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Tu sais maman, le monde fait peur quand on est tout seul pour l’affronter • Maman ♥

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Sam 28 Fév - 20:34
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Ce matin en se levant, vers dix heures, elle ne se serait jamais douté qu'elle recevrait dans la journée une lettre du Ministère la conviant à une cérémonie de remise de prix pour la découverte de la bague de Salomon. A vrai dire, on ne se doutait jamais que ce genre de choses allaient nous tomber dessus. Et Joyce, encore moins. Elle n'arrivait pas vraiment à saisir l'amplitude de cette invitation et ne saisissait pas non plus pourquoi elle devait recevoir une pseudo-médaille pour avoir découvert une bague. Certes, cette bague était extrêmement rare et donc très recherché partout dans le monde, mais ce n'était qu'une bague ! Probablement dû au choc ou à la surprise de recevoir une telle lettre qui arrivait généralement une fois dans une vie et encore, parfois on en recevait jamais une telle de cette sorte, n'arrivait pas bien à saisir toute la teneur et l'amplitude de la dites lettre. Ok, elle comprenait que cet archéomage Connor Sainclair puisse recevoir une récompense, parce que c'était un archéomage, qu'il avait identifié la bague. Mais elle, oui elle ! Elle l'avait tout simplement trouvé par un pur hasard, elle n'avait jamais cherché oh grand jamais ! la bague de Salomon. Joyce l'avait juste trouvé jolie et l'avait acheté dans ce vide-grenier dans un village non loin de la maison. Rien de plus. Bon, si, un peu plus. Parce que si rien ne s'était passé, la miss Weather n'en serait pas à recevoir une lettre du Ministère la conviant à une remise de médailles dans le musée magique de Londres, non, il s'était bien passé quelque chose ! Ou plutôt plusieurs choses. Elle avait ressenti les « symptômes » de la bague. L'ancienne bleue et bronze était une métamorphomage et non pas dotait du don de voyance et pourtant, elle avait vu ! Elle avait eu une vision de son père cassant un objet et dans la journée, la vision s'était réalisée. Étonnant … et puis, il y avait eu cette invisibilité qui avait surprit d'abord son chat qui n'avait pas comprit pourquoi il ne s'était pas installé confortablement sur le siège de sa maîtresse mais sur quelque chose … qu'il n'aurait su ce que c'était, alors que c'était bel et bien sa maîtresse sur laquelle il s'était installé, provisoirement. Parce que voyez-vous, vu que le siège est bizarre, il avait décidé que le lit semblait être une bien meilleure option vu que pour l'instant, il ne lui avait pas fait défaut. Et ce genre d'action, les visions et le don d'invisibilité s'étaient répétés à plusieurs reprises de manière aléatoire alors que Joyce portait l'anneau. Alors forcément, la sang-pur s'était posée des questions et avait décidé d'aller au Ministère pour régler cette affaire et tant pis si elle devait se séparer de la bague ! Qui sait, ça aurait pu être dangereux ?! Mais en allant au Ministère, elle ne s'était pas doutée un seul instant qu'elle s'embarquait dans une telle affaire qui prendrait bien trop d'amplitude ! Le Ministère, son père y travaillait, pendant un long moment il y avait été en tant qu'auror puis à présent il travaillait au Département des Mystères. Et dire que son Dudule voulait lui aussi devenir auror et qu'à la rentrée il débuterait une formation pour devenir ce qu'avait été leur père … franchement, Joyce n'était pas du tout emballée par cette idée que son frère jumeau puisse prendre de tels risques.

Mais eux deux avaient un secret, durant la Coupe du Monde, ou plutôt juste avant le lancement de la Coupe du Monde, la veille, ils avaient rencontré le mangemort qui était à l'origine de l'un de leur tourment. La mort de Zac, le meurtre qu'elle avait commit. Ça, ils n'en avaient parlé à personne et surtout pas aux parents ! Imaginez leurs réactions en apprenant qu'ils avaient été en contact avec un mangemort, et surtout avec celui qui avait mis sous son emprise, grâce à un Impero, Joyce durant la Nuit Rouge et qui leurs avaient fait perdre un être cher à tous ! Joyce n'osait pas imaginer … mais ils s'étaient bien occupés de son cas et ils avaient réussi à avoir au final des réponses à leurs questions. Réponses qui n'étaient pas pour toutes, véridictes ! Et puis, il n'avait plus de baguette ou tout du moins provisoirement. La belle rousse s'était occupée de son cas en la brisant en deux devant lui pour lui soutirer ainsi des informations. Mais ce monstre n'avait pas eu que sa baguette de cassée, les jambes aussi avaient bien prit, Joyce s'en était aussi occupée personnellement. A vrai dire, elle s'en sortait plutôt bien question sortilèges et enchantements ! Mais Duncan n'avait pas été en reste en lui lançant à son tour un sort qui l'avait brûlé et en lui écrasant les parties. Franchement, ils faisaient un bon duo tout les deux ! Bien sûr, ils n'étaient pas partis comme ça, Joyce avait prit la précaution de lui lancer un Oubliette, se sachant capable de lancer un tel sortilège et puis, il le fallait ! Sinon ils auraient une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes à l'heure actuelle … Pour l'instant ça ne lui pesait pas de garder un tel secret mais peut-être que plus tard, elle finirait par avoir du mal. Revenons tout de même à ce qui nous intéresse, la lettre envoyée par le Ministère ! L'adolescente l'avait reçu dans le courant du début de l'après-midi et depuis, ça lui revenait sans cesse en tête, tournant ça dans tous les sens. Accepter ou ne pas accepter ? Y aller ou ne pas y aller ? Que faire ? Telles étaient les questions. Franchement, elle, recevoir une médaille ? Elle ne s'y attendait vraiment pas. Elle se voyait plutôt avoir une médaille pour avoir fait remporter à son équipe une compétition de Quidditch, soulever un trophée, mais médaille – ou plutôt une broche symbolique – pour avoir découvert une bague, elle tombait un peu des nues, là ! Alors donc, depuis qu'elle avait reçu cette dites lettre – qui avait mit au passage en rogne Groms vu que ce n'était pas lui qui avait livré ce courrier – elle y pensait, elle y avait pensé dans sa chambre, lors du dîner où elle n'avait pas beaucoup parlé ce qui devenait quand même assez commun chez elle en ce moment de ne pas beaucoup parler durant les repas, mais bref, passons ! Sous la douche, elle avait prit un bon quart d'heure, s'étant de nouveau plongée dans ses pensées par rapport à cette demande, cette invitation. Bon, le lavage des dents avait été rapide, elle avait souhaité bonne nuit à tout le monde et était partie dans sa chambre, prenant un bon bouquin et se glissant dans son lit, son chat Dagobert Walter Dominus Cataracte la rejoignant peu après. La belle rousse avait réussi à lire quelques chapitres – quatre en tout – avant d'éteindre la lumière et de se mettre dans une position qu'elle appréciait pour s'endormir. Et voilà qu'elle n'avait pas trouvé le sommeil. Ça lui faisait un peu penser à quand elle avait reçu tout d'abord la lettre lui annonçant qu'elle avait passé les ASPICS haut la main – elle avait fait au début une crise d'hystérie, hurlant de joie avant de finir par comparer ses résultats avec celui de son frère – et puis, surtout, quand elle avait eu la lettre lui annonçant qu'elle était reçue en formation de Quidditch de haut niveau et que donc à la rentrée, elle serait former pour améliorer son niveau en tant qu'attrapeuse et que peut-être, elle intégrerait une équipe de Quidditch professionnelle. Là, ça avait été pire, elle n'avait pas cessé de crier de joie pendant au moins cinq bonnes minutes, secouant vivement le papier lui ayant annoncé la bonne nouvelle, nouvelle bien meilleure que celle des résultats des ASPICS et elle avait fait presque une nuit blanche à cause de l'excitation, n'arrivant pas à trouver le sommeil tellement elle était contente, gardant le sourire pendant plusieurs jours d'affilés.

Alors de nouveau, la lettre du Ministère lui était revenue en tête alors qu'elle était plongée dans le noir et que son chat était tout contre elle. Elle réfléchissait et recommençait à tourner tout ça dans tous les sens. Les minutes passaient et elle ne trouvait toujours pas le sommeil. Accepter ou ne pas accepter ? Y aller ou ne pas y aller ? La jeune métamorphomage ne savait que faire. Voilà à présent qu'une heure était passée et son chat avait fini par se décider à se lever et partir elle ne savait où dans la maison, probablement à la recherche d'eau ou de lait ou juste par envie de se dégourdir les pattes, la laissant ainsi seule avec ses pensées dans son lit. Seule, elle l'avait été pendant la Nuit Rouge alors qu'elle cherchait Zaccary, mais elle n'avait pas été seule lorsque la Coupe du Monde avait dérapé, elle avait réussi à rester avec Duncan se tenant l'un et l'autre la main pour ne pas être séparé. Et là encore, ils avaient dû affronter des dangers mais ils avaient réussi à s'en sortir vivants, indemnes. Duncan, il était depuis un peu plus d'un an un loup-garou. Joyce s'en voulait qu'il ait été mordu, la jeune fille à la chevelure couleur des flammes s'en voulait pour beaucoup de choses à vrai dire. Avoir tué son petit-frère, ne pas avoir été là lorsque Duncan avait été face à Greyback et donc, ne pas avoir réussi à l'empêcher de se faire mordre par cette bête. Car oui, à ses yeux Greyback était une bête alors que Duncan restait malgré tout son frère même s'il était à présent un loup-garou. Et puis en même temps, être un loup-garou c'était juste se transformer une fois par mois, on en devenait pas un monstre pour autant. Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi on rejetait tant les loup-garous de la société. Sérieux, être un loup-garou c'était certes un fardeau mais on était dangereux juste une fois par mois et tant qu'on était pas en contact avec la Lune, ça allait ! En tout cas, il était certain que la miss Weather ne rejetterait jamais son frère jumeau pour être devenu un loup-garou. Greyback était une bête, Duncan ne l'était pas. Et il ne le serait jamais. Voilà à présent plusieurs heures qui venaient de défiler. Un rapide coup d’œil vers son réveil lui indiqua qu'il était bientôt une heure du matin. Poussant un soupire, Joyce tendit le bras pour atteindre l'interrupteur de sa lampe de chevet et poussa dessus, allumant ainsi la lumière. Elle ferma l'espace de quelques secondes ses yeux avant de les rouvrir, s'habituant peu à peu à la la lumière de nouveau présente dans la pièce. Choppant son livre qui était à côté de sa lampe et de son réveil, elle se cala un peu mieux avec son coussin, le dos contre son mur, encore bien glissée sous sa couette, elle se remit à lire, peut-être que ça l'aiderait à apaiser ses pensées et que d'ici peu elle ressentirait l'envie de dormir ? Elle l'espérait … la belle rousse se plongea alors de nouveau dans la lecture de son livre, parcourant les lignes et les pages, complètement absorbée par ce qu'il y avait à l'intérieur, ne voyant même pas le temps passer. Heureusement qu'elle avait bien d'autres livres à lire et qu'elle pouvait s'en acheter de nouveaux sans problème. Voilà que le temps était passé bien plus vite qu'elle ne l'aurait imaginé car lorsqu'elle mit son marque-page et referma son livre, son regard couleur émeraude glissa vers son réveil qui affichait près de une heure et demie. Allez ! Elle allait essayer de dormir maintenant. Remettant son livre à sa place, elle éteignit la lumière et se remit dans la position qu'elle arborait pour s'endormir. Dagobert Walter Dominus Cataracte n'était toujours pas revenu. Peut-être qu'il avait trouvé un meilleur lit pour la nuit ? Dommage, elle aurait bien aimé dormir avec son énorme boule de poils. Oui, parce que son chat s'était l'énorme chat avec plein de poils, bref Dagobert Walter Dominus Cataracte était un Sibérien qu'elle avait depuis à présent plusieurs longues années, lors de sa première rentrée à Poudlard il avait été là, avec elle, dans un cage et à chaque rentrée il avait été présent. Elle qui pensait que lire l'aiderait à s'endormir, c'était raté. Voilà que deux heures arrivait et elle n'était toujours pas dans les bras de Morphée.

Poussant un soupire, elle attrapa sa baguette, rabattit la couverture, se mit en position assise et glissa ses pieds dans ses chaussons. Ça allait, on était en été alors elle n'avait pas froid et puis elle avait une chemise et un petit short qui lui servait de pyjama pour cette saison. Ce n'était pas comme si elle allait se balader à poils dans la maison, elle lança un « Lumos » qu'elle murmura pour ne réveiller personne et se mit en marche. Direction la cuisine. Et elle était au grenier. C'était un peu une mission commando, elle marchait à pas de loup pour éviter de réveiller les autres personnes endormis mais pourtant elle avait l'impression d'être un éléphant à cause des grincements qu'elle provoquait par moment. Fichu plancher qui l'entourait ! Son regard alla vers la chambre de Duncan, la lumière était éteinte elle en émit l'hypothèse qu'il dormait ce qui pouvait s'avérer complètement faux car il pouvait avoir la lumière éteinte mais avoir des problèmes comme elle pour dormir, mais elle n'allait pas chercher à en savoir plus, inutile de prendre le risque de le réveiller. Avec lenteur et toute la délicatesse du monde, Joyce entreprit de descendre le premier escalier qui la mènerait vers la cuisine, son but. Il y eut quelques craquements et à chaque craquement elle se figea, tendant l'oreille, guettant le moindre bruit. Rien. Bon ça allait. Elle finit par atteindre le palier où il y avait la chambre de Zaccary mais aussi celle de ses parents. La porte de la chambre était fermée depuis la Nuit Rouge, elle y allait de temps en temps, discrètement, quand elle avait assez de courage pour y rentrer et y rester. La poussière s'accumulait mais personne n'avait assez de force pour s'occuper d'y faire le ménage. Sa chambre était restée la même depuis qu'il l'avait quitté pour la dernière fois. Quant à celle de ses parents, elle était entrouverte. Soudain elle sentit du mouvement ce qui la fit porter son regard vers les marches de l'escalier où elle découvrit les grands yeux de son chat qui la fixait avant qu'il se mette à pousser un miaulement. Elle se décala un peu pour le laisser passer et il fila dans la chambre parentale, la laissant seule dans le noir avec sa baguette qui procurait un peu de lumière. Elle ne s'attarda pas à l'étage et avec la même précaution qu'elle avait prise pour le premier escalier descendit le second et dernier. Et là voilà au rez-de-chaussé, elle n'avait plus trop à craindre, d'un pas assuré elle se dirigea vers la cuisine. Voulant juste se faire une tasse de thé pour tenter de trouver le sommeil. Une fois arrivée à destination elle prit une casserole et à l'aide de sa baguette y mit de l'eau, elle la fit chauffer et pendant ce temps chercha le thé qu'elle voulait y mettre. Son choix tomba sur Yunnan, elle prit un sachet et le déposa sur la table. Éteignant la lumière au bout de sa baguette, elle la glissa entre sa tête et l'une de ses oreilles alors qu'à tâtons elle cherchait une chaise, chaise qu'elle trouva et avec toute la délicatesse du monde la transporta jusqu'à la fenêtre. Elle prononça mentalement de nouveau « Lumos » ce qui lui permit de pouvoir voir, retournant à présent vers les plaques de cuissons. Dès que l'eau fut prête elle la versa dans sa tasse Titi & Grosminet – qu'est-ce qu'elle aimait sa tasse et si un jour elle devait partir, et un jour elle partirait ! elle l'embarquerait avec elle - et y mit son sachet, éteignant la lumière, elle alla s'asseoir sur la chaise, son regard plongeait dans le ciel étoilé qu'elle voyait au-dehors. Ce qui était bien quand on vivait dans la campagne, c'est qu'on pouvait voir facilement les étoiles, en plus, eux, ils étaient isolés. Même pas dans un village, juste un peu pommé. Bon, certes, y avait bien les champs en face de la maison mais ils avaient un espace à eux qui servait de jardin et ils avaient la forêt environnante pour en profiter. Franchement, elle adorait y vivre. Se mettant en tailleur sur sa chaise, elle referma ses mains sur sa tasse, sa baguette était posée dans le creux que formaient ses jambes, son regard se plongea l'espace de quelques secondes dans le liquide qui était dans la tasse même si elle ne pouvait pas le voir et elle finit par la porter à ses lèvres, y buvant une longue gorgée avant de se replonger dans la contemplation du ciel nocturne. Elle buvait son thé, lavait ce qu'elle avait dû utiliser et retourner discrètement dans son lit pour tenter encore une fois de s'endormir, en espérant que ce coup-ci soit la bonne ! Ça lui semblait être un bon programme ...
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Dim 1 Mar - 16:01
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“ Hélène & Joyce Weather ♦

Tu sais maman, le monde fait peur

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• Il s'en était passé des choses aujourd'hui. Nos petites habitudes familiales avaient été perturbées par l'arrivée d'une mystérieuse lettre pour ma petite Joyce. Normalement, les lettres du ministère que nous recevons sont pour mon mari. Etant donné qu'il travaille dorénavant au département des mystère. Cette fois ce fut pour ma fille. De ce que j'ai compris dans cette excitation c'était à propos d'une découverte apparemment très importante.

Après avoir mangé et l'épisode de la lettre, je me suis réfugiée comme à mon habitude dans mon bureau, fermé à clé. J'ai travaillé sur des remèdes, des antidotes. Botanique et potions sont liées. Voir mon fils loup-garou une fois par mois, me pousse à chercher encore et toujours. J'aimerais aussi trouvé une potion qui permettrait de repousser certains sorts naturellement, dont celui de la mort. En tout honnêteté, je travaille dessus depuis la Nuit Rouge. J'ai beau examiner chaque plantes, chaque associations je ne trouve encore rien, et ce fut le cas cet après-midi là. Alors, entre deux recherches, je tombais dans une petite phase dépressive, comme toujours … Je regarde alors une vieille photographie de nous cinq, souriant, jouant dehors et ça va un peu mieux et me met à continuer les recherches.

Trop de travail, tue le travail. Il était l'heure de manger qui plus est. 19H00 : je prépare le repas de ce soir. J'ai opté pour un bon petit plat français qui plait beaucoup à ma petite famille. Ce soir ce sera des galettes bretonnes. Cuisiner me fait du bien quand je ne me sens pas dans mon assiette … Je prépare la pâte à galette rapidement et la laisse reposer une heure environ. 20H00 : je crie « à table ! ». Comme prévu tout le monde à adoré, cela m'a réchauffé le cœur un petit peu mais l'ambiance reste toujours tendue à table, surtout le soir. J'ai adressé tout de même un mince sourire à mes deux enfants.

23H00 : mon mari et moi décidons d'aller nous coucher après une longue discussion autour de l'avenir de nos enfants, que nous estimons bien choisis. Je m'endors presque aussitôt, collée contre mon mari, toujours aussi séduisant en passant. Les heures passent et impossible de me réveiller. Je n'entends rien du tout, je fais des petits rêves. Vers deux heures du matin, la grosse boule de poil de Joyce rentre dans la chambre et miaule. Je fais semblant de ne pas l'entendre pendant environ trente minutes. Un moment, il décida de sauter sur le lit et de me réveiller en miaulant toujours plus fort.

« C'est bon Dagobert, j'ai compris je descend … »

Je ne sais pas ce qu'il avait ce soir là mais afin d'avoir la paix je descendais, prenant mon peignoir en soie de Chine au passage et mes petites pantoufles en coton. Une fois en bas je lui donne à boire et à manger. Voyant que ce chat était heureux ainsi, je déposais une caresse sur son dos. Maintenant que j'étais réveillée … Je ne savais pas vraiment quoi faire, alors je décidais de me faire une tisane pour me détendre. Celle-ci prête, je me dirigeais vers ma petite place favorite près de la fenêtre.

Quelle ne fut pas ma surprise quand je vis ma fille assise à la même place que celle que j'avais en tête. Sa grosse boule de poil rassasiée lui sauta alors dessus en miaulant. C'est avec une petite voix fatiguée que je montrais ma présence.

« On ne trouve pas le sommeil non plus Joyce ? »

Je regardais en direction de ma fille. Je n'étais pas encore complètement réveillée … Je sirotait une gorgée de tisane. La chaleur et ce petit goût épicé me ferait le plus grand bien. Je ne restais pas longtemps debout et parti m'asseoir non loin de ma fille, sur un gros coussin, la tasse à la main. C'était le moment pour appliquer les conseils que mon thérapeute m'a conseillé.
©clever love.
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Lun 2 Mar - 2:26
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Bientôt, elle retournerait en cours, ou plutôt, débuterait sa formation. Fini Poudlard, fini les uniformes, fini le trajet du Poudlard Express, fini tous ces examens épuisants, fini de crouler sous trois milliards de devoirs et de révisions, fini la Grande Salle et ses somptueux repas, fini la salle commune, fini Serdaigle, fini le dortoir et son univers bien commun. Fini tout ça. Mais une chose restait, c'est qu'elle resterait toujours une Serdaigle. On disait que Poudlard était comme une seconde maison et c'était bel et bien vrai. Joyce avait rapidement considéré le château et ses environs comme une seconde maison. Et la maison pour laquelle elle s'était battue pendant toutes ces années, elle ne regretterait jamais d'en avoir fait partie. Qu'est-ce que le temps passait vite. Mais au moins sa dernière année passait à l'école de magie s'était finie en beauté par la victoire de sa maison. De quoi bien finir sa scolarité et partir d'un bon pied. Là-bas, elle y avait eu de merveilleux souvenirs, elle s'y était fait des amis, de magnifiques rencontres. Poudlard, c'était tout un univers, mais un univers qu'on appréciait bien rapidement. Certes, quand on arrivait, qu'on était en première année, on était tout d'abord impressionné par la structure même du château quand on le voyait se rapprochait de nous lorsqu'on était sur les barques et puis, on était timide, un peu désorienté, espérant se faire rapidement de nouveaux amis et de s'habituer à être loin de ses parents. Mais en ce qui concernait être loin des parents, on pouvait entretenir des correspondances comme eux l'avaient fait pendant toutes ces années, ça permettait de ne pas avoir trop de coups de cafards et les parents nous manquaient moins. Il y avait aussi les fêtes dans la salle commune lorsque l'équipe de Quidditch avait remporté un match, ça, elle s'en souviendrait toujours de l'ambiance de sa maison. Des érudits. Des personnes assoiffés d'apprendre encore plus. Le Quidditch avait prit une importante place dans sa vie à partir du moment où elle avait intégré l'équipe de sa maison en tant qu'attrapeuse, et dire que maintenant elle continuait sur cette voie alors que bien d'autres s'ouvraient à elle, surtout avec les excellents résultats qu'elle avait eu à ses BUSES et ses ASPICS. Aaah qu'est-ce que Serdaigle allait lui manquer ! Mais il y avait aussi la Nuit Rouge qui venait ternir le tableau, parce que s'il n'y avait pas eu la Nuit Rouge, tout aurait été comme rose, ou presque. Elle avait eu la chance de débarquer à Poudlard avec un jumeau, elle n'était donc pas vraiment seule vu que malgré les chamailleries qu'elle avait avec lui, ils avaient toujours été très proches l'un de l'autre. Et puis, il y avait Zac, quand il était né, elle lui avait promit qu'elle le protégerait et elle n'avait pas sut tenir sa promesse … même si elle tentait d'évoluer, de continuer sa vie, même si ses souvenirs de la Nuit Rouge lui étaient revenus en partie et qu'elle avait vu dans les yeux de Zac qu'il ne lui en voulait pas, qu'il l'aimait qu'il était désolé de mourir. Elle l'avait tué et malgré tout ce temps malgré le fait qu'elle savait qui était le mangemort qui l'avait mise sous Impero, qu'elle lui avait soutiré avec l'aide de son frère les informations, les réponses qu'ils souhaitaient avoir depuis un an, elle continuait encore à s'en vouloir. Pas autant qu'avant mais quand même. Ça c'était ce qui ternissait ses souvenirs de Poudlard, tout aurait pu être parfait si il n'y avait pas eu la Nuit Rouge. Si Zac n'était pas rentré à Poudlard cette année là, il serait encore vivant et peut-être bien que Duncan ne serait pas devenu un loup-garou. Ils auraient été ensemble, tous les deux, pendant la Nuit Rouge et ils auraient sut se défendre, ils avaient bien sut se défende durant le désastre de la Coupe du Monde.

La belle rousse était en vacance, elle était censée pouvoir en profiter un maximum et surtout bien se reposer avant la reprise. Et puis de toute manière, il était important de dormir la nuit. Pourtant, l'ancienne bleue et bronze n'arrivait pas à trouver le sommeil cette nuit-là. Nuits qui se faisaient à présent plus calme vu qu'elle faisait de moins en moins de cauchemars. En faites, c'était toujours ce même cauchemar qui revenait, elle était dans son lit et Zaccary venait la voir, lui disait que c'était de sa faute et elle sentait ses doigts froids lui serrer le cou avant de se réveiller en sursaut et en sueur dans son lit, au bord des larmes. Mais maintenant elle le voyait de moins en moins, c'était bon signe ! Il aurait été probablement heureux de savoir que sa grande-sœur avait reçu une lettre du Ministère la conviant à une remise de prix, médaille – symbolique – qu'on allait lui mettre. Il aurait été fier de sa sœur, elle en était sûre. Mais restait le fait qu'elle ne savait toujours pas si elle devait accepter, elle était celle qui avait découvert la bague et non la personne qui l'avait identifié. Était-ce bien raisonnable d'accepter une telle récompense ? La belle rousse allait être sous les feux des projecteurs durant une soirée même si ça serait l'archéomage qui serait plus mis en avant, elle en était sûre. D'un autre côté, ça pourrait la mettre dans le bain vu qu'elle se promettait à une carrière de joueuse de Quidditch professionnelle et quand on était dans ce sport on était forcément tôt ou tard sous les feux des projecteurs, surtout qu'elle avait bien prévu de remporter au moins une fois la Coupe du Monde. Pourtant, ça ne l'emballait pas plus que ça d'aller à cette soirée, certes elle adorait l'Histoire de la Magie et ce qui y touchait, certes c'était un grand honneur de se voir remettre une récompense pour une telle découverte, mais elle ne pensait pas qu'elle recevrait une récompense si tôt. C'était peut-être ça qui la gênait tant ? A vrai dire, elle n'en savait trop rien. Une partie d'elle-même lui disait d'accepter alors que l'autre lui disait de refuser. L'adolescente sursauta brusquement lorsqu'elle sentit quelque chose rentrait en contact avec elle, son regard couleur émeraude se baissa vers son chat qui miaulait, un doux sourire apparut alors sur ses lèvres alors qu'elle le voyait qu'il s'installait confortablement sur ses jambes, sa main passa sur son pelage avant de récupérer sa baguette qui était coincé à présent en-dessous de son chat. Alors que sa baguette était à présent dans sa main, elle entendit une voix, une voix qu'elle connaissait que trop bien, celle de sa mère. Elle se retourna un peu, de manière à pouvoir la voir alors que via ce simple mouvement son chat poussait un miaulement de protestation, préférant qu'elle reste dans sa position initiale. Qu'il ne s'inquiète pas, elle n'allait pas rester indéfiniment à moitié tourné sur sa chaise, ses yeux allèrent alors se planter rapidement dans celui de sa mère avant de s'en détourner, se fixant sur un autre point. C'était dur de maintenir son regard fixé sur elle alors qu'elle était persuadée que sa mère la détestait depuis la Nuit Rouge :

« Oui, je n'arrête pas de réfléchir à la lettre alors ça n'aide pas pour s'endormir. Toi aussi on dirait que tu n'arrives pas à trouver le sommeil ... »

Qu'est-ce que ça pouvait lui faire de savoir pourquoi elle n'arrivait pas à dormir ? Franchement, la dernière phrase qu'elle avait prononcé lui faisait penser à un troll qui tentait de communiquer. Mais elle n'avait pas trouvé mieux à dire … voilà que la belle brune venait s'installer non loin d'elle, de quoi satisfaire le chat Sibérien vu que sa maîtresse retrouvait sa position initiale et il le fit savoir avec un nouveau miaulement, cette fois-ci de contentement. Pourtant, Joyce se pencha pour mettre sur le gros rebord de la fenêtre sa tasse, s'en séparant quelques instants, elle déposa sa baguette avec délicatesse sa baguette sur le dos de son chat qui ouvrit une paupière. Euh … elle faisait quoi là ? Il n'était pas un support pour baguette nameho ! Qu'est-ce qu'elle était chiante à bouger celle-là – devait-il se dire en ce moment-même – pendant qu'elle se faisait un chignon et reprenait sa baguette pour la coincer dans ses cheveux, faisant ainsi maintenir ses cheveux dans un chignon des plus sommaire. Elle récupéra sa tasse d'une main et de l'autre gratta entre les oreilles l'animal qui poussa un fort ronronnement de contentement, non non, c'est bon, il retirait toutes les pensées négatives qu'il avait eu envers Joyce, elle était très bien sa maîtresse en faites. Le silence s'était installé depuis peu, à vrai dire, Joyce ne savait pas trop quoi dire en la présence de sa mère. Elle se sentait toujours très mal à l'aise quand elle était dans la même pièce qu'elle, pourtant elle se disait qu'il fallait qu'elle trouve quelque chose à dire, même quelque chose des plus bateaux … son regard se fixa alors sur le ciel nocturne :

« On a de la chance, il n'y a pas de nuage. Le ciel est beau … c'est quand déjà la nuit des étoiles filantes ? »

De toute manière, les ciels étoilés étaient toujours très beau à voir, ce qui faisait qu'elle se sentait encore plus stupide d'avoir dit une telle chose. La jeune métamorphomage préférait regarder les étoiles que de tourner ses yeux vers sa génitrice, ça lui éviterait de ressentir un plus fort malaise. Après avoir finit de parler, elle porta sa tasse de thé à ses lèvres et en but une longue gorgée. Le goût était appréciable et il la détendait quelque peu. Et puis cette douce chaleur qui se diffusait à l'intérieur d'elle-même grâce au liquide qu'elle avait ingurgité lui faisait du bien.
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Mar 3 Mar - 15:02
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“ Hélène & Joyce Weather ♦

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• Joyce était en vacances et je ne voyais pas trop ce qui pouvait la tenir éveillée cette nuit, à cette heure-ci. Elle pouvait se demander la même chose. Je ne l'avais pas choisi, c'était son gros chat … Pour ne pas laisser le silence s'installer, j'avais entamer la conversation. C'était très difficile pour moi de lui adresser la parole, à chaque fois que je vois ma fille, la regarde, cela me rappelle à quel point je suis une mère épouvantable, si l'on peut encore appeler ça une mère.

Ma fille me répondit, cette fameuse lettre du ministère était la cause de son insomnie du jour. Peut-être aurait-elle préféré que Dagobert ne me réveille pas … Elle me renvoya la remarque. Avant de lui répondre je m'assis non loin d'elle et de son chat.

« Dagobert m'a reveillé … »

C'est là tout ce que j'avais à dire ma fille et j'en suis désolée … Je sirotais une nouvelle gorgée de ma tisane et regardais à travers la fenêtre le ciel étoilé. C'était plus facile pour moi, et on pourrait surement se parler plus facilement ainsi. Je réfléchissais d'ailleurs à un sujet de conversation. Ce silence devenait lourd, trop lourd pour moi mais ne trouvant rien il allait en être ainsi surement pendant un moment. Ou pas du tout. Joyce trouva la nuit des étoiles filantes comme sujet de conversation. Cela me convient je n'aurais jamais trouvé mieux. On peut partir sur tellement de sujets diverses avec le ciel. C'est bien notre fille !

« Oui c'est très beau. Nous avons de la chance dans notre petit coin. … C'est le week-end prochain normalement. »

Je me souvenais, quand j'étais à Poudlard, notre profeseur d'astronomie nous donnait rendez-vous sur une plaine pour la nuit des étoiles filantes. On était tous émerveillés. Entre deux étoiles filantes nous parlions des constellations, de leur signification et souvent on débordait sur autre chose. C'était très enrichissant. Ce n'était pas mon cours favoris mais la nuit des étoiles filantes je ne la ratais jamais ! Cela me donna une idée.

« Ca te dirais qu'on se fasse une petite soirée ailleurs pour la nuit des étoiles filantes ? … Jeune, on se donnait tous rendez-vous là-bas … »

Je regardais par la fenêtre, un peu nostalgique. J'espérais que l'idée lui plaise. Ce n'est pas évident pour moi d'aller de l'avant. Je tente depuis peu de faire des efforts … L'ont-ils remarqué ? Je ne le sais même pas … Ce serait l'occasion de passer un moment juste tous les quatres, sans perturbations venant de l'extérieur. Juste une petite soirée en famille, pour tenter d'oublier nos tracas.

Je regards en direction de ma fille qui regardait par la fenêtre. Son chat était confortablement installé sur ses genoux et cela me fit sourire légèrement. Ah si seulement je pouvais être un animal … La vie serait beaucoup plus simple …
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Mar 3 Mar - 23:04
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Alors c'était son chat qui était à l'origine du réveil de sa mère et donc qu'elle soit présente avec elle. En même temps, elle s'en doutait un peu, en descendant les escaliers elle l'avait bien vu se faufiler dans la chambre de ses parents. Il était facile de savoir pourquoi il avait réveillé sa mère. Il avait eu faim ou soif, mais elle trouva qu'il aurait tout de même pu le lui demander au lieu de miauler pour lui dire de se pousser car il ne pouvait pas passer. Franchement, parfois il était vraiment chiant. Mais après, elle comprenait qu'il puisse avoir faim, il aimait manger comme elle. Preuve en est, pendant le dîner de ce soir elle avait demandé à ce qu'on la resserve plusieurs fois. En même temps, les crêpes elle adorait ça ! Que ça soit salée comme sucrée même si bien sûr elle avait une préférence pour les crêpes sucrées, celles-ci étaient de loin les meilleures à ses yeux ! Mais son chat était déjà bien gros, par ses poils mais aussi par les kilos qu'il avait. Quand il marchait sur vous, ce n'était pas avec toute la délicatesse du monde, loin de là ! Même si il avait la capacité de marcher dans la maison sans que celle-ci n’émette aucun grincement, chose qu'enviait Joyce à son chat. Elle, en descendant les escaliers pour arriver jusqu'ici, elle avait eu l'impression d'être un éléphant même si elle avait tout de même fait attention pour ne pas faire tant de bruit que ça, alors que lui, il n'avait aucun problème pour ne pas faire de bruit malgré ses kilos en trop. Il faudrait qu'elle pense à lui faire faire un régime car ça n'allait pas du tout ! Elle qui pensait qu'elle allait être seule à boire son thé puis aller se coucher avec l'espoir de pouvoir enfin dormir, c'était raté ! Merci Dagobert ! Pourtant, la belle rousse n'en voulait pas à son chat, elle n'y pouvait rien si son chat était un véritable ventre sur pattes. Lui, il aimait manger et dormir ainsi qu'on le caresse. Bref, une vie de chat ! Parfois, elle l'enviait d'être ce qu'il était car la vie semblait tellement plus simple pour lui :

 « T'as conscience qu'à force de manger autant comme ça, tu vas devenir aussi gros qu'un hippopotame ? » dit-elle à l'intention de son chat

Elle déposa alors un baiser entre ses oreilles et il secoua la tête, poussant un miaulement. Allez savoir ce qu'il pensait en ce moment même. Pour Joyce, ça avait été un réel coup de cœur lorsqu'elle avait vu Dagobert Walter Dominus Cataracte et allez savoir pourquoi elle lui avait donné un prénom à rallonge, elle avait sans doute trouvé que ça lui irait à merveille et pour le moment, son chat ne s'en était jamais plein. En même temps, on ne l'appelait pas souvent par son prénom en entier mais juste par le premier des prénoms qui composait son prénom ou par un diminutif tel que « Dago ». En plus, il lui servait de bouillotte quand il acceptait de dormir contre elle. Quand il le voulait, il pouvait ne pas faire son pacha et être affectueux et voir même joueur. Franchement, elle adorait son chat. L'adolescente porta sa tasse à ses lèvres et but une autre gorgée, ses yeux couleur émeraude toujours portaient sur les étoiles, c'était bien plus facile ainsi de pouvoir parler avec sa mère que de la regarder. Les étoiles, voilà une bonne idée de sujet de conversation ! Joyce s'empressa de se lancer dessus en demandant à la célèbre botaniste si elle savait quand est-ce qu'était la nuit des étoiles filantes. A vrai dire, elle oubliait souvent cette date et pourtant, c'était merveilleux de s'installer dehors cette nuit-là et d'observer cet événement. Si elle pouvait faire un vœux ça serait que Zaccary soit bien où il était, ne pouvant pas souhaiter qu'il revienne à la vie. Alors donc la nuit des étoiles filantes était pour le week-end prochain, elle avait hâte. C'était toujours beau à voir. La jeune métamorphomage se contenta d'un simple hochement de tête, ne disant rien et buvant une autre gorgée de son thé. Le silence s'était de nouveau installé, simplement brisé par les ronronnements de sa grosse boule de poils qu'elle continuait pour le moment de gratter entre les oreilles. De toute manière, dès qu'il était content pour même une petite chose, il ronronnait. Et pas un petit ronronnement ! De bon gros ronronnements digne de son gabarit ! Mais le silence ne dura pas bien longtemps car sa mère reprit la parole. Ce qu'elle lui dit surprit l'ancienne bleue et bronze qui ne s'y attendait pas le moins du monde, son regard quitta les cieux pour venir brièvement sur elle avant de le rediriger de nouveau vers l'extérieur. Que dire ? Que faire ? Son idée, sa proposition était bonne, elle était intéressante et cela tentait bien Joyce. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes avant de prendre à son tour la parole, d'une voix calme et basse. Évitons de réveiller les deux hommes de la maison qui eux, avaient la chance de pouvoir dormir :

 « Euh oui … pourquoi pas … ça serait avec Duncan et papa ? Où irait-on ? »

L'idée était bonne et ça leur ferait du bien de se retrouver tous ensemble, sauf si Hélène souhaitait finalement passer ce moment juste avec sa fille. Ce que Joyce appréhendait. Déjà qu'en ce moment elle se sentait mal à l'aise, alors passer toute une soirée voir même la nuit entière avec sa mère, ça lui faisait un peu peur. Sa main se sépara des poils de son chat pour venir se mettre sur la tasse qu'elle tenait déjà de l'autre main, la chaleur était apaisante et réconfortante. La belle rousse posa ses yeux sur l'intérieur de sa tasse avant de la porter à ses lèvres et d'y boire une petite gorgée. Son regard revint vers les étoiles, ne pas la regarder laisser à communiquer, car quand elle voyait sa mère elle ne pouvait s'empêcher de culpabiliser d'avoir tué Zaccary alors qu'elle arrivait enfin à avancer et que grâce au fait d'avoir rencontrer à la veille de l'ouverture de la Coupe du Monde celui qui l'avait mit sous Impero, ça l'avait aidé un peu plus déculpabiliser de ce qu'elle avait fait. Ce n'était pas de sa faute, elle avait été au mauvais endroit au mauvais moment et puis, il lui avait dit qu'elle était entrain de protéger Zaccary quand il avait décidé de la mettre sous Impero. Même si c'était faux – ce qu'elle ne savait pas – elle y croyait, c'était tout à fait normal qu'elle était entrain de protéger Zaccary. Elle était désolée de s'être retournée contre lui et ce sentiment s'amplifiait à chaque fois qu'elle était en présence de sa mère.
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Sam 21 Mar - 15:42
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“ Hélène & Joyce Weather ♦

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• J'avais révélé à ma petite Joyce que c'était son chat qui était à l'origine de mon réveil et de ma venue ici. Si elle a se plaindre c'est auprès de lui. Elle lui fit une remarque sur son poids. Ceci me fit sourire légèrement. Il est vrai qu'il ne pense qu'à manger cette boule de poil. D'ailleurs avec lui cette expression prends tout son sens, une vraie boule avec tout un tas de poils dessus. Il reste adorable malgré tout et puis nous ne pouvons rien refuser à Dagobert.

Il me rappelait bien mon premier chat, en plus gros. Doux, câlin, un amour de petite bête. Mon premier animal, je m'en souviens comme si c'était hier … A l'animalerie du chemin de Traverse. C'était le bon vieux temps ça … Maintenant on a un hibou grincheux et une grosse et adorable boule de poil.

Contre toute attente, Joyce m'avait parlé de la nuit des étoile filantes. Je lui avait donné la date de la prochaine. En parlait m'a fait repenser à de vieux souvenirs qui me firent sourire. En regardant à travers la fenêtre pour éviter le contact visuel avec ma fille, je n'étais pas encore prête, je lui avais proposé d'aller la voir ensemble. Je pourrais revenir sur les lieux de mes souvenirs, peut-être y retrouverais-je d'autres connaissances. Je reposai mon regard sur ma fille et hocha de la tête.

« Oui tous ensemble, comme avant … J'avais pensé à l'endroit où nous emmenait notre professeur d'astronomie … L'endroit parfait pour observer les étoiles filantes je te l'assure. »

Je regardais de nouveau vers le ciel étoilé et m'imaginait tous ensemble. Avec mon mari à mes côtés, cela sera plus évident qu'en ce moment même. Je prends sur moi et fais des efforts mais je culpabilise toujours, j'ai tellement honte de moi … Je n'arrive même pas en parler avec l'homme de ma vie … Je bois une gorgée de ma tisane, toujours en regardant le ciel. J'entend Dagobert qui ronronne légèrement et cela me fit rappeler le silence qui s'installait.

« C'est un vaste plaine où il n'y a jamais de nuages pour voiler le ciel. C'était notre endroit secret quand j'étais à Poudlard … Cela fait longtemps que je n'y ai pas mis les pieds … »

Mon thérapeute moldu m'avait conseillé de parler de moi à mes enfants pour effacer ce canyon entre nous, car oui, il s'agissait bien d'un canyon entre mes enfants et moi. Je voulais dans un premier temps construire un pont pour nous rapprocher avant de combler cet immense creux qui nous sépare. Peut-être que le fait de lui montrer que je pouvais encore éprouver des sentiments aiderait ma petite Joyce à me pardonner … 

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Dim 22 Mar - 3:54
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Ça lui faisait étrange d'être assise, là, aux côtés de sa mère, seule avec elle. Joyce essayait toujours de ne pas se retrouver seule face à sa génitrice, son sentiment de culpabilité ressurgissant à chaque fois qu'elle était en sa présence. Alors il était plus préférable pour elle, pour toutes les deux, que la belle rousse n'ait aucun contact visuel avec sa mère. Maintenir son regard avec celui de sa mère serait sûrement difficile pour Joyce et accentuerait sa culpabilité et puis, il fallait l'avouer qu'elle avait un peu peur d'être en sa présence. Qu'elle puisse tout d'un coup lui lâcher que c'était de sa faute si Zaccary n'était plus avec eux, qu'elle lui balance tout ce qu'elle avait sur le cœur. En tout cas, tout ce que Joyce pouvait s'imaginer dans sa tête et qui servait juste à accentuer sa culpabilité et remuer le couteau dans la plaie. Surtout que depuis plusieurs mois à présent, l'ancienne bleue et bronze avait réussi à se ressaisir et à moins s'en vouloir de la mort de son petit-frère, à réussir à aller de l'avant. Ce qui lui avait permis de passer avec brio ses ASPIC et avoir d'excellents résultats à cet important examen. Elle avait même réussi à décrocher sa formation de Quidditch de haut niveau, tout lui réussissait. Elle était une jeune sorcière brillante sans pour autant être une surdouée, bref, une Serdaigle, même si elle était sortie de Poudlard et qu'elle n'était plus officiellement dans cette maison, elle le restait tout de même au fond. On ne partait qu'en partie de la maison qui nous avait accueillit durant notre scolarité dans cette école de magie car cette maison, quel-quelle soit, avait fait partie de notre vie pendant sept bonnes années et ce n'était pas rien ! Ça restait d'une certaine manière, ancré en nous ou plutôt en elle. Elle avait grandit au sein de Serdaigle, elle s'était épanouie, s'était fait des amis, s'y était sentie réellement comme dans une seconde maison. Car celle dans laquelle elle était cette nuit, elle s'y sentait bien, elle y avait aussi grandit, mais aujourd'hui, en présence d'Hélène, elle était troublée, il y avait eu Zac et à cause d'elle, il n'était plus là, ça faisait un manque, un vide, comme un silence parmi le bruit commun à cette demeure, une sorte de silence dans leur discussion car il n'y avait plus Zaccary pour venir les voir, il n'y avait plus Zaccary pour s'immiscer dans des conversations, il n'y avait plus Zaccary avec qui on pouvait s'amuser. Elle l'aimait tant et il n'était plus là. Si seulement elle pouvait revenir en arrière ou qu'il y est un moyen pour qu'il revienne à la vie. Mais après un an, il devait être dans un mauvais état … mais bon, si on était dans un monde idéal, dans une sorte d'Utopie, soit il ne serait pas mort soit il y aurait la possibilité de le faire revenir à la vie et de réparer les dégâts que causait le temps face à un cadavre. Et dire qu'elle n'avait même pas pu être présente à son enterrement. Est-ce que ça aurait été déplacé qu'elle y soit ? A vrai dire elle n'en savait rien … la jeune métamorphomage savait juste qu'à ce moment-là, elle était hospitalisée à Saint Mangouste avec d'autres victimes de la Nuit Rouge. Fichue nuit … L'idée de parler des étoiles et plus particulièrement de la nuit des étoiles filantes semblait avoir été une bonne idée au final. En tout cas, ça leur permettaient de ne pas à avoir à aborder le sujet de Zaccary ou la Nuit Rouge. La proposition que lui fit Hélène étonna Joyce, elle ne s'y attendait pas. Mais une inquiétude gagna bien vite la sang-pur, se demandant si sa mère souhaitait faire cette expédition tous ensemble ou seulement avec elle. Si c'était juste avec elle, l'ancienne Serdaigle ne savait pas comment réagir, comment interpréter cette proposition. Y aller tous les quatre lui permettrait de ne pas avoir forcément à avoir un contact avec sa mère et elle pourrait par exemple, rester auprès de Duncan et juste contempler les cieux sans avoir à faire parti de conversations qui pourraient se nouer au fil de la soirée et de la nuit. Ouf ! La voilà rassurait ! Sa mère venant de lui dire qu'ils seraient tous ensemble et non toutes les deux. Ça enlève comme un poids des épaules de Joyce. Elle veut bien lui faire confiance sur le lieu du site choisi pour profiter de cette magnifique nuit des étoiles filantes, si sa mère le dit c'est qu'elle ne doit pas avoir tord :

« Oh … ça a l'air sympa comme endroit. Tu penses qu'il y aura d'autres personnes en plus de nous pour en profiter ? »

C'était une question banale pour continuer la conversation sur ce sujet et surtout pas sur l'un des sujets qui faisait si mal. L'astronomie, elle aimait ça, elle adorait même ! C'était tellement passionnant ce qui touchait à l'Univers, il y avait tellement de choses à apprendre. Mais aussi, juste simplement regarder les étoiles était tout simplement quelque chose de magnifique. Elle se souvenait de lorsqu'elle avait utilisé pour la première fois le télescope qu'il avait fallu acheter pour ses cours d'astronomie, elle avait été tout de suite séduite par ce qu'elle avait pu voir. Toutes ces choses qui brillaient dans le ciel lui était révélée et elle s'était appliquée en astronomie encore plus que dans certaines matières, tentant de se renseigner sur ce qu'elle pouvait observer dans le ciel. Mais l'Astronomie ne pouvait pas rivaliser face au Quidditch, ça, c'était tout autre chose ! Et peut-être bien qu'à un moment, Joyce avait rêvé d'avoir un métier en rapport à l'astronomie, mais cela n'avait pas bien duré longtemps à partir du moment où le Quidditch était devenu plus qu'une passion pour elle. Son regard couleur émeraude se baissa un instant sur sa tisane qui continuait de refroidir lentement dans sa main alors que l'autre était toujours occupée à gratter entre les oreilles de son chat qui ronronnait de contentement. Pour lui, la vie était belle et sans vraiment de problèmes qui pouvait bouleverser sa vie. Ah si ! P'tête bien que s'il était obligé de faire un régime, ça pourrait bien faire un gros changement de sa vie et qu'il ne serait peut-être pas très content qu'on le nourrisse moins. A cette pensée un sourire effleura brièvement les lèvres de la jeune métamorphomage qui porta sa tasse à ses lèvres et en but une gorgée. Le niveau baissait à chaque gorgée et elle se disait que d'ici peu, son thé serait fini et que peut-être elle réussirait à trouver le sommeil. En tout cas, parler comme elle parlait maintenant, même si c'était avec sa mère, ça lui permettait de ne pas penser à la lettre que lui avait envoyé le Ministère. Ses yeux se relevèrent vers les cieux étoilés alors qu'elle écoutait sa mère lui parler. Il avait l'air vraiment sympa ce coin au vu de comment elle le lui décrivait. Pourtant, Joyce laissa passer volontairement plusieurs longues secondes avant de prendre à son tour la parole, cherchant quoi dire, c'était vrai qu'elle aurait aimé connaître cet endroit plus tôt, que son propre professeur d'astronomie leur montre cet endroit, mais beaucoup dans son cours semblaient ne pas apprécier cette matière qui était pourtant passionnante aux yeux de Joyce. Bon, ok, cartographier les cieux n'était pas quelque chose des plus passionnants mais il y avait tant d'autres choses dans l'astronomie ! :

 « Il vous l'a montré quand tu étais en quelle année ? » elle marqua une pause alors qu'elle buvait une nouvelle gorgée puis reprit « Selon toi, l'astronomie est en combientième place parmi les matières que tu préférais étudier ? »

Bien sûr, Joyce se doutait de la place qu'avait la botanique chez sa mère, la première, normal, elle en avait fait son métier. C'était comme pour elle, le vol, était en première place car elle avait cette sensation de liberté qui s'infiltrait en elle à chaque fois qu'elle était sur un balai et que l'adrénaline coulait dans ses veines.
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Lun 4 Mai - 16:42
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• Etre en compagnie de ma fille était une sensation réellement étrange. Petit à petit, je sentais que je m'y faisais. je n'avais pas réellement le choix à vrai dire … Je ne pouvais pas partir maintenant ! Je devais faire des efforts et si cela devait se commencer ainsi et bien soit. Heureusement, Dagobert faisait quelques petites frasques de temps en temps. J'avais aussi ma tisane, le ciel étoilé. ce dernier avait permis d'entamer la conversation. J'ignorais d'ailleurs que ma petite Joyce portait un intérêt au ciel.

« Oh c'est probable, mais cela fait tellement longtemps que je n'y suis pas allée … Pour être franche, je n'en ai aucune idées … On pourra être seulement tous les quatres ou tout le contraire. »

Je n'avais à vrai dire réellement aucune idées. Je ne sais pas si mes anciens camarades de Poudlard y vont encore, seuls ou avec leurs familles … Ce que je sais en revanche, c'est que cela nous ferait grand bien à tous les quatre. Cela faisait écho à l'école que nous avons en commun. Nous passerions un moment en famille, ce qui, je l'espère, nous rapprocherait … Cette tension quotidienne et permanente commence à peser sur mes épaules.

« C'est un peu compliqué à vrai dire, il emmenait ceux qu'il estimait méritants. Pour ma part ce fut entre la Quatrième et la Cinquième année à Poudlard. »

Je me souviens du jour où mon professeur me l'a annoncé, comme si c'était hier. C'était peu de temps avant la fin des cours, il m'avait demandé de rester à la fin de son cours. J'avais cru à la retenue ou aux devoirs supplémentaires au début. Il m'avait alors parlé de ce lieu, de cette nuit des étoiles filantes comme s'il s'agissait d'un secret d'état. J'avais été flattée et fière d'être une des élues. Ma première nuit des étoiles filantes avait été mémorable ! On en avait vu tout un tas ! On avait aussi observé la Lune, quelques planètes. C'était génial. Y repenser me ferait verser une larme si j'étais seule. Avant de répondre à la deuxième question de ma fille et pour me ressaisir, je bois une nouvelle gorgée de ma tisane.

« L'astronomie ? En troisième position, après la botanique et le vol. »

Je buvais la dernière gorgée de ma boisson chaude et posa ma tasse sur le bord de la fenêtre. Je pris ensuite mon courage à deux mains pour continuer la conversation. Bien que ce soit banale, cela demande beaucoup de force pour moi.

« Et toi, Joyce, tu aimes l'astronomie ? »

A présent, j'osais diriger mon regard vers ma fille. Ah qu'elle était belle ! Elle avait un petit air de sa grand-mère paternelle, un petit côté italien. Je ne savais pas si elle oserait, elle aussi, me regarder ou non. En tous les cas, j'essayais d'avoir un regard plutôt neutre voire légèrement sympathique.

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Mar 5 Mai - 3:20
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Ça lui faisait étrange d'être dans la même pièce que sa mère, seule avec elle et cela depuis à présent plusieurs minutes. Elle qui tentait d'éviter de rester dans la même pièce que sa mère pour éviter de se sentir encore plus coupable d'avoir tué son petit-frère, son fils, c'était raté. Joyce depuis à présent plusieurs mois arrivait à avancer, à aller de l'avant, elle s'en voulait beaucoup moins de ce qui était arrivé à Zaccary. Les cauchemars s'étaient même nettement atténués, pour dire ! Et puis, depuis la rencontre avec ce mangemort à la veille de l'ouverture de la Coupe du Monde de Quidditch, son sentiment de culpabilité c'était encore plus amenuisé. Ce n'était pas de sa faute si ce cinglé avait jeté son dévolu sur eux et puis, il lui avait dit qu'elle était entrain de défendre le première année lorsqu'il l'avait vu et qu'il lui avait lancé l'Impero. Elle le croyait, parce qu'elle n'arrivait pas à se souvenir de la rencontre, du fait qu'elle était tombée sur lui au détour d'un couloir alors qu'elle cherchait Zaccary de son côté et Duncan du sien. S'ils ne s'étaient pas séparés, s'ils étaient restés ensemble, peut-être que Duncan aurait pu éviter ce meurtre ou bien ça aurait été lui qui serait mort à l'heure actuelle. Et la douleur aurait été encore plus grande pour la belle métamorphomage qui aurait alors perdu son double masculin, son jumeau et elle ne s'en serait peut-être pas relevée aujourd'hui. C'était peut-être horrible de dire ça, mais si elle avait perdu Duncan durant la Nuit, si elle l'avait tué – ou non – au lieu de Zaccary, elle en aurait bien plus souffert que la mort de son petit-frère. Sa relation avec Duncan était tout autre que celle qu'elle entretenait avec lui. En même temps, c'était sûr que ce n'était pas la même chose ! Duncan était son jumeau, ils avaient toujours été très proches l'un de l'autre, toujours très complice, à compléter sans peine la phrase de l'autre après l'avoir coupé. Et cela ne gênait ni l'un ni l'autre qu'il soit coupé dans ses paroles. C'était même plutôt naturel chez eux même s'ils ne le faisaient pas avec les autres. Car les autres n'étaient pas eux. Avant, ils se disputaient, mais ce n'était jamais bien méchant, des broutilles mais après les événements de la Nuit Rouge, les disputes n'existaient plus, les disputes étaient révolues. Même s'ils avaient tous été affectés par la Nuit Rouge, les jumeaux en avaient vu leur relation devenir encore plus forte qu'avant cet événement. Mais sa relation avec sa mère s'était nettement dégradée depuis maintenant un an, depuis la mort de Zac. Joyce le regrettait et elle continuait à se dire que malgré les mois qui étaient passés, sa mère la détestait pour avoir tué Zaccary et d'une certaine manière, Joyce pouvait le comprendre car elle-même se détestait – ou s'était détestée – d'avoir tué son petit-frère :

 « Et tu penses être sûre de te rappeler où c'est ? Papa y est déjà allé ou il n'y a que toi ? »

Surtout ne pas parler de Zac et tout irait bien. C'était comme marcher en équilibre sur un fil tendu au-dessus d'un gouffre, il ne fallait surtout pas y tomber. Le moindre faux pas et ça pourrait être la catastrophe ! Ce moment qu'ils allaient passer ensemble, Joyce espérait que cela leur ferait du bien, elle redoutait tout de même le fait qu'il puisse y avoir d'autres personnes avec eux, imaginez qu'ils posent des questions qui pourraient remuer le couteau dans la plaie ? Au pire, elle s'isolerait un peu même si c'était un moment qu'ils allaient passer ensemble, tous les quatre. Sans Zac. Ça lui revenait toujours à l'esprit. Tel un boomerang. Sans Zac. Il n'y avait plus Zac. Il n'y aurait plus jamais Zac. Et si cet homme n'avait pas été là alors Zac serait peut-être encore vivant aujourd'hui. Sans Zac, rien n'était plus pareil, rien ne serait plus jamais pareil de toute façon. Elle avait toujours trouvé ça assez stupide de se dire que les morts pouvaient voir les vivants, elle trouvait ça d'une bêtise, mais depuis la mort de son petit-frère, la belle rousse s'était surprise à penser une ou deux fois à ce que pouvait penser Zac de tout ça s'il les voyait. C'était vouloir continuer à le faire vivre alors qu'il était mort et enterré. Enterrait … elle n'avait même pas pu venir à son enterrement car elle avait été hospitalisé à Saint Mangouste tout de suite après que les aurors aient conclus qu'elle avait été sous l'emprise d'un Impero pour avoir agit de la sorte. Alors que ses yeux couleur émeraude étaient plantés sur les cieux étoilés, l'ancienne bleue et bronze écoutait sa mère lui parler, elle aurait aimé avoir un tel professeur, l'Astronomie était tellement passionnant même si elle avait – comme tous les autres élèves – toujours eut du mal avec le fait qu'il faille gravir toutes ces marches pour atteindre le cours et cela une fois la nuit tombée, ce qui faisait qu'il y avait moins d'heures de sommeil. C'était plutôt dur quand les examens approchés et qu'elle manquait de sommeil car elle révisait un peu trop. Au moins, elle avait ses camarades du dortoir avec qui elle pouvait réviser jusqu'à tard dans la nuit, étant toutes dans la même année cela rendaient les révisions plus faciles. Malgré ce qui c'était passé, Poudlard lui manquait déjà un peu. Lorsque la célèbre botaniste eut fini de parler, Joyce ne rajouta rien, laissant le silence s'installer dans la pièce, seulement rompu par les ronronnements bruyant de son chat.

Sirotant son thé, les yeux rivés toujours sur les étoiles, se demandant même s'il y avait une autre vie autre que celles que l'on pouvait trouver sur Terre, mais sur une autre planète, son attention revint vers Hélène qui venait de reprendre la parole pour répondre à sa question par rapport à l'Astronomie. C'était au moins point commun qu'elles avaient toutes les deux, elles aimaient le Vol et l'Astronomie. Ce n'était pas que Joyce n'aimait pas la Botanique, c'est juste qu'elle arrivait à avoir des Efforts Exceptionnels, parce qu'elle faisait des efforts exceptionnels pour réussir à s'en sortir avec les plantes. Cette année, l'ancienne Serdaigle avait eu droit à un séjour à l'infirmerie à cause d'un Snargalouf qui l'avait agressé durant le cours de Botanique. Cette fichue fausse souche aux branches noueuses l'avait attaqué alors que pourtant, Joyce avait fait ce que le professeur leur avait dit de faire pour éviter de se faire agresser. Peut-être l'avait-elle mal fait ? Mais résultat, elle s'était retrouvée avec une tentacules hérissées d'épines plantait dans le bras de la part d'un Snargalouf remonté à bloc et pas prêt de la lâcher. Elle s'était mise à crier – hurler – de douleur, horrifiée à la vue du sang qui se répandait sur son bras et qui coulait sur le sol de la serre. Les larmes lui étaient venues presque instantanément, en même temps c'était normal vu la douleur qui la submergeait. C'était le professeur qui avait réussi à prendre une des gousses dans la cavité qui les renfermait et la tentacule avait brusquement disparu, pourtant, les trous n'avaient pas disparus, la douleur non plus et le sang continuait à couler. Le prof l'avait emmené et Duncan l'avait bien sûr suivit jusqu'à l'infirmerie. La présence de Duncan avait été bénéfique pour Joyce même si elle ne l'avait pas tout de suite réellement ressenti, trop submergée par la douleur, n'arrivant pas à réfléchir plus loin que le fait qu'elle souffrait. Et à ce moment-là, elle aurait aimé que sa mère soit-là pour la réconforter. Aujourd'hui, les plaies s'étaient refermées depuis bien longtemps, elle avait très bien cicatrisé et il n'y avait aucune marque sur son bras, ce qui lui convenait très bien. Savait-elle la mésaventure qui lui était arrivée ? Il n'y avait eu aucune discussion sur ce sujet. L'école avait dû sûrement envoyer un hibou pour prévenir du fait que l'un des enfants Weather était actuellement à l'infirmerie pour s'être fait agresser par un Snargalouf lors d'un cours de Botanique. Mais Joyce jusqu'à aujourd'hui n'en avait jamais parlé avec sa mère :

 « Je dirais peut-être en troisième position avec l'Histoire de la Magie. Après le vol et la métamorphose. »

Bah oui, quoi ? Elle avait droit d'être influencé par le fait qu'elle était métamorphomage pour apprécier bien plus que d'autres matières, la métamorphose. La pensée de sa mésaventure en botanique cette année lui revient à l'esprit, après ce cours, elle y était tout de même retournée, courageusement, méfiante mais elle y était allée et ce coup-ci, elle s'en était bien sortie même si ce n'était pas un Snargalouf qu'elle avait dû manipuler mais une toute autre plante. La sang-pur avait toujours eu cette drôle d'impression que son jumeau s'en sortait bien mieux qu'elle dans cette matière, mais cela pouvait s'avérer juste être une impression et ne pas être la vérité ! Ses yeux jusqu'alors toujours fixé sur le ciel, avait glissé timidement vers sa mère et à sa plus grande surprise, elle avait pu remarqué que celle-ci la regardé. Soudain, une vague de malaise la submergea, il n'y avait rien de répréhensible dans le regard de sa mère, il y avait même une touche de sympathie mais Joyce en perdit ses moyens et ses doigts se serrèrent un peu plus sur sa tasse qui devenait de plus en plus tiède :

 « Euh … euh … je voulais te … te demander quelque chose ... » mon dieu qu'est-ce qu'elle perdait ses moyens juste par ce regard  « Quand … quand tu as eu à étudier les souches de Snargalouf, tu … tu … tu t'en es bien sortie ? »

Mon dieu, elle avait bégayé ce qui était tout à fait inhabituel chez elle. Elle ne bégayait jamais. Ses lèvres s'étaient pincées et son regard avait dû être un regard apeuré et remplit de malaise, quelque chose dans ce genre. Franchement, si elle avait pu, elle aurait évité de croiser le regard de sa mère. Ses yeux se baissèrent alors intempestivement sur le contenu de sa tasse, préférant le fixer là que sur la personne qui était à côté d'elle. Et puis maintenant qu'elle avait posé cette question, elle se trouvait tout ce qu'il y a de plus stupide. Sa mère était botaniste alors forcément elle avait dû très bien s'en sortir avec les Snargalouf, non ?
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Sam 13 Juin - 14:06
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quand on est tout seul pour l’affronter „


• J'avais donc évoqué une petite sortie familiale pour la nuit des étoiles filantes à ma petite Joyce. Me remémorer tous ces souvenirs me rendait nostalgique. J'étais plus insouciante à l'époque, il y avait aussi moins d'ennuis, nous n'avions que les mangemorts et ils restaient encore très discrets. Les nuits des étoiles filantes avec mon professeur d'astronomie étaient géniale et resteront gravées en moi jusqu'à la fin. Nous étudions aussi lors de ces nuits là, les planètes de notre système solaire lorsqu'elles étaient visibles. Repenser à ces moments là me faisait oublier la petite gêne que j'éprouvais d'être aux côtés de ma fille et qui plus est, uniquement nous deux. J'avais surement les yeux qui brillaient à ce moment là, j'allais mieux et je me sentais prête à tout affronter sur le coup. Faire ressurgir du bonheur nous aide à aller de l'avant comme me l'a dit mon médecin.

Ma petite Joyce me demanda si je me souvenais de l'endroit. Cela me fit sourire, je connais le chemin comme ma poche. Cela fait si longtemps que j'attends d'y retourner. Il est vrai, que ce serait le bon moment. Peut-être même que cette nuit pourrait nous rapprocher tous. Elle me demandant aussi si Cesare, mon mari, y était déjà allé. Il n'aimait pas vraiment l'astronomie, il n'était même pas doué du tout. Il me taquinait beaucoup sur mes goûts un peu spéciaux.

« Je pourrai même y aller les yeux fermés ! … Ton père ? Il n'est pas trop fan de l'astronomie. Regarder l'histoire d'un soir cela passe mais l'étudier pas du tout. »

Nous avions à présent une conversation plus banale. Ma fille me parlait de l'astronomie, de quand j'avais pu avoir accès à ces nuits des étoiles. Puis elle avait abordé le classement des matières. J'avais donc révélé en toute honnêteté, que l'astronomie s'avérait être ma troisième matière préférée. La botanique était la première forcément, j'avais depuis toute petite un petit don pour les plantes, elles me comprenaient et je les comprenais. Le vol était la deuxième, tout simplement parce que lorsque j'étais dans les airs, je me sentais libre et plein de bonheur me remplissait dans ces moments. Finalement, l'astronomie sur la dernière place du podium n'était pas si étrange, elle liait la nature et le ciel.

J'avais alors retourné la question, avec beaucoup de courage, à ma fille. Je me doutais bien que le vol était pour elle aussi dans le top 3. Elle tient ça de ses parents. La métamorphose ne m'étonnait pas non plus, elle a toujours été douée dans cette matière. L'astronomie était en troisième position comme pour moi. C'est un autre point positif de la soirée, un point qui nous rapproche un peu plus toutes les deux. Je souriais alors, je ne sais pas si elle le vit, je le faisais avant tout pour moi, pour aller mieux.

Je regardais toujours ma petite Joyce avec des yeux sympathiques. Elle, elle regardait toujours le ciel étoilé. Peut-être qu'elle avait aussi peur que moi de devoir confronter nos regards. Soudainement, elle tourna sa tête en ma direction et me regardait à présent. Je sentis mon estomac se nouer. Cela faisait si longtemps que nos yeux ne s'étaient pas croisés. Elle se mit à parler avec hésitation, je ne changeais pas de regard et garder le même visage neutre, je ne voulais pas la perturber plus avec un sourire. Plus elle se sentira mal, plus je le serai aussi. Elle me posa une question sur les souches de Snargalouf. Ce n'était pas une étape évidente, c'est pour ça qu'on les étudiait vers la fin. A mon époque c'était en sixième année, mais il me semble qui l'ont retardé. Je n'avais eu aucun soucis, étant fan de botanique, j'avais lu beaucoup de livres dessus et cela m'avait permis de m'en sortir très facilement.

« Je m'en suis bien sortie, parce que j'étais passionnée par cette matière. Les livres m'avaient beaucoup aidé. La plupart des élèves ratent les Snargalouf. »

Je gardais le contact visuel du mieux que je pouvais. Je sentais que malgré tout, le noeud dans mon ventre s'était atténué, toujours présent mais moins douloureux. Je suis une femme forte, affronter le regard de ma fille devrait être abordable. D'autant plus, qu'il n'est pas vraiment méchant.

Etant donné le sujet de sa question je me doutais bien, que pour elle qui n'est pas une passionnée de botanique, ça n'avait pas été très simple. C'est donc avec le même visage que je regardais ma petite Joyce.

« Ca n'a pas été évident pour toi les Snargalouf, je me trompe ? »

Il est vrai que ce sont de sales bestioles ces plantes là. Ex aequo avec les Mandragore je dirais. Elles ont un cri insupportable qui en a évanoui plus d'un. Il faut dire que c'était drôle lorsqu'un Serpentard tombait au sol …

©clever love.
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Dim 14 Juin - 5:25
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Cela faisait depuis longtemps qu'elle n'avait pas été seule avec sa mère et elle devait l'avouer, ça lui faisait étrange. Plus rien n'était comme avant depuis la Nuit Rouge, Duncan était devenu un loup-garou alors qu'elle, elle tuait leur petit frère en étant sous l'emprise d'un Impero. Même si elle n'était pas parent – et heureusement – elle pouvait très bien imaginer la souffrance que subissaient ses parents face à ce désastre qui avait frappé leur famille. Et en imaginant, elle se disait que sa mère devait la détester pour avoir tué l'un de ses fils. Un peu trop d'imagination certes, mais ça semblait si logique et puis surtout vu le malaise qu'il y avait entre elles depuis la Nuit Rouge, ça suffisait à Joyce pour alimenter cette pensée. Est-ce que si elle avait été à la place d'Hélène elle aurait détesté son enfant d'avoir tué l'un de ses enfants ? Elle n'en savait rien, à vrai dire, en y réfléchissant, elle n'aurait pas pu le détester. Ce n'était pas de sa faute s'il avait été frappé par un Impero et qu'il avait été obligé d'obéir. Et puis, depuis qu'elle avait retrouvé une partie de sa mémoire, Joyce se sentait un peu mieux, la belle rousse s'en voulait moins d'avoir tué Zaccary. D'après les dires de Bryan, elle était entrain de le défendre lorsque le mangemort était passé et qu'il avait décidé d'en faire son pantin, ce qui semblait être tout à fait vrai pour Joyce qui se voyait très bien entrain de défendre Zac durant la Nuit Rouge. Au moins, ça l’apaisait d'y croire. Mais est-ce qu'en parler à sa mère serait une bonne idée ? Elle n'y avait jamais réfléchi depuis sa rencontre avec cet homme la veille de l'ouverture de la coupe du Monde de Quidditch, c'était un secret que gardé Joyce et Duncan. Parler d'un sujet banal comme les étoiles et donc l'astronomie aidait la métamorphomage à rester là en présence de sa mère. Certes, c'était dur pour elle de rester seule – si on omettait son chat – dans la même pièce avec sa mère, mais c'était au final moins insurmontable qu'elle ne l'aurait cru, mais c'était aussi dû au fait qu'elle ne la regardait pas et qu'elle préférait contempler les cieux étoilés que de poser son regard émeraude sur Hélène. Regarder autre chose que sa mère facilitait grandement la communication et la botaniste semblait aussi avoir opté pour cette technique et ça marchait plutôt bien.

Le seul dans la maison qui semblait s'en foutre des problèmes qu'avait la famille Weather depuis la Nuit Rouge, c'était le chat de Joyce, quoique Groms aussi, mais Groms il faisait sa vie dehors comme un grand et il revenait toujours quand on avait besoin de lui. Dagobert Léonard Walter Dominus Cataracte – allez savoir pourquoi Joyce l'avait appelé comme ça – faisait sa vie de chat, il dormait, se lavait – et faisait une scène pas possible quand on essayait de le laver avec de l'eau – mangeait et réclamait des caresses régulièrement, c'était un chat plutôt calme qui appréciait sa vie de chat et qui contrairement au hibou grand-duc familial, n'emmerdez pas le monde. Bon certes, il avait réveillé sa mère cette nuit, mais mis à part ça, c'était un chat adorable qui savait se pointer quand Joyce avait un coup de cafard pour se mettre contre elle et ronronner, ronronnements qui souvent l’apaisaient. De toute manière, à partir du moment où Joyce l'avait choisi, il s'était mis à dormir régulièrement avec elle. Quant à Groms, il avait fait vivre une mésaventure aux jumeaux Weather dans le courant de leur dernière année à Poudlard, ceux-ci avaient tenté de le dresser et ça c'était révélé être un véritable fiasco, monsieur avait décidé d'aller faire un petit tour dans la forêt interdite et les jumeaux l'avaient suivi, espérant le rattraper. Ils avaient au moins eu la chance de rencontrer une licorne, rencontre qu'ils ne feraient sûrement qu'une seule fois dans leurs vies et lorsque Groms avait capté que leurs attentions étaient totalement portées sur l'animal à corne, il avait décidé de piquer une crise de jalousie et de revenir en force en … lâchant des fientes. Leur petite excursion s'était finie lorsque Joyce transforma l'oiseau en verre et depuis, Groms lui faisait la gueule. Mais de toute manière, ça ne changeait pas de d'habitude, Groms faisait la gueule quand quelque chose ne lui convenait pas ou lorsqu'on avait agi d'une manière qu'il n'appréciait pas. Bien sûr, Joyce n'en avait parlé à personne et surtout pas à ses parents, même si elle n'était plus à Poudlard, elle pensait que c'était tout de même un sujet à éviter :

« Est-ce que je peux te poser une question, maman ? »

La sang pur écouta l'autre sorcière qui était à ses côtés répondre à sa question. Question que juste après l'avoir posé elle avait regrettée de l'avoir prononcé. Elle avait déjà la réponse à la question, sa mère était botaniste, une botaniste connue, alors forcément les Snargaloufs ne devaient pas être bien difficile pour elle. Contrairement à elle qui s'était complètement foiré au cours où il fallait manipuler les fausses souches. Pourtant, elle avait été très consciencieuse – comme à chaque cours – et avait suivi toutes les instructions données par le professeur, mais elle avait tout de même réussi à se faire agresser et à séjourner à l'infirmerie. Peut-être que cela devait être un mauvais jour pour le Snargalouf qu'elle avait dû manipuler . De toute manière, elle était bien contente de ne plus avoir à manipuler cette plante, elle en avait gardé un souvenir des plus désagréables ! Mais qu'est-ce qu'elle se sentait stupide d'avoir posé cette question, ça lui semblait tellement évident que sa mère ait réussi et celle-ci lui confirma qu'elle avait réussi, mais cela rassura quelque peu Joyce lorsqu'il apprit que la plupart des élèves rataient. Elle ne savait pas trop comment le prendre. Était-ce bien ou mal ? Ses yeux étaient toujours plantés sur la tasse alors que sa mère devinait que ça n'avait pas été facile pour elle de devoir affronter la souche. Que répondre ? Oui. Forcément ça serait oui. Elle n'allait pas lui mentir, il n'y avait aucune raison qu'elle luit mente. Et puis, comme sa mère l'avait dit, elle n'était pas un cas isolé. Alors pourquoi se sentait-elle un peu honteuse de ne pas avoir réussi face au Snargalouf ? Elle n'en savait trop rien. Même si ses yeux étaient baissés, la belle rousse émit un petit hochement de tête affirmatif avant de prendre la parole :

« Oui … je me suis retrouvée à l'infirmerie. » elle poussa un soupir avant de reprendre « Pourtant j'avais tout fait comme le prof avait dit, mais elle m'a planté l'une de ses tentacules dans l'un de mes bras ... » autre soupir et elle porta sa tasse à ses lèvres, buvant la dernière gorgée de son thé « Peut-être qu'elle était de mauvaise humeur … c'est possible qu'une plante soit de mauvaise humeur ? »

Elle se pencha et posa la tasse sur le sol. Le chat poussa un miaulement, ne pouvait-elle pas rester tranquille ? Fichu matelas pas foutu de rester immobile. Il se leva et décida d'aller sur le « matelas » voisin qui lui semblait bien plus tranquille que Joyce. Voilà que Joyce se retrouvait sans sa boule de poils qui lui tenait chaud, quoique, il ne faisait pas si froid que ça vu que l'été était présent, mais elle appréciait toujours la présence de son chat contre elle. Toutes deux avaient fini leurs boissons et pourtant, elles restaient là, en tout cas Joyce restait assise sur sa chaise au lieu de se lever et de souhaiter une bonne nuit à sa mère. Elle aurait pu, mais elle restait assise là, sans trop savoir pourquoi. Elle n'avait plus vraiment de raison de rester ici alors qu'elle s'était dit avant que sa mère arrive, qu'elle finissait son thé, qu'elle lavait la tasse, puis qu'elle irait se coucher, mais ça, c'était avant qu'Hélène n'arrive. Mais c'était devenu tellement rare ces moments à deux qu'elle restait tout de même là sans trop savoir pourquoi elle n'y mettait pas un terme. Elle se sentait mal à l'aise en présence de sa mère, surtout depuis qu'elle avait croisé son regard, en faites, encore plus depuis que leurs yeux s'étaient rencontrés. Mais elle restait tout de même là.
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