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La lune pour seule témoin de nos actes [Mina]

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Dim 1 Mar - 2:06
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J'avais cru au début que le lac bleu de Champclause serait un endroit très difficile à découvrir, mais ce fut loin d'être le cas. En un seul livre sur les lieux à voir en France, je l'avais découvert le lendemain de la réception dans le domaine des Valmont. Après plusieurs longues conversations avec mes cousins, je n'avais rien eu à dire de mon accord avec Mina, j'avais éviter farouchement qu'on me parle d'elle. J'étais bloqué en vivant chez Andrew, je ne pouvais ramener aucune femme ici, se serait faire un affront au tradition que de ramener une femme n'étant pas la mienne dans un manoir familial. Et Andrew n'est pas pour me laisser m'échapper le soir. Pendant trois longues nuits, j'ai du subir le fait que Mina Valmont obsède mon esprit et surtout qu'une certaine partie de moi n'a de cesse de la désirer. Le fait d'être bien seul pendant toutes ses nuits m'empêchant de ne pas penser à elle, c'est le fond de mon problème, mes rêves me ramènent dans ce moment pendant la réception. Pas que la partie frustrante, mais aussi le fait qu'elle connaît mon secret, que son oncle le connaît, de savoir si son oncle nous a cru. Je n'ai jamais été aussi hanté par une relation que celle que j'entretiens avec Mina. Elle en sait trop, bien que je lui fasse confiance, je sens qu'elle en sait trop. Son oncle en sait trop. Et son oncle est dangereux, autant pour moi, que pour elle et pour son bien-être. C'est ainsi que fatigué par des nuits de sommeil relativement agité, des journées à profiter de la France et de ma famille éloignée. J'étais assis là, devant ce lac, alors que la nuit commençait doucement à tomber. Pourquoi venir en avance ? Simplement pour contempler ce lieu à la lumière de la nuit tombant, mes chaussures trouvèrent rapidement place à côté de mon corps, mes pieds trouvèrent leur place dans l'eau fraîche du lac.

J'étais bien la seule personne encore présente en cet endroit, je me laissais donc aller, m'allongeant sur la berge du lac, les pieds dans l'eau en fermant les yeux. Mes sens bien aux aguets du moindre mouvement. J'étais prêt à sauter sur mes pieds, baguette en main, prêt pour un duel, même pied nu. Ce pourrait même être ma réaction à l'arrivée de Mina, si elle tentait de me surprendre dans ce moment de calme. Je pouvais entendre les oiseaux chantant, le petit vent faisant bouger les branches des arbres. J'ouvrais mes yeux lentement, regardant le soleil déclinant, laissant apparaître les étoiles petit à petit, alors que la nuit ne faisait que pointer le bout de son nez une nouvelle fois. Je ne pouvais dire être impatient de voir Mina, comme je ne pouvais dire que je n'avais aucune envie de la voir. C'était un peu étrange, rien n'était très clair dans ma tête. J'avais envie de la voir, de sentir ses mains sur moi, ses lèvres contre les miennes, nos langues se liant dans une danse enflammée, mes mains se posant sur son corps. Cependant, je me sentais faible d'être si dépendant de son contact, d'être incapable de ne pas rêver d'une soirée vieille de quatre jours sans devoir me glisser entre les cuisses d'une femme pour ne pas rêver justement. J'avais envie de voir Mina également pour savoir ce que son oncle avait pu lui dire ou lui faire. Je voulais surtout savoir s'il nous avait cru, s'il avait pu croire en notre dispute. Une part de moi, avait aussi l'inquiétude que Mina ne vienne pas, qu'elle soit bloquée chez elle par cet oncle semblant bien possessif. Ou que son maître ne l'eut rappeler en Angleterre et qu'elle n'aie pas pris la peine de me prévenir. J'avais aussi énormément penser à la marque des ténèbres qu'elle avait sur son bras pendant ces quatre derniers jours. Il était impossible qu'elle ne connaisse pas au moins l'un de mes parents. J'espérais simplement que son oncle ne connaît personne à qui il pourrait glisser l'information de mon existence. Mes parents s'en retrouveraient bien mal placés avec de gros problèmes et il se pourrait que je doive en subir les conséquences, que Dora en subisse les conséquences. Qu'on tente une nouvelle fois de nous tuer, que la vie de tous les membres de ma famille soit en danger.

J'arrêtais de penser à toutes ces choses, Mina me dirait bien ce que son oncle lui avait annoncé croire de notre dispute, ce qu'il avait pu lui avouer sur moi. Ce qu'il avait pu lui faire. Qui sait, j'aurais peut-être même d'autres informations avant que notre besoin commun de toucher l'autre ne se fasse trop fort nous forçant à oublier les conversations trop intelligibles pour faire monter le désir dans le corps de l'autre. Je souris à cette pensée, ce soir, Mina n'aurait que besoin de peu d'effort afin de me faire la désirer, le manque de rencontrer des derniers jours faisait de moi un homme bien plus faible aux stimulations qu'à mon habitude. Je fermais une nouvelle fois les yeux, écoutant ce qu'il se passait autour de moi, cherchant à noter l'arrivée d'une personne ou d'un animal potentiellement dangereux pour ma sécurité. Toujours les yeux fermés, je me rendais de plus en plus compte que ce lieu donnait un côté bien plus sérieux à notre relation que ce que Mina devait avoir envisagé. Un clair de lune, un lac, un homme et une femme, d'un point de vue extérieur, c'était le rendez-vous parfait d'un couple d'amoureux ou d'amant. Mina et moi étions bien loin de ce genre de relation, mais mon esprit avait fait cette connexion avec tous ce que j'avais pu voir et entendre dans mon adolescence de petits couples amoureux se retrouvant au bord du lac. Je ne dis pas ressentir de sentiment autre que l'attirance incontrôlable pour Mina et je ne doute pas qu'elle ne ressente la même chose. Les sentiments amoureux ne semblent être pour aucun de nous et c'est justement pour cette raison que nous nous comprenons. On ne veut pas s'enchaîner, on veut vivre comme on le veut. Je pris le temps d'une longue respiration, Mina me faisait attendre et la patience n'était pas l'une de mes qualités en sa compagnie, alors l'attendre n'était pas une chose pour me plaire. Pourquoi me plaindre alors que j'avais moi-même choisi de venir en avance afin de découvrir les lieux avant de la retrouver ici. Voir les possibilités, les moyens de partir rapidement si je devais me trouver dans une situation d'urgence. Après tout, après avoir été poursuivit pendant des années, on garde les habitudes d'une personne devant toujours regarder derrière son épaule pour être certains que personne n'a la baguette levée prête à laisser sortir un sort vert, qui nous mènerait inévitablement vers la mort. J'entendis un bruit, encore assez loin de moi, alors je ne me relevais pas, bien que ma baguette se trouvait déjà dans ma main, j'étais prêt à agir et à tuer sans me poser plus de question si la personne ou la bête arrivant ne se trouvait être Mina Valmont.
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Dim 1 Mar - 12:19
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La lune pour seule témoin de nos actes

Les instants qui suivirent la réception fut à l’égal de ma défiance envers mon oncle. Chaque personne partit après la réception. La fin sans Arcturus s’était plutôt bien passée avec les autres sangs-purs. Seulement une fois seule avec lui, je ne pouvais imaginer avoir à regretter chacun de mes gestes. C’est quand son regard, tourné vers moi dans ce long couloir que je sus que je ferais mieux de me retourner et monter rapidement pour m’enfermer dans ma chambre. Bryan fit son apparition à ce moment avec un sourire sur le coin des lèvres, en disant long sur sa responsabilité de la présence de mon oncle. Je sentais comme une sorte de vengeance s’animer dans son regard alors que je fis le choix de prendre les escaliers pour monter d’un pas vif même si je ne courrais pas encore. Mon oncle me suivit alors d’un pas lent et pourtant déterminé comme préparant toute l’autorité qu’il s’apprêtait à m’imposer. Arrivée au premier étage, je continuais à monter pour le deuxième. Mon cœur battait à grande vitesse. En entendant ses propres pas, je sus qu’il allait me faire payer. Il commençait par essayer de tétaniser sa proie en la laissant s’affoler doucement sur ce qu’il pouvait lui arriver. A ce moment, je savais qui était le prédateur et à quel point, seule, je n’avais pas toute les chances de pouvoir faire le poids. J’aurais pu tenter de le tuer mais je savais pertinemment que si je ratais mon coup, il me le ferait payer d’une façon bien plus cruelle que la mort. Je n’avais pas peur de la faucheuse mais je connaissais assez mon oncle pour me réserver tout sauf un tel sort. J’arrivais dans le long couloir du deuxième étage. Ma chambre était au bout de l’aile Est. Nous étions à l’Ouest. J’accélérais le pas.

« Tu ne m’échapperas pas… » me dit-il avec un sourire amusé sur le visage.

Je me retournais alors sortant ma baguette par mesure de sécurité. Ce réflexe l’amusa. Il continua d’avancer là où je reculais. Je le défendis de m’approcher plus encore. Il ne m’écouta nullement :

« Et quoi chère nièce ? Vous me tuerez ? Vous m’abattrez ? Mais allez-y… Essayer. Tirer. Mais je vous conseille de bien viser parce que si je survis à cet affront, votre punition en sera à la hauteur. » me prévint-il.

Mon instinct de survie m’assurait de ne pas faire cette erreur en répondant à sa provocation d’un sort. Je restais cependant sur mes gardes. Il arriva près de moi. Sa main se souleva alors dans l’air et je sentis une pression au niveau de ma gorge. Elle se fit de plus en plus violente et peu à peu je perdais mon souffle.

« Je ne permettrais pas à une femme de me défier. » dit-il d’un ton ferme.

Je tenais mes mains à mon cou pour tenter d’enlever toute pression invisible. M’étouffant largement, je ne pouvais déjà plus respirer. La prise était violente. Elle me brûlait la gorge. S’il commençait à serrer un peu plus encore, il ne mettrait pas longtemps avant de me briser la nuque. Il relâcha pourtant sa prise sans attendre. Je tombais alors au sol à ses pieds.

« Tu vas apprendre à obéir à un homme. Je reprends ta mission en main. » dit-il sans attendre.

Il souleva alors sa manche pour dévoiler la marque des ténèbres. Il avait donc prêté autant allégeance à cet homme. Je savais dès à présent que jamais il ne pourrait me tuer. Le lord laissait bien ses mangemorts se chamailler et se faire du mal mais le meurtre entre nous était proscrit. Je n’étais cependant pas sûre que ce fait soit rassurant pour moi. En faisant parti de ce monde, il devenait l’entier tuteur de ma personne. J’avais espéré m’en débarrasser une fois de retour en Angleterre. Au sol, le regard relevé vers lui, je ne pus pourtant jamais regarder un homme avec autant de haine jusqu’à présent. Ma colère se renforça à ses mots suivant :

« J’attends de toi une parure exceptionnelle. Ton sourire et tes charmes devront servir d’ornements à cette mission. Je ne tolèrerai aucun dérapage à partir de maintenant. Tu vas charmer le neveu de Beauharnais. Leur chef de famille ne cèdera pas si facilement au Lord comme les autres. Convaincre son neveu laisserait un poids au lord dans cette famille bien trop influente. » affirma-t-il.

« Si j’entends bien, vous souhaitez que cet homme devienne mon fiancé ? » lui demandais-je dégoutée par l’idée.

« Oh non ! Pauvre enfant… Je ne vais pas gâcher tes potentiels avec le premier venu. Séduis-le suffisamment pour qu’il porte la marque. Le reste, j’en fais mon affaire avec Levinson. Ais-je été assez clair ? » me demanda mon oncle.

Je me relevais sans répondre, me massant le cou. J’en porterais les traces de ses doigts pendant plusieurs jours, je le savais. Je n’étais pas à mon premier sort de camouflage mais j’aurais juste aimé cessé être marquée sans formuler mon propre consentement. Il répéta alors sa dernière question un peu plus brutalement. J’aurai aimé refuser mais pour le Lord, j’acceptais d’un signe de la tête en baissant les yeux. Je ne tenais pas à attiser plus encore le courroux de cet homme. Il me permit alors de me retirer. Je n’avais cependant pas dit mon dernier mot…



Quatre jours passèrent… Mes efforts pour contenter mon oncle ne furent pas vains. Le neveu Beauharnais demanda à me revoir si bien que nous avions passé les deux journées dernières ensemble à se promener dans le parc du domaine de ma famille en discutant de tout et de rien comme deux jeunes sangs-purs de bonnes familles le feraient. Sa compagnie n’était pas déplaisante. Il avait de la conversation, un beau sourire et une bonne situation. Le fiancé rêvé… Seulement je n’arrivais pas à ne pas repenser à Arcturus. Charles était intéressant mais mon esprit, me jouant des tours, ne cessaient de me distraire dans nos conversations. J’étais bien présente avec cet homme mais plus les jours passés, plus ce rendez-vous approché et plus je ne pensais qu’à cela. L’après-midi du jour où je devais le rejoindre au lac, j’étais encore en présence de Charles. Il nota mon égarement par un : « Vous semblez distraite… » Comment lui expliquer qu’un autre homme avait su s’insinuer en moi au point de me faire perdre pied lors de chacun de mes rêves ? J’avais le goût de ses lèvres sur les miennes même après quatre jours. C’était de la folie… Chaque nuit me poussait à revivre la scène et la pousser de plus en plus loin. Je détestais mon esprit qui s’imaginer se donner entièrement. Cette pensée emballait sans arrêt mon cœur et mes joues s’enflammaient de désir. Cela n’échappa pas non plus à Charles qui l’interpréta pourtant comme une attirance de ma part pour son être. Cela servait bien mes intérêts finalement. Qui pouvait se douter qu’une femme aussi douce et paisible en apparence pouvait se révéler non seulement une dangereuse tortionnaire et une femme passionnée par un homme ? Je cachais parfaitement mon jeu si bien que même mon oncle n’y vit que du feu. Après tout, je me savais suivit et le fait de n’avoir aucun rapport avec les Lestrange depuis quatre jours endormit sa méfiance…

Charles, ce jour-là, me tint cependant la jambe plus longtemps que prévu. Je n’oubliais pas mon rendez-vous, je n’avais que ça en tête depuis quatre jours, seulement pouvais-je refouler si facilement Charles ? Non et je le savais. Il m’avait raccompagné à la cour du domaine mais il tenait toujours ma main. Je voyais le soleil décliner en douceur.

« Charles, pardonnez-moi mais mon oncle n’aime que je reste après le coucher du soleil… » lui dis-je pour tenter de m’en débarrasser.

« Pardonnez-moi cependant d’insister. J’aimerai pouvoir admirer votre beauté au clair de la lune. » insista-t-il.

A ce rythme, j’allais être en retard. Il tenait ma main alors que nous étions à côté de la fontaine. Je voulais me dérober, mais je ne le pouvais. L’envie de lui mettre un genou bien placé pour partir, me traversa l’esprit mais je doutais que ce soit apprécié de mon oncle. Cet homme devait devenir mangemort et ce n’est certainement pas en maltraitant ses bijoux de famille même si ça me démangeait très fortement. Je soupirais intérieurement en m’asseyant sur le rebord de la fontaine, cédant à sa demande. Il allait falloir que je sache me faire pardonner auprès d’Arcturus… Pour ça, j’avais déjà quelques idées. Charles, content de me voir céder, s’asseyait à côté de moi pour me prendre les deux mains. Cette manie de me toucher les mains… Je n’aimais pas tellement ça. J’avais du mal avec le fait qu’un autre homme qu’Arcturus me touche. Cet homme ne dut pas le comprendre dans mon regard puisqu’il posa alors sa main sur ma joue. Elle me donnait envie de vomir. Je ne supportais que peu ce contact. Je voulus me dérober une fois de plus mais il insista en tournant mon visage vers lui :

« Je comprends votre gêne au vue de votre rang mais j’ai l’autorisation de votre oncle… Laissez-moi vous embrasser Mina. Après je vous laisserai partir mais laisser moi le goût de vous pour le reste de la nuit avant de pouvoir vous retrouver le lendemain si je ne puis voir la jolie couleur de votre peau à la nuit claire… » me demanda-t-il.

Et ma main violente sur sa joue ? Il la voyait celle-là ?!

« Je doute que ce soit une bonne idée Charles… Un baiser donné trop rapidement n’est qu’un baiser plus fade… » lui affirmais-je pour tenter de m’en sortir.

Croyez-moi… Il me fallait de la patience et surtout un grand sens de la retenue pour ne pas tuer cet homme pour insister. Un non est un non ! Quand est-ce que les hommes le comprendront ?!

« S’il vous plait… » insista-t-il.

Je me sentais coincée. Je haïssais mon oncle d’avoir donné cette autorisation. Charles se sentait à présent permis et pour me sortir de cette situation sans tuer ou punir cet homme, il me fallait prendre sur moi. Mon oncle avait dû le faire exprès pour mettre ma patience à rude épreuve et me tester. Je ne doutais que si je perdais le contrôle, il me le ferait payer. Je n’aimais pas cette épée de Damoclès sur la tête.

« Pas au regard de la lune approchant, Charles. Elle est trop inconstante pour bénir un baiser sous son regard. » dis-je en ultime recours alors que le soleil venait tout juste de se coucher.

Il me regarda un instant, caressant ma joue délicatement là où je ne désirais que lui briser le poignet. Il céda à mon grand soulagement. Je pus alors me retirer et me lever. Il ne put cependant s’empêcher d’embrasser ma main avant de me laisser partir. En revenant vers le château, dans le couloir, je croisais Bryan et son sourire amusé. La situation lui plaisait. Je ne lui accordais aucun crédit, partant pour me renfermer dans ma chambre. Je verrouillais la porte par un sort puissant comme tous les soirs. A travers ma fenêtre, je vis le soleil bien caché derrière l’horizon. Je me mordis les lèvres. Délaissant cette robe encombrante, je m’activais en sous-vêtement vers mon miroir. Le noir éviterait toute transparence si je me retrouvais dans l’eau. Avec Arcturus, il fallait savoir prendre certaines précautions. On ne pouvait jamais prévoir ce qu’il se passerait entre nous. Je mis un débardeur noir sur moi avant d’enfiler une chemise blanche et une veste noire. Enfilant une jupe plus pratique, elle tombait au niveau du léger dessus de mes genoux. J’aurais pu choisir plus court certes mais l’idée de ne pas faciliter ses mains sur le passage de ma peau était bien trop tentant. J’aimais bien lui rendre la situation pas si facile à avoir... Ça donnait en tout cas du piquant à la situation et ça ne le rendait que plus passionné. M’enfin arriver en retard allait déjà bien suffire à ma peine. Je défaisais alors complètement mes cheveux pour les laisser tomber dans une cascade sans aucune retenue dans mon dos. J’appelais Djipsi. Mon elfe de maison apparut alors. La maison était bloquée. On ne pouvait transplaner. Les elfes par contre, si. J’espérais juste une chose : que mon oncle fasse comme les autres soirs : m’ignore et n’y voit que du feu. L’elfe de maison me déposa alors au lac pour disparaitre.

« Pardonne-moi du retard, mais se débarrasser d’un homme un peu trop entreprenant n’est pas chose aisée… Surtout quand on ne peut le tuer comme on le voudrait. » lui dis-je naturellement en anglais pour signaler ma présence.

Je m’approchais alors de lui. Il avait les pieds dans l’eau. J’enlevais mes propres sandales pour poser mes pieds aussi dans l’eau. Assise, je me mis en arrière sur les coudes pour me poser avec bien-être. Je respirais enfin ma liberté caressant un pied avec l’autre à tour de rôle pour soulager la promenade à talons que j’avais dû faire dans l’après-midi. La nuit était déjà tombée. La lune reprenait doucement le relais et étalait sa lumière dans les environs. Le coin où nous étions était cependant reculé et isolé de divers arbres. Il n’était à la vue de tous et ce rebord était couvert par les feuillages qui se prolongeaient bien au-dessus encore du lac. C’était un coin paisible et idéal pour s’isoler. J’aimais cet endroit reposant.

« Mon oncle ne soupçonne rien pour nous… » finis-je par dire toujours en anglais en me doutant qu’il devait s’en inquiéter.

Utilisée cette langue était comme un moyen de renforcer le secret de cette relation, comme un moyen de se dérober et de se protéger. Parler d'une autre langue que le pays où nous étions permettait à quiconque pourrait entendre des paroles de ne pas forcément comprendre. Après tout, tout le monde n'était pas bilingue. En tout cas notre secret était sauf. Personne ne le voyait, personne ne pourrait le savoir. Je tournais alors mon visage vers le sien. Je ne parlais pas du reste. Je ne voulais qu’il sache les manières de mon oncle sur moi. J’aurais pu lui demander de l’aide mais j’avais bien trop de fierté pour cela. Je ne voulais pas non plus briser ce secret et si je devais payer de mon impertinence de ces quatre derniers jours, il était hors de question de mêler Arcturus à cela, qu’importe les bleus cachés par un sort sur mon cou, mon épaule, mes bras, mes poignets ou mes genoux… Il n’avait pas besoin de le savoir. Je donnais du fil à retordre à mon oncle et je devais en assumer les conséquences. Je ne voulais de toute façon qu’il ne voit l’état de mon corps… Je ne pouvais prévoir ses réactions. Seulement s’il passait ses mains dessus, je savais quelle serait la mienne. Je grimacerais sous la douleur s’il appuyait bien trop. Je ne lui en tiendrais cependant aucune rigueur. Selon moi, si un homme avait vraiment le droit de me toucher, c’était bien lui et nul autre. Je fermais alors de nouveau les yeux, profitant de la fraicheur de ce lac sur mes pieds…



crackle bones
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Dim 1 Mar - 23:48
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« Pardonne-moi du retard, mais se débarrasser d’un homme un peu trop entreprenant n’est pas chose aisée… Surtout quand on ne peut le tuer comme on le voudrait.  » M'annonça la voix de Mina, je me sentis immédiatement plus serein bien que ne la voyant pas. J'entendis ses pas, puis elle vint s'asseoir près de moi après avoir mis ses pieds dans l'eau, elle se laissa aller en arrière, se maintenant redressé sur ses coudes. Je l'observais, elle portait une jupe tombant au niveau des genoux et une veste noire, je ne pouvais en voir plus pour l'instant. Je la fixais longuement sans qu'elle ne puisse me voir, elle semblait trop à ses pensées et les miennes se tournèrent vers son oncle. Nous avait il cru ? Avait il fait du mal à Mina ? Je ne pouvais le savoir actuellement, mais si c'était le cas, elle ne pourrait pas me cacher sa douleur, même si elle pouvait en cacher les marques. Je me concentrais sur cet homme trop entreprenant et qu'elle aurait aimé tuer. Qui était il ? Pourquoi passait il du temps avec elle ? Était elle une nouvelle fois fiancée ? Ce n'était en aucun cas de la jalousie, juste des questions que je me posais sur le fait que notre relation pouvait changer. Que notre secret devrait peut-être être mieux préservé, si elle se trouvait fiancée, nos relations se trouvant très loin du standard sang-pur ou déjà l'amitié homme-femme se trouvait être une mauvaise chose. « Mon oncle ne soupçonne rien pour nous…  » Me dit finalement Mina et j'en fus rassurer, bien que ça ne m'éclaire sur qui était l'homme lui ayant tenu la jambe pour venir. Il fallut un petit moment avant qu'elle ne tourne son visage vers le mien. Puis je la vis fermer les yeux, savourant l'environnement nous entourant. Je me mis sur le côté avant de faire glisser doucement ma main sur sa joue. C'était un signe que j'avais accepté son retard mais aussi enregistré que son oncle ne soupçonnait rien. « Qui est cet homme ? Si tu ne peux le tuer, j'en ai la possibilité ! » Finis je par dire sur le ton de la plaisanterie.

Étais je prêt à tuer pour lui faire plaisir ? Non. Étais je prêt à tuer cet homme si c'était son fiancé ? Absolument. Il faut éliminer les problèmes dès le départ, avant qu'ils ne puissent se douter de l'existence d'une relation entre elle et moi. Je laissais ma main glisser de sa joue sur ses lèvres avant de descendre le long de son menton, puis de son cou dans une caresse douce sans être appuyé. Je m'arrêtais quand ma main entra en contact avec du tissus. Je me rapprochais de Mina lentement avant de placer mon visage au-dessus du sien. J'approchais mon visage du sien, laissant nos souffles se mêler, je posais doucement mes lèvres sur les siennes. Ses lèvres, les lèvres de Mina, celle qui n'avaient de cesse de m'obséder depuis quatre jours. Depuis ces quatre jours sans voir de femme, ne laissant que le goût du toucher de Mina sur ma peau, le goût de ses lèvres sur les miennes, la douce caresse de sa peau touchant mes lèvres. La douceur de ses doigts caressant ma peau, de ses lèvres se posant sur mon ventre. Je me souvenais particulièrement de ce moment et de celui où sa main était venue attraper la boucle de ma ceinture. « Qu'allais tu faire quand ton elfe nous a interrompu ? » M'enquis je doucement contre ses lèvres. J'étais bien curieux de savoir ce qu'elle avait en tête, bien que je me doutais qu'elle ne serait pas prompt à me répondre, préférant cacher ce qu'elle avait en tête de faire à ce moment-là. Après, je voulais aussi détourner ses pensées du fait que j'avais parlé de mes parents, de leur nature de mangemort, le soir de la réception, ne voulant en aucun cas avoir à répondre à ses questions. Je relevais mon visage, séparant nos lèvres pour ne mêler que nos souffles.

Je lui fis un petit sourire avant de me glisser plus contre elle, nos corps se touchant sans trop se toucher. Je glissais ma main sur son cou, je n'allais pas l'embrasser une nouvelle fois. Nous avions des choses à nous dire avant de commencer à jouer, du moins, c'est ce qu'il me semblait. Pour ainsi nous laisser l'esprit assez clair, je retirais ma main avant de me rallonger à côté d'elle. Fixant les étoiles visibles dans le ciel en ce soir, la lune ne formait qu'un quart et le ciel était bien clair cette nuit. Au moins, nous n'aurions à nous soucier de la pluie ou n'avoir qu'un ciel nuageux sous les yeux. Mes leçons d'enfances me revinrent, je me souvenais avoir appris dans un premier temps les étoiles sur une carte, puis j'avais dû apprendre à les placer et enfin j'avais eu le loisir de les regarder dans le ciel. Au départ, il m'était très difficile de trouver la bonne étoile dans le ciel, puisque le ciel n'a rien à voir avec les cartes que l'on peut en faire. Je me souviens encore du nombre d'étoile filante que j'ai eu le loisir de voir durant mes soirées à regarder l'étoile Bellatrix. Je me souvenais de cette idée que j'avais de penser que ma mère me surveillait via son étoile, je n'étais alors qu'un enfant naïf, loin d'oser imaginer que sa mère n'avait jamais voulu de lui, ne l'avait jamais aimé. Aujourd'hui, je me trouvais bien conscient des faits, qu'elle me détestait et pourtant, j'étais toujours aussi fasciné par Bellatrix, l'étoile guerrière. Je me disais toujours que ma mère portait très bien son prénom. Je fermais finalement les yeux en plongeant mes tibias dans l'eau, au moins la fraîcheur de l'eau pourrait être un avantage si Mina en venait à faire monter le désir en moi, le froid serait là pour me ramener à la réalité. « Pourquoi as tu choisi ce lieu en particulier ? » Demandais je calmement. Cette question me travaillait depuis un bon moment, depuis la tombée de la nuit pour être exact. Après tout, ce lieu pouvait avoir bien des significations, mais là, me trouvant en ce lieu seul avec Mina, je trouvais que c'était trop romantique comme lieu pour deux personnes jouant à un jeu comme le nôtre. Si sa raison se trouvait être bonne, je me sentirais peut-être mieux, d'être convaincu qu'elle ne s'imaginait pas plus de chose entre nous qu'une relation d'attirance purement charnelle et d'un partage de point commun, comme la torture. Ma main droite se posa sur ma cuisse gauche, alors que ma main gauche se posait sur le sol près du lac. Ne rouvrant pas les yeux, j'attendais qu'elle me réponde. J'avais envie de savoir pour ce lieu. Je rouvris les yeux et tournait mon regard vers Mina, laissant un sourire naître sur mon visage, les rayons de la lune représentant notre seul éclairage, nous éclairaient assez pour qu'on puisse voir les traits de l'autre sans pour autant en voir tous les détails.
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Lun 2 Mar - 8:32
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Les yeux fermés, les pieds dans l’eau, je les ballançais inutilement juste pour le bien être de prendre une pause après la tension de ces quatre derniers jours. Je ne savais comment se passerait la suite avec mon oncle mais je savais que tant qu’il sera en vie, je ne pourrais faire tout ce que je désirais. Ma liaison secrète avec Arcturus était un moyen de m’échapper, de retrouver ma liberté et d’agir selon mes propres désirs. C’était aussi un moyen de s’éloigner des conventions et d’échapper à tout ce qui régentait ma vie. C’était donc un accord tacite entre nous d’agir selon nos plaisirs… Même si parfois nos éducations pouvaient nous rattraper. Je profitais cependant de ces nouveaux moments que Merlin m’avait laissé le loisir d’avoir.

Dans ce moment, Arcturus posa sa main sur ma joue. J’aimais ce contact. Je ne pouvais le cacher. J’aimais même tout simplement sa présence. Je ne réfléchissais pas à pourquoi ni comment. Etais-je amoureuse ou non, qu’est-ce que ça importait ? Je ne prenais pas cette relation entièrement au sérieux sinon nous ne cacherions pas. Elle l’était d’une certaine façon puisque je pouvais compter sur lui et vice versa mais ce n’était pas aussi sérieux qu’un fiancé ou un époux. Je ne voulais de toute façon pas m’attacher à cela pour le moment. Me faire diriger par un homme m’était difficile même de la part d’Arcturus. Que ce soit de l’amour ou une simple attirance, je ne pourrais de toute façon le dire. Il faudrait déjà que je comprenne la différence. Est-ce que l’amour imposait une attirance forte ? Je supposais. Est-ce qu’elle demandait automatiquement l’exclusivité ? Je dirais oui aussi or je ne le demandais pas à Arcturus. Ceci était un choix qui lui appartenait et non le mien. Je ne lui imposerais sans nul doute pas ce genre de choses. Il n’était ni mon fiancé, ni mon époux. Donc pour moi, à mon sens, non ce n’était pas de l’amour. Du moins je ne le pensais pas et la question m’énervait plus que m’éclairait. Etre amoureuse serait de toute façon se rendre faible. Je ne comptais pas arriver à un tel sentiment de sitôt. Il ne fallait pas être idiot pour savoir le drame que cela pouvait être. Surtout si c’était Arcturus. Je ne pouvais m’empêcher de penser au seigneur des ténèbres. Qu’un tel sentiment nous saisisse ne serait que provoquer notre chute. L’histoire de Roméo et Juliet l’avait bien prouvé. Je ne disais pas posséder une famille ennemie à la sienne, loin de là mais un tel sentiment était tout simplement à proscrire si l’un comme l’autre ne voulait perdre sa liberté. Or la liberté, c’est justement ce qu’il me faisait ressentir en cet instant. Pourquoi perdre ça ?

« Qui est cet homme ? Si tu ne peux le tuer, j'en ai la possibilité ! » plaisanta-t-il.

« Tu serais adorable d’éviter… Ma famille a besoin de cet homme. » concluai-je.

C’était étrange d’utiliser le mot « famille » en parlant du Lord et des mangemorts. Pourtant, contrairement à ce qu’on pourrait penser : je ne mentais pas. Qui m’a donné la force de me relever ? Qui m’a appris à torturer ? Qui m’a donné la foi et de nouveau le gout à la vie ? Qui a fait qu’aujourd’hui je ne suis pas une faible mais une battante ? Tout ceci je le devais à lui et certains mangemorts. Oui tous n’étaient pas respectables. J’avais moi-même quelques différents avec certains mangemorts. Des différents plus ou moins violent d’ailleurs… Mais c’était ma famille depuis trois ans parce qu’à part eux, je n’avais eu strictement rien à quoi me rattacher. Oui il y avait eu Matthieu mais il était bien trop faible pour suffire. J’avais eu besoin – et je l’avais surement encore – d’une poigne ferme qui puisse me faire vivre. Hier je la trouvais dans la torture et la soumission d’un seigneur, aujourd’hui je la découvrais dans les bras d’un homme d’une autre façon bien différente. Je ne disais pas intégrer Arcturus encore à ma famille mais il devenait important dans ma vie. Il me donnait un second souffle. Me passer de lui semblait aujourd’hui impossible.

Cet homme eut justement un rapprochement avec mon être en cet instant précis. Je le sentais sans ouvrir les yeux. Ses doigts retrouvèrent mes lèvres, provoquant leur ouverture dans l’inconscience la plus total. Non loin de devenir un automatisme, c’était un réflexe dut au désir de sentir ses lèvres contre les miennes. Mon menton subit leur douceur tout comme mon cou. Sa main dut rentrer en contact très rapidement avec ma chemise cachant mes clavicules. L’aurais-je fait exprès ? Peut-être… Il m’embrassa. Je fermais un peu plus les yeux si c’était possible en profitant de ce baiser qui m’avait manqué les quatre derniers jours. Je ne supportais pas cette dépendance. Je le détestais pour avoir autant d’impact sur moi mais après tout, s’il n’en avait pas, jamais je n’aurais eu l’idée de me cacher pour cela. Je ne serais pas là ce soir.

« Qu’allais-tu faire quand ton elfe nous a interrompu ? » me demanda-t-il.

Un sourire se dessina sur mes lèvres. J’étais bien prise par le vin et je ne réfléchissais vraiment plus. Lui dire pour autant l’idée que j’avais eue ? Je sentais mes joues picoter. Oui, j’étais légèrement en train de rougir, moi. Il se redressa et j’ouvrais les yeux pour le regarder.

« Des choses… » lui insinuais-je sans l’éclairer.

Des choses certainement interdites même mais cette précision semblait inutile à fournir. Il sourit et s’allongea à côté de moi. Mon regard s’intéressa alors enfin à lui. Il scrutait le ciel, là où je l’observais lui. Il finit par fermer les yeux :

« Pourquoi as-tu choisi ce lieu en particulier ? » me demanda-t-il finalement.

Que de questions et de curiosité… Je le reconnaissais bien là. Je savais que ça ne durerait pas. Il éprouvait le besoin de se libérer l’esprit avant toute chose et les questions fuseraient jusqu’à être épuisé. Il plaçait alors tranquillement sa main droite sur sa cuisse gauche et l’autre sur le sol, gardant les yeux bien fermés. Je m’en mordais les lèvres. Son apaisement me donnait envie de la déranger par quelques baisers sur sa peau. Ne pouvais-je pas laisser cet homme en paix un instant ? Non. J’aimais trop le voir sombrer dans le désir. C’était mon propre plaisir, ce qui me donnait de l’importance à ses yeux juste un instant avant qu’on se sépare de nouveau. J’étais alors loin, très loin de penser que mon effet sur lui pouvait s’étendre sur plus que nos moments. Il rouvrit alors les yeux dans un sourire, curieux.

« Quel meilleur lieu pour un rendez-vous tendre et amoureux… » finis-je de lui lancer dans le plus grand des sérieux.

Combien de temps je réussis à garder mon sérieux ? Pas longtemps en voyant la mimique sur son visage. Je me mis à rire pour me moquer de lui. Sérieusement… Il m’avait cru le temps d’un instant ? Je ne pouvais m’empêcher de rire légèrement en passant à moitié au-dessus de lui. Une cuisse entre les siennes, l’autre sur le côté. Je posais alors une main sur son torse. Posant un doigt de mon autre main sur son nez, je m’amusais à le tapoter :

« Ne t’en fais pas. J’ai compris, il y a bien longtemps, ce que je pouvais attendre de toi et ce qui semblait impossible… » dis-je avec un sourire en coin.

Je n’attendais rien de lui si ce n’est de me faire vivre. Le reste appartenait à un monde que ni lui ni moi étions prêt à franchir. Oui ce lieu était romantique mais je l’avais surtout choisi parce que :

« Mon oncle ne pensera jamais à venir me chercher ici s’il découvrait que je ne suis pas dans ma chambre. De plus, ce lac est isolé et calme, donc apaisant. Oui, le côté romantique y est, je dois te l’accorder mais je n’aurais jamais l’arrogance de te demander de m’aimer et de te soumettre à ce genre de sentiments qui rende les personnes si faibles… » lui expliquais-je.

Non, je n’attendais pas de notre lien une faiblesse, mais une force…
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Lun 2 Mar - 13:54
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Mes yeux ouverts, je pouvais voir Mina, elle avait répondu à toutes mes questions à l'exception de la dernière et je sentais qu'une réponse n'allait pas tarder. « Quel meilleur lieu pour un rendez-vous tendre et amoureux…  » Me dit elle avec un regard sérieux. Ma tête dut en dire long sur le fait que je trouvais cela abominable de parler de rendez-vous tendre et amoureux. Avais je seulement l'air d'un homme amoureux ? Je savais que ce n'était absolument pas le cas. Oui, je me montrais tendre et doux avec Mina, ce qui ne faisait pas de moi un homme amoureux. Avec elle, c'était facile d'être celui que je suis au fond de moi, nous étions dans une relation si secrète et si particulière que plus rien ne pouvait m'étonner venant de nous. Je ne pouvais pas être l'homme qu'elle voyait avec d'autres femmes, elles auraient mal interpréter mes actions, elles auraient pu penser que j'avais des sentiments amoureux pour elle. Pourtant de Mina, je n'avais pas pensé possible une telle phrase, mais bon comme elle riait déjà, je savais qu'elle m'avait simplement mené en bateau. Qu'elle voulait juste voir ma réaction et elle avait eu droit à une tête horrifiée et angoissée, après tout, si elle venait à avoir des sentiments amoureux pour moi, je ne pourrais continuer à avoir cette relation avec elle. Riant encore, elle passa à moitié sur moi, posant une de ses cuisses entre les miennes et une main posé sur mon torse. Un des doigts de sa second main vint tapoter mon nez, elle se moquait de moi, me cherchait et je n'arrivais pas à m'en énerver. « Ne t’en fais pas. J’ai compris, il y a bien longtemps, ce que je pouvais attendre de toi et ce qui semblait impossible…  » Avoua Mina avec un sourire en coin. Au moins, les choses étaient clairement dites maintenant. L'amour m'était de toute manière impossible, du moins, je le pensais à l'heure actuelle, peut-être qu'un jour, je ne penserais plus la même chose, qui sait, je ne suis pas dans l'avenir, je ne vis que dans le présent. Le seul avenir auquel je pense c'est celui de mes études et de mon moyen d'obtenir mon poste de Ministre, ainsi que celui de la préservation de mon secret. « Mon oncle ne pensera jamais à venir me chercher ici s’il découvrait que je ne suis pas dans ma chambre. De plus, ce lac est isolé et calme, donc apaisant. Oui, le côté romantique y est, je dois te l’accorder mais je n’aurais jamais l’arrogance de te demander de m’aimer et de te soumettre à ce genre de sentiments qui rende les personnes si faibles…  » Expliqua Mina.

Nous avions la même façon de penser, l'amour est une faiblesse, j'en étais conscient. J'avais mes faiblesses car ressentant de l'amour fraternel. Eiladora se trouvait être ma plus grande force et ma plus grande faiblesse. Mes parents étaient des faiblesses également, je ne pouvais supporter que l'on s'en prenne à ma famille. Pourtant, hormis ces trois personnes, je considérais n'avoir aucune autre faiblesse. J'avais confiance en Mina, j'étais prêt à l'aider en cas de problème, je serais capable de lui envoyer mon patronus si je me trouvais à l'article de la mort, ma fierté m'empêcherait de le faire avant. Cependant, Mina n'était pas une faiblesse, elle était juste la faiblesse de mon corps, de mon contrôle du désir et elle était l'arme de cette faiblesse, son corps était la raison de cette faiblesse. Une faiblesse cachée par notre secret. Cela ne faisait en aucun cas d'elle une faiblesse qu'on pouvait découvrir facilement, puisque cette faiblesse n'était présent que lorsque nos corps entraient en contact. Comme actuellement. Je sentais sa cuisse entre les miennes, cette chaleur qui détendait mon corps, ce qui était loin d'être une bonne chose. J'avais ma main toujours sur ma cuisse gauche, mon bras bloqué entre le corps de Mina et le mien. J'utilisais ma main libre, ma main gauche et je la posais dans son cou. Tirant son visage vers le mien, je l'embrassais doucement, puis plus fougueusement, maintenant que tout était clair, il était temps de passer à autre chose. De faire renaître ce désir en nous, de profiter de cet instant nous étant accordé. Surtout que je ne savais pas quand elle allait rentrer en Angleterre, quand nous allions pouvoir nous revoir, puisque moi, je savais que mon retour était prévu pour dans deux jours. Je l'embrassais, faisant pression sur sa nuque pour qu'elle ne puisse s'éloigner. Cette pression ne se trouvait pas être énorme, mais juste assez pour qu'elle ne puisse pas m'échapper et éloigner ses lèvres des miennes. Qu'elle laisse nos langues danser ensemble aussi longtemps que je le désirais.

Je nous fis rouler, me retrouvant sur elle, alors que son dos touchait une nouvelle fois le sol. Je délivrais ma main droite pour aller caresser son flanc gauche avec douceur. Mon corps était à fleur de peau depuis quatre jours par manque de femme, par manque de contact. Par manque d'oubli de cette soirée avec Mina. Et ce soir, si elle prenait trop le dessus, je savais qu'elle tirerait de moi plus de désir et de plaisir qu'elle n'en obtenait habituellement. Mon corps n'étant pas habituée à une abstinence forcée, je ne pourrais lui en vouloir de réagir plus vivement aux caresses de cette femme qui me faisait tant d'effet depuis notre seconde rencontre. La première n'ayant rien eu de tentatrice, je n'avais vu l'attirance de mon corps pour le sien que durant cette nuit, où nous avions torturé ce couple. Ma main droite s'arrêta à côté de son sein, je détachais mes lèvres des siennes, reprenant doucement mon souffle. Profitant de reprendre mon souffle pour calmer les battements de mon cœur, mon corps ne pouvait s'empêcher de désirer Mina et mon cœur s'accélérait rien que par la présence du corps de Mina collé contre le mien. « Comment ça se passe avec ton oncle ? » M'enquis je. Je profitais de ce moment où mes lèvres se trouvaient loin de son corps pour poser cette question me travaillant depuis mon départ de la réception. Je n'avais posé aucune question à Andrew ou à Julie sur l'oncle de Mina. Après tout, même eux pensaient que je la détestais, ils avaient cru à mon histoire de dispute violente cassant toute possible relation amicale entre nous dans le futur.

Je fis glisser mes lèvres dans son cou, y posant un doux baiser. Lui laissant la possibilité de me parler, tout en devant supporter mes lèvres caressant son cou. Mes mains attrapèrent sa veste, il était tant qu'elle enlève au moins cette couche de vêtement, je ne voulais pas la mettre nue, juste lui enlever cette veste pour voir la chemise blanche que j'avais pu remarquer lorsqu'elle était sur moi. Me redressant sur mes genoux, je la tirais avec moi en glissant un main dans son dos. Une fois que nous sommes tout deux redressés, je fais glisser la veste de ma main libre, la posant le plus délicatement possible à côté de nous avant de l'emporter avec moi pour nous remettre dans notre position précédente. Mes lèvres reprirent place dans son cou, j'y posais de doux baisers alors que mes mains se posèrent sur sa taille.
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Lun 2 Mar - 23:29
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La lune pour seule témoin de nos actes

L’amour… C’était un bien grand mot pour des personnes comme nous. J’ignorais si Arcturus avait déjà eu le loisir de ressentir une telle chose avec une personne en dehors de sa famille. Pour ma part, j’étais bien trop inexpérimentée dans ce domaine. La dernière Saint Valentin avait été un massacre dans le sens littéral du terme. J’étais partie en mission, refusant de me retrouver avec Matthieu en tête à tête. Je fuyais ce genre de moment comme la peste. Oui, ce soir le lieu était romantique mais ce n’est pas ce que j’attendais de nous. J’avais besoin d’un homme dans ma vie mais pas comme pourrait l’entendre les femmes normales. Je n’avais pas besoin d’un amoureux transi qui me fasse ressentir des sentiments niais. Je n’exprimais pas non plus encore le désir d’un époux. Je voulais simplement de la passion, de la surprise, du danger et de la poigne au travers d’un partenaire qui pourrait à la fois être là pour moi et me comprendre mieux que personne. Je trouvais aujourd’hui cette image en Arcturus et ça me suffisait. Nous avons chacun notre conception des besoins. La mienne était là. J’avais besoin de sa présence pour me sentir revivre. Le reste n’était qu’un détail. Qu’il soit un Lestrange m’importait peu. Qu’il fréquente une autre femme, je m’en fichais comme de Levinson tentant de se convaincre qu’il n’était pas un alcoolique. Qu’il soit marié n’aurait peut-être même pas changé quelque chose. Aurait-ce été de ma faute si sa femme ne lui suffisait pas ? Ma dépendance se révélait commencer à aller loin malgré moi. Et pourtant je ne savais pas trop ce que je voulais attendre de tout ça. Le mot « amant » me trotta bien dans l’esprit mais on ne pouvait qualifier Arcturus de cette façon seulement si nos corps se laissaient aller à un plaisir brûlant et charnel. Est-ce que cela arriverait un jour ? J’avais envie de dire non mais vendre la peau du dragon avant de l’avoir tué pourrait très rapidement vous brûler les doigts et le reste avec. Je n’avais pas de troisième œil et je ne pouvais donc dire ce qu’il adviendrait de moi dans quelques mois ou quelques années. Je serais peut-être morte avant d’avoir pu goûter à ce délice… Mais soit, je vivais au jour le jour, profitant de l’instant présent, vivant sans me poser aucune question.

C’est alors qu’il posa sa main gauche dans mon cou. Sa douceur était appréciable après les bleus que je cachais. Une légère pression m’aurait fait grimacé mais je prenais garde à l’éviter. De toute façon ce moment était bien trop doux pour en ressentir une douleur quelconque. J’appréhendais cependant la réaction d’Arcturus s’il apprenait l’état de mon corps recouvert de bleu. Craignais-je qu’il s’emporte ? En vérité, j’avais juste peur de constater que cela ne lui faisait ni chaud ni froid. J’étais très contradictoire vis-à-vis de ça. Je ne voulais pas qu’il s’en soucie : cela ne le regardait nullement en tant qu’homme mais j’aimerais tellement lire cette rage dans son regard d’avoir touché sa… sa quoi d’ailleurs ? Sa partenaire de jeu ? Sa possession ? Sa propriété ? Sa jouissance ? Il tira mon visage vers le sien pour m’embrasser, coupant court à mes questions intérieures. Douceur. Fougue. Je retrouvais la musique de nos corps. Son cœur s’emballait sous ma main, je pouvais le sentir malgré le tissu de son haut là où le mien suivait le mouvement dans cette adrénaline poignante. Je trouvais alors un mot à tout ceci. Sa stimulation…

Il fit alors pression sur ma nuque. Son geste m’aurait fait grimacer si je n’avais pas la bouche occupée à l’embrasser. Il me fit mal à cause de mes bleus et mais prise dans cette passion, je tentais d’en faire abstraction pour le moment. Je pouvais m’estimer heureuse qu’il ne presse pas trop sur ma peau. Je ne pourrais retenir ce baiser aussi longtemps dans d’autres termes. Contrairement à lui peut-être, je n’avais pas l’habitude de souffrir physiquement… Je suivais pourtant cette danse qu’il m’imposait de sa langue dans ma bouche. Elle jouait entre mes lèvres, s’entrelaçant à la mienne dans un ballet improvisé mais fusionnel. Je ne m’expliquais pas cette sensation physique défiant toute loi de la nature entre nous. C’était comme, à chaque contact, constater que mon corps s’harmonisait bien trop au sien. Il éveillait alors ma curiosité de savoir si cette symbiose pouvait se renforcer plus encore jusqu’à l’acte lui-même. A cette pensée, je m’en maudissais tout de suite après. Je ne devrais pas penser à ça. Pas sans être mariée… Je m’en serais alors mordu la lèvre s’il ne les possédait pas en cet instant. Pouvait-on me reprocher cependant cette curiosité ? C’était comme si la nature poussait nos corps l’un vers l’autre. J’avais intérêt à être plus méfiante. Rien ne se faisait sans raison. Je ne croyais pas au hasard. Si la nature avait décidé de nos mouler sur le même plan, c’était pour un dessein et je le sentais plus ou moins pervers malgré moi et pas dans le sens forcément sexuel… Après tout ne sommes-nous pas frustrés au comble de l’agacement tous les deux en sortant de nos échanges ? Lui voulait m’oublier sans que je ne le sache, moi j’aimerais en faire autant. Chacun avait alors sa façon de se « vider ». Lui s’adonnait au plaisir avec une autre, moi je tuais. Or, ni l’un, ni l’autre, n’avait pu relâcher la pression. C’est peut-être pour cette raison qu’il eut plus facilement le loisir de me toucher rapidement… de me retourner sous lui… d’enlever ma veste… me poser une question au passage… et me repasser en dessous de lui pour m’appuyer douloureusement à la taille de ses mains certainement sans le faire exprès. Ses lèvres étaient alors dans mon cou mais je grimaçais. Je repoussais alors gentiment ses mains sur ma taille. Elles tombèrent et s’accrochèrent sur mes hanches me faisant gémir de douleur. Je posais alors ma main sur son torse pour le décaler un peu. Il ne devait pas comprendre pourquoi une telle attitude. Ce n’était pas que je n’aimais pas ses baisers et ses caresses, que du contraire, mais j’avais mal. Je su bien pourtant à son regard, quand on se retrouva tous les deux assis l’un en face de l’autre, qu’il faudrait que je m’explique.

« Ce n’est pas contre toi… » commençai-je.

C’est ce que disent toutes les femmes pour tenter de faire comprendre à l’homme qu’elles ne veulent malgré tout pas d’eux. J’étais pourtant loin, très loin de m’en douter. Je n’étais pas dans la tête des autres femmes mais dans la mienne or, sans vouloir paraître présomptueuse, j’étais bien différente de la gente féminine habituelle. Je sentais pourtant très rapidement que cette phrase n’était pour lui plaire. Je n’étais pas sûre pour autant de vouloir parler de mon oncle et de sa joie à vouloir me soumettre à lui. Il était loin d’être doux et mon corps en avait payé le prix. Je ne voulais cependant pas qu’il le sache. Comme vous pouvez vous en douter, je ne voulais pas avoir la déception que mes maux ne le touchent aucunement. Je finis par sourire pour le sourire.

« La position m’appuyait sur les hanches et n’était pas très agréable. » fuyais-je son regard, cachant clairement qu'il ne s'agissait pas que de ça.

Je ne mentais pas. Je n’oserais jamais lui mentir. Seulement je détournai si bien la vérité qu’il ne pourrait comprendre que l’appui de son corps forçait sur des hématomes dus à des coups. De toute façon, je ne le dirais jamais assez : ça ne le regardait pas. Il n’était ni mon amant pour en juger, ni mon fiancé pour en demander réparation. Il n’était qu’un homme. Un homme qui possédait pourtant un droit sur moi propre à celui d’un amant ou d’un fiancé, un ami qui pourrait avoir son mot à dire s’il ne me laissait pas … dominer la situation. Je déposais un baiser sur le coin de ses lèvres pour le distraire.

« J’ai envie de me baigner. Pas toi ? »

Qui a dit qu’une Valmont n’avait pas l’art de détourner le sujet de conversation ? Je me relevais finalement en prenant sa main pour faire de même. Serait-ce de la folie de se baigner lors d’une nuit de septembre ? Il existait bien des sorts pour réchauffer une eau et éviter l’hypothermie. N’étions-nous pas sorcier ? Tout était possible à qui se donnait la peine. Lui faisant oublier le malaise, je l’attirais alors à moi pour l’embrasser dans un baiser si langoureux qu’il n’était pas prêt de l’oublier. Avec combien de catins pourrait-il s’enlever cette sensation poignante au fond de son être ? Chaque baiser avait sa nouveauté et son influence. Celui-là était très loin d’être innocent. C’était comme un fer chaud passé sur la peau. La brûlure était insupportable et pourtant bien trop bonne pour ne pas y retourner. Le sentiment était bien évidemment réciproque alors que ma main touchait la sienne. Je la posais au niveau du haut de ma chemise. Faisant toucher ses boutons de ses doigts à lui, je lui soufflais sur les lèvres une jolie indécence de la part d’une jeune fille bien élevée.

« Défait ma chemise... » lui demandais-je.

Je savais qu’il n’oserait jamais sans mon accord. Son respect était bien au-dessus d’un désir bestial – même s’il pourrait bien m’étonner… – qu’il pouvait parfois ressentir. J’aurais pu le faire moi-même mais j’aimais l’idée de lui en donner l’autorisation exceptionnelle parce qu’il n’aura peut-être jamais l’occasion de le faire de nouveau. De plus, après toute les fois où je prends la maligne autorisation, sans son consentement, de le faire moi-même, n’est-ce pas que justice ? Dans notre jeu, il fallait savoir rendre la main et être prêt à lui donner un moment ou un autre ce que je me donnais le droit moi-même maintenant. De plus, je ne craignais trop rien avec mon débardeur en dessous mais la demande, dans un souffle, un murmure sensuel, était suffisamment perturbant pour faire monter ce désir en nous. J’oubliais alors les douleurs de mon corps pour cette pointe de désir délicat au fond de mes reins… Mon pouce caressait sa main, mes lèvres détenaient les siennes dans un baiser et mon corps, déjà, se plongeait dans ce qu’on appelait : une dose d’adrénaline face à un interdit franchit. Mes lèvres échappèrent alors malgré moi :

« Fais-moi tout oublier… » lui dis-je dans un souffle contre ses lèvres.

Ce n’était pas un ordre. C’était encore moins une demande. C’était presque une nécessité, un besoin, un appel à l’aide. N’avait-il pas dit être là quand j’en aurais besoin de lui ? C’était le moment de le prouver. Comme si… ses lèvres paraissaient être l’unique solution. Comme si son corps ne pouvait être que l’unique remède dans une influence sournoisement trompeuse ou la chair n’était pas toujours la solution. Et ce choix ? Il lui revenait dans un moment à double tranchant. Saura-t-il ce qu’il m’était arrivée juste avant s’il cédait à ce besoin, cette passion, ce corps à corps vers un bain sensuel ? Non. Aura-t-il le loisir de goûter à mon être de cette façon s’il revenait sur cette douleur pour en savoir plus ? Non. C’était alors choisir entre ses pulsions, profiter de la situation et s’en contenir au physique, céder à la tentation pour ne plus jamais la subir ou au contraire vouloir en devenir dépendant, refuser de voir s’éteindre ce désir bien trop poignant pour le gâcher, céder alors à sa curiosité, pousser le vice à plus qu’un simple corps à corps, provoquer l’incertitude, le danger, la jouissance de l’adrénaline de ne savoir dans quoi on s’aventure, retourner la situation, provoquer l’inquiétude, vouloir la possession plutôt qu’un sentiment de libération. Au fond, ce n’était qu’un choix simple… qui jouerait pourtant sur bien des choses entre nous par la suite.




crackle bones
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Mar 3 Mar - 18:21
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Mina repoussa mes mains de sa taille, je ne compris pas pourquoi, mais j'entendis bien son gémissement de douleur quand mes mains atteignirent ses hanches. D'une main sur mon torse, elle me décala légèrement, je me retrouvais ensuite assis face à elle. Mon regard en disait long sur mon questionnement. Après tout, elle venait de me repousser en gémissant de douleur. Lui avais je fait du mal ? Lui avais je simplement touché un endroit douloureux ? Qui lui avait fait du mal, si je ne faisais qu'appuyer sur des endroits douloureux. Son oncle ? Cet homme lourd qu'elle aimerait tuer ? Quelqu'un avait peut-être tenté de lui prendre son corps. « e n’est pas contre toi…  » M'annonça Mina. Se rendait elle seulement compte que c'était justement la rengaine des femmes ne voulant pas conclure avec un homme. De ces femmes préférant dire qu'il s'agissait d'elle plutôt que de dire je ne veux pas de toi. J'étais blessé par ses mots malgré moi, on m'avait déjà dit je ne veux pas de toi, mais je ne m'attendais pas à ce que Mina face une telle chose. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle écarte les cuisses pour me laisser la place et la possession de son corps. Elle avait été très claire, je ne l'aurais pas facilement, bien que l'on se désire, elle ne me céderait pas facilement son corps en entier. J'étais blessé qu'elle me repousse, je ne supportais ce rejet venant d'elle, je pensais que nous partagions une relation d'attirance mutuelle qui pourrait nous conduire à des plaisirs charnels. Je ne la pensais pas capable de m'envoyer une phrase de ce genre, elle venait de me vexer et elle dut s'en rendre compte. « La position m’appuyait sur les hanches et n’était pas très agréable.  » Me dit elle sans me regarder.

Ce qui n'était pas pour calmer mon être, entre pas très agréable et un gémissement de douleur, il y a une grande différence. Très bien, elle ne veuille pas me dire la vérité était tout à fait acceptable, mais il aurait fallu qu'elle trouve un meilleur moyen de détourner la véritable cause. Je connaissais assez les femmes pour savoir faire la différence entre ce qui était désagréable et ce qui était douloureux. Je ne la regardait pas, je me sentais légèrement trahi par le fait qu'elle me cache des choses, bien que nous ne nous étions rien promis, après tout, je n'étais que l'homme qu'elle désirait et elle n'était que la femme que je désirais, rien de plus qu'une attirance physique entre nous, je ne pouvais lui demander des comptes sur sa vie. Bien que j'en avais envie, je ne pouvais lui ordonner de me parler, de me livrer des choses qu'elle ne voulait visiblement pas que j'apprenne. Elle posa un baiser au coin de mes lèvres et pour la première fois son baiser avait un goût amer. « J’ai envie de me baigner. Pas toi ?  » J'eus envie de lui répondre non, en cet instant, je n'avais que l'envie de m'échapper le plus loin possible d'elle. C'était bien la première fois que je voulais m'échapper loin de son corps, mais n'avais je pas le droit d'être vexé de tous les mots qu'elle venait de m'envoyer à la figure. Elle prit ma main et me fit me lever, le contact de sa peau contre la mienne me fit oublier mes pensées d'avant, je la laissais faire. Même lorsqu'elle m'embrassa, d'un baiser me faisant savoir qu'elle n'avait réellement pas voulu me faire de mal en parlant. Ce baiser était aussi enflammé et chaud qu'un feu de cheminée en plein hiver en Russie. On pouvait comparé ce baiser à ces moments où je rentrais complètement gelé d'une sortie dans l'hiver russe et que la chaleur du feu me brûlait la peau. Sauf que la brûlure de ce baiser était plus forte encore, Mina stimulait mon être d'une façon dont elle seule était capable, son corps me faisait réagir.

Sa main prit la mienne, la guidant jusqu'aux boutons de sa chemise, qu'elle ne me tente pas trop où bien je ferais sauter ces boutons pour toucher sa peau. « Défait ma chemise..  » Me demanda Mina et je commençais à jouer avec le premier bouton sans pour autant l'ouvrir. Je sentais la caresse de son pouce sur ma main, mais je préférais m'occuper du goût de ses lèvres sur les miennes. Cette femme possède vraiment le don de me faire oublier mon ressentiment à son égard en un simple baiser. Son pouvoir sur moi aurait pu me faire peur, mais Mina n'en abusait pas, nous suivions nos propres règles, dont seulement certaines avaient été énoncées, les autres s'étant mises en place d'elle-même. Des règles implicites ente nous. « Fais-moi tout oublier…  » Souffla-t-elle contre mes lèvres. Pourtant au lieu d'avoir envie de lui retirer ses vêtements pour la faire mienne, de céder à ce désir ardent que j'avais pour son être. Je n'eus envie que de retirer sa chemise et la tirer dans l'eau en ma compagnie. Le fait qu'elle me le demande me faisait penser que ce n'était pas forcément sa volonté de m'offrir son corps. C'était autre chose qui la poussait sûrement à faire ça. Le fait qu'elle me le demande avait le don de me couper l'envie de le faire, ça avait quelques choses de contre naturel dans notre relation. Nous n'étions que passions et désirs, pas de demande, pas d'attente, c'était pour cette raison que Mina me tenait. Mes doigts défirent le premier bouton de sa chemise, alors que je la fixais. Mes doigts trouvèrent le second bouton en glissant le long de sa peau. Les autres boutons cédèrent vite à mes doigts et je fis lentement glisser la chemise de son être. Je lui accordait doucement un baiser, glissant ma main dans son dos.

« Allons nous baigner ! Je ne poserais aucune question sur tes douleurs, puisque tu ne veux en parler, mais ne me prends plus jamais pour un imbécile. Pour ce qui est de te faire oublier, ne va pas penser que je vais te prendre sauvagement dans l'eau de ce lac. Déjà parce que c'est un lieu bien trop romantique à mon goût et ensuite parce que le fait que tu me le demandes m'a tout simplement coupé l'envie pour la soirée. » Annonçais je mon ton changeant en fonction de mes paroles, passant de normal, à froid pour redevenir normal. J'avais fait savoir que ses paroles m'avaient vexé, même contrarié par le fait qu'elle préfère détourner la vérité plutôt que me dire qu'elle souffrait mais qu'elle préférait ne pas m'en parler. Je reculais jusqu'à me trouver dans l'eau du lac en la tenant contre moi. L'eau était froide, mais j'avais connu le froid assez longtemps en Russie pour que ça ne me fasse rien. Je sortis ma baguette pour lancer un sort sur Mina afin qu'elle ne ressente le froid de l'eau. Je l'embrassais avec passion en la gardant contre moi. Pour une fois, ma chemise était encore intacte alors qu'elle ne portait qu'un débardeur, pour une fois, j'avais l'avantage. Mais Mina ne semblait pas être tout à fait elle-même aujourd'hui. Je fis glisser ma seconde main dans son cou en douceur, mon pouce vint caresser sa joue avec douceur juste avant que je ne m'éloigne d'elle, séparant nos lèvres. « Tu n'as pas froid au moins ? » M'enquis je doucement. Je souriais, les contrariétés passées, je pouvais me remettre à la base de notre soirée. J'avais pourtant un peu de mal à m'y remettre pour de bon. Je n'avais toujours pas compris la proposition de Mina, le sens profond e sa demande de lui faire oublier et je voulais comprendre au moins un peu.
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Mar 3 Mar - 22:57
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La lune pour seule témoin de nos actes

J’avais le choix : m’outrager de le voir imaginer ma volonté de le voir me prendre alors que mes pensées n’avaient pas été si loin même si j’avouerai avoir imaginer pousser le vice un peu plus loin qu’à l’accoutumé – et Merlin savait à quel point c’était mal mais très mal ! – ou rigoler malgré moi du quiproquo en repensant évidemment à mes mots peu explicites et laissant assez penser à la chose pour que cet homme n’y ait justement pas penser… Depuis son refus de « me prendre sauvagement dans cette eau » comme je me permets de le citer, je ne cessais de me mordre les lèvres. Et si je le poussais à bout pour voir s’il arriverait à tenir ses mots ? Oui je sais, cette pensée et vile et mesquine mais j’aime tant le pousser à bout. C’est devenu une seconde manie chez moi. Je ne lui en voulais alors finalement pas. Pire ! Je le laissais croire avoir eu dans l’idée de me donner entièrement là où je penchais pour le « un peu » à la place du mot « entièrement ». De toute façon, monsieur ayant décidé de me déshabiller malgré tout – notez son désir de ne pas céder à un corps à corps mais son incapacité à refuser une telle invitation – et de m’emmener dans cet eau sous un baiser passionné, que pouvais-je dire ? Cet homme était décidément agaçant dans sa manie de vouloir contrôler la situation. Pouvais-je cependant lui en vouloir quand on pense que dans ses entreprises, il prit le soin de m’éviter d’attraper froid dans cette eau ou encore d’être doux dans ses gestes. Un coup il est agacé, un coup un est passionné, un autre il est doux. Je n’arrivais sérieusement pas à le suivre dans ses démarches. Il me demanda alors :

« Tu n'as pas froid au moins ? »

Et voilà ! Qu’est-ce que je disais ! Maintenant il sourit comme s’il ne s’était jamais rien passé. Cet homme changeait d’attitude aussi facilement qu’il pouvait changer de chemises et il me perdait dans ces sauts d’humeur. Ce n’était plus de la bipolarité mais une sérieuse incapacité à se poser sur une émotion. Je secouais alors la tête d’un ton négatif. Après tout, il avait suffisamment maitrisé son sort pour m’anesthésier du froid de cette eau. Je me collais cependant à lui en silence. Rester sage me semblait tout bonnement impossible. Devais-je me sentir obliger de prendre son refus comme un défi ? Les femmes et leur désir de contradiction… Je jouais avec mes doigts sur son torse, pensive. J’avais envie de lui dire que la douleur ne venait pas de lui mais avais-je envie de lui dire de qui elle pouvait venir ? Pourquoi alors elle était présente et donc lui montrer ? Je n’avais pas peur de le rebuter par des bleus. Ils ne seraient pas éternels. Je finis de lui dire avec un sourire en coin :

« Puisque tu ne comptes pas me prendre sauvagement ce soir… Je peux donc profiter pour me coller à toi… passer mes mains audacieusement sous ta chemise au niveau de ton ventre sans bien évidemment que tu ne ressentes aucun frisson… » m’amusais-je alors qu’au contraire, je sentais sa peau se contracter sous le plaisir de mes doigts « ... et te capturer la lèvre inférieure d’une façon si indécente que ça en mériterait une punition. » dis-je amusée en m’exécutant.

Oui, je sais, j’abusais très largement de la situation. Mais n’est-ce pas lui qui m’avait dit ne pas aller si loin de la soirée ! Il devrait mesurer ses propos s’il ne voulait pas me voir tester sa résistance. Je décidais pourtant d’y aller crescendo. Le partage n’était pas une chose facile, surtout quand elle impliquait des choses dures à avouer. Je prenais cependant sa main doucement pour la poser d’abord sur mes deux hanches à la suite :

« Là… Là… » murmurais-je finalement sérieuse.

Je posais alors sa main sur ma taille.

« Là aussi… » continuais-je.

Je déposais alors ses doigts sur ma clavicule en respirant un grand coup.

« Là… »

Je faisais enfin glisser ses mains dans mon cou :

« et enfin là. » concluais-je.

Où voulais-je en venir ? Le regardant dans les yeux, j’étais loin de ce sourire il y avait quelques minutes avant. Et j’osais le traiter d’inconstant dans ses sentiments…

« Je ne te montrerai pas la réalité de la couleur de ma peau à chacun de ces endroits si tu ne me l’enjoins pas mais… » dis-je avant de finir par avoir un sourire ironique sur le visage. « Je n’ai pas l’habitude d’avoir mal comme ça. Du moins la douleur était loin d’être aussi plaisante que ton suçon. »

Pourquoi ce rapprochement ? Parce que la couleur sur mon corps y ressemblait, ni plus ni moins. Je dénotais alors un certains penchant chez les hommes de me marquer à leur façon. Arcturus par la passion – ce dont je ne pouvais me plaindre, aimant bien trop cela malgré la légère mais vive douleur qu’il m’imposa juste le temps de ce dit suçon disparu d’ailleurs depuis bien longtemps – mon oncle par la violence – chose déjà bien moins plaisante, croyez-moi ! –. J’avais un bon instinct de préservation en général – quoi que… – mais je voulais tellement faire comprendre à mon oncle qu’il n’aurait pas le dessus sur moi que mon corps en payait le prix depuis quatre jours. Pourquoi je lui disais cela ? Parce qu’une part de moi lui faisait confiance. Parce que je devais apprendre à lui livrer ce genre de détails même si ma fierté en prenait un coup. Nous nous n’étions pas promis de ne pas nous faire de secret mais ce genre de choses ne faisait pas parti du mystère qu’on s’autorisait à avoir sur l’autre et je le savais. D’où sa réaction alors surement de l’avoir pris mal… Du moins à mon sens. Passant mes bras autour de son cou, je lui dis alors :

« Je préférais nettement ton baiser marquant mon cou… » lui dis-je dans un baiser finalement langoureux.

Je me collais un peu plus à lui. Mes mains caressaient sa nuque alors que ma langue venait jouer de nouveau avec la sienne dans un baiser languissant. Ceux dont il avait tendance à avoir goût. Pourquoi ainsi lui avouer cela ? Parce que par simple esprit de contradiction, comme le fait de ne risquer aucunement ma virginité dès à présent – regardez comment j’entre en confiance et retourne la situation à mon avantage en un rien de temps… – je savais que lui avouer ce plaisir allait lui poser une potentielle nouvelle lutte intérieure. Quelle vilénie je faisais… Je n’ai pourtant jamais dit une seule fois être un ange. Après tout, chacun ses armes et donc chacun sa façon de dominer l’autre… Dans ma faiblesse féminine, je me collais ainsi plus à lui pour provoquer ses sens et rendre compte de sa propre faiblesse en lui donnant un dernier baiser trop prompt et frustrant pour ne pas laisser un goût amer et un désir d’en avoir plus. Le faisais-je exprès ? Si peu, si peu…

« Merci pour le sort de protection… » lui dis-je finalement.



crackle bones
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Sam 7 Mar - 14:09
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Mina secoua la tête négativement, bien que je m'en doutais un peu, c'est le genre de sort que j'ai rapidement appris à lancer durant mon adolescence. Elle se colla contre moi sans un mot et ses doigts caressèrent mon torse. Je ne cherche pas à savoir ce qu'elle peut bien avoir en tête, c'est le genre de chose qui ne me regarde pas. Même si ses pensées me concernent, je n'ai pas besoin de le savoir, j'en serais mis au courant par ses gestes. Sauf si elle pense ne pense pas à ce qu'elle pourra me faire, mais à moi pour une autre raison. « Puisque tu ne comptes pas me prendre sauvagement ce soir… Je peux donc profiter pour me coller à toi… passer mes mains audacieusement sous ta chemise au niveau de ton ventre sans bien évidemment que tu ne ressentes aucun frisson…  » Me taquina Mina en faisant exactement le geste dont elle parlait et ma peau réagit à son toucher. Cependant, je n'avais pas dit que je n'aurais pas envie d'elle, j'avais juste dire que je ne la prendrais pas sauvagement dans cette eau, je n'avais pas fermé les portes de notre jeu entre désir et frustration. « ... et te capturer la lèvre inférieure d’une façon si indécente que ça en mériterait une punition.  » Ajouta-t-elle en ajoutant le geste à la parole. Je ne pouvais trouver cela déplaisant, c'était au contraire bien plaisant. Je la laissais faire, si elle voulait interpréter mes paroles de la sorte, elle le pouvait très bien, je n'avais rien contre, mais elle verrait que je ne tenterais pas de résister au désir qu'elle pourrait faire naître en moi.

Lorsqu'elle pris ma main, je la laissais faire, elle fit passer ma main sur ses deux hanches. « Là… Là…  » Murmura Mina sérieusement et mon esprit redevint sérieux. Je compris qu'elle m'indiquait une chose importante. « Là aussi…  » Dit elle alors que ma main reposait sur sa taille toujours tenue par la sienne. Elle déplaça ma main jusqu'à sa clavicule, en respirant un grand coup. « Là…  » Puis elle déplaça ma main dans son cou. « et enfin là.  » Finit Mina et elle me regarda dans les yeux. J'avais bien compris qu'elle me parlait de ses douleurs, des endroits la faisant souffrir. Elle avait perdu son sourire et j'avais pour ma part toujours mon sourire, mais un sourire ayant plus pour but d'être un soutien que mon sourire que je lui réservais habituellement. « Je ne te montrerai pas la réalité de la couleur de ma peau à chacun de ces endroits si tu ne me l’enjoins pas mais…  » Dit elle avant de m'offrir un sourire ironique. Je n'en ferais pas la demande, alors elle n'aurait aucun besoin de me faire voir la couleur de sa peau. Pas parce que les bleus me rebuterait, mais plus par respect pour elle et son désir de ne pas en parler. « Je n’ai pas l’habitude d’avoir mal comme ça. Du moins la douleur était loin d’être aussi plaisante que ton suçon.  » Je ne pus m'empêcher de sourire à la référence de mon suçon, mais je posais ma main sur sa joue, avec douceur. C'était bien la meilleure chose que je pouvais lui offrir pour lui montrer que je me préoccupais de son état de santé. Il y a bien des émotions que je n'arrive pas à exprimer réellement comme je le voudrais.

J'étais heureux de voir qu'elle avait choisi de me le dire, qu'elle me faisait assez confiance pour me parler de ce genre de petits détails. De ces petites choses faisant la vie et qu'elle n'avait aucune obligation de me dire. Puisque nous n'avions aucune promesse l'un pour l'autre, seul celle de ne pas dévoiler les secrets de l'autre et de cacher notre secret. J'avais une nouvelle preuve qu'elle me faisait confiance. Je souris même si au fond, j'avais bien envie d'aller parler avec son oncle pour lui faire savoir que maltraiter une femme n'était pas le meilleur moyen pour qu'elle écoute. Cependant, nous avions mis en place ce secret, Mina et moi, alors je ne pourrais pas aller m'énerver contre son oncle que je présumais coupable, je me devrais de faire comme si je n'en savais rien. Surtout qu'ouvertement, nous nous détestions maintenant Mina et moi. Je laissais juste mon pouce caresser sa joue avec douceur, signe ouvert que j'étais là pour la soutenir et toujours prêt à l'aider si elle en avait besoin. Lui rappelant ce que je lui avais dit lors de la réception, lorsque nous étions seuls, que si elle avait besoin de moi, je serais là. « Je préférais nettement ton baiser marquant mon cou…  » Dit elle en passant ses bras autour de mon cou. Elle m'embrassa langoureusement. Nos langues entamèrent une danse enivrante, sa main caressa ma nuque et elle était plus collée à moi. J'avais bien compris ses paroles cependant et j'étais flatté de voir que mon baiser marquant son cou, ne lui avait pas forcément déplu, alors même que je laissais toute ma brutalité s'exprimer face à elle. Elle se colla plus à moi avant de me donner un dernier petit baiser. J'en eu un goût amer dans la bouche, puisque son corps collé au mien avait le goût d'éveiller mes sens plus que je ne voudrais bien l'avouer. « Merci pour le sort de protection…  » Me dit elle finalement.

Pour toute réponse, je pose un baiser sur ses lèvres. J'accepte ses remerciements, mais je suis trop fier pour dire que c'est normal comme je ne veux pas qu'elle prenne froid. Je me contente donc de se baiser, faisant glisser ma main de sa joue jusque dans son dos, faisant attention de ne pas toucher les parties de son corps sensibilisées par les bleus. Sans savoir pourquoi, je lâche ses lèvres, glissant juste mes deux bras dans son dos pour l'enlacer avec douceur. « Tu aurais pu m'envoyer un patronus. » Je dis calmement, sans aucun reproche dans la voix. Simplement une remarque, pour lui faire savoir que j'étais sérieux à la réception. Je fis glisser mes mains dans son dos avant de lui sourire doucement. La conversation n'aurait en aucun cas du prendre une telle tournure, ni même la soirée. Pourtant, maintenant que je sais pourquoi elle a mal et où elle a mal, je sais que je dois éviter ses parts de son corps pour ne pas la faire souffrir. Il ne me reste plus beaucoup d'endroit où glisser mes mains. Tout à mes réflexions, je l'embrasse avec délicatesse, avant de l'entraîner dans un baiser plus langoureux, mes mains faisant en sorte de la coller plus à moi. L'une de mes mains restant dans le bas de son dos, alors que la seconde vint trouver sa place dans ses cheveux. Je romps le baiser après un petit moment en lui offrant un sourire des plus taquins, alors que mes doigts caressent doucement sa peau pour celle se trouvant dans ses cheveux. L'autre un peu plus vicieuse, se glisse sous son débardeur, permettant à mes doigts de caresser sa peau au niveau du bas de son dos. « Je ne demanderais pas à voir tes bleus, il m'a semblé que tu avais déjà du mal à en parler, je ne suis pas là pour te torturer mentalement, je veux juste torturer tes sens de façon plaisante. »

Tout en parlant ma main n'avait cessé de caresser son dos, alors que la seconde avait décidé de glisser le long de son bras droit, un des endroits préservé indemne de son corps. Du moins, l'un des seuls endroits que je me permet de toucher sans son autorisation et qui m'est accessible facilement à l'heure actuelle. Je laisse mes mains la caresser en la regardant, ne faisant plus aucun geste pour rapprocher mon visage du sien. Seul mes mains prenaient l'autorisation de la toucher et je voulais surtout voir si elle viendrait chercher mes lèvres si je faisais preuve d'assez de sang froid pour ne pas l'embrasser, si je me désintéressais simplement de ses lèvres. Une simple envie de tester ma propre résistance par rapport à Mina, tout en accordant le bénéfice à mes mains de la toucher. C'était aussi sans le vouloir un test de la résistance de Mina. J'avais juste ce besoin de me prouver que Mina ne me faisait finalement pas forcément plus d'effet qu'une autre femme, ne réveillait pas plus mes sens qu'une autre. Ce besoin de savoir si je pouvais résister à Mina ou si je n'en étais pas capable.
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Dim 8 Mar - 13:00
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La lune pour seule témoin de nos actes

En réponse à mon remerciement, ses lèvres se posèrent sur les miennes dans un baiser. Je prenais ça pour un ‘de rien’ alors qu’il glissait sa main de ma joue à mon dos. Je fermais les yeux à cette attention. Arcturus avait cette douceur qui pouvait réconforter certaines de mes blessures et apaiser toutes mes tensions. Son attention me touchait. Il faisait attention à ne pas passer sur les parties que je lui avais dites. Ça ne devait pas être si évident compte tenu certaines des manies qu’il avait très rapidement prises sur moi. Il faudrait cependant composer avec. Je ne doutais cependant pas qu’il se fasse un plaisir nouveau à trouver un autre endroit sensible sur mon corps sans savoir que ses doigts sur ma peau me faisait vibrer, peu importait l’endroit. J’avais simplement des parcelles plus sensibles. Cela ne changeait en rien mon désir pour cet homme. Il m’enlaça alors. Devais-je avouer qu’il n’y avait pas endroit plus rassurant en cet instant ? Je me sentais, aussi fou cela pouvait-il paraitre, en sécurité dans ses bras. Oui il était un homme dangereux. Oui je le savais. Mais je ne pouvais m’empêcher de me sentir en sécurité. Je savais qu’il pouvait me faire du mal mais je n’avais pas peur de lui. Pire ! Je le désirais… La scène pouvait alors s’apparenter à un certain romantisme mais contrairement à Arcturus, je me fichais des apparences ou ce qui pouvait refléter de nos diverses attitudes. Je prenais simplement ce qui me semblait agréable sans réfléchir à un sens ou un autre ou même aux conséquences. Qu’importait les apparences, je faisais ce que mes désirs m’imposaient. Avec Arcturus je découvrais un monde sans limites… sans aucune convenance si ce n’est celle de nos désirs et nos sentiments au sens large du terme. Qu’importait alors s’il n’y avait qu’avec lui que je ressentais cela. Qu’importait si c’était un besoin, une nécessité ou simplement une chose passagère mais au combien agréable. Je vivais à l’instant présent sans ne me poser aucunes questions. Je ne préférais pas de toute façon. Ce serait ouvrir les portes aux prises de têtes et à une fierté bien trop grande pour tout accepter. Après tout, n’étais-je pas en train de me laisser aller dans les bras d’un homme, moi qui avais juré ne jamais me laisser aller à une telle chose ?

« Tu aurais pu m'envoyer un patronus. » me dit-il simplement.

Je m’en mordais les lèvres. Quand comprendrait-il que je ne le ferais qu’en cas d’extrême urgence ? J’étais bien trop fière pour lui demander de l’aide. J’étais prête à mourir aussi futilement. C’était idiot mais je n’étais pas ce genre de femme voulant compter sur un homme pour s’en sortir. Il m’embrassa alors avec délicatesse. J’avais la sensation d’être une chose fragile. J’avais envie de sourire et lui dire que mes douleurs ne devaient pas l’empêcher d’être passionné s’il le désirait mais la langueur de son baiser me fit prendre le sens de mes pensées. Il me colla plus à lui et déjà je sentais ce doux désir monter de nouveau en moi. Il avait ce pouvoir comme aucun autre ne l’aurait. Une main dans mes cheveux, l’autre à son affaire dans le bas de mon dos, il me fit frissonner malgré moi. Je l’aurais peut-être mordillé inconsciemment face à cette sensation quand il caressa ma peau sous mon débardeur mais il rompit ce baiser bien avant. Je lisais un sourire taquin sur son visage. Je levais les yeux au ciel. Pour le punir, je serais bien tenté d’enlever sa main de la peau de mon dos mais je n’en fis rien. J’aimais bien trop ça pour le moment…

« Je ne demanderais pas à voir tes bleus, il m'a semblé que tu avais déjà du mal à en parler, je ne suis pas là pour te torturer mentalement, je veux juste torturer tes sens de façon plaisante. » me dit-il en caressant ma peau, pour ne pas dire la mettre doucement au supplice.

La tentation fut trop forte. Se permettant de passer ses mains sous le dos de mon débardeur, je m’octroyais le même droit au niveau de son haut pour les glisser sous le tissu. Sur son ventre, je retrouvais mes marques. J’aimais le sentir me toucher mais pouvoir poser mes doigts sur sa peau était d’autant plus enivrant encore. J’aimais sentir les frissons de sa peau, sentir son être sombrer, ses lèvres lutter et les miennes le chercher pour le voir tomber. Je passais alors mes mains des deux côtés de ses hanches dans une douce caresse. Saisissant finalement ses hanches, je le rapprochais encore de moi avec un sourire amusé. Je déposais alors mes mains dans son dos, entourant son corps de mes bras. La peau de mes avant-bras taquinait ses flans alors que mes doigts apprenaient le dessin de son dos avec un toucher languissant. Il ne fut pas difficile de laisser mon corps se laisser prendre à ce jeu, ma poitrine se soulever dans un souffle long contre son torse provoquant le toucher indécent de mon corps au sien. C’était plus fort que l’autre. Quand l’un rompait le rapprochement, l’autre ne pouvait s’empêcher de le provoquer. Du moins, moi je voyais les choses comme cela. Serait-il alors en train d’essayer à résister là où moi j’avais cessé de lutter continuellement ? Je sentais une forme de résistance au fond de lui. Soit. Je baissais mon regard loin de ses lèvres pour m’approcher dangereusement de son cou. Je venais l’embrasser sensuellement en descendant. Décalant le tissu de son haut, je venais l’embrasser sur sa clavicule avec désire alors que mes mains redescendaient dans le bas de son dos. Sur ses reins maintenant, j’effectuais comme une pression pour l’empêcher de me cacher le désir qui pouvait s’insinuer entre nos deux corps. Je repassais alors mes mains sur le côté. Remontant, son t-shirt suivit le mouvement délivrant sa peau à l’air nu. Je revenais vers ses lèvres pour lui souffler :

« Imagine la peau de ton torse… nue… contre la mienne… »

Plus il luttait plus je ne pouvais m’empêcher de vouloir lui prouver cette dépendance mutuelle. Lutter était une chose mais je sentais aussi une certaine fierté chez Arcturus. Pourquoi avoir trop de fierté pour se laisser aller ? J’avais du mal à saisir cette pensée. Il faudrait pour cela qu’il soit bien plus humainement soumis à ce désir qu’il l’est d’ordinaire avec une autre. L’était-il avec moi ? Aurais-je la volonté de le découvrir ? Pire… Je voulais le prouver quitte à jouer à un jeu dangereux.

« La douce chaleur de celle de mon ventre contre le tien venir te caresser audacieusement alors que tes lèvres captureraient les miennes dans un baiser enivrant… Que tes mains parcourent mon corps le long de sa peau pour venir capturer mes hanches et descendre le long du tissu de ma jupe pour trouver mes genoux et remonter afin de caresser pour la première fois des cuisses vierges de tout toucher… » dis-je sur ses lèvres.

Bon, peut-être étais-je trop cruelle. Seulement je me mis à sourire. Déposant un rapide baisé, je quittais ses bras pour sortir de l’eau. Serais-je en train de jouer au jeu du chat et de la souris. J’aimais lui donner cette place de prédateur prêt à chasser sa proie avant de retourner les choses à ma façon et reprendre le dessus. Je jouais alors avec le tissu de mon haut en reculant. Il dut apercevoir rapidement, trop rapidement, la peau de mon ventre avant que mes pieds soient de nouveau dans l’herbe. Je lui fis le signe du doigt de me rejoindre.

« Le loup se sentira-t-il à la hauteur de saisir l’agneau ? » lui demandais-je avec un sourire amusé sur le coin des lèvres. « Ou est-il trop faible pour oser l’envisage ? » piquai-je sa fierté.

Mais au fond… Qui était vraiment le loup ?



crackle bones
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Dim 8 Mar - 18:10
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Mina glissa ses mains sous mon t-shirt, venant caresser mon ventre, ce qui m'arracha un frisson. Ses mains glissèrent sur mes hanches et elles m'agrippèrent avant de me coller plus à elle. Ses mains passèrent dans mon dos, ses avant-bras caressant mes flancs, ses doigts découvrant mon dos avec lenteur. Je ne pouvais arrêter ce long frisson remontant le long de ma colonne vertébral, ni même les frissons partant de mes flancs. Je ne pouvais les retenir surtout lorsqu'il s'agissait des mains de Mina. Je pouvais sentir sa poitrine de soulever contre mon torse au rythme de sa respiration. Moi qui voulait lutter contre ce désir, je ne le pouvais tout simplement pas, elle avait cet effet qu'aucune autre n'avait jamais eu sur moi, cet effet aussi angoissant que plaisant, me faisant me sentir bien et faible à la fois. Ses lèvres vinrent embrasser mon cou, puis ma clavicule, ses mains descendirent dans le bas de mon dos, puis au niveau de mes reins, m'empêchant de m'éloigner. M'empêchant de lui cacher le plaisir qui commençait à naître en moi. Ses mains remontèrent et j'eus un frisson dû au froid quand elle mit ma peau à nue. Ses lèvres se rapprochèrent une nouvelle fois des miennes. « Imagine la peau de ton torse… nue… contre la mienne…  » Je ne pus m'empêcher de penser à sa peau contre la mienne. Je ne peux m'empêcher de vouloir ressentir sa peau contre la mienne, sentir son corps plus dénudé contre le mien. Je la déteste de me faire céder, de me donner envie de la toucher, de découvrir de nouvelle part de sa peau.

« La douce chaleur de celle de mon ventre contre le tien venir te caresser audacieusement alors que tes lèvres captureraient les miennes dans un baiser enivrant… Que tes mains parcourent mon corps le long de sa peau pour venir capturer mes hanches et descendre le long du tissu de ma jupe pour trouver mes genoux et remonter afin de caresser pour la première fois des cuisses vierges de tout toucher…  » Dit elle sur mes lèvres et je dus déglutir plusieurs fois difficilement pour tenter de garder contenance. Pourtant, je ne pus empêcher ce petit gémissement d'envie à ses mots. Mes mains avaient se désir ardent d'aller remonter sa jupe, de lui retirer son débardeur pour sentir sa peau contre la mienne. Elle posa un baiser bien trop rapide sur mes lèvres avant de quitter mes bras. J'eus un sentiment de froid, quand son corps s'éloigna du moins. La chaleur remonta en moi quand je la vis remonter brièvement son haut, laissant voir la peau de son ventre. Un gémissement sourd m'échappa, un gémissement de désir pur, impossible à cacher. Un côté chasseur en moi voulait toucher ce ventre, le sentir contre le mien. Lorsqu'elle me fit signe de la rejoindre, je ne bougeais pas, ma raison étant toujours là et m'empêchant d'y aller immédiatement, par fierté sûrement. Cependant, combien de temps ma raison prendra le dessus sur mon désir du corps de Mina ? Je ne pourrais le dire. « Le loup se sentira-t-il à la hauteur de saisir l’agneau ?  » Me demanda-t-elle avec un sourire. « Ou est-il trop faible pour oser l’envisage ?  » Demanda-t-elle et ceci eu le goût de faire mal à mon ego. Pourtant, je retirais mon t-shirt, le lançant sur la berge en marchant vers Mina.

Je ne dis pas que mon torse est le plus beau du monde, je n'y prétends pas, mais je peux dire sans hésiter que je suis un bel homme et que tout mon corps est à la hauteur de ce mot, beau. J'arrive vers Mina, mais je l'ignore, je passe à côté d'elle, je fais quelques pas derrière elle avant de me coller à son dos. Souriant dans son dos, je ne dis rien, je glissais juste mes mains sous son débardeur, caressant son ventre de mes doigts. Ce contact avait beau être très plaisant, je gardais en tête ses mots qui avaient eu le don d'éveiller mon désir. Je croisais mes mains, attrapant son débardeur afin de le lui retirer. Je m'arrêtais au niveau de sa poitrine, ne sachant si elle l'accepterait. Pourquoi son avis m'importait ? Je ne pouvais l'expliquer, mais je suivais ma raison qui me disait de ne pas lui faire une telle chose. Je ne me sentais pas en danger avec Mina, bien qu'elle le soit, je n'avais aucunement peur d'elle. C'était du respect pur et simple, un respect que je n'avais pas l'habitude de montrer. Elle était la première à qui je montrais un tel respect et c'était sûrement pour cette raison que mon attirance pour elle m'angoissait autant qu'elle me plaisait. Je ne comprenais pas ce besoin de ne surtout pas la mettre mal à l'aise. Je lui avais donné ma confiance et j'avais la sienne, je le savais, mais je ne voulais pas être le salopard que je me trouvais être avec mes conquêtes. Je posais mes lèvres dans son cou, ignorant ses bleus. Je laissais mes lèvres se faire douce, caressante, à peine palpable sur sa peau. Je glissais vers sa clavicule avant de remonter le long de son cou, pour venir mordiller le lobe de son oreille de mes dents. Je n'avais en aucun cas oublier cette partie de son corps. Bien que durant un instant, je l'avais oublié, pensant plus à ses bleus et le manque d'endroit où j'aimais poser mes lèvres. Deux de mes doigts caressaient doucement la peau sous sa poitrine, mes autres doigts tenant fermement le tissus de son débardeur, pour l'empêcher de me faire lâcher prise et me permettre de lui retirer ce bout de tissu inutile à l'instant présent. Mes lèvres et mes dents jouent doucement avec le lobe de son oreille, mes doigts caressent sa peau et j'aime ça. J'aime sentir sa peau contre mes doigts, je sens la peau de son dos contre mon ventre, comme nous sommes bien collés l'un à l'autre. « Laisses moi te l'enlever. » Je demande laissant mon souffle caresser le lobe de son oreille. Ma demande n'a rien d'un ordre, juste une demande douce, pour que je puisse la toucher sans la barrière du débardeur.
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Dim 8 Mar - 19:18
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La lune pour seule témoin de nos actes

Dès l’instant où il quitta l’eau, mon sourire s’élargissait sur mes lèvres. Je n’avais pas besoin de plus pour savoir sa dépendance à ce jeu aussi réciproque que la mienne. J’étais suffisamment intelligente pour savoir que cet homme me désirait au-delà de beaucoup de choses. Son désir le poussait au-delà de ses retranchements et de sa fierté qui tentait pourtant encore parfois de lutter. Me mordant les lèvres en le voyant balancer son haut, je m’amusais de le voir venir avec moi alors que j’avais lâché mon t-shirt. Comment exprimer ce désir brûlant au fond de moi quand je le vis approcher pour venir me chercher. Il passa cependant dans mon dos contre toute attente. Me surprenant, je ne m’en mordais que mes plus lèvres. Il saisit alors le bas de mon débardeur. Croyez-moi. J’ai cru qu’il l’enlèverait dès l’instant où il saisit le tissu de mon haut. Mon cœur avait eu un dératé à cette pensée. M’attendais-je à une telle chose ? Je le cherchais depuis que nous nous connaissions. Il y aurait bien eut un moment où il aurait complètement craqué… Cependant, deuxième surprise, il arrêta la course du tissu sur ma peau au niveau de ma poitrine, cachant encore mon soutien-gorge. Je ne pouvais pas imaginer plus forte adrénaline et pourtant j’étais encore loin du compte de ce qu’il pourrait me faire ressentir. Je ne comprenais pas son arrêt. Il avait l’air d’être le genre d’homme à prendre sans concession quand il le désirait vraiment ? Je n’étais pas sûre de pouvoir bien interpréter cette décision. Est-ce du respect ? Un remord ? Un manque de désir ? Je doutais que la raison soit la troisième solution quand, dans mon dos, tout contre moi, je devais sentir ce qui n’était certainement pas le fruit de sa baguette mal placé dans sa poche de jean, croyez-moi. Il me désirait et là où je devrais m’en offusquer, je me mordais les lèvres plus encore. J’allais les saigner avant l’heure si je continuais à ce rythme seulement c’était ma façon d’éviter d’échapper un gémissement de désir. J’avais plus de mal à lui céder une telle chose. Gémir était la preuve de mon désir brulant pour lui. Sa seule preuve alors que je pouvais en détenir une plus concrète de sa part actuellement située dans la parfaite naissance de la partie bien inférieure de mon dos. Il luttait sur certaines choses face à moi, je luttais pour d’autres et au fond, nous n’étions finalement que deux personnes trois fiers pour reconnaitre à l’autre cette totale soumission à ce désir bouillonnant dans nos veines. Le pire était pourtant à venir…

Ses lèvres se posèrent dans mon cou. Douleur et plaisir se mélangé dans un cocktail étrange mais peu dérangeant sur l’instant. Ses lèvres étaient trop douces pour ne pas voir ce désir s’enflammer complètement. Quand il captura mon oreille, se fut plus forte que moi. Je dus me mordre avec violence. Ça ne suffit pas à retenir ce léger gémissement, cette plainte d’un désir enivrant et presque insoutenable. Je voulais alors sentir mes mains sur mon corps. Jamais je n’avais ressenti un tel désir. Je voulais qu’il pousse le vice plus encore. Une bonne douche froide ne ferait certainement pas de mal pour m’enlever cette pensée audacieuse. Seulement au lieu de subir un seau d’eau froide qui aurait certainement nécessaire, ses doigts juste en dessous de ma poitrine ne firent que déclencher un nouveau supplice inconnu jusque-là. Mon souffle se perdait parfois. Il tenait toujours mon débardeur. J’étais alors prise entre le désir de le pousser à l’enlever et lui demander de tout cesser. Mon cœur perdait pied dans un rythme étrange. J’étais incapable de savoir où était le mal où était le bien. Qu’est-ce qu’il fallait faire ou non. Je me perdais dans ce désir, sur l’instant. Prisonnière de ses bras, j’essayais de me mettre une bonne claque mentale pour faire redescendre la pression mais ses lèvres à mon oreille ne me donnaient aucune marge de concentration. Je découvrais alors un plaisir naissant au fond de mes reins.

« Laisses moi te l'enlever. » me demanda-t-il.

La convenance aurait voulu de décliner cette demande. Quelle femme de bonne vertu dirait oui franchement ? J’étais prisonnière entre la raison et mes désirs. Oui… Non… Non… Oui… Mon corps le suppliait d’achever sa lancée. Ma raison me maudissait d’une telle faiblesse. Seulement mon corps rétorquait très fortement et avec assurance à ma raison dans un duel que cet homme avait tout le droit d’enlever un si banal fut-il. A votre avis que répondit ma raison à ça ? Ça commence par le débardeur… ça finit par le soutien-gorge et on connait la suite. Mon corps, fourbe, avait bien envi de rétorquer qu’il avait promis de ne pas me prendre sauvagement ce soir. « Pas sauvagement » ne voulait cependant pas dire « pas du tout » et ça j’en avais pleinement conscience. Pouvait-on pourtant m’en vouloir de vouloir gouter à la peau de son ventre contre la mienne ? La situation n’était-elle pas suffisante pour se faire ? J’étais prise dans un conflit intérieur alors que mes mains venaient de se poser sur les siennes. Allait savoir si c’était pour le freiner ou pour l’inciter. Je n’étais pas très claire dans ce geste puisque je désirais à la fois m’éloigner de lui pour ne pas sombrer et le voir m’enlever ce haut pour toucher ma peau. Mon corps n’avait alors plus besoin de son sort. Je le sentais bruler de l’intérieure. J’oubliais un peu tout ce qu’il aurait fallu se rappeler. J’étais pourtant là, entre ses bras, le souffle légèrement saccadé, ne sachant s’il fallait laisser cette folie continuer. Je me tournais finalement face à lui. Relevant le regard, je lisais le même désir dans ses yeux. Glissant mes bras de ses mains à ses bras et enfin son cou, je me rapprochais de lui. Une pression vers son cou l’obligea à descendre un peu pour que je puisse l’embrasser. J’abandonnais alors cette prose dans un baiser fiévreux. Est-ce un oui ? Est-ce un non ? Jouant de sa langue à la mienne, je relevais alors les bras un instant pour les joindre au-dessus de ma tête. Je cédais à ce désir. Laissant sa main se charger du tissu, je ne détenais plus que mon soutien-gorge, ma jupe et ma culotte sur mon corps. Libérée de ce débardeur, je me collais alors à lui dans un sourire. Mes bras s’étaient replacés autour de son cou. La peau de mon ventre venait caresser la sienne comme je l’avais dit. Cela ne voulait pas dire que le reste se produirait. Je lui cédais seulement ce débardeur pour notre désir, pour sa douceur et pour quelque chose de plus déstabilisant encore. Je n’avais alors plus envie de quitter ses bras. Je le fis cependant reculer dans mon baiser, l’éloignant du point d’eau. Son dos percuta doucement l’écorce d’un arbre. Je n’aurais jamais pu penser alors apprécier autant être aussi dénudée dans les bras d’un homme. Arcturus n’était cependant pas n’importe lequel. Nous commencions à nous connaitre. Je savais des choses sur sa vie qu’aucune autre ne pourrait peut-être connaitre. Il en savait autant sur moi. Alors non, il n’était plus un inconnu et je me laissais prendre au plaisir de sa compagnie plus que par un simple désir. Je n’avais vraiment pas hâte de devoir partir pour retourner dans mon lit froid. Je ferai bien l’école buissonnière toute la nuit. Après tout, Arcturus pourrait s’avérer être professeur intéressant. Je caressais alors doucement sa nuque. Rompant ce baiser, je lui dis sur les lèvres :

« J’ai envie de passer la nuit avec toi… » lui avouais-je avec audace.

Ça n’engageait à rien et j’ignorais de toute façon si c’était possible. Mais en cet instant précis, si on m’avait donné l’occasion de formuler un vœu et un seul, le seul qui me venait du plus profond de mon être était de toute façon celui-ci. Je ne pouvais l’expliquer. J’en ressentais une forte aspiration. Le sentiment d’un asile pour toutes les émotions qu’il faisait naître en moi. Je ne pouvais pas me sentir plus vivante qu’avec lui. Pouvait-on me reprocher d’aimer bruler au creux de ses bras ?



crackle bones
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Lun 9 Mar - 20:34
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Les mains de Mina se posèrent sur les miennes mais j'étais certains d'une chose, mes mains ne lâcheraient pas ce morceau de tissus avant un moment. Pourtant, allait elle tenté de les retirer et de redescendre son débardeur, je ne le savais pas. Venant d'elle, je ne pouvais prédire le sens de ce geste, ni même si j'enlèverais ou non ce débardeur de son corps. Elle se tourna vers moi, nos regards se croisèrent, je ne pus m'empêcher de sourire alors que ses mains faisait leur chemin le long de mes bras, puis autour de mon cou. Elle se rapprocha de moi et fit pression sur mon cou légèrement afin que je me baisse pour lui permettre de m'embrasser. Je le fis, sans pour autant accepter de lâcher le tissu tenu entre mes mains. Elle ne me ferait pas lâcher en m'embrassant, aussi bon puissent être nos baisers. Elle m'embrassa avec toute la fougue dont nous étions capable. Nos langues se retrouvaient une fois de plus, mais ses bras se levèrent, elle me cédait, elle cédait à ma volonté. Je fis remonter le débardeur au dessus de sa tête, le libérant de ses bras, avant de le jeter au sol pour la prendre par la taille. Ses bras se retrouvèrent une nouvelle fois autour de mon cou. Je pouvais sentir qu'elle s'était légèrement rapprocher de moi, je sentais la peau de son ventre contre le mien. Sa poitrine se soulevant contre mon torse. C'était une sensation bien spéciale, pas par la victoire que j'avais eu quand elle avait accepté de me laisser lui retirer son débardeur. C'était surtout cet satisfaction après une longue attente. Je sentais enfin son ventre contre le mien, après avoir eu la tentation de ressentir cette sensation.

Notre baiser ne s'était arrêté que le temps que j'enlève son débardeur, elle me fit reculer dans son baiser. Je sentis mon dos toucher l'écorce inégale d'un arbre. Rien de douloureux, juste une sensation désagréable bien vite oublier par notre baiser. Sans que je ne m'y attende, Mina se mit à caresser ma nuque, c'était d'autant plus stimulant couplé à ce baiser. Elle rompit le baiser et je la fixais, attendant qu'elle m'explique cet arrêt soudain. « J’ai envie de passer la nuit avec toi…  » Dit elle. Pour ne pas me mentir, j'eus très peur sur l'instant, déjà qu'attendait elle de ses mots, une nuit de sommeil ou une nuit plus agitée. Je ne voyais pas trop Mina me laisser lui sauter dessus, surtout pas le proposer de la sorte. Suis je prêt à dormir avec elle une nouvelle fois ? Je me souviens bien trop de ma nuit à Ste Mangouste, longue et frustrante. Pourtant l'avoir dans mes bras toute une nuit, est une chose des plus tentantes. En l'ayant avec moi, on ne pourra en aucun cas lui faire du mal. Cependant, je ne peux lui offrir un toit pour la nuit, à l'exception d'une chambre d'hôtel. Une chose qui m'arrangerait, ne pas dormir chez Andrew serait un bon moyen de m'évader, surtout si je passe la nuit avec Mina. Même rien qu'en dormant, je sais que sa présence me sera plaisante. Je l'embrasse doucement, ce n'est pas une réponse. Pas un oui. Pas un non. Je profite simplement, je fais glisser mes doigts sur toute la longueur de son dos, ne perdant le contact de sa peau qu'au moment où je passe mes doigts sur le tissu de son soutien-gorge. Je romps notre baiser assez rapidement. « Je n'aurais absolument rien contre. » Avouais je en souriant avant de poser un baiser doux sur ses lèvres. « Faut il encore que tu n'aies pas peur de passer la nuit dans une chambre d'hôtel, à moins que tu n'aies un lieu où nous pourrions aller. » Poursuivis je. Faisant clairement comprendre qu'il serait hors de question pour moi de dormir à même le sol au bord d'un lac.

Je bougeais un peu pour être à sa hauteur, laissant mon dos racler contre l'écorce de l'arbre, mais je n'en ressens pas de douleur. Mes lèvres se posèrent dans son cou. Elle voulait passer la nuit avec moi, je lui avais offert mon accord. Me rendant ainsi obligé d'avouer que je ne pouvais en aucun cas l'emmener chez Andrew. Pour plus d'une raison, la première étant qu'officiellement, nous nous détestons, la seconde étant que je ne veux surtout pas qu'Andrew se pose de question sur nous et pour finir la troisième étant qu'il ne supporterait pas que je ramène une femme n'étant pas la mienne dans son manoir, question de tradition. Je fis glisser mes lèvres le long de son cou, ça demande avait un quelque chose d'amusant maintenant l'inquiétude de son sens passé. Pourquoi voulait elle donc passer la nuit avec moi. Voilà bien une chose que je voulais savoir sans pour autant lui en demander la raison. Je remontais au niveau de son oreille en l'embrassant, une fois contre son oreille, je souris et murmurais. « L'envisages tu calme ou agitée cette nuit ? » M'enquis je. Je ne pouvais m'empêcher de la chercher en posant cette question. Tout en sachant qu'elle était bien capable de me répondre agitée avant de me laisser complètement frustré dans un lit pour dormir paisiblement. J'avais ce besoin de la piquer, de la chercher, de m'amuser et aussi de mettre ses sens autant à l'épreuve qu'elle pouvait mettre les miens. Mes mains glissant toujours le long de son dos, je posais un baiser juste à côté de son oreille, tout près du lobe. Approchant ce point sensible sans pour autant le toucher.
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Jeu 12 Mar - 9:55
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La lune pour seule témoin de nos actes

Je ressentais le besoin de ne pas passer la nuit loin de lui. Je ne l’expliquais pas, je le désirais simplement. J’avais abandonné la recherche de toutes les raisons sur ce qu’il me faisait ressentir. J’avais confiance, une confiance aveugle, en lui. Je ne craignais pas non plus particulièrement sa réponse en cet instant. Non pas parce que j’étais persuadée qu’il répondrait favorablement mais parce que je ne m’attendais à rien de particulier avec lui. J’avais appris à vivre avec l’instant présent sans espérer quoi que ce soit. C’était justement le charme de notre relation : A tout moment elle pouvait prendre fin nous laissant sur le bas-côté. Elle en était donc aussi très dangereuse. Après tout, avant que ce moment n’arrive : que se passera-t-il entre nous ? Jusqu’à quel point irons-nous ? Quel serait la raison qui mettrait fin à toutes nos adrénalines ? Le danger finalement n’était peut-être pas celui que nous voulions bien croire. Il était plus insidieux, venant de l’intérieur et s’insinuant dans nos veines comme un poison indolore et peut-être même bien agréable avant de frapper fort et radicalement. Je n’étais pas sûre de le réaliser encore. Peut-être faudrait-il tomber pour le pouvoir mais à ce moment, il sera déjà trop tard…

Aujourd’hui alors, ce soir plus précisément, là, dans ses bras, je ne réfléchissais pas à tout cela. Je ne pensais pas à l’impact qu’il commençait à avoir sur moi. Je ne mesurais pas les conséquences de nos brûlures… Elles étaient bien trop enivrantes. Je retenais le souffle et je profitais de cet instant jusqu’à suffoquer si un jour il décidait de me priver de l’air qu’il m’offrait. Alors que ses lèvres formulent une réticence, je ne lui en voudrais nullement. Je craindrais seulement constater une dépendance de mon côté plus forte que la sienne. Et si sa réponse était positive ? Que ressentirais-je ? Un plaisir, comme il avait toujours su me le donner…

Il m’embrassait alors doucement. Je sentais que la réponse allait se faire attendre. Ses doigts dans mon dos, j’attendais, patiente – du moins j’essayais – alors qu’il les remontait jusqu’au tissu de mon soutien-gorge. Les yeux fermés, dans ce baiser, je profitais de cette caresse. Son baiser se rompit pourtant plus vite que je ne l’aurais espérer. Comment pouvait-on devenir dépendante d’un baiser ? A peine rompu, j’étais prête à aller le chercher pour taire la frustration naissante. Je n’avais encore jamais remarqué ce goût pour ses lèvres tout au fond de moi. Il me stoppa cependant dans mon élan quand il parla. J’ouvrais alors les yeux pour l’écouter :

« Je n'aurais absolument rien contre. » m’avoua-t-il en souriant.

Il déposa alors un autre baiser doux sur mes lèvres sans que je n’aie besoin d’aller le chercher. Je gardais mes bras sur ses épaules, entourant son cou, mes mains ne pouvant s’empêcher de garder le contact dans d’infimes caresses tendres et délicates. Mes lèvres retrouvaient les siennes, je le laissais cependant mener cette danse qu’il rompit finalement une seconde fois :

« Faut-il encore que tu n'aies pas peur de passer la nuit dans une chambre d'hôtel, à moins que tu n'aies un lieu où nous pourrions aller. » me précisa-t-il.

Je pensais bien au chalet de mes parents mais si mon oncle me cherchait, c’est certainement le premier endroit qu’il penserait. L’hôtel ne semblait alors être que la meilleure solution. Si je le craignais néanmoins ? Pas avec lui. Il pouvait m’emmener n’importe où, je garderais confiance. Il l’avait acquise depuis bien longtemps et je savais qu’il ne me tromperait pas sur ce point. Je ne m’offusquais pas à ce qu’il ne m’amène pas chez lui. Notre relation était censée être secrète. On se jetterait tous les deux dans la gueule du loup si on venait à dormir chez l’un ou chez l’autre. Un endroit neutre semblait le mieux adapté à notre situation. J’avais alors la vilaine sensation de commettre une chose honteuse en dormant ainsi à l’hôtel avec lui. L’idée était-elle troublante ? J’aurais plutôt employé le mot « grisante ». Ça nous semblait peut-être naturel dû à cette attirance indicible et incontrôlable seulement ça n’était pas si commun. Je franchissais beaucoup d’interdits. L’idée d’enfreindre certaines coutumes avait pourtant quelque chose d’attrayant et de sexy. Je n’avais pas le droit de fréquenter cet homme sans chaperon s’il n’était mon fiancé et pourtant je le faisais. Pire, je le laissais goûter à mes lèvres ou ma peau. Quelle vilaine fille faisais-je. Je savais cependant ce que je voulais et même si je n’étais plus très sûre de mes limites avec lui – il ne cessait de les repousser, la preuve de mon haut sur le sol – la situation était bien trop exaltante. Il me rendait étourdie et j’aimais sentir ces frissons naître sur mon corps grâce à ses mains à lui. Je ne pouvais pas l’expliquer. C’était lui et pas un autre. Matthieu n’a jamais eu ce poids sur moi. Je ne dirais pas céder cependant à tous les caprices d’Arcturus. J’avais ma propre personnalité et je n’étais certainement pas faible. Si je ne voulais pas une chose, il ne pourrait l’obtenir de moi. Pire encore, il pourrait risquer de se prendre un revers de baguette plus que violent. Je semblais sensible et faible à lui mais n’oublions pas qui j’étais.

Quoi qu’il en fût, je n’aurais jamais pensé que se cacher pouvait avoir un attrait poignant. Alors non, je ne respectais pas toutes les traditions mais dépasser certaines n’a jamais tué ? Je n’imaginais pas à quel point cela pouvait pourtant être possible… L’effet qu’il provoquait sur moi était bien plus fort qu’une simple question de tradition ou toutes celles reliées à mon propre instinct de survie. Il l’anesthésiait avec brio. Serais-je pourtant capable d’oublier la coutume des coutumes pour une femme ? Celle qui m’assurerait un bon mariage avec un bon parti, soit ma virginité ? Ne mettons pas la calèche avant les sombrales je vous prie… D’une, je ne voulais me marier pour le moment, de deux, je n’ai jamais dit en arriver là avec Arcturus. J’étais très loin de réfléchir à cet aspect. Comme je le disais précédemment, je ne faisais qu’agir au jour le jour, à l’instinct, dans ses désirs et les miens. Le reste n’était qu’une formalité.

« Je te fais confiance… » dis-je simplement pour lui donner mon accord sur l’hôtel.

Connaissant de toute façon la région, je risquais de choisir moi-même ce qui ne pourrait attirer le regard de mon oncle ou de qui que ce soit d’autres. J’étais déjà en train d’y penser mais il me perturbait avec son baiser dans le cou… J’avais ce léger sourire sous le frisson qu’il déclencha en remontant bien rapidement sur mon oreille pour l’embrasser aussi. Je ne le dirais jamais assez : j’adorais quand il faisait cela…

« L'envisages tu calme ou agitée cette nuit ? » me demanda-t-il, provoquant un sourire sur les lèvres.

Honnêtement ? Je ne m’étais même pas posée la question. Je voulais être dans ses bras. Cela s’arrêtait là. Agitée ou non, quelle différence ? Celle d’une frustration plus ou moins forte ? On commençait à avoir l’habitude de ce sentiment aussi bien l’un que l’autre. J’ignorai pour lui mais personnellement, j’adorais le sentir couler dans mes veines. Il me donnait le désir de repousser chaque limite et voir jusqu’où on pouvait aller. Je découvrais ce plaisir avec lui et j’avais la sensation de commencer seulement à jouer. Je ne doutais pas qu’il pouvait y avoir bien plus frustrant qu’un baiser sur l’oreille. Inexpérimentée ne voulait pas dire idiote… Et bien évidemment, dans cette question, il ne pouvait pas rester sage une seconde… Je sentais ses mains jouer avec mes sens dans le dos alors qu’il déposait un baiser près de mon lobe juste – j’étais prête à le parier – pour me frustrer… Il connaissait ce point sensible. L’approcher sans le toucher me donner envie de le voir le saisir. Il commençait à me connaitre. Agir de la sorte, me donnait bien plus le désir frustrant de lui que de voir ses lèvres me donner directement ce que je voulais. Il me rendait faible avec une telle attitude. Serais-je alors en train de me mordre les lèvres ? Aucunement… Je ne vois pas de quoi vous parler. Il m’en avait donné la vilaine manie. Seul lui arrivait à déclencher ce mordillement, signe de mon désir. Je décalais alors mon visage vers le sien pour cesser cette torture grisant le bas de mon ventre. Touchant son nez du mien, je réfléchissais à la question.

Je l’embrassais finalement en ayant la réponse, dans un baiser vif fait pour le surprendre face à ma tendresse et lui couper le souffle. Cela voulait-il dire que cette soirée risquée d’être agitée ? Peut-être… Je me retirais vivement de ses bras en reculant. Un sourire naissait sur le coin de mes lèvres. Ne pas répondre à la question, laissait une part de suspense que j’aimais entretenir. Je lui tournais alors délibérément le dos pour récupérer ma chemise et ma veste. Les réduisant dans une taille minimaliste grâce à ma baguette pour les passer dans la poche de ma jupe, je passais mon débardeur sur le dos, couvrant mon ventre bien lentement pour le taquiner. Chacun put alors mettre tranquillement ses chaussures. Décidant de bouger, je récupérais cependant son haut avant qu’il n’ait le temps de le faire, avec justesse, dans un léger rire.

« Et si je n’ai pas envie que tu le remettes ? » dis-je d’un sourire taquin.

Envisager de bouger ne voulait pas dire perdre mon envie de jouer, bien au contraire. Je vins alors vers lui pour poser ma main dans sa nuque et l’embrasser vivement, tenant son t-shirt de l’autre main. Dans ce baiser, je transplanais directement dans un petit village non loin du lac. C’est là que je lui rendais son t-shirt avec amusement. Je marchais vers le premier hôtel. Parce qu’il n’était pas encore si tard – 21h ? – on put avoir un accueil. Avoir une chambre ne fut pas difficile. Entrant dans la pièce finalement la dernière, je refermais la porte derrière nous. Venant vers lui, je trouvais le bas du tissu de son haut. Lui faire remettre pour mieux le ré-enlever était bien trop tentant. Et puis il y avait un minimum de décence à avoir devant le réceptionniste. Je ne regardais même pas l’apparence de la chambre. Je me collais complètement à lui pour enlever son haut et saisir ses lèvres vivement pour le faire reculer dans la pièce. Je n’avais même pas pris le temps d’allumer la lumière. On était de toute façon tous les deux habitués à l’obscurité éclairée seulement de la lune depuis le début de la soirée… En le faisant reculer, je sentis que quelque chose venait de le bloquer au niveau de ses jambes. Je dirais le lit, et je visais juste. Un sourire naquit sur mes lèvres :

« Fiévreuse… » répondis-je à sa question du lac sur les lèvres.

Ce mot n’était certainement pas choisi au hasard. Cela s’annonçait bien plus intéressant qu’une simple nuit agitée mais aussi certainement plus frustrante. Je reculais alors pour quitter ses bras. Dans la nuit, mon corps trouva une grosse commode bien solide en face du lit. Je m’asseyais dessus en croisant les jambes du à ma jupe qui était légèrement remontée sur mes cuisses à cause de la position assise. Je lui faisais alors le signe du doigt de s’approcher…




crackle bones
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Sam 14 Mar - 14:03
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Mina m'avait donné son accord d'une phrase très simple, en me réassurant sa confiance en moi. Je n'en avais jamais douté, mais il restait douteux de voir deux personnes aller à l'hôtel. J'avais surtout eu peur que dans le coin, on la connaisse et qu'elle puisse craindre de rentrer dans un hôtel en ma compagnie, de peur d'être reconnue. Oui, j'avais très envie d'aller à l'hôtel en sa compagnie, de passer la nuit avec elle, qu'importe la nature de cette nuit, être avec elle m'éviterait sûrement les désagréments du réveil après nos rencontres. Ces moments où je ne comprenais absolument pas l'attachement si fort de mon corps pour celui de Mina. Je n'avais toujours pas de réponse à ma question sur la nature de notre nuit. Je lui laissais le temps de réfléchir à la question, puisque c'était bien à elle que revenait ce choix. Je ne me permettrais pas de la toucher sans avoir son accord. J'ai bien ma nature de coureur de jupons, j'ai bien envie de Mina, mais je ne suis pas un violeur. Et Mina n'est surtout pas comparable à mes conquêtes, aucune d'elle ne peut se vanter d'avoir fait monter un tel désir en moi. Elle décala son visage vers le mien, son nez venant toucher le mien. Puis le baiser vient. Vif, il me laissait voir la possibilité d'une nuit bien agitée. Avec Mina pourtant, je pouvais m'attendre à tout, je ne pouvais prédire ce qui allait suivre. Quand elle recula, je sentis bien la frustration venir. M'avait elle simplement laissé présager une nuit agitée avant de me laisser en plan ici, au bord de ce lac pour rentrer chez elle. Un sourire naissait lentement au coin de ses lèvres, puis elle me tourna le dos. Je fixais son dos, attendant de voir ce qu'elle allait bien pouvoir faire. Elle attrapa sa chemise et sa veste, les rapetissant avant de les mettre dans sa poche, je me demandais bien ce qu'elle avait en tête en cet instant. Elle remit son débardeur, en allant lentement pour recouvrir son ventre, je sentis une vive frustration à son geste.

Je suivis ses gestes, je remis mes chaussures calmement. Je tentais de récupérer mon haut, mais déjà Mina l'avait en main, elle eut un léger rire et j'avais eu un léger temps de retard sur elle. « Et si je n’ai pas envie que tu le remettes ?  » Me taquina Mina. Si elle n'avait pas envie, je ne le remettrais pas, surtout qu'elle l'avait en main. C'est pas comme s'il était gênant pour moi d'être torse nu, surtout qu'en France, il ne faisait pas si froid que ça. Elle s'approcha de moi, posant sa main dans ma nuque, elle m'embrassa vivement. Mina transplana dans cette position, je me rendis compte que j'aimais pas plus maintenant que dans le passé n'être que le passager d'un transplanage. Mina me rendit mon haut que j'enfilais rapidement, on se trouvait après tout en plein milieu d'un village. Je lui emboîtais le pas alors qu'elle se dirigeait vers un hôtel. Vu l'heure, nous avions toutes nos chances d'obtenir une chambre sans trop chercher. On eut rapidement une chambre, je suivis Mina sans parler. Notre chambre se trouvait être la toute dernière. Mina ferma la porte derrière nous et s'approcha de moi, en saisissant mon haut. Je ne me faisais aucune illusion, je n'allais plus le porter très longtemps. Elle me retira mon haut en se collant à moi tout en m'embrassant. Elle me fit reculer jusqu'au lit, bloqué par le lit, elle ne pouvait pas me faire reculer plus. « Fiévreuse…  » Répondit Mina. Il me fallut un petit instant pour comprendre qu'elle répondait à ma question sur la nature de notre nuit. J'avais eu mieux à faire que d'attendre sa réponse et puis, nous étions de toute façon à l'hôtel, j'aurais eu l'opportunité de voir la nature de cette nuit bien assez tôt, sans qu'elle ne me donne de réponse.

Quittant mes bras, je vis Mina reculer, elle alla buter contre une commode sur laquelle elle s'assit en croisant les jambes. Je fixais son doigt en train de me faire signe d'avancer. Je ne bougeais pas, l'ignorant, je m'assis sur le lit, retirant mes chaussures. J'avais simplement envie d'être plus à l'aise, une fois mes chaussures posées au sol loin du chemin que nous pourrions emprunter pour aller de la commode au lit, je me levais. Je rejoignis Mina et sans lui demander son avis, je lui retirais son débardeur. Une fois que ce morceau de tissus fut retirer, je souris et je l'embrassais passionnément. Je profitais de ce baiser pour attraper son genou avec ma main, la forçant à décroiser les jambes. Je m'appuyais contre ses genoux pour qu'elle n'ait plus que deux choix pour ses jambes, les laisser comme je les avais placé ou les écarter autant que sa jupe pouvait le lui permettre. Je laissais ma main droite remonter le long de son bras gauche avant de la poser dans son cou. Je ne rompis pas le baiser, laissant un doigt de ma main gauche caresser le ventre de Mina avec douceur. Je finis par rompre le baiser, pour poser des baisers sur sa joue, avant de passer près de son oreille, de descendre dans son cou puis sur sa clavicule. « Fiévreuse ! » Dis je doucement. Je n'avais fait que répéter ses mots, cherchant le sens qu'elle voulait lui donner. Je repris mes baisers, allant jusqu'à la bretelle de son soutien-gorge, avant de descendre suivant le chemin de la bretelle. Je continuerais à suivre le contour de son soutien-gorge, si elle ne se décidait pas à m'arrêter. Au moins, en descendant vers là, je ne toucherais pas les parties douloureuses de son corps. Les doigts de ma main droite caressaient sa nuque et la base de cheveux, suivant le rythme de mes baisers sur sa peau, alors que le doigt de ma main gauche suivait son propre mouvement sur son ventre.
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Sam 14 Mar - 15:52
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La lune pour seule témoin de nos actes

Assise sur la commode, je le laissais enlever ses chaussures. Mes pieds n’eurent pas trop de mal d’en faire de même pour envoyer mes sandales dans la chambre loin de moi. Je le vis alors s’approcher. Contrairement à la première fois, il ne me demanda aucunement s’il pouvait enlever mon débardeur. Lui ayant déjà donné l’autorisation une fois, je ne m’en offusquais pas. Si je ne voulais pas qu’il me touche, je ne lui aurais pas proposé cette nuit entre nous. Oui je voulais être dans ses bras mais je voulais aussi profiter de cette fièvre entre nous comme une maladie incurable qui prenait sa part tout au fond de nos corps. Je le laissais alors prendre possession de mes lèvres et de ma peau. Il me faisait complètement frissonner. Du goût de ses lèvres, il profita de cet instant pour poser sa main sur mon genou et le défaire de l’autre. J’aurais voulu lutter mais une part de moi espérait même qu’il les ouvre complètement. Recréant ce champ magnétique entre nous, il répéta alors mon mot… Ses lèvres quittèrent alors les miennes pour toucher ma peau. Il suivit très rapidement la ligne de la bretelle de mon soutien-gorge. Descendant peu à peu, il accéléra mon souffle et le soulèvement de ma poitrine. Je fermais les yeux un instant, passant mes mains dans ses cheveux. Ses doigts sur mon ventre et ma nuque ne faisaient que rendre le désir plus grand. Ses lèvres s’approchèrent alors de mon sein pour toucher sa peau. Je ne pouvais pas me retenir ce mordillement de lèvres. Mon cœur s’accélérait dans sa progression. Pas une fois je le freinais, m’arrachant un très léger gémissement incontrôlé. Quand ses lèvres descendirent à la moitié de mon sein, ma main se posa sur son menton pour le redresser. Je capturais alors ses lèvres dans un baiser fiévreux. Mes mains passèrent dans sa nuque. Mes cuisses s’écartèrent, forçant la remonté de ma jupe plus encore et mes mains l’attirèrent tout contre moi.

A ce moment, plus qu’un autre, je le désirai avec ardeur. Je le sentais, là, tout en bas de mon ventre. Il me faisait voler milles papillons au creux de mes reins signe d’une adrénaline saisissante. Le corps frissonnant, j’avais le souffle court. Et il ne m’avait pas encore touché concrètement… Je commençais alors à comprendre le plaisir qu’il pouvait créer au fond de mon corps. Il n’avait touché que la partie haute de mon sein sans toucher ce bouton de rose. Il n’avait pas été très loin et c’est ce qui me faisait penser que si le malheur venait à ce qu’il y goutte, mon corps risquait de défaillir. Notre jeu durait aussi depuis si longtemps qu’à pousser mon corps ainsi dans le désir rencontre après rencontre, j’avais de plus en plus de mal à me contrôler.

Cessant alors notre baiser, je me mis à sourire face à la situation. Il m’énervait à me rendre si désireuse de lui… Je ne craignais pourtant pas ce désir. Pas avec lui. Il avait assez prouvé me respecter jusque-là. Je savais qu’il ne me prendrait pas s’il ne sentait pas tout mon être prêt. Or je doutais l’être actuellement malgré tout le désir au fond de mon être. Et pourtant… C’est quand je regardais Arcturus que je savais que me donner à lui ne serait peut-être pas si déplaisant. Je n’oubliais cependant pas l’essentiel : il n’était ni mon fiancé, ni mon époux. J’avais beaucoup à perdre à me donner entièrement. Certaines femmes n’avaient peut-être aucune importance de leur vertu mais je n’étais pas comme ça. La coutume m’y poussait tout comme l’arrogance de me dire vouloir me donner à un seul homme pour le restant de mes jours. J’aimais l’idée de ne connaitre ce plaisir qu’avec un seul homme. D’être possédée par un seul. De n’appartenir qu’à un seul. Mon esprit freinait bien mon corps en cet instant. Mon corps, traitre, lui, se sentait bien appartenir à Arcturus dès la nuit de la réception au domaine de mes parents. S’il ne tenait qu’à lui, je ne serais plus vierge. Seulement ma raison me soufflait de faire attention. Non pas que je ne puisse pas faire confiance à Arcturus pour me respecter et me faire aimer cet ébat entre nous. Je ne doutais vraiment pas de ses capacités à me chavirer. Il y arrivait déjà si bien. Mais je ne voulais pas être une de ses conquêtes sur son tableau de chasse.

Je calmais alors un instant le jeu. Non pas parce que je ne voulais pas mais justement parce que j’en ressentais le désir au plus profond de moi. Ce n’était pas un simple et faible désir passager. Je voulais qu’il m’enlève cette jupe, qu’il se débarrasse de son jean, qu’il fasse glisser ma culotte le long de la peau de mes cuisses et... Il fallait que je respire. Résister à une telle tentation commençait à devenir difficile. Je déposais un léger baiser sur sa joue, histoire de calmer un instant l’ardeur de nos êtres. Je posais ma main sur la sienne pour qu’il arrête de me perturber de ses caresses sur mon ventre. L’instant était frustrant, je devais bien le reconnaitre. J’aimais tant qu’il me touche que le stopper en était presque énervant. Seulement je n’étais pas une de ses conquêtes. Je n’étais pas sa femme non plus, certes mais je ne voulais pas servir de simple joué qu’il pourrait mieux jeter par la suite. Je m’y refusais. Que se passerait-il si je lui donnais mon corps cette nuit ? M’abandonnerait-il au petit matin comme il devait le faire avec toutes les autres ? J’avouais m’être posée la question. Pourquoi d’ailleurs ? Qu’est-ce que ça pouvait me faire après tout ? On ne s’est jamais promis quoi que ce soit. Oui mais… Que voulais-je alors ? Le pire était que je l’ignorais complètement… Ou du moins je ne voulais l’avouer.

De cette pause, mon nez caressa en douceur la peau de son visage. Comment pouvait-on en arriver là ? J’avais tout ce dont je rêvais avant qu’il n’arrive dans ma vie. J’étais respectée de mes congénères, crainte même. J’avais des amis, une famille – si on peut appeler les mangemorts une famille –, tout ce dont j’avais besoin. Mais il poussait mes envies à plus. Il faisait naître ce que je n’avais jamais soupçonné au fond de moi. Je n’avais jamais rien ressenti si ce n’est de la simple satisfaction de tuer. Je le prenais pour un plaisir ardent. Je me leurrais… Il était si fade finalement à côté de ses lèvres touchant ma peau. Ce n’était vraiment pas comparable. Il me faisait revivre complètement. Est-ce alors déraisonnable de ne pas vouloir cette sensation s’arrêter ? Je craignais que me donner mettrait fin à tout. J’avais besoin de ses bras…

De ce sentiment, naissait de nouveau ce désir en moi… C’était phénoménal. Il me suffisait de ressentir ce besoin pour voir mon corps se réanimer. De là, le feu repartait tout au fond de mon être. Il me prenait, me saisissait de toute part et faisait finalement mon incapacité à rester sage longtemps. Je venais d’enrouler mes jambes complètement autour de son bassin. Ma jupe ne ressemblait plus qu’à un bandeau ne cachant plus grand chose. Elle devenait juste une masse gênante pour mes propres mouvements. Je passais alors une main dans sa nuque pour simplement me tenir alors que l’autre caressait de nouveau son torse. Je suspendais le temps dans ce moment de douceur pour refreiner ce moment passionné. J’avais du mal à être logique dans mes gestes. Je brûlais de désir et il pouvait le sentir, pourtant je m’obligeais à me calmer. S’attendait-il à ça ? Ma définition d’une longue fièvre pour cette nuit était toute choisit. Je savais qu’il y aurait des moments ardents et d’autres plus lents tout comme les douleurs d’une maladie, parfois prenantes et saisissantes tout comme elles pouvaient s’atténuer. Serais-je en train de comparer nos émotions à une maladie ? Ça l’était d’une certaine façon.

J’aimais alors caresser son torse. Ses muscles n’étaient pas imposants mais suffisamment séduisants pour m’arracher un mordillement de lèvres. Je n’avais que peu d’expériences dans ce que nous faisions mais je me servais de ses propres gestes sur moi pour les retourner contre lui. C’est ainsi que là où il avait embrassé le long de mon soutien-gorge, je commençais à faire de même sur son propre torse dans des baisers lents et langoureux. J’aimais goûter à la peau de son torse et je voulais pousser le vice plus loin encore… Ne pouvant combattre plus longtemps contre mon désir, j’appuyais de mes talons sur le haut de ses fesses avec un sourire en coin pour le coller vraiment tout contre moi. Croyez-moi, en cet instant, il ne pouvait me cacher ses désirs. Je me redressais alors pour finir contre lui si bien que son entre jambe – merlin merci il portait un jean, c’était déjà assez perturbant comme ça – ne pouvait pas mieux se coller pile là où il fallait. C’était audacieux de ma part mais c’était aussi ma façon de l’attiser, lui couper le souffle, le rendre fou et surtout le surprendre. Il n’avait dû s’attendre à ça de ma part. J’aimais le surprendre. Je savais que son désir s’enflammait un peu plus par la suite. Je saisis ainsi ses lèvres avec une nouvelle ardeur. Et je la stoppais finalement bien trop brutalement pour ne pas provoquer un sentiment violent de frustration. Je le regardais avec amusement. Serais-je en train de me jouer de lui ? Je le cherchais simplement comme l’agneau pouvait chercher le loup…

Mon regard était alors doux mais chaud quand je croisais le sien. Comprenait-il à quel point j’aimais ces heures volées entre nous ? J’avais de plus en plus de mal à m’en passer. Je me fichais qu’il ne soit pas mon fiancé et que rien d’officiel ne soit entre nous. Je préférais encore vivre une relation cachée mais intense et enivrante comme la nôtre qu’avoir un époux froid et violent. Le sentir contre moi me faisait alors perdre le fil de mes pensées. Je le caressais tendrement, n’ayant que le désir de lui appartenir. C’était une vilaine attitude, mais j’aimais ce qu’il y avait entre nous. Je ne savais alors plus où poser les limites. Devais-je lui demander à ce qu’on se couche ? Ou devais-je rester sur cette commode à l’attiser plus encore pour qu’il me débarrasse de cette jupe ? Je ne savais plus trop où était le bien, où était le mal. Il me faisait perdre le sens des conventions. Je posais alors finalement mes deux mains sur son visage pour l’encadrer et croiser son regard.

« Tu me donnes envie d'aller plus loin avec toi… De repousser les limites de l'entendement… De te laisser toucher tout mon corps pour pouvoir faire de même avec le tien… » lui soufflais-je sur les lèvres en approchant les miennes.

Combien de fois avais-je senti sa virilité me prouver tout son désir pour moi… Il n’avait pas de réelles preuves de son côté si ce n’est des soupçons du à mes frissons. Je n’avais gémi qu’une fois après tout… Et il était restait faible. Je brûlais pourtant complètement pour lui. Lui avouer mon désir était un présent de ma part. J’avais beaucoup de fierté. Avouer à un homme qu’il m’attisait n’était pas rien. Cela était aussi la preuve de mon désir brûlant pour lui. Cela ne voulait cependant pas dire qu’il gagnait la partie, seulement cette manche… Preuve en était tout de suite :

« On devrait aller se coucher… » lui dis-je finalement toujours sur ses lèvres.

Ça serait tellement plus raisonnable avant que je perde le contrôle de moi et lui demande dans un supplice parce que ses lèvres se seront un peu trop aventurées sur mon corps : « fais-moi tienne… » Les mots avaient déjà traversé mon esprit quand ses lèvres s’était posées sur la peau de mon sein, la mettant au supplice. Accepterait-il cependant en sachant que je pourrais commencer à pouvoir me laisser convaincre ? Il savait que tout mon être le désirait. Je lui avais prouvé avec mes mots. Se laissera-t-il alors tenter de me faire céder juste pour une nuit passionnée comme tout défi trouvant sa fin dans la gloire de la prise de ma virginité ? Ou choisira-t-il de rester à peu près sage et surtout frustré une fois de plus - pour ne pas changer - parce qu’il y a plus qu’un simple désir pour mon corps au fond de lui ? Ce choix final et la tournure de notre nuit dépendaient finalement indirectement de lui… et non de moi. Il pouvait avoir ce qu'il voulait, mais le prendrait-il ?



crackle bones
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Sam 14 Mar - 23:18
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Je savourais pour la première fois la peau des seins de Mina, c'était un vrai plaisir. Il y avait entre nous cette lente découverte qui faisait monter plus le désir à chaque nouvelle parcelle de peau découverte par mes mains ou mes lèvres, je ne peux pas dire qu'elle ressent la même chose. Cependant, je ne loupe pas son petit gémissement dû à ce contact de mes lèvres sur la peau de son sein. Je ne puis nier que c'est un éveil à mon désir ce petit gémissement, c'est aussi une preuve qu'elle me désire au moins un peu, une preuve que je n'ai pas aussi franchement qu'elle l'a. Je n'ai eu droit qu'à des frissons comme témoignage d'un désir de sa part. Alors que je suis un peu plus le contour de cette barrière qu'est son soutien-gorge, elle attrape mon menton de sa main. Mina redressa mon visage et ses lèvres capturèrent les miennes fiévreusement, je sentis ses cuisses s'écarter avant que ses mains ne me collent à elle. Je ne peux dire que la situation était déplaisante, bien au contraire. Je ne pouvais même pas dire ne pas apprécier qu'elle m'arrête lorsqu'elle jugeait que j'allais trop loin. Entre nous, on ne parlait pas de sexe à l'état pur, d'ébat sans lendemain. Une chose plus profonde me conduisait à suivre mon instinct qui me disait qu'avec elle, il fallait laisser le temps faire les choses. Qu'elle était loin d'être une femme que l'on couche dans son lit et qu'on laisse sur place aux premières lueurs de l'aube. J'ai pour Mina, ce respect que je n'ai jamais eu pour aucune autre. Est ce une question de tradition ? D'envie ? De confiance ? De relation ? Je ne cherche pas à le savoir, surtout pas en cet instant où je ne pense qu'à ce baiser et à la déshabiller un peu plus. Bien que je ne l'avouerais pas à voix haute, je la désire bien trop pour mon propre bien, j'ai envie d'avoir accès à beaucoup plus de sa peau. De pouvoir en toucher plus, de pouvoir coller ma peau à la sienne.

Mon doigt continuait son chemin sur son ventre, alors que les doigts de ma main droite étaient venus se glisser dans ses cheveux, les tenant avec douceur mais fermement. Pourquoi dans ses cheveux, je le savais très bien, ainsi, il me suffisait d'ouvrir la main et de pousser l'arrière de son crâne vers l'avant pour qu'elle ne puisse rompre le baiser que nous partagions à l'instant. Un besoin de contrôle sur le moment où elle arrêterait notre baiser, surtout si c'était pour une raison autre qu'un manque flagrant de souffle. Lorsqu'elle rompit finalement le baiser, je repris mon souffle. Un souffle que je n'avais pas eu conscience d'avoir perdu. Je posais ma joue contre la sienne, si je m'écoutais, je n'attendrais pas d'avoir repris mon souffle pour reprendre ses lèvres. Je placerais ma main dans le bas de son dos pour me coller encore plus à elle. Pourtant, je ne le devais pas. Elle ne devait pas devenir une vulgaire conquête. Je ne devais pas me permettre d'oublier qu'avec Mina nous allions à un rythme étrange dont elle était seule maîtresse. J'étais soumis à cette femme et c'est qu'en y pensant que je m'en rends compte. Je suis soumis à ce qu'elle veut bien comme évolution dans nos caresses, dans nos contacts, dans la découverte que j'ai le droit de faire de son corps. Je sentis ses lèvres se poser sur ma joue et je ne fus même plus surpris de vouloir que ses lèvres prennent possession des miennes. J'interprétais peut-être mal ce baiser sur la joue, mais pour moi, il était signe d'éloignement. Sa main arrêtant la mienne sur son ventre n'était pas pour plus me rassurer. Je ne considérais pas avoir fait une quelconque mauvaise chose, j'avais agis suivant ce que mon désir me disait de faire. Tout en prenant en considération le fait qu'elle devait y prendre du plaisir. Je relevais mon visage vers elle, pour croiser son regard dans la pénombre de la pièce. Je ne pouvais cacher le désir dans mon regard, ni même ma frustration qu'elle ait tout arrêté, ni la petite lueur blessée de son baiser sur la joue. Je n'arrivais pas à interpréter ce geste, à le comprendre, à lui trouver une logique après ce baiser fiévreux qu'elle m'avait offert. Après ce rapprochement de nos corps.

Je laissais son nez caresser mon visage, qu'avait elle donc en tête ? Quel était la raison de ce baiser sur la joue ? La raison de ce calme alors que l'instant d'avant nous n'étions habité que par la fièvre du désir. Lorsqu'elle enroula ses jambes autour de mon bassin, je me mordis la lèvre pour ne pas gémir. D'abord elle avait se recul avant de faire un geste tel que celui-ci. Une de ses mains passa dans ma nuque alors que la seconde vint caresser mon torse. Mina se trouvait être une farouche tentatrice, mais aussi une femme dure à obtenir. Je sais que ce n'est pas ce soir que j'aurais le droit à la totalité de son corps, peut-être n'y aurais je jamais le droit. Après tout, Mina semblait attacher aux traditions, du moins plus que je ne l'étais, puisque j'étais l'antithèse d'un homme de tradition en matière de conquête, un homme plus attaché aux traditions n'aurait jamais collectionner les femmes de sang-pur, il en aurait fiancé une, il serait même sûrement déjà marié à l'heure qu'il est. Elle se mit à poser des baisers sur mon torse et je me retins de laisser paraître quoi que ce soit, bien que ma réaction pouvait être visible si on savait où regarder. Lorsqu'elle appuya avec ses talons sur mes fesses, elle me colla à elle et là, le gémissement franchit mes lèvres sans que je ne puisse le retenir. En même temps, elle venait de coller la partie la plus sensible de mon corps au sien. J'avais bien conscience d'où j'étais placé et ça me donnait bien trop d'envie.

Elle prit mes lèvres mais le baiser fut rompu bien trop brutalement à mon goût. Elle venait de faire naître en moi autant de frustration que de désir, surtout que son regard dans le mien n'était pas pour m'aider. Ses mains continuèrent de me caresser, jusqu'à ce qu'elle se pose de par et d'autre e mon visage, m'obligeant à croiser son regard. « Tu me donnes envie d'aller plus loin avec toi… De repousser les limites de l'entendement… De te laisser toucher tout mon corps pour pouvoir faire de même avec le tien…  » Souffla-t-elle en rapprochant ses lèvres des miennes, je pouvais sentir son souffle contre mes lèvres. Et je pouvais sentir l'ensemble de mon corps réagir à ses mots, vibrer sous un désir que je n'avais jamais encore connu. Le désir de la combler comme aucune autre, de la rendre dépendante de moi, d'entretenir cette dépendance entre nous même si nous devions sauté des étapes dans ce jeu pour aller directement à la finalité tant convoité. Pourtant, malgré ses paroles, je savais que ce n'était pas pour aujourd'hui, du moins j'avais l'impression que ce n'était pas pour cette nuit. J'avais l'impression que j'allais passer la nuit la plus frustrante de ma vie. Il est plus dur de résister à une femme, de ne pas la toucher alors qu'on est conscient qu'elle désire exactement la même chose. « On devrait aller se coucher…  » Dit elle ses lèvres toujours sur les miennes. Qu'entendait elle par se coucher ? J'avais une idée qui devait être bien différente de la sienne pour l'expression aller se coucher. Après tout, elle n'avait donné aucune précision sur comment nous devions nous coucher.

Je profitais du fait qu'elle était accrochée à moi pour la soulever, passant mes deux mains dans son dos. Collant son torse au mien, je pus sentir le contact de son soutien-gorge avec mon torse, je la portais jusqu'au lit avec un sourire taquin sur le visage. Je nous allongeais tout deux en douceur sur le lit. Me retrouvant sur elle, je fis glisser mes lèvres dans son cou. Après tout, même si je ne la faisais pas mienne cette nuit, rien ne m'empêcher de pouvoir profiter du contact de sa peau contre la mienne, de sa peau contre mes lèvres encore un moment. Dans cette position, elle ne pouvait que sentir mon désir impossible à cacher pour elle, je remontais mes lèvres jusqu'au lobe de son oreille, j'y posais un baiser. Je suivis ensuite le chemin de sa mâchoire, une fois arrivé à son menton, je remontais jusqu'à ses lèvres. Je posais un doux baiser sur ses lèvres avant de saisir sa lèvre inférieure entre mes dents. Je jouais un moment avec cette lèvre avant de la lâcher, éloignant à peine mes lèvres des siennes. « Je te déconseille de tenir le même discours à un autre homme. Ils ne sont pas tous comme moi. Et eux, n'attendront pas le jour où tu seras parfaitement certaine que c'est le jour où ça doit arriver. » Je souffle contre ses lèvres, mes mains retirant ses jambes d'autour de mes hanches.

Une fois libéré de la prise de Mina, mes mains se glissèrent sur ses cuisses, je l'embrassais avec passion. Je mis fin relativement rapidement à ce baiser, me laissant rouler à côté d'elle. Je me mis sur le côté, faisant glisser mes doigts sur le contour de son visage. Une fois son visage redessiné, je fis glisser mon doigt sur son oreille, puis dans son cou, sur sa clavicule, faisant glisser la bretelle de son soutien-gorge jusqu'à son épaule. Une fois ce champs libéré, je laissais mes doigts passer à l'endroit où précédemment cette bretelle reposée. Je suivais mes doigts du regard, ils glissèrent le long du soutien-gorge une fois qu'ils l'eurent rattrapé. J'arrivais au milieu, je traversais le petit morceau de tissu et je traçais une ligne droite jusqu'à son nombril. Je fis le tour de son nombril avant de descendre encore plus bas, m'arrêtant au niveau du tissu de sa jupe. « Nous sommes couché, que veux tu maintenant ? » M'enquis je doucement alors que mes doigts suivaient la ligne formé par le tissu de sa jupe le long de son ventre. Je savourais ce moment calme, j'attendais juste qu'elle se décide pour ce qu'elle voulait. Elle avait le contrôle de la suite des événements, je ne l'avais pas, puisqu'elle était celle qui posait les limites. Je me déplaçait un peu, avant de me pencher au-dessus d'elle, posant mes lèvres sur son ventre. Laissant ma main remonter plus haut sur son corps. Mes lèvres commencèrent par son nombril, remontèrent, puis suivirent un chemin tout à fait incohérent avant que je ne remonte en suivant une ligne droite jusqu'à son cou, puis jusqu'à ses lèvres. Le fait de la toucher et de poser mes lèvres sur sa peau avait le don de faire monter le désir en moi. J'avais presque envie qu'elle me demande d'aller plus loin. Qu'elle me permette de la toucher découvrir d'une façon bien différente. Mais je savais que ce n'était qu'une envie. Je doutais qu'elle puisse oublier toute son éducation en seulement quelques soirées. Y penser et en avoir envie étaient une chose, être prêt à sauter le pas et rompre une tradition en était une autre. J'en comprenais parfaitement toute l'ampleur et c'était bien pour cette raison que je tenais à lui laisser ce choix. Même si lui laisser le choix risquait de me conduire à la conclusion que jamais je ne pourrais conclure avec Mina Valmont, je tentais ma chance. Elle était loin de ressembler à toutes ces femmes de sang-pur. Elle ne ressemblait pas non plus à ces femmes avec qui je partageais mes nuits habituellement. Mina Valmont était imprévisible et différente, c'était sûrement une des raison qui la rendait si attirante à mes yeux.
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Dim 15 Mar - 11:50
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La lune pour seule témoin de nos actes

Assise sur cette commode, je n’avais pas vu venir le venin à toute pureté s’infiltrer dans mes veines. Il était né au creux de mes reins et se propageait dans tout mon corps. Chaque membre en ressentait son impact. Il se jouait de moi, se dérobait de ma méfiance, me donnait le goût de continuer… J’étais loin de m’imaginer sombrer à tel point dans ses bras en voyant ce désir naître. Il s’était insinué en moi tel le poison coulant doucement au plus profond de mon être… Jamais je n’avais désiré un homme de cette façon. Tuer ne m’avait jamais autant fait vibrer. Je sentais cette émotion me perdre au creux de ses bras… dans ses baisers… dans les miens… dans nos nuits. On ferait mieux d’aller nous coucher. C’était bien plus raisonnable. Si je continuais ainsi, je ne donnais pas cher de ma virginité. Seulement, je n’étais sûre de bien le vouloir ce soir. J’avais des principes et même s’il venait les réduire à néant, je ne pouvais m’empêcher, comme toute femme n’ayant encore jamais connu tout cela, de se demander si c’était vraiment une bonne idée. Tout perdre pour un plaisir éphémère était tout bonnement inconscient.

Il me souleva alors finalement en passant ses deux mains dans mon dos. Je me raccrochais à son coup, le laissant me manipuler un instant comme une poupée de chiffon. Collée à lui, il me porta jusqu’au lit avec un sourire sur le visage. Je ne pus m’empêcher de sourire moi-même, me demandant sérieusement ce qui lui passait par la tête en cet instant. Il m’allongea alors sur le lit, passant au-dessus de moi. Ses lèvres trouvèrent rapidement leur chemin vers mon cou. A fleur de peau, je ne pouvais plus freiner aucun frisson. Mes cuisses se resserrèrent autour de sa taille inconsciemment quand il revint vers mon oreille. Je pouvais sentir tout le désir de son corps. Il devait en être au même point que moi. Plus nos moments nous faisaient avancer ensemble, plus le désir devenait fort. Je sentais le sien entre mes cuisses et j’avais pourtant consciente de la barrière de son jean qui devait en atténuer les effets… ça ne m’aidait vraiment pas à me concentrer. Lui, trouvait son aise en embrassant mon menton et finalement ses lèvres. J’avais alors le sentiment d’un décalage entre nous. Je commençais à perdre pied là où il semblait tenir le rythme. L’expérience, je supposais… Il arrivait à se contrôler. Ses dents saisirent ma lèvre inférieure. Je le laissais jouer avec amusement avant qu’il ne la lâche.

« Je te déconseille de tenir le même discours à un autre homme. Ils ne sont pas tous comme moi. Et eux, n'attendront pas le jour où tu seras parfaitement certaine que c'est le jour où ça doit arriver. » me souffla-t-il.

Il retira mes jambes de ses hanches. Je fermais les yeux un instant pour respirer longuement. Je savais ce que ça voulait dire. Je ne pris pas mal ses propos, bien au contraire. Il pouvait me prendre ce soir, on le savait tous les deux. Il fit le choix pourtant de me respecter plus qu’un autre homme aurait pu le faire. Je me mordis les lèvres, consciente de la chance que je possédais. Je le regardais alors. Ses mains glissaient sur mes cuisses avant qu’il m’embrasse avec passion. Je passais mes deux mains sur ses joues pour lui rendre ce baiser. Cet homme ne cesserait de me surprendre. Il glissa alors à mes côtés. Mon visage suivit sa progression. Je lâchais son visage là où ses doigts trouvaient le contour de mon visage. Je ne cessais de le regarder. Je ne le désirais pas moins, bien au contraire. Ses mots n’avaient fait qu’amplifier mes émotions. J’avais la sensation d’avoir un homme dangereux en face de moi non pas parce qu’il était doué dans la torture mais parce qu’il me faisait ressentir de nouvelles choses. Il détenait doucement une partie de mon être au creux de ses mains. Il était un peu comme la nuit et ses ténèbres, la dangerosité parfaite incarnée à mon âme qui ne voyait pas ce qu’il produisait en moi. Mais il était aussi la lumière, la chaleur douce et protectrice, celle qui faisait que je ne pouvais me sentir mieux avec un autre. Dès cet instant, alors qu’il glissait son doigt sur mon oreille, mon cou, ma clavicule et la bretelle de mon soutien-gorge jusqu’à mon épaule, je savais qu’il pourrait être responsable de mes plus grandes faiblesses. Il pourrait toucher là où ça faisait mal. Il pourrait être mes douleurs ou, d’un point de vue moins pessimiste, le baume à toute blessure, le remède à mes douleurs, la protection à mes peurs. Dans ses bras, là, j’oubliais complètement tout le reste. Mon oncle semblait bien loin. Les bleus n’étaient plus qu’un vague souvenir. Je ne m’étais jamais senti aussi bien. Il suivait ma bretelle. Je le laissais agir pour le moment à son bon vouloir, caressant simplement sa joue de mon côté sans quitter un instant son regard. Lui, se concentrait sur son doigt aventureux qui descendait finalement sur mon nombril. Dans tout ce désir, je semblais plus sereine et détendue. Ça ne dura cependant pas. Quand il s’approcha dangereusement du tissu de ma jupe, je crus un instant qu’il allait s’en débarrasser. J’avouais avoir senti une vague de désir, m’obligeant à bouger légèrement sous ses doigts.

« Nous sommes couché, que veux-tu maintenant ? »

toi.’ Pensai-je en me mordillant les lèvres. Je me retins cependant de lui dire. Je ne savais comment il interprèterait de tels propos assez ambigu. Moi-même je ne savais trop comment définir ce ‘toi’. Tout ce que je savais c’est que cette pensée dénotait une volonté de possession. Serais-je audacieuse de vouloir le posséder au lieu de voir l’inverse se produire ? Je commençais alors à comprendre que le jour, si ce jour arrive, où je me sentirais vraiment entièrement à lui, suffisamment pour me donner entièrement à cet homme, je chercherai non pas à le laisser prendre mon être mais à prendre le sien. Ses doigts étaient alors toujours en train de chercher ma jupe. Je dénotais comme une demande d’autorisation informulée et surement inconsciente. Arcturus n’était pas le genre à passer par quatre chemins quand il voulait une chose. Se rendait-il donc compte du message qu’il laissait transparaitre ? Un sourire naquit sur mon visage à cette pensée. Il ne devait vraiment pas s’en rendre compte… Il se pencha alors pour embrasser mon ventre. J’aimais le voir avoir cette attention sur cette partie de ma peau. C’était doux et à la fois tentateur. Il remonta finalement après avoir estimé avoir assez chercher la peau de mon ventre. Je pus enfin retrouver ses lèvres. Je profitais alors de cette distraction pour poser ma main sur son torse et le renverser sur le dos. Passant au-dessus de lui, mes deux cuisses entourant ses hanches, mes lèvres ne rompant pourtant pas ce baiser, je laissais cette passion nous envoûter un instant. Je sentais alors ce champ magnétique me saisir de nouveau. Au-dessus de lui, je ne pouvais expliquer ce besoin physique entre nous. J’avais la sensation d’un charme bien trop puissant pour arriver à lutter. Mes mains autour de son cou l’incitaient alors à se redresser en même temps que moi pour s’asseoir. J’étais littéralement collée à lui. J’avais la sensation qu’on n’était pas prêt de dormir tous les deux. Je n’en ressentais pas tout de suite le désir. Oui je sais, je n’étais pas évidente à suivre mais comment expliquer ce que je ressentais pour lui. Je ne voulais que rien s’arrête. Ma volonté de me coucher était née de la peur de franchir un pas trop tôt. Ses mots étaient comme une promesse dissimulée de prendre le temps quitte à risquer de ne jamais voir la chose arriver un jour si je ne me sentais pas de franchir les traditions pour cet homme. En le regardant ce soir, je n’étais pourtant pas sûre d’être si butée au long terme. La raison était simple, mais quel manque de jugement je faisais à cet instant. Mes sensations étaient en train de changer. Je le regardais avec bien plus de passion dû à d’autres sentiments venant renforcer ce désir. Il me faisait alors perdre tous mes repères. Je goûtais à ses lèvres avec sensualité. Mes mains caressaient son torse. Je savais le tort de ressentir une telle chose. Je savais que j’allais en souffrir. Je prenais conscience du risque que je prenais. Mais au fond, je m’en fichais bien parce que c’était bien trop enivrant pour y résister. Je prenais sa main dans la mienne dans ce baiser qui s’intensifiait en émotion. Je la posais alors dans mon cou. Posant mes doigts sur les siens, je leur faisais suivre un chemin sur ma peau. Ils descendaient sur ma clavicule, signe de l’absence de douleur par sa douceur, je vins alors vers le milieu de mon cou pour descendre lentement. Ses doigts effleurèrent alors ma peau dans cette descente. Touchant l’arrondie de chacun de mes seins sans s’y attarder, je le faisais plus descendre encore jusqu’à mon nombril. Je le laissais alors libre de continuer à sa façon en caressant de mes doigts toute la remontée de son bras jusqu’à son épaule. Je caressais son visage de mon nez en fermant les yeux un instant. Je ne voulais pas qu’il s’arrête de me toucher comme il savait si bien le faire. Cela n’engageait pas particulièrement à plus. Il me connaissait assez pour le savoir, mais je ne nous priverais pas pour autant de ce qu’on aimait le plus entre nous. C’était un besoin pour exprimer ce que l’autre nous poussait à ressentir. Je vins alors vers ses lèvres avec jeu. Les siennes s’armèrent par avance de me répondre mais les touchant à peine, je me reculais finalement dans une belle frustration tout en souriant avec innocence. Je me mordais alors les lèvres, ne disant mot mais n’en pensant pas moins. Il avait si l’habitude de recevoir mes lèvres maintenant qu’il s’était laissé prendre à ce piège qui me faisait doucement rire. Je revins alors vers lui, me doutant qu’il ne se ferait pas avoir une seconde fois. J’embrassais alors le coin de ses lèvres avec jeu. Qui a dit que ne pas coucher ensemble allait m’empêcher de jouer avec lui. Je reculais cependant un instant, le tissu rêche de ma jupe en jean m’appuyant méchamment sur la peau de ma cuisse. Bougeant légèrement donc, ce qui n’était pas fait pour le tenter mais qui pourtant, par le frottement de mon entrecuisse avec le sien pour mieux me mettre, dût y jouer, je tentais d’être moins gênée. Agacée de n’y trouver finalement aucun confort, je me mordais les lèvres avant de lui dire :

« Ma jupe me gêne. Elle m’appuie sur les cuisses. » dis-je.

Avec les bleus, cela n’arrangeait rien. J’avais alors deux choix : changer de position, mais je n’avais pas envie. Enlever cette jupe, mais je n’étais pas sûre que ce soit une bonne idée. Confort et tentation ou Douleur et raison. Je gesticulais du coup encore sur lui, ce qui ne devait pas arranger son état de désir. Me concentrant sur ma jupe, je tirais sur le tissu mais ça n’arrangeait strictement rien. Note à moi-même pour la prochaine fois : prendre une plus ample et moins serrée. Ah ! Je crois avoir trouvé une position ! Ah non… Me collant complètement à lui, je bougeais de nouveau. Je finis par soupirer. Je reportai mon regard sur lui :

« Ne bouge pas d’un centimètre. » lui ordonnai-je.

Je me redressais alors hors du lit. Remettant ma jupe correctement, c’était déjà bien plus appréciable même si mon corps loin du sien l’était déjà moins. Je le regardais alors assis sur le lit. Oh non… Je n’allais pas avoir une idée aussi sadique ? Ce mordillement de lèvres n’indiquait certainement pas des pensées sobres et innocentes. J’avais envie de jouer depuis ce baiser détourné de tout à l’heure. J’avais de quoi continuer en cet instant précis. Malgré la nuit, n’ayant pas fermé les volets, la lune pouvait éclairer la pièce. Il pouvait alors très bien voir mes mains se poser sur le bouton de ma jupe en jean. Je jouais alors avec en le regardant. Le déboutonnant finalement, je passais chacune de mes mains le long du tissu au niveau de mes hanches. Qu’y avait-il de plus frustrant que de voir sans pouvoir toucher ? Je fis glisser avec une infinie lenteur le tissu pour découvrir mes hanches seulement et le début de la dentelle de mon sous-vêtement. Je n’étais pas une experte en déshabillé sensuel mais j’avais une petite idée de ce qui pourrait le rendre fou, hors j’adorais le rendre dans cet état. Il était divinement soumis au désir et il ne faisait qu’amplifier le mien. J’aurais pu m’en arrêter là. Après tout, ce n’était qu’un jeu, seulement c’est justement parce qu’il ne s’attendra pas à plus que je poussais le vice plus loin en glissant le tissu de ma jupe sur ma culotte en lui tournant le dos. La jupe tomba au sol. La suite. Je le rejoins dans un baiser passionné le faisant tomber en arrière. Je passais au-dessus de lui dans ce baiser brûlant et ardent.

« Bonne nuit. » lui dis-je sur les lèvres.

Je glissais alors sur le côté de son corps pour caler mon ventre et ma poitrine contre son flan, mon visage sur son épaule et une cuisse, nue, sur le tissu de son jean. Ma main caressant un pectoraux de son torse, je fermais alors les yeux.



crackle bones
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Dim 15 Mar - 15:18
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Sa main se posa sur mon torse dans notre baiser et elle me fit m'allonger sur le lit, venant sur moi, ses cuisses venant se positionner de par et d'autre de mes hanches. Elle n'avait pas rompu ce baiser envoûtant, se rendait elle seulement compte de toute l'influence qu'elle avait sur moi. De tout le plaisir qu'elle me donnait quand nous étions ensemble, même la frustration n'était rien comparé au plaisir partagé dans ces moments. Quand ses mains passèrent dans mon cou et me forcèrent à suivre le mouvement lorsqu'elle se redressa, je ne fis rien pour empêcher mon corps de suivre le mouvement. Elle se trouvait maintenant assise sur moi, complètement collée à moi et la tentation était grande de la rapprocher encore plus si c'était possible. Je pouvais sentir la peau de son torse contre la mienne, je savourais notre baiser et je commençais à sentir une douleur désagréable plus bas sur mon corps. Ses mains caressèrent mon torse et si nous n'avions pas été très occupé à échanger un baiser, j'en aurais eu le souffle coupé. C'était une douce torture qu'elle me faisait vivre en cet instant. Elle attrapa ensuite ma main, la posant sans son cou, puis la faisant glisser sur sa clavicule, avant de remonter au milieu de son cou. Je pus sentir sa peau sous mes doigts, le passage sur ses seins, avant qu'elle ne descende à son nombril. C'est là, qu'elle lâcha ma main, je la laissais caresser toute la peau mise à ma disposition. Sa main remontait le long de mon bras, son nez caressait mon visage et j'étais en train de reprendre un peu mon souffle. Je continuais à caresser son ventre de mes doigts, je vis ses lèvres approcher les miennes, j'étais tout prêt à accueillir un nouveau baiser. Pourtant, ce baiser ne vint pas, elle toucha simplement mes lèvres avant de s'éloigner avec un sourire innocent. Je n'avais même pas la force de m'en étonné, je ne sentais que la frustration. Ses lèvres vinrent se poser au coin de mes lèvres lorsqu'elle revint vers moi. C'était trop bref, puisqu'elle se recula assez rapidement. Je sentais un petit côté joueur, mais lorsqu'elle bougea, j'en eus le souffle coupé. Était elle réellement obligée de venir jouer sur ce point là, sur ce terrain. Elle se mordit la lèvre et j'eus envie de l'embrasser, mais je ne pus rien en faire. « Ma jupe me gêne. Elle m’appuie sur les cuisses.  » Dit elle et je compris qu'elle n'avait en aucun cas voulu me tenter, elle voulait se mettre plus à l'aise.

J'avais bien une proposition pour son confort, la retirer. Se serait confortable pour elle et plaisant pour moi. Un bon marché pour nous deux, me dis je en faisant glisser ma main le long de son ventre contre le tissu de sa jupe, j'arrêtais ma main au niveau du bouton, sans l'ouvrir pourtant. Ce n'était en aucun cas à moi de décider d'une telle solution, il s'agissait après tout de son corps. D'un des rempart à la part la plus intime de son corps. Si elle venait à l'enlever, il ne lui resterait que sa culotte pour me cacher cette part de son corps. Bien qu'elle pouvait toujours se rassurer du fait que j'avais toujours mon jean. Elle se remit à gesticuler sur moi, j'en eus le souffle coupé et une très bonne sensation. Cependant, si elle continuait comme ça, je ne répondrais plus de moi et je lui retirerais cette jupe, mon jean y passerait aussi. Ce qui n'était vraiment pas une bonne idée. Je ne voulais pas mettre fin à cette relation avec Mina, pourtant, si elle continuait de la sorte, je ne pourrais peut-être pas me contrôler. Lorsqu'elle soupira, je me demandais ce qu'elle avait en tête, elle croisa mon regard. Je dus lui renvoyer un regard pleins de désir et de frustration. Parce que l'arrêt de ses mouvements pour trouver une position agréable m'avait grandement frustré. « Ne bouge pas d’un centimètre.  » M'ordonna-t-elle. Voilà bien une chose qu'elle n'aurait pas dû faire, me donner un ordre. C'était le meilleur moyen de me faire bouger.

Elle se leva sans rien dire de plus, je sentis une bonne dose de frustration prendre possession de moi. Je voulais qu'elle reste là, contre moi, sentir son corps contre le mien, taquiner ses sens, éveiller encore plus son désir. Je voulais qu'elle fasse de même avec mon propre désir, mes sens. Je la vis se mordiller la lèvre, se rendait elle compte qu'elle était séduisante en faisant cela. J'en doutais. Je vis ses mains bouger, je les suivais du regard, elles jouaient avec le bouton de sa jupe. Ce geste aussi simple soit il avait eu de l'effet sur moi. Je ne pus m'empêcher de sourire malgré le désir montant encore d'un cran lorsqu'elle déboutonna ce fameux bouton. J'étais complètement captivé par ses mains. C'était mes tortionnaires en cet instant, chaque mouvement pouvait soit me donner plus de désir, soit plus de frustration. Ses mains passèrent sur chacune de ses hanches, puis le tissu commença à glisser. J'étais frustré de ne pas pouvoir le faire moi-même, mais il y avait une part de plaisir qui accompagnait cette frustration. C'était plaisant de voir qu'elle me livrait un peu plus de son être, que j'allais pouvoir en voir plus. Elle me tourna le dos et je pus voir de plus en plus le tissu de sa culotte. La jupe tomba finalement au sol. J'avais bien envie de retirer mon jean, dans lequel je me trouvais un peu à l'étroit depuis un petit moment déjà.

Elle vint m'embrasser passionnément en me faisant m'allonger sur le lit. Elle passa au-dessus de moi et rompit notre baiser. « Bonne nuit.  » Dit elle sur mes lèvres. Je fermais les yeux avec lenteur. Mina Valmont était bien une jeune femme, elle avait tout de la petite vierge et elle me laissait une nouvelle fois en plan. Seulement, cette fois, elle me laissait en plan avec un problème bien douloureux et j'allais devoir vivre ça au moment. Puisque Mina vient de poser sa tête sur mon épaule, son ventre et ses seins reposant contre mon flanc, sa cuisse reposant sur la mienne. Le pire étant sa main caressant un de mes pectoraux. Je rouvrais les yeux pour la regarder, elle avait fermé les siens. J'avais vraiment aucune envie de la laisser dormir. J'avais aucune envie qu'elle puisse dormir maintenant, me laissant avec une frustration extrême alors qu'elle dormirait tranquillement, n'ayant pas l'air le moins du monde gêné par la frustration. N'étant pas complètement idiot et ne voulant surtout pas lui faire peur en l'allongeant pour me positionner sur elle. Je choisis d'agir de façon plus mesuré. Pour commencer, je retirais sa main de mon torse. Je fis glisser ma main libre sur les parties accessibles de son corps alors que je libérais mon bras pour le passer dans son dos et laisser ma main reposer sur sa hanche. Si je devais essayer de dormir frustré, elle en ferait de même. Je ne peux savoir si elle est consciente du degré de frustration qu'elle m'inflige. Ni même si elle même souffre d'une dose de frustration, mais il est clair que pour l'instant, je ne compte pas la laisser dormir et encore moins la laisser passer une bonne nuit.

Ma main caressait son corps, j'avais simplement mon sourire qu'elle commençait à connaître et qu'elle était la seule à avoir l'opportunité de le voir. Ma main caressa la bosse formé par son sein, seul son soutien-gorge empêchait ma peau de toucher la sienne. Ma main sur sa hanche se déplaça avec lenteur pour remonter le long de son corps. Cette même main fit ensuite le chemin inverse, descendant plus bas que la hanche de Mina. Après tout, je n'avais aucune raison de me limiter, je n'en restais qu'à une seule limite, je n'approcherais pas mes mains de son intimité, par respect. Je considérais que le reste de son corps m'était autorisé. « Bonne nuit à toi aussi... » Dis je d'une voix qui devait laisser transparaître autant mon désir, ma frustration et le sourire déformant mes lèvres. Encore fallait il que je laisse la possibilité à sa nuit d'être bonne. Je fermais les yeux, continuant à caresser son corps de mes mains. Si j'arrivais à la frustrer et à calmer ma propre frustration, je pourrais dormir en la laissant avec des difficultés pour s'endormir. J'avais donné à Ste Mangouste, elle dégusterait cette nuit. Je respirais calmement, mes yeux fermés, tentant de me vider l'esprit. J'ordonnais à mon esprit d'oublier quel femme je tenais dans mes bras actuellement. Je continuais à faire glisser mes doigts sur son corps, ce qui rendait l'oublie de sa présence bien plus difficile.
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Dim 15 Mar - 16:00
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La lune pour seule témoin de nos actes

Les yeux fermés, j’aurais pu retrouver une certaine paix intérieure et m’endormir dans ses bras tranquillement. Il était le seul à pouvoir me rassurer à ce point et me permettre de passer une nuit aussi douce et sans cauchemar. Quand j’étais dans ses bras, et ce depuis l’hôpital, je ne dormais jamais aussi bien ailleurs, d’où ma demande de dormir ensemble. Je trouvais un repos parfait près de lui. Enfin parfait… Je sentais ses mains caresser ma peau et si elle ne se faisait pas si cruelle, j’aurais pu m’endormir paisiblement. Ses caresses étaient agréables et apaisantes mais mon corps, sensible au désir du sien, ne pouvait s’empêcher de remonter doucement en pression. S’il arrêtait aussi de me toucher ainsi, peut-être arriverais-je à me concentrer pour dormir pleinement. Au lieu de quoi je sentais mon corps brulait de nouveau à chacun de ses touchers si bien que ma cuisse, sur son jean, remontait dangereusement vers sa virilité. Je me mordais les lèvres signe de mon incapacité à m’endormir. Je finissais par me décaler un peu. Cachant mon ventre et ma poitrine de ses mains pour être à moitié sur lui de façon stratégique, je venais loguer mon visage dans son cou. Son parfum masculin m’entourait avec délicatesse. Il ne pouvait alors plus que s’occuper de mon dos ou encore de cette cuisse sur lui. Je jouais pour ma part avec une mèche de cheveux simplement pour trouver enfin le sommeil. Je n’y arrivais cependant pas. Chacune de ses caresses me faisait perdre pied. Allez savoir pourtant combien de temps on parut sage tous les deux ainsi. Une demi-heure ? Pas plus d’une heure en tout cas. Au bout de cet instant, je comprenais que dormir dans ses bras ne serait pas possible si facilement… Je me redressais alors avec un sourire amusé :

« Cesse de me caresser… » lui ordonnais-je dans un gémissement.

Il avait les yeux fermés mais je savais qu’il ne dormait pas lui-même non plus. Cet ordre n’était alors pas là parce que je ne désirais pas qu’il me touche mais bien parce que je le voulais. Oui je sais, ça n’était pas très logique mais comprenez, si nous ne freinions pas ce n’est pas que ma jupe qui allait finir sur le sol… A ce rythme je ne trouverai jamais le sommeil tant recherché. Je compris cependant à ses mains qu’un ordre n’était pas le meilleur moyen d’obtenir ce que je voulais. Je devrais savoir qu’il n’obéit jamais. Quel homme indiscipliné ! Il ne s’arrêtait pas dans sa démarche. J’en étais que plus amusé. Tête de mule… Soit. Puisqu’il ne voulait pas obéir… Je passais au-dessus de lui, attrapant ses deux mains pour les passer au-dessus de lui. Mes cheveux longs encadrèrent nos deux visages dans une bulle plus sombre. Bien. Maintenant qu’il ne me touchait plus, j’allais devoir trouver une position confortable pour pouvoir dormir. Je m’allongeais alors littéralement sur lui, tenant ses mains au-dessus de sa tête et laissant mon visage trouver sa place dans son cou. Je commençais à prendre cette toute nouvelle manie agréable. Je ne pus m’empêcher cependant de l’embrasser de temps en temps dans le cou. Je finissais par soupirer. Je n’arrivais pas à retrouver cette paix. Je me redressais alors pour le regarder :

« Avoue… Tu le fais exprès. » levai-je les yeux au ciel.

Mais où est le prince charmant qui subit en silence et surtout ne tente pas sa potentielle conquête dans une frustration sans nom pour qu’elle passe une nuit aussi frustrée que lui ?! Je le regardais cependant pas amusé. Finissant assis sur lui à califourchon, je laissais mes deux mains quitter les siennes, leur rendant leur liberté, pour mettre mes cheveux dans mon dos, bougeant sans le vouloir du bassin alors que j’étais pile poil bien placé. Je vis sa légère réaction. Je recommençais cette fois-ci en le faisant exprès. Je finis très vite par comprendre l’effet que ça pouvait lui faire. M’en mordant les lèvres, je recommençais une troisième fois pour le taquiner. Il ne voulait pas me voir dormir tranquillement ? Soit. Je le mettrais au supplice pour toute punition. Ayant trouvé cette faiblesse typiquement masculine, je réunissais mes cheveux dans mes deux mains dans une queue de cheval tout à fait avec un air innocent pour bouger encore mon bassin. Il ne fallait de toute façon pas être intelligent pour comprendre à quel point je le faisais exprès. Laissant retomber mes cheveux, je me penchais alors vers lui. Mes cheveux suivirent le mouvement :

« As-tu conscience, bel ami, que si tu ne me laisses pas dormir, ta frustration va finir par devenir insupportable ? » lui dis-je d’un air amusé.

S’il voulait m’empêcher de dormir par frustration, je ne comptais pas le laisser se reposer pour autant. Je me redressais alors, mes cheveux couvrant ma poitrine laissant l’illusion un instant de ne porter rien d’autres. Pour appuyer mes propos, je bougeais alors légèrement mon bassin en caressant la peau de nom nombril lentement… Si je ne pouvais pas dormir, la nuit de l’hôpital ne sera qu’un euphémisme comparé à ce que je risquais de provoquer en lui. Après tout, je n’étais pas toujours aussi innocente qu’il aurait fallu…



crackle bones
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Lun 16 Mar - 18:15
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Elle avait bougé sous mes caresses, mais je n'en avais cure. Une partie de sa peau restait toujours à nue et présenté à mes doigts. Elle se redressa au bout d'un moment, je gardais les yeux fermés, bien qu'elle était consciente que j'étais réveillé. « Cesse de me caresser…  » Ses mots étaient un ordre et n'avais je pas prouvé ne pas les respecter. Le seul que j'avais respecté était celui de rester assis plus tôt et simplement parce qu'elle avait commencé à retirer sa jupe. Mes mains continuèrent à la toucher jusqu'à ce qu'elles les bloquent des siennes au dessus de ma tête. Je me laissais faire, je ne voyais plus autant de clarté face à mes yeux fermés. J'avais senti qu'elle était venue sur moi, alors je me dis que peut-être elle avait mis son visage au-dessus du mien. Je la laissais faire, quand elle posa sa tête dans mon cou. Elle tenait toujours mes mains, mais ce n'était en rien gênant, je sentais son corps allongé sur le mien, c'était plaisant. J'appréciais les quelques baisers qu'elle posa dans mon cou. Je l'entendis soupirer, mais n'ouvrait toujours pas les yeux, je la sentis se redresser. Je ne fis rien, ne bougeait pas du tout. « Avoue… Tu le fais exprès.  » Pourquoi avouerais je si elle le savait. Je ne dis rien, ne bougeant même pas les lèvres. Je sentis le poids de son corps bouger, puis ses mains lâchèrent les miennes. Je les posais où je pensais trouver sûrement son corps. Alors mes mains atterrirent sur ses cuisses, je les caressais en douceur. Je la sentis ensuite bouger et j'en eus le souffle coupé, elle était bien trop bien placée et elle venait non pas de faire monter plus de désir en moi, mais de me faire ressentir une petite dose de plaisir à l'état pur. J'avais senti mes muscles se contracter légèrement et elle devait l'avoir remarqué. Je n'y pouvais rien, elle touchait un point sensible de mon corps, le point le plus sensible.

Une seconde fois, elle fit la même chose une seconde fois et mon corps réagit à nouveau. À la troisième, j'ouvris les yeux, je ressentais de ces mouvements du plaisir, de la frustration pour la brièveté de ses mouvements et du désir. Le désir de la plaquer sous mon corps, de lui enlever sa petite culotte et de retirer mes propres vêtements pour finir ce que nous faisions traîner depuis un temps déjà. J'avais très envie de prendre possession de son corps, de l'avoir mienne, même si cela signifiait de l'avoir que pour une nuit. Je savais depuis la troisième fois qu'elle le faisait exprès mais la quatrième fut aussi plaisante que les précédentes fois. Elle mettait pourtant mon contrôle à rude épreuve, mon corps désirant le sien avec plus de force encore qu'à nos autres rencontres. Plus les rencontres se multipliaient et plus je la désirais, plus il était difficile de m'arrêter, de ne pas aller plus loin avec elle. Elle se pencha vers moi et je la regardais, respirant assez difficilement à l'instant actuel et l'air avait encore plus de mal à entrer dans mes poumons à mesure qu'elle se penchait vers moi. « As-tu conscience, bel ami, que si tu ne me laisses pas dormir, ta frustration va finir par devenir insupportable ?  » Elle avait murmuré ses paroles avec amusement. Je savais qu'elles étaient vraies, mais je savais aussi que la frustration insupportable chez moi pourrait me conduire à me conduire d'une façon inconsidérée et dévastatrice pour nous deux. Lorsqu'elle se redressa, je fermais les yeux, avec le vain espoir qu'elle ne le ferait pas. Mais elle le fit, elle bougea lentement son bassin et je sentis bien ce mouvement et ce qu'il engendrait. Mes mains toujours sur ses cuisses montèrent au niveau de sa taille et j'inversais la position. Je me retrouvais sur elle, j'ouvrais les yeux et je pris ses lèvres avec violent.

C'était bien le problème chez moi, quand on me cherchait une fois de trop, j'avais tendance à ne pas complètement contrôler mes actes. Ce violent baiser laissa la place à un baiser plus doux, mes mains glissant sur son corps lentement, l'une glissa dans son dos. Mes lèvres passèrent dans son cou, j'en mordais doucement la peau. Toute idée de ne pas la faire souffrir à cause de ses bleus disparut. Je ne m'arrêtais qu'au moment au ma main était prête à dégrafer son soutien-gorge. J'avais envie d'elle, j'étais dans une position m'assurant la domination, j'aurais pu me laisser aller. Seulement cette petite voix dans ma tête, celle de la raison, celle encore lucide malgré mon envie d'aller beaucoup plus loin avec Mina. Cette petite voix me rappela une seule chose : « C'est Mina que tu touches là, pas une fille facile, pas une conquête. » Ce simple fait me fit retirer mes mains de son corps. Me fit me relever de ce lit, m'éloigner d'elle. Je m'accoudais simplement à la fenêtre, regardant dehors. Je ne regardais rien en particulier. Je regardais juste tout sauf Mina Valmont. Je faisais tout pour ne pas penser à cette femme en sous-vêtements allongée dans ce lit. Cette femme que je désirais, qui se refusait à moi comme jamais aucune femme ne l'avait fait. Cette femme qui me faisait plier à ses propres désirs. Cette jeune femme à qui j'avais dit que l'on pouvait attendre, parce que j'avais pas envie de perdre notre relation particulière. « Il n'est pas que question de t'empêcher de dormir. Une part de moi aimerait que tu cèdes, cette nuit. » Dis je de ma voix trahissant mon désir, sans pour autant la regarder. J'avais encore l'impression de sentir sa peau sur la mienne, ses cheveux ayant caressé mes joues un peu plus tôt. Ses lèvres s'étant posées dans mon cou. Je sentais encore très bien tout le désir que je ressentais pour elle, toute la frustration qu'elle faisait naître en moi.

En cet instant, regardant vers l'horizon sans rien voir, je me demandais s'il n'était pas mieux pour moi de partir, quitter cette pièce, ne jamais revoir Mina. Ou si à l'inverse, je devais rester dormir en la tenant contre moi et attendre de voir si un jour, j'aurais le droit de ne pas m'endormir frustré en la tenant contre moi. « Je ne comprends pas pourquoi j'accepte cette relation. Tu dois avoir compris qu'en général avec une femme, je n'ai qu'un rendez-vous, si on peut appeler cela des rendez-vous. Pourtant, avec toi... » Murmurais je sans savoir vraiment comment continuer. « Avec toi, je ne vois pas qu'une nuit, je ne vois pas simplement le fait de t'avoir, de t'obtenir. J'ai envie de te garder plus longtemps qu'une fois. » Poursuivis je. J'avais peur qu'elle ne comprenne pas mes paroles, du moins, qu'elle les interprète mal. Je ne lui parlais pas réellement d'une vraie relation sérieuse, juste de mon envie de ne pas l'avoir qu'une nuit. Combien de temps après cette première nuit, je ne pouvais le dire. Je savais juste que je la désirais et que ce désir irait au-delà d'une nuit. J'avais su, dès l'instant où je lui avais fait confiance et lui avait parlé de mon secret, qu'il y avait autre chose dans cette relation. Depuis le moment où ce jeu de tentation avait commencé, je m'étais perdu, mais là, je l'étais encore plus. J'avais désiré bien des femmes, mais jamais aucune comme je la désirais elle. « Il serait plus sage pour toi comme pour moi, que nous ne nous voyons plus. » Dis je en me tournant finalement vers elle. « Plus sage, mais loin de ma volonté. » Finis je en l'observant des pieds à la tête, remontant mon regard avec lenteur.
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Lun 16 Mar - 22:45
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La lune pour seule témoin de nos actes

Mon amusement était présent sur mes lèvres. Je savais que cette nuit n’échapperait pas à nos frustrations… Nous avions pris cette habitude. Pire, je ne pouvais personnellement plus m’en passer. Elle rendait ma vie bien moins morne, plus sauvage, plus douce et plus enivrante encore. Arcturus m’avait donné le goût de lui. En quelques entrevues, je commençais à devenir dépendante de nos échanges. Que se passerait-il si tout devait s’arrêter brutalement ? Je ne voulais pas y penser…

Il me fit basculer sous lui vivement. Ses lèvres attrapèrent alors les miennes avec violence. Mon cœur eut un dératé. Sa violence n’affolait même plus mes craintes. Elle ne faisait qu’animer mes sens. Prenez cela pour du masochiste mais tout en lui m’attirait que ce soit sa douceur ou ses violences. J’avais la force suffisante pour savoir comment faire face à ses moments de violence. J’avais d’autant plus confiance en lui pour savoir que ma virginité intact, il n’irait pas aussi loin. Qu’en aurait-il été si je n’avais plus été pur depuis bien longtemps ? Je savais qu’il ne se serait pas donné la peine de se maitriser et croyez-moi, je ne l’aurais pas poussé. Je le désirais avec violence, aussi condamnable était cette pensée. Je le voulais au creux de mes cuisses, prenant possession de tout mon être pour le faire vibrer d’une seule mélodie. Ce baiser, si violent soit-il, était la preuve de son propre désir. Il commençait à se sentir au bord de céder tout comme moi. Il perdait le contrôle de lui là où je perdais le contrôle de mes propres sentiments. Je voulais qu’il me touche plus encore, qu’il rompt cette barrière entre nous, qu’il cède à ses pulsions. Et pourtant, malgré tous mes désirs, Merlin savait que ce n’était pas le moment. Je le désirais par pulsion mais je le regretterais le lendemain. Non pas parce que je n’estimais pas Arcturus digne de cette première fois, que du contraire mais parce que je ne me sentais pas encore l’âme d’appartenir vraiment à un homme. Je savais ses tendances et son manque d’engagement hors pour moi la première fois était bien plus qu’un simple coup fait dans un hôtel. Il était le symbole d’une soumission totale. Si je devais lui donner ma première fois, ça serait parce que je me sentirais complètement l’appartenir. Pour cela je n’avais pas besoin de lui être fiancée contrairement à ce qu’on pouvait envisager. Non, il suffisait d’une chose : que mon cœur me trahisse… Il était le seul, depuis ma tendre jeunesse à régenter ma vie et dépasser toutes les coutumes. Par ce cœur meurtri d’avoir perdu un frère, j’étais devenu mangemort. Par ce cœur amoureux, je savais que je pourrais donner ma première fois. Elle appartenait au seul homme qui le détiendrait. J’avais une forte attirance pour Arcturus. Ma dépendance débutait depuis notre dernière entrevue mais je n’étais pas à ce stade de fermer les yeux et sentir battre ce cœur qu’à l’appel du sien… Alors non. Je n’étais pas prête pour m’offrir à lui. Peut-être le serais-je même jamais. Après tout, on ne commande jamais ses sentiments : on les subit.

De son baiser violent alors je n’avais aucune crainte. Si je ne pouvais parler d’amour, je pouvais au moins parler de sentiment et d’émotions fortes comme la passion et cette cruelle dépendance qui me forçait toujours à chercher le contact avec lui. Son baiser devint alors plus doux, délicat, sensible et parfait pour charmer mon âme encore trop jeune. Ses mains glissaient alors le long de mon corps, très lentement. Sa lenteur me laissait une impression de brulure sur la peau de mon dos. Plus il me touchait, plus je désirais qu’il ne s’arrête jamais. Ses lèvres passaient sur mon cou. Qu’il n’arrête jamais… J’avais la sensation, dans ses bras, là, de pouvoir trouver une émotion unique en son genre. Je sentais les papillons monter au creux de mon bas ventre. Ils battaient sensiblement, prêts à s’envoler. Ses douces morsures sur ma peau n’était alors que le plus beau des supplices. Oui les bleus de mon corps étaient là. Oui je devrais avoir mal mais dans la douleur, je trouvais mon compte de plaisir. Il savait, par ses caresses, me faire oublier le pire. La douleur disparaissait sous le plaisir et il emportait mon corps. Et il stoppa tout.

Net dans son geste, il se releva, coupant cours à ses pulsions, reflets des miennes. Je sentis toute la frustration gagner ce corps qui se sentait déjà appartenir à lui contrairement à mon cœur qui avait peut-être besoin encore de temps. Il gagna alors la fenêtre. Je laissais mon corps retomber sur le lit avec une magnifique frustration. Mon cœur battait à une vitesse incontrôlée. Ma peau frissonnait de mécontentement et je soupirais. Je me sentais entre le soulagement et la contrariété. Je découvrais alors ce sentiment m’entourant complètement et m’attachant à lui. Je sentais mon corps bouillonnait mais loin de lui j’avais froid. Entourant mon corps de mes bras, je tentais de respirer de nouveau correctement. Je levais alors le regard vers lui. Il n’avait plus aucune attention pour moi. Le regard vers l’extérieur, je baissais le regard, savant pertinemment que son éloignement n’était pas dû à un quelconque mécontentement de sa part mais bien au contraire un désir qui devenait incontrôlable. Mon cœur se débattait alors face à cette situation. J’avais envie de le chercher d’avantage pour le trouver et le laisser prendre possession de tout mon être. Une autre partie de moi me le reprochait. Elle ne cessait de me répéter que cette partie de moi ne devrait pas se donner au premier désir ressentit. Je me perdais alors dans mes propres émotions face à ce lien qui commençait à m’attacher si fort à lui…

« Il n'est pas que question de t'empêcher de dormir. Une part de moi aimerait que tu cèdes, cette nuit. » dit-il alors que je redressais le regard vers lui.

Mon cœur s’emballa à cette révélation. Je m’en mordis les lèvres, consciente qu’il ne pourrait le voir. Il me livrait ses pensées là où je n’aurais jamais pensé pouvoir les obtenir… Je savais déjà qu’il me désirait. Je n’avais pas besoin de mots pour le savoir. Mais l’entendre me touchait bien plus que d’apparence. J’aimais savoir, de sa voix, que mon désir pouvait être réciproque. Je savais à ce moment que le provoquer pouvait être dangereux. Il luttait avec ardeur mais la possession pouvait se faire si rapidement, surtout dans mon état et ma tenue… Aurais-je la force de lutter et l’en empêcher s’il venait à enlever son jean et me retirer ma culotte ? Non et je le savais très bien. Sa lutte était la preuve même de tout son respect pour moi. Il ne me voyait pas comme une conquête et de ces mots je le devinais déjà. Je doute qu’il prenne le temps de dire de telles choses avant de prendre une femme. Je savais qu’il était un homme d’action et non de paroles inutiles. Il continua alors à m’exprimer ce qu’il ressentait alors que je me redressais pour m’asseoir sur le lit :

« Je ne comprends pas pourquoi j'accepte cette relation. Tu dois avoir compris qu'en général avec une femme, je n'ai qu'un rendez-vous, si on peut appeler cela des rendez-vous. »

Ça je le savais bien avant ce soir. Dès la première fois à vrai dire. C’est ce qui m’avait d’ailleurs poussé à lui proposer cette relation secrète sans lui imposer aucune fidélité ou exclusivité. Je n’ai jamais voulu le coincer dans une relation sérieuse parce que je savais que ce n’était pas comme ça que je pourrais le garder près de moi dans ce jeu à la fois dangereux, doux et sensuel. Je ne l’imaginais vraiment pas accepter une relation monogame. Il semblait bien trop volage… Pourquoi pensais-je cela ? S’il était un homme à marier, il ne serait pas célibataire aujourd’hui, hors, même s’il ne m’en avait rien dire, je savais qu’il n’avait aucune femme et qu’il devait collectionner les conquêtes. Honnêtement, toute femme aurait alors choisit bien meilleur parti mais là était mon problème : j’aimais la complexité. Cet homme ne m’appartenait pas et c’était justement ce qui me faisait craqué et flanché. Oui j’étais compliquée et pourtant les choses étaient plus simples qu’il n’y paraissait : Parce que je ne pouvais l’avoir seulement pour moi, je le voulais auprès de moi. Je n’étais pas spécialement partageuse. Il serait mon époux, la femme qui oserait s’en approcher subirait bien pire que la mort elle-même. Seulement il ne l’était pas. Il avait donc le loisir d’aller voir ailleurs et aussi débile soit mon espérance, dans cette folie, une part de moi espérait être au-dessus de toutes ces femmes à ses yeux. Je n’avais aucune preuve que ce soit le cas mais c’était justement la dangerosité de cette situation, de laisser cet homme prendre autant de moi sans aucune certitude qui rendait notre lien si sexy. Alors de ce que j’en ressentais, je n’espérais rien de lui. Je ne pouvais contrôler mes émotions et tout doucement mes propres sentiments mais je n’étais pas le genre à rêver les yeux éveillés. Je savais que cet homme n’était pas le genre à se fixer sur une et une unique femme. Je ne cherchais alors pas à le changer. Tout ce que je voulais c’était suivre les émotions de mon corps et de mon cœur au risque de me fourvoyer et de subir une chute lourde et violente. Le danger était à notre porte chaque jour et le savoir aussi dans l’intimité de nos actes, était bien trop enivrant pour l’abandonner. Du reste, mon cœur en faisait son affaire… Et dans toute cette réflexion qui sembla s’éterniser, il ne passa pourtant qu’une seconde :

« Pourtant, avec toi... » murmura-t-il.

Avec moi ? Comme je le disais, je n’ai jamais rien espéré de lui et c’est justement pour cela qu’il me perdit en une seconde. Il venait de me dérouter avec ces quelques mots alors qu’il continuait :

« Avec toi, je ne vois pas qu'une nuit, je ne vois pas simplement le fait de t'avoir, de t'obtenir. J'ai envie de te garder plus longtemps qu'une fois. » continua-t-il.

Que devais-je comprendre ? Qu’il déclinait simplement mon corps, au travers de ses pensées, dans toutes les combinaisons possibles avant de s’en lasser, ou parlait-il d’une histoire plus troublante ? Parlait-il de passion ou de sentiment ? De désir bien trop violent ou d’attirance différente ? Comptais-je au moins ? Plus qu’une conquête, ça paraissait évident cette nuit mais… à quel point ? Seulement la véritable question, et je le savais, n’était pas toutes celles-ci. La véritable était de se demander s’il ne sentait pas ses sens s’irriter en ma présence, comme je pouvais le sentir ? Si tout cela ne le rendait pas parfois complètement fou ? Si ça ne le mettait tout simplement pas sans dessus-dessous. Je sentais ma propre foi s’éroder. Où en était la sienne ?

« Il serait plus sage pour toi comme pour moi, que nous ne nous voyons plus. » sembla-t-il en concluer.

Si plus d’une se serait senti menacer et aurait eu peur de le perdre, je ne ressentais vraiment pas cela de mon côté. Bien au contraire. Je connaissais ce besoin de fuir par peur de risquer gros. Je l’avais ressenti bien avant lui. J’avais un temps d’avance sur lui comme toujours. Là où il commençait à comprendre qu’il était prisonnier de ce désir, je le laissais vivre au plus profond de moi. La lutte était veine, je le savais bien avant lui. J’avais essayé de me changer les idées, de ne pas penser à lui, de l’oublier mais c’était impossible. Toutes les activités du monde n’y pourrait rien. Une seule chose aurait pu guérir ce mal : céder. Seulement il était trop tard pour l’envisager. Si j’avais voulu éradiquer une telle dangerosité entre nous par cette dépendance poignante, j’aurais dû lui offrir mon corps dès l’hôpital or, par fierté et devoir, je ne l’avais pas fait. Aujourd’hui, agir d’une telle façon n’aurait plus aucun effet. Il l’avait exprimé lui-même et dès cet instant je savais que me donner ne ferait que renforcer cette dépendance entre nous. Si je cédais maintenant mon corps, nous ne pourrons ne pas vouloir recommencer. Il faudrait se voir demain, après-demain, après-après demain et laisser nos corps se consumer acte après acte, en cherchant à se dégouter pour ne faire que nous rendre complètement fou. L’asile nous attendait dans ces conditions. Mais ne nous attendit-il déjà pas ? Je comprenais la nécessité de résister, de lutter pour deux. Si je cédais, nous n’en sortirons pas vivant or le choix semblait m’appartenir, du moins il me laissait le loisir de le choisir. Je savais alors tout le poids de ses mots. Il avait raison : nous ferions mieux de ne pas nous revoir… Nos âmes n’y survivraient pas et notre instinct de survie mutuel tirait la sonnette d’alarme. J’allais alors me redresser, dans la plus grande sagesse du monde, pour accorder un crédit à ses mots mais il se tourna vers moi pour rajouter les seuls mots qui allaient me condamner à jamais :

« Plus sage, mais loin de ma volonté. » conclua-t-il.

Il aurait mieux fait de se taire… Je me relevais alors. Me rapprochant de lui, je ne dis mot. J’aurai été prête à partir, trouver la force de faire face, de tenter de l’oublier, de ne plus penser à ce qu’il me faisait ressentir mais je restais une femme bien trop faible à son cœur pour résister à ses propres désirs… En face de lui, je relevais le regard vers lui. Il allait parler mais je posais mon doigt sur ses lèvres pour le faire taire. Ma main glissa alors sur ses lèvres jusque dans son cou. De cette caresse, je laissais mon regard se noyer dans le sien. Pourquoi lutter quand même mon âme ne le voulait plus ? Mon cœur flanchait et le mal fut fait. Il était trop tard… J’attirais alors ses lèvres des miennes pour lui dire dans un murmure :

« Cette histoire n’a jamais admis la sagesse depuis ses débuts et c’est pourtant ce qui fait que ça fonctionne entre nous et ce qui nous rend plus vivant. Nous n’avons agis depuis le début qu’en fonction de nos envies. Sais-tu ce que dis la mienne ? Je veux sentir tes doigts sur ma peau, la caresser… Je veux ressentir tes bras autour de mon corps… tes lèvres goûter ce qui lui font plaisir. J’aime sentir tes frissons sous mes doigts… Rendre ton corps à fleur de peau… Ces heures volées à la dérobade de tout le monde… J’ai pleinement conscience de ce que notre situation risque d’impliquer par la suite. Je savais que ma virginité risquait d’en perdre son éclat. Crois-tu que je n’y ai pas déjà pensé ? Je suis celle qui a le plus à perdre pour la simple raison que même en me blessant, je ne trahirais pas ton secret. C’est bien trop bas de me venger de cette façon et je t’ai de toute façon donné mon honneur en te promettant de ne rien révéler, quoi qu’il arrive entre nous. » dis-je en marquant une pause. « Si je te donne ma virginité, je sais très bien ce qui m’arrivera. Une femme de mon si haut rang ne trouve de véritable avenir avec un sang pur de sa classe sociale qu’en était entièrement pure. Si je veux un avenir avec un homme qui puisse égaler mon rang, je me dois de rester vierge jusqu’au mariage. Mais Arcturus… ce que tu me fais sentir… oui c’est mal, oui je ne devrais pas… oui tu vas me dire qu’on devrait s’en tenir là… mais je te dis non. Je ne veux pas. Etant celle qui a le plus à perdre, soit son avenir, ne suis-je pas alors celle qui mérite le mieux de prendre cette décision puisqu’au plus profond de toi tu ne veux de toute façon cesser tout ça ? Et bien je n’ai qu’une chose à dire : Peu importe ce que l’avenir nous réserve. Peut-être obtiendras-tu cet ultime droit sur moi, peut-être ne l’obtiendras-tu pas… Mais sache que tu es la seule personne que je veuille toucher. Je me moque alors de ce qui est sage ou non, je veux ta peau contre la mienne, ta chaleur englobant la mienne. Laisse-moi alors te convaincre que suivre sa volonté plutôt que sa raison n’est pas toujours un mal… » dis-je en posant ma main dans le creux de la sienne.

J’étais douce et délicate. Pas une seule fois je n’avais quitté son regard. J’étais consciente de ne pas avoir un homme facile en face de moi. Il était aussi volage que je pouvais être pure. Seulement j’aimerais lui faire découvrir une chose que je voulais moi-même ressentir. La passion serait au rendez-vous mais la frustration ne serait plus une situation aussi dure à supporter en comparaison de nos échanges antérieurs. Juste le temps d’une nuit, j’étais prête à faire une chose dont je n’aurais jamais pensé. Non, il ne s’agissait pas de donner mon corps à cet homme. Cela, je ne sentais pas encore mon cœur prêt à lui offrir mais j’avais une idée comme lui faire passer le cap de cette frustration pour qu’il dorme d’une façon moins douloureuse. Je me rapprochais alors de lui. Passant ses deux mains sur le creux de mes reins à même ma peau, je résidais dans ses bras, là où semblait doucement être ma place. J’embrassais alors son cou avec douceur.

« Laisse-moi te monter qu’il y a d’autres façons de trouver le repos… »

Je caressais alors son corps avec une extrême douceur. Je ne voulais pas l’enflammer, seulement l’apaiser. Je savais que c’était assez contradictoire en le caressant mais je voulais lui faire découvrir ce qu’il me faisait parfois ressentir à travers sa douceur. Elle n’était pas aussi traitresse. Elle pouvait s’avérer enflammant, oui, mais elle pouvait aussi être douce et relaxante. La frustration résiderait mais plus délicate, plus acceptable. Je vins alors capturer ses lèvres tendrement. Mes doigts se posèrent sur le bouton de son jean :

« Laisse-moi faire… » lui soufflai-je sur les lèvres.

Ce n’était pas en restant étriqué dans son jean qu’il allait pouvoir se sentir bien. Je faisais glisser alors avec une audace sans nom son jean sur la peau. Je prenais le soin d’être délicate. Je ne voulais pas l’enflammer d’avantage et le braquer. Là n’était pas mon but. Son jean tomba au sol. Je l’attirais alors en avant, reculant moi-même, pour le défaire complètement de la prise de son jean à ses chevilles. Je pris alors ses deux mains dans les miennes. Il y avait une situation assez ironique de me voir agir comme si la personne sans expérience n’était pas moi et lui. J’avais pourtant le sentiment qu’il ne connaissait que le mot passion avec ses conquêtes. Avait-il déjà un jour pris le temps d’être simplement tendre ? Je l’ignorais et j’espérais lui faire découvrir les vraies valeurs d’une telle situation. Je ne faisais que les découvrir moi-même mais j’avais assez lu de lire dans mon adolescence pour en avoir une légère expérience théorique. Je ne faisais alors que suivre mon instinct en reculant vers le lit, l’entrainant avec moi. Je m’arrêtais en sentant le lit sur mes mollets.

« Allonge-toi sur le ventre et ferme les yeux s’il te plait… » lui demandais-je.

Je savais que si je voulais obtenir une chose de lui, je ne devais lui ordonner ou assurer assez derrière pour obtenir le dit-ordre. J’attendais alors sagement qu’il s’exécute. Ayant enfin le loisir d’obtenir ce que je voulais, je passais à califourchon sur lui. Je déposais alors mes mains sur le haut de son dos. Merlin qu’il semblait tendu. Je n’y avais peut-être pas été de main morte si tentait que sa tension soit de ma faute. Je m’entreprenais alors à essayer de le détendre dans un massage qui devrait l’apaiser complètement. J’étais médicomage et j’avais suivi des cours pour détendre un patient. Certes, pas dans cette tenue et cette position mais je savais où toucher sur le corps pour détendre un homme et faire qu’il se sente complètement relaxé. Je pouvais aussi utiliser ma baguette magique mais j’aimais bien trop le toucher pour me priver d’une telle chose. De mes doigts, je m’employais alors à sortir toute pression de ce corps pour n’en faire plus qu’un être bien et détendu et croyez-moi, avec toute la frustration accumulée, certes ça ne valait peut-être pas un corps à corps – et encore qu’en savais-je exactement ?! – mais ça pouvait le soulager un peu, du moins je l’espérais. C’est en sentant ses membres se décontracter un à un que je finis par sourire. Je me penchais alors à son oreille :

« Avoue, quel pratique d’avoir un médicomage à disposition… » dis-je avec un sourire en coin.

J’espérais cependant ne pas l’avoir endormi entre temps. C’était un risque… Si tel devait arriver, je ne serais cependant nullement vexée. Je finirai simplement par me caler comme je pourrais dans ses bras pour trouver à mon tour mon sommeil. Après tout, nous l’aurions bien mérité tous les deux…



crackle bones
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Mar 17 Mar - 19:06
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Je la regardais se rapprocher de moi, je ne pensais qu'à un mot en cet instant attirante. C'est ce qu'elle était. Pourtant quand elle me touchait elle était enivrante. J'allais parler quand elle fut proche, mais elle posa un doigt sur mes lèvres entrouvertes. J'aurais pu m'en offusquer, mais je n'en fis rien. C'était ainsi entre nous, on gérait les choses chacun notre tour et visiblement, elle ne voulait plus que je ne dise mot pour l'instant. Je me contentais d'apprécier la douceur de l'instant, quand sa main glissa sur mes lèvres pour se poser dans mon cou. Nos regards ne s'étaient pas quittés. Ses lèvres approchèrent des miennes puis elle se mit à parler. « Cette histoire n’a jamais admis la sagesse depuis ses débuts et c’est pourtant ce qui fait que ça fonctionne entre nous et ce qui nous rend plus vivant. Nous n’avons agis depuis le début qu’en fonction de nos envies. Sais-tu ce que dis la mienne ? Je veux sentir tes doigts sur ma peau, la caresser… Je veux ressentir tes bras autour de mon corps… tes lèvres goûter ce qui lui font plaisir. J’aime sentir tes frissons sous mes doigts… Rendre ton corps à fleur de peau… Ces heures volées à la dérobade de tout le monde… J’ai pleinement conscience de ce que notre situation risque d’impliquer par la suite. Je savais que ma virginité risquait d’en perdre son éclat. Crois-tu que je n’y ai pas déjà pensé ? Je suis celle qui a le plus à perdre pour la simple raison que même en me blessant, je ne trahirais pas ton secret. C’est bien trop bas de me venger de cette façon et je t’ai de toute façon donné mon honneur en te promettant de ne rien révéler, quoi qu’il arrive entre nous.  » Elle n'avait pas tort en disant tout cela, mais n'avais je pas beaucoup à perdre également. De son point de vue, elle se voyait perdre son honneur, sa possibilité de beau mariage, sans considérer les propres pertes que je pouvais subir. Je n'eus pas le temps de répliquer, qu'elle repris la parole. « Si je te donne ma virginité, je sais très bien ce qui m’arrivera. Une femme de mon si haut rang ne trouve de véritable avenir avec un sang pur de sa classe sociale qu’en était entièrement pure. Si je veux un avenir avec un homme qui puisse égaler mon rang, je me dois de rester vierge jusqu’au mariage. Mais Arcturus… ce que tu me fais sentir… oui c’est mal, oui je ne devrais pas… oui tu vas me dire qu’on devrait s’en tenir là… mais je te dis non. Je ne veux pas. Etant celle qui a le plus à perdre, soit son avenir, ne suis-je pas alors celle qui mérite le mieux de prendre cette décision puisqu’au plus profond de toi tu ne veux de toute façon cesser tout ça ? Et bien je n’ai qu’une chose à dire : Peu importe ce que l’avenir nous réserve. Peut-être obtiendras-tu cet ultime droit sur moi, peut-être ne l’obtiendras-tu pas… Mais sache que tu es la seule personne que je veuille toucher. Je me moque alors de ce qui est sage ou non, je veux ta peau contre la mienne, ta chaleur englobant la mienne. Laisse-moi alors te convaincre que suivre sa volonté plutôt que sa raison n’est pas toujours un mal…  » Dit elle et ses paroles eurent beaucoup d'effet sur moi, sur mes pensées. Je sentais en même temps sa détermination à avoir un jour un beau mariage. Et d'une autre part, elle me disait qu'elle me voulait. J'étais un peu perdu par ses mots, je n'entendais que la partie qui disait qu'on continuerait ensemble. J'avais bien entendu la partie disant que je n'aurais peut-être pas tout son être mais qu'importait pour le moment.

Elle avait sa main glissé au creux de la mienne, j'aimais cette sensation. Je lui envoyais un sourire très sincère. Je n'avais rien d'autres à lui offrir. J'étais plus calme maintenant, j'étais plus habité par le désir, par la pulsion animale qui m'habitait auparavant, j'étais plus apte à ne pas vouloir la faire mienne, plus contrôlé. J'étais un peu heureux, de la sentir si proche de moi. Elle finit par se rapprocher de moi, plaçant mes mains au creux de ses reins. Je pouvais sentir sa peau contre mes mains. Je sentis ses lèvres dans mon cou, je souris à ce geste doux, c'était le parfait opposé de mes actions précédentes, elle était douce là où j'avais été sauvage. « Laisse-moi te monter qu’il y a d’autres façons de trouver le repos…  » Ses mains caressaient mon corps avec douceur. Ça ne réveilla pas grandement mes sens, mais c'était tout de même plaisant, mon corps se trouvant encore être sensible. Ce corps étant encore plus sensible à son contact à elle. Ses lèvres capturèrent les miennes, je me laissais aller à ce baiser. Lorsque je sentis la petite pression de mon jean sur ma peau, j'arrêtais ses mains se trouvant au niveau de mon bouton. « Laisse-moi faire…  » Souffla-t-elle contre mes lèvres. Je laissais ma main retrouver sa place, tout en me tenant prêt à l'arrêter si elle voulait agir d'une manière ne me convenant pas.

Je sentais mon jean commencer à glisser sur ma peau, c'était délicat, c'était visiblement fait pour ne pas réveiller trop mon désir. Pour cela, je ne pouvais que l'en remercier. Passait qu'elle m'enflamme mais pas en usant de cette technique. Je ne l'aurais pas apprécié. Je sentis le jean tomber au niveau de mes genoux, je sentis aussi le soulagement de ne plus être enfermé dans ce jean. Je bougeais mes genoux de tel sorte que le jean tombe au niveau de mes chevilles. Elle me tira en avant, j'eus quelques difficultés à sortir une de mes chevilles de mon jean. Mina me prit les mains et me conduisit vers le lit. Je ne comprenais pas cette douceur. Pourquoi était elle si douce avec moi. Je n'en savais strictement rien et je n'avais pas envie de le savoir. J'avais envie de me laisser aller à ce qu'elle voulait m'offrir, ce qu'elle voulait me faire. Elle m'avait demander de la laisser faire, j'allais l'écouter. Voir ce qu'elle prévoyait. « Allonge-toi sur le ventre et ferme les yeux s’il te plait…  » Je réfléchis un petit instant, pourquoi le ferais je. Je la fixais un petit moment avant de consentir à m'allonger sur le ventre. Je cherchais quelques secondes une position confortable. Je trouvais cette position, la même que quand je voulais m'endormir.

Je sentis les mains de Mina sur mon dos, je me concentrais sur elle, c'était plaisant comme contact. Loin de ce dont je pouvais avoir l'habitude, c'était tendre, relaxant, apaisant. Il me fallut bien du temps pour me sentir réellement détendu, je sentais peu à peu mon corps se relâcher. La tension quitter mon corps comme elle ne l'avait jamais fait. Plus rien n'avait d'importance, j'avais plus rien à cacher, plus besoin de m'inquiéter pour rien. Mon cerveau commençait à se voiler alors que les prémices du sommeil se mettaient en place. Je sentais ma respiration devenir plus lente et je ne sentais avec précision chaque pression des mains de Mina sur mon dos. « Avoue, quel pratique d’avoir un médicomage à disposition…  » Me parvint de la voix de Mina. J'étais dans cet état étrange entre le sommeil et l'éveil, j'entendais, mais je mettais mon temps à assimiler le sens des mots. Quand je les compris finalement, je roulais pour tourner le dos à la surface du lit. Je la jetais en quelques sortes sur le lit, je fis un demi-tour. Pour l'attraper et lui faire suivre le mouvement de mon corps. Je m'allongeais sur le dos sans rouvrir les yeux. « Chut, dors ! » Murmurais je sans vraiment savoir si longtemps était passé depuis ses paroles. Je calais mes bras pour la tenir contre moi et laissais juste mon esprit partir. Trouver un sommeil profond et réparateur en sa compagnie, en la tenant dans mes bras.
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Mer 18 Mar - 8:20
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La lune pour seule témoin de nos actes

A ce massage, il se retrouvait dans un second état. Je le compris très vite. J’étais alors contente d’avoir obtenu l’effet escompté. Il roula alors sur le dos à mes mots, me faisant bouger hors de lui. Ses mouvements étaient un peu brusques mais pas violent. Il semblait juste à moitié endormi et j’en étais à moitié amusée. J’allais alors m’allonger de mon côté mais il se posa sur le côté pour m’attraper avant que je n’ai le temps de réellement me poser. Il se reposa alors sur le dos, en ouvrant les yeux vers moi. J’étais à moitié sur le lit à ce moment. Il m’intima alors de me taire et de dormir dans un murmure. Un léger sourire s’afficha sur mes lèvres. Si je n’ai le choix… Il se posa alors tranquillement si bien que ses bras m’entouraient complètement. Je posais alors ma tête sur son épaule. Fermant les yeux, je mis peu de temps, dans ses bras, à trouver le sommeil moi aussi. Cette nuit se passa alors sans aucune agitation. Nos corps semblaient finalement être capables de se calmer un peu juste pour se reposer. De cette sécurité, je ne bougeais plus, faisais des rêves, certes incohérents mais loin de toute violence.

Je n’en ai que de vagues souvenirs… Le soleil sur ma peau… De l’eau comme peut-être celle du lac… Ses lèvres contre les miennes… Mon corps entre ses bras mais aussi sa taquinerie et les reproches de mon oncle de lui cacher une chose. Mon esprit se libérait de toute la pression vécue ces derniers temps. Je revoyais aussi Meilcour tenter quelque chose auprès de moi. Je revoyais le seigneur des ténèbres me demander si ma mission s’était bien passée. Tant de choses qui préoccupaient mon esprit sans pourtant perturber réellement mon sommeil. La chaleur de ses bras me permettait d’éviter de sombrer dans un cauchemar…

La nuit trouva alors sa course dans une trop grande rapidité à mon goût. Le soleil, par les volets que nous n’avions pas fermé, commença alors à chauffer mon dos. J’étais loin de savoir que l’aube se trouvait loin derrière nous… Je laissais seulement mon corps se réveiller en douceur dans ses bras. C’est en ouvrant alors légèrement les yeux, alors qu’il dormait encore, me tenant toujours sans avoir bougé de la nuit, que je vis l’heure sur le réveil au loin. Par Merlin ! Il était 9h47 !!! Me redressant vivement, je voulus bouger mais sa prise était forte. Je penchais alors le visage vers mon geôlier. Il dormait merveilleusement bien. Le réveiller m’embêtait assez. Je réfléchissais alors à toute vitesse. Je n’avais pas les mêmes vêtements que la veille aux yeux de mon oncle. J’aurais très bien pu partir en ville pour récupérer une chose. Quoi ? Bonne idée… J’allais devoir passer en ville pour trouver la première chose qui passe afin de préserver les apparences. Sereine alors de ma justification à mon absence tôt le matin, je me détendais un peu. Reportant alors mon attention sur l’homme qui dormait sous moi, je déposais ma main en douceur sur sa joue pour la caresser. Je fus incapable de résister à l’envie de le toucher. Dans cet état, si serein, il me faisait complètement craquer. Me mordillant la lèvre, je faisais preuve d’une douceur infinie pour ne pas le réveiller. Je ne savais pas quand je pourrais réitérer une telle chose alors j’en profiter. Nous nous reverrons peut-être qu’en Angleterre, soit pas avant une semaine. Je prenais ce qu’il m’offrait en ce moment comme pour prendre assez pour ne plus avoir à souffrir de son absence et du manque de nos jeux. Je savais bien que ça ne serait pas suffisamment mais il fallait faire avec. Une relation cachée était tout ce que Merlin pouvait nous offrir. Du moins c’est ce que je pensais. J’avais alors envie de l’embrasser. Je risquer de le réveiller, j’en avais pleine conscience mais la tentation fut trop forte : je craquais. Bougeant le plus doucement possible sur le lit, le faisant grincer, je grimaçais. Il n’ouvrait pas les yeux, ce qui me permit alors de me rapprocher un peu plus, laissant ses bras glisser sur mon corps pour pouvoir arriver à cette fin. Dans un frisson, je capturais alors ses lèvres en douceur dans un baiser... Je me redressais alors dans l'intention d'aller chercher mes vêtements pour envisager, malgré mon déplaisir, d'écourter notre rencontre. Nous en avions bien profiter, nous ne pouvions dire le contraire... Se réveillera-t-il alors - si tenté qu'il ne le soit déjà pas - ou dormira-t-il toujours, me permettant de commencer à me rhabiller ? Qu'il qu'il se passera, je ne franchirai pas cette porte sans un dernier baiser d'au revoir, le réveillant ainsi vraiment pour lui dire qu'il fallait que je parte avant qu'on se pose trop de questions...




crackle bones
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Mer 18 Mar - 16:22
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Mes rêves ne furent pas sereins au départ, je voyais les cours de ma tante m'apprenant une bonne éducation. Je revécus toutes ces rencontres d'une nuit, qui se mirent en parallèle de la relation que j'entretiens avec Mina. Puis mes rêves me firent voir les différentes réactions de ma famille s'ils venaient à l'apprendre un jour. Je vis aussi toutes les possibilités d'agissement vis-à-vis de Mina. C'était flou, rapide, c'était embrouillé, autant que moi je pouvais l'être même dans mon sommeil. Mon sommeil finit par devenir reposant, je rêvais des paysages russes, de tous ces endroits que j'avais vu enfant et que je n'étais pas sûr de revoir un jour comme ils étaient trop pleins de souvenirs. Le paysage changea pour la France au bout d'un moment. Je ne comprenais pas du tout pourquoi, mais le décor avait changé. Je sentis un mouvement doux sur ma joue, dans mon rêve, la brise au bord de la mer caressant ma peau. Je sentais le rêve commencer à disparaître, j'étais conscient en cet instant d'être en pleine phase de réveil. Je pus sentir une caresse sur mes lèvres, mais je ne comprenais pas, encore trop entre le rêve et l'éveil. Je fus tirer de plus en plus vers le réveil. Je papillonnais des yeux un petit moment avant de m'habituer à la luminosité du jour. Il me fallut quelques instants de plus pour que mon esprit me resitue. Je tournais la tête à l'opposé de Mina, je vis l'heure et je laissais un soupir passer mes lèvres. Je tournais la tête vers Mina, l'embrassant doucement comme elle l'avait fait elle-même sinon je n'aurais pas pensé à une caresse sur mes lèvres. Je défis ma prise sur son corps pour étirer mes bras. Je la poussais loin de moi pour m'étirer complètement. Tel un chat étirant le moindre muscle de son corps au réveil.

Je relance un regard à l'heure, c'est pas plus tôt que la première fois, j'ai encore une chance d'être à l'heure à mon rendez-vous avec l'une de mes anciennes professeurs de politique qui a eu vent de mon court séjour en France par ma famille. Je me laisse pourtant aller à enlacer doucement Mina, après tout, je ne sais pas quand elle rentrera en Angleterre et mon propre retour étant pour très bientôt. « Bonjour ! Je dois partir, j'ai un rendez-vous. » Je lui avoue d'une voix calme, laissant bien planer le doute sur la nature possible de ce rendez-vous. Je sors du lit et j'enfile mon jean, puis je vais récupérer mon haut. Je lance un regard à Mina et je passe une main dans mes cheveux courts. « Contactes moi quand tu rentres en Angleterre. » Je demande calmement en lui volant un dernier baiser avant de lui faire un petit signe de la main en guise de salutation. Je sors de la chambre et je retrouve l'accueil en suivant le couloir. Une fois à l'accueil, je paye la chambre à la réceptionniste avant de quitter les lieux en marchant calmement. Je cherche un coin et je transplane à Paris, dans le Paris sorcier. Je lance un tempus, je suis encore dans les temps. Je trouve le petit café où j'ai rendez-vous, je hèle le serveur et je commande un petit déjeuner. Une fois assis là, je m'en veux un peu d'avoir laissé Mina seule ainsi dans cette chambre d'hôtel en partant si vite, mais c'est le genre de rendez-vous que je ne peux pas me permettre de louper. Mon ancienne professeur arriva, n'ayant que douze ans de plus que moi, je n'étais pas gêné de prendre un café avec elle, surtout qu'il s'agit d'une femme de sang-pure.
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