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Nice to see you again ♦ Gabriel

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Bryan H. Levinson
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Ven 20 Fév - 12:09
Gabriel Ollivander & Bryan Levinson
L’entrevue avec Margot Woosley ne s’était pas vraiment terminée comme prévu. Alors que Bryan ne voulait qu’une seule chose, la voir morte, celle qui était à la tête de la milice de l’Héritage était parvenue à sauver sa peau. S’il considérait cela comme un échec, le mangemort n’avait pas l’intention de quitter le musée avant d’avoir ramené un présent pour le Seigneur des Ténèbres. Il n’était pas très prudent pour lui de rester dans les parages alors que Woosley l’avait reconnu, mais avant même de penser aux conséquences que sa témérité pourrait avoir, il se dirigeait déjà au pas de course vers la salle des objets légendaires. Nul doute qu’avec l’agitation qui régnait à l’heure actuelle dans le musée, Bryan rencontrerait plus d’un sorcier sur son chemin. Après tout c’était la soirée rêvée pour mettre la main sur une précieuse relique et si les mangemorts avaient sauté sur l’occasion, il n’était pas étonnant que les anarchistes aient fait de même. À quoi avait donc pensé le Ministère en organisant cette soirée ? Il y aurait sûrement des morts et peut-être même que de dangereux objets aux mystérieux pouvoirs se baladeraient dans la nature. Mais visiblement décerner une médaille à un fichu archéomage était bien trop important aux yeux de Goldstein pour songer à donner une cérémonie plus privée.

À l’autre bout du couloir, Bryan crut reconnaître la silhouette d’Hellson. Ainsi il avait fait le déplacement en personne. Bien sûr, il devait convoiter la fameuse bague. Espérons que Bellatrix et Rodolphus se soient lancés à sa poursuite. Bryan aurait bien été tenté de se mettre en travers de son chemin mais cela ne faisait pas partie de sa mission. De plus, l’archéomage s’était enfui avec la bague et à première vue il ne se trouvait pas dans le coin. Autant dire qu’aller à la rencontre d’Hellson ne constituerait qu’une perte de temps dont on pouvait bien se passer. Bryan décida alors de changer de chemin, il bifurqua dans un autre couloir avant que l’anarchiste n’ait le temps de remarquer sa présence. Là encore, il n’était pas seul. Plusieurs sorciers s’affrontaient au milieu des œuvres d’art, les conservateurs du musée allaient avoir bon nombre de dégâts à réparer. Tâchant de se dissimuler entre les statues de pierre, Bryan essayait de se frayer un chemin tant bien que mal. Il ne tenait pas à attirer l’attention sur lui, pas alors qu’il n’était plus qu’à quelques centaines de mètres de la salle des objets légendaires. Mais d’un autre côté, il pouvait avoir une belle occasion de tester une nouvelle fois cette baguette flambant neuve que Gabriel avait confectionnée il y a peu. C’était plus fort que lui, Bryan avait inconsciemment refusé de s’y habituer. Mais il était grand temps de s’y faire, son ancienne baguette, celle que son elfe était parvenu à sauver des griffes du Ministère lorsqu’il avait été envoyé à Azkaban, n’était pas réparable, il ne pourrait plus jamais s’en servir à nouveau. Et alors qu’il s’apprêtait à lancer un doloris en direction d’un sorcier dont le visage ne lui disait rien, il aperçut à l’intérieur de la salle adjacente un auror qu’il ne connaissait que trop bien. Celui-ci était visiblement en plein duel contre ce qui semblait être un anarchiste. Bondissant hors de sa cachette de fortune, Bryan courut dans leur direction et abattit le sbire d’Hellson de sang-froid. C’était le premier Avada Kedavra que lançait cette baguette, la sensation était étrange mais visiblement le sortilège avait parfaitement fonctionné.

« Tu n’es peut-être pas aussi doué que tes ancêtres Ollivander, mais cette baguette n’est pas si mal finalement. Tu t’es bien débrouillé. »

Concevoir une baguette qui pourrait égaler la précédente était l’unique condition contre laquelle Bryan avait finalement accepté de libérer Gabriel. Certains auraient pu considérer que c’était une véritable trahison à l’égard du Seigneur des Ténèbres mais le mangemort ne le voyait pas vraiment de cette façon. Si Lord Voldemort voulait des frères Ollivander dans ses rangs c’était avant tout pour qu’ils fabriquent de puissantes baguettes pour ses hommes et c’était en quelque sorte ce que Gabriel avait fait. Quant à sa mystérieuse disparition, Bryan avait mis cela sur le compte des faucheurs censés le surveiller. Ces pauvres innocents avaient perdu leur vie pour cela. Un drame qui n’empêcherait absolument pas Bryan de dormir.

« Comme tu t’en doutes sûrement, je suis ici pour récupérer quelques objets. Tu m’accompagnes ? À deux on court toujours moins de danger. »
crackle bones
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Lun 2 Mar - 16:53
Brisé.
Gabriel ne savait pas ce que Bryan avait fait à son esprit, mais une part de lui était morte. Assis dans le salon, regardant le feu brûlé sous ses yeux, ses mains jointes sur ses genoux : il tentait de se souvenir. De comprendre les maux de son cœur et pourquoi ses pensées n'avaient pas de sens. Il s'endormait dans son lit, se réveillait dans les rues de Londres sans pouvoir connecter les deux. Il avait demandé à son grand-père de le surveiller de l'enfermer tout en le privant d'utiliser sa baguette. Gabriel avait peur. Aucune blessure apparente ne pouvait témoigner de son séjour chez les mangemorts. Son frère a bien tenté de faire venir des médicomages, mais même eux sont impuissants. Malgré son état instable, le ministère à refuser sa démission. Ce n'était pas le moment pour eux de perdre des aurors. Certainement pas alors que les mangemorts redoublaient leurs attaques. La Coupe du Monde avait démontré qu'ils étaient toujours dans la course pour le pouvoir. Ainsi, le mage était condamné à sortir du seul endroit où il se sentait en sécurité. Son grand-père arriva avec le thé et les biscuits. Le simple son de la porte le fit frissonner et sursauter.

« Gabriel ce n'est que moi. »

Avalant sa salive, il se réinstalla et laissa le vieil homme remettre la couverture sur ses genoux avant de servir le thé. Gabriel, en temps normal aurait aidé à la préparation, mais pas cette fois. Non. Il n'était qu'un témoin impuissant. Une tragédie pour cet homme qui quelques mois plus tôt, arrivait à rire, sourire, à sortir des sarcasmes d'un claquement de doigts. Serrant dans ses mains la fine tasse, il soupira pour refroidir son thé avant d'en prendre une gorgée.

« Ton frère est déjà parti au travail. N'es-tu pas censé reprendre aujourd'hui ? »

Silence. Aucun réponse ne sortit de ses lèvres. Gabriel n'avait pas envie de retourner au Ministère d subir un énième interrogatoire ainsi que le regard malheureux des gens. Certains avaient pitié de lui, d'autres se demandaient pourquoi il n'avait pas de séquelles physiques. Parfois, il entendait la rumeur qu'il était espion ou bien un traitre. Si seulement. Néanmoins, ce n'était pas le cas. Il avait gardé soigneusement les informations confidentielles. Bryan est bien trop intelligent pour se contenter de simples informations. Ce qui n'aidait guère le mage à ne pas avoir peur de son ombre. N'était-il pas censé être un proche du Lord ? Il n'avait pas gagné sa réputation en jouant à la marelle ou bien aux osselets. L'auror savait de quoi il était capable. C'est bien pour cela qu'il « l'appréciait » autant. Dans une autre vie, ils auraient fait la paire.

« Tu ne peux pas rester comme cela ! Si tu restes dans cet état, tu donnes la victoire trop facilement à ton ennemi. »

Ces paroles sortirent Gabriel de sa torpeur. Il releva la tête pour poser le regard sur son grand-père qui avait pris place à côté de lui. Son ancêtre était si fort si charismatique qu'il n'osait pas le contredire ou bien avouer qu'il ne savait pas comment soigner le mal que Bryan avait installé dans le creux de sa poitrine. Au lieu de cela, il se contenta de dire :

« Je le sais. »

Avant de se lever sa tasse toujours en main pour quitter la pièce. Ce soir, il devait aller à ce stupide musée pour pouvoir protéger l'audience. Les mangemorts devaient mener une attaque. Rien n'était sure, mais connaissant leur lâcheté et leur idiotie : nul doute qu'ils seraient là. Tapis dans l'ombre, inactif peut-être, mais avec un plan derrière la tête. Beaucoup d'objets pouvaient servir les intérêts des mages noirs. Surtout de leur leader complètement fou. Montant dans sa chambre, il regarda par la fenêtre et exprima ses pensées à haute voix :

« Me diras-tu seulement un jour Bryan ce que tu as fait à mon esprit ? »

Une question qui n'aurait jamais de réponse.
Il se déshabilla et observa longuement son corps amincit dans le miroir de sa penderie. Comme il aurait été si facile de se pendre ou bien de mettre fin à ses jours. Il y avait pensé. Lorsque les démons de la nuit prenaient possession de son corps et tourmenter ses nuits qui autrefois étaient calmes et paisibles. Comme Gabriel aurait aimé avoir le courage de faire un acte aussi idiot. Au lieu de cela, il ouvrit la porte de sa salle de bain personnel pour se plonger dans un bain brûlant.

« Tu n'es peut-être pas aussi doué que tes ancêtres Ollivander, mais cette baguette n'est pas si mal finalement. Tu t'es bien débrouillé. »

Gabriel regarda le corps de l'Anarchiste au sol avant de poser son regard sur tout ce qui se trouvait autour de lui. Comment était-il arrivé là ? Il venait de rentrer dans son bain et le voilà maintenant habillé et en plein combat. Suffoquant, il posa sa main sur sa poitrine avant de regarder Bryan. Où était-il ? Analyser la scène. Voilà ce qu'il devait faire. Les objets autour de lui indiquèrent qu'il se trouvait dans le musée.

« Comme tu t'en doutes sûrement, je suis ici pour récupérer quelques objets. Tu m'accompagnes ? À deux on court toujours moins de danger. »

Une nouvelle fois, il s'adressa à sa personne. Gabriel, recula et pointa sa baguette sur son ennemi. Haletant, il demanda :

« Que m'as-tu fait ?! Je ne me souviens de rien, je perds le cours du temps ! Que m'as-tu fait ?! »

Rugissait-il alors qu'il lança un sort de désarmement. Rien ne se passa. Sa baguette ne répondait pas à son commandement. Confus, perdus, l'Auror ne savait pas s'il était dans la réalité ou bien dans un de ses rêves un peu trop réaliste. Il tenta de lancer un Avada Kedavra, mais ce fut un nouvel échec

« Pourquoi je ne peux pas t'attaquer ? POURQUOI ?! »

Bryan avait réussi son travail. Gabriel était brisé, l'ombre de lui-même. Il était bien plus sombre, torturé, pour certains au Ministère : il était à la merci des mangemorts et ne tarderait pas à embrasser la folie en les rejoignant.
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Bryan H. Levinson
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Dim 8 Mar - 21:28
D’ordinaire Bryan se réjouissait de voir la peur tétaniser ses ennemis au point de les rendre complètement inoffensifs. Il estimait alors que son rôle de mangemort avait été accompli comme il se devait, qu’en parfait petit soldat du redoutable Seigneur des Ténèbres, il était parvenu à semer la terreur dans son sillage. Mais ce soir il en était tout autrement. Croyez-le ou non, Bryan n’avait pas voulu cela. Le spectacle qu’il avait sous les yeux avait quelque chose de dérangeant. Gabriel semblait être possédé par un étrange démon, il paraissait avoir sombré dans la folie la plus totale. Même les victimes de Bellatrix avaient meilleure mine que lui. Alors oui, d’accord, Bryan avait peut-être passé l’étendue de sa colère sur Gabriel, lorsqu’il était rentré de la Coupe du Monde. Oui, il avait consacré des jours et des nuits à le torturer avec la baguette d’un vulgaire faucheur, dans l’espoir d’oublier que la sienne avait été brisée par une gamine en quête de vengeance. Mais il n’avait pas particulièrement prévu de détruire Gabriel de l’intérieur. Cela faisait si longtemps que Bryan n’avait pas enduré un moment aussi douloureux, que lorsque ce précieux objet qui faisait de lui un véritable sorcier lui avait été enlevé, il avait fini par perdre le contrôle de son esprit et de ses nerfs. Il avait ressenti un irrépressible besoin d’exprimer sa rage par la violence. Et Gabriel avait eu le malheur de se trouver à sa disposition au mauvais moment. Lorsqu’il était venu le voir dans le cachot du manoir des Malefoy, Bryan avait initialement prévu de converser paisiblement avec son meilleur ennemi afin de le convaincre de lui confectionner une nouvelle baguette. Et puis la condescendance de l’auror l’avait poussé à bout et il avait fini par craquer. Usant de ces sortilèges de torture qu’il avait passé des années à expérimenter sur sa propre famille avant qu’ils ne soient parfaitement opérationnels, Bryan avait trouvé un moyen efficace pour évacuer sa colère et faire plier Gabriel à son ultime désir. L’auror avait fini par accepter de concevoir une nouvelle baguette pour le mangemort, qui avait pris soin de lui faire apporter tout le matériel qu’il avait demandé. Puis, une fois le précieux bout de bois terminé, Bryan l’avait testé sur son prisonnier avant de le relâcher -au moins avait-il respecté les termes de leur accord- et de le laisser pour mort dans les ruelles de Londres. Et malgré cela, le mangemort n’aurait jamais imaginé les conséquences que cette période de captivité pourrait avoir sur l’esprit de Gabriel. S’il ressentait un brin de fierté à voir le célèbre auror dans un tel état de démence à cause de lui, Bryan commençait à songer que la suite des évènements risquait de devenir quelque peu ennuyeuse si Ollivander ne se ressaisissait pas un peu. Il n’était même plus capable de lui lancer le moindre sortilège, allons quel drôle d’ennemi avait-il sous les yeux ! Bryan aimait les défis, comme celui qui consistait à assassiner Margot Woosley par exemple. Voilà une chose qui l’exaltait tant cela n’avait rien d’aisé.

« Calme-toi, Gabriel, je ne t’ai rien fait de spécial. Tu devrais peut-être poser ces questions à tes amis de l’Ordre, ceux qui avaient enlevé Jesse-Rose. Il me semble que faire perdre tout souvenir aux gens est l’une de leurs spécialités. »

Greenwood aurait pu être exécutée par le Seigneur des Ténèbres à cause de cette histoire ! Bryan avait bien l’intention de faire subir le même sort à tous ceux qui avaient participé au pseudo sauvetage de Jesse. Pourtant ce n’était pas ce qu’il souhaitait pour Gabriel. L’unique projet qu’il avait toujours eu en tête pour lui était celui de le faire rejoindre les rangs des mangemorts. Mais visiblement, ce n’était peut-être pas le bon moment pour aborder la question avec l’auror. Bien qu’il soit apparemment fragile sur le plan psychologique, il n’en demeurait pas moins particulièrement agressif à l’encontre de Bryan. Autant dire, qu’il n’était pas raisonnable de chercher à le manipuler. Du moins, pas tout de suite.

« Je n’ai fait que remplir ma part du marché. J’ai couru le risque de te libérer alors que cela aurait pu me coûter la vie ! Des gens sont morts pour faire passer ta disparition comme accidentelle. Tu pourrais au moins témoigner un peu plus de reconnaissance. »

Bryan avec son ton faussement outré cherchait à tourner la situation à la dérision, à provoquer Gabriel, dans l’espoir de le faire redevenir celui qu’il était. Mais si l’auror n’était pas en train de jouer la comédie comme Bryan pouvait le supposer, alors il serait certainement très complexe de le ramener à la réalité. Néanmoins, le mangemort était prêt à perdre un peu de son temps pour récupérer son ennemi bienaimé.

« Souviens-toi de tous les sortilèges que je t’ai lancé dans cette cave sordide ! Souviens-toi de tous ces cris de douleur que tu as poussés ! Laisse la haine que tu éprouves pour moi t’envahir et bats-toi, Gabriel. Allez, n’importe quel chien du Ministère est capable de lancer un sortilège, alors fais-le ! »

Le mangemort gardait sa baguette le long de son corps. Il était prêt à lancer un Protego dès que la situation l’exigerait. Retournant le cadavre de l’anarchiste du bout du pied, il fit un signe de tête dans sa direction.

« Si tu ne fais rien pour réagir, rien pour m’attaquer, alors beaucoup d’innocents subiront le même sort que lui, ce soir. Par ta faute. Ne crois-tu pas que tu as déjà laissé trop de gens mourir de ma main ? »

Allez Gabriel, sors de ta torpeur et montre au mangemort qu’il ne t’a pas entièrement détruit.
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Mer 25 Mar - 16:26
Gabriel n'avait pas eu une seule nuit de repos depuis sa libération. Pas un seul moment de paix. Il n'était pas aussi fort qu'il le pensait. Pour dire vrai, il ne savait plus qui il était réellement. Le mangemort avait bien fait son travail. L'auror avait rapidement compris en le revoyant revenir en colère ce soir-là qu'il allait passer un sale quart-d'heure. Au lieu de la fermer, il avait provoqué son meilleur ami comme un jeune chiot provoquerait son maître pour recevoir une correction. Il aurait dû se taire. Il ne l'avait pas fait. Les supplices infligés par son bourreau ne se limitaient pas à tortures habituelles de ses congénères. Il y avait bel et bien une raison pour laquelle l'auror avait choisis Bryan comme pire ennemi. Son ingéniosité avait dû le rendre populaire au sein des mages noirs, auprès de son précieux seigneur de pacotille. Gabriel pouvait comprendre pourquoi. Il était cependant dubitatif quant à position chez les mangemorts. Un homme de sa trempe aurait dû être un lieutenant. La baguette inconnue dans sa main n'avait fait qu'accentuer l'intensité des supplices. L'impossibilité de contrôler les sortilèges quand le bois ne vous entend pas ou bien ne vous obéit pas. De ce fait, Gabriel n'avait rien pu prévoir. Chaque douleur était différente de la précédente ou bien de la suivante. Durant son séjour, il n'avait pas appris grand-chose. Même si cela était le cas, il ne voulait pas se souvenir des horreurs vues dans le fin fond de sa cellule, il ne voulait pas ressentir une nouvelle fois la pâte griffue de la mort dans ses entrailles en entendant la porte s'ouvrir. Il voulait vivre, un simple souhait à jamais arraché de son esprit. Comment se reconstruire et vivre après avoir survécu ? Une question commune à tous les survivants de traumatismes. Une nouvelle fois, il avait perdu la notion du temps et de la réalité. Il se retrouvait en face de son tortionnaire. Pas de cagoule pour celui qui exécuté les ordres d'un sorcier qui se prétend supérieur aux lois du monde magique. Pas besoin. La fierté devait être bien trop grande en lui. Il avait réussi là où beaucoup avaient échoué. Brisé, un jeune auror devait être un exploit bien vu chez ces tordus d'esprit. Une fois détruit, le conquérant entreprit de rentrer dans son jardin secret pour mieux l'asservir. Gabriel avait créé une nouvelle baguette pour Bryan. Oh, il était doué, plus que ne le serait jamais son frère, mais ce que le mangemort ignorait, c'est que l'état d'esprit du fabricant comptait autant que son talent. La baguette de son assaillant, certes puissante, aurait pu être bien plus destructrice s'il ne l'avait pas autant torturé.

« Rien fait de spécial ?! Ton humour est aussi noir que ton stupide accoutrement ! J'aurais aimé qu'ils soient aussi cléments avec moi et qu'ils arrachent de mon esprit ces souvenirs. Les membres de l'Ordre ne sont pas mes amis ! J'aurais dû tuer cette garce quand j'en avais l'occasion ! »

Cracha-t-il dans un rugissement de colère et de haine envers son ennemi. En l'entendant répéter le plan pour son évasion, comme s'il était un bon samaritain, Gabriel se mit à rire avec toute l'irone que ce genre de situation méritait.

« Des gens que TU as tué. Ne me dis pas que cela était pour mes beaux yeux, je te penserais amoureux de moi sinon. Tu ne cours aucun risque, arrête ton baratin ! Que ferait Voldemort sans son singe, sans son bouffon qui exécute le moindre de ses ordres ? »

L'air faussement outré de Bryan ne fit que mettre de l'huile sur le feu. IL était celui qui avait souffert de sa baguette, IL était celui qui ne pouvait pas regarder son corps émincé et son visage livide. Gabriel se refusait de prétendre être peiné. Non. Ces temps étaient révolus. La pression sur sa baguette se fit un peu plus forte. Bryan ne faisait que remuer le couteau dans la plaie. Avait-il compris que Gabriel ne voulait justement pas ce souvenir ? Que cela soit des sortilèges ou bien l'odeur de mort qui avait imprégné sa chair et son odorat. Posant sa main libre sur sa tempe, il se mit à frapper son crâne comme pour faire sortir les images de son cerveau.

« Non... Non... NON... »

Hurla-t-il à son vis-à-vis comme si ce dernier se trouvait loin de lui alors qu'un simple allongement de son bras suffirait pour toucher son visage. Il n'était plus un chien du Ministère. Si cela était le cas, ils auraient fait euthanasier Gabriel l'incapable auror brisé par Bryan Levinson. Ce dernier avait toujours sa baguette baissée. Un geste qui perturbait encore plus le sorcier. Pourquoi ne le tuait-il pas maintenant ? Mettre un terme à ses souffrances ? Sûrement pour la même raison qu'il avait laissé son ennemi partir ce soir-là. Ils étaient liés.

« Tout comme dans la cabane hurlante, je ne suis pas responsable de tes actes ! Je ne suis pas ta mère et encore moins ton père ! »

Gabriel prononça une nouvelle le sortilège de désarmement, mais rien ne se passa. Cela le rendait fou, alors, la seule chose qu'il lui vient en tête fut de se jeter sur son adversaire et de le frapper violemment avec son poing. À la moldu, alors que son corps n'était pas encore remis des tortures.
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Bryan H. Levinson
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Lun 6 Avr - 18:10
Bryan avait toujours eu une conception particulière de la réalité. Ce qui lui semblait être une attitude normale était en vérité bien souvent un comportement monstrueux. Oui, il savait pertinemment qu’il avait fait du mal à Gabriel, mais cela ne lui avait pas paru si insurmontable. Il ne s’était en aucun cas montré pire que d’habitude. Du moins était-ce ce qu’il croyait. Car à en juger par l’état psychique de l’auror, il semblait que les séances de torture qu’il lui avait infligées furent particulièrement redoutables. Bryan ne s’en était pas bien rendu compte, il était si aveuglé à l’idée de prendre possession de sa nouvelle baguette, qu’il avait laissé sa colère emplir le moindre de ses gestes. L’adrénaline avait pris possession de son esprit et il avait fini par en oublier le monde autour de lui. Apparemment, il était parvenu à atteindre une zone particulièrement sensible chez son ennemi. Et le voilà maintenant brisé, le célèbre Ollivander n’était désormais plus que l’ombre de lui-même. Bryan avait-il véritablement voulu cela ou était-ce arrivé par hasard ? Difficile à dire, mais maintenant qu’il voyait son vieil ennemi dans cet état-là, le mangemort regretta presque qu’il ne soit plus aussi tenace qu’auparavant.

« Cesse donc de geindre, Gabriel ! Des centaines de personnes ont subi le même sort que toi, il ne t’est rien arrivé d’exceptionnel alors ressaisis-toi un peu. Avec qui suis-je sensé m’amuser si mon ennemi favori sombre dans la dépression et la démence ? Quant à Jesse-Rose… grandis un peu et apprends à traiter les femmes avec respect. »

Pour une fois, Bryan avait conscience d’aller trop loin, de repousser les limites au-delà du raisonnable. Le moindre de ses propos était moqueur et exagéré. Mais c’était pour lui la seule solution de pousser Gabriel à bout. Il se disait que s’il avait eu le pouvoir de le briser, alors il pouvait désormais le « contrôler » d’une certaine manière et faire en sorte que l’auror se réveille et perde son sang-froid. Car s’il l’avait dit sur le ton de la provocation, Bryan songeait réellement qu’il risquerait de s’ennuyer à mourir si Ollivander cessait de lutter contre lui.

« Tu délires encore plus que ce que je croyais ! Je passe ma vie à courir des risques, le Seigneur des Ténèbres a bien d’autres soldats, il peut se débarrasser de moi quand bon lui semble. Alors reconnais au moins ma capacité à tenir mes engagements, quand bien même j’ai tout à y perdre. Mais ne va pas t’imaginer une seule seconde que je fasse cela pour tes beaux yeux, tu n’es pas tout à fait mon genre, sans vouloir te vexer. »

Bryan observait attentivement les réactions de Gabriel, il scrutait le moindre mouvement que son ancien adversaire pouvait faire. Il attendait un sursaut de conscience, un réveil qui ne vint pas. Ollivander se mit soudain à hurler sans raison apparente. Il paraissait si loin de la réalité, on eut dit que son corps et son esprit s’étaient brutalement dissociés.

« Tu es en train de te souvenir, n’est-ce pas ? Te rappelles-tu de toutes les horribles sensations que tu as pu ressentir durant ta captivité ? Venge-toi, c’est le moment ! Tu n’auras peut-être plus jamais l’occasion de me faire payer tout ce que je t’ai fait, tout ce que j’ai fait subir à tant d’innocents. »

Il avait beau prétendre le contraire, Gabriel avait une part de responsabilité dans les crimes de Bryan. Et elle allait s’accentuer de plus belle s’il ne faisait rien pour le stopper ce soir. Le mangemort détestait entendre parler de ses parents, la famille était un concept qui lui était bien étranger. Mais alors qu’il s’apprêtait à répondre à son interlocuteur, ce dernier se jeta sur lui sans crier gare et lui assena un violent coup de poing. Bryan sentit le goût du sang sur sa langue, ce foutu auror ne l’avait pas raté ! Néanmoins et contre toute attente, il se retint de répliquer, bien que l’envie le démangeait.

« Ne joue pas à ça, tu es trop faible pour te battre ainsi ! »

Et à vrai dire, Bryan n’avait nullement envie de se battre comme un vulgaire moldu. Mais d’un autre côté, s’il faisait usage de sa baguette, Gabriel allait se braquer et risquait de perdre pied. Autrement dit, Bryan se retrouverait avec un malade mental sur les bras, incapable de répliquer à la moindre de ses attaques. Aussi ne vit-il qu’une seule solution pour remédier au problème. Le mangemort fit volte-face et partit en courant vers la salle des objets rares. Si Ollivander avait encore un tant soit peu de conscience professionnelle, alors il se lancerait à sa poursuite et l’empêcherait de dérober une relique pouvant conférer un pouvoir inestimable au Seigneur des Ténèbres.

« Je ne t’attendrai pas, Gabi, alors dépêche-toi un peu ! »

Le rire de Bryan résonna dans le couloir, comme pour réveiller la rage et la haine qui sommeillaient en Gabriel. Le Seigneur des Ténèbres aurait voulu que son soldat mette un terme à cette vaste mascarade en achevant l’auror tant qu’il était encore faible, mais Levinson appréciait bien trop la situation pour y mettre fin.
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Mar 7 Avr - 3:18
Gabriel qui avait été de tout temps un être pragmatique presque de façon religieuse n'aimait pas perdre pieds. Non. Cet état d'insécurité flirtant dangereusement avec la folie était quelque chose d'inconnu pour lui. La nature humaine, n'aimant pas être désemparée, tentait de réagir du mieux qu'elle le pouvait. Dans le cas de l'auror s'était de remettre les pendules à zéro, de disjoncter pour mieux rebondir plus tard. Ou pas. Après tout, il avait vu d'anciens collègues prendre un allée simple pour St-Mangouste pour moins que cela. Le Ministre et Marciano avaient pourtant décidé de laisser le sorcier dans les rangs. Ils n'avaient certainement pas remarqué qu'il était une bombe à retardement. Bryan ne faisait que l'énerver un peu plus, le faisant sombrer dans la noirceur de son cœur. Il avait travaillé des années pour le remplir d'une haine et d'une colère à faire frémir les plus valeureux. De nature calme, sarcastique et narquoise : il n'avait jamais voulu s'en servir. Aujourd'hui, il ne pensait qu'à une seule chose : déverser son venin et embrasser ses démons. Ces derniers, aux bords de ses lèvres voulaient par-dessus tout sortir. Utiliser la magie noire. Prendre possession des armes de ses ennemis même si cela voulait dire aller à l'encontre des dogmes enseignés par son grand-père.

"J'arrête de geindre si tu fais de même ! Tu clames que tu vas t'ennuyer sans moi : je suis persuadé que tu en as à la pelle des ennemis favoris. Il est si facile d'avoir envie d'écraser ta sale face de mangemort contre le sol et te faire bouffer le carrelage ! Jesse-Rose n'est pas une femme, c'est une chienne sans foi, ni loi, mais surtout sans honneur !"


Gabriel sortait toutes les injures qui passaient par sa tête. Lui qui d'habitude était poli pouvait à l'instanté faire rougir la plus prude des bonnes soeurs. Il ne se contrôlait plus, n'avait à vrai dire par envie de témoigner à son ennemi adoré la chance de le voir sous son meilleur jour. Hors de question. À quoi s'attendait-il ? Il avait espéré que leur rivalité soit toujours cordiale, presque amusante même si cela voulait dire sacrifier quelques âmes pures. Il s'était lourdement trompé. Il ne ferait pas deux fois la même erreur. Levinson allait maintenant comprendre pourquoi Gabriel était le meilleur de sa promotion ! Enfin, pour cela, il fallait que sa baguette réponde à ses ordres et ce n'était pas gagné ! Elle semblait sourde à ses suppliques silencieuses. Comment osait-elle ? Il l'avait créé, il y avait mis tout son cœur... Traîtresse ! Jura-t-il pour faire passer sa frustration de ne pas avoir le contrôle sur ce morceau de bois !

"Je ne reconnais rien du tout ! Voldy ferait bien de se débarrasser de ta carcasse, après tout : en me libérant n'as-tu pas trahi son maître ? Si ça ce n'est pas de l'amour : passer pour un paria aux yeux de tes tarés de compères... "

Cette idée étira une risette sur le visage pâle de Gabriel. L'idée que Bryan souffre de ce manque de professionnalisme lui permettait de garder la tête hors des eaux noires de la folie. Naturellement, ce sourire disparut alors qu'il lui rappelait ce qu'il lui avait fait dans les geôles. Les effluves du passé revenaient au galop frappant de pleins fouets le malheureux auror qui n'a pas sût contrôler ses cris de colère et de désespoir. Son vis-à-vis mettait de l'huile sur le feu, du sel sur des plaies bien trop fraîches pour être rappelé ainsi à l'ordre. Comme un chien qui venait de fauter, sa silhouette s'était affaissée en signe inconscient de soumissions. Il ne répliqua pas aux paroles haineuses de Bryan. Non. Il était bien trop occupé à ne pas céder à la panique et à la colère qui venait de se réveiller et menaçait d'exploser à tous moment. Tel un démineur en pleine mission, il se devait de maintenir le compte à rebours pour que ce dernier n'atteigne jamais le point de non-retour. Et puis, il perdit le contrôle de lui-même et se jeta sur le mangemort pour le frapper de toutes ses forces. La puissance de son coup était telle qu'il avait senti ses phalanges craquées au contact de sa mandibule. Non, il n'était pas faible. La preuve : un filet de sang s'échappait déjà de ses lèvres et il n'avait frappé qu'une seule fois. Sa magie lui faisait faux-bonds, il fallait donc qu'il trouve une autre solution n'est-ce pas ? Lui échappant, le lapin se mit à courir : pourquoi ne pas utiliser ses pouvoirs ? Fronçant les sourcils, Gabriel jura et se mit à sa poursuite. Hors de question qu'il le laisse partir. Il ne serait pas aussi clément avec lui. Jamais cet ennemi ne serait libéré aussi facilement si jamais il venait à tomber entre ses mains ! Son rire résonna dans les galeries comme une mauvaise bande son d'un vieux film dans années cinquante. Sortant sa baguette, cette dernière se décida enfin à exécuter ses ordres. Malheureusement, s'attendant à un nouveau refus, Gabriel abîma un tableau accroché au mur. Jurant à haute-voix, ses jambes ne lui firent pas faux-bonds et rattrapèrent rapidement le mangemort. Piertotum Locomotor. Les armures médiévales s'animèrent suivis des statues des couloirs environnants. Prenant part au combat, certaines suivirent directement Gabriel et arrêtèrent Bryan dans sa course. Simbergaille. De gros blocs de glaces sortirent de sa baguette pour se diriger vers son ennemi :

"Pas si vite mon joli !"

Sans vraiment s'en rendre compte, il fit la pire faute pour un auror :

"Endoloris !"

Cria-t-il à pleins poumons. Il espérait maintenant que les statues le retiendraient assez longtemps pour qu'au moins un des deux sortilèges le percute.
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Bryan H. Levinson
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Dim 19 Avr - 0:26
Bryan avait toujours haï les aurors, et ce, bien avant qu’ils ne l’emmènent à Azkaban. Ces gens-là étaient des ennemis naturels, un point c’est tout. Il ne pouvait y avoir aucune entente entre eux et les serviteurs du Lord noir. Toutefois, Bryan avait toujours témoigné un minimum de respect à l’égard de Gabriel. Il avait beau ne pas avoir embrassé la magie noire, il n’en demeurait pas moins un adversaire digne de ce nom, avec lequel il était aussi plaisant de se battre que de jouter verbalement. Et après des mois passés à se poursuivre inlassablement l’un l’autre, Bryan devait bien avouer que son ennemi préféré le connaissait mieux qu’il ne l’aurait souhaité. Gabriel sortait enfin de ses gonds et les mots qu’il criait à la figure du mangemort étaient tous plus véridiques les uns que les autres. Oui, Bryan collectionnait les ennemis tous aussi décidés à lui arracher la vie dans les pires souffrances qui soient. Mais il avait fini par considérer Gabriel comme son jouet personnel et il n’était pas encore décidé à le laisser filer. Bien que le jouet en question pouvait parfois se comporter comme un véritable goujat. Étrangement, les paroles venimeuses que l’auror venait de proférer à l’encontre de Jesse-Rose firent rire Bryan.

« Allons, tu n’as rien trouvé de mieux pour insulter quelqu’un que tu ne connais même pas ? Je te croyais plus imaginatif, Gabriel. Une fois encore, tu me déçois. »

Tous les moyens étaient bons pour provoquer son vieil ennemi. Ollivander semblait avoir besoin d’aide pour contraindre sa baguette magique à lui obéir, alors Bryan s’efforçait de lui donner de quoi s’emporter suffisamment pour parvenir à lancer un sortilège. Katlyna avait parfaitement raison lorsqu’elle lui avait dit qu’il avait un véritable don pour s’attirer des ennuis. C’était plus fort que lui, il ne pouvait s’empêcher d’être une insupportable ordure. Plus il était détesté et menacé, plus il se sentait vivant. Alors que Gabriel échouait une nouvelle fois à lancer un sortilège, Bryan afficha un sourire narquois qui s’évanouit lorsque l’auror reprit la parole. Non, il n’avait pas trahi son maître, il ne le ferait jamais !

« Ne prends pas tes désirs pour des réalités, je ne connais pas grand-chose à l’amour. Disons plutôt que j’ai servi mes propres intérêts sans nuire à ceux de mon maître. Car soyons honnêtes, vu l’état dans lequel tu te trouves, tu n’aurais été d’aucune utilité au Seigneur des Ténèbres. »

Le mangemort n’aurait pas dû parler aussi vite. Gabriel n’était finalement pas aussi faible qu’il ne le paraissait. Le coup qu’il porta au visage de Bryan était suffisamment puissant pour le faire saigner. Refusant de se battre comme un vulgaire moldu, il s’enfuit dans la direction opposée. Et Ollivander réagit comme Bryan l’avait prévu. Ses instincts d’auror ne le quitteraient jamais, il ne pouvait se résoudre à voir un ennemi prendre la fuite sans lui courir après. Lorsque Bryan entendit ses pas résonner derrière lui, une lueur de satisfaction vint éclairer ses sombres pupilles. Mais alors qu’il s’attendait à ce que Gabriel s’en prenne directement à lui, c’est sur les statues qui gardaient le couloir que l’auror parvint à lancer son premier sortilège. Foutus chevaliers de fer ! Bryan en neutralisa deux à l’aide d’un Immobulus mais d’autres vinrent lui barrer le chemin et Ollivander fit apparaître des blocs de glace dans la foulée.

« Tu te sens déjà prêt à te battre ? Comme tu voudras ! »

Faisant volte-face, Bryan vit l’éclair rouge fuser dans sa direction et n’eut pas le temps de l’éviter. Gabriel avait insufflé tant de force et de rage à sa baguette magique que le doloris propulsa le mangemort contre l’une des statues en mouvement. Le sortilège faisait atrocement mal, Bryan avait l’impression que sa chair se consumait de l’intérieur. C’était comme si Ollivander cherchait à lui faire comprendre ce qu’il avait subi durant sa période de captivité au manoir des Malefoy.

« Ton grand-père ne t’a jamais dit que les chiens du Ministère ne lançaient pas de doloris, gamin ? »

Encore au sol, Bryan brandit sa baguette en direction de Gabriel et jeta un Avada Kedavra qui n’atteignit pas sa cible. Et pour cause, une main de fer s’était refermée sur son poignet et avait fait dévier le sortilège de sa trajectoire. La statue qui se trouvait dans son dos l’attira à elle et vint placer son épée sous sa gorge. Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! Bryan se débattait furieusement, en vain. Comment ce ridicule amas de fer pouvait-il le faire prisonnier ? Il avait beau être un mangemort de longue date, sa force n’était rien comparée à celle d’une armure ensorcelée. Or, s’il y avait bien une chose que Bryan haïssait plus que tout c’était la sensation d’être prisonnier. Plus que de la colère, c’est également de la panique qui commença à s’immiscer tout doucement en lui. Il ne pouvait pas courir le risque de retourner à Azkaban, il devait faire quelque chose, il devait absolument trouver un moyen de s’échapper avant qu’il ne soit trop tard. Avant que Gabriel ne perdre l’esprit et ne le livre au Magenmagot.

« Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? Tu vas appeler tes chers amis du Ministère pour leur montrer que tu n’es pas aussi incapable que ce que l’on croit ? Fais-toi plaisir ! De toute façon, je sais que tu n’es plus qu’une coquille vide, que ton esprit est brisé à tout jamais. »

Les injures pleuvaient encore, mais Bryan était à la merci de son ennemi.
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Lun 25 Mai - 0:16
Gabriel avait été élevé pour détester les mages noirs. Son grand-père, bien trop méfiant a l’égard des mangemorts n’avait jamais souhaité voir un de ses héritiers tomber dans la magie noire. Il en était presque hors de question ! Ils devaient tous les deux faires honneur à leur sang. Qu’importe que cela les mène sur la voix des aurors, dans le cœur de l’action : de cette guerre interminable entre mangemorts et sorciers du bien. Brise, l’ombre de lui-même, le play-boy des bacs à sable se devait de remplir sa tâche même si cela était mission impossible pour lui. Plus maintenant. Il ne se reconnaissait plus, avait peur de son ombre, des démons dans sa tête. Bryan avait planté des graines qui trouvaient racines dans le plus profond de son être : le rendant esclave de ses peurs et des douleurs de ces tortures. La réminiscence de son emprisonnement ne faisait que souligner sa folie singulière. Il était étonnant de savoir qu’il n’avait pas été envoyé dans un asile. Un sorcier sain d’esprit aurait appelé les hommes en blanc de suite. Bryan, cependant, avait dut attendre bien des années avant d’avoir ce résultat sur une des victimes. Quand bien même son désir de ne pas satisfaire son ennemi, Gabriel était piégé dans les entraves de son emprise. L’auror se trouvait à la merci du mangemort qui jouait sans pudeur avec son être comme s’il n’était qu’un jouet. Au fond, il était sa poupée, son pantin. Il lui suffisait de lui rappeler ce qui lui avait fait subir pour le détruire. Les mots valaient tout l’or du monde, toutes les tortures. Surtout lorsque ces dernières avaient déjà fait leur travail sur le corps et l’esprit de la victime. Bryan affirmait qu’il était déçu de son passe-temps. Pourtant, le fabricant de baguette pensait bien faire en jouant la carte de l’émotion en évoquant la traitresse. Rien. Les rires de Bryan perforaient ses tympans. Ces derniers bougeaient un peu plus les lames dans ses blessures encore fraiches. Il avait ri aussi quand il l’avait torturé. Alors, il fit la seule chose qui pouvait blesser un serviteur des ténèbres : parler du Seigneur lui-même. Ce misérable sorcier se prenant pour un Dieu vivant alors qu’il n’était fait que de chair et d’os. Un jour, il serait mis en défaite. Viendra le jour où la justice trouvera son chemin. Oh comme il attendait cette nouvelle ère sans ce serpent ! Sans Bryan dans le monde pour lui rappeler qu’il n’était qu’un humain après tout. Il n’y avait rien de plus terrible pour un sorcier possédant son ego d’être rabaissé ainsi. De devenir une chose insipide, faible et impotent face à son ancien bourreau.

« Pourquoi tu n’as pas mis fin à mes jours alors ? »

Sa voix s’était calmée. Elle était posée, presque sereine. Témoin silencieux qu’il s’était posé cette question un million de fois. Une question en suspens. Qui le hanterait jusqu’à la fin de ses jours. Un désir qu’il avait envie d’embrasser. Mourir aujourd’hui ? Pas de soucis. Au contraire. Il avait envie. Cela serait la plus belle chose. Même Agathe n’avait pas réussi à raviver la flamme de sa vie précédente. Il restait insensible aux charmes que pouvait lui apporter les jours à venir. Il n’y avait pas d’avenir pour lui. Encore moins pour celui qui l’était avant sa capture. Ses contemporains aimeraient-ils son nouveau lui ? Serait-il accepte ? Obtiendrait-il enfin l’accord du ministère pour ranger sa baguette et les créer avec son grand-père ? Ce nouveau lui n’hésitait pas à se jeter sur son ennemi pour le frapper de toutes ses forces. Fuyant comme un lâche, le chasseur se transforma en proie. Gabriel poursuivait maintenant son adversaire d’un pas franc et décidé. Ses muscles s’allongeaient au rythme de sa respiration. Possédé d’une force encore inconnue, sa baguette lançait deux sortilèges puissants. Ce morceau de bois avait-il décidé de lui obéir parce qu’il n’était plus Gabriel Ollivander, mais un autre ? Viendra le temps où il saura le fin mot de cette histoire. En attendant ce dernier, il préférait se concentrer sur l’instant présent qui était jouissif. Se sentant puissant un nouveau, un Quidam dans toute sa splendeur, Gabriel lançait dans un dernier espoir un sortilège de torture alors que les armures écoutaient ses ordres en bloquant le passage du mage noir. Oui, il se sentait prêt à affronter son adversaire une nouvelle fois. Il n’avait pas peur. Ivre d’une soif de vengeance, il ressemblait à un prédateur prêt à ouvrir la gorge de son dîner. Son sortilège de torture le frappa de plein fouet. L’entendant articulé des paroles, Gabriel se mit à rire.

« Je ne suis pas un chien du Ministère, ne me confonds pas avec ton espèce d’homme soumis ! Je ne suis pas un gamin, plus maintenait. Je devrais te remercier pour cela ! Je ne suis plus un auror non plus. Certainement pas pour toi Bryan. Je ne ferais plus jamais l’erreur de t’accorder ma pitié ! Je serais ton cauchemar puisque tu es le mien ! Le jour où je rends mon badge de gardien de la paix, je me ferais une joie de te chasser. Je réussirais la ou les autres ont échoué. Je prendrais ta vie et j’accrocherais ta tête au-dessus de ma cheminée comme un trophée de chasse ! »

Ses mots sortaient de sa gorge comme s’il les avait préparés depuis des jours. Un fait malheureusement vrai. Il lui tardait d’avoir à ses pieds son ennemi. Il ne pensait pas que ce moment bénit arriverait plus vite que prévu. Et pourtant la voilà, à ses pieds celui qui avait détruit tout ce qui était bon en lui. Contrôlant la statue comme bon lui semblait, il arrêta son sortilège pour mieux emprisonner son adversaire. Maintenant dans les bras d’une armure fait de métal, Gabriel replaça ses cheveux et fit disparaitre les blocs de glace. Se raclant la gorge, il avança d’un pas déterminé vers le sorcier. Dans ses yeux, une lueur bien singulière que seul Bryan pourrait reconnaitre. Celle de la folie. Un rire froid et glacial couvrait maintenant le bruit des combats.

« Oh non Bryan. Tu m’as tellement appris que je ne saurais faire quelque chose d’aussi lâche. Je saurais faire honneur à tes enseignements. Oui. Je suis brisé, une coquille vide. Malgré tout, je suis en position de forces ici. Que dirait ton misérable Seigneur s’il te voyait ainsi ? »

Il haussait ses sourcils pour mieux accentuer l’ironie de la situation et montrait qu’il prenait son pied à voir son ennemi juré aussi faible.
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Bryan H. Levinson
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Lun 21 Sep - 23:07
Un jour, quelqu’un avait eu la sagesse d’affirmer que la vengeance était un plat qui se mangeait froid. Et ce soir, Bryan allait l’apprendre à ses dépens. Lui qui n’était pas du genre à croire à ces proverbes et autres foutaises moldues allait bien devoir reconnaître que si Gabriel avait pris tout son temps pour lui rendre la monnaie de sa pièce, ce n’était que pour frapper plus fort encore. Quelqu’un aurait dû le prévenir qu’un jour son arrogance et son égo surdimensionné le perdraient. Car loin de se douter de ce qui allait advenir, le mangemort continuait sur son habituelle lancée et multipliait les provocations. Et alors que son joujou préféré lui demanda pourquoi il ne lui avait pas ôté la vie, le rire guttural de Bryan résonna à nouveau dans le couloir.

« Ta question est si touchante. Allons Gabriel, imagines-tu à quel point mon existence serait fade si le matin en me levant, je me rendais compte que tu n’étais plus là, que jamais plus je ne prendrais autant de plaisir à faire souffrir quelqu’un ? »

Le mangemort se doutait bien qu’Ollivander aurait souhaité mourir durant ces longs moments qu’il avait passés en sa compagnie. Mais il était bien trop sadique pour lui rendre ce service. Gabriel incarnait ce que Bryan haïssait le plus au monde. Plus encore qu’aux sangs de bourbe, Levinson vouait aux aurors une haine viscérale. C’était à cause de ces misérables pantins du Ministère que son épouvantard avait épousé les contours d’Azkaban, à cause d’eux que ses songes n’étaient plus que des cauchemars interminables.

Un éclair rouge fuse.

Ce sortilège lui est si familier et pourtant les sensations qui parcourent son corps le sont moins. Il n’a pas pour habitude de les ressentir mais plutôt de les infliger. Des Doloris, il pourrait en lancer les yeux fermés, tant il est coutumier du fait. Et pourtant, en cet instant, Bryan déteste ce sortilège impardonnable qui lui donne l’impression que l’on est en train de lui broyer les os. Mais malgré cette douleur quasiment insoutenable qui se propage dans chaque recoin de son corps, le mangemort se force à rire. Les sons qui s’échappent sa gorge asséchée sont plus faibles qu’auparavant, mais il tient encore à provoquer son ennemi.

« Tu ne seras jamais à la hauteur de mes cauchemars. Quant à arracher ma tête, je te souhaite bon courage, car j’ai un allié de taille qui se dressera toujours entre toi et moi. Crois-le ou non, le Ministère me protège. »

Bon d’accord, tout ceci était légèrement exagéré, mais après tout il était comme ça Bryan, toujours très théâtral. Cependant, il n’était pas stupide, il savait pertinemment que ce n’était pas sa relation avec Rose Austin, auror elle aussi, qui le sauverait d’Azkaban si le Ministère venait à lui mettre la main dessus. Mais qu’importe, le but de ce discours était de semer le doute dans l’esprit de Gabriel, de lui faire comprendre que Bryan avait plus ou moins infiltré son entourage.
Alors que le mangemort tâchait de recouvrer ses forces, il comprit que son répit n’était que de courte durée. Gabriel se rapprocha de lui. Levinson ne remarqua même pas que les blocs de glace avaient disparus, son regard était focalisé sur celui de l’auror. Il y décela une chose qu’il n’avait auparavant jamais vue chez Ollivander. Le savant mélange entre rage et folie. Bien qu’il ne l’admettrait jamais, cela lui fit froid dans le dos. Que lui avait-il fait ? En quoi avait-il transformé Gabriel Ollivander ?

« S’il me voyait ainsi, mon Seigneur me tuerait probablement. Mais je sais que toi, tu n’en es pas capable. Alors dis-moi, que comptes-tu faire d’un vieux mangemort comme moi ? »

Bryan souffrait. Il anticipait la suite avec une certaine appréhension mais il trouva la force de soutenir le regard d’Ollivander. Si l’auror cherchait à savoir qui était le plus fou ou le plus cruel des deux, alors très bien, ils allaient jouer, et il finirait par comprendre que l’élève ne pourrait jamais dépasser le maître.
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Mar 24 Nov - 23:47
Gabriel ne contrôlait pas ses mouvements. Tout était flou dans son esprit. Aveuglé par la colère alimentée par les longues heures de torture. Bryan avait créé un monstre, il avait réveillé chez lui quelque chose qui ne devait rester endormit. Jamais l'auror n'aurait cru un jour perdre pied à ce point-là. C'était comme se faire toucher par un ras de marée, une fois la vague passée : il n'y reste plus rien. Si certains voyaient cela comme une bonne augure, pouvoir tout recommencer à zéro : le sorcier se trouvait bien en peine. Parce qu'il se sentait vide, il avait l'impression d'être un immense gouffre qu'il comblait par l'aigreur, la haine et son désir de se venger. Son ennemi de toujours, l'être qui le poussait dans ses extrêmes constamment lorsqu'il était en face de lui, jurait que sa vie serait fade sans le pauvre Ollivander. Était-il réellement un jouet ? Condamné à être un pantin entre les mains d'un maître implacable ? Un créateur cruel et sadique ? Gabriel attrapait sa tête entre ses paumes, tentant de chasser ces voix qui le poussaient à l'aggressivité, à ne pas être lui-même. Toutes ces images, tous ces mots qui s'entrechoquaient dans son esprit ne cessaient de mettre ses nerfs à vif.

« Tais-toi ! »


Suppliait-il. Il ne pouvait entendre plus, il ne le pouvait pas. Alors, il lança un sortilège impardonnable. Une chose étrange pour un Auror, terriblement déconseillé voir interdite. Pourtant, il s'en moquait. Bryan venait de pousser le bouchon trop loin. Il n'y avait plus de retour possible, plus d'échappatoires. Ce soir, il se ferait le mangemort, il allait le faire souffrir. Qu'importe qu'il y perds son âme par la suite. Gabriel ne pouvait pas laisser échapper cette chance unique de prendre l'ascendant sur son pire ennemi. Nullement étonné par les gloussements tintés de souffrances de Bryan, l'Auror se surprend à rire avec lui : comme des vieux amis qui venaient de découvrir une nouvelle blague. Le bourreau devenait victime ; la victime devenait bourreau. Un échange pur et simple de leurs places respectives.

« Peut-être. Je peux essayer. J'ai appris des meilleurs, tu te souviens ? »


Cependant, l'information que venait de lui délivrer Bryan n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Il mènerait son enquête... Ou tout du moins donnerait toutes les cartes pour qu'Alicia mène à bien cette investigation, car Gabriel allait rendre son tablier et son insigne. S'il voulait mener une guerre sans merci contre les mangemorts : ce n'était pas en respectant des lois ! Azkaban n'était pas suffisant. Les créatures qui gardaient les geôles étaient corruptibles, dangereuses. Elles se retourneraient un jour contre leurs gardiens et une fois libérés les Mangemorts réinstaurait un mouvement de panique. C'est pour toutes ces raisons que ce soir, il était prêt à commettre l'irréparable. Utiliser l'art de la violence. Le pire dans tout cela ? Il savait que Bryan adorerait ! Coincé, incapable de bouger, il écoutait d'une seule oreille son ennemi préféré.

« Que sais-tu réellement de moi Bryan ? »


Gabriel releva ses yeux pour les plonger dans ceux du sorcier emprisonné. Son ennemi ne savait rien de lui. Comment savoir quelque chose que même le concerné ne savait pas ? Suite aux tortures : tout un monde s'était ouvert à lui. Des possibilités où le mot scrupule n'avait pas sa place. Des sentiments encore jamais ressentit gonflait en cet instant sa poitrine. L'avidité du pouvoir, le sentiment de puissance qui parcourait son échine pour lui donner un frisson. Il avait l'impression d'être un Dieu. C'est alors qu'il comprit la terrible réalité. Pour se sentir ainsi, il fallait abandonner son humanité. Cet éclair de conscience fit redescendre l'Auror :

« Non, je ne peux pas te tuer. »


Approchant son corps du sien, il le colla pour mieux s'approcher de ce visage marqué par les âges et les récentes tortures qu'il venait de lui infliger. Ses lèvres près des siennes, l'enfant du diable défiait son père :

« Toi et moi, nous avons encore une longue danse à faire, notre combat n'est pas fini, tu le sais aussi bien que moi. Je vais te donner en exclusivité mon avenir : je vais redonner mon insigne, je vais me mettre à mon propre compte. J'ai décidé de passer ma vie à te chasser, à te rendre fou, à te rendre paranoïaque, à m'attendre dans les moindres ombres. Que tu le veuilles ou non, nous sommes maintenant liés. Pour le meilleur et pour le pire. »

Attrapant au sol un morceau de verre provenant d'une fenêtre brisée, il descendit lentement, presque sensuellement pour relever sans ménagement la chemise du Mangemort. Et dans sa peau, il grava ses initiales. Enfonçant son arme de fortune dans sa peau, suffisamment pour le marquer, mais pas pour le blesser profondément : Gabriel ne pouvait réprimander le sourire qui se dessinait sur ses lèvres. Une fois le G et le O marqué sur la peau fine de ses côtes, il se redressa : non-content de son travail.

« Voilà. Je viens de poser ma marque sur toi. Tôt ou tard, tu seras à mes pieds, un esclave. Tes petits copains aussi te rejoindront ne t'en fais. Et puis... Comme je ne sais pas quand on va se revoir, je n'ai pas envie que tu m'oublies. »

Gabriel se mit à rire tout en lâchant l'arme du crime. Rangeant sa baguette, il se rapprochait déjà de Bryan. Plaquant les cheveux de son adversaire contre son crâne, il enserrait son visage :

« Je te suis redevable Bryan. Tu as éveillé chez moi une force, une puissance dont je n'avais pas conscience. »

Relâchant son emprise, il s'éloignait définitivement de sa victime. Gabriel se baissa pour attraper la baguette qu'il avait faite. Il entreprit de la briser, soigneusement, de toute façon, elle n'était absolument pas forte et puissante.

« Tu n'auras qu'a repassé me voir pour que je t'en fasse une autre mon cher ennemi. »

Puis, sans dire un mot de plus, il partit : libérant son adversaire au dernier moment.
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