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Dire straits and dirty consequences, an invitation to your jalousy and my guilty conscience

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Mar 31 Mar - 18:08
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Terribles, gênantes et sales conséquences,
une invitation pour ta jalousie et ma conscience coupable

Oui je sais, on avait dit vendredi… En ce jeudi, j’étais pourtant sur le campus contre toute attente, vêtue de cette robe sexy, rouge bordeaux, bien trop courte pour en être vraiment décente, les jambes croisées sur le bureau de ce professeur qui s’approcha de moi dangereusement. Je ne le lâchais pas du regard. Il posa alors sa main sur ma cuisse absente de tissu. Je le laissais faire sans un mot. Il sembla amusé de me voir ainsi posée sur son bureau dos à l’amphi.

« Je ne pensais pas que tu finirai par accepter… Es-tu sûre de toi ? » me demanda-t-il.

« Cesse de me le demander ou je vais finir par changer d’avis. » dis-je avec un sourire narquois.

« J’aime avoir une femme sûre d’elle en face de moi. Très bien. Voyons-nous ce soir. Resto et hôtel ? » me demanda-t-il.

« A ta guise. » dis-je avec un sourire charmeur.

Comment en étais-je arrivée à une telle situation avec un professeur de droit qui était d’ailleurs celui d’Arcturus ? Pour cela, il fallait remonter à lundi soir quand j’eus le malheur d’être appelée par le seigneur des ténèbres. Une mission avait été choisie pour moi. Mon maître m’avait envoyé récolté des informations auprès d’un professeur qui devait en savoir un peu trop… Pourquoi moi ? Arcturus n’était pas le seul à savoir que je fréquentais encore le campus. Hors ce professeur était un séducteur qui favorisait les jeunes femmes. Après tout il n’avait même pas la trentaine. Ce professeur était malin, pour éviter d’être radié de son poste, il choisissait des étudiantes n’ayant aucune filiation avec le droit. Il piochait donc en médecine, en musique, en histoire, et j’en passe. Tout le monde savait ses relations sans lendemains mais personne ne pouvais sérieusement le prouver. Après tout aucune de ses conquêtes ne s’étaient plaintes jusque-là. Il n’y avait que des insinuations et des jeux bien trop ambigus pour lui compliquer la vie avec son travail. Il était malin… Et je devais l’être plus pour obtenir une information que le Lord convoitait. Cet homme savait apparemment où se cachait une de nos proies qui nous narguait bien trop depuis quelques temps à se terrer comme un rat sans qu’on n’arrive à mettre la main dessus. Ce professeur, je le connaissais moi-même. Après tout n’avait-il pas séduit une de mes amies de classe il y a un an ? A l’époque cet homme me répugnait pour ses agissements. Bon, tous les hommes me répugnaient dès qu’ils manquaient de sérieux. Ce n’était donc pas très difficile… Enfin jusqu’à Arcturus. Je voulais croire pourtant que c’était différent entre nous.

Là venait le second hic. Dans mon enquête, je compris rapidement qu’il s’agissait d’un professeur d’Arcturus. Il fallait donc redoubler d’intelligence pour agir sournoisement et certainement pas devant Arcturus. Je ne voulais pas compromettre ma mission et ce pour deux raisons. La première : je craignais sa réaction, ne sachant pas qu’il s’agissait d’une de mes missions. Après tout Arcturus n’était pas mangemort. Il ne pouvait donc savoir cette mission qui faisait railler ce rat de Bryan qui ne croyait pas à mon succès me trouvant bien trop froide et distance avec les hommes pour y arriver. Il n’avait pas totalement tord mais c’était un détail qu’on reparlera plus tard. La seconde raison était qu’avec Arcturus, j’avais peur de moi-même manquer de jugement et échouer à ma mission. Jamais ça ne m’était arrivé. Je commençais alors à comprendre ce que voulait dire Bellatrix quand elle affirmait que l’amour pouvait être une faiblesse. Elle l’était quand l’un ou l’autre ne savait pas tout ce qu’impliquait certaines situations comme celle-ci par exemple… Je ne pouvais en parler à Arcturus. Si j’avais le malheur de tomber sur lui durant ce jeu, comment lui faire comprendre sans un mot que je jouais un jeu pour le seigneur des ténèbres. J’étais sous serment et donc sous silence… La situation était délicate mais je ne me laissais pas démonter. Savoir quels cours suivaient Arcturus ne fut pas compliqué. J’avais son emploi du temps, celui du professeur, restait à éviter de croiser les deux en même temps.

Ce manège commença alors dès mardi après-midi… Attirer le regard du professeur ne fut pas si difficile. Mercredi soir, je sortais déjà avec lui le soir. L’avantage d’avoir une telle mission est que mon oncle dût céder au fait que je ne sois pas suivi pour le bien être de la mission. Tout se passait alors comme il fallait et je me débrouillais avec merveille, du moins pour éviter Arcturus sur le campus. Du reste, j’avais plus de difficultés que je n’aurais pu le penser… Cet homme n’était pas aussi facile à avoir. Un sourire ne lui suffisait pas. Je compris vite qu’il savait ce qu’il voulait et certainement pas une femme qui lui sourit simplement. J’allais devoir fonctionner autrement qu’avec de simples sourires et sous-entendus. J’en avais conscience. J’entendais sans cesse Bryan se moquer et dire qu’une telle mission n’était pas dans mes cordes. Le maître avait pourtant été clair : il ne souffrirait pas d’un échec de ma part. Bref, j’allais devoir séduire cet homme avec de grands moyens. Et pour ça j’avais mes idées. L’échec du mercredi soir n’allait pas m’arrêter… C’est ainsi que ce jeudi à 13h48, j’étais assise sur son bureau déjà depuis une demi-heure, le laissant se rapprocher comme jamais je ne l’avais autorisé avant. Il me fallait prendre sur moi pour obtenir ce rendez-vous. Le reste, qu’il croit qu’on coucherait ensemble, j’allais devoir ruser pour m’en tirer avant avec cette dite information et pour ça j’avais une corde à mon arc que je ne possédais pas la nuit dernier : une potion…

Chacun ses artifices, je comptais bien me servir de mon art pour l’empoisonnement pour obtenir ce que je voulais. Cet homme allait très certainement regretter d’avoir osé poser sa main sur ma cuisse de cette façon. Je lui offris mon sourire le plus charmeur mais aussi le plus faux. Attend un peu que j’ai cette information et ta main sera la première à souffrir de ton audace, professeur ou non…

« J’ai hâte d’être à ce soir alors… » dit-il en se rapprochant, écartant vivement mes deux cuisses pour passer entre.

Je ne doutais pas qu'il me testait en ce moment même pour voir si j'allais aller contre mes mots et le repousser encore comme j'avais su le faire jusqu'à maintenant. Je me fis violence pour ne pas lui décoller une bonne sur sa joue à défaut de ne pouvoir le tuer tout de suite...

Il approcha ses lèvres, surement pour m’embrasser mais sa montre émit une légère sonnerie. J'étais au moins soulagée de ne pas avoir eu à en arriver là avec lui. Je n'aimais pas l'idée de donner mes lèvres à un autre qu'Arcturus... Il soupira et la porte s’ouvrit sur ses premiers élèves. J’eus tout juste le temps de croiser de nouveau les cuisses mais il ne fallait pas être idiot pour comprendre l’idée en me voyant assise sur son bureau. Je descendis alors pour lui murmurer de mes lèvres rouges à son oreille :

« En attendant tu penseras à ton corps puissant au dessus du mien… »

Je pensais alors à filer rapidement. Ce n’était pas l’heure du cours d’Arcturus mais je ne doutais qu’il ne devait pas être très loin. Je tournais alors le dos à se professeur avec un sourire victorieux. Je sortis de la pièce, sans me douter qu’Arcturus passa par-là à ce moment. Le professeur sortit à son tour contre toute attente, m’attrapant le bras discrètement pour m’attirer à lui et me murmurer à son tour à l’oreille :

« Je penserai à ton beau petit cul en attendant. » dit-il en posant ses mains à la limite de mon tissu pour remonter sa main jusqu'à la naissance de mes fesses, la caressant discrètement...

Je me retournais alors vers lui pour le faire cesser sans pour autant m’écarter de lui. Un sourire amusé complètement joué s’afficha sur mes lèvres alors que je posais ma main sur son torse. La tentation de remonter violemment mon genou pour le castrer me traversa l'esprit mais je n'en fis rien... Je le jaugeais un instant en passant ma main dans sa nuque.

« Et regarde-le s'éloigner jusqu'à ce soir... » lui soufflais-je sur les lèvres.

Je m'échappais alors sans un mot pour lui donner le goût de l’attente. Il me regarda partir, accroché dans mes filets. Qui a dit que je ne pourrais finalement séduire un homme comme il le fallait ? Je partis alors, croisant le regard d'Arcturus. Consciente qu'il ait pu assister à ça, je ne cherchais cependant pas à le rejoindre. Son professeur devait certainement mâter le déhanché de mes fesses à ce moment précis. J'espérais alors qu'une seule chose, c'est que la jalousie ne l'aveugle pas - j'ai le droit d'espérer - et qu'il comprenne que si je faisais tout cela, c'est qu'il devait y avoir une raison. Je ne dis alors rien, passant à côté de lui, mon regard lui conseillant de me suivre... Bien évidemment si sa fierté n'en prenait pas un coup. Après tout qui me disait qu'après m'avoir vu séduire un autre, il accepte simplement de me suivre ? Peut-être parce que sa fierté aurait justement besoin d'obtenir des comptes ? Cette scène ne lui répétait cependant que trop bien une chose : on ne s'appartenait pas officiellement et ça pouvait poser quelques complications... Je priais alors pour ne pas avoir compliqué les choses entre nous... J'aurais du le prévenir, je le savais, mais cette mission était sensée être secrète et n'étant ni mon fiancé, ni mon époux et encore moins un mangemort, malheureusement c'était peut-être la première fois que ça nous arrivait mais ça ne serait pas la dernière...

Je pris alors la première porte non loin de moi, peu sûr qu'il me suivrait. La porte donnait sur la cage d’escalier. En refermant la porte, je m’adossais au mur, respirant un bon coup avant de tirer sur ma jupe, la trouvant décidément bien trop courte. Je n’avais jamais mis aussi court même avec Arcturus… Je fermais les yeux, respirant un bon coup, les rouvrant quand j'entendis la porte s'ouvrir de nouveau. Mon cœur s'accéléra...



crackle bones
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Mer 1 Avr - 12:38
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Jeudi matin, nous y étions, demain matin sonnerait un nouveau jour long puisque j'allais voir Mina à nouveau. J'étais assis à l'un de mes cours, prenant des notes silencieusement, on parlait de la façon de gérer les créatures magiques dans les affaires politiques. Le plus simple aurait simplement été de les descendre de classe et de les mettre au même niveau qu'un gobelin ou un elfe de maison. Je n'en dis pourtant rien, il était clair que mon professeur ne pensait pas comme moi. Il devait être le genre d'homme politique ne pouvant jamais réussir dans un but aussi noble que le mien. Sûrement un sang impur à un certains niveau, peut-être même un sang-de-bourbe. Je fus soulagé à dix heure quand la fin du cours sonna, je me rendis à mon cours suivant. C'était un cours relativement banal durant une heure, pour nous apprendre à rédiger de la bonne façon. En sommes, je m'ennuyais toujours royalement dans ce cours. Surtout que nous étions en train d'étudier les sortilèges de traduction pour traduire des parchemins venant de pays étranger. C'est donc comme pour les trois derniers cours qu'en arrivant, je piochais un parchemin contenant une missive d'un pays étranger. Nous ne savions jamais à l'avance quel langue nous allions étudier en ce jour. Nous avions déjà eu l'italien, l'espagnol et même le chinois. Une fois assis à ma place, j'ouvris le parchemin en sortant ma baguette. Rien qu'en lisant le premier mot, je posais ma baguette sur la table. J'entendis le tumulte des élèves s'asseyant s'arrêter, nous étions tous là. Mon professeur vint devant et nous fit savoir d'un raclement de gorge qu'il avait à nous parler. « Aujourd'hui, vous travaillerez sur le russe. Vous verrez que la mentalité russe se rapproche bien plus de celle du Seigneur des Ténèbres. En Russie, les inégalités sont grandes et le pays est presque toujours gérés par un ministre de sang-pur, rarement un sang-mêlé. Encore plus rarement une femme et surtout jamais un né-moldu n'a eu accès à ce poste en Russie. Les russes ne cachent pas leur façon de penser même pas avec les pays pensant différemment, ils sont crus. Ces lettres que vous avez en main, sont des copies de ce qu'on put recevoir les directeurs des différents départements du ministère. Je vous laisse à vos traductions, puis faites moi une réponse en anglais que vous traduirez en russe. Je vous demanderais ensuite d'expliquer chacun votre tour la lettre que vous avez lu et pourquoi vous avez répondu de tels ou tels manière, il vous faudra lire les deux lettres. » Déclara mon professeur. Je lus la lettre calmement, en prenant des notes en anglais, étudiant les mots de ce directeur de la justice magique russe. Je finis mes notes une bonne demi-heure après avoir fini ma lecture de la lettre. Je m'attaquais à ma réponse sans passer par la case anglais. N'ayant aucun besoin de traduction pour gérer les caractères russes si différents des lettres utilisées en anglais ou en français.

« Monsieur Prewett, où est votre traduction de la lettre, je ne la vois pas.  » Me demanda soudain mon professeur en montrant ma lettre à toute ma classe. « Sans traduire, je me demande comment vous avez pu écrire plus de cinquante centimètres d'interprétation de ce parchemin. N'ayez pas honte si vous n'arrivez pas à lancer un sort de traduction sur des lettres n'étant pas comme celle que nous utilisons. » Ajouta mon professeur pensant me soulager en disant qu'il est normal d'avoir des difficultés. Je repris la lettre et mes notes, avant de mettre la dernière phrase de ma réponse, en usant des caractères russes. « Vous devriez, vous professeur, de temps à autre aller voir les dossiers d'études de vos élèves. Si vous l'aviez fait, vous serriez parfaitement conscient que j'ai fait mes études en Russie, y commençant même mes études à l'université de politique russe. » Déclarais je calmement. « Je peux le traduire si vous le désirez, mais je parle couramment le russe et l'anglais, alors je trouve que c'est sans intérêt. » La fin du cours passa rapidement, puisque mon professeur m'ignora simplement, se sentant trop honteux de ne pas connaître mon dossier. J'avais maintenant libre jusqu'à 14h. Je rentrais chez moi, mangeant un repas préparé par les elfes avant de travailler une petite heure sur des devoirs qu'il me fallait faire.

À la fin de l'heure, je retournais sur le campus, j'avais rendez-vous avec une jeune femme étudiante en médicomagie. Je ne l'attendis pas longtemps devant le bâtiment de médicomagie. On marcha un long moment où elle me parla de ses cours, de ce qu'elle voulait faire, de pourquoi elle voulait devenir médicomage. Je prenais sur moi pour ne pas lui demander de fermer sa grande bouche, je lui proposerais même une solution pour occuper sa bouche. Je pris pourtant sur moi pendant une demi-heure, avant de l'attraper par les épaules. « J'ai bientôt cours, je vais devoir te laisser. Rejoins moi ce soir au restaurant sorcier caché en pleins centre de Londres, il n'y en a qu'un. Nous pourrons parler, avant de nous retrouver plus seul. » Dis je avec un sourire charmeur. Je m'éloignais après lui avoir voler un rapide baiser. J'aimais laisser miroiter une relation sérieuse à certaines de mes conquêtes. Je ne le faisais pas souvent, en général, j'attrapais les femmes à la fin des cours, leur donnait rendez-vous le soir et nous nous quittions le matin, tous deux satisfaits. Je n'avais d'ailleurs fait que ça depuis lundi soir. Je marchais calmement vers le bâtiment de politique magique. Entrant dans le bâtiment, je marchais vers ma salle de cours, je devais avoir un cours de politique entre le monde sorcier et le monde moldu, la pire des politiques. Autant j'aimais mes études, autant je n'aimais pas l'idée d'avoir des rendez-vous avec un moldu.

Je marchais dans le couloir quand je la vis sortir d'un de mes amphithéâtres de cours. Mina était là. Que faisait elle là ? Ne devait elle pas se trouvait sur le campus que demain pour ses cours. Je le fixais en continuant ma route, nous étions en public, dans mon bâtiment d'étude, il était hors de question que je commence à lui parler. Je m'arrêtais pourtant en voyant mon professeur sortir. Sûrement le plus jeune de mes professeurs. Je le vis parler à l'oreille de Mina, sa main remontant presque sur ses fesses. Je ne loupais pas le sourire amusé de Mina alors qu'elle posa sa main sur le torse de mon professeur. Je m'étais fait avoir comme un être naïf. Elle se jouait de moi depuis le début. J'avais rencontré une femme aussi coureuse que moi mais se faisant passer pour une jeune fille pure et de trop bonne famille pour être une fille facile. Je m'étais même laissé aller à penser que peut-être nous pouvions avoir un avenir. J'avais été trop naïf, pour une fois, j'aurais dû écouter ma mère. Ne pas laisser mon cœur s'ouvrir, n'être qu'un être froid et distant, sans sentiment, sans attache. Pourtant d'un autre côté, j'avais vu en Mina la possibilité de faire la fierté de ma mère, me marier, lui prouver que je pouvais mériter son attention, que je pouvais rentrer un peu dans le moule. Je ne suis qu'un petit con, je me suis laissé avoir par une femme, je l'ai laissé prendre de moi ce que je ne donne à personne. Mina Valmont allait payé le fait d'avoir jouer avec moi et elle le payerait de ma vie. Pas besoin d'explication sur ses gestes il y a seulement quelques instants avec mon professeur. Elle l'avait laissé la toucher, avait mis sa main sur son torse, sa main dans sa nuque, avait posé ses lèvres sur les siennes.

Pourtant, lorsque le regard de Mina croisa le mien, je compris qu'elle voulait que je la suive, j'allais le faire tout de même, malgré le fait que je ne voulais plus aucun contact avec elle. Pas pour avoir une explication, mais bien pour cracher tout mon venin, elle m'avait utilisé alors que j'avais cru en elle, que notre relation était particulière. Je fixais mon professeur en train de la reluquer alors qu'elle marchait en s'éloignant de lui. Lorsqu'il fut rentré dans sa salle, je me mis à suivre Mina, observant sa robe rouge de séductrice, bien loin de ce qu'elle ne m'avait jamais accordé. Avec les autres, elle était une fille facile et moi, elle m'avait fait miroiter qu'elle était très difficile à conquérir. Bien des personnalités devaient habiter cette femme que j'étais prêt à rejoindre dans environ une semaine pour passer mes vacances avec elle et aucune autres femmes. Je pensais à la jeune femme que je verrais cette nuit, au moins, Mina n'avait pas pu m'enlever ça avant que je ne découvre la vérité, elle n'avait obtenue de moi aucune fidélité. Je passais la porte quelques secondes après Mina, elle avait les yeux fermés et était adossée à un mur. Je ne réfléchis pas une seconde, claquant la porte du pied, mon avant-bras venant se plaquer contre la gorge de Mina. « On ne joue pas avec un Lestrange, Valmont. Quand on essaye, on en paye le prix et le prix d'un tel affront, c'est la mort. Je ne compte pas te laisser quitter cette cage d'escalier vivante. J'ai cru en tes mots, qu'ai je pu être naïf. T'es de la même espèce que tous les mangemorts, tu ne lèches qu'un seul cul et tu te sers des autres pour avoir ce que tu veux. Oh non, c'est vrai, pour obtenir ce que ton maître veut. » Crachais je contre son oreille, je repris mon souffle calmement. « T'aurais pas eu besoin de te jouer de moi pour que je couche avec toi et t'oublies ensuite. Je pensais que nous avions une relation pouvant s'apparenter à quelques choses de sérieux. Je t'ai avoué des choses que je n'avoue pas. J'étais réellement prêt à te demander en mariage. Une chance que je t'ai surprise avant ce fameux jour. » Poursuivis je en reculant.

Je retirais le portoloin d'autour de mon cou, le posant dans sa main avant de sortir ma baguette. J'allais la tuer, c'était clair, mais avant, j'avais envie de voir quel défense elle se donnait. Pas que je ne veuille écouter ses explications mensongères. Je voulais juste entendre ce qu'elle pouvait inventer pour faire croire que je suis en train de me tromper. Je ne quittais pas Mina des yeux, faisant bien attention qu'elle ne prenne pas sa baguette. Je pouvais sentir en moi une chose que je ne pouvais qualifier, était ce de la tristesse ou bien de la trahison. Je me sentais si mal d'avoir été berner, d'avoir voulu tellement d'elle alors qu'elle m'utilisait comme un vulgaire animal à qui elle faisait miroiter qu'il aurait ce qu'il voulait. Comme un hippogriffe qu'on attire en lui faisant miroiter un dîner qu'on tient en main pour qu'il nous suive. Elle avait fait de moi l'hippogriffe et elle avait fait d'une relation charnelle le bout de viande pour me faire la suivre. « Tu veux que je dépose ton corps où, auprès de ton Maître ou plutôt devant la porte de ton oncle ou encore chez Matthieu ? Peut-être as tu un autre choix, je me ferais le plaisir d'exaucer ton dernier vœux. » Ricanais je en posant le bout de ma baguette au niveau de son cœur, appuyant pour qu'elle sente bien la pression de ce bout de bois pouvant la tuer si je laissais simplement deux mots passer mes lèvres.
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Mer 1 Avr - 13:38
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Si je m’attendais à ça quand il passerait la porte ? Oh oui… Parce que je savais qu’un homme comme lui ne supporterait pas de voir la femme qu’il estime doucement sienne séduire un autre homme. J’étais consciente des conséquences s’il me croisait. Je n’avais plus qu’à les assumer. La porte claqua et son avant-bras plaqua mon cou pour me garder statique contre le mur. Je ne baissais pourtant pas une seule fois les yeux. Je n’avais pas peur de lui. S’il désirait me tuer qu’il le fasse. Je ne broncherais même pas. Pourquoi ? Parce qu’aussi fou que cela puisse paraitre, j’aimais trop cet homme pour lutter et me défendre. J’aurais très bien pu remonter le genou violemment comme Bellatrix me l’avait appris, le faire tomber au sol, passer au-dessus de lui et faire sortir une corde de ma baguette pour l’étouffer. Son audace le méritait mais je le laissais avoir le dessus. Je fixais simplement son regard sans craindre un seul de ses mots qui allaient faire mal…

« On ne joue pas avec un Lestrange, Valmont. Quand on essaye, on en paye le prix et le prix d'un tel affront, c'est la mort. Je ne compte pas te laisser quitter cette cage d'escalier vivante. J'ai cru en tes mots, qu'ai-je pu être naïf. T'es de la même espèce que tous les mangemorts, tu ne lèches qu'un seul cul et tu te sers des autres pour avoir ce que tu veux. Oh non, c'est vrai, pour obtenir ce que ton maître veut. » me dit-il haineux.

Il était blessé dans son orgueil, je pouvais le sentir de là. Il me faisait mal au cou mais je ne protestais pas. Je savais qu’il avait besoin de s’emporter. J’aurais du me douter que fréquenter un tel homme aussi dangereux pouvait avoir des conséquences. C’était pourtant ce qui m’attirait le plus. Pas que j’aime particulièrement la situation présente mais justement parce qu’il n’était pas un homme faible. C’était à moi d’être intelligente, de réfléchir et choisir comment me tirer de cette situation. Je savais en cet instant qu’il serait capable de me tuer. Mais pourquoi ? Parce qu’il s’est laissé prendre à un sentiment qu’il n’assume pas ? Parce que je suis la seule à avoir été victorieuse là où tant d’autres ont échoué ? J’aurais dû me vexer de voir qu’il ne puisse pas imaginer autre chose qu’une trahison… Etait-il à ce point jaloux ou idiot ? C’était ironique. On aurait eu tout… tout pour que ça se passe bien mais nos tempéraments trop impétueux et notre secret faisaient des ravages. Il m’aurait prise pour fiancé aux yeux de tous, jamais tout cela ne serait arrivé et s’il ne le savait pas encore, je n’hésiterai pas à lui signaler. Oui le secret était ma décision, mon choix mais n’était-il pas un homme ? N’était-il pas assez fort pour prendre ses dispositions là où il savait mon consentement ? Ce qui arrivait était peut-être de ma faute mais il n’était pas tout blanc non plus. Je devais survivre seule face à un oncle, un maitre et nombres d’ennemis. Si en plus il s’y mettait, je n’allais pas aller loin comme ça. J’eus un sourire finalement intérieur mais je me tus pour toute réponse…

« T'aurais pas eu besoin de te jouer de moi pour que je couche avec toi et t'oublies ensuite. Je pensais que nous avions une relation pouvant s'apparenter à quelques choses de sérieux. Je t'ai avoué des choses que je n'avoue pas. J'étais réellement prêt à te demander en mariage. Une chance que je t'ai surprise avant ce fameux jour. » poursuivit-il.

Oui je sais, c’est dangereux mais je ne pus m’empêcher de lever les yeux au ciel. Se rendit-il compte que ses mots étaient tout simplement idiot ? Mais Arcturus réveille-toi. Nous ne vivons pas dans un monde de bisounours ! Il y a des hauts, des bas, et s’il commence à péter un câble ainsi juste par fierté alors c’est qu’il est incapable de tenir bon dans une relation cachée. Je n’en dis mot pourtant. Je préférais le laisser finir. Je savais qu’il en avait besoin. Il me rendit alors le portoloin dans ma main. Sortant sa baguette, je le sentais prêt à me tuer. Pas une seule fois je baissais le regard. Pas une… Je ne luttais même pas. Ma baguette était accessible. J’étais rapide. Je pouvais la saisir. Je ne le cherchais même pas. Il cracha alors son dernier venin :

« Tu veux que je dépose ton corps où, auprès de ton Maître ou plutôt devant la porte de ton oncle ou encore chez Matthieu ? Peut-être as-tu un autre choix, je me ferais le plaisir d'exaucer ton dernier vœux. » ricana-t-il.

Il posa sa baguette sur mon cœur. Je sentais la pression meurtrière. Je respirais profondément au plus profond de moi. Un mot suffirait à me tuer et la tentation fut grande d’en profiter pour éviter de souffrir par la suite. Me faire tuer règlerait bien des problèmes. Je rejoindrais mon frère et je ne verrais pas la douleur que pourrait causer son entêtement si mes mots ne lui font pas entendre raison. J’avais le choix. Et je fis celui-là :

« Tue-moi. Tue la seule femme qui croit en toi. La seule qui serait prête à mourir pour toi. Tue-moi Arcturus. Mais fais-le bien. Vise en plein cœur. Parce que si tu oses prononcer ces deux mots… c’est mon amour que tu tueras. » lui dis-je droit dans les yeux pour qu’il y voit toute la sincérité de mes mots.

Il me connaissait assez pour savoir que je ne mentais jamais. S’il ne me croyait plus, il savait suffisamment lire dans mon regard pour savoir que je ne mentais pas. De mes mots, je ne cherchais alors pas à gagner du temps. Je lui disais seulement une chose, dont il avait peut-être peur parfois mais qu’il avait besoin d’entendre pour prendre conscience de ses actes. Je ne lui en voudrais pas de toute cette brutalité. Fréquenter un Lestrange avait son prix.

« Maintenant si tu ne regardais pas avec ta jalousie mais avec ta tête, tu saurais que si tu m’as vu dans une telle situation c’est qu’il y a anguille sous roche. Je n’ai cependant nullement à me justifier auprès de toi. Es-tu mon époux ? Es-tu ne serait-ce que mon fiancé ? Si tu l’étais, jamais je n’aurais été dans cette situation. On ne laisse pas une femme promise partir dans ce genre de mission. Quelle ironie en plus venant d’un homme qui me reproche une chose qu’il fait lui-même. Combien de conquêtes as-tu mis dans ton lit depuis que nous nous connaissions Arcturus… » dis-je avec un sourire narquois. « Moi, contrairement à toi, je ne me donne pas à n’importe qui sauf à toi. T’ai-je cependant reproché une seule fois de te donner corps entier à une autre ? Pire… Je te juge digne, par je ne sais quelle folie entre nous, de pouvoir obtenir ça aussi de moi. Alors qui doit-on blâmer ici ? Une femme qui agit parce que l’homme en face d’elle n’est pas capable d’ouvrir les yeux ? Ou cet homme qui se donne nuit après nuit avec une femme différente en ne voyant pas ce qu’il a sous les yeux et qui peut lui échapper ? Je ne t’ai jamais rien demandé… Je n’ai même jamais espéré des sentiments de ta part. Tu me l’as très bien fait comprendre. Et pourtant, moi, idiote que je suis, je suis tombée amoureuse de toi. Alors écoute, si c’est la seule chose qui peut soulager ta fierté et ton orgueil, d’avoir vu celle qui t’aime accepter qu’un homme puisse poser la main sur sa cuisse pour une mission, et bien je ne lutterais pas. Tue-moi. Vas-y. Fais-le. Parce qu’après tout, si ce n’est pas officiel : Ne t’appartiens-je tout de même pas ? Sois un homme, Arcturus, et fait ce que tu as à faire : Prends tes droits sur moi. C’est mon dernier vœu. »

A ce moment… Je n’attendais alors qu’à mourir, le regard droit dans le sien.
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Mer 1 Avr - 16:07
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Je la regardais prendre une profonde inspiration, elle n'avait pas quitté mon regard un seul instant depuis le début. Elle ne se défendait même pas et je me demandais bien pourquoi elle faisait cela. Après tout, elle ne devait avoir peur de la mort, pas plus que moi, c'était peut-être une des raisons faisant qu'elle ne se débattait pas, peut-être la seule raison. « Tue-moi. Tue la seule femme qui croit en toi. La seule qui serait prête à mourir pour toi. Tue-moi Arcturus. Mais fais-le bien. Vise en plein cœur. Parce que si tu oses prononcer ces deux mots… c’est mon amour que tu tueras. » Me dit elle en me regardant dans les yeux, je pouvais voir dans son regard qu'elle était sincère. Pourtant, elle n'était pas la seule à croire en moi et prête à mourir pour moi. Elle se trouvait juste être la seule n'étant pas de mon sang à être prête à le faire, je savais que Dora serait capable d'une telle chose pour moi. Ce qui m'intriguait le plus dans ses mots était qu'elle m'avait dit que je tuerais son amour. Qui aimait elle donc ? Mon idiot de professeur, collectionnant encore plus les conquêtes que moi. Bon d'accord, il devait en avoir à peu près autant que moi des conquêtes, peut-être moins. Cependant mes conquêtes étaient devenues juste un moyen de dormir depuis ma rencontre avec Mina. C'était le seul moyen pour que je dorme sans rêver d'elle, sans me réveiller pleins de désir pour cette femme que je ne pouvais voir. Ma baguette était toujours fermement sur son corps, mais le doute naissait doucement en moi. Et si je faisais une erreur en la tuant. Je me dis que je devais écouter la suite pour me faire une vraie idée de la situation.

« Maintenant si tu ne regardais pas avec ta jalousie mais avec ta tête, tu saurais que si tu m’as vu dans une telle situation c’est qu’il y a anguille sous roche. Je n’ai cependant nullement à me justifier auprès de toi. Es-tu mon époux ? Es-tu ne serait-ce que mon fiancé ? Si tu l’étais, jamais je n’aurais été dans cette situation. On ne laisse pas une femme promise partir dans ce genre de mission. Quelle ironie en plus venant d’un homme qui me reproche une chose qu’il fait lui-même. Combien de conquêtes as-tu mis dans ton lit depuis que nous nous connaissions Arcturus…  » Me dit elle avec un sourire narquois. Les connexions se firent dans mon esprit, elle était en mission pour son maître. J'avais tout mal compris, je n'avais pas voulut voir ce qui était sous mes yeux. Je comprenais son reproche sur le fait que j'avais une collection de conquête s'agrandissant toujours. « Moi, contrairement à toi, je ne me donne pas à n’importe qui sauf à toi. T’ai-je cependant reproché une seule fois de te donner corps entier à une autre ? Pire… Je te juge digne, par je ne sais quelle folie entre nous, de pouvoir obtenir ça aussi de moi. Alors qui doit-on blâmer ici ? Une femme qui agit parce que l’homme en face d’elle n’est pas capable d’ouvrir les yeux ? Ou cet homme qui se donne nuit après nuit avec une femme différente en ne voyant pas ce qu’il a sous les yeux et qui peut lui échapper ? Je ne t’ai jamais rien demandé… Je n’ai même jamais espéré des sentiments de ta part. Tu me l’as très bien fait comprendre. Et pourtant, moi, idiote que je suis, je suis tombée amoureuse de toi. Alors écoute, si c’est la seule chose qui peut soulager ta fierté et ton orgueil, d’avoir vu celle qui t’aime accepter qu’un homme puisse poser la main sur sa cuisse pour une mission, et bien je ne lutterais pas. Tue-moi. Vas-y. Fais-le. Parce qu’après tout, si ce n’est pas officiel : Ne t’appartiens-je tout de même pas ? Sois un homme, Arcturus, et fait ce que tu as à faire : Prends tes droits sur moi. C’est mon dernier vœu.  » Finit Mina. Je ne retenais pourtant que la fin, à partir du moment où elle m'avait dit être amoureuse de moi.

Elle m'aimait, elle l'avait dit et elle n'attendait pas de moi des sentiments. J'étais prêt à tuer la seule femme m'aimant, du moins la seule femme dont je voulais l'amour. Je fermais les yeux une seconde, en même temps que mes bras la décollèrent du mur pour que je puisse la serrer contre moi. Je ne pouvais plus la tuer. J'étais bien plus détestable qu'elle, si on voyait les choses de son point de vue. Elle m'aimait et je passais chaque nuit ou presque où j'étais loin d'elle entre les cuisses d'une autre femme. Bon, j'avais une chose pour moi, jamais une femme n'avait sa place deux fois dans mes bras, elle était la seule à bénéficier de ce droit. Elle était même la seule avec qui je n'avais pas couché. Tout en la serrant contre moi, je lançais un sort à ses vêtements, ne supportant pas l'idée que quiconque d'autres puisses seulement espérer la voir vêtues de la sorte. Mes mains caressaient son dos, je posais un doux baiser sur ses lèvres avant d'embrasser son cou à chaque endroit que mon avant-bras avait pu toucher. Je repris ensuite ses lèvres dans le baiser le plus doux que je n'ai jamais donné à personne. « Aucunes des femmes avec qui j'ai couché depuis qu'on se connaît n'a réussi à me donner une pleine satisfaction. Je ne les vois, je ne les touche que pour pouvoir dormir sans rêver de toi. Je comprends bien que tu es en mission et je peux te jurer que c'est la dernière de la sorte que tu auras le loisir de faire. » Murmurais je contre ses lèvres. Je collais plus mon corps au sien, la collant au mur. J'étais conscient de ce que je venais de dire et je me trouvais fou d'avoir dit de tels mots. J'avais agit comme un idiot et un homme complètement jaloux, peut-être l'étais je. Je ne pouvais supporter que quelqu'un d'autre pose ses mains sur elle, je me fichais qu'elle m'empêche de voir d'autres femmes. Je voulais me retrouver avec elle pour les vacances d'Halloween, obtenir d'elle ce qu'elle voudrait bien me donner. Je fis glisser mes lèvres dans son cou avec douceur, ma main glissa doucement le long de son bras gauche, jusqu'à entrelacer nos doigts.

Je me reculais de quelques centimètres en la fixant dans les yeux. « J'avoue n'être qu'un connard, avoir une liste de conquête plus longue que mon bras. Je suis un Lestrange caché sous un nom d'emprunt. Je n'ai jamais cru que le mariage m'était possible. Je n'ai même jamais cru qu'on pouvait m'aimer. J'ai toujours eu des femmes dans ma vie, mais depuis que je te connais, elles n'ont plus ce dont de me faire vivre de la passion, c'est juste le soulagement d'un besoin, ma seule possibilité pour dormir sans rêver de toi. Je ne supporte pas qu'un autre te touche, t'approche, te charme ou tente de le faire, qu'un autre veuille te posséder, parce que tu es à moi. Si je t'aime, j'en ai aucune idée, j'en aurais peut-être jamais. Je sais juste que je veux passer plus que des moments avec toi, avoir ce que tu voudras bien me donner, être avec toi dès que possible. Je vais peut-être paraître encore plus bête que quand je voulais te tuer il y a quelques secondes. » Avouais je avant de prendre ses lèvres avec passion. Mon pouce caressant le dos de sa main, mes lèvres jouant avec les siennes, je finis pourtant par m'éloigner à nouveau. « Le seul moyen pour que je puisse avoir tout cela, je le connais et je suis prêt à en accepter les conséquences, qu'importe ce qu'elles seront. Mina Valmont, veux tu m'épouser ? » M'enquis je en fixant mon regard dans le sien. Je me reculais pourtant loin d'elle, ne gardant que sa main dans la mienne. Je m'arrêtais quand nos deux bras étaient presque totalement tendus. Je détendais mes doigts pour lui laisser la possibilité de partir. C'était pas la plus romantique des demandes en mariage, loin de là même, mais le romantisme et moi, on avait quelques problèmes pour s'entendre. Si elle refusait, j'écouterais ses mots, j'écouterais ce qu'elle avait à me dire. Si elle partait, j'en conclurais que tout était à jamais fini entre nous. Après tout, elle m'avait demander de prendre mes droits sur elle, elle n'avait pas dit de quel manière. Mes droits sur elle, je les voulais officiel. Nous cacher ne nous mènerait qu'à des crises comme celle venant d'arriver. Je risquais de la revoir avec d'autres hommes et je ne le supporterais pas, je finirais par la tuer un jour sans attendre la moindre explication.

Si elle devenait ma fiancée, je devrais faire avec mes parents, mais j'avais peu peur d'eux, après tout, elle était de sang-pure, mangemort, elle leur correspondrait sûrement. De toute manière, je la voulais elle et pas une autre, mes parents n'auraient rien à redire à cela. J'aurais à faire face à son oncle et alors, je n'avais pas peur de cet homme. Son ex-fiancé me faisait encore moins peur, il suivait les traditions. Le plus difficile pour moi, resterait de prendre officiellement le nom de Lestrange, je le pouvais, personne ne m'avait forcé à le garder après la mort de ma tante. Je n'étais pas réellement forcé de le porter, je l'avais juste choisi pour ma sécurité et celle de mes parents. Je regardais Mina, j'avais d'abord d'autres explications à lui donner, avant qu'elle ne puisse même refuser. « Mes conditions n'avaient aucunes raisons d'être, je comprends qu'elles n'étaient que des excuses pour ne jamais me fiancer. J'avais peur de me fiancer, mais tu m'as enlevé cette peur, tu me donnes même envie de me fiancer. Tu peux être certaine que pour cela, tu es bien la seule, comme tu es la seule hantant mes rêves ou la seule connaissant ma vraie identité. Je peux te jurer que cette demande n'a rien à voir avec ce que j'ai pu voir aujourd'hui, même si la précipiter est du fait de ce que j'ai vu. J'ai pensé à tes mots de lundi, tu es la seule à me faire ressentir des sentiments que je ne veux pas comprendre. J'aurais été là aux vacances, mais tu as le portoloin maintenant, alors encore faudrait il que tu me le rendes. À ces vacances, j'avais prévu d'agir comme je l'ai fait, mais avec plus de classe. » Avouais je sans quitter son regard. Le choix était maintenant entre ses mains pour ce qui était de me rendre ce portoloin. Entre ses lèvres d'accepter ma demande ou de la refuser. Elle pouvait accepter de m'épouser, elle pouvait refuser et me donner une explication de pourquoi même si cela me vexerait et toucherait ma fierté ou encore, elle pouvait me laisser là et sceller la fin de toute relation entre nous. Qu'importe son choix, je vivrais avec, mais si elle refusait en me donnant une explication laissant une possibilité qu'elle accepte un jour. Je continuerais à la voir et attendrais le moment où elle dirait oui. Je ne pouvais dire que je l'aimais, je ne pouvais même expliquer mon envie de l'épouser, je savais juste que mon instinct me disait de le faire et je le suivais aveuglement.
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Jeu 2 Avr - 9:30
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Si je m’attendais à ça ? Non. Je ne comprenais pas comment être encore en vie, le connaissant. Je ne comprenais alors encore moins ce qui était en train de me tomber dessus. Il me jaugeait du regard et je restais coi sans trop savoir quoi dire. La logique aurait voulu que je lui dise un « oui ! » et que je me jette à son cou mais pardonnez-moi d’être encore secouée d’avoir failli mourir de la main de cet homme… Homme qui me demande d’ailleurs ma main. Arcturus était psychologiquement aussi impétueux et instable que sa mère… Là plus qu’un autre moment, je remarquais la ressemblance. Je respirais alors un bon coup. Si je n’avais eu peur de mourir, j’avais eu peur de le voir agir et comprendre que ça n’allait vraiment que dans un sens. Quelque chose l’empêcha pourtant d’aller au bout de sa volonté première, le faisant même changer radicalement de choix en quelques secondes. Les hommes sont fous… Une seconde ils désirent votre mort – par jalousie de ne pouvoir vous posséder avant un autre, du moins c’est ce que je supposais, et donc touché dans leur fierté ô si grande et si arrogante – et la seconde d’après – conscient peut-être de leur erreur impétueuse – ils veulent votre main – votre cœur et votre corps, devrais-je même rajouté puisque n’est-ce pas ce qu’un mariage implique ? –. Si la situation n’avait pas été si tragique, je me serais permise de lever les yeux au ciel. Plus tard, je savais qu’on rigolerait de cette situation en se trouvant bien bête tous les deux. Seulement là, je n’avais pas trop envie de rire. Je laissais simplement mon esprit digérer ce qu’il venait de se passer. Le temps dut alors lui sembler finalement long… très long… Je ne quittais pas son regard mais aucun son ne sortait de mes lèvres. Ni un oui, ni un non. Le temps s’effilait de cette façon alors qu’au fond de moi, si je tenais bon devant lui, j’avais les genoux à terre, défaillant de la pression et l’adrénaline qu’avait imposée cette situation. Je sentais dans son regard son besoin que je dise quelque chose. Mon silence était bien plus douloureux et troublant, même stressant qu’un simple « non, je refuse. ». Cela le laissait dans un doute poignant sans pouvoir deviner aucune de mes pensées. Non pas que mon regard ne soit pas assez transparent aujourd’hui pour lui mais j’étais moi-même perdue pour qu’il puisse y voir une lueur positive ou négative. J’avais encore le cœur battant de sa poigne sur mon corps et de ses lèvres sur mon cou l’instant d’après. Ce n’était pas la première fois qu’il pouvait se montrer violent et doux par la suite. Je devinais alors que ça ne serait pas la dernière. Fréquenter cet homme impliquait de risquer de vivre d’autres moments comme celui-ci. Lui appartenant mais bien trop sauvage pour me laisser soumettre entièrement, il y aurait des moments violents et je le savais, d’autant plus que cette fois, contrairement à maintenant, ils seront justifiés. Voulais-je lui laisser ce pouvoir sur moi ? Lui devoir des comptes ? Ne plus pouvoir agir à ma guise, selon mes désirs et convictions ? Je pouvais cependant m’estimer heureuse qu’on fonctionne un minimum de la même façon. Le doute résidait. Que se passera-t-il si je me retrouvais de nouveau dans une situation ambiguë sans le vouloir ? Me tuera-t-il sans sommation sans chercher à savoir le pourquoi du comment ? C’était alors un choix crucial : vivre sans lui longtemps ou vivre avec lui mais peut-être peu de temps. Je connaissais déjà le choix de cette réponse, aussi folle pouvait-elle être et elle franchit enfin la barrière de mes lèvres :

« Oui… »

Qu’il soit capable de me tuer ne m’empêchait pas, masochiste que je pouvais être, d’être amoureuse de lui. Je ne doutais cependant pas de mes capacités à rivaliser. Je n’étais pas faible et je savais me défendre. Non, ce que je prenais uniquement compte c’est les sentiments de mon cœur qui estimait cet homme comme était mon souffle. Je ne supportais pas d’être loin de lui. Comment expliquer ce désir qu’il m’enlève loin de nos deux vies… J’ignorais ce que ça donnerait entre nous. Peut-être finirons-nous par nous entre-tuer. Notre passion en était bien capable mais j’avais dit oui, prête à accepter l’impensable pour une femme raisonnable. Je voulais croire être celle pour qui il aimait s’évader. Je ne demandais pas un « je t’aime ». Je rêvais seulement de son désir de m’emporter. Alors si ce oui impliquait beaucoup de complication, et j’en avais pleinement conscience, j’étais prête, demain s’il le fallait, que plus personne ne puisse rien changer à cette folie qui animait nos corps depuis plus d’un mois et mon cœur depuis une semaine…

« Mais… »

Aïe. Ce « mais » arrivait à un moment inopportun venait reposer les doutes de mon acceptation bien trop violemment avec ce « oui » si positif. S’attendait-il à ce que j’accepte simplement ? C’était mal me connaitre. Devenir la femme de cet homme n’était pas à la portée de n’importe quelle femme. Pas que j’en sois exceptionnelle, bien au contraire mais cet homme était bien trop malin pour être manipuler. Une simple jeune femme innocente se serait laissé manger par ce loup sans vergogne. Je savais qu’avec lui ça serait surement le meilleur mais aussi le pire puisque dans son tempérament, j’avais tout intérêt à être coulée dans l’acier. Je pouvais accepter de me donner toute à lui mais je n’étais pas idiote… Je pouvais l’aimer, je n’en serai pas pourtant faible. J’étais prête à le suivre en enfers mais :

« Prouve-moi que JE suis celle que TU veux. Tu désires ma main ? Je te la donne avec mon cœur et mon corps mais pour l’obtenir, prouve-moi que je suis la seule et l’unique que tu désires vraiment. Je ne te demande pas une démonstration d’affection » je les avais déjà. « mais la fidélité qu’un époux doit à sa femme. Renonce à tes trainées, à ces nuits de plaisir au fond de leur être, à l’évasion qu’elles peuvent t’offrir et j’accepterai de lier mon sang au tien. »

Je serais catégorique sur ce point. M’aimer était une chose. Je ne le forçais pas à se précipiter dans ce sentiment. Je savais qu’Arcturus pouvait aussi ressembler énormément à son père, plus que sa mère d’ailleurs à mon sens, or, son père aimait sa mère. Ça se lisait dans ses yeux… Je n’étais donc pas pressée pour un tel sentiment qui pourrait venir avec le temps. Non, je voulais l’unique chose, la seule, qu’il n’avait jamais accordée à aucune femme : la fidélité. Je voulais être la seule à partager son lit, ses plaisirs et sa passion. Lui demandait une telle chose impliquait beaucoup et je le savais mais s’il me voulait vraiment comme il le disait, il saurait faire face à cette situation temporaire qui imposait une période complète d’inactivité sexuelle… Combien de temps ? Ça, je ne pouvais lui dire. Cela ne dépendait que de ma raison et de mon cœur, blessée d’avoir été pris pour une trainée dans sa jalousie… Je ne doutais cependant pas de mon corps, traitre comme toujours, pour ne pas lui compliquer la situation bien longtemps seulement je voulais qu’il passe par là pour qu’il comprenne ce qu’implique aussi un mariage entre nous. L’adultère serait prohibé. C’était ma condition à l’accès de mon être tout entier. En demandais-je trop pour cet homme ? Ça, ça serait à lui de me le dire…

« Te crois-tu capable de renoncer à cela pour obtenir ma main ? Je ne demande qu’une chose, qui me semble légitime : Mon époux me sera fidèle autant que je lui serai passionnée. Tu veux une relation officielle ? Cela implique l’entière responsabilité de ta fidélité… »

Pour moi, renoncer à ce qui a fait sa vie pendant des années, serait la plus belle preuve qu’il me désire vraiment moi et non une autre. Après tout, ses mots étaient des mots et je ne pouvais savoir ce qu’il se passait vraiment ni dans sa tête, ni durant ces nuits à posséder toutes ses femmes. Cet effort était alors la clé de ma main et bien évidemment du reste. Il m’avait blessé en me traitant de trainée, indirectement, aujourd’hui, me reprochant ce qu’il osait lui-même faire. Ce n’était qu’un juste retournement des choses à sa demande. C’était un oui mais à cette seule et unique condition légitime. Je n’en souffrirai bien évidemment pas de dérogation. C’était accepter et l’assumer au risque d’en mourir s’il trahissait ma confiance ou refuser et partir dès maintenant. Je tendis alors ma main vers lui, détenant le portoloin au creux de ma main. Elle s’ouvrit face à lui. Il avait alors le choix de le prendre tout comme le reste de mon être, ou partir.

« Si tu prends ce collier, ta fidélité commence dès aujourd’hui. » lui dis-je sérieusement.

Il avait eu longtemps le choix de le faire par lui-même sans que je ne lui impose quoi que ce soit. Ce n’était pas mon rôle de lui forcer la main sans relation sérieuse entre nous. Aujourd’hui, décidée, puisqu’il voulait ma main, il pouvait voir qu’être amoureuse ne me rendait pas faible pour autant dans mes convictions. J’avais la force de lui faire face malgré toutes les faiblesses que je pouvais avoir pour cet homme. Cela ne démontrait pas un amour incertain ou faible mais une forte personnalité. Etait-il prêt à épouser une telle femme ? Mon regard ne quitta pas le sien un instant, attendant son choix.
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Jeu 2 Avr - 16:57
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« Oui…  » Je ne pus que sourire à sa réponse, j'étais heureux qu'elle me dise oui, bien que ça allait complètement changer ma vie. J'étais simplement heureux que dès maintenant, elle n'appartienne qu'à moi, que plus personne ne puisse la toucher, sans pouvoir subir mes foudres. Je savais qu'il nous restait bien des choses à faire maintenant, comme déjà en parler à nos familles respectives, du moins, je me devais d'en parler à mes parents, peut-être ne voudrait elle en parler à son oncle, c'était son choix. Je savais que j'avais maintenant une fiancée qui m'aimait et que je voulais m'en montrer digne et digne de fiançailles de sang-pur au moins pour le monde extérieur. Rien ne nous empêcherait de continuer notre passion loin des regards indiscrets tout en étant un couple de fiancé normal extérieurement. « Mais…  » Je ne peux dire que je ne m'attendais pas à ce fameux « mais », j'étais même certain qu'il viendra. Ne l'avait elle pas dit, je ne suis pas un exemple en ce qui concerne le respect de mon éducation. Surtout pas avec ma liste de conquête. Je savais que la question se poserait si je la demandais en fiançailles, surtout si elle venait à accepter. Comme elle avait accepté, je devrais changer entièrement ma façon de vivre. Je l'avais dit, avec elle j'avais envie de me fiancer et j'étais prêt à en assumer les conséquences. Par conséquence, j'entendais bien des choses que beaucoup ne pouvaient voir, même elle pouvait ne pas savoir ce que j'avais vu comme conséquences. « Prouve-moi que JE suis celle que TU veux. Tu désires ma main ? Je te la donne avec mon cœur et mon corps mais pour l’obtenir, prouve-moi que je suis la seule et l’unique que tu désires vraiment. Je ne te demande pas une démonstration d’affection mais la fidélité qu’un époux doit à sa femme. Renonce à tes trainées, à ces nuits de plaisir au fond de leur être, à l’évasion qu’elles peuvent t’offrir et j’accepterai de lier mon sang au tien.  »

Les paroles fatidiques venaient de tomber et pourtant je n'allais pas hurler qu'un homme pouvait être infidèle. C'était trop loin de ma conception du mariage, bien que j'ai pu laisser entendre plusieurs fois que je ne serais jamais fidèle à une femme. Avec Mina, je voyais les choses sous un tout autre angle et la fidélité ne me faisait en aucun cas peur. Ne lui avais je pas déjà avouer qu'elle était la seule à rendre passionné et agréable ces moments de désirs. Ne lui avais je pas dit que depuis que nous nous connaissions, je ne laissais que mon corps à ses femmes pour pouvoir dormir sans être hanté par son corps à elle. Je ne dis pourtant rien, je ne savais comment tourner ma phrase et je devais annuler mon rendez-vous de ce soir. Je devrais la mettre au courant de cette annulation, nous étions fiancés, elle devait savoir que j'avais eu un rendez-vous ce soir normalement. Se serait sûrement la plus grande façon de lui démontrer que j'étais prêt pour ses fiançailles, lui avouer mes habitudes et lui assurer que je n'allais pas voir cette fille. S'il le fallait, j'étais même prêt à annuler ce rendez-vous avec Mina à mes côtés. Pourtant, je ne parlais toujours pas, laissant le doute planer sur ce que j'allais faire, allais je seulement lui promettre fidélité. Oui, mais ça elle n'avait besoin de le savoir tout de suite, je lui dirais d'ici quelques instants. J'allais sceller une durée indéterminée de temps sans aucune relation sexuelle, j'allais revenir à un temps d'abstinence que je n'avais plus eu depuis longtemps. Je le savais, Mina ne se laisserait pas faire si facilement et j'allais devoir prendre sur moi pour supporter ce temps. « Te crois-tu capable de renoncer à cela pour obtenir ma main ? Je ne demande qu’une chose, qui me semble légitime : Mon époux me sera fidèle autant que je lui serai passionnée. Tu veux une relation officielle ? Cela implique l’entière responsabilité de ta fidélité…  »

J'eus un petit rire à ses mots, rien de bien méchant, juste amusé. J'étais amusé qu'elle puisse penser que je la demandais en mariage sans vouloir lui être fidèle. J'étais peut-être pas l'homme le plus droit du monde, loin de là, mais j'avais été élevé dans les traditions, j'avais eu une bonne éducation. Je ne l'avais pas tout à fait suivit, parce que personne n'avait voulu me forcer à la suivre, personne n'était là pour le faire, personne n'était là pour me forcer dans des fiançailles. Maintenant, j'avais choisi de reprendre ma vie dans les traditions de mon sang et la femme m'ayant avoué être amoureuse de moi, doutais maintenant de moi. Je ne m'en vexais même pas, je n'en avais même pas l'envie, j'avais Mina, j'avais cette femme qui arrivait à me faire perdre la tête au point de vouloir la tuer parce que je me sentais trahi, au point de l'insulter parce que je me sentais abusé. Elle acceptait de mettre sa vie entre mes mains en sachant que je pourrais bien la tuer si un jour je ne pensais pas avec ma raison mais juste avec la jalousie m'aveuglant. Je la vis tendre le bras, sa main levé vers moi, elle s'ouvrit et je vis le portoloin. Je ne bougeais pas, elle finirait par me parler, je le sentais. « Si tu prends ce collier, ta fidélité commence dès aujourd’hui.  » Me dit elle avec le plus grand des sérieux. Je regardais sa main et le portoloin, je refermais ses doigts sur le portoloin. C'était un peu comme refuser d'être fidèle, j'en étais conscient, mais je gardais sa main dans la mienne. Je me raclais la gorge avec pour but d'avoir sa complète attention sur mes paroles, je fixais mon regard dans le sien. « Je te serais fidèle, dès aujourd'hui. Je ne comptais pas être un époux infidèle. En te demandant en mariage, j'ai choisi une femme, je t'ai choisi toi, ce n'est pas pour te rendre cocu avec la première autre passant par là. J'ai bien pu laisser entendre à beaucoup que je ne serais jamais un homme fidèle. Seulement, comment peut on penser à être fidèle quand on ne croit même pas se fiancer un jour. » Déclarais je calmement en me rapprochant d'elle. « Je ne peux pas prendre ce portoloin, se serait malhonnête tant que je n'aurais pas annuler le rendez-vous que j'avais ce soir. » Avouais je doucement.

Au moins, j'étais en train de faire l'effort d'être honnête. Je ne voulais pas m'engager dans cette fidélité dès maintenant alors qu'une femme pensait me voir ce soir. Je me sentais pour la première fois gêné d'avoir un rendez-vous, parce que c'était Mina qui me faisait face. Avouer mes rendez-vous ne me faisait rien, mais là, je lui avouais devoir annuler ce rendez-vous avant de pouvoir me dire fidèle. Je ne pouvais savoir comment elle le prendrait, mais je considérais que c'était bien la meilleure action que je pouvais faire pour elle. Je ne voulais pas commencer ma fidélité en lui étant infidèle d'une certaine manière, bien que c'était plus ce rendez-vous qui me rendait infidèle et le fait que cette jeune femme pense encore me voir ce soir. M'approchant de Mina, je passais mon bras autour de sa taille avec douceur. « Dès cette annulation, tu auras toute ma fidélité, je te le jure. » Murmurais je. Mes yeux devaient refléter toute la sincérité de mes mots. Encore faudrait il qu'elle me croit, ce qui devenait une chose bien plus difficile. Comment croire un homme tel que moi, connu pour sa collection de conquête sans jamais qu'aucune n'obtienne rien de lui. Mina obtenait ce que je n'avais jamais donné et elle n'aurait aucune garantie de ma fidélité, j'en étais conscient, elle n'aurait que mes mots et peut-être ma réputation s'étouffant au fil des jours quand on me découvrirait plus de conquête et qu'on apprendrait l'annulation de mon rendez-vous. Je me rapprochais plus de Mina, remontant ma main de sa taille à sa joue. Je venais de lui dire ce que je pouvais bien lui dire, j'étais honnête avec moi-même et dans mes actes, le comprendrait elle seulement. « Tu peux même m'accompagner quand j'irais l'annuler si ça peut te rassurer. » Déclarais je pour au moins lui montrer que j'accordais de l'importance à ce qu'elle pouvait penser de moi et de ma motivation à commencer ce nouveau chapitre de ma vie sur de bonnes bases.

« Tu as dit oui, je vais agir dès qu'on se séparera pour remplir ta condition. Autant te le dire, je vais essayer d'en parler à mes parents au plus vite. Alors, je peux te demander si tu les connais et si oui, dans quel mesure ? » M'enquis je doucement. Je m'aventurais dans un chemin très glissant, je venais de lui parler trop sérieusement. Pourtant, bien que je ne m'entende pas avec ma mère, il était important pour moi de le lui annoncer au plus vite. C'était mes parents et ils devraient être les premières personnes mises au courant de mes fiançailles. Je ne pouvais même pas savoir si Mina allait en parler à son oncle ou à sa famille. Pour le moment, je savais juste que je devais d'abord savoir comment elle pouvait s'entendre ou non avec mes parents, s'ils avaient des relations. J'espérais un peu qu'elle s'entende aussi bien que moi avec ma mère, j'avais bien envie que ma mère me déteste encore plus et d'un autre, j'avais envie de croire que Mina pourrait peut-être me rapprocher de ma mère. Même si je savais que ces fiançailles me feraient reprendre le nom de Lestrange, que le Lord noir entendrait parler de moi comme le fiancé d'une de ses mangemorts et le fils de deux autres. J'allais sûrement finir sous ses ordres contre mon gré, du moins, je le ferais si ma famille se trouvait être en danger et pour Mina, j'étais capable de prendre la marque. Je l'avais dit, j'acceptais les conséquences de ses fiançailles. J'acceptais aussi le fait de me sacrifier pour elle, pour la protéger. J'avais choisi d'en faire un membre de ma famille.
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Jeu 2 Avr - 23:22
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Je lui tendais ma main, espérant, je devais bien l’avouer, qu’il accepte cette condition. Elle était légitime mais avec Arcturus, je préférais me méfier… Qui sait ce qu’un Lestrange jugeait bon ou non de suivre. Je savais que cette famille suivait ses propres règles où si nous n’avions aucune personnalité forte, nous ne pouvions y survivre. Lestrange rimait certes avec étrange mais aussi avec force de la nature et puissance morale. Les Lestranges étaient connues pour être une famille dangereuse mais surtout puissante et influente. Accepter d’en épouser un signifiait accepter de rentrer dans ce cercle. Oui, j’appartenais déjà à ce monde par Bellatrix mais il y avait une marge entre être la fille adoptive de Bellatrix et sa belle-fille. M’en voudra-t-elle d’aimer son fils ? Honnêtement ? Je n’étais même pas sûre de vouloir me vanter de cette faiblesse… Je m’inquiétais cependant de sa réaction… Comment réagirait-elle face à ce choix ? Je n’y avais jamais pensé jusque là mais je n’étais pas sûre que la nouvelle soit bien prise. Oui, je ferai partie officiellement de sa famille mais n’avait-elle pas caché volontairement son fils et sa fille au seigneur des ténèbres ? Accepter un mariage était don faire d’Arcturus un mangemort. Il n’y avait pas milles choix possibles. Ma propre allégeance lui imposait les risques du courroux du seigneur des ténèbres de ne pas s’être présenté plus tôt avec pour seule lot de consolation le faire nous marier lui-même. Je savais qu’il mariait lui-même ses propres mangemorts quand il désirait mettre un peu plus de noirceur dans la vie de ses mangemorts. Après tout, rien ne lui empêchait de mener la cérémonie religieuse, l’officiel se faisant au ministère directement par une signature de contrat aux yeux de la loi sorcière. Notre situation imposait beaucoup de choses alors bien stressantes mais je ne voulais pou le moment pas y penser. Se marier était une chose mais il fallait d’abord profiter de ses fiançailles et préparer ce dit mariage car contrairement avec Matthew, je ne ferais pas reculer la date. Elle serait fixe et me rendrait surement nerveuse à son approche mais je voulais être liée à cet homme, que se soit dans quelques mois ou un an… Nous avions de toute façon tout notre temps : chaque chose en son temps. Il fallait d’abord qu’il accepte ma condition et quand il referma mes doigts sur le portoloin, j’eus la sensation que ça ne serait pas gagné, me fourvoyant sur ses véritables intentions…

« Je te serais fidèle, dès aujourd'hui. Je ne comptais pas être un époux infidèle. En te demandant en mariage, j'ai choisi une femme, je t'ai choisi toi, ce n'est pas pour te rendre cocu avec la première autre passant par là. J'ai bien pu laisser entendre à beaucoup que je ne serais jamais un homme fidèle. Seulement, comment peut on penser à être fidèle quand on ne croit même pas se fiancer un jour. Je ne peux pas prendre ce portoloin, se serait malhonnête tant que je n'aurais pas annuler le rendez-vous que j'avais ce soir. »

Mon cœur respira un bon coup. Son honnêteté et sa décision de faire les choses correctement me rassura… Je rangeais alors le portoloin dans ma poche. J’aurais bien lui temps de lui rendre ce qui aujourd’hui plus que jamais lui appartenait vraiment de droit. J’avais du mal à réaliser qu’il était mon fiancé à partir de maintenant. Ça semblait complètement irréel… Alors oui, il avait peut-être un rendez-vous ce soir, et peut-être aurais-je du m’en offusquer mais comment pourrais-je en vouloir à cet homme qui prenait lui-même la décision de l’annuler pour être entièrement à moi ? Après cette annulation, il m’appartiendrait entièrement… Je pouvais bien attendre un peu, le temps qu’il puisse voir cette fille qui croyait très certainement un peu trop à la Saint Patrick. Je pouvais donc être patiente… Il s’approcha de moi à ce moment et je le laissai faire complètement. Il put passer un bras autour de ma taille avec douceur. Celle-ci me faisait sourire. Parfois je me demandais si Arcturus me voyait comme une petite chose fragile. Oh, j’étais bien consciente que ce que nous vivions depuis le début était assez nouveau pour lui. Sa douceur ne devait appartenir à aucune autre, peut-être à part sa sœur mais ce n’était vraiment pas pour sa jumelle que je lui afficherais une jalousie irrépressible. Je savais ce que c’était de considérer avoir sa moitié. Je serais même la première à faire savoir ma façon de penser à mon… fiancée – il allait falloir vraiment que je m’y habitue – s’il osait négliger sa jumelle… J’appréciais cependant sa douceur malgré tout l’amusement qu’elle provoquait chez moi. Elle me faisait autant de bien que sa passion et ses moments impulsifs – quoi que, me faire étrangler par jalousie ne rentrait pas encore dans les plaisirs – mais de toute façon, que ça paraisse fou ou non, cet homme complètement. Ses côtés sombres – j’avais les miens donc j’étais assez mal placée pour lui reprocher une telle chose – comme ses bons côtés faisaient de lui un homme à part entière et je l’aimais autant avec des défauts qu’avec ses qualités. Je devais cependant faire attention. Cet amour devenir un peu trop rapidement aveugle…

« Dès cette annulation, tu auras toute ma fidélité, je te le jure. »

Et je croyais en lui. Ses yeux étaient sincères. Il pouvait lire en moi autant que moi je le pouvais. Oui, il ne devait plus y croire mais malgré ses emportements de tout à l’heure, il n’avait nullement perdu ma confiance. Il avait su se freiner avant l’inévitable. Je savais que ce genre de moments se reproduirait dans l’avenir. Nous étions jeunes, attirants – soyons honnêtes un instant – et rien ne disait que notre amour et la réussite de notre amour ne provoquerait pas des jalousies. Certains voudront nous voir tombe et cela sera d’autant plus vrai quand Arturus rentrera vraiment dans la course au pouvoir… Qui me disait alors que des concurrents déloyaux, comprenant sa faiblesse pour moi, n’essayeront pas de détruire ce couple ? Notre impulsivité plus que notre amour était un défaut qui pourrait nous trahir. J’étais capable d’être aussi jalouse et violente que lui dans les moments les plus difficiles. Un faux pas suffit cependant en politique et de mon père, je le savais mieux que quiconque. Ma mère avant moi avait vécu cela. Combien de fois ais-je entendu mon père reprocher à ma mère de se laisser séduire. Si ma mère n’avait pas eut d’autres héritiers que des jumeaux, il y avait bien eut une raison. Mon père, trop jaloux, n’avait jamais supporté qu’on s’approche de trop près de ma mère au point de finir par des chambres séparées. Est-ce ce qui m’arriverait avec Arcturus avec le temps ? Mes parents formaient un beau couple aux yeux de tous mais ma mère, peut-être trop douce et passive, se résigna vite. Je savais qu’il n’en serait pas de même pour moi. Si Arcturus commençait à se désintéresser de moi, je voulais croire être capable de lui rappeler pourquoi il ne put résister à l’envie de me posséder corps et âme. Seulement encore une fois, je n’y étais pas encore et j’avais bien le temps de voir venir les choses. Je devais pour l’instant, profiter de cette « gloire » d’avoir su – de je ne sais quelle façon et je n’arrivais toujours pas à le réaliser non plus – à obtenir de cet homme des fiançailles là où je n’avais jamais rien demandé si ce n’est sa passion et son attention… Sa main sur ma joue, je décalais alors mes lèvres pour l’embrasser en douceur. J’adorais embrasser l’intérieur de sa main. C’était affectueux, pas du tout moi et pourtant unique, comme lui appartenant à lui et lui seul. Je n’étais pas la seule à lui faire faire des choses nouvelles. Lui-même provoquait de ces réactions en moi que je ne pouvais contrôler…

« Tu peux même m'accompagner quand j'irais l'annuler si ça peut te rassurer. »

« Je te fais confiance… Aussi fou que ça paraisse. Je te laisse régler cet aspect en tant qu’homme… » dis-je en sachant rester étrangement à ma place qu’était la mienne.

Si j’acceptais de l’épouser, c’était aussi pour lui faire confiance or comment ça pourrait marcher entre nous si je m’assurais qu’il annule bien ce rendez-vous ? Je n’aurais aucune preuve qu’il le ferait vraiment mais je voulais avoir confiance en lui. Qu’il ne joue don pas trop… Me décevoir en disant une chose et ne le faisant pas m’éloignerait à jamais de lui… Du reste, il était adulte. Je le laisserais donc gérer ce « problème » qui ne devait plus me regarder du moment qu’il me promettait le régler au plus vite.

« Tu as dit oui, je vais agir dès qu'on se séparera pour remplir ta condition. Autant te le dire, je vais essayer d'en parler à mes parents au plus vite. Alors, je peux te demander si tu les connais et si oui, dans quel mesure ? »

Aïe… J’aurais préféré éviter ce sujet aujourd’hui… Je me doutais qu’on devrait en passer par là mais je n’y tenais pas spécialement avant… combien de temps ? Surement le temps de me retourner vis-à-vis de Bellatrix ? Je ne voulais pas qu’Arcturus lui annonce. Oui, je sais, c’était injuste de vouloir une telle chose mais… En fait le mien serait de lui annoncer à deux… Après tout, n’étions-nous pas chacun, un de ses enfants d’une façon ou d’une autre ? Mais il n’y avait pas que ça. Comment réagirait Arcturus en sachant que sa mère risquait de bien plus m’affectionner que lui-même, son propre fils, son héritier, son propre sang ? Je savais déjà qu’il risquait de ne pas apprécier… Je me mordis les lèvres un instant d’hésitation… Je choisis de ne pas répondre tout de suite. Prenant sa main, je le rapprochais vivement de moi pour me retrouver complètement coincée entre le mur et son torse. Je me laissais alors encadrer par son corps entier, posant ma tête contre son torse. Je ne jouais pas du tout la carte de la sensibilité pour l’apaiser à l’avance de ce que je risquais de lui dire… Je commençais cependant par le sujet qu’il n’attendait certainement pas :

« Nous avons le temps. Rien ne sert de se précipiter. Je ne dis pas ça parce que je ne veux pas t’épouser réellement » dis-je en redressant le regard vers lui. « Mais parce qu’un mariage comme le notre ne se fait pas sur un coup de tête. Il faut déjà réfléchir à tout ce que ça implique pour être préparé aux conséquences de nos choix… Rien ne sert de l’ébruiter trop rapidement. Après tout, je pense qu’on a besoin tous les deux de pouvoir bien réfléchir à comment surmonter chaque chose… ça implique de savoir que ton nom, à cause des papiers à faire pour le mariage, devront être affichés et que tout le monde saura, si ce n’est que tu es le fils de Rodolphus et Bellatrix Lestrange, que tu es au moins un Lestrange. Cela implique aussi une ruse de notre part en faisant très attention. Mon oncle sera contre ce mariage pour tous les intérêts qu’il perdra à ton profit… Je doute qu’il réagisse bien à la nouvelle. Je crains ce dont il est capable… Je compte donc éviter de l’alerter et nous rajouter un poids sur les épaules… Il y a aussi le seigneur des ténèbres. Quand il saura pour nos fiançailles, il désirera te rencontrer. J’ai peur que tu n’ais pas le choix… Or je ne veux pas t’imposer la vie que tes parents mènent si tu ne le désires pas… Et il y a surtout la réaction de ta mère vis-à-vis de tout cela. Je sais que ton père l’approuvera. Je ne le connais pas bien mais une forme de respect mutuel s’est imposée entre nous dès le départ à cause de ta mère. Et… Arcturus… Je dois t’avouer une chose… » dis-je en me mordant violemment les lèvres.

De là, je fis une pause, cherchant mes mots. Comment lui avouer que je pouvais passer avant lui aux yeux de sa propre mère ? Je craignais sa réaction tout autant que celle de Bellatrix face à nos fiançailles. Je cherchais alors mes mots sans savoir par où commencer. Par réflexe, j’avais posé mes deux mains dans les siennes pour les saisir en douceur et les caresser tendrement pour l’apaiser. Je commençais à connaitre mon fiancé. Ça ne passerait certainement pas comme une lettre à un hibou. J’étais même presque tentée de l’embrasser pour le corrompre mais je décidais simplement de prendre sur moi, refusant de le manipuler de cette façon. Je l’aimais bien trop pour me comporter avec lui comme ave beaucoup d’autres. Je n’avais alors plus que la carte de la sincérité, à mes risques et périls :

« Ta mère… Je… la connais. Bien plus que tu ne pourrais l’imaginer. En entrant chez les mangemorts, elle me remarqua dès les premiers jours. Je n’avais que seize ans… » cela remontait donc à trois ans. « et… elle… me traita comme… » dis-je hésitante pouvant presque lui faire croire un instant avoir été torturé moi-aussi par sa propre mère… « sa propre fille. »

Voilà. Je venais de le dire. Je n’attendais cependant pas sa réaction, me dépêchant de rajouter :

« Tout ce que je sais sur comment tuer ou torturer… Où crois-tu que je l’ai appris ? Qui crois-tu avoir pu m’enseigner chaque aspect de la douleur et de la torture ? Qui aurait put m’inculquer l’art d’être si redoutable ? Je ne l’ai pas appris seule… Aujourd’hui, et ce depuis trois ans, ta mère a agi avec moi comme une mère… Elle m’a donné l’éducation qui me manquait, le respect dont j’avais besoin, l’attention qui était nécessaire à une adolescente qui devait faire face à la perte de sa propre mère. Rare sont les mangemorts qui osent vraiment s’en prendre à moi me considérant comme sa fille adoptive. Pardonne-moi. Peut-être aurais-je du te le dire lundi mais… je craignais et je crains toujours ta réaction dès l’instant où j’ai su que ta mère n’était vraiment pas maternelle avec ta jumelle et toi… Seulement crois-moi si j’avais su qu’elle avait des enfants, je ne me serais pas permis de prendre une place qui vous revient de droit… Elle m’a juste permis de me relever face à mon passé, redresser la tête, avoir une nouvelle famille et avancer. Je lui dois tout… » lui avouais-je.

Je ne lui parlais pas tout de suite de mon désir de dire à sa mère nos fiançailles ensemble. Je préférais attendre déjà qu’il digère cette nouvelle information surement peut-être plus oppressante et vexante que le fait d’affronter le seigneur des ténèbres lui-même. Je venais de lui avouer non seulement connaitre sa mère mais pire encore : avoir la place, depuis trois ans, qu’il convoite depuis toujours… Je ne cessais alors de caresser ses deux mains pour le détendre par avance, espérant ne pas voir de nouveau son impétuosité éclater même si cette fois j’y étais préparée et finalement assez habituée pour savoir comment la contrer. Après tout me savoir avoir ce lieu avec sa propre mère, ne lui faciliterait-il pas la nouvelle ? Mouais… Attention… Bellatrix serait bien capable de lui reprocher d’avoir osé vouloir toucher et posséder sa protégée. Je connaissais ma mère adoptive. Quand elle avait quelqu’un dans le collimateur, elle ne l’avait pas ailleurs. J’espérais seulement qu’elle ne m’en veuille pas non plus de m’être entichée de son fils et se réjouir de me voir appartenir à la famille de façon « légitime ». Je préférais cependant rester prévoyante et ne pas me faire trop d’illusions. Après tout, Bellatrix était aussi imprévisible qu’elle m’avait appris à l’être moi-même. Et Arcturus ? Comment digérait-il au moins la nouvelle ? C’est à lui de vous le dire dès à présent…
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Ven 3 Avr - 16:19
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J'avais un peu été étonné qu'elle me dise me faire confiance, bien que je ne m'en plaignais pas. À sa place, je ne me ferais même plus confiance. Je n'allais pas trahir sa confiance, il me fallait simplement trouvé un moyen d'annuler sans parler de fiançailles, cette fille ne méritait pas de savoir mes fiançailles, du moins pas de l'apprendre de ma bouche. Tout en cherchant cette excuse j'attendais la réponse de Mina à ma question sur mes parents. Je laissais Mina saisir ma main et me coller à elle, je sentis rapidement sa tête se poser sur mon torse. Elle se trouvait complètement bloquée entre le mur et mon corps, pour mon plus grand plaisir. « Nous avons le temps. Rien ne sert de se précipiter. Je ne dis pas ça parce que je ne veux pas t’épouser réellement » dit elle en redressant le regard vers moi. « « Mais parce qu’un mariage comme le notre ne se fait pas sur un coup de tête. Il faut déjà réfléchir à tout ce que ça implique pour être préparé aux conséquences de nos choix… Rien ne sert de l’ébruiter trop rapidement. Après tout, je pense qu’on a besoin tous les deux de pouvoir bien réfléchir à comment surmonter chaque chose… ça implique de savoir que ton nom, à cause des papiers à faire pour le mariage, devront être affichés et que tout le monde saura, si ce n’est que tu es le fils de Rodolphus et Bellatrix Lestrange, que tu es au moins un Lestrange. Cela implique aussi une ruse de notre part en faisant très attention. Mon oncle sera contre ce mariage pour tous les intérêts qu’il perdra à ton profit… Je doute qu’il réagisse bien à la nouvelle. Je crains ce dont il est capable… Je compte donc éviter de l’alerter et nous rajouter un poids sur les épaules… Il y a aussi le seigneur des ténèbres. Quand il saura pour nos fiançailles, il désirera te rencontrer. J’ai peur que tu n’ais pas le choix… Or je ne veux pas t’imposer la vie que tes parents mènent si tu ne le désires pas… Et il y a surtout la réaction de ta mère vis-à-vis de tout cela. Je sais que ton père l’approuvera. Je ne le connais pas bien mais une forme de respect mutuel s’est imposée entre nous dès le départ à cause de ta mère. Et… Arcturus… Je dois t’avouer une chose…  » Finit elle en se mordant la lèvre inférieure avec violence. Je la regardais faire, sans vraiment comprendre pourquoi elle faisait cela.

Après tout, si ma mère la détestait, ça ne ferait que renforcer l'idée de ma mère que j'étais loin d'être un homme digne. Si elle l'appréciait, j'aurais peut-être une chance minime d'avoir un jour de bonnes relations avec ma mère. Bien que, si elle appréciait Mina, elle serait prête à penser que je l'avais corrompu, que je me fichais de Mina. Et si elle l'appréciait vraiment, elle ne se ferait pas prier pour lui dire sa façon de penser sur moi, sa progéniture, son héritier. Ma mère ferait sûrement tout pour convaincre Mina de ne pas m'épouser si elle appréciait ma fiancée. Du moins, je le voyais comme ça, mais après, avec ma mère, on ne peut rien prédire, elle est instable. Un seul fait semble stable pour elle, le fait de ne pas vouloir de Dora et moi dans son champ de vision. Les mains de Mina attrapèrent les miennes, les caressant avec douceur. Je ne pouvais m'arrêter de penser à ses mots, son oncle n'était pas un problème, nous le cacherions et c'était réglé. Cependant, je ne voulais pas attendre pour le dire à mes parents, mon envie d'épouser Mina était vraiment de mon désir, mais ça me permettrait peut-être aussi de montrer à ma mère que je n'étais pas qu'un mauvais homme. Je ne pensais pas à ses paroles sur le Seigneur des Ténèbres, je ne voulais pas le rejoindre. Je ferais tout pour ne pas avoir à le faire, mais je savais que mon destin se trouvait déjà scellé, ma mère, mon père, mes oncles, ma fiancée et même mon cousin se trouvaient en être, dès l'annonce de mon nom et de mes fiançailles, je deviendrais un des leur contre mon gré pour protéger ma famille. Je me ferais petit, ma mère ne voulait pas de moi dans son monde et avait visiblement peur que je veuille lui voler sa place, je ferais en sortes que ça n'arrive pas, comme je ferais en sorte de ne pas mourir de la main de cet homme. « Ta mère… Je… la connais. Bien plus que tu ne pourrais l’imaginer. En entrant chez les mangemorts, elle me remarqua dès les premiers jours. Je n’avais que seize ans…  » Merveilleux, ma mère remarquait soit les mauvais mangemorts, soit les bons, hors Mina se trouvait avoir souvent des missions, elle était bonne. « et… elle… me traita comme…  » Dit elle avec hésitation et j'attendais la fin, après tout je ne pouvais prédire ses mots. « sa propre fille.  »

Génial, elle aura finalement le plaisir de me tuer, ma chère mère pourra me tuer pour avoir toucher à celle qu'elle avait jugé plus méritante d'avoir son amour maternelle, du moins, si amour maternelle elle avait. « Tout ce que je sais sur comment tuer ou torturer… Où crois-tu que je l’ai appris ? Qui crois-tu avoir pu m’enseigner chaque aspect de la douleur et de la torture ? Qui aurait put m’inculquer l’art d’être si redoutable ? Je ne l’ai pas appris seule… Aujourd’hui, et ce depuis trois ans, ta mère a agi avec moi comme une mère… Elle m’a donné l’éducation qui me manquait, le respect dont j’avais besoin, l’attention qui était nécessaire à une adolescente qui devait faire face à la perte de sa propre mère. Rare sont les mangemorts qui osent vraiment s’en prendre à moi me considérant comme sa fille adoptive. Pardonne-moi. Peut-être aurais-je du te le dire lundi mais… je craignais et je crains toujours ta réaction dès l’instant où j’ai su que ta mère n’était vraiment pas maternelle avec ta jumelle et toi… Seulement crois-moi si j’avais su qu’elle avait des enfants, je ne me serais pas permis de prendre une place qui vous revient de droit… Elle m’a juste permis de me relever face à mon passé, redresser la tête, avoir une nouvelle famille et avancer. Je lui dois tout…  » M'avoua Mina et je ne lui en voulais pas à elle. Après tout, ma mère nous cachait si bien, elle ne pensait peut-être même jamais qu'elle avait eu des enfants. Mina n'était pas coupable d'avoir eu l'attention de ma mère, pas plus qu'elle n'était coupable du fait d'avoir perdu sa famille et d'avoir voulu en trouver une autre. Ma mère se trouvait être coupable de tout cela, elle aurait bien pu lui dire qu'elle avait des enfants. Lui dire qu'elle ne voulait pas de ses enfants.

Je sentais mon corps tendu de colère, mais pas contre Mina, la colère se trouvait être dirigée vers ma mère. Je ne voyais en rien Mina comme une voleuse, ma mère ne me voulant pas. D'accord dans le fond j'attends toujours qu'elle vienne vers moi, qu'elle me regarde comme son enfant, même qu'elle m'aime. J'aurais toujours l'espoir d'avoir une mère comme tous le monde. Ma mère faisait preuve de maternité avec une fille orpheline en laissant ses propres enfants être des orphelins, voilà ce qui était le plus ironique. Seulement, ma mère avait son excuse, nous avions notre père, se montrant bien plus aimant avec nous qu'elle ne pourrait jamais l'être. « Tu n'es pas coupable des cachotteries de ma mère. Elle aurait pu te le dire, que nous existions. Elle ne l'a pas fait, tu agissais aveuglement, sans savoir. Tu ne prends aucune place, ne t'inquiètes pas, nous n'en avons jamais eu. Je ne dis pas ne pas en vouloir une, ne plus y croire, ne plus avoir d'espoir, juste que j'essaye de me faire une raison. Au moins, j'apprends que ma mère sait se montrer bonne, elle a aidé une orpheline à se reconstruire, sans elle, peut-être que nous ne nous serions jamais rencontrés. L'ironie, c'est qu'elle t'a aidé, alors qu'elle a laissé ses propres enfants grandir comme de pauvres orphelins élevés par une tante, sans jamais même penser venir les chercher. Tu sais ma mère a couru après votre maître pour le ramener en s'évadant, pas un seul instant aucun de mes parents n'a pensé à venir récupérer ses enfants. » J'avoue doucement en posant doucement un baiser sur le front de Mina. Je ne voulais pas qu'elle pense que je lui en voulais. Je ne voulais pas qu'elle se sente mal à l'aise à cause des actes de ma mère. Bon, j'allais sûrement mourir pour oser vouloir toucher à la fille de Bellatrix Lestrange. Moi, le petit être arrogant qu'elle ne rêvait que de tuer, j'avais réussi à séduire sa protégée, j'avais été séduit par sa protégée. Le pire étant que si ma mère avait tout appris à Mina, c'était que finalement je venais de me fiancer avec une femme pouvant sous certains angles ressembler à ma mère.

« Au moins, comme ça, le Seigneur des Ténèbres aura un autre couple Lestrange pour remplacer le premier quand le temps viendra. Tu as été formé par ma mère, je suis leur fils. Peut-être trouvera-t-il en nous les nouveaux Bellatrix et Rodolphus Lestrange. » Ris je. Je ne pouvais m'empêcher d'en rire, c'était tellement bête comme situation. Je savais que je finirais mangemort maintenant, autant en rire, je ne suis pas du genre à pleurer sur mon sort. Je sentais depuis mon arrivée en Angleterre qu'un jour, je devrais prendre cette marque. Le fait de la prendre pour protéger ma fiancée ne me gênait pas, je l'aurais même prise pour protéger mes parents s'il l'avait fallu. « Je sais que la blague n'est peut-être pas de très bon goût. Seulement, mieux vaut rire de mon avenir qu'en pleurer. T'en fais pas, pour moi, la marque, je savais que je finirais par la porter, même si ma mère disait ne pas le vouloir. » Dis je en la regardant dans les yeux. Maintenant, il nous fallait revenir sur les points qu'elle avait donné avant, comme le seigneur des ténèbres et le fait qu'elle veuille le cacher à son oncle. J'ai bien conscience que nous ne sommes pas obligé d'en parler tout de suite, mais ce qui est dit est dit et on a plus besoin d'en reparler, autant régler ces quelques points maintenant.

« Nous ne sommes en aucun cas forcé d'officialiser ces fiançailles tout de suite. Je te fais confiance, je sais que tu n'iras pas contre ces fiançailles même si elles ne sont pas annoncées. Nous nous arrangerons pour que ton oncle l'apprenne que le jour où nous serons mariés, on pourrait même le convier le jour même, une petite heure avant, histoire juste d'être un peu sadique et de toucher son ego. Je sais, je dois te paraître fou, mais ça m'amuserait grandement d'agir de la sorte et tu lui ferais un pied de nez inoubliable. Enfin, je te dis ça, mais après tout dépend si tu veux un grand mariage ou non. Nous n'y sommes pas encore, on a le temps d'en parler et on pourra toujours en parler pendant les vacances d'Halloween. » Murmurais je avant de lui voler un baiser rapide. « Ne t'inquiètes pas pour le seigneur des ténèbres, bien que je ne veuilles pas devenir un mangemort. Fait dont je ne me cache pas. J'ai toujours été prêt à le faire, que ce soit pour protéger Dora, pour protéger mes parents et maintenant pour te protéger toi. Je sais que je suis un homme, en choisissant de me fiancer à toi, je choisis aussi la marque. Je sais aussi que si les rôles avaient été inversé, tu n'aurais pas été forcé de recevoir la marque. Les faits sont les faits et si je dois vivre avec la marque, je le ferais. Je partage les idéaux, je n'aime juste pas l'homme qui est à la tête de tout cela. Il incarne pour moi la personne coupable de mon abandon, je le déteste et d'un autre côté, je le crains aussi, soyons honnête. Je changerais peut-être d'avis sur lui en portant sa marque, mais j'en doute. Je suis toujours passé après cet homme dans l'esprit de mes parents. » Poursuivis je calmement. Je savais que c'était étrange d'accepter de se soumettre à un homme qu'on craint et déteste, mais je le faisais pour ma famille et ma fiancée. Parce qu'il me voudrait pour mangemort autant pour mes fiançailles à Mina que pour ma filiation avec plusieurs mangemorts.

Il me restait maintenant une dernière chose à dire à Mina, bien plus complexe à expliquer que je ne le voudrais. C'était mon besoin d'en parler au plus vite à mes parents. Un fait parfaitement illogique puisqu'ils n'avaient jamais été présent dans ma vie. Je ne devrais pas réellement me soucier de leur avis. Je préparais mon discours mentalement, pour qu'elle ne pense pas que ma demande était aussi pour cela. « Mina... Ne penses pas que ce que je vais te dire a pu influencer ma demande, c'est juste... ce qui découle de ma demande. Pas l'inverse, je veux réellement t'épouser, je veux vraiment passer le reste de ma vie avec toi, mais... ces fiançailles m'ouvrent aussi ce nouvel espoir. » Soufflais je sans quitter son regard. « C'est très important, pour moi d'en parler à mes parents. Surtout à ma mère pour tout dire. Je me dis que peut-être mes fiançailles me rendront plus... qu'elle m'aimera au moins un peu, maintenant que je suis les traditions. Je sais maintenant qu'elle peut aussi m'en détester que plus parce qu'elle s'est occupée de toi. J'ai besoin de croire que ma mère peut m'aimer. J'ai besoin de connaître sa réaction. De savoir si des fiançailles peuvent changer son point de vue sur moi. » Avouais je me sentant un peu honteux d'avouer que je voulais juste voir si je pouvais avoir l'amour de ma mère. Ce même amour qu'elle semblait donner à Mina. Si je pouvais devenir important pour elle. « Je sais que c'est égoïste, comme envie. Je conçois qu'elle pourrait mal réagir face à toi parce que tu as accepté. Je ne veux pas te faire perdre cette mère que tu as trouvé en elle. Je sais même qu'elle pourrait m'en détester que plus, qu'elle pourrait même tenter de me tuer. Seulement, j'ai toujours l'espoir qu'à un enfant d'avoir une mère. J'ai conscience que peut-être je te semble pathétique, à mon âge d'avoir toujours ce côté enfant qui veut l'amour de sa mère. » Chuchotais je comme si j'étais en faute, mon regard s'étant détourné du sien. J'avais réellement honte d'être encore si attaché à mon rêve d'enfant d'avoir une mère qui m'aime et qui se soucie de moi.

« Je ne suis qu'un idiot de penser qu'elle puisse m'aimer un jour, je le sais. Alors ne te prive pas de me le dire. Tu as plus à perdre que moi en lui annonçant, c'est à toi de décider quand mes parents l'apprendront. Après tout, elle est plus ta mère que la mienne, je ne suis après tout que le morveux qu'elle a mis au monde et abandonné, elle t'a choisi. » Finis je par dire avec un peu de colère transparaissant. Pourtant cette colère n'était pas contre Mina, mais bien contre ma mère. Je finis par simplement embrasser Mina avec passion. L'annonce de ces fiançailles à mes parents pouvaient être bien trop délicate et nous en étions aussi conscient l'un que l'autre, j'en étais certains. Rompant le baiser, je caressais son nez avec le mien avant de poser mon front contre le sien. Il ne lui restait qu'à me dire ce qu'elle pouvait bien penser de tout cela.
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Sam 4 Avr - 16:19
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Douces, enflammées et agréables conséquences,
une invitation pour mes sentiments et ta conscience passionnée

Je ne cessais de triturer mon doigt et le bracelet de mon bras gauche, de peur qu’il m’en veuille. C’était bien mignon de me voir si hésitante, moi qui était capable de tuer sans sourciller une seconde. J’avais mes faiblesses. Je n’étais malheureusement pas infaillible. Je le laissais alors m’expliquer ses ressentis vis-à-vis de la situation. Il n’avait pas l’air de m’en vouloir :

« Tu n'es pas coupable des cachotteries de ma mère. Elle aurait pu te le dire, que nous existions. Elle ne l'a pas fait, tu agissais aveuglement, sans savoir. Tu ne prends aucune place, ne t'inquiètes pas, nous n'en avons jamais eu. Je ne dis pas ne pas en vouloir une, ne plus y croire, ne plus avoir d'espoir, juste que j'essaye de me faire une raison. Au moins, j'apprends que ma mère sait se montrer bonne, elle a aidé une orpheline à se reconstruire, sans elle, peut-être que nous ne nous serions jamais rencontrés. L'ironie, c'est qu'elle t'a aidé, alors qu'elle a laissé ses propres enfants grandir comme de pauvres orphelins élevés par une tante, sans jamais même penser venir les chercher. Tu sais ma mère a couru après votre maître pour le ramener en s'évadant, pas un seul instant aucun de mes parents n'a pensé à venir récupérer ses enfants. » m’avoua-t-il à son tour.

Je ne pouvais m’empêcher de me sentir coupable. Je repensais alors à ses mots. Si j’avais été à la place de Bellatrix, aurais-je moi-même abandonné mes enfants pour mon maître ? Je ressemblais beaucoup à Bellatrix mais je n’étais pas elle et mon instinct maternel devait surement être bien plus développé que le sien. Ma famille passait avant le reste. La différence entre mon mentor et moi était que je ne vouai pas une profonde vénération pour mon maître. Oui, je lui étais entièrement dévouée. Oui, je cédais à tous ses caprices. Oui, je ne reniais jamais une mission même quand il s’agissait de l’accomplir avec un mangemort que je ne pouvais supporter. Je pouvais bien faire des choses pour cet homme. Il était mon maître jusque-là… Seulement j’avais été né dans l’éducation de n’avoir qu’un seul et véritable maître : mon époux. Oui j’étais une femme qui avait changé depuis mes seize ans. Oui je n’étais plus aussi convaincu sur certaines coutumes apprises de mes parents. On ne pouvait malheureusement pas renier toute son éducation. La mienne m’avait appris à savoir où est ma place, quel est le seul homme qui a un droit véritable sur moi. Serais-je capable de refuser un ordre du seigneur si Arcturus ne le voulait pas ? Au fond ? Oui… J’en étais capable pour la simple et bonne raison que j’avais la folie de ne craindre mon maître. Ironie quand on pense que mon oncle me glace le sang. La différence était minime et elle s’expliquait par le simple fait qu’entre le seigneur des ténèbres et mon oncle, l’un ne me volera jamais ce qui me tient le plus à cœur : ma pureté… De toute façon, fiancée, je savais que cette question ne se poserait bientôt plus… Serais-je alors infaillible ? Ne craindrais-je rien ? Oh non… Avant oui mais maintenant… ma plus belle faiblesse se trouvait tout contre moi. De crainte pour Arcturus, je savais que je serais capable de n’importe quoi. Il passait avant moi parce que sans lui… à quoi ça servait de continuer ? Oui je tenais ce discours avec mon propre jumeau mais je ne voulais pas penser à ce détail. J’étais amoureuse de l’homme en face de moi et sentant mon cœur se réanimer depuis si longtemps, je ne supporterais pas de perdre de nouveau un être cher. Je préférais brûler dans les flammes – ma plus belle peur – que de voir la mort l’emporter.

Il déposait un baiser sur mon front. J’oubliais peu à peu ce qu’avait été la vie avant lui. Elle semblait comme une longue pause où je n’avais fait que flotter au milieu d’une immense étendue d’eau sans aucune perspective. Alors que personne n’accepte notre liaison, que la vie nous pose des difficultés, je ne me laisserais pas flottée de nouveau sans m’être battue. Aujourd’hui je ne voguais plus seule et je n’étais pas sûre de bien réaliser ce qu’on venait de décider. Je pouvais cependant aujourd’hui mettre un nom sur notre relation. Aurais-je cru le fou qui m’aurait dit qu’on en serait d’ailleurs arrivé à là aujourd’hui ? Oh non. Je lui aurais simplement coupé la langue pour oser dire que moi, je puisse tomber sous la soumission d’un homme comme lui. J’aurais peut-être même plus cru l’imbécile qui m’aurait dit que Matthieu aurait trouvé un moyen pour conclure les fiançailles. Aujourd’hui cependant, je n’étais pas mécontente du résultat. Je préférais milles fois et plus encore Arcturus à mon ancien fiancé. Mon cœur en était la preuve... Nous ne formions alors plus qu’un couple… La notion semblait étrange mais l’idée était agréable. Je caressais le dos de la main d’Arcturus que je tenais toujours.

« Au moins, comme ça, le Seigneur des Ténèbres aura un autre couple Lestrange pour remplacer le premier quand le temps viendra. Tu as été formé par ma mère, je suis leur fils. Peut-être trouvera-t-il en nous les nouveaux Bellatrix et Rodolphus Lestrange. » rit-il me faisant sourire à mon tour.

Je levais les yeux au ciel à sa remarque. Qu’il était bête… Je n’espérais pas qu’on soit exactement comme ses parents. Oui, Bellatrix avait la chance d’avoir un époux fidèle mais j’espérais tellement plus de nous et ça ne commencerait certainement pas par un abandon de mes propres enfants. Oui j’étais consciente que les éloigner de moi les protègeraient du seigneur des ténèbres mais honnêtement, quand je voyais comment Arcturus allait finir, je trouvais ça tout simplement inutile. Pourquoi me priver de mes enfants pour obtenir la même finalité ? Et si je voulais qu’ils ne leur arrivent rien, je n’avais qu’à être un parfait petit soldat. C’était aussi simple que cela. Du reste, personne n’est éternel et ne peut vaincre la mort…

« Je sais que la blague n'est peut-être pas de très bon goût. » Tu m’étonnes… « Seulement, mieux vaut rire de mon avenir qu'en pleurer. T'en fais pas, pour moi, la marque, je savais que je finirais par la porter, même si ma mère disait ne pas le vouloir. » me confia-t-il.

Et je suis sûr qu’avec cette marque sur le bras, il n’en sera que plus sexy. J’étais en train de me faire une image de ce que ça pourrait donner. Un costume sombre… une longue cape noir… ce masque, symbole de notre camps… cette prestance et cette dangerosité rodant tout autour de son être… cette baguette certainement pointée sur une victime et sa détermination à réduire à néant ceux qui ne méritent pas de vivre. Cette poigne alors sur sa baguette, la même qu’il était capable d’avoir sur moi dans sa passion… A cette pensée, je ne pus m’empêcher de me mordre la lèvre inférieure signe que je ne devais pas avoir des pensées très chastes. J’eus de la chance qu’Arcturus soit si pris par ses réflexion qu’il ne remarqua rien. Ne m’avait-il pas dit une fois d’arrêter de me mordre la lèvre comme ça ? Je savais que ça le faisait craquer mais c’était plus fort que moi. J’étais humaine et j’avais mes propres tics. Je tentais de me reprendre en relevant le regard vers lui.

« Nous ne sommes en aucun cas forcé d'officialiser ces fiançailles tout de suite. Je te fais confiance, je sais que tu n'iras pas contre ces fiançailles même si elles ne sont pas annoncées. Nous nous arrangerons pour que ton oncle l'apprenne que le jour où nous serons mariés, on pourrait même le convier le jour même, une petite heure avant, histoire juste d'être un peu sadique et de toucher son ego. Je sais, je dois te paraître fou, mais ça m'amuserait grandement d'agir de la sorte et tu lui ferais un pied de nez inoubliable. Enfin, je te dis ça, mais après tout dépend si tu veux un grand mariage ou non. Nous n'y sommes pas encore, on a le temps d'en parler et on pourra toujours en parler pendant les vacances d'Halloween. » Murmurait-il incapable de ne pas me voler un baiser toutes les cinq minutes. « Ne t'inquiètes pas pour le seigneur des ténèbres, bien que je ne veuilles pas devenir un mangemort. Fait dont je ne me cache pas. J'ai toujours été prêt à le faire, que ce soit pour protéger Dora, pour protéger mes parents et maintenant pour te protéger toi. Je sais que je suis un homme, en choisissant de me fiancer à toi, je choisis aussi la marque. Je sais aussi que si les rôles avaient été inversés, tu n'aurais pas été forcé de recevoir la marque. Les faits sont les faits et si je dois vivre avec la marque, je le ferais. Je partage les idéaux, je n'aime juste pas l'homme qui est à la tête de tout cela. Il incarne pour moi la personne coupable de mon abandon, je le déteste et d'un autre côté, je le crains aussi, soyons honnête. Je changerais peut-être d'avis sur lui en portant sa marque, mais j'en doute. Je suis toujours passé après cet homme dans l'esprit de mes parents. » dit-il, m’offrant trop d’informations d’un seul coup pour que je puisse réussir à faire de l’ordre dans mon esprit.

Si je résumais : mon oncle, une heure avant le mariage ? Grand mariage ou non ? Vacances d’Halloween pour en parler. Un baiser volé au passage… Je me mis à sourire d’ailleurs en ayant rajouté ce détail à la liste de ses mots… Et enfin mon – notre bientôt – maître. Il allait falloir procéder par ordre. J’allais parler mais il me devança :

« Mina... Ne penses pas que ce que je vais te dire a pu influencer ma demande, c'est juste... ce qui découle de ma demande. Pas l'inverse, je veux réellement t'épouser, je veux vraiment passer le reste de ma vie avec toi, mais... ces fiançailles m'ouvrent aussi ce nouvel espoir. C'est très important, pour moi d'en parler à mes parents. Surtout à ma mère pour tout dire. Je me dis que peut-être mes fiançailles me rendront plus... qu'elle m'aimera au moins un peu, maintenant que je suis les traditions. Je sais maintenant qu'elle peut aussi m'en détester que plus parce qu'elle s'est occupée de toi. J'ai besoin de croire que ma mère peut m'aimer. J'ai besoin de connaître sa réaction. De savoir si des fiançailles peuvent changer son point de vue sur moi. Je sais que c'est égoïste, comme envie. Je conçois qu'elle pourrait mal réagir face à toi parce que tu as accepté. Je ne veux pas te faire perdre cette mère que tu as trouvée en elle. Je sais même qu'elle pourrait m'en détester que plus, qu'elle pourrait même tenter de me tuer. Seulement, j'ai toujours l'espoir qu'à un enfant d'avoir une mère. J'ai conscience que peut-être je te semble pathétique, à mon âge d'avoir toujours ce côté enfant qui veut l'amour de sa mère. Je ne suis qu'un idiot de penser qu'elle puisse m'aimer un jour, je le sais. Alors ne te prive pas de me le dire. Tu as plus à perdre que moi en lui annonçant, c'est à toi de décider quand mes parents l'apprendront. Après tout, elle est plus ta mère que la mienne, je ne suis après tout que le morveux qu'elle a mis au monde et abandonné, elle t'a choisi. » conclua-t-il.

Il m’embrassa alors avec passion sans me laisser le temps de répondre. Je n’y résistais cependant pas. Laissant mes lèvres s’harmoniser avec le ballet des siennes, je le laissais prendre mon être dans ce baiser avant de finir par venir caresser mon nez avec le sien. Il posa alors son front contre le mien et je sus qu’il me laissait réagir à ses mots. J’avais les yeux fermés.

« Tu es un idiot… » dis-je en me moquant gentiment de lui. Je rouvris les yeux et à son regard, je rajoutai : « Quoi ? Tu m’as dit de le dire … Je ne suis qu’une future épouse bien disciplinée… » dis-je narquoise. « Arcturus… Ton espoir n’a rien de ridicule. J’aurais ressenti le même à ta place. Si ma filiation avec ta mère peut te permettre peut-être de renouer un contact correct avec elle alors je serais heureuse de faire la passerelle entre toi et elle. De toute façon elle n’aurait que deux choix possibles : soit nous détester tous les deux, soit faire l’effort de considérer que tu vas devenir mon époux. Et qui sait, peut-être se réjouira-t-elle de me voir porter son nom… J’ignore vraiment quelle pourra être sa réaction vis-à-vis de cela. Elle peut être positive comme négative mais quoi qu’il arrive, sache que je t’appartiens et que je ne changerai pas d’avis… » le rassurai-je.

Je n’étais pas à l’abri que sa mère puisse le refuser et me faire faire un choix. J’avais beaucoup d’estime, de respect et une forme d’amour filiale pour cette femme mais je ne baisserai pas les bras à la première difficulté avec ma mère adoptive. Je voulais croire espérer pouvoir lui convaincre que ce choix, je l’avais fait en connaissance de cause, qu’il était le mien et non le résultat d’un forcing ou d’un enfant en cours de conception – sait-on jamais ce qu’elle pourrait imaginer – et que j’aimais son fils, aussi fou ce sentiment pouvait être. Oui, je savais que le fait de savoir cet amour pourrait me faire peut-être perdre une mère. Mais je n’avais pas choisi de tomber amoureuse. Si j’avais pu décider, la vie en serait bien moins compliquée. Ce mariage pouvait être dangereux. Mais c’était comme ça et je ne me plaignais pas de mon sort. Après tout, j’aurais pu faire bien pire… Or Arcturus était un homme qui n’en valait peut-être pas la peine aux yeux de beaucoup mais qui pouvait devenir quelqu’un de grand et pour cela, je serais là, soutenant chacune de ses fondations pour l’aider à devenir l’homme qu’il cherche à être, peu importait son ambition et ses folies…

« Donc si nous reprenons dans l’ordre : Il va falloir donc d’abord l’annoncer à tes parents… Nous verrons quand, nous avons le temps… Il faudra alors discuter avec eux aussi de ta future allégeance avant d’envisager quoi que ce soit. Je pense qu’on ferait mieux tous les quatre de se présenter devant le seigneur des ténèbres pour lui expliquer la situation. Cela évitera son courroux sur celui qui ne sera pas présent pour lui avouer ce secret qu’il risque de ne pas apprécier… Je pense cependant que le fait que tu acceptes la marque pourra alléger sa colère. Après tout il gagne le fils de sa préférée dans ses rangs. Ensuite on pourra envisager notre mariage. Ton idée pour mon oncle est bonne mais… quand le seigneur des ténèbres saura… j’ai peur que tout le monde le sache… Je pense alors aller vivre chez une amie pour éviter toute idée dangereuse de mon oncle… »

Pourquoi ne pas demander à Arcturus de vivre simplement avec lui, même si c’était avant le mariage ? Après tout, je ne serais pas en meilleure sécurité qu’auprès de lui sauf que… j’avais mes raisons.

« Si j’ai bien compris, tu me laisses le choix du mariage… » dis-je en me collant complètement à lui, laissant un espace entre le mur et mon dos. Je passais mes bras autour de son cou. « J’imagine une réception à l’éclat de ton nom… On pourrait même profiter de notre mariage pour inviter les plus grands noms et permettre de te faire plus amples contacts si tu n’es pas trop occuper à imaginer comment tu vas devoir t’y prendre pour défaire ma robe. D’ailleurs… Tu n’auras pas le droit à ta baguette pour cela ! » le prévins-je.

Comptais-je lui compliquer la vie pour sa nuit de noce ? Oh non… mais ça, il n’était pas sensé le savoir. Notre mariage pourra alors fermer certains clapets. Après tout, combien ont parié qu’il ne trouvera qu’une femme de basse pudeur… C’était alors ironique de savoir qu’il allait être mon époux, moi qui avait respect à la lettre les coutumes jusqu’à son arrivée dans ma vie. Ce dernier détail, personne n’était cependant sensé le savoir. Le fait qu’il se range pourrait alors en faire taire plus d’un et lui permettre d’afficher un sérieux qui ne pourrait que redorer ses affaires. Pour cela, nous avions les moyens chacun de faire un mariage à la grandeur de ses ambitions. J’avais alors ce sourire sur le visage, le seul qui lui appartenait. C’était la preuve de son succès à savoir me redonner le goût à la vie. Il me faisait rêver comme toute femme avait besoin pour devenir éclatante. Je capturais ses lèvres un instant dans une douce passion. Du haut de mes talons, plus haut que d’ordinaire, je n’étais pas encore à sa taille mais capturer ses lèvres sans devoir faire pencher son visage était plus aisé. La tentation de le déshabiller un peu me vint à l’esprit mais quelqu’un pourrait passer par là. Me retenant, je me contentais de l’embrasser en caresser sa nuque plutôt que son torse. Je le fis alors doucement reculer pour pouvoir m’écarter de lui et de ses lèvres.

« Tu me feras penser à te rendre le portoloin demain… » dis-je avec un léger sourire.

J’appuyais alors mon dos contre la balustrade de l’escalier.

« D’ailleurs… Tu n’avais pas cours à la base, toi ? » dis-je amusé de le voir trainer avec moi… « Non pas que je n’apprécie pas ta compagnie, fort heureusement d’ailleurs. » dis-je avec ce même sourire. « Mais je ne voudrais pas être la raison de tes échecs scolaires… » dis-je finalement.

Je réalisais alors une chose :

« Arcturus… Mariés… Me laisseras-tu avoir les mêmes activités ? L’hôpital… les cours de musique… les missions… les tortures… les sorties avec mes amies… » m’enquis-je.

Après tout, il était en droit de réorganiser ma vie et si je n’étais pas prête à cependant céder mes activités aussi facilement, avant de chercher à lui compliquer la vie, je lui demandais simplement. Après tout rien ne me disait qu’il m’empêcherait d’avoir la même vie… ou du moins de garder la majeure partie de mes activités. Mais par respect, comme le voulait mon éducation, je préférais lui demander pour savoir à quoi m’attendre. Si ça se trouvait, mon lieu de résidence serait le seul à changer en plus de mes nouveaux devoirs propre à celui d’une épouse qui me donnaient d’ailleurs quelques frissons dans le dos. Je pensais bien évidemment à celui de lui donner un héritier. Si j’avais des chances de garder la même activité simplement mariée, enceinte, j’avais la sensation de risquer ne pas avoir la même chance et je pensais bien évidemment aux missions. Ce qui pouvait peut-être semblait normal malgré certainement ma difficulté là encore d’entendre raison. J’étais une femme active et impulsive. Loin d’être passive, j’avais du mal avec la conception de tourner en rond dans un manoir ou devoir rester coucher dans un lit – enfin sauf si dans ce dit lit, il y avait aussi monsieur mon époux… Seulement j’étais loin, très loin d’en être là. Pour envisager l’héritier, si ce n’est le mariage, il fallait déjà envisager le fait de ne plus être vierge. Je doutais après tout d’être dotée du pouvoir de donner la vie sans l’aide virile d’un homme. J'avais donc laaaaaaaaaargement le temps encore et je n'étais pas très pressée. Vierge… je me demandais d’ailleurs si j’allais faire le choix final de vraiment attendre le mariage. Après tout, d’une certaine façon, il m’avait dit vouloir attendre que je sois prête. J’étais donc celle qui déciderait de l’instant… Aurais-je cette cruelle décision ? Après tout un mariage ne se fait pas en sept jours comme Merlin a pu façonner le monde lui-même… Choisir d’attendre nos noces allait donc imposer à Arcturus une frustration brutale puisqu’il ne pourrait plus aller apaiser ses tourments dans les bras d’une autre s’il voulait ma main. La tentation était forte. Serais-je sadique ce point ? Je réservais mon choix pour le moment, laissant au fruit du hasard ou du destin d’en décider…



crackle bones
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Dim 5 Avr - 19:28
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« Tu es un idiot…  » Dit elle un peu moqueuse mais mon regard devait être vexé et même un peu en colère puisqu'elle ajouta en ouvrant les yeux : « Quoi ? Tu m’as dit de le dire … Je ne suis qu’une future épouse bien disciplinée…  » Je ne pus m'empêcher de sourire à ces mots. « Arcturus… Ton espoir n’a rien de ridicule. J’aurais ressenti le même à ta place. Si ma filiation avec ta mère peut te permettre peut-être de renouer un contact correct avec elle alors je serais heureuse de faire la passerelle entre toi et elle. De toute façon elle n’aurait que deux choix possibles : soit nous détester tous les deux, soit faire l’effort de considérer que tu vas devenir mon époux. Et qui sait, peut-être se réjouira-t-elle de me voir porter son nom… J’ignore vraiment quelle pourra être sa réaction vis-à-vis de cela. Elle peut être positive comme négative mais quoi qu’il arrive, sache que je t’appartiens et que je ne changerai pas d’avis…  » Je me sentis rassuré par ses mots, bien que le « re » de renouer me semblait de trop, nous n'avions jamais eu de lien. Le seul lien que nous n'avions jamais partagé était le cordon ombilicale qui m'avait permis de grandir en elle et ça n'avait rien d'apparenter à une relation sentimentale. D'accord, de mon côté, je l'aimais, j'étais prêt à risquer ma vie pour elle et je l'avais démontrer en cherchant coûte que coûte à la retrouver lorsqu'elle avait été enlever. Je l'avais même retrouvé, je n'avais juste pas eu l'opportunité de la sauver, mon père ayant préféré tout raconter à son maître. Pourtant avec Mina j'avais l'espoir qu'un jour, j'aurais un semblant de relation mère-fils avec ma mère. Parce qu'une vraie relation mère-fils n'était pas envisageable, elle n'était pas faite pour ça. Si j'arrivais simplement à la rendre fière de moi, ça me suffirait. Je savais aussi que Mina serait là pour m'épauler et m'aider, dans toutes mes entreprises. Je n'avais pas choisi ce que Mina me faisait ressentir, mais je me retrouvais avec une fiancée qui était forte et qui ne me trahirait pas. Je le savais sans même avoir besoin qu'on en parle, elle me l'avait déjà prouver. Je savais aussi que je n'avais pas intérêt à essayer de commander trop sa vie au risque de la perdre. Je devrais trouver le juste milieu pour la garder à jamais près de moi.

« Donc si nous reprenons dans l’ordre : Il va falloir donc d’abord l’annoncer à tes parents… Nous verrons quand, nous avons le temps… Il faudra alors discuter avec eux aussi de ta future allégeance avant d’envisager quoi que ce soit. Je pense qu’on ferait mieux tous les quatre de se présenter devant le seigneur des ténèbres pour lui expliquer la situation. Cela évitera son courroux sur celui qui ne sera pas présent pour lui avouer ce secret qu’il risque de ne pas apprécier… Je pense cependant que le fait que tu acceptes la marque pourra alléger sa colère. Après tout il gagne le fils de sa préférée dans ses rangs. Ensuite on pourra envisager notre mariage. Ton idée pour mon oncle est bonne mais… quand le seigneur des ténèbres saura… j’ai peur que tout le monde le sache… Je pense alors aller vivre chez une amie pour éviter toute idée dangereuse de mon oncle…  » Dit Mina. Son idée sur le fait qu'on soit à quatre pour l'annoncer au Seigneur des Ténèbres n'était pas mauvaise, mais il allait vite se rendre compte de l'ambiance tendue entre ma mère et moi. Il pourrait tenter d'en tirer avantage, je le savais. Je concevais le fait que s'Il l'apprenait, alors tous les mangemorts l'apprendraient, surtout si je me retrouvais à prendre la marque. On se poserait bien des questions, puisque je ne m'étais pas fait voir avant comme fils de mangemorts et n'avait jamais cherché à prendre la marque. La conclusion serait sûrement que je le faisais pour mon couple, ce qui serait plus ou moins vrais, mais je n'allais pas l'avouer. J'allais trouver une autre raison, pour pas faire croire que ma femme gérait notre couple et avait fait en sortes que j'accepte de devenir mangemort. Ce qui était de vivre chez une amie, j'étais un peu contre, j'aurais préféré qu'elle me demande si elle pouvait vivre chez moi. Bon, c'était une mauvaise idée autant vis-à-vis des traditions que de mes parents et ma sœur, mais j'aurais aimé pouvoir lui dire ça.

« Si j’ai bien compris, tu me laisses le choix du mariage…  » Dit elle en se collant complètement à moi alors que je hochas la tête positivement. Elle passa ses bras autour de mon cou mais je doutais que c'était pour mon hochement de tête. « J’imagine une réception à l’éclat de ton nom… On pourrait même profiter de notre mariage pour inviter les plus grands noms et permettre de te faire plus amples contacts si tu n’es pas trop occuper à imaginer comment tu vas devoir t’y prendre pour défaire ma robe. D’ailleurs… Tu n’auras pas le droit à ta baguette pour cela !  » M'annonça Mina. Je m'humectais les lèvres à la pensée de la robe qu'elle allait bien pouvoir porter ce jour-là et le plaisir que je me ferais de lui enlever après des heures de torture à la voir ainsi vêtue sans pouvoir l'enlever. Pourtant dans le fond, son idée ne me plaisait pas du tout, après tout, il ne faudrait que ou presque que des mangemorts à notre mariage si mes parents devaient être présent et je le voulais. Sauf si bien sûr, ils refusaient mon mariage et refuse d'y venir, là, on pourrait se permettre de faire un mariage avec des personnes non-mangemorts présentes. Même si je savais que plusieurs grand noms étaient mangemorts ou supporters de la cause mangemort. Je fis glisser mes mains dans son dos, la collant un peu plus contre moi si c'était possible et faisant preuve d'une possession que j'aimais montrer avoir sur elle, surtout que maintenant, elle était vraie. Je pouvais sentir son corps contre le mien et j'adorais ça, même si nous étions habillé, la sentir contre moi était toujours plaisant. Elle m'embrassa doucement, ses mains caressant ma nuque et je raffermis ma prise sur elle. Je savais que nous devions faire preuve de contrôle, puisque n'importe qui pouvait passer maintenant et nous surprendre. C'était pas le genre de chose qui m'arrêtaient en général, mais c'était ma fiancée et j'aimais l'idée qu'on puisse la voir comme une sorcière très droite jusqu'à notre mariage. Elle me fit un peu reculer et je la laissais faire, rester trop prêt de ce mur n'était pas bon pour nous.

« Tu me feras penser à te rendre le portoloin demain…  » Dit elle avec un sourire et je souris en retour en levant les yeux au ciel. Comme si elle allait oublier de me le rendre. Et comme si moi j'allais oublier d'annuler mon rendez-vous. Peut-être justement que c'était un rappel que je devais le faire, mais je ne l'avais pas oublié du tout, je m'en souvenais très bien. Je la regardais s'appuyer dos à la balustrade des escaliers.

« D’ailleurs… Tu n’avais pas cours à la base, toi ?  » Me demanda-t-elle amusé et je me souvins que oui, je devrais être en cours. « Non pas que je n’apprécie pas ta compagnie, fort heureusement d’ailleurs.  » Ajouta elle et je la fixais avec un grand sourire amusé alors qu'elle arborait un sourire elle-même. « Mais je ne voudrais pas être la raison de tes échecs scolaires…  » Finit elle par dire et je laissais échapper un petit rire amusé. La dernière fois qu'on s'était vu, elle n'avait eu aucun scrupule en pensant que je loupais mes cours pour la voir un lundi matin. Je fis un petit signe de la main, l'air de dire que mes études n'était pas le plus important, puisque de toute façon, j'allais être ministre, je ne pouvais pas avoir d'échec scolaire.

« Arcturus… Mariés… Me laisseras-tu avoir les mêmes activités ? L’hôpital… les cours de musique… les missions… les tortures… les sorties avec mes amies…  » Je trouvais sa question tout à fait normale. Je m'adossais à la porte donnant accès à la cage d'escalier. Je passe ma main dans mes cheveux, faisant mine de réfléchir alors que la réponse est déjà très claire dans mon esprit. Je continuais un bon moment à faire cela, tapotant avec mes doigts sur la porte sans ne jamais la quitter des yeux, un air très sérieux sur le visage. Après tout, j'avais bien le droit de m'amuser. Je la laisserais faire ce qu'elle veut, à l'exception de quelques petites choses. Les choses se compliqueraient pour elle quand elle attendra mon héritier, mais j'avais l'espoir de profiter d'une petite année de mariage avant de lui faire un héritier, peut-être même plus. « Pour mes parents, dis moi quand tu es libre un soir, j'ai toutes mes soirées de libre, du moins je peux me libérer de mes devoirs et ne pas aller boire un verre. Il faudra simplement que je les contacte pour qu'ils viennent chez moi, enfin c'est chez eux mais bon, et que je m'arrange pour que tu puisses y pénétrer. Ton idée est bonne pour cette histoire de Seigneur des Ténèbres. J'aime pas du tout l'idée que tu partes vivre chez une amie, mais passons... Finissons le sujet par oui, je devrais être en classe, non je ne serais pas en échec scolaire, je vais être ministre, un ministre n'échoue pas quand comme moi, il a un cerveau. » Ris je sur la fin en évitant tout particulièrement de parler de ses idées pour notre mariage et en évitant de parler de ce que j'allais bien pouvoir la laisser faire après notre mariage. Je me lui fis un sourire ne présageant absolument rien de bon par sa froideur. « Une femme doit rester à la maison, prête à suivre les volontés de son époux dès qu'il rentre chez lui. Elle doit en outre donner naissance à un fils et s'occuper des enfants. Ce qui veut dire que tu oublies toutes ta vie, excepté le seigneur des ténèbres et que je vais te donner des moments plaisants pour concevoir notre fils. Avec un peu de chance, tu auras un garçon en premier et si tu le veux, nous aurons d'autres enfants, sinon on continuera jusqu'à ce que j'ai un fils. » Dis je de ma voix la plus glaciale en la fixant dans les yeux. Paraissant le plus sérieux du monde alors que je ne pensais pas un traître mot de mes paroles.

Au fond, j'avais très envie de voir ses yeux pleins de rage, de la voir se rebeller et me faire comprendre que je n'étais qu'un enfoiré qui ne lui volerait pas sa liberté. Pourtant, c'était plus fort que moi, même pas une minute après, je me mis à rire doucement, mes yeux remplis d'amusement et je me décidais à lui parler avec douceur. « C'était trop beau pour que je ne m'empare pas de la possibilité de te parler comme doivent parler la plupart de ces gens que nous côtoyons. » J'avouais ma blaque avec une grand sourire sur les lèvres, mais je repris mon sérieux pour lui dire que ce je lui réservais pour son sort. « Premièrement, je ne t'empêcherai pas de faire ton travail à l'hôpital. Ni de servir celui qui bientôt sera notre maître à tous les deux, mais j'émets quelques restrictions, plus de mission comme celle que tu fais actuellement, je ne veux plus que tu joues les séductrices, sauf si c'est pour moi, deuxièmement, le jour où tu seras enceinte et que ça deviendra visible, je ne veux plus te voir ni en mission, ni en raid, ma famille et la santé de ma famille passera avant ce qu'il veut. Ce sont des clauses non négociables si tu veux m'épouser. Pour ce qui est des amis et bien, je n'ai rien à dire, mais je veux les connaître, ne t'en fais pas, je ne suis pas du genre à être apprécier, je n'en ferais pas les miens et je ne veux pas que tu te retrouves seules avec Matthieu. » Dis je avec le plus grand des calmes en m'approchant d'elle. « Je préférerais qu'aucun de tes amis ne soit fait comme moi, à vrai dire. Les cours de musique ne me dérange en aucun cas, mais si on a une fille, tu lui apprendras à jouer. Ma dernière petite chose c'est que tu n'aies aucun rendez-vous secret avec un bel homme, que tu ne lui donnes pas ton corps, ni de portoloin pour aller dans ton chalet, si cet homme avec qui tu as des rendez-vous secret n'est pas moi. » Finis je en l'embrassant doucement. J'en avais fini de ma réponse à toutes ses questions et j'avais même eu ma petite minutes de rigolade avant de répondre.

Je me mis à réfléchir un peu, c'était bien beau de lui parler de futur héritier, mais le fait était que je ne savais même pas si elle se sentait prête à avoir un enfant. En même temps, étant toujours vierge, elle ne devait pas se poser trop de question sur les enfants. Et elle ne savait pas non plus mon point de vue sur la question, puisque si je pouvais encore avoir quelques années sans enfant, je ne disais pas non. « Ne te stresses pas pour les questions d'enfants, on aura le temps d'en parler une fois marié, je ne veux pas d'enfant conçu hors mariage. Par contre, j'étais sérieux, je t'en ferais jusqu'à obtenir un fils si tu es fertile en tout cas. » Un point de plus mis au clair, me dis je en l'embrassant avec douceur en posant mes mains sur sa taille. « C'est mignon de voir que tu t'inquiètes pour ce que tu vas devenir, mais pensais tu vraiment qu'un homme comme moi. Ayant toujours aimé sa liberté est capable de prendre celle de la femme qu'il épouse ? On ne sera pas des époux standards. Et alors... J'ai pas été très suiveur des lignes de conduite. Je suis assez fou pour me voir déjà Ministre. J'ai rencontré ma fiancée alors que j'étais en train de tuer un camarade de classe. Notre premier rendez-vous c'était la torture et le meurtre d'un couple. Le deuxième était improvisé parce qu'on m'avait donné un coup de couteau. Le troisième une réception dans ce qui un jour sera chez nous, au nez et à la barbe de l'ensemble des invités. Et j'en passe... Tu vois, je veux que notre vie reste aussi folle et désorganisé après notre mariage. Rien ne nous empêchera de disparaître une heure ou deux pour être ensemble. Si je veux me faire envoyer à Ste Mangouste pour t'avoir avec moi exclusivement, je le ferais. Tu viens d'accepter des fiançailles avec un fou. » Finis je en riant et en caressant sa joue. J'avais envie de la rassurer sur le fait que je ne lui prendrais rien, tant qu'elle choisissait au moment où elle serait enceinte d'être responsable et raisonnable en pensant à sa santé et à celle de notre enfant. Je ne lui demandais que ça et la fidélité. Je lui montrais même qu'elle était dans des fiançailles avec un homme pouvant être un complet idiot quand il le voulait, mais elle en avait conscience, je le savais.

« À mon tour maintenant pour les questions. Tu sais qu'une partie de mon cœur appartiendra toujours à Dora, tu n'interféreras pas dans nos relations ? Je veux dire, tu m'empêcheras pas de la voir ? Tu n'essayeras pas de nous séparer ? D'accord, je pense connaître les réponses, tu avais toi-même cette moitié en Arthur, mais j'ai besoin de l'entendre. » J'avoue calmement. Je m'arrêtais là dans mes mots, je n'avais d'autres questions, j'avais dit ce que j'avais à dire et si elle avait des choses à me dire sur nos fiançailles et notre future mariage, elle était libre de le faire et de mettre en place ses propres conditions sur mon existence, bien que ma fidélité soit la plus grande des concessions que je puisse faire.
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Dim 5 Avr - 23:03
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Douces, enflammées et agréables conséquences,
une invitation pour mes sentiments et ta conscience passionnée

Je voulais savoir à quoi m’attendre avec lui. Après tout combien de femme se sont vus reléguées au rang de femmes au foyer pour devoir se préoccuper seulement de mettre au monde les enfants de leur époux. Oui je comptais bien prendre en compte ce devoir mais j’espérais tellement plus d’un mariage. Je voulais lui donner des enfants oui mais pas seulement. Je voulais aussi pouvoir avoir ma propre liberté, me languir de lui la journée parfois au travail et le retrouver le soir dans un baiser langoureux. Je voulais pouvoir m’occuper comme je l’entendais et l’aimais comme mon cœur me le soufflerait. J’étais de ces femmes – comme sa mère d’ailleurs et ça, malheureusement je le lui devais d’ailleurs – qui avait certes du respect pour la position de son époux mais qui espérait une certaine égalité. Je n’étais pas en train de vouloir prendre sa place dans le couple. Comme je le disais : j’étais capable d’obéissance et soumission mais j’aimais de temps en temps le surprendre et renverser les rôles même si je n’oserais jamais remettre en cause son autorité en public. J’avais tout de même une bonne éducation.

Il s’adossa alors à la porte. J’étais contente qu’il ne s’approche pas trop de moi. Contre lui, je n’arrivais plus à me concentrer sur l’essentiel. Il me troublait indéfiniment. Si je ne rougissais plus autant que dans le passé, Merlin merci, je n’en ressentais pas moins ces milles frissons caractéristiques de mes désirs pour lui. Il passa alors sa main dans ses cheveux avec une mine tout à fait sérieuse. Merlin, qu’il pouvait être craquant avec son petit air du « je me concentre et je réfléchis ». Cela lui donner un charisme inouï. J’étais irrémédiablement sous son charme. Il commença alors à reprendre mes paroles. Il me proposa alors de lui donner un soir. J’y réfléchirai posément ce soir même et lui donnerais une réponse demain. Il parla aussi du seigneur des ténèbres acceptant mon idée. Je fus heureuse de voir qu’il puisse être capable d’approuver certaines de mes idées. Je ne fus cependant pas étonner qu’il n’aime pas l’idée que je vive avec une amie en attendant le mariage. Honnêtement ? J’avais envie de lui dire qu’il n’avait pas trop le choix – quoi que… je ne pouvais prédire mes réactions s’il me le demandait comme une volonté de sa part en tant que futur époux… – il s’agissait de mon choix. Si je m’installais chez lui avant le mariage, je savais comment les choses finiront or je ne voulais pas me précipiter dans notre intimité. De plus, que dirons les autres ? Certes je devrais n’avoir que faire du regard des autres mais j’avais été élevé pour être la plus respectable possible or, si j’emménageais avec Arcturus, même la femme la plus raisonnable ne tiendrait pas avant le mariage et ça tout le monde le saurait or si je cédais avant les noces, j’aimais autant l’idée que ça ne regardait absolument personne si ce n’est mon fiancé et moi. Personne n’avait à connaitre les détails de mon intimité.

Je le vis alors se vanter sur ses facilité, provoquant un sourire aux coins de mes lèvres. Arcturus avait beau avoir de nombreuses qualités, la modestie n’était certes pas de ses atouts. Son arrogance était aussi grande que pouvait être mon attirance pour lui. Avait-elle cependant une limite ? Est-ce que cela me dérangeait pour autant ? Non. J’aimais son assurance.

Il changea alors subitement de sourire et j’eus une drôle de sensation sur l’instant. Il passa du rire simple et enjoué peut-être à ce sourire si froid qu’il ne me réservait généralement jamais. J’avais la sensation, le temps d’une seconde, d’avoir un autre homme en face de moi. Oui j’avais déjà vu ce sourire mais jamais il ne m’avait vraiment été adressé si ce n’est peut-être pour préserver certaines apparences. Cependant là… Tout à coup… J’eus un drôle de mauvais pressentiment… Qui se confirma :

« Une femme doit rester à la maison, prête à suivre les volontés de son époux dès qu'il rentre chez lui. »

Comment vous expliquer la situation. Choquée par ce revirement de situation, je marchais les deux pieds dans sa blague – de mauvais goût soit dit en passant – sans me douter de son humour. Je le regardais un instant me demandant s’il était vraiment sérieux. Il ne sourcillait pas. Il était bien en train de me dire qu’une femme devait attendre à la maison son époux les jours durant. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises…

« Elle doit en outre donner naissance à un fils et s'occuper des enfants. Ce qui veut dire que tu oublies toute ta vie, excepté le seigneur des ténèbres et que je vais te donner des moments plaisants pour concevoir notre fils. Avec un peu de chance, tu auras un garçon en premier et si tu le veux, nous aurons d'autres enfants, sinon on continuera jusqu'à ce que j'ai un fils. » dit-il d’une voix qui me glaça le sang.

En d’autres termes : j’allais lui servir de poule pondeuse. Excusez-moi de l’image mais elle ne pouvait pas être plus représentative de ce qu’il était en train de me dire. « Ouvre les cuisses, donne-moi du plaisir et fais-moi un fils. » Voilà comment je résumerais la situation selon l’image qu’il venait de me donner. Puis-je cependant lui rappeler que nous ne sommes pas encore mariés et que s’il comptait me soumettre de cette façon, il pouvait toujours rêver ? Je le dévisageais un instant avec ce magnifique haussement de sourcil d’un air de dire : « tu te fous de moi ? ». Ma tête était éloquente et j’allais lui sortir une réplique cinglante mais il finit par se mettre à rire doucement me perturbant quelque peu. Qu’y avait-il de drôle ? Puis-je savoir ? Moi aussi j’avais envie de rire… Je le regardais avec un grand scepticisme…

« C'était trop beau pour que je ne m'empare pas de la possibilité de te parler comme doivent parler la plupart de ces gens que nous côtoyons. » m’avoua-t-il sa blague de mauvais goût.

Le mot « crétin » me traversa sérieusement l’esprit. Je ne trouvais pas ça drôle !!! A son grand sourire et son grand amusement, je levais les yeux au ciel. Bon d’accord, ce n’était que juste vengeance à mon « idiot » de tout à l’heure. Je l’avais bien mérité, ce n’était que de bonne guerre. Soulagée alors, je me commençais à me détendre un peu. Je m’étais finalement sacrément crispée durant sa blague ! Il mériterait un coup d’oreiller dans la figure. Il reprit alors un air sérieux et je sus qu’il allait me délivrer enfin le fin mot de sa conception de notre mariage :

« Premièrement, je ne t'empêcherai pas de faire ton travail à l'hôpital. Ni de servir celui qui bientôt sera notre maître à tous les deux, mais j'émets quelques restrictions, plus de mission comme celle que tu fais actuellement, je ne veux plus que tu joues les séductrices, sauf si c'est pour moi… »

Et cela allait de soi. J’acquiesçais à sa condition sans broncher. Honnêtement, cela me rassurait. Je n’aimais pas l’idée de devoir m’habiller de nouveau comme je l’ai fait et sentir les mains d’un autre homme sur moi. L’idée me donnait tout simplement envie de vomir. Je n’allais donc nullement protester, croyez-moi !

« deuxièmement, le jour où tu seras enceinte et que ça deviendra visible, je ne veux plus te voir ni en mission, ni en raid, ma famille et la santé de ma famille passera avant ce qu'il veut. » J’allais ouvrir la bouche mais il me devança : « Ce sont des clauses non négociables si tu veux m'épouser. » Je refermais alors la bouche consciente qu’intervenir serait inutile au vue du ton de sa voix dans sa dernière phrase… « Pour ce qui est des amis et bien, je n'ai rien à dire, mais je veux les connaître, ne t'en fais pas, je ne suis pas du genre à être apprécier, je n'en ferais pas les miens et je ne veux pas que tu te retrouves seules avec Matthieu. » dit-il en s’approchant de moi.

De toute façon je n’avais pas un nombre infini d’amis non plus. Je préférais avoir peu de personnes autant de moi mais suffisamment digne de confiance. J’allais alors devoir le présenter à ma meilleure amie. Après tout quand je parlais de soirées entre amies, je pensais surtout à elle… L’idée de le présenter, ne me dérangeait alors nullement. J’étais persuadée qu’elle l’adorerait. Après tout Arcturus est capable d’être un homme respectable et droit et je ne doute pas de sa capacité à faire un effort pour bien s’entendre avec ma meilleure amie. Du reste, qu’il ne s’attache pas trop n’est qu’une chose qui arrange mon côté possessif. Peut-être suis-je SA fiancée mais cette idée allait dans les deux sens. J’avais du mal avec la notion de partage…

« Je préférerais qu'aucun de tes amis ne soit fait comme moi, à vrai dire. Les cours de musique ne me dérangent en aucun cas, mais si on a une fille, tu lui apprendras à jouer. » Et je savais que ça serait un réel plaisir. « Ma dernière petite chose c'est que tu n'aies aucun rendez-vous secret avec un bel homme, que tu ne lui donnes pas ton corps, ni de portoloin pour aller dans ton chalet, si cet homme avec qui tu as des rendez-vous secret n'est pas moi. » finit-il par dire en m’embrassant doucement, m’empêchant de lever les yeux au ciel.

Franchement… J’étais bien trop amoureuse de lui pour ne serait-ce que voir les autres hommes autour de moi. Je n’avais vraiment d’yeux que pour lui. Oui, certes, tous les deux, ça avait été rapide – un mois et demi – seulement c’était différent. Il y avait quelque chose entre nous qui ne se maitrisait pas. Je doute qu’on puisse ressentir une telle chose pour deux hommes en même temps. Ça me semblait humainement impossible. Et si la passion s’éteignait ? Alors me resterait le respect et la considération envers mon époux. Ça ne m’empêchera pas d’accomplir mes devoirs : enfants, fidélité conjugale et loyauté dans mes mots et mes pensées. Je me contenterais simplement de tuer – je n’ai jamais dit être un ange – celle qui aura réussi à m’arracher mon époux de mon lit conjugal.

« Ne te stresses pas pour les questions d'enfants, on aura le temps d'en parler une fois marié, je ne veux pas d'enfant conçu hors mariage. Par contre, j'étais sérieux, je t'en ferais jusqu'à obtenir un fils si tu es fertile en tout cas. » me dit-il avant de m’embrasser tout en posant ses mains sur ma taille.

Ses mots me rassuraient d’une certaine façon. La crainte de ne donner un fils était là chez toutes les femmes. C’était une pression qui pouvait bien créer des complications lors d’une grossesse à cause d’un trop fort stresse. Je pouvais au moins me rassurer : il ne m’en voudrait pas de donner naissance à des filles. J’aimais alors l’idée qu’il prenne possession de mon corps pour obtenir un fils. Seulement j’espérais qu’avec le temps, notre relation ne se borne pas, dans un lit, à la fécondation mais bien à la passion et au plaisir de vivre quelque chose d’unique même après la mille et unième fois. Mais ça, je saurais apprendre avec le temps pour l’en convaincre s’il commence à l’oublier… Après tout, si je l’épousais, ce n’était ni pour son nom ni pour la sécurité mais bien par sentiments : le plus redoutable dans le choix d’un mariage.

« C'est mignon de voir que tu t'inquiètes pour ce que tu vas devenir, mais pensais tu vraiment qu'un homme comme moi. Ayant toujours aimé sa liberté est capable de prendre celle de la femme qu'il épouse ? On ne sera pas des époux standards. Et alors... J'ai pas été très suiveur des lignes de conduite. Je suis assez fou pour me voir déjà Ministre. J'ai rencontré ma fiancée alors que j'étais en train de tuer un camarade de classe. Notre premier rendez-vous c'était la torture et le meurtre d'un couple. Le deuxième était improvisé parce qu'on m'avait donné un coup de couteau. Le troisième une réception dans ce qui un jour sera chez nous, au nez et à la barbe de l'ensemble des invités. Et j'en passe... » Vu comme ça … « Tu vois, je veux que notre vie reste aussi folle et désorganisé après notre mariage. Rien ne nous empêchera de disparaître une heure ou deux pour être ensemble. Si je veux me faire envoyer à Ste Mangouste pour t'avoir avec moi exclusivement, je le ferais. Tu viens d'accepter des fiançailles avec un fou. » finit-il par dire en riant tout en me caressant la joue.

Il me fit rire à mon tour. C’était tout moi : j’acceptais d’épouser le seul homme que j’aurais dû éviter si je voulais une vie « normale ». Seulement je n’étais pas normale et mon fiancé me convenait parfaitement avec ses qualités, ses défauts et ses folies.

« Oui enfin… Si tu pouvais éviter de te blesser simplement pour me voir alors que maintenant ton statut t’autorise à franchir la porte normale pour venir me voir… » dis-je avec amusement. « Non pas que je n’aime pas te soigner mais je préfère te savoir en bonne santé. Du reste, si c’est juste un massage que tu viens demander, il suffit de le demander. » dis-je avec un sourire en coin.

« À mon tour maintenant pour les questions. Tu sais qu'une partie de mon cœur appartiendra toujours à Dora, tu n'interféreras pas dans nos relations ? Je veux dire, tu m'empêcheras pas de la voir ? Tu n'essayeras pas de nous séparer ? D'accord, je pense connaître les réponses, tu avais toi-même cette moitié en Arthur, mais j'ai besoin de l'entendre. » s’inquiéta-t-il.

« Très cher fiancé… » dis-je avant de me stopper net en me mordant les lèvres : « J’adore dire ce mot… Bref. » me repris-je. « Te priver de ta jumelle serait une bêtise de ma part. Elle sera la bienvenue chez nous et si tu souhaites passer des soirées ou des nuits avec elle, quand nous vivrons ensemble, préviens-moi juste que je ne t’attende pas pour rien avec une tenue à en damner un saint. » dis-je amusée.

Je me rapprochais alors de lui pour lui voler un léger baiser :

« Au fait… Si tu ne veux pas d’enfants avant le mariage, tu es conscient donc devoir attendre les noces… ? » dis-je avec un sourire en coin sur ses lèvres.

C’était une pic provocatrice – ma vengeance de sa blague – je devais bien l’avouer. Je n’attendais alors pas de réponses particulières à ça. Sérieusement, je ne pouvais prévoir mes propres réactions – d’où mon choix de ne pas vivre avec lui avant le mariage de peur de consommer trop rapidement cette passion qui s’étoufferait et mourrait avant le début de notre mariage – mais j’aimais l’idée de le taquiner sur ses frustrations. Et bien évidemment à ce jeu, il savait combien j’étais diabolique…

« Ça implique plus de toucher… » posais-je mes mains sur la base de sa chemise. « Plus de nudité entre nous… » tirais-je sur sa chemise. « Plus de caresses sensuelles. » glissais-je mes mains contre son torse, reprenant mes marques. « Plus de violents soupirs de désirs… » dis-je sur ses lèvres. « Cela ne va pas te manquer ? » dis-je en me reculant finalement vivement lui laissant un goût peut-être de trop peu à mon entreprise.

Je me mordais alors les lèvres avec une indécence calculée, posant ma main sur la balustrade de l’escalier. Je montais d’une marche, ma main glissant le long du métal très lentement.

« Mes mains ne pourront alors plus s’exprimer avec passion sur ton corps. »

Je montais à reculons une autre marche en le regardant du regard. J’avais ce regard joueur et provocateur. Je prenais un prétexte à ses mots pour m’amuser et jouer avec lui. Si je pensais réellement ce que je disais ? Il savait que je ne faisais cela que pour le provoquer. Oui j’étais capable de lui priver de ces choses mais je ne le ferais pas. J’aimais bien trop ça pour nous priver de notre passion. J’aimais l’idée cependant de le défier et ce malgré sa position de fiancé. N’étions-nous pas un couple certainement pas comme les autres ? Je menais la danse. Arrivant au pallier intermédiaire vers le premier étage, je restais face à lui.

« Alors… Cher fiancé… Comptez-vous nous priver de cet interdit si tentateur ou désirez-vous m’accompagner à l’étage pour trouver une salle de classe vide pour jouer à un jeu qui devrait être interdit à des âmes encore non mariés ? » dis-je sur le ton du jeu.

Il n'y avait pas à dire : cet homme m'avait donné un goût pour défier l'interdit avec lui dont j'avais beaucoup de mal à maîtriser... Tortionnaire, j'aimais alors jouer avec le feu contre toute attente mais ça, c'était bien uniquement parce que c'était avec lui et non avec un autre. Il me rendait passionnée uniquement pour lui. Qui aurait pu le croire venant d'une femme qui semblait aussi froide et dangereuse que moi ? J’attendis alors son avis à ce dit pallier sans bouger…



crackle bones
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Lun 6 Avr - 15:15
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Comme je l'avais prévu, ma blague était très mal passé mais j'étais content de la voir rire à mon petit discours sur notre passé et mon point de vue sur ce mariage. Je ne m'attendais pas pourtant à ce qu'elle m'avait dit ensuite. « Oui enfin… Si tu pouvais éviter de te blesser simplement pour me voir alors que maintenant ton statut t’autorise à franchir la porte normale pour venir me voir…  » Oui, mais où est l'amusement quand on passe librement la porte, il n'y en a même plus pour le fait de monopoliser son médicomage. « Non pas que je n’aime pas te soigner mais je préfère te savoir en bonne santé. Du reste, si c’est juste un massage que tu viens demander, il suffit de le demander.  » Son sourire en disait long et j'étais conscient que cette femme ferait de ma vie un paradis en enfer ou un enfer au paradis, tout dépend du point de vue. Cependant, j'avais déjà posé mes questions et je voulais vraiment des réponses à celle-ci. Même si je me fiançais avec Mina, ça ne voulait pas dire qu'Eiladora sortirait de ma vie, ni même qu'on allait changer nos petites habitudes elle et moi. Et des habitudes, nous en avions, comme le fait que l'on se cherche à la sortie des cours, qu'on aille très souvent boire un verre ensemble le soir ou qu'on profite juste d'être ensemble. Qu'on discute. Une relation que peu de femmes sont capable d'accepter, même quand on parle d'une sœur jumelle. Je n'avais pas réellement peur de la réaction de Mina, après tout, elle avait eu un jumeau et s'il était encore vivant, nos relations auraient sûrement été explosives, je n'en doutais pas. Je souris à cette pensée, bien que j'étais désolé pour Mina, j'aurais eu beaucoup de mal à faire bonne figure devant son jumeau.

« Très cher fiancé…  » Commença-t-elle avant de se mordre les lèvres et j'eus envie de l'embrasser, parce que le fiancé et le mordillement de lèvres me donnaient cette envie. « J’adore dire ce mot… Bref.  » Et j'adore l'entendre, mais le mieux sera quand je pourrais le dire à d'autres en te présentant, me dis je. « Te priver de ta jumelle serait une bêtise de ma part. Elle sera la bienvenue chez nous et si tu souhaites passer des soirées ou des nuits avec elle, quand nous vivrons ensemble, préviens-moi juste que je ne t’attende pas pour rien avec une tenue à en damner un saint.  » Ces derniers mots m'arrachèrent un regard des plus désireux de voir ça et là, elle pouvait être sûr que ma sœur passerait après une tenue à damner un saint comme elle disait. Dora serait du genre à comprendre que je choisisse une petite tenue et une femme à elle. Et encore fallait il qu'on veuille passer une nuit ensemble alors qu'on avait d'autres plaisirs nous attendant que le plaisir d'être en compagnie de notre moitié. On trouverait bien le moyen de se voir à d'autres moments, de passer un repas ensemble ou autre chose, mais Mina devrait éviter de lui dire qu'elle est la bienvenue chez nous, sinon Dora risquait bien de s'inviter à chaque repas, elle en était bien capable. Mina s'approcha de moi et me vola un baiser avant de me dire. « Au fait… Si tu ne veux pas d’enfants avant le mariage, tu es conscient donc devoir attendre les noces… ?  » M'annonça-t-elle et je ne pouvais cacher l'angoisse lisible dans mes yeux. Était elle seulement consciente que c'était de la torture pure et simple pour moi, déjà attendre maintenant qu'elle accepte de me donner sa virginité allait sûrement me torturer et me rendre assez peu vivable pour les personnes devant me côtoyer. On ne le dira jamais assez, le manque d'activité sexuelle à tendance à se voir dans le comportement des gens et je risquais de devenir très facile à énerver et avoir la torture facile. Elle n'allait pas vraiment me faire ça, enfin quoi que, elle en était capable, puisque je lui avais prouvé que j'attendrais. Je fermais les yeux, je m'étais engagé dans les mois les plus douloureux de ma vie et je ne m'en rendais compte que maintenant.

« Ça implique plus de toucher…  » Dit elle en posant ses mains sur ma chemise et j'eus un sourire disant qu'elle pouvait toujours rêver. « Plus de nudité entre nous…  » Poursuivit elle en tirant sur ma chemise et je sentais que si elle continuait à me tenter comme ça, j'allais justement m'occuper de l'amener vers la nudité ici et maintenant. « Plus de caresses sensuelles  » Ajouta-t-elle en posant ses mains sur mon torse et mes doigts touchèrent son ventre. « Plus de violents soupirs de désirs…  » Dit elle sur mes lèvres et je la fixais, comme si nous pouvions nous empêcher de faire tout cela. « Cela ne va pas te manquer ?  » Finit elle en reculant et je la regardais se mordre les lèvres alors qu'elle monta une marche. J'avais un petit sourire amusé et calculateur sur le visage. Si elle voulait s'amuser, nous allions le faire, de toute manière, je n'arriverais plus à mon cours, j'étais déjà trop en retard, autant comblé ce temps de creux de façon plaisante. « Mes mains ne pourront alors plus s’exprimer avec passion sur ton corps.  » Dit elle en montant encore une marche à reculons avec un regard provocateur et je m'avançais vers elle avec lenteur. Elle continua à monter alors que j'avançais moi-même vers elle, laissant un espace entre nous volontairement. J'aimais jouer à ce petit jeu du chat et de la souris, surtout qu'entre nous c'était devenu normal et ça avait quelques choses de spécial, de normal dans notre relation.

« Alors… Cher fiancé… Comptez-vous nous priver de cet interdit si tentateur ou désirez-vous m’accompagner à l’étage pour trouver une salle de classe vide pour jouer à un jeu qui devrait être interdit à des âmes encore non mariés ?  » Je gravis rapidement les quelques marches me séparant de Mina, je l'attrapais par la taille tout en prenant ses lèvres. Par contre, elle allait avoir du mal à trouver une salle de classe vide dans le bâtiment de droit, il faudrait que je le lui signale. Pourtant, pour l'instant, mes lèvres étaient trop occupé avec les siennes et ma langue à découvrir la sienne dans un danse lente alors que mes mains caressaient le dos de Mina, pour une simple question de décence dans un endroit où nous pourrions être vu. « Pour la salle vide, il nous faudra du courage ici. Déjà parce qu'il y a les élèves de politique et de droit aujourd'hui, en plus les salles vides sont souvent occupés par d'autres sections pour travailler au calme. Ici le calme est de rigueur et comme on se déteste à peut près tous entre nous, les conversations sont rares. » Avouais je doucement en l'embrassant très doucement cette fois. Pourtant, je me décidais à chercher avec elle. La tirant à l'étage, je commençais à marcher pour aller vers le fond du bâtiment, on avait plus de chance à cet endroit.

On arriva tout au fond du bâtiment, dans la plus petite salle de cours présente. J'ouvris la porte et j'eus le plaisir de voir que comme très souvent elle était vide. C'était une salle paraissant plus vieille que les autres, les cours y étaient rares parce qu'elle servait un peu à entasser tout ce qui était de trop dans les autres salles. Je poussais Mina à l'intérieur avec douceur, fermant la porte derrière nous et j'y lançais deux simples sorts, un pour qu'on ne puisse déverrouiller la porte de l'extérieur et un second empêchant que de l'extérieur on puisse entendre ce qu'il se passait à l'intérieur. Je souris à Mina en la soulevant, détachant ses pieds du sol pour la porter jusqu'à une table assez loin de la porte, je l'assis dessus avec un plus grand sourire. Pourtant, une fois cela fait, je m'éloigne, allant m'adosser contre le bureau. « Alors, ma chère fiancée ne voudrait plus que je la touche. Moi qui pensait justement que ma fidélité ne ferait que la rendre plus passionnée... » Dis je avec un petit sourire mais mes yeux disaient: « Finalement, je t'offre mon corps pour toi seul et tu n'en veux plus, pourquoi serais je fidèle alors ! » Bien que je ne pense rien de tout cela, je savais qu'elle ne faisait que me provoquer en disant cela, mais je faisais de même. Je voulais moi aussi être participant au jeu et pas simple spectateur et victime de ce jeu.

Sortant ma chemise de mon pantalon, j'en ouvris un premier bouton, puis un deuxième lentement. « Oui, j'ai dit que j'attendrais, mais je n'ai jamais dit que je le ferais sagement. » Assurais je en ouvrant le troisième bouton. « Dire que tu veux renoncer à toucher cette peau... » Murmurais je en montrant mon torse partiellement dénudé avant d'ouvrir un bouton de plus. « Que tu ne veux plus faire tomber ma chemise pour le mettre à nu... » Poursuivis je en retirant la chemise. « Je pourrais survivre jusqu'au mariage sans prendre ton corps, mes camarades sûrement pas, mais qui en a quelques choses à faire. » Dis je amusé même si j'avais bien parler du fait de ne pas prendre possession de son corps, pas du fait que je puisse survivre sans la toucher. Je posais mes mains sur la boucle de ma ceinture avec lenteur, jouant avec un moment. « Ton corps nu n'aura plus le plaisir de toucher ma peau mise à nue... » Poursuivis je en lui tournant le dos volontairement. Je ne pouvais cacher mon sourire franchement amusé de jouer à ce jeu. Seulement, elle pouvait toujours rêver pour que j'enlève mon pantalon ici, sauf si elle venait me l'enlever. Encore, si nous avions été ailleurs que dans une salle vide sur mon lieu d'étude, j'aurais pu jouer de façon plus poussée avec elle. Je me retournais vers elle en laissant mes bras le long de mon corps. « Tu me parlais de massage avant, mais si nous ne devons plus nous toucher, tu ne pourras m'en faire un. » Dis je calmement en m'approchant d'elle. « Tu ne pourras que me soigner par la magie si une bande de femmes folle furieuse vient à m'attaquer pour avoir mon corps qu'aucune autre que toi ne pourra avoir dès aujourd'hui. » Assurais je en posant ses mains sur mon torse. « Retires donc tes mains, tu l'as dit, nous ne devons plus nous toucher.. » Murmurais je en prenant ses lèvres mais juste ses lèvres, ne la touchant pas du tout avec mes mains.

Je rompis le baiser avant qu'il ne devienne langoureux, j'allais jouer avec ses mots, ne la touchant plus que par le contact de ses mains sur mon torse. Je glissais les miennes dans mon dos, me tenant complètement droit. Je me faisais violence pour ne pas me rapprocher d'elle, mais c'était nécessaire pour la provoquer, pour ma vengeance. Pour lui faire croire que j'étais plus fort qu'elle, que je pouvais très bien lui résister. C'était faux et c'était frustrant d'être si près d'elle, tout en étant si loin puisque nos corps ne se touchaient. Seulement, elle avait voulu jouer, je jouais avec elle et mon sourire le disait clairement.
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Lun 6 Avr - 16:36
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Douces, enflammées et agréables conséquences,
une invitation pour mes sentiments et ta conscience passionnée

Entrant dans cette salle de classe, petite mais vide quoi qu’un peu sombre, je le laissais prendre certaines dispositions de sa baguette dans des sorts informulés. Je supposais que le premier consistait à verrouiller fermement la porte. L’autre ? Je ne pouvais le savoir puisque je n’étais pas dans sa tête et je n’étais pas sûre de vouloir de toute façon le savoir… Je le laissais alors s’approcher de moi. Il me souleva et je passais mes bras un instant autour de son cou pour qu’il puisse m’asseoir sur une table de classe au fond de la pièce, en face du bureau. Une fois assise, je m’attendais à recevoir ses lèvres mais il s’éloigna dans la plus grande des frustrations. Je le laissais cependant s’adosser contre le bureau avec un sourire en coin :

« Alors, ma chère fiancée ne voudrait plus que je la touche. Moi qui pensais justement que ma fidélité ne ferait que la rendre plus passionnée... » dit-il avec ce petit sourire suffisant.

Pourquoi avais-je la sensation qu’il allait retourner mon propre jeu contre moi ? Oubliais-je avec qui je jouais ? Quel prédateur je voulais enflammer et frustrer ? Notre passé ensemble ne m’avais vraiment pas servi de leçon. Ne finissais-je pas dans le même état que lui à chaque fois ? Je ne pouvais cependant m’empêcher de recommencer encore et encore. Je devinais alors son regard. Je savais qu’il m’offrait le loisir d’être la seule à en profiter et voilà que je désirais finalement renoncer à ce plaisir. Osera-t-il cependant revenir sur sa promesse ? Je commençais à le connaitre, je savais qu’il le faisait exprès pour me provoquer sans le penser. Le savoir embrasser une autre me rendait pourtant parfaitement jalouse et il pouvait le lire dans mon regard.

Il sortit alors sa chemise de son pantalon. Un sourire en coin s’afficha sur mes lèvres. Il n’allait tout de même pas se dévêtir complètement ici ? Certes on ne pourrait pas véritablement nous surprendre avec son sort mais il y avait toujours un risque, même s’il restait minime. Mon cœur s’emballa alors sous l’adrénaline de cette idée. Il défit son premier bouton. Mon regard suivait ses mouvement jusqu’au deuxième sautant à son tour. Son jeu était lent et fit monter un désir au fond de mon naître. Le faire était excitant. Le voir faire sans pouvoir m’exécuter moi-même était d’autant plus troublant. Je croisais alors les cuisses, posant mes deux mains en arrière, profitant du spectacle :

« Oui, j'ai dit que j'attendrais, mais je n'ai jamais dit que je le ferais sagement. » assura-t-il.

Le troisième bouton sauta, ma lèvre s’en mordit et je ne pus m’empêcher d’aimer l’idée de cette déraison entre nous. A ce rythme, nous ne tiendrons pas longtemps tous les deux. Restez seulement à savoir lequel craquerait avant l’autre…

« Dire que tu veux renoncer à toucher cette peau... » murmura-t-il.

Je n’ai jamais dit vouloir m’en passer, seulement le provoquer… Mais soit, je me mis à sourire sous ses propos, devinant déjà son jeu à des kilomètres à l’avance. Et un bouton de moins. La tentation de me lever et finir le travail me traversa l’esprit – j’étais capable d’être impulsive et impatiente, il le savait – mais j’aimais le spectacle qui s’offrait à moi. Il était certes frustrant mais il était attrayant. De plus j’avais la curiosité de savoir jusqu’où il allait aller comme ça. Enlèverait-il son pantalon ? Finirait-il complètement nue ? Mes pensées divaguaient mais est-ce de ma faute si j’avais aimé le voir dans cet état lundi dernier ? Mon esprit avait imprimé son image au fond de ma mémoire, ressortant souvent à des moments comme celui-ci pour venir troubler mon tempérament raisonnable.

« Que tu ne veux plus faire tomber ma chemise pour le mettre à nu... »

Et enfin la chemise tomba…

« Je pourrais survivre jusqu'au mariage sans prendre ton corps, mes camarades sûrement pas, mais qui en a quelques choses à faire. » me confia-t-il amusé.

Je devinais alors sa force de conviction à respecter mes choix mais pas celui d’en rester calme et non frustré. Ce qui pouvait se comprendre. Avant il pouvait passer ses nerfs et sa frustration sur une autre. Aujourd’hui, la donne changeait… Et croyez-moi, dans la frustration de notre passion, j’étais capable d’aller loin… très loin… Cela se finirait-il par quelques meurtres ? On n’était malheureusement pas tous les deux parfaits et certains payeront. Mais cette idée était le dernier de mes soucis. Je n’avais que faire de la survie ou non de ses camarades. Je n’avais même aucune pitié sur ce terrain. Je restais une mangemorte… Il joua avec la ceinture de son pantalon. L’enlèvera-t-il ? Ne l’enlèvera-t-il pas ? Vais-je devoir me lever pour lui retirer moi-même ?

« Ton corps nu n'aura plus le plaisir de toucher ma peau mise à nue... » poursuivit-il.

Merlin… Je sentais mes joues me chauffer de désirs… Cette attente, ce plaisir à être spectatrice était en train de me rendre folle. Il était en train de se jouer de mon inexpérience et de mes empressements. Plus il faisait durer ce plaisir, plus je voulais l’accélérer moi-même. J’avais beaucoup de mal à rester tranquillement, et surtout sagement, assise sur cette table. Je serrais un peu plus les cuisses par frustration. Quand il se retourna, pardonnez-moi mais je ne pouvais que constater que son jean lui donnait une forme tout à fait musclée à ses fesses. Il se retourna finalement trop vite pour finir mon analyse. Il lâcha sa ceinture. J’eus un sourire amusé. Conclusion ? Il allait donc falloir que je lui enlève moi-même.

« Tu me parlais de massage avant, mais si nous ne devons plus nous toucher, tu ne pourras m'en faire un. » dit-il en s’approchant de moi. « Tu ne pourras que me soigner par la magie si une bande de femmes folle furieuse vient à m'attaquer pour avoir mon corps qu'aucune autre que toi ne pourra avoir dès aujourd'hui. » assura-t-il avec une magnifique arrogance qui me fit rire doucement. Il prit alors mes mains pour les poser sur son torse. « Retires donc tes mains, tu l'as dit, nous ne devons plus nous toucher... » murmura-t-il en prenant mes lèvres.

Il ne me toucha pas une seule fois. Il rompit même le baiser avant de me laisser le temps de l’approfondir. Il posa alors ses mains dans son dos. J’aimais l’assurance qu’il affichait à cet instant. Il me fit même douter une seconde sur mes capacités à le séduire pour le faire craquer. Il dégageait un charisme et une prestance assez imposante qui ne faisait que me faire fondre. J’aimais cette puissance qui dégageait de lui, seulement je ne me laisserais pas démonter face à ses grandes apparences. Je n’étais pas une experte mais je commençais à savoir me défendre sur ce terrain. Après tout il m’apprenait un peu trop parfaitement comment le faire craquer sans même s’en rendre compte. Je le regardais alors droit dans les yeux avec un sourire assuré :

« Non. »

Non je ne retirerais pas mes mains. Et pourquoi ça ? Justement parce que nous ne devons pas nous toucher, j’allais le faire. De mon esprit contradictoire, je commençais alors à lui caresser le torse. Pire ! J’écartais les cuisses, provoquant la remontée du tissu de ma robe jusqu’à la pliure de mes jambes pour le permettre. Mes jambes en furent complètement dénudées. Je pus alors entourer de celles-ci son bassin et donc le rapprocher vivement à moi en appuyant sur ses fesses. Tout ça bien évidemment dans un sourire provocateur… Je le connais ainsi complètement à moi. J’étais audacieuse, certes, mais il y a bien longtemps que je ne me souciais plus de mes attitudes complètement indécentes avec Arcturus.

« Je dirais même que ton pantalon est de trop… » lui soufflais-je alors sur ses lèvres en faisant glisser mes deux mains le long de son torse vers son ventre et enfin sa ceinture.

Allais-je l’enlever ? Là était toute la question… Je le désirais. J’en ressentais la forte attirance. Il y a bien longtemps que mon corps manquait affreusement de pudeur. Il le voulait plus qu’une autre partie de moi. Si je l’écoutais, je demanderais à Arcturus de cesser ce manège entre nous. Seulement je voulais bien trop découvrir le potentiel qu’il y avait avant l’acte en lui-même. Loin de moi de ne pas être prête mais je voulais sentir ce diable dans nos deux corps qui finirait par nous faire sombrer au point de me donner complètement cru à ce loup. Je tirais alors d’un cran sur sa ceinture, la faisant glisser un peu de son pantalon sans l’enlever complètement. La chaleur commençait à prendre mon corps. En était-il autant pour lui ? La présence de son jean m’empêchait de le savoir. Je tirais encore sur la ceinture.

« Sache que si tu voulais une fiancée et une femme sage… tu aurais dû réfléchir à deux fois… Si ne pas le faire ne t’empêchera pas d’être cruel, sache qu’on sera deux… » lui soufflais-je sur ses lèvres.

Je fis tomber sa ceinture sur le sol avec un sourire satisfait. J’aurais pu m’arrêter là mais il manipulait bien trop mon goût pour lui pour me freiner ainsi en si bon chemin. Dégourdie, je pris l’audace de poser mes mains sur le bouton de son jean, là, juste entre mes cuisses, presque contre cette culotte, barrière de mon intimité. Je ne lâchais pas son regard un instant. Oui, le léger rouge était sur mes joues dût à ma peau claire mais elle n’était pas la preuve d’une gêne mais plutôt celle d’un désir. Je sentais tout mon corps s’animait au fur et à mesure de chacun de mes gestes. Le bouton sauta, se fut une évidence. La fermeture aussi. Je passais alors mes deux mains autour de son bassin, suivant la ligne de son boxer jusque derrière lui. De son ouverture de jean, seul nos sous-vêtements formaient alors une barrière entre nos intimités.

« Et là… As-tu toujours envie que j’enlève mes mains ? » lui demandais-je avec une provocation sans nom. « Donne-moi l’ordre de les enlever et je le ferais… » dis-je en caressant de mes doigts la lisière de sa peau qu’imposait le derrière de son boxer dans le bas de son dos. « Ou laisse cette caresse dériver sur ta peau pour apprendre un peu plus de tes étincelles… » dis-je en ramenant dans une infime lenteur mes doigts à l’avant le long du tissu…

Serais-je capable de franchir cet interdit ? C’était à lui de savoir s’il voulait connaitre la réponse à cette question ou pire, m’en guider…



crackle bones
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Lun 6 Avr - 18:42
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Elle m'offrit un sourire plein d'assurance en me regardant droit dans les yeux et j'eus un sourire dès plus déterminé à ne pas lâcher du terrain. « Non.  » C'est fou ce qu'un simple présageait des choses bien plaisant à mes yeux. Pourtant, je gardais bien en tête mon but, je ne la toucherait pas, elle devrait me le demander bien gentiment pour que j'accepte. Peut-être même me le supplier si je tenais ma décision. Ses mains glissaient sur mon torse, le caressant, je ne réprimais pas mon frisson. De toute manière, avec elle, je n'avais plus aucun besoin de jouer les insensibles, elle était consciente que je ne l'étais que trop quand elle me touchait. Je sentis ses jambes entouré mon bassin et appuyant sur mes fesses, me collant complètement à elle. Mes mains restèrent pourtant dans mon dos, grâce à un contrôle m'étonnant moi-même. Je ne loupais pas son sourire provocateur et j'eus un sourire amusé en réponse. Elle allait devoir se battre longtemps pour que je n'accepte de la toucher. Après tout, elle ne m'avait pas ordonné de ne pas la toucher, elle m'avait simplement provoqué en me disant qu'on ne se toucherait plus et j'en jouais. Je ne la touchais pas avec mes mains, elle avait forcé le contact entre nos corps. Alors je n'étais pas celui qui avait initié ce toucher. Aucun homme ne devrait apprécier de se trouver ainsi face à une femme et pourtant j'adorais parce que pour l'instant, j'étais celui qui gagnait pas son contrôle et non elle. Bien que j'étais conscient qu'elle faisait aussi cela pour me faire craquer. « Je dirais même que ton pantalon est de trop…  » Dit elle sur mes lèvres. Mais vas-y, Mina enlève le, était sûrement clairement visible dans mes yeux. Je souriais toujours de façon simple et sincère. Un autre frisson me traversa quand ses mains glissèrent sur mon ventre et je sus qu'elles avaient atteinte ma ceinture sans y jeter un regard. Je connaissais Mina et je commençais à penser que si un jour, je ne mettais pas de ceinture, elle en serait déçu, elle semblait vraiment apprécier de prendre le temps d'ouvrir ma ceinture.

Je sentis ma ceinture se desserrer sans pour autant être ouverte, tout en me montrant vraiment honnête, je devais dire que ça me faisait quelques choses. Que sentir la chaleur de corps de Mina si proche du mien avait le don de me rendre désireux d'elle encore plus. Pourtant pour le moment, il n'y avait aucun signe visible de mon désir. J'étais trop concentré sur le fait de ne pas la toucher pour que mon corps s'exprime, pour une fois que mon corps m'écoutait et ne lui laissait pas voir à quel point que pouvais la désirer. « Sache que si tu voulais une fiancée et une femme sage… tu aurais dû réfléchir à deux fois… Si ne pas le faire ne t’empêchera pas d’être cruel, sache qu’on sera deux…  » Me souffla elle et je ne réagis aucunement. Je me retins de rire quand j'entendis ma ceinture tomber au sol et que je sentis mon pantalon glissait un tout petit peu le long de mon corps. J'attendais de voir la suite, ne la quittant pas des yeux et je remarquais ses joues légèrement rouge. Cette couleur lui allait plutôt bien, surtout que j'étais conscient que je faisais monter de rouge à ses joues et que c'était sûrement pas dans un sens de jeune femme prude. Rien que ses joues rouges me firent la désirer que plus. Je sentis mon bouton sauter et je me rendis compte que je n'avais pas réellement fait attention à ses mains. Sans surprise, la fermeture de mon pantalon suivit et je me dis que je devais trouver un tailleur me faisant des pantalons avec des boutons, juste pour lui rendre le travail un peu plus long. Des boutons bien difficiles à ouvrir comme ça, elle ne pourrait pas juste tiré sur les deux pans de mon pantalon afin d'ouvrir la série de bouton. Ses mains se posèrent de part et d'autre de mon bassin et j'arrêtais de penser. Ses mains glissèrent vers mes fesses en suivant la ligne de mon boxer. Je ne pouvais nier que si elle continuait, j'allais bientôt voir mon désir devenir vraiment visible.

« Et là… As-tu toujours envie que j’enlève mes mains ?  » Oh non, hurlait mon esprit mais je ne dis absolument rien. Me retenant de dire que j'aurais préféré ses mains ailleurs en réponse à son ton provocateur. « Donne-moi l’ordre de les enlever et je le ferais…  » Dit elle en caressant le bas de mon dos et je fermais les yeux. Je ne pouvais pas lui dire ça, j'aimais trop ses mains sur mon corps. Je pris une profonde inspiration, commençant à regretter d'avoir promis fidélité parce que si elle me laissait dans le même état qu'à nos derniers rendez-vous, j'aurais bien du mal à me calmer. Une petite voix au fond de moi disait pourtant que j'y survivrais parce que j'avais choisi d'être fidèle justement parce que Mina était la seule à me faire cet effet insupportable et merveilleux. « Ou laisse cette caresse dériver sur ta peau pour apprendre un peu plus de tes étincelles…  » Dis elle et je sentais ses mains revenir lentement vers l'avant de mon boxer. Je me mordis la langue avec violence pour ne pas laisser échapper un petit gémissement d'envie. Je rouvris les yeux avec lenteur, mon désir y était bien visible. Je gardais pourtant toujours mes mains dans mon dos, je ne comptais toujours pas la toucher. Je lui fis un grand sourire en regardant ses lèvres si tentante, son cou que j'aimais toucher et embrasser, sa clavicule si sensible. Sans la toucher, je laissais mes yeux observer son visage, son cou, ses clavicules, ses épaules. Mon regard brûlant en disait assez long sur ce que je voulais faire à toutes ses parties de son corps. Je me contentais pourtant de partie que je connaissais bien, non pas par gêne, mais parce que j'agissais de façon réfléchit et contrôler. J'avais un but, ne pas la toucher, mais avais je seulement besoin de la toucher pour l'enflammer. C'était ce que j'allais voir. « Fais toi plaisir ! » Affirmais je très bas et avec lenteur sans regarder ses yeux, je scrutais son cou. Préparant déjà ce que mes doigts et mes lèvres feraient quand elle me demanderait de la toucher.

Je fis descendre mon regard suivant son bras gauche, d'un regard toujours brûlant, je remontais ensuite mon regard en suivant son bras droit. Je me désintéressais de ce que j'avais déjà observé, laissant mes yeux sur son buste et sa poitrine. Je me dis que mes mains trouveraient vite le chemin pour la déshabiller, avant de venir toucher cette peau douce. Qu'ensuite j'y poserais mes lèvres et je sentais que plus je pensais, plus le désir montait en moi et plus il devenait visible et indéniable. Pourtant que gardait toujours fermement mes mains dans mon dos alors que mon regard remonta pour être fixer dans celui de ma fiancée. « Caresses moi autant que tu le désires, profites, je suis bien sage aujourd'hui et c'est une chose rare. » Chuchotais je en approchant mon visage de son oreille sans pour autant entrer en contact avec sa peau. Reculant à nouveau mon visage, mes yeux se posèrent sur son ventre. Je descendis mes yeux plus bas, vers cet endroit que je n'avais pour l'instant eu le loisir de voir qu'une fois. Mon regard remonta vers elle, quand mes pensées devinrent bien trop poussé pour ce qu'elle m'autoriserait à faire alors autant ne pas y penser. Je me mis à fixer ses sourcils pour ne pas avoir encore plus envie de me laisser aller à mettre en pratique chacune de mes pensées. Mais aussi pour ne pas la toucher et l'embrasser, j'étais toujours encore décidé à attendre qu'elle me le demande, voir même qu'elle me le supplie avant de la toucher. Bien que je meurs d'envie de la toucher et de l'embrasser, alors je me contentais de dire. « De toute manière, je ne peux t'arrêter, j'aime trop tes mains sur mon corps. » Avouais je le plus sincèrement et normalement du monde. Je ne pouvais pas lui affirmer le contraire et lui demander de ne plus me toucher, aurait été une trop grande frustration pour moi. Je laissais mes yeux chercher les siens une nouvelle fois, il fallait juste que j'évite de penser à mes pensées les moins chastes et tout irait relativement bien et aussi que je pense à ne surtout pas la toucher tant qu'elle ne le demanderait pas expressément.
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Lun 6 Avr - 20:00
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Douces, enflammées et agréables conséquences,
une invitation pour mes sentiments et ta conscience passionnée

Mes doigts étaient arrivés à l’avant de son boxer, touchant la peau de son ventre quand il eut l’audace de me dire de me faire plaisir. Cet homme ne craquerait pas si facilement et je le sentais. Je ne me laissais pas démontée, bien au contraire. Si j’avais le droit de faire ce que je voulais – et il aurait dû y réfléchir à deux fois avant de m’en donner l’autorisation – je n’allais pas me gêner. Il résistera peut-être. Il avait une grande volonté, je n’en doutais pas une seconde mais il allait être dans un état à tuer une demi-douzaine de moldus et cette idée cruelle me fit bien sourire. Je comptais bien lui montrer que résister ne ferait que le condamner. Quelle ironie d’ailleurs… J’étais en train de le pousser à craquer et me toucher là où il aurait pu faire la même chose pour obtenir simplement notre première fois. Enfin je doutais qu’il veuille le faire ici. Quoi que si je le poussais trop… Nous avions tendance à faire les choses vraiment de façon aléatoire et complètement imprévue. Je savais déjà que ma première fois ne serait pas commune. Ça ne nous ressemblerait sinon pas. Enfin si je pouvais éviter dans une salle de classe poussiéreuse tout de même… Penserais-je à cela finalement comme si j’étais prête ? Ahah telle est l’ultime question…

« Caresses moi autant que tu le désires, profites, je suis bien sage aujourd'hui et c'est une chose rare. » chuchota-t-il à mon oreille provoquant un sourire enflammé.

Pas de soucis, très cher. Je vais profiter de votre sagesse du moment pour pouvoir tester certaines de vos réactivités. Je le laissais alors promener son regard sur mon corps puisque Monsieur avait décidé de ne pas me toucher. Ce qu’un homme peut être têtu à souhait… S’il aimait se faire torturer. Soit. Ce n’est pas moi qui finirais avec un gros, gros problème de frustration à avoir voulu provoquer sa fiancée sur le terrain de la passion. Il rajouta alors dans le plus grand naturel du monde :

« De toute manière, je ne peux t'arrêter, j'aime trop tes mains sur mon corps. » dit-il en me faisant sourire.

« Je vais finir par te croire masochiste… » lui confiai-je avec amusement.

Mes deux mains sur le devant de son ventre à la lisière de son boxer, je fis ce que jamais encore je n’avais fait. L’un de mes pouces glissa le long du tissu suivant la ligne de sa virilité. Mon visage se rapprocha de lui. Cherchant à le séduire en utilisant les grands moyens, je capturais sa lèvre inférieure de mes dents sans pour autant lui faire mal. Mon pouce caressa sensuellement cette ligne dans un va-et-vient. Ce n’était peut-être pas très ambitieux mais bien audacieux en sachant ce que je n’avais encore fait. Je ne voulais pas non plus aller trop vite. Mon but n’était pas de rendre ce moment finalement trop désagréable parce que j’avais été trop loin. La tentation de laisser glisser mes doigts à l’intérieur me passa à l’esprit mais par respect, parce qu’on n’était certainement pas dans un lieu adéquat, je ne le fis pas. Ma main droite trouvait alors ce doux, cruel et tentateur rythme tandis que mon autre main remontait le long de son torse pour le caresser. Je cherchais à enflammer son corps et malheureusement, le pouce bien positionné, il ne pourrait pas me cacher ses désirs. Je ne lui demanderai pas de me toucher. J’avais bien compris que là résidait l’enjeu de celui qui gagnerait cette partie. J’aimais l’idée de le faire céder. Lui posant alors quelques complications de mes mains parcourant son corps avec sensualité, je me laissais cependant aller à un baiser qu’il pouvait se permettre de répondre sans perdre puisque j’en avais été l’investigatrice. Je me collais un peu plus à lui. Mon pouce ne lâchait pas sa tentation. Mon autre main remontait finalement le long de son bras. Je pouvais sentir sous mes doigts la forme agréable du haut de son bras, jusqu’à sa clavicule et enfin sa nuque. Je rapprochais un peu plus son visage du mien si bien que je dus quitter ses lèvres et cesser ce baiser pour l’embrasser sur la pommette et remonter vers son oreille que je saisissais avec mes dents doucement avant de lui souffler :

« Te priver de me toucher te conduira à une violente frustration… En as-tu conscience ? »

Mon pouce était délicat mais il suffit à perturber son corps. Restez à savoir s’il en était de même avec ses pensées… Je ne pouvais pas renier une chose : j’aimais tout particulièrement nos jeux sensuels tout comme beaucoup d’autres choses. Je relâchais alors la pression de mon pouce en me mordant les lèvres d’un regard dans le sien. J’effleurais alors ses lèvres, posant mes mains sur le bas de son dos. L’attirant à moi comme un aimant, je collais complètement son bassin au mien. L’unique barrière de nos corps se trouvait alors être nos sous-vêtements malgré leur rapprochement qui mêlait nos chaleurs dans une violente tentation. Je retrouvais mes baisers dans sa nuque. Je me promenais sur sa peau ainsi pour lui attraper son lobe. Me languissant de ses mains rebelles qui résistaient à la passion dont elles pourraient me faire ressentir, je jouais avec son oreille de mes lèvres comme il savait si bien le faire. Je pourrais lui demander de cesser ce jeu stupide. Je commençais à ressentir le manque de ses mains sur ma peau mais il m’en fallait plus pour supplier un homme et certainement pas parce qu’il ne me touche justement pas. Je savais qu’il pouvait être capable d’obtenir un supplice sorti tout droit de mes lèvres mais pour ça il faudrait me toucher. De là, j’embrassais à volonté la peau de son cou, redescendant ainsi vers sa clavicule, y goûtant avec délice. Ma langue se baladait au passage sur sa peau. Je regrettais de ne pas l’avoir pour moi cette nuit. Je savais qu’on devrait se quitter. Je devais de toute façon clôturer cette mission. J’espérais alors être rapidement aux vacances d’Halloween. Le chalet offrait des perspectives qui pouvaient s’avérer intéressantes et dont j’allais très certainement profiter. Je glissais alors mes mains dans son dos pour le toucher en longueur, du haut jusqu’au bas. Mes mains ne purent résister à franchir la barrière de son boxer sans prévenir en arrivant tout juste à la lisière. Entrant en contact avec la peau de ses fesses, je saisissais de nouveau ses lèvres. Je sentais mon corps ressentir un violent désir venant tout droit du creux de mon bassin. Mon réflexe fut immédiat, je le pressais un peu plus contre moi. Mon cœur s’emballa, le désir monta d’une flèche et soumise un instant à l’impulsion de son corps contre le mien entre mes cuisses à cause de mes mains, je laissais légèrement échappé un soupir. Je lui dis alors sans réfléchir, résultat de mes sentiments sur l’instant :

« J’ai envie de toi… »

Consciente finalement de mes mots, mon cœur s’emballa d’avantage. Ma peau frissonna complètement et je ressentis un désir violent me saisir complètement en l’imaginant un instant m’allonger en arrière sur cette table de classe pour basculer au-dessus de moi. Mes pensées déraillaient. Mon corps bouillonnait complètement et désirer être sienne. Le souffle s’accélérant dans mes désirs, il fallait absolument que je me reprenne. Mon corps ne supportait plus l’absence de ses touchers. Je ressentais ce besoin d’entre entrelacer dans ses bras de façon passionnée. J’étais alors sur le point de lui demander d’arrêter de se retenir de poser ses mains sur moi. Je me retenais… de justesse… mais j’allais craquer et j’en avais pleinement conscience… Pourtant, plus qu’un autre moment, je devinais la délicatesse de la situation. Que se passerait-il s’il me touchait ? Il faudrait que l’un des deux fasse preuve de raison et j’avais peur d’avoir déjà basculé de l’autre côté… Finalement, celui qui risquait de finir le plus frustrer, ce serait moi.



crackle bones
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Lun 6 Avr - 21:45
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« Je vais finir par te croire masochiste…  » Ne lui avais je pas prouver que je l'étais. Après tout nous étions fiancés alors que je n'avais... Mina retire ta main que je puisse penser, hurla mon esprit alors que je sentais un doigt suivre la ligne de cette partie vraiment sensible de mon corps. Je ne me rendis compte que j'avais arrêté de respirer que lorsqu'elle se mit à mordre ma lèvre inférieur doucement. Je finis par laisser échapper un gémissement, entre ses dents et ce satané doigt me caressant. Elle ne devait pas se faire d'illusion que je reste de marbre. Mes yeux se fermèrent quand en plus de son pouce, une main remonta sur mon torse. J'étais vraiment masochiste et elle était la seule personne pouvant faire preuve de ce sadisme avec moi. Je ne vis pas le baiser venir et j'y répondis avec avidité, je n'avais pas commencé ce baiser, je pouvais bien y répondre. J'étouffais un gémissement dans ce baiser alors que mon corps n'avait qu'une envie se coller au sien, alors que je sentais ma virilité s'animait contre son doigt. Aussi à cause de ce doigt, mais son autre main et ce baiser n'étaient pas pour m'aider à garder le contrôle de mon corps. Elle rapprocha son visage du mien et m'embrassa sur la pommette, avant de saisir mon oreille entre ses dents, m'arrachant un gémissement muet par le manque d'air dans mes poumons. Cette femme était horrible et j'allais en faire ma femme pour l'ensemble de ma vie. Le pire était que j'aimais ce qu'elle me faisait, aussi frustrant ça pouvait être quand on se séparait et qu'elle laissait souvent dans des situations assez délicates avec un désir bien visible.

« Te priver de me toucher te conduira à une violente frustration… En as-tu conscience ?  » J'ouvris les yeux à sa remarque. Bien évidemment que je savais que j'allais être très frustré mais tant que j'étais avec elle, je préférais éviter de penser à mes frustrations futures. Surtout maintenant que je ne pourrais plus aller satisfaire cette frustration entre les cuisses d'une parfaite inconnue. Elle retira son doigt et ses yeux croisèrent les miens devant être visiblement frustré, très frustré qu'elle ait retiré son doigt, surtout qu'elle avait ce mordillement de lèvres si tentateur. Elle effleura mes lèvres en posant ses mains dans le bas de mon dos. Elle m'attira plus à elle et je sentis la partie la plus chaude de son corps entrer en contact avec ma virilité. Je retins de justesse un gémissement de franchir mes lèvres. Quel pouvait se montrer horrible. Je sentis ses lèvres dans ma nuque, je la laissais faire, elles attrapèrent ensuite le lobe de mon oreille et doucement, je me laissais aller à l'envie folle de la toucher, de recommencer à poser mes mains sur son corps. La rendre aussi folle de désir pour moi que je pouvais l'être pour elle à l'instant. Rien que l'idée de juste bouger un peu mon bassin était une idée pour voir si elle me désirait et à quel point. Je n'en fis rien, alors que ses lèvres parcouraient mon cou, déposant des baisers alors qu'elle descendait vers ma clavicule. Je pouvais sentir sa langue sur ma peau et le reste de ma raison était tourné vers le fait de ne pas la toucher. Vivement les vacances que je puisse au moins essayer de la convaincre de ne pas me laisser dans une posture de frustration extrême si elle voulait une pause, sinon je pouvais prédire que le supplice ne serait plus la frustration, mais la douleur qu'entraînerait cette frustration. Je sentis ses mains remonter sur toute la longueur de mon dos, avant de passer un peu sous mon boxer. Elle prit mes lèvres en douceur et je pus rapidement sentir son intimité se coller plus à moi, je cessais une nouvelle fois de respirer. Pourtant sans la toucher, je posais mes mains sur la table, pour éviter de la toucher d'ailleurs et je voulais m'empêcher de bouger. J'entendis son soupir et j'en souris sachant que je ne serais pas le seul frustré quand nous nous séparerions.

« J’ai envie de toi…  » Ces simples mots ne firent que me rendre plus désireux d'avoir son corps. Je pris une lente inspiration, expirant en plusieurs fois Je fermais les yeux, c'était pas le moment de céder. Pas le moment de la toucher. Pas juste parce qu'elle me disait avoir envie de moi. J'avais tellement envie de la toucher, je l'embrasser, de la faire mienne ici et maintenant. Pourtant, je me savais capable d'avoir assez de contrôle pour ne pas la faire mienne ici et maintenant, le lieu se trouvait être trop mal choisi. Je voulais qu'elle ait un souvenir exceptionnel de sa première fois. Je lui avais promis qu'elle ne ressemblerait pas à celle des autres. Hors, certaines devaient avoir fini par perdre leur virginité dans une salle de classe vite, mais plus à l'école avant leurs aspics qu'en étant à l'université. Pourtant la tentation devint trop grande, mes mains attrapèrent ses cuisses, la tirant plus contre moi alors que mes lèvres prenaient possessions des siennes avec passion. Mes mains glissèrent de ses cuisses au bas de son dos, mes lèvres glissèrent de ses lèvres au lobe de son oreille. Je ne laissais plus rien d'autres m'habitait que mon désir pour elle et mon désir qu'on prenne du plaisir. Ma main droite glissa sur son ventre, remontant lentement jusqu'à sa poitrine. Je la caressais avec douceur bien que sa peau ne soit pas à nue. Je fis glisser mes lèvres dans son cou, puis jusqu'à sa clavicule. Tout mon corps suivait le rythme de ma passion et je perdis un instant le contrôle de mon corps, laissant ma virilité frotter contre l'intimité de Mina. Nous avions bien une chance que nos sous-vêtements se trouvent encore là. Je gémis contre sa clavicule par la faute de mon mouvement, sans même tenter de le cacher. « Je suis masochiste. » Soufflais je sans même le vouloir.

Pourtant je le pensais, j'étais masochiste, j'étais là, en train de la toucher tout en sachant que la finalité serait une frustration énorme. Que si elle le décidait, je vivrais ainsi jusqu'à notre nuit de noce. Elle avait tous les pouvoirs entre ses mains. Mes mains remontèrent au niveau de sa nuque. Je l'embrassait avec une fièvre, un de mes mains glissa jusqu'à son ventre, je me mis à caresser son ventre avec lenteur, dans une caresse se voulant des plus douces. Je rompis le baiser, posant des baisers à la commissure de ses lèvres, sur ses joues, sur son nez et finalement, sur son front. « Tu vas finir par me faire agir de façon inconsidérée. » Soufflais je en caressant doucement sa joue.
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Mar 7 Avr - 9:28
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Je le désirais à un point que je ne pouvais de moins en moins contrôlé. Tous les deux l’un contre l’autre, mes cuisses entourant son bassin, nos intimités l’une contre l’autre, je ne rêvais que de ces tissus qui disparaissent comme par magie. Je savais la folie de cette volonté mais à qui la faute ? Je voulais être sienne par cet élan de frustration qui n’avait été jamais aussi poignant pour moi. Qu’il ne me touche pas était la pire des tortures. Cela laissait à mon imagination de remplacer ses actes par des pensées vraiment peu orthodoxes. Je commençais à connaitre ses habitudes. Je savais où il aimait poser ses mains et ses lèvres. Il me suffisait juste d’y penser et mon corps s’enflammait. Le pire était que je savais ne pas être au bout de ce qu’on était capable tous les deux. Je savais qu’il y avait encore beaucoup de choses à voir avant de craquer cependant je restais humaine, d’autant plus vierge et inexpérimentée donc peu préparer à faire face à tout cela et donc soumise au désir qu’il ne cessait d’insuffler en moi. Je savais pourtant, de mes faiblesses aujourd’hui, en faire une force demain. Plus ça devenait dur et je ne parlais pas de son état à lui mais de ma difficulté à résister de plus en plus à l’envie de céder cette virginité qui lui devait lui revenir normalement aux noces – même si les deux devaient très clairement s’égaler à leur façon – plus j’apprenais à savoir à quoi m’attendre la prochaine fois pour pousser le vice bien plus loin encore sans céder. Je marchais cependant sur une fine corde au-dessus du vide. Je pouvais très bien tomber d’un moment à l’autre entre les griffes de ce plaisir ardent. Cela demandait un contrôle de moi-même peut-être trop ardu pour y résister indéfiniment jusqu’à cet ultime « oui ». J’étais sous l’emprise des étourdissements qu’il me faisait vivre. Mes mots en étaient la preuve. Je défaillais alors peu à peu. Il inspira lentement. Mes mains étaient au bord de trembler dans notre folie. Je cherchais mes mots pour lui demander de me toucher sans pour autant dire un simple « prend-moi » qui brûlait mon corps entier. La demande n’était pas difficile en soi à prononcer mais mes lèvres et ma voix n’arrivait plus à obéir à cette raison prisonnière entre tous mes sens délicatement influencées par le désir de son corps. A ce moment je savais que la barrière pouvait être très fine, trop, pour me voir basculer dans son ultime possession. Je trouvais enfin mes mots. Mes lèvres s’ouvrirent légèrement mais il fut plus rapide que moi. Les siennes saisirent les miennes dans une possession enflammée, me coupant de peu dans ma demande. Si j’avais alors gagné en apparence, moi seule savait qu’il s’agissait d’un match nul. J’étais aussi désespérément sensible à lui. La réciprocité était inéluctable. Ses mains avaient alors en même temps attraper mes cuisses pour me tirer un peu plus contre lui, m’arrachant un gémissement intérieur, ne pouvant l’exprimer de ses lèvres sur les miennes. Ses mains perdirent le contrôle. Les miennes passèrent autour de son cou pour pouvoir coller mon torse contre le sien. Cette robe devenait affreusement gênante. Il attrapa alors le lobe de mon oreille, libérant un gémissement frustrée et soumis au désir ressenti dans tout mon être. Je ne contrôlais plus rien. Sa main, indisciplinée, me donnait plus encore le goût de lui. Elle se promenait sur mon ventre et vers ma poitrine. Sa douceur était un réel contraste avec la passion de ses lèvres mais j’aimais ce duo poignant. Il ne faisait que provoquer mes propres fièvres lisibles sur mes joues. Le tissu était présent sur ma peau mais il ne suffisait pas à ne pas m’allumer complètement. Malgré sa présence, je sentais son toucher. Il était en train de me dévorer de l’intérieur. Mon cou et ma clavicule furent ses cibles suivantes. Il avait apparemment abandonné complètement l’idée d’être raisonnable et même si je savais que ça pouvait être mal et dangereux, je n’y trouvais qu’un plaisir plus grand encore : la satisfaction d’obtenir une chose qu’on a eu du mal à obtenir. Je ne fus alors pas la seule à perdre le contrôle quand son bassin provoquant un frottement sensuel entre nous. Son gémissement était évocateur et mes mains en tremblèrent de désir. Mon cœur n’avait alors plus aucun rythme logique…

« Je suis masochiste. » Souffla-t-il sans même le vouloir.

Et on était deux… Si jusque-là, mes propres frustrations n’étaient pas si violente même si lundi était arrivé à la limite… Aujourd’hui, j’allais devenir complètement folle. Comment fait-on pour redescendre en pression après de telles ardeurs ? Mise à part celle de céder bien évidemment… Je me le demandais sérieusement. Une douche froide loin l’un de l’autre allait être plus que nécessaire mais je me connaissais, mon corps se rappellerait chacune de ses caresses, de son frottement, de son corps pouvant me prendre avec puissance si mon audace franchissait mes lèvres. Je respirais longuement alors que ses mains remontaient jusqu’à ma nuque, le long de mon dos. Son baiser devint de plus en plus fiévreux. Sa main retombait délicatement sur mon ventre. Mon corps brûlait dans ses étincelles. La délicatesse de sa main ne pouvait pas adoucir cette pression. J’eus alors le réflexe de vouloir serrer les cuisses pour calmer la pression mais je ne fis que provoquer un resserrement autour de son bassin, déclenchant une nouvelle flamme quand je le sentis m’appuyer de nouveau entre les cuisses. Je tâchais alors d’arrêter de bouger tout simplement, le souffle court contre ses lèvres et dans ce baiser. Mes mains se posèrent dans son dos à l’arrière de ses épaule, se bornant à simplement rester poser sans le caresser. Il embrassa alors le coin de mes lèvres, ma joue, mon nez et finalement mon front surement pour essayer lui-même de se calmer. Ma poitrine se soulever au rythme de cette respiration emballée. Il me souffla alors en caressant doucement ma joue, m’aidant à revenir à la réalité :

« Tu vas finir par me faire agir de façon inconsidérée. »

Etait-il en train de me tirer la sonnette d’alarme ? J’étais humaine et il y a bien longtemps qu’il m’avait perdu mais lui l’était tout autant et j’en prenais conscience. Il avait ses limites et je sentais approcher des siennes à grands pas. Je l’embrassais alors plus délicatement sur les lèvres, d’un baiser chaste même si je désirais simplement lui mordre la lèvre inférieure et lui dire sérieusement de lâcher prise. Je respirais alors dans le but de tenter de retrouver un rythme plus normal. Chose peu aisée. Mes mains étaient tremblantes. Je sais, c’était cruel, mais je vins complètement me coller à lui, et cela impliquait nos propres intimités dans une tentation violente, mais je venais simplement poser ma tête contre son torse, descendant un peu mes mains dans une caresse pour me blottir contre lui. De là, je pouvais entendre ses propres battements de cœur, rythmés dans une allure peu commune. Il était dans le même état que moi. Je me contentais seulement alors de rester là, évitant les trop grandes caresses pour retrouver un contrôle minimum.

Je relevais le regard vers lui après quelques instants à rester ainsi posée contre lui. C’est dans ces moments, où je tentais de respirer calmement pour retrouver un certain contrôle que je réalisais à quel point j’étais bien avec lui. Le reflet dans mes yeux était certes enflammé mais il y avait plus que ça. Je l’avais dans la peau. Ma passion n’était que le résultat de mes émotions fortes pour lui. Elle était la conséquence de mes sentiments. C’est en le regardant pourtant que je savais, malgré toute la pression qu’on se faisait vivre, que le jour où je cèderais règnerait une plénitude que je pouvais simplement imaginer sans réaliser totalement sa puissance. Je me redressais alors un peu pour l’embrasser dans un battement de cœur. C’était plus doux, plus délicat, rien avoir avec ce qu’on était capable de faire. C’était fait pour éviter les fortes frustrations mais aussi simplement la volonté d’un cœur complètement épris. La chute vers ma douceur pouvait sembler vertigineuse mais elle m’était d’autant plus agréable. Mes mains glissèrent alors de son dos à ses joues dans une ligne lente et délicate. Il était le seul à pouvoir me rendre sensible et douce à ce point. Je posais alors mes deux mains sur ses joues. Un sourire naquit sur mes lèvres :

« J’aime quand tu perds le contrôle de toi… » dis-je en répondant à sa phrase.

Je faisais bien évidemment référence à son incapacité à avoir su ne pas me toucher bien longtemps. Ce n’était ni un pic, ni une provocation, seulement la confession d’adorer le voir céder autant que de m’être amusée de le voir lutter. Mes pouces venaient caresser ses joues tendrement. J’aimais ses passions, ses emportements et ses fièvres qui faisaient de moi à la fois la cause de son état et l’objet de ses plaisirs. Ses désirs, ses sensations, ses plaisirs étaient les miens. Avait-il alors seulement conscience de tout le bien qu’il me faisait à travers chaque moment volé au destin. Il me rendait, à sa façon, heureuse. J’aimais l’idée de me comporter de façon complètement déraisonnable avec lui en m’enfermant en secret dans un endroit pour frôler in extrémis le non-retour. Je rêvais parfois prendre une seule valise pour deux et prendre la fuite. Je brûlais complètement pour lui et ce pas que passionnellement. Mon cœur enflammé me perdait au creux de ses bras. Devais-je être considérée comme une femme faible de ne pas savoir me freiner face à cet homme ? Je l’aimais… Que cela fasse de moi une hors-la-loi :

« Je plaide coupable… » dis-je avec un sourire doux. « Tu as cédé en même temps que moi… J’étais simplement en train de chercher mes mots pour te demander d’arrêter de garder tes mains dans ton dos… » lui dis-je sur les lèvres avec un sourire amusé avant de lui voler un bref baiser. « Alors oui, je suis coupable… coupable de te vouloir seulement pour moi… coupable de rêver pouvoir me retrouver dans tes bras quand je n’y suis pas… coupable d’aimer l’idée que tu penses à moi quand je ne suis pas prêt de toi… coupable de te mener vers une passion impossible à assouvir… mais aussi coupable de vouloir être tienne alors que c’est interdit. Coupable d’être parfois déraisonnée mais surtout coupable de t’aimer. » lui dis-je en caressant sa joue.

Je posais alors son doigt sur ses lèvres quand il ouvrit la bouche pour parler. Un sourire se glissa sur mes lèvres. Je ne voulais pas qu’il dise quoi que ce soit. Je me fichais qu’il ne m’aime pas comme moi je l’aimais. J’avais un temps d’avance sur lui depuis le début. Je l’avais deviné lundi. Cela ne me dérangeait cependant nullement. Je ne voulais cependant pas qu’il me réponde pour me répondre. S’il devait me dire quoi que ce soit sur ses propres ressentis, ça ne serait pas parce que j’aurais engagé le sujet mais parce qu’il en aura envie lui. Je l’embrassais alors tendrement avant de finir par sourire :

« Et j’ai encore envie de toi… » dis-je sentant ces petits papillons me travailler au fond de mon bas ventre sans que je ne puisse rien faire.

La douceur ne suffisait qu’à calmer mes ardeurs mais pas mes envies. Amusée plus qu’offusquée de la situation, je comprenais vraiment le sens du mot : « frustration ». La situation ne risquait cependant pas de se régler en étant collé à lui comme ça ou en le caressant de nouveau dans le dos au niveau de la taille… J’aimais bien en tout cas l’idée de m’adonner à ce genre de plaisir dans cette position. Je pouvais être en face de lui et contrôler autant que lui la situation. Il n’y avait ni dominant, ni dominé et pour nos deux égo, la situation était vraiment appréciable. Je finissais par arrêter de le caresser. Je n’allais pas m’en sortir sinon. Reposant les mains sur la table, je libérais alors enfin son bassin en laissant mes cuisses se desserrer de leur prise.

« Demain, si tu veux, je te présenterai une camarade de musique avec qui je passe normalement mon temps libre à l’Université. Ce n’est pas ma meilleure amie mais ça m’arrive de sortir avec elle… Elle est assez sympathique et de sang pur. Par contre elle se marie dans un mois donc évite d’en parler… Elle est sur les nerfs dès qu’on parle de ce sujet, se demandant si elle a bien fait d’accepter un mariage avec un Dolohov. Je ne le connais pas bien mais il a l’air plutôt froid et méprisable au premier abord. Le genre d’homme à enfermer sa femme dans une chambre pour obtenir un héritier. » dis-je narquoise pour faire référence à ses propres mots. « D’ailleurs en parlant de ce sujet… je ne t’ai pas encore remercié d’être prévenant avec moi… Alors merci.» lui dis-je en déposant un chaste baiser sur ses lèvres.

Après tout, il aurait pu vouloir contrôler ma vie entière. Il me laissait cependant une liberté inespérée. C’était donc la moindre des choses que de le remercier même si je ne doutais pas de moi pour lui poser quelques difficultés si j’avais décidé d’en faire qu’à ma tête. Je n’étais pas si facilement domptable. Parler avec lui un instant, me permit alors de retrouver mes esprits. Je savais qu’on était capable de déraper de nouveau mais une pause ne faisait pas de mal… si je ne voulais pas finir prise dans une salle de classe miteuse. Plus tard, pourquoi pas, mais pour une première fois, tout de même… Je repensais alors aux vacances avec une impatience certaine.

« As-tu conscience que ces deux semaines de vacances vont être… » dis-je en cherchant mon mot pour qualifier ma vision de la chose : « torrides et frustrantes ? » dis-je pour le provoquer un peu en annonçant la couleur.

On ne se refait pas hein… J’aimais bien trop le taquiner pour arriver à ne pas finir par le chercher mais je savais qu’il me le rendait bien et c’est ce qui me plaisait le plus. Lui dirais-je alors être prête à aller plus loin avec lui ? Que cette première fois ne m’effrayait plus ? Que je la désirais avec ardeur et sentiments plutôt qu’avec anxiété ? Oh non… C’était bien trop marrant de lui laisser croire le contraire. Oui je sais, c’était sadique mais après tout, n’était-ce pas ce qu’il aimait le plus chez moi pour revenir vers moi sans cesse après une bonne dose de frustration ? Du reste, s’il était un minimum intelligent, et je ne doutais certainement pas de cette qualité chez lui, il devait bien commencer à avoir quelques doutes face à mes agissements et mes mots. Restez à savoir lequel des deux s’amuserait le plus sur ce sujet et arriverait à retourner l’autre d’une façon inattendue lors des vacances…
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Mar 7 Avr - 19:59
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Je n'avais pas dit mes mots réellement dans le sens d'une perte de contrôle, mais vraiment d'actes complètement déraisonné. Comme peut-être dire qu'on était fiancé, immédiatement, comme ça, on deviendrais plus rapidement des époux et aucuns autre homme ne pourrait plus prétendre avoir de droit sur son corps. D'accord, plus le mariage serait proche, plus rapidement j'aurais Mina dans mon lit, dans notre lit toutes les nuits ou presque et nous pourrions nous laisser aller à notre passion. Sans penser qu'on puisse nous découvrir et qu'il pouvait y avoir de mauvaises conséquences à cette découverte. Au fond je pensais réellement avec mon désir pour elle, mais il était bien plus noble de me dire que je la voulais officiellement à moi et pour toujours, sans possibilité de retour en arrière. Elle posa un chaste baiser sur mes lèvres, je sentais un goût de trop peu à ce baiser tout en me disant que c'était très bien. J'écoutais Mina respirer et ensuite elle vint se coller complètement à moi. Je laissais mon esprit s'évadait pour penser au jour où elle sera enfin entièrement à moi, le jour où elle dira oui. Je voudrais bien que ce jour, après sa première fois elle vienne se coller ainsi à moi. Sa tête sur mon torse, ses bras dans mon dos, juste une étreinte douce, n'attendant rien de plus que le contact de nos corps. Mes bras l'enlacèrent avec force et tendresse, je voulais profiter de ce moment, aussi frustrant puisse-t-il être. Je n'en étais plus à ça prêt dans la frustration, je savais très bien que je n'allais pas me présenter au reste de mes cours de l'après-midi, parce que j'allais rentrer chez moi régler quelques problèmes physiques et de préférences de façon plaisantes. Puis je reviendrais attendre cette jeune médicomage, avec qui je devais avoir rendez-vous ce soir, devant sa salle afin de lui annoncer que nous ne pouvions plus nous voir.

Bien que faisant mes plans dans mes têtes, tous mon corps n'en restait pas moins enflammé, de même que mon esprit. Je savais quand Mina croisa mon regard qu'il était encore brillant de ce désir me consumant. Le fait de penser à autre chose avait tendance à me faire oublier au moins quelques secondes la situation, permettant de calmer les battements de mon corps et contrôler ma respiration. Le regard de Mina était aussi enflammé que le mien, mais je m'en tenais à ma raison, je refusais de la toucher. Ce n'était pas le moment de laisser mon désir choisir, ce n'était pas l'endroit pour sa première fois. Je voulais tout faire pour le bien de Mina et la tenir dans mes bras me rendait sincèrement très heureux, bien qu'elle aurait du mal à me le faire avouer. Les sentiments, je ne les avoue pas, je les prouve par mes actes, mais je n'en parle que peu. Lorsque Mina se redressa et quand ses lèvres touchèrent les miennes, je fermais les yeux, la laissant simplement m'entraîner dans ce baiser tendre et doux. D'une douceur que je ne pensais jamais connaître. Je pouvais sentir ses mains remonter dans mon dos, finalement, elles arrivèrent sur mes joues et sépara nos lèvres. J'ouvris les yeux pour voir son sourire. « J’aime quand tu perds le contrôle de toi…  » Dit elle et je souris. Si seulement elle savait à quel point je faisais preuve de contrôle à chacune de nos rencontres. À quel point je me contrôlais pour ne pas lui arracher un peu par la force un accord pour que je prenne possession de son corps. Je me contrôlais pour ne pas rendre sa première fois un mauvais souvenir, me bornant à être simplement frustré en rentrant chez moi. Pourtant, là, elle était en train de me parler du fait que je ne pouvais résister au fait de la toucher, j'en étais conscient. Je faisais bien assez de sacrifice avec elle pour ne pas m'en vouloir d'avoir perdu au jeu qui consistait au fait de ne pas la toucher. J'avais déjà tellement de contrôle sur tous le reste que c'était trop pour moi de ne pas la toucher, sentir sa peau sous mes doigts, ses formes.

Je fermais les yeux, caressant son dos avec lenteur, remontant jusqu'à sa nuque, l'une de mes mains glissa dans ses cheveux. J'aimais la sensation de sa douce chevelure entre mes doigts et je devais bien avouer que mes longs cheveux me manquaient un peu depuis mon voyage en France, je n'avais que rarement eu les cheveux aussi court que je les avais actuellement. L'idée me vint de demander à Mina ce qu'elle trouvait le mieux mais je l'oubliais immédiatement. Peut-être après notre mariage, je me permettrais de lui poser cette petite question. Mes yeux se fermèrent alors que je savourais juste ce que mon sens du toucher et mon odorat me laissaient savoir. Je pouvais me permettre ce petit moment à juste savourer son corps pressé contre le mien, elle avait ma confiance et personne n'entrerait, alors je pouvais me laisser aller à fermer les yeux. « Je plaide coupable… Tu as cédé en même temps que moi… J’étais simplement en train de chercher mes mots pour te demander d’arrêter de garder tes mains dans ton dos…  » M'avoua Mina et je fus heureux de voir que nous étions tout deux incapable de ne pas se toucher. « Alors oui, je suis coupable… coupable de te vouloir seulement pour moi… coupable de rêver pouvoir me retrouver dans tes bras quand je n’y suis pas… coupable d’aimer l’idée que tu penses à moi quand je ne suis pas prêt de toi… coupable de te mener vers une passion impossible à assouvir… mais aussi coupable de vouloir être tienne alors que c’est interdit. Coupable d’être parfois déraisonnée mais surtout coupable de t’aimer.  » Dit elle en caressant ma joue et je voulus parler mais elle posa un doigt sur mes lèvres. Comme elle ne me laissait pas parler, je me contentais de poser un baiser sur son doigt avec douceur. Je n'avais pas en tête de lui mentir en lui disant l'aimer sans en être sûr. Je voulais surtout lui dire que rien ne lui interdisait d'être mienne, que personne n'avait besoin de le savoir. Que ça resterait entre nous. Que personne ne l'apprendrait comme je serais le seul homme à avoir cette intimité avec elle, à savoir qu'elle se marierait sans être vierge, si elle me cédait son corps. Je voulais aussi lui dire qu'elle n'avait pas à être coupable de me vouloir seulement pour elle, je lui offrais déjà ce fait. Pourtant, je ne dis rien à cause de son doigt sur mes lèvres. Je la laissais ensuite m'embrasser tendrement, je répondis à peine, j'étais un peu vexé de ne pas avoir eu le droit de parler.

« Et j’ai encore envie de toi…  » Dit elle et je lui lançais un regard pleins d'amusement. J'avais moi-même envie d'elle, mais je savais ce qu'elle voulait dire en cet instant. J'ai envie de toi, mais c'est ni le lieux, ni le moment de faire ça. Je la comprenais parfaitement et c'était parce qu'elle était ma fiancée qu'elle était encore habillée et en état de parler de façon correcte. Elle aurait été une de mes conquêtes, qui devaient devenir un passé, qu'elle aurait déjà été couchée sur cette table alors que je me serais occupé de notre plaisir à tous les deux. Mina caressait mon dos et je ne bougeais pas d'un millimètre mes mains, je savais qu'au moindre signe de plaisir ou de désir de plus de sa part, je retrouverais toute ma passion. Elle cessa le mouvement de ses mains, les reposant sur la table et elle cessa l'étreinte de ses cuisses contre mon bassin. Pourtant, j'étais pas de cet avis et je comptais bien le lui montrer lorsqu'elle se mit à parler.

« Demain, si tu veux, je te présenterai une camarade de musique avec qui je passe normalement mon temps libre à l’Université. Ce n’est pas ma meilleure amie mais ça m’arrive de sortir avec elle… Elle est assez sympathique et de sang pur. Par contre elle se marie dans un mois donc évite d’en parler… Elle est sur les nerfs dès qu’on parle de ce sujet, se demandant si elle a bien fait d’accepter un mariage avec un Dolohov. Je ne le connais pas bien mais il a l’air plutôt froid et méprisable au premier abord. Le genre d’homme à enfermer sa femme dans une chambre pour obtenir un héritier. D’ailleurs en parlant de ce sujet… je ne t’ai pas encore remercié d’être prévenant avec moi… Alors merci.  » Me dit Mina en posant un chaste baiser sur mes lèvres. Mon regard devait être dur et parfaitement impassible en cet instant. Je ne supportais pas ses remerciements, elle n'avait en aucun cas besoin de me remercier. Si j'avais épousé une autre femme, je ne l'aurais sûrement prise que pour me faire des héritiers, c'était elle, Mina Valmont qui rendait ma façon d'agir différente. Autrement, j'aurais été comme tous mes comparses de sang-pur, j'aurais fait des enfants à ma femme, peut-être satisfait mon plaisir de temps à autre avec elle mais j'aurais surtout vu bon nombre de femme à côté. Ma main agrippa fermement sa nuque alors que la seconde glissa sous son menton pour qu'elle soit obligée de me regarder dans les yeux. « Ne me remercies pas, Mina Valmont ! Si tu avais été une autre et que je t'avais demandé ta main, tu n'aurais jamais eu cette liberté. Seulement, tu es toi. Je n'ai pas envie de t'enfermer, je ne veux pas avoir un animal sauvage en cage chez moi. Je préfère que tu gardes tes instincts animaux pour moi, quand on sera dans notre chambre, après avoir souffert toute la journée en ne pensant qu'à moi à ton travail. Si on arrive à notre chambre bien évidemment, du moins tant qu'on aura pas d'enfant. Après ça, on devra se calmer. Je ne mérites pas de remerciements. Tu fais de moi un homme bon, je ne suis pas un homme bon à la base. » Déclarais je assez fermement avant de poser mes lèvres sur les siennes dans un chaste baiser.

Mina poursuivit avec ce qui devait lui être passé par la tête avant que je ne parle. « As-tu conscience que ces deux semaines de vacances vont être…  » Dit elle et je sentis un petit peu d'appréhension et d'envie, après tout qu'elles étaient ses pensées sur ces vacances maintenant. « torrides et frustrantes ?  » Finit elle et je souris de toutes mes dents. Pour le torride, j'étais bien d'accord, mais frustrantes. J'avais bien envie justement qu'on ne soit pas frustré à ce point là, même sans qu'elle ne perde sa virginité et ça devait être bien visible dans mon regard. Au moins, j'étais honnête avec moi-même sur une chose, pour faire passer ma frustration pendant ces vacances, je ne pourrais franchement avoir recours à certaines méthodes, du moins, je ne le ferais pas par respect pour Mina. Hors les douches froides n'étaient pas vraiment un moyen radical à mes yeux, ça remettait juste les idées en places. Je posais mes mains sur ses cuisses pour les resserrer, lui faisant bien savoir que je n'aimais absolument pas voir son corps arrêter d'étreinte le mien. « Crois moi, je ne compte pas être un homme frustré pendant ces deux semaines, pas plus que tu ne seras frustrée. » Murmurais je en posant plusieurs baisers sur ses lèvres.

Je me montrais alors terriblement frustrant pour elle comme pour moi, je m'éloignais. Reculant jusqu'au bureau pour m'asseoir dessus les bras vers l'arrière. J'avais besoin de se recul en cet instant, j'avais besoin de me calmer complètement en restant loin d'elle, sinon j'allais replonger dans la passion. « J'ai besoin de ne plus te toucher pour réfléchir à peu pès clairement. » Avouais je calmement. « Et aussi pour ne pas prendre le risque de faire une chose dans un lieu, qui n'est ni le bon, ni au bon moment. » Poursuivis je toujours dans le plus grand calme. « Je me doute que tu le sais, mais moi, j'en ai fait l'expérience. Les salles de classes vides pour tout te dire, c'est pas vraiment un de mes lieux de prédilection. Je trouve que ça fait très adolescent n'ayant d'autres choix. » Dis je avec un petit sourire attestant de mon propre passé. Je l'entraînais volontairement dans une conversation à la fois sérieuse et dérisoire. C'était le seul moyen que j'avais pour ne pas lui sauter dessus, lui parler, même si c'était pour dire tout et n'importe quoi. Bien que je savais que je me cantonnerais à des sujets sans grand intérêt parce que dans l'état actuel des choses, s'était les seules conversations que je pouvais réellement gérer. « Me voilà à te parler de mes petites envies ou l'inverse comme je viens de te dire que les salles de classe c'est plus trop dans mes premiers choix de lieux. De toute manière, mon premier choix en ce moment, c'est une chambre d'hôpital avec une superbe médicomage en service que je séquestrerais pour partager un moment de plaisir mutuel des plus puissant. » Avouais je assumant mon envie de la retrouver une fois à son travail pour faire une telle chose une fois que nous serons mariés ou bien même avant, qui sait. Avec Mina, j'avais cette facilité à parler, je ne faisais pas de détour, je n'avais pas besoin d'en faire. Je savais que qu'importe mes mots, elle les écouterait et elle me donnerait son avis si elle n'était pas d'accord avec ma façon de voir les choses.

Pourtant, je me sentais bien plus calme maintenant que je parlais, le fait de parler m'empêchait de penser à ce que je voulais faire à Mina. Même si je pouvais la voir en face de moi et que mon désir était toujours bien présent, parler me calmait. « Tu as plaidé coupable pour notre incapacité à résister à l'autre, si tu veux, je peux te donner ma sentence, je peux même te punir. » Affirmais je d'une voix joueuse et j'avais bien des idées de punitions pour elle, bien que la punition serait également par la suite une punition pour moi. J'avais ce besoin de la chercher, même quand je voulais tout faire pour ne pas retourner la toucher et l'embrasser. C'était trop tentant de la chercher, de la taquiner, de chercher à savoir si elle était prête à me laisser la punir d'une façon plaisante et frustrante. « Cependant, ne te sens pas coupable d'aimer l'idée que je pense à toi quand nous ne sommes pas ensemble. Je suis coupable de penser à toi quand tu es loin de moi et je dois l'avouer, pas toujours de la manière la plus chaste. » Dis je en m'approchant d'elle, jusqu'à poser ma main sur sa joue. « Sommes nous seulement réellement coupable d'être si fortement attiré l'un par l'autre ? » M'enquis je en la fixant dans les yeux. Je ne voulais parler que d'attirance physique, puisque j'aimais aussi la femme qu'elle était et également son caractère. Il n'y avait pas que son physique dans cette histoire, je le disais sans le dire, puisque je n'étais pas à l'aise avec l'idée de lui ouvrir le fond de mes pensées. J'apprendrais sûrement à le faire avec le temps, ce n'était pas un manque de confiance pour elle, c'était simplement un manque de courage de le dire pour ne pas faire face à ce qu'elle pourrait penser de mes mots.
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Mar 7 Avr - 22:57
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Torrides et frustrantes. Je ne pouvais pas voir nos vacances autrement puisque rappelons-le, j’étais inexpérimentée dans le domaine de l’amour physique. Oui certes, je savais qu’un homme pouvait se soulager seul mais je n’avais pas à l’idée une telle chose entre nous. Pas que j’étais contre, simplement parce que je n’y pensais vraiment pas. Je le voyais cependant sourire de toutes ses dents me prédisant qu’il ne voyait pas tout à fait la situation de la même façon… J’étais curieuse alors de savoir son point de vue sur la situation. Je me demandais même s’il n’allait pas profiter de ces vacances pour me convaincre de sauter un pas que j’étais déjà prête de faire. Si je m’en offusquais ? Non. Il était mon fiancé. Je m’en amuserais surtout. Il posa alors ses mains sur mes cuisses pour les resserrer autour de son bassin. J’eus un air mi amusé, mi envieux. J’adorais cette domination qui le caractérisait… Je ne m’en cachais même pas en saisissant ma propre lèvre inférieure avec mes dents.

« Crois moi, je ne compte pas être un homme frustré pendant ces deux semaines, pas plus que tu ne seras frustrée. » murmura-t-il en m’embrassant à plusieurs reprises.

Qu’entendait-il par là ? Je ne pouvais que l’imaginer et Merlin savait à quel point j’avais l’imagination débordante. Il s’éloigna alors et j’affichais presque cet air boudeur sur les lèvres lui signalant mon désaccord à son éloignement. Je ne bougeais cependant pas. Il alla alors au bureau pour s’asseoir dessus.

« J'ai besoin de ne plus te toucher pour réfléchir à peu près clairement. »

*fait très cher… fais…* me dis-je avec un sourire en coin.

« Et aussi pour ne pas prendre le risque de faire une chose dans un lieu, qui n'est ni le bon, ni au bon moment. »

Si ça ce n’était pas une preuve de ses sentiments. Ils ne les formulaient pas comme moi mais je le sentais dans ses mots, dans ses actes et ça me suffisait. Certains de ses mots allégeaient mon cœur et sa douceur le rendait plus amoureux encore. Je ne parlais pas de sa passion qui jouait aussi dans mes sentiments. Après tout je l’aimais avec ses réserves mais aussi ses folies. Mais il avait raison : ce n’était ni le lieu, ni le moment.

« Je me doute que tu le sais, mais moi, j'en ai fait l'expérience. Les salles de classes vides pour tout te dire, ce n’est pas vraiment un de mes lieux de prédilection. Je trouve que ça fait très adolescent n'ayant d'autres choix. » dit-il avec un sourire ampli de souvenirs.

Lui savait de quoi il parlait. Moi, je ne pouvais en dire autant. Il avait une expérience surement très développé là où je me sentais assez… dépourvue. Je ne pouvais pas dire si faire l’amour dans une classe était sexy puisque je ne l’avais jamais fait. Je ne pouvais donc que m’appuyer sur son expérience et c’était assez frustrant d’une certaine façon… Même si je ne regrettais pas d’être encore pure.

« Me voilà à te parler de mes petites envies ou l'inverse comme je viens de te dire que les salles de classe c'est plus trop dans mes premiers choix de lieux. De toute manière, mon premier choix en ce moment, c'est une chambre d'hôpital avec une superbe médicomage en service que je séquestrerais pour partager un moment de plaisir mutuel des plus puissants. » m’avoua-t-il.

Sa réflexion me fit rire. Serait-ce un fantasme de mon cher fiancé ? L’idée était tout à fait plaisante… dangereusement parce qu’on pourrait nous surprendre mais trop tentante pour lui dire non. Le pire serait de me retrouver nue à son insu sous ma tenue… J’aimais l’idée de le surprendre malgré mon inexpérience et le coup était à faire. Après tout, je pouvais très bien lui envoyer un message lui stipulant de me rejoindre à l’hôpital avec urgence, tout ça pour lui dire « j’ai envie de toi » une fois tous les deux dans une pièce, seuls. Et croyez-moi, ce « j’ai envie de toi » ne sera pas un simple « je te désire » mais un « prend-moi » clair et précis.

« J’aime cette idée… » lui dis-je avec un grand sourire mystérieux.

Il continua alors :

« Tu as plaidé coupable pour notre incapacité à résister à l'autre, si tu veux, je peux te donner ma sentence, je peux même te punir. » affirma-t-il joueur.

Mais vas-y ! Ne te gêne pas ! Mets-moi une fessée pendant que tu y es ! Je levais les yeux au ciel sans aucune honte. J’avais alors bien envie tout de même de lui demander quel genre de punition. Allez savoir… ça pourrait peut-être me plaire… Même si je sais, le but d’une punition n’était pas de plaire. J’allais alors sérieusement lui demande mais il me devança :

« Cependant, ne te sens pas coupable d'aimer l'idée que je pense à toi quand nous ne sommes pas ensemble. Je suis coupable de penser à toi quand tu es loin de moi et je dois l'avouer, pas toujours de la manière la plus chaste. » dit-il en s’approchant de moi pour poser sa main sur ma joue.

Fus-je choquée de cette révélation ? Non. Bien au contraire…

« Sommes-nous seulement réellement coupable d'être si fortement attiré l'un par l'autre ? » me demanda-t-il.

« Hum… Non. Je dirai même que c'est naturel et qu'y résister ne serait que pure folie... »

Je descendais alors de la table, longeant par conséquence son corps. Ce geste provoqua un frottement de mon corps contre le sien et fit même légèrement descendre son pantalon sur ses cuisses. Plus petite ainsi que lui, je dus relever le regard vers son visage. Je passais alors mes mains sur le bas de son dos pour ne pas dire clairement sur ses fesses même si le tissu de son boxer formait une barrière. Ainsi tout contre lui, je lui disais lèvres contre lèvres, de manière peut-être un peu trop curieuse :

« Quel genre de punition… ? »

Je laissais alors mes doigts se balader su son torse de façon tentatrice. Je ne pouvais pas m’en empêcher, c’était indéniable mais j’aimais trop nos jeux pou les freiner définitivement. Une part de folie saisit alors ma curiosité. Oui j’allais peut-être le regretter mais il avait rallumé une flamme en moi et j’aimais bien trop jouer avec lui pour ne pas répondre et pire, lui prouver qu’il n’était pas le seul masochiste ici présent :

« Montre-moi… Sans aucune réserve. » lui soufflais-je finalement sur les lèvres.

J’allais le regretter, je le savais, mais j’étais bien trop tentée de connaître ce qu’il pouvait avoir en tête. Du reste, je ne craignais pas ses folies. Il n'y avait aucun tabou entre nous et j'étais prête à assumer ma décision. Mon sourire et ce pincement de lèvres de mes dents étaient bien là pour lui signaler. Alors Monsieur Arcturus Lestrange... Comment auriez-vous envisager de punir votre future femme ? J'attendais avec une magnifique lueur de défit dans le regard. Osera-t-il ?
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Mer 8 Avr - 18:22
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J'avais plus qu'apprécié son rire, mais surtout la remarque faite après sur mon fantasme que je venais de lui avouer. Parce que oui, on pouvait très bien le qualifier de fantasme, mais dans le fond, mon plus gros fantasme du moment se trouvait être en face de moi. Mon plus grand fantasme était de lui donner une première fois inoubliable et que nous y prenions tous deux beaucoup de plaisir. Je ne loupais pas ses yeux se levant vers le ciel à ma remarque sur la punition. Bah oui, je voulais la punir et d'une façon loin d'être déplaisante, en tout cas, dans ma tête, elle ne semblait déplaisante bien que frustrante pour nous deux. Cela dit, avec moi, elle pouvait bien penser que j'allais aller vers une punition plus dans le genre de véritable punition. J'avais pourtant poursuivit mes paroles sans lui donner le temps de me dire ce qu'elle pouvait bien penser de mon idée de punition. Elle me ouvrit cependant la bouche, pour répondre à ma question ou pour parler de punition, je me le demandais bien un instant avant qu'elle ne parle. « Hum… Non. Je dirai même que c'est naturel et qu'y résister ne serait que pure folie...  » M'annonça Mina. Elle descendit de la table, son corps se retrouvant à longer le mien, je pus sentir mon pantalon descendre un peu. Au point où j'en étais, j'aurais pu purement et simplement le retirer. Elle passa ses mains sur mes fesses et je la laissais faire sans sourciller, puis ses lèvres se rapprochèrent des miennes et elle me dit. « Quel genre de punition… ?  » Ses doigts se promenèrent sur mon torse alors que je lui offrais un sourire sadique. Après tout, ce regard ne voulait strictement rien dire de mes intentions, je pouvais très bien être sadique en étant plaisant ou en étant violent. Pourtant, je n'allais pas lui répondre, je n'allais pas lui dire ce que j'avais en tête, sinon le jour où elle parlerait à nouveau de la sorte elle saurait exactement à quoi s'attendre. « Montre-moi… Sans aucune réserve.  » Souffla-t-elle contre mes lèvres qui s'étirèrent dans un sourire plein d'envie et de sadisme.

Je vis son pincement de lèvres, ce petit geste avait le don de me faire la désirer que plus, elle était absolument à craquer ainsi. Je pus croiser son regard de défi, pensait elle réellement que j'allais lui faire du mal alors que je venais de la demander en mariage. J'espérais bien qu'elle soit plus intelligente que cela et qu'elle puisse comprendre que je ne lui ferais pas de mal. Je voulais tout l'inverse, la protéger et l'avoir pour moi, pour savoir qu'elle serait en sécurité dans mes bras chaque nuit ou presque du moins. Je savais aussi qu'elle aurait du mal à accepter ma protection, mais elle finirait par s'y faire comme je me ferais à la fidélité en attendant de pouvoir passer des moments passionnés avec elle. Je savais qu'après cette première fois, ma fidélité lui serait acquise, je le sentais au fond de moi, elle réveillerait toujours mes sens. Je ne pouvais l'expliquer, mais je sentais que même après ce jour, rien ne changerait, c'était aussi l'une des raisons qui m'avait poussé à la demander en mariage très rapidement après notre rencontre.

Mes mains se posèrent sur les siennes avant de les emprisonner dans les miennes. Je l'allongeais sur la table dans la longueur de la table, pour que seul la partie de son corps situé sous ses genoux, ne dépasse. Je souris de façon sadique, sortant ma baguette de la poche de mon pantalon. J'attachais les mains de ma chère fiancée ensemble, avant de lancer un sort pour lui maintenir les cuisses écarté sans pour autant qu'elles ne le soient trop. Je savais que la situation ne serait pas pour lui plaire. Que dans son esprit, ça pouvait prêter à confusion. Je n'allais pourtant pas la violer ou la forcer à accepter les choses là et maintenant. Ni même la torturer ou utiliser des sorts douloureux sur elle. Je voulais juste me laisser accès à son corps en faisant cela. Je m'attelais ensuite à libéré sa peau de ses vêtements, ne laissant que ses sous-vêtements. Pas que je ne veuille lui arracher, juste parce que c'était déjà un signe que je n'allais pas la forcer à quoi que ce soit, mais également parce que même si j'avais mis un sort pour verrouiller la porte, rien ne me disait qu'aucun enseignant ne passerait pour venir vider les salles de leurs occupants, ce qui arrivait de temps à autres. Une fois, que je fus satisfait de sa tenue et de son incapacité à me toucher, je souris de toutes mes dents en posant une main sur sa cuisse et l'autre sur sa joue. « Fermes les yeux ! » Ordonnais je froidement. Pourquoi je me permettais d'agir ainsi ? Simplement parce qu'elle voulait que je lui montre ma punition, pour ce faire, elle devrait impérativement suivre mes ordres et montrer toute la confiance qu'elle pouvait placer en moi.

J'attendis qu'elle eut les yeux fermés pour laisser mes mains se poser sur son ventre, remontant avec une extrême lenteur, mais ne touchant absolument pas ces deux formes rondes se trouvant sur son torse. Mes mains prirent le chemin de ses flancs qu'ils caressèrent de la basse de sa culotte jusqu'à sous son aisselle. Je prenais un malin plaisir à faire une telle chose, je voulais qu'elle soit folle de désir pour moi à la fin de ma punition et je ne m'arrêterais pas tant qu'elle ne me le dirait pas. Mes mains glissèrent le long de ses bras, remontant ensuite jusqu'à ses clavicules et son cou. Je posais un doux baiser sur ses lèvres, avant de prendre sa lèvre supérieure entre mes dents pendant un petit moment. Lâchant sa lèvre, je laissais mon souffle glisser sur ces lèvres de façon tentatrice. « Je pense que tu pourras trouver cette punition intéressante, mais je t'interdis formellement d'ouvrir les yeux, si tu le fais, je m'en vais. » Assurais je fermement. Je le ferais si elle ne suivait pas mon ordre, parce que je savais que mon regard trahissait tout ce que je ressentais pour elle sans vouloir me l'avouer ou même comprendre ces sentiments qu'elle faisait naître au fond de mon être.

J'éloignais mon visage du sien, le glissant dans son cou, ma langue traça le chemin jusqu'au lobe de son oreille qui finit entre mes dents et taquiné par cette langue taquine et avide de pouvoir goûter à la peau de ma fiancée. Je jouais un moment alors que mes mains redescendaient en ignorant toujours sa poitrine, cette fois, mes mains glissèrent jusqu'à ses cuisses, les caressant avec douceur sans aller toucher l'intérieur de ses cuisses. Je les fis descendre jusqu'à ses genoux, me rendant compte que c'était bien la première fois que je les touchais. Je découvris une nouvelle part de son corps délicieux, alors que mes lèvres glissèrent jusqu'à sa clavicule en laissant des baisers sur sa peau à chaque mouvement entre le lobe de son oreille et sa clavicule. Je descendis jusqu'à la naissance de sa poitrine mais je m'arrêtais là, souriant sans qu'elle ne puisse le voir. « J'aimerais bien descendre, mais se serait faire preuve de trop de clémence dès le début. » Assurais je en éloignant tout simplement mon visage de son corps. Mes mains remontèrent en douceur, effleurant volontairement l'intérieur de ses cuisses mais se retirant ensuite très rapidement de sa peau. Je caressais les paumes de ses mains en douceur avec ma main droite pour seul contact pendant quelques secondes. Je vins ensuite jouer avec l'intérieur de son coude comme elle l'avait fait avec moi durant ma nuit passé à Ste Mangouste. Mes mains se retirèrent une nouvelle fois de sa peau avec rapidité. J'allais jouer à l'enflammer un peu avant de la frustrer en arrêtant de la toucher, mais j'allais me montrer clément, comme je le prouvais par mes paroles suivantes. « Tu n'as qu'à me le demander et je recommencerais à te toucher. » Annonçais je tout en m'éloignant d'elle et elle devait entendre soit mes pas, soit le fait que ma voix devenait plus lointaine. Elle avait le choix de vouloir continuer la punition ou me voir partir, ce que je m'étais bien gardé de dire. J'avais envie qu'elle veuille que je poursuive cette punition, sans me voir et sans voir ce qui pouvait se lire dans mes yeux que je ne voulais comprendre et qu'elle ne devait comprendre. Si elle ouvrait les yeux ou qu'elle refusait mes mains, je me rhabillerais et la laisserais là, après l'avoir libéré de mes sorts et lui avoir remis sa tenue parce que personne ne devait la voir dévêtue de la sorte hormis moi maintenant que nous étions fiancés.
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Mer 8 Avr - 23:30
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J’étais curieuse de savoir le sort qu’il était capable de me réserver à travers le mot « punition ». C’était comme vouloir savoir avant l’heure ce qu’il serait capable de me réserver une fois mariés parce que je ne doutais pas un instant de mon instinct intrépide qu’il finira par condamner. Nous ne serons pas toujours d’accord, fort heureusement. Je savais que les disputes pourraient éclater comme de simples désaccords pourraient nous prendre. Nous avons pou le moment de la chance de n’avoir encore jamais vécu une violente dispute mais nous ne nous connaissions que depuis un mois et demi. Je me demandais même si notre couple serait capable de résister à une violente dispute où l’un contre l’autre serait capable de s’emporter vivement au point d’utiliser sa baguette magique. Ces disputes éclateront. Selon nos tempéraments à chacun, c’était inévitable. Seulement comme ma mère m’avait souvent dit : un couple qui ne se dispute pas de temps en temps pour remettre les points sur les « i » n’est pas un couple. Restez à savoir si le notre était assez solide pour supporter nos emportements… Je voulais y croire mais je ne pouvais l’assurer. Après tout, je n’avais encore jamais été butée. Ce qu’il s’était passé dans l’escalier n’était rien. J’aurais pu partir au quart de tour et réagir vraiment mal. J’étais cependant assez posée et intelligente pour savoir comment réagir en évitant le pire. Je ne pouvais cependant pas prévoir une mauvaise impulsivité. Arcturus avait le sang chaud mais je pouvais aussi l’avoir s’il venait à toucher un véritable point sensible…

Quoi qu’il en fût, pouvait-on vraiment parler de punition quand on savait le sujet réel qui impliquait une telle soumission ? On pouvait d’une certaine façon. Après tout, je pouvais aussi être très frustrante à son égard. Je méritais bien plus d’une punition pour oser lui faire vivre e que je lui imposais, l’allumant à volonté sans pour autant le soulager de la pression que je lui faisais vivre. Pire ! Je lui privais aujourd’hui de toute possibilité de se soulager avec une autre pour survivre au lendemain. J’aimais l’idée de le savoir au bord du gouffre… Je savais aussi que je ne pourrais pas me contenter d’une telle situation entre nous trop longtemps. Arcturus n’avait pas l’habitude d’être coupé à ce point du soulagement physique. Je savais qu’il me faudrait envisager soit de me freiner, soit de me marier rapidement, soit de lui céder mon corps. Après tout, ne m’avait-il pas proposé de le faire sans pour autant que personne ne le sache. Je savais pouvoir lui faire confiance pour tenir un secret. De là, restez à moi de faire mes propres choix…

Mais revenons un peu à la situation présente. Comment, cet homme parfois si autoritaire, punirez sa femme si elle venait à jouer un peu trop de ses sens ? Là était la véritable question. Je lus son sourire et je sus tout de suite que j’allais faire face à une chose inconnue et surtout très frustrante. Me doutais-je cependant de ses intentions ? Honnêtement ? J’étais loin… très loin de m’en approcher… Ses mains se posèrent alors sur les miennes pour les emprisonner. Jusque là, je n’étais nullement surprise. Je le laissais alors faire, confiante. Il m’allongea sur la table. Il sortit alors sa baguette. J’aurais pu me méfier mais comme je le disais : j’avais une confiance aveugle en lui. A toute épreuve cependant ? Sans le vouloir, il allait pouvoir tester cette dite-confiance en lui. Je sentis alors mes poignées se rapprocher par la magie pour se retrouver attacher ensemble par un lien magique. Pouvais-je dire aimer son idée ? Je n’étais pas au bout de mes surprises… Le sort suivant maintint mes cuisses écartées. Je ne pouvais plus les bouger. Mon cœur s’emballa par l’anxiété de ce qu’il pouvait découlé ses sorts. J’avais confiance en lui mais il ne m’aida pas à me sentir à l’aise en prenant au dépourvu de la sorte. Je savais que j’avais demandé de voir ce qu’il était capable de me faire pour me punir. Regrettais-je le « sans réserve » ? Non. Je prenais sur moi. J’avais demandé qu’il ne prenne aucun gant. Je respirais alors profondément, gardant confiance en lui. Il me dévêtit de ma robe. Je devais bien vous avouer ressentir une pointe stressante… Il me laissa pourtant mes sous-vêtements. Je ne dis rien. Lui se mit à sourire. C’est ça. Souris mais crois-moi, n’oublie pas que j’apprend chaque jour de tes gestes et que je saurais te rendre cette situation mon cher fiancé… Je ne perdais étrangement alors pas confiance en lui. Je ne disais pas aimer la situation. Etre attachée, les cuisses ainsi écartées, je n’étais pas à l’aise. Dois-je vous rappeler qu’avant lui, je n’ai rien connu de la sorte ? Je ne sais donc pas à quoi m’attendre. C’était assez stressant. Ma confiance en lui me permit cependant de ne pas protester jusque là. Après tout, si ses gestes en eux-mêmes manquaient de délicatesses, il n’avait encore rien fait de mal. Je commençais cependant à deviner le genre de punition et croyez-moi une partie de moi sentait déjà la frustration pointer le bout de son nez… Il posa alors une main sur ma cuisse, l’autre su ma joue. Je ne le quittais pas du regard, un regard droit dans les yeux pour lui certifier ne pas craindre sa punition, preuve malgré mon inconfort, de refuser être faible.

« Fermes les yeux ! » m’ordonna-t-il finalement froidement.

La tentation de répondre « non » me traversa fortement l’esprit. Seulement… c’était moi qu’il lui avait demandé cette punition. Rappelez-moi la prochaine fois de me la fermer joyeusement ou tourner ma langue milles fois dans ma bouche avant de me laisser aller à l’idée de lui demander une telle chose ! Je respirais alors longuement. Il me fallut un temps avant de lui obéir pleinement. Je fermais alors les yeux. La suite ? Une véritable torture… Ses mains se jouèrent rapidement de moi sur tout mon corps. Le plus tortionnaire était de ne pouvoir deviner ses mouvements, coupée de la vue. J’étais alors là, sentant ses choix sans autre possibilité que celle de… subir. La position dans laquelle j’étais était étrange. J’étais – disons-le en fait honnêtement – complètement soumise à lui. Le pire était de sentir ses mains frôler chaque partie sensible de mon corps sans s’y arrêter. Pour cela, j’avais envie de lui exprimer ma façon de penser par impulsivité. Oui mais… une punition n’est-elle pas faire justement pour torturer un être ? Après un baiser, il m’exposa bien son point de vue sur la chose :

« Je pense que tu pourras trouver cette punition intéressante, mais je t'interdis formellement d'ouvrir les yeux, si tu le fais, je m'en vais. »

Au moins j’étais prévenue. Si je voulais cesser cette torture, je savais ce qu’il me restait à faire. Cependant, si ne pas subir cette punition indéfiniment me trotta l’esprit, détestant ne pouvoir le toucher, je n’avais pas envie qu’on se quitte maintenant. Oui, certes, on se voyait demain mais j’étais trop bien près de lui pour arriver à me convaincre de le laisser m’abandonner si promptement. Je soupirais alors de frustration, acceptant cette torture… Et croyez-moi, celle-ci fut de plus en plus tordue. Il faisait exprès de toucher des zones, certes sensibles, mais sans aller au bout des choses. Frustration quand tu nous tiens. Je soupirais clairement et sans m’en cacher, de frustration. Je m’en mordais même les lèvres quand il s’approchait de ma poitrine. Ai-je le droit d’attraper ses mains des miennes pour précipiter les choses ? A ce rythme j’allais le supplier de ne pas s’occuper du lieu. Je me retenais cependant encore avec raison. L’envie d’agir inconsidérément me traversa l’esprit mais je ne dis rien. De toute façon je l’imaginais bien trop prendre son pied dans cette disposition pour accepter de me voir bouger d’un poil. Je pris alors sur moi, au bord du vide pour le laisser prendre ce plaisir… Il me fallait un certain contrôle mais plus qu’une soumission à une punition, je le laissais s’amuser par soumission à mon cœur. Consciente être la seule maintenant avec qui il pourrait s’amuser dans ses folies, j’acceptais de lui laisser certains plaisirs. Il y avait certes certaines limites mais ses touchers étaient raisonnables, je ne m’en offusquée donc pas…

Je ne pus retenir cependant un gémissement fristré quand il arriva à la naissance de mes seins, s’arrêtant là. Si j’avais l’es yeux ouverts, j’aurais très certainement levé les yeux au ciel.

« J'aimerais bien descendre… » Et moi donc !!! « … mais se serait faire preuve de trop de clémence dès le début. »

Merlin, je fais la promesse de me venger… Je devinais son sourire de là. Ses mains remontèrent à l’intérieur de mes cuisses pour se retirer vivement. Je voulus finalement resserrer les cuisses mais je ne pus. Pestant intérieurement, je soufflais doucement, signe d’essayer de garder mon calme face à la situation. Et par calme, je n’entendais pas un énervement mais une excitation poignante. Il joua ainsi avec mes mains et l’intérieur de mon coude. Il provoqua un picotement indéfinissable de plaisir.

« Tu n'as qu'à me le demander et je recommencerais à te toucher. » annonça-t-il finalement.

Je sentis alors une absence soudaine et totale de ses touchers. Je pouvais entendre ses pas sur le sol en réponse. Crétin… Il était en train de me pousser à le supplier. Je devinais sa curiosité de voir si je cèderais à une telle chose. Ligotée par magie de mes poignées, ne pouvant bouger les cuisses, je respirais alors longuement, profitant de l’absence de ses caresses pour calmer mon être qui, mine de rien, c’était enflammé au point de désirer son bassin contre le mien de nouveau. Les yeux fermés, j’eus alors un sourire en coin.

« Si tu attends une supplique de ma part, Lestrange, tu peux toujours rêver… » lui fis-je simplement savoir sans pour autant ouvrir les yeux.

Je n’étais pas une de ses conquêtes, faibles et soumises malgré la position dans laquelle il m’avait mise de force. Je restais une force de la nature. Même dans cette position, j’étais capable encore d’oser lui tenir des propos digne d’une femme insoumise. Je ne serais pas une femme faible. J’aimais lui apposer quelques résistances, ne lui donnait pas tout cru dans la bouche. Il se lasserait bien trop vite et moi avec. Gardant les yeux fermés, j’eus alors ce sourire en coin.

« Si c’est tout ce dont est capable un Lestrange, je n’ai aucun soucis à me faire… » lui dis-je avec une belle provocation.

Je savais pertinemment qu’il me ménageait. Je savais qu’il n’était pas à 100% de ses capacités. Après tout, il le serait, je ne serais plus vierge. J’étais certes cependant curieuse de savoir si j’étais capable de réellement rivaliser face à lui ou s’il était capable de me faire supplier. Je ne tenais cependant pas à tenter une telle chose dans une simple salle de classe. Je choisissais alors d’orienter ce jeu d’une autre façon :

« Je vais finir par croire que tu as besoin d’attacher ta future femme pour arriver à réellement la maîtriser comme tu le désires… » dis-je sous une nouvelle provocation.

Je jouais clairement sur sa fierté. Je la savais comme une de ses faiblesses. Restez à savoir si mes provocations l’atteindraient dans son égo. Nous étions cependant en intimité tous les deux et si face aux autres, je serais capable de m’abaisser, qu’il ne s’attende pas à ça de ma part si facilement en privé. Je voulais fonctionnait en duo main dans la main mais aussi en duel dans un jeu de provocation, de tentation, de frustration pour le moment mais d’intense plaisir plus tard. Il m’avait donné le goût de jouer… Je soufflais alors faussement comme si tout ce qu’il avait fait, quoi qu’il ait provoqué un gémissement traitre, n’ait été qu’une légère caresse sur ma peau. Chose fausse quand je voyais le désir exprimait sur l’état de mon intimité mais ça… il devait bien s’en douter avec mes frissons, mes gémissements et mes soupirs languissants. Je jouais cependant avec son arrogance. Après tout, je n’ai jamais dit accepter être une épouse sage, ennuyeuse et docile…

« Tu as encore d’autres attentions aussi douces à l’esprit ? » dis-je avec effronterie.

Je gardais alors les yeux fermés, consciente de mon audace en vue de ma posture… Mais au fond, je ne faisais que répondre à son propre amusement en tentant de jouer dans la même cour que lui. Suis-je cependant à la hauteur ? C'était à lui de le dire...
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Jeu 9 Avr - 11:29
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Je l'observais de loin, attendant qu'elle me demande de la toucher. Pourtant je ne loupais pas son sourire en coin quand il naquit sur ses lèvres et je sentais que ça n'allait devenir que plus amusant. « Si tu attends une supplique de ma part, Lestrange, tu peux toujours rêver…  » Annonça calmement Mina. Et sans qu'elle ne puisse le voir, je remontais mon pantalon. C'était mieux ainsi à me chercher ainsi, elle finirait sûrement par ouvrir les yeux et j'avais peur qu'elle ne voit ce qui se reflétait dans les miens. Je le savais en lui parlant plus tôt, qu'il y avait de grande chance qu'elle ne cède pas. Je la connaissais après tout, elle était ainsi. Elle ne ressemblait à aucune des femmes que j'avais côtoyer et elle était capable de dire non. Surtout que là, je lui demandais d'agir avec une soumission totale. Ce qui n'était pas du tout dans le caractère de Mina, qui était provocatrice et joueuse, du moins quand nous étions seuls tous les deux. Pourtant malgré cela, je savais que tenter de la soumettre était loin d'être chose facile. J'essayais tous de même parce que je ne voulais pas sa soumission totale tous le temps, juste là, le temps de quelques instants pour que nous partagions un moment agréable pour chacun de nous. « Si c’est tout ce dont est capable un Lestrange, je n’ai aucun soucis à me faire…  » Me dit elle et elle ne put voir mon regard de pure colère. C'était une chose de parler uniquement de moi, mais là, elle insultait toute ma famille et c'était dans la liste des choses à ne surtout pas faire si on ne veut pas voir ma colère. Je savais pourtant qu'elle me provoquait, c'était inscrit dans le ton de sa voix, mais une part de moi ne supportait pas qu'on insulte ma famille de la sorte même pour me provoquer. Je fermais mon pantalon et me rapprochait rapidement de Mina. Posant mes mains sur ses épaules, elle voulait me provoquer, eh bien, elle n'allait pas être déçu d'avoir essayé. « Je vais finir par croire que tu as besoin d’attacher ta future femme pour arriver à réellement la maîtriser comme tu le désires…  » Deuxième faute Mina, annonça mon esprit alors que mes mains remontèrent. La tentation de lui faire peur été là, mais j'avais déjà été trop loin avec elle quand nous nous étions vu et je ne lui ferais rien. Où serait l'intérêt de lui faire du mal alors qu'elle était si soumise, ça ne ferait de moi qu'un homme plus mauvais.

Mes mains ne bougèrent pas, restant là sur son corps, entourant son cou sans aucune pression. Je ne voulais pas lui faire du mal et c'était une chose difficile à accepter, ça montrait à quel point j'étais attaché à elle. Je ne la comprenais pas, elle me provoquait comme ça tout en ayant été réactive à mes caresses. Bon d'accord, c'était simplement de la provocation et nous en étions capable tous les deux, mais elle me froissais à chaque mot, le premier ayant été de m'appeler juste Lestrange, le second d'avoir dans sa provocation impliqué l'ensemble de ma famille et le dernier de ne pas comprendre que je ne faisais pas ça du tout pour maîtriser ma future femme comme je le désirais. Non pour le dernier, je l'avais soumise à moi de la sorte parce qu'elle voulait voir ce que j'avais en tête pour une punition, mais lui faire fermer les yeux était bien pour qu'elle ne puisse comprendre ce que je ne comprenais pas. C'était pour maîtriser ce qu'elle pouvait apprendre sur moi que je la forçais à les garder fermer. « Tu as encore d’autres attentions aussi douces à l’esprit ?  » Me demanda-t-elle et je retirais mes mains, lançant les contre-sorts pour libérer ses mains et l'écartement de ses cuisses. Je lui tournais délibérément le dos en allant vers le bureau, refermant mon pantalon. Une fois au bureau, je m'appuyais dessus en fermant les yeux, l'envie de partir et de la laisser là était forte, mais j'avais aussi envie de répondre à ses provocations en lui montrant qu'on ne provoque pas un Lestrange en parlant sur l'ensemble de sa famille. Oui, j'avais d'autres attentions pour elle à l'esprit, mais elle n'en apprendrait rien, elle n'aurait qu'à attendre demain.

« Je te déconseille de tenter une nouvelle fois de mettre toute la famille Lestrange dans tes provocations. J'ai tendance à devenir meurtrier quand on s'en prend à ma famille, même si c'est par pure provocation sans vouloir se montrer méprisant envers eux. De plus, tu seras une Lestrange, puisque tu as accepté de m'épouser. Le fait que tu sois de ma famille fait que je n'ai aucune envie de te tuer et que je ne le pourrais simplement pas, disons les choses telles qu'elles se présentent. » Annonçais je en sachant que je ne mentais pas. Je ne tenterais jamais de tuer un membre de la famille Lestrange m'étant proche par le sang. Ce qui ne comptait que trois personnes, Eiladora, mon père et ma mère. Mina s'était rajouté à ce petit groupe, parce que je désirais ardemment l'épouser. De plus, notre couple montrerait bien des choses, que la chaste, suiveuse des traditions et mangemort qu'était Mina Valmont, pouvait finir avec moi, un coureur de jupon, jouant avec les limites des traditions, fier de sa liberté et détestant le Seigneur des Ténèbres. Enfin la dernière partie sur moi, ne devait trop s'apprendre, après tout, j'allais prendre sa marque et je ne pouvais pas dire le détester. Parce que personne ne comprendrait pourquoi je le détestais, puisque bien que pensant comme cet homme, je le détestais pour m'avoir voler la famille que nous aurions pu être avec nos parents, Dora et moi. « J'ai bien d'autres attentions pour toi mais aujourd'hui, tu n'y goûteras pas, peut-être demain, peut-être aux vacances, nous verrons bien... » Annonçais je calmement sans me tourner vers elle, essayant de retrouver un contrôle totale sur mes yeux. C'était complexe de voir que je perdais le contrôle de mes émotions alors que dans ma tête, mes barrières d'occlumens étaient toujours bien élevée. Je finis par retrouver un regard neutre, absent de toute trace de sentiment, mais il m'avait fallu plusieurs dizaines de respiration pour en arriver là. Je savais que la coupable n'était autre que Mina, c'est elle qui me fait me sentir assez confiant pour montrer mes émotions. « Cependant, ne penses pas que j'ai besoin de te mettre dans une telle posture te maîtriser. Je n'ai ni l'idée, ni l'envie de te soumettre entièrement à moi, tu ne serais pas ma fiancée si tu m'étais entièrement soumise. Une femme soumise ne m'intéresse en rien, parce qu'une femme soumise est faible et c'est tout l'inverse de ce que je recherchais. » Avouais je en la regardant. Je ne faisais qu'exprimer mes pensées d'une façon peut-être maladroite, ce que je voulais dire dans le fond. C'était qu'une femme soumise totalement à son époux ne se reposait que sur lui pour l'ensemble de sa vie et ne faisait même pas l'effort de chercher à connaître des moyens de se défendre s'il venait à lui arriver quoi que ce soit.

Je faisais en sommes, un compliment déguisé à Mina, lui disant qu'elle était une femme forte en caractère et en connaissance pour sa propre survit. Que je savais qu'elle n'avait pas forcément besoin de moi pour être protéger et qu'elle me donnerait toujours du fils à retordre si je tentais de la soumettre. Si elle comprenait le sens de ma phrase, j'espérais qu'elle comprendrait à quel point mes mots étaient un compliment. Parce que bien que vexé face à ses mots, je ne pouvais nier qu'elle faisait preuve d'une grande force, elle avait été totalement à ma merci et j'aurais pu lui faire n'importe quoi. « Mon arrogance fait que j'apprécierais cependant de toi que de temps à autre, tu acceptes de te soumettre aveuglément à moi. Que tu fasses exactement ce que je te demande pour que nous puissions tout deux passer des moments agréables sans chercher à voir ces places de dominant et dominé comme des constantes. » Dis je en le pensant réellement, entre nous, il n'y avait pas ce genre de place, puisque lorsqu'elle voulait dominer, je reprenais ma place et quand elle le voulait elle inversait la situation. Nous étions dans un jeu pour savoir qui était le dominant et qui était le dominé, alors que simplement, nous étions égaux. Je n'avais pas dénié ce fait, je ne lui demandais pas de répondre à toutes mes tirades par oui, ni même de faire ce don je venais de lui parler, je lui exprimais juste que j'aimais l'idée, sans pour autant affirmer que je n'étais pas prêt à faire de même si elle me le demandait.

M'approchant d'elle avec lenteur, je posais un chaste baiser sur ses lèvres, pas pour me montrer tentateur ou pour réveiller une flamme entre nous. Juste pour lui signifier que même si nous venions un jour à nous disputer, violemment sûrement vu le genre de personne que nous étions, je serais toujours là pour elle et nous trouverions le moyen de nous retrouver, même s'il nous fallait du temps pour le faire et oublier nos disputes. « Tu sais que tu as réellement une très mauvaise influence sur moi ? » M'enquis je doucement, revenant à un sujet plus serein et plus normal. « Avant toi, jamais je n'ai jamais loupé mes cours pour être avec une femme. Je n'ai jamais accepté d'être fidèle. Je n'ai jamais attendu pour posséder le corps d'une femme. Je n'ai jamais pensé que je me fiancerais si jeune. Je n'ai jamais eu d'attention pour une femme. Et je n'ai jamais accepté de passer deux semaines avec une femme, bien que pendant ses deux semaines, tu vas devoir me laisser travailler un peu sur mes cours et pour ça, tu devras rester loin de moi avec ton corps si tentateur. » Ris je en glissant ma main dans son cou. Je ne mentais absolument pas et même si elle ne penserait pas au même sens que moi pour l'attention, ce n'était pas grave. Elle en comprendrait la signification bien assez tôt, du moins au moment des vacances, puisqu'il y avait aucune chance que je lui montre demain. Pas sur le campus où ce qui était vu se répétait bien trop vite, surtout pas si elle me présentait son amie. Alors elle devrait attendre que nous soyons seuls tous les deux, pendant les vacances.

Je ne pus résister pourtant au fait de l'entraîner dans un baiser tendre et lent, ce qui n'était vraiment pas dans ma nature. J'apprenais avec elle à me montrer doux, tendre, attentionné et droit. J'apprenais avec elle à être droit dans les relations personnelles, je ne l'avais jamais été, j'avais toujours été volage et là, j'apprenais à me montrer droit dans le sens où je me montrais fidèle et que je n'attendais pas d'elle uniquement son corps, mais bien plus. Pour ma part, je pensais être en train de lui enseigner les délicatesses des relations charnelles. Alors que comme elle me l'avait demandé, j'acceptais de plus en plus le fait qu'elle me ferait sûrement découvrir une forme différente de ces mêmes relations, puisque je ne pouvais nier avoir des sentiments pour elle sans savoir mettre de nom sur leur nature. Elle avait eu raison de penser que ce serait une première fois pour chacun de nous, bien que je ne lui avouerais pas, ayant trop de fierté pour lui donner cette information. « Je réalise aujourd'hui quel chance j'ai eu en allant torturer ce sang-de-bourbe et que ta curiosité t'amène à venir voir ce qu'il se passait. Tu vois, en parlant de ça, il nous faut une histoire plus sage et moins sanglante à raconter pour les personnes incapable de comprendre cette rencontre si on nous le demande un jour. » Murmurais je en me disant que nous devions avoir une des rencontre les plus étranges qu'on puisse trouver. En général, les époux se rencontraient à l'école ou à l'université, parfois sur leur lieu de travail ou par des amis, mais jamais je n'avais entendu personne dire « Oh, j'ai rencontré ma femme en me promenant dans la forêt. », alors trouvé quelqu'un me disant avoir rencontré sa femme dans une forêt alors qu'il était en train de torturer un homme. Il pouvait peut-être y en avoir un chez les mangemorts et là, j'en doutais grandement. « Ma mère va sûrement apprécier de la connaître et je pense qu'elle pourrait bien nous poser la question. Puisqu'elle sera complètement contre le fait que j'épouse sa protégée. » Dis je sans vraiment réfléchir à mes mots. Je m'en rendis compte après, mais Mina pourrait très bien en rire ou me donner une idée de la réaction de ma chère mère en apprenant notre rencontre. Je fis un sourire à Mina, espérant qu'elle comprendrait que je parlais sincèrement mais aussi pour apaiser un peu nos corps et mon esprit.
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Jeu 9 Avr - 21:55
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Il prit très mal mon attitude, me libérant complètement, me permettant à la fois de me redresser et d’ouvrir les yeux. Que pensais-je de tout cela ? Je ne savais trop. J’étais pourtant le genre à retenir les leçons même si je ne pensais pas avoir agi mal. Mon futur époux était pourtant un homme impulsif et susceptible. J’aurais du m’y attendre. Je n’y prêtais pourtant aucune attitude farouche. Je me contentais de le laisser s’exprimer avant qu’il ne vienne enfin se rapprocher de moi. Je ne m’étais pas habillée, n’éprouvant aucune gêne face à lui. Je m’étais contentée de m’asseoir sur la table pour l’observer. J’allais finir par le rendre fou à force d’usure… que se soit d’agacement, de colère ou de désir… Mais je n’étais pas parfaite malheureusement et mon humanité pouvait à moi aussi me faire commettre des erreurs. Je sus pourtant qu’elles ne seraient pas condamnables définitivement. En effet, son baiser chaste sur les lèvres venait m’indiquer sa capacité à pardonner.

« Tu sais que tu as réellement une très mauvaise influence sur moi ? »

Savait-il que j’aimais cette idée ? Qu’il se rassure, ça allait aussi dans mon sens. Après tout, j’étais tout de même à moitié nue face à lui. Moi ! Bellatrix elle-même n’y croirait pas tout comme Sasha, les deux femmes sur terre qui me connaissaient le mieux. D’ailleurs je ne tenais pas à ce qu’elles sachent ce détail, la première parce qu’il s’agissait un peu de sa mère et de la mienne si on voyait le côté adoptif et que la deuxième ne pourrait s’empêcher de me faire la réflexion que je ne devrais pas laisser mon fiancé avoir autant de moi avant le mariage, surtout lui en considérant son passé. Savez-vous cependant ce que je pensais de tout ça ? Je n’en avais que faire. J’aimais cet homme, point.

« Avant toi, jamais je n'ai jamais loupé mes cours pour être avec une femme. » Et après c’est moi qui doit être punie… Lui aussi en tenait une couche en ayant aucun scrupule à sécher… Ce n’était vraiment pas bien ! Je ne dis pourtant rien, le laissant finir de parler : « Je n'ai jamais accepté d'être fidèle. » deuxième nouveauté et croyez-moi, celle-là, je l’adorai particulièrement. « Je n'ai jamais attendu pour posséder le corps d'une femme. » De toute façon je ne lui laisse pas vraiment le choix… Il aurait essayé dès l’hôpital c’est ma main dans sa figure qu’il aurait pris si ce n’est autre chose de plus violent… « Je n'ai jamais pensé que je me fiancerais si jeune. » Ne jamais dire jamais ? « Je n'ai jamais eu d'attention pour une femme. » et je me sentais tout à coup vraiment importante à ses yeux sans pour autant être sûre de comprendre l’entière signification de ce mot à ses yeux. « Et je n'ai jamais accepté de passer deux semaines avec une femme, bien que pendant ses deux semaines, tu vas devoir me laisser travailler un peu sur mes cours et pour ça, tu devras rester loin de moi avec ton corps si tentateur. » finit-il par rire, sa main dans mon cou, provoquant mon propre sourire.

J’imaginais déjà la scène de là. Il serait installé dans le salon en train de travailler, prenant certainement toute la table de ses parchemins et je serais là, chipie comme à mon habitude, me promenant dans la pièce avec un air innocent sur le visage en tenue légère. Complètement nue ? Oh non… J’aimais bien trop qu’il craque et m’enlève ce que j’avais su le corps. Cependant je ne doutais pas de mes capacités à trouver quelque chose de sexy pour lui rendre ses révisions impossibles. C’était cruel mais je savais que je le ferais au moins une fois par le simple plaisir de voir combien de temps il tiendrait entre choisir entre son travail et sa femme. J’avais besoin de passer avant tout. D’être la première à ses yeux. Du reste, j’étais capable de le partager avec sa sœur, sa mère, ses études et son travail. Je pouvais même faire une concession pour mon maître mais je voulais que dans son esprit, s’il ait à choisir entre un moment avec moi ou autre chose, il cède pour moi. Jamais je ne lui imposerai un choix attention. Je ne lui demandais même pas de me dire pour qui il serait capable de se sacrifier en premier s’il devait choisir. Ça n’avait rien à avoir. Ce qu’il ressentait pour chaque chose ou être était complètement différent. On ne pouvait pas comparer un amour fraternel, maternel ou passionné. Ça n’avait strictement rien avoir. J’avais juste le besoin de savoir être importante à ses yeux. Ça me rendait pétillante, joueuse et amoureuse de lui. Je pouvais cependant accepter de lui promettre de le laisser travailler un minimum. Je savais comment occuper mes journées libres. Je devais après tout travailler entre autre ma musique au violon et ne pas perdre ma souplesse à la danse.

Il me coupa alors dans ma réflexion par un baiser tendre et lent, le genre qui pouvait me transporter bien plus qu’un simple baiser passionné. Oubliant complètement mes réflexions, je répondis à ce baiser avec l’amour que je ressentais pour lui. C’était un baiser encore différent mais c’était ma nouvelle façon de l’embrasser : doux, tendre, attentionné, quoi qu’un brin sensuel. Ce baiser représentait un tout : mes sentiments aussi bien du cœur que du corps. C’était le résultat de toutes mes émotions pour lui et de la liberté qu’il m’insufflait. Autant qu’il s’y habitue, ce baiser commençait à apparaitre de mes lèvres et je n’étais pas prête à m’arrêter, ayant de moins en moins peur de ses réactions.

« Je réalise aujourd'hui quel chance j'ai eu en allant torturer ce sang-de-bourbe et que ta curiosité t'amène à venir voir ce qu'il se passait. Tu vois, en parlant de ça, il nous faut une histoire plus sage et moins sanglante à raconter pour les personnes incapable de comprendre cette rencontre si on nous le demande un jour. » me murmura-t-il sur les lèvres. « Ma mère va sûrement apprécier de la connaître et je pense qu'elle pourrait bien nous poser la question. Puisqu'elle sera complètement contre le fait que j'épouse sa protégée. » dit-il avant de finir par me sourire.

« Notre rencontre est représentatif de nos personnalités et j’adorerai le raconter sincèrement à tes parents. Je ne doute pas que cette histoire puisse plaire à Bellatrix. Enfin après notre situation reste délicate mais… je pense que ça pourrait lui arracher un léger rictus contrôlé. J’imagine d’ailleurs aussi la réaction de ma meilleure amie qui s’en amusera, peu étonnée de ma part mais du reste… tu as raison. Prenons alors pour base l’hôpital. C’est certes peut-être un peu romantique mais ça évitera les milles questions. Tu étais blessée, j’ai du te soigner et de là notre histoire a débuté par une attirance gênante qui m’a fait te détester, tout comme toi, pendant tout le long de notre secret jusqu’à craquer un jour, aujourd’hui ? Et s’embrasser ? Ça justifiera d’ailleurs ton annulation de ce soir… On risque cependant de se demander si après ce baiser il n’y a pas eut plus… Je ne tiens pas à ce qu’on connaisse le moindre détail de notre vie privée. Non pas que mentir est une solution. Je préfère me contenter de dire que cette relation est sérieuse et que donc, pour cela, nous avons pris la décision de suivre les règles. Ça t’irait ? » lui demandais-je.

Pour moi en tout cas je voyais cela comme une bonne alternative qui me permettrait d’éviter de trop mentir. Je détestais ça or cette histoire était basée sur des faits qui s’étaient vraiment passés. Pour moi il n’y avait rien de mieux.

« Et si un homme doué de légimentie tente de s’insérer dans notre esprit, au moins la confusion par les faits permettra le doute sur la réalité… Enfin si tenté que tu ne sois pas occlumens. » lui dis-je simplement comme une question indirecte.

Moi, je ne l’étais pas. Je n’avais jamais eu l’utilité non plus de le devenir. Mais lui ? J’étais un peu curieuse, je devais bien l’avouer… Je me posais alors une question.

« Je t'avouerai ne vraiment pas aimer mentir... d'ailleurs, je me demandais. Accepterais-tu que je dise la vérité sur ton nom à ma meilleure amie ou préfères-tu lui dire toi-même ou attendre le mariage ? Personnellement, je n’aime pas lui mentir. Elle connait tout de moi et ne m’a jamais trahi une seule fois. Cela est réciproque. Le jour où je lui ai avoué mon allégeance, elle a même accepté de suivre le rituel du serment inviolable qui l’empêche de me trahir. Si ça te peut rassurer, elle ne pourra donc en toucher mot à quiconque puisque le dire à quelqu’un serait me trahir moi. Mais ce choix te revient même si je porterai ce nom le jour des noces. Je ne veux donc te l’imposer… Je verrais d’ailleurs avec elle à te la présenter avant les vacances. Je pense que tu l’adoreras. Elle est particulière mais c’est une amie sincère. »

Je passais alors mes deux bras autour de son cou. J’allais attendre sagement sa réponse et il allait certainement y répondre mais entre temps, je posais un doigt sur ses lèvres.

« J’ai une dernière question ! » dis-je en mordillant l’intérieur de ma joue, m’en voulant de lui couper la parole mais je ne me taisant pour autant pas : « Quelle est ta ou tes couleur(s) préférée(s) ? »

Le rapport ? Aucun. Je venais simplement d’avoir une idée mais je n’allais certainement pas lui dévoiler le fond de ma pensée en ce moment même. J’attendais alors enfin sagement sans plus l’interrompre. Non sans lui vole un baiser au passage bien évidemment…
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Ven 10 Avr - 0:04
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« Notre rencontre est représentatif de nos personnalités et j’adorerai le raconter sincèrement à tes parents. Je ne doute pas que cette histoire puisse plaire à Bellatrix. Enfin après notre situation reste délicate mais… je pense que ça pourrait lui arracher un léger rictus contrôlé. J’imagine d’ailleurs aussi la réaction de ma meilleure amie qui s’en amusera, peu étonnée de ma part mais du reste… tu as raison. Prenons alors pour base l’hôpital. C’est certes peut-être un peu romantique mais ça évitera les milles questions. Tu étais blessée, j’ai du te soigner et de là notre histoire a débuté par une attirance gênante qui m’a fait te détester, tout comme toi, pendant tout le long de notre secret jusqu’à craquer un jour, aujourd’hui ? Et s’embrasser ? Ça justifiera d’ailleurs ton annulation de ce soir… On risque cependant de se demander si après ce baiser il n’y a pas eut plus… Je ne tiens pas à ce qu’on connaisse le moindre détail de notre vie privée. Non pas que mentir est une solution. Je préfère me contenter de dire que cette relation est sérieuse et que donc, pour cela, nous avons pris la décision de suivre les règles. Ça t’irait ?  » Me demanda Mina. Pourtant, bien qu'elle dise ne pas aimer mentir, c'était bel et bien un mensonge, l'un de ceux étant bon car se basant sur une part de vérité. Mes mensonges préférés. Après tout, en tant que politicien, je me devais de savoir mentir. J'allais devoir faire croire à un peuple être un bon candidat tout en voulant voir disparaître une grande partie de ces gens pouvant voter. C'était une manipulation de politicien et des mensonges déguisés. Le mensonge n'était pour moi pas réellement gênant, c'était même une seconde nature, on m'avait appris à mentir avant que je ne sache parler en quelques sortes. Ma vie entière était basée sur un mensonge et cela, on ne pourrait jamais me l'enlever. J'avais le mensonge gravé dans ma chair et mon esprit depuis toujours. Je ne me montrais complètement honnête qu'avec mes amis très proches, c'est à dire personne, Mina et ma famille.

« Et si un homme doué de légimentie tente de s’insérer dans notre esprit, au moins la confusion par les faits permettra le doute sur la réalité… Enfin si tenté que tu ne sois pas occlumens.  » Dit elle et je sentais la question indirecte sur mes propres connaissances en la matière. Je n'avais strictement aucune crainte quand au fait de lui avouer être occlumens, tant qu'elle ne me demandait pas de lui expliquer comment je l'étais devenu. En outre, je n'avais jamais eu affaire à des legimens d'un haute niveau, comme le Seigneur des Ténèbres et je ne pouvais dire si je résisterais à une attaque de cette force. Pourtant, je ne pus lui répondre qu'elle enchaîna. « Je t'avouerai ne vraiment pas aimer mentir... d'ailleurs, je me demandais. Accepterais-tu que je dise la vérité sur ton nom à ma meilleure amie ou préfères-tu lui dire toi-même ou attendre le mariage ? Personnellement, je n’aime pas lui mentir. Elle connait tout de moi et ne m’a jamais trahi une seule fois. Cela est réciproque. Le jour où je lui ai avoué mon allégeance, elle a même accepté de suivre le rituel du serment inviolable qui l’empêche de me trahir. Si ça te peut rassurer, elle ne pourra donc en toucher mot à quiconque puisque le dire à quelqu’un serait me trahir moi. Mais ce choix te revient même si je porterai ce nom le jour des noces. Je ne veux donc te l’imposer… Je verrais d’ailleurs avec elle à te la présenter avant les vacances. Je pense que tu l’adoreras. Elle est particulière mais c’est une amie sincère.  » Je réfléchis un peu à ses mots, alors qu'elle passa ses bras autour de mon cou. Je n'étais pas contre rencontrer son amie avant les vacances. Cependant, je préférais être présent lorsqu'elle parlerait de mon nom, bien que je la laisserais parler pour que son amie se trouve sous le coup du serment inviolable. Je savais que ma façon de penser était de la manipulation pure et simple, mais je comptais en avertir Mina. Après tout, avant notre mariage, je tenais à ce que l'information reste secrète le plus longtemps possible. Je savais que dès ma rencontre avec le Seigneur des Ténèbres ses mangemorts seraient au courant, mais les mangemorts étaient une armée liée par des secrets et personne n'allait parler ouvertement de moi, sauf s'ils me voulaient du tort ou à ma famille et il devait y en avoir bon nombre, je n'en doutais pas. Cependant, je prendrais le risque de taire mon identité jusqu'à ce que ça devienne inévitable. Mina posa un doigt sur mes lèvres, signifiant qu'elle ne voulait pas que je réponde immédiatement, je la laissais donc poursuivre.

« J’ai une dernière question !  » Dit elle et je lui lançais un regard signifiant qu'elle n'avait qu'à continuer, qu'elle avait toute mon attention. « Quelle est ta ou tes couleur(s) préférée(s) ?  » Je me demandais bien la raison de cette question, surtout que je ne pouvais lui répondre le noir, puisque le noir n'est pas une couleur. Je me mis à réfléchir un peu à une couleur que j'affectionnais plus que les autres et je ne trouvais pas. Elle me vola un rapide baiser. Je me reconcentrai sur sa question un instant en faisant mentalement l'inventaire de mes vêtements pour voir si une ou plusieurs couleurs revenait fréquemment. Je n'avais réellement jamais pensé à ma couleur préférée, je n'avais jamais vraiment eu de pensée pour ma couleur préférée. J'avais été trop occupé enfant à penser à mes parents et à veiller sur Dora, puis adolescent à regarder les jeunes filles devenir des femmes et à protéger Dora. Puis mes études et nos poursuivants, l'idée d'une couleur préférée me semblait complètement anodine et absurde, mais j'allais lui répondre. « Pour tout te dire, je n'y ai jamais pensé, même pas enfant, du moins pas que j'en ai souvenir. Après une rapide pensée pour ma garde-robe, je te dirais bien le noir, mais ce n'est pas une couleur, alors ce qui vient après, c'est du bleu nuit, mais semblant noir au premier regard. Sinon j'aime beaucoup l'argenté, mais sans plus que ça. » Avouais je laissant voir que j'étais assez perdu par sa question. Je me mis à penser à ses autres paroles, il me fallait y répondre.

Déjà pour sa meilleure amie, commençons donc par un sujet pouvant la vexé mais il faudrait qu'elle puisse le comprendre. « Pour ton amie, je serais enchanté de la rencontrer avant les vacances. Mais je ne veux pas que tu lui dises si je ne suis pas présent. Cependant, tu seras celle qui le lui annoncera, puisque comme vous êtes sous le coup d'un serment inviolable, elle ne pourra le dévoiler. Je sais que tu as confiance en elle, mais je ne peux pas pour autant lui faire confiance moi-même, alors ne m'en veux pas d'agir de la sorte. Je comptais ne rien avouer avant notre mariage ou au moins la rencontre avec le Seigneur des Ténèbres. Tu sais, avant de le dire, je devrais en parler à Dora, si je plonge, elle plonge avec moi. Alors même si je veux que tu sois une Lestrange officiellement comme moi, j'ai envie de protéger au maximum et le plus longtemps possible Eiladora et le secret que nous avons choisi de garder en quittant la Russie. » Avouais je en me rendant compte que c'était la première fois que je lui avouais avoir choisi de garder mon nom d'emprunt là où je pouvais reprendre le nom de Lestrange. « Ne viens pas à te m'éprendre sur mes mots, nous étions adultes quand nous avons choisi de garder ce secret que nous avions depuis l'enfance. Pour protéger nos parents, mais aussi pour nous éviter de perdre notre liberté. On a choisi de le garder, mais c'était parce qu'on était conscient de la protection qu'il nous procurait et des problèmes que nous créerons en le dévoilant. De plus, à ce moment-là, nous n'avions pas de contact avec nos parents, ne sachant ce qu'ils pouvaient penser de notre choix, on a choisi la facilité en gardant ce qui nous avait été donné dans le passé. » M'expliquais je en espérant qu'elle ne le prenne pas comme un mensonge mais bien comme une explication de pourquoi je considérais que ce choix m'avait finalement été imposé indirectement.

Je posais un baiser sur ses lèvres, si elle devait s'énerver contre moi, je voulais au moins profiter encore une peu de son calme. J'éloignais mes lèvres des siennes et je lui caressais la joue. Je n'aurais pas le droit de parler si elle commençait à s'énerver, alors je me décidais à monopoliser la conversation un temps sans lui laisser la possibilité de répondre. « Pour l'histoire que tu penses raconter de notre rencontre, je suis d'accord. Après tout, c'est cohérent. » Murmurais je en posant un petit un rapide baiser sur ses lèvres. « Je suis occlumens. Avec ma sœur, on pensait que c'était mieux pour se protéger et protéger nos petits secrets. C'est difficile de cacher son nom de famille alors que quiconque peut pénétrer dans ton esprit. » Avouais je calmement sans parler du fond des choses puisqu'il s'agissait plus de l'histoire et de l'idée d'Eiladora que de la mienne. Je pensais que c'était à mon tour de poser des questions que j'avais en tête. « Tu es occlumens toi ? Bon, j'ai aussi d'autres questions que je vais te poser parce que je veux avoir les réponses. Reverras tu Matthieu dans un domaine privé, maintenant que nous sommes fiancés ? Et maintenant celle qui est un peu futile et sans rapport. Est-il possible de voler autour de ton chalet ? » M'enquis je avec douceur. Bien que je ne pouvais savoir comme je réagirais si Mina me disait oui à ma question sur son ex-fiancé. Qu'elle le voit chez les mangemorts, d'accord. Qu'elle le voit en public lors de réception ou d'événements oui. Mais j'aurais beaucoup de mal à la savoir avec lui, n'importe où ailleurs pouvant leur procurer une certaine intimité, même si elle me disait le retrouver dans un bar, je ne le supporterais pas. Mes bras enlacèrent le corps de Mina pour la rapprocher de moi et je fis preuve de possessivité. « Tu es une femme, tu as dû imaginer ton mariage un jour. Tu l'imaginais comment ? Quand ? Où ? » M'enquis je doucement voulant vraiment connaître la réponse. Et peut-être même sa vision des choses maintenant, pour savoir ce qu'elle pouvait désirer du notre.
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Ven 10 Avr - 8:47
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Je ne pensais pas qu’une question aussi simple que sa couleur préférée provoquerait une intense réflexion de sa part. Généralement, c’était le genre de questions simples dont on répondait assez spontanément. Mon fiancé n’était décidément pas comme les autres et il me faisait sourire à prendre le soin de réfléchir pour répondre à une question aussi banale au lieu de répondre un simple « je ne sais pas et je m’en fou. » J’adorais le soin qu’il prenait à répondre à mes questions, peu importait ses valeurs. J’avais la sensation d’une réelle communication partagée et plaisante entre nous. Après tout, nous n’étions pas fait seulement pour que se désirer. L’entente allait bien au-delà d’une simple passion. On n’avait pas toujours les mêmes idées, ni les mêmes avis mais j’avais plus la sensation qu’on se complétait à notre façon. On se ressemblait sur certains points, ce qui permettait de nous entendre mais nos divergences ne faisaient que nous rapprocher au lieu de nous éloigner. J’aimais lui faire découvrir certaines choses et le voir m’en apprendre d’autres. C’était un partage que j’appréciais beaucoup. J’espérais alors avoir toujours à apprendre au creux de ses bras… Il trouva enfin – peut-être – sa couleur :

« Pour tout te dire, je n'y ai jamais pensé, même pas enfant, du moins pas que j'en ai souvenir. Après une rapide pensée pour ma garde-robe, je te dirais bien le noir, mais ce n'est pas une couleur, alors ce qui vient après, c'est du bleu nuit, mais semblant noir au premier regard. Sinon j'aime beaucoup l'argenté, mais sans plus que ça. » me dit-il un peu perdu à ma question.

J’eus un léger sourire en le voyant dans cette disposition. Le voir de cette manière lui donnait un côté sensible et craquant. On va tout de même se retenir de se mordre la lèvre, il ne va pas comprendre… Je notais alors dans un coin de ma tête : surtout le noir, un peu de bleu nuit et pourquoi pas l’argenté.

« Pour ton amie, je serais enchanté de la rencontrer avant les vacances. Mais je ne veux pas que tu lui dises si je ne suis pas présent. Cependant, tu seras celle qui le lui annoncera, puisque comme vous êtes sous le coup d'un serment inviolable, elle ne pourra le dévoiler. Je sais que tu as confiance en elle, mais je ne peux pas pour autant lui faire confiance moi-même, alors ne m'en veux pas d'agir de la sorte. Je comptais ne rien avouer avant notre mariage ou au moins la rencontre avec le Seigneur des Ténèbres. Tu sais, avant de le dire, je devrais en parler à Dora, si je plonge, elle plonge avec moi. Alors même si je veux que tu sois une Lestrange officiellement comme moi, j'ai envie de protéger au maximum et le plus longtemps possible Eiladora et le secret que nous avons choisi de garder en quittant la Russie. »

J’allais parler pour répondre à ça mais il ne m’en laissa pas l’occasion. Je l’écoutais alors une nouvelle fois, refermant la bouche simplement au lieu de le couper de façon impolie.

« Ne viens pas à te m'éprendre sur mes mots, nous étions adultes quand nous avons choisi de garder ce secret que nous avions depuis l'enfance. Pour protéger nos parents, mais aussi pour nous éviter de perdre notre liberté. On a choisi de le garder, mais c'était parce qu'on était conscient de la protection qu'il nous procurait et des problèmes que nous créerons en le dévoilant. De plus, à ce moment-là, nous n'avions pas de contact avec nos parents, ne sachant ce qu'ils pouvaient penser de notre choix, on a choisi la facilité en gardant ce qui nous avait été donné dans le passé. » s’expliqua-t-il sur ses choix avec sa sœur.

Je comprenais alors que le mensonge était une part d’Arcturus. Ça l’avait toujours été et je m’en doutais. Lui en voulais-je pour ça ? M’avait-il une fois menti ? Pas véritablement ou du moins pas intentionnellement. Je ne prenais pas son secret sur son affiliation comme un mensonge. C’était simplement un secret fait pour protéger sa famille. Du reste, jamais il ne m’avait menti. Je pouvais alors accepter que mon futur époux soit un parfait menteur du moment qu’il ne le faisait pas avec moi. Là, je le prendrai mal et très mal. Il le savait de toute façon : il n’avait pas intérêt de jouer avec cela. Amoureuse ou non, les conséquences pourraient faire mal. Certes à moi d’abord mais à lui ensuite. Et moi ? Serais-je capable de mentir à mon tour avec le temps ? Malgré mon passé, parfois j’étais encore bien naïve. Je pensais pouvoir y échapper au maximum. Pouvait-on cependant y échapper définitivement quand votre futur époux choisit de rentrer en politique ? J’espérais pouvoir au moins rester fidèle à moi-même. Du reste, je ne voulais pas y penser pour me polluer l’esprit et me tracasser pour des broutilles. Et ma meilleure amie ? Sasha ? J’espérais qu’elle comprendrait. De toute façon je ne comptais pas lui mentir, seulement la faire languir sur le nom de mon fiancé. Après tout ne rien dire du tout en lui demandant d’attendre de le rencontrer, n’était pas mentir. Je m’en sortais souvent avec ce genre de malice digne de ma personne. De toute façon j’avais le choix : mentir ou ruser. Je préférais largement la ruse. Mon idée sur le début de notre histoire en était la preuve. Après tout, les choses ont commencé à vraiment dérapé à l’hôpital, non ?

Il m’embrassa alors avant de me caresser la joue. Je redressais mon regard vers lui. J’allais du coup parler mais il avait décidé de monopoliser toute la conversation. Je prenais alors mon mal en patience, trop curieuse de toute façon pour vouloir couper les potentielles réponses qu’il me devait encore, soit notre histoire et l’occlumencie :

« Pour l'histoire que tu penses raconter de notre rencontre, je suis d'accord. Après tout, c'est cohérent. » me répondit-il avant de me voler un léger baiser. Je devrais d’ailleurs penser à envisager de les compter pour lui demander de me les rendre par la suite… ça pourrait bien le faire sourire et moi j’aurais plus de baisers encore. « Je suis occlumens. Avec ma sœur, on pensait que c'était mieux pour se protéger et protéger nos petits secrets. C'est difficile de cacher son nom de famille alors que quiconque peut pénétrer dans ton esprit. » Donc ils sont tous les deux occlumens. Remarquez, ce n’était pas plus mal pour eux et leur choix se comprenait de toute façon. « Tu es occlumens toi ? Bon, j'ai aussi d'autres questions que je vais te poser parce que je veux avoir les réponses. Reverras-tu Matthieu dans un domaine privé, maintenant que nous sommes fiancés ? Et maintenant celle qui est un peu futile et sans rapport. Est-il possible de voler autour de ton chalet ? » me posa-t-il plusieurs questions avant d’enlacer mon corps pour me rapprocher de lui. Je sentais comme une prise possessive de sa part. Pensait-il à Matthieu à ce moment précis ? J’étais prête à le parier. J’adorais sa jalousie… J’allais alors lui répondre mais pour la troisième fois, je ne pus : « Tu es une femme, tu as dû imaginer ton mariage un jour. Tu l'imaginais comment ? Quand ? Où ? » me demanda-t-il bien curieux.

C’est bon ? Il a fini ? Je peux parler ? Il n’a pas l’air de rajouter quoi que ce soit. Je me mis alors à sourire pour lui dire contre ses lèvres :

« J’adore sentir tes prises possessive, preuve de ta jalousie… » lui dis-je avant de l’embrasser tendrement.

Après tout, il ne fallait pas être très intelligent pour comprendre qu’Arcturus n’aimait pas Matthieu. Ça se comprenait même. Après tout, n’étant pas mariée avec Arcturus, rien ne disait que je pouvais changer d’avis et retourner avec Matthieu. Ce risque devait résider dans son esprit. C’était idiot selon moi. J’aimais Arcturus comme jamais je n’avais aimé un autre homme. Seulement j’adorais le sentir possessif sur ma personne. Ce n’était qu’une preuve de ses sentiments. Un homme qui refuse de partager était la forme d’une attache et j’en avais plus que conscience. Du reste, je continuais ce baiser tendre et amoureux pour lui rappeler que je lui appartenais à lui-même si nous n’étions que fiancés. Il n’avait strictement rien à craindre de Matthieu. Je cessais alors ce baiser, caressant le dos de sa nuque délicatement avec ce regard attentionné sur lui.

« Même si j’aimerai pouvoir voir Matthieu en dehors des cordialités, je sais que c’est mieux ainsi. Je ne veux pas le faire souffrir. Il a tant fait pour moi. Le voir en privé pourrait lui donner, peut-être, enfin je l’ignore mais il pourrait avoir l’espoir de pouvoir me récupérer et je ne veux pas lui faire croire une telle chose. J’ai bien trop de respect pour lui pour me jouer de lui ainsi. Tant que je ne serais pas mariée et donc qu’il comprenne que c’est vraiment fini, je préfère donc l’éviter… Après s’il vient me voir… Je ne vais pas lui fermer la porte non plus. Ça ne se fait pas après tout ce qu’il a fait pour moi… » lui rappelai-je cependant.

Et mariée ? Matthieu était un ami d’enfance. J’espérais avec le temps pouvoir renouer un ancien et vieux lien. J’espérais alors qu’il trouve une fiancée qui le mérite afin qu’il puisse tomber amoureux à son tour et qu’on puisse finalement rire ensemble de notre passé. J’espérais voir le temps apaiser certaines tensions entre nous. Je ne fermais pas la porte définitivement à Matthieu. Je le savais assez homme respectable pour pouvoir renouer dans un futur proche sans aucune ambiguïté, du moins c’est ce que moi je croyais, me fourvoyant complètement, incapable de décrypter tous les codes du regard d’un homme déterminé.

« Mais je ne l’ai pas vu depuis deux semaines si ça peut te rassurer donc n’en parlons plus. » dis-je pour prévenir la potentielle dispute sur ce sujet plutôt que de la laisser s’abattre sur nous.

Je l’embrassais alors doucement pour espérer l’apaiser, consciente que tout ne lui plairait pas. Je changeais ainsi de sujet :

« Je ne suis ni occlumens, ni legimens. Je n’en ai jamais vraiment eu la nécessité. » lui avouai-je. « Et pour le chalet, oui, c’est possible. Il est protégé par un repousse moldu et complètement isolé dans les montagnes d’Auvergne de France. Je ne vois donc pas ce qui pourrait empêcher le vol du moment que tu fais attention aux gros sapins… » dis-je avec un sourire amusé. « Le village le plus proche est à 30 km environ. C’est un tout petit village de montagne moldu mais il y a quelques sorciers qui y résident. » lui expliquais-je simplement avant d’arriver au sujet LE plus intéressant : notre mariage.

« Et oui cher ami, vous avez de bons yeux et… de bonnes mains je suppose… « dis-je avec un sourire amusé. « Je suis bien une femme. De là à te donner des détails sur toutes mes envies… Je rêve à la fois d’un immense mariage et d’un restreint et intime… En fait, tu m’aurais posé la question il y a trois ans, je t’aurais dit que je voulais une immense cérémonie avec ce voile trainant des kilomètres derrière moi. » dis-je en riant de ma propre bêtise d’adolescente. « Aujourd’hui… si je devais ne prendre en compte que mes plus simples désirs, je préfèrerai quelque chose d’intime. Bien évidemment ça se décide à deux mais comme tu me demandes ce que moi j’en pense, le voici : Je n’ai pas très envie d’avoir milles personnes à mon mariage. Oui j’ai envi que le monde entier sache que je suis ta femme mais pas comme ça. Le mariage c’est plus qu’un acte ostentatoire pour moi. Du moins depuis que j’en ai envie avec toi. C’est aussi un engagement, la preuve de mes sentiments pour toi et je veux pouvoir partager cela avec mes proches. Ça ne fait pas beaucoup de mondes je te l’accorde… Mais de toute façon ce mariage est impossible. Tu seras bientôt mangemort et donc ce mariage est déjà tout prêt fait… Il y aura tous nos collègues. En fait, tu sais quoi ? Peu m’importe la façon dont se déroule mon mariage. Qu’il soit grand ou non, je veux juste être ta femme. Je suppose donc qu’il sera traditionnel ? Si ce n’est qu’il est hors de question que je néglige ma robe. Ça ne me ressemblerait pas. » dis-je avec amusement.

J’avais un art pour choisir chacune de mes robes aux soirées. Je n’allais donc pas m’en priver pour le jour de mon mariage. Cela qui la confectionnerait aurait qu’à bien s’accrocher parce que je pouvais être capable de grandes exigences… Et j’avais déjà ma petite idée… Mais il faudrait qu’il attende le jour du mariage pour la constater. Après tout, ça parlait malheur de voir la robe de la mariée avant l’heure !

« Donc une réception brillante et élégante où sous les coups de minuit, je m’éclipse avec toi pour notre lune de miel… » dis-je d’un mordillement de lèvre.

En fait c’est le voyage après qui m’intéressait bien plus que le jour de mon mariage. Si je ne pouvais contrôler mon mariage parce que notre maître voudra peut-être y mettre son grain de sel, je voulais au moins pouvoir décider du reste. Et pour le lieu ? La date ? C’était une bonne question…

« Pour le lieu, honnêtement… Je n’en ai strictement aucune idée. Pour la date, je te répondrais bien demain. » dis-je en riant. « Mais comme ça ne va pas être possible à moins de le faire dans le dos de tout le monde et de nous mettre ta mère définitivement à dos, et bien… cela dépend de combien de temps tu as envie d’attendre. Cela peut être à Noël ou cet été ? Printemps peut-être ? Le temps est doux à cette saison même si je préfère la neige. Honnêtement Arcturus je te laisse décider de ces détails. Tout ce que je veux, c’est être avec toi. Après… Plus le mariage tardera… plus je vivrais avec ma meilleure amie… » dis-je avec un sourire en coin. « Qu’en penses-tu, toi de tout ça ? La réception en elle-même ? Le lieu ? La date ? Et bien évidemment la lune de miel ? » lui demandai-je son avis finalement curieuse.
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