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Hate me for our safety as much as I will hate you for it {PV Mina}

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Mer 18 Mar - 18:53
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J'avais passé ma journée à écouter mes professeurs parler de politique, pour mon plus grand plaisir. Nous avions décrypté les sens cachés des phrases exprimées dans les plus grands discours. Je m'étais promis aujourd'hui encore, qu'un jour, on parlerait de moi dans ces cours. Qu'on y citerait mon nom comme un ministre de la magie. Crains ou apprécié, vil ou sage, que m'importait, tant que je marquai l'histoire du monde politique sorcier. En sortant des cours, j'étais directement rentré au manoir pour me changer. Pour me vêtir pour la réception m'attendant ce soir, celle où je pourrais enfin commencer à marquer des points auprès de mes congénères, me faire voir. Faire mon chemin en eux, pour que le jour où je me présenterais pour être ministre de la magie, ils votent pour moi. Je montais dans ma chambre, posant mes affaires sur la chaise du bureau présent dans ma chambre. Je me déshabillais, ne gardant que mon boxer. Je regardais longuement les tenues présentes dans mon armoire, j'en éliminais plusieurs pour les avoir déjà mis. J'en choisis une aux couleurs relativement neutres, un pantalon noir, une chemise couleur sable, une robe noir et une cape de la même couleur que ma chemise. Je passais une cravate noire et je mis des chaussures tout aussi sombre. Mes cheveux court, je les coiffais avec élégance. Je regardais un instant le reflet de moi que me renvoyait le miroir, j'étais parfait pour me rendre à cette soirée. Je me souris à moi-même avant d'effacer ce sourire de mes lèvres. Un sang-pur de mon éducation ne sourit pas heureux, il a de petits sourires froids, manipulateur mais rien de joyeux, juste un bonheur feint.

Je descendis les marches me menant au hall du manoir, je sortis et je transplanais devant la porte d'un appartement, c'était là que vivait. Amandine Olivier. C'était une française que j'avais connu à l'université. Sa famille avait emménagé en Angleterre quelques mois après sa naissance, son père y ayant trouvé un meilleur travail qu'en France. Je toquais à la porte, elle m'ouvrit avec un léger sourire. J'observais sa robe, la regardant de la tête aux pieds, elle avait attaché ses longs cheveux blond dans un chignon recherché. Sa robe était d'une couleur noire très simple. Elle s'arrêtait un peu sous le genoux et je pouvais voir ses mollets musclés. J'attrapais sa main et j'y déposais un baiser. Elle me sourit doucement en attrapant juste une cape noire. Je transplanais à la demeure où nous étions invités. J'avais un peu de mal à me dire que j'allais à une réception avec une jeune fille étant à peine âgé de dix-huit ans, mais elle se trouvait être une fille cultivée et avec qui je pouvais avoir une conversation n'étant pas niaise. Je ne dirais pas que mes intentions à l'égard de cette jeune femme sont louables, je lui fais miroiter la possibilité qu'elle puisse conquérir mon cœur, afin d'obtenir d'elle que je passe ma nuit avec elle. Cela dure depuis un mois après ma rentrée à l'université anglaise. Le manoir paraît relativement simple d'un point de vue extérieur, mais une fois qu'on passe les portes, c'est un très bel endroit. Trop chaleureux à mon goût, mais restant un lieu agréable à regarder. Je salue le maître et la maîtresse des lieux, tout comme le fait Amandine. Nous suivons les indications pour nous rendre à la salle de réception. C'est encore calme, il n'y a qu'une petite dizaine de couple, échangeant des politesses avec les personnes de leur connaissance. Amandine me présente à ses parents, je les salue poliment, complimentant sa mère par convenance. Je suis bien plus intéressé par ce couple quand le père de ma cavalière me présente à ses collègues ou ceux qu'il appelle ses amis. Je me fais bien voir, parlant de mes études en politique, en montrant mon intéressement à la politique actuelle et ses fautes commises dans certains choix.

Je finis par m'excuser auprès de tout ce bon monde en déclarant que je me dois d'emmener ma cavalière prendre un rafraîchissement. J'attrape un verre pour Amandine qui me remercie, j'en prends un pour moi-même et je lève mon verre en sa direction. Elle fait de même en détournant légèrement le regard de moi. Un grand nombre d'invité est arrivé et les maîtres de maisons annoncent la réception ouverte, en faisant commencer la musique. « Arcturus, me feras tu danser ? » S'enquit Amandine et je hochais simplement la tête. Je voyais son père avancer vers moi, avec un air solennel sur le visage. Il s'arrête devant sa fille et moi. « Vous formeriez un très beau couple, Amandine et vous, Monsieur Prewett. Qu'en pensez vous ? » Me demanda-t-il et je lui fis mon sourire le plus faussement sincère en le fixant. « J'en penses que vous avez parfaitement raison, Monsieur Olivier. Peut-être un jour pourrions nous converser sur le sujet de façon plus intime. » Dis je. Je laissais volontairement entendre que des fiançailles pouvaient être possible entre sa fille et moi. Après tout, je devais amadouer le père, maintenant qu'il était devenu inconcevable que je ne fasse d'Amandine qu'une conquête de plus. Son père m'ayant présenté des amis et collègues pouvant devenir des alliés pour moi, il me fallait la voir que comme une cavalière. Pour ce qui était de la possibilité que je laissais planer, je trouverais bien le moyen de détourner l'idée, même si pour cela, je devais dire que finalement, j'avais un parent éloigné qui était entré dans ma vie et faisait de son mieux pour me fiancer. Étais ce un mensonge ? Oui, absolument. Cependant, je ne voulais en aucun cas épouser cette fille, qui n'avait rien de ce que je recherchais chez une femme. J'avais choisi Amandine pour plusieurs raisons simples. La première étant que j'avais l'espoir que le fait que j'aille à une réception avec une jeune femme encore non fiancée et de sang-pure pourrait plaire à mes parents. La seconde étant que les cheveux blond d'Amandine se trouvaient être tout l'inverse des cheveux foncés de Mina et que si elle venait à venir, j'avais envie qu'elle réagisse à ce choix. Je ne sais pas si elle est invitée, mais ça ne serait pas étonnant et me voir proche d'Amandine mais aussi de ses parents pourraient faire naître bien des doutes. Je n'étais absolument pas calculateur, je n'essayais encore moins de manipuler les perceptions possibles de ma relation avec Amandine. Du moins, si l'on me le demandait, puisque je suis bien conscient de mes actes. Un bon entraînement pour mon futur rôle de politicien et ministre.

Je lançais un regard circulaire à la pièce, je vis que ma sœur était présente, voilà bien un gros problème pour moi. Je laissais mon regard posé longuement sur ma jumelle, Amandine ne l'avait jamais rencontré, pas plus que Mina. Je n'avais même pas parlé de Mina avec Eiladora et elle était bien la seule pouvant voir au fond de mes yeux quand je jouais la comédie. Si elle me voyait avec Mina, elle comprendrait que je ne la déteste pas. Je me devais de faire attention à mes actes et à ma sœur, si Mina se trouvait bien être de la fête. Je bus une gorgée de mon verre en regardant Amandine, elle était en train de regarder la décoration de la salle. Une décoration assez épuré, beaucoup de blanc, des tables en verres, recouverte de blanc, avec des bouquets de fleurs jaunes, des tulipes, me semblait il. Je n'étais pas très fanatique des décorations de ces lieux de réception, c'était pas vraiment mon truc, en général, je cherchais plus les belles femmes sans faire attention au reste. La décoration était à mes yeux une préoccupation de femme et je n'en étais absolument pas une. Mon verre atteint ma bouche une nouvelle fois sans même que je n'y fasse attention, mon regard cherchant la prochaine personne à qui j'irais parler afin d'être un nom et un visage dans ses souvenirs pour m'assurer la réussite de mon but. Cette soirée allait être une soirée de plus pour me faire une place de rêve dans le monde sorcier, pour atteindre mon objectif.
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Jeu 19 Mar - 22:06
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Hate me for our safety as much as I will hate you for it

J’étais déjà sur place pour la simple et raison que j’avais aidé l’hôtesse et sa fille que je connaissais bien dans la préparation de cette réception mondaine. L’aider m’éviter de croiser trop souvent mon oncle. Je l’évitais au maximum. Ayant rompu mes fiançailles, je n’avais pu rester vivre avec Matthieu à cause des convenances. Vivre avec mon oncle n’était pas une chose agréable et je cherchais une autre solution dans son dos. En attendant, j’occupais mes journées soit au boulot, soit en mission pour le seigneur des ténèbres soit avec des amis. Et Arcturus ? Je n’étais revenue que depuis trois jours. Je n’avais donc pas encore pris le temps de le contacter mais je ne m’en faisais pas. J’avais aidé à la liste des invités et je savais donc exactement qu’il serait là ce soir. Je savais qu’on ne pourrait pas converser de la même manière que dans l’ombre – soit s’embrasser avec passion – mais au moins il saurait que je suis de retour… De toute façon je me doutais qu’il devait être bien occupé avec ces dit-rendez-vous mystérieux… Serais-je en train de faire référence à son rendez-vous de Paris ? Si peu, si peu… Un homme qui file ainsi a deux raisons : un rendez-vous avec une personne importante ou une femme qu’il cherche à mettre absolument dans son lit. Serais-je de mauvaise langue sur le dernier point ? La nature de son rendez-vous m’avait tracassé certes sur l’instant mais aujourd’hui, peu m’importait, ce n’était pas mes affaires. Je n’étais pas fiancé avec lui à ce que je sache ! Je finissais alors de me préparer avec Helen, la fille de notre hôtesse, dans sa chambre. Nous avions choisi des robes de couleurs clairs.

Je me tournais devant le miroir pour vérifier les moindres détails de ma tenue. Je me mordillais la lèvre, peu sûre de mon choix. J’avais l’impression d’être un ange dans cette robe. Je ne me sentais que peu convaincu. Non pas de ne pas être un ange. J’en avais toute l’apparence et une robe n’y changerait rien comme avait su si souvent me dire Matthieu mais le problème résidait que, fixant cette robe, j’avais la sensation de ne pas être sûre de ce choix judicieux… Les femmes se prenaient bien la tête pour des détails futiles et je n’échappais pas à la règle. Je me tournais alors vers Helen :

« Qu’est-ce que tu en penses ? Je ne suis pas convaincu. » dis-je septique.

« Ta robe est magnifique Mina ! » m’assura-t-elle.

La sienne était d’un rose pâle là où j’avais choisi un blanc simple argenté de fines lignes.

« Je sais et c’est pour cela que je l’ai fait venir d’Italie d’un grand couturier. Seulement tu vois, elle me fait passer pour une fille bien trop sage. Je ne dis pas que ça puisse être un mal mais je n’ai plus dix ans… » lui fis-je remarquer.

« C’est parce que tu ne vois pas avec les yeux d’un homme. » m’assura Helen qui semblait tout à coup s’y connaitre... « Regarde-toi dans le miroir. Tu vois le galbe que te donne la robe au niveau de ta poitrine ? Oui le décolleté est très très léger mais elle t’épouse si bien qu’elle laisse suffisamment imaginer la beauté qui se cache à l’intérieur… Et regarde tes hanches… Elles sont dessinées à en faire damner tout homme qui poseront les yeux sur cette courbure. Et pire ! Ce dos, si magnifiquement dévoilé jusqu’à tes reins par ce voile blanc transparent, vient casser avec la sagesse du devant. En plus le voile rappelle celui de tes bras... Je connais les hommes et je peux t’avouer une chose Mina, une beauté insinuée est bien plus sensuelle et tentatrice qu’une beauté dévoilée. Elles auront tous des décolletés immenses pour amadouer un potentiel fiancé ou leur époux tout simplement. Nous, on se démarquera et crois-moi quand tu danseras la ligne de ta colonne vertébrale en laissera plus d’un rêveur. Le créateur l'a vraiment bien réussi ! » m’assura-t-elle.

« Si tu le dis... » dis-je avec un sourire en coin.

« Allons rejoindre les festivités ! » lança-t-elle.

Je la suivais alors dans le couloir de l’étage. J’allais alors descendre mais Helen m’arrêta :

« Attend. » dit-elle en prenant les pinces dans mes cheveux qui les retenaient dans un chignon travaillé. Elle fit alors descendre la cascade de mes cheveux ondulés dans mon dos. Un coup de baguette et elle fit passer un fil doré en simple décoration. « Ça cassera avec ton côté ‘sage’. » me dit-elle dans un clin d’œil.

Helen me fit sourire une nouvelle fois. Cette jeune femme s’était amusé durant une bonne demi-heure, à l’aide de sa baguette de me le faire tout ça pour tout défaire au dernier moment. Je ne m’en offusquais pas. Elle était connue pour avoir très bon goût dans son style. Je profitais alors de ce moment d’insouciance loin de mes noirceurs pour vivre les aventures d’une jeune femme de dix-neuf ans. Nous descendîmes alors l’escalier pour rejoindre nos cavaliers respectifs. Je passais ma main sur le bras de Matthieu Versac pour entrer dans la salle de réception. Nous saluèrent simplement de la tête les hôtes, les ayant vu plus tôt. Matthieu me glissa alors à l’oreille :

« Si tu as besoin de moi, tu sais quoi faire. » en passant sa main sur mon dos inconsciemment par habitude.

Je lui fis alors un signe affirmatif de la tête et il me laissa pour aller discuter avec des hommes qu’il avait besoin de voir. Helen n’en fut pas surprise. Elle savait que Matthieu était ici en guise de chaperon à la demande de mon oncle et non comme fiancé. Depuis la rupture avec mes fiançailles, je semblais être une proie facile pour mon oncle et Matthieu. Ils s’étaient tous les deux mis d’accord pour le surveiller de près. Pourquoi Matthieu accepterait-il une telle chose ? Si ça peut vous rassurer, moi aussi ça me dépassait complètement. Peut-être parce qu’il se sentait éternellement redevable envers la promesse faite à mon frère. Je ne comprendrais peut-être jamais. Je regardais alors les invités présents. Je vis une jeune femme, peut-être un peu naïve, admirer la décoration comme s’il s’agissait de sa première réception aux côtés d’Arcturus qui avait la même attitude panoramique sur la pièce. Nous regards se croisèrent et un violent frisson traversa l’échine de mon dos que je réprimais dans une légère grimace en détournant le visage. Au moins si quelqu’un se rendit compte de notre échange furtif, il ne put louper cette légère grimace allant parfaitement avec notre soi-disant haine. Amandine – c’est comme ça que venait de la nommer Helen – nous fit un signe de main que mon amie répondit. Elle vint vers nous, entrainant Arcturus avec elle, surement pour nous le présenter.

« Helen ! »

« Amandine ! Je vois que tu es en charmante compagnie ! Je te présente Mina Valmont. Tu dois peut-être la connaitre, elle est française aussi… » expliqua Helen.

« Oh non, on ne se connait pas. Enchantée Mina. Je vous présente Arcturus Prewett ! »

Lestranges crétine… Lestrange… Je me retenais de lever les yeux au ciel, n’accordant aucun regard à Arcturus pour détailler cette jeune femme. Elle avait un chignon qui aurait ressemblé au mien si Helen ne les avait pas défaits. Son blond était alors d’un terne au possible et je la trouvais bien maigre dans sa robe simple, noir et terriblement banale. Serais-je en train de dénigrer cette jeune femme ? Non mais je le pensais de meilleur goût. C’est tout. Cette fille était surtout mon exact opposé et je me sentais presque vexé. Je me serais au moins attendue à une brune avec un peu plus de formes, moins gauche, plus petite et avec un peu plus de classes. Il était d’ailleurs marrant de voir que sa robe était aussi noire que la mienne pouvait être blanche. Je reportais alors mon regard sur Arcturus avec un sourire en coin.

« Prewett… » insistai-je sur le nom avec une ironie que seul lui et moi pouvons comprendre. « Pardonnez-moi Amandine de ne pas me réjouir autant qu’Helen de votre cavalier mais j’ai quelques difficultés à supporter la présence de paon qui parade en se prenant pour félin sauvage sans en avoir le pelage. Je suis cependant enchantée d’avoir fait votre connaissance. » dis-je en m’excusant auprès de la jeune femme qui semblait si fade à côté de lui. J’avais encore du mal à saisir son choix. « Je vais donc vous laisser et aller chercher un verre pour oublier un tant soit peu avoir croisé un simple coq prétentieux. » dis-je en partant.

Helen grimaça se rappelant mes « antipathies » pour Arcturus que je lui avais confié plus tôt. A mon départ elle dut l’expliquer à Amandine qui semblait un peu perdu là où je fis exprès de m’en aller en lui tournant le dos pour lui laisser vu sur l’ouverture échancré de mon dos. J’allais alors véritablement chercher un verre. Il allait m’en falloir pour trouver la force de tenir une langue de vipère là où toute ma peau, à son approche, s’était sentie vibré. J’avais les mains légèrement moites et mon cœur s’était emballé sans que je n’y ait prêté attention jusque-là. Cette soirée allait promettre... Je savais jouer un rôle, là n'était pas le problème mais c'était en le revoyant auprès d'une autre qu'une part de moi s'était enflammé. Je détestais cette fille avant même de la connaitre. C'était physique. Je ne la supportais pas et ça m'énervait d'autant plus de me voir m'emporter pour si peu. Je pourrais être de mauvaise foi et affirmer que cette fille était insipide mais son blond était éclatant, sa peau légèrement bronzée et même avec sa robe si simple, elle n'était pas si terrible que ça. Non j'étais juste... jalouse. Face à cette réalité je bus alors une bonne gorgée du verre que je détenais à présent dans la main. J'allais en avoir besoin pour digérer ce sentiment. Matthieu arriva alors vers moi. Croisant mon regard, je n'eus pas le temps de voiler les sentiments que je ressentais. Il posa alors sa main en douceur sur ma joue comme il l'avait toujours fait en me demandant si ça allait. J'affichai un sourire sincère en lui disant :

« Emmène-moi danser... »

Il accepta sans insister. Nous rejoignons alors déjà trois couples qui s'étaient mis à danser. D'autres nous rejoignirent très rapidement. Je retrouvais alors mon imperméabilité et mon calme...



crackle bones
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Ven 20 Mar - 10:38
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Je vis soudain Amandine faire un signe de la main, je suivais la direction de ce signe de main et je la vis. Mina Valmont. Aussi belle qu'à son habitude, portant une robe blanche lui allant parfaitement. Ses cheveux lâchait contrastait avec sa robe. Elle était superbe, tout l'inverse de ma cavalière. Tout à mon observation, mon corps avait suivit la direction que prenait ma cavalière et je me retrouvais maintenant face à Mina. Vu de près, elle était encore plus belle, sa robe la dessinant parfaitement, laissant voir ses formes sans dévoiler sa peau, c'était une très belle création et faites pour elle. Je ne la regardais pas longtemps, bien que j'en aurais eu envie, je me rappelais bien qu'ici, nous nous détestions. Nous ne pouvions pas nous voir en peinture et je m'y tiendrais. « Helen ! Dit ma cavalière, ainsi donc leur amie commune se nommait Helen. « Amandine ! Je vois que tu es en charmante compagnie ! Je te présente Mina Valmont. Tu dois peut-être la connaitre, elle est française aussi…  » Déclara Helen et je laissais un petit sourire naître au coin de mes lèvres lorsqu'elle dit à son amie qu'elle était en charmante compagnie. Après tout, je n'étais que trop conscient d'être une charmante compagnie. J'ignorais Mina autant qu'elle pouvait le faire, je me contentais d'être spectateur dans cette scène, mais mon petit sourire en coin se chargea de dédain lorsque Helen présenta Mina. « Oh non, on ne se connait pas. Enchantée Mina. Je vous présente Arcturus Prewett !  » Si seulement tu savais, pensais je. Prewett n'est que la face avouable au monde, Amandine. Si j'étais un Lestrange aux yeux du monde, elle ne m'aurait jamais fréquenter. Je le savais, je n'en étais pas dupe. Je n'accordais de regard qu'à Helen, elle était après tout, une personne que je ne connaissais pas. Je finis cependant par regarder derrière les deux jeunes filles. Ma sœur se trouvait dans le dos des deux filles, avec son cavalier. Je croisais brièvement son regard, je vis dans ses yeux qu'elle avait vue mon petit jeu d'ignorance avec Mina Valmont, elle me la montra même d'un geste minime de la tête. Je ne dis rien, je me contentais de revenir à la conversation actuelle, en fixant Helen d'un regard froid que je ne quitterais pas de la soirée. « Prewett…  » Dit elle avec insistance sur le nom de Prewett, je retins mon sourire à cet usage de mon nom d'adoption alors qu'elle connaissait mon nom de naissance. « Pardonnez-moi Amandine de ne pas me réjouir autant qu’Helen de votre cavalier mais j’ai quelques difficultés à supporter la présence de paon qui parade en se prenant pour félin sauvage sans en avoir le pelage. Je suis cependant enchantée d’avoir fait votre connaissance.  » Déclara Mina et je reniflais de dédain face à ses paroles sur moi. Je tournais enfin mon visage vers elle, la regardant de la tête au pieds, mon regard disait purement et simplement qu'elle était loin d'être attirante se soir, je laissais même mon dégoût se voir dans mes yeux. « Je vais donc vous laisser et aller chercher un verre pour oublier un tant soit peu avoir croisé un simple coq prétentieux.  » Mina s'en alla presque sur ses mots et je sentis un long frisson de désir me traversait en voyant l'arrière de sa robe. L'avant semblait très courtois et pur, alors que l'arrière s'avérait être sensuel et attirant. Je retournais mon regard vers Helen, un regard sans émotion et je l'entendis expliquer à Amandine les raisons de notre mésentente du point de vue à Mina et moi. Je ne dis mot, laissant les deux amies parler pendant un petit moment.

Même si en apparence, j'étais toujours un parfait sang pur, mon sang bouillonnait dans mes veines, mon corps appelait celui de Mina. Nous ne nous étions pas vu depuis trop longtemps au goût de mon corps mais aussi de mon esprit. J'avais envie de la toucher, de l'avoir rien que pour moi pour le reste de la nuit, mais c'était un désir futile. Je ne pourrais pas m'en tirer ainsi, pas lors de cette soirée. En France, je l'aurais pu, personne ne m'aurait posé de question, mais là, il y avait ma moitié. Or Eiladora ne me croirait jamais si je disais avoir passé la nuit en compagnie d'Amandine, elle savait que je ne faisais que m'amuser de cette jeune femme. J'étais bloqué, je n'avais pas réellement l'envie de parler de Mina Valmont à Eiladora Lestrange. Ma relation avec Mina était comme une trahison de mes habitudes, c'était une perte d'une part de ma liberté et j'en prenais pleinement conscience depuis notre première rencontre. Elle me volait un peu de ma liberté parce qu'elle m'obsédait purement et simplement. « Tu sais Amandine, Mina n'a peut-être pas tort, tu es venue ici en compagnie d'un homme ayant pour réputation d'avoir eu plus que son lot de jeune femme de notre rang dans son lit. Tu devrais regarder autour de toi à l'université, beaucoup de femme le déteste. Il n'y en a qu'une qui est constante dans sa vie, sa sœur. Ne m'en veux pas, Arcturus, mais une légère réputation commence à te précédée à l'université. » Annonça Helen avec calme et je me contentais de hocher légèrement la tête. « Je vis à ma manière, libre comme l'air. Tu ne devrais pas écouter les racontars de cette petite idiote de Mina Valmont. Elle ne peut pas me voir et c'est un sentiment tout à fait partagé. Cette fille ne sait pas ce qu'elle dit. Elle me trouve prétentieux, mais elle l'est bien plus que moi. Elle est une poule cherchant les hommes et n'assumant pas la suite à mon humble avis. Après, je ne suis pas le coq voulant courir après cette poule. J'aime pas les poules qui caquettent à longueur de journée. » Je ricane avant de me tourner vers Amandine. « Je te prie de m'excuser, je reviendrais d'ici quelques minutes. »

Je m'éloignais des deux jeunes femmes, ne voulant plus écouter leurs petites conversations de jeune fille. Je trouvais rapidement un coin où il n'y avait absolument personne, je finis mon verre en voyant Mina allait danser avec un homme. Je sentis une pointe de colère pour cet homme, elle ne devrait avoir le droit de danser qu'avec moi. Oui, je laissais réellement ma frustration de ne pas l'avoir toucher depuis longtemps me tourner vers la personne qui posait actuellement ses mains sur elle. Une personne s'arrêta face à moi, me bloquant la vue de Mina dansant avec cet homme. Il me fallut un petit instant pour resituer cette jeune femme, mais je la reconnus. Natasha Aleksandrov, de son nom de jeune fille, elle me souriait d'un sourire amusé. « Monsieur Prewett, me présenterez vous Madame Prewett ? » Me taquina mon amie et je l'embrassais sur la joue ce qui la fit sourire. « Je t'ai connu bien plus entreprenant dans notre jeunesse. » Avoua mon amie et je souris. « Natasha ! C'est un plaisir de te revoir. Tu sais, Madame Prewett n'existe pas, ce n'est pas moi. Que fais tu en Angleterre et où se trouve ton mari ? » M'enquis je calmement. Pour apprendre quelques minutes plus tard qu'elle vit en Angleterre depuis la mort de son mari. Elle m'explique les circonstances de sa mort, pendant un voyage en France avec de vieux amis et je me rend compte que j'ai tué le mari de la seule personne étant presque mon amie. Je l'invite à danser pour avoir une excuse pour me retrouver sur la piste de danse. Je la colle contre moi et je glisse mes mains sur son corps que je connais par cœur, ellle place ses mains sur mon torse. On danse en suivant le rythme de la musique, je laisse mes mains glisser dans le bas de son dos alors que l'une de ses mains glisse dans mon cou. « Elle serait une très bonne épouse pour toi. » Annonce mon amie et je sais qu'elle parle de Mina. Je lui lance un regard qui dit que non, Mina ne serait pas une femme pour moi. « Prewett, je ne t'ai jamais vu regarder une femme ainsi et encore moins avec ce regard jaloux pour son cavalier. Tu peux te mentir, mais je crois être à même de voir que cette femme t'obsède bien plus que n'importe quel autre. Je ne dis pas que tu ressens de l'amour pour elle, mais beaucoup de désir et c'est bien sur cette base là que tu devrais penser à te fiancer, l'amour n'est pas pour toi. » Déclare Natasha en russe et je laisse échapper un soupir déclarant que je ne sais pas.

Je ne peux pas dire que je n'ai jamais penser que Mina pourrait un jour devenir plus qu'une relation cachée. Que je n'ai jamais pensé à l'opportunité de la demander en fiançailles. J'y ai déjà pensé, mais jamais comme des fiançailles voulut, mais plus des fiançailles pour l'aider, la protéger, si ça devenait vraiment une nécessité pour elle. Je suis parfaitement conscient que c'est une femme que je désirerais encore après avoir passé la nuit avec elle. Je me contente de danser avec Natasha, regardant ses longs cheveux blonds attachés très simplement et contrastant avec le bleu foncé de sa robe et allant avec le blanc qu'on peut retrouver sur cette même robe. La danse se termine et je cherche un verre avec Natasha, je le bois assez rapidement et j'en prends un autre. Natasha pose sa main sur mon avant-bras et je la regarde, elle me sourit et me montre Amandine de la tête. Elle me fixe, elle est à côté de ses parents. Je présente Natasha à sa famille comme une vieille amie que je viens de retrouver. Je m'éloigne à nouveau avec Natasha, m'étant trouvé une nouvelle cavalière, ce qui arrache un sourire à mon amie. « Qui est cette jeune femme alors ? » Me demande mon amie. « Mina Valmont, une française, vivant en Angleterre depuis la mort de sa famille. Elle n'a que son oncle. Je ne pourrais pas t'en dire plus, je la déteste plus que tout. Je ne la supporte pas, elle ne sert à rien. Je me demande même ce qu'elle est venue faire ici en Angleterre. Franchement, je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus, elle m'énerve, je la hais et je déplore qu'elle eut été invité à la même réception que moi. » Je mens en buvant une gorgée de mon verre sans quitter le regard bleu de Natasha.
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Ven 20 Mar - 17:21
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Hate me for our safety as much as I will hate you for it

Etre dans les bras de Matthieu en cet instant n’était pas désagréable. Il avait toujours su être très bon danseur. Sa douceur pouvait tromper un cœur. Il était un homme prévenant, attentionné, sensible et responsable. Le genre d’hommes que toute femme rêve d’avoir. Il ne courrait jamais après les femmes. Fidèle, il était le genre d’hommes acquis dès l’instant où un contrat de fiançailles était prononcé sans se soucier de devoir faire attention à ce qu’il ne regarde pas avec désir une autre. Son tempérament posé et sérieux était reposant. Il serait alors si facile de se laisser aller à cette danse là où il posait sa main sur le bas de mon dos, vieux réflexe de son ancienne condition de fiancé. J’eus cependant un sourire amusé, remontant légèrement sa main au milieu de mon dos. Selon Helen, j’étais bien la seule à ne pas voir la chance que je pouvais avoir. De ces trois ans de fiançailles jamais Matthieu ne m’avait brusqué ou trompé. Il avait toujours été là pour moi. Quel autre homme pouvait en dire autant ? La logique voudrait que je regrette mes choix mais il n’en était rien. On ne choisit pas ses sentiments. Je n’en avais aucun qui me poussait à désirer Matthieu de ce feu ardent qui pouvait me réanimer, me faire vivre et m’illuminer sur une nouvelle beauté qu’on ne me connait encore. Malgré mon geste, il la redescendit à ma surprise… Ce n’était pas le genre à Matthieu d’insister ou de prendre une décision contre la mienne. En général, je choisissais et il cédait.

« Elle ne te dérangeait pas une époque… » se justifia-t-il à mon air surpris.

« Tu sais très bien pourquoi je fais cela. » lui rappelai-je la cassure de nos fiançailles.

« Tu fais une erreur. Que crois-tu que te réservera ton oncle ? » me dit-il.

« Je sais de quoi il est capable. » lui assurai-je.

« Non tu l’ignores. Combien de temps à te rebeller ? Combien à ne pas réussir à obtenir ce qu’il veut de toi ? Sais-tu qu’il est le seul à pouvoir décider de toi ? Qui l’en empêchera alors s’il décide de faire de toi son épouse ? Epouse-moi Mina… Pendant qu’il est encore temps, épouse-moi. Il vaut mieux un époux qui te respecte qu’un époux qui te battra sans vergogne. Je suis ta seule option et tu le sais… » conclua-t-il.

Je me séparais alors de lui en plein milieu de la danse. Je n’aimais pas ses mots soufflés à mon oreille parce que je savais leur véracité. Je lui interdisais du regard de parler d’avantage de ça. Il me connaissait assez pour savoir lire dans mon regard. Il tendait alors sa main vers moi. Méfiante, je la regardais. Il insista en me faisant comprendre qu’on pouvait nous regarder. Je revenais dans ses bras simplement pour éviter que notre entourage se rende compte d’un différend entre nous. Il posa alors sa main dans mon dos, cette fois comme je l’avais placé plus tôt.

« Pardonne-moi. Je ne devrais pas te parler de ça ici mais j’ai besoin que tu ais pleinement conscience de la situation. Tu ne pourras être entièrement libre avec la tutelle de ton oncle sur le dos. » me dit-il.

« Ma liberté… Quelle parole ironique d’un homme qui cherche à m’emprisonner dans un mariage avec lui. » lui fis-je remarquer.

Il ne rajouta pas mot et pour cause, la danse imposa de changer de cavalier. Je me retrouvais avec un homme de dix ans certainement mon aîné et que je ne connaissais que de rumeur. Je profitais alors de cet instant de paix pour continuer à danser avant de prétexter un besoin de me rafraichir. Je quittais alors la piste. Ne prêtant aucune attention au monde qui m’entourait, j’entrais alors dans les toilettes des dames de la salle de réception. La porte ne s’ouvrit pas longtemps après moi sur une jeune femme blonde avec une belle allure. Je ne m’y attardais cependant pas, ne lui accordant qu’un sourire courtois en me lavant les mains plus pour m’occuper que par mesure d’hygiène.

« Mina Valmont, c’est ça ? » me demanda-t-elle.

« Oui… Pardonnez-moi de mon indélicatesse mais je vous connais ? » lui dis-je surprise de voir cette femme connaitre mon nom.

« Non. » dit-elle avec un sourire délicat. « J’ai juste entendu parler de vous par les convives. Natasha Aleksandrov. » se présenta-t-elle.

« Enchantée. Aleksandrov… Vous êtes russe ? » lui demandai-je plus dans le sens de la conversation que par réelle curiosité.

« Tout aussi russe que vous pouvez être française. » dit-elle avec un sourire charmant.

« Je vois que vous connaissez beaucoup de choses sur moi… » dis-je finalement méfiante.

« Cela n’est pas un mal. J’aime savoir qui sont les invités. Votre époux avait l’air charmant… » me dit-elle de façon calculatrice sans que je n’y prenne attention.

« Il l’est. » lui dis-je simplement. « Mais ce n’est qu’un ami, un frère. » la rectifiai-je.

« Pas d’époux donc ? » s’enquit-elle.

« Non. » lui dis-je avec un sourire en coin.

« Et bien, je suis étonnée qu’une jeune femme comme vous se réfugie ainsi aux toilettes des dames. Puis-je donc vous proposer mon aide pour trouver parti intéressant ? » s’enquit-elle.

« Je suppose que je devrais être intéressé par votre savoir, je suppose, sur la gente masculine présente seulement je ne cherche aucun époux. » affirmai-je.

« Un homme pour la nuit ? » tenta-t-elle intéressée.

« Je ne suis pas intéressée par une relation sans lendemain. » dis-je avec un sourire en coin.

« Vous ne désirez une relation durable mais ne trouvait aucun intérêt à une relation sans lendemain. Vous êtes une femme peu commune. » me dit-elle avec un sourire.

Je répondis par un sourire. Elle ne me connaissait pas assez pour savoir qu’il n’y avait qu’une chose qui me faisait envie en cet instant, sans pouvoir l’obtenir. Je désirai pouvoir me réfugier dans les bras d’Arcturus. Le revoir après une semaine m’avait manqué. Terrible jeu du sort alors que de devoir se faire à l’idée de se contenter de pouvoir le regarder de loin au lieu de pouvoir l’embrasser. Son contact était la seule chose qui m’intéressait réellement. Quand je pensais à lui, je revoyais toutes les émotions qu’il provoquait au fond de moi. Séchant mes mains avec une serviette, je me mordillai alors inconsciemment la lèvre en pensant à lui.

« Serait-ce donc à cause d’un homme en particulier que votre cœur refuse de recevoir mon aide ? » me demanda-t-elle malicieusement.

« Désirer un homme plus qu’un autre est condamné son cœur à souffrir. Les histoires le prouvent assez. Je ne veux pas tomber dans ce piège niais. J’ignore si vous êtes mariés et si vous avez eu la chance ou non d’épouser l’homme que vous aimez mais dans notre société le cas est si rare qu’il brise des cœurs encore trop jeunes pour subir une telle douleur. Est-ce un mal alors de de ne pas vouloir s’attacher pour éviter toute difficulté dans l’avenir ? » tentai-je de lui faire reconnaitre.

« C’est un choix raisonnable. » avoua-t-elle.

« Surtout nécessaire. » lui affirmai-je.

« Vous êtes bien terre à terre pour une jeune femme de votre âge. Vous conviendrez donc que passer une soirée avec un homme qui ne risque d’attiser votre cœur est la plus belle des suretés ? » changea-t-elle de plan.

« Je le conçois. » avouai-je.

« Et si vous détestez cet homme, cela est encore meilleur ? » dit-elle avec un sourire en coin.

« Possible… » dis-je méfiante.

« Alors je vous kidnappe à votre rafraichissement, nouvelle amie. J’ai l’homme qu’il vous faut ! » dit-elle en me tirant à l’extérieur.

Celle-ci, tenant ma main sur son bras, m’entraina alors droit vers Arcturus. Je voulus freiner le pas mais Natasha avait apparemment plus de poigne que moi. La finesse française à la poigne russe, dois-je supposer. Elle me fit alors traverser la salle de réception et je me retrouvai rapidement devant, juste devant, à une proximité troublante, en face de l’homme de mes désirs. Notre proximité me força à lever le regard vers lui à cause de ma petite taille. Je soupçonnais un plan s’être monté dans la tête de cette jeune femme qui semblait amie avec Arcturus.

« Mina, je ne vous présente pas le seul être qui semble vous déplaire. » affirma-t-elle.

« Écœurer aurait été un mot plus juste… » dis-je en reculant quelque peu pour mettre de la distance afin de retrouver un semblant de contrôle sur mon cœur qui venait de s’emballer à cette proximité.

« Cela est donc parfait ! » affirma-t-elle comme en réponse à notre conversation précédente.

Nathasha m’amusa. Je trouvais là l’occasion d’être plus proche d’Arcturus même s’il allait falloir être vigilante. Je détaillais alors Arcturus d’un air dédaigneux. Mon corps s’en enflamma. Je pouvais m’estimer heureuse d’avoir la peau de mes bras recouvert d’un voile. Malgré sa transparence, il rendait invisible le frisson déclenché à cet instant. Natasha fut alors invitée par un jeune homme à danser, nous laissant tous les deux ensembles. Je me tournais ainsi vers mes convives, lui offrant la vue de mon dos, non pas pour le troubler au premier abord mais simplement pour l’ignorer. Je vis Helen au loin discuter avec Amandine dans un échange apparemment animé. J’eus un sourire en coin. Derrière Arcturus se trouvait alors la table où étaient disposés des verres pour se servir. Je me tournais de nouveau pour aller vers la table, laissant ma main dans une infinie discrétion toucher la sienne pour électriser son corps de ce contact. Cette caresse fut trop courte à mon goût. Laissant mon corps passer non loin de lui, j’attrapais alors un verre tout ça dans un visage impassible. Je posais ainsi mon verre à mes lèvres, les mordillant pour la première fois de façon exprès juste avant en le regardant pour lui donner le goût de les saisir. Je me tournais alors de nouveau vers les convives dans une parfaite ignorance. J’aurais tant voulu reculer d’un pas pour faire rencontrer mon dos avec son torse. J’aimais quand il me prenait de cette façon dans ses bras en les entourant autour de mon corps. Cela ne paraissait pas évident comme ça mais c’était fou comme l’un contre l’autre dans cette position, nos courbures respectives se mariaient parfaitement…

« Pauvre Amandine… Si elle savait l’homme qui a mis la main sur elle, elle réfléchirait à deux fois… La qualité de votre travail en politique a autant de grandeur que la liste qu’on veut bien vous porter de ces femmes tombées dans votre lit. » dis-je avec un sourire sarcastique.

Je faisais attention à être clair dans mes mots. Nous étions entourés et on n’était pas à l’abri d’oreilles qui trainaient. Etre l’un à côté de l’autre pouvait ne pas paraitre choquant. On ne serait pas les premiers à se « haire » et se chercher devant les autres pour affirmer une potentielle haine poignante et surtout physique. Si seulement ils savaient d’où je puisais cette force pour lutter. Je la prenais de cette passion naissant tout au fond de mon bas ventre. A chaque désir de l’embrasser, il n’était pas difficile de le détester. Je ne supportais ce pouvoir qu’il avait sur moi. Il savait comment me donner le goût de lui. Il avait cet art de manipuler mon désir de lui. Me faire flamber devenait un art chez lui. Un regard, un geste, un mot et mon corps s’enflammait. Il n’était pas le plus difficile à convaincre. Mon esprit, lui, avait pourtant cette force de savoir se contrôler et freiner, aussi exaspérant pouvait-il être. C’est lui qui me faisait une femme difficile à obtenir au creux de ses mains. Et pourtant, comme détenteur d’un pouvoir magnétique, il savait finalement comment me faire tomber dans ses bras. Seulement ce ne serait pas pour ce soir. Je lui étais interdite. Il ne pourrait ni me toucher, ni affirmer aucune position s’il voulait garder notre secret. C’était comme savoir qu’on pouvait l’obtenir par audace mais qu’il ne fallait pas. La tentation était présente. Mon sang bouillonnait lui-même mais le secret devait résider. Il ne devait pas être révélé au risque de ce que ça pourrait impliquer pour lui et pour moi. Que se passerait-il si l’un des deux cédait ? L’autre perdrait sa crédulité. Cette soirée lui permettrait de se faire un nom. Que perdrait-il si on apprenait qu’il me fréquentait en secret alors qu’il avait insinué un potentiel mariage avec Amandine ? Que deviendrais-je moi-même si par cette soirée, les rumeurs fusaient et arrivaient aux oreilles de mon oncle. La menace de Matthieu ne sera jamais autant réelle. Je pourrais être mariée dans la nuit même. Le secret était nécessaire pour vivre cette passion condamnable.

Savoir qu’il ne fallait pas céder était un interdit tentant à franchir, pire, il donnait le désir de jouer, d’aller loin, voir jusqu’où son corps serait capable de résister face aux autres avant de se consumer ? Et pour ça, je commençais à savoir comment faire. Je laissais mes lèvres jouer avec le rebord de mon verre à chaque brise de cet alcool enivrant. Je cherchais à l’enflammer et il n’avait pas besoin d’être intelligent pour le deviner. Je rajoutais alors d’une parole :

« Vous me dégoûtez franchement… » Je te désire réellement… « Vous ne pourrez pas aller voir votre cavalière que je puisse enfin respirer un air sain sans devoir supporter votre présence ? » Surtout ne t’écarte pas de moi… « Ah et pensez surtout à ne plus entrer dans cette zone de mon espace vital ! » dépasse-là, saisis-moi et embrasse-moi.

Je lui dessinais, tout autour de moi, un espace d’un bon mètre pour le faire reculer un peu, en profitant pour le toucher avec cette excuse. J’allais alors en rajouter une couche mais notre hôte arriva comme pressentant une potentielle inimitié violente entre nous. Il s’exclama alors :

« Et bien ! Tant de haines et de passions à l’affirmer dans des corps si jeunes ! Allez donc danser pour mon bon plaisir, je vous prie. Monsieur Prewett, vous accepteriez bien de me faire plaisir avec une démonstration de galanterie pour apaiser ce cœur enflammé... »

« Mais… » commençai-je.

« Pas de ‘mais’ Miss Valmont. Autant de haines n’est pas bon pour votre cœur encore trop jeune… Je pense que Miss Olivier ne vous en voudra pas de partager son cavalier le temps d’une danse. »

Voilà comment, en deux coups de paroles d’un homme influent, je me retrouvais sur la piste de danse avec Arcturus. Je retenais mon mordillement de lèvres, consciente qu’on nous regardait. Je ne pus retenir cependant les frissons de mon corps quand ses mains se posèrent sur le mien. Il fut très difficile en cet instant de ne pas cacher cette flamme présente encore au fond de mon regard quand je croisais le sien… Respire Mina. Ce n’est qu’une simple danse. Après tout ce n’était pas comme si j’avais déjà été dans ses bras presque nu alors que ses lèvres s’étaient posés sur mon corps. Ce n’était vraiment pas comme si, légèrement tremblante de cette pensée, là où les autres pouvaient imaginer l’effet de ma haine, j’étais prise d’une violente pulsion de désir. Non, ce n’était vraiment pas comme si je ne rêvais pas de pouvoir l’embrasser avec ardeur en le poussant violemment contre un mur. Mon premier pas fut assuré mais ma main dans la sienne, il devait la sentir tremblante. Ce n’était pas le trac et de mon regard, il pouvait le savoir. Non, j’étais simplement en proie à ce qu’on appelle une fièvre ardente… Les mots, dans un murmure, alors que personne ne pouvait les entendre, m’échappèrent alors :

« Tu m’as manqué… » lui avouais-je le regard dans le sien.

Je détournais alors les yeux pour deux raisons : La première était pour nos convives. Ils ne devaient pas comprendre l’ambiguïté de la situation. Je ne m’autorisais pas non plus à le regarder d’avantages pour qu’il ne puisse comprendre l’ampleur de mes mots… Je lui appartenais. Pour la première réelle fois, j’avais le sentiment d’être à lui et ce malgré notre lien si particulier. Si je devais être à un homme ce soir, malgré les apparences, c’était bien lui. Que dirait-il cependant s’il apprenait ce que je commençais à ressentir pour lui ? Je ne le contrôlais pas. C’était plus fort que moi, insaisissable. Je n’arrivais pas à refreiner cette flamme naissante. Si je ne pouvais empêcher cela d’arriver, je préférais cependant le garder pour moi à la fois pour ne pas le perdre et me perdre moi-même. J’étais consciente que notre relation était sans lendemain, du moins je ne voyais pas Arcturus poser un jour un genou devant moi pour me demander ma main. Cette pensée était complètement irréelle et je n’avais pas la prétention de pouvoir obtenir une telle chose de cet homme. Et aussi fou cela est-il, alors justement qu’aucun avenir ne semblait s’ouvrir avec lui, mon cœur flanchait… Contradictoire, je préférais alors me leurrer par une passion trop grande pour que la flamme ne semble pouvoir s’éteindre un jour…



crackle bones
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Sam 21 Mar - 0:39
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Je ne dis pas un mot de plus à Natasha sur Mina, je ne parlais même pas, regardant la salle en buvant tranquillement, il me faudrait une bonne dose d'alcool pour ne pas enlever Mina de cette réception pour l'emmener dans un lieu plus personnel. Nous avions été trop séparé l'un de l'autre. Je me devais pourtant de rester concentrer sur deux choses, la détester, mais également me faire une place de choix chez les sangs-purs. Même s'il y avait toujours une chance pour que je perde cette place si un jour on apprenait qui se trouvent être mes parents. J'envisagerai les choses autrement si mon nom venait à se savoir. Je posais mon regard vers Amandine, quand Natasha s'excusa pour aller aux toilettes, ne prenant aucun gant avec moi pour faire une belle tournure de phrase. Nous en savions bien trop l'un sur l'autre pour jouer les jeunes connaissances. J'attendis mon amie en tenant un verre dans ma main, je regardais les convives, cherchant qui pourrait un jour dans le futur voter pour moi aux élections ministérielles. Quand Natasha revint vers moi, je ne vis que Mina qu'elle tirait à sa suite. Quand cette blonde avait quelque chose en tête, elle ne l'avait pas dans le... c.. non dans le postérieur. Je me force à être poli pour parler d'une jeune femme. Mina se trouva très proche de moi. Elle était bien trop proche de moi à mon goût, mon corps pour sa part appréciait grandement les faits. Ma peau vibrait pour elle, mes mains voulurent la toucher, mais je m'en empêchais, je savais ce qu'il en était, mais qu'elle arrête de me regarder. J'étais capable du plus grand des contrôles, mais son regard me donnait envie d'y accrocher le mien et de l'enlacer. Je lançais un regard mortel à Natasha, elle avait bien de la chance qu'on ne puisse tuer d'un simple regard, sinon elle serait déjà en train de toucher le sol, morte, à l'instant présent.

« Mina, je ne vous présente pas le seul être qui semble vous déplaire.  » Déclara Natasha et je lui en voulais d'autant plus. Elle allait vraiment tout faire pour me pousser dans les bras de Mina. Cette saleté de blonde se liguait contre moi et voulait m'entendre dire des choses que je ne pensais pas. « Écœurer aurait été un mot plus juste…  » Annonça Mina en reculant et je sentis le frisson parcourant ma peau se calmer. Au moins, Mina était consciente de la dangerosité de notre proximité. « Cela est donc parfait !  » Clama Natasha et je levais un sourcil en sa direction, mais elle ne me dit absolument rien, se contentant d'un sourire malicieux qu'elle m'avait plus d'une fois offert depuis que nous nous connaissions. « Natasha, je sais quel est ton plan, mais rien n'existe entre Valmont et moi en dehors de la haine. » Mentis je en russe mais Natasha fut invitée à danser, une danse qu'elle accepta en faisant les yeux doux à son cavalier. Je comprenais que trop bien le cheminement de ses pensées, elle désirait rentrer avec un homme et en ramènerait un avec elle.

Mina me tourna le dos et tout en faisant semblant d'observer mon verre, j'en profitais pour regarder l'arrière de sa robe. Qu'il était tentant en cet instant de l'emmener loin de la réception pour la toucher. Je relevais rapidement les yeux, il n'était pas du tout temps de penser à une telle chose. Mina se tourna finalement à nouveau vers moi, elle approcha de la table et sa main frôla la mienne, je sentis un frisson remonter le long de mon bras. Son geste était intentionnel et je ne doutais aucunement de ce fait. Son corps passa ensuite trop près du mien, elle saisit un verre et je ne loupais pas son mordillement de lèvres avant de boire. Ce simple mordillement eut pour effet de faire naître un long frisson le long de ma colonne vertébrale et je dus me retenir de m'approcher d'elle pour saisir ses lèvres. Elle me cherchait, tout en sachant que nous ne pouvions pas céder ici, pourtant j'aime cela. Me tournant une nouvelle fois le dos, je m'en sentis légèrement vexé bien que son geste était une bonne chose, nous nous détestions pour tout ces gens et les choses se devaient de rester ainsi. Bien que je sache tout cela, j'aurais aimé pouvoir passer mes bras autour de son corps, coller mon torse à son dos, sentir à nouveau son corps s'emboîtant parfaitement au mien. « Pauvre Amandine… Si elle savait l’homme qui a mis la main sur elle, elle réfléchirait à deux fois… La qualité de votre travail en politique a autant de grandeur que la liste qu’on veut bien vous porter de ces femmes tombées dans votre lit.  » Me dis Mina. Je savais que ses mots n'étaient pas entièrement faux, bien au contraire. Je ne me rappelais pas avoir parlé de mes études à Mina, mais peut-être l'avais je fais. J'étais en général plus concentré sur mon désir pour elle que sur mes paroles. J'avais pourtant l'impression que dans le fond, Mina pouvait parler d'elle même. Amandine était bien tombée dans mes bras sans rien savoir, mais je jouais à un autre jeu avec elle actuellement, elle servirait simplement mes intérêts un temps en gardant sa pureté. Pour Mina, elle était parfaitement au courant de mon caractère volage, elle savait que je passais d'une femme à une autre. En me parlant d'Amandine, ne me parlait elle pas d'elle-même, du fait que je collectionnais les femmes et qu'elle n'avait aucune preuve que je la reverrai une seconde nuit si elle me cédait une nuit, hormis ma parole et que vaut la parole d'un coureur de jupon. Avait elle seulement penser à ses paroles sous cet angle, je n'en savais rien. En tout cas, Mina jouait très bien le jeu, en tempérant ses mots pour ne pas laisser savoir notre attirance si quelqu'un se trouvait être en train de nous écouter.

Je me contentais simplement de me taire, qu'avais je à répondre à cela, elle savait très bien ce qu'il en était et plus d'une personne dans les convives devait connaître mon tempérament volage que je ne gardais pas comme un secret, mes études n'en étant pas plus, je n'avais rien à redire. Je n'avais aucune envie de défendre Amandine après tout, j'avais partagé une danse avec une autre femme sans même avoir emmené ma cavalière danser. Bien qu'ayant prétexté par après avoir danser avec Natasha parce qu'elle était une vieille amie. Natasha se trouvait également être l'une des personnes figurant sur ma longue liste de conquête. Bien que nous ayons été ensemble plus d'une nuit, surtout par intérêt, j'avais ce que je voulais et elle profitait de voir son futur mari devenir fou de nous savoir ensemble. Je la voyais jouer avec le verre sur ses lèvres et je sentais le désir me prendre un peu plus à chaque fois. Un désir léger, pas aussi fort que celui que je pouvais ressentir en la sentant contre moi, en sentant ses lèvres contre les miennes, mais un désir tout de même. « Vous me dégoûtez franchement…  » Commença-t-elle et je compris je te désire, comme si c'était les mots qu'elle venait de me dire. « Vous ne pourrez pas aller voir votre cavalière que je puisse enfin respirer un air sain sans devoir supporter votre présence ?  » Ajouta-t-elle et je me déplaçais de quelques millimètres pour m'approcher d'elle, après tout, deux personnes se détestant faisaient toujours tout pour pousser l'autre à bout. « Ah et pensez surtout à ne plus entrer dans cette zone de mon espace vital !  » Finit elle et je ne compris pas ce qu'elle attendait, mais je ne savais qu'une chose, c'était que je voulais entrer dans son espace vital plus que quiconque ne voulait bien me le permettre. Je voulais être trop proche pour les convenances, coller son corps complètement au mien, l'embrasser, la caresser, la toucher, lui retirer cette robe blanche contrastant tant avec ce qu'elle pouvait cacher au fond d'elle-même.

Mina fit un arc de cercle d'un bon mètre autour d'elle, me signifiant ce qu'était son espace vital, dans son geste, elle me toucha. Je retins très brièvement mon souffle avec un regard pleins d'indifférence et d'exaspération. Une fois sa main n'étant plus en contact avec mon corps, je passais ma main sur mon bras, comme pour retirer une saleté invisible posé par le contact de sa main avec le tissu. Le maître des lieux s'approchait de nous et j'étais sur le point de m'éloigner afin de prouver que je ne ferais pas d'esclandre à sa soirée lorsqu'il dit. « Et bien ! Tant de haines et de passions à l’affirmer dans des corps si jeunes ! Allez donc danser pour mon bon plaisir, je vous prie. Monsieur Prewett, vous accepteriez bien de me faire plaisir avec une démonstration de galanterie pour apaiser ce cœur enflammé...  » Je hochais simplement la tête, on m'avait appris à écouter mes aînés et à écouter l'opinion des hôtes quand je me trouvais chez quelqu'un. S'il désirait que je partage une danse avec une femme, j'allais le faire, il était mon aîné. En plus, je pourrais profiter du fait de toucher Mina. « Mais…  » Commença Mina. « Pas de ‘mais’ Miss Valmont. Autant de haines n’est pas bon pour votre cœur encore trop jeune… Je pense que Miss Olivier ne vous en voudra pas de partager son cavalier le temps d’une danse.  » Conclut notre hôte.

Je pris la main de Mina et je l'accompagnais sur la piste. Tout à fait conscient qu'on nous fixait, je laissais transparaître le dégoût que me faisait ressentir la situation, un d pour un autre, de dégoût à désir, personne ne verrait le second, mais tout le monde pourrait admirer le premier. Je posais ma main dans son dos, bien trop haut à mon goût, j'avais envie de glisser dans le bas de son dos. De donner une pression pour que son corps épouse le mien avec cette perfection que seul son corps avait. Sa main dans la mienne était tremblante alors que son pas avait été assuré. J'avais vu dans son regard la flamme du désir quand nos yeux s'étaient croisés, les miens étaient restés simplement sans émotion. Je n'en ressentais aucune en cet instant, la présence de tant de monde avait l'effet de me faire devenir un sang pur plus parfait que parfait. Comme on me l'avait enseigné dès l'enfance. Dans ses yeux, je vis son désir et je ressentais le même, bien caché sous cette facette de sang-pur parfait. Mes yeux ne faisaient plus offices de portail vers mes sentiments, ils étaient juste froid. « Tu m’as manqué…  » Les mots quittèrent ses lèvres et je me tendis, ma main serra la sienne avec force un quart de seconde. Je ne savais moi-même si c'était une réponse à ses mots, disant qu'elle aussi m'avait manqué ou simplement l'expression de la peur que je ressentais à ses mots. Oui, elle m'avait manqué. Oui je la désirais. Mais elle, comment voyait elle le fait que je lui avais manqué ? Comme le manque de mon corps. Le manque de ma présente. Le manque de mon contact. Ou un manque plus profond. Ce manque en particulier que je ne me sentais pas apte à comprendre et à assumer. Je continuais à danser avec elle, alors que ses mots résonnaient dans mon esprit. Que j'étais conscient qu'elle évitait mon regard pour une raison plus ou moins connus.

« Tu m'as également manqué... » Avouais je très bas en russe. Je me trouvais incapable de lui répondre en anglais ou même en français. Les mots étaient dit, je lui avais dit qu'elle aussi m'avait manqué, même si elle ne pouvait peut-être pas le comprendre. Je pouvais dire pour sûr que deux personnes pouvaient comprendre mes mots ici. Il s'agissait de ma jumelle et de Natasha, les deux seuls dont j'avais conscience qu'elles parlaient le russe. Je fis danser Mina en priant pour que la danse dure longtemps, le simple fait de la toucher était relaxant pour mes sens et mon corps. Mon corps l'attendant depuis trop longtemps à mon goût, ne se satisfaisant des autres femmes que d'une façon plus amer, mes pensées se tournant toujours vers Mina Valmont. Cette femme devenait bien trop obsédante pour mon propre bien, mais je ne pouvais pas partir. Je le savais, elle le savait. Nous nous détruisions, mais personne ne pouvait prédire la finalité de cette destruction. « Pouvons nous nous voir dans les jours à venir ? » M'enquis je toujours aussi bas, laissant penser que je crachais ma haine pour elle en laissant transparaître rapidement de la haine dans mon regard. Je venais de faire un geste que je n'aurais jamais pensé faire, demander à une femme quand je pourrais la voir. Demander à une femme qui ne me donnerait sûrement pas pleinement son corps à ce rendez-vous, de me donner un rendez-vous. Je me jetais dans la gueule du loup une fois de plus. J'étais pourtant le plus libre de nous deux, je me doutais que son oncle l'avait suivit ici et qu'elle était moins libre que moi pour me donner rendez-vous. « Je peux toujours trouver le moyen de me faire massacrer pour finir entre les mains expertes d'une médicomage. » Soufflais je contre son oreille pour lui rappeler l'épisode de Ste Mangouste, mais également le massage de notre dernière nuit.

La danse semblait durer une éternité et j'en étais heureux, qu'elle dure encore plusieurs heures, que les invités s'en aillent, que je l'emmène avec moi. Qu'on puisse profiter l'un de l'autre, qu'on puisse se toucher. Je rêvais bien trop, j'avais mes propres chiens de garde ce soir, sous la forme d'Amandine mais aussi d'une jumelle. J'avais aussi une mission à accomplir, celle de me faire bien voir par les sang-purs et Mina était un obstacle à cela. En dansant avec elle, je ne la désirerais que plus quand nous nous séparerions et je devrais jouer les cavaliers d'Amandine, qui ne m'intéressait que pour soulager certains besoins avant cette soirée, mais depuis ce soir, elle m'intéressait pour les contacts de ses parents.
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Sam 21 Mar - 10:36
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Hate me for our safety as much as I will hate you for it

J’étais en train de subir cette torture avec la tête haute. Je ressentais le besoin de ses bras plus que tout autre chose. Sous l’emprise de ce que je ressentais, j’en éprouvais quelques étourdissements. Il fallait pourtant savoir rester droite et devenir comme l’acier, inoxydable à ce mal qui me rongeait de l’intérieur. Je subissais ce qu’on pouvait appeler la frustration à l’état pur. Ma main dans la sienne, son autre main au milieu de mon dos, ma seconde sur son autre bras, tel était les seuls contacts qui nous étaient autorisé dans cette danse. Je désirais pourtant sentir sa main descendre le long de ce tissu transparent, se poser sur mes reins pour me coller brusquement à lui et m’embrasser avec passion. Je voulais qu’il prenne possession de moi comme il savait si bien le faire. C’était la première fois qu’un tel désir me prenait de cette manière si violente. J’étais soumise à ce sentiment de désir si fort par ce cœur qui se laissait charmait. Alors s’il semblait m’exaspérait au plus haut point dans cette danse, je serais prête à le suivre en enfers en cet instant si on venait à me le proposer. Du moment que la finalité se trouvait dans ses bras, le reste n’avait plus aucune importance.

Il prononça alors des mots en russe que je ne pouvais comprendre… Je pourrais imaginer tant de choses. Je préférais cependant ne me faire aucune illusion sur ses mots. Avait-il été dit lui manquer à lui aussi en utilisant le russe pour que personne ne comprenne ou avait-il utilisé cette langue pour se jouer de moi ? Après tout, je ne serais pas la première avec qui il jouerait… Je ne connaissais cet homme que par ce qu’il voulait bien me donner. J’avais confiance mais je faisais peut-être une lourde erreur. Mon cœur déclinait vers lui mais rien ne me disait qu’une fois bien utilisée je finirais de la même façon. Son passé ne jouait pas en sa faveur et malgré tout ça, j’étais presque prête à fermer les yeux. Ma confiance était acquise. Elle pourrait s’envoler certes mais pour l’instant il n’avait rien fait pour la perdre, bien au contraire… Il était cependant étonnant de me voir accepter de le partager avec une autre. Au fond, je n’avais pas réellement le choix. Une part de moi haïssait Amandine mais je savais qu’il se servait d’elle. De cette façon, je n’arrivais pas à lui en vouloir. Ce n’était pas comme s’il ressentait le même désir pour elle que pour moi. Je ne pouvais m’empêcher de vouloir, un instant, par simple jalousie, provoquer un accident fâcheux à cette jeune femme qui n’avait rien demandé. Je me retenais pour la simple et bonne raison qu’on ne s’était rien promis. Je n’avais pas le droit de torturer une femme par simple jalousie. Oui j’aurais pu prendre ce droit mais pas avec Arcturus. S’il avait choisi de s’afficher avec cette femme, c’était certainement pour des raisons politiques. Je ne gâcherai pas ses plans. Cela ne m’empêchait pas de la maudire au plus profond de mes pensées. La jalousie était un vilain défaut mais pouvait-on m’en vouloir ? C’était un sentiment on ne peut plus humain… L’homme n’était pas fait pour la polygamie. Son égoïsme était bien trop marqué par nature surtout envers celui ou celle qui dort tout au fond de son corps et de son âme.

« Pouvons-nous nous voir dans les jours à venir ? » me demanda-t-il finalement bien bas.

Je redressais mon regard vers lui. Il jouait son rôle à la perfection malgré ses mots. Je détournais le regard comme haineuse en réponse à une potentielle attaque insidieuse de sa part. Mon cœur s’emballa pourtant. Je réfléchissais à toute vitesse. Mon oncle était un poids non négligeable. Depuis mon retour, il avait des espions partout. Je ne doutais pas être suivi, quoi que je fasse. J’étais donc coincée. Le seul lieu où je n’avais pas l’impression d’être suivie était l’hôpital ou ma propre chambre. Mon oncle exigeait un chaperon à chacun de mes déplacements. J’arrivais à le semer parfois mais ça finissait par une violente claque sur la joue pour refuser d’obéir. Serais-je prêt à prendre le danger pour Arcturus de voir mon oncle tout découvrir et se venger pour mon insubordination ? Un temps, je n’aurai pris aucun risque. J’aurais simplement demandé à Arcturus de m’oublier. Aujourd’hui, je ne m’en sentais pas capable. Il était bien trop ancré au plus profond de moi. J’étais prête à tout pour le voir et je le savais.

« Je peux toujours trouver le moyen de me faire massacrer pour finir entre les mains expertes d'une médicomage. » me souffla-t-il à l’oreille.

J’eus un sourire en coin malgré moi qui se transforma en une grimace ironique et dégoutée. Etait-il vraiment prêt à se faire du mal pour me revoir ? Si tel était le cas je notais son besoin aussi grand que le mien de se revoir. Je faisais alors semblant d’être indifférente à cet homme mais je n’avais jamais autant désiré l’entrainer loin de cette salle pour pouvoir l’embrasser. Le désir grandissait durant cette soirée et je ne voulais plus qu’une chose : que la nuit se finisse dans ses bras. Quelle ironie… ça ne sera pas possible et je le savais pertinemment. Matthieu ne le permettra pas. Pas avec son idée de redevenir mon fiancé. Je n’étais pas aveugle. Le fait de me « perdre » venait de le réveiller. Il était pourtant trop tard. Mon cœur penchait pour un autre.

« Les chiens de garde de mon oncle ne me suivent pas à mon service à l’hôpital… Ils restent à l’accueil à attendre la fin de mon service. Il est inutile cependant que tu te blesses pour me voir. Les visiteurs sont autorisés de 10h à 18h. Lundi. 11h. 4ème étage. Je trouverai le moyen d’être entièrement à toi. » lui soufflais-je avec une attitude pourtant parfaitement haineuse.

Etant samedi soir, lundi était tout proche. Pourquoi pas demain ? Je ne travaillais pas demain. Si je sortais, j’allais encore être chaperonné. Je ne pourrais alors agir comme je voulais. Après tout, le seul autorisé à m’approcher seul était Matthieu. Mon oncle, pour je ne sais quelle raison, lui faisait entièrement confiance. Peut-être parce qu’il savait que Matthieu respecterait les traditions quoi qu’il lui en coûte. En parlant du loup, on n’en vit cependant rapidement la queue et sans avoir eu le temps d’obtenir la réponse à ma proposition, Matthieu se posa devant nous :

« Puis-je vous libérer pour récupérer ce que je compte bien retrouver de droit ? » afficha-t-il son désir de m’obtenir de nouveau.

Arcturus, par ‘sa haine’ envers moi, ne put contrer Matthieu qui prit alors ma main. Nous parûmes bien trop heureux de se séparer l’un de l’autre. Mon corps protesta pourtant violemment. Il n’était pas d’accord de passer des bras d’Arcturus à ceux de Matthieu ainsi sans aucune satisfaction d’un meilleur toucher ou d’un baiser. Je me retrouvais cependant contrainte et forcée de devoir danser avec mon ancien fiancé. Il m’écarta alors d’Arcturus avec une prise certaine sur mon corps. Avait-il compris qu’Arcturus était plus qu’un homme détestable pour moi ? Je ne pouvais le dire mais sa prise n’avait jamais été aussi dominatrice et calculé sur moi alors que sa main venait de descendre, sous les yeux d’Arcturus sur le bas de mes reins. Matthieu fixa Arcturus un instant en faisant ce geste. Il me rapprochait alors vivement de lui. Tournant enfin son regard vers moi, il fut tendre et doux. Il m’entraina alors dans une danse loin de mon compagnon secret.

« Je déteste la façon dont te regarde cet homme. » commença-t-il. « On ne devrait pas te regarder avec autant de froideur. » finit-il.

Je crus un instant être découverte mais je devinais en fait un geste amplement protecteur de sa part face à un homme qu’il pensait être capable de me faire du mal. S’il s’avait tout le plaisir qu’arrivait à me donner Arcturus, il n’en dirait pas autant. Pire, je le soupçonnais être capable d’aller voir lui-même mon oncle pour tenter de m’obtenir définitivement. Je n’aimais pas être un objet de marchandise comme il le présentait. Je m’écartais alors vivement de lui dans un regard noir :

« Ne me touche plus ainsi. Tu n’en as plus le droit. » fis-je sèchement.

Je le laissais alors pour rejoindre Helen mais il me saisit le bras me faisant retourner. Sa poigne me surpris. Ça ne lui ressemblait vraiment pas. J’oubliais cependant qu’un homme sur le point de tout perdre était capable de bien des choses. J’oubliais aussi que Matthieu, malgré sa douceur et sa gentillesse, était aussi mangemort et capable du pire. Je lui jetais alors un regard menaçant. Il finit par me lâcher, non pas par soumission mais parce qu’on pouvait nous regarder et qu’une dispute entre ancien fiancé pourrait bien trop facilement régaler l’assemblée et le ridiculiser. Je fis alors le choix finalement de sortir pour prendre l’air. Passant par le balcon, Helen me rejoint :

« Ça va ? » me demanda-t-elle.

« Oui. Matthieu a juste du mal à se faire à l’idée que nous ne sommes plus fiancés. » lui avouai-je.

« C’est normal… Cet homme s’est occupé de toi pendant trois ans et voilà ce qu’il en récolte. Il y a de quoi être assez énervé. Soit patiente avec lui, ça lui passera… Allez vient à l’intérieur. »

« Non ça ira, je vais rester ici un peu avec mon verre. » dis-je d’un sourire léger.

« Bien, comme tu le désires. »

Elle me laissa alors seule. Je posais mes deux bras sur la rambarde avec le verre au-dessus du vide. Je fermais les yeux un instant pour me vider l’esprit. Je sentis alors une présence à mes côtés. Rouvrant les yeux, je constatai la présence de Matthieu. Je reportai mon regard vers mon verre, l’ignorant.

« Je n’aurai pas dû agir ainsi. » avoua-t-il.

« Mais tu l’as fait. » lui reprochai-je.

« Pardonne-moi… » me demanda-t-il.

Je lui accordais alors un regard. Pouvais-je lui en vouloir ? Helen avait raison. Je pouvais comprendre la difficulté de la situation.

« Tu devrais penser à te trouver une autre fiancée et m’oublier. » lui dis-je simplement.

« Je ne peux. » m’assura-t-il.

« Matthieu, je ne reviendrai pas vers toi. »

« Laisse-moi t’en convaincre… » se rapprocha-t-il.

Il posa alors sa main dans mon dos. Je le défiais du regard d’oser aller jusqu’au bout de ses pensées. Il se rapprocha alors, m’obligeant à me tourner vers lui. Il n’avait jamais été aussi entreprenant durant nos fiançailles. Il posa alors mon verre sur le rebord du balcon. Il posa sa main sur mon bras pour le caresser en douceur. Il glissa alors sa main jusqu’à ma joue. Son pouce caressait ma peau. Son regard se concentrait uniquement sur le mien. Il attira mon visage vers le sien. Je sentis rapidement son souffle près du mien, ses lèvres prêtes à saisir les miennes. Son bras entoura mon corps pour me coller au sien.

« M’aurais-tu épousé si j’avais été plus entreprenant ? »

« Matthieu, tu ne fais que te torturer… »

Il resserra alors sa prise sur moi, m’appuyant sur le bas des reins presque douloureusement. Je grimaçais sous cette pression. Je posais alors mes mains sur son torse pour tenter d’apposer une distance même minime.

« Je ne supporte pas qu’un autre puisse te toucher… Je ne veux qu’un autre ait ce qui devrait me revenir de droit. Tu m’appartiens Mina. »

« Tu me serres trop fort Matthieu. Lâche-moi. »

Il ne m’écoutait que de moins en moins. Sa prise devenait forte et dominante. Elle commençait à me faire mal. J’appuyais sur son torse pour qu’il me lâche. Des rires se firent alors entendre sur le balcon. Cela le distrait assez pour que je puisse m’écarter de sa prise et reculer. Helen, Findler, Amandine et Arcturus venaient d’entrer sur le balcon. Matthieu afficha alors un sourire sincère à ces quatre-là en venant vers moi. Il prit ma main de façon dominante pour me forcer à entrelacer nos doigts ensemble pour faire comme si rien ne se passait, pire, faire comme si nous étions en train de nous remettre ensemble. Je ne voulais pas créer d’esclandre. Je sentais Matthieu en tension et le provoquer, à mon humble avis, serait pour une fois une très mauvaise idée.

« Alors Amandine… A quand tes fiançailles avec ce fameux parti ? J’ai entendu ton père vanter les mérites de ton cavalier… » dit Matthieu pour ouvrir la conversation en regardant Arcturus. « J’ai entendu de vous que vous faites des études politiques… Vous semblez être un élément prometteur pour beaucoup ici. » affirma-t-il à Arcturus. « Quels sont vos projets politiques exact ? »

Dans ses paroles, il m’attira alors à lui pour poser mon dos contre son torse et entourer mon corps de ses bras. Je voulus m’en extirper mais il ne m’en laissa pas le choix, de façon si sereine et dominatrice comme s’il venait reprendre ses droits trop longtemps oubliés. Helen me fit comprendre d’un regard d’arrêter de lutter. Selon elle, Matthieu était le parti idéal : héritier de sa fortune familial, respectueux, responsable, fidèle et sexy. Oui mais Matthieu n’était pas Arcturus et en cet instant, j’aurais aimé échanger ma place avec Amandine qui me regardait d’une façon envieuse, désirant certainement se retrouver dans les bras de son cavalier de la même façon. Je lui échangeais ma place quand elle le désirait ! Prisonnière, je ne pouvais rien faire à part subir. Je ne pourrais compter sur Arcturus, c’était trop dangereux. Amandine ne se le permettrait pas tout comme Findler et Helen était du côté de Matthieu. Je détournais alors le regard pour ne pas regarder Arcturus. Je me sentais terriblement mal dans cette position face à lui alors que tout mon être se sentait lui appartenir. J’avais la sensation d’une ignominie…

« Sachez en tout cas que la femme à votre bras a la finesse d’une parfaite épouse pour un homme politique. J’ai toujours pensé qu’il était agréable, et cela vaut dans les affaires, d’avoir une femme belle, intelligente et redoutable pour savoir vous seconder lors de soirées mondaines. » dit-il en caressant naturellement mon bras. « N’est-ce pas chérie ? » me demanda-t-il finalement à l’oreille même si les autres pouvaient l’entendre.

De mon talon, discrètement, je lui écrasais le pied. Il dut se contenir pour qu’on ne se rende pas compte de mon geste qui pourrait si facilement l’humilier. Je souris alors à ses propos.

« Si tenté que cette femme en question vous appartienne vraiment. » dis-je pour répondre à son attitude.

Il glissa alors ses bras sur mes hanches avec un air faussement amusé. Helen vit très bien ce que j’avais fait plus tôt et me jeta un regard noir. Je l’ignorai. Je n’allais pas me laisser faire par Matthieu et son réveil soudain. Croyez-moi, il allait me payer tout ça une fois seuls.

« Mais laissons Monsieur Prewett répondre à cette question… » dis-je avec ironie. « Je suis certaine que sa réponse pourrait tous nous éclairer. » assurais-je moqueuse.

Après tout il était de notoriété qu’Arcturus ne sache se poser avec une seule femme. La réponse donc à l’avis de Matthieu devait sensiblement peut-être être différente, à moins que je vienne à me tromper. Cela n’était en tout cas nullement un pic de ma part pour lui reprocher je ne sais quelle de ses attitudes mais simplement une façon de jouer mon rôle vis-à-vis de lui.

« Sans vouloir te vexer Mina, je doute que Monsieur Prewett soit capable de répondre réellement à ta question… Sans vouloir vous vexer… Votre réputation vous précède en matière de femmes. » dit-il avec un sourire narquois.

En cet instant, je rêvais qu’Arcturus lui cloue le bec. S’il y avait bien une chose certaine c’est qu’il n’y avait que moi qui avais le droit de pouvoir le dénigrer de cette façon. Je ne supportais pas que Matthieu s’y mette. J’avais envie de lui enfoncer mon talon une seconde fois dans le pied mais je me retenais. La première fois fut cohérente, celle-là mettrait le trouble chez Matthieu. Or il devait bien être l’une des dernières personnes à savoir…



crackle bones
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Sam 21 Mar - 12:05
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Après ma petite demande de quand nous pourrions nous voir, je n'eus pas de réponse pendant un temps, nous dansions juste, profitant du peu de contact que cette danse nous offrait. Je lui avais offert tout ce que je pouvais lui offrir comme proposition, je ne pouvais aller plus loin. Aller jusqu'à me faire blesser pour la voir était le mieux que je pouvais faire, si tel était le seul moyen de pouvoir la voir en privée et ne l'avoir rien qu'à moi. « Les chiens de garde de mon oncle ne me suivent pas à mon service à l’hôpital… Ils restent à l’accueil à attendre la fin de mon service. Il est inutile cependant que tu te blesses pour me voir. Les visiteurs sont autorisés de 10h à 18h. Lundi. 11h. 4ème étage. Je trouverai le moyen d’être entièrement à toi.  » M'annonça Mina. Je retins mon sourire, laissant simplement mon regard froid se poser sur elle. Je ne pus lui donner de réponse que déjà un homme venait me l'arracher. « Puis-je vous libérer pour récupérer ce que je compte bien retrouver de droit ?  » Rien que ces mots me firent savoir qu'il s'agissait de Matthieu Versac. J'eus bien envie de lui refuser de prendre la main de Mina, mais je ne le pouvais pas. Un homme détestant une femme ne pouvait vouloir la garder jalousement entre ses mains. Je me retrouvais ainsi seul alors que je voyais cet homme danser avec la seule femme capable de m'enflammer en seulement quelques gestes ou mot. Lundi, me dis je, n'est pas si loin. Lundi, elle ne sera qu'à moi pendant un certain temps. Lundi, il ne sera pas là pour me la voler. Comment ose-t-il poser sa main ainsi dans son dos, seul ma main y a sa place. Non, je n'étais aucunement jaloux de cet homme. Enfin bon, il est vrai que je devais bien me l'avouer, j'étais jaloux de cet homme, parce que Mina était à moi. Je ne voulais pas chercher la signification de ces mots dans mon esprit, mais je n'aimais pas la voir dans les bras d'un autre. Je ne voulais pas chercher la signification de cette nouvelle sensation qui naissait en moi, maintenant que je la voyais avec un autre.

Je rejoignis ma cavalière et son amie Helen, qui me présenta un certain Findler. J'emmenais un moment Amandine auprès de plusieurs couples, afin de vanter mes études, mon opinion. Posant les bases de mon futur. Helen nous retrouva plusieurs minutes plus tard, nous parlâmes pendant un temps avant qu'Amandine ne demande si nous ne pouvions pas sortir pour parler plus au calme. Loin des conversations de tous les autres nous mettant au milieu d'un brouhaha peu agréable. Alors que nous approchions du balcon, je la reconnus Mina était là, dans les bras de ce Matthieu, ses mains posés sur son torse comme elle l'avait déjà plusieurs fois fait avec moi. Étais je en train de voir la perte de notre relation secrète pour qu'elle retrouve les bras de son ancien fiancé. Avait elle choisi cet homme terne à la passion existant entre nous. Je n'avais dit mot depuis que nous étions en compagnie d'Helen et Findler. Amandine et Helen parlant bien assez pour moi. Je n'écoutais même plus leur conversation, je ne voyais que les mains de Mina sur le torse d'un autre, alors qu'elle ne devrait toucher que mon torse. En entendant les rires d'Amandine et Helen, ils se séparèrent et je vis la main de Matthieu attraper celle de Mina lorsqu'il se rapprocha d'elle. Ce soir, Mina me rendait bien plus fou que d'habitude, j'étais frustré de ne pas pouvoir la toucher et en colère qu'un autre puisse le faire.« Alors Amandine… A quand tes fiançailles avec ce fameux parti ? J’ai entendu ton père vanter les mérites de ton cavalier…  » Commença cet homme et je fus assez heureux de voir que l'ont parlé de moi. « J’ai entendu de vous que vous faites des études politiques… Vous semblez être un élément prometteur pour beaucoup ici.  » M'affirma ce petit imbécile et j'eus envie de lui cracher tout mon venin à la figure. « Quels sont vos projets politiques exact ?  » Je vais être ministre, un statut que tu n'atteindras jamais. Pourtant, je n'en dis rien, je n'étais que trop concentré par le fait qu'il vnait de coller le dos de Mina à son torse et je ne supportais pas ce fait. Je faisais de mon mieux pour rester le plus calme possible, mais c'était bien difficile. Surtout qu'Helen et Findler semblaient entièrement d'accord avec les actes de Versac, sa façon d'agir avec Mina n'était en rien condamnable pour eux. Si je voulais du soutien, je ne l'aurais pas d'eux et j'étais incapable de dire quelque chose, devant détester Mina. Le fait que Mina n'essaye pas de se défaire de sa prise était d'autant plus déconcertant pour moi. Je la voyais glisser entre mes mains, sous mes yeux pour se retourner vers quelqu'un de plus normal, voulant une femme et lui étant fidèle. J'interprétais peut-être mal les choses, mais j'avais l'impression de la perdre. « Sachez en tout cas que la femme à votre bras a la finesse d’une parfaite épouse pour un homme politique. J’ai toujours pensé qu’il était agréable, et cela vaut dans les affaires, d’avoir une femme belle, intelligente et redoutable pour savoir vous seconder lors de soirées mondaines.  » Me dit Matthieu et je ne vis que sa main caressant le bras de Mina. De toute manière, je n'épouserai pas Amandine et c'était clair pour la plupart des personnes se trouvant ici, j'en étais conscient. Trop de personne étaient consciente que je n'étais pas un homme à marier, que je refusais de m'enfermer dans une relation et encore plus dans un mariage impliquant de perdre de ma liberté et d'avoir des descendants. Surtout qu'à choisir, ce n'était pas Amandine que je choisirais, j'avais bien mieux comme fiancée possible répondant aux qualités qu'il venait de citer. « N’est-ce pas chérie ?  » Je ne pus que l'entendre demander à l'oreille de Mina. Mon sang ne fit qu'un tour au mot de chérie, mais je me retins, glissant ma main dans le dos d'Amandine. Je vis pourtant le mouvement de Mina, celui de son talon venant s'écraser sur le pied de son ex-fiancé. J'en aurais ri volontiers si je n'avais pas été obligé de la détester ouvertement. Finalement, elle n'était pas très à l'aise avec la situation, du moins, je l'interprétais de la sorte.

« Si tenté que cette femme en question vous appartienne vraiment.  » Lui répliqua Mina et j'eus encore plus envie de rire à sa façon détourner de lui rappeler qu'elle ne lui appartenait en rien. Je vis les mains de Matthieu passer sur les hanches de Mina et j'eus une nouvelle fois envie de lui retirer ses mains du corps de Mina. De le prendre par le col et de lui refaire le portrait d'une façon bien trop moldu pour encore passer pour un sang-pur. Ma baguette n'était pas assez dans mon esprit, mes mains devaient lui démolir le visage pour avoir toucher Mina sans son autorisation. « Mais laissons Monsieur Prewett répondre à cette question…  » Ironisa Mina et je sentais ce qu'elle voulait faire passer dans ces mots.« Je suis certaine que sa réponse pourrait tous nous éclairer.  » Poursuivit elle moqueuse. Elle était encore toute dévouée à notre mésentente extérieure là où j'étais bouillonnant de rage contre son ex-fiancé. Je savais qu'elle était consciente que je ne pouvais me poser avec une femme. Pourtant ma réponse allait sûrement l'étonner et ne pas éclairer les lanternes des personnes nous entourant. Elle serait sûrement la seule à pouvoir comprendre mes mots et la profondeur que je voulais laisser transparaître en eux. Je n'eus le temps de répondre que son ex-fiancé déclara d'un ton narquois. « Sans vouloir te vexer Mina, je doute que Monsieur Prewett soit capable de répondre réellement à ta question… Sans vouloir vous vexer… Votre réputation vous précède en matière de femmes.  » Un petit ricanement passa mes lèvres, il me pensait incapable de répondre à une telle question et pourtant, j'avais une réponse toute faite, toute prête et tout à fait vraie. Je lâchais ma cavalière pour laisser voir mes deux mains, comme un signe que je n'étais que plus honnête dans mes mots.

« Contrairement à vos croyances, je connais trois femmes pouvant parfaitement répondre à mes attentes en matière de cavalière pour une soirée mondaine. Hélas, l'une étant ma mère, la seconde étant ma sœur. Il n'y en a qu'une seule que je pourrais épouser.  » Annonçais je calmement avant de prendre une inspiration lente et de poursuivre. « J'ai trouvé cette femme belle, agréable, cultivée et redoutable. Bien plus redoutable qu'elle n'y paraît. Pour elle, je serais prêt à me bloquer dans un mariage. Encore faut il que le moment remplissant toutes les conditions que j'attends n'arrive pour que je lui propose des fiançailles.  » Finis je calmement. J'étais conscient de laisser voir une partie de moi, que personne ne pouvait soupçonner. Cependant, si Mina était capable de lire entre les lignes, elle y verrait que je parlais bel et bien d'elle. Je venais de lui avouer être prêt à me fiancer avec elle sous certaines conditions. Je lui ouvrais une nouvelle porte, si un jour, il lui fallait absolument un fiancé, je serais là. Après tout, elle avait déjà rempli la condition de savoir mon nom et de ne pas être partie en courant. La seconde qu'elle remplissait était de me faire mourir de désir. La troisième, elle me faisait goûter à des sensations et découvrir des choses que jamais je n'avais connu. Et ce soir encore plus qu'un autre, elle m'avait fait voir la jalousie que je pouvais avoir de voir un autre la toucher. Je voulais qu'elle m'appartienne. Le voulais je d'une façon saine, je n'en étais pas sûr. Après tout, le mariage était une attache à vie, impliqué de fonder une famille. Un mariage pour les gens était synonyme d'amour quand les deux parties les choisissaient. Pourtant, je n'en étais pas là, je ne pouvais aimer. Natasha avait raison, je me basais à l'instant sur tout mon désir pour Mina afin de lui annoncer qu'un jour peut-être, je la demanderai fiançailles. Je ne l'avais pourtant pas regarder un seul instant en disant ces mots, je m'étais contenté de regarder au loin, comme si cette femme n'était pas présente dans ce groupe. « Versac, mes projets politiques, ne sont pas des projets, c'est une finalité assurée. Je serais Ministre de la magie et je prendrais grand soin de gérer le monde sorcier comme il devrait l'être depuis déjà bien longtemps. Voyez vous aussi loin dans vos projets de vie ? » Ricanais je finalement. « Je n'ai besoin de réponse. Déjà qu'il vous faut user de la force pour tenter d'obtenir une femme aussi dérisoire que Miss Valmont, vos projets ne doivent voler bien haut. » Assurais je en appuyant sur le mot dérisoire, je voulais que Mina comprenne dans ce mot qu'elle était plutôt désirable. Qu'en parlant d'elle, j'affirmais vouloir être le seul à pouvoir la posséder. Je parlais aux autres avec des mots dénigrants pour elle et dans mes mots, je voulais lui transmettre l'assurance que je serais là lundi. Bien que le fait d'être présent lundi me ferait louper mes cours. Je pouvais bien louper quelques cours afin d'être avec cette femme obsédant mes pensées et mes nuits. « Versac, arrêtez de perdre votre temps avec une femme qui ne mérite en aucun cas l'intérêt. Allez plutôt vous trouvez une fiancée digne de ce nom maintenant que vous n'êtes plus enchaîner à la folle qu'est Mina Valmont. » Finis je calmement pour dire à Mina que j'allais tout faire pour éliminer l'ombre de son ex-fiancé planant trop près de notre relation secrète, faisant de l'ombre à ma propre place dans sa vie.
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Sam 21 Mar - 14:10
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Hate me for our safety as much as I will hate you for it

J’aurais fait ravaler la fierté de Matthieu si je pouvais, seulement j’étais limitée à cette soirée. Je n’oubliais pas ma place de femme pour commencer et je devais le respect à l’homme qui m’avait protégé durant trois ans. Je n’oubliais pas ces trois années ensemble… Son arrogance nouvelle était agaçante, elle me faisait penser à celle qu’il avait avant l’incendie. J’avais toujours détesté cet homme même si avant l’incendie j’avais été prête à me plier à la volonté de mon père en acceptant ce mariage. Aujourd’hui les choses avaient changé. Cependant je ne pouvais non plus l’humilier de cette façon sans avoir conscience du poids qu’il avait face à moi. Il devrait certainement raconter cette soirée à mon oncle. Qu’allait-il donc dire si je ne faisais pas ce qu’il voulait ? La contrainte était forte et je ne rêvais que d’évasion. Dans cette prison dorée, je ne me sentais vraiment pas à ma place et encore moins épanouie comme je pouvais l’être avec Arcturus. Prise au piège, je ne pouvais qu’attendre que cette soirée finisse et abatte ma main violemment sur la joue de Matthieu pour qu’il comprenne mon désaccord de me toucher, de vouloir me posséder enfin vraiment et surtout s’en prendre à Arcturus qui était le seul à détenir droit, selon moi, entier sur mon corps et mon cœur. Oui il ne devait pas savoir cette troisième raison, mais ça ne m’empêchait pas de le penser fortement.

Matthieu s’amusait alors de considérer Arcturus comme incapable de se fixer avec une femme. Je ne pouvais lui en vouloir cependant de le penser. J’avais le même point de vue… J’étais assez terre à terre et je connaissais le genre d’homme que pouvait être Arcturus. Aussi fou mon cœur et mon corps pouvaient balancer pour lui, je n’imaginais pas une seconde le voir épouser une femme et lui être fidèle pour le restant de ses jours. J’étais persuadée détenir une relation cachée qui ne mènerait jamais à rien si ce n’est la frustration, le danger et la perte de ma crédulité si je perdais ma virginité dans son lit et que ça venait à se savoir. Je n’oubliais aussi pas ce qui pouvait attendre une femme qui se donne à un homme. Le pompon serait de tomber enceinte de lui. Je n’osais imaginer les répercutions d’une telle chose… Mon oncle me ferait avorter et m’enfermerait le plus rapidement dans un mariage avant que ça ne se sache. Je ne voulais pas de tout ça et pourtant je m’entêtais à vouloir le revoir comme si connaitre la folie de cette liaison ne suffisait pas à me freiner. J’avais perdu toute raison quand il s’agissait d’Arcturus. Mon cœur avait pris le relais et dès cet instant je savais que tenter de me raisonner serait inutile. Je n’avais plus qu’à être plus maligne que mon corps et faire très attention à ce que je faisais pour éviter le pire qui créerait la fin de notre liaison et la fin de mon bonheur…

Mais en revenant sur Arcturus, pourquoi s’encombrerait-il de devoir fidélité et responsabilités à une femme quand il peut avoir que le bon côté d’une couche remplie avec une différente chaque soir et le plaisir qu’elles peuvent offrir sans avoir les côtés désagréables ? C’était vivre avec passion, ce qu’il me faisait découvrir, sans se soucier des conséquences. C’était une vie enivrante et envoûtante qu’une femme pouvait aussi certes avoir mais à quel prix ? Etre traitée de trainée, impure et bonne pour les ragots et le dégout du monde ? C’était si injuste de constater qu’Arcturus pouvait s’en sortir comme était un homme simplement difficile à obtenir alors qu’une femme, en faisant la même chose, passerait simplement pour une putain. De toute façon-là n’était pas la question pour moi. Je n’étais pas le genre à vouloir avoir le même privilège de pouvoir collectionner les hommes. Je n’ai même jamais eu aucun intérêt pour la gente masculine avant Arcturus. Mon intérêt s’arrêtait alors à lui aussi condamnable pouvait être cependant notre relation. Seulement depuis un mois, n’ayant vu la descente vers ces si charmantes chaines, je ne désirais que retrouver la prison de ses bras. Est-ce que cela fait de moi une femme impure à mon tour ? Alors que je ne souhaitais qu’un et unique homme sans l’avis de mon oncle ? Il m’offrait une liberté que je n’avais jamais pu imaginer avant. Avec lui c’était comme avoir des ailes. Je ne sentais aucunes barrières imposées si ce n’est celle de nos désirs et de mon cœur. C’était une autre prison certes mais je voulais bien danser indéfiniment dans celle-ci. Un mois à le voir alors prendre possession de mon être, un mois court pour moi et peut-être long pour un homme comme lui. J’étais pourtant loin de me douter de sa vision de notre relation :

« Contrairement à vos croyances, je connais trois femmes pouvant parfaitement répondre à mes attentes en matière de cavalière pour une soirée mondaine. Hélas, l'une étant ma mère, la seconde étant ma sœur. Il n'y en a qu'une seule que je pourrais épouser. » annonça-t-il faisant cesser toutes mauvaise langue.

Le calme de ses mots me fit relever un sourcil interrogateur. Si je repensais à la soirée en France et son attitude, sa prise sur moi, son affirmation avant de choisir de vivre sous une haine apparente, je ne pourrais que comprendre qu’il parlait de moi. Un frisson parcourra mon échine. Qu’un tel homme reconnaisse qu’une femme peut être à la hauteur de sa mère et de sa sœur était une chose peu anodine et Helen qui échangea mon regard, en avait tout autant pleinement conscience que moi. Elle ne pouvait cependant pas comprendre contrairement à moi qu’il parlait de moi. Bien la seule à pouvoir faire le rapprochement à cause de notre passé commun et de ses attitudes envers moi, un frisson me parcourra toute l’échine. Je baissais le regard un instant. Je n’avais jamais autant désiré pouvoir quitter les bras de Matthieu pour me retrouver dans les siens et l’embrasser simplement. Seulement il fallait se retenir avec violence. Cette frustration était terriblement cruelle. S’il venait lundi, je savais déjà qu’on se vengerait pour rattraper tout ce mal qu’on se faisait à lutter contre ce mal qui semblait naturel et instinctif aujourd’hui entre nous. Il continua…

« J'ai trouvé cette femme belle, agréable, cultivée et redoutable. Bien plus redoutable qu'elle n'y paraît. » dit-il alors que je me mordais la langue pour éviter de le faire avec les lèvres… « Pour elle, je serais prêt à me bloquer dans un mariage. » dit-il alors que mon cœur s’emballa.

Je ne pus m’empêchais de redresser le visage avec une belle surprise. Personne ne s’en rendit compte. Chacun avait les yeux et la curiosité virés vers cet homme. Je n’étais pas sûre d’avoir bien entendue, pire de ne pas me l’être imaginé un instant. Je croisais mes mains ensemble pour qu’on ne voit pas la réaction de mes mains. Je jouais avec comme si son discours était un ennui mortel là où je ne savais plus trop réellement me placer.

« Encore faut-il que le moment remplissant toutes les conditions que j'attends n'arrive pour que je lui propose des fiançailles. » finit-il calmement.

J’avais la sensation d’avoir besoin d’un verre… Je n’étais plus sûre qu’il parle de moi. Pourquoi voudrait-il m’épouser ? Je ne pouvais concevoir qu’il cherche une telle chose. Mon cœur n’en supporterait pas l’échec. Le pire était ces conditions qu’il semblait affirmer pour accepter une telle chose. Quelle condition ? Je sentais milles et une question venir en moi. La première : est-ce bien de moi qu’il parle ? Ça, j’avais le sentiment que je ne pourrais pas le savoir tout de suite si tenté que j’ose lui demander… S’il s’agissait de moi, quelle condition ? Celle que je sois dans le besoin ? Je connaissais ma situation. Je ne pourrais rester éternellement fille… Il m’ouvrait une porte d’issue. Seulement voulais-je d’un mariage arrangé de la sorte ? Le contraindre pour me protéger ? Un mariage avec passion certes mais peut-être sans amour ? Que deviendrons-nous une fois la passion consumée lors de cette nuit de noce ? Deviendrons-nous des étrangers ? Recommencera-t-il sa vie de son côté ? Porterais-je simplement son nom sans aucune considération alors qu’il séduira d’autres femmes ? Ce mariage servirait-il alors de passerelle vers ma liberté ? Est-ce un acte finalement de pitié et non de désir ? Je ne savais comment interpréter ses désirs et le mot « conditions » me perturbait. Je craignais qu’il ne fasse cela simplement par pitié et non par désir de me posséder réellement. Je ne voulais pas d’un mariage où mon époux n’ait pas ce besoin de me posséder que ce soit par le corps ou le cœur. Je préférais mourir sous les coups de mon oncle que d’être au cœur d’un mariage sans émotions à l’état pur. Cette nouvelle me donnait le tournis. J’étais cependant très idiote sur cet instant… Oubliais-je la passion qui nous anime, ce besoin d’être collé l’un à l’autre, cette dominance échangée à tour de rôle ? Ce que je craignais était la fin de cette flamme au moment où il obtiendrait enfin ma virginité… Je savais que la mienne dépasserait ce premier acte mais la sienne ? Il n’était plus alors question de mariage ou non mais l’influence qu’aurait mon être après s’être donné entièrement au sien… Après tout, que pourrais-je lui offrir après le loisir d’obtenir ma virginité s’il ne ressentait que de la passion physique pour moi ?

« Versac, mes projets politiques, ne sont pas des projets, c'est une finalité assurée. Je serais Ministre de la magie et je prendrais grand soin de gérer le monde sorcier comme il devrait l'être depuis déjà bien longtemps. Voyez-vous aussi loin dans vos projets de vie ? » ricana-t-il finalement. « Je n'ai besoin de réponse. Déjà qu'il vous faut user de la force pour tenter d'obtenir une femme aussi dérisoire que Miss Valmont, vos projets ne doivent voler bien haut. » assura-t-il.

Je lisais tout son désir à écarter Matthieu de moi pour s’assurer qu’il ne me touche plus. Je lisais une certaine jalousie dans ses mots, me surprenant quelque peu. Qu’on ait cette passion entre nous était une chose avérée mais qu’il puisse jalouser un autre était nouveau et je commençais à le connaitre assez pour le lire plus facilement que les autres. Il ne devait vraiment pas supporter ma présence dans les bras de Matthieu. Il essayait alors de le convaincre d’abandonner l’idée de vouloir me posséder pour me libérer. A sa façon il tentait de me sauver d’une prise non désirée…

« Versac, arrêtez de perdre votre temps avec une femme qui ne mérite en aucun cas l'intérêt. Allez plutôt vous trouvez une fiancée digne de ce nom maintenant que vous n'êtes plus enchaîner à la folle qu'est Mina Valmont. » finit-il par dire.

« Je vous remercie pour le ‘dérisoire’ et ‘folle’, Prewett ! » fis-je semblant de m’en offusquer.

C’était ma façon à moi de le remercier de tenter de me libérer des griffes de Matthieu. Seulement celui-ci ne lâchait pas pour autant prise. Matthieu n’était pas si faible face aux autres. Sa seule faiblesse eut de vouloir me laisser diriger notre relation : grand fiasco. Il n’est pourtant pas le genre à se laisser impressionner. Trois ans ne s’efface pas comme ça à mon plus grand désarroi.

« Que ma » ''j'aime'' la lourde insistance sur le 'ma' ... « femme » dit-il provoquant chez moi un élèvement des yeux au ciel. Quand est-ce qu'il comprendra que je ne lui appartenait pas... Je soupirais mais ne put lui en vouloir en le voyant me défendre soit disant contre un homme que je haïssais... ça aurait été inconvenant et surprenant pour toi. Matthieu en profiter pour réaffirmer un rôle qu'il comptait bien récupérer, je ne pouvais que le noter. « ne vous plaise pas, j’en conviens et cela m’arrange mais je vous prierai de mesurer vos propos sur elle en ma présence où je pourrais vous le faire regretter… » dit-il d’un ton calme.

Je sentais pourtant le poids d’une lourde menace. Matthieu était mangemort, il ne fallait pas l’oublier or rien ne l’empêcher de vouloir tuer Arcturus après tout. Il ne serait pas le premier qu’il tuera pour avoir osé avoir un propos un peu trop déplacé à mon égard. Je posais cependant ma main sur celle de Matthieu pour lui signaler qu’il ne valait pas une telle peine. Par ma douceur, Matthieu se détendit instantanément. Helen changea alors de sujet pour faire redescendre la pression :

« Et bien c’est un jolie discours Arcturus ! » affirma-t-elle.

« Je suis curieuse de connaitre le nom de cette femme… » dit Amandine presque dans l’espoir qu’il s’agisse d’elle.

Elle semblait intelligente mais si naïve à certains aspects. Un sourire ironique naquit sur mes lèvres, pouvant être interprété comme une simple moquerie sur Arcturus. Cette fille avait l’air pourtant intelligente à certains aspects… Seulement pouvait-on lui en vouloir alors qu’on parlait de potentielles fiançailles entre eux. Fiançailles qui me donnaient envie de vomir. Je n’avais pas envie de voir cet homme définitivement accroché à une autre femme. Ce n’était une fois de plus qu’une pensée jalouse… Je n’aimais alors décidément pas cette soirée. Elle annonçait l’automne par la température qui dégringolait. Je détestais cette saison morne. Je préférais bien l’hiver en comparaison avec son sol neigeux, ces feux de cheminée et les moments qui pouvaient en découler. Je regardais alors un instant Arcturus. Où en serons-nous en hiver ? Pourrais-je avoir le loisir de pouvoir être toujours avec lui ? Aurais-je l’occasion de tenter de faire fondre la glace autour de son cœur autour d’un feu crépitant alors que ma peau résiderait, nue, entre ses mains. Je frissonnais à cette image. Je voulais alors être en hiver pour avoir le loisir de me retrouver nue sous une fourrure avec lui à chercher à se réchauffer face à ce froid glaciale. Mes pensées ne furent alors certainement pas chaste et je frissonnais une fois de plus.

« Tu as froid Mina ? Tu veux qu’on rentre ? » dit Matthieu qui sentit mon état.

Si tout le monde, ne me connaissant pas assez, pouvait simplement interpréter mon regard comme de la fatigue et un sentiment de froid, Arcturus lui pouvait comprendre, par la couleur légèrement rose de mes joues surement pas dû au froid que mes pensées n’avaient pas dû être très innocentes. Je fis cependant oui de la tête.

« Je vais aller chercher ma cape. » dis-je simplement.

« Non, attend, je vais y aller. Elle est où ? » me demanda Matthieu.

« Je vais te montrer ! Et toi tu viens avec moi ! Depuis le temps que je dois te montrer mon dernier tableau… » dit-elle en entrainant Amandine.

Je me trouvais alors seule avec Findler et Arcturus. Ce premier, grimaçant et peu enclin à rester avec nous, suivit les autres finalement. Je les vis tous disparaitre pour nous laisser seuls. J’eus alors un mordillement de lèvres que je m’autorisais consciente que plus personne ne nous observait. Je regardais alors Arcturus un instant pour lui faire comprendre de me suivre. Je pris l’escalier après avoir vérifié que personne ne nous verrait. Descendant en bas, je pris la première porte qui donnait sur une petite réserve où nos hôtes devaient ranger divers affaires d’entretiens pour le jardin. L’endroit était sombre, petit et reculé mais parfait. Quand il entra, je saisissais sa chemise pour l’attirer vivement à moi en reculant et l’embrassant avec une passion dévorante. Reculant dans mon geste, fermant la porte, je l’attirais alors vers le fond. Dans les ténèbres tous les deux et ne connaissant pas suffisamment la pièce, mon dos percuta un peu brusquement le mur du fond. Cela n’arrêta pas pour autant mes lèvres dévorant les siennes, résultat de toute cette frustration accumulée depuis une heure ou deux. Me coinçant de moi-même entre le mur et lui, je passais mes deux mains dans son cou. Nous n’avons que très peu de temps pour en profiter avant qu’ils ne trouvent ma cape, regarde le tableau d’Helen – et Merlin sait que le moulin à parole que pouvait être Helen sur ce tableau m’offrait bien dix-vingt minutes de plus pour profiter de lui – et qu’on revienne à notre haine. Mon corps à la disposition de ses mains, je le laissais s’abandonner dans ce baiser.

« Nous avons un quart d’heure de répit où je n’appartiens qu’à toi. » dis-je contre ses lèvres dans un souffle court.

Mon cœur était emballé par la dangerosité de la situation. Rien ne disait qu’ils ne seraient pas plus rapide mais je ne supportais plus cette situation sans pouvoir l’embrasser un instant et prendre ce qu’il pouvait m’offrir dans toute cette folie. J’avais alors une cruelle envie, dans cette passion, de défaire sa chemise. Je me mordais les lèvres à cette pensée peu chaste. Ce n’était ni l’endroit, ni le moment et c’était justement pour ça que j’en avais cruellement envie. Cette accumulée était en train de se reporter en une passion que je ne contrôlais vraiment pas. C’était de la pure folie et j’en vibrais complètement sous ce nouveau baiser.

« Lestrange, je t’assure que si tu ne viens pas Lundi, je te le ferais payer… » dis-je soumise au désir qu’il me faisait vivre.

Ce n’était pas une réelle menace qu’il devait prendre mal mais la preuve que je lui appartenais et ne désirais que lui. C'était ma façon de lui dire qu'il me manquait vraiment... C’était assez redorant pour son arrogance de savoir ma volonté de le voir si bien que je n’ai su tenir une soirée entière sans l’entrainer dans un coin pour pouvoir m’adonner à notre jeu préféré : notre passion. Le feu brûlait en moi comme mordant ma peau, la faisant souffrir du manque de ses mains sur elle durant tout ce temps. Je savais alors qu’après ce moment, retourner à la normal sera plus frustrant, désobligeant, douloureux mais s’il fallait souffrir pour pouvoir goûter à ses lèvres un court instant alors j’étais prête à pactiser avec le diable pour obtenir ne serait-ce que quelques secondes dans ses bras pour une éternité de souffrance. Merlin était alors le seul en cet instant à pouvoir se vanter de savoir tout le désir ressenti pour cet homme de vouloir être sienne dans le sens le plus interdit qu’on pouvait imaginer pour une jeune fille vierge et non mariée…




crackle bones
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Dim 22 Mar - 0:19
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« Je vous remercie pour le ‘dérisoire’ et ‘folle’, Prewett !  » Me dit Mina. Et je pris les remerciements non pas sous le ton attendu par tous ces gens nous entourant, mais comme le remerciement de vouloir faire lâcher prise à Matthieu. Après tout, c'était bien mon but, qu'il la lâche, je n'appréciais pas qu'on touche ce corps que je voulais tant. « Que ma  » Commença cet idiot et déjà le « ma » me faisait bouillonner de rage, il n'y avait pas de « ma » qui tenait, elle n'était plus rien pour lui, du moins, je savais qu'il n'allait pas dire amie, alors le ma n'avait lieu d'être. « femme » Poursuivit il. Comment osait il la nommer sa femme alors qu'ils n'étaient même plus fiancé, ils n'étaient plus rien hormis d'ex-fiancé et peut-être des amis. Si l'on pouvait considérer qu'un ami puisse user d'une telle force sur une femme afin de la posséder comme si elle était un objet. Je comprenais bien qu'il voulait la récupérer, mais je ne laisserais pas faire, je ne laisserais pas ma relation cachée avec Mina mourir alors même que je venais de lui dire être prêt à la demander en fiançailles un jour. « ne vous plaise pas, j’en conviens et cela m’arrange mais je vous prierai de mesurer vos propos sur elle en ma présence où je pourrais vous le faire regretter…  » Finit il d'un ton calme et je ne retins pas mon petit rire amusé à ses mots. Il se trouvait être en train de menacer la mauvaise personne. Je n'étais pas l'homme aussi sage qu'on pouvait le penser. Oui, je n'étais pas vu comme un homme sage par rapport à mon comportement avec les femmes. Ni même par mes études en politique. Mais personne ne m'imaginais réellement comme une personne capable de tuer de sang froid. Seule Mina devait être consciente que j'étais une menace pour cet homme. Et encore, elle ne m'avait jamais vu combattre en duel ou en train de tout faire pour sauver ma vie. Elle ne me connaissait que dans une position dominante face à une victime, elle ne savait pas que j'avais été une victime traquée un jour et que j'avais appris à être très attentif à ce qui pouvait m'entourer. Il pouvait être n'importe qui, même un mangemort, je ne pouvais avoir peur, après tout, j'avais en moi des gênes bien trop connu dans ce monde portant la marque contenant un serpent. Je ne loupais pas la main de Mina se posant sur celle de Matthieu, mais je compris que dans un sens, c'était moi qu'elle voulait protéger, bien que je n'en ai pas besoin.

« Et bien c’est un jolie discours Arcturus !  » Affirma Helen et je vis Amandine ouvrir la bouche, je priais pour qu'elle ne dise pas une imbécillité de fille naïve fière de son cavalier, puisque je ne parlais aucunement d'elle. « Je suis curieuse de connaitre le nom de cette femme…  » Dit elle et je me retins de ricaner. Elle ne connaissait ni ma mère, même pas l'identité de ma mère, encore moins ma sœur que je m'étais bien gardé de lui présenter. Dora aurait détesté Amandine, j'en étais certains sans même avoir à la lui présenter. Voilà bien une raison qu'elle ne puisse pas savoir qu'elle était loin d'être à la hauteur. Même si je venais de dire que je voudrais bien me présenter à une réception avec la folle furieuse qu'était ma mère. Je pensais pourtant qu'au fond, sous la femme qu'elle laissait paraître, ma mère pouvait agir comme la plus parfaite des femmes, une chose que personne ne devait voir. Je la voyais avec le regard d'un enfant, pas avec celui d'une personne extérieure. Je lançais un regard en coin à Mina, j'avais envie qu'elle comprenne qu'elle était cette femme pouvant être comparé à Dora et même à ma mère dans une moindre mesure. Ne connaissant pas ma mère assez bien. Bellatrix Lestrange restait une énigme pour moi, mais je savais que ma mère serait une femme que j'aurais plaisir à emmener à une réception, si elle voulait bien accepter le fait que je suis bien son héritier. « Tu as froid Mina ? Tu veux qu’on rentre ?  » Demanda Matthieu à Mina. Pourtant en croisant le regard de Mina, je sus qu'elle était loin d'avoir froid, elle avait plutôt chaud même. La couleur rosé de ses joues me donnèrent envie d'y poser mes mains et mes lèvres, de faire rougir ses joues de désir. Elle hocha la tête en signe positif et je voyais le fait qu'elle s'éloignerait de moi en rentrant. « Je vais aller chercher ma cape.  »

« Non, attend, je vais y aller. Elle est où ?  » Déclara Matthieu et je ricanais, lui offrant un sourire lui faisant comprendre qu'il était pathétique en jouant les chevaliers servants pour Mina. Pourtant, mon sourire était juste présent pour cacher le fait que j'étais heureux qu'il parte chercher cette cape, je pourrais enfin souffler, le voir lâcher Mina. Si nous avions l'opportunité d'être seul, je lui proposerais même de la réchauffer. « Je vais te montrer ! Et toi tu viens avec moi ! Depuis le temps que je dois te montrer mon dernier tableau…  » Déclara Helen en emportant Amandine à sa suite ainsi que Matthieu. C'était un moment presque rêvé, il ne restait que Findler, ne pouvait il pas partir cet imbécile pour me laisser seul avec Mina. Je voulais la prendre dans mes bras et l'embrasser d'une façon qu'elle ne pourrait oublier de la soirée, une façon lui donnant un avant-goût de notre rendez-vous de lundi. Findler finit par nous laisser seuls, suivant le groupe. Je ne pus m'empêcher de sourire quand Mina se mordilla les lèvres, je me rapprochais d'elle en regardant autour de moi. Son regard croisa le mien, je la suivis comme son regard me le demandait.

On descendit un escalier, elle prit une porte qu'elle ouvrit, j'entrais et elle attrapa ma chemise. Le baiser qui commença était passionné, Mina recula en fermant la porte. Nous étions dans une parfaite obscurité, je posais mes mains sur ses hanches. On fit quelques pas chancelant, avant que son dos ne percute brutalement le mur. Rien ne pouvait nous faire rompre ce baiser, je me collais plus à elle alors que ses mains passèrent dans mon cou. Les miennes remontèrent le long de ses flancs, alors que je pressais mon corps contre le sien, la bloquant parfaitement entre le mur et mon corps. « Nous avons un quart d’heure de répit où je n’appartiens qu’à toi.  » Dit elle et son souffle court me fit sourire. Si je n'avais pas connu Mina, j'aurais pu interpréter ses mots comme on a quinze minutes pour s'envoyer en l'air avant de devoir y retourner. Pourtant, comme je connaissais Mina, je savais qu'elle parlait de ce qui faisait de notre relation une chose spéciale, cette tentation, ce désir montant et la frustration qui suivait. Je ne pus m'empêcher d'approcher mes lèvres quand elle mordilla les siennes une nouvelle fois. Mina reprit mes lèvres et je sentis mon cœur louper un battement ainsi que mon corps frissonner de plaisir de pouvoir profiter de ses lèvres. « Lestrange, je t’assure que si tu ne viens pas Lundi, je te le ferais payer…  » Dit elle et je lui souris, je sentais dans sa petite menace l'expression du fait qu'elle avait autant de désir pour moi que j'en avais pour elle. Je devais avouer que dans sa bouche, le nom de Lestrange était un plaisir pour moi, quand elle m'appelait Prewett, je le voyais comme un mensonge quittant ses lèvres. C'était une sensation bien étrange pour moi, je ne me sentais pas menteur en me nommant moi-même Prewett, mais entendre une personne extérieure à ma famille le dire tout en sachant faisait étrange.

Je pris ses lèvres entre les miennes, ma main droite allant se poser dans le bas de son dos, juste quelques millimètres avant la naissance de ses fesses. Ma main gauche se mit à caresser sa clavicule. Je rompis notre baiser pour lui répondre, bien que je n'avais aucune envie de répondre. « Si nous avons si peu de temps, ne l'uses pas en de vaines paroles, nous aurons tout le temps de parler lundi. » Assurais je en faisant glisser mes lèvres dans son cou. Je lui avais confirmé ma présence lundi, mais pou l'instant je ne désirais que profiter du fait qu'elle n'était qu'à moi. Qu'elle m'appartenait pour le court laps de temps qui nous était donné pour naître que deux êtres emplis d'une passion débordante. Mes yeux étaient fermés à cause de ses cheveux tombant sur mon visage caché dans son cou. La possibilité d'être découvert avait eu pour effet de me donner une décharge d'adrénaline faisant encore augmenter plus le rythme des battements de mon cœur déjà rapide du fait de la présence du corps de Mina contre le mien. Je traçais un chemin jusqu'à ses lèvres, passant par le lobe de son oreille si sensible. Je pris possession de ses lèvres avec ferveur, montrant bien toute l'étendue de mon désir de profiter de cet instant volé.

Nos langues avaient entamés un ballet fou, alors que mes mains parcouraient son corps au travers de sa robe. Je ne suivais aucune raison, aucune pensée, je suivais simplement mon instinct et mes envies. Mes mains suivaient leurs propres volontés, tout comme mes lèvres et toutes ces parties de mon corps étaient d'accord sur une seule chose, le fait de toucher Mina. Je la voulais, je voulais qu'elle ne pense qu'à moi pour le restant de la soirée. Qu'elle attende avec encore plus d'impatience notre rendez-vous de lundi. Lui laisser le goût de mes lèvres sur les siennes, la trace brûlante de mes mains sur son corps. De ma main gauche, j'attrapais sa main gauche, je la fis glisser de mon cou à mon torse. J'appelais à sentir ses mains sur mon corps et je faisais en sortes de lui faire savoir sans dire un mot, pour ne pas lâcher ses lèvres. Pourtant, il me fut nécessaire de le faire quand j'eus le souffle trop court pour continuer ce baiser. Je laissais mon nez caresser le sien, puis mes lèvres glisser sur sa joue avant d'y poser un baiser. Ma main gauche tenant toujours la sienne, je la fis glisser jusqu'à mon cœur battant à un rythme effréné, je fis descendre sa main jusqu'à mon ventre, puis je la glissais dans mon dos avant de la reposer sur mon pectoral droit. Les mots étaient bien futile en cet instant, je lui montrais clairement que je voulais ses mains caressant mon corps. Je n'avais jamais eu un tel geste avec une autre femme. Je lui demandais ce dont j'avais besoin qu'elle fasse en cet instant. J'aspirais à une chose simple, qu'elle me touche, je ne lui demandais pas de me toucher d'une façon indécente, juste m'offrir le plaisir de sentir ses caresses. Je repris doucement ses lèvres, un très court instant, juste pour lui faire comprendre que j'avais été plus que sincère sur le balcon. Serait elle seulement à même de comprendre mes gestes. De les interpréter de la manière que j'attendais. Je n'en savais rien, je verrais par ses actes ce qu'elle avait compris des miens.
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Dim 22 Mar - 22:00
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Hate me for our safety as much as I will hate you for it

Il m’avait manqué, je ne pouvais le nier. J’espérais alors pouvoir le voir lundi non pas en coup de vent mais bien pour un moment. Pour cela, je savais que j’allais m’organiser et surtout demander de l’aide à mon elfe de maison. Il m’était fidèle depuis la mort de mes parents et jamais il ne m’avait trahi même pour mon oncle. Après tout il était mon elfe et non le sien. Je comptais alors bien réserver une surprise à Arcturus et pour ça, je commençais déjà à avoir ma petite idée. Deux jours seraient courts mais pas impossible à mon idée…

En attendant j’allais profiter de cet homme pendant que je le pouvais et ce à l’insu de tous. J’adorais alors l’appeler par son vrai nom. Cela lui donnait un côté plus dangereux mais aussi plus excitant. Oui, je sais, je n’étais décidément pas normal mais j’aimais ce nom. Il était après tout celui de ma mère adoptive. Je me demandais alors tout à coup le lien que pouvait avoir Arcturus par rapport à elle. M’en voudrait-elle d’ailleurs de fréquenter l’un de ses membres de famille ? Je ne pouvais répondre à toutes ses questions qui me brûlaient la langue tout à coup. Je supposais cependant, par son âge à lui et sur le peu que je savais sur cette famille qu’il devait être un potentiel neveu éloigné. Après tout le seul neveu qu’elle avait été Drago Malefoy. Après il y avait certes aussi sa sœur Androméda mais je n’étais pas très calée sur cette branche qu’il ne valait mieux pas évoquer devant Bellatrix. De toute façon si Arcturus portait le nom de « Lestrange » c’était parce qu’il devait être de la famille de son époux. Logique jusque-là puisque Bellatrix n’a jamais eu d’enfants. Serait-il le fils de Rabastan ? Après tout c’était possible… Cela faisait de lui le neveu de ma mère adoptive… J’avais tout à coup envie de savoir le nom de ses parents. Et tout ça bien évidemment dans un baiser langoureux d’Arcturus qui ne tenait plus face à notre désir… Il descendit alors sa main dans le bas de mon dos, si bas d’ailleurs, m’arrachant un sourire sur le coin des lèvres. J’aimais sentir sa main sur cet endroit, preuve de notre intimité. Si seulement il pouvait faire ça en public pour fermer le claper définitivement de Matthieu et des autres au passage… Ses gestes me firent alors oublier un instant mes questions sur ses ascendances… Sa main gauche sur ma clavicule en rajouta une couche et ses mots finirent de tuer mes pensées présentes :

« Si nous avons si peu de temps, ne l'uses pas en de vaines paroles, nous aurons tout le temps de parler lundi. » m’assura-t-il me faisant sourire d’autant plus.

J’aimais cette autorité dans sa voix. Ça ne m’empêchait pas de le contredire si je voulais mais j’aimais qu’il ne prenne parfois pas de gants avec moi pour me traiter comme une petite fille fragile. Je n’avais pas besoin qu’on me prenne avec des pincettes sans cesse. Je voulais d’un homme qui n’ait ni peur de me dire non ou d’affirmer son propre point de vue même si ça consiste à peut-être me vexer. Du reste, il suffit juste de savoir se faire pardonner et mon petit doigt me disait qu’Arcturus pouvait être très doué pour cela. Quoi qu’il en fût, il embrassa mon cou. Je me mordais alors les lèvres, heureuse de pouvoir compter sur lui pour lundi. Il jouait alors de mes sensations en embrassant mon cou, mes lèvres, mon oreille et je prenais une fois de plus goût à chacun de ses gestes. Pourquoi lui ? Je l’ignorai mais j’étais consciente de ce que je ressentais : je le désirais avec ardeur.

Dans le nouveau baiser qu’il m’offrait entre passion et folie, ma langue jouant avec la sienne, ses mains se firent de plus en plus entreprenantes. Je n’étais nullement dérangée, bien au contraire, je l’aurais laissé défaire cette robe pour sentir ma peau de nouveau contre la sienne si ça avait été possible. J’étais totalement soumise à cette passion. C’était parfois dérangeant mais surtout dangereux seulement l’exaltation était bien trop forte pour que je puisse me raisonner. Il attrapa alors ma main gauche pour lui faire parcourir son corps. Tout ce tissu sur lui était affreusement frustrant. Il détenait ma main et je laissais mes doigts caresser son torse mais avec cette chemise, je n’éprouvais qu’un demi-plaisir. J’aimais le contact de nos peaux ensemble. La sensation était tout bonnement inouïe. Son nez caressa alors le mien pour apaiser un peu cette frustration. Je fus cependant tentée un instant de défaire cette maudite chemise. Je savais qu’on n’avait pas le temps pour ça mais je ne pouvais m’empêcher de l’éprouver avec ardeur. Il déposa alors un baiser sur ma joue et posa ma main sur son cœur. Je pouvais sentir, malgré la chemise, ses rythmes incohérents. J’avais conscience être la coupable d’un tel rythme et j’adorais par-dessus tout cette idée. Moi seule pouvais le mettre dans cet état-là. Le savoir me rendait plus envieuse de lui. Je me rendais alors compte que toute cette passion, tout ce désir entre nous n’était pas un sentiment égoïste. J’aimais lui donner de plaisir. Ça me faisait bien plus d’effets encore que ce qu’il pouvait m’apporter même si chacun de ses gestes me rendaient déjà bien assez folle de lui. Il orchestrait alors ma main dans des caresses sur son corps. Je me mordais la lèvre inférieure face à son désir de me voir le toucher. J’en dénotais un besoin, peut-être même une sorte de dépendance et ça me faisait complètement craqué. Il m’embrassa alors de façon plus douce un instant. Je sentais sa passion mais aussi sa douceur et son attention. Compris-je pourtant ce que ça voulait dire ? Je ne le connaissais pas encore assez mais je n’étais pas si loin de ses pensées. Je prenais ce geste de douceur comme une donnée qui affirmait que je n’étais pas qu’un jouet pour lui comme pouvait peut-être l’être les autres femmes. Je ne pus y résister plus longtemps.

Je tirais sur sa chemise pour lui enlever de son pantalon. Oui je sais, c’est mal mais j’ai encore dix minutes et je voulais en profiter à fond. De là je passais mes mains sous sa chemise pour goûter à sa peau directement. Je l’embrassais alors entre la passion et la tendresse. Mes gestes sur sa peau était lent mais doux et facilement enflammant. Je sentais néanmoins très rapidement sa frustration de ne pas pouvoir faire la même chose. Un sourire naquit sur mes lèvres alors que je cessais de l’embrasser. Je pris alors sa main gauche pour la poser sur le côté haut de mon corps. Il dut sentir la fermeture de ma robe. Je l’incitais à la saisir pour la faire descendre. L’idée n’était pas qu’il m’enlève cette robe mais de lui donner accès à ma peau en ouvrant ce côté de la robe. Il pourrait ainsi toucher le côté de mon corps, mon dos, mon ventre et ma hanche. Si l’idée, quoi qu’enflammante, pouvait paraitre pas si osée, elle l’était. En effet, dans cette robe, je ne portais, pour seul sous-vêtement, une culotte. Toute la peau du haut de mon corps lui devenait alors accessible. Lui offrir un tel accès était un cadeau empoisonné, j’en avais conscience. Quelle frustration de pouvoir toucher ainsi seulement pour sept minutes maintenant ? Il ne pourrait après plus que se repasser le souvenir sans savoir s’il en aurait de nouveau l’occasion lundi… Je le laissais alors toucher ma peau comme il le désirait, frissonnante, alors que je repassais mes mains sous sa chemise. Je l’embrassais ainsi de nouveau. Il restait maintenant que cinq minutes… Le temps s’écoulait bien trop vite entre nous. J’avais envie d’être lundi pour avoir plus de temps. Quatre minutes… Mes lèvres ne quittaient plus les siennes. Trois… Je prenais tout ce que je pouvais de cet homme me faisant vibrer comme jamais. Deux… Je me collais complètement à lui dans ce baiser fiévreux. Un… Je mordis légèrement sans lui faire mal sa lèvre inférieure. Zéro… Je cessais en détournant le visage pour l’empêcher de pouvoir continuer.

« Il faut y retourner où on va commencer à se poser des questions sur nos deux absences. »

J’avais encore les mains sous sa chemise à cet instant t je dus lutter pour quitter sa peau. J’embrassais alors le coin de ses lèvres, geste pour le calmer mais peut-être aussi très frustrant avant de me retirer de ses bras et m’écarter pour arriver à me concentrer. J’avais alors les joues rosies même si l’ombre ne pouvait lui permettre de le voir. Je zippais ma robe rapidement et sortis sans attendre avant de ne plus pouvoir quitter ses bras, le laissant seul dans cette toute petite pièce. Je remontais alors rapidement les marches. Mon cœur battait à tout rompre et je me sentais complètement retournée. Au même moment Matthieu apparut.

« Je n’ai pas trouvé ta cape mais voilà la mienne. Pardonne-moi de t’avoir abandonné si longtemps. Tu es sûre que ça va ? Tu as les joues rouges et… tu as l’air d’avoir de la fièvre. » dit-il en touchant mon front et mes joues avec attention.

Amandine arriva alors et se dirigea sur Arcturus qui venait de réapparaitre. Je ne lui accordais aucune attention de peur de me trahir à cause de mes émotions trop présentes encore.

« On va rentrer. Je pense qu’il vaut mieux avant que tu tombes réellement malade… » proposa alors Matthieu.

« Non ça ira Matthieu. Je tiendrai le reste de la soirée si Prewett daigne ne plus entrer dans mon champ de vision. » dis-je d’une parole haineuse.

Aussi étrange cela pouvait-il paraitre, je pensais vraiment ce que je disais dans le sens où il était nécessaire que je m’écarte au maximum de lui. Je le désirais et mes joues en étaient la preuve. Il fallait m’écarter de lui où la situation allait devenir délicate… Matthieu posa alors sa main exactement où Arcturus l’avait posé plus tôt dans mon dos pour me conduire à l’intérieur loin du seul homme que je désirais vraiment…



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Lun 23 Mar - 14:26
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Lorsqu'elle tira sur ma chemise, je ne pouvais me mentir, elle m'avait pris au dépourvu. Je sentis le léger courant d'air instigué par ma chemise sortant de mon pantalon. Puis je ne sentis plus que ses mains sur ma peau qui m'arrachèrent un long frisson. Elle m'offrit un baiser mêlant deux émotions relativement contradictoire, la passion et la tendresse. Je n'en avais rien à redire, c'était plaisant, d'autant plus qu'avec ses mains caressant lentement mon corps, c'était enflammant. Mes mains étaient démontraient toute mon envie de faire de même. Je faisais glisser ma main gauche sur le tissu de sa robe, n'ayant pas assez, je voulais pouvoir la toucher. J'avais envie d'obtenir ce partage des sensations et ça passait par mes mains caressant sa peau mise à nue. Mina rompit notre baiser et je vis son sourire qui en disait long sur le fait qu'elle avait quelques choses en tête. Saisissant ma main gauche, elle la guida sur le côté de son corps, je sentis la fermeture sous mes doigts. Il ne m'en fallut pas plus pour tirer dessus. Si déjà elle me guidait là, c'était un appel à l'ouverture de cette robe, une permission d'aller toucher sa peau. Je fis glisser ma main dans l'ouverture de sa robe, caressant son ventre avec douceur alors que ses mains glissaient une nouvelle fois sous ma chemise à mon plus grand plaisir. Ma main remonta en suivant une ligne droite partant de son nombril, j'eus un grand sourire quand aucun tissu ne bloqua ma remontée. Étant l'homme que je suis, je laissais ma main toucher l'arrondi de son sein, retracer sa forme. Pourquoi donc je ne me permettais pas de le toucher plus ? Pas par pudeur, j'avais l'envie de la toucher, mais pas à cet instant, alors que je savais que je garderais la sensation sous mes doigts de cette caresse. Je devais encore tenir cette soirée en me promenant avec Amandine à mon bras. Rien que cette fin de soirée serait difficile après ce moment volé au nez et à la vue de tous les convives. Je profitais du baiser qu'elle m'offrait, je sentais qu'il serait sûrement le dernier de la soirée. Rendant la suite de cette soirée terne et frustrante, je n'aurais plus la possibilité de l'approcher et de la toucher avant lundi. Que lundi pouvait être loin me dis je en caressant la peau de son ventre bien trop bas pour la décence sang-pur. Je pouvais sentir le tissu de sa culotte à certain instant contre mon annulaire. Son corps se colla complètement à moi et j'en eus un frisson, déjà que notre baiser enflammant me donnait bien des idées pour qu'elle ne remonte jamais en haut, qu'on s'échappe d'ici tous les deux pour laisser notre passion parler. Ma main dans son dos, la collait encore plus à moi. Je sentais notre séparation devenir imminente et je n'en avais pas du tout envie. Je laissais échapper un soupir de frustration m'échapper lorsqu'elle détourna le regard. C'était trop tôt pour nous séparer, je ne le voulais pas et je resserrais ma prise sur elle. C'était de l'égoïsme pur, je n'avais pas envie qu'elle retourne dans les bras de son ex-fiancé qui tentait de retrouver sa place perdu.

« Il faut y retourner où on va commencer à se poser des questions sur nos deux absences.  » Je dus me faire violence pour ne pas l'empêcher de retirer ses mains. Son baiser au coin de mes lèvres n'était pas pour me calmer, me donnant encore plus envie de la garder contre moi. Elle s'arracha à mes bras et s'écarta, je laissais mon front toucher le mur en ouvrant déjà ma ceinture et le bouton de mon pantalon pour y remettre ma chemise. Je me rhabillais avec application, bien que j'eus un moment d'incapacité de mouvement quand j'entendis le son émit par sa robe se refermant. J'entendis ses pas et je finis de me rhabiller, le moment était réellement fini. Je m'adossais au mur pour laisser de l'avance à Mina, je glissais ma main dans mes cheveux, essayant de me calmer pour me remettre dans l'ambiance de la soirée. Je remontais finalement après avoir calmé les battements de mon cœur, il me faudrait encore quelques instants pour mettre un peu en sourdine ma frustration. En arrivant en haut, je vis directement Amandine arriver vers moi, j'eus un instant envie de courir, de m'inventer une excuse et de rentrer chez moi. Elle n'était pas Mina et c'était pour ça que je l'avais choisi, elle était physiquement son parfait opposé. Je lui proposais tout de même mon bras et elle le saisit pour le passer autour de sa taille. « Tu étais passés où, je t'ai cherché. » Murmura elle mais j'entendis plus les paroles de Matthieu pour Mina. « On va rentrer. Je pense qu’il vaut mieux avant que tu tombes réellement malade…  » Je me retins de rire, comment pouvait il la voir malade. Enfin peut-être l'étions nous, elle et moi, nous étions atteint d'une maladie rare, la passion ardente et le désir du corps de l'autre. Nous étions surtout de grand malade par le fait de nous cacher et d'agir tel des adolescents se retrouvant dans un coin sombre dès que l'occasion se présentait. « Non ça ira Matthieu. Je tiendrai le reste de la soirée si Prewett daigne ne plus entrer dans mon champ de vision.  » Déclara Mina avec une voix haineuse. Pourtant, je désirais qu'elle parte loin de moi en cet instant, sinon je ne pourrais me concentrer sur rien d'autre que sur sa personne. Fait loin d'être souhaitable vu ce que nous laissions apparaître comme relation. Je ne pus m'empêcher d'avoir envie de lancer un sort à ce Matthieu quand il posa sa main dans le dos de Mina.

Cependant je n'en fis rien, je retournais mon attention vers Amandine pour ne pas voir Mina s'éloigner. « J'étais assouvir un besoin naturel. » Répondis je à l'interrogation précédente d'Amandine. Au moins, en disant cela, je coupais court à toute question, puisque passer au toilette était la meilleure des excuses pour qu'elle ne pose aucune question. Je n'avais même pas réellement menti, j'étais allé assouvir un besoin, mais pas naturel, un besoin brûlant de toucher Mina. Un besoin obsédant de la toucher, de la voir m'appartenir dans le temps que nous pouvions voler. Je souris à Amandine, un sourire semblant des plus sincères. Je gardais ma main autour de la taille d'Amandine en l'emmenant dans la salle de réception. Je l'invitais à danser, nous mêlant aux autres couples déjà présent sur la piste. Amandine en parut enchanté, du moins son sourire disait cela, ce qu'elle avait en tête, je ne pouvais le savoir. Je la fis danser deux danses avant de lui proposer d'aller chercher un rafraîchissement, prétextant que j'avais la gorge sèche. Nos verres en main, je l'emmenais vers deux couples de l'âge de ses parents à vue d’œil. L'un des hommes nous regarda en souriant. « Vous formez un bien beau couple et il semblerait que les fiançailles ne tarderont pas d'après Monsieur Olivier. » Dit il et je vis le sourire d'Amandine s'étirer sur son visage alors que je n'avais envie que de faire une grimace. Je ne voulais pas de ses fiançailles, elles n'avaient été qu'une excuse pour me faire bien voir des invités. « Certains détails sont encore à voir. » Déclarais je avec toute la diplomatie qu'on m'avait appris. Cette phrase n'était pas l'expression de mon refus de ces fiançailles, ni même de mon acceptation. C'était l'expression la plus à même de dire que les choses étaient en préparation. Amandine m'entraîna au loin après s'être excusé pour nous, elle me conduisit auprès de son père qui la congédia sans plus de cérémonie. Il posa sa main sur mon épaule et me conduisit hors de la pièce, loin des convives, nous finîmes sur le balcon, il me regarda dans les yeux. « J'ai ouïe dire que vous aviez une longue liste de conquêtes féminines. » Me dit Monsieur Olivier, je hochais simplement la tête, c'était une fait. « Vous n'épouserez jamais ma fille, je veux un homme digne de son rang, hors vos actes ne le sont pas. » Je ris un peu à cette remarque, lui faisant bien savoir que jamais je n'aurais accepté des fiançailles avec sa fille. Il se détendit et me tapa sur l'épaule. Je marchais avec lui pour retourner à la salle de réception. Un poids venait de s'enlever de mes épaules, après tout, personne ne pourrait dire que j'avais refusé ses fiançailles, puisque Monsieur Olivier ne voulait pas de moi pour gendre.

Je retrouvais Amandine, sans lui faire par de la discussion très courte que je venais d'avoir en compagnie de son père. Elle l'apprendrait bien assez tôt, j'avais bien compris qu'il lui demanderait expressément de ne plus me fréquenter. J'abordais la soirée plus sereinement, je suivis Amandine vers les boissons. « Tu ne m'as présenté aucun de tes amis ce soir, hormis cette blonde, Natasha. » M'annonça Amandine et je la fixais. Comment pouvait elle simplement penser que je pouvais avoir des amis. Je n'avais jamais réellement eu d'amis, si on oubliait Natasha, qui avait été une amie et une partenaire. Je n'avais toujours vécu qu'avec pour seule amie Eiladora. Je n'avais jamais ressenti le besoin de me lier avec d'autres personnes, j'avais la seule amie au monde qui ne m'abandonnerait jamais, j'avais ma jumelle. Je ne m'entourais que de connaissance, quand les personnes que je fréquentais ne partageait pas mon sang. J'aurais très bien pu penser à Mina en cet instant, quand elle me parlait d'amitié. Seulement Mina ne correspondait à aucune catégorie connue de relation, après tout, nous n'étions pas amis, nous n'étions pas amant, nous n'étions rien, en dehors des ennemis pour le monde sorcier et deux êtres pleins de passions dans nos moments à deux. Amandine semblait maintenant gênée, elle devait avoir compris que je n'étais pas une personne ayant des amis, surtout qu'elle m'avait toujours vu seul. « Je n'aurais pas dû te poser une telle question. Tu me présenteras à ta famille ? » S'enquit Amandine et j'eus un sourire ironique. « Non, la seule femme que je présenterais à ma famille, sera la femme que j'épouserai et je ferai mon possible pour que ma famille ne la rencontre pas avant le jour fatidique du mariage. » Avouais je en lui faisant clairement savoir qu'elle pouvait oublier toute idée de fiançailles entre nous. Quand elle partie vers Helen, je compris que je n'avais pas mis assez de tact dans mes mots, mais je n'avais aucune envie de faire preuve de tact, j'étais encore frustré de ne pas avoir Mina et je venais de mettre une ombre à mes plans pour la soirée. Je suivais Amandine et Helen du regard alors qu'elles quittaient toutes deux la pièce. J'en étais soulagé, je bus une gorgée de mon verre en regardant autour de moi, je n'avais plus réellement de cavalière, je pouvais donc me permettre de regarder les femmes de l'assemblée. Pourtant, toutes ces femmes me paraissaient fades comparé à Mina, surtout que je l'avais tenu dans mes bras ce soir.
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Mar 24 Mar - 8:12
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Hate me for our safety as much as I will hate you for it

Du reste de la soirée, je ne pus que me contenter d’être loin de lui. Je savais que c’était mieux ainsi. Je devenais impulsive à ses côtés. Or je ne voudrais pas faire une erreur de trop qui nous découvrirait. Ça ne serait pas bon pour ses affaires d’avoir pris une autre cavalière en laissant découvrir notre relation. Il était déjà assez présenté volage comme ça. Pour le moment, ça ne lui portait pas préjudice mais n’allons pas tenter le diable. Je savais exactement comment les autres pourraient le considérer. Pas que me fréquenter le condamne à afficher une mauvaise réputation. J’étais de sang pur, avec un héritage, étant la seule descendante de mon père et j’étais connue des nobles comme une femme droite et fidèle. J’avais su entretenir les bonnes qualités depuis des années. Certes je prenais de sacrés risques pour ma propre réputation avec Arcturus mais ayant une relation cachée avec lui, qui pourrait donc avoir une mauvaise opinion de moi ? Que du contraire, ma « haine » était bien la preuve de mes choix « raisonnables ». Mais afficher notre relation à cette soirée était une réelle mauvaise idée. Je perdrais le respect de mes compères et lui passerait définitivement comme un homme en qui on ne pouvait avoir confiance. Je ne tenais pas à le desservir, seulement être auprès de lui. Ainsi, je dus me contenter de le voir danser du coin de l’œil avec Amandine, frustrée de ne pas être à sa place. J’enviais Amandine. Elle n’avait pas besoin d’une excuse pour danser avec lui : elle était sa cavalière.

Matthieu, de son côté, avait la persuasion de regagner de la place dans ma vie. J’en avais assez de lui répéter sans cesse ne pas vouloir de ce mariage. Son obstination était agaçante. Je le laissais alors parler. S’il voulait tomber plus bas que terre par un échec cuisant, c’était son choix. Oui j’étais consciente qu’il pourrait obtenir ce qu’il voulait si mon oncle acceptait. Mais je ne pensais pas mon oncle faire une telle chose. Avec sa tutelle sur ma personne, il avait accès à une partie de ma fortune. L’argent et le pouvoir l’animait bien trop pour confier mon héritage à un autre. Il allait cependant devenir très rapidement gênant. Que se passera-t-il quand il aura épuisé sa part ? Je savais pertinemment quel serait son choix…

La soirée se clôtura et Matthieu me raccompagna chez mon oncle. Depuis la fin de mes fiançailles, je n’avais d’autres choix que de vivre avec lui. Oui je pourrais chercher à être reniée mais je tenais à mon image dans la société de la parfaite petite nièce obéissante. Elle pouvait me servir. Je n’étais pas du genre à agir sans réfléchir – sauf avec Arcturus –. Tout n’était que calcul, or pour servir le seigneur des ténèbres – ne l’oublions pas – je devais aussi être irréprochable.

En arrivant, mon oncle nous accueilli alors, demandant à Matthieu comment ça s’était passé. Il fut honnête en racontant la soirée simplement dans les détails. Bien évidemment la partie avec Arcturus ne fut pas citée mais comment pourrait-il le savoir ? Mon oncle le remercia de veiller sur moi. Il demanda alors à lui parler en privé. Qu’ils fassent si ça leur amusait. Moi, j’allais me coucher…

FIN



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