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Lundi est là et moi aussi - Mina

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Lun 23 Mar - 19:28
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Je n'avais je crois jamais attendu un lundi avec autant d'impatience, au plus grand énervement des personnes m'entourant. Les elfes avaient pris chers pendant tout le week-end, ce qui ne me chagrinais en rien, je me fichais royalement de ses créatures. Mon réveil avait sonné comme tous les lundis matins, il était temps de me préparer pour l'université. J'avais décidé d'aller à mon premier cours de la journée, puisqu'il ne durait que de huit heure à dix heure, ça me laissait une heure pour aller retrouver Mina. Je ne l'avouerais pas, mais j'avais mis mon réveil plus tôt ce matin, ce qui fait qu'après ma douche, je me retrouvais à fixer mon armoire, portant seulement un caleçon et mes cheveux encore mouillé laissant couler quelques gouttes sur mon visage et dans ma nuque. Je finis par me décider, j'enfilais un pantalon blanc, pour la chemise, j'en choisis une aussi noir que mon pantalon pouvait être blanc, mais se collant à mon corps pour laisser voir que j'étais pas mal fait. J'attrapais une veste blanche que je n'avais jamais mise et j'attrapais mes affaires de classe sur ma chaise de bureau. Je descendis au petit déjeuner, me prenant un regard lourd de sens de ma sœur, mais aucun de nous ne dit un mot sur ma tenue. C'est naturellement qu'on partie ensemble pour l'université. J'assistais à mon premier cours, il fut bien difficile pour moi de me concentrer sur ce que racontait le professeur, je ne pensais qu'à mon rendez-vous de onze heure. Le cours se finit à dix heure et demi, ce professeur en profitait toujours en sachant qu'on avait que cours à onze heure ensuite.

Une demi-heure de perdue, je transplanais chez moi, je posais mes affaires après avoir vérifié que personne n'était là. Je me regardais une nouvelle fois dans le miroir, prenant le temps de vérifier que j'étais présentable. Descendant en bas, j'attrapais une banane se trouvant dans la coupelle de fruit posé en continue sur la table de la salle à manger. Je sortis du manoir en épluchant ma banane, je marchais dans les rues de Londres. Pourquoi choisir de marcher à la place de transplaner, simplement pour profiter de l'air frais de cette journée. J'arrivais à onze heure moins dix devant Ste Mangouste, je finis ma banane tranquillement en montant les étages. Je faisais comme si j'allais rendre visite à quelqu'un d'hospitalisé dont je connaissais le chemin de sa chambre. Le quatrième étage était là, sous mon nez, maintenant qu'allais je pouvoir faire. Où était Mina ? Comment la trouver ? Je la cherchais du regard, il n'était pas question de demander à quiconque où elle pouvait se trouver. Je fis le tour de l'étage très lentement trois fois, regardant les numéros de chambres, le personnel de l'étage me regardant étrangement quand ils me croisaient pour la deuxième ou la troisième fois, puis finalement une jeune femme m'accosta, elle portait la tenue de l'hôpital. « Bonjour Monsieur. Puis je vous aider ? Quel patient cherchez vous ? Vous avez besoin d'un médicomage ? » Me demanda-t-elle et je la fixais attentivement, ne pouvait elle pas simplement me laisser répondre à une question avant d'enchaîner avec d'autres. Je réfléchis à ma réponse, levant les yeux de cette jeune femme. « Bonjour. Vous ne pouvez m'aider. J'attends simplement quelqu'un, nous allons voir une connaissance ensemble. Je suis simplement quelqu'un qui a quelques difficultés à rester sur place pour attendre. » Mentis je avant de m'éloigner de cette femme. Je marchais une autre fois dans les couloirs, avant de la voir sortir de la chambre d'un patient. Elle me tournait le dos, mais j'étais sûr qu'il s'agissait de Mina. Je m'approchais le plus silencieusement possible et avant qu'elle ne puisse essayer de m'attaquer, puisque je me doutais qu'elle avait des réflexes, je l'attrapais par la taille, laissant mes mains reposer sur son ventre et mon torse se coller à son dos. « Bonjour Miss Valmont.. » Soufflais je à son oreille. Je n'avais qu'un petit doute sur le fait qu'elle ne m'ait pas reconnu, quand son dos était entré en contact avec mon torse ou à mes mains. Ma voix était juste là pour lui certifié que c'était bien moi, je fis glisser mes lèvres dans son cou, y posant un baiser délicat. « Avant que tu ne le dises, j'ai conscience que ce que je fais là est un danger pour notre secret. » J'avouais dans un souffle en laissant mon nez caresser la peau de son cou.

Ces petits gestes étaient une façon bien à moi de lui dire qu'elle m'avait manqué, ce que je n'avais su lui dire durant la réception. Les mots m'ayant échappés en russe, peut-être par fierté ou simplement parce que je me trouvais incapable d'avouer que je pouvais être réellement attaché à elle. Je n'avais jamais été attaché à personne de cette façon en dehors de ma famille. Personne ne m'avait manqué comme elle pouvait me manquer quand je ne la voyais pas. Ma main gauche trouva la sienne et j'entrelaçais nos doigts en passant à côté d'elle, mon bras passant dans son dos. J'étais en train de me trouver un goût pour le danger. Surtout pour le danger d'être vu trop proche de Mina, celui qu'on nous surprenne. Nous serions bien évidemment tous les deux capables de trouver une bonne excuse à notre position. Je forçais Mina à avancer et je vis une porte de chambre sans aucun nom inscrit dessus. Je l'ouvrais et poussait Mina à l'intérieur. Fermant la porte derrière nous, je la verrouillais calmement avant de tirer Mina à moi. Je souris en sentant son dos contre mon torse. Je fis glisser mes mains sur elle, savourant juste le fait de l'avoir dans mes bras, bien que pour rien au monde je ne l'aurais avoué. J'agissais à l'instant en ne suivant que mon instinct et les envies de mes mains, c'était peut-être pas très judicieux. J'aurais tout le temps de m'en vouloir si quelqu'un nous avait vu dans le couloir ou si on nous avait vu entrer ici. Je remontais ma main droite, laissant mes doigts glisser sur son sein avant de poser ma main sur sa clavicule gauche. « J'espère que tu t'es débarrassé de tous tes patients. Maintenant que je t'ai, je compte bien te garder égoïstement pour moi seul pendant longtemps. » Dis je en laissant ma main droite caresser sa clavicule. Je ne pensais plus qu'à elle et à mon envie de la déshabiller pour pouvoir toucher sa peau et voir jusqu'où elle me laisserait aller cette fois-ci, allais je pouvoir gagner un peu plus de droit sur son corps ou allais je encore devoir patienter pour en obtenir plus. Pourtant j'avais une question à lui poser, je ne me souvenais que trop bien de la réception et de son ex-fiancé. « Il est toujours ton ex-fiancé ce Matthieu qui croit avoir tous les droits sur ta personne ? » M'enquis je en collant mes lèvres contre son oreille. J'avais besoin de savoir qu'elle n'était pas promise à un homme, ne me demandez pas pourquoi c'était ainsi. J'avais juste ce besoin fou de le savoir, pour me sentir soulagé.
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Mar 24 Mar - 9:42
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Je venais de retourner mon armoire entière sans trouver une seule chose qui me plaisait. Je ne voulais pas mettre quelque chose qui lui donnait trop la sensation de n’être plus qu’à cueillir et en même temps je voulais le frustrer d’une façon si indécente. Forcément, ces deux aspects étant contradictoires : je ne trouvais rien. J’étais bien tentée d’y aller finalement nue sous ma blouse pour régler le problème. L’idée n’était remarque pas si bête mais je voulais non pas mettre ma tenue d’interne de nuit mais la blouse blanche du jour. Me mettre donc à nu, je doute que ça lui plaise grandement puisque ça permettrait aux autres d’en voir autant. Bref, je ne savais quoi mettre. Robe ? Jupe ? Pantalon ? Quel haut ? Sexy ? Sage ? Qui s’enlève facilement ? Qui le fera galérer ? Telles étaient les questions de ce matin à 6h alors que je trônais l’air désespéré en sous-vêtement devant les portes de cette dites fichue armoire. Faudrait-il déjà savoir ce que je voulais quand j’eus tout à coup une idée…

C’est à 7h que je pris mon service, laissant les chiens de garde de mon oncle au rez-de-chaussée. Montant à mon service privilégié : soins intensifs contre potions néfastes – quelle ironie… - au quatrième étage. J’étais affectée à deux services : soins contre potions et soins contre sortilège. Au vue du planning que j‘avais pu constater la semaine dernière, je savais qu’aujourd’hui je serais majoritairement au quatrième. En arrivant, je me dirigeais vers les vestiaires. Là, je croisais l’un de mes collègues.

« Valmont ! Que de beauté aujourd’hui ! Tu as décidé de céder et te livrer à un plaisir intense avec moi dans ce dit vestiaire ? » me dit-il pour me taquiner sur ma tenue.

J’avouais m’habiller rarement de façon sexy pour le boulot. Je n’étais pas ici pour séduire mais pour travailler. Seulement comprenez que je ne me sentais pas d’arriver en simple blouse en sachant la présence d’Arcturus dans… moins de trois heures.

« Tu aimerais bien… » dis-je avec un sourire en coin. « Ah Mary ! » dis-je en voyant arriver une collègue. « C’est toujours ok pour 11h ? » lui demandais-je simplement.

« Oui oui, pas de soucis ! Tu m’arranges de décaler tes horaires. Mon mari voulait aller au restaurant ce soir. » dit-elle heureuse.

J’étais passé à l’hôpital dimanche pour voir les changements de mes horaires avec Mary. Elle me reléguait de 11h à 15h et en échange, je faisais ses horaires de 17h à 21h. Ça me laissait quatre heures pour l’homme de tous mes secrets. La journée serait certes longue mais que ne ferais-je pas pour le revoir en toute discrétion. J’avais alors ma petite idée pour occuper ces quatre heures – sans y voir forcément un lourd sous-entendu bien évidemment… – et j’étais donc heureuse d’avoir pu planifier cet arrangement. Arcturus allait me faire perdre la tête avec toutes ces cachoteries. Je n’avais pas l’habitude de faire autant de secrets. Je m’en sortais pourtant pas mal et la situation était bien trop poignante pour ne pas en trouver une certaine adrénaline plus qu’agréable. Ce règlement fait, je vis arriver Felicity. Elle me fit un clin d’œil. Je sus alors qu’elle put me faire ce que je lui avais demandé. Felicity était une collègue de travail discrète que j’appréciais par-dessus tout. Elle était aussi de la même nature que moi. Aussi jeune, elle avait porté très tôt la marque. Il était facile de se soutenir quand on était toutes les deux soumises à une pression dérangeante venant d’une figure masculine. Là où j’avais mon oncle, elle avait son père. Chacun son fardeau dirons-nous. Je passais ainsi ma blouse blanche de médicomage par-dessus ma robe, couvrant la fermeture dans mon dos qui traçait tout le long de la robe. Ainsi vêtue d’une robe d’apparence simplement épousant mes formes sans en faire voire un centimètre, j’allais alors à mon travail. Je n’avais plus qu’à attendre 11h.

Le temps fut long et je ne cessais d’avoir des pointes d’adrénaline en regardant ma montre. Plus d’une fois cela amusa certains de mes patients se demandant ce que j’attendais comme cela. Je restais vague, disant attendre ma pause déjeuné avec impatience. Je ne prétextais rien du tout mais on s’imagina certainement une potentielle fin. Les minutes défilaient jusqu’à ce qu’on m’attrape par la taille, me faisant sursauter légèrement. Des mains passèrent sur mon ventre et croyant à une blague de mon collègue – il en est capable – en ne pensant pas voir Arcturus avant dix minutes, j’allais lui attraper le poignet et lui retourner pour exprimer ma façon de penser. La voix qui vint à mon oreille provoqua pourtant un long frisson le long de mon échine. Je reconnus tout de suite Arcturus et je fus incapable, en cet instant, de ne pas me mordre les lèvres en me détendant. Ses lèvres glissèrent alors dans mon cou et j’allais le traiter de fou de faire une telle chose dans le couloir même si j’aimais particulièrement ce baiser qui me fit fermer les yeux un instant :

« Avant que tu ne le dises, j'ai conscience que ce que je fais là est un danger pour notre secret. » me dit Arcturus.

Au moins il le reconnaissait ! Je dénotais une incapacité à attendre au moins de se retrouver dans une chambre. J’aimais cette tendance chez lui de ne pas arriver à se contrôler correctement en ma présence. J’avais le sentiment d’une folie réciproque et cette impression ne pouvait qu’embaumer mon cœur. Son nez caressa alors mon cou, provoquant un frisson par la chatouille qu’il provoqua sur ma peau. Il était difficile de ne pas me retourner pour l’embrasser ici sans me soucier de notre entourage. Notre secret était frustrant. Parfois j’avais envie qu’on me reconnaisse comme sa… sa quoi ? petite amie ? femme ? fiancée ? Je ne savais trop ce que je voulais… D’un autre côté j’aimais ce secret entre nous. Je ne savais alors plus quoi en penser.

Sa main gauche, dans ma réflexion, trouva la mienne. Il entrelaça mes doigts avec douceur et son bras passa dans mon dos. Il jouait avec le feu et mon cœur s’en emballer. A quoi jouait-il exactement ? On pouvait nous voir. Dois-je lui rappeler que je n’étais pas la seule sang pur à travailler ici ? Il me força alors à regagner une chambre. Me faisant entrer, il verrouilla derrière lui. Il colla alors son torse à mon dos. A l’abri des regards, je me détendis un peu plus. Il glissa alors ses mains de ma taille vers le haut de mon corps, provoquant un long frisson en passant sur mon sein avant de regagner ma clavicule gauche. Il m’énervait parfois d’avoir autant d’emprise sur moi. Je me sentais complètement soumise à ce plaisir qu’il me procurait…

« J'espère que tu t'es débarrassé de tous tes patients. Maintenant que je t'ai, je compte bien te garder égoïstement pour moi seul pendant longtemps. » dit-il en laissant sa main droite caresser ma clavicule.

Dois-je lui avouer qu’il avait de l’avance ? Je savais néanmoins que Mary saurait reprendre le relais sans savoir où je pouvais bien être.

« Il est toujours ton ex-fiancé ce Matthieu qui croit avoir tous les droits sur ta personne ? » me demanda-t-il finalement.

C’est après avoir pris le risque de nous découvrir qu’il commençait à s’en inquiéter ? Sa question m’amusa intérieurement même si je ne le démontrai pas, bien au contraire. Je laissais mon corps se tendre et un air sérieux s’afficher sur mon visage. Je me retournais alors vers lui, reculant d’un pas avec un air finalement grave.

« Arcturus… Mon oncle et Matthieu ont discuté ensemble samedi soir après la soirée et… » dis-je sérieusement insinuant être potentiellement de nouveau fiancée.

A voir sa tête, je ne pus cependant me retenir plus longtemps. Je me mis à rire. Me serais-je moquée de lui ? Gentiment… Bon d’accord ce n’était pas très gentil mais la tentation était bien trop forte de voir sa réaction. Elle était monumentale et je ne pouvais m’empêcher d’en rire légèrement avant de le rejoindre et passer mes bras autour de son cou. Je me mordillais alors la lèvre inférieure de culpabilité avant de lui dire :

« Mon oncle refuse que Matthieu obtienne de nouveau ma main. Et tu connais Matthieu. Il est si droit qu’il ne pourra jamais tenter une telle chose dans son dos. De toute façon il aurait besoin de mon consentement et crois-moi, il n’est pas prêt de l’avoir. Si je devais appartenir à un homme, il est tout contre moi en cet instant-même… » lui dis-je en capturant ses lèvres un instant.

Je profitais de ce baiser tant désirer. Cela faisait du bien de pouvoir être de nouveau dans ses bras de cette façon. J’en éprouvais une certaine dépendance. Je dus cependant cesser ce baiser en repensant à ses propos lors de la soirée de samedi sur un potentiel mariage entre nous. Je regagnais un certain sérieux, cette fois véritable. Je posais alors ma main sur sa joue, captant son regard avant de lui dire :

« Arcturus… J’aimerai reparler de samedi… J’ignore si aujourd’hui tu penses encore ce que tu as dis mais… » pourquoi ce ‘mais’ sonne mauvais tout à coup ? « C’est généreux de ta part. J’en ai conscience mais… » encore ce ‘mais’ terrible. « Je sais que tu veux me protéger mais… » on ne dit jamais deux sans trois… « je suis grande et je peux me défendre. Je n’ai pas besoin d’une alliance comme celle-ci pour me sauver et te condamner à t’enchainer dans un mariage. Je sais ce que tu penses de cette institution. Ta liste de conquête parle d’elle-même… Et… » dis-je en cherchant mes mots pour lui faire comprendre ce que je pensais de tout ça. « Si… tu dois me demander ma main, je ne veux pas que ce soit simplement pour m’éviter le pire mais parce que tu le désires vraiment au plus profond de toi. S’il te plait. » posais-je mon doigt sur ses lèvres pour le taire. « Ne dis rien… » dis-je avec un léger sourire.

J’étais bien peut-être la seule qui était en train de ne pas vouloir être marié expressément à cet homme pour sa fortune, son côté inaccessible ou le succès d’être à son bras. Après tout, la femme qui obtiendra un mariage de cet homme aura certainement beaucoup de mérites aux yeux de beaucoup. Il était après tout beau, intelligent et d’une bonne fortune. Seulement je ne voulais rien de tout cela. Combien de femmes ont désiré plus qu’une nuit avec lui ? Combien ont voulu porter son nom ? Combien ont eut de l’espoir ? Et dans toute cette ironie, j’étais la seule à ne pas lui demander une telle chose. Qu’il ait mon cœur et mon corps, peut-être même mon âme, ne justifiait pas qu’il devait être obligé de prendre ma main. Pas s’il ne le désirait pas au plus profond de lui…

« Je ne veux pas que tu fasses cela parce que tu te sens un je ne sais quel devoir envers moi. Mais parce que tu le désires vraiment. Alors ne me dis rien. Ne me le demande pas sans être sûr de toi. Parce qu’un tel choix implique plus qu’une passion enflammée entre nous. C’est un choix à vie Arcturus. Tu dois pouvoir te dire que dans dix, vingt, trente ans et même peut-être plus, tu envisages toujours ton avenir avec la même femme. Tu dois sentir au plus profond de toi le refus qu’elle appartienne à un autre. Tu dois sentir, là » dis-je en posant mon doigt sur sa tempe. « et là, » posais-je ma main sur son cœur. « qu’elle ne doit revenir qu’à toi. Je n’en attends pas autant de toi. Pas parce que je ne crois pas en toi ou que je n’en ai pas envie. Seulement parce que je refuse de t’enchainer à quelque chose que tu pourrais regretter avec le temps. »

Ce n’était pas un « non » à une potentielle demande. Cela impliquait une simple condition : qu’il se sente prêt non pour moi mais pour lui. Du reste, il était le seul homme à qui je me sentais appartenir. Ça ne changeait rien à mes sentiments et mes émotions, qu’il choisisse de reconsidérer sa demande ou non. Il avait simplement le temps pour y penser. Rien ne pressait. J’embrassais alors le creux de sa main en la ramenant à mon visage. Je déposai alors sa main dans mon cou et sur ma joue.

« J’ai une surprise pour toi… » clôturai-je finalement sujet. « Elle est rangée, cachée dans la réserve. As-tu envie de la découvrir ? » lui proposai-je.

Je lui proposais plus qu’un choix sur sa curiosité ou non. C’était lui laisser le choix d’accepter de continuer à vivre cette histoire au risque pour moi de peut-être en souffrir par la suite ou de partir vexé peut-être par mes mots et mon refus indirect – un refus non définitif, je tenais à le préciser –. Croyez-moi, être sa femme pouvait devenir un rêve mais je n’étais pas le genre égoïste à prendre sans me soucier de lui. De mes émotions étaient né un sentiment qui me poussait à être capable de me sacrifier pour lui. Je voulais le meilleur pour lui, même si pour ça, il faudrait en souffrir en ne voyant jamais naître plus qu’un violent désir qui serait assouvi le jour où je cèderai. Mais qu’y pouvais-je ? Je ne contrôlai pas ce sentiment qui me poussait à être capable de me sacrifier pour cet homme. Après tout… c’était ça, aimer.
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Mar 24 Mar - 23:10
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Je la sentis se tendre entre mes bras, j'eus un petit instant de doute, mais déjà elle se tourna vers moi en reculant d'un pas. Je ne pouvais que fixer son air grave. Non, je ne la laisserais pas m'échapper, pas pour épouser un minable pour qui je pensais avoir bien compris, elle n'avait aucun désir, le voyant comme un frère. « Arcturus… Mon oncle et Matthieu ont discuté ensemble samedi soir après la soirée et…  » Me dit elle sérieusement et je pouvais sentir planer la possibilité de nouvelles fiançailles entre Mina et ce français. Ma tête devait en dire long sur mon dégoût et sur beaucoup d'autres émotions que je pouvais ressentir sans pouvoir toutes les nommer, certaines m'étant nouvelle. Je fus soulager quand elle se mit à rire, bien que je me sentais vexé d'avoir courut dans son petit jeu pour me faire douter. Pourquoi l'avait elle fait, cette mauvaise blague ? Pourquoi avait elle entretenue ce suspens ? Voulait elle simplement voir ma réaction ? Après tout, c'était envisageable après ce que j'avais pu dire samedi soir. Je me doutais qu'elle devait avoir vu mes émotions défiler sur mon visage. Je me détendis à nouveau complètement lorsqu'elle passa ses bras autour de mon cou en me rejoignant. Je la vis se mordiller la lèvre inférieure et je ne pus m'empêcher de me dire qu'elle était vraiment craquante quand elle faisait ce petit geste. À chaque fois qu'elle se mordillait la lèvre ainsi, j'avais envie de la coller à moi et de l'embrasser.

« Mon oncle refuse que Matthieu obtienne de nouveau ma main. Et tu connais Matthieu. Il est si droit qu’il ne pourra jamais tenter une telle chose dans son dos. De toute façon il aurait besoin de mon consentement et crois-moi, il n’est pas prêt de l’avoir. Si je devais appartenir à un homme, il est tout contre moi en cet instant-même…  » Avoua Mina en capturant mes lèvres un instant. Je plaçais mes mains sur sa taille avec douceur, laissant mes pouces la caresser doucement. Le fait qu'elle ne veuille n'appartenir qu'à moi avait eu l'effet de me faire ressentir un bonheur qui me surprenait. C'était pas la satisfaction que je pensais ressentir si un jour elle me disait cela, c'était plus profond, trop profond pour que je ne veuille l'identifier. Lorsqu'elle passa sa main sur ma joue, je baissais les yeux afin de la regarder, son regard était très sérieux et je pensais que cette fois, elle ne se jouait pas de moi. Elle semblait réellement vouloir me parler avec sérieux et je sentais qu'elle me parlerait inévitablement de mes paroles de samedi. Je savais que mes mots feraient l'objet d'une conversation entre nous en arrivant pour la voir. « Arcturus… J’aimerai reparler de samedi… J’ignore si aujourd’hui tu penses encore ce que tu as dis mais…  » Bien sur que je le pensais toujours, mais elle ne pouvait le savoir. « C’est généreux de ta part. J’en ai conscience mais…  » Comment ça généreux ? Je ne faisais pas preuve de générosité, j'avais pensé mes mots et pourquoi mettait elle tant de mais dans ses phrases. « Je sais que tu veux me protéger mais…  » Oh oui, je veux te protéger, mais il y a autre chose. Une chose que je ne comprends pas ou que je ne veux pas comprendre. Voilà ce que j'avais envie de dire, mais elle poursuivit. « je suis grande et je peux me défendre. Je n’ai pas besoin d’une alliance comme celle-ci pour me sauver et te condamner à t’enchainer dans un mariage. Je sais ce que tu penses de cette institution. Ta liste de conquête parle d’elle-même… Et…  » J'ai pensé chacun de mes mots pourtant et je ne le ferais pas simplement pour te sauver. Je comprends aussi que tu n'as rien compris sur ma vision du mariage. Ce n'est pas que je n'y crois pas, c'est juste que dans mes conquêtes, je n'ai jamais trouvé une femme assez intéressante pour me donner l'envie de me marier. « Si… tu dois me demander ma main, je ne veux pas que ce soit simplement pour m’éviter le pire mais parce que tu le désires vraiment au plus profond de toi. S’il te plait.  » Là, tu marques un point, Mina Valmont. J'aurais été prêt à te demander ta main pour te sauver, lors de la réception chez toi. Samedi, je parlais peut-être simplement sous le coup de la jalousie, je ne sais pas. Je ne suis pas encore prêt à être un mari, j'en suis conscient aussi. Elle avait posé un doigt sur mes lèvres, m'empêchant de lui dire tout ce que j'avais à dire. « Ne dis rien…  » Elle avait un léger sourire sur ses lèvres et c'était frustrant de ne rien pouvoir dire.

Pour être honnête avec moi-même, je ne la comprenais pas. Je ne lui avais pas demander de l'épouser, j'avais juste dit avoir trouver une femme avec qui je serais prêt à me marier. Peut-être un jour. Je ne peux pas savoir ce que l'avenir me réserve ou lui réserve. Je ne sais qu'une chose, je serais prêt à plutôt long terme à m'enchaîner à elle pour l'ensemble de ma vie. Le moment n'était pas encore là, comme je l'avais dit, toutes les conditions n'étaient pas réunie et je savais que je ne les remplirais sûrement jamais. Après tout, elle sait mon nom, elle connaît mon mauvais côté, elle en sait bien plus sur moi que quiconque. Je ne savais comment prendre le fait que la seule femme à qui je parle d'un potentiel mariage ensemble venait de me dire qu'elle n'en voulait pas si je ne le désirais pas au plus profond de moi. Qu'appelait elle au plus profond de moi d'ailleurs ? Je ne me pense pas capable d'amour, alors jamais je ne pourrais la demander en mariage si c'est ce qu'elle attendait de moi en disant cela. J'avais eu bien des possibilités de me marier, depuis des années. Seulement, toutes ces femmes m'avaient semblé ternes. La résistance de Mina pour ne pas me céder son corps jouait aussi dans cette histoire. J'en avais connu une ou deux m'ayant refusé leur corps après m'avoir frustré moins que Mina, ces femmes là, je n'avais jamais ressenti ce désir profond de les revoir. Jamais je n'avais eu cet envie de revoir une femme, chaque jour, attendre les moments où il nous serait possible de se voir et de se toucher. Tout à mes pensées, je n'avais pas fait attention à mes mains étant venu se glisser dans le dos de Mina, la collant plus à moi. C'était un geste possessif mais doux à la fois, je la tenais juste et je ne voulais pas la lâcher. Pourtant, je ne lui en dis rien, parce que ma fierté m'empêcher d'exprimer la plupart des choses. Ainsi que la peur d'en parler.

« Je ne veux pas que tu fasses cela parce que tu te sens un je ne sais quel devoir envers moi. Mais parce que tu le désires vraiment. Alors ne me dis rien. Ne me le demande pas sans être sûr de toi. Parce qu’un tel choix implique plus qu’une passion enflammée entre nous. C’est un choix à vie Arcturus. Tu dois pouvoir te dire que dans dix, vingt, trente ans et même peut-être plus, tu envisages toujours ton avenir avec la même femme. Tu dois sentir au plus profond de toi le refus qu’elle appartienne à un autre. Tu dois sentir, là  » M'annonça Mina en posant sa main sur ma tempe. Je me sentis réellement vexé qu'elle pense que je ne sache pas ce que signifiait le mariage et ce qu'il impliquait. Le fait était aussi que je ne pouvais dire si nous ne vivions qu'une passion enflammée, si dans trente ans, je la voudrais toujours autant que maintenant. Samedi, j'avais juste eu la profonde envie qu'elle n'appartienne qu'à moi. J'avais voulut que seul mes mains se posent sur son corps, j'avais eu envie de démolir son ancien fiancé pour oser la toucher. « et là,  » Ajouta-t-elle en posant sa main sur mon cœur, sans savoir qu'elle touchait le seul organe de mon corps qu'elle était la seule à rendre complètement fou sans que je n'en comprenne la signification. « qu’elle ne doit revenir qu’à toi. Je n’en attends pas autant de toi. Pas parce que je ne crois pas en toi ou que je n’en ai pas envie. Seulement parce que je refuse de t’enchainer à quelque chose que tu pourrais regretter avec le temps.  » Le regretterais je avec le temps ? Je ne pouvais le savoir, je ne savais qu'une chose. Pour moi, le mariage était une chose ne se basant pas que sur le sentiment qu'on nomme l'amour, bien que l'amour doive entrer en ligne de mire. Pour moi, le mariage était aussi une question de feeling dans l'intimité, - et je pense bien au genre d'intimité qu'elle me refuse-, parce que pour moi, si l'amour est là mais pas d'entente dans la chambre, le mariage est tout aussi raté qu'un mariage arrangé.

Elle prit ma main, l'amenant à elle et en embrassa le creux, puis elle la déposa dans son cou et sur sa joue. Je laissais ma main sur sa joue, caressant avec douceur sa peau avec mon pouce. Aujourd'hui, plus elle parlait et plus je me posais de question. J'aime notre relation cachée, je ne peux le nier, ça me permet de garder ma liberté extérieurement tout en étant qu'à elle dans nos moments. Bien que je pense trop souvent à elle en dehors de nos rendez-vous. L'idée d'une vraie relation au grand jour, n'était pas non plus pour me déplaire, pour bien dire que je ne voulais pas partager. Pourtant, perdre ma liberté me faisait peur. « J’ai une surprise pour toi…  » M'annonça Mina et j'eus un grand sourire bien que je ne sache pas ce dont il s'agissait, j'avais envie de le savoir. « Elle est rangée, cachée dans la réserve. As-tu envie de la découvrir ?  » Proposa Mina et mon sourire s'agrandit pour seule réponse positive.

Bien que je voulais voir cette surprise, je la collais entre le mur de la chambre et mon corps. Appuyant mon corps contre le sien pour la bloquer sans pour autant la faire souffrir. Mes deux mains se posèrent sur ses joues, je la forçais à me fixer, il le fallait. Elle avait dit ce qu'elle avait à dire sur la soirée de samedi, il était bien temps que ce soit à mon tour de donner mon point de vue sur mes mots et sur les siens. En écoutant qu'une version, on ne pouvait se faire une réelle opinion de la situation et elle devait avoir ma version, comprendre ce que j'avais voulu faire passer. Peut-être arriverait elle à voir plus en moi que ce que je m'autorisais à voir. « Avant qu'on aille voir ta surprise. Tu vas m'écouter, parce que tes conclusions sont bien belles sur samedi... » Commençais je en posant mes lèvres sur les siennes un instant dans un baiser très rapide. « Mais loin d'être complètement ce que je voulais faire passer. » Avouais je en la regardant dans les yeux un instant avant de les détourner un instant. Mes yeux cherchèrent à nouveau les siens, ils en avaient besoins, j'avais besoin qu'elle sache que j'étais sincère. « Il y a un jour, où j'y ai pensé comme une possibilité de te sauver, de te protéger de la façon la plus sûre possible. Pour moi certaines choses semblent bien impossible, comme ressentir de l'amour. » Dis je sans quitter une seule seconde son regard. « Et tu l'as dit toi même tu attends une volonté profonde, hors, je sens que tu parles d'amour. Alors j'ai bien compris que jamais je n'ai intérêt à te demander en mariage. » Soufflais je en faisant glisser ses mains sur mon corps, m'arrêtant quand elles se posèrent sur ses cuisses.

« Pourtant, j'étais parfaitement sérieux, Mina. Tu es une femme sublime, intelligente, charmante, étonnante, forte et je passerais mes compliments sur le côté de ta personnalité que certains qualifieraient de mauvais. Je sais que comme femme, tu ne serais pas le genre à te plier facilement à dire oui à tout et à tout moment. Que tu ne me laisserais pas régir ta vie et que tu ne voudrais pas régir la mienne. Mon esprit te désire, c'est un fait auquel je ne fais que trop face. Mon cœur m'apparaît sous un nouveau jour à chaque nouvelle rencontre avec toi. » Murmurais je en posant sa main sur mon cœur avant de la faire descendre pour la poser sur le bouton de mon pantalon. « Tu sais que mon désir pour toi est profond. N'est ce que du désir ? De la passion ? Ou plus profond ? Je ne pourrais jamais te répondre. Alors acceptes le fait que j'aurais été prêt à te demander en mariage, si un jour tout ce que j'attends de toi et de moi aurait été réunis. Ainsi que ce que tu attends de moi. Cependant, t'aimer, c'est trop abstrait pour moi. Je sais aimer ma sœur, parce que c'est ma jumelle, je suis en train d'apprendre comment je dois aimer mes parents. Est ce que j'apprendrais un jour à aimer une femme n'ayant aucune relation familiale avec moi ? » Soufflais en posant un baiser sur sa joue. « Je ne peux pas répondre à cette question. Tout ce que je sais, c'est que samedi, je parlais sincèrement, je ne pouvais supporter de voir Matthieu te toucher, j'avais bien envie de lui démolir ta petite figure de français, ça se sont des faits. Aucun homme ne devrait avoir le droit de te toucher hormis moi. » Finis je par dire, en étant aller le plus loin possible dans ce que je pouvais bien accepter de dire. J'avais déjà combattu ma fierté pour en dire temps. Je posais sa main sur mon torse avant de poser ma main dans son cou. Je lui volais un baiser passionné et pleins de tous ce que je pouvais ressentir en cet instant.

Je laissais juste mon esprit s'exprimer, rapprochant mon corps du sien si c'était possible, ma main sur sa joue trouva le chemin jusqu'à sa taille en glissant le long de son corps. Je me séparais de Mina, attrapant juste une de ses mains au passage, la tenant fermement dans la mienne. Mon autre main lui montra la porte. C'était une invitation muette à me conduire vers cette remise où se cachait ma surprise. Je me demandais maintenant ce qu'elle avait bien pu prévoir comme surprise. J'avais mes propres idées, seulement certaines se trouvaient être bien trop osées vu le comportement de Mina à mon égard lors de nos précédents rendez-vous. Si elle m'avait refusé son corps toutes les autres fois, ce n'est pas aujourd'hui qu'elle allait me l'offrir, je pouvais toujours rêver. Et Merlin sait que j'en rêvais de son corps.
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Mer 25 Mar - 8:23
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Il pouvait partir ou rester, le choix lui appartenait après lui avoir expliqué ma façon de penser sur ce qui en était ressorti samedi. S’il restait, ça ne changerait rien pour moi. J’étais plus qu’attiré par cet homme. Quand il sourit alors pour accepter de découvrir sa surprise, une part de moi en fut soulagée. Il me colla alors entre le mur et lui. Je le laissais appuyer son corps contre le mien pour le bloquer. J’aimais bien trop cette proximité pour la renier. Ses deux mains capturèrent mes deux jours entre elles et j’eus la sensation que le sujet « mariage » n’était pas clôturé comme je le souhaitais. J’avais peur de son avis. Je n’avais pas envie de l’entendre. Avais-je le choix ?

« Avant qu'on aille voir ta surprise. Tu vas m'écouter, parce que tes conclusions sont bien belles sur samedi... » dit-il avant d’embrasser rapidement mes lèvres, me rassurant un peu. « Mais loin d'être complètement ce que je voulais faire passer. » avoua-t-il, me perdant un instant. « Il y a un jour, où j'y ai pensé comme une possibilité de te sauver, de te protéger de la façon la plus sûre possible. Pour moi certaines choses semblent bien impossibles, comme ressentir de l'amour. » dit-il.

J’aurais voulu baisser le regard mais il m’en empêcha. Je n’eus d’autres choix que de regarder cet homme qui m’avouait exactement ce que je pressentais. Je savais depuis le début avoir un très mauvais jugement sur le fait de le laisser entrer dans ma vie. Il n’y avait aucun avenir possible et il ne faisait que me le confirmer, mais comment expliquer qu’il était trop tard ? Je ne lui dirai jamais mais s’il possédait autant de poids sur moi, si je le laissais me revoir malgré le fait qu’il n’y ait aucun espoir c’était bien à cause de mes propres sentiments. Je ne trouvais le repos que dans ses bras. Nul autre homme ne pouvait provoquer cette paix, ce feu et cette joie au fond de moi. C’était alors faire le choix de se protéger et refuser d’aller plus loin ou prendre tout ce qu’il pouvait m’offrir, vivre cette passion qui serait peut-être courte mais ne jamais regretter d’avoir pu connaitre au moins une fois dans sa vie une passion, douloureuse peut-être, mais bien trop forte pour ne pas être vécu. Mon choix était fait dès la France quand je lui avais proposé cette relation secrète. Dès lors, même en sachant pertinemment foncer droit dans le mur, je ne pouvais et ne voulais plus faire marche arrière.

« Et tu l'as dit toi-même tu attends une volonté profonde, hors, je sens que tu parles d'amour. Alors j'ai bien compris que jamais je n'ai intérêt à te demander en mariage. » souffla-t-il.

Parlais-je d’amour ? J’avais envie de le contredire mais je savais qu’il avait raison. C’était très – trop ? – sentimental mais je ne pouvais changer cet aspect qu’il avait fait naître en moi. Glissant ses mains sur mon corps, les posant sur mes cuisses, pouvait-il se rendre compte qu’il m’agaçait juste pour savoir comment me donner le goût de lui. Il savait exactement comment me manœuvrer pour me forcer à rester sous l’emprise. Il m’étourdissait pour ma volonté d’être prête à le suivre en enfer. C’était comme accepter le meilleur mais surtout le pire.

« Pourtant, j'étais parfaitement sérieux, Mina. Tu es une femme sublime, intelligente, charmante, étonnante, forte et je passerais mes compliments sur le côté de ta personnalité que certains qualifieraient de mauvais. Je sais que comme femme, tu ne serais pas le genre à te plier facilement à dire oui à tout et à tout moment. Que tu ne me laisserais pas régir ta vie et que tu ne voudrais pas régir la mienne. Mon esprit te désire, c'est un fait auquel je ne fais que trop face. Mon cœur m'apparaît sous un nouveau jour à chaque nouvelle rencontre avec toi. » murmura-t-il.

Il posa ma main sur son cœur. Ses dernières paroles me dépassèrent complètement. Il affirmait être incapable d’aimer mais qu’est-ce donc alors ce geste et ces mots ? Se rendait-il au moins compte qu’il se contredisait ou pire s’aveuglait complètement. Je compris alors son attachement pour moi sans savoir comment le définir. La seule différence entre nous était alors peut-être simplement ma capacité à comprendre pour ma part ce que je ressentais pour lui. Je n’en dis cependant pas mot. Si Arcturus n’était pas prêt à reconnaitre cela, je ne le forcerai pas. J’espérais juste qu’il ouvre les yeux un jour et qu’il ne soit pas trop tard… Si tenté que ce soit bien ce que je pense. Après tout, peut-être étais-je aussi juste à côté de la plaque. Peut-être que ce sentiment de frustration constante entre nous troublait son esprit. Il me disait alors tout cela peut-être sous le joug de ne pas pouvoir m’avoir comme une simple obsession. Que se passerait-il alors si je cédais enfin ? Aurait-il des sentiments ou sa soif serait-elle apaisée ? Malheureusement, si je voulais savoir une telle chose, je savais qu’il me faudrait céder… Je ne pourrais pas avoir la réponse à ma question sans ça. Pire, je pourrais le perdre à l’usure… Etais-je pourtant prête à prendre ce risque ? C’était avancer à l’aveugle, risquer tout pour avoir une simple réponse à cette question. En valait-il la peine ? Mon cœur avait déjà la réponse à cette question… Il descendit alors ma main plus bas.

« Tu sais que mon désir pour toi est profond. N'est-ce que du désir ? De la passion ? Ou plus profond ? Je ne pourrais jamais te répondre. Alors acceptes le fait que j'aurais été prêt à te demander en mariage, si un jour tout ce que j'attends de toi et de moi aurait été réunis. Ainsi que ce que tu attends de moi. Cependant, t'aimer, c'est trop abstrait pour moi. Je sais aimer ma sœur, parce que c'est ma jumelle, je suis en train d'apprendre comment je dois aimer mes parents. Est-ce que j'apprendrais un jour à aimer une femme n'ayant aucune relation familiale avec moi ? » déposa-t-il un baiser sur ma joue. « Je ne peux pas répondre à cette question. Tout ce que je sais, c'est que samedi, je parlais sincèrement, je ne pouvais supporter de voir Matthieu te toucher, j'avais bien envie de lui démolir ta petite figure de français, ça se sont des faits. Aucun homme ne devrait avoir le droit de te toucher hormis moi. » dit-il provoquant un sourire sur le coin de mes lèvres.

Les hommes étaient bien capables de possessivité… Il s’écarta alors en saisissant ma main pour m’inviter à lui montrer sa surprise. Je quittais ce mur pour l’attirer vers la porte de la chambre. Là, je lâchais sa main pour préserver les apparences. J’étais bien plus raisonnable que lui d’une certaine façon. Je quittais alors la pièce, le sachant me suivant. La réserve n’était pas très loin. Je le laissais entrer pour refermer la porte derrière moi. J’avais eu de la chance de ne croiser aucun collègue entre temps. Je cherchais alors rapidement sur les étagères. Je trouvais un pot avec de la poudre blanche. De ma petite main je pus la plonger dedans. J’en retirais alors une chaine en argent avec un pendentif au bout. Je le dépoussiérai sans dire mot. Je m’approchais alors de lui pour le passer autour de son cou et le mien par son immense chaine. Je prenais le pendentif dans ma main. Il représentait une lune. Je la serrais alors dans ma main, fermant les yeux pour me concentrer. Le décor finit par changer et nous fit atterrir dans un salon. En regardant autour de moi, je constatais que ça avait fonctionné. J’enlevais alors la chaine autour de nos cous avec un sourire en coin :

« C’est un port-au-loin que j’ai pu obtenir dans le dos de mon oncle… »

J’étais suffisamment maligne pour réussir à déjouer la surveillance de mon oncle. J’avais aussi des amis qui s’étaient donné la peine de m’aider sans poser aucune question. J'enlevais alors ma blouse d'hôpital pour la poser sur une chaise de la table du salon.

« C’était le chalet de mes parents. Aujourd’hui il m’appartient. Jamais mon oncle ne penserait me trouver là maintenant qu’on est en Angleterre. Il se croit bien trop malin pour croire tout savoir de mes activités. Cela peut être notre lieu d’évasion si tu le désires… »

Le salon donnait sur une immense baie vitrée montrant le chalet en pleine montagne parmi les sapins. Ce n’était pas encore la saison des neiges mais j’aimais cet endroit. Il était reposant. Combien de fois avais-je passé mes vacances ici. Le chalet avait trois chambres, une cuisine, un sous-sol, et, non, vous ne rêvez pas, une piscine intérieure chauffée. Mes parents ont toujours eut un goût pour le luxe et le confort. Je lui fis visiter chaque pièce pour qu'il puisse se repérer. Je pris cependant aussi mon temps, lui tournant en même temps le dos fait exprès pour lui donner vue sur la fermeture de ma robe - frustration un jour, frustration toujours. ...-. Tout le long de la visite de toutes les pièces sans exception, il put observer cette fermeture dans mon dos. Je savais ses desirs pour moi et je prenais un malin plaisir de le tenter de toutes les façons possibles. Se demanda-t-il s'il s'agissait bien d'une fermeture et non d'une décoration ? Sans nulle doute que si l'idée lui venait de tirer dessus - et j'étais prête à faire le pari qu'il le ferait- il pourrait l'ouvrir sans soucis. Une fois lui montrant la piscine, je me retournais vers lui :

« Qu’en penses-tu ? »

S’il était d’accord pour ce lieu de rendez-vous, je lui laisserais le port-au-loin. Je trouverai bien le moyen d’en faire refaire un pour moi. Je me mordillai alors les lèvres attendant sa réponse…
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Mer 25 Mar - 15:52
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Mina m'attira vers la porte avant de lâcher ma main. On sortit dans le couloir, elle me tournait le dos, marchant devant moi et je regrettais le fait qu'elle porte sa blouse de travail qui ne me laissait rien voir d'elle. Elle me laissa entrer dans la pièce et referma derrière moi. Je la regardais intrigué mettre sa main dans un peu, puis épousseté ce qui semblait être un collier. Je la regardais faire sans dire un mot, elle avait quelque chose de prévu et je la laissais me conduire à cette surprise. Elle passa ensuite la chaîne autour de mon cou et autour du sien. Je la regardais attraper ce pendentif en demi-lune. Puis on se retrouva dans un salon assez jolie. Je compris qu'elle avait dû user d'un portoloin et maintenant, je voulais savoir où nous nous trouvions. Elle retira la chaîne de nos cous avec un sourire en coin. « C’est un port-au-loin que j’ai pu obtenir dans le dos de mon oncle…  » M'avoua Mina. J'aimais savoir qu'elle prenait des risques pour me voir et que son oncle n'arrivait pas à tout décider dans sa vie. Je lui souris, j'avais envie de la prendre dans mes bras, tout en ayant envie de savoir où je me trouvais. Je ne pus faire ce que je voulais, comme elle retirait sa blouse de travail pour la poser sur une chaise, je fus ainsi déconcentré en regardant la robe qu'elle portait. « C’était le chalet de mes parents. Aujourd’hui il m’appartient. Jamais mon oncle ne penserait me trouver là maintenant qu’on est en Angleterre. Il se croit bien trop malin pour croire tout savoir de mes activités. Cela peut être notre lieu d’évasion si tu le désires…  » Ses mots me firent réfléchir, je me mis à marcher dans ce salon avant de finir devant la baie vitrée. Il était clair que nous étions en montagne, je voyais à l'extérieur les sapins. Le chalet semblait se trouver dans un lieu reculé, du moins, je le voyais ainsi, ne voyant aucune autre maison au alentour. Voulais je cependant avoir un lieu secret avec Mina ? Je ne le savais pas trop. Être dans l'ancien chalet de ses parents était une preuve de toute la confiance qu'elle avait en moi. Après tout, elle me présentait un lieu où elle avait partagé des moments de bonheur avec sa famille, alors pourquoi prenait elle le risque de charger cet endroit de possibles mauvais souvenirs si notre relation tournait à la catastrophe. Je ne voulais pas que notre relation prenne cette tournure, mais il fallait être honnête, elle le pourrait très bien, comme elle pourrait avoir une finalité tout à fait heureuse.

Mina me sortit de mes pensées et je fis faire le tour du chalet, j'étais assez concentré sur la fermeture de cette robe qui me tentait. Pourtant, je regardais les pièces, parce que j'allais accepter sa proposition. Les chambres étaient bien organisés, rien qu'en les voyant, je pus savoir laquelle était celle des parents de Mina avant et lesquels appartenait à Mina et son frère. Peut-être était ce simplement dû au fait que j'avais vécu dans plusieurs endroits. Maintenant que je vivais dans le manoir où ma mère avait grandi, j'avais appris à identifier quel pièce appartenait à qui dans le passé. Bien que j'appelais ce manoir mon chez moi, il n'en était rien, puisque le manoir qui avait été chez moi, se trouvait actuellement n'être qu'un tas de cendre refroidit depuis longtemps. J'étais un invité dans le manoir qui aurait pu être l'un des endroits heureux de mon enfance si j'avais vécu avec mes parents. La visite se finit par la piscine, je regardais un instant l'eau avant de revenir vers la fermeture de la robe de Mina. Elle n'aurait pas dû finir par cette pièce, elle venait de faire une très grosse erreur sans en avoir conscience. Elle se retourna vers moi et me dit : « Qu’en penses-tu ? » Qu'attendait elle comme réponse de ma part. Elle voulait savoir ce que je pensais du manoir ? Ou ce que je pensais de sa proposition ? Je ne savais pas trop et c'est justement pour ça que je ne répondis pas. Je me rapprochais d'elle, l'enlaçant comme pour être doux, mais que comme pour l'être. Je pris doucement ses lèvres, avant de devenir un peu plus passionné, ma main trouva la fermeture de sa robe et je la fis glisser jusqu'en bas. Une fois fait, je fis remonter mes mains et m'occupais de lui retirer complètement sa robe. Je souris de toutes mes dents en m'éloignant un peu d'elle. J'étais d'humeur joueuse et je le lui fis savoir, en l'envoyant vérifier la température de l'eau dans la piscine. « Le chalet est splendide. J'accepte volontiers ta proposition. » Déclarais je en retirant ma veste et ma chemise pour me retrouver torse nu. Mes chaussures et mes chaussettes y passèrent aussi juste avant que je ne saute dans l'eau.

Je rejoignis Mina en nageant vers elle, l'attrapant par la taille, je la rapprochais de moi. Mes lèvres capturèrent lentement les siennes, alors que je laissais mes mains glisser dans son dos en douceur. J'avais simplement conscience d'une chose, avec mon pantalon blanc et mon caleçon tout aussi blanc, j'avais peu être fait une erreur. Le blanc et l'eau ne faisaient que rarement bon ménage. Je fis glisser mes lèvres dans son cou. Je cherchais toujours à savoir si je ne venais pas de faire une erreur en acceptant, de voir ce chalet comme notre lieu secret. Après tout, n'avions nous pas tout les deux toutes les raisons de croire que cette histoire se finirait mal. Pourtant, nous faisions notre possible pour se revoir, nous n'étions que deux fous, cherchant à s'enfoncer plus dans la folie. Je posais mes lèvres sur sa clavicule avant de tracer un chemin pour remonter mes lèvres jusqu'aux siennes. Il n'était plus question de parler de samedi et des sujets abordés samedi, je l'avais parfaitement compris. Pourtant, j'aurais dû prendre tout cela en compte, mais je ne le pouvais pas. Je fonctionnais à l'instinct en étant avec elle. Je laissais ma langue danser avec la sienne, une main dans le bas de son dos pour la coller à moi, mon autre main caresser la naissance de ses seins. Que de gestes simples qui pourtant pouvaient faire monter le désir en moi, quand mes mains se trouvaient sur Mina. Des gestes simples que je n'accordais que très peu de temps à mes conquêtes. « Tu la regretteras cette proposition. » Je souffle contre ses lèvres malgré moi. M'éloignant d'elle, pour la regarder, j'étais en train de me demander pourquoi je ne pouvais être capable de l'aimer.

C'est vrai, pourquoi ne pouvais je pas aimer. Je m'en voulais presque de la trouver si désirable, sans pouvoir me dire l'aimer. Je l'observais toujours tout en reculant, mais je fus arrêter par le bord de la piscine. Je reculais non pas pour m'éloignait de notre relation, juste pour qu'elle vienne me chercher. Comme ça, j'avais tous le loisir de l'observer, elle. Bien qu'ayant envie de la toucher, je prenais du recul. Parce que mon instinct me disait qu'il me fallait réfléchir un peu plus, avant de me laisser aller à la passion. Une partie de moi grognait aussi dans le désir d'avoir un repas. J'avais réellement faim, c'était pas mon petit déjeuner et ma banane qui allaient me caler. Tout en pensant cela, je passais une main sur mon ventre, qui gargouillait pour me rappeler que je devais manger pour vivre. Soupirant, je me laissais glisser dans l'eau, ma tête se retrouvant en dessous, je ne remontais qu'une trentaine de secondes plus tard. Ma main glissa dans mes cheveux et je cherchais le regard de Mina. « Tu étais souvent ici avec ta famille ? » Demandais je. Une question qui n'avait strictement rien à voir avec notre relation. Juste l'expression de ma curiosité, elle m'avait dit qu'on était dans une de ses demeures, je voulais simplement en apprendre plus sur son passé à elle. Pourtant elle pourrait se poser des questions sur moi, après tout j'avais vu deux lieux où elle avait vécu alors qu'elle ne savait pas du tout où moi-même je pouvais vivre ou avoir vécu.

Elle était consciente de mon passé en Russie, de celui en France, que je vivais en Angleterre, mais sans jamais n'avoir vu mes lieux de vie. Bon il reste vrai qu'en Russie, il n'y a plus grand chose à voir, en Angleterre c'est tout simplement impossible et l'appartement en France doit maintenant appartenir à quelqu'un d'autre. Avec Dora, nous ne nous étions pas encombrer d'une possession alors que nous savions des poursuivants possibles à nos trousses et nous avions très bien fait. Je souris en me disant que finalement, j'étais pas celui qui en avait dévoiler le plus sur lui entre Mina et moi. J'avais bien dit mon nom ce qui était énorme pour moi, mais Mina m'avait involontairement montré son château français et maintenant son chalet lui aussi situé en France, du moins je le pensais, comme elle avait dit que son oncle la pensait en Angleterre et ne viendrait nous chercher ici. « Tu as eu un bel héritage, bien qu'il soit sûrement venu trop tôt à ton goût. Nous avons combien de temps pour profiter de ce superbe endroit ? » M'enquis je finalement, n'ayant pas pensé à combien de temps d'évasion nous avions. De toute manière, même une heure serait un plaisir après les quinze petites minutes que nous avions eu lors de la soirée de samedi.
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Mer 25 Mar - 17:00
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De ma demande, il se contenta d’approcher et défaire ma robe. Un sourire amusé se glissa sur mon visage à ce moment. Je savais qu’il ne tiendrait longtemps à le faire… Ce que je ne pus prévoir était de finir à l’eau au passage. J’avais de la chance d’être bonne nageuse. Mes parents tenaient à avoir des enfants accomplies dans beaucoup de domaines. J’avais quelques qualités cachées digne de l’éducation d’une enfant de sang pure. Si mon père me voyait cependant agir à ce moment, il se retournerait certainement dans sa tombe tout comme mon propre frère. Ils n’étaient cependant plus là pour en juger et je comptais bien profiter de cette liberté que ce soit pour le meilleur ou le pire. Il enleva alors toutes ses affaires mis à part son pantalon. J’en aurais peut-être été presque boudeuse seulement je savais que c’était bien plus raisonnable. Allez savoir ce dont on serait capable dans le feu de l’action d’un baiser… Il accepta alors ma proposition avant de me rejoindre. Nageant vers moi, je le laissais m’attraper par les hanches. Il me rapprocha alors de lui. Je ne fis pas vraiment attention à l’état de son pantalon devenant complètement transparent à cause de sa couleur dans l’eau. Il glissa ses lèvres dans mon cou pour m’en distraire. Ma clavicule devenait une coutume agréable et ses lèvres retrouvaient les miennes. Je laissais alors mon esprit se vider pour profiter de ce moment. Collée à lui, sa main caressant la naissance de mes seins par le manque de tissu, je ressentais de nouveau cette brulure naître en moi.

« Tu la regretteras cette proposition. » me souffla-t-il contre les lèvres.

Sa voix n’était pas menaçante, elle me consumait simplement par la dangerosité qu’elle imposait. Je sentais le danger planer au-dessus de mon être plus qu’un autre instant comme si mes choix étaient une lourde erreur dont les conséquences pourraient faire mal. Je savais cependant tout cela avait même qu’il me l’ait dit. Il oubliait seulement une chose : si je devais sombrer, il me suivrait. Je n’étais pas la seule à vivre dangereusement. Je semblais bien innocente et douce depuis quelques temps avec lui mais il oubliait ma capacité à devenir dangereuse. Il pourrait en souffrir autant… Je commençais à le connaitre sans pour autant savoir quoi que ce soit de son passé. Je devinais ses faiblesses. Un homme n’était pas infaillible… Je n’en étais pourtant pas encore là. Je n’étais même pas au point d’un quelconque regret. Je vivais simplement cet instant présent sans me soucier des conséquences. Qui sait, peut-être ne le regretterais-je jamais ? Après tout je n’avais pas le don de voyance. Je ne pouvais prédire ce qu’on deviendrait. Cette histoire pouvait mal finir certes mais elle pouvait aussi constituer notre force et nous rendre invincible. Un sourire naquit sur mes lèvres :

« Ou je pourrais l’adorer… Je fais les choses de mon plein grai et j'ai conscience des potentielles conséquences Arcturus... Je suis prête à les assumer.» lui répondis-je sur un ton vague sans préciser le fond de ma pensée.

Je ne parlais pas forcément d’amour par ces mots. Après tout il y avait bien des façons d’apprécier une chose sans pour autant en ressentir une soumission ultime à l’amour. Cela pouvait passer par une passion ardente et poignante qui ne pourrait mourir sous le joug d’une première fois. Cela pourrait être une alliance forte et indicible qui nous rendrait simplement invincible. Après tout, l’amour n’était qu’une finalité parmi tant d’autres où le but ultime était de nous rendre plus fort contre les autres dans nos faiblesses l’un face à l’autre. Il se recula alors et je dénotais un goût pour le jeu. Je laissais ce sourire sur mes lèvres. Je le regardais alors faire pour se caler contre le bord de la piscine chauffée. Son ventre s’exprima pour me faire doucement sourire. On n’était même pas midi… Il glissa alors sous l’eau et remonta :

« Tu étais souvent ici avec ta famille ? » me demanda-t-il finalement.

« Dans mon enfance. Avant mon adolescence, mes parents aimaient venir ici pour se retirer de la vie mouvementée de notre rang et des mondanités parfois pesantes. Mon père travaillait au ministère français. Il avait une place importante auprès du président sorcier seulement cela impliquait certaines lourdes taches. Venir ici était pour mes parents un moyen de souffler. » lui expliquai-je.

« Tu as eu un bel héritage, bien qu'il soit sûrement venu trop tôt à ton goût. Nous avons combien de temps pour profiter de ce superbe endroit ? » me demanda-t-il finalement.

Je nageais alors vers le rebord pour sortir de l’eau. Regardant la montre tout en marchant, je lui dis :

« Il nous reste trois heures trente. Ne bouge pas, je reviens. » lui dis-je simplement.

Je disparus alors et ne revins que quelques minutes plus tard avec quelques boites que je déposais sur le côté de la piscine près de lui. Je fis alors en sorte d’entrer dans l’eau de nouveau en longeant tout son corps – chose pas évidente, je peux vous l’assurer – pour glisser tout contre lui afin de me retrouver en face. Je laissais alors mes cuisses enrouler son bassin. Prenant appui sur son épaule, je me redressais pour essayer d’attraper la boite. Je n’eus d’autres choix que de passer ma poitrine presque contre ses lèvres avant de réussir à attraper un gâteau. J’avais fait demander à mon elfe de maison que certaines réserves soient refaites. On pourrait toujours manger un truc après s’il voulait. Je me repositionnais alors contre lui correctement pour lui tendre :

« Si tu veux, je pourrais voir si on peut se faire un truc tout à l’heure… » lui dis-je simplement en lui tendant le gâteau. « Une question me trotte… » commençais-je finalement.

Je ne pouvais m’empêcher de repenser à samedi. Croyez-moi, il y avait de quoi torturer mon esprit… J’avais tourné la question dans tous les sens sans pour autant trouver une réponse convenable. En même temps à part lui, qui pourrait me la fournir ? Il l’avait de nouveau évoqué tout à l’heure réveillant finalement ma curiosité soudaine.

« Après promis, on n’en parle plus si tu ne le désires pas mais… tu parlais de condition à remplir de ton côté… Si c’était envisageable, tu parlais de quel genre de condition ? » m’enquis-je finalement.

Pouvait-on m’en vouloir de vouloir savoir une telle chose vu qu’il en avait parlé à deux reprises sans les détailler. J’étais tout autant que lui curieuse et je me demandais ce qu’était capable de demander un homme tel que lui pour un mariage. J’avais alors d’autres questions à l’esprit et passant mes bras autour de son cou pour lui caresser la nuque, j’attendais sagement déjà la réponse à cette question avant de poser la suivante. Il y répondrait après tout peut-être entre temps sans le vouloir…
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Mer 25 Mar - 18:50
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Mina m'avait surprise avec ses mots, oui nous pourrions adorer le fait qu'elle m'aie faite cette proposition, mais je commençais à en douter. Enfin là n'était pas la question. Surtout qu'elle avait répondu à mes autres questions. Ainsi je savais maintenant qu'elle était beaucoup venue ici enfant, visiblement moins durant son adolescence. Que son père avait été un homme très haut placé au ministère français, ce qui expliquait son éducation. Peut-être aussi le fait qu'elle correspondait au genre de femme que je pourrais épouser et qui pourrait tenir fièrement la place de femme du ministre de la magie. Sans savoir qui avait été son père, j'avais vu en elle une femme assez puissante pour tenir la place d'une femme d'un homme de haut rang au ministère. Je ne pouvais m'empêcher de me dire que finalement, elle n'en devenait que plus parfaite pour obtenir de moi que je m'enchaîne dans un mariage. Elle connaissait la façon d'être qu'il fallait avoir dans les hauts rangs d'un ministère, elle devait comprendre qu'il y avait deux façons d'agir pour un homme politique, le public et le privé. Je l'avais regardé nagé vers le bord, sortir de l'eau et regarder sa montre pour me dire qu'il nous restait trois heures et demi avant de me laisser là en me demandant de ne pas bouger. Affirmant qu'elle revenait. Je ne doutais pas de son retour, pourtant, je me mis à nager dans la piscine. Nager avait toujours eu un effet apaisant sur moi, alors je profitais de cette piscine pour le faire. Lorsqu'elle revint pourtant, j'étais de retour à ma place, les yeux fermés. Mina entra dans l'eau, mais je pouvais sentir son corps glisser contre le mien, j'ouvrais les yeux lentement.

Ses cuisses s'enroulèrent autour de mon bassin. De sa main elle prit appuie sur mon épaule, se redressant pour saisir quelques choses, je pus voir de très près sa poitrine, mais je ne voulais pas la surprendre dans son geste, alors je me retins d'y poser mes lèvres. Elle se remit en place, elle tenait un gâteau dans sa main. « Si tu veux, je pourrais voir si on peut se faire un truc tout à l’heure…  » Me dit elle en me tendant le gâteau. Je ne m'encombrais pas de mes mains, qui avaient trouvés leur place dans son dos. J'avançais simplement mon visage, saisissant le gâteau entre mes lèvres, j'en croquais un morceau. Mon cerveau hurler que non, on ne se ferait rien à manger, que je voulais profiter d'elle, mais mon ventre lui fit bien savoir qu'il voulait bien manger. Dire que j'avais bien mangé ce matin pour ne pas avoir faim à midi, à croire que c'était pas assez. « Une question me trotte…  » M'annonça-t-elle alors que j'attrapais le reste du gâteau lui arrachant des doigts pour le manger. Qu'avait elle encore à dire ? J'avais que peu envie d'avoir une conversation sérieuse de plus sur samedi, je ne voulais en aucun cas gâcher ce moment en lui expliquant que je ne savais pas aimer, parce qu'on ne m'avait jamais montré comment on fait pour aimer ou du moins comment on fait pour savoir qu'on aime. Et puis, on m'avait toujours assurer qu'aimer était une faiblesse à laquelle je ne devais pas me laisser aller. Ma mère me l'avait même très bien rappeler à notre rencontre, du moins, quand elle avait daigné venir me voir que j'avais tout détruit en voulant jouer les arrogants par peur de lui montrer ce que je ressentais vraiment.

« Après promis, on n’en parle plus si tu ne le désires pas mais… tu parlais de condition à remplir de ton côté… Si c’était envisageable, tu parlais de quel genre de condition ?  » Me demanda Mina et je laissais mes yeux se fermer. Comment parler à Mina de ce que j'attendais. C'était dire à la seule femme qui ne m'avait jamais intéressé sous cet angle ce que j'attendais d'elle et de moi. Certaines choses ne lui plairaient sûrement pas, puisque j'avais ma propre vision de ce qu'un mariage réussi signifiait. Ses bras passèrent autour de mon cou, elle caressa ma nuque et c'était beaucoup trop pour que je puisse me concentrer sur mes attentes. « De moi, j'attends déjà d'être certains que je la désirerais plus qu'une nuit. Ensuite j'attends d'un potentiel mariage des sentiments, pas forcément de l'amour, parce que je ne serais pas capable de savoir si j'aime cette femme ou non. On m'a toujours dit que l'amour est une faiblesse, alors ça restera un sentiment tabou pour moi et même si je le ressentais, je ne pense pas que je serais jamais capable de l'exprimer par les mots. J'attends aussi une harmonie dans l'intimité. Pour moi, c'est aussi important que les sentiments que l'on peut partager avec une personne. C'est un point essentiel d'un mariage, parce que si j'ai pas envie de ma femme ou même si j'en ai envie et que ça n'a pas la finalité attendue, j'aurais du mal. Hors, je veux un descendant de sexe masculin, alors c'est important. » Avouais je sans la regarder, je ne pouvais pas la regarder en lui exprimant mes attentes profondes.

« De cette femme, j'attends qu'elle ne parte pas en courant en apprenant qui je suis. Après qu'elle puisse supporter le fait que je veuille et serais ministre de la magie, qu'elle devra faire face à l'homme politique en public et seulement l'homme qu'elle aura épousé dans le privé. Deux facettes d'un même homme. Elle devra être capable de me comprendre, de savoir comment j'agis, je réagis et ce que je veux. Qu'elle me connaisse en sommes. » J'annonce en la regardant pour la première fois, tout ça, elle était à même d'obtenir tout ça. Je laissais ma main remonter et toucher sa joue. Elle était la seule à ne jamais avoir appris mon nom, à m'avoir entraîner dans un secret alors que j'en porte déjà un assez lourd. « Je veux une femme qui veut de moi par dessus tout, j'aimerais qu'elle m'aime, mais comment demander l'amour d'une femme quand on ne sait pas aimer. En dehors de tout ça, je devrais déjà être certains d'avoir trouvé la bonne femme .Parce que cette femme doit aussi être accepté par ma sœur, parce que je serais prêt à oublier n'importe quel femme pour ma jumelle, elle est la seule femme qui ne me trahira jamais. Je veux aussi que cette femme avec qui je voudrais me fiancer puisse convenir à mes parents. Hors pour les parents, les choses deviennent bien compliquées, mon père serait prêt à m'écouter je pense. Ma mère, elle m'a déjà exprimé le fond de sa pensée, si elle pouvait me tuer, elle l'aurait déjà fait. » Murmurais je en fixant Mina sur mes derniers mots. Après tout, elle devait bien avoir compris qui était ma mère. Si elle ne l'avait pas compris, elle allait sûrement le comprendre par ses mots, peu de mère sont capables d'avoir des envies de meurtre pour leur enfant.

« Je suis loin du jour de mes fiançailles. Je serais sûrement mort avant que ce jour n'arrive. Puisque je n'arrive pas à être réellement moi avec ma mère, je me cache derrière une carapace d'arrogance. Au fond de moi, j'ai tant de choses à lui dire, j'ai envie d'agir un peu comme un enfant. Un jour, je la conduirais à me tuer, parce qu'elle est bien la seule en droit de le faire, puisqu'elle m'a donné la vie. Du moins, elle me tuera parce que j'arriverais à enlever ma carapace et agirais comme un petit imbécile, ce qui la conduira sûrement à finir ce qu'elle a déjà commencé.  » Finis je par avouer avant de prendre les lèvres de Mina. J'avais plus du tout envie de parler de ma mère. J'étais conscient d'avoir agit de façon médiocre avec elle, d'avoir été qu'un idiot face à elle. Pourtant, comment j'aurais pu réagir autrement face à ma mère, lui sauter dessus en lui disant que je l'aime n'aurait pas été la bonne solution. Lui laisser voir tout l'amour que je pouvais lui porter n'aurait pas fonctionné. J'effaçais ma mère de mon esprit, me concentrant dans ce baiser. Je ne voulais en aucun cas que Mina ne se pose trop de question sur moi et ma famille. J'avais juste besoin qu'elle ne me rappelle plus samedi, ni mes attentes envers moi-même et la femme que j'épouserai peut-être un jour. J'avais envie d'oublier tout ça, toucher Mina, l'embrasser la désirer et ne plus jamais penser à de possible fiançailles parce que jamais Mina ne voudrait de moi. Je serais un homme connu, le ministre de la magie, peut-être même le premier ministre de la magie célibataire et coureur de jupon. Ma main sur la joue de Mina glissa dans son cou, je lâchais ses lèvres, la fixant.

« Tu vois, le mariage n'est définitivement pas pour moi, alors ne parlons pas plus longtemps de ce que je pourrais en attendre. » Soufflais je tout en me disant que si je devais épouser une femme, se serait elle, Mina Valmont. « J'ai même oublié de dire, que si je me marrie, Arcturus Prewett laissera la place à Arcturus Lestrange, voilà une chose de plus m'étant interdite. » Sur ces mots, je glissais ma tête dans le cou de Mina, posant un baiser dans son cou avec lenteur. Puis un deuxième en remontant un peu et un troisième juste sous un oreille. Je laissais mes mains glisser sur son corps, le fait de la caresser avait quelque chose de relaxant pour mon esprit. Elle venait de faire bouillir mon esprit de bien trop de sentiment, la peur, l'envie, l'incertitude, l'inquiétude, l'impossible et même la tristesse de devoir dire ouvertement que j'étais incapable de me comporter tel que j'étais face à ma mère, la tristesse de voir que même ma famille ne m'aimait pas et voulait ma mort. Pourtant, à chaque nouvelle caresse, toutes ces pensées partaient un peu plus loin dans mon esprit, me ramenant de plus en plus à l'état serein de mon esprit quand j'étais avec Mina. Tout en faisant remonter le désir, la frustration et l'adrénaline dans mon corps qui réagissait toujours ainsi en sa présence. Un peu comme si seul Mina pouvait me faire ressentir la frustration et le désir en même temps. Je fis glisser ma joue contre la sienne avant de la regarder dans les yeux, espérant que mon regard soit aussi impassible que je voulais qu'il le soit.
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Mer 25 Mar - 23:13
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Je savais lui en demander peut-être trop mais j’étais aussi curieuse que lui et il ne cessait de parler de condition sans les exposer avec exactitude. Que devais-je en conclure ? Je pensais, par sa proposition de samedi, être en droit de savoir. A ma demande il ferma cependant ses yeux. Je ne savais comment interpréter cette réaction. Etais-je en train d’abuser de sa patience ? Pour être honnête, être amoureuse – parce que j’avais beau me leurrer et tenter de me justifier, il s’agissait bien de ce sentiment – ne voulait pas dire accepter de céder à tous ses caprices. J’avais ma propre personnalité et même s’il ne connaissait mes sentiments, je ne laisserais pas cette faiblesse ne faire de moi plus qu’un pantin selon ses désirs et bon vouloir. Je restais une femme forte. Jamais l’amour ne serait une faiblesse pour moi. Oui elle me rendait plus faible mais certainement pas face aux autres, seulement en face de lui… Jamais je ne laisserais un homme me toucher de cette façon sans ressentir de telle chose. Elle lui donnait le droit d’un époux parce que mon cœur, en harmonie avec mon corps, se sentait lui appartenir. Il ne restait plus qu’à raisonner mon esprit, chose délicate mais non impossible. La suite paraitrait alors logique mais je ne voulais pas y penser pour l’instant, me concentrant sur cette caresse sur sa nuque et mon unique question dont il commença à répondre :

« De moi, j'attends déjà d'être certains que je la désirerais plus qu'une nuit. »

Ça voulait bien dire ce que ça voulait dire. Il n’était pas le genre à laisser sa fiancée vierge jusqu’au mariage… Cette conception m’était étrangère. J’avais vécu mon enfance à entendre mes parents répétés qu’une jeune femme de haute noblesse devrait préserver sa virginité jusqu’à son mariage. Je n’avais eu que cette éducation. Je n’avais pas eu d’amie ayant osé défier l’autorité d’un père pour un plaisir incertain d’une nuit pour pouvoir m’en parler. J’avais même été longtemps le genre disciplinée à suivre chaque décision de son père. Les choses avaient bien changé depuis l’incendie mais on ne pouvait éradiquer une éducation par un coup de baguette magique…

« Ensuite j'attends d'un potentiel mariage des sentiments, » et on commençait à tomber d’accord. C’est ce que j’avais exprimé plus tôt, ce qu’il avait d’ailleurs interprété ironiquement comme de l’amour au sens stricte et non au sens large comme il était en train d’en parler. « pas forcément de l'amour, parce que je ne serais pas capable de savoir si j'aime cette femme ou non. On m'a toujours dit que l'amour est une faiblesse, » et je n’étais pas d’accord avec lui mais je refusais de le couper, voulant entendre son point de vue jusqu’au bout avant de protester à tord et à travers. « alors ça restera un sentiment tabou pour moi et même si je le ressentais, je ne pense pas que je serais jamais capable de l'exprimer par les mots. J'attends aussi une harmonie dans l'intimité. Pour moi, c'est aussi important que les sentiments que l'on peut partager avec une personne. C'est un point essentiel d'un mariage, parce que si je n’ai pas envie de ma femme ou même si j'en ai envie et que ça n'a pas la finalité attendue, j'aurais du mal. Hors, je veux un descendant de sexe masculin, alors c'est important. » avoua-t-il.

Etais-je choqué d’un tel point de vue ? J’avais été élevé exactement dans cette optique. Une femme devait donner un héritier à son époux. C’était une tradition importante chez les hommes. Ma mère m’avait très vite fait comprendre, quand mes fiançailles avec Matthieu avaient débuté à mes seize ans, qu’une femme, pour acquérir le respect et la protection définitif de son époux, devait donner naissance à un fils. Son discours pouvait alors choquer beaucoup de femme de basse naissance et nous commencions à être rares de l’ancienne coutume mais je n’en faisais personnellement pas cas. Je descendais d’une très noble lignée qui tenait à entretenir à la fois le sang et la noblesse. Nous étions des princes aux Moyen-âge. Ma lignée avait été entretenue de façon méticuleuse pour ne pas se mélanger à n’importe qui. J’étais la digne héritière des Valmont en l’absence d’un fils de mon oncle et pour cela j’apportais à la fois son héritage et sa prestance française. S’il s’agissait que d’une question de lignée, je n’avais donc rien à craindre sur la vision de mon futur époux si cela pouvait compter pour lui. J’avais de quoi rivaliser avec les hautes familles anglaises comme les Black, une famille très estimée. Mais je m’égarais dans mes pensées, revenons à ce qu’il pensait lui :

« De cette femme, j'attends qu'elle ne parte pas en courant en apprenant qui je suis. »

et là il attisa de nouveau ma curiosité. Je le savais né Lestrange mais je ne connaissais pas le nom de ses parents hors croyez-moi, si la famille Black est immense, la famille Lestrange avait de quoi perdre… Ils étaient nombreux. Chercher seule ses parents serait comme essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin. Je perdrais mon temps inutilement à moins de jouer sur mes propres influences pour obtenir des réponses. Seulement je ne m’immiscerai pas dans sa vie de cette façon. Si je devais l’apprendre, je voulais que se soit de sa bouche à lui quand il se sentirait prêt, ce qui justifiait que je ne lui posais jamais de questions sur ses parents. Je restais simplement patiente, espérant qu’il ait le cran et la confiance de l’avouer un jour. En attendant jamais, pour ne pas l’influencer, je ne lui avouerai mes liens avec sa propre famille. Après tout j’étais attaché à Bellatrix Lestrange plus que certains voulaient bien l’admettre. Elle devait certainement être une de ses tantes et je ne voulais que mon lien de filiation, parce qu’il s’agissait presque d’une adoption, l’influence. S’il voudrait me le dire c’est parce qu’il l’aurait décidé purement et simplement.

« Après qu'elle puisse supporter le fait que je veuille et serais ministre de la magie, »

Et je pouvais comprendre les réticences d’une femme… j’avais vu la vie de ma mère alors même que mon père n’était que proche du président. En Angleterre le première ministre a le même rôle qu’un président. Cela impliquait beaucoup de poids sur les épaules. C’était être sous le feu des projecteurs sans cesse à cause de la politique. Il fallait être irréprochable à tous les points même si ça n’allait pas toujours dans l’intimité. C’était jouer un rôle tous les jours. On attendait de la femme du premier ministre plus qu’une femme d’un simple époux. Celle qui aurait cette place deviendrait la potentielle intrigue : est-elle réellement fidèle ? Est-elle capable de donner un héritier ? Est-elle vraiment soumise à son époux ? Est-elle droite, habile, accueillante, présente pour les autres ? Aime-t-elle les enfants ? C’était une épreuve… Mais il n’y avait pas que ça :

« Qu’elle devra faire face à l'homme politique en public et seulement l'homme qu'elle aura épousé dans le privé. Deux facettes d'un même homme. Elle devra être capable de me comprendre, de savoir comment j'agis, je réagis et ce que je veux. Qu'elle me connaisse en sommes. » annonça-t-il comme un idéal.

Il remonta alors sa main sur ma joue… Je savais être capable de tout ça mais le voulais-je ? J’étais au moins déjà heureuse de le voir m’expliquer ce qu’il attendait lui. Au moins j’étais fixé si le jour nous faisait arriver à une telle chose. J’aurai au moins conscience dès le début de ce qui m’attendait. Il ne restait qu’à savoir si je le voudrais au moment venu – si tenté que ce jour arrive… –. J’étais cependant consciente qu’il s’agissait d’une possibilité pour la simple et bonne raison qu’il l’ait envisagé et qu’une part de moi n’était pas totalement contre.

« Je veux une femme qui veut de moi par dessus tout, j'aimerais qu'elle m'aime, mais comment demander l'amour d'une femme quand on ne sait pas aimer. » j’eus un sourire intérieur ironique… s’il savait… « En dehors de tout ça, je devrais déjà être certains d'avoir trouvé la bonne femme. Parce que cette femme doit aussi être acceptée par ma sœur, parce que je serais prêt à oublier n'importe quelle femme pour ma jumelle, elle est la seule femme qui ne me trahira jamais. Je veux aussi que cette femme avec qui je voudrais me fiancer puisse convenir à mes parents. Hors pour les parents, les choses deviennent bien compliquées, mon père serait prêt à m'écouter je pense. Ma mère, elle m'a déjà exprimé le fond de sa pensée, si elle pouvait me tuer, elle l'aurait déjà fait. » me murmura-t-il.

Sa mère ? Vouloir le tuer ? Je fus assez surprise. Quelle mère pourrait vouloir tuer son enfant ? Sa chair ? Son sang ? Son héritier ? Si j’avais un fil, il serait certainement aimé et choyé. J’étais capable de cruauté mais j’avais aussi un cœur et mon enfant aurait l’attention dont il mérite. En tout cas je ne voyais pas Bellatrix Lestrange agir de la sorte. Je n’étais pas sa fille, me traitant tout comme, elle avait toujours eu cette attention particulière. Elle n’était pas mère mais j’avais la persuasion, malgré ses cruautés, d’être capable d’attention envers sa progéniture. Bien évidemment je parlais avec ma propre expérience avec elle loin de me douter de ce qu’elle avait pu réellement dire à Arcturus qui était autre que son fils.

« Je suis loin du jour de mes fiançailles. Je serais sûrement mort avant que ce jour n'arrive. Puisque je n'arrive pas à être réellement moi avec ma mère, je me cache derrière une carapace d'arrogance. Au fond de moi, j'ai tant de choses à lui dire, j'ai envie d'agir un peu comme un enfant. Un jour, je la conduirais à me tuer, parce qu'elle est bien la seule en droit de le faire, puisqu'elle m'a donné la vie. Du moins, elle me tuera parce que j'arriverais à enlever ma carapace et agirais comme un petit imbécile, ce qui la conduira sûrement à finir ce qu'elle a déjà commencé. » dit-il laissant pressentir une certaine rancune.

J’allais alors lui assurer qu’il se trompait peut-être sur sa mère mais il captura mes lèvres bien avant. Sensible à ses baisers, je me laissais aller à celui-ci sans finalement rien dire. Sa main trouva mon cou et son baiser finit par s’arrêter. Il me sembla si court mais je le laissais finir ce qu’il avait à dire :

« Tu vois, le mariage n'est définitivement pas pour moi, alors ne parlons pas plus longtemps de ce que je pourrais en attendre. J'ai même oublié de dire, que si je me marrie, Arcturus Prewett laissera la place à Arcturus Lestrange, voilà une chose de plus m'étant interdite. » conclua-t-il.

Ce détail, je l’avais complètement oublié. Il était vrai qu’un mariage se faisait sur acte de naissance mais je doutais qu’il puisse devenir ministre sous le nom de Prewett sans conséquence. Je me demandais même si s’affirmer comme appartenant à la famille Lestrange ne serait pas un coup du maitre. Après tout cette famille était certaine crainte mais bien plus respectée et enviée que les Prewett. Je ne doutais que certaines familles trouveraient un intérêt à suivre un Lestrange en politique plutôt qu’un Prewett. Seulement pour se faire, il faudrait revendiquer son véritable nom au moment le plus opportun et… voilà que j’étais en train de penser comme une politicienne… Qu’y connaissais-je à la politique après tout ? Je n’étais que fille de ministère et médicomage. Ce n’était vraiment pas mon domaine de prédilection. Seulement je savais comment fonctionner les hautes familles. Ma mère me l’avait assez inculqué pour savoir me faire une place à l’avenir… J’allais alors lui exposer mon idée mais il me distrayait de son baiser dans mon cou. Cette faiblesse… encore et toujours… Il remonta à mon oreille et déjà il me perdait. Il fixa alors son regard dans le mien… J’enlevais l’une de mes mains de sa nuque pour la poser sur sa joue délicatement :

« Qui que tu sois… J’ai passé ce cap en acceptant d’aller aussi loin avec toi. Je te fais entièrement confiance. Que tes parents soient alors les personnes les plus strictes au monde ou les plus dangereuses comme Bellatrix ou Rodolphus Lestrange, cela ne freinera pas le feu que tu sais naître en moi. Je n’ai que faire de tes ascendances ou de ton nom. Ce qui m’importe c’est juste toi et moi, peu importe le nom que tu te donnes aux yeux des autres. Ce qui compte c’est ce qu’on ressent tous les deux en se retrouvant et j’aime ce feu brulant entre nous. Qu’il soit éphémère ou non, on ne peut le savoir qu’avec le temps mais je t’en supplie arrête de te torturer avec ces inquiétudes qui semblent te peser. Et je suis sûre que ta mère n’est pas si terrible. » lui dis-je d’un sourire en embrassant son nez. « Arcturus je veux que tu saches que ton passé, ton présent et ton avenir, selon tes projets, ne me font pas peurs. Si je ne dois devenir plus qu’un simple secret, considère au moins mon amitié et tout mon soutien dans tes projets et si mes liens avec la noblesse peuvent te servir alors je serais enchantée de t’accompagner dans cette quête. »

Je ne suis pas obligée d’être une fiancée pour le seconder. Oui on se détestait aux yeux de tous mais il y avait bien des façons de manipuler et la sincérité des Valmont était de notoriété. Si elle pouvait lui servir alors j’acceptais de la mettre à son service. Des fiançailles n’étaient pas nécessaires pour une telle chose, du moins j’espérais qu’il comprenne que je n’étais vraiment pas une ennemie pour lui, que du contraire. Je voulais son bien. Je vins alors l’embrasser tendrement non sans lui mordiller la lèvre inférieure au final :

« Et ma condition n’étaient pas un non définitif à ta proposition. J’avais plutôt la même vision que toi sur les sentiments… Je préfère cependant t’expliquer simplement que rien ne presse. » lui dis-je simplement consciente d’avoir tenu le même discours avec Matthieu il y a trois ans.

Quand on voyait où ça nous avait mené… J’étais bien le genre à douter si on m’en laissait l’occasion. J’avais besoin d’un homme qui sache ce qu’il voulait et qu’il sache prendre ses dispositions pour m’orienter habillement et m’éviter de reculer les choses indéfiniment. C’était aussi ce qui faisait que je semblais parfois peut-être insaisissable. La différence cependant entre Arcturus et Matthieu étaient mes sentiments pour ce premier. Qui pouvait prédire cependant qu’avec le temps, sans consommation de cet amour par un acte charnel, je ne ressente finalement plus que de l’amitié ? Voilà une nouvelle et dangereuse finalité qui s’ouvrait à notre avenir…

Je clôturais alors cette conversation d’un baiser langoureux. Je glissais mes mains le long de son corps pour les poser sur son torse. Le caressant avec lenteur, je laissais ma langue prendre possession de la sienne. Mon corps se rapprocha du sien pour se coller complètement. Mes mains passèrent ainsi, l’une sur son bras et l’autre sur le rebord. J’aimais être contre tout son corps. Je resserrais alors sa taille de mes cuisses pour imposer une proximité maximale. Je n’avais peut-être aucun avenir avec cet homme mais ça m’était égal. J’aimais être contre son corps. Je lui dis alors, mettant fin à ce baiser :

« Assez discuter… Nous n’avons qu’une vie alors profitons-en. » lui dis-je avant de saisir ses lèvres de nouveau.

Oui je sais, un tel discours pouvait être surprenant de ma part ? Après tout quelle femme ne désirerait pas savoir où elle mettait les pieds avant de déclencher une nouvelle passion avec un homme ? Seulement je n’étais pas comme toutes ces femmes chiantes à souhait avec leur besoin de sécurité. Elles n’avaient simplement compris qu’on n’avait pas besoin d’un mariage pour se sentir en sécurité. On n’avait pas besoin d’un mariage pour aimer. Pire : on n’avait pas besoin d’un mariage pour avoir envie de donner son corps à un homme et ça je commençais peu à peu à le comprendre. De là à sauter le pas ? Je me collais définitivement à lui, passant mes bras autour de son cou pour l’encadrer. J’avais conscience, positionnée ainsi, être merveilleusement bien placé pour savoir exactement quand ses désirs franchiront son esprit pour impacter son corps. J’aimais le sentir soumis à ce désir. Je savais qu’un jour il en ressentira cette pleine puissance mais d’ici là, je voulais encore profiter de ce pouvoir qu’il semblait me laisser avoir sur lui pour décider de notre avancée moi-même. Je savais que le jour où je cèderai, et je serais loin de m’en plaindre, je risquais de ne plus être seule maitresse de cette passion. En attendant, profitant de ma position, collée à lui ainsi, ma poitrine caressant son torse ma mon souffle, je lui dis sur les lèvres :

« Sais-tu à quel point j’aime avoir tes mains sur mon corps glissant le long de sa peau pour l’enflammer… » dis-je rentrant dans notre jeu préféré, le prenant certes au dépourvu. N’étais-je cependant pas imprévisible ? « Quand ton corps s’anime en dessous de la ceinture et que ça commence à te rendre fou… » dis-je en me mordillant les lèvres avec effronterie.

Je n’étais pas idiote. Je savais qu’Arcturus devait être bon amant et une part de moi avait envie de le découvrir. Mon corps en tout as n’y posait vraiment aucune objection. Il était bien trop en phase avec celui d’Arcturus. Je glissais alors mes lèvres des siennes à son cou, sa clavicule et enfin son torse que je goûtais peu à peu en redécouvrant la forme de ses muscles de mes lèvres. Arcturus n’était pas le genre imposant en musculature mais chacune forme était magnifiquement bien dessinée. Elle ne le rendait que plus désirable au toucher et Merlin savait cette incapacité à résister à le toucher… A ses côtés, j’étais passionnée et joueuse ce qui me poussa à trouver un léger mouvement tentateur du bassin. Serait-ce de la cruauté ? Il devrait pourtant sa voir ma dangerosité… Elle ne s’étalait apparemment pas qu’au plaisir de tuer mais de le voir soumis à se désire qu’il éprouvait pour mon corps. Pour le torturer alors un peu plus, je lui dis enfin :

« Imagine… » dis-je d’un baiser sur l’un de ses pectoraux. « mon corps… » d’un baiser sur l’autre pectoraux. « un jour… » dis-je en embrassant son cou avant de revenir vers ses lèvres : « tiens… » finis-je par l’embrasser.

Ce n’était ni une promesse ni un mensonge. C’était un fait. Une part de moi le désirait. Je lui appartenais déjà sous plusieurs aspects. Je ne savais juste pas exactement ni comment m’y prendre, ni savoir quand serait le bon moment. Tout ce que je pouvais dire c’était qu’il était possible qu’il puisse l’obtenir et il savait que quand je disais une chose, je le pensais. Je ne mentais pas en temps normal mais bien moins encore avec lui. Seulement j’avais conscience d’une chose : il me faudrait choisir dans un avenir proche si je désirais sauter ce pas avec ou sans lui. Restez à savoir si je voulais donner ma première fois par déraison mais sentiments et passion ou par devoir et peut-être sans aucun réel plaisir. La réponse à cette question, je la détenais déjà et je savais que si elle devait se faire, se serait dans ce chalet. Cette pensée, il pouvait l’avoir tout autant que moi. C’était alors assez grisant de savoir qu’on était pile dans le lieu qui pourrait voir ma virginité se perdre dans les bras de cet homme… Tout ce que je pouvais cependant dire c’est que ce moment, s’approchant potentiellement, n’était pas encore arrivé… Je préférais choisir un moment sans être condamnée par le temps de devoir retourner trop brutalement à la réalité juste après… ça ne m’empêchait pas de profiter de son corps en ce moment même en l’enflammant comme j’avais appris à le faire, pour le rendre plus fou encore… Caressant sa peau, je lui dis sur les lèvres :

« Alors cesse de penser aux convenances et embrasse-moi comme tu sais si bien le faire. Saisis-moi et fais-moi vibrer… Mais avant… Attrape-moi si tu le peux ! » lui dis-je en me reculant contre toute attente de lui.

Je pus regagner le bord avant qu’il ne puisse me saisir. Je sortais alors avec amusement hors de l’eau. Je retrouvais le goût du jeu loin de toutes les prises de têtes de nos conditions respectives. Hors de l’eau, je marchais au bord opposé de la piscine – qui n’était pas non plus si immense – en essorant mes cheveux avec un sourire amusé. Je lui donnais alors une vue sur ce léger déhanché de ma démarche pas du tout affichée pour le tenter. J’étais surtout en train de le défier telle la proie qui se moquait un instant du loup en étant à sa portée tout en se croyant intouchable et surtout imprenable…


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Jeu 26 Mar - 1:47
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Une de ses mains passa de ma nuque à ma joue, j'appréciais lorsqu'elle me touchait de la sorte, c'était anodin mais ça avait un quelque chose de fort quand c'était sa main. « Qui que tu sois… J’ai passé ce cap en acceptant d’aller aussi loin avec toi. Je te fais entièrement confiance. Que tes parents soient alors les personnes les plus strictes au monde ou les plus dangereuses comme Bellatrix ou Rodolphus Lestrange - aux prénoms de mes parents un frisson de terreur me traversa, j'avais peur de la suite de ses paroles pas de leurs prénoms- cela ne freinera pas le feu que tu sais naître en moi. Je n’ai que faire de tes ascendances ou de ton nom. Ce qui m’importe c’est juste toi et moi, peu importe le nom que tu te donnes aux yeux des autres. Ce qui compte c’est ce qu’on ressent tous les deux en se retrouvant et j’aime ce feu brulant entre nous. Qu’il soit éphémère ou non, on ne peut le savoir qu’avec le temps mais je t’en supplie arrête de te torturer avec ces inquiétudes qui semblent te peser. Et je suis sûre que ta mère n’est pas si terrible.  » Me dit Mina dans un sourire, embrassant mon nez. Et si seulement elle savait qu'elle venait de dire que mes parents étaient des personnes dangereuses. Si elle avait su ça, peut-être qu'elle aurait pu considérer ma mère comme une femme terrible. Même pire. Pourtant bien que sachant Bellatrix Lestrange terrible, je l'aimais du plus profond de mon être, j'avais attendu sa présence dans ma vie et aujourd'hui que j'avais ma mère, je n'étais même pas capable de lui parler autrement que comme un jeune homme prétentieux. « Arcturus je veux que tu saches que ton passé, ton présent et ton avenir, selon tes projets, ne me font pas peurs. Si je ne dois devenir plus qu’un simple secret, considère au moins mon amitié et tout mon soutien dans tes projets et si mes liens avec la noblesse peuvent te servir alors je serais enchantée de t’accompagner dans cette quête.  » M'annonça Mina. Cependant peut-on réellement être ami avec une femme que l'on désire du plus profond de son être. Puis je être ami avec une femme me faisant perdre tout sens logique en sa présence, me donnant simplement l'envie de la toucher, la caresser et bien d'autres choses qu'elle me refuse pour le moment. J'en doutais sincèrement. J'avais pas envie de la voir comme une amie. C'était une chose dont je ne pouvais être plus certains. L'avoir pour amie, ne serait qu'un moyen de me rendre encore plus fou. Je ne pouvais dire pourtant que sa proposition ne me plaisait pas, plus j'aurais de personne me mettant en avant, plus je pourrais facilement obtenir ma place de ministre. Cependant, ce secret n'était pas pour l'aider à me vanter, bien que je ne doute pas qu'elle est plus d'une carte dans sa manche, elle devait même avoir tout un jeu de carte. Je n'avais simplement pas envie de m'avouer que je la voulais vraiment plus que comme une amie ou une amante. Sans pour autant être capable de m'avouer que je ne ressentais plus que simplement du désir pour elle, que ce sentiment ressemblait plus à de l'amour. L'amour pourtant, je disais ne pas le connaître. Je ne le connaissais pas, c'était vrai, puisque je ne savais interpréter le sentiment qui me poussait à toujours revoir Mina alors même que ma raison me hurlait que je ne le devais pas.

Elle vint m'embrasser tendrement et j'oubliais toutes mes pensées. Ses dents mordillèrent ma lèvre inférieure et une décharge de désir me traversa. Je détestais l'impact qu'elle avait sur mon corps. « Et ma condition n’étaient pas un non définitif à ta proposition. J’avais plutôt la même vision que toi sur les sentiments… Je préfère cependant t’expliquer simplement que rien ne presse.  » M'annonça Mina et je n'étais en aucun cas d'accord avec elle. Même si j'avais toujours hurler être contre le mariage, je savais qu'un jour, je voudrais me marier. Qu'un jour je voudrais fonder une famille. Avoir une femme et des enfants, rentrer le soir pour les retrouver. Pas maintenant, pas tout de suite. Pourtant avec Mina, tout semblait possible dans l'instant et c'était ce qui rendait notre relation trop mauvaise. Seule une chose semblait impossible, c'était que je possède son corps. Un jour, j'aurais sûrement ce que je désire, mais aurais je un jour son amour. Voilà bien une question que je ne devrais me poser sur elle, après tout, nous avions choisi le secret, c'était bien pour ne pas être vu. Hors si nous en venions à nous aimer, je savais que je ne pourrais pas la laisser être approcher par un autre. Elle m'entraîna dans un baiser langoureux, mes mains se mirent à glisser sur son corps alors que les siennes faisaient leur chemin jusqu'à mon torse, cette caresse continue avait un effet sur moi. Rien qu'elle me faisait de l'effet, rien que la regarder pourrait me faire un effet fou. Elle colla son corps contre le mien, une de ses mains passa sur mon bras alors que l'autre quitta simplement ma peau. Ma main droite glissa dans sa nuque, la tenant fermement avec possession, l'autre vint glisser dans le bas de son dos, appuyant dessus afin de l'empêcher de bouger et de s'éloigner de moi. Je sentis ses cuisses se resserrer contre ma taille. C'était bon de la sentir ainsi contre moi, dommage que nous avions encore des vêtements. Je ressentais de plus en plus ce besoin de sentir son corps entièrement nu contre le mien tout aussi nu. L'acte charnel pouvait bien attendre, me disais je depuis quelques temps, le tout était que je puisse toucher l'ensemble de son corps. Je savais que ce n'était qu'un rêve à l'heure actuelle, alors que nos langues suivaient une danse qu'elles seules avaient choisies. Pourtant bien trop tôt, elle sépara nos lèvres. « Assez discuter… Nous n’avons qu’une vie alors profitons-en.  » M'annonça Mina en reprenant mes lèvres.

Était elle seulement consciente du sous-entendu que pouvait laisser passer ses mots. Si nous voulions réellement profiter de la vie, nous pourrions très bien allez plus loin que ce que nous avions déjà fait. J'avais de la suite dans les idées pour que nous profitions de la vie ensemble et si elle me demandait de l'aide pour faire des choses afin de profiter, je pourrais lui exprimer mes idées. Pourtant je ne dis rien, trop pris dans ce baiser que je ne voulais surtout pas rompre, mes mains caressaient ses flancs et son dos, j'avais besoin de la toucher. J'avais envie d'en toucher plus, mais je ne le pouvais pas vu que nos corps étaient collés l'un à l'autre. Elle passa ses bras autour de mon cou, nous collant encore plus l'un à l'autre et je pus sentir la peau de son ventre contre moi. Je sentais le tissu de son soutien-gorge et aussi cette partie d'elle si bien placer pour sentir au moment venu, mon corps se laisser aller à la démonstration de mon désir. J'avais conscience d'être soumis complètement à elle en cet instant, mais ça n'avait rien de gênant. Je me soumettais à elle depuis un moment, puisqu'elle était la seule à pouvoir choisir le moment où elle me céderait ce que je désirais. « Sais-tu à quel point j’aime avoir tes mains sur mon corps glissant le long de sa peau pour l’enflammer…  » Dit elle contre mes lèvres et je fis glisser ma main le long de sa colonne vertébrale avec un sourire en coin. « Quand ton corps s’anime en dessous de la ceinture et que ça commence à te rendre fou…  » Avoua-t-elle en se mordillant les lèvres. J'étais étonné qu'elle me parle de mes réactions corporels, pas que j'ai pensé qu'elle ne les avait pas vu, juste du cran qu'elle avait d'en parler ouvertement. Cependant, son mordillement de lèvres était justement un bon moyen de faire monter en moi le désir. Ce mordillement était capable de faire justement réagir ce qui se trouvait bien caché dans mon caleçon, capable de me rendre fou. Ses lèvres glissèrent des miennes, à mon cou, puis à ma clavicule. Quand ses lèvres se déposèrent sur ma clavicule, je fermais les yeux, je les sentis descendre sur mon torse, sentant ce léger frisson de désir me parcourir. Ses lèvres continuèrent à se poser sur mon torse et les frissons à me parcourir, donnant même des petites décharges dans une partie que je ne voulais surtout pas voir réagir alors que nous nous trouvions dans une telle position. Son léger mouvement du bassin me coupa le souffle et je pus sentir une sensation bien trop agréable à l'endroit où elle m'avait touché. J'étais faible face à elle et face au désir qu'elle me faisait ressentir.

« Imagine…  » Dit elle en posant un baiser sur l'un de mes pectoraux et j'étais prêt à imaginer, surtout là, les yeux fermés. « mon corps…  » Ajouta-t-elle en posant un baiser sur mon autre pectoral. J'imaginais très bien son corps, puisque j'en rêvais depuis un moment. Je sentis en même temps que je m'imaginais son corps le désir monter en moi. « un jour…  » Dit elle en embrassant mon cou. Un jour quoi ? Je voulais lui poser cette question, mais elle continua. « tiens…  » Fut son dernier mot avant qu'elle ne m'embrasse. Et elle avait fait naître le feu en moi, je brûlais d'envie d'elle, de son corps. Pas franchement d'une manière qu'elle pouvait vouloir actuellement, mais je n'étais après tout qu'un homme faible face à elle. Je ne pouvais cacher la réaction naissante sous ma ceinture, mais elle n'était pas encore énorme. C'était déjà une bonne chose, pour moi. Mes mains glissèrent jusqu'au bas de son dos, avant de remonter. Elles firent le même mouvement à plusieurs reprises avant de toutes deux aller caresser ses flancs. J'avais envie de l'enflammer, je n'étais pas le seul dans cette histoire devant être tourmenté par le désir. Elle pouvait savoir quand je la désirais, moi, je n'en savais rien, ce qui était d'autant plus frustrant pour moi. Elle caressa ma peau avant de me parler : « Alors cesse de penser aux convenances et embrasse-moi comme tu sais si bien le faire. Saisis-moi et fais-moi vibrer… Mais avant… Attrape-moi si tu le peux !  » Mon sourire prit place sur mes lèvres lorsqu'elle se recula. Sortie de l'eau avant que je ne réalise vraiment lorsqu'elle s'éloignait. Je pris un gâteau dans la boîte, savourant un instant l'image de Mina en sous-vêtement en train d'essorer les cheveux, tout en mangeant ce gâteau. Puis je la regardais marcher, notant son déhanchement, ses formes. Je profitais de l'instant, j'avais bien une petite minute à perdre avant de l'attraper. Je finis par me mettre en mouvement, nageant dans l'eau jusqu'à l'autre bord, je sortis de la piscine.

Pourtant, elle n'était pas très bête, loin de là, elle dit son possible pour s'éloigner de moi et faillit bien réussir à m'échapper. Cependant, j'avais de la chance, j'avais réussi à garder l'équilibre de justesse en glissant sur le sol devenu glissant autour de la piscine à cause de ma sortie. Même si j'étais tombé, je l'aurais sûrement attrapé. Si je m'étais blessé, elle serait venue m'aider, du moins, je l'espérais et j'aurais pu l'attraper. C'est au niveau du bord du fond de la piscine que je la rattrapais et visiblement, cette piscine devait vraiment m'en vouloir. Puisqu'en la saisissant par la taille, je glissais. On se retrouva tous les deux en train de tomber dans la piscine, je me contentais juste de faire en sorte qu'elle se trouve au-dessus de moi pour qu'elle ne puisse pas se faire mal si nous en venions à toucher le fond. Ce ne fut pas le cas, bien qu'une de mes chevilles tapa le bord de la piscine me faisant légèrement souffrir. Je remontais à la surface en la tenant toujours dans mes bras. « Je n'avais pas prévu de retourner dans l'eau. Je pensais à un lieu plus sec pour la suite. » Murmurais je à son oreille. Je l'assis sur le bord de la piscine, lui faisant un grand sourire avant de poser mes lèvres sur son ventre en douceur. J'y posais plusieurs baisers alors que mes mains remontèrent du bout de ses pieds jusqu'au milieu de ses cuisses. Mes mains continuèrent un instant à caresser ses cuisses, alors que mes lèvres se dirigeaient vers sa taille.

« Je ne te veux pas comme amie, parce que j'ai pas vraiment d'amis et qu'en plus, je... enfin... n'attends pas autant de choses de mes amis. » Avouais je sans être très clair sur ce que je pouvais attendre de Mina. J'attendais d'avoir son corps oui, mais une part de moi attendait d'avoir son cœur et une autre, mon cœur attendait d'avoir sa main. Mon cerveau situait sous ma ceinture veut son corps, mon cerveau veut son cœur pour être certains qu'elle n'appartienne qu'à moi et mon cœur veut sa main pour ne plus avoir à la partager. Même si elle venait à me torturer, je ne lui avouerais jamais vouloir tant de choses d'elle, je resterais l'enfoiré que je suis pour tout le monde, en déclarant ne vouloir que son corps. En lui parlant, mes mains étaient descendues jusqu'à se retrouver le long de mon corps. Mes lèvres se posèrent sur son nombril avant que je ne m'éloigne d'elle assez pour me mettre juste à côté d'elle. Je m'assis sur le rebord de la piscine, prenant sa main dans la mienne. J'amenais sa main à mes lèvres, posant un baiser sur chaque doigt suivant pourtant un ordre sautant un doigt sur deux et je commençais par son auriculaire. Une fois, les cinq baisers posés, je posais un baiser sur le dos de sa main. Mes lèvres remontèrent le long de son avant-bras, puis de son bras, puis je suivis sa clavicule. Mon autre main tourna son visage vers moi et je finis par l'embrasser avec passion en tenant fermement sa main dans la mienne.
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Jeu 26 Mar - 9:30
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Assise sur le bord de la piscine avec lui, sa main dans la mienne, son baiser passionné saisissant mon corps, je lui rendais ce baiser en repensant à ses mots. Il ne cessait de vouloir séparer les catégories. L’amour n’empêche pas l’amitié. Une relation charnelle peut aussi se mêler avec l’un ou l’autre… Je voulais être son amie. Je voulais être ses feux et ses flammes. Je voulais être celle qui serait là s’il chutait pour l’aider à se relever. Que les choses soient officielles ou non, que je porte son nom un jour ou jamais, le plus important, pour moi, n’était pas les apparences mais ce qu’il y avait entre nous une fois seuls. Et ça, ça n’avait aucun prix. Sa douceur avait appris à me dompter. Sa passion avait su influencer mon corps. De cet instant je voulais faire de nos moments des étés brûlants que la neige tombe ou non. Croyez-moi, je n’avais alors vraiment pas envie d’être un ange… Je nous fis alors relever. Gardant sa main dans la mienne, caressant de mon pouce la peau de sa main, je l’entrainais de nouveau dans le salon ne prenant pas en compte qu’on était en train de tremper tout le chalet. Mon elfe de maison s’occupera bien des désagréments. Arrivée de nouveau dans le salon, je récupérai ma baguette et l’entrainais alors dans la cuisine. Il était loin de se douter de mes capacités à savoir faire un ou deux repas. Mes talents n’étaient pas immenses mais ma mère avait eu le temps de m’apprendre une ou deux choses pour surprendre mon futur époux. Elle m’avait bien fait comprendre qu’une telle attention devait appartenir à celui qui détenait mon cœur. Pour moi, les choses étaient à propos. Je sortais alors ce qu’il fallait du placard normal et réfrigérant. Le laissant prendre place tout contre moi dans mon dos, je sentais son pantalon complètement trempé contre moi. Avant de commencer, je me tournais alors vers lui :

« Tu vas attraper froid si tu gardes ton pantalon… » dis-je avec un sourire en coin.

Il ne se gênait peut-être plus pour faire tomber chacune de mes robes et ça en allait tout autant de moi avec ses propres vêtements. Je défis alors sa ceinture sans le quitter du regard. Je l’enlevais alors complètement de son pantalon pour la tendre en l’air à nos côté. Je la lâchais alors avec un sourire en coin pour la laisser tomber au sol. Je m’attaquais alors au bouton de son pantalon et à la fermeture éclair sans le quitter une seule fois de son regard. J’aurais pu alors simplement me contenter de le faire glisser vers le sol mais ça serait mal me connaitre… J’embrassais alors la peau de son torse en descendant, mes mains appuyant sur le tissu de son pantalon pour lui faire subir cette évolution vers le sol. Serait-ce cruel ? Pas autant que mes lèvres arrivant à la lisière de son caleçon. Le pantalon arriva alors au son et de mes mains je remontais tout le long de son corps, passant de ses mollets à ses cuisses, ses fesses et enfin son dos pour… l’embrasser ? Oh non… ça serait lui donner trop facilement ce qu’il voulait. Je déposais un baiser sur le coin de ses lèvres avant de me retourner loin d’être consciente de la dangerosité d’une telle attitude.

« Donc. La cuisine… » dis-je.

Je m’occupais alors de prendre la viande – filet de dinde – pour le couper en morceau grâce à un sort avec ma baguette. Ce qui était pratique avec la magie c’est que je n’avais pas besoin de me salir les mains. Consciente bien évidemment de ses désirs, je me collais tout de même tout contre lui de fait qu’à chaque geste, il pouvait sentir mes fesses s’animer contre sa virilité. Oui je sais c’était on ne peut plus sadique mais c’était ma petite vengeance pour m’avoir jeté sans vergogne dans l’eau tout au début. Et oui, je n’oublie jamais… Je le laissais cependant me toucher comme il désirait pour pouvoir apaiser peut-être sa propre frustration pour créer la mienne. Si concentrée, je ne dis cependant rien. Une fois le tout sur le feu, je me retournais vers lui, saisissant ses vilaines mains baladeuses avec amusement :

« Tu es en train de me mouiller avec tes mains… » dis-je avec un sourire en coin.

Je n’avais vraiment pas conscience de l’ambiguïté de cette phrase. Ses mains étaient encore mouillées et je ne parlais même pas de son caleçon qui ne laissait à ma culotte la possibilité de sécher un peu. Je déposais alors un baiser sur sa joue. La cuisson devrait prendre bien une quinzaine de minutes.

« On ferait mieux d’aller chercher des serviettes avant de manger sinon nous tomberons malade… » dis-je d'un naturel déconcertant.

Je l’entrainais alors, coupant court à notre proximité pour l’amener vers la salle de bain, laissant à la magie s’occuper de la cuisson. Ma baguette resta sur le plan de travail. Une fois dans la pièce voulut, j’attrapais alors des serviettes. Je lui en donnai simplement une avant de prendre la mienne et commencer par me sécher les cheveux. J’eus alors une idée… Allais-je oser ? Rien que mon mordillement de lèvres n’indiquait pas vraiment des pensées sages. Je lui tournais alors le dos, en prenant le soin de ne pas être non plus face au miroir, pour défaire mon soutien-gorge sous ses yeux. Je savais qu’il n’était pas surhumain et que ne cesser de le provoquer ainsi aller faire ma perte mais je n’ai jamais dit en avoir fini avec ce jeu de repousser un peu plus chaque limite… Joueuse, je laissais mon soutien-gorge tomber sur le sol pour entourer mon corps de cette grande serviette. Je pus alors enlever ma culotte sans qu’il ne puisse rien voir. Enfin nue mais couverte de cette serviette de la poitrine à sous les fesses, je me tournais alors vers lui :

« Tu ne te sèches pas ? » dis-je avec amusement.

Il fallait vraiment que j’apprenne à arrêter de me mordre les lèvres ainsi mais je n’y arriverai pas. La situation était bien trop amusante pour moi. J’aimais jouer avec le feu – du moment qu’il ne s’agissait que du feu corporel et non celui qui peut incendier une maison entière – et je ne pouvais vraiment pas m’en empêcher avec lui. Je savais que ça pouvait être cruel mais le pire était que, sans le savoir, je n’étais qu’au début et donc si loin d’avoir pu exploiter toutes mes capacités pour le rendre fou. Qu’il se rassure, dans ce jeu, si je ne disais rien, j’en éprouvais autant de désir. Après tout, je ne ferais pas tout ça si je n’avais pas envie, au plus profond de moi, de lui…

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Jeu 26 Mar - 13:46
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Mina me força me lever, mais elle garda ma main dans la sienne, je sentais son pouce caresser ma peau. J'étais bien docile quand elle me tira à sa suite. On se retrouva dans le salon, elle attrapa sa baguette avant de se rendre dans la cuisine. Pourquoi m'emmenait elle dans la cuisine, j'aurais bien préféré une chambre. Il est vrai que j'avais aussi bien faim, la cuisine était peut-être une bonne idée après tout. Je la laissais sortir ce qu'elle voulait du placard avant de l'enlacer en collant son dos à mon torse. Le fait est que si elle voulait cuisiner, je la laisserais faire, mais pas sans faire glisser mes mains sur son corps. Elle se tourna finalement vers moi et je ne compris pas vraiment le pourquoi avant qu'elle ne me parle. « Tu vas attraper froid si tu gardes ton pantalon…  » Son sourire en coin en disait long sur ses pensées et je savais que j'allais devoir faire preuve d'un grand contrôle si elle se décidait à me l'enlever. Je l'entendis défaire ma ceinture, je sentis comme la ceinture glissa autour de ma taille. Du coin de l’œil, je vis Mina la tenir en l'air à côté de nous avant de la lâcher. C'était assez amusant de voir qu'elle commençait à prendre ses aises avec mes vêtements, je n'étais plus le seul à aimer la mettre en sous-vêtements. Pourtant j'aurais dû m'y attendre après la nuit à l'hôtel, elle avait déjà enlever mon pantalon, j'aurais dû me douter qu'elle ne se gênerait pas à l'avenir. Le bouton et la fermeture éclair y passèrent alors que je déglutis difficilement, conscient que si ses doigts venaient à me toucher, je réagirais. Je retins un soupir quand Mina ne me toucha pas. Ses lèvres touchèrent mon torse alors que ses mains firent glisser mon pantalon. À chaque baiser, elle descendait plus bas et mon pantalon aussi, le plus difficile n'était pas le fait que mon pantalon se rapproche dangereusement du sol. Non, le plus difficile était que ses baisers me faisaient de l'effet et que je faisais de mon mieux pour contrôler ma virilité. Quand ses lèvres se posèrent à la lisière de mon caleçon, j'arrêtais simplement de respirer alors qu'un frisson me parcourait et que je sentis une réaction dans mon caleçon.

Ses mains remontèrent le long de mes jambes, passèrent sur mes fesses et finirent dans mon dos, était elle simplement consciente que c'était vraiment très complexe pour moi de me contrôler et que je perdais de plus en plus ce contrôle, ce qui n'allait pas tarder à être bien visible. Elle posa un baiser au coin de mes lèvres avant de me tourner le dos. Je vins me coller contre elle en glissant mes mains sur son ventre. « Donc. La cuisine…  » Dit elle et je caressais d'autant plus son corps. À chacun de ses mouvements, je pouvais sentir ses fesses se mouvoir et venir stimulait une partie très réactive de mon anatomie. Je fis glisser mes lèvres dans son cou, me concentrant sur elle plus que sur ce qu'elle pouvait me faire ressentir en cet instant. J'étais loin d'avoir envie qu'elle puisse sentir l'évolution de mon désir d'une telle manière, pourtant je ne pouvais dire que je réussissais, puisque je ne pus que constater une légère réaction de ma part. Lorsqu'elle eut fini, elle se retourna vers moi, saisissant mes mains, les éloignant de son corps et je dus lui offrir un regard légèrement boudeur. « Tu es en train de me mouiller avec tes mains…  » Dis elle avec un sourire en coin et j'eus un grand sourire loin d'être innocent. Bien que conscient qu'elle parlait sûrement de mes mains mouillées caressant son corps, je n'avais pu m'empêcher de pensée à un tout autre sens que pouvait avoir sa phrase. Après, je ne pouvais vérifier si le sens que j'avais entendu en premier était aussi possible que le sens qu'elle voulait pour sa phrase. Ses lèvres posèrent un baiser sur ma joue et j'aurais préféré de loin qu'elles se posent sur les miennes.

« On ferait mieux d’aller chercher des serviettes avant de manger sinon nous tomberons malade…  » Qu'elle pouvait m'énerver en disant des choses de façon si naturelle. Je voulais bien tomber malade moi, si ça me permettait de l'avoir pour médicomage rien que pour moi pendant quelques jours. Elle m'entraîna jusqu'à la salle de bain, attrapa des serviettes et m'en tendit une. Je la pris et la passais dans mes cheveux pour les sécher un peu. Ils partirent dans tous les sens et je le vis dans le miroir. Mina était en train de se sécher les cheveux, alors que je passais la serviette sur mon torse et mes bras. Je la vis se mordiller les lèvres avant qu'elle ne me tourne le dos, je la vis attraper la fermeture de son soutien-gorge et je restais bloqué, incapable de continuer à me sécher. Son geste avait bel et bien eu un effet sur moi et c'était très frustrant en général, je ne réagissais pas si facilement face à une femme. Elle me refusait tellement son corps que le fait de voir tomber son soutien-gorge avait de l'effet sur moi et l'effet de me donner très envie de la toucher. Le soutien-gorge tomba et j'avais envie d'aller toucher la peau qu'il venait de libérer mais déjà elle passait la serviette autour de son corps. Je ne loupais pas le moment où sa culotte tomba et encore moins cette serviette s'arrêtant juste sous ses fesses. J'avais envie de la toucher et de la voir, ce qui était maintenant bien visible et je ne pouvais le cacher. Après je n'avais pas honte de voir mon corps réagir à ses gestes, après tout, je reste un homme et je la désire ardemment. Elle se tourna vers moi et j'observais la serviette, cherchant déjà le moyen de la faire tomber au sol. « Tu ne te sèches pas ?  » Dit elle avec un amusement pouvant s'entendre dans ses mots, elle se mordilla doucement les lèvres et je fermais les yeux. Je pris une longue inspiration avant de les rouvrir pour la fixer. Je regardais la serviette, la faisant glisser sur mes bras une nouvelle fois, ne les ayant pas bien sécher. Je la fis ensuite glisser sur mon torse avant de la regarder en souriant. Je lui tournais le dos, plaçant ma serviette dans mon dos et la tenant d'une main avant de faire tomber mon caleçon au sol. J'en profitais pour sécher un peu mes cuisses, ne touchant en aucun cas à ma virilité déjà sensible. J'attachais la serviette à ma taille, me tournant vers Mina.

La serviette n'en cachait pas plus que mon caleçon, j'en étais conscient. Je m'approchais de Mina, l'attrapant par la taille. « Je te désire trop pour ne profiter de l'instant ou tu te déshabilles sous mon nez. » Soufflais je juste avant de l'entraîner dans un baiser enflammé. Je laissais mes mains la caresser, faisant comme si jamais je ne ferais tomber cette serviette. J'allais bien essayer de le faire, mais pas tout de suite, il fallait d'abord lui laissait penser que je ne le ferais pas. Mes lèvres glissèrent dans son cou, mais n'étant qu'un homme faible face à Mina, je tirais sur sa serviette. Sans même regarder ce que j'avais bien pu faire, je me collais à elle en souriant dans son cou, j'attrapais le lobe de son oreille entre mes dents, le mordillant doucement avant de m'éloigner d'elle un sourire amusé aux lèvres. Je la regardais attentivement, gravant dans ma mémoire le moindre détail du corps que je pouvais voir actuellement, ne sachant quand j'aurais à nouveau l'occasion de faire de même. « Tu me feras bien le plaisir de manger dans cette tenue ? » M'enquis je doucement en allant attraper une autre serviette plus petite que celle passée autour de ma taille. J'utilisais cette serviette pour sécher mon dos, je me séchais bien les mains avant de jeter la serviette au sol. J'avançais un doigt vers le corps de Mina, le faisant glisser de ses lèvres jusqu'à son bas-ventre. Pourtant, je ne touchais pas son intimité, je ne m'en sentais pas en droit. J'avais après tout forcé sa nudité. Mon doigt remonta avec lenteur, je le laissais caresser son sein gauche. Faisant des ronds de plus en plus petits sur ce sein, jusqu'à me retrouver à tracer le contour de son auréole. Je souris un peu plus, en glissant ma main gauche dans son dos, me rapprochant d'elle jusqu'à me coller à elle sans pour autant bloquer mon doigt s'amusant toujours à tourner autour de cette partie coloré sur sa peau blanche. Je posais un baiser sur sa joue, avant de tracer un chemin jusqu'à son menton, allant ensuite vers son autre joue pour finir par revenir vers ses lèvres. « C'est mieux encore que ce que j'avais pu imaginer. » Avouais je en lui parlant de son corps, lui faisant savoir que j'avais déjà imaginer son corps nu. Je l'entraînais dans un baiser passionné, collant plus mon corps au sien, faisant entrer en contact mon torse avec sa poitrine. Ma main se colla partiellement sur son sein, mais je la fis rapidement glisser dans son dos. Pourtant, je cherchais à toucher l'ensemble de ses formes et cette main baladeuse finit par venir caresser sa fesse, avant de descendre vers l'arrière de sa cuisse.

Je détachais nos lèvres pour reprendre mon souffle devenu court par notre baiser, je laissais mon nez caresser sa joue tout en la forçant à me suivre, je pensais être à peu près capable de retrouver l'encadrement de la porte pour nous faire sortir de la pièce et l'entraîner ailleurs. Pourtant, je m'étais bien tromper, je me pris simplement ce qui devait être l'encadrement de la porte dans le dos. Ce qui m'arracha une petite grimace, mais au lieu d'en rester à cette légère douleur, je l'embrassais avec une tendresse que je n'avais jamais eu. De tendre, le baiser devint plus enflammé, exprimant plus mon désir profond d'elle, je me séparais de ses lèvres au bout d'un temps pour lui sourire. « Nous sécher n'a servi à rien, tu risques la maladie de toute façon. » Mon ton était taquin et amusé. Après tout, je me trouvais être le seul coupable du fait qu'elle ne porte plus rien sur elle et ça m'amusait grandement. Ça m'amusait autant que ça me faisait de l'effet d'avoir la possibilité de toucher la moindre parcelle de son corps sans être entravé par le tissu d'un vêtement.
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Jeu 26 Mar - 17:32
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Si vous pensez qu’au moment où il se sécha les cuisses, je détournai le regard une seule fois par gêne, vous vous détrompez. J’étais aussi curieuse que lui si ce n’était peut-être même plus. Dois-je vous rappeler qu’en ce domaine je n’étais vraiment pas une grande connaisseuse. Je me défendais par instinct mais je ne devais pas avoir un très haut niveau. Je n’avais d’ailleurs jamais pensé à ce détail avant maintenant. Il avait l’habitude de fréquenter des femmes qui devaient être bien plus expérimentées que moi. Il avait donc du voir et goûter à des choses plaisantes qui me viendraient peut-être jamais à l’esprit. J’avais la sensation, tout à coup, de ne plus jouer dans la même cour. Je jouais et il répondait mais si ce jeu lui semblait finalement plus enfantin que tentant ? Et si ça allait cinq minutes – ou un mois en l’occurrence dans notre affaire – mais qu’il se lassait ? Bon certes, il n’en avait pas l’air pour l’instant mais je commençais à me dire vouloir rivaliser avec des femmes qui ont pu et surtout su comment l’amener au paroxysme du plaisir… Je ne savais personnellement même pas ce que ça pouvait être en dehors de quelques rumeurs de couloirs… J’aurai presque grimacé de mon inexpérience. Elle ne me dérangeait pas dans la majeure partie des cas – elle était même la preuve de ma noblesse et de mon sérieux – mais face à Arcturus, j’avais la sensation de manquer de certaines choses pour entièrement rivaliser. J’apprenais cependant de lui directement. Ses idées provoquaient les miennes et m’amenait à peut-être le surprendre de plus en plus. C’est ce que je préférais par-dessus tout, voir cette étincelle de désir à la surprise de mes gestes. Quoi qu’il en fut, loin de me laisser démonter par mon inexpérience, je le laissais se tourner vers moi et m’attraper par la taille.

« Je te désire trop pour ne profiter de l'instant ou tu te déshabilles sous mon nez. »

Je ne dis rien, prenant ses mots comme un compliment. Un léger sourire se dessina même sur mes lèvres. J’aimais l’idée que cela puisse lui plaire. J’avais la sensation d’être désirée par cet homme ce qui ne faisait qu’enflammer mon être. Il m’entraina alors dans un biser enflammer, saisissant tout mon être. Ses caresses me trompèrent alors un instant. Si je ne pensais pas qu’il enlèverait cette serviette ? Pour être honnête, une part de moi s’en doutait cependant par ses gestes tendres et sensuels je finis par en conclure qu’il m’en laisserait là aussi le choix. Ou pas… Ses lèvres glissèrent dans mon cou, m’enivrant, et il fit tomber ma serviette. Il se colla alors contre moi. J’eus un sourire narquois. Il avait été incapable d’y résister et je m’en sentais presque victorieuse d’une certaine façon. Cela ne prouvait-il pas ses faiblesses face à moi ? De toute façon il n’était peut-être plus à ça prêt… Son corps conte le mien avec pour seule barrière de nos intimités sa serviette, je faisais glisser mes doigts sur son torse avant de saisir son cou. Il mordilla mon oreille et me déstabilisa. Profitant de cet instant où je manquais de prise sur lui, il s’écarta pour provoquer une violente frustration en moi. J’avais envi de lui faire ravaler ce sourire amusé dans un baiser violent.

« Tu me feras bien le plaisir de manger dans cette tenue ? » me demanda-t-il.

« Mais le mérites-tu ? » lui répondis-je avec un sourire en coin.

Je le laissais alors prendre une autre serviette pour finir de se sécher. J’allais alors récupérer ma serviette mais il me devança en me rejoignant. Un doigt sur mon corps, il m’électrisa en descendant tout le long. Mon bas-ventre fut le terminus de sa torture. Descendrait-il ? Descendrait-il pas ? Honnêtement, après le coup de la serviette, je ne me serais plus étonnée de rien et pour être honnête, aussi enflammée, j’étais bien tentée de savoir ce que ça faisait s’il s’y aventurait. Je m’enlevais alors très rapidement cette idée de la tête me ressaisissant pourtant malgré moi quand il s’orienta dangereusement vers mon sein gauche. Etait-il conscient de la torture qu’il m’imposait. Plus il tournait autour du pot – pardonnez l’expression mais dans cet état, c’était bien la seule qui me venait à l’esprit – et plus j’avais envi qu’il aille droit au but. Ses lèvres se posèrent alors sur ma joue. Je luttais pour ne pas protester mais mes joues s’en colorèrent de désir… Il embrassa alors mon menton, de nouveau ma joue et revins vers me lèvres. Lutter pour ne pas les mordre à cet instant était difficile…

« C'est mieux encore que ce que j'avais pu imaginer. » m’avoua-t-il.

Je compris qu’il parlait des courbes de mon corps. Dois-je lui exprimer mon désir de le voir cesser de parler pour m’embrasser ? La frustration de son doigt sur mon sein semblait insupportable autant que passionné. J’aimais ce qu’il faisait mais une part de moi désirait qu’il pousse le vice plus loin encore. Qu’il englobe mon sein dans toute sa main ou qu’il laisser au contraire son doigt s’approcher du centre, qu’il fasse quelque chose mais qu’il cesse cette douce torture que mon corps ne s’était attendu. Je sentais mes joues me bruler. Ses lèvres saisirent enfin les miennes étouffant un gémissement de justesse. Son corps se colla de plus en plus contre moi. Je n’avais, croyez-moi, en cet instant, plus les idées très claires. Je ne pensais qu’à ses mains sur mon corps et les miennes en devinrent intenables en caressant son dos, luttant pourtant encore pour ne pas saisir ses fesses de moi-même. J’appuyais sur le bas de son dos légèrement pour le rapprocher un peu plus, consciente de démontrer un désir bien trop profond en cet instant. Sa main put alors englober partiellement mon sein pour cesser cette torture. Mon cœur avait un rythme digne de notre passion. Il l’enleva alors pour la poser dans mon dos. Je pensais alors pouvoir respirer et retomber doucement mais l’absence de sa main semblait encore plus cruelle. Il glissa cependant sur ma fesse et enfin ma cuisse. Répondant à son baiser déjà depuis un bon moment, je m’abandonnais sur cet instant à ce ballet passionné. Il mit pourtant fin à ce baiser en caressant ma joue avec son nez. Il m’entraina alors avec lui mais son dos percuta l’encadrement de la porte. Sa notion de l’espace me fit sourire. Bon d’accord, ce n’était pas très gentil de se moquer surtout qu’il ne connaissait encore le chalet comme moi… Il m’embrassa alors de nouveau. Sa tendresse exceptionnelle me calma un peu et suffit malgré sa passion suivante. Je répondais cependant à son appel sur le même rythme d’un baiser enflammé.

« Nous sécher n'a servi à rien, tu risques la maladie de toute façon. » me dit-il d’un ton taquin…

Un sourire naquit sur mes lèvres à sa dernière réflexion. A qui la faute si j’allais tomber malade ! J’étais entièrement nue là où monsieur se permettait une serviette qui selon moi ne servait strictement rien si c’était pour cacher tout le désir qu’il avait pour moi. Je savais exactement dans quel état je mettais son corps et c’était assez visible pour que sa serviette ne puisse rien cacher. Je vins alors exprès me coller un peu plus à lui pour venir lui offrir l’un de mes baisers qui n’appartenaient à lui. Savourant cet instant, je trouvais, de ma main, le chemin jusqu’à sa serviette :

« Si tu désires que je sois nue pour le repas, il faudra l’être aussi. » dis-je en tirant sur la serviette pour le dévêtir sans aucune gêne.

Si lui s’estimait le droit de me dévêtir, je le prenais tout autant. Sa serviette dans ma main, je ne le lâchais pas une fois du regard. Il pouvait y lire tout mon amusement et mon désir de jouer. Je lançais alors sa petite serviette là où reposait la mienne. Attrapant son menton, je l’embrassais vivement avant de passer le pas de la porte, complètement nue avec un amusement sur le visage. Je revins alors vers la cuisine ouverte sur le salon. Les aliments ne semblaient pas avoir grillés et j’en étais quelque peu soulagée. Avec nos bêtises, j’aurai pu ne pas voir le temps filer. D’un coup de baguette, en la récupérant sur le plan de travail, je mis la table par magie. Je fis même voler une bouteille de vin au moment d’ailleurs où il entra.

« J’ai cru comprendre que tu aimais le vin français… » dis-je avec un léger sourire.

C’était bénin comme attention mais j’y avais pensé. Je fis alors cesser la cuisson. Faisant en sorte que tout arrive sur la table et se serve dans les assiettes tout seul tout comme le vin, je me tournais vers lui en me mordillant la lèvre inférieure :

« Tu me pardonneras si je n’ai pas prévu de dessert ? »

Le faisais-je exprès à chaque fois ? Mais même pas… Je me souvenais ma mère ne cesser de me dire qu’un repas sans dessert n’était pas un repas digne de ce nom. M’en voudra-t-il ? J’étais sérieusement en train de me poser la question. Je pris l’index de ma main gauche avec mon index et mon pouce droit pour le triturer un instant, signe d’avoir la sensation d’avoir commis la plus grande faute de goût… En cet instant, je n’avais rien de la femme cruelle que je pouvais être ni celle sûre d’elle mais il provoquait tant de faiblesses en moi… Je décidai cependant de me reprendre, peu encline à paraitre faible, même façon à lui.

« Mais n’hésite surtout pas à te servir comme bon te semble… » dis-je finalement.

Je vins alors capturer ses lèvres un instant avant de filer vers la table…
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Jeu 26 Mar - 19:29
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Je la vis sourire à mes mots, je fis glisser mes mains dans son dos avant qu'elles ne se posent toutes deux sur ses fesses. Elle vint se coller un peu plus à moi et m'offrit un baiser, je me laissais aller à ce baiser, ne tentant même pas de l'empêcher de tracer de sa main son chemin jusqu'à ma serviette. « Si tu désires que je sois nue pour le repas, il faudra l’être aussi.  » Dit elle en tirant sur la serviette. Je me retrouvais aussi nu qu'elle et c'était loin d'être désagréable. Surtout que j'avais la fâcheuse tendance à aimer être nu, même si je n'avais que peu l'occasion. Bien qu'elle me surprenne légèrement par son audace de m'enlever ma serviette, j'avais bien au fond de mon esprit eu l'idée qu'elle l'enlèverait, elle était imprévisible. Je sentais son regard sur moi, mais je la fixais sans la voir, je la vis du coin de l’œil lancer ma serviette pour qu'elle rejoigne la sienne. Elle attrapa mon menton, m'embrassa et finit par me laisser là, s'éloignant. Je la regardais s'éloigner jusqu'à ne plus la voir. Je laissais ma tête taper sur l'encadrement de la porte, fermant les yeux. Cette jeune femme me rendait complètement folle. Je me trouvais nu, dans un chalet en France, avec plus qu'un simple désir passager, j'allais partager un repas avec une femme et en plus, je n'allais pas coucher avec elle. Je devenais complètement fou. Je faisais exactement tous l'inverse de mes habitudes et j'aimais ça. Rouvrant les yeux, je lançais un regard à ma virilité laissant bien voir mon désir avant de secouer la tête, c'est pas aujourd'hui que j'en viendrais à bout avec Mina. Je marchais jusqu'à la cuisine, j'arrivais dans la pièce pour voir le vin voler vers la table. « J’ai cru comprendre que tu aimais le vin français…  »

En réponse à ses mots, je n'eus qu'un sourire. Au plus profond de moi, j'étais touché qu'elle s'en souvienne, qu'elle ait pensé à mes goûts. Je la regardais stopper la cuisson du repas, usant de sa baguette pour qu'il soit servit dans nos assiettes mises en place visiblement également grâce à un sort. Je vis le vin se servir dans les deux verres à vin, puis elle se tourna vers moi en se mordillant les lèvres et je ne pus m'empêcher de sourire un peu plus. « Tu me pardonneras si je n’ai pas prévu de dessert ?  » Oh mais bien évidemment que je la pardonnais, j'avais une bonne idée de dessert. J'avais bien envie que Mina soit mon dessert et si elle venait à croiser mon regard, elle pourrait sûrement y lire toutes mes idées peu orthodoxes sur la fin de notre repas. Du moins, si repas nous commencions. Puisqu'en triturant ses doigts ainsi, elle me donnait envie de l'attraper et de la forcer à rester entre mes bras pour des heures. « Mais n’hésite surtout pas à te servir comme bon te semble…  » Mon sourire se fana un peu alors que je passais ma langue sur mes lèvres, elle venait de me dire de me servir comme bon me semblait. J'avais une bonne idée de ce dont je voulais me servir à volonté. Elle captura mes lèvres un court instant avant d'aller vers la table. Je m'approchais de la table et surtout de Mina. Je la saisis par la taille, collant son dos à mon corps, mes lèvres glissèrent dans son cou avec lenteur. « Pour le dessert, j'ai ma petite idée. Et je compte bien me servir à volonté. » Murmurais je contre son oreille.

Je la retournais dans mes bras, l'embrassant avec passion en caressant ses fesses de mes mains. L'une de mes mains remonta dans le bas de son dos, de tels sortes qu'elle ne puisse se défaire de ma prise et qu'elle soit entièrement collée à moi. Conscient que je lui laissais parfaitement sentir mon désir pour elle, je m'en fichais royalement, je l'embrassais avec beaucoup trop de passion. Je finis par rompre ce baiser, remontant mes mains dans son dos en m'éloignant un peu d'elle. Je les fis glisser sur ses clavicules, retracer le contour de ses seins, faire de même avec ses auréoles, laissant un doigt glisser sur chacun de ses tétons avant de descendre jusque très bas sur son corps sans pour autant toucher réellement son intimité. « Je me contenterai de toi comme dessert. » Annonçais je en prenant sa main, tirant sa chaise tout en la forçant à s'asseoir. Je m'assis ensuite face à elle, avec un petit sourire amusé sur le visage. « Bon appétit, Mina. » J'observais l'assiette face à moi, j'attrapais ma fourchette, le repas avait l'air bon, mais une part de moi avait peur d'être empoisonné par Mina. Pourtant, je n'avais aucune raison de penser qu'elle puisse vouloir me tuer, je lui faisais même confiance. La preuve en était que je portais déjà ma fourchette pleine à mes lèvres. Une fois la nourriture en bouche, je ne pus regretter de l'avoir fait, c'était un bon repas. Je mâchais calmement, ce repas nous donnait une bonne occasion de discuter et j'avais des questions. Une fois ma bouchée avalé, je lui fis un petit sourire. « Il s'appelait comment ton frère ? » Demandais je doucement. Je savais que ce n'était pas une question à poser pour entretenir le désir entre nous, mais elle ne me l'avait jamais dit et j'étais curieux de le savoir. J'avais aussi une petite part de peur qui me poussait à poser la question, celle qu'un jour elle me parle de son frère en citant son prénom et que je me retrouve à lui poser la question gênante de qui il était. « Ne te sens pas obligé de me répondre. » Lui déclarais je pour qu'elle sache que je ne lui en voudrais pas si elle ne répondrait pas. Après tout, elle ne me devait rien et nous n'avions jamais parler de la possibilité de faire connaissance. C'était nouveau pour moi de vouloir en apprendre plus sur une femme et bien évidemment, j'étais tomber sur une jeune femme orpheline et je lui demandais le prénom de son frère. On ne pouvait trouver personne plus maladroite que moi en cet instant. Je ne voulais pas passer un repas silencieux avec elle, j'avais envie de lui parler et même si ça consistait dans le fait de répondre moi-même à des questions venant d'elle. Je pris une autre bouchée de nourriture, je la mâchais lentement en regardant Mina. Voulait elle seulement me parler ? Après tout, ma faim avait fait que nous mangions. Avait elle seulement un jour envisager de manger en ma compagnie ? Je ne pouvais le savoir, mais j'étais heureux de me trouver dans cette situation malgré les circonstances et la force du désir que j'avais pour elle qui voulait que je cesse de manger.
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Jeu 26 Mar - 21:48
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Bon d’accord, je m’en voulais vraiment pour cette histoire de dessert. Comment avais-je pu oublier une chose aussi essentielle ! Quel mauvais hôte je faisais… Mais je m’en voulais ! Je tentais alors de me faire pardonner dans ce baiser court avant d’aller à table. Je vins alors de mon côté sans le voir venir à son tour. Il put me saisir ainsi par la taille avant que je n’ai le temps de m’asseoir. Mon dos se retrouva ainsi contre son torse, sa virilité contre mes fesses et mon cœur bien trop battant pour un simple repas… Si seulement ses lèvres pouvaient être de temps en temps sages – comme si j’allais vraiment m’en plaindre… – !

« Pour le dessert, j'ai ma petite idée. Et je compte bien me servir à volonté. » Murmurait-il contre son oreille.

Euh… Puis-je avoir l’information entière ? Une idée ? Laquelle ? Ais-je dis quelque chose que j’aurais mieux fait de garder pour moi ? Pourquoi j’avais la sensation de déceler dans sa voix une note peut-être pas aussi sage… ? Il me retourna alors complètement pou me poser dans ses bras. Je redressais aussitôt le regard vers le sien pour voir si j’avais raison. Son baiser passionné fut cependant plus rapide. De toute façon ses mains sur mes fesses furent assez équivoques pour me confirmer ses pensées. Dois-je préciser que je parlais bien d’aliment et non de mon corps ? Un sourire se dessinait au fond de moi. Cet homme ne perdait décidément jamais le nord et encore moins une occasion de me toucher. Allais-je me plaindre ? Le pire était là ! J’aimais bien trop cela pour râler… Il s’assura alors que je ne puisse partir en posant mes mains dans son dos. Contre lui, j’avais ce sourire amusé. S’il voulait cacher tout désir pour moi, maintenant c’était totalement impossible. Seulement le sentir conte le haut de ma cuisse en cet instant me perturba quelques peu. J’allais finir par m’y perdre. Je savais qu’être nue était une mauvaise mais une très mauvaise idée seulement je suis incapable de raisonner correctement en sa présence. J’avais donc bien envi de die que tout était entièrement de sa faute. Il est bien connu qu’une vierge est toujours innocente ! Ne vous étouffez surtout pas en lisant ceci, je vous remercie… Il s’éloigna alors de moi et j’aurai presque protesté s’il n’avait cessé ses caresses… Le voilà alors venant torturer cette pauvre clavicule et ce pauvre sein qui ne lui avait rien demandé… Mes mains ayant glissés sur ses bras, je me sentis doucement de nouveau vibrer et j’eus envie de me coller de nouveau à lui. Quand ses doigts touchèrent ce bouton ultime se fut trop, je dus étouffer le gémissement qui m’échappait dans un mordillement de lèvres violent. Je ne pensais alors plus au repas. Je ne pensais qu’à lui et son corps. Lui et ce qu’il me faisait ressentir. Lui et mes sentiments. Lui et mon désir. Lui et nos frustrations. Lui, lui et simplement lui. Il descendait alors très bas sur mon corps. Je fermais les yeux un instant alors qu’il m’annonçait la suite du repas :

« Je me contenterai de toi comme dessert. »

Un violent frisson de désir me parcourra tout le corps. Il prit alors sa main et je sentais mes joues un peu enflammée par le désir. C’était la deuxième fois qu’il réussissait à les colorer de cette façon, ma peau blanche n’aidant pas… Il tira ma chaise et me força à m’asseoir de sa poigne. Je n’avais de toute façon pour le moment pas la force de lutter. Il s’assit en face de moi et je prenais mon inspiration pour ne plus penser à rien et surtout à ses mots ou son corps complètement nu juste en face. Je serrais les cuisses dans un croisement de jambes par pur réflexe.

« Bon appétit, Mina. »

« Merci… » dis-je avec un léger sourire bien frustré d’un air de dire ‘tu es fier de toi ?’

Je me concentrais alors sur mon assiette tout comme lui. Opération numéro une : ne plus penser à ce désir violent. Opération numéro deux : oublier qu’on était nu et qu’un seul mot de moi, la frustration pourrait cesser. Opération numéro trois… bordel mais c’est normal d’avoir ce feu entre les cuisses incapable de redescendre ?! Je redresse le regard, il me sourit, je me concentre de nouveau su mon plat avec un sourire amusé. Il allait me rendre dingue. Je n’avais du coup plus trop faim…

« Il s'appelait comment ton frère ? » me demanda-t-il simplement.

Plus tue-désir vous ne faites pas… Il venait de me refroidir complètement et mon regard se baissa un instant sur mon assiette, jouant plus avec la nourriture que la mangeant réellement.

« Ne te sens pas obligé de me répondre. » me dit-il finalement.

« Non ça ira… » dis-je en fixant mon assiette. « Arthur. Il s’appelait Arthur. Il est né douze minutes avant moi. C’était tout Arthur. Il voulait toujours affirmer être l’aîné de nous deux. J’aimais le taquiner sur ça mais au fond, cela n’avait aucune importance pour moi du moment qu’il était là. Il a toujours veillé sur moi. J’ai eu du mal à pallier face à ce manque. Aujourd’hui je sais cependant que ruminer le passé ne me ramènera pas mon frère alors je prends sur moi, je garde seulement les meilleurs moments en tête et j’apprends à vivre d’une autre façon. Mon frère ne doit pas être un frein à ma vie mais une force à ma vengeance. » concluais-je le regard sombre.

Depuis qu’on se connaissait, je lui montrais de moins en moins ce côté sombre de moi. Je préférais la douceur et la passion de nos moments mais la cruauté et la vengeance faisait autant partie de moi. Je mangeais alors ma première bouché finalement bien trop sereine…

« Puisque tu sembles loquace à table, j’ai une question à mon tour. »

Je portais alors une autre bouché de ce bon repas en prenant mon temps pour mâcher et réfléchir. J’avais bien l’air moins innocent à cet instant mais c’est aussi ce qui pouvait faire mon charme d’une certaine façon. Je portai alors le vin à mes lèvres pou le goûter. Gardant mon verre dans la main, mon coude posé sur la table je le fixais alors :

« La première lettre du prénom de ton père… ? »

Il voulait savoir certaines choses sur moi ? Je pourrais tout lui avouer mais cela avait un prix et il pouvait le sentir. Je pouvais certes être capable de douceur, de passion, d’ingéniosité et de cruauté. Seulement quand j’avais une chose en tête, je pouvais aussi m’avérer fine calculatrice et un poil redoutable. Je bus alors un verre de vin. La première lettre du prénom de nom père n’était pas grand-chose mais elle pouvait peut-être suffire. N’avais-je cependant pas prouvé que je ne partirai pas en courant – car telle semblait être sa crainte – dès la moindre difficulté ?

« Et si c’est me voir partir en courant qui te fait douter de me le dire, sache que ce n’est pas dans une telle tenue, pour ne pas dire SANS tenue, que ça risque d’arriver… » dis-je finalement avec un sourire en coin.

Je faillis même lui proposer de m’attacher à cette chaise pour plus de sureté mais une petite voix me disait que je ferais mieux de ne pas lui proposer une telle chose tout de suite. N’allons pas lui donner des idées saugrenues, il en avait déjà assez tout seul…
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Ven 27 Mar - 11:33
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« Non ça ira…  » Dit elle et ça me rassura. « Arthur. Il s’appelait Arthur. Il est né douze minutes avant moi. C’était tout Arthur. Il voulait toujours affirmer être l’aîné de nous deux. J’aimais le taquiner sur ça mais au fond, cela n’avait aucune importance pour moi du moment qu’il était là. Il a toujours veillé sur moi. J’ai eu du mal à pallier face à ce manque. Aujourd’hui je sais cependant que ruminer le passé ne me ramènera pas mon frère alors je prends sur moi, je garde seulement les meilleurs moments en tête et j’apprends à vivre d’une autre façon. Mon frère ne doit pas être un frein à ma vie mais une force à ma vengeance.  » Conclue-t-elle et ses paroles firent écho en moi. Le début en tout cas, je faisais la même chose avec Dora depuis notre enfance. Même si je n'étais que de cinq minutes son aîné, je voulais la protéger et je veillais sur elle au mieux. Je n'étais que trop conscient de la douleur qu'avait dû vivre Mina en perdant son jumeau, je n'étais même pas sûr d'avoir la force de vivre après la vengeance si ma propre jumelle venait à mourir. Je mangeais une bouchée pour me donner contenance, j'avais conscience d'avoir posé une question difficile à Mina, mais j'avais eu besoin de savoir. Je la vis manger à son tour, la première bouchée qu'elle prenait depuis le début de ce repas. « Puisque tu sembles loquace à table, j’ai une question à mon tour.  » Je m'y attendais, j'avais orchestré le questionnement entre nous et il était normal qu'elle puisse m'en poser une. Je hochais la tête, souriant quand elle mangea une autre bouchée. Elle prit ensuite son verre de vin, le goûtant, le gardant ensuite en main, son coude posé sur la table. J'avais bien un peu peur de sa question, parce que je n'avais pas très envie de parler de mes parents, du moins pas de la relation qui nous unissait.

« La première lettre du prénom de ton père… ?  » Me demanda-t-elle et je souris. La première lettre du prénom de mon père, c'était pas une question bien compliqué, je pouvais parfaitement y répondre. Même avec cette première lettre, il ne lui resterait que deux personnes possibles. Du moins, deux Lestrange en âge d'être mon père, j'en étais conscient. C'était les deux frères les plus connus des Lestrange. Rabastan et Rodolphus. Mon oncle et mon père. Après, il ne lui resterait plus qu'à se faire une idée sur lequel était mon oncle et lequel était mon père. En toute logique, elle se dirait sûrement que Rabastan est mon père et Rodolphus mon oncle. Puisque ma mère n'a rien de la mère parfaite, tout l'inverse même aux yeux du monde sorcier. Qui penserait qu'elle a donné naissance à des enfants. C'est une idée absurde pour tous le monde. « Et si c’est me voir partir en courant qui te fait douter de me le dire, sache que ce n’est pas dans une telle tenue, pour ne pas dire SANS tenue, que ça risque d’arriver…  » Rajouta Mina et je souris avant d'avaler une nouvelle bouchée. Je n'avais pas un seul instant douté du fait que je le lui dirais. Après tout, elle ne demandait qu'une seule lettre. Une seule toute petite lettre sur le nom de mon père. Si elle m'avait posé la même question pour ma mère, j'aurais eu plus mal à en parler. Je ne lui aurais peut-être même pas répondu. Je pris mon verre de vin, l'amenant pour la première fois à mes lèvres. Je laissais le goût du vin imprégner ma langue, mon palais et l'ensemble de ma bouche, je l'avalais lentement. Reposant mon verre, je fis un petit sourire à Mina. « Je n'ai aucun doute quand au fait de te le dire, tu ne demandes qu'une seule et unique lettre après tout. C'est juste que je faisais le tour de la famille Lestrange afin de savoir s'il y en avait beaucoup commençant par cette lettre. Je ne connais pas tous les Lestrange, mais je pense connaître les seuls. » Annonçais je. Je portais une nouvelle fois ma fourchette à mes lèvres pour me sustenter, je mâchais avec le plus grand calme, faisant augmenter le suspens.

« Je ne doute en aucun instant que tu connaisses ces deux Lestrange en question, soit de nom, soit personnellement. Je vais te donner leurs prénoms et non juste une première lettre. Rodolphus et Rabastan. Voilà les deux seuls noms auquel tu as besoin de t'intéresser si tu désires en savoir plus. Pour le reste, c'est à toi de découvrir qui est mon père et qui est mon oncle. Ils sont tous les deux en âge d'être mon père, reste à voir pour toi, lequel semble le mieux coller comme père, en prenant en considération la mère qui en découle. » Affirmais je. Tout ça pour ne pas l'orienter sur le nom de ma mère. Après tout, elle devait connaître autant ma mère que mon père si elle était chez les mangemorts, oserait elle simplement penser que ma mère s'appelle Bellatrix Lestrange. J'en doutais fortement, ma mère n'avait jamais rien eu de maternel et n'avait jamais été vu comme une mère possible pour des enfants. Je l'avais bien compris depuis très longtemps, quand j'entendais parler de ma mère enfant, c'était négatif. En grandissant, ça l'était toujours. Combien de fois avais je eu envie de tuer ou torturer ceux osant dire du mal de ma mère. Pourtant, j'étais totalement impuissant, puisqu'elle n'était ma mère pour personne. J'avais même tenté de la sauver quand elle avait été capturé. Je me remis à manger, pour éviter de penser à ma mère, je relevais les yeux vers Mina. C'était à mon tour de lui poser une question normalement, mais j'avais autre chose à lui dire avant. « Tu sais, tu peux me parler de ton frère quand tu veux, si tu en as envie. Je ne peux pas dire comprendre ta douleur, mais je l'imagine plutôt bien. Tes paroles sur votre relation ont fait écho dans mon esprit avec ma façon de me comporter avec ma sœur et elle se comporte relativement comme tu pouvais le faire, elle me cherche sur le fait que je ne suis plus vieux que de cinq minutes. Et voilà que je te donne trop d'informations. Je vais me taire. » Dis je avec un grand sourire amusé. J'avais fait ce qui me semblait le plus juste d'après moi.

J'avais juste envie de lui dire que j'étais là pour elle et qu'il n'y avait pas que notre passion qui pouvait m'intéresser entre nous. Je n'agissais pas de la façon la plus normale pour moi, mais avec Mina ça semblait facile d'être juste moi avec elle. Parce plus on avançait et plus je me dévoilais face à elle, plus je m'étonnais à ne pas agir en réfléchissant. J'espérais simplement qu'elle comprendrait que je voulais vraiment être plus que simplement l'homme qu'elle désirait et qu'elle retrouvait en cachette dans un chalet isolé en France. « Tu es proche de certains mangemorts ? » M'enquis je avant de me dire qu'elle ne doit pas penser que je connais tant de nom de mangemort que ça. En même temps, j'en connais beaucoup de nom, ayant suivit toutes les nouveautés sur mes parents, que j'ai étudié avec attention cette guerre et tous les participants connus. « Je ne t'en voudrais pas si tu ne me réponds pas. Je suis juste curieux et je commence à me faire à la présence de la marque sur ton bras. » L'aveu était difficile pour moi. Je m'habituais à savoir que son avant-bras gauche était marqué de la marque des Ténèbres, la marque de cet homme que je craignais et détestais. Je pris une nouvelle bouchée avant de regarder Mina. Je savais que je cherchais un peu loin dans mes questions alors qu'elle avait été si gentille en me demandant simplement une lettre du prénom de mon père. Après tout, elle sait que ma famille est un sujet relativement sensible pour moi. Extrêmement sensible plutôt. La seule dont je parlais plutôt librement, c'est Eiladora et c'était la seule sur qui elle ne m'avait jamais posé de question. Pourtant, ma sœur était bien la seule à qui je pourrais présenter Mina si j'en venais à considérer cette relation de façon réellement sérieuse et que je voulais la vivre ouvertement.
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Ven 27 Mar - 12:30
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Rabastan ou Rodolphus… Si Bellatrix avait eu des jumeaux, ça se saurait… ? Le hic était que Rabastan n’avait pas de femmes à ma connaissance… L’un était aussi improbable que l’autre et justifiait donc un potentiel secret. Restez à savoir si le père était au moins au courant de l’existence de ses enfants… S’il s’agissait de Rabastan, peut-être avaient-ils été caché à leur père pou les protéger de la marque des ténèbres ? Dans ce cas, je réalisais que le fait d’avoir une relation cachée était tout à fait nécessaire. J’étais mangemort or il ne fallait pas prendre le maître pour un imbécile. Il savait le moindre détail de la vie de ses mangemorts et si je venais à fréquenter un homme sérieusement, il pourrait intéresser le seigneur des ténèbres… Après tout un mariage pourrait aussi lui ramener un potentiel nouveau petit soldat si on suit sa logique qui n’est pas forcément la mienne… D’un autre côté, si c’est Rodolphus… Il y avait deux cas possibles. Soit Arcturus et sa sœur étaient des enfants illégitimes… Si Bellatrix apprenait ça c’est la tête de son époux qui pourrait tomber… Soit elles avaient des enfants. Dans ces deux cas encore, le secret se justifiait même si les raisons divergeaient. Restez à savoir quoi en conclure. Soit il était le fils caché de Rabastan, celui-ci ne le sachant peut-être même pas, soit il était le fils de Rodolphus Lestrange et il y avait donc de fortes chances, parce que je vois mal Rodolphus tromper sa femme, qu’il soit le fils… de… Bellatrix Lestrange. Par Merlin… Je fixais mon assiette mais mon cœur s’emballa. Au fond de moi, j’espérais qu’il soit le fils de Rabastan et que la situation ne se complique d’avantage… Le portrait qu’il faisait de sa mère aurait pu m’apporter des réponses sauf que mon lien propre avec Bellatrix m’empêchait d’en avoir la certitude. Aussi cruelle pouvait être cette femme, et croyez-moi, sa dangerosité dépassait l’entendement, elle n’a, des trois que je la connais, jamais eu une seule violence envers moi. Je ne pouvais donc être sûre de rien. Après tout les femmes Lestrange sont connues pour être discrète et bien autant dangereuse que leur époux. Même si Bellatrix affichait un certain paroxysme violent à cette notion de dangerosité. Les questions se bousculaient dans ma tête. Il en profita pour dire :

« Tu sais, tu peux me parler de ton frère quand tu veux, si tu en as envie. Je ne peux pas dire comprendre ta douleur, mais je l'imagine plutôt bien. Tes paroles sur votre relation ont fait écho dans mon esprit avec ma façon de me comporter avec ma sœur et elle se comporte relativement comme tu pouvais le faire, elle me cherche sur le fait que je ne suis plus vieux que de cinq minutes. Et voilà que je te donne trop d'informations. Je vais me taire. »

J’eus un sourire sur le visage.

« C’est le rôle de toute petite sœur de taquiner son grand-frère. Si elle ne le ferait pas pour te faire redescendre de temps en temps de ton piédestal, qui le ferait ? » dis-je avec un sourie en coin.

« Tu es proche de certains mangemorts ? »

La… question que je n’aurais jamais préféré entendre sortir de sa bouche… Cela impliquait de parler de sa famille et de mes liens avec, or Arcturus était loin de s’imaginer tout sur moi.

« Je ne t'en voudrais pas si tu ne me réponds pas. Je suis juste curieux et je commence à me faire à la présence de la marque sur ton bras. »

« La curiosité est un très vilain défaut, Monsieur Lestrange… » dis-je finalement en buvant de nouveau du vin. « La plupart me craignent pour beaucoup de raisons. Certains ont même du mal à me faire confiance quand il s’agit de se faire soigner. Je suis peut-être un peu trop rancunière contre certains ou simplement parfois de mauvaise humeur, passant mes nerfs dans des soins atrocement douloureux. » dis-je avec un léger sourire innocent sur le visage. « Je n’en reste pas moins la médicomage des mangemorts. » lui avouai-je. « Peu ont l’audace de me défier mais ils finiront par tomber… » Et j’allais m’en occuper personnellement… « D’autres encore ont ma confiance, mon amitié et plus encore. Cette catégorie là est très limitée. Elle ne s’arrête qu’à peu de noms. L’une de ces personnes m’a ouvert la possibilité de me venger comme je le désire » Le seigneur. « Une autre m’a protégé durant trois ans. » Matthieu. « Et enfin la dernière qui a eu un rôle vraiment important dans mon évolution de ces trois ans. » Bellatrix.

Si je ne donnais pas ces noms c’est parce que pour deux d’entre eux il pouvait facilement le deviner. Rester cette troisième personne, peut-être trop flou pour lui. Seulement je n’étais pas sûre de vouloir lui dire sans savoir s’il s’agissait de sa tante ou de sa mère. Une part de moi avait d’ailleurs peur de la réponse…

« Que penserais ta sœur, si elle savait pour nous ? »

Si tenté qu’elle ne l’ait pas déjà compris à la soirée de samedi… Seulement je me posais la question. Comment aurais-je réagis si j’apprenais que mon frère s’était lancé dans une telle relation avec une femme ? Peut-être pas si bien… Mon instinct fraternel aurait voulu le protéger or j’aurai peur qu’on se serve de lui. Me servais-je d’Arcturus ? Non mais Eiladora ne pouvait en avoir la certitude or une sœur qui aime son frère ne veut que le protéger. Voilà pourquoi certaines copines me conseillent sérieusement de trouver un époux qui n’a aucune sœur… On ne choisit cependant pas les attraits de son cœur, je l’avais bien appris et Arcturus en avait une. Et sur ce coup j’avais frappé fort puisqu’en plus de ça, ils étaient jumeaux donc bien plus liés encore… Je ne voulais cependant pas me mettre sa sœur à dos. Non pas parce que je pouvais la craindre mais parce que j’avais conscience qu’elle pourrait influencer Arcturus sur ses choix.

« Tu ne me parles d’ailleurs jamais d’elle… Comment est-elle ? Aussi cruelle que son frère ? Patiente ? Intelligente ? Mariée peut-être ? Des enfants ? Je me demandai aussi… Ton père, sait-il que tu existes ? Ou ce secret est fait pour le protéger lui de ce savoir et vous, donc de la marque des ténèbres ? » laissais-je mes lèvres formuler tout e qui me passa pour une fois par la tête.

Je savais qu’il n’était pas bon de poser milles questions à la fois, on me l’avait assez dit mais en intimité, avec lui, je me le permettais sachant qu’il en aurait le droit par la suite pour assouvir sa propre curiosité. Attendant ainsi sa réponse, je mangeais finalement en silence. C'était étrange alors de voir comme d'une certaine façon, je ne cherchais pas à lutter sa curiosité. En même temps, il me posait des questions plutôt simples, loin de ce que je voulais vraiment cacher et qui pourrait me poser problème s'il en venait à me poser la question...
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Ven 27 Mar - 19:40
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Elle m'avait répondu quelques choses sur Dora, disant qu'il fallait me faire descendre de mon piédestal. Si seulement Mina connaissait ma sœur, elle n'aurait pensé de tels mots. Aucun de nous deux n'était bon pour rattraper l'autre sur ce point de vue. Ensemble, on en devenait que détestable et arrogant, plus sadique aussi. Nous avions fait notre nombre de victime en restant toujours de bons petits anonymes pour les ministères. Peut-être que quelques parts quelqu'un nous avait repéré, mais pour le moment, nous n'avions vu personne. « La curiosité est un très vilain défaut, Monsieur Lestrange…  » Dit elle et je ne fis que lui tirer la langue comme un enfant en la regardant boire son vin. « La plupart me craignent pour beaucoup de raisons. Certains ont même du mal à me faire confiance quand il s’agit de se faire soigner. Je suis peut-être un peu trop rancunière contre certains ou simplement parfois de mauvaise humeur, passant mes nerfs dans des soins atrocement douloureux. » Tellement Mina comme description, médicomage et sadique en même temps.« Je n’en reste pas moins la médicomage des mangemorts.  » Alors, elle connaît mes parents. « Peu ont l’audace de me défier mais ils finiront par tomber…  » Déclara Mina.« D’autres encore ont ma confiance, mon amitié et plus encore. Cette catégorie là est très limitée. Elle ne s’arrête qu’à peu de noms. L’une de ces personnes m’a ouvert la possibilité de me venger comme je le désire  » Cet enfoiré qui t'as marqué. « Une autre m’a protégé durant trois ans.  » Sûrement le petit français que je veux tuer. « Et enfin la dernière qui a eu un rôle vraiment important dans mon évolution de ces trois ans.  » Un formateur chez les mangemorts sûrement. Qui avait pu s'occuper de Mina, lui apprendre ce qu'elle avait encore à apprendre à son jeune âge. Je la scrutais attentivement, je connaissais le fonctionnement des mangemorts. Mon père avait des jeunes sous son aile, ma mère peut-être aussi, mais j'en doutais un peu, si déjà elle ne supporte pas ses enfants, comment pourrait elle inculquer des choses à de parfaits inconnus. Il faudrait que j'en parle avec mon père, je voulais le nom de cette personne proche de Mina, mon père serait bien capable de me donner ce nom. Surtout si je lui parlais ouvertement d'une personne en pouvant affirmer qu'elle était mangemort.

« Que penserais ta sœur, si elle savait pour nous ?  » Me demanda Mina et je restais un instant à l'arrêt, ma fourchette juste devant ma bouche ouverte. Je ne pouvais même pas dire comment Dora pourrait réagir. Mina était ce qu'il y avait de plus propre d'une vraie relation pour moi et ceux depuis toujours. Ma seule relation à peu près stable à l'exception de ma relation avec Eiladora, qui reste ma sœur. C'était d'ailleurs pour cette raison que j'avais simplement évité de parler à Dora de Mina. Je ne pouvais prédire sa réaction, ni la mienne si elle réagissait mal. Bien que je savais qu'Eiladora passerait toujours avant n'importe quel femme, j'avais peur qu'elle m'éloigne de Mina. Je suis pourtant certains qu'elle nous a vu à cette soirée samedi, mais je l'ai assez évité pour ne pas savoir ce qu'elle a pu voir et conclure durant la soirée, ni ce qu'elle a pu entendre.

« Tu ne me parles d’ailleurs jamais d’elle… Comment est-elle ? Aussi cruelle que son frère ? Patiente ? Intelligente ? Mariée peut-être ? Des enfants ? Je me demandai aussi… Ton père, sait-il que tu existes ? Ou ce secret est fait pour le protéger lui de ce savoir et vous, donc de la marque des ténèbres ?  » Dit elle, vidant visiblement une partie de son sac de questions. Je me contentais de prendre plusieurs bouchées de mon repas, boire deux gorgées de vin. Je n'étais déjà pas capable de parler de la réaction de Dora si elle savait pour Mina et moi. Je n'allais pas en plus lui dire que ma sœur était presque parfaitement une version féminine de moi. Elle me prendrait sûrement pour un fou. « Mon père sait, il a même laissé ma mère nous abandonner. Ce secret n'est pas fait pour protéger mon père ou ma sœur et moi, c'est fait et pensé par ma mère pour que notre présence à Dora et moi ne rende pas notre père faible, l'empêchant ainsi elle d'être faible. Pour la marque, j'ai plus besoin d'avoir peur de l'avoir, ma mère refuse que je la porte, tout comme elle refuse que Dora ne la porte. » Déclarais je pour répondre aux questions sur mon père. Tout en y répondant, je n'avais pu m'empêcher de parler de ma mère. De toutes manières, si elle apprenait son prénom, soit elle comprendrait les agissements de ma mère, soit elle trouverait légitime qu'elle préfère servir son maître plutôt que de s'occuper de ses enfants. De toutes manière, pourquoi y penser, elle l'avait dit, elle ne m'aimait pas et ne m'aimerait jamais, je me demandais parfois pourquoi je restais proche d'elle alors, mais je le savais, je restais pour Dora plus que pour quiconque d'autres.

« Parlons de Dora, désolé, Eiladora. Tu m'entendras rarement dire son prénom, autant te prévenir. En fait, pour faire simple, Dora c'est moi, mais en femme. T'imagines un peu ce que ça donne quand on se retrouve ensemble. Elle n'est pas mariée, ce qui semble logique quand on pense qu'on ne vit que pour notre liberté. Elle n'a pas d'enfant, sinon l'homme l'ayant mise enceinte l'aurait épousé avant que je ne le tue pour l'avoir mise enceinte en dehors d'un mariage. » Dis je calmement avec un grand sourire doux, contrastant avec le fait que je parlais à l'instant de la mort possible d'un homme. « Je ne lui ai pas dit un seul mot de notre relation à toi et moi. Je ne sais pas comment elle réagira, alors il n'est pas tant pour moi de lui dire. En fait, je crois que Dora pourrait réagir très mal ou très bien, dans les deux cas, je ne veux pas y être pour le moment. Surtout que si je lui parle de toi et qu'elle le prend bien, elle voudra te rencontrer. Si elle réagit mal, elle ressemblera sûrement un temps en ma mère et fera tout pour te tuer. Je n'ai pas envie de devoir te protéger de ma sœur, ni de devoir me battre réellement contre elle. De toutes manières, si Dora veut savoir quelques choses, elle ne se gêne pas pour chercher et trouver les réponses. » J'avoue avant de boire une gorgée de mon vin, avant de poursuivre mon repas. Je ne dis rien pendant un petit moment, réfléchissant à ce que Mina voulait réellement savoir sur ma sœur. Après tout, elle m'avait bien fait comprendre que je ne pouvais la demander en mariage si je n'étais pas certains d'éprouver quelques choses pour elle.

« Es tu consciente que tu cherches mes parents, alors que je te hurle presque la réponse ? J'aime bien voir que tu as vraiment des problèmes pour voir ce que tu as sous le nez. Peut-être le sais tu finalement. Que tu ne veux juste pas le voir, le comprendre, l'assimiler. » Déclarais je calmement en regardant mon vin que je faisais tournoyer dans mon verre. J'avais envie de la toucher sur son manque de vision sur mes parents. Je la poussais à voir la vérité, j'avais au fond de moi très envie qu'elle l'apprenne. Voir si elle supporterait vraiment de connaître les prénoms de mes parents sans partir en courant. Voir si être leur fils, faisait de moi une personne moins fréquentable, moins appréciable et moins désirable à ses yeux. C'était peut-être dur de ma part de la forcer à trouver ce que de moi-même, je ne lui avouerai jamais. Surtout que je n'avais aucun intérêt à le faire, je n'avais que très rarement des contacts avec mes parents et je ne voulais pas qu'elle me trouve des ressemblances avec ma mère. C'était une chose effrayante pour moi qu'on me dise que je ressemblais à ma mère. Enfin si je lui ressemblais, Mina aurait déjà compris qui j'étais. Enfin quoi que, un prénom plus digne de la lignée des Black, qu'Arcturus, il n'y avait que les autres étoiles. Je me décidais finalement à aborder un autre sujet après avoir bu une gorgée de vin.

« Comment ça se passe avec ton oncle ? As-tu un jour été prête à épouser Matthieu ? Tu as été où à l'école ? Tu as de la famille en dehors de cet oncle, peut-être du côté de ta mère ? Pourquoi l'Angleterre ? » Elle avait voulut jouer à la femme ayant une multitude de question à poser. Eh bien, elle allait pouvoir remarquer que moi aussi j'avais mon nombre de question à lui poser à elle et sur elle. J'y allais juste plus calmement pour les questions, pour la simple et bonne raison que je ne voulais pas la brusquer en posant trop de questions sur ses parents ou sur son frère. Je ne savais exactement quels étaient les sujets sensibles, j'avais décidé de ne pas poser de question sur sa brûlure si elle avait envie de m'en parler en détails, je lui laissais le loisir de le faire. J'amenais une nouvelle fois mon verre à mes lèvres avant de manger une bouchée de plus de mon repas. Un sourire naquit très lentement sur mes lèvres alors que je me laissais aller sur le dossier de la chaise. Chercherait elle mes parents ou me donnerait elle des réponses en premier ?
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Ven 27 Mar - 22:50
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J’étais loin de me douter que la réponse à ma question première sur son père m’apporterait autant d’informations. Je ne pouvais cependant nier une chose : j’aurais espéré me tromper. Seulement je n’étais pas si idiote et tout semblait concorder. Que je le veuille ou non, Arcturus semblait être le fils véritable de ma propre mère adoptive… La réalité n’était pas évidente à accepter. Non pas parce que j’avais peur de passer au second plan. Je connaissais les « sentiments » étranges qu’éprouvaient mon mentor envers moi. Non, la personne que je plaignais n’était certainement pas moi mais lui. Sa mère semblait, à ses dires, vouloir sa mort là où elle me protégeait comme la prunelle de ses yeux alors même que je n’étais pas de son sang. Quelle serait la réaction d’Arcturus en sachant que sa propre mère préférée une inconnue à ses propres enfants depuis trois ans ? Il était alors assez ironique de savoir que j’ai pu tomber amoureuse de son fils. Je n’arrivais cependant pas à y croire. Je ne voyais pas Bellatrix s’être séparé de ses enfants. Oui elle était capable du pire mais sa maternité avec moi était si troublante que j’avais du mal à envisager qu’elle rejette sa propre progéniture. J’avais apparemment encore tant à apprendre de mon mentor… Tant de questions se bousculèrent alors en moi. Ai-je déjà bien raison ? Bellatrix est bien le nom de sa mère ? Ensuite, comment réagirait-il s’il apprenait qu’elle m’avait pris sous son aile, aussi étrange la chose a pu paraître pour beaucoup ? Que dirait-il en sachant que toutes mes tortures, toute ma passion dans la haine, toute ma violence ne découlait que de l’anciennement de sa mère ? On ne me craignait pas pour rien. J’avais été formé par la plus cruelle des femmes en Angleterre… Ce n’était cependant pas la seule chose qui m’inquiétait. Bellatrix refusait, s’il s’agissait bien d’elle, que son fils porte la marque. Comment réagirait-elle en sachant notre lien et les dangers que court son fils en me fréquentant ? Je ne le répèterais jamais assez, si je venais à me marier avec lui impliquerait un choix de l’un des deux : mon départ des mangemorts et le risque de provoquer notre mort à tous les deux ou sa future allégeance. Je doutais que le seigneur des ténèbres me laisse me marier sans s’intéresser à mon futur époux. J’étais une de ses plus fidèles servantes, tout comme sa mère, suivant même son modèle, depuis trois ans. Par amour, je savais que je pouvais faire la folie de quitter ce monde de ténèbres. Mon patronus ne disparaissant pas malgré mes allégeances, en était la preuve. Quel mangemort pouvait se vanter être encore capable de faire un patronus ? Le mien avait longtemps décliné peu à peu vers une forme insipide. Depuis Arcturus, pour je ne sais quelle raison, il reprenait sa forme après l’incendie, preuve de ma capacité de pas avoir encore le cœur assez corrompu pour me perdre définitivement… C’était alors bien trop de questions qu’une filiation avec Rabastan aurait pu éviter et qu’une part de moi souhaitait encore…

« Parlons de Dora, désolé, Eiladora. Tu m'entendras rarement dire son prénom, autant te prévenir. En fait, pour faire simple, Dora c'est moi, mais en femme. T'imagines un peu ce que ça donne quand on se retrouve ensemble. Elle n'est pas mariée, ce qui semble logique quand on pense qu'on ne vit que pour notre liberté. Elle n'a pas d'enfant, sinon l'homme l'ayant mise enceinte l'aurait épousé avant que je ne le tue pour l'avoir mise enceinte en dehors d'un mariage. »

J’avais la sensation d’entendre mon propre frère. Je me souvenais de ses discours : « Si un homme ose te toucher en dehors du mariage, je me chargerai moi-même de lui faire la peau. » Au fond Arthur n’aurait pas aimé Arcturus pour la simple et bonne raison qu’il n’aurait supporté me voir avoir une relation cachée avec un homme qui aurait pu me pousser à commettre la « faute » de me donner avant le mariage. Je ne savais si toutes les familles anglaises étaient comme ça mais la mienne était de nature très conservatrice. Je l’étais moi-même pour beaucoup de raison et surtout par mon éducation seulement mes sentiments avec Arcturus venait clairement obscurcir mon jugement. Je savais cependant sa sœur ne pas être comme moi. Ne s’était-elle pas déjà donné à un homme selon les dires de son frère dans une conversation antérieure ? Je n’irais cependant pas la juger. Avant, je l’aurais surement fait. J’étais la première à condamner une telle attitude mais depuis Arcturus, j’avais appris à mettre de l’eau dans mon vin. Face à une passion incontrôlée, je pouvais admettre qu’une vierge se laisse prendre. Du reste, une fois la première fois consommée, qu’est-ce qui pouvait retenir une femme de continuer ? La première fois n’était que la seule chose importante… Je me le rappelais d’ailleurs à l’ordre. Ironie quand on me savait complètement nue face à cet homme. Je continuais de manger, arrivant à la fin de mon assiette, prétextant je ne sais quelle excuse alors pour justifier mes actes avec lui.

« Je ne lui ai pas dit un seul mot de notre relation à toi et moi. Je ne sais pas comment elle réagira, alors il n'est pas tant pour moi de lui dire. En fait, je crois que Dora pourrait réagir très mal ou très bien, dans les deux cas, je ne veux pas y être pour le moment. Surtout que si je lui parle de toi et qu'elle le prend bien, elle voudra te rencontrer. Si elle réagit mal, elle ressemblera sûrement un temps en ma mère et fera tout pour te tuer. Je n'ai pas envie de devoir te protéger de ma sœur, ni de devoir me battre réellement contre elle. De toutes manières, si Dora veut savoir quelques choses, elle ne se gêne pas pour chercher et trouver les réponses. »

Comment aurais-je réagi si mon jumeau m’avait annoncé fréquenter une femme… ? Je lui aurais certainement demandé son nom, son prénom, son sang et enfin la nature de leur relation. Aussi fou que cela aurait pu paraître, je pourrais alors comprendre l’envie de tuer de sa sœur. J’aurais eu la même si j’avais le moindre doute de passer après cette femme aux yeux de mon jumeau. Je ne pensais cependant pas être aussi importante pour Arcturus. En même temps je ne connaissais pas vraiment ses véritables sentiments… Je n’étais même pas sûre de vouloir les savoir. J’avais bien trop peur d’en souffrir.

« Es tu consciente que tu cherches mes parents, alors que je te hurle presque la réponse ? J'aime bien voir que tu as vraiment des problèmes pour voir ce que tu as sous le nez. Peut-être le sais tu finalement. Que tu ne veux juste pas le voir, le comprendre, l'assimiler. »

S’il savait ma vision des choses… Je buvais mon verre pour m’éviter une grimace qui en dirait long. Pour moi il n’y avait plus de doutes. Il était le fils de Rodolphus Lestrange. Cette idée ne me dérangeait pas tant que ça. Après tout je ne pouvais pas m’en dégouter alors même que je considérais Bellatrix comme ma mère affective. Cela me fit surtout un drôle d’effet… J’avais déjà croisé Rodolphus à plusieurs reprises. Mon lien avec sa femme avait impliqué que je le rencontre durant ses trois ans et que j’échange deux ou trois mots avec lui. E n’était pas un homme désagréable mais je m’étais toujours senti assez impressionnée. Beaucoup avait beaucoup plus peur de Bellatrix que de Rodolphus. Je ne craignais ni l’un ni l’autre mais je sentais une prestance et un respect presque craintif envers cet homme. Il avait ce je ne sais quoi, surement tout ce calme qu’il gardait parfois trop, qui me glaçait le sang. Après tout il était un mangemort aussi redoutable que sa femme. Je ne doutais pas de sa violence. En regardant Arcturus, étrangement, je retrouvais finalement beaucoup de cet homme. Il écourta cependant ma recherche de ressemblance en me demandant :

« Comment ça se passe avec ton oncle ? As-tu un jour été prête à épouser Matthieu ? Tu as été où à l'école ? Tu as de la famille en dehors de cet oncle, peut-être du côté de ta mère ? Pourquoi l'Angleterre ? »

« Je vois que tu es aussi incapable que moi à te cantonner à une seule question… » dis-je avec un sourire en coin. « Avec mon oncle, c’est assez délicat. Je crains le jour où il convoitera ma propre fortune pour agrandir la sienne. Mon père a laissé un héritage florissant à sa mort. Matthieu s’était occupé de vendre les parts pour que je puisse me reconstruire sereinement sans devoir gérer le commerce qu’il avait développé en plus de son poste au ministre. Cela implique une forte fortune qui pourrait assurer mon avenir sans époux comme celle de futurs descendants. » lui dis-je pour lui donner une idée du succès de mon père. « Matthieu fut le premier à y penser. Il craignait que mon oncle veuille finalement cette part or étant sous sa tutelle, s’il décide de me faire épouser un homme, en l’occurrence lui, je n’aurais pas le choix. Nos lois sorcières sont claires… Matthieu voulait me proposer de contrer cette possibilité en nous mariant dans son dos. L’idée n’était pas mauvaise… » lui admis-je. « Seulement je n’ai pu me résoudre à accepter… » insinuai-je indirectement sa 'faute' même si s'en était pas une à mes yeux.

L’aurais-je fait si Arcturus n’était jamais entré dans ma vie ? Peut-être… je ne pouvais prédire ce dont j’étais capable. J’étais bien trop imprévisible même pour moi-même. Seulement aussi forte je pouvais être, j’étais consciente que non mariée, je courrais un danger. Je n’étais pas à l’abri que mon oncle ait une perte de contrôle de lui et que dans la nuit même je devienne son épouse sans pouvoir dire quoi que ce soit. C’était bien le genre à réveiller qui il fallait pour me marier s’il voyait les choses lui filer entre les doigts. D’où la nécessité finalement pour moi aussi que notre relation soit un secret. Je regretterai devoir subir ma première fois avec cet homme brutal…

« Pour ce qui est de Matthieu, oui, j’ai déjà été prête à me marier avec lui. J’avais seize ans. Mon père l’avait décidé et ma famille était encore en vie. Quand nos pères respectifs décidèrent de lier nos familles, Matthieu était entièrement contre. Il ne voulait se marier avec, je cite : une gamine. Il est plus vieux que moi. A mes seize ans, il avait la majorité dépassée. Cela pouvait se comprendre… L’ironie du sort a cependant voulu qu’avec le temps nos avis divergent. Après l’incendie, il changea radicalement, mais moi aussi. Arcturus, je t’assure ne pas vouloir de cette homme ni dans ma couche ni dans un mariage. Tu es le seul qui trouble mon esprit sur ces deux aspects. » lui assurais-je.

Après tout, je n’avais jamais dit, contre mes réticences, ne vouloir de lui ni dans mon lit, ni dans un mariage, bien au contraire. Je le désirais entièrement et c’était le plus troublant…

« Pour mon école, j’ai suivi mes études à Beauxbâtons jusqu’à l’été de mes seize ans, complétées par la venue régulière d’un précepteur pour l’été. Le jour de la mort de mes parents, j’ai quitté l’école. Matthieu me fit finir mes études à travers un précepteur, ce qui me permet d’obtenir mes Aspics en Angleterre en tant que candidat libre et suivre une formation de médicomage à Sainte Mangouste. Du reste, je l’appris par mon mentor au sein des mangemorts… » dis-je sans préciser son identité. Je n’étais sûre d’en être prête…

« J’ai trois cousins et une cousine du côté de ma mère. Ils vivent cependant tous au canada depuis mes six-sept ans. Leur père avait trouvait un travail à Montréal. J’ai d’ailleurs un cousin de mon âge à six mois d’écart avec qui je m’entendais merveilleusement bien. Ça rendait fou Arthur » dis-je avec un sourire amusé. « Aujourd’hui, je n’ai plus vraiment de contact… A part peut-être une lettre par an… Je n’en cherche pas non plus. J’aurais pu certes les rejoindre mais à l’époque je n’étais pas consciente de cette possibilité. Je n’ai fait que suivre mon désir de vengeance. Aujourd’hui, ma vie appartient à l’Angleterre. Et de toute façon, vis-à-vis de ma situation avec mon oncle, ils ne pourraient rien. Mon oncle est le premier à avoir droit d’autorité sur moi en l’absence d’un époux. Je préfère alors les laisser à leur vie plutôt que de risquer la colère de mon oncle. » dis-je simplement. « Pourquoi l’Angleterre ? Je crois qu’il s’agit de ta dernière question… Et bien pourquoi pas ? Le seigneur des ténèbres semblait à l’époque m’ouvrir la seule opportunité de me venger. Je ne regrette aujourd’hui aucunement mes chances. J’ai gagné une nouvelle famille grâce à ça. Elle n’est peut-être pas parfaite mais c’est la mienne et sans prendre jusque là la possibilité d’en fonder ma propre famille grâce au don que Merlin a offert aux femmes, elle fut comme ma seule option. Elle fait ce que je suis aujourd’hui. » concluais-je.

Je finissais alors ma dernière bouché, but la dernière gorgée de mon vin et me levait après avoir constaté qu’il avait aussi fini. Débarrassant la table par magie de ma baguette qui était restée sur table, je regardais l’heure.

« Tic tac Monsieur Lestrange. Il nous reste deux heures vingt… » dis-je avec une ironie certaine.

Je glissais alors les doigts le long du bois en venant vers lui. Une fois en face de lui, mon regard se releva vers le sien. Dire que le repas était fini ne mettait pas une fin à mes questions. Je profitais cependant de l’instant pour trouver un intérêt à pouvoir le toucher en même temps… J’avouais : ça m’avait manqué. En silence d’abord, je posais ma main sur son torse. Celle-ci caressa en douceur ce muscle avant de dessiner ses légers abdominaux. Mon doigt arriva alors à son nombril. J’étais consciente alors que peu importe le droit que je prendrais sur son corps, c’était lui autoriser à faire la même chose sur le mien. Je luttais donc pour ne pas descendre ce doigt trop bas… Mes yeux n’avaient cependant pas une fois quitté les siens. Je me rapprochais alors de lui. Mon autre main se posa dans sa nuque pour approcher ses lèvres des miennes :

« Tu es le fils de Rodolphus et Bellatrix Lestrange. » lui dis-je alors.

Mes lèvres saisirent pourtant les siennes avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit dans un baiser fougueux et doux à la fois. Comment un mélange était-il possible ? C’était une performance qu’on ne pouvait réellement réussir qu’en ressentant vraiment quelque chose pour l’autre. C’était aussi le plus beau des baisers. Je laissais pourtant notre manie prendre le dessus, abandonnant la prose dans une passion chaude. Ma main sur son torse glissa le long de sa peau jusqu’à la sienne que j’entrelaçais dans mes doigts les enfermant dans un asile rassurant. Mon autre main détenait sa nuque dans ce flot de passion. Je refusais de parler plus longtemps. Je ne savais comment lui apprendre mon lien avec sa mère. J’espérais qu’il ne me le demande tout de suite. Je profitais alors de ce moment délicat, passionné, serein, fou, agréable, enivrant, voluptueux, enivrant pour le rapprocher de moi. Son corps colla le mien complètement. De ce baiser, je finis par caresser son nez du mien avec douceur. Capturant ses lèvres une nouvelle fois, j’y mis fin plutôt rapidement…

« Si je n’étais qu’une femme sans toute la noblesse de son sang et de son rang, si les coutumes ne m’y obligeaient pas, si je devais seulement raisonner avec mon être et non ma raison ou mon éducation, j’aurais voulu t’appartenir ce soir, en sortant de mon travail. » lui soufflais-je sur les lèvres, les yeux fermés.

J’étais consciente lui avouer vouloir être sienne si rien ne m’en empêchait. N’est-ce pas la meilleure preuve de mon acceptation totale à sa filiation ? Je ne parlais cependant pas de mariage… Je parlais bien de ce lien plus fort encore qui pouvait unir deux êtres quand il se passait vraiment quelque chose entre eux. Cela pouvait sembler comme un simple acte charnel pour beaucoup. J’y voyais la complète donation de tout mon être et il savait ce que ça représentait pour moi. Vouloir lui donner cette part de moi en dehors de mon mariage lui prouvait, sans les mots qui l’accompagnaient, tout ce que je pouvais vraiment ressentir pour lui. Le plus terrible n’était cependant pas lui avouer vouloir être sienne mais affirmer que malgré tous mes désirs, je restais entêtée à l’idée de n’être sûre que ce soit une bonne idée. Il semblait alors si proche du but mais mon éducation avait été si bien faite qu’elle posait à mon corps et à mon cœur une dernière et ultime résistance…
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Sam 28 Mar - 16:05
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« Je vois que tu es aussi incapable que moi à te cantonner à une seule question…  » Me dit elle avec un sourire en coin et je levais les yeux au ciel. « Avec mon oncle, c’est assez délicat. Je crains le jour où il convoitera ma propre fortune pour agrandir la sienne. Mon père a laissé un héritage florissant à sa mort. Matthieu s’était occupé de vendre les parts pour que je puisse me reconstruire sereinement sans devoir gérer le commerce qu’il avait développé en plus de son poste au ministre. Cela implique une forte fortune qui pourrait assurer mon avenir sans époux comme celle de futurs descendants.  » M'avoua Mina et je compris qu'elle avait de l'argent, ce qui ne me faisait rien, ça m'intriguais juste sur les activités de son père avant son décès. « Matthieu fut le premier à y penser. Il craignait que mon oncle veuille finalement cette part or étant sous sa tutelle, s’il décide de me faire épouser un homme, en l’occurrence lui, je n’aurais pas le choix. Nos lois sorcières sont claires… Matthieu voulait me proposer de contrer cette possibilité en nous mariant dans son dos. L’idée n’était pas mauvaise…  » Comment ça pas mauvaise ? Elle me disait cela à moi. « Seulement je n’ai pu me résoudre à accepter…  » Finit elle et je cherchais à savoir si j'en étais au moins un peu la cause.

Je ne savais pas vraiment quoi penser de ses mots, après tout, elle me parlait des propositions de son ex-fiancé pour convenir de fiançailles afin de la protéger. Pourtant d'un autre côté, elle refusait que j'en fasse de même pour les mêmes raisons. Qu'avais je de si différent de ce français ? D'accord, je n'étais pas français, je ne la connaissais pas depuis longtemps, mais j'étais un très bon parti en Angleterre et ma famille y était crainte. Même sans savoir que Bellatrix et Rodolphus Lestrange sont mes parents. Tous le monde sait que les Lestrange sont craints et respectés pour des raisons connues de tous. Je finis mon assiette en avalant les deux dernières bouchées avant de boire un peu de mon vin, le savourant.

« Pour ce qui est de Matthieu, oui, j’ai déjà été prête à me marier avec lui. J’avais seize ans. Mon père l’avait décidé et ma famille était encore en vie. Quand nos pères respectifs décidèrent de lier nos familles, Matthieu était entièrement contre. Il ne voulait se marier avec, je cite : une gamine. Il est plus vieux que moi. A mes seize ans, il avait la majorité dépassée. Cela pouvait se comprendre… L’ironie du sort a cependant voulu qu’avec le temps nos avis divergent. Après l’incendie, il changea radicalement, mais moi aussi. Arcturus, je t’assure ne pas vouloir de cette homme ni dans ma couche ni dans un mariage. Tu es le seul qui trouble mon esprit sur ces deux aspects.  » M'assura Mina et je ne pus m'empêcher de sourire en entendant qu'elle me voulait dans son lit, mais qu'elle était prête à accepter un mariage. Nous marierons nous un jour, seul Merlin le savait.Intérieurement pourtant je sentais que jamais je ne trouverais une femme aussi parfaite qu'elle pour m'épouser. C'était un fait plus que troublant. J'avais toujours assuré vouloir profiter de ma liberté et maintenant j'en doutais en pensant au mariage. J'avais aussi assuré que je n'épouserais pas une personne servant cet homme qui m'avait éloigné de mes parents. Et pourtant, j'étais près à demander sa main justement à une mangemort. Mina rendait toutes mes croyances fausses, rendant toute cette histoire encore plus flou. J'étais bien heureux que notre relation soit cachée, sinon mes parents l'auraient su. Je ne pensais pas voir une mauvaise réaction venir d'eux, me voir marié serait un plaisir pour eux, avec une femme servant le maître, je ne pouvais le savoir, ma mère n'apprécierait sûrement pas.

« Pour mon école, j’ai suivi mes études à Beauxbâtons jusqu’à l’été de mes seize ans, complétées par la venue régulière d’un précepteur pour l’été. Le jour de la mort de mes parents, j’ai quitté l’école. Matthieu me fit finir mes études à travers un précepteur, ce qui me permet d’obtenir mes Aspics en Angleterre en tant que candidat libre et suivre une formation de médicomage à Sainte Mangouste. Du reste, je l’appris par mon mentor au sein des mangemorts…  » Déclara Mina et je hochais la tête, une adolescence presque normale, étudiant à Beauxbâtons et l'abandon de l'école à la mort de ses parents. C'était logique. J'étais intrigué par ce mentor, je savais que généralement les mentors mangemorts et leurs disons élèves étaient relativement proches. Du moins, ils faisaient en sortes de s'entendre pour s'échanger leur savoir. Me dirait elle un jour qui se trouvait être ce fameux mentor ? Oui, j'étais curieux et je l'assumais plus ou moins bien face à Mina. J'avais juste cette envie de lui réaffirmait qu'elle n'était pas juste une fille que je voulais mettre dans mon lit, enfin plutôt que je ne voulais pas juste me glisser dans son lit. Peut-être qu'avec le temps, nous dépasserions le stade de la passion ou encore n'aurions nous plus aucune envie de nous voir. Les choses se trouvaient être à double tranchant entre nous. « J’ai trois cousins et une cousine du côté de ma mère. Ils vivent cependant tous au canada depuis mes six-sept ans. Leur père avait trouvait un travail à Montréal. J’ai d’ailleurs un cousin de mon âge à six mois d’écart avec qui je m’entendais merveilleusement bien. Ça rendait fou Arthur. Aujourd’hui, je n’ai plus vraiment de contact… A part peut-être une lettre par an… Je n’en cherche pas non plus. J’aurais pu certes les rejoindre mais à l’époque je n’étais pas consciente de cette possibilité. Je n’ai fait que suivre mon désir de vengeance. Aujourd’hui, ma vie appartient à l’Angleterre. Et de toute façon, vis-à-vis de ma situation avec mon oncle, ils ne pourraient rien. Mon oncle est le premier à avoir droit d’autorité sur moi en l’absence d’un époux. Je préfère alors les laisser à leur vie plutôt que de risquer la colère de mon oncle.  » Une chose que je pouvais parfaitement comprendre. Après tout, j'avais retrouvé ma famille paternelle en France que parce que ma tante avait eu des contacts avec eux pour préparer en amont une fuite possible pour Dora et moi, sinon nous ne l'aurions jamais fait, il me semble.

« Pourquoi l’Angleterre ? Je crois qu’il s’agit de ta dernière question… Et bien pourquoi pas ? Le seigneur des ténèbres semblait à l’époque m’ouvrir la seule opportunité de me venger. Je ne regrette aujourd’hui aucunement mes chances. J’ai gagné une nouvelle famille grâce à ça. Elle n’est peut-être pas parfaite mais c’est la mienne et sans prendre jusque là la possibilité d’en fonder ma propre famille grâce au don que Merlin a offert aux femmes, elle fut comme ma seule option. Elle fait ce que je suis aujourd’hui.  » Avoua Mina et je compris qu'elle n'était pas allée en Angleterre pour le pays, mais pour le mage noir qui essayer d'y prendre le pouvoir. Je ne pouvais lui en vouloir, elle n'avait rien à perdre. C'était surtout à cet homme que j'en voulais et c'était une chose devant être visible sur mon visage. Autant je pouvais le craindre, autant je pouvais le détester. Le haïr même. Je me fichais qu'il brise les vies de sang-de-bourbe, de sang-mêlés, de traîtres à leurs sangs, mais je lui en voulais de m'avoir volé ma famille et mes parents. Il détenait même d'une certaine manière la femme que je désirais, la femme à qui devant témoin j'avais parlé de la possibilité de nos fiançailles, bien que seul nous deux en ayons eu conscience, c'était un fait, je l'avais dit devant témoin. Je finis mon verre de vin, en fixant Mina, quelques secondes plus tard, la table se débarrassa d'un sort et elle regarda l'heure. « Tic tac Monsieur Lestrange. Il nous reste deux heures vingt…  » Dit elle ironiquement et je lui souris, un sourire voulant dire « il est grand temps de passer au dessert. ».

Je me relevais de ma chaise, regardant Mina approcher lentement, trop lentement à mon goût. Elle finit par fixer son regard dans le mien, je laissais ton doigt toucher mon torse. Savourant simplement ce que je procurais ce simple doigt glissant sur ma peau. Je fus presque déçu qu'elle ne descende pas plus bas que mon nombril. Pourtant, je ne dis rien, je sentis sa main dans ma nuque, puis nos lèvres se rapprochant. « Tu es le fils de Rodolphus et Bellatrix Lestrange.  » N'aurait elle pas pu attendre pour dire de tel mot. Je me figeais à ses mots, mais ils furent bien trop vite oublier dans ce baiser fougueux et doux. Ma main trouva rapidement la direction de ses fesses en caressant son flanc, alors que sa main glissait de mon torse à mon autre main. Ses doigts s'entrelacèrent aux miens, je fis glisser mes doigts libre jusqu'à sa cuisse, avant de remonter lentement, pour la glisser dans le bas de son dos alors qu'elle me rapprochait plus elle. Je n'oubliais pas ses mots, mais pour le moment, il n'était plus temps de parler, je voulais profiter de mon dessert, on pourrait en parler plus tard. Elle stoppa notre baiser, son nez caressa le mien et je cherchais ses lèvres, elle les reprit un très court instant avant de me dire : « Si je n’étais qu’une femme sans toute la noblesse de son sang et de son rang, si les coutumes ne m’y obligeaient pas, si je devais seulement raisonner avec mon être et non ma raison ou mon éducation, j’aurais voulu t’appartenir ce soir, en sortant de mon travail.  » Je remarquais qu'elle avait fermé les yeux, mais même cela ne pouvait l'empêcher de ressentir ce léger frisson de plaisir de mon corps face à ses mots.

Oui, j'étais conscient qu'elle me disait qu'on allait pas partager ce moment charnelle aujourd'hui, cependant, elle disait le vouloir, ce qui était déjà une grande avancée pour moi. Je m'emparais de ses lèvres avec férocité, prenant possession de sa bouche. J'avais dit que je la voulais pour dessert et je n'avais en aucun cas changer d'avis. Je la forçais à reculer hors de la cuisine, gardant les yeux ouverts pour nous guider jusqu'à l'une des chambres qu'elle m'avait montré plus tôt. Je ne lâchais pas sa main, ni ses lèvres pour ouvrir la porte, un petit sort me suffit. C'était encore dans mes capacités de magie sans baguette, ouvrir une porte. Je me posais un instant vaguement la question de la chambre que je venais de choisir, était ce celle où elle avait séjourné, celle ayant appartenu à son frère ou encore celle ayant été la chambre parentale. La question ne me préoccupa pas très longtemps, après tout, les morts n'allaient pas se plaindre si on passait un peu de bon temps dans un lit appartenant de toutes manières à Mina. Et j'espérais que Mina n'y prêterait pas plus attention que moi. De toute façon, j'avais déjà trouvé le moyen de l'allonger sur ce lit, mes lèvres s'étaient glissés dans son cou, ma main précédemment dans son dos venait simplement de rejoindre sa clavicule. Cette main descendait lentement mais dangereusement vers le sein se trouvant à sa portée, tout comme mes lèvres.

Ne pas avoir le droit d'avoir son corps en totalité n'allait pas m'empêcher de découvrir cette nouvelle partie de son corps dont j'avais pu avoir un avant-goût à la soirée de samedi. C'était surtout une chance qu'elle n'est pas pu passer un soutien-gorge sous cette robe samedi, sinon j'aurais eu encore plus envie de découvrir cette nouvelle partie d'elle. Mes lèvres découvraient cette peau qui devait sûrement avoir été préservé de tout touché jusqu'à présent. J'aimais l'idée d'être le premier à la toucher de cette manière, mais j'avais aussi le désir profond d'être le seul à la toucher de la sorte pour l'ensemble de sa vie. Je finis par relever les yeux vers elle, mon menton reposant entre ces deux formes arrondies que je comptais utiliser pour la rendre encore plus folle de désir, ma main trouva le chemin de son nombril, commençant à caresser son ventre avec douceur. « Je peux bien attendre Mina, parce que tu es toi. Laisses moi te montrer un avant-goût de ce à quoi pourra ressembler le vrai dessert que l'on savourera ensemble quand tu me laisseras te faire mienne. » Soufflais je et je laissais sans le vouloir savoir que je n'avais aucune envie qu'elle ne soit à quelqu'un d'autre que moi, surtout pas après que nous ayons partagé un moment. « Par contre, à ce moment-là, pas question de regarder sur l'heure, je ne te laisserais pas partir. » Affirmais je posant avoir mes lèvres sur cette chair coloré m'attirant tant depuis que je l'avais sous les yeux.

Je laissais le bout de ma langue goûter à cette peau, avant de tracer lentement mon chemin jusqu'à ses lèvres, je les mordillais doucement, passant au lobe de son oreille, avant de l'entraîner dans un baiser enflammé. Ma main libre caressant l'intégralité de la partie de son corps allant de la lisière de son intimité à la naissance de ses cheveux. Cette main ne suivait aucun chemin réfléchit, touchant, s'arrêtant, traçant des cercles. Je ne contrôlais pas son mouvement, je contrôlais juste le fait de m'arrêter avant d'aller poser mes doigts sur son intimité. Pourtant à chaque nouvelle envie d'y avancer mes doigts, je serrais sa main toujours emprisonnée dans la mienne. Je rompis notre baiser, reposant ma joue contre la sienne, amenant mes lèvres à son oreille. J'allais lui donner le seul moyen radicale pour me faire perdre tout désir, mais il le fallait, au cas où j'en venais à vouloir aller trop loin. Si j'en venais à perdre le contrôle. Une part de moi étant toujours consciente que la passion pourrait me mener à agir de façon irréfléchie, bien que j'ai un doute sur le fait qu'elle puisse m'arrêter si nous étions tous deux emportés au loin dans cette passion. « Si je perds tout contrôle de moi, arrêtes moi. Le moyen radical, c'est le prénom de ma mère. » Dis je calmement avant de me mettre à mordiller le lobe de son oreille. Après tout, cette astuce que je lui donnais n'avait lieu d'être en cet instant et j'avais envie de retourner à notre passion. J'avais fait ce que j'avais à faire, lui donner de quoi m'empêcher sûrement de la désirer assez longtemps pour avoir quitté ce chalet. Je repris ses lèvres passionnément, ma main ne voulait déjà plus m'écouter, puisque je pouvais sentir la peau de sa cuisse contre mes doigts, je pouvais les sentir glisser vers l'intérieur de sa cuisse. Pourtant, j'avais assez de contrôle pour la garder vers le milieu de cette cuisse et l'empêcher de s'aventurer dans des terrains m'étant tout bonnement interdit à mes yeux tant qu'elle ne m'en donnerait l'autorisation. Je rompis notre baiser le souffle court, je gardais néanmoins les yeux fermés, tentant de retrouver un souffle plus calme, mais aussi des battements cardiaques plus réguliers et d'une cadence normale.
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Sam 28 Mar - 19:57
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M’emmenant dans ma propre chambre par le plus pur des hasards, il me fit allonger sur mon ancien lit. Sa main et ses lèvres descendirent alors sur mes seins. Une vague de chaleur me saisit. Il m’arracha un violent mordillement de lèvres en touchant cette partie intacte jusque-là. Il releva alors son regard vers moi, attirant le mien. Je sentais au même moment sa main descendre sur mon ventre.

« Je peux bien attendre Mina, parce que tu es toi. Laisses moi te montrer un avant-goût de ce à quoi pourra ressembler le vrai dessert que l'on savourera ensemble quand tu me laisseras te faire mienne. » souffla-t-il me faisant légèrement sourire.

Je n’étais pas sûre de vouloir connaitre cet avant-goût… Bon d’accord j’en mourrais d’envie mais je n’étais pas sûre que ce soit une bonne idée. Et si c’était bon, bien trop bon ? Bon, ça le serait mais je ne pouvais que le supposer tant que je n’y avais pas goûté. Je ne doutais pas des capacités à Arcturus de rendre une femme folle avant l’heure. Seulement qu’en serait-il si je commençais à savoir ce que ça faisait ? Je ne tiendrais peut-être pas le mariage. Je ne savais si mes volontés à tout rompre tiendront face à lui. Je le désirais déjà et je lui avais avoué tout à l’heure. Je me détestais d’être aussi… facile. Bon d’accord je n’étais pas si facile à avoir mais franchement… s’il insistait un peu maintenant ? Arriverais-je à dire non ? Franchement ? J’étais incapable de répondre à la question. Mon corps était bien trop sensible au sien et mon cœur bien trop épris. Ma raison luttait mais une contre deux, le combat n’était plus du tout équitable. Elle devait maintenant apprendre à raisonner pour trois. Elle tenait bon mais encore pour combien de temps ? Pas indéfiniment en tout cas et ça je le savais…

Dans ses propos, quelque chose me tiqua alors. Non seulement il avait assez de respect pour attendre que je sois entièrement prête ou que mon cœur et mon corps aient trouvé un moyen d’éradiquer ma raison mais en plus il venait de m’avouer vouloir être le premier d’une certaine façon. C’était tout Arcturus. Il ne pouvait s’empêcher de me faire comprendre que je lui appartenais. Ça pouvait être par une main dans le dos ou un baiser mais il aussi par des mots et j’adorais ce besoin qu’il avait de l’affirmer.

« Par contre, à ce moment-là, pas question de regarder sur l'heure, je ne te laisserais pas partir. » dit-il en me faisant sourire.

Je ne comptais pas partir après ma première fois et j’aurais espéré qu’il ait la décence et la courtoisie de ne pas me virer si vite. Ses propos me rassurèrent alors. Si on devait franchir le pas, je dormirais après dans ses bras. Il saisit alors de nouveau ce qui lui était accessible. Merlin, il allait me faire perdre la tête. Je serrai les cuisses par réflexe. Oui bon, on repasserait pour ce mauvais réflexe mais comprenez que ce n’est certainement pas une chose qu’on apprend à une jeune fille de bonne famille. De toute façon, vu nos corps nus, je faisais peut-être mieux. Je ne pouvais alors que m’estimer heureuse de savoir sa langue prendre possession de la mienne pour ne pas gémir. Ses gestes n’avaient aucune cohérence m’empêchant de les deviner et les parer. Sensible, à la lisière de l’interdit, mon cœur eut un dératé. Je froissais alors de ma main libre le tissu de la couverture pour tenter de reprendre mes esprits au lieu de supplier intérieurement qu’il descende encore. Je ramenais alors ma main dans son dos pour le caresser. Agir sur lui me permettrait peut-être d’occuper assez mon esprit… Il serrait alors parfois ma main en approchant mon intimité. Je devinais son désir d’oser franchir cette barrière. J’allais déchanter. Je ne cessais de sentir ces montées d’adrénaline dans mon bas ventre. Il cessa ce baiser qui m’empêchait de gémir sous ses caresses.

« Si je perds tout contrôle de moi, arrêtes moi. Le moyen radical, c'est le prénom de ma mère. » me dit-il à l’oreille.

Si j’avais entendu quelqu’un dire qu’il me faudrait peut-être un jour dire le prénom de ma mère adoptive pour freiner son fils dans un ébat trop passionné, je lui aurais fait payer le fait de me croire aussi idiote pour finir dans les bras d’un homme, et ce même si c’est le fils de Bellatrix, avant le mariage. Comme quoi, ne jamais dire jamais… Je secouais la tête positivement, signe que j’en prenais note. Y arriverais-je cependant ? J’étais foutu de gémir son prénom à la place sans le vouloir… D’ailleurs je n’avais surtout pas intérêt de faire une telle chose. Je savais que ce serait signer la fin de ma virginité sans aucun retour en arrière. Enfin faudrait-il aussi qu’il arrête de me mordiller le lobe de l’oreille… Je fis de même avec ma propre lèvre inférieure pour taire un gémissement. Merlin que ne pas gémir me demandait un contrôle de fou ! Si je finissais avec la lèvre en sang, se serait de sa faute ! Il m’embrassa de nouveau et j’en ressentis un soulagement. Sa main descendait alors sur ma cuisse. Je répondais à son baiser avec ardeur. Ses doigts glissèrent vers l’intérieur de ma cuisse. Je me sentais défaillir. Cette torture devenait vraiment insupportable. Il rompit son baiser pour reprendre son souffle. Je profitais de sa tentative d’apaisement pour le renverser sur le dos et basculer au-dessus de lui. A croire que celui qui avait plus de raison était lui. Ironie n’est-ce pas ? Je capturais de nouveau ses lèvres avec fougue consciente de la position. Mes deux cuisses encadraient ses hanches si bien que si je me baisse trop, le problème de la virginité serait régler. Cette position était suicidaire mais cela me passait par au-dessus même si je sentais sa virilité frôler mes cuisses. Il me rendait complètement folle de lui. Je rompais alors ce baiser ardent, fermant les yeux un instant. J’eus alors un violent mordillement de lèvres. Je me redressais pour attraper ses poigner et les passer au-dessus de sa tête pour l’emprisonner un instant. J’allais alors agir avec la plus dangereuse des folies. Je descendais doucement le bassin en posant toute ma force sur ses poignets. Je sentais alors sa virilité caresser l’intérieur de mes cuisses en direction de mon intimité. Je venais de reprendre les commandes de notre jeu et j’en devenais dangereuse pour moi-même et nos deux folies. J’aimais bien trop jouer avec le feu de nos passions pour ne pas chercher à découvrir un peu plus. N’est-ce pas cependant lui qui m’avait dit me donner un goût ? Le voici… Son intimité frôla la mienne quelques secondes, mes lèvres tremblèrent violemment et mes mains suivirent le mouvement. Je me redressais pourtant finalement, lui lâchant les mains, pour poser mes fesses sur le milieu de ses cuisses, loin de sa virilité. Mon cœur suivait un rythme complètement déraisonné. J’avais le souffle saccadé de l’audace que je venais d’avoir. J’étais vraiment trop impulsive et imprévisible. Je me mordis alors les lèvres d’un air coupable.

« Tu m’avais promis un avant-goût… Tu ne semblais pas vraiment me le donner… Je suis venue le chercher. » dis-je pour m’expliquer, cela comme si c’était tout à fait normal et nullement choquant.

Je sentis cependant que je ferais mieux de m’écarter, si ce n’est pour lui permettre de respirer, allez savoir ce qu’il en a ressenti, pour me permettre moi de me remettre de ce violent désir. J’imposais alors à ses cuisses de s’écarter pour tomber en arrière sur le dos. Je fermais les yeux, tentant alors de retrouver à mon tour ce calme pour éviter de refaire une chose pareil. Malheureusement ce n’était pas aussi simple que le dire. Mon corps avait saisi ce léger, infime, délicat et tentateur frôlement. J’éprouvais déjà le désir de recommencer. Il fallait absolument que je me calme. Parle. Ça va peut-être aider, non ?

« Tu me rends folle… » dis-je en passant mes deux mains sur mon visage.

Ma poitrine se souleva alors au gré de mes respirations troublées… Bon ok, j’aurais pu trouver autre chose à lui dire mais rien ne me venait à l’esprit à ce moment précis…
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Dim 29 Mar - 16:39
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Elle profita de cette pause dans notre passion pour inverser nos positions, mon dos se retrouva contre le matelas et Mina sur moi, mon bras était coincé entre mon corps et le sien, alors je ne cessais de caresser l'intérieur de sa cuisse. Elle m'entraîna dans un baiser fougueux auquel je répondis avec la même ardeur qu'elle, profitant de cet instant, tout en le sachant très dangereux. Ses cuisses encadrant mes hanches me donnaient bien trop d'idée et je ne pouvais que remercier Merlin que mes mains se trouvaient pour l'une dans la sienne et pour la seconde coincé entre nos corps. Elle rompit le baiser, je la regardais alors qu'elle ferma les yeux, quand elle saisit mes poignets et qu'elle les passa au-dessus de ma tête, je la laissais faire. Au moins, si elle empêchait mes mains de bouger, je ne ferais aucun geste irréfléchis. Elle jouait avec mon désir et mon plaisir depuis ce retournement de situation, je n'avais pas loupé le contact de ma virilité avec la peau de ses cuisses. J'appelais à bien plus que la peau de ses cuisses. Alors je voulais qu'une chose, qu'elle m'empêche de sceller son destin et le mien ainsi. Le temps que nous passions ensemble actuellement se trouvait être compté hors, je ne voulais pas lui prendre sa virginité et devoir lui dire au revoir peu de temps après pour une question d'heure à respecter. Je la sentis appuyer son poids sur mes poignets, puis je fermais les yeux en sentant son bassin descendre, laissant ma virilité caresser l'intérieur de ses cuisses, laissant nos intimités se rapprocher. Un long frisson interminable me traversait alors qu'elle faisait cela, mais il était interminable, je ressentais un mélange de plaisir, de désir et de frustration. Je ne pus retenir mon gémissement frustré et pleins de plaisir quand nos intimités se frôlèrent durant quelques secondes semblant bien trop courtes. J'avais fermé les yeux par pur instinct, je n'en fus que plus frustré quand elle lâcha mes mains et que je ne sentis un instant plus du tout le poids de son corps sur moi avant de finalement le sentir sur mes cuisses. Je gardais mes yeux fermés, incapable de les ouvrir, si je venais à croiser son regard, s'il se trouvait être plein de désir, je savais que je ne réfléchirais plus et qu'elle n'aurait pas le temps de m'arrêter avant que je n'eus pris des droits sur elle que je n'avais pas à prendre. Aujourd'hui tout du moins, mais des droits que je comptais bien prendre un jour.

« Tu m’avais promis un avant-goût… Tu ne semblais pas vraiment me le donner… Je suis venue le chercher.  » Me dit elle comme une évidence et j'eus un sourire sans même ouvrir les yeux. Si le sexe se limitait seulement à prendre possession d'un corps, il n'aurait pas forcément grand intérêt. C'était pourtant ma pratique régulière avec mes conquêtes, je n'ai que rarement pris le temps de vraiment faire monter un désir complètement brûlant entre mes conquêtes et moi. Pourtant, j'avais bien eu en tête de donner un avant-goût à Mina, elle ne m'en avait juste pas laissé le temps, voulant prendre le contrôle dans un domaine où elle n'était que novice. J'avais plus en tête de la rendre véritablement enflammé, sans que nos intimités ne se touchent, garder cette frustration. J'avais plus d'une carte dans ma manche et je voulais lui montrer qu'on pouvait prendre son temps et que la finalité n'en était que meilleure. Je la laissais écarter mes cuisses, je la laissais faire ce qu'elle voulait, je me remettais moi-même de ce moment plus que plaisant qu'elle m'avait offert et que j'attendais depuis un moment. Seulement, je n'avais pas dit mon dernier mot et j'allais bien lui montrer ce que je voyais comme avant-goût. J'eus un sourire purement sadique, ironique quand on pense que je ne veux que son plaisir, mais le sadisme n'est pas forcément une chose négative. La frustration est une forme de sadisme quand on parle d'une passion comme celle que je partage avec Mina. Je m'assis avec prudence, sans bouger mes cuisses, j'ouvrais les yeux et je vis qu'elle avait les siens fermé et que j'avais une vue imprenable sur son corps dans cette position. Je ne souris que plus en faisant bouger mes dix doigts dans l'air. Elle voulait jouer, nous allions jouer et elle comprendrait que je n'avais pas menti en parlant d'avant-goût. « Tu me rends folle…  » Dis elle en passant ses mains sur son visage.

Dire qu'elle était loin de savoir vers quel folie je voulais l'emmener maintenant. Même si en la tirant plus vers la folie, je me tirerais moi-même vers cette propre folie et vers une frustration d'autant plus grande. Mes mains trouvèrent ses mollets, remontèrent le long de ses genoux, puis caressèrent l'intérieur de ses cuisses. L'une d'elle fit un écart pour ne pas finir sur son intimité, remontant jusqu'à son bas-ventre. Seul lieu encore à ma portée si je ne voulais pas me pencher vers elle vu notre position actuelle. Je laissais ma main jouer sur son bas-ventre, alors que l'autre s'aventura un peu plus vers son intimité. Étant Arcturus Lestrange dans toute sa splendeur et adorant frustrer Mina comme elle pouvait elle même me frustrer. Je fis glisser deux doigts, un de chaque côté de son intimité, frôlant cette protection toute féminine cachant les vrais points sensible au touché. Mes doigts ne faisaient qu'une simple caresse, à peine plus qu'un frôlement. Une fois mes marques prises assez rapidement, je retraçais ce chemin avec lenteur, avant de revenir vers l'intérieur de sa cuisse. Je répétais une seconde fois exactement la même chose. Puis une troisième. La toucher me donnait du plaisir, je retenais mon souffle à chaque fois que mes doigts la touchaient. La toucher de la sorte était d'une frustration extrême pour moi, bien que j'y prenais plaisir. Je remarquais que pour la première fois, je prenais réellement du plaisir à toucher une femme, n'attendant aucune réponse de la part de Mina. Si elle répondait à mes caresses par des caresses, je n'allais pas dire non, mais si elle ne le faisait pas, je ne m'en vexerais pas, j'en serais frustré oui, mais j'aurais eu le plaisir de lui en donner.

Je retirais subitement mes mains, les posant sur mes cuisses calmement, comme si de rien n'était. Comme si elle ne l'avait jamais touché. Mon sourire sadique ayant laissé place à un sourire doux. « Pour une fois que je veux me montrer fin et délicat avec une femme, il faut qu'elle veuille se précipiter, là où toutes les autres auraient aimés que je leur accorde tant d'attention. » Dis je en faisant bien exprès de la comparer à toutes les femmes étant passées dans mon lit. C'était peut-être dur pour elle comme comparaison, mais dans un sens, j'étais blessé dans mon ego par le fait que quoi que je fasse, elle trouvait toujours le moyen de ne pas l'apprécier de la manière que je cherchais à transmettre. « Mes gestes là, étaient ce que je voulais faire. Être doux, te faire découvrir qu'il n'y a pas que la finalité qui compte, qu'il y a tout un univers autour. À quoi me servirait d'attendre, de faire l'effort de patienter si c'est pour vivre une nuit avec toi, que je pourrais vivre avec n'importe quel femme. » Déclarais je, toujours d'un ton relativement distant mais je ne pouvais cacher le désir pour elle présent dans ma voix. Mes mains se mirent à glisser lentement à l'intérieur de ses cuisses, ma main gauche vint glisser lentement sur son intimité. « J'espère être celui que tu ne pourras jamais oublier. J'ai même ce désir profond de te donner une première fois qui n'aura rien à voir avec tout ce que toutes les femmes peuvent dire de la leur. » Finis je en me laissant tomber sur le dos. Encore une fois, je me retrouvais à faire preuve d'un attachement pour elle que je n'avais jamais eu avec personne. Je voulais réellement qu'elle se souvienne de nos moments avec bonheur. Qu'aucun jour elle ne regrette de m'avoir laissé la toucher parce que je n'aurais pas fait les choses comme il fallait. Fermant les yeux en me traitant de tous les noms d'oiseaux possibles, je plaçais ma main droite sur mon visage. J'étais en train de trop m'attacher à Mina et je le sentais, j'avais peur de ce qui pourrait arriver si j'essayais de comprendre ce que je ressentais de plus en plus pour elle, sur ce que pouvait signifier cette attachement si fort à elle. Assez fort pour me forcer à me contrôler alors que ma virilité ne désirait que prendre possession de son intimité, que mes lèvres ne voulaient que les siennes, que mes bras voulaient tenir son corps et que mon esprit me rappelait cela bien trop de nuits quand nous étions séparés.
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Dim 29 Mar - 18:56
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Les mains sur mon visage, j’étais en train de perdre pied… Je le désirais, je l’aimais, j’avais tant d’émotions qui pouvaient couler au fond de mon être déjà depuis quelques temps. Je ne savais plus trop alors comment agir face à lui. Je savais que je ne devais pas lui dire mes sentiments. Il prendrait peur et je le perdais. C’était idiot. Aimer ne devrait pas faire peur. C’était naturel, humain, ça nous rendait même meilleur et plus fort. J’avais envie d’avoir l’arrogance de pouvoir lui montrer… Seulement malgré cette flamme naissante au fond de mon cœur, je ne pourrais jamais lui dire. Pouvait-on m’en vouloir de craindre qu’avec l’hiver, il laisse la neige recouvrir son cœur ? Je jouais avec ses sens et ses tourments mais combien de temps avant de devoir faire face à la réalité ? Combien de jours, de semaines, de mois avant de tomber et souffrir ? Je ne savais plus trop ce que je devais exactement faire face à lui. Je pouvais au moins m’estimer heureuse qu’il ne me pose pas trop de questions sur ce que je ressentais. Que lui dirais-je ? Que je ne voulais que lui ?

Je laissais alors la pression retomber d’entre mes cuisses même si le feu de mon cœur ne pourrait jamais s’éteindre aussi facilement… Il avait su sans le vouloir, créer une flamme assez forte pour résister à la tempête que pourrait être l’avis de nos proches respectifs. L’arrière de mes cuisses résidait sur les siennes. Mon dos était contre le matelas. Mes yeux étaient encore fermés et je faisais face à la brûlure qu’il créait en moi. Quelle blessure ferait-elle ? Quelle usure provoquerait-elle ? Je commençais alors à craindre de le voir fuir vers une autre vie pour suivre son chemin, sans moi. J’aurais dû savoir qu’aimer était le plus beau cadeau mais la plus belle blessure… J’étais conscient du poids que j’avais au fond de lui et je ne cessais d’y penser mais je craignais qu’elle ne soit aussi forte que la mienne, aussi suffisante… Tant de pensées alors hanté mon esprit alors qu’il caressait ma peau. Il jouait entre mon bas-ventre et mes cuisses. Les yeux toujours fermés, je le laissais capturer mon corps. Ma raison me disait pourtant de mettre fin à tout ça, de trouver le courage de tout arrêter, de ne plus sentir ses doigts glisser sur ma peau, de m’éloigner à jamais de lui avant de commettre une faute. J’étais tiraillée. Ne pouvais-je cependant pas respirer un bon coup, ne plus penser à rien comme dans nos débuts et vivre… vivre pendant que je le pouvais ?

Ses doigts se précisèrent. Mon souffle s’accéléra. Mon cœur s’emballa. Sa frustration était un poil plus violente que la mienne d’une certaine façon. Il jouait, manœuvré, me manipulait sans me posséder. Devenant de nouveau sous l’emprise de cette frustration, avec lui, je sentais le pire arriver et j’y prenais goût. Ce n’était que de simple caresse mais elles enflammaient tout mon corps. C’était une autre façon d’aimer…

« Pour une fois que je veux me montrer fin et délicat avec une femme, il faut qu'elle veuille se précipiter, là où toutes les autres auraient aimés que je leur accorde tant d'attention. » dit-il en ayant cessé son manège.

Je me mordillais les lèvres, coupable, sans pour autant m’en sentir gênée. Un sourire se dessina sur mes lèvres et je me redressais sur mes coudes pour le regarder. Pouvait-il en vouloir à un cœur impétueux ? Je ne connaissais pas et une part de moi voulait tout voir en même temps, piocher par ci par là et voir ce que ça peut donner sans aucune cohérence. Je ne connaissais rien donc je faisais avec les idées qui me venaient sans savoir quel ordre suivre. Je faisais peut-être des erreurs mais je ne les regrettais pas et je recommencerais encore et encore parce qu’il n’y avait que comme ça qu’on progressait. J’écoutais cependant ses mots semblant peut-être un poil professoral :

« Mes gestes là, étaient ce que je voulais faire. Être doux, te faire découvrir qu'il n'y a pas que la finalité qui compte, qu'il y a tout un univers autour. À quoi me servirait d'attendre, de faire l'effort de patienter si c'est pour vivre une nuit avec toi, que je pourrais vivre avec n'importe quelle femme. » déclarait-il.

Patience est mère de vertu. Je me le rappelais inconsciemment à l’esprit. Je lui fis alors un signe positif de la tête, signe que j’écoutais et acceptais. Après tout, n’est-ce pas lui l’expérimenté, donc lui qui avait à apporter un savoir et donc lui qui devait instruire son élève dans les meilleures conditions ? Je me mordis les lèvres violemment pour ne pas lui sortir un « Oui professeur Lestrange. » il pourrait croire que je me moquais de lui, ce qui n’était vraiment pas le cas. Je lui ressortirais bien en temps voulu. Il reprit alors son opération sur mes cuisses. Je posais mes mains sur ses tibias pour les caresser en douceur. Je ne le quittais pas du regard.

« J'espère être celui que tu ne pourras jamais oublier. J'ai même ce désir profond de te donner une première fois qui n'aura rien à voir avec tout ce que toutes les femmes peuvent dire de la leur. » finit-il par dire, digne du plus arrogant des hommes.

J’aimais cependant son ambition. Elle emballait mon cœur. Elle faisait vibrer mon être mais plus encore, elle me faisait espérer que sa volonté de faire son maximum pour moi était la preuve de son attachement et de ses sentiments. Quel homme se donnerait autant de mal pour une femme de passage pour qui il ne ressentait strictement rien. Il tomba alors sur le dos. Je me redressais à mon tour, posant mes mains sur ses hanches simplement, mes cheveux recouvrant une partie de mes seins. Mes pouces caressaient en douceur sa peau. Il ferma les yeux. Je me demandais à quoi il pouvait bien penser… Sa main droite gagna son visage. Je l’observais sans rien dire. Ses mots n’étaient pas si anodins. Son attitude non plus. Que devais-je en penser ? Je savais que cette pensée allait être d’une arrogance sans nom quand on pensait qu’elle viserait cette homme mais je croyais, peu à peu, qu’il y avait de l’amour en cet homme, qu’il le veuille ou non. Le savait-il ? Je l’ignorais mais toute son attitude était la preuve même de sentiments. Il voulait me faire découvrir le plaisir de savourer. Se rendait-il seulement compte qu’il ne s’agissait que d’une forme d’amour ? Il était en train de m’apprendre comment… faire l’amour. Je me laissais alors glisser vers lui en avant, capturant sa main dans la mienne pour entrelacer mes doigts dans les siens. Reposant sur son corps, posant ma tête sur son torse, je fermais les yeux dans ce moment de douceur tout contre lui dans ses bras. Ma main libre, contre son torse, caressais en douceur sa peau. Mon oreille écoutait les battements de son cœur et je réalisais que je pourrais lui montrer à mon tour qu’aimer peut être possible, que ce n’est pas une faiblesse mais une force et qu’il serait folie de lutter contre. Elle provoquerait sa chute et la mienne… Je n’arrivais plus à trouver d’autres refuges que ses bras. Comment lui dire sans lui faire peur ? Les mots me manquaient. Je me redressais un peu pour chercher ses lèvres. Les trouvant, j’abandonnais un instant notre passion pour la plus belle des douceurs. Ma main libre remonta sur sa joue alors que l’autre gardait sa main dans la mienne. Je caressais sa joue tout en l’embrassant d’une façon si différente de ce qu’on a pu faire. C’était un baiser plus délicat mais plus profond, loin de la passion et pourtant enflammant. Il n’était que le reflet de ce qu’il me faisait ressentir.

« Je veux que ma première fois soit aussi la tienne… » finis-je par murmurer sur ses lèvres.

Mes doigts sur sa joue le caressaient tendrement. Mon regard croisait le sien. Mon pouce câlinait le dos de sa main entrelaçait dans la mienne. Que voulais-je dire ? Ce n’était pas très cohérent je vous l’accorde. Arcturus n’était certainement plus puceau et je le savais pertinemment. Oui mais ne m’avait-il pas avoué n’avoir encore jamais pris son temps ou fait preuve de douceur, donc à mon sens, n’avoir jamais fait l’amour ? Je supposais qu’il n’ait pris qu’un plaisir passager, éteignant sa passion dans un acte vif et flamboyant. Bien des visages ont changé lors de ses nuits… Bien des femmes ont ouvert leurs cuisses… Bien des plaisirs ont été pris. Jamais pourtant aucune ne lui a fait ouvrir son cœur. Aucune ne lui a fait connaitre la puissance d’un tel acte quand on aimait vraiment. Comment pourtant une vierge pourrait lui montrer une telle chose ? Je l’ignorais complètement mais je laissais cette chance s’ouvrir à moi. Je voulais que la première fois qu’il fasse l’amour se soit avec moi. C’était égoïste et très arrogant mais je l’aimais et je détestais l’idée qu’une autre puisse avoir ce moment avec lui. C’était aussi un pari risqué. Je savais que rien ne pourrait jamais me prouver le succès de ce pari. C’était espérer croire qu’il y ait bien quelque chose en lui, le réveiller et m’en servir pour lui montrer que coucher avec une femme sans ça, ça ne pouvait être que fade. Seulement encore fallait-il qu’il ait vraiment des sentiments et ça, même si je commençais à le croire au vue de chacun de ses gestes, je ne pouvais le certifier. Je savais pourtant qu’il me faudrait faire avec ses démonstrations physiques uniquement. Ce n’était pas le genre donne à vous dire vous aimer ouvertement comme ça. Peut-être ne le dira-t-il jamais en ressentant pourtant de sentiments forts. Attendre après de tels mots serait idiots et inutiles. Je déposais alors un baiser tendre sur ses lèvres avant de lui dire :

« Je sais que ça va te sembler ironique venant d’une vierge… Mais, si tu veux m’offrir la plus belle nuit de ma vie, alors laisse-moi cette faveur. Je veux pouvoir te guider et t’apprendre que ce que tu as vécu toi n’était que le reflet de ce que tu aurais pu déjà atteindre. Je veux te montrer que ce moment pour moi peut être le plus beau et le plus intense pour toi… Que tu ne puisses jamais l’oublier toi aussi. Que tu désires recommencer après encore et encore de milles nuances différentes. Que tu puisses comprendre que ce que ça te fait ressentir n’est pas un mal, n’a pas à être craint et qu’il est bien trop bon pour chercher à s’en priver pour le reste de ta vie… »

J’étais consciente que mes paroles pouvaient être interprétées de milles façons et c’était tout là leur intérêt. Elles posaient le doute… Elles le feraient réfléchir. J’espérais qu’elles attireraient sa curiosité. Elles lui feraient peut-être peur mais elles pourront aussi le rassurer. C’était lui dire que ma première fois lui appartenait s’il cédait à ma demande de me laisser lui montrer qu’il n’est pas dangereux mais bon d’avoir des sentiments.

« Et si tu acceptes… » dis-je avec un sourire en coin. « Mon oncle est en congrès pour les vacances scolaires d’Halloween. » dis-je en dessinant des ronds avec mon doigt sur la peau de son torse. « Rien ne m’empêchera alors de rester avec toi ici des jours durant si tel est ton bon vouloir... » dis-je en me mordant les lèvres. « Alors peu importe ce qu’il s’y passera, rien n’est obligatoire, mais plus de limites morales entre nous… » dis-je finalement.

Dans combien de temps étaient les vacances ? Deux semaines… ça impliquait qu’on se recroiserait en attendant surement discrètement ou aux yeux de tous. Ça laissait le temps à lui et à moi de réfléchir à tout ça et d’être sûre de ce qu’on voulait réellement l’un pour l’autre. J’avais conscience alors de mes mots. Cela impliquait lui affirmer être prête à franchir cet interdit si ça devait arriver. Ça ne l’imposait pas sur un jour précis. Je lui disais simplement qu’à partir des vacances, puisqu’il ne voulait pas me laisser partir, ça serait possible si ça devait arriver. Je ne voulais cependant pas fixer de dates précises. Je voulais que ce soit spontané, qu’on ne puisse prédire s’il s’agirait de la première semaine ou de la deuxième semaine des vacances. Ça allait assez nous troubler comme ça l’un et l’autre de savoir ma décision de ne pas suivre les barrières d’une coutume. Le seul frein serait alors d’être prêt et il ne pouvait y avoir plus grisant comme idée… Je tapotais alors avec amusement sur son nez :

« Au diable donc les conventions. Nous le ferons quand nous serons prêts. D’accord ? Mais d’ici là, profitons de la dernière heure qu’il nous reste… » dis-je avant de saisir ses lèvres avec douceur et passion à la fois.

A ce moment précis, je n’avais vraiment pas envie de retourner au travail…
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Dim 29 Mar - 23:14
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Soudain, une main prit possession de ma main gauche entrelaçant nos doigts, suivit par le corps de Mina venant reposer sur le mien. Sa tête reposait au niveau de mon cœur, je pouvais sentir ses cheveux sur ma peau. Elle devait sentir les battements rapides de mon cœur. Je sentis sa main libre caressait mon torse et j'en éprouvé quelques frissons. Toujours les yeux fermés, je tâtonnais sur son corps afin de trouver la place parfaite pour ma main, elle vint se nicher dans ses cheveux, mes doigts commencèrent à jouer avec. C'était vraiment pas du tout moi de jouer ainsi avec les cheveux d'une femme, ni même de la laisser simplement se coucher sur moi. Pourtant avec Mina, ces gestes paraissaient naturels, simples, c'était inné, mes mains se plaçaient, mon corps acceptait cette simplicité, son contact sans en demander obligatoirement tout son corps. Lorsqu'elle se redressa, ma main suivit le mouvement de son corps, ses lèvres capturèrent les miennes. Ce baiser fut sûrement le plus étrange de ma vie, cette douceur, la caresse de sa main sur ma joue. Je découvrais des sensations dans ce baiser, une nouvelle définition de ce qu'était un baiser. Je pus sentir mon cœur accélérer, mais ce n'était pas comme dans notre passion brûlante, c'était pour une autre raison que cet organe, que je voulais nu de tout sentiment trop positif, s'animait. Ma main dans ses cheveux glissa dans sa nuque, la caressant avec la même douceur que sa main sur ma joue. Je ne comprenais pas pourquoi mon cerveau me faisait ressentir et faire de telles choses, j'étais même assez angoissé face à ces nouvelles sensations. « Je veux que ma première fois soit aussi la tienne…  » Murmura-t-elle contre mes lèvres et je cherchais un instant à comprendre ce qu'elle voulait dire. Je ne pus trouver de signification, me battant contre ces nouvelles sensations que je voulais refouler au plus profond de moi. Elles étaient trop positives pour mon propre bien, trop positive pour que je les accepte, me tiraient trop vers l'envie de savoir ce qu'on ressentais quand on aimait une femme, m'enivraient trop pour détourner ma raison et mon éducation pour me pousser à chercher à ressentir de l'amour, pour me pousser à devenir faible. J'ouvris les yeux, croisant son regard, sa main caressait toujours ma joue, le pouce de sa main entrelacé à la mienne caressait le dos de ma main.

Mes doigts caressant toujours ses cheveux, je la regardais. Qu'avait elle donc voulut dire par ses mots. J'étais loin d'être inexpérimenté en matière de relation charnel, au moins c'était un type de relation que je connaissais bien. Finalement, la flamme de la chandelle s'alluma dans mon esprit. Elle me parlait pas juste de relation typiquement charnelle, elle ne me parlait pas juste d'agir comme je pouvais le faire avec mes conquêtes. Je lui avais dit qu'elle n'était pas comme ces filles, que je n'agissais avec aucune d'elles comme avec elle. J'avais avoué être près à l'épouser, à lui demander sa main au risque de la voir refuser mon offre. Rien que de penser à toutes ces petites choses ensemble, en plus de ce qu'elle pouvait savoir d'autre sur moi. Je compris m'être déjà trop impliqué dans cette histoire. D'avoir franchit ma limite étant de ne pas m'attacher, de juste prendre avant de partir. J'enfreignais ma règle d'or, je m'autorisais à poursuivre une relation plus régulière avec une femme. Tout à coup, mon cœur battait la chamade, mais d'anxiété. Je comprenais que je laissais mes sentiments, du moins ceux que je pouvais ressentir pour Mina, c'est à dire le désir, l'envie, la passion et la frustration régir ma vie. Je m'affaiblissais en laissant mon corps prendre les décisions et non ma raison et mon éducation. Ses mots étaient clairs, elle voulait que je découvre le sens du terme faire l'amour et non juste coucher avec une femme. Elle m'en demandait bien trop, je ne peux aimer, c'est faible, c'est se montrer faible, c'est accepter d'avoir une faiblesse et aimer c'est juste pas pour moi. Je le lui avais dit, je ne savais pas comment aimer. Si déjà je ne comprenais pas comment aimer ma famille, je ne pouvais apprendre à l'aimer elle. Je ne voulais pas l'aimer. C'était surtout ça la vérité. Je ne voulais pas l'aimer parce que j'aimais ma mère et que l'amour me faisait agir comme un idiot, m'éloignait encore plus de cette femme que j'avais attendu toute ma vie. Aimer mon père était plus simple, parce qu'il m'avait voulu, il avait voulu de moi, il savait se montrer plus démonstratif. Aimer Dora était naturel, en même temps, nous avions partagé le ventre de notre mère et nous partageons les liens particuliers de jumeaux. Aimer Mina, pour moi, c'était comme renoncer à elle. J'allais sûrement la faire fuir si je me laissais aller à l'aimer. Ses lèvres déposèrent un baiser sur les miennes et j'oubliais toutes mes pensées. Je ne voulais pas renoncer à ces moments, alors jamais je ne m'autoriserais même à penser que je l'aimais.

« Je sais que ça va te sembler ironique venant d’une vierge… Mais, si tu veux m’offrir la plus belle nuit de ma vie, alors laisse-moi cette faveur. Je veux pouvoir te guider et t’apprendre que ce que tu as vécu toi n’était que le reflet de ce que tu aurais pu déjà atteindre. Je veux te montrer que ce moment pour moi peut être le plus beau et le plus intense pour toi… Que tu ne puisses jamais l’oublier toi aussi. Que tu désires recommencer après encore et encore de milles nuances différentes. Que tu puisses comprendre que ce que ça te fait ressentir n’est pas un mal, n’a pas à être craint et qu’il est bien trop bon pour chercher à s’en priver pour le reste de ta vie…  » M'annonça Mina et je fermais les yeux, terrifiés à l'idée qu'elle veuille que je l'aime. Je ne disais pas non pour essayer de vivre ce qu'elle semblait croire que l'on vivrait. J'étais terrifié, paniqué, angoissé, tétanisé par l'idée de pouvoir ressentir de l'amour, par l'idée de devenir faible. D'accord, elle disait que c'était pas un mal, mais depuis toujours, le fait d'aimer ne faisait que me faire souffrir. Mina ne pouvait savoir ceci, mais c'était ainsi. J'aurais besoin de longuement réfléchir à sa proposition. Si du moins, je me trouvais capable de réfléchir à une telle chose, c'était contre nature chez moi. Je ne pensais pas que faire l'amour apportait plus que le fait de coucher avec une personne. Peut-être parce que je ne l'avais pas testé. Je ne dis rien, il me faudrait y réfléchir loin d'elle, loin de son corps pesant sur le mien. « Et si tu acceptes…  » Me dit elle avec un sourire en coin. « Mon oncle est en congrès pour les vacances scolaires d’Halloween.  » J'eus un sourire à cette annonce, je pourrais donc la voir. Je pouvais sentir un doigt faire de petits ronds sur mon torse. « Rien ne m’empêchera alors de rester avec toi ici des jours durant si tel est ton bon vouloir...  » Assura Mina en se mordant les lèvres et j'eus envie de l'embrasser. Seulement, je savais que j'y serais, mais serais je là avec ce qu'elle attendait, c'était une autre question. « Alors peu importe ce qu’il s’y passera, rien n’est obligatoire, mais plus de limites morales entre nous…  »

Je comprenais très bien le sens de ses mots, mais je ne fis que la regarder. Deux semaines étaient là pour m'éclairer, pour m'aider à obtenir des réponses sur mes propres envies. Pourtant, même si j'en venais à la réponse non, je serais là. Même si je me disais ne pas pouvoir et vouloir aimer, je serais là, parce qu'avec Mina, tout me semblait possible, même ce qui semblait m'être impossible. Je me contentais d'un sourire pour toute réponse. Si nous nous retrouvions pendant les vacances, j'étais conscient que je ne la laisserais pas partir avant la fin des deux semaines. Qu'importe ce qu'il se passait ou ne se passait pas. C'était la plus belle occasion de passer du temps ensemble que nous avions depuis notre rencontre récente. En y pensant, j'agissais contre toute logique, je la voulais, je voulais être avec elle et je refusais de ressentir le moindre sentiment trop profond pour elle. Je posais ma main sur sa joue, sachant que je serais au rendez-vous dans deux semaines. Sans savoir si nous nous reverrions avant ces deux semaines. En pensant aux vacances et aux deux semaines de cours me restant à faire avant, je me dis que si je passais vraiment deux semaines avec elle, j'allais avoir bien du mal à travailler sur mes devoirs. Elle tapota mon nez avec amusement et je lui lançais un regard faussement noir. « Au diable donc les conventions. Nous le ferons quand nous serons prêts. D’accord ? Mais d’ici là, profitons de la dernière heure qu’il nous reste…  » Dit Mina avant de saisir mes lèvres pour m'entraîner dans un baiser passionné et doux.

Il ne nous restait qu'une heure, une petite heure, trop courte, soixante minutes. Je me redressais et elle se retrouva par la force des choses assise sur moi, complètement collée à moi. Je ne comptais en aucun cas la lâcher avant la dernière seconde que ce moment nous accordait. Je laissais ma main caresser son dos avec douceur. Elle descendit jusqu'à l'une de ses fesses. Je ne défis pas nos mains entrelacés, j'aimais bien trop ce geste que nous avions souvent. Je rompis le baiser qu'elle avait lancé, posant mes lèvres sur le bout de son nez. « Crois tu seulement que je suis capable de ressentir ce genre de sentiment ? » Demandais je le plus sérieusement du monde en poussant sa tête sur le côté pour venir l'embrasser dans le cou. J'avais bien en tête de profiter de cette heure avec elle, mais j'étais bien tenté de me contrôler au maximum pour que ma passion n'aille pas trop loin. Si on avait encore une heure, je serais de retour en Angleterre pour aller assister à mes cours. Je n'étais pas réellement le genre d'élève à être absent et ainsi, si je n'avais aucun problème visible en revenant en Angleterre, je pourrais assister à mon cours. Surtout que je n'avais pas besoin d'affaires pour ce cours, aujourd'hui en plus, je devais passer en débat face à tous les élèves de mon année. C'était le meilleur des entraînements possibles pour mon futur métier. Mes lèvres se posèrent à trois reprises dans son cou, puis je fis glisser mon nez sur son cou. « Pourrais tu te montrer clémente avec ma nature d'homme, j'aimerais pouvoir me rendre à mes cours en rentrant et je suis déjà assez mal parti à l'heure actuelle. » Avouais je tout en faisant remonter mes lèvres de la base de son cou jusqu'au lobe de son oreille. Oui, je disais qu'elle devait être gentille avec moi, sans pour autant ne faire de réels efforts avec elle. Cependant, Mina se trouvait avoir l'avantage d'être une femme et que son désir ne pouvait être visible.

Ma main quitta son fessier afin de caresser son flanc gauche, je me laissais aller vers l'arrière, jusqu'à être à nouveau sur le dos. De là, je donnais un petit coup de hanche en poussant un peu avec mon épaule afin de faire passer Mina sous moi. C'était pourtant loin d'être une question de position domination et soumission. Être sur elle, me laissait une échappatoire possible, si je sentais trop de désir pour Mina. Mes lèvres redescendirent le long de son cou, avant que je n'aille lui voler un baiser. Je me fis ensuite glisser plus bas. Je n'avais qu'une heure et j'avais décider de goûter encore un peu à la peau de sa poitrine. J'eus un petit sourire assez mesquin, avant de descendre sur le bas de son sein gauche, mes dents mordillèrent sa peau avec douceur. Ces petits mordillements n'étaient fait que pour laisser une marque sur Mina, j'avais envie qu'elle puisse avoir un souvenir après notre séparation dans moins d'une heure maintenant. À cet endroit, c'était complètement caché et il faudrait la déshabiller ou la voir nue pour voir cette marque. Un endroit parfait pour cacher l'existence d'une relation secrète. Le mieux aurait été de ne rien faire, mais je fonctionnais avec mes envies quand j'étais avec Mina. Mon petit travail de marquage finit, je posais plusieurs baisers à l'emplacement où s'était trouvé mes dents avant de remonter un peu. Traçant un chemin de baiser sur sa poitrine avant de commencer à remonter vers ses lèvres. Plus j'avançais vers ses lèvres, plus je me rendais compte qu'elles m'étaient impossible à atteindre en restant là. Je pris appuie sur le matelas afin de remonter mon corps pour venir poser mes lèvres sur les siennes, sentant ma virilité entrer en contact avec son corps. Ce qui me coupa un court instant le souffle, avant que je ne l'embrasse doucement. « Le temps passe trop vite avec toi. » Soufflais je contre ses lèvres avant de l'entraîner dans un baiser fiévreux.
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Lun 30 Mar - 8:31
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Croyais-je sérieusement qu’il puisse aimer une femme ? Aussi étrange que cela puisse paraitre, oui. Il pouvait être capable d’aimer sa famille. Il avait juste bien trop peur d’intégrer une personne de plus dans son cœur. J’ignorais si se serait moi mais si c’était possible je lui montrerais la voie. Et si j’échouais ? Je savais que ça pourrait mal tourner. J’en souffrirais et on connait tous les risques d’un cœur qui se brise… Je jouais à un jeu plus dangereux qu’un rapprochement entre nos deux corps. Je risquais de nous faire passer d’une situation qu’on ne peut nommer pour le moment à de la haine. La limite était fine et on pouvait trop facilement tomber dessus l’un comme l’autre à cause de nos tempéraments impétueux. Je ne voulais pas y penser pour le moment. En dessous de lui, je n’avais plus qu’une heure pour profiter de sa présence. Qui sait quand pourrais-je le revoir par la suite…

Cet homme me demanda alors d’être clémente avec ses sens pour quelques instants après torturé les miens. Arcturus me fit sourire. Savait-il à quel point j’avais du mal à me contenir quand il commençait à me torturer. Je tentais alors de contrôler mes mains caressant ses avant-bras. M’obligeant à rester sage, je devais subir les mordillements de ses dents à la fois légèrement douloureux mais bien trop bon pour lui demander d’arrêter. Il était dur aussi de ne pas soulever mon corps pour le cambrer légèrement sous ses doigts. Me mordre la lèvre n’y servait rien. Il mit au supplice de nouveau mes sens et m’arracha un gémissement plaintif quand il embrassa mon sein. Quand il remonta, malgré moi, je resserrais les cuisses autour de son corps. Il ne pouvait pas me demander l’impossible en me faisant vivre ces émotions inconnues jusque-là. Je faisais pourtant des efforts en laissant mes mains simplement caresser son dos. Je sentais sa virilité toucher mon corps mais j’essayais d’en faire abstraction pour répondre à ce baiser doux.

« Le temps passe trop vite avec toi. » me confia-t-il.

Son baiser devint fougueux, mon corps chercha l’extrême proximité et je me laissais aller à cette émotion qui pouvait se rapprocher du paradis. Je ne pouvais définir ça. Je ne pouvais m’empêcher d’être dans ses bras et goûter à l’effet qu’il me faisait. J’aimais chaque sensation de ses mains sur ma peau. Vouloir plus, toujours plus, devenait une habitude entre nous. Sa peau nue pourtant contre la mienne, aussi envoûtante pouvait-elle être, calmait un peu mon être frustré. C’était une douce sensation qui enivrait mon cœur. Je le laissais alors au-dessus de moi profitant de cette dernière heure pour l’embrasser en tentant d’être sage. Ce n’était pas très évident quand ce champ magnétique indéfinissable nous attirait l’un à l’autre. Ma cuisse dut remonter à plusieurs reprises contre son flan dans une caresse sensuelle. Je ne pouvais m’empêcher d’être douce certes mais mes gestes parfois s’emporter dans une passion née depuis le début. J’apprenais alors chaque forme de son corps au-dessus de moi. Jamais je n’avais aimé être autant à un endroit. Je n’étais pas le genre à me soumettre à un homme. Etre en dessous de lui semblait pourtant au-delà de ça. C’était comme être recouverte de sa chaleur et de sa protection. Risquer certes de s’enflammer bien trop et de perdre sa virginité mais c’était surtout se sentir vivre de nouveau et sentir cette force s’insuffler dans son corps. Pouvait-il sentir cela lui aussi ? En sa présence, je retrouvais toutes mes forces pour affronter de nouveau le monde extérieur. Oui parfois je perdais mes repères en sa présence à cause de la force qui se dégageait de notre lien mais elle ne m’effrayait pas. Je me sentais juste à ma place…

L’heure passa pourtant, en effet, très, trop vite. Ma montre nous le rappela en sonna un avertissement. Il ne nous restait que dix minutes pour nous rhabiller, nous embrasser une dernière fois et retourner à la réalité. Ce retour allait être difficile et violent. Je posais cependant ma main sur son torse, raisonnable, pour le convaincre de se relever. Nous avions eu quatre magnifiques heures mais c’était fini. Quand je pus me redressais, je sentais alors une boule au fond de mon ventre. Ce n’était pas de la frustration charnelle. Je ressentais bien plus que ça. C’était devoir quitter le seul endroit où je me sentais aujourd’hui vraiment bien. Je l’embrassais cependant, soumise à notre décision pour m’écarter le plus de lui. Je n’arriverais pas à me concentrer en sa présence. J’allais alors à la piscine pour récupérer nos affaires,consciente qu'il me suivait. J'eus un sourire alors frustré sur les lèvres.

« Le reste parait fade quand tu n'es pas là. » concluais-je.

Je n'attendais pas de réponse de sa part. Je lui disais simplement ce que je ressentais par rapport à tout ça. Je ne regrettais pas notre secret non... Ce que je regrettais c'était lui quand il n'était pas là. Que je doive jouer un rôle ou non, le fait de le savoir juste dans la même pièce me permettait certes d'être distraite mais surtout de me sentir plus forte...
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Lun 30 Mar - 23:37
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Dans notre baiser, je sentis plusieurs fois sa cuisse remonter le long de mes flancs, c'était plaisant, bien que sensuel. Je ne pouvais empêcher mes mains de la caresser, voulant prendre le plus de sensation possible avant que nous nous séparions, je touchais son être avec l'espoir que le fait de la toucher ne me manquerait pas pendant le temps ou nous nous verrions pas. Je ressentais pour Mina bien des choses et l'idée que nous devrions bientôt nous séparé me rendait d'autant plus passionné à force que mon esprit disait que je ne voulais pas la voir partir. J'allais, je le savais, penser à ses mots sur les vacances d'Halloween, que j'allais être inquiet pour elle. La savoir avec son oncle ne me rassurait pas et savoir que son ex-fiancé lui tournait autour me rendait véritablement fou. Je détestais autant ces deux hommes, l'un pour vouloir la détenir comme un objet et régir sa vie, bien qu'il en soit légitimement en droit, l'autre pour vouloir reprendre ce qui ne lui appartenait pas. Mina l'avait dit, Matthieu n'irait pas contre les traditions et ainsi ne l'épouserait pas sans l'accord de son oncle, mais j'avais toujours cette inquiétude. Soudain, sa montre sonna, je n'avais pas besoin d'un dessin pour comprendre. Encore moins quand sa main se posa sur mon torse, m'invitant à me redresser. Je me redresser lentement après lui avoir voler un chaste baiser. Je m'assis à genoux sur le lit, mes mains se posèrent sur mes cuisses. Elle se redressa également et vint m'embrasser. Je sentais la séparation trop proche et j'avais envie de la serrer contre moi encore un moment. Je la suivis lorsqu'elle se leva, je regardais son dos, ses fesses, ses jambes et ses courbes alors qu'elle marchait en me tournant le dos. Je voulais retenir chaque détails de son cœur. On arriva à la piscine et je regardais mes chaussures, mes chaussettes, ma chemise et ma veste gisant au sol. Si je partais d'ici en ne portant que ces vêtements, je ne pourrais jamais me rendre à mes cours.

« Le reste parait fade quand tu n'es pas là.  » Dit Mina, me faisant relever les yeux vers elle. Je ne loupais rien de son sourire frustré. Je fus touché par ses mots, c'était un peu comme me dire que je donnais de l'éclat à sa vie quand nous étions ensemble. Pourtant, je ne fis que sourire. Pas un de mes grands sourires, juste un petit sourire, pouvant presque paraître timide. Ces mots m'avaient touchés mais aussi inquiété. Je ne voulais pas avoir une place si importante, parce que je ne pouvais savoir ou reconnaître qu'elle puisse avoir la même. Je m'assis à même le sol, enfilant mes chaussettes pour seule réponse. Je n'avais aucune réponse, elle me donnait des mots qui n'en attendaient pas, me semblait il. Une fois mes chaussettes mises, j'attrapais ma chemise, ma veste et mes chaussures. « Je reviens avec tes sous-vêtements. Si je viens pour les vacances, pourrais je rester pour l'intégralité des deux semaines ? » M'enquis je en quittant la piscine. Je retrouvais facilement mon pantalon et ma ceinture, les enfilant, je pourrais bien me passer de mon caleçon. Sortant ma baguette, je séchais mon pantalon encore bien mouillé, puis je me rendis dans la salle de bain. J'attrapais les dessous de Mina, je les séchais et je retournais à la piscine, lui tendant calmement. Je ne ressentais aucune gêne à tenir des dessous féminins, en ayant déjà bien trop vu et enlevé. En général, je n'étais pas un homme qui rendait ses dessous à une femme, puisque je partais de chez les femmes comme un voleur avant le levé du soleil. « Je me suis permis de les sécher. » Avouais je tranquillement en rangeant ma baguette dans ma veste avant de passer ma main dans mes cheveux.

Une fois qu'elle eut pris ses sous-vêtements, je finis de m'habiller correctement, passant les pans de ma chemise dans mon pantalon. Je refermais ensuite ma ceinture et levant mon regard vers Mina, j'avais envie de la prendre dans mes bras sans jamais la lâcher. Je n'avais pas envie de la laisser partir. Pourtant, je n'en fis rien respirant calmement, pour calmer les envies de mon corps. Je finis par m'approcher d'elle, je pris sa main avec douceur, j'entrelaçais nos doigts alors que mon autre main se posa dans sa nuque, la caressant doucement. « On se reverra avant ces deux semaines ? » M'enquis je avec douceur en caressant toujours sa nuque. Pour une fois, je me retrouvais à bonne distance de Mina, même si j'avais envie de me rapprocher d'elle. Je fixais mon regard dans le sien en souriant. Je savais qu'il ne nous restait que peu de temps maintenant. « Tu m'aideras à m'échapper de Ste Mangouste discrètement ? » Soufflais je en prenant possession de ses lèvres un court instant. Je savais qu'on retournerait ensemble à Ste Mangouste et je me voyais mal sortir en passant devant les hommes de son oncle juste avant la fin de son service. Ça pouvait paraître louche, j'en étais conscient et je ne voulais pas la mettre en danger.
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