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there is only one thing we say to death : not today | Intrigue

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Connor Sainclair
Archéomage
Âge du personnage : 40 ans
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Lun 23 Fév - 22:25



There’s a price to pay and a consequence
All the galleries, the museums, here’s your ticket, welcome to the tombs. They’re just public mausoleums, the living dead fill every room but the most special are the most lonely. First there’s lights out, then there’s lock up, masterpieces serving maximum sentences. It’s their own fault for being timeless : there’s a price to pay and a consequence. All the galleries, the museums, they will stay there forever and a day.




Ça n’était pas que Connor se sentait nerveux, non. Il aurait pourtant bien eu de quoi : dans quelques heures, une part non négligeable de tout ce que la capitale comptait comme gratin londonien allait se trouver à ses pieds, dans un silence religieux censé servir d’écrin à ses propos, à ce discours qu’il serait tenu de faire devant un parterre de regards qui, s’ils ne chercheraient pas forcément un point faible chez le héros de la soirée où sa posture, à la tribune, ferait de lui une cible idéale, ne constitueraient en rien le public dont aurait eu envie Sainclair pour célébrer un tel évènement. La Bague de Salomon avait été retrouvée, mesdames et messieurs, rien que ça. Il l’avait perçu jusque dans ses tripes, alors qu’entre ses doigts, la missive envoyée par hibou depuis la Palestine avait dévoilé à son regard de plus en plus écarquillé au fil de sa lecture la traduction des inscriptions gravées dans le métal, retranscrites minutieusement à la plume par ses soins avant d’être transmises à un collègue capable de les déchiffrer. Et l’Ecossais n’aurait eu aucun mal à avouer qu’attendre la réponse ne l’avait pas plus étreint d’impatience que cela : comment aurait-il pu deviner que ce simple texte, cet assemblage de sigles au sens obscure qu’il s’était appliqué à reproduire durant d’interminables heures afin de n’omettre aucun accent ni rater aucune courbe révèlerait qu’un des trésors les plus inestimables de l’Humanité venait de refaire surface ? Même son collaborateur de l’autre côté de l’Europe s’en était douté, alors que la fin de sa lettre, en une question sonnant comme un souffle retenu, lui demandait dans quelles circonstances il avait croisé la route de ce paragraphe éveillant en lui la même incrédulité transportée d’un espoir complètement fou dont justement l’archéomage tâchait de se prémunir à chaque nouveau dossier qu’il se trouvait amené à traiter. À quoi bon rêver d’avoir mis la main sur un bien défiant l’imagination si au final ne gisait dans le creux de vos mains qu’un objet pourvu d’une valeur ne naissant que dans son âge reculé, rien de plus ? Garder la tête froide avait toujours été sa ligne de conduite, un chemin tout tracé qui, alors qu’il avait relu encore et encore le parchemin, le cœur battant, avait été balayé par l’ivresse d’une prise de conscience dépassant l’entendement. Connor l’avait trouvée, par Merlin, il l’avait trouvée. La Bague de Salomon, le vestige d’une civilisation perdue, durant laquelle l’un des dirigeants réputé le plus sage d’entre tous avaient rendus des jugements connus même des Moldus. Il lui avait bien fallu plusieurs dizaines de secondes pour revenir à la réalité, et éviter d’être écrasé par la griserie enivrante d’avoir réalisé sans même s’en rendre compte un haut fait dont l’Histoire elle-même se souviendrait. Il ne s’agissait plus seulement de servir une doctrine dans l’ombre, et la laisser vous avaler comme tant d’autres avant vous, réduits au silence et à l’anonymat après une dure vie de labeur ; désormais, son nom figurerait dans les livres qu’il relisait sans relâche depuis Durmstrang, et cela lui avait presque donné le vertige. Tout était allé très vite après ça : les quelques vérifications d’usage visant à croiser les données n’avait fait que confirmer le puissant pressentiment qui l’avait submergé, et dès que le Ministère avait été mis au courant, la machine s’était emballée, sans que quoi que ce fût ne parvienne à la freiner. Le tourbillon de hiboux qui lui était parvenu des quatre coins du globe, les rendez-vous avec le Ministre en personne afin de le féliciter et de lui promettre une reconnaissance à la hauteur du prodige accompli, toute cette tempête en interne qui n’avait que trop présagé du battage médiatique qui allait sous peu l’entourer lui avait affirmé qu’il venait de mettre la main dans un engrenage dépassant aussi bien sa simple échelle que son contrôle, à l’image de ces membres de familles de la haute aristocratie qui perdaient dès leur plus jeune âge la liberté de diriger leur propre vie. L’archéomage n’avait jamais recherché les lauriers, pas plus que les feux de la rampe, mais à présent, il ne pouvait plus reculer.

Un gala organisé à son honneur, pensez donc. Sa simple contribution dans cette histoire avait été de tomber par le plus grand des hasards sur une jeune femme ayant elle aussi par hasard acquis un bijou dans une brocante, au cœur d’une bourgade Moldue perdue dans la campagne dont tous avaient ignoré jusqu’à l’existence jusqu’à présent. Avec quelle ironie le destin vous faisait passer de simples individus lambda ignorés de tous à des célébrités éphémères… Beaucoup y auraient perdu la tête, pour sûr, et ironiquement, ce fut la tromperie qui sauva Connor d’un tel écueil. À tant de reprises déjà le mage avait eu l’occasion de se fondre au sein de ces réceptions pompeuses, moldues ou sorcières, où l’occasion à célébrer n’était rien en comparaison du désir de se montrer en bonne société, au-dessus de tout plaisir d’être simplement là ou de rendre hommage à la personne, à l’évènement ou à la discipline pour lesquels on s’était donné tant de mal à organiser pareille manifestation d’ampleur et de chic. Les sourires et faux et la soif d’attention, Sainclair savait la lire aussi bien dans les sourires que dans la sollicitude dont il se trouvait brusquement l’objet, à présent que toute l’archéomagie s’accordait à dire que son patronyme entrerait sous peu dans les annales, et cela brisait le charme de ce qui aurait dû le gonfler de prétention parfaitement excusable. Le comble était certainement atteint en l’intuition que les professeurs de Durmstrang se serviraient de lui comme d’un exemple pour leurs infortunés élèves, en le plaçant parmi les anciens étudiants s’étant illustrés une fois sortis de l’école, et desquels ils feraient bien de s’inspirer s’ils désiraient devenir un jour quelqu’un… À ses pieds, un tapis rouge s’étalait vers un monde d’illusions et de mirages qui l’effarouchait plus qu’autre chose, lui qui avait dû à chaque soirée jouer le jeu de ces nantis et imiter leurs vices. Heureusement, quelques invités sincèrement intéressés par la Bague seraient là, au nombre desquels bien des éminents experts en matière de vestiges ensorcelés se tiendraient, mais également une poignée de personnes chères à son cœur. En leur présence, il trouverait la force de sourire sincèrement, alors que sa carrière en son entier se verrait saluée, et que sur sa poitrine serait épinglée la Médaille du Mérite Magique.




Un Chevalier se devait d’être impeccable, rappelant par sa mise que son tempérament autant que son parcours méritaient le respect, et bien que des siècles aient passé depuis le Haut Moyen-Âge où cet usage avait vu le jour, la règle perdurait, si bien que des entrailles oubliées de son armoire, le sorcier avait exhumé son costume de soirée, avec nœud papillon et veste à épaulettes de rigueur, qui se noierait sous la traditionnelle robe de sorcier qu’il ne porterait que durant la cérémonie, assez informe il fallait l’avouer lorsque l’on avait l’habitude des vêtements moldus, et aussi noire qu’une nuit sans lune. En fin d’après-midi, seul dans son appartement, il avait goûté le silence en se métamorphosant sans hâte en un élégant sur son trente-et-un, terriblement classique et en un sens insipide, le tissu épousant sa personne comme au premier jour, lorsque le couturier de chez Tissard & Brodette avait taillé sur mesure ce smoking au prix exorbitant, mais capable de lui conférer une allure digne d’un Sang Pur. Pensivement, face à sa glace et alors que ses doigts ajustaient les pans de sa veste, Connor se demanda si ses parents auraient été fiers de lui. L’idée le fit presque sourire amèrement : leur image comme ces réjouissances huppées à venir lui semblait tellement factice, autant que le discours qu’il avait dû préparer pour exprimer à quel point sa décoration le bouleversait. Ces mots sonnaient faux à ses oreilles, mais l’archéomage n’avait pas eu le choix, ce cap dans son existence comme le reste ne pourrait qu’être voilé de mensonge. Immanquablement, à la fin de son intervention, il citerait les personnes sans qui rien n’aurait été possible, et à qui sa gratitude se trouvait dédiée alors que face à son auditoire, il posséderait enfin l’occasion de leur rendre hommage comme il se devait. Et ce serait une mystification de plus, un bâillon plus que jamais étouffant la vérité, cette vérité qui n’éclaterait pas au jour avant longtemps, et que pourtant il aurait aimé dire de toute la force de son être. Un nom, un seul nom qui signifiait tout pour Sainclair, et que ce dernier n’aurait le droit de prononcer, parce qu’il se trouvait frappé du sceau de l’infamie auprès du Ministère et du monde magique, parce qu’aux yeux du monde, ils n’étaient rien de plus que d’anciens amis ayant rompu tout contact depuis des lustres : s’il était vrai que sans Connor, Siméon MacFly n’était rien, la vie du voyageur à présent glorifié ne valait rien si on lui ôtait le changeur de forme, son meilleur ami, son rempart, l’homme de sa vie. Et ne pouvoir dire à l’assemblée qu’il dédiait cette réussite à la personne qu’il aimait plus que tout au monde lui serrait le cœur au point de gâcher le peu de plaisir qu’il aurait pu trouver à pareil gala. Sim avait sans doute conscience de l’importance qu’il revêtait pour son amant ; pourtant, et très ironiquement, sans leur dispute l’Ecossais ne se serait jamais autant consacré sa carrière après l’Université, et n’aurai certainement pas eu autant de cœur à l’ouvrage, sans quelqu’un l’attendant en Angleterre, et auprès duquel trouver ce que le mage n’avait connu qu’auprès de lui. Tant de règles l’empêchaient de réaliser le souhait le plus fou qu’il ait sans doute jamais formulé, autant de barrières infranchissables auxquelles Sainclair ne s’attaquerait pas ce soir-là, mais qui pour la première fois le faisait souffrir, réellement souffrir. Un peu de morosité, comme du fard à joue sur un visage blême, et un sourire posé pour maquiller le tout ; voilà que l’archéomage était prêt à se lancer dans le bain de foule.



Dans sa poche, Connor glissa tout de même le briquet de son père, pour que les absents demeurent malgré tout avec lui lors de ce grand moment ; Eddard n’avait jamais fumé plus que cela, cependant il ne s’était jamais séparé du cadeau que lui avait fait sa tendre épouse non sans un trait d’esprit plein de charme voulant qu’ainsi, il ne se perdît jamais, même au cœur des ténèbres, et puisse retrouver son foyer. Un objet cher à son cœur qu’étonnamment il avait laissé dans ses bagages avant de partir du camp de base pour ce qui avait été sa dernière excursion sur le terrain… Le couple avait très certainement dû considérer la sortie comme un examen de routine, et se voir déjà revenus pour le repas du soir. Au lieu de cela, ils s’étaient évaporés de la surface de la Terre, laissant derrière eux un petit garçon de huit ans dans une grande maison solitaire, loin là-bas en Ecosse, et qui bien des années plus tard se tiendrait sous peu aux côtés de la Ministre de la Magie en personne. Que de chemin parcouru. Que de chances gaspillées, de beaux moments vécus alors qu’on ne les attendait pas. Toute une vie, en un sens.

Selon le protocole, l’historien avait reçu sa propre invitation dont il se munit quoi que tous les membres de l’organisation de la réception connussent son identité, et que le musée s’ouvrait pour lui sans souci depuis bien longtemps maintenant, de jour comme de nuit, pour y travailler et y rencontrer ses collègues. Fin prêt en avance pour être le premier sur place comme le lui avait demandé le chargé de la sécurité auprès duquel il irait chercher ses instructions comme convenu, le héros de la fête transplana jusqu’au Muséum où, enfin réuni avec sa trouvaille, il constituerait l’attraction la plus en vogue de la ville.

L’esprit un peu ailleurs, le globe-trotteur réalisa à peine que la noble bâtisse se remplissait de plus en plus alors que l’heure avançait, et que les coulisses s’animaient d’une frénésie besogneuse dont il se trouvait coupé, encore relativement en paix tant que son tour de paraître sur l’estrade n’arrivait pas. Connor ne s’en trouvait pas désœuvré pour autant : dès que Joyce Weather avait pénétré dans l’enceinte du vénérable bâtiment, il s’était portée aux devants de la jeune femme, conscient que pour elle, l’exercice serait loin d’être agréable. Les deux pouces levés au loin en signe de victoire de Calliope Venezzio, également conviée –et qui d’ailleurs l’avait également congratulé avec ferveur, elle qui aurait tellement voulu avoir la chance de vivre pareille expérience ; vous pensez, la Bague de Salomon !- n’avaient pas suffi à remonter le moral de son ancienne élève, quoi que Sainclair y eut trouvé pour sa part un peu de quoi atténuer son vague à l’âme.

-Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer, l’assura Sainclair en se voulant rassurant. Vous n’aurez pas à vous exprimer, et ce sera finit avant même que vous ayez le temps de vous en rendre c…

Impossible de finir sa phrase : une tornade brune s’était jetée dans ses bras au point de manquer de le faire chanceler, l’étreignant chaleureusement sans même se soucier de la pauvre étudiante qui n’en menait pas vraiment plus large.

-Oh Connor, je suis tellement fière de toi… ! lança l’impétueuse damoiselle, radieuse, avant de le lâcher, ses mains encore entrelacées aux siennes.

-Aliénor, ma sœur cadette… expliqua l’archéomage à la deuxième personne la plus importante de la réception, un peu gêné par une telle démonstration de joie alors que lui-même ne se sentait pas le cœur aussi léger, contrairement à l'image mensongère qu'il renvoyait à la perfection.

Néanmoins, un sourire sincère se traça sur ses lèvres alors qu’il s’adressait à sa benjamine, vêtue d’une superbe robe longue la mettant particulièrement en valeur :

-Tu es radieuse ce soir.

-Vil flatteur que tu es… C’est ton moment, alors profites-en. Tu le mérites.

Et c’était le cas, comme le rappela Levi Goldstein aux invités, une fois chacun installé, un verre de mousseux en main et l’attention braquée sur la figure emblématique du Ministère. La mélancolie de celui qui attendait son tour dans l’ombre, elle, avait refait surface, le laissant grave, humble, tourmenté de quelques menus regrets avec lesquels ils devraient faire avec.

L’instant d’après, le silence se faisait après une pluie d’applaudissements, alors que tous attendaient qu’il déclame quelques mots de circonstances, lui le nouveau Chevalier de l’Ordre du Mérite Magique. Sim se trouvait-il parmi eux, sous son faux nom et son autre visage ? L’écoutait-il ? Souhaitait-il, quelque part au fond de lui-même, que les choses fussent différentes, que son âme sœur fasse de lui le cœur de son allocution, et prône sans honte ni crainte son attachement à la vue de tous, les défiant au nom de leur idylle qui valait plus que tous les richesses amassées entre ces murs de marbre ?

Un dernier coup d’œil à ses notes, si futiles, si loin de refléter ce qu’il éprouvait. Son regard se releva pour balayer la foule sans vraiment la voir, tandis que la pointe de sa baguette s’appuyait contre sa gorge, décuplant l’écho de sa voix grâce au sort du Sonorus.

-Le temps nous échappera toujours.

Toujours. On aurait beau essayé de le retenir, de ne perdre aucune seconde, il aurait toujours le dernier mot, impitoyablement.

-C’est ce qui fait son charme, nous fait courir après lui. Et malheureusement, il entraîne avec lui bien des choses, ne nous laissant que quelques souvenirs…

… Et parfois, le bonheur incommensurable de retrouver ce qui avait été perdu, pour mieux rêver à un futur plus paisible, plus heureux.

-… Ainsi que d’inestimables raretés telle la Bague de Salomon, pour laquelle nous sommes réunis ici ce soir, et que j’ai l’immense honneur de remettre à Philéas Granville, le conservateur du fleuron de l’archéomagie qu’est le Musée Magique de Londres. Car en vérité, il me faut bien vous l’avouer : c’est elle la célébrité de l’équipe, et celle envers qui être reconnaissant pour les délicieux amuse-gueules qui si je ne m’abuse ont déjà trouvé leurs amateurs éclairés.

Un bref rire parcourut l’assemblée, faisant presque croire à Connor qu’ils passaient tous un bon moment, en fin de compte.

-On ne présente plus Salomon, le Roi des Rois, qui par le biais de cet anneau a réussi à renouer avec nous, des siècles après son règne. Ses jugements ont fait la gloire de son temps… Puisse sa sagesse nous inspirer.

Nous rassurer, nous montrer la voie à suivre, en une époque troublée où ne plus croire en rien constituait un vide accueillant dans lequel s’abîmer, en attendant le retour des beaux jours…

Le voilà, le fameux moment des remerciements, celui avant lequel prendre une brève inspiration, et sentir son souffle trembloter entre ses lèvres.

-Tout cela n’aurait été réalisable sans l’entremise d’une bonne amie à moi, la chance. Car aussi pointues soient nos connaissances concernant le passé de notre société, elle demeure le grain de sel sans lequel bien des trésors dormiraient encore hors de notre portée. Je n’ai eu que le mérite de rencontrer mademoiselle Joyce Weather, qui eut l’excellente intuition d’acquérir le bijou en question, puis de le présenter à mon Département afin de partager le mystère l’entourant, mystère à présent percé…

Aucun talent, aucune maestria de sa part, vraiment. Oh, qu’ils ne le portent pas aux nues, il n’y aspirait pas, il ne voulait que Sim, que ses yeux secrètement tendres, unique récompense digne de valoir quelque chose…

-J’aimerais également remercier Monsieur le Ministre, à qui nous devons cette magnifique cérémonie, mon collègue et ami Philéas, à qui je souhaite beaucoup de plaisir et bon courage, car tu en auras besoin, mon vieux…

Nouveaux rires : l’ambiance restait à la fois légère et solennelle, de quoi nimber n’importe quelle âme d’un sentiment grandiose d’appartenir à un tout indivisible, de comprendre enfin ce que cela faisait, d’être un tout petit morceau de l’Humanité.

-Mes pensées vont à toutes celles et ceux sans l’aide de qui cette découverte n’aurait pas été possible : mes collègues m’ayant prodigué leur expertise avisée, mes amis dont le soutien a de tout temps été ma plus grande force ; ma très chère sœur, pour son esprit piquant ainsi que son indéfectible affection…

Une seconde. Il ne lui fallut pas plus de silence que cela pour terminer sans mot dire une phrase qui n’aurait jamais dû s'achever de la sorte.

… Mon compagnon, Siméon MacFly. Tu m’as inspiré chaque pas, chaque audace, le courage de me lancer dans une étourdissante aventure autour du globe, à la poursuite de légendes plus folles les unes que les autres. Tu as fait de moi la personne que je suis, en m’encourageant dès le début à suivre ma vocation, et en m’offrant un foyer où me reposer après chaque long voyage. Je t’aime, Sim.

-… Merci à vous d’avoir accepté notre invitation, de même que pour votre attention. Je vous souhaite de passer une agréable soirée.

D’un signe de tête, Connor libéra son auditoire de l’attention de rigueur que tout à chacun avait été contraint de lui accorder, contre son gré ou non, et d’un nouveau sourire lança le départ de la seconde phase des festivités, un cocktail plus ou moins informel où découvrir en nocturne les petites merveilles exposées dans les vitrines du musée.

Mais alors qu’il s’apprêtait à serrer une dernière fois la main de Levi Goldstein, une explosion illumina la périphérie de son champ de vision, en un fracas de fin du monde qui plongea les invités dans le chaos le plus complet. Confusément, l’Ecossais comprit qu’une attaque avait visé la tribune, peut-être le Ministre à présent entouré de ses gardes du corps en formation de bouclier humain, peut-être sa propre personne, un pur hasard lui faisant frôler la mort sans qu’il le réalisât tout à fait. Ah, toujours cette sacrée chance… Et comme pour lui payer un tribut lui assurant son concours, Sainclair réagit à un instinct profond qui, d’un réflexe, lui fit attraper l’anneau magique reposant jusqu’à lors sur un petit coussin rouge vif, écrin digne de son importance, à la hauteur des appétits les plus féroces déchaînés par l’appât du gain, et auxquels il devrait survivre, vaille que vaille.

Eperdu, il s’élança au bas de l’estrade dans la panique générale, et chercha une direction vers laquelle partir en flèche, à la recherche d’un abri temporaire où élaborer un plan d’action.






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Siméon MacFly
Espion des anarchistes & mentor d'Hellson
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Sam 14 Mar - 11:52

I cannot be with you today, but know that I love you.

Siméon se regarda une dernière fois dans le miroir, comme des années auparavant, durant les bals de Durmstrang, il tentait de trouver la faille de son accoutrement. Ses cheveux étaient presque rase, sa barbe coupée : il semblait être malade. Il ne comptait sortir de sa chambre qu'une fois complètement satisfait. Chose difficile ces derniers temps. Chaque fois qu'il passait la porte du ministère, un frisson parcourait son échine. Il risquait à chaque instant d'être découvert. Une pensée qui ne l'avait jamais effrayé lors de sa première mission. Aujourd'hui, après avoir vécu tant de souffrance, tant de traumatismes, le changeur de forme était terrifié. Il n'était plus réellement l'homme que son père a si « tendrement » élevé. Connor avait enfin trouvé la faille pour atteindre son cœur et le percer de ma part en part le rendant sensible aux simples plaisirs de la vie. Comme cette nuit où leurs cœurs avaient battu à l'unisson. Il lui suffisait de fermer les yeux pour voir les rayons du soleil percer les rideaux, pour remarquer les moindres défauts de son visage. Siméon, savait que cela devait arriver un jour. Il avait retardé la sentence en se mentant à lui-même. Ouvrir son cœur, l'offrir en pâture à un autre être-humain est bien trop dangereux. Surtout pour un espion. Ne pas montrer ses faiblesses, se reposer sur une personne. Qu'importe la teneur des sentiments de Connor envers sa personne, Siméon ne devait pas se donner complètement. Trop tard me direz-vous ? Oui. Combien de fois avait-il eu envie de faire marche arrière ? De revenir dans son cocon et attendre le moment propice pour sortir de nouveau ? Il ne faisait rien cependant, il laissait le courant du fleuve tranquille de la vie l'emporter loin de ses règles de vie. Briser les traditions. Quelque chose qu'il n'aurait jamais cru un jour. Aliénor était plus encline à ce genre d'entorse selon lui. Elle qui était forte, elle qui n'avait jamais accepté le règne de son père et se rebellait en secret. Siméon le suivait aveuglement. Son géniteur devait se retourner dans sa tombe s'il voyait son fils agir ainsi avec un autre homme. Avec Connor. Le savait-il ? L'avait-il remarque bien avant les concernes ? Cela est un fait probable. Le fils de l'Espion savait qu'aucun détail –même insignifiant n'échappait à son père. Une nouvelle fois pourtant, il remarquait qu'il avait arrêté de chercher les approbations de son défunt paternel. Siméon avait décidé de vivre. Il comptait maintenant sur son amant pour lui apprendre à agir normalement. Un long chemin l'attendait et probablement pleins de travers, de larmes, de souffrances, parce qu'on ne refaisait pas un homme à son âge. Pourtant, il essayerait.
Connor n'était pas dans le manoir. Siméon le saurait puisqu'il serait assis derrière lui à le regarder. Il devait probablement se préparer pour son discours. Après toutes ces années de recherches, son ami était enfin récompensé pour son travail acharne. Il allait recevoir la plus haute distinction du monde magique dans le domaine de la culture et aucun mot ne pourrait dire au combien le changeur de forme était fier de lui. Aliénor rentra dans la chambre. Habillée d'une façon élégante, elle était en train de mettre ses boucles d'oreille. Sa longue robe noire montrait au combien les derniers événements récents l'avait marque. Au moins, elle avait retrouvé son poste et semblait avoir repris le goût à la vie depuis que son frère était sous le même toit. Une fois proche de lui, elle se tourna pour qu'il remonte la fermeture de sa robe :

« Connor a fait tellement de chemin depuis qu'il est arrivé la première fois ici ...
-Il faut croire que père a su l'endurcir sans le détruire.
-Oh Siméon, n'amoindrit pas ton effet sur lui. Ne laisse pas tout le crédit a feu notre père. J'ai toujours su qu'entre lui et toi, il y avait quelque chose. Tu aurais dû le voir durant ton absence, il était encore plus inconsolable que moi... »

Aliénor soupira et relâcha ses longs cheveux bruns sur ses épaules. Prenant place a cote de son frère, elle lui demanda tout en souriant et lui attrapant le bras :

« Transforme-toi devant moi, comme tu le faisais quand on était enfant. S'il te plaiiiiiit ! »

Siméon souris et s'éloigna de sa sœur pour changer son anatomie, son visage, ses cheveux. En un rien de temps, il n'était plus Siméon MacFly, mais Till Kieser, ambassadeur des Anges d'Allemagne. Aliénor frappa énergiquement dans ses mains avant de se jeter à son cou. Le serrant contre elle, elle perdit son sourire pour dire sur une note plus sérieuse :

« Ne joue pas au Hérault ce soir d'accord... ? Les mangemorts seront là. Je ne veux pas qu'ils te re captures. »

Siméon serra à son tour sa sœur et lui fit la promesse. Une parole qui sera difficile à tenir, mais il fera de son mieux. Elle partit en premier après avoir embrassé tendrement son ainé, laissant le manoir vide de son rire et de sa présence angélique. Siméon réajusta les pans de son costume avant de faire de même. Les convives étaient pour la plus parts déjà présent. Pour tenir son rôle d'ambassadeur, il dut se taper tout le gratin. Se présentant, expliquant les plans des Anges allemands pour pouvoir mettre un terme à la menace mangemort. Au loin, il vit sa sœur se jeter au cou de Connor. Siméon aurait une nouvelle fois aimé être à sa place. Pouvoir ainsi montrer librement son admiration. Il tentait d'accrocher le regard de son ami, pour lui montrer qu'il était là à le regarder dans l'ombre de sa célébrité. Les lumières s'éteignirent trop tôt. En sentant une présence près de lui, il tourna sa tête. Ne reconnaissant pas le visage, il dit d'un sourire :

« Je vois que tu as bien appris. »

Darren. Cela ne pouvait être que Darren. Dans le cas contraire, eh bien, il n'y avait pas de mal à faire connaissance avec un inconnu n'est-ce pas ? Connor commença son discours une fois Levi parti de la scène. Ne l'écoutant pas vraiment, pardonner le il : n'est pas un homme de lettre, il applaudissait néanmoins avec l'assemblée une fois ce dernier finis. Les festivités furent de courte durée. Les mangemorts montraient une nouvelle fois au combien ils étaient prévisibles. Cherchant Connor du retard, il s'élança à sa poursuite. Il ne le laisserait pas dans la panade. Pas cette fois-ci, pas alors qu'il avait son mot à dire. De plus, il devait chercher des objets pour Darren n'est-ce pas ? La salle principale n'était certainement pas le bon endroit.


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L'Inquisition
Se rendre justice soi-même
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Dim 15 Mar - 22:43


L'Inquisition arrive pour...
Connor Sainclair
1


Panique générale. Ça court dans tous les sens, les sortilèges fusent, les bagarres éclatent. Le musée est plein de salles et de couloirs. De nombreux objets magiques exposés doivent intéresser les personnes venues assister au gala uniquement dans l'intention de les voler. Mais la Bague de Salomon est la star de ces objets, celui qui attise toutes les convoitises...

Un homme, de taille moyenne et vêtu d'une longue cape noire de sorcier, est là pour la même raison que les autres. Capuchon sur la tête, il prend le temps d'observer la situation et son regard se verrouille sur la silhouette de Connor Sainclair qui s'enfuit en courant... avec la Bague de Salomon.

L'homme se met à courir à son tour. Il n'est pas le seul, mais il voit des bagarres éclater partout autour de lui, des sorts fuser. Il traverse de nombreux couloirs, puis une salle d'exposition. C'est là qu'il voit Connor Sainclair, au loin, devant, près à sortir de l'autre côté de la salle. Il ne peut pas laisser faire ça. Alors il lève sa baguette, et à l'aide d'un sort, transforme soudain le sol juste devant Connor en un trou noir et béant... Histoire de l'arrêter de force. Et tant pis si l'archéomage se blesse ou même se tue dans son éventuelle chute.
FICHE © SINENOMINEVULGUS
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Darren O. Hellson
Leader de l'anarchie
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Dim 22 Mar - 16:41
Darren prit place sur une chaise, juste à côté de Siméon, en faisant mine de lisser sa veste de costume. Pour l’occasion, et comme son visage était placardé sur tout un tas d’affiches en ville, il avait revêtit l’apparence d’un homme inconnu grâce au Polynectar. Il était un peu plus grand, il était blond, ses yeux bleus étaient devenus marrons, son visage n’avait plus rien à voir avec le sien. Pourtant, il eut un léger sourire lorsque son mentor lui fit une remarque prouvant qu’il l’avait reconnu. Mais comment faisait-il, à chaque fois ? Darren finissait par le soupçonner d’y aller presque au hasard : si ça se trouve, il se disait que si ce n’était pas lui, eh bien tant pis. Il ne quitta pas la scène improvisée du regard, là où Connor allait faire son discours d’une seconde à l’autre, et se contenta de répondre avec un sourire :

« J’ai été à bonne école. »

Et c’était vrai. Siméon lui avait tout appris ou presque. Il était heureux de voir son cher mentor en bien meilleure forme, maintenant qu’il avait eu le temps de panser ses blessures et surtout de retourner sur le terrain en s’infiltrant dans le Ministère. Siméon MacFly avait retrouvé toute sa superbe, et Darren en était le premier à s’en sentir mieux lui-même. Sans Siméon, l’anarchie avait un petit goût amer.

Hellson n’en avait pas grand-chose à faire, en vérité, de ce genre de cérémonies mondaines. Il ne connaissait même pas bien Connor Sainclair, qu’il savait pourtant très proche de Siméon. Il se fichait bien de tout ça ; ce qui l’intéressait, surtout, c’était cette fameuse Bague de Salomon. Avec des pouvoirs pareils, autant dire que cet objet pourrait offrir des possibilités vraiment intéressantes… En tant que leader anarchiste, Darren ne pouvait que s’intéresser à cette relique. Il n’avait pas forcément de plan précis en tête, mais il se doutait que les anarchistes ne seraient pas les seuls à avoir la même idée. Et il eut raison.

Alors même que Connor finissait son discours et s’apprêtait à remettre la Bague, une explosion survint dans la salle, surprenant tout l’auditoire. Comme beaucoup d’autres sûrement, Darren se protégea le visage avec un bras et se leva immédiatement, sa baguette déjà en main. Il y eut des cris, une confusion, puis ce fut vite la panique générale alors que l’évidence s’imposait très vite : des hommes en noir, sûrement des mangemorts, prenaient les devants et se précipitaient à la poursuite de l’archéomage sans attendre plus longtemps. Et ce n’était certainement pas pour le féliciter de vive voix.

Comprenant que les festivités avaient été lancées, Hellson se lança dans la cohue générale, sous sa nouvelle apparence. Il pourrait toujours se faire passer pour un auror, un mangemort ou un honnête citoyen selon les personnes qu’il allait croiser dans sa course. Il avait aperçu Siméon du coin de l’œil, plus loin, et il décida de s’élancer à sa suite. Seulement, une vitrine fut projetée sur son passage et explosa sous les cris effrayés et paniqués des personnes présentes aux alentours. Darren réussit à se protéger d’un sortilège, mais s’effondra contre une autre étagère qui tomba sous son poids. Bon sang, le conservateur du musée magique allait avoir une crise cardiaque, ce soir…

Décidant de ne pas perdre de temps, Darren se releva et se remit à courir alors que des sortilèges commençaient à fuser. L’un d’entre eux lui effleura le bras, lui provoquant une brûlure qui lui arracha une grimace. Il lança des sortilèges à son tour, dans son dos, ne se préoccupant pas vraiment des personnes qu’il pouvait toucher. Mangemorts, aurors ou simples voleurs, ils étaient tous des ennemis au même niveau, ce soir. Continuant de courir, empruntant des couloirs au hasard, Darren finit par débouler dans une des nombreuses salles d’exposition du musée. Seulement, celle-ci représentait un intérêt particulier : Connor Sainclair s’y trouvait, en train de courir. Et aux dernières nouvelles, c’était toujours lui qui avait la Bague… Avant même de pouvoir s’élancer à sa rencontre, Hellson vit surgir un homme en noir à l’autre bout de la salle. Il le vit lever sa baguette et il comprit que celui-ci aussi voulait la bague. Peut-être à n’importe quel prix. D’instinct, Darren s’élança en courant et eut des sueurs froides en voyant le sol se transformer en un trou béant, énorme et noir comme les abysses. Tout se passa très vite. Il se projeta en avant sans réfléchir, son corps s’effondra au sol, et de sa main libre, il attrapa le poignet de Connor alors qu’il basculait dans le vide. Prenant appui sur le sol de son autre main, il put soutenir le poids de l’archéomage en continuant de serrer son poignet pour ne pas le lâcher.

« On peut dire que c’était moins une, monsieur l’archéomage-star. »

Ce n’était pas sûr que Connor le reconnaisse avec cette apparence, mais il ne pouvait pas résister à faire une petite remarque quand même malgré la situation. On ne le changeait pas. Puis il prit conscience que trop occupé qu’il était à maintenir Connor, il n’allait probablement pas être suffisamment efficace si l’homme en noir décidait de ne pas lâcher l’affaire…



darren
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Margot Woosley
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Dim 10 Mai - 13:11
Not today.
there is only one thing we say to death : not today | intrigue

Bryan l’avait retardé dans son plan. Cependant, cette confrontation avait été des plus bénéfique. Elle savait maintenant qui la traquait et la chassait. Une sorte de petite victoire. Il était toujours bon en effet de savoir qui vous poursuivait dans l’espoir d’un jour possédé votre tête. Après tout, le dicton ne disait-il pas : « Gardez vos amis proches de vous, vos ennemis encore plus ? ». Margot comptait mettre à l’épreuve cette phrase. Laissant le mangemort vaguer à ses occupations, elle mettait voile vers le centre de salle. Le chaos régnait déjà. Voyant son homme de main, elle l’attrapait par son bras.

« Viens avec moi, mous devons protéger la bague de Salomon ! »


De son porteur, le chef de la Milice s’en moquait. Il était dangereux que cet objet ancien tombe entre les mains des Anarchistes ou bien des Mangemorts. Non. Et puis, avec les rumeurs que l’Inquisition désirait s’emparer de cet objet : elle devait redoubler ses efforts. Trois. C’est le nombre d’ennemis que le Ministère avait maintenant. Ils sont devenus les ennemis de Margot. Il n’y aurait aucune pitié pour eux. Kyle m’indiquait le chemin que Connor et les autres avaient pris. Elle le suivait, arme à la main. Arme à feu naturellement. Les couloirs étaient des champs-de-bataille. Au sol jonchait des morceaux de siècles d’Histoire. Cela brisait réellement le cœur de Margot de voir ces artefacts brisés pour cette stupide quête du pouvoir. Les voleurs tentaient de prendre la poudre d’escampette. Non pas ceux de la Bague, mais des sorciers communs voulant probablement enrichir leur collection personnelle. Une aptitude qui lui donnait envie de vomir et de tous les faire payer. Elle décidait donc d’envoyer ses hommes pour se battre et empêcher les collections du Musées de souffrir plus de la folie Mangemorte. Un homme semblait prendre la même direction qu’elle. Ses pas redoublèrent et alors qu’elle était sur le point de le rattraper : un détail attira son attention. Une silhouette voilée venait d’apparaitre dans le jeu. L’Inquisition ou bien un autre héros chez les mangemorts ? Un trou béant arrêta la course de celui qu’elle suivait, manquant de peu de faire tomber cet homme blond Dieu sait où… Le voyant sauvé, Connor de justesse, la sorcière sortit sa baguette et les fit léviter tous les deux sur la terre ferme avant de s’approcher d’eux. Hors de question de perdre la bague et l’archéomage. Avec son arme à feu, elle visa le sorcier qui s’approchait également des deux individus. Ils étaient SA possession. Elle les protégerait comme une louve qui défend sa progéniture. Continuant de vider son chargeur pour empêcher ce dernier d’attaquer de nouveau, elle expliqua en quelques mots la situation aux deux hommes.

« Monsieur Sainclair, je suis Margot Woosley, Chef de la Milice de l'Héritage et je suis ici pour faire sortir en un seul morceau de cet enfer. Vous et la bague. »

Sans vraiment attendre, elle créait un bouclier de protection autour de Connor et de son sauveur. Pas une barrière magique de pacotille. Un sort puissant et presque impénétrable.

« Je peux également vous sortir d’ici Monsieur qui a pris la forme d’une autre personne. J’ai mon idée sur votre identité, mais je ne dirais rien. Je ne suis pas ici pour vous. »

Comment savait-elle ? Elle n’était pas née de la dernière pluie. Elle avait appris à ses dépens et avec souffrance à reconnaitre les sorciers qui se cachent dans le monde magique sous une autre forme. Elle-même adepte de cette méthode, on n’apprenait pas aux vieux singes à faire des grimaces n’est-ce pas ? Prenant les rênes de l’extraction, c’était sans compter sur l’arrivée d’un second mage encapuchonné.
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L'Inquisition
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Dim 10 Mai - 15:34


L'Inquisition arrive pour...
Connor ; Darren ; Margot & Simeon.
1

Les ordres donnés par le trio en charge de l’Inquisition avaient été clairs : la bague devait être récupérée et ce peu importe le prix à payer. Qu’importe que le sang d’innocent inonde le marbre du musée. Il y avait des choses qui méritaient des sacrifices. Le pouvoir inoculé par cette bague faisait partie de ces dernières. L’Anarchie, les Mangemorts, l’Héritage ne devaient pas avoir ce don. Non. L’Inquisition devait placer l’objet sous une vitrine gardée par le mage le plus puissant que la terre est engendrée. Non, il ne portait pas le nom de Dumbledore ou bien Lord Voldemort. La présence de l’Inquisition était neutre dans cette histoire. Les partis politiques devaient être sur un pied d’égalité. Pour l’instant. L’ordre qui venait de sortir de l’ombre devait veiller à l’équilibre fragile du monde magique. Un devoir difficile. Arrêtant la course de Darren et de Connor en créant un trou béant, qui les conduirait directement dans la prison de l’Inquisition où ils seront interrogés, il manque de peu de réussir. C’était sans compter l’aide de l’arrogante Margot Woosley.

Alors qu’elle vide son chargeur sur lui, le regard du mage se plante dans celui de son ami qui vient de rentrer en scène. Deux contre trois. Voilà un nombre plus juste ! Dommage que la troisième personne du trio n'est pas en tenue.

« Margot, Margot, Margot, depuis quand tu t’entiches des causes perdues. »

Le premier mage tente de briser la barrière magique en lançant avec rage et haine des sorts de la même puissance. C'est le second sorcier qui avait pris la parole quelques secondes plus tôt.

« Vous voulez voir un tour de Magie ? C'est gratuit et amusant... » Il montre sa main droite vide, puis la gauche avant de les fermer. Puis, il frappe ses poings l'un contre l'autre. Son poing droit s'ouvre, la bague repose dans le creux de sa main. Dans son poings gauche contient la broche de l'Inquisition. « Et voilà. »

Il fait signe au premier mage de partir tandis qu’un troisième homme en noir arrive par transplanage. Avec lui, Siméon. Sur sa tempe, un pistolet.

« A bientôt, merci de votre aide. »

Pour ne pas que les trois sorciers les poursuivent, le dernier mage arrivé fait tomber Siméon dans le trou. À eux de le sauver. Ou pas. L’Inquisition disparaît comme elle est arrivée : par magie en laissant derrière elle : son emblème.
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Darren O. Hellson
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Lun 11 Mai - 19:13
Darren réfléchissait à toute vitesse lorsqu’une autre personne entra en scène. Une femme, cette fois. Elle les fit léviter pour les mettre hors de danger, si bien que Darren put récupérer son équilibre et lâcher Sainclair. Il sursauta presque au son des premières détonations et observa la jeune femme, qui détenait une arme à feu et qui visait l’homme encapuchonné qui avait cherché la merde auprès d’eux, en se demandant si elle allait subitement se retourner pour les viser à leur tour. Au cas où, le leader anarchiste se tenait prêt. Mais il n’eut pas besoin de brandir sa baguette ; la femme arrêta de tirer, et se tourna vers eux pour s’adresser à Connor d’une voix calme, peut-être un peu sèche, plate, horriblement professionnelle. Un peu comme les flics qu’on pouvait voir du côté moldu. Avec son visage fermé, figé, et ses cheveux blonds tirés en arrière, elle avait juste l’air trop sérieux. Darren lui trouva immédiatement un charme.

La chef de la milice de l’Héritage, donc. Eh bien, au moins, elle avait l’air de savoir ce qu’elle faisait. Ils n’étaient peut-être pas si incompétents que ça, dans ce parti ! Darren détourna son attention de la jeune femme pour observer l’autre encapuchonné, qui était toujours là, et qui avançait dans leur direction. Il voulut s’avancer à sa rencontre, mais la blonde érigea un sort de protection autour d’eux. Par réflexe, Darren lui retourna une expression des plus blasées. Il était leader anarchiste, il était en cavale, il avait survécu à un combat contre Voldemort, il n’avait pas vraiment l’habitude de se faire protéger et mis en arrière… surtout par une femme… même si loin de lui l’idée de paraître machiste. Les femmes étaient tellement susceptibles sur le sujet. Il voulut faire une remarque, mais quelque chose attira son attention. C’était la puissance qui se dégageait du sort qui les entourait. C’était presque imperceptible, mais ça se sentait parfois dans l’air, comme un léger courant électrique au loin. Ce sort du bouclier n’était clairement pas lancé par un gosse de Poudlard. Retrouvant son sérieux une seconde, Darren observa la femme en se demandant d’où elle sortait.

Et la voilà qui s’adressait enfin à lui… Pour le prendre de haut. Parce qu’elle le prenait bien de haut, là, non ? Elle voulait vraiment lui plaire ? Comment pouvait-elle savoir qui il était, avec cette apparence ? Ce n’est pas comme si un indice avait pu la mettre sur la voie. Ils ne se connaissaient pas. En même temps, elle ne disait pas clairement son nom, mais il avait l’impression, il le sentait, qu’elle le savait. Il ne répondit rien tout de suite, mais eut un sourire en coin en la regardant. Ouais, bien joué la blonde.

Et voilà qu’un autre joueur entre en scène. Un ami de l’encapuchonné, cette fois. Ils viennent, ils s’arrêtent, et ils se mettent à causer. Darren est tenté de pousser un soupir bruyant, mais le « tour de magie » de l’abruti le fait se figer sur place. Putain, le con ! Il a la Bague ! D’un bloc, Hellson se retourne sur Connor pour l’observer fébrilement, comme pour vérifier qu’il a encore la bague. Mais il ne l’a plus. C’est bien l’autre enflure qui l’a, maintenant, et il ne sait même pas comment il a fait. Bordel, c’était quoi cette Inquisition… Et surtout, combien étaient-ils ? Un troisième homme arrive, avec Siméon. Darren repère immédiatement le flingue braqué sur sa tempe. Aie. Il serre les dents et ne les desserre pas, jusqu’à ce que ces enfoirés disparaissent et que Siméon soit projeté dans le trou béant à la place du sol. Il fait aussitôt un mouvement de bras, avec sa baguette, un mouvement vif et rapide, pour projeter Siméon en arrière d’un sortilège. Le sauvetage est un peu violent, vu la force avec laquelle le corps de son mentor est projeté en-dehors du trou et en arrière, jusqu’à l’autre bout de la pièce presque à vrai dire, mais au moins, c’est efficace. Seulement à cet instant, Darren sent la tension dans ses épaules disparaître.

Il coiffe Connor au poteau pour rejoindre Siméon en premier, et l’aider à se relever. Il lui tapote l’épaule, lui tient un bras, fait mine de l’épousseter avec un sourire.

« Eh, ça va, vieux ? Pas trop cassé ? »

Ils sont maintenant hors de danger. Il le sait, mais il a quand même une sale sensation qui le tenaille. C’est celle de la défaite. Aucun d’entre eux n’a la bague. Comme Connor vient auprès d’eux et que Darren n’a jamais vraiment voulu savoir ce qu’il se passait exactement entre eux, il décide de les laisser et de revenir auprès de Margot. Il lève le sortilège de son apparence sans même bouger un petit doigt, retrouvant son allure, ses cheveux bruns en bataille, sa bonne gueule et ses yeux bleus. Après tout, inutile de cacher plus longtemps sa véritable identité : vu le bordel qu’il y a dans le musée, personne ne fera attention.

« Vous avez échoué. »

Il s’arrête devant Margot.

« Votre mission, précise-t-il. Le fait de récupérer la Bague pour la protéger. »

Sans transition, il lui tend la main avec un sourire en coin.

« Darren Oswald Hellson. Enchanté. »



darren
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Margot Woosley
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Lun 25 Mai - 13:15
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Bang. Bang. Bang. Ce doux son résonnait dans ses oreilles comme une symphonie. Bryan l’avait frustré. En retenant ses gestes pour ne pas l’exécuter prématurément : Margot avait contenu cette rage et ce sadisme en elle. Une chose difficile quand on connaît un temps, soit peu, le personnage. Son père ne lui avait jamais appris à retenir ses coups. Elle n’était également pas connue pour tourner le dos au danger ou bien à une occasion de protéger les plus faibles. Hors de question d’abandonner, de lâcher l’affaire. Le sorcier en face d’elle ne lui faisait absolument pas peur. Margot avait été dans pire situation. Elle trouverait une issue de secours et accomplirait la tâche pour son employeur. Si des personnes devaient mourir pour cela ? Dieu la pardonnera. Oh naturellement, elle pouvait déjà sentir le regard macho de l’inconnu sur elle. Humble et fidèle serviteur de la force divine : elle protégeait les deux hommes d’une protection totale. Rien ne pourrait les atteindre de front. Oh naturellement, elle pouvait déjà sentir le regard macho de l’inconnu sur elle. Ouais une femme qui prend les rênes de l’action ne devait pas rentrer dans ses habitudes. Il ferait bien de s’y habituer. S’adressant à Connor, ce fut au tour du menteur qu’elle tournait ses paroles. Il y avait quelque chose de faux sur son visage, était-ce son nez un peu trop aquilin pour le reste de son visage ou bien ses yeux troubles ? Margot ne savait pas. Elle avait un doute, mais comme beaucoup de fois, elle préférait s’attendre au pire que d’atteindre le meilleur.
Telle une apprentie cependant, elle s’était fait avoir. Le Chef n’avait pas remarqué que la salle s’était vidée petit à petit pour ne laisser que le groupe d’individus en son centre près du gouffre qui semblait sans fond.
Margot leva les yeux au ciel. Pourquoi fallait-il que tout soit compliqué ? Rien ne se passait comme prévu. Ce qui devait être une simple mission d’extraction se transformait petit à petit en une mission suicidaire contre des forces obscures. Passant sa main sur son visage, elle savait bien avant que le deuxième mage approche que la partie était finie. L’Inquisition ressortait toujours gagnante. De tout temps, en tout lieu, à chaque fois que Margot était parmi eux. Ces sorciers masqués, qui se prétendaient mieux que tout le monde, étaient aussi pathétique que ce Zorro pour dans la série pour enfant chez les moldus. Ils n’avaient pas le cran de montrer leur visage, d’assumer leurs idées. Il était facile d’être un homme sans visage, sans personnalité, sans attache. Margot ne les portait pas dans son cœur même si le mouvement en lui-même pouvait avoir son utilité. Il s’adressa à elle en utilisant son nom ce qui la fit grogner tel un animal sauvage. On pouvait presque s’attendre à la voir feuler comme un félin. Retroussant ses babines de rage, elle jeta un coup d’œil à leur premier adversaire qui s’approchait de plus en plus des deux cibles qu’elle devait protéger. Aux aguets, son arme se braqua sur le troisième adversaire qui venait d’apparaitre. En temps normal, elle aurait tiré a vu, mais il avait entre ses bras un pion intéressant. Siméon MacFly. C’était la première fois qu’elle voyait un MacFly de ses propres yeux ! Elle avait vu son portrait dans le livre créé par son père pendant des décennies retraçant les membres de chaque famille de sang-pur. Jamais, néanmoins, en chair et en os. Il y avait tellement de légendes autour d’eux qu’elle avait toujours eu du mal à faire la part des choses. Son père y croyait dur comme fer. Il aurait même côtoyé à plusieurs reprises l’ainé de la famille avant que ce dernier ne soit exécuté par les mangemorts. Margot n’eut pas le temps d’élaborer un plan qu’ils étaient déjà partis en faisant tomber dans la brèche l’espion. Un bon moyen d’empêcher quiconque de les suivre. Pour tout dire, le Chef se moquait éperdument de la vie de l’otage. Elle ne bougea donc pas d’un cheveu contrairement à Connor et l’autre homme.
Détruisant la barrière magique, elle passa sa main sur son visage et soupira. Son arme dans son étui, elle glissa sa baguette dans sa protection accolée à sa jambe. Regardant la scène d’un air dégoûté, d’incompréhension, elle croisa ses bras. Un sourire étira ses lèvres en voyant l’homme reprendre sa vraie forme. Darren. Pourquoi n’était-elle pas surprise ? Pour dire vrai, ses soupçons avaient été confirmés à l’instant où elle avait vu Siméon sous sa vraie apparence. Darren exprima son opinion. Une vérité que Margot ne nierait pas.

« Tout vient à point a qui sait attendre. La bague réapparaitra en temps et en heure. Au moins, nous savons qui la possède. Il ne nous reste plus qu’à mener l’enquête. »
Inutile d’ajouter que Lady Woosley savait où la chercher. Cette information était bien trop précieuse. « J’ai cependant réussi à vous sauver la vie et à vous protégez. »

Margot regrettait presque de les avoir sauvés. Elle affirmait que c’était eux, mais au fond l’objet magique avait été la seule raison de ce sauvetage. Elle allait devoir enquêter sur Connor un peu plus. Ce sorcier n’était plus aussi blanc. Fricoter avec les Anarchistes en connaissant la chasse intense menée contre eux, par ses propres hommes, était un risque important. La raison devait l’être encore plus. Le Chef espérait juste qu’il n’y avait rien de mielleux. Elle ne supportait pas les effluves de sentiments. Jetant un regard de dédain sur la main qu’il venait de lui tendre, elle reporta son attention dans son regard.

« Pourquoi ne suis-je pas surprise de vous trouver ici ? Je m’attendais presque à voir apparaître ce rat de Kingfell sous vos traits. Après tout, la vermine ne s’extermine pas aussi facilement. Même quand cette dernière à prévu son propre assassinat. »

Une façon comme une autre de lui faire comprendre qu’elle le savait innocent. Seul un fou ferait une erreur pareille. Lord Voldemort aurait été plus convaincant dans ce meurtre que le beau gosse qui se tenait en face d’elle. Glissant sa main dans la sienne, une étrange chaleur remonta son bras pour atteindre l’essence même de son être. Relâchant vivement sa main comme si elle avait reçu un coup de jus, elle se mit à masser sa main pour tenter de faire disparaitre cette sensation que d’autre trouverait agréable. Pantoise, elle articula finalement :

« Vous feriez mieux de partir avant que les aurors n’arrivent. Il serait dommage que je vous sauve pour rien. Mes hommes vous montreront le chemin. Nous savons que vous êtes innocent Monsieur Oswald. »

Lançant un regard aux deux hommes plus loin qui parlaient à voix basse, elle dit avec ironie :

« Je vous laisse séparer ces deux-là. Je dois repartir avec Connor à un moment ou à un autre. »


Au fond cependant, cela ne la dérangeait pas plus que cela de rester ainsi, en face de lui, son regard dans le sien. Un esquisse dans sa vie de soldat de Dieu.
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Darren O. Hellson
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Lun 25 Mai - 16:52
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la demoiselle était sûre d’elle. La perte de la Bague ne semblait pas l’inquiéter outre mesure, elle avait l’air confiante dans l’idée de réussir à la retrouver. Eh bien. L’Héritage avait visiblement trouvé un chef de milice efficace ! Hellson avait déjà entendu parler de son père par le passé, Lord Woosley, mais il semblerait que sa fille fasse plus parler d’elle. En bien ou en mal, telle était la question. Elle fit remarquer que, néanmoins, elle avait réussi à leur sauver la vie et les protéger. Cette réflexion fit partir Darren dans un grand éclat de rire spontané.

« Excusez-moi. C’est vrai que j’ai complètement oublié de tomber à genoux pour me confondre en remerciements. »

Pour rire, comme à son habitude de jouer au guignol, il fit mine de plier le genou pour mimer une courbette. Mais il ne fit qu’un geste, et reprit bien vite son sérieux en observant les alentours. Ils étaient toujours seuls dans la pièce, tous les quatre, mais des bruits d’explosions et de bagarres se rapprochaient. Il faudrait bien s’éclipser à un moment ou à un autre.

La femme blonde sembla réticente à lui serrer la main et si cela surpris Darren, ça l’amusa surtout. Puis elle finit par accepter, et il remarqua son trouble. Ah, on jouait aux dures mais on était quand même sensible au charme d’un bel homme, hein ? Du moins, c’est la réflexion que se fit immédiatement le leader anarchiste, probablement trop égocentrique sur les bords. Elle finit par lui conseiller de partir, en ajoutant qu’il devrait aller chercher Siméon pour s’éclipser avec lui. Pour sa part, elle se chargerait de sortir Connor d’ici et d’assurer sa sécurité. Darren se doutait que cette idée ne plairait probablement pas à son mentor et encore moins à l’archéomage, mais en même temps, pourquoi refuser ? Margot Woosley était la chef de la milice de l’Héritage, elle travaillait main dans la main avec le Ministère, elle n’était pas là pour leur nuire. Du moins, en ce qui concerne Connor. Parce que techniquement, en sachant qu’elle avait en face d’elle le leader anarchiste en personne, elle aurait pu tout à fait s’en prendre à lui… Mais sa réflexion, qui fit comprendre qu’elle savait que ce n’était pas lui qui avait tué Aaron Kingfell, attisa sa curiosité. Si elle le savait, et qu’elle faisait partie de l’Héritage, qu’est-ce que ça voulait dire ? Qu’elle n’était peut-être pas tant que ça du côté de l’Héritage ? Qu’elle acceptait d’ouvrir les yeux sur d’autres horizons ?

Hellson avait envie de la bombarder de questions à ce propos mais il savait que ce n’était pas le moment. Alors il se contenta d’hocher la tête.

« Très bien. »

Il voyait bien qu’elle frottait distraitement sa main, comme pour enlever toute trace invisible d’un contact, alors il fit exprès de la lui saisir à nouveau, cette fois pour y porter ses lèvres dans un baiser chaste et élégant de gentleman. Qu’il n’était d’ailleurs pas, mais il faisait juste semblant. Puis il releva la tête pour planter ses yeux bleus dans ceux de Margot Woosley.

« Merci pour votre aide, Margot. Au plaisir de se revoir très vite. »

Oh, ça, il y comptait bien. Elle avait soulevé trop de questions dans son esprit en parlant de Kingfell et de ce qu’elle savait. Il s’attarda une seconde, comme pour voir sa réaction, puis il finit par lui lâcher la main et lui fit un clin d’œil. Puis il se détourna pour rejoindre son mentor à grand pas, ignorant Connor.

« Il va falloir y aller. Tout de suite, même. »



darren
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Connor Sainclair
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Lun 25 Mai - 22:43



Let the sky fall
This is the end, hold your breath and count to ten. Feel the earth move and then hear my heart burst again. Where you go I go, what you see I see. I know I'd never be me without the security of your loving arms keeping me from harm. Put your hand in my hand and we'll stand. Skyfall is where we start, a thousand miles and poles apart where worlds collide and days are dark. When it crumbles, we will stand tall, face it all together.




Partout, le chaos. Connor n’avait jamais été un soldat, et quand bien même certains de ses voyages l’avait mené jusqu’aux confins du monde civilisé où les codes risquaient à chaque instant d’être brisés au profit d’une règle primale où le plus fort s’extirpait du massacre, il n’était pas préparé à cela, il ne l’avait jamais été. C’était pourtant de notoriété publique : la vie s’acharnait sur les plus faibles, les plus innocents et les plus bienveillants, ce qui faisait de l’archéomage une proie de choix, d’autant plus que le hasard l’avait choisi pour être le porteur d’un trésor visiblement convoité par tout ce que le monde magique pouvait compter de factions hostiles.

Alors le sorcier avait couru, comme on court pour sauver sa vie, comme on court autant pour fuir la menace que pour tenter désespérément de faire taire cette voix obsédante au fond de son esprit qui hurlait à plein poumons à quel point tout ceci était la fin, que rien ni personne ne survivrait, et ce sans voir que son amant s'était lancé à sa poursuite. Ce lieu de paix et de savoir se trouvait violé sous ses yeux, habité de hurlements de terreur, de cris de douleur, d’une épouvante qui n’aurait jamais dû y entrer. Mais Sainclair n’était qu’un idéaliste, et de tels drames le lui rappelaient avec une violence cynique : en ce bas monde, seul le pouvoir comptait, tout le reste ne constituait que moyens, amusements médiocres ou dommages collatéraux sans importance. Pour ces êtres aveuglés par le sang et l’ambition, mettre à mal des collections inestimables dont chaque rareté représentait un pan entier de l’Histoire sorcière ne tenait lieu que d’étape minime dans la course à la toute-puissance, au mépris de connaissances à jamais perdues, de pièces uniques détruites, de vies gâchées ; car oui, il y avait un peu de l’âme de Connor dans chacune des pièces exposées, celles qu’il avait lui-même extirpées des entrailles de l’oubli comme de celles découvertes par ses illustres prédécesseurs. Chaque salle, chaque colonne faisait partie de lui, tout comme le muséum avait été imprégné d’un peu de sa présence, de par le travail consciencieux et de longue haleine qu’il avait fourni afin d’embellir ce temple dédié à leur passé commun et en un sens, à l’Humanité. Connor courait pour sauver non seulement sa vie et la Bague, mais également, bien plus lâchement et égoïstement, se soustraire à la vue d’un tel désastre, et épargner son âme déjà qui n’aurait su souffrir d’un spectacle aussi désolant.




Malgré cette soif de vie, cet élan quasi désespéré vers une lumière pour le moment inatteignable, les ténèbres le rattrapèrent immanquablement, alors qu’un gouffre d’apparence sans fond se matérialisait sous ses pas. Etrangement, son esprit se montra d’une logique sans égale : quel idiot, aussi à ne pas courir en zigzag avec l’imprévisibilité qu’on lui avait enseignée à Durmstrang. Une cible mouvante donnait plus de fil à retordre à l’ennemi, sans n’avoir pour elle que sa rage de vaincre doublée de son aspiration à survivre envers et contre tout… Désespérant. Dans un ultime coup de poker, Sainclair tenta de se retourner alors qu’happé par le néant, toute tentative de gagner in extrémis le bord du précipice paraissait désuète. Son bras se tendit vers une surface qui allait bientôt disparaître… Mais qui fut saisi au vol par un inconnu fort semblable à un cadeau du destin. Relevant ses grands yeux couleur saphir vers son sauveur, le malheureux ne parvenait à laisser une gratitude méritée l’envahir, là où le plus basique des instincts refusait de le classer d’office comme allié potentiel. Tous pouvaient se révéler des ennemis potentiels, le cœur humain renfermait tant de noirceur, et cette soirée catastrophique en était le parfait exemple. Dans son poing serré, où son pouls battait aussi fort qu’un tambour du fait du garrot que constituait les doigts de son bienfaiteur autour de son poignet, la Bague de Salomon, objet de toutes les convoitises, demeurait viscéralement à l’abri, si fermement que le métal imprima dans la peau de sa paume les symboles finement gravés dans le métal. Douleur et foi, voilà ce qu’appelait ce bijou maudit, un tribut que le monde semblait bien trop enclin à lui verser. Hors de question de l’abandonner, et ce même pour partager le lourd fardeau de sa garde avec un autre, possiblement ce type dont le remarque lui arracha un froncement de sourcils : mais qui était-il, nom d’un chien ? Il semblait le connaître, mais la réciproque était-elle vraie ?

Pas le temps pour les questions : arraché à la pesanteur, l’Ecossais se retrouva un temps l’égal d’une plume portée par la bise avant de retrouver le plancher des vaches, et ce grâce à l’intervention d’une tierce personne dont l’allure stricte quoi qu’alerte doublée d’une chevelure d’un blond clair rappela vaguement à son inconscient une photographie dans la Gazette du sorcier, assortie lors de sa parution d’un article sur la Milice. Mais oui, bien sûr. Comment songer que la sécurité de l’évènement puisse être assurée par qui que ce fût d’autre. Malgré tout, ses phalanges demeurèrent serrées autour du joyau, comme animées d’une paranoïa insidieuse que même la chef de la Milice ayant volé à son secours ne parvenait à totalement dissiper. Après tout, au nom de quoi cette femme était-elle effectivement Margot Woolsey ? Ç’aurait été si simple, de se grimer grâce à du Polynectar et de tabler sur une confiance instantanément donnée à la seule figure d’autorité officielle présente dans la tourmente… Menteuse ou non, la nouvelle venue semblait reconnaître sans trop de mal l’individu l’ayant sauvé d’une chute potentiellement gravissime. Encore perdu dans les méandres de ces jeux d’influence dont il ne percevait que la silhouette –et de toute façon dont il n’avait cure-, le sorcier sans savoir pourquoi détourna le regard découvrir Siméon sous son nouveau visage arriver à leur hauteur, à ses côtés, mué sans doute par la même force qui avait incité Connor à laisser ses yeux être attirés par autre chose que l’étrange dialogue auquel il demeurait étranger. Plus la peine d’avoir peur, la simple vision de son aimé apaisa le vent d’hystérie qui menaçait de naître comme en chaque homme malmené par la vie…

Ce cœur qui s’était imaginé en sécurité auprès de sa moitié crut mourir cependant, alors que l’homme de sa vie, plus vite qu’il n’aurait supputé cela possible, lui fut arraché par un spectre, une ombre aussi malveillante que la mort elle-même qui se rit d’eux avant de disparaître. Connor ne sentit pas que la Bague lui échappait, non, et quand bien même cela aurait-il été le cas, il n’en aurait que faire : son être se déchirait d’horreur à la vue de son cher et tendre précipité dans la fosse dont il venait lui-même de réchapper. Sa main droite glissa d'elle-même dans la poche de sa robe mais avant même qu’il ait le temps de saisir sa baguette, l’invité mystère le devança et sauva MacFly d’un choc qui, plusieurs mètres plus bas, aurait bien pu lui coûter plus qu’une simple fracture. Frappé d’effroi, l’archéomage demeura statufié sur place, incapable de réagir au quart de seconde comme il aurait voulu le faire quelques instants plus tôt. Incapable, il aurait été incapable de sauver Siméon. Son corps n’avait brûlé que de lancer le plus puissants des Flipendo, avant de repousser implacablement leurs opposants, ces fous osant mettre en péril la vie de celui qui lui était le plus cher, d’un Expedimenta aussi flamboyant que le sort lancé par Alice Londubat afin de protéger son enfant. L’amour, l’amour pur et sans partage, aussi brillant qu’une lame, aussi parfait que l’essence-même de leur magie, voilà ce qui aurait animé son sortilège, et préservé l’espion d’un péril imminent. Pourtant, malgré cette puissance sans égale, un autre avait revêtu la cape du héros, un autre avait accompli ce qui lui avait incombé de réussir, au nom de ce sentiment hors de contrôle qui le maintenait debout depuis si longtemps. Un éclat de jalousie se planta quelque part en lui, dans une zone d’ombre sur laquelle il n’avait pas d’emprise, une sensation d’échec, d’illégitimité et d’avoir été dépossédé de ce que son égo tenait pour acquis qui se mêla de façon anxiogène au soulagement de voir le métamorphe tiré d’affaire.

Encore trop tard, sa personne se remit en mouvement, arrachée à son immobilité plus par la vision de ce corps tant adoré à même le sol que par le tumulte alentour qui n’avait pas décru, au contraire. Le sentiment d’être l’égal d’un enfant ayant fauté le tenait à la gorge, incompétent, inutile, indigne, alors que leur petit groupe accourait auprès de l’Anarchiste. C’était si déplacé en un instant pareil de ressentir une telle chose, si narcissique et en même temps si intense, cette honte, cette retenue qui le garda en retrait, sans toucher Sim, sans le soutenir, sans avoir l’air d’être autre chose pour celui qui se faisait passer pour Till Kieser qu’un simple collègue de travail… Tout, de son regard à son souffle en passant par cette électricité qui ne manquait jamais d’apparaitre entre eux dès qu’ils se trouvaient en présence l’un de l’autre, témoignait de l’intensité avec laquelle il avait voulu le secourir, la violence de sa crainte, le point auquel il aurait voulu le serrer contre lui alors que les affres des nuits sans lui alors que l’espion croupissait entre les mains des Mangemorts revenaient hanter la lisière de son âme.

L’identité de leur mystérieux adjuvant fut enfin révélée, et un pincement au cœur bien amer fit détourner un bref instant les yeux du mage, l’arrachant à la contemplation de MacFly un bref instant, assez pour lui laisser le temps de ravaler sa rancœur et de retrouver des idées un tant soit peu claires. Quelle hérésie, compte-tenu de sa chevalière qui avait dû le trahir du début à la fin, de l’égarement à ce cocktail explosif de possessivité et de dépit…

Margot et lui pourraient bien débattre de ce qu’ils voudraient dans son dos, planifier sous la garde de qui il finirait à présent que la Bague leur avait échappé, lui savait ce qu’il désirait mettre sur pied afin de coincer les membres de l’Inquisition, récupérer la relique, si possible éviter que le musée finisse en champ de bataille… Et surtout, plus que tout, s’assurer que Siméon sortirait sur ses deux jambes de là.

-Il faut qu’on rejoigne le bureau de Philéas Granville, argua Connor dans un souffle décidé, s’adressant à MacFly, le seul en qui il se fierait aveuglément quoi qu’il advienne cette nuit-là. Le musée a été puissamment ensorcelé de manière à ce que les portoloins ne fonctionnent pas dans l’enceinte du bâtiment, à part au niveau des quais de chargement, là où ils se dirigent sans nul doute. Si on arrive à atteindre le bureau avant qu’ils ne sortent, on pourra enclencher le système de verrouillage… Et les bloquer à l’intérieur, sans possibilité pour eux d’user de la magie pour s’échapper.

Et compte-tenu du cordon de sécurité mis en place au dehors avant même le début des festivités, une évasion « manuelle » serait plus que périlleuse. Ne resterait plus alors qu’à attendre que les Aurors arrivent en nombre à leur rescousse… Un délai qui serait judicieusement utilisé par l’archéomage pour faire du bureau de son collègue et ami un QG sécurisé à partir duquel s’assurer que toutes les vitrines résisteraient aux assauts de voleurs improvisés –voire même s’en défendraient- grâce à ce même système conçu pour ce genre de calamité… Et dans lequel il comptait bien emmener Siméon, ce qui ne serait pas aisé compte-tenu de la tendance qu’avait son amant à se jeter bras ouvert dans la gueule du loup, sans se soucier une seconde de sa propre sécurité. S’assurer que Sainclair allait bien et arriverait à bon port, voilà peut-être qui le ferait réfléchir à deux fois avant de s’élancer à corps perdu sur les traces de l’Inquisition ? Sainclair désirait sauver les trésors du musée, mais plus encore veiller sur l’Anarchiste, deux buts qu’il escomptait bien conjuguer, quitte à camper sur ses positions et ainsi se mettre lui-même en danger en refusant de bouger à moins que son plan ne soit suivi. Hors de question de perdre une nouvelle fois son compagnon.





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Siméon MacFly
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Dim 7 Juin - 15:22

I cannot be with you today, but know that I love you.

Siméon le suivait. Dans sa course éperdue et perdue d’avance, il restait focaliser sur son amant. Oui. La mission était passée à la trappe. Les combats faisaient rage autour de lui et la peur de voir son ami s’effondrer au sol était bien trop tenace dans ses tripes pour penser à quoique ce soit d’autres. Voilà pourquoi il n'aimait pas partir en mission en sachant Connor près de lui. Alors qu’il commençait à reprendre l’avantage, un sort perdu le projeta contre le mur coupant son souffle. Le métamorphe se leva immédiatement, tentant de retrouver son équilibre, avant de regarder autour de lui. Celui qui avait lancé ce foutu sortilège gisait mort tandis qu’un autre soldat de Voldemort pointait sa baguette sur lui. Plus par réflexe que par choix, il n’hésita pas à prendre la vie de ce malheureux avec un Avada Kedavra. Il n’avait pas choisi. C’était tout simplement son instinct. Connor. Clignant plusieurs fois des yeux pour enlever la brume, il se mit en marche pour retrouver la piste de son ami. Tous les objets souffraient des combats. Certains au sol en miettes ne pourraient jamais être recollés. Un spectacle tout aussi désolant que révoltant. Siméon n’était certes pas un sentimental sur ces vieux objets, mais il savait que Connor vivait pour cette passion. C’est alors qu’il vit un homme en noir. Il n’avait pas l’allure d’un mangemort, mais tout dans son attitude mettait en garde le métamorphe. Il avait vu un de ces hommes poursuivre son amant. Maintenant pleinement en état de marche, sa baguette lança un sort de paralysie à son encontre. Son attention sur lui, un sourire étira ses lèvres. Un sourire de défi. C’était la première fois qu’il affronter un de ses compères depuis son retour de la mort. Cette idée l’excitait ! Il redevenait un peu plus lui-même. Le sorcier répliqua et un duel spectaculaire commença. Siméon évitait avec agilité malgré que son corps soit encore en convalescence tandis que son adversaire lançait des sorts puissants. Le métamorphe savait alors qu’il avait en face de lui un mage d’une grande expérience. Il ne ressemblait absolument pas aux chiens de Voldemort ou bien du Ministère. Il y avait quelque chose chez eux qui hérissaient son poil.

« MacFly ! »

Un mangemort cria son nom. C’est alors qu’il remarqua que sous le choc, il avait repris son apparence. Jurant, il devait maintenant faire face à deux adversaires. Contre toute attente cependant, son premier ennemi prit sa défense et exécuta d’une main de maître le mangemort. Avant même que Siméon réalise, il était pris en joue avec une arme à feu sur la tête. Le ‘clic’ témoin qu’au moindre faux-pas il irait en enfer, le fit baisser sa baguette. Pas un mot ne sortit du masque argenté de l’inconnu qui transplanait avec lui. Lorsque ses pieds touchèrent de nouveau, le sol, c’était pour croiser le regard de Connor. Son cœur s’arrêta. À ses côtés, Darren et une femme blonde qui les protégeait d’une tierce personne. Ce qui se passait ? Siméon n’en avait absolument pas la moindre idée. Cependant, il pouvait remarquer qu’il était sur le point de tomber dans le trou percé dans le sol. Avait-il peur ? Non. Dans le pire des cas, c’est la mort qui l’attendait en bas. C’est le fait qu’il pouvait sentir le regard de Connor sur lui qui le dérangeait. Il ne voulait pas que son frère de cœur assiste à sa mort. Il pouvait sentir sa chevalière lui brûler l’annulaire pour faire battre un peu plus fort son cœur. Battait-il à l’unisson avec celui de son amant ? La pression autour de sa gorge et sur sa tempe se fit un peu plus forte. Son regard plongé dans celui de l’archéomage, il tentait de le rassurer. Une pression derrière son dos sonna le glas. C’était sans compter sur l’intervention de Darren qui le projetait plusieurs mètres en arrière. Décidément, c’était aujourd’hui qu’il apprenait à voler. Son corps percuta violemment les dalles de marbre le faisant cracher du sang. Toussant pour reprendre son souffle, son regard se perdit sur le plafonnier. Il pouvait d’ors et déjà sentir que plusieurs de ses blessures s’étaient une nouvelle fois recouverte. Darren arriva à sa hauteur et lui demanda s’il n’était pas trop cassé. Siméon retroussa son nez pour balbutier :

« J’ai connu pire. »


Il attrapa la main de Darren pour se redresser doucement en grimaçant avant de poser son regard sur Connor. Oh comme il pouvait déjà l’entendre lui dire que ce n’était pas raisonnable qu’il retourne si tôt sur le terrain. Cependant, il n’avait pas besoin de cela. Siméon pouvait sentir les affres de la jalousie dans l’esprit de son amant. Il soupira. Ses deux jambes le faisaient tanguer, cependant, il fit un pas, puis un deuxième pour effleurer la main de Sainclair. Son plan était excellent et pouvait marcher. La blonde qui flirtait avec Darren semblait être une bonne sorcière. De toute façon, le mentor d’Hellson n’avait pas le choix. Il devait le laisser partir avec elle. L’Inquisition était déjà partie cependant. Ils avaient réussi à trouver un moyen de transplaner. Cependant, il n’était pas trop tard pour emprisonner les mangemorts. Attrapant une fiole dans la poche de son manteau, il en avala le contenu pour soigner ses plaies : heureux de voir qu’elles ne s’étaient pas brisées après l’impact des deux projections.

« Ton plan est parfait ! Va avec elle. Nous avons encore des choses à régler avec Darren. Si l’Inquisition est encore là, alors nous allons les trouver ! »

Il pouvait déjà sentir au fond de ses tripes que Connor n’était pas d’accord. Lui non plus. Il avait envie de le suivre, de le protéger, mais il avait un devoir envers Darren. S’approchant de lui en voyant son poulain revenir, il chuchota :

« Je t’en prie… Fais attention... Je ne peux pas venir avec toi, mais mes pensées t'accompagnent. »

Il termina cette confession dans un souffle et envoya tous ses sentiments à travers la bague.

« Il va falloir y aller. Tout de suite, même. »


Siméon soupira et attrapa la main de Connor pour la serrer de toutes ses forces.

« Je te retrouve au manoir dans deux heures d’accord ? »

Sans attendre sa réponse, il partit laissant Margot et Connor. Son cœur se pinçait, mais rapidement sa détermination à accomplir sa mission première pour l'Anarchie reprit le dessus.
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