RSS
RSS



 


 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 3 :: Septembre-octobre 1999 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Lundi est là et moi aussi - Mina

Aller à la page : Précédent  1, 2
avatar
Invité
Invité
Mar 31 Mar - 9:21
Invité
Le reste paraissait si fade sans lui. Je n’aimais pas passer mes jours loin de lui. Je commençais à développer une dépendance envers cet homme. J’avais pourtant du mal à l’accepter. Je savais qu’elle me compliquait la vie. Je n’aimais pas être comme ça, attendant le jour où je pourrais le revoir, être dans ses bras sans savoir si ça pourrait arriver un jour. Je savais que je ne ressentirais pas ce sentiment de frustration si les choses étaient sûres entre nous cependant c'est ce qui faisait aussi que je profitais de chaque minute avec lui comme s’il s’agissait de la dernière. Je prenais mon temps dans ce que nous faisions. Cela impliquait de ne pas voir le temps passer à ses côtés mais ça rendait nos moments plus forts et plus doux. Est-ce que choisir de changer notre fonctionnement casserait cette magie ? Je ne pouvais le dire. Nous avions le danger de nous faire découvrir qui en était exaltant mais c’était bien frustrant que personne ne sache que je lui appartenais. Cela impliquait la présence de potentiels prétendants me tournant autour et des jeunes femmes tentant de le séduire chaque jour. Ma jalousie avait du mal avec cette conception des choses et je me doutais que la sienne ne devait pas être meilleure. Après tout, me demander si j’étais retournée avec Mathieu fut presque la première chose qu’il me demanda en me voyant aujourd’hui… Alors oui être caché avait ses avantages comme être découvert aux yeux des autres mais cela avait aussi quelques inconvénients perturbant. Et encore… J’avais la chance en ce moment que Voldemort ne m’envoie pas en mission séduction pour récolter des informations, ce qui arrivait très souvent. Il n’envoyait jamais une femme mariée pour éviter les trop fortes tensions avec l’un de ses mangemorts ou plutôt pas sans que ce ne soit une punition… « Fait bien ton travail et je ne t’en ferais pas trop baver… » C’est un peu ça des fois… Je n’ai jamais été déranger par aucune mission jusque-là. Le serais-je maintenant si on me demandait de séduire un autre homme ? Moi non mais j’en connaissais un qui aurait du mal à me voir donner de l’attention à un autre. Que pourrais-je faire si le maître le demandait ? Rien si je ne voulais gâcher notre couverture. Je m’estimais alors heureuse de ne pas faire face à une telle situation et surtout sous les yeux d’Arcturus. Je ne pouvais prédire les réactions du seul homme qui détenait mon cœur sans même le savoir…

« Je reviens avec tes sous-vêtements. Si je viens pour les vacances, pourrais-je rester pour l'intégralité des deux semaines ? »

Je récupérais alors ma robe près de la piscine, très clairement capable de la remettre sans sous-vêtement s’il ne m’avait pas dit récupérer mes sous-vêtements. Je le laissai alors quitter la piscine en réfléchissant à sa demande. Elle était plutôt délicate… Lui pouvait s’absenter comme il le désirer mais moi… Oui mon oncle partait deux semaines ce qui me laissait de quoi pouvoir déjouer plus facilement son contrôle sur moi, seulement je ne doutais pas qu’il tente de me surveiller de loin… De plus, lui était étudiant mais moi, je travaillais… Je ne pouvais comme ça prendre deux semaines de… quoi que. Il fallait vraiment que je réfléchisse à cette question. Je ne pouvais rien lui promettre comme ça. Je pouvais dire oui à deux-trois jours mais deux semaines… j’allais devoir être maligne, intelligente et surtout stratège pour obtenir une telle chose. Il me tendit alors mes sous-vêtements secs.

« Je me suis permis de les sécher. » avoua-t-il.

« Merci. » dis-je simplement.

Je les saisis pour les passer sur mon corps directement. Il s’habilla de son côté, je mis ma robe du mien. J’eus à peine le temps de fermer la moitié de la robe qu’il s’approcha de moi pour prendre ma main en douceur. J’adorais entrelacer mes doigts aux siens. Ce n’était pas grand-chose mais j’aimais la douceur de ce geste. Il était tendre et certes peut-être romantique mais il ne semblait nullement le déranger. Il ne cessait de le faire de lui-même après tout. J’adorais par-dessus cette attention. Il posa alors sa main sur ma nuque, me caressant doucement la peau. Ce n’est pas comme ça que j’allais arriver à fermer ma robe… J’eus cependant un sourire, le laissant faire :

« On se reverra avant ces deux semaines ? » me demanda-t-il.

« Je l’espère… » lui avouais-je.

C’était aussi lui signaler que je ne pouvais lui faire cette promesse. Pas avec les gorilles de mon oncle qui me suivait comme des petits chiens de gardes. Seulement je ne le dirai jamais assez : j’étais maligne et je pouvais trouver de quoi déjouer leur attention. Je pouvais très bien choisir de les entrainer dans les immenses boutiques moldus pour les perdre dans la foule et retrouver Arcturus au coin d’une rue. Je pouvais aussi tout simplement les stupéfixer. Seulement je savais qu’à chaque fois qu’ils se rendraient compte que je leur ai fait faux bond, mon oncle le saura et me le fera payer. Je n’étais cependant pas au premier bleu. Cela ne m’arrêterait pas et je le savais. Je pourrais même trouver le moyen de m’échapper de ma chambre la nuit ou partir trop tôt le matin pour que ces hommes aient pu me suivre. Quoi qu’après il serait capable de faire surveiller ma chambre H24. Son besoin de contrôler ma vie était étouffant et épuisant… Arcturus serait mangemort, cela règlerait bien des problèmes. Je ne suis jamais surveillée quand je suis en mission… Je ne pouvais cependant pas lui demander une telle chose et je gardais donc cette idée farfelue pour moi.

« Tu m'aideras à m'échapper de Ste Mangouste discrètement ? » me demanda-t-il finalement.

« Si tu m’aides à fermer ma robe… » dis-je avec un sourire narquois.

Je me doutais bien qu’il préfèrerait l’enlever mais il n’avait pas trop le choix… Je le laissais alors faire en me retournant dos à lui. Une fois fait, je récupérais mes chaussures et filais dans le salon. Je mis mes chaussures à ce moment, puis ma blouse. Me voilà de nouveau parfaite petite médicomage. J’eus alors une idée.

« Je ne vais au campus plus que pour perfectionner mes compétences au violon magique depuis que l’hôpital finit ma formation directement dans ses locaux. Le conservatoire magique n’est pas très loin du bâtiment de droit magique, si je me souviens bien… » dis-je avec un sourire en coin. « Les gorilles de mon oncle ne me suivent pas au campus. Du moins pas directement. Je ne doute pas qu’il ait engagé quelqu’un pour m’y surveiller à l’intérieur. Son besoin de contrôle n’a aucune limite… Je pense cependant qu’on peut arriver à ruser. » dis-je en me mordillant la lèvre inférieure.

Et pour ça, j’avais ma petite idée déjà…

« Mes cours sont les vendredis de 14h à 18h mais j’ai un trou d’une heure de 16h 17h. » dis-je en saisissant le portoloin qui était dans ma poche.

Je récupérais aussi ma baguette. Je passais le collier autour de notre cou, consciente que je n’avais vraiment plus assez de temps pour tergiverser. Il connaissait mes heures de cours. Je ne doutais pas qu’il pourrait trouver très rapidement dans quelle salle se déroulaient les cours de violons. De toute façon il n’aurait qu’à suivre le son… Le cours de 15h à 16h était particulièrement puissant puisqu’on alliait le son à la magie et à la danse. C’était aussi mon cours préféré. J’aimais les couleurs, atmosphères ou univers qui découlaient vraiment de nos sons au sens propre du terme. C’était magique et on faisait cela souvent sur la scène, ayant besoin d’espace. Je nous fis alors revenir à l’hôpital dans la réserve. J’eus de la chance de tomber sur personne. J’enlevais alors le portoloin de nos cous pour lui confier. Il lui appartenait maintenant.

« Suis-moi… »

Je pris alors sa main pour l’attirer hors de cette pièce. Tout le monde s’activait sans se soucier de notre entourage. Je conduisais alors Arcturus à une sortie de secours. Je lâchais cependant rapidement sa main en voyant ma collègue au loin venir vers nous faisant comme s’il s’agissait d’un visiteur venant rendre visite à un proche. Elle me fit un sourire et j’arrivais à la porte de sortie. Je la passais suivit de lui pour me retrouver seule avec lui dans une cage d’escalier.

« Ça mène directement à la rue. En bas, un contrôle magique t’examinera pour être sûr que tu n’es pas contaminable. C’est normal… Tu n’auras pas de soucis pour sortir. »

J’allais alors partir, le laissant là, mais mon cœur en fut incapable. Je me retournais vers lui pour l’embrasser vivement, les deux mains sur ses joues.

« Si tu peux : Vendredi, 15h, la grande scène. Installes-toi au fond. Tu pourrais aimer regarder ce cours… Je dois vraiment te laisser… » entendis-je ma collègue m’appeler. Ma main trouva alors la sienne pour la garder tout contre moi, inconsciemment posée sur mon cœur : « Même si je n’ai pas envie de te quitter… Je garderai nos moments et ton image au plus profond de moi d’ici là. » lui murmurai-je sans réfléchir à mes derniers mots, l’embrassant vivement une dernière fois.

J’entendis alors mon prénom se répéter… Je dus le quitter en vitesse dans une fin de baiser précipité. Passant le pas de la porte rapidement et donc le laissant sortir de son côté, mon cœur à une vitesse effrénée, je réalisais ce que je venais de dire…



Hors Jeu:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mer 1 Avr - 10:57
Invité
« Si tu m’aides à fermer ma robe…  » Répliqua Mina à ma demande d'évasion de son lieu de travail. Lorsqu'elle me tourna le dos, je fermais lentement sa robe, là où j'aurais préféré lui enlever une seconde fois. J'avais retirer les doigts de la fermeture de cette robe depuis quelques secondes quand elle fila. Je la suivis jusqu'au salon, la regardant mettre ses chaussures et sa blouse de travail. Notre moment était réellement fini, elle venait de retrouver sa tenue de médicomage. « Je ne vais au campus plus que pour perfectionner mes compétences au violon magique depuis que l’hôpital finit ma formation directement dans ses locaux. Le conservatoire magique n’est pas très loin du bâtiment de droit magique, si je me souviens bien…  » Me dit elle et je m'étonnais de ne jamais l'avoir croisé, encore que je ne savais pas ses horaires. « Les gorilles de mon oncle ne me suivent pas au campus. Du moins pas directement. Je ne doute pas qu’il ait engagé quelqu’un pour m’y surveiller à l’intérieur. Son besoin de contrôle n’a aucune limite… Je pense cependant qu’on peut arriver à ruser.  » M'annonça-t-elle en se mordillant la lèvre inférieure et je lui souris. « Mes cours sont les vendredis de 14h à 18h mais j’ai un trou d’une heure de 16h 17h.  » M'expliqua Mina. Voilà bien pourquoi je ne la voyais pas. Le vendredi de 13h à 15h j'avais cours dans l'aile d'histoire de la magie, parce qu'il faut connaître l'histoire du monde magique pour être bon en politique. J'étais donc loin d'elle à ce moment-là, après ce cours, j'ai un creux jusqu'à 17h, où je me retrouve souvent à la bibliothèque de l'université pour travailler. Je ne pouvais donc pas la voir, finissant mes cours à 19h. L'idée de la voir pendant son heure de creux était pas trop mal, il suffisait qu'on trouve le moyen d'échapper à la surveillance de son oncle.

Mina avait placer le portoloin autour de nos cous pendant que je réfléchissais. Je me retrouvais rapidement dans la réserve de Sainte Mangouste. Mina retira le portoloin d'autour de nos cous et me le tendit. Je jouais un instant avec le pendentif entre mes mains avant de le passer autour de mon cou. « Suis-moi…  » Me demanda Mina et je glissais juste le collier et son pendentif sous ma chemise, je lui lancerais un sort plus tard pour être le seul à pouvoir le voir. Ainsi, il ne me quitterait jamais et on ne risquait pas de me le voler, ni même de le découvrir. Sa main avait saisit la mienne et nous marchions maintenant dans le couloir. Elle lâcha ma main en voyant arriver une collègue visiblement vue sa tenue de médicomage. Je compris parfaitement le geste de Mina, j'avais joué à l'idiot avant que nous partions de Sainte Mangouste, mais maintenant, je voulais être discret. Mina passa une porte et je la suivis sans savoir où nous étions. Je vis une cage d'escalier, j'allais devoir descendre ces escaliers rapidement pour ne pas être en retard à mon cours.

« Ça mène directement à la rue. En bas, un contrôle magique t’examinera pour être sûr que tu n’es pas contaminable. C’est normal… Tu n’auras pas de soucis pour sortir.  » M'expliqua Mina et je me contentais de hocher la tête. Entre dire oui et hocher la tête, c'était bien plus simple de hocher la tête. Elle me tourna le dos, mais elle finit par se retourner vers moi. Elle m'embrassa en posant ses deux mains sur mes joues, les miennes trouvant leur place dans son dos. « Si tu peux : Vendredi, 15h, la grande scène. Installes-toi au fond. Tu pourrais aimer regarder ce cours… Je dois vraiment te laisser…  » Me dit rapidement Mina quand elle entendit une collègue l'appeler. Sa main pourtant attrapa la mienne, et vint la poser sur son cœur en la serrant contre elle. Je fis lentement glisser ma main libre sur sa joue, la caressant avec douceur. « Même si je n’ai pas envie de te quitter… Je garderai nos moments et ton image au plus profond de moi d’ici là.  » Murmura Mina et je ne voulais pas penser à ce qu'elle pouvait penser au fond d'elle pour dire ces mots. Je me contentais de les entendre. Elle m'embrassa vivement et je ne pensais plus à ses mots, c'était sûrement le dernier baiser que nous partagerions avant notre prochaine rencontre. Elle rompit trop brusquement notre baiser mais j'avais entendu qu'on appelait son prénom. Je la vis partir avant de me tourner vers les escaliers.

Je descendis les escaliers quatre à quatre, je passais la porte en sentant la désagréable impression de traverser un filet d'eau, sûrement le sort de vérification. Je sortis ma baguette une fois arrivé dans la rue, je lançais rapidement un sort d'invisibilité sur le portoloin et je transplanais à l'université, à seulement quelques pas de ma salle. J'étais déjà en retard de cinq minutes, mais je n'en fis cas, j'entrais dans l'amphithéâtre, m'attirant des regards énervés de mes deux camarades ayant commencé leur débat alors que mon professeur se leva et s'approcha de moi. « Monsieur Prewett, vous êtes en retard. Avez vous une explication sur ce retard ? » S'enquit mon professeur et je le fixais en souriant. Je m'assis tout devant dans l'amphithéâtre, loin de mes camarades. Après tout, je n'étais pas présent pour faire ami ami avec cette bande d'idiot, je voulais juste finir mes études et me battre pour devenir ministre ensuite. « Il fait bien l'effort de venir, pas comme à notre dernier cours du matin. » Railla une de mes camarades. J'avais refusé ses avances à mon arrivée en Angleterre et elle le prenait mal, mais je ne couchais pas avec des personnes que je devais revoir quotidiennement. Je l'ignorais, je savais très bien qu'elle m'en voulait pour mon refus et ça m'amusait plus qu'autre chose pour le moment, mais un jour viendrait peut-être où je l'entraînerais vers la mort. « Mon retard s'explique par un léger problème personnel, Monsieur. » Mentis je puisque je n'avais qu'un problème en étant avec Mina, celui d'avoir vraiment envie d'elle. Mon professeur ne m'en demanda pas plus, il était conscient que je n'entrerais jamais dans les détails. C'était devenu une habitude chez moi d'être très doué en classe mais de ne jamais répondre aux questions semblant trop personnel, surtout lorsqu'on me demandait pourquoi je connaissais si bien la politique russe et la politique française. Seul la femme des inscriptions avait eu le droit de voir que j'avais fait une partie de mes études en Russie et l'autre en France avant de me retrouver en Angleterre.
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» bon lundi 3 janvier 2011 !!
» Lundi 14 mars
» Mina Harker
» Hope is Dead : Kira Takumi & Trouble VS Mina Luvia
» T'as toujours d'aussi beaux yeux ϟ Pabo

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 3 :: Septembre-octobre 1999-
Sauter vers: