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Retrouvailles & petites surprises

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Eden Swan
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Sam 14 Mar - 19:48
Il était environ quinze heures lorsqu'Eden quitta l'université à l'issu de sa journée de cours. Kaysa, qui lui avait dit avoir des choses à faire, ne l'accompagnait pas. Il était étonnant de constater à quel point elles passaient peu de temps ensemble en dépit du fait qu'elles habitaient dans le même appartement et qu'elles suivaient les mêmes cours. Non pas qu'elles ne s'entendaient pas bien – les temps avaient bien changé depuis leurs premiers échanges à Poudlard. Mais elles avaient toutes deux un emploi du temps bien chargé en dehors des cours – bien chargé, et mystérieux. Elles étaient parvenues à une sorte d'accord tacite : aucune ne pouvait vraiment de questions précises sur les activités de l'autre. Peut-être qu'Eden lancerait l'idée d'une sortie dans un bar, un jour, ou d'une crémaillère un peu tardive. Elle n'était pas du genre à instiguer des événements où il s'agissait de faire preuve de sociabilité, mais elle ne rechignait jamais à faire la fête. Oui, peut-être qu'elle ferait part de cette idée à Kaysa, tiens, histoire de faire autre chose que de se croiser.

C'est en réfléchissant à cela qu'Eden entra dans l'appartement vide. Elle vida ses affaires de cours sur son lit et repartit presque aussitôt.

Elle avait rendez-vous avec Iris.

Les deux filles ne s'étaient pas vues depuis qu'elles avaient quitté Poudlard. Certes, septembre ne faisait que commencer, et cela ne faisait donc que trois mois, mais Eden avait passé tellement de temps avec Iris lors de ses deux dernières années à l'école qu'il lui paraissait étrange de ne plus la croiser. Eden avait eu de quoi être occupée, et l'était d'ailleurs encore maintenant, mais elle avait entretenu une correspondance avec Iris au cours de l'été et elles avaient convenu de se voir dans l'après-midi histoire de se donner des nouvelles autrement que par simple lettre. Par ailleurs, Eden n'avait pas l'habitude de donner trop de détails via hibou ; elle n'aimait pas trop l'idée qu'on puisse intercepter sa lettre, même si c'était stupide et qu'elle ne risquait pas de confier ses plus grands secrets à Iris, que ce soit de vive-voix ou non. Pas plus que Kaysa, Iris ne savait pour l'anarchie. Et pour cause, Eden savait très bien qu'elle pensait du mouvement d'Hellson. Elles s'étaient même déjà disputées à se sujet, lors du huis-clos. Hellson l'avait coupée de sa fille pendant des mois, et Eden n'avait rien trouvé de mieux à faire que d'apprécier la situation sans se rendre compte du désespoir de son amie. Cela avait froissé Iris. Bien que manquant quelque peu de tact et d'empathie, Eden avait fini par comprendre et elles s'étaient réconciliés. Elles n'avaient pas vraiment eu d'autre choix que de s'entendre, de toute façon lorsqu'elles avaient affronté les Lestrange ensemble lors de la Nuit Rouge.

Une demi-heure plus tard en environ, Eden frappa à la porte de l'appartement dont Iris lui avait donné l'adresse par hibou. Quelques secondes s'égrenèrent avant que celle-ci ne s'ouvre sur un jeune homme tenant une petite fille dans ses bras.

Eden marqua un temps d'arrêt, les yeux écarquillés. Elle avait reconnu le jeune homme.

- Black ?

S'était-elle trompée d'adresse ? Non, impossible. Les probabilités pour qu'elle tombe sur un autre ancien camarade d'école était trop minces pour ça. Sans compter que la petite fille dans les bras d'Alexander Black n'était autre que Maddy, la fille d'Iris. Eden ne l'avait vue qu'une fois, un an plus tôt. Elle avait beaucoup grandi, mais il était difficile de ne pas faire le lien entre Iris et elle. Non, Eden se trouvait bien chez Iris. Mais qu'est-ce que Black fichait là ?

Une idée lui traversa l'esprit : peut-être que... non...

Iris ne sortait pas avec Black, quand même ?

- Est-ce qu'Iris est là ? demanda finalement Eden lorsqu'elle reprit ses esprits.

Iris ne lui avait pas donné d'heure précise, juste une fourchette. Eden songea qu'elle était tout de même peut-être arrivée un peu en avance. Ce qui n'expliquait toujours pas la présence de Black.

Iris avait en réalité omis de préciser qu'Alex était son collocataire. Et à vrai dire, Eden avait également oublié de préciser que Kaysa était la sienne. Est-ce que Kaysa en avait fait part à Alex ou Iris ? Est-ce que Kaysa était tout simplement encore en contact avec eux ? Eden l'ignorait. Visiblement, elle ignorait beaucoup de choses. Un détail lui revint à l'esprit : Alex et Iris n'étaient-il pas déjà sortis ensemble à l'école, il fut un temps ? Etait-il possible qu'ils aient remis le couvert ? Cette idée perturbait beaucoup Eden, même si elle ne savait pas trop pourquoi. Ah, si. En fait, c'était plutôt l'image de Black avec Maddy qui lui semblait si... iconoclaste. Black en tant que petit-ami d'Iris, pourquoi pas. (Encore que). Mais Black en père de famille ? Bon, d'accord. Elle se montrait peut-être un peu médisante...

Eden n'avait jamais beaucoup apprécié Black, du moins jusqu'au début de leur septième année. Les choses avaient évolués à cause d'Hikkins. Ils avaient fait partie du même groupe de pression clandestin contre la directrice, ce qui leur avait permit d'avoir, à la grande surprise d'Eden, des conversations relativement aimables et sérieuses. Ils avaient un point commun non-négligeable : leur point de vue sur le traitement des lycanthropes, qu'ils trouvaient tous les deux aberrants, Black à cause de Nina, et Eden à cause d'Elsie. Si Eden n'était pas sûre de pouvoir qualifier Alex d'ami, elle ne pouvait pas nier qu'il avait suffisamment changé pour qu'elle l'estime désormais à sa juste valeur.
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Dim 15 Mar - 13:07
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Je venais de rentrer avec Maddy après l’avoir récupéré à la garderie. J’avais commencé ma formation il y a un mois mais je trouvais encore le temps de m’organiser pour dépanner Iris. Je prenais mon rôle de parrain très à cœur. Iris ne serait là que dans une demi-heure. Je posais alors Maddy dans son parc le temps de sortir des feuilles et des crayons pour faire du coloriage sur la table. Maddy avait pris la manie de vouloir faire beaucoup de choses comme moi. Ça ne nous facilitait pas toujours la vie mais c’était assez agréable de voir autant d’admiration venant de la petite. Je ne disais jamais rien mais mon égo l’aimait trop pour essayer de freiner la petite. Comme je devais travailler – oui oui moi j’allais travailler ! – sur mes devoirs, je préparais la table pour que Maddy puisse faire, du haut de sa chaise haute, le même genre d’activité graphique. Une fois tout en place, j’allais chercher Maddy dans son parc. Heureuse de devenir de nouveau mon centre d’attention, elle tendit les bras sans difficulté pour que je puisse plus facilement la récupérer. Une fois dans mes bras, on frappa à la porte. D’abord surpris, peut-être un peu sur le quivive, je sortis ma baguette. Approchant de la porte avec – oui bon, on sait jamais hein … - je finis par reconnaitre une ancienne camarade de Poudlard et surtout une amie à Iris. Je n’avais pas vu Eden depuis longtemps. Rangeant ma baguette dans la poche arrière de mon jean, j’ouvrais alors avec Maddy dans mes bras. Je vis alors une certaine surprise dans le regard d’Eden.

« Black ? »

« En chair et en os. » dis-je amusé de sa surprise.

Apparemment Iris avait dû oublié de mentionner sa collocation à son ami. Si je lui en voulais ? Non pas vraiment. Notre collocation ne datait que de quatre-cinq mois maintenant. Moi-même avait mis au courant Kaysa il y a moins d’une semaine en la croisant une matinée en sortant de boite pour ma part et de taff pour la sienne. Maddy fit alors un coucou de la main comme on lui avait appris pour plus de politesse.

« Est-ce qu'Iris est là ? » me demanda-t-elle.

« Elle doit arriver dans moins d’une demi-heure normalement. Elle doit finir son dernier cours. En général, elle rentre rapidement par magie après. » lui expliquais-je.

Pourquoi m’encombrer d’un tel détail ? C’était inconscient. Après tout j’utilisais moi-même régulièrement ma moto plutôt que le transplanage. Vivant et travaillant dans le monde moldu, je n’avais pas toujours le choix mais soyons honnête : c’était aussi un réel plaisir. Enfin si ça peut vous rassurer, quand je devais aller chercher Maddy, j’utilisais la magie. En général je garais la moto dans le garage allié à l’appartement et je transplanais pour aller chercher la petite princesse à sa garderie. Les assistantes maternelles avaient d’ailleurs l’habitude de me voir maintenant.

« Entre… » lui proposais-je.

Je n’allais pas la laisser sur le palier. Avec Eden, ça n’a pas toujours été le grand amour mais la dernière année a permis d’être capable de se comporter civilement entre nous. De toute façon depuis Poudlard j’avais énormément changé. J’étais plus responsable et posé. Ça se sentait pas mal, surtout en me voyant agir avec Maddy. Je refermais alors derrière elle. La conduisant dans le salon, je lui présentais le canapé pour s’asseoir.

« Tu veux un café ? un thé ? » lui proposai-je.

« jus d’orange ! » s’exclama Maddy.

Je la regardais avec attention mais amusement. En général quand les grandes personnes prenaient un café ou un thé, on lui offrait le loisir de prendre un jus d’orange. Comme l’occasion n’était pas régulière, elle se jetait magnifiquement sur l’occasion, vous pensez bien ! Je l’embrassais alors sur le front en passant derrière le comptoir de la cuisine accessible visuellement du salon.

« Jus d’orange ou jus d’ananas… ? » demandais-je pour être sûr.

Depuis peu on lui faisait découvrir de nouvelles saveurs. Elle sembla réfléchir alors que j’ouvrais le frigo. Elle pointa alors le jus d’ananas du doigt. Je pris alors la bouteille, m’en doutant un peu. La posant sur le comptoir, je branchais la machine à café. Eden devait peut-être être désappointée si son appartement était typiquement sorcier. Je fonctionnais avec les machines moldus pour à la fois mieux me fondre et pouvoir inviter des collègues moldus. Je posais alors Maddy dans son parc pour pouvoir préparer le tout. De nouveau derrière le comptoir, je m’intéressais de nouveau à notre invitée :

« Donc… thé ou café ? » lui demandais-je de nouveau, Maddy ne lui ayant pas permis de me répondre tout de suite. « A moins que tu préfères aussi un jus ? » lui demandais-je avec un sourire en coin.

En attendant sa réponse, je versais le jus dans la gourde de Maddy.
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Eden Swan
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Lun 23 Mar - 0:02
Alex lui répondit qu'Iris devait arriver sous peu. Il l'invita ensuite à entrer. Eden s'exécuta, son regard glissant sur la chaise haute, le parc et les jouets de Maddy. Ou peut-être que certains étaient à Alex, qui sait. Ses lèvres s'étirèrent en un léger sourire à cette pensée, puis elle se rappela qu'elle devait essayer de se montrer moins médisante envers Alex, même mentalement.

Alex la conduisit dans le salon et l'invita d'un geste à prendre place sur le canapé. Il lui proposa ensuite un thé ou un café, mais Maddy répondit à sa place et réclama du jus d'orange. Alex embrassa la gamine sur le front avant de se diriger vers la cuisine et de lui demander si elle voulait bel et bien du jus d'orange ou plutôt du jus d'ananas. Maddy opta finalement pour ce dernier. Pendant ce temps, Eden observa les équipements qui l'entouraient. Il y avait beaucoup de technologie moldue, ce à quoi elle n'était guère habituée. Elle avait une bonne connaissance du monde moldu, non grâce aux cours de Poudlard qu'elle aurait sûrement eu horreur de suivre, mais grâce à son enfance passée dans une famille de sorciers, mais entouré de voisins moldus. Au contraire de beaucoup de foyers exclusivement constitués de sorciers, celle d'Eden ne s'était pas exilée dans un village sorcier, ni même dans un village tout court. Ils avaient vécu en ville, à Plymouth. Ce qui avait été une grande source de frustration pour Eden, qui avait perçu cela comme une privation de liberté. Elle avait détesté avoir eu à se cacher. Pas étonnant qu'Hellson ait finalement réussi à la convaincre que son plan de faire tomber les barrières entre monde moldu et monde sorcier n'était pas si mauvais.

Eden n'était guère à l'aise avec la technologie moldue, non pas parce qu'elle ignorait comment s'en servir, mais parce qu'elle avait toujours, et de loin, préféré les us et coutumes sorciers. Il n'y avait pas grand chose de non magique chez elle, du moins rien qui lui appartenait.

Alex posa Maddy dans son parc et lui redemanda si elle voulait du thé ou du café. Ou du jus du fruit. Eden leva les yeux au ciel, mais sourit franchement.

— Du thé, ça ira.

Après quelques instants à observer Alex s'occuper de Maddy, elle ajouta avec son aplomb coutumier :

— Je dois t'avouer que je suis plutôt impressionnée. Je ne t'aurais jamais imaginé dans ce rôle-là, mais ça te va plutôt bien.

Elle ne lui faisait pas ce compliment juste pour lui faire un compliment, elle le pensait sincèrement. Elle-même n'aurait pu se mettre à sa place. Elle aimait bien les enfants, à condition qu'ils ne soient pas trop dans sa vie. Vivre avec Iris et Maddy lui aurait sans doute été très difficile, sans parler de jouer les babysitters. Ce qui lui rappela soudain qu'elle ignorait toujours quel était le rôle exact d'Alex dans l'histoire. Bien que la question lui brûlât la langue, Eden s'efforça de ne pas lui faire franchir la barrière de ses lèvres.

Elle se rappela aussi qu'un enfant risquait très bientôt de pointer le bout de son nez dans sa vie – pas le sien, dieu merci – mais celui de son frère aîné. Elle avait toujours du mal à croire que Sam allait être père. Et qu'elle allait être... une tante.

Rien que le mot la faisait frissonner. Elle était beaucoup, beaucoup trop jeune pour ça.

Sam lui avait déjà demandé d'être la marraine de l'enfant, et elle avait accepté. Mais elle espérait vivement que ce rôle n'implique pas trop de responsabilités concrètes, du genre « si on meurt tous les deux, il faudra que tu l'élèves à notre place », ou elle risquait fortement de faire une crise d'apoplexie à cette idée. Heureusement, il y avait peu de chances qu'il n'arrive quoi que ce soit à Sam et Joanna. Aucun des deux ne menait une vie à risques, et en plus de cela, ils vivaient en Australie, donc Eden n'aurait sans doute pas l'occasion de voir son ou sa filleule très souvent. Ce qui écartait déjà pas mal de responsabilités possibles.

Eden n'avait d'ailleurs pas encore parlé à Iris de son rôle futur. Ce serait sans doute l'occasion de le faire. Quand elle serait là.

— Alors, qu'est-ce que tu fais depuis que tu as quitté Poudlard ? Tu n'es pas à l'université magique de Londres, non ? Je sais que c'est grand et que j'ai à peine commencé l'année là-bas, mais je ne t'y ai pas encore vu il me semble.

La voilà qui parlait presque du beau temps avec Alexander Black autour d'un thé. Si quelqu'un lui avait annoncé ça quelques années plus tôt, elle lui aurait sans doute ri à la figure – et peut-être même demandé ce qu'il avait bu.

Peut-être que si Iris sortait avec Black, c'était qu'elle avait bu quelque chose, elle aussi.

Eden songea qu'il était décidément plus difficile qu'elle ne l'aurait songé d'être moins médisante. Peut-être que ce rôle-là lui collait trop à la peau pour son bien.

Puis, brusquement, elle se décida à abandonner les banalités et à poser la question fatidique :

— Ok, il faut que je sache. Vous sortez ensemble, Iris et toi ?
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Ven 27 Mar - 14:41
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Je lui préparais son thé bien sagement écoutant les compliments de mon ancienne camarade de Poudlard. J’eus cependant un sourire ironique à sa réflexion « ça te va plutôt bien ». Oui enfin c’était surtout grâce à Maddy… Ce petit ange me rendait meilleur dans tout ce que je faisais. Bon ok c’était assez étonnant de me voir « paternel » pour toutes mes frasques mais Eden ne m’avait pas vu tenter encore et toujours Iris de ses devoirs, la chercher, la taquiner et oui parfois j’avais encore cette âme d’enfants seulement j’évoluais avec ce qu’on m’offrait et par instinct, ayant toujours été protecteur depuis Nina, je m’en sortais pas si mal avec Maddy. Le pire était que j’en prenais un réel plaisir. C’était mon petit rayon de soleil. Je finissais alors de lui préparer son thé.

- Alors, qu'est-ce que tu fais depuis que tu as quitté Poudlard ? Tu n'es pas à l'université magique de Londres, non ? Je sais que c'est grand et que j'ai à peine commencé l'année là-bas, mais je ne t'y ai pas encore vu il me semble.

« Non, j’ai arrêté mes études dans le monde magique pour m’orienter dans le monde moldu. Oui je sais, chose étrange venant d’un Black ! » dis-je avec un sourire ironique.

Enfin mon père était déjà connu pour ne pas faire les choses comme il fallait donc que s’attendre de la part de son fils ? Il fallait bien que je suive l’exemple paternel en refusant de me recadrer dans un moule, même si mon père n’avait pas fait un choix aussi extrême dans le passé… Quoi qu’il en fut, je me décidais à lui explique pour l’éclairer :

« Je travaille dans un garage moldu. C’est un endroit où tu répares moto et voiture moldu » précisais-je au cas où.

Pas que je la prenne pour une débile mais quand j’avais dit le mot « moto » à certains amis sorciers, ils m’ont regardé bizarre. Bref, elle me demanderait en détails au pire, je ne me faisais pas de soucis sur la chose. Je continuais :

« Je suis une formation pour pouvoir passer de simple technicien à la possibilité de tenir un garage. D’être gérant en somme. Mon patron cherchait une tête pour pouvoir le seconder et il m’a proposé la formation, sachant mon désir de pouvoir monter dans les échelons. Ce n’est pas un travail facile et tout le temps propre mais j’aime ce travail. » dis-je finalement.

Après qui sait l’ambition que je pouvais avoir. Je commençais en bas de l’échelle et je pouvais très bien monter ma boite plus tard et même envisager une chaîne, créant ma propre filiale et donc mon propre empire. Je restais un Black après tout et ça, j’en étais bien capable. Cependant pour le moment je me concentrais déjà sur ma formation. Chaque chose en son temps. J’allais alors continuer de lui parler de mon travail tout en versant mon café dans ma tasse quand elle dit subitement :

Ok, il faut que je sache. Vous sortez ensemble, Iris et toi ?

« Rah scrout ! Fait chier ! » dis-je brutalement après un bruit de tasse sur le sol.

A sa question, ne m’y attendant pas, j’avais détourné le regard vers elle tout en versant mon café qui avait fini sur ma main, me brulant. Dans mon reflexe, voulant retirer ma main vivement, la tasse avait volé sur le sol. Je passais alors rapidement ma main sous l’eau froide le temps de chercher ma baguette dans mes poches de l’autre main. J’entendis alors Maddy dire avec amusement :

« Scrout ! Scrout ! Scrout ! »

Et zut… J’avais promis à Iris de faire attention à mon langage. Non pas que je sois très vulgaire mais dans ces circonstances, à qui ça n’échapperait pas hein ?! Je jurais en marmonnant dans ma barbe à cause de la douleur. Trouvant ma baguette, je pus apaiser par un sot refroidissant ma main. Je balayais alors le carnage d’un sort pour recommencer l’opération de service mais cette fois-ci par magie pour éviter tout autre incident. Je revins alors vers Eden avec le plateau volant tout seul en l’air à cause de ma main. C’est bien connu : les hommes sont des chochottes et je l’assumais totalement. Le plateau sur la table basse, je l’invitais à se servir.

« Je ne sais pas ce que vous avez tous avec cette idée mais non Iris et moi ne sommes pas ensemble. On vit ensemble, on s’occupe de Maddy ensemble mais on est juste deux amis qui se serrent les coudes. » dis-je simplement, avant de changer de sujet : « Et toi ? Que deviens-tu ? »
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Eden Swan
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Lun 30 Mar - 17:31
Lorsqu 'Alex lui annonça qu'il avait arrêté d'étudier la magie au profit d'un travail dans le monde moldu, Eden écarquilla les yeux. Son expression ne sembla pas échapper à Alex, qui ajouta aussitôt que ça pouvait être étrange, surtout venant d'un Black.

Étrange ? Pas qu'un peu !

Et ce n'était même pas le fait qu'il soit un Black qui l'étonnait. Comme tous les sorciers de sa génération, Eden avait plus ou moins entendu parler des familles des Maraudeurs, soit des familles de Sirius Black, James Potter, Remus Lupin et Peter Pettigrew. Les quatre hommes s'étaient taillés une petite réputation à l'école à leur époque, réputation que trois de leurs enfants avaient contribué à raviver : Alexander Black, Kaysa Potter, et Nina Lupin. Ces familles n'étaient pas connues seulement pour leurs frasques à l'école, mais également dans la communauté sorcière de manière plus large. Eden n'était donc pas sans savoir qu'il n'y avait pas plus sorcier que ces familles-là. Mais Eden ignorait les détails, tel que le fait que Sirius Black lui-même était très intéressé par certains aspects de la technologie moldue.

C'était justement ce qui étonnait tant Eden. Comment pouvait-on être un sorcier et vivre comme un moldu ? Qu'est-ce qu'il y avait de si intéressant dans la vie d'un moldu ? La décision d'Alex n'était pas étrange parce qu'il était un Black, elle était étrange parce qu'il était un sorcier, tout bonnement.

Mais Eden se garda toutefois de faire un quelconque commentaire. Si ce choix de vie échappait à sa compréhension, elle serait la dernière à débattre la-dessus. Cela ne la regardait pas, pour commencer. Et surtout, elle n'avait absolument aucune envie de le faire.

Alex lui précisa qu'il travaillait dans un garage moldu, en expliquant ce que c'était, au juste.

— Oui, je sais ce que c'est, répondit-elle en agitant la main pour lui signifier qu'il n'avait pas besoin de lui fournir plus de détails.

Elle comprenait pourquoi il prenait la peine de donner de telles explications : la plupart des sorciers l'aurait contemplé avec un air de totale incompréhension si leur avait simplement parlé d'un « garage ». Alex poursuivit tout de même sur sa lancée, non pas pour lui expliquer ce qu'était un garage, mais pour lui parler de sa formation et de ses objectifs. Ce fut après avoir hoché la tête d'un air absent qu'Eden posa subitement la fameuse question qui la taraudait depuis un moment, et ses pires craintes furent confirmées lorsqu'Alex, surpris, se renversa du café brûlant sur la main. Une tasse tomba au sol. Il jura. Pendant qu'il s'efforçait de calmer la brûlure, Maddy entama un mantra en répétant le juron qu'Alex avait employé. Eden la regarda d'un air amusé. Heureusement qu'Alex n'avait pas dit quoi ce soit de plus... compromettant.

Finalement, Alex parvint à calmer sa douleur et à remettre de l'ordre dans la situation puis lui apporta son thé. Il l'invita à se servir en lui signalant que non, il n'était pas avec Iris, et qu'il ne savait pas où tout le monde allait chercher cette idée. Ils vivaient simplement ensemble et s'occupaient de Maddy ensemble.

— Je peux me tromper, mais je pense que c'est justement pour ça que tout le monde tire ce genre de conclusion, fit remarquer Eden.

Il avait bien insinué qu'elle n'était pas la première à s'être posée la question, après tout.

— Me voilà rassurée en tout cas... enfin je veux dire, se rattrapa-t-elle aussitôt. Je n'ai rien contre toi, hein, c'est juste que, très franchement, j'aurais eu du mal à m'imaginer le tableau.

Iris et Alex semblaient si différents... Mais peut-être qu'ils ne l'étaient plus tant que ça, après tout. Alex avait changé, elle le voyait bien. Et il s'occupait de Maddy avec brio. S'ils avaient vraiment été ensemble, peut-être que ça n'aurait pas été si étonnant que ça, au final. Même si Eden avait toujours du mal à intégrer ce tableau dans son imaginaire. Elle n'avait pas encore assez fréquenté le nouveau Alex pour que cela ne paraissait pas trop iconoclaste à ses yeux.

Alex lui demanda ensuite ce qu'elle devenait. Un bref instant, elle crut qu'il voulait parler de sa propre vie sentimentale, ce qui la fit à nouveau écarquiller les yeux. Puis elle se reprit. Non, Alex ne voulait certainement pas parler de ça. Tant mieux, d'ailleurs, ou ils auraient passé un autre seuil sur l'échelle de la bizarrerie. Sans compter qu'elle n'avait pas grand chose à dire sur le sujet.

Mais il se passait bien d'autres choses dans sa vie.

« Eh bien, je suis devenue anarchiste, pour commencer », songea-t-elle.

Ce qui sortit de sa bouche fut toutefois très différent :

— Je suis une formation d'Auror à l'Université Magique de Londres, expliqua-t-elle. J'y suis avec Kaysa, d'ailleurs. On partage le même appart'.

Puisqu'elle ignorait totalement ce qu'il était advenu de la relation tumultueuse entre Alex et Kaysa, à laquelle elle n'avait d'ailleurs pas tout suivi à l'époque, il ne lui vint pas à l'esprit que ce sujet pourrait potentiellement être délicat. Mais elle n'éprouvait pas vraiment de culpabilité à l'idée de mettre les pieds dans le plat : au moins, elle saurait.

Est-ce que Kaysa avait confié ces détails de sa nouvelle vie à Alex ? Après tout, si même Eden avait oublié de préciser tout cela dans ses lettres à Iris, elle était en droit de se poser la question.

Spoiler:
 
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Sam 4 Avr - 17:13
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Le fait que tout le monde croit qu’on est ensemble aurait pu être agaçant à force mais j’avais encore la patience d’esprit de m’en amuser plutôt qu’autre chose. Je n’avais pas de sentiments aussi forts pour Iris. Après, je ne pouvais prédire l’avenir, certes, mais pour l’instant, je n’avais pas envie de laisser une femme entrer dans ma vie, du moins sentimentalement et sérieusement. Entre Kaysa et Joanne, j’avais vraiment assez donné. Je voulais me contenter, avec les femmes, à de simples amitiés. Pas que je suis en train de développer une tendance à changer de bord, paix à mon père qui en trouverait la mort avant l’heure. J’imaginais bien sa tête tiens – si tenté que je puisse la revoir un jour – et la blague était bien à faire ! Mais je me refusais de penser plus longtemps à mon père. Je ne l’avais pas encore retrouvé. Ces chiens d’Anarchistes le détenait – j’en étais aujourd’hui intimement convaincu – et j’aurais la peau de chaque anarchiste s’il le fallait pour pouvoir le retrouver. Je pouvais bien évidemment compter sur Bryan pour me seconder dans cette tâche. Lui au moins était un ami fidèle qui envisageait toutes les solutions possibles au lieu de se borner aux mangemorts de façon ironique. Quoi qu’il en fut, je revenais un peu à mon invité qui ne devait de toute façon certainement pas être anarchiste. Je lui expliquais alors ma pensée sur le fait que tout le monde croit qu’Iris et moi formions un couple, ce à quoi elle répondit :

« Je peux me tromper, mais je pense que c'est justement pour ça que tout le monde tire ce genre de conclusion » fit-elle remarquer.

Pas faux… Cependant, ne peut-on simplement pas vivre dans cette situation sans que ça ne finisse dans une relation ou simplement dans un lit ? Pas pour le commun des mortels apparemment. Pourtant, c’est exactement ce que nous faisions déjà depuis quelques mois…

« Me voilà rassurée en tout cas... enfin je veux dire, je n'ai rien contre toi, hein, c'est juste que, très franchement, j'aurais eu du mal à m'imaginer le tableau. » dit-elle m’amusant.

Et pourtant… ça pourrait. Après tout on était déjà sorti ensemble avant, bien avant qu’elle attende Madeleine… Je me passais cependant de lui rappeler ce détail, me contentant d’un sourire amusé. Ce n’est pas en sortant ce genre de phrase que j’allais pouvoir me débarrasser du stéréotype : vous vivez ensemble, vous finirez ensemble. Je ne voulais pas qu’il y ait de doutes sur ce faire. Je restais alors curieux sur ce qu’elle était devenue.

« Je suis une formation d'Auror à l'Université Magique de Londres. J'y suis avec Kaysa, d'ailleurs. On partage le même appart'. »

« Ah. C’est cool. Tu lui passeras le bonjour de ma part quand tu la verras… » dis-je simplement en soufflant sur mon café.

C’est tout ? Un simple « ah. C’est cool. » ? Pas d’agacement ? Pas de troubles ? Pas de curiosité ? Rien ? Que voulez-vous que je dise à Eden ? Entre Kaysa et moi, c’était indéfinissable et ça ne regardait personne. De toute façon, il n’y avait rien à savoir. J’avais revu Kaysa en sortant de boite de nuit un matin alors qu’elle sortait du travail, on avait pris un petit déjeuner ensemble, on avait discuté et voilà. Comme je le disais : je m’évitais au possible toute relation compliquée avec les femmes or le sujet Kaysa était assez – pour ne pas dire complètement – délicat. Cette relation avait été très mouvementée et je savais qu’il suffisait d’une étincelle pour ranimer un feu dévastateur. L’étincelle en question : je l’évitais au maximum. La revoir en tête à tête m’avait assez fait un drôle d’effets. Du reste, je ne m’autorisais pas à y penser car savez-vous ce qu’on dit du premier véritable amour ? On n’était rien l’un sans l’autre. On formait un merveilleux trio. Chacun était là pour l’autre. On vivait, on riait, on rêvait, on faisait tout à trois. Chacun était le porte bonheur de l’autre. Si l’un de nous tombait, on tombait. Nina était lycanthrope ? Pas de soucis, Kaysa devint animagus et je suivis. Entre nous c’était à la vie et à la mort. C’était mes meilleures amies. Je ne regrette pas cette période. Les sentiments sont toujours là. Si Nina a besoin, elle sait que je rappliquerais. Ça valait aussi pour Kaysa. Seulement tout ça, c’est du passé. Aujourd’hui j’avais ma propre vie. Alors oui, tout ce qu’on a vécu chacun a pu être fort mais ma liaison avec Kaysa a créé pas mal de désastre à cause de cette passion dont on n’était pas prêt tous les deux à gérer. On était simplement trop jeunes et impulsifs…

« Je ne sais plus si elle me l’a dit… Tu sais, on ne se voit que très peu maintenant. C’est marrant de voir comme parfois, on peut croire que ça serait pour la vie et finalement se rendre compte qu’on choisit une voix différente chacun. Nina est plus avec Léo… Kaysa… c’est Kaysa. » dis-je avec un sourire amusé. « Et moi j’ai choisi de tracer mon propre chemin avec Iris. Comme amie, je précise. » dis-je avec un sourire en coin pour préciser qu’il n’y avait vraiment pas d’ambiguïté. « On grandit et on évolue. Après… je ne regrette rien. Il y a eu aussi de bons moments avec Kaysa. Les sentiments sont toujours là. Seulement c’est le passé et c’est comme ça. Aujourd’hui, je suis passé à autre chose. » dis-je conscient cette fois de l’ambigüité de mes mots.

Le fis-je exprès ? J’entendis alors la porte s’ouvrir. Maddy, dans son parc en train de jouer, vit alors sa mère et commença à l’appeler avec ardeur. Je me levais alors pour rejoindre Iris. Maddy appelait sa mère en se dandinant avec excitation dans son parc. J’allais alors vers Iris pour la débarrasser de ses affaires de cours pour qu’elle puisse s’occuper de sa fille.

« J’espère que ta journée s’est bien passée ? Eden est là. Tu veux que je te prépare aussi un café ou un thé ? » lui demandais-je alors simplement en posant les affaires contre le comptoir de la cuisine.

Je passais alors côté cuisine, commençant déjà à m’activer en prenant une tasse pour lui préparer…


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Iris Prescott
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Lun 6 Avr - 21:01
Iris quitta la salle de cours, essayant de se faufiler dans le couloir pour ne pas être intercepté une fois de plus. Son dernier cours avait fini il y avait une demi-heure, et elle se savait déjà en retard. Elle n’avait pas imaginé, en se lançant dans des études à l’université, que le rythme serait aussi soutenu. Elle n’avait pas choisi la filière la plus simple : la magie avancée demandait pas mal de rigueur et de travail personnel. En voulant augmenter leurs puissances magiques, les professeurs avaient tendance à les pousser toujours plus, et à leur en demander toujours plus. Autant dire qu’après deux mois à se la couler douce, la reprise avait été dure. Pourtant, Iris avait essayé de se préparer, en participant à quelques cours durant l’été. Mais ce petit entraînement n’avait servi à rien, quasiment. Surtout quand, à côté, elle profitait de sa nouvelle vie avec sa fille, qu’elle voyait enfin grandir, et Alex, devenu son colocataire. Le contraste entre ce quotidien qui s’était installé pendant un mois, et ces premières semaines de cours avait été un peu violent. Iris rentrait en général exténuée, et le choix de la colocation s’avérait encore plus judicieux, même si en rentrant chez ses parents elle aurait eu de l’aide de la même façon. Elle mettait un point d’honneur à s’occuper de Maddy, qu’Alex récupérait à la crèche de plus en plus souvent, au fur et à mesure que la dose de travail d’Iris augmentait, et la forçait à rester travailler à l’Université. Puis, une fois Madeleine couchée, elle continuait d’étudier. De ce fait, elle espérait ne jamais être submergée par le travail au point de n’être plus capable de s’occuper de sa fille, de devoir la ramener chez ses parents quelques jours – elle ne pouvait décemment pas dire à Alex de tout faire, il en faisait déjà trop et avait aussi une vie, il ne fallait pas l’oublier. Il avait bien droit à un peu de repos de temps en temps !

Ce jour là, Iris était censée quitter tôt. Censée … A la dernière minute, son groupe de travail avait décidé de mettre en commun leurs recherches sur un exposé et Iris n’avait pas eu d’autres choix que de participer, parce que c’était le seul moment où ils pouvaient tous être réuni avant longtemps. Elle en fut un brin exaspérée cependant, parce qu’elle avait invité une amie à passer chez elle. Il y avait trop longtemps qu’elle n’avait pas vu Eden, et ça lui manquait. A Poudlard, elles avaient passé pas mal de temps ensembles ces deux dernières années et là, cela faisait plus de deux mois qu’elle ne l’avait pas vu. Elles gardaient contact par hibou, mais ce n’était pas du tout la même chose. C’est pour ça qu’elle lui avait proposé de venir après les cours, mais elle ne s’était pas imaginée être en retard. Et elle espérait qu’Alex soit déjà rentré, avec Maddy, sinon Eden risquait d’attendre sur le palier.

Dès qu’elle le put, Iris transplana dans une petite ruelle près de l’appartement. Ils vivaient dans un quartier moldu de Londres : hors de question de transplaner directement dans l’appartement sans passer par l’immeuble, ou dans le hall. Elle devait faire comme si elle se déplaçait comme une moldue, pour donner le change. C’était une perte de temps, mais une perte de temps nécessaire. Iris se dépêcha, parcourant les derniers mètres qui la séparaient de son appartement en un temps record, et monta les escaliers de la même façon. Elle fut soulagée de ne pas voir Eden devant leur porte – soit elle était déjà là, soit elle était en retard elle aussi. Elle espérait que ce soit le cas, et qu’elle n’eut pas l’idée d’avoir été en avance.

Iris entra alors dans l’appartement. La porte n’était pas verrouillée, cela voulait dire qu’Alex était déjà là. Et il n’était pas seul, puisqu’elle l’entendait parler : ce n’était pas le genre de conversation qu’il avait avec Maddy. Il avait dû l’entendre, car déjà il se dirigeait vers l’entrée, pour prendre ses affaires. Elle lui donna son sac de cours, tandis qu’elle enlevait sa veste et la posa à l’entrée. Il lui signala qu’Eden était déjà là, et lui demanda si elle voulait quelque chose à boire. Maddy, elle, l’appelait : dans son parc, la petite ne pouvait pas courir vers elle et l’accueillir comme Alex l’avait fait.

« C’était long, mais ça s’est bien passée. Je veux bien un thé, s’il te plaît ! »

Iris entra alors dans la pièce principale et adressa un large sourire à Eden. C’était presque comme si elles s’étaient quittées la veille, au fond : en deux mois, toutes les deux n’avaient pas vraiment changé. Elles n’avaient certes plus le même quotidien et ne suivaient plus les mêmes cours, mais Iris ne perçut pas de réel changement – ou alors, elle les cachait bien.

« Eden ! Je suis désolée, on m’a retenu à la sortie des cours. J’espère que … »

Iris n’eut pas le temps de compléter sa phrase, interrompu par Madeleine qui redoublait d’efforts pour attirer son attention. Elle grimaça, s’excusa une nouvelle fois auprès d’Eden et se dirigea vers Maddy qui tendait déjà ses bras vers sa mère, pour qu’elle la prenne dans ses bras. Iris la souleva alors, prenant un air sérieux.

« Faut que je t’apprenne les bonnes manières, ma fille. Les invités passent en premier, normalement. »

La petite lui fit alors les yeux doux, conscience d’avoir fait un petit peu trop de bruit. Iris ne put lui en tenir rigueur bien longtemps : elle ne l’avait pas vu de la journée, et n’avait pas envie de lui faire la morale maintenant. Alors, elle sourit et l’embrassa sur le front. Elle prit quelques jouets du parc de Maddy de son autre main de libre, et finit par installer Maddy sur le canapé, à côté d’elle. Elle savait qu’elle ne serait pas emballée par l’idée de retourner jouer seule dans son parc, pas une fois que sa mère était rentrée. En général, elle la suivait partout dans l’appartement. Ce serait donc plus facile de l’avoir à côté d’elle, plutôt que de l’entendre crier de son parc. Maddy fixa un instant Eden, tout près, et finit par reporter son attention sur son livre d’images.

« Je disais, j’espère que tu ne m’a pas attendu trop longtemps. Heureusement qu’Alex était là. »

Iris ne savait pas du tout de quoi ils avaient bien pu parler, et ne soupçonnait pas un seul instant qu’Eden ait pu demander si elle et Alex sortait ensembles. A dire vrai, elle était persuadée de lui avoir dit qu’elle partageait un appartement avec lui.
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Eden Swan
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Dim 3 Mai - 3:25
« Ah. C’est cool. Tu lui passeras le bonjour de ma part quand tu la verras… »

Eden porta sa tasse de thé à ses lèvres en espérant que cela lui permettrait de dissimuler à peu près correctement son air sceptique. Voilà une réponse qui lui semblait très détachée. Elle ignorait si cela traduisait de l'indifférence ou autre chose, mais elle n'avait pas l'intention de creuser la question. Elle n'eut pas besoin de le faire, de toute façon, car Alex ne se montra pas avare en matière d'explications. Il ajouta que Kaysa et lui ne se voyaient que très peu, désormais, et qu'il ne savait plus si elle le lui avait dit ou non. Ce n'était pas forcément un détail qu'Alex aurait retenu, c'était vrai. Il savait déjà que Kaysa et Eden étaient amies ; beaucoup d'élèves de Poudlard de leur génération n'étaient guère au courant et auraient sans doute été surpris par cette alliance peu commune, mais pas Alex, ni leurs proches respectifs.

Alex ajouta que c'était étrange comme on pouvait penser qu'une relation durerait toute la vie alors qu'elle s'achevait parfois plus tôt qu'on ne le pensait. Et voilà, ils recommençaient. Sans s'y attendre, ils conversaient plus sérieusement qu'Eden ne l'aurait jamais imaginé encore deux ans plus tôt, de manière tout à fait civilisée, comme ils avaient commencé à le faire lors de leur dernière année à l'école.

Eden était on ne peut plus d'accord avec ses propos. Elle avait observé, de loin puis d'un peu plus près, le fameux Trio Infernal tout au long de leur scolarité. Il était difficile de songer à l'époque que ces trois-là pourraient jamais être séparés. Et pourtant...

En ce qui concernait Nina, Eden s'était une fois de plus montrée complètement oublieuse de sa relation avec Léo, un autre héritier de la famille des Maraudeurs. Elle n'avait jamais vraiment parlé ni à l'un ni à l'autre.

Le trio n'était pas la seule preuve qu'avait Eden de la véracité des propos d'Alex. Sa propre histoire pouvait servir d'exemple. Tous les amitiés qu'elle s'était forgées lors de ses premières années à l'école s'étaient avérées peu solides au bout du compte. Elle n'avait gardé aucun contact avec eux. Et son propre frère, la personne à laquelle elle était la plus attachée dans ce monde, avait suivi son propre chemin au point qu'elle se sentait désormais plus proche d'un type comme Hellson.

Alex ajouta qu'il était passé à autre chose, désormais. Est-ce qu'Eden imagina le sous-entendu qui se glissait dans cette phrase ? Peut-être. Elle n'en sut rien, toutefois, car la porte d'entrée s'ouvrit. Alex se leva pour la débarrasser de ses affaires (comme un joli petit couple , ne put s'empêcher de penser Eden avec un sourire en coin).

Iris adressa un sourire éclatant à Eden en l'apercevant dans le salon. Eden le lui rendit. Elle s'excusa pour son retard, puis Maddy l'interrompit. Iris s'excusa à nouveau et prit sa fille dans ses bras.

« Ce n'est rien, je crois qu'elle était pressée de te voir. Tu peux blâmer ton colocataire, il la fait marcher au sucre et à la vitamine C. »

Elle désigna le jus de fruit, prit un air faussement innocent puis se mit à sourire.

Elle n'était pas certaine d'avoir vue Iris si rayonnante depuis longtemps. Vivre avec sa fille avait dû gommer les effets de la séparation qu'Eden avait parfois pu remarquer.

« Je disais, j’espère que tu ne m’a pas attendu trop longtemps. Heureusement qu’Alex était là. »

« Non, ça va, je sais qu'on ne s'étaient pas mises d'accord sur une heure précise, mais je pense que j'étais un peu en avance de toute façon sur la fourchette qu'on avait prévue. Et puis, ça nous a permis de rattraper le temps perdu, avec Alex. »

Elle ne put s'empêcher de glisser une immanquable once d'ironie dans sa voix, ni de poursuivre sur le même ton :

« Tu sais, histoire de savoir pourquoi vous viviez ensemble, tout ça. »

Elle adressa un regard appuyé à Iris, sourcil haussé, certaine qu'elle saisirait le sous-entendu et, il fallait l'admettre, plutôt curieuse de constater sa réaction.
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Dim 3 Mai - 11:49
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Retrouvailles & petites surprises
Eden & Iris & Alexander


Si j’avais conscience qu’avec Iris on avait parfois des attitudes ambiguës ? En fait il est vrai qu’on pouvait ressemblait à un couple par notre affinité mais pouvait-on appeler ça un couple quand on faisait chambre à part et que de mon côté je voyais quand même de temps en temps Sasha – chose qu’Iris ne savait pas et que je me gardait bien de lui dire – pour de temps en temps oublier un peu certaines choses comme la disparition de mon père ou tous les problèmes que j’accumulais de mon côté en ne disant rien à ma meilleur ami ? Disons ce qui est, avec Sasha, on avait une relation intime sans prise de tête. En fait, j’allais finir par croire que j’avais un sérieux problème. J’avais le côté sérieux et rassurant avec Iris où on vivait en s’entre-aidant et en passant des moments vraiment sympas et de l’autre côté Sasha et moi, sans se prendre la tête, on couchait de temps en temps ensemble. Je ne me referai jamais. Ce n’était pas la première fois que j’entretenais une relation comme ça exclusivement sexuelle. C’était aussi une manie à Poudlard. Je séparais bien le sexe d’une relation plus sérieuse pour la simple et bonne raison que je ne voulais pas aller plus loin avec Iris. Pas qu’elle ne me plaise pas ou qu’elle ne pourrait me correspondre ou qu’assumer Maddy me faisait peur. Après tout j’étais parrain de cette petite et je m’en occupais comme s’il s’agissait de ma propre fille même malgré mon jeune âge. J’étais plus paternel que ce qu’on aurait pu imaginer. Je ressemblais aussi plus à ma mère que mon père. Quoi qu’il en soit, j’avais fait des erreurs dans le passé en mélangeant simple désir et amitié et je ne tenais pas à refaire la même erreur avec Iris. Cette situation me convenait bien. Au moins, on évitait tous les deux beaucoup de complications en agissant ainsi. Non, l’amitié était fait pour nous deux et c’était ainsi. De toute façon, personnellement, je ne me voyais pas me mettre sérieusement avec une femme. Dois-je vous rappeler les échecs qui s’étaient enchainés dans ma vie depuis le début ? Dès que ça commence à être un peu sérieux, je fais tout foirer. Kaysa en est la preuve. Je suis aussi un danger pour la femme qui partage ma vie. J’avais mené Joanne à la mort et même si aujourd’hui j’avais appris à vivre avec, une fois de plus, je le prenais comme une leçon. De là, je ne voulais donc pas de femmes dans ma vie. Mon amitié avec Iris était parfait pour moi et si tenté que je veuille un enfant, j’avais déjà Maddy comme héritière. Pourquoi donc me prendre la tête à trouver une femme quand j’avais déjà tout ce dont j’avais besoin. Ça fonctionnait comme ça et c’était tout ce qui comptait. N’allons alors pas nous embrouiller avec des changements ou des approfondissements.

C’est ainsi que je m’assis à côté d’Iris sans me poser de questions, veillant un peu sur Maddy avant de jeter un regard blasé vers Eden quand elle dit à ma meilleure amie en réponse à l’attitude de Maddy : « Ce n'est rien, je crois qu'elle était pressée de te voir. Tu peux blâmer ton colocataire, il la fait marcher au sucre et à la vitamine C. » Elle avait elle aussi droit un peu de profiter de la vie, non ? Elle se mit alors à sourire. De mon côté, je jetais un regard à Iris du style ‘Ce n’est qu’un jus d’orange, ce n’est pas comme si je lui avais rajouté un peu de vodka dedans’. Encore heureux vous me direz. Si je nourris ma plante du salon à la bière au beurre, j’avais quand même une attitude responsable pour ne pas agir de la même façon avec Maddy. « Je disais, j’espère que tu ne m’a pas attendu trop longtemps. Heureusement qu’Alex était là. » continua alors Iris. Et oui… Heureusement que je suis là. Que voulez-vous, je suis indispensable ! « Non, ça va, je sais qu'on ne s'étaient pas mises d'accord sur une heure précise, mais je pense que j'étais un peu en avance de toute façon sur la fourchette qu'on avait prévue. Et puis, ça nous a permis de rattraper le temps perdu, avec Alex. » Si on peut appeler ça comme ça… « Tu sais, histoire de savoir pourquoi vous viviez ensemble, tout ça. » En face d’Eden, je vis très bien le regard appuyé qu’elle lancé à Iris. Je rêve ou elle essayait de voir au travers d’Iris si je ne lui avais tout simplement pas raconté des citrouilles ?! Certes, je n’avais jamais été très doué pour reconnaître être amoureux mais quand même ! On allait alors tous les deux parler ensemble mais Maddy s’agita dans les bras d’Iris attirant notre attention. Elle était en train de secouer son livre d’images. Je grimaçais en voyant un coyote sur le livre. Les filles ne savaient pas ma qualité d’animagus. Et Maddy ? Oh ben… j’ai du une fois… me transformer pour qu’elle voit un coyote de ses yeux ou encore qu’elle soit habituée aux ‘gros chiens’ pour ne pas avoir peur dès qu’elle ne voyait un… Elle tapota alors l’image toute contente en disant : « Encore, encore ! » Elle me tendit alors le livre. Autant dire que je n’étais pas très à l’aise. Si j’étais pourtant gêné, attendez un peu la suite. Elle me tendait le livre en disant : « Papa Alec ! » Il n’y a pas un trou quelque part pour que je puisse aller m’enterrer. Je grimaçais. J’avais bien tenté de lui expliquer que je ne m’appelais pas ‘papa’ mais ‘alex’ seulement elle entendait bien des camarades à la crèche, le dire dès que l’homme le plus important de leur vie arrivé pour les chercher. C’était donc naturellement que depuis quelques jours je m’obstinais à tenter de lui faire dire ‘tonton’ ou ‘parrain’ ou ‘Alex’ mais voyez-vous comme la mère peut être parfois butée ? La fille est pareil………. Remarquez, elle a presque bien assimilé mon prénom même si je lui épargne le nom en entier.

Je prenais alors le livre en la voyant insisté non sans jeter un regard à Iris. Il fallait vraiment qu’on trouve une solution. Je ne voulais pas qu’elle grandisse en croyant que je pouvais être son père. J’y tenais. Pas parce que je ne la considérais pas comme ma fille mais pour elle, c’était plus sein selon moi. Comment pourrait-elle sinon comprendre que sa mère et moi ne sommes pas ensemble ?! « Non Maddy… Plus tard. Et c’est Parrain Alex… PA-RRAIN Alex. » lui décortiquai-je le mot. « Papa Alec ! » Merlin… Elle me sourit en frappant dans ses mains. Ne craque pas Alex. Soit dur, fort, robuste… Lutte… Rah je craque… Elle me fait encore ses yeux… Je suis faible, c’est officiel, battu par une enfant de plus de deux ans. Je devrais en avoir honte. Je m’ébouriffais les cheveux comme à chaque fois que j’étais gêné ou dépassé. « Enfin ce n’est vraiment pas ce que tu crois. » finis-je de dire à Eden. « Iris, tu lui expliques… ? » lui demandai-je de me venir en aide face à la situation. Après tout, si on avait une chance d’être crédible tous les deux, on pouvait dire merci à Maddy qui avait toujours le bon mot pour nous mettre dans une situation gênante…


crackle bones

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Iris Prescott
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Sam 30 Mai - 18:52
Elle avait oublié de lui dire. Comment avait-elle pu oublier d’annoncer à Eden qu’elle emménageait avec Alex alors qu’elles s’étaient envoyé des hiboux tout l’été ? Iris n’arrivait pas à croire qu’elle ait pu zapper cette information qui était pourtant un grand bouleversement dans sa vie, suffisamment pour qu’elle en parle normalement à Eden qui faisait partie de ses plus anciennes amies. Iris l’avait écouté, avant d’ouvrir la bouche en grand et cligna des paupières, se rendant compte de son erreur. Elle resta un instant confuse, un peu dans le déni. Vraiment, elle ne comprenait pas comment elle avait oublié de mentionner Alex : elle lui avait bien parlé de son emménagement, non ? Elle était tellement persuadée de lui avoir écrit qu’elle avait dû oublier au final. Ca ne pouvait être que ça.

« Je te l’avais pas dit, t’es sûre ? C’est pas possible. »

Et pourtant, si. Elle regarda Alex, curieuse de savoir ce qu’il avait pu lui dire pour expliquer ça. Eden aurait-elle cru, comme beaucoup d’autres, qu’ils sortaient ensembles et qu’habiter ensembles n’était qu’une suite logique dans la construction d’un couple ? Son regard était-il juste une façon de souligner qu’Iris ne lui avait rien dit ou essayait-elle d’en savoir plus ? Dans tous les cas, Iris se sentait assez mal d’avoir pu oublier ce détail de sa nouvelle vie, d’autant plus que cela n’arrangeait en rien leurs affaires, à Alex et à elle.

« J’étais pourtant persuadée de t’en avoir parlé. La collocation, c’était la meilleure solution pour prendre un appartement : toute seule je ne pouvais pas assumer, pas avec Maddy en plus. Alors quand Alex m’a proposé une collocation, en toute innocence hein, j’ai pas refusé. »

Surtout qu’il comptait Maddy dans la collocation, et c’était un fait non négociable pour Iris : pas question de vivre sans elle cette année, alors qu’elle n’était plus obligée de rester à Poudlard toute l’année. Elle insista bien sur le fait qu’Alex lui avait demandé sans arrières pensées : après tout, ils ne s’étaient pas revus depuis qu’il avait quitté Poudlard avec des objectifs précis en tête, ils avaient juste repris contact pendant les vacances. Iris s’était lancée dans cette collocation un peu précipitamment au final, mais elle ne le regrettait pas : Alex était devenu quelqu’un de responsable, quelqu’un de stable. Mais il est et restera un ami, uniquement un ami.

Maddy s’agita un instant, montrant avec enthousiasme le dessin d’un coyote dans son livre, en pointant du doigt « Papa Alec ». Elle se tourna alors vers Alex, cherchant du regard une explication – elle savait pourquoi elle l’appelait papa, mais pas pourquoi le dessin d’un coyote lui faisait penser à Alex. Certes, les enfants avaient une imagination débordante, mais il y avait des limites tout de même, non ? Ou alors, sa fille avait un don pour deviner les patronus des gens, un truc comme ça. Quoique, elle ne savait pas à quoi ressemblait le patronus d’Alex non plus. Alex essaya d’expliquer une nouvelle fois à Maddy qu’elle ne devait pas l’appeler papa, mais la petite était têtue et Iris leva les yeux au ciel lorsqu’elle répéta une nouvelle fois « Papa Alec ». Et Alex qui lui demandait d’expliquer à Eden. Expliquer quoi d’ailleurs ? Eden avait vraiment cru qu’ils étaient ensembles ? Elle aurait vraiment aimé savoir ce qu’il s’était dit exactement entre eux, au lieu de devoir partir uniquement sur des suppositions. Elle se tourna alors vers Eden, non sans un regard à Alex.

« Maddy est têtue, on a pas encore réussi à lui faire comprendre qu’elle ne pouvait pas appeler Alex ‘’papa’’, en fait. Ça fait des semaines qu’on y travaille, mais c’est pas encore gagné, comme tu peux le voir. Quoi que tu puisses croire après ça, je peux t’assurer qu’on ne s’est pas lancé dans une collocation sous prétexte qu’on sort ensemble. T’es en coloc aussi, non ? Et t’es pas en couple pour autant … Ou alors, tu as oublié de me le dire aussi ? »

Iris grimaça, signe qu’elle était vraiment désolée de ne pas lui avoir signalé la présence d’Alex auparavant. Elle finit par sourire et espérait que son explication soit suffisante pour la convaincre définitivement.

« Et sinon, ça fait quoi de faire parti de l'élite des étudiants ? Etre apprentie auror, c'est quand même la classe. »

Ou comment changer de sujet de conversation, parce que c'était quand même plus arrangeant, et qu'Iris avait envie d'avoir les premières impressions d'Eden sur sa formation d'Auror.
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Eden Swan
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Mar 2 Juin - 21:56
Contrairement à ce qu'Alex était en train de penser, Eden ne cherchait même pas à savoir s'il lui racontait bien la vérité. En fait, elle le croyait sur parole, mais c'était tellement plus amusant de les faire tourner un peu en bourrique, ces deux-là. Iris lui demanda si elle était certaine qu'elle ne lui avait rien dit. Toujours avec un petit sourire en coin, Eden hocha la tête en signe de dénégation. Iris consulta Alex du regard, puis lui offrit quelques explications : la collocation était une solution économique, et il n'y avait rien de plus que ça à y voir.

Eden se demandait s'il était temps de mettre fin à leur supplice en leur avouant enfin qu'elle les croyait et qu'elle les faisait simplement marcher, quand Maddy détourna son attention en secouant le livre d'images qu'elle tenait à la main. Eden ne prêta pas attention à l'image sur laquelle la petite s'était arrêtée, s'interrogeant simplement sur ce qu'elle voulait que « Papa Alec » fasse « encore ». Papa Alec. Eden faillit céder au fou rire. Elle se colla une main contre la bouche pour masquer – en vain – son hilarité. Le moins qu'on puisse dire, c'est que Maddy n'aidait vraiment pas Alex et Iris. Alex s'efforça d'insister pour que Maddy comprenne qu'il fallait qu'elle l'appelle « parain », en vain également. Maddy l'appela à nouveau « Papa Alec ». Alex renonça finalement, s'ébouriffa les cheveux et lui précisa que ce n'était pas ce qu'elle croyait. Il passa le relais à Iris, qui lui assura qu'il ne se passait rien du tout, en prenant Eden pour exemple. Après tout, elle aussi était en collocation sans pour autant être en couple avec sa colocataire, n'est-ce pas ?

Eden eut un sourire.


« Eh bien, il faudra que je lui demande histoire d'en être sûre, mais en effet ça m'étonnerait fortement que Kaysa me voit sous cet angle là. »
plaisanta-t-elle.

Avant d'ajouter d'un air innocent :

« Et c'est là que je me rappelle qu'il est possible que j'aie également oublié de te dire que c'est avec Kaysa que je partage mon appartement. Enfin... »

Elle but une gorgée de son thé avant de poser la tasse sur la table.


« Rassurez-vous, je vous croie sur parole. C'est juste que ça m'amusait trop de voir vos têtes. »


Elle se garda de préciser qu'elle avait quand même bien cru pendant cinq bonnes minutes que la possibilité d'un couple Alex/Iris était à envisager. Elle ne précisa pas non plus à quel point l'idée lui avait paru saugrenue avant de finalement se parer d'une logique à peu près stable.

Iris lui demanda ensuite ce que cela faisait de faire partie de l'élite des étudiants en sa qualité d'apprentie auror.


« Eh bien... Disons que ça a commencé fort. On nous a appelés pour une mission de terrain avant même de commencer la formation, en guise d'introduction. Je ne sais pas trop ce qu'il leur est passé par la tête. Ils voulaient peut-être tester notre engagement, j'en sais rien. Toujours est-il que rien ne s'est passé comme prévu. J'imagine qu'ils s'attendaient à ce que la mission se déroule sans accro, mais... vous avez entendu parlé de ce qu'il s'est passé au musée ? Eh bien, on était là. On était censés assister à la cérémonie et voir en quoi consistait le boulot des Aurors dans ce genre de situation, mais les Mangemorts et les Anarchistes se sont invités, bref, la totale. Kaysa a prit les devants – vous connaissez Kaysa – on s'est lancés dans une course poursuite, c'était très... instructif. Je crains de ne pas avoir servi à grand chose, au final, mais on ne m'a pas encore virée de la formation, ça doit vouloir dire que je ne suis pas un boulet non plus. »


Elle sourit, reprit sa tasse de thé et en but une nouvelle gorgée. La formation d'Auror était un peu plus calme depuis cet événement – difficile et contraignante, certes, de toute évidence, mais plus calme. Peut-être que les péripéties du musée avaient quelque peu refroidis leurs formateurs.

- Et ça se passe comment, en magie avancée ? Je ne suis pas la seule à faire partie de l'élite, mademoiselle Prescott. Il me semble que mal d'entre vous bossent pour le Département des Mystères après des études pareilles, ce genre de chose. Peut-être pas tout le monde, mais quand même...

Comme beaucoup, Eden n'avait entendu que des rumeurs au sujet de ce qu'il se passait au Département des Mystères. A vrai dire, elle aurait presque été tentée de se diriger vers cette branche rien que pour assouvir sa curiosité, mais craignant que cela ne tarisse en revanche pas sa soif d'action, elle avait vite renoncé à l'idée de devenir une Langue de Plomb. Elle avait entendu parler d'études sur le temps, sur la mort... Uniquement des rumeurs, élevées presque au titre de légendes. Mais les légendes n'étaient-elles pas basées sur des faits réels ?

Le regard d'Eden se posa distraitement sur Alex. Elle avait encore dû mal à comprendre les raisons qui l'avaient poussé à travailler en dehors du monde magique, même si cela ne la regardait pas.
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Sam 6 Juin - 10:32
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Retrouvailles & petites surprises
Iris Prescott, Eden Swan & Alexander Black


Vous pensez bien que j’avais espéré que le coup du ‘papa Alec’ en montrant le coyote, passe inaperçu. Iris et Eden ignorait que je pouvais me transformer en coyote et je ne tenais pas à le dire plus que ça. Cela pourrait cependant expliquer bien des choses pour Iris. C’était de ma faute aussi. Pour faire mon intéressant – je restais Alexander Black hein – je m’étais changé en coyote pour intéresser Maddy. Elle adorait mettre ses petites mains dans mon pelage ou encore me tirer mes pauvres oreilles. Nous n’avions pas d’animaux à part les hiboux à la maison et je voulais qu’elle voie un peu les animaux. Je doutais qu’on trouve un coyote dans les zoos d’Angleterre. Du moins pas ceux de Londres. Il faudrait que je pense d’ailleurs à l’amener voir les animaux. Ça pouvait être une idée de sortie avec Iris et la petite. J’aimais bien l’idée.

En tout cas, personne ne releva sur l’animal, et faisant comme si de rien était, je m’acharnais à tenter de faire comprendre à la petite que non, je n’étais pas son papa même si j’adorerai avoir une fille comme Maddy un jour. Malheureusement, plus têtu qu’un Black ? Maddy. J’abandonnai et je laissais à Iris d’expliquer la situation à Eden. Honnêtement, je ne voulais vraiment pas qu’on croit qu’on était ensemble. Pas que j’en aurai honte. Iris était une femme qui avait pris en beauté avec les années. Elle était bien plus jolie aujourd’hui qu’à l’époque où j’étais sorti avec elle. Bon, nous étions jeunes et je ne devais pas être mieux. Iris avait été ma première petite amie. Ce n’était cependant pas une raison pour me caser avec elle par la suite, profitant de notre collocation pour nous rapprocher ainsi. J’aurai pu. J’avais une tendance à craquer pour les femmes trop proches de moi seulement entre Nina, Kaysa, Joanne, j’avais fini – si si c’était possible – par retenir la leçon. Ça ne pourrait que mal se finir. Soit elle me haïrait pour je ne sais quelle raison, soit elle se ferait tuer. Je refusais dans les deux cas de la perdre. Iris était trop importante à mes yeux. Je préférais alors très clairement me contenter de cette relation platonique avec elle sans passion, sans sexe et sans sentiments plus forts que ceux de l’amitié qui pourrait nous conduire à une réelle catastrophe. La vie me convenait comme ça et je ne voulais pas la changer. C’était la première fois que je réussissais à me poster dans une situation aussi stable et sereine. Je n’allais pas foutre tout en l’air juste par le caprice d’un potentiel désir. Iris et moi fonctionnaient bien mieux de cette façon. « Rassurez-vous, je vous croie sur parole. C'est juste que ça m'amusait trop de voir vos têtes. » ahah… très drôle… Et nous on marche les deux pieds dedans et à fond, tentant de nous justifier de milles façons sur une chose qui n’existait pas. C’était presque à en croire si on n’essayait pas de se convaincre nous-même…

Je remerciais le ciel qu’Iris change de sujet. Eden nous raconta alors ses débuts d’auror. Si je l’écoutais, Maddy aimait bien aussi être le centre de l’attention – et un narcissique de plus sous ce toit ! – ce qui faisait que je jouais aussi avec elle doucement. Posée finalement entre Iris et moi, elle me tendait son livre pour que je fasse défiler les pages. Apparemment la formation d’Eden se passait plutôt bien et pour Kaysa aussi. J’étais content de l’entendre. Au moins elles faisaient ce qu’elle voulait. Dans le temps, j’aurai surement suivi les mêmes cours. Après tout, moi aussi je voulais devenir Auror. Enfin ça c’était avant de partir à la conquête d’un meilleur monde pour finir par perdre Joanne. Aujourd’hui, j’étais bien mieux dans le monde moldu. Ça me faisait une coupure qui me laissait respirer. Je pourrai toujours retourner travailler dans le monde sorcier mais pour le moment, je me plaisais dans le monde de la mécanique. De toute façon c’était à prévoir avec un père qui bidouillait souvent sa moto volante avant de m’inviter à l’aider dès mon plus jeune âge. Ces moments, je les avais adorés… On était entre hommes et on faisait une chose qui nous plaisait à tous les deux. J’avais toujours été proche de mon père et je regrettai aujourd’hui de ne retrouver sa trace. Je soupçonnai Hellson de l’avoir et quand j’allais lui tomber dessus, ça risquait de faire très mal.

Eden demanda alors à Iris comment se passait sa propre formation. Maddy demanda son jus d’orange en même temps. Laissant Iris répondre, je m’occupai de la petite en lui donnant ce qu’elle désirait. La faisant boire, elle me dit un ‘merci’ poli qui me fit sourire. « De rien mademoiselle. » Elle me tendit alors les bras pour se mettre dans mes bras et ne plus broncher. J’étais très proche de Maddy. Bien évidemment, jamais je ne remplacerais ‘Maman’ mais je savais que moi aussi j’avais ma place dans le cœur de la petite qui avait un penchant en ce moment pour m’imiter sur tout ce que je faisais. Elle jouait alors avec mes doigts, la tête posée contre mon torse. Je laissais ainsi Iris répondre à la question d’Eden…


crackle bones

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Iris Prescott
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Mar 30 Juin - 0:14
Iris pencha la tête du côté lorsqu’Eden mentionna Kaysa la première fois. Avait-elle bien entendu ? C’était bien de leur Kaysa qu’elle parlait ? La même Kaysa qui n’avait jamais donné beaucoup de nouvelles une fois partie de Poudlard ? Iris eut la confirmation rapidement : Eden était donc en collocation avec cette Kaysa là. La surprise devait se lire sur son visage : elle ne s’était pas vraiment attendue à ça. Quelque part, c’était logique : elle faisait une formation d’Auror toutes les deux. Et elle ne pouvait pas en vouloir à Eden d’avoir oublié de le lui dire aussi, vu qu’elle-même n’avait pas mentionné Alex dans ses lettres. Comme quoi, rien ne remplacer les échanges de face à face : les informations se perdaient trop par hibou. Enfin, elle reprit rapidement ses esprits.

« Ah ben comme ça, on est quitte au moins. »

D’un autre côté, Iris n’avait pas tellement envie de s’étendre sur le sujet Kaysa : elle lui en voulait, un peu, pour s’être montrée si distante alors qu’elle avait passé la plupart de ses journées avec elle, entre la rentrée et Halloween, un an auparavant. Elle, elle avait respecté sa part du « marché », si on peut appeler ça ainsi. Elle avait veillé sur Cassandra alors que la tâche n’avait pas été facile : la jeune fille n’avait pas été dupe et avait découvert bien vite qu’Iris et Eden avait été chargé de la surveiller. Et en plus, elle avait choisi ce moment pour se dévergonder un peu … Tandis que les hiboux de Kaysa s’étaient raréfiés au fil des mois. Elle l’avait senti, dès le départ, que les choses tourneraient ainsi mais elle avait quand même espéré. Elle avait pensé que leur amitié valait un peu plus et pour le moment, même si elle était revenue, prête à reprendre les études, pleine de bonnes intentions, Iris n’avait pas vraiment envie de faire le premier pas. Elle l’avait déçue et elle gardait ça en travers de la gorge, aussi futile que cela pouvait l’être.

Une chose de positif dans tout ça : Eden les croyait, quand ils disaient qu’il n’y avait rien entre eux. Le fait qu’elle en doute aurait un peu dérangée Iris, parce qu’ils faisaient leurs possibles pour être sincère et puis, elles se connaissaient depuis tellement longtemps qu’elle espérait qu’elle ne remette pas en cause sa parole. Elle se jura néanmoins d’augmenter le bourrage de crâne auprès de Maddy, pour qu’elle comprenne réellement la situation. Iris leva les yeux au ciel, blasée : ça amusait Eden, vraiment ? C’est vrai que ça devait être comique, dans un sens, de les voir tous deux persister dans leurs explications. Enfin, il restait quand même un espoir de faire comprendre à leur entourage qu’il n’y avait absolument rien derrière leur collocation : s’ils avaient réussi avec Eden, ils arriveraient bien à en convaincre d’autres.

Eden lui expliqua comment elle avait pu être testée par leur formateur, par le biais d’une opération de surveillance qui avait légèrement mal tourné. Elle avait lu des articles de la Gazette du Sorcier concernant l’attaque au Musée mais elle n’avait pas su que le Ministère avait envoyé des aurors en (pré)formation ce soir là. La soirée ne paraissait pas risquée, c’était vrai. Ils avaient quand même pris de sacrés risques, et heureusement que tout s’était bien terminé – sauf pour la Bague de Salomon qui était portée disparue à ce jour, de ce qu’elle avait compris. Eden n’avait pas l’air découragé par cette soirée d’introduction pour autant : elle plaisanta même sur le fait qu’elle n’était visiblement pas un boulet puisqu’elle faisait toujours partie de la formation. Pour avoir vu Eden à l’œuvre des tas de fois, elle savait de quoi elle était capable. Si les formateurs d’aurors décidaient de la virer, Iris était persuadée qu’ils feraient une grave erreur.

Eden lui demanda ensuite comment ça se passait pour elle, de son côté, en magie avancée. Si les étudiants étaient considérés eux-aussi comme une élite, c’était juste pour le caractère poussé de la formation. Après, c’était vrai, beaucoup finissaient comme Langue-de-Plomb. Le département des Mystères attirait pas mal de curieux, mais ce n’était pas donné à tout le monde de finir d’obtenir leur diplôme et leur droit d’entrée là-bas. Iris n’était même pas sûre de pouvoir y faire un stage, ou quelque chose du genre. Après, ce n’était clairement pas ce qui l’intéressait : elle voulait juste se perfectionner en Magie et en apprendre le plus possible pour être un jour enseignante pour les jeunes sorciers. Elle sourit néanmoins à la mention de l’élite, et lui répondit :

« On va dire que c’est intense, comme cours. Leur truc je crois, c’est de nous pousser à bout, histoire de n’avoir plus qu’une toute petite poignée d’étudiants à qui révéler tous leurs secrets, pour être sûr d’avoir des gens qui ne les trahiront pas. Je suis encore loin de l’escapade au département des Mystères, malheureusement. Ce qui est nettement moins marrant qu’une course-poursuite dans musée : on vous prend au sérieux, au moins. »

Dans l’ensemble, elle ne se plaignait pas : les cours étaient intéressants, un niveau au-dessus que ceux de Poudlard, mais Iris arrivait à suivre. Elle connaissait déjà pas mal de personnes qui avaient abandonné, mais elle tenait le coup pour l’instant. Et puis, elle ne se voyait pas dans une autre formation de toute façon. C’était celle là, ou rien. Elle tourna un instant la tête vers Alex, qui avait pris Maddy sur ses genoux. Ces deux là décidément, ils étaient inséparables.

« Au final, y’a que toi qui t’es destiné à une carrière moldue. Ça ne te manque vraiment pas les cours de magie, de défense, et tout ça, quand tu en entends parler ? » lui lança-t-elle alors, avant de se tourner à nouveau vers Eden. « Il t’a dit qu’il travaillait dans un garage moldu ? »

Iris n’était toujours pas très à l’aise avec le vocabulaire du métier d’Alex : c’était pour elle un terrain complètement inconnu et pour une sorcière s’étant toujours déplacée à l’aide de Portoloin, de transplanage ou de poudre de Cheminette, c’était ça le vrai mystère, et non ce qui se cachait forcément au Département pour lequel elle pourrait bien travailler.
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