je fis descendre mes mains sur son corps aussi bas que possible à cause du dossier du fauteuil. Mes mains ainsi placées, je fis pression pour la faire tourner autour du fauteuil afin de me retrouver avec plus de partie visible de son corps. Je me permis de poser mes lèvres un peu sous sa clavicule, entre le cou et l'épaule afin d'y poser un baiser, juste pour l'inciter à se mettre en mouvement et à se rapprocher de moi. « Je n'aime pas plus qu'on me donne des ordres que toi et j'aime énormément ne pas les suivre. » Dis je avec mes lèvres toujours à l'endroit où j'avais posé ce doux baiser. Je ne bougeais ma tête qu'un peu, la laissant reposer sur son épaule, alors que je tournais mon regard vers le cou de Mina. Je ne me serais jamais permis une telle chose avec une autre femme, mais Mina en savait déjà tant sur moi, que je me permettais bien plus de chose. Je fixais son cou, je cherchais la marque que j'avais laissé sur elle. Je souris avant d'ouvrir la bouche. « Je me lèverais, si tu me donnes une bonne raison de le faire. » Murmurais je en relevant la tête pour croiser son regard.
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Lun 23 Fév - 22:07
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Glaciers melting in the dead of night

Aurais-je du m’attendre à ce qu’il n’obéisse pas ? Je passais mon temps à le tester. J’étais faite comme ça. Montrez-moi une faiblesse et je ne pourrais pas m’empêcher d’en jouer à mon avantage peu importait la situation et la personne. C’était comme ça aujourd’hui que je n’étais toujours pas mariée. Arcturus avait à faire à une femme maligne mais j’avais moi-même à faire à un homme fort et têtu. Le soumettre n’était pas si aisé. Les rares fois alors où il se laissait faire devenait un vrai délice. Ces moments étaient si rare que mon être tout entier s’y donnait à les rendre plus tendre, passionné et supportable pour lui. C’était la première fois que je me souciais d’un autre que moi. J’avais une nature égoïste parce que les coups durs de la vie m’y avaient obligé. Oui je soignais des gens. Oui je pensais parfois aux autres. Mais pas au point de me mettre dans de mauvaises situations. Avec Arcturus c’était différent… Je découvrais le plaisir du partage, une chose oubliée depuis la mort de mon jumeau. Je ne prétendais pas mettre Arcturus au même niveau que mon jumeau. Jamais je n’aurais embrassé mon frère de cette façon. L’inceste tentait peut-être certaine personne mais ce n’était pas mon cas. Je n’aimais pas vivre dans le pécher à ce point. Notre relation me suffisait. Et encore… Le pécher n’était pas poussé. Du moins peut-être pas encore… Je ne pouvais pas prédire l’avenir.

Arcturus ne se leva pas à mon ordre. Il se contenta de se poser à genoux devant moi. Il était bien plus grand que moi. Dans cette position, je l’avais pourtant à mon niveau. Cette situation était appréciable. Pas pour une question de dominance ou de soumission mais simplement pour le fait que je n’avais pas besoin de lever le visage pour le regarder. Il était à mon niveau et je pouvais poser plus aisément mes mains sur son visage et l’observer. En face de lui, je pouvais voir certains détails encore jamais considérés. C’est ainsi, alors qu’il prenait de l’emprise sur mon corps à travers ses différents gestes, je repassais mes bras dans la même position que précédemment pour avoir mes bras sur ses épaules. Je n’étais pas très grande contrairement à lui. Il m’était alors tentant de profiter de la situation pour attirer son visage et l’embrasser sans qu’il n’ait besoin de se baisser un peu vers moi. C’était comme une situation d’égal à égal. Mais n’est-ce pas ce que nous sommes au fond par nos goûts qui se regroupaient. Seul notre sexe faisait une divergence entre nous et donc tant de traditions de celle de la femme soumise à l’homme tout puissant. Chacun de ses gestes, de sa main caressant mon cou, la naissance de ma poitrine ou encore mon ventre à travers le tissu du corset de ma robe, chacun était un piège à agneau. Mon corps frissonnait… Je retenais alors ce mordillement de lèvres qui lui appartenait. Seul lui savait si bien le déclencher. Quand il posa enfin son regard sur mes seins, je fus tenté de lui demander si la vue lui suffisait. Je me retenais avec force… Jamais il n’avait observé ma poitrine de cette façon. J’étais curieuse de savoir ce qu’il pensait en cet instant. Il m’avait bien regardé de diverses façons depuis le début mais pas comme ça, juste à observer cette poitrine sous son nez. La position était cependant adéquate, je devais bien l’avouer. Je respirais alors longuement. Ce cœur, sous cette poitrine était emballé. Son manque d’action me rendait délicieusement anxieuse. Il bougea alors sa main dans mon dos. Son jeu continua sur son corps qui flanchait vers son appartenance.

Je ne cessais de me ressasser ses paroles précédentes. Je sentais son désir que notre relation, peu importait sa nature, reste entre nous. Je pouvais le comprendre. Il devait se douter de ma nature mangemorte. Quel sang pur ne craindrait pas de fréquenter une mangemorte… Le seigneur des ténèbres avait de l’estime – enfin si tentait qu’il puisse en ressentir … – pour ma personnalité et mes services. Tout potentiel ami ou amant serait potentiellement amené donc à attiser sa curiosité et ce surement avant sa propre famille. Or, aussi étrange cela puisse être, je ne voulais pas qu’il fasse parti des mangemorts. Je voulais le préserver de ça. La marque avait son prix. J’étais trop jeune à l’époque pour le comprendre. Oui je n’avais qu’un an de plus mais un an avait suffi à comprendre certaines choses. Je ne regrettais pas mes choix. Si c’était à refaire, je le referais. Cependant je ne voulais pas de ça pour Arcturus parce que je savais qu’il n’était pas fait pour ça. Sa liberté était nécessaire à sa survie. Je le comprenais dans ses yeux à chaque fois qu’on évoquait le sujet.

Il déposa alors un baiser sur ma peau en dessous de ma clavicule. Je fermais les yeux à ce geste. Il faisait pression pour que je contourne ce fauteuil et le rejoigne. Il m’avoua alors :

« Je n'aime pas plus qu'on me donne des ordres que toi et j'aime énormément ne pas les suivre. » me dit-il les lèvres toujours contre ma peau.

D’un baiser là, sa tête prit appuie sur mon épaule. Son souffle dans mon cou me fit alors frissonner. Je le vis s’attarder alors sur mon cou. J’eus un sourire. S’il cherchait la marque, il fallait qu’il sache qu’il ne m’avait pas assez marqué pour qu’elle résister au temps d’une dizaine de jours. Ma peau marquait très vite et longuement mais l’hôpital commençait à dater. La marque avait commencé à disparaitre après le sixième jour. Cela n’avait pas empêché Levinson de la voir. Ce détail fut insignifiant. Personne ne connaissait ma liaison avec Arcturus. Il la prit comme une marque de mon amant sans me connaitre assez pour savoir que si Matthieu m’avait fait ça sur la peau, il aurait pu se passer de la glace durant plusieurs jours sur l’entre-jambes. Oui Arcturus avait de la chance… Je faisais décidément beaucoup de choses avec lui que je n’aurais jamais faites avec un autre. Il avait cette exclusivité sans qu’on n’ait besoin de sentiments. C’était juste… spécial.

« Je me lèverais, si tu me donnes une bonne raison de le faire. » finit-il de me murmurer en relevant le regard vers moi.

Et c’est justement parce qu’il ne me le demanda pas, que je fis le tour du fauteuil. Je n’étais pas facile à suivre et pourtant c’était si simple. Je pouvais être capable de lui faire plaisir si cela ne ressemblait pas à un ordre. En face de lui maintenant, j’avais trois choix possibles :
- soit j’avais l’audace de m’asseoir sur ses cuisses à califourchon : dangereux étant donné la coupe de ma robe qui lui donnerait accès à l’intérieur.
- Soit je venais m’asseoir à ses pieds : image ultime de soumission.
- Soit je tirais vivement sur ses bras pour ne pas lui donner le choix et l’attirer sur le canapé italien.

A votre avis, je fis quoi ? Je tirais sur ses bras, une fois ayant eu ses mains. C’était ma façon de lui signaler que si je voulais une chose, je n’avais pas besoin d’ordonner, je venais chercher. Tout comme lui, j’étais capable d’une telle audace mais quel homme se plaindrait de la suite ? Je l’entrainais sur le canapé au-dessus de moi alors que mon dos toucha la surface du canapé. Au-dessus de moi, allongé par l’obligation de la position, j’attirais son visage au mien pour l’embrasser de nouveau. Si mon oncle nous découvrait dans une telle position, il ne serait pas déçu du voyage mais c’était justement ce danger qui m’enivrait plus que l’alcool. De ce baiser, je finis par en trouver la fin. Ma main vint caresser sa joue en le regardant dans les yeux. Je ne cessais de réfléchir (et Merlin savait au combien des fois une femme ferait mieux de s’en abstenir !) à notre relation. J’eus alors une idée. J’ignorais si cela lui plairait. Il était en droit de refuser, je ne lui en tiendrais aucune rigueur. Seulement entre son secret et ma condition de mangemort, ça me semblait presque logique. J’ignorais où ça allait nous mener mais il fallait être intelligent et pouvoir devancer les autres si on voulait survivre. Or, n’est-ce pas ce que cherchait Arcturus. L’idée sortit de mes lèvres :

« J’ignore où notre folie nous mènera. Seulement je sais le danger que ça implique de se fréquenter pour toi, peu importe la nature de cette relation. Mais est-ce que le monde entier est obligé de connaitre notre intimité à tous les deux ? Je vois ton regard confus… Haïs-moi aux yeux de tous Arcturus. Déteste-moi. Maltraite-moi autant que tu le désires pour préserver les apparences. J’en ferais de même. Mais embrasse-moi, prend droit sur moi quand nous sommes seuls. Personne n’est obligé de savoir pour nous si c’est ce que tu crains de ton entourage ou du seigneur des ténèbres… » lui dis-je en posant ma main sur son torse.

D’une impulsion je le fis se redresser pour en faire de même. L’un assis en face de l’autre sur le canapé italien, je sortis alors ma baguette. Avait-il conscience de l’exposition à laquelle je me risquais pour lui ? C’était plus qu’un geste de confiance. Seulement je ne pouvais pas lui demander de fermer les yeux et de se laisser aller à une relation cachée entre nous sans qu’il sache ça sur moi. Cette relation cachée pourrait nous mener loin, très loin. J’en avais conscience moi-même. Elle allait condamner nos corps avec le temps mais elle pourrait aussi condamner nos âmes. Je ne pouvais lui demander de prendre un tel risque sans lui dire l’essentiel.

De ma baguette alors, je libérais le sort sur mon bras. Ma manche longue cachait pourtant encore bien des choses même si la cicatrice apparue déjà au niveau de mon épaule. Je ne craignais sa réaction sur cette cicatrice. Oui elle n’était pas jolie mais j’avais des formes bien plus avantageuses et séduisantes qui me permettaient de n’avoir honte de la preuve de mes capacités de dévotion par amour. Je le jaugeais un instant. Il était silencieux. Je me risquais alors à remonter le tissu de la manche longue de mon bras gauche. La marque apparut sous ses yeux sur l’intérieur de mon avant-bras. A ce moment, je n’osais le regarder dans les yeux. Je craignais le pire… Qu’il s’écarte, me repousse, pire, me regarde avec dégoût. Je ne pouvais cependant pas lui cacher ça plus longtemps, pas avec ce que je lui proposais…

« Le choix te revient, Arcturus… Soit nous devenons des étrangers et je ne dirais rien sur tes origines, tu as ma parole. Notre relation s’arrêtera alors là. Ou… accepte le compromis de vivre une relation cachée sans aucune conséquence ni contrainte. Je ne te demande pas la fidélité d’un fiancé ou la dévotion suprême d’un prétendant. Seulement une confiance aveugle et un respect mutuel entre adultes. Je veux pouvoir compter sur toi si un problème survient comme tu pourras me le demander si tu as dans le besoin. Cela implique d’être très proche… Es-tu prêt pour cette aventure avec moi ? Cela risque d’impliquer que j’apprenne ton secret un jour… Je ne te le demanderai pas ce soir. Je pense que niveau révélation, nous avons eu notre lot pour ce soir. Tu auras tout le temps que tu désires… Seulement saches que peu importe le contenu de ton secret, si je te propose ça ce soir c’est que je sais être capable de surmonter toute révélation. Tu pourrais me dire être le fils du Lord noir que j’avalerais simplement un bon verre de vin avant de te dire ‘pas de soucis !’. Bref. A toi de voir ce que tu penses de cette proposition. Il t’appartient de décider de nous lier ce soir dans cette union qui ne ressemble à aucune autre. Personne n'est obligé de savoir. Cela ne regarde que nous. Nous pouvons être un secret. » dis-je en redressant enfin le regard vers lui.

J’étais assise en face de lui et je n’avais plus qu’à entendre son choix sur la proposition d’une union inqualifiable qui pourrait pourtant si bien nous qualifier…



crackle bones
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Mar 24 Fév - 0:51
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À la suite de mes mots, Mina vint face à moi, faisant l'effort de faire le tour du fauteuil. Ainsi, j'allais devoir apprendre à formuler mes phrases de telles sortes qu'elle ne pense pas à un ordre. Une chose difficile pour un homme ayant eu une éducation telle que la mienne. Pourtant c'est ce qui ressortait de son geste, sans ordre, elle faisait les choses et n'avais je pas dit, il y a un instant que comme elle, je n'aimais suivre les ordres. Elle se trouvait juste face à moi, j'attendais qu'elle agisse, je n'étais pas trop contre le fait qu'elle vienne s'asseoir sur moi, je pourrais ainsi profite de son corps. Finalement, elle me tira par les bras après m'avoir saisit les mains, je me retrouvais debout. Visiblement, elle prenait ce que je lui refusais, mais je n'eus pas le temps de me plaindre, puisque je me retrouvais allongé sur elle sur le canapé de style italien. Je souris en la fixant dans les yeux. Elle attira mon visage vers le sien et me donna un baiser qui enflamma mes sens. Comment résister à un tel baiser quand le corps chaud de Mina se trouvait bien sous le mien. Elle finit ce baiser et j'eus envie de reprendre ses lèvres pour prolonger ce baiser. Sa main caressa ma joue, alors que nos yeux étaient fixés dans ceux de l'autre. Je ne pouvais détourner les yeux, ni les fermer. Mina réveillait mes sens avec bien trop de force pour que je ne veuille détacher mon regard du sien. Je bougeais mes jambes pour leur donner une position plus confortable, me retrouvant avec une des sienne entre les miennes, une position bien dangereuse. Pourtant, je savais que Mina ne me ferait jamais une telle chose, sauf si peut-être je lui faisais du mal.

« J’ignore où notre folie nous mènera. Seulement je sais le danger que ça implique de se fréquenter pour toi, peu importe la nature de cette relation. Mais est-ce que le monde entier est obligé de connaitre notre intimité à tous les deux ? Je vois ton regard confus… Haïs-moi aux yeux de tous Arcturus. Déteste-moi. Maltraite-moi autant que tu le désires pour préserver les apparences. J’en ferais de même. Mais embrasse-moi, prend droit sur moi quand nous sommes seuls. Personne n’est obligé de savoir pour nous si c’est ce que tu crains de ton entourage ou du seigneur des ténèbres…  » Me dit Mina en posant sa main sur mon torse. Elle me repoussa en position assise et je me retrouvais à genoux avec sa jambe entre les miennes. Je la vis se redresser et sortir sa baguette. Pourtant, malgré toute ma réactivité, je ne sortis pas la mienne, faisant trop confiance à cette femme en cet instant pour me dire qu'elle allait me faire du mal. Je la regardais, elle semblait en pleins dans ses réflexions et je posais ma main sur sa joue en douceur. Je sentais qu'elle ne réfléchissait pas à ses mots, mais plus à la raison de la sortie de sa baguette. Allait elle enfin me montrer ce pour quoi je l'avais réveillé à Ste Mangouste, cette cicatrice partant de son épaule et allant je ne sais où. Avais elle peur de me la montrer ? Je ne la jugerais pas pour cela. Cependant, nous parlions de son bras gauche, était ce le moment fatidique pour moi de voir comment je réagirais face à la marque.

Ma main quitta sa joue juste au moment où sa baguette bougea. Je ne la regardais pas, je voyais la cicatrice apparaître sur son épaule, j'étais silencieux, je ne bougeais pas. Je descendis mon regard en entendant le bruit de tissu qu'on remonte. Je vis la marque apparaître sur son bras, je voulus me reculer d'instinct, mais j'ordonnais à mes muscles de ne pas bouger. Elle avait compris que je craignais le Lord, mais pas par rapport à notre relation, mais pour ce qu'il était, je craignais qu'il me vole ma liberté et je le haïssais de m'avoir volé mes parents. J'avais envie de m'éloigner d'elle, mais mon corps appelait le sien, je sentais que c'était dur pour elle de me le montrer. Après tout, je ne m'étais pas montré très enthousiaste à la possibilité qu'elle soit mangemort. Pouvais je en vouloir à une femme d'avoir choisi de servir cet homme ? Mes parents étaient de ses mangemorts, même à eux, je ne leur reprochais pas le choix d'avoir pris la marque, je leur reprochais de nous avoir abandonné pour servir le Lord. Mina n'était pas importante sentimentalement pour moi, mais elle me faisait un effet que je ne pouvais renier. « Le choix te revient, Arcturus… Soit nous devenons des étrangers et je ne dirais rien sur tes origines, tu as ma parole. Notre relation s’arrêtera alors là. Ou… accepte le compromis de vivre une relation cachée sans aucune conséquence ni contrainte. Je ne te demande pas la fidélité d’un fiancé ou la dévotion suprême d’un prétendant. Seulement une confiance aveugle et un respect mutuel entre adultes. Je veux pouvoir compter sur toi si un problème survient comme tu pourras me le demander si tu as dans le besoin. Cela implique d’être très proche… Es-tu prêt pour cette aventure avec moi ? Cela risque d’impliquer que j’apprenne ton secret un jour… Je ne te le demanderai pas ce soir. Je pense que niveau révélation, nous avons eu notre lot pour ce soir. Tu auras tout le temps que tu désires… Seulement saches que peu importe le contenu de ton secret, si je te propose ça ce soir c’est que je sais être capable de surmonter toute révélation. Tu pourrais me dire être le fils du Lord noir que j’avalerais simplement un bon verre de vin avant de te dire ‘pas de soucis !’. Bref. A toi de voir ce que tu penses de cette proposition. Il t’appartient de décider de nous lier ce soir dans cette union qui ne ressemble à aucune autre. Personne n'est obligé de savoir. Cela ne regarde que nous. Nous pouvons être un secret.  » Annonça Mina et je ne pouvais détourner mes yeux de la marque noire. Ses brûlures ne me gênaient guère, mais cette marque, elle me faisait peur. Elle me faisait craindre que le jour où elle m'appellerait pour la protéger ou l'aider soit à cause de celui qui lui avait mise. Je craignais après tout cet homme, bien que je ne l'avouais pas, je préférais dire le haïr face aux autres. Je pris pourtant ma décision, elle m'offrait un genre de relation tout à fait acceptable pour moi et me convenant. Mon corps demandait le sien et ma décision fut prise par mon esprit appréciant celui de Mina et mes sens attisés par ses touchés, son contact, la vision de son corps.

Je posais ma main sur sa cicatrice au niveau de son épaule, je la fis glisser sur son bras, montrant que ces cicatrices ne me posaient aucun problème, que je n'éviterais pas de toucher cet endroit à cause de sa présence. Je m'arrêtais pourtant au niveau de son avant-bras, j'avançais mes lèvres vers son épaule, j'y posas un baiser simple avant de lever mes yeux vers elle. Mes doigts refusant d'avancer vers la marque des ténèbres, elle devait bien le sentir. Je savais que le blocage de mon être pour m'approcher de ce tatouage sur son bras pouvait laisser naître le doute en elle sur la nature de ma réponse. Je ne pouvais pas la toucher, c'était impossible pour moi, rien que savoir que cette marque avait déjà été en contact avec mon corps me répugnait, m'angoissais même plus que me répugnait. Je remontais ma main, attrapant son visage, je lui volais un baiser plein de ma passion, de mon doute, de mes interrogations, de mes craintes de toucher sa marque. Je m'éloignais d'elle, je me levais du canapé, je me mis à faire les cents pas, attrapant la bouteille de vin, je bus à même le goulot. Je n'avais plus rien d'un sang pur en cet instant, j'étais juste un homme, un sorcier, devant un choix cornélien.

Mina, elle, ne pouvait savoir devant qu'elle choix elle venait de me mettre. Choisir de continuer une relation spéciale et secrète avec une mangemorte était un gros dilemme pour moi. Après tout, le mot secret voulait dire que je n'en parlerais jamais à Eiladora, que si elle me voyait détester Mina en public, elle ne pourrait pas comprendre l'envie brillant dans mes yeux. Ne pas pouvoir parler d'une chose à Dora me semblait contre nature, immoral, pire que le mensonge, pire que la trahison, c'était cacher quelque chose à l'autre moitié de moi. Je finis la bouteille sans m'en rendre compte, ce n'est qu'en la levant une fois de plus sans recevoir de liquide en bouche que je m'en rendis compte. Je posais la bouteille, continuant toujours à faire les cent pas. D'instinct, ma main glissait sur mon torse en souvenir des mains de Mina soignant ma plaie, de ses mains quelques instants plus tôt en train de caresser avec douceur mon torse. Puis, cette même main venait toucher mon avant-bras gauche. J'étais toujours perdu lorsque je me tournais vers Mina, me concentrant sur ses yeux. « Je suis tenté d'accepter ta proposition. Je ne sais si je le pourrais cependant. Tu me demandes de garder tout ceci secret, mais dans ma vie, il y a une femme. Et à cette femme, je ne pourrais jamais lui mentir, jamais lui cacher la moindre chose, si elle nous voyait agir en nous détestant, elle verrait à travers mes yeux tous le désir que je peux avoir pour toi. Eiladora Lestrange n'est pas une femme à qui je peux mentir, elle est ma moitié, mon double. Lui mentir serait pire que la trahison, pire que tout. Ta proposition reste alléchante, je suis tenté de dire oui, mais ma sœur, ma jumelle, passera toujours avant quiconque me demandant de lui cacher des choses. » Annonçais je en recommençant à faire les cents pas.

J'avais beau parler en toute honnêteté avec Mina, je ne pouvais être tout à fait honnête, pourrais je surpasser le fait qu'elle portait la marque ? Oui, je le pourrais, il me faudrait peut-être du temps pour oublier sa présence, pour toucher son bras gauche à cet endroit, mais je serais capable de la toucher ailleurs. Je fermais les yeux tout en marchant, j'avais eu le temps d'apprécier le nombre de pas que je peux faire avant de me prendre un meuble en faisant tous mes aller et retour dans cette pièce. Je rouvris finalement les yeux et revint m'asseoir face à Mina, je pris son visage entre mes mains, sans m'approcher d'elle, sans l'approcher de moi, juste pour capter complètement son attention. « Je pourrais bien m'accommoder de savoir cette marque sur ton bras, la toucher me sera plus complexe. Je ne peux pas te reprocher ce que je ne reproche à mes parents. Les idéaux qu'il défend, la façon dont il agit, je ne les renie pas, je n'ai rien contre, mais je ne pourrais me soumettre à lui, parce que j'aime trop ma liberté. Je sais que tu ne me trahiras pas, que tu n'en parleras pas. Cependant, si tu mets une exception à la règle du secret, j'accepterais, si tu me laisses le dire à ma jumelle, j'accepterais, sans cela, je préfère encore t'avoir pour ennemie. » Assurais je avec la plus grande détermination. Pour Dora, j'étais prêt à refuser cette nuit l'accord parfait avec une femme sachant éveillé mon désir, connaissant mon goût pour la torture et ayant le même, mais aussi et surtout une femme dont je désirais connaître les secrets. J'approchais finalement mon visage du sien, posant un chaste baiser sur ses lèvres, avant d'en poser un sur sa joue.

Je m'éloignais une nouvelle fois d'elle, m'adossant contre un mur, je la regardais. Je savais que si elle me répondait positivement, c'était que j'accepterais sa proposition. Si c'était négatif, je quitterais cette pièce sans un regard en arrière, mais en préservant son secret. Après tout, par mes paroles, je lui avais livré la totalité de mon secret, je lui avais donné l'identité de mes parents. Qu'avais je à y perdre, d'une façon où d'une autre, elle aurait rapidement fait le lien, des Lestrange, il n'y en a pas des milliers et ma réaction face à la marque n'était pas pour cacher que j'avais un problème avec le Lord. Je souris un instant à l'image de ma mère, je pensais bien trop souvent à ma mère en étant avec Mina, mais je l'imaginais bien si un jour elle apprenait que j'avais passé cet accord avec Mina en train d'essayer de me pousser à l'épouser ou peut-être essayerait elle de tuer Mina Valmont, plutôt cette seconde option, malgré le fait que Mina soit pure. Puisque je ne doutais qu'aux yeux de ma mère, si un jour elle apprenait que j'avais passé un accord avec Mina Valmont, elle penserait que Mina était une faiblesse, parce que je lui avais donné mon attention, je lui avais proposé de l'aider en cas de besoin. Je dus fermer les yeux pour me sortir l'idée de la tête, ma mère ne l'apprendrait jamais, sauf peut-être si je protégeais Mina d'une personne connaissant ma mère, là, j'aurais des soucis à me faire. Cependant, Mina n'étant pas une femme faible, je suis certains qu'elle ne m'appellera que si elle n'a pas d'autre choix. Je me tournais vers Mina souriant toujours. « Tu as exprimé ta pensée, je t'ai exprimé mes conditions. Qu'en penses tu ? » M'enquis je doucement prêt à passer la porte.
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Mar 24 Fév - 9:38
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Glaciers melting in the dead of night

Ce choix n’était pas un hasard. Je ne pouvais prévoir ce qu’il se passerait entre nous mais je ne pouvais qu’assurer nos arrières à chacun. Ce que nous vivions était imprévisible et incontrôlable. Ça pouvait finir bien mais aussi très mal. Une passion naissante comme la nôtre pouvait faire des ravages. L’histoire en était jonchée d’exemples. Ce secret serait un moyen de nous préserver…

Assise en face de lui, je l’observais alors. Son regard ne cessait de regarder cette marque comme la plus dégoûtante des choses au monde. En comparaison, ma cicatrice n’avait eu aucun effet sur lui. Je n’aurais jamais pensé avoir plus à craindre de la marque avec un homme de mon rang que de mes cicatrices. Et pourtant une fois de plus Arcturus démontrait être différent. Il posa alors sa main sur mon épaule, au niveau de ma cicatrice. Je l’observais attentivement pour savoir ses ressentiments face à tout ça. Un jour, je lui expliquerais pourquoi j’avais choisi le bras gauche et non le bras droit pour la marque. Ce n’était pas pour une question de pratique afin de cacher la cicatrice et la marque à la fois. Ce choix avait tout son symbole et un jour je serais bien plus loquace s’il me le demanderait.

Sa main glissa alors sur mon bras. Celui-ci était entièrement brûlé au second degré m’ayant permis de ne pas le perdre définitivement. Je me souviendrais à jamais la douleur qu’elle m’avait insufflé. Elle était à la hauteur de mes propres tortures. Je fuyais cependant le souvenir qui en découlait pour le moment. Je ne voulais pas repenser tout de suite à ce passé douloureux qui m’avait changé à jamais. Sentais-je ses doigts sur ma peau ? La brûlure remontait à trois ans. Ma peau avait eu le temps de se reconstruire et la douleur physique de disparaitre. Il ne me restait plus que mes rancunes… Je sentais pourtant la sensation de ses doigts différemment. J’étais plus sensible et chatouilleuse à cet endroit sans la protection de mon sort. Je ne pus ainsi donc m’empêcher de frissonner et bouger légèrement. Cela ne signifiait pas que je ne voulais pas qu’il me touche là. J’étais juste bien trop sensible pour ne pas réagir. Dans son avancé, il s’arrêta sur mon avant-bras. La cicatrice diminuait légèrement avant le poignet. Elle était plus faible à cet endroit, s’estompant sur le haut de ma main. Mes doigts en étaient intacts.

Je lisais alors son blocage dans les yeux. Je me mordillais l’intérieur droit de la lèvre inférieure comme à chaque fois que l’anxiété prenait part sur mon être. C’était un vieux réflexe que je n’avais pas retrouvé avant aujourd’hui depuis l’incident … Mais il déposa ses lèvres sur mon épaule, faisant cesser cette anxiété. Son baiser avait bien plus d’impact et de symbole sur moi que celui offert au détour d’un couleur pour de l’amusement. Il était la preuve de son acceptation de la cicatrice. Ce n’était cependant pas ma crainte principale. Je l’avais déjà exprimé avant. Il acceptait la cicatrice mais accepterait-il la marque et tout ce que ça impliquait ? Il releva le regard. J’avais presque envie de lui demander de parler. Son silence était lourd et palpable. J’étais partagée entre le sentiment de son acceptation et de son refus. Il attrapa mon visage avant que mon esprit ordonne à ma voix de s’exprimer. Me volant un baiser passionné, je sentis toutes les émotions de son être. Mon corps apprenait vite, il commençait à le connaître. Je pouvais déceler chaque sentiment. La passion était là, elle l’avait toujours été entre nous. Mais le doute, les questions, la crainte, tout cela était nouveau entre nous.

Il se leva. Prenant la bouteille, pour la vider je suppose, je le laissais ne plus tenir en place. Mon attitude en comparaison était bien plus statique. Je me redressais légèrement pour passer mes jambes en arrière et les plier sous moi. Je laissais alors mon corps reposer sur le côté d’une des deux jambes repliées. Son attitude n’était pas digne de son rang mais ma demande l’était-elle du mien ? Je n’aurais jamais dû de toute ma vie, formuler une telle proposition avec un homme. C’était tout sauf conventionnel. Mais l’étions-nous ? Je devais composer avec ma personnalité déjà peu évidente mais aujourd’hui aussi avec la sienne qui pouvait être très contradiction. Il était instable dans ses choix et ses pensées, je le sentais. Un jour il m’assurait n’en tenir aucune rigueur, un autre il avait besoin de réfléchir. Pouvais-je cependant lui en vouloir ? Notre lien aujourd’hui n’avait plus rien avoir avec la première fois qu’on s’était vu. Il y avait ce quelque chose de plus qu’on ne contrôlait que de moins en moins nous poussant à avoir du mal à se passer de l’autre. Cette dépendance était dangereuse… Plus je le repoussais, plus je le désirais. Plus je lui résistais, plus il venait me chercher. C’était un cercle vicieux dont on ne sort pas indemne. Il faisait mon choix aujourd’hui.

« Je suis tenté d'accepter ta proposition. Je ne sais si je le pourrais cependant. Tu me demandes de garder tout ceci secret, mais dans ma vie, il y a une femme. Et à cette femme, je ne pourrais jamais lui mentir, jamais lui cacher la moindre chose, si elle nous voyait agir en nous détestant, elle verrait à travers mes yeux tous le désir que je peux avoir pour toi. Eiladora Lestrange n'est pas une femme à qui je peux mentir, elle est ma moitié, mon double. Lui mentir serait pire que la trahison, pire que tout. Ta proposition reste alléchante, je suis tenté de dire oui, mais ma sœur, ma jumelle, passera toujours avant quiconque me demandant de lui cacher des choses. »

Quel homme serait-il s’il faisait passer une « étrangère » avant sa propre sœur jumelle ? J’étais la mien placée pour comprendre cette façon de penser. J’aurais donné n’importe quoi pour arriver à sauver mon frère. J’aurais donné ma place sans hésiter. Je me serais sacrifiée sans réfléchir comme lui l’avait fait pour moi. Un jumeau, nous n’en avons qu’un et quand il disparait de votre vie c’est tout un monde qui s’écroule. Arcturus ne tenait pas en place. Je trouvais la patience en moi pour le laisser réfléchir. Ce n’était pas un choix qu’on faisait sur un coup de tête parce que ce n’était pas un choix qui permettait un retour en arrière facile. Ce que je risquais de lui donner par la suite, avec le temps, je ne pourrais jamais le reprendre. J’en avais moi-même conscience. C’était de la folie mais une part de moi lui appartenait, de façon encore fragile, facilement friable, mais c’était là. Il revint alors s’asseoir à côté de moi. Il prit mon visage entre les siens, pour obtenir mon regard.

« Je pourrais bien m'accommoder de savoir cette marque sur ton bras, la toucher me sera plus complexe. Je ne peux pas te reprocher ce que je ne reproche à mes parents. Les idéaux qu'il défend, la façon dont il agit, je ne les renie pas, je n'ai rien contre, mais je ne pourrais me soumettre à lui, parce que j'aime trop ma liberté. Je sais que tu ne me trahiras pas, que tu n'en parleras pas. Cependant, si tu mets une exception à la règle du secret, j'accepterais, si tu me laisses le dire à ma jumelle, j'accepterais, sans cela, je préfère encore t'avoir pour ennemie. » m’assura-t-il avec détermination.

Il venait de me délivrer tant d’informations que mon esprit, embrouillé par l’alcool, avait du mal à se concentrer. J’aurais cependant tout le temps demain de réfléchir à tout ça. Pour le moment, je me concentrais sur ses choix et sa condition. Etait-elle insurmontable pour moi ? Il faudrait déjà qu’il cesse de m’embrasser – même aussi chaste pouvait être le baiser – pour que je puisse arriver à me concentrer. L’alcool rendait mon esprit trop rapidement distrait à son contact. Il déposait alors ses lèvres sur ma joue. Et il s’éloigna, créant une certaine frustration, un froid, comme si la chaleur de son corps était la seule à pouvoir réellement rallumer la flamme. Il quitta ce canapé. C’était mieux ainsi. Je pouvais réellement réfléchir sans en être influencée. Adossé contre le mur, je sentais son regard sur moi.

« Tu as exprimé ta pensée, je t'ai exprimé mes conditions. Qu'en penses-tu ? » me demanda-t-il.

Je me redressais, laissant ma manche recouvrir mon bras. Me levant, je le rejoignis contre ce mur. Une fois devant lui, si proche sans le toucher, je relevais le regard vers lui. Je laissais mon regard se plonger un instant dans son regard. Je ne dis rien. Le choix final semblait m’appartenir. C’était intéressant de voir comme il était capable de me laisser faire mes propres choix et prendre les décisions finales quand je ne lui en donnais aucun ordre. Un sourire se profilait sur mon visage. J’aurais pu alors lui donner l’ordre de m’embrasser. La tentation fut grande, seulement je me contentais de poser ma main dans son cou, attirant son visage à moi pour sceller cette accord dans un baiser tendre et pourtant légèrement fiévreux. Dans ce baiser, je le fis alors avancer vers moi. Collant son corps au mien, je le ramenais sur le canapé.

Je savais qu’on devrait penser à sa sortie théâtrale et cinglante de ce domaine. Après tout, tout le monde nous avait vus échanger plus que de simples mondanités. Le scénario avait intérêt à être bien ficelé pour faire croire à une dispute si violente que jamais plus je ne semblerais pouvoir accepter sa présence ou lui accorder le moindre crédit. Il devra en être de même pour lui. Convaincre les invités était une chose, convaincre mon oncle en serait une autre. La haine aura intérêt à être poignante mais je n’hésiterais pas un instant à me servir de cette passion habitant mon corps pour pouvoir trouver un jeu enivrant à l’évolution de notre jeu. Après tout la passion pouvait être si proche de la haine… Du reste, nous apprendrons à vivre cette relation loin des autres, près l’un de l’autre.

En reculant, je n’avais pas lâché ses lèvres une seule fois. Laissant le goût du vin sur sa langue s’insinuer en moi, je savourais ce baiser passionné. Enflammant mon être, je perdis le sens des distances et de l’espace. Nous orientant alors maladroitement à cause de la douce fièvre que ce baiser n’avait jamais encore créé jusque-là entre nous, je me pris le pied dans la petite table tasse. Un léger cri suivit la chute avant que je ne rigole, préservée du mal malgré le fait de l’avoir entrainé avec moi en chute libre droit sur le sol. Pour la visée du canapé on repassera. Mon léger rire indiqua que je n’avais rien. Pour sa part, il ne pouvait pas se plaindre, j’avais presque amorti la moitié de sa chute. Sur le tapis, dans l’ombre de la cheminée, je caressais sa joue, nullement choquée de ma présence sur le sol. Attendez que mon corps me le rappelle demain. J’étais assez enivré pour ne pas en faire cas pour ce soir. Je m’amusais alors à vouloir replacer une de ses courtes mèches de cheveux. Chose impossible, ils étaient trop court pour se caler derrière sa propre oreille. Je voulus alors redresser ma cuisse pour poser mon pied à plat mais je me rendis compte très rapidement de cette impossibilité quand je me rendis compte qu’elle glissait dangereusement entre ses propres cuisses pour se stopper là où il ne faudrait. Je me mordais les lèvres de ce geste involontaire. Je profitais alors du trouble de ce geste imprévu pour reprendre le dessus et le faire basculer. Roulant tous les deux sur le tapis, il se retrouva sur le dos juste en dessous de moi. Mes cuisses purent se poser de chaque côté de son bassin. Je posais une main sur son torse pour l’empêcher de retourner de nouveau la situation à peine acquise. Etais-je sérieuse ? Croyais-je réellement pouvoir avoir assez de force pour le maintenir dans cette position ? De la force, non, mais un art de persuasion, oui. Je me penchais alors sur lui pour saisir son cou de ma main. Mes cheveux l’encadrèrent de nouveau. Mon souffle de nouveau partagé avec le sien, je jouais de mon nez avec le sien avant de capturer avec mes dents ses lèvres. Je l’embrassais alors dans le cou. Je sentis ses mains bouger mais les miennes saisirent les siennes pour les faire passer au-dessus de lui. Qui avait dit que je l’autorisais à me toucher ? J’eus un sourire amusé sur les lèvres.

« Non… » lui dis-je d’un ton tout à fait provocateur.

Venais-je d’oser le soumettre en une seule position, un seul mot ? Ses mains au-dessus de sa tête, je les lâchais pour glisser les miennes le long de ses bras avant de revenir vers le reste de son corps. Je le sentis de nouveau bouger. Je dus capturer de nouveau ses mains pour les poser de nouveau au-dessus de sa tête.

« J’oubliais… Monsieur Arcturus Lestrange n’aime que trop ne pas suivre un ordre. » dis-je avec jeu.

Ce n’était pas une réelle soumission froide et autoritaire comme nous en sommes tous les deux capables. C’était plus un jeu, une provocation, un acte qui allait me brûler les ailes. Je n’avais pu encore trouver les limites à sa capacité de garder le contrôle de lui. Les repousserais-je ce soir ? Je le regardais, je le piquais, je le cherchais et j’allais m’en mordre les doigts. Je ne lâchais alors plus ses poignets de mes mains, venant l’embrasser clairement sur les lèvres pour provoquer une fièvre entre nous…



crackle bones
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Mar 24 Fév - 18:42
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Mina vint me rejoindre, j'avais bien vu qu'en se redressant sa manche avait recouvert sa marque, je devais m'avouer que ça faisait baisser la tension de mon corps. Elle n'était qu'à quelques centimètres de moi, allait elle accepter ou refuser mes conditions. Allais je devoir passer cette porte sans plus n'avoir aucune relation avec Mina Valmont, serions nous des étrangers après ce soir, des étrangers ayant consciences de secrets portés par l'autre. Elle posa pourtant sa main dans mon cou, je ne pus m'empêcher de me détendre, c'était déjà bon signe. Elle m'attira à elle pour me donner un baiser, l'accord était donc scellé, nous étions lié par un secret. Nous savions les secrets de l'autre et nous en rajoutions un bien à nous que personne ne devait soupçonner. Je sentis mon corps se coller au sien par sa volonté, je ne pouvais qu'apprécier le contact avec son corps. Toujours à notre baiser, elle me fit reculer vers je ne sais quel endroit de la pièce, ça m'importait peu. Je n'avais qu'une seule pensée en tête, profiter de ce moment avant de me disputer ouvertement avec elle. Je lui laissais même les rennes, après tout, elle se trouvait sur son terrain, je n'étais que l'hôte dans cette demeure, j'étais handicapé.

Notre baiser gardait le goût du vin que j'avais bu tout en marchant, il m'arrivait bien parfois de ressembler beaucoup à un russe. L'alcool pour arranger les idées, combien de russes avais je vu faire la même chose. Je m'en voulus d'avoir bu tout cet alcool, il avait réveillé mes sens, me rendant plus sensible. Ce baiser était devenu la seule chose que je ressentais hormis le corps de Mina tout contre le mien. Je l'entendis lâché lentement un cri, me rendant seulement compte que nous étions en train de tomber tout deux. Ce baiser avait eu des effets bien néfaste sur moi, je ne pouvais plus me rattraper, ni la rattraper. Elle rit un peu et je constatais en souriant que je me trouvais allongé sur elle, à même le sol. Nous aurions sûrement dû nous relever si nous avions suivit une quelconque tradition, mais non, elle caressa ma joue. C'était le signe que le sol conviendrait très bien pour l'instant. Je ne pouvais me plaindre, après tout j'étais sur elle, elle m'avait amorti ma chute et je pouvais reprendre mes esprits de notre baiser. Bien que sa main sur ma joue ne soit pas pour m'aider à faire une telle chose. Mina tenta de mettre une de mes mèches derrière mon oreille, chose devenu impossible depuis mon passage entre les mains de son amie, m'ayant fait une coupe trop courte pour que mes cheveux passent derrière mon oreille. Je sentis soudain sa jambe bouger, je me rendis compte que mes jambes reposait de chaque côté des siennes. J'étais près à poser ma main sur sa cuisse pour la stopper, mais elle le fit qu'elle même, se rendant sûrement compte qu'elle se rapprochait un peu trop d'une partie bien sensible et surtout très importante de mon corps.

Je la vis se mordre doucement la lèvre et j'allais me mettre à l'embrasser quand elle retourna la situation. Mon dos était maintenant contre le sol et elle bien au-dessus de moi, elle plaça ses cuisses de chaque côté de mon corps. Puis elle posa sa main sur mon torse, elle avait bien raison de ne pas vouloir me voir retourner la situation. Si nous étions découvert dans la position dans laquelle nous laisserait mon retournement de situation, on s'exposerait à bien plus de problème. Sa main se posa dans mon cou et j'oubliais mes pensées. Elle se pencha, n'étant qu'un homme, mes yeux ne firent cas de ses cheveux encadrant mon visage, mais ils se posèrent sur sa poitrine. Son nez joua un instant avec le mien avant que ses dents ne capturent mes lèvres et mon souffle se coupa à ce geste. Ses lèvres passèrent dans mon cou, ma main gauche trouva sa cuisse, la caressant doucement alors que la droite se posait au niveau de sa clavicule gauche. Pourtant, elles ne restèrent là bien longtemps, puisque ses propres mains vinrent attraper les miennes pour les mettre au-dessus de ma tête. « Non…  » Dit elle sur le ton de la provocation.

Voilà bien une chose que je n'appréciais pas plus que les ordres. Quand ses mains lâchèrent les miennes, je les sentis glisser sur mes bras avant d'aller à la rencontre du reste de mon corps. Je déplaçais mes mains vers elle tout en bougeant un peu le bas de mon corps afin d'être dans une bonne position pour retourner la situation. Elle ne me laissa pas faire, ses mains remirent mes bras au-dessus de ma tête. « J’oubliais… Monsieur Arcturus Lestrange n’aime que trop ne pas suivre un ordre.  » Me dit elle. Bien que le ton soit plus joueur, je n'aimais pas ses mots. Le Lestrange dans sa phrase avait eu un petit goût étrange dans ma tête, je devais m'habituer à être appeler Lestrange, personne ne l'avait jamais fait mais j'avais aimé l'entendre. Ses mains n'avaient pas lâchés mes poignets, mais je n'étais pas prêts à la laisser faire. Quand elle m'embrassa, j'en profitais pour user du bas de mon corps, retournant la situation à mon avantage. Je me trouvais maintenant sur elle, mes mains toujours tenues par les siennes.

Je la poussais à poursuivre ce baiser sans la forcer, je continuais juste ce que nous avions commencé. Je fis ensuite glisser mes lèvres dans son cou, posant plusieurs baisers me conduisant à son oreille, je pris son lobe entre mes dents. Elle m'avait laissé voir cette faiblesse et j'en usais, comme j'userais de cette sensibilité de sa clavicule. Je ne me défaisais pourtant pas de sa poigne sur mes poignets, bien que je l'aurais pu, mais maintenant, aucun de nous n'avais ses mains et de liberté de mouvement, ça rendait les choses assez amusante. Je lâchais le lobe de son oreille, laissant mon souffle le caresser doucement un instant avant que mes lèvres ne passent sur sa clavicule pendant un temps, je n'étais pas forcément doux, le désir brûlant dans mes veines, accentué par l'alcool, je me montrais plus sauvage, sans pour autant avoir perdu le contrôle comme à Ste Mangouste. Je relevais mon visage vers le sien, je lui souris avant de mordiller sa lèvre inférieure. Je préparais mon coup, j'avais l'avantage d'être plus grand qu'elle, alors mes bras tendus me permettaient de descendre plus bas qu'elle. Je laissais mon corps glisser contre le sien, penchant la tête pour ne pas lui donner un coup au niveau du menton, je posais mes lèvres à la base de son cou. Je remontais vers elle, j'en profitais pour libérer mes mains. Je vins en poser une sur une de ses cuisses, alors que la seconde retraçait la courbure de son corps, je m'arrêtais au milieu de son autre cuisse. Ma main remonta doucement alors que je prenais ses lèvres avec passion. Dans mon baiser, je ne fis très attention aux distances et ma main entra en contact avec le tissu de sa robe au niveau de l'un de ses seins avant de se poser dans son cou.

Je rompais le baiser le souffle court, son corps faisait naître trop de passion et mon corps avait vraiment trop goût pour le sien. J'écartais un peu mes genoux pour prendre un peu appuie dessus afin de me redresser, je ne voulais pas lui faire supporter tout le poids de mon corps. « Je préfère largement être ainsi, Mademoiselle Mina Valmont. » Dis je sur un ton taquin et ma main dans son cou se déplaça sur sa clavicule avant de suivre le tissu de sa robe pour revenir de l'autre côté de son cou. Je laissais un seul et unique doigt remonter le long de son cou jusqu'à son oreille. Je fis glisser mon doigt sur son lobe avant de traverser sa joue, ses lèvres, son autre joue. Je redescendis en dessinant le même chemin que précédemment et ma main reprit sa place initiale. Je lui souris en me rapprochant d'elle, laissant simplement mon souffle caresser ses lèvres. Mes yeux fixaient les siens, puis je laissais mes dents attrapèrent sa lèvre inférieure. Ce petit mordillement, je le transformais en un baiser, ma main dans son cou faisant son chemin jusqu'à sa taille alors que je me faisais violence pour que la seconde n'aille pas chercher le bout de sa robe. N'avais je pas déjà prouver à Mina être curieux, ne lui avais je pas demandé de retirer sa tenue de travail à notre dernière rencontre. Je me souvenais d'avoir eu le plaisir de sentir le contact entre nos peaux. La chaleur de la sienne, ayant manqué à la mienne dès que nos corps s'étaient séparés. Ma main gauche n'aurait pas chercher à retirer ce tissus pour des intérêts sexuels, mais juste pour sentir sa peau contre la mienne.

Mon cerveau et mon corps semblaient avoir complètement intégré que cette femme, je ne la mettrais pas sur ma liste facilement. Peut-être même qu'elle n'y irait jamais, après tout, pouvais je la considérer comme toutes ces femmes ? Je ne le pouvais pas, elle m'offrait des sensations nouvelles. Des frissons jusque là inconnus. Une douce frustration me donnant d'autant plus envie de la revoir, de voir où les choses s'arrêteraient cette fois. De voir en combien de temps, nous en arriverions finalement à une relation charnelle. Je rompis le baiser et je fis glisser ma main le long de sa cuisse, mais elle retrouva sa place initiale. Ma main posé sur sa taille remonta à un endroit où elle pouvait être en contact direct avec la chaleur de son corps. Je respirais calmement afin de calmer les battements de mon cœur. Je posais mes mains de chaque côté de son corps et me redressais au-dessus d'elle de toute leur hauteur. « Et maintenant, viendras tu chercher mon corps ? » M'enquis je en laissant un sourire taquin étirer mes lèvres. Ne voulait elle pas elle-même jouer avec moi avant. Je venais de décider que si elle me voulait, elle allait devoir se redresser pour m'avoir. L'envie de voir à quel point je pouvais être désirable pour elle était forte et je n'avais formulé aucun ordre cette fois. Une simple question, un simple demande, sans aucune arrière pensée autre que l'envie qu'elle vienne reprendre des droits sur mon corps, qu'elle l'enflamme comme elle seule en avait le secret, comme elle seule arrivait à le faire. Qu'elle reprenne un peu la main, qu'elle me soumette comme elle était la seule femme à jamais avoir réussi à le faire. Je la regardais dans les yeux et j'humectais mes lèvres inconsciemment en y passant ma langue avec lenteur. Mes gestes n'étaient rien d'important, j'attendais sa réaction en ne détournant pas mon regard du sien.
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Jeu 26 Fév - 0:47
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Glaciers melting in the dead of night

Comment suis-je passée d’en dessus à en dessous ? Ça… Je ne pouvais le dire. L’alcool me tenait, le désir m’enivrait et son corps me rendait soumise à lui. Je ne pouvais plus le nier. J’adorais ses lèvres près de mon oreille, qu’elles la saisissent, l’embrassent, la flattent tout comme leur présence sur ma clavicule. Je n’avais jamais connu ces faiblesses avant lui. Je ne lui avouerais jamais. Son égo s’en trouverait bien trop flatté mais il était le premier à qui je le laissais me toucher aussi loin. Oui Matthieu avait déjà posé les mains sur moi, sur mes hanches pour être exact mais pas comme ça et certainement pas sans les vêtements. Oh il avait bien essayé un fois. La baffe était partie bien trop rapidement et mes menaces également. Je m’étais sentie outragée et il n’avait pas insisté. Alors non, je n’avais jamais laissé un homme me toucher de façon sensuelle, provoquante et enivrante. Je n’avais jamais désiré un homme comme je désirais Arcturus. Ses mains sur mon cou, mon oreille, ma clavicule, je sombrais complètement. C’est ce qui fait que je ne vis pas le coup venir : Sous lui maintenant, ses mains prenaient possession de mon être. Ses lèvres en firent autant alors qu’il m’embrassait dans ce baiser tentateur. Je soupirais d’aise et de désir sans m’en rendre compte. Et pourtant, dans cette position, en dessous de lui, je tenais ses poignets fermement comme un refus de me livrer entièrement. Ses mains étaient le déclencheur de mon plaisir là où ses lèvres étaient la perturbation même. Mon souffle était au rythme de mon cœur, tantôt saccadé, tantôt rapide, tantôt inexistant. Il attisait tout mon être entier et prise à ce jeu, je voulais découvrir ce plaisir… Serais-je en train d’insinuer être prête à me donner toute entièrement ? N’allons pas vite en besogne. Je découvrais un autre plaisir que celui de torturer et aussi grisant était-il, je n’étais pas encore sûre de vouloir m’y jeter complètement. Par tradition peut-être, par mesure de préservation ou parce que je ne pouvais tout simplement peut-être pas encore jouer avec mon corps comme je pouvais jouer avec ma baguette et la torture. J’avais encore du chemin à faire pour pouvoir gagner une insensibilité à toute épreuve autant pour la torture qu’un corps à corps. Je n’étais pas de celles qui se donnent et ne ressentent rien. J’étais vivante, il me l’apprenait et je ne pouvais fermer les yeux sur les sensations qu’il impliquait en moi. Mais je n’espérais rien. Je n’aurais pas l’arrogance à une telle pensée. Je profitais simplement de ce moment volé jusqu’au prochain. Le reste, je ne voulais pas y penser. Vivant au moment présent, je me contentais de ce qu’il me donnait en lui rendant ce que mon être acceptait de partager. Alors qu’il m’embrasse le lobe de mon oreille, qu’il m’enivre dans le plus grand des secrets, que ses caresses parcourent mon être avec douceur et que ses lèvres se jouent de moi, je laissais le désir brûler tout au fond de moi. Si sauvage était son maître mot, je le suivais sans discuter pour le moment. Il mordilla alors ma lèvre inférieure. Il profitait de ses avantages pour se jouer une fois de plus de moi. Descendant, remontant, mon corps avait beaucoup de mal à suivre ses impulsions. J’avais à peine le temps de frissonner qu’il était déjà en train de taquiner une autre partie de mon corps. Le pire était que nous étions tous les deux encore habillés. Les vêtements sur nos corps étaient une barrière cruelle mais nécessaire. Quelle folie nous prendrait-il si on pourrait se toucher peau contre peau ? Nous perdrions peut-être tous nos moyens. Notre passion était bien trop poignante et ardente. Mon corps appelait le sien dans le supplice qu’il me livrait. Le sien n’avait que plus de mal de savoir se tenir. Etant allongés tous les deux sur le tapis, pour la décence, nous repasserons de toute façon. Et sa main prit ma cuisse. L’autre en fit de même. Je venais de me mordre violemment la lèvre inférieure pour me punir de la pensée que je venais d’avoir.

Par pitié, Mina modère tes pensées. Cesse de penser à la maitrise qu’il a de ton corps. A l’impulsion qu’il pourrait avoir entre tes cuisses MÊME s’il est vraiment bien placé en cet instant précis.

Je pouvais remercier les longs jupons de cette robe pour m’empêcher de sentir concrètement son corps bien positionné contre le mien. Il me permit de respirer un cours instant en remontant sa main. Un court instant ? En effet, prise dans ce désir, sa main me laissa échapper un gémissement plaintif. Le tissu de ma robe avait fait obstacle à sa main et mon sein avant qu’il ne la pose dans mon cou. Le lendemain, je me serais certainement traitée de catin mais pour l’heure, alcool et désir ne faisait pas bon ménage.

Il rompit alors ce baiser offert depuis le début de ses prises de possessions sur chaque partie de mon corps. J’allais me demander s’il tentait d’apprendre doucement chaque forme. Il était certainement passé partout sauf aux endroits les plus indécents. Il se redressa.

« Je préfère largement être ainsi, Mademoiselle Mina Valmont. » dit-il.

Je ne l’aurais pas du tout devinée moi-même… Je levais les yeux au ciel face à ce ton taquin. Les hommes et leur besoin de dominer. Il me fit payer mon petit geste du regard en glissant sa main sur ma clavicule. Tentait-il d’obtenir de moi apprécier être ainsi aussi ? J’étais partagée. J’aimais être en dessous mais j’aimais bien avoir aussi le contrôle. Surtout quand mon corps ne commençait plus à répondre de lui-même comme en cet instant. Ma poitrine se soulevait bien trop dans mes respirations pour ne pas indiquer la langueur et le désir dans laquelle il me plongeait. Je le traitais alors de « traitre » à travers mon regard quand il vint déposer sa main près de mon oreille dans une caresse. Je n’arriverais plus à m’en passer… Se jouant de nouveau de ma peau il traversa un chemin propre à ses pensées. Mon lobe, ma joue, mes lèvres et mon autre joue furent ses victimes. Bien évidemment ma clavicule n’y échappa pas. Il s’approcha de moi. Allait-il me donner un autre de ses baisers qui me faisaient si bien chavirer ? Il préféra capturer cette lèvre inférieure qui allait finir par protester d’autant de maltraitance. Le baiser suivit et sa main passa de mon cou à ma taille. Je crus un instant qu’elle descendrait plus pour toucher de nouveau ma cuisse et s’aventurer à faire glisser le tissu très lentement – comme si je ne le verrais pas venir de loin – pour pouvoir toucher enfin la chaleur de cette cuisse désireuse. J’eus alors le réflexe de poser ma main sur son bras dans une caresse. Elle était là pour l’en empêcher s’il lui venait l’idée d’avoir la même pensée, même si une part de moi l’aspirait. Il rompit une énième fois ce baiser. J’allais sérieusement me plaindre d’une telle chose. Je n’avais eu que peu le temps de regoûter à cette langue possessive. Il se redressa cependant encore. Devais-je repasser au-dessus pour cesser ces ruptures ?! Serais-je en train de devenir exigeante ? Ses pauses étaient frustrantes. Oui elle m’aidait à ne pas faire de bêtises mais elle était terriblement frustrante. Elle provoquait un manque que je n’avais pas l’habitude d’avoir.

« Et maintenant, viendras tu chercher mon corps ? » s’enquit-il dans un sourire.

Ce n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde.

« Te lasserais-tu de dominer ? » dis-je d’un sourire en coin.

Je ne lui laissais cependant pas le temps de répondre. Je venais de me redresser pour poser un doigt sur ses lèvres dans un « chuuut ». Ma main se décala alors sur sa joue délicatement. Dans ma mouvance, je me retrouvais à genou face à lui dans le même état. Je capturais alors ses lèvres en intimant son corps du mien à se relever. Une fois debout, je ne fis pas la même erreur que la dernière fois. Evaluant les environs, je fis attention à ne pas nous faire encore tomber. Une fois pouvait être drôle, deux, c’était de la maladresse et certainement pas digne d’une femme de ma condition. Je reculais alors, l’entrainant avec moi. Quand mes mollets trouvèrent le canapé, je lâchais ses lèvres.

« Ferme les yeux et ne bouge pas… » lui demandais-je simplement.

Avec ma robe, les choses n’étaient pas très pratique mais je trouvais le moyen, après m’être assurée qu’il fermait bien les yeux, de me poser sur les genoux sur le canapé. Là, je pris ses deux mains pour le rapprocher de moi. Me mordant les doigts, je prenais la liberté de délicatement passer ma main au niveau de son ventre. J’attrapais alors sa chemise pour la tirer doucement hors de son pantalon. Je pus ainsi déboutonner les trois derniers boutons lentement et écarter un peu les pans de sa chemise. Mes doigts firent exprès de frôler sa peau sans le toucher. C’était un supplice pour lui mais s’en était un aussi pour moi. Ne m’avait-il cependant pas demandé de chercher son corps ? Il ne devait pas s’attendre à ça mais je n’étais pas connue pour être prévisible. Je déposais alors mes mains dans le bas de son dos, caressant de mon pouce sa peau. Là je posais mes lèvres sur la peau de son ventre dans un premier baiser. Je lui offrais ce plaisir simple, loin de toute vulgarité et pourtant bien plus sensuel qu’on ne pourrait le penser. Je parcourais un chemin autour de son nombril fait lentement et de baisers. Si on m’avait dit que je ferais ça un jour avec un homme autre que mon époux, je ne l’aurais jamais cru. Je m’attardais sur sa peau fine de cette façon parce que je savais qu’il adorait ce geste. Je m’en étais rendue compte la nuit de l’hôpital. Et oui… Il n’y avait pas que lui qui apprenait de mes faiblesses.

Je remontais au bout d’un très long moment. J’aurais pu le faire simplement mais la tentation de goûter sa peau fut trop forte. Je remontais baiser après baiser sur son torse dans une ligne droite jusqu’à son cou, sa mâchoire et le coin de ses lèvres. Dans mon ascension, j’avais fini debout sur le canapé. J’étais donc devenue plus grande que lui. Posant mes bras autour de son cou, je vins lui demander sur ses lèvres :

« Cela allait-il à la hauteur de vos attentes bel ami ? » lui demandais-je avec un sourire léger.

Il aurait pu répondre mais je venais le couper dans son élan pour l’embrasser. Aurais-je pu attendre au moins ? Je découvrais un goût pour l’impatience. Je finis de retirer mes lèvres des siennes en mordant les miennes :

« Pardon. Vous disiez ? » repris-je.

Il alla alors parler mais se fut de nouveau plus fort que moi. Serais-je en train de le chercher ? Je ne faisais que lier l’agréable au jeu… Je me retirais cependant si rapidement, laissant un goût de trop peu à ce baiser :

« Auriez-vous perdu votre langue cher ami ? » dis-je sur le ton de la provocation.

Et s’il recommençait à vouloir répondre encore ? Et bien je recommencerais encore et encore, le coupant de façon très audacieuse et impolie – qu’il ne vienne pas dire qu’il n’aimait pas ça, je pourrais le priver de mes lèvres pour lui donner une leçon – parce que ce jeu me semblait distrayant et assez provoquant pour ne pas continuer… Restez à savoir cependant s’il commençait à me connaitre assez pour savoir qu’il faudrait ruser pour enfin parler ou simplement abandonner cette idée…



crackle bones
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Ven 27 Fév - 16:39
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« Te lasserais-tu de dominer ? » Me demanda-t-elle avec un sourire en coin. Je souris à mon tour, puis son doigt se posa sur mes lèvres alors qu'elle me disait chut. Je n'avais en aucun cas pensé à répondre, je ne me lassais pas de dominer, j'avais envie qu'elle me touche. Sa main glissa jusqu'à ma joue, capturant mes lèvres, elle me força un peu à me relever si je voulais qu'elle poursuive notre baiser. Je la laissais me guider jusqu'au canapé, la tenant par la taille au cas où l'idée lui prendrait de retomber une seconde fois. Ce coup-ci, on arriva au canapé, du moins, elle y arriva, je me trouvais juste devant, elle avait lâché mes lèvres. « Ferme les yeux et ne bouge pas… » Me demanda Mina. Contrairement à la fois à Ste Mangouste où elle m'avait demandé la même chose, cette fois-ci, je fermais les yeux. Dans ce manoir, je ne sentais assez en sécurité pour suivre ses ordres, mais aussi, je savais qu'elle n'allait sûrement pas se déshabiller ici et maintenant, pas comme ce que je savais qu'elle allait faire quand nous étions à Ste Mangouste. Je me laissais faire calmement quand ses mains tirèrent les miennes rapprochant mon corps du sien, du moins me semblait il. Ses mains se retirèrent, puis je sentis sa main sur mon ventre, j'en ressentis un long frisson. Ne pas pouvoir la regarder ne faisait que décupler mes sensations. Je sentis le courant d'air froid quand elle tira ma chemise hors de mon pantalon. J'étais bon pour me rhabiller correctement avant de partir, quel plaisir. Je sentis les pans de ma chemise tomber le long de mes flans. Je sentais la présence de ses doigts près de mon torse. Je n'avais jamais pensé qu'elle ferait une telle chose quand j'avais laissé sortir mes quelques mots.

Ses mains glissèrent dans le bas mon dos, ses pouces caressant ma peau, mais je ne réagis pas de trop à cela, juste un frisson traversa ma colonne vertébrale. Quand ses lèvres se posèrent sur mon ventre, je me mordis la langue pour ne pas réagir, c'était un doux supplice, surtout avec ses pouces caressant mon dos. Quand ses lèvres posèrent de lent baiser en faisant le tour de mon nombril, je ne pus retenir le gémissement qui passa mes lèvres. Lorsqu'elle commença son ascension le long de mon torse, je perdais doucement la tête. Avec mes yeux fermés, les sensations se trouvaient bien plus fortes et le plaisir également, je ne retenais pas mes frissons, ni la chair de poule qui me traversait. Quand ses lèvres arrivèrent dans mon cou, je gémis une nouvelle fois. Savait elle seulement que me faire fermer les yeux aller me faire réagir ainsi. Je pouvais sentir le désir ailleurs dans mon corps, ce qui n'était pas pour me plaire. Après tout, n'était ce pas faible de ma part de la désirer tant ? N'étais je finalement pas faible face à elle ? Plus faible que je ne pouvais accepter de l'être. Pourtant, j'aime tant ces moments en compagnie de Mina. N'était elle pas elle-même faible face à moi également. J'eus un léger grognement désapprobateur lorsque ses lèvres ne touchèrent que la commissure des miennes. J'en voulais plus, tellement plus en cet instant. Tout à mes sensations, je ne m'étais pas rendu compte avant que ses bras étaient venus se poser autour de mon cou.

« Cela allait-il à la hauteur de vos attentes bel ami ?  » Me demanda Mina. N'avais je pas que trop témoigné de mon désir pour elle et de ma satisfaction pendant ce moment. Je n'eus pas le temps de lui mentir sur mes attentes que déjà elle m'embrassait. Je me laissais aller dans ce baiser. J'aurais l'occasion de lui faire part de ma réponse plus tard, j'aurais l'occasion de la taquiner sur les faits que mes attentes se trouvaient plus bas. Après tout, savait elle réellement ce que j'avais attendu d'elle ? Le savais je moi-même ? Je n'en savais rien, je savais juste que maintenant, je pourrais toujours lui dire qu'elles se situaient plus bas. « Pardon. Vous disiez ?  » S'enquit elle et je n'eus pas le temps de répondre que ses lèvres reprirent les miennes. Elle retira ses lèvres trop rapidement, à mon goût, laissant un goût d'inachevé sur mes lèvres. « Auriez-vous perdu votre langue cher ami ?  » Me provoqua Mina et je ne pus m'empêcher de sourire. Si seulement, elle n'avait pas envie de jouer entre parler et m'embrasser, je pourrais peut-être répondre. Mina voulait jouer, alors nous allions jouer. Parler étant bien secondaire entre nous. Ouvrant les yeux, je pris ses lèvres entre les miennes, je fis passer ce baiser de chaste à langoureux. Mes mains se glissèrent dans le bas de son dos. Je la tirais contre moi, ne faisant cas du fait qu'elle puisse sentir l'étendue de mon désir pour elle. J'avais accepté depuis bien longtemps que mon corps me trahissait dès que je désirais trop une femme. J'avais bien envie de l'attraper et l'allonger sur ce canapé, pour ainsi m'allonger sur elle, mais je n'avais aucune envie de perdre le contrôle.

Je posais mes lèvres dans son cou alors que ma main gauche remonta le long de son dos, elle rejoignit mes lèvres. Je descendis le long de sa clavicule avec mes lèvres alors que ma main alla glisser sur ses lèvres, mes doigts les effleurèrent avec douceur. « Mes attentes se situaient plus bas que ma chemise. » Murmurais je avec un sourire taquin. C'était de la simple provocation, si elle me connaît vraiment assez, elle saura que je ne fais que la taquiner. Je ne suis pas le genre d'homme à demander une telle chose. Toujours souriant, je vins poser un baiser sur mes doigts posés sur ses lèvres, je les retirais bien vite. J'attrapais sa main droite avec ma main gauche, entrelaçant nos doigts, je la fixais dans les yeux. « Je ne me lasserais jamais de la domination. » Dis je répondant à sa toute première question. Je pris ses lèvres avec fougue, ne les lâchant pas, je la poussais lentement vers l'arrière, me retrouvant dans une position assez peu confortable, avec un genou posé sur le canapé. Je gardais ses lèvres bien scellées aux miennes, faisant glisser lentement mes mains partout sur son corps, à l'exception des parties trop intimes et trop personnelles d'une femme. Mina me faisait faire bien des choses étranges, les avis des autres femmes, je n'en avais jamais fait cure, mais avec Mina, se serait signer l'arrêt de mort de mes bijoux de famille, il me semble. Après n'étant pas dans la tête de cette femme, elle pourrait bien me tuer d'avoir osé posé mes mains sur ces parties interdites de son corps lorsque l'on a pas l'autorisation de les toucher. Je laissais mes mains toucher son corps tout en rompant notre baiser, je posais mes lèvres sur le bout de son nez, avant de laisser le mien glisser le long du sien. Je lui souris doucement, un sourire ne voulant absolument rien dire, je devais juste avoir quelques secondes pour moi afin de ne pas avoir trop envie de la déshabiller pour toucher sa peau. Après tout, Mina portait toujours sa robe, alors que je me retrouvais torse nu, lui donnant plus de peau à toucher. Tellement plus d'opportunité de faire monter encore plus le désir en moi. Tellement plus de peau pour me faire tourner la tête sous la frustration laissé par ses doigts après leur départ d'un endroit.
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Sam 28 Fév - 10:32
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Glaciers melting in the dead of night

Je n’avais pas souvenir prendre autant de plaisir à jouer avec un homme. J’aimais l’effet produit sur son corps. Je n’étais ni idiote ni aveugle. Chaque toucher de mes doigts le rendait doucement fou. Son contrôle était pourtant assez impressionnant et j’aimais l’idée de le pousser de plus en plus loin. J’allais m’en mordre certainement les doigts un jour mais je n’oublierai pas de mordre mes lèvres au passage dans un désir cinglant. Si son corps était sensible – plus que sensible même, il ne pouvait le nier à cette virilité redressée – au mien, le mien laissait échapper de voluptueuses aspirations. Il gémissait, je soupirais et ensemble on se languissait l’un de l’autre dans ce badinage. C’est ainsi, qu’ensemble, on commençait à fonctionner par pair dans une série de plusieurs parties. Notre dominance passait de l’un à l’autre comme on peut se céder à tour de rôle le souaffle au Quidditch. Ce qui me plaisait alors dans ce jeu c’est qu’on ne réfléchissait plus vraiment à ce qui était bien ou non. On agissait et on se combinait selon nos personnalités et nos états sur le moment. Celui-là n’était que divertissement et passion avec une pointe de provocation dans ma voix quand je lui demandais s’il avait perdu sa langue…

Ma réplique le fit sourire. Le mien était déjà sur mes lèvres depuis un moment. Il captura alors mes lèvres en toute réponse. Je supposais donc avec ironie son incapacité certaine à me répondre pour le moment, certainement provoquait par son goût prononcé pour cet échange de baisers qu’on s’adonnait depuis maintenant deux semaines ? Je comptais dans ma tête. En effet… Nous nous connaissions depuis si peu et déjà il était torse nu devant moi. Je devrais m’en offusquer, m’enlever, partir et jouer les vierges effarouchées mais à quoi bon mentir ? Mon corps le désirer avec une poigne certaine et j’aimais bien trop nos rapprochements pour m’en priver. J’étais même prête à faire des secrets au monde entier. Cet homme me rendait dépendante… Et je ne le haïssais même plus pour cela. Je ne faisais que composer avec.

Ses lèvres se posèrent alors dans mon cou. Sa main remontait le long de mon dos et il me faisait languir. Ses doigts trouvèrent mes lèvres là où je désirais les siennes. Comme dans un jeu, il reprenait la main sans savoir lequel des deux finirait par savoir suffisamment viser et rentrer la balle dans les cerceaux… Ma clavicule fut une fois de plus victime de ses lèvres. Je frissonnais et je ne m’en cachais plus. Il connaissait de toute façon cette faiblesse. Pourquoi se donner la peine de jouer les insensibles là où je bouillonnais de désir. Qu’il la capture, l’embrasse, la frôle, la caresse, elle lui appartenait.

« Mes attentes se situaient plus bas que ma chemise. » me murmura-t-il.

Je redressais assez surprise. Croisant son regard, je pouvais lire ce sourire taquin sur ses lèvres. Je levais les yeux au ciel en toute réponse : crétin. Etait-il fier de sa bêtise ? A voir ce sourire, je dirais bien qu’il en était plus que fier. Il embrassa alors ses doigts avant de les retirer pour toucher mes lèvres des siennes.

« Plus bas que la chemise… » soufflais-je sur les lèvres comme imprimant une potentielle demande dans ma mémoire.

Je me doutais qu’il avait plaisanté et je jouais moi-même à ne pas comprendre la nuance comme pour le faire douter sur mes capacités potentielles à retourner cet humour en une réalité concrète. J’allais alors l’air tout parfaitement sérieuse en l’embrassant de nouveau en laissant mes mains sur ses hanches à la lisière de sa ceinture sans penser pour le moment à oser aller jusqu’au bout de cette idée. Méfiance, l’alcool donnait des ailes… Il attrapa cependant ma main droite avec la sienne pour entrelacer mes doigts dans les siens. Il cessa notre baiser et je fermais un instant les yeux pour caresser son nez tendrement du mien. Ce doux moment, apparaissant malgré toute notre passion, fut furtif. Quand ses lèvres prononcèrent ses paroles, je rouvrais les yeux pour le regarder :

« Je ne me lasserais jamais de la domination. » me rappela-t-il.

J’allais sourire, amusée, n’en doutant pas un seul instant mais il fut bien trop fougueux sur son nouveau baiser pour m’en laisser l’occasion. Il me poussa alors vers l’arrière du canapé. Son genou se posa sur le rebord. Mon dos était contre le dossier. J’étais à moitié penchée, tenue de mon bras à sa hanche et de mon dos sur le dossier. La situation n’était pas trop désagréable pour moi. L’était-elle pour lui ? Il garda pourtant mes lèvres des siennes pour me caresser. J’aimais ce besoin qui se développer en lui de me toucher et m’embrasser. J’en éprouvais le même sentiment. Il rompit alors son baiser, m’obligeant à éprouver un effet de manque. Ses lèvres atterrirent sur mon nez. Son geste me fit sourire légèrement. Sa douceur et son attention enrobait mon être un peu plus. C’était comme découvrir un homme violent et féroce, capable d’être doux et attentif juste pour vous. J’ignorais s’il faisait la même chose avec une autre et je ne voulais le savoir. Ses conquêtes ne me regardaient point. Mais j’aimais l’idée de croire naïvement être la seule avec qui il n’était pas que sauvage et brutal. Comme si la douceur de son nez glissant contre le mien ne pouvait être donné à une autre. Je ne possédais aucune jalousie. Je voulais simplement oublier un instant qu’une autre pouvait frapper à sa porte pour le faire oublier toute l’influence que je possédais moi-même sur son corps. Il y aura après tout toujours une femme pour danser avec lui. Je faisais alors semblant de ne pas savoir tout cela lui laissant un laisser passer pour toutes les nuits loin des autres. Je choisissais mes propres chaines sans m’en rendre compte. Lui donnerais-je seulement sans rien exiger en retour, comme un sacrifice, une envie, une liberté ?

Il me sourit, comme une pause pour reprendre ses esprits. J’en profitais pour reprendre la main. Posant mes deux mains sur son torse, je le caressais en douceur. Mes deux mains jouaient de ses sens sans me soucier des conséquences. Je ne réfléchissais plus. Je lui donnais simplement ce que je pouvais lui offrir, soit un peu de plaisir à travers mes doigts caressant son corps. Mes mains remontèrent alors jusqu’à ses épaules. Elles glissèrent sur cette peau si bien que mes doigts, dans leur élan, laissaient sa chemise s’enlever peu à peu. Tombant sur ses bras, mes mains l’enlevèrent doucement. Je retrouvais le haut de son corps complètement nu. J’aimais pouvoir l’avoir dans cet état rien que pour moi le temps d’une soirée. Je redescendais alors mes mains sur chaque bras pour remonter et repasser dans son dos nu. Je l’obligeais à rester dans cette position inconfortable comme une punition d’arriver à me rendre sensuellement désireuse de lui. Arrivées en bas de son dos, l’une de mes mains y resta alors que l’autre suivit la ligne de son pantalon et de sa ceinture sur sa peau pour repasser vers l’avant. Ce mordillement de lèvres à ce moment n’était pas anodin. J’attrapais alors la boucle de son pantalon dans l’intention de l’attirer en avant sur moi pour nous allonger sur le canapé.

« Maitresse… » souffla une voix derrière nous me stoppant dans ma lancée.

Un de mes elfes de maison avait osé nous interrompre. J’allais lui ordonner de sortir mais il insista avant même que mes lèvres lui en donne l’ordre :

« Votre oncle vous cherche et j’ai pensé qu’il fallait vous prévenir… » m’informa-t-il.

Il n’attendit pas ma réaction, disparaissant avant de subir mon mécontentement. Je lâchais la boucle d’Arcturus pour me laisser tomber en arrière sur le canapé. Allongée, je soupirais. La vie nous rappelait à l’ordre dans un élan de frustration extrême. Mon cœur était encore battant, le soulèvement de ma poitrine en indiquait son état. Je relevais le regard vers Arcturus. Si mon oncle tombait sur nous dans cet état, je ne donnais pas cher de notre peau. La fête était finie… Je détournais alors le regard de lui.

« Notre second rôle nous attend. » lui dis-je finalement un peu froidement.

Mon ton n’était que le reflet de ma frustration. Je haïssais mon oncle après seulement une heure ou deux être apparu. Il régentait déjà ma vie comme je ne pouvais le souhaiter. Je me redressais alors pour embrasser Arcturus une dernière fois en l’obligeant à se relever complètement avec moi.

« Dans quatre jours, à la tombée de la nuit, retrouve-moi au lac bleu de Champclause. Tes cousins doivent savoir où il se trouve. » lui soufflais-je sur les lèvres.

De ce baiser, je le rompais pour sortir sans me retourner une seule fois. Je savais que si je le faisais, je ne trouverais pas la force pour m’échapper de ses bras. Le laissant alors seul dans ce boudoir, je marchais dans le couloir vivement vers la salle de réception en respirant longuement pour calmer les ardeurs de mon corps. Passant à côté d’un long miroir, je dus mettre un coup de baguette magique à la fois sur ma coiffure qu’il avait légèrement défait tout comme pour la cicatrice et le tatouage. De nouveau correctement apprêtée, comme si de rien n’était, je filais dans l’escalier pour tomber nez à nez avec mon oncle et un de ses hommes.

« Où est-il ? » me demanda-t-il de but en blanc en saisissant mon bras un peu brutalement.

Il me fit mal par sa poigne, ne redorant que ma colère. Je m’en servis pour la retourner faussement contre Arcturus pour préserver les apparences. Profitant de cette occasion, je regardais alors mon oncle droit dans les yeux.

« Je l’ignore et je ne veux le savoir. Et cessez tout de suite vos manies à vouloir me diriger. Puis-je passer ? » lui demandai-je.

« Vous a-t-il touché ? » rétorqua-t-il sévèrement.

« Ma virginité est intacte si telle est la question. » disai-je agacée d’une telle demande. « Me croyez-vous assez sotte pour la donner au premier sourire enjôleur ? Avant votre retour, ne croyez pas que je n’ai appris à savoir dire non à un homme. » lui dis-je sèchement.

« Vous l’avez si bien appris que votre devoir n’a même pas été accompli. » me rappela-t-il.

« Et cela vous dérangerez peut-être ? Encore fille, vous avez la main mise sur tout ce qui reviendra de droit à mon époux. Ne faites donc pas l’homme agacé de constater mon incapacité à avoir obéit aux dernières volontés de mon père. Seulement cher oncle, ne croyez-pas pouvoir avoir la main sur moi et mon héritage aussi facilement. Un prétendant et un mariage dans votre dos peut s’organiser bien trop facilement. Vous ne me commanderez pas comme dans le passé. » lui affirmais-je.

Il allait me saisir le cou. Je connaissais par cœur cette mimique sur le visage. Il n’en aurait pas été à son premier coup d’essais avec moi. Sa main eut le réflexe de vouloir m’attraper. Cet homme était impulsif et il ne supportait qu’une femme puisse oser lui parler ainsi. Je n’avais jamais osé jusqu’à maintenant mais je n’étais plus l’enfant qu’il avait connu. Je le craignais mais je ne resterais pas là à le laisser faire de moi ce qu’il désirait. Je n’étais plus une petite poupée qu’il pourrait se perdre de tenter d’éduquer et d’étrangler si je ne faisais les choses à la perfection. Mon père n’en avait jamais eu vent. Je craignais bien trop mon oncle pour risquer des représailles. Aujourd’hui j’avais cependant la force de lutter contre cette domination. Ainsi son réflexe fut de vouloir lever la main sur moi mais son « elfe » de main intervint par un simple :

« Monsieur… » dit-il en regardant vers le haut des escaliers.

Nos regards se tournèrent vers Arcturus qui était apparu. Je fixais de nouveau mon oncle en proie à savoir s’il oserait devant un inconnu. Il se ravisa avec énervement. Son regard se porta de nouveau sur moi.

« Puisque vous tenez tant à régenter ma vie, ayez au moins l’amabilité de reconduire cet individu à la porte, loin de moi. Peut-être ferez-vous ainsi, une fois dans votre vie, une chose qui pourrait me plaire. » dis-je sèchement à mon oncle avant de partir vers la salle de réception sans un regard pour Arcturus.

Si mon oncle en serait dupé ? Je débordais de tant de colère qu’il se prit un instant à ce jeu. J’avais échappé belle et je le savais mais cela ne durerait pas… J’avais tout intérêt à fermer ma porte à clé ce soir.


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