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 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 3 :: Septembre-octobre 1999 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Dire straits and dirty consequences, an invitation to your jalousy and my guilty conscience

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Ven 10 Avr - 11:21
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« J’adore sentir tes prises possessive, preuve de ta jalousie…  » Dit elle et je lui lançais rapidement un regard relativement menteur assurant que je n'étais pas du tout jaloux. Puis elle m'entraîna dans un nouveau baiser, je ne resserrais qu'un peu ma prise possessive sur elle. Après tout, elle avait dit adoré ça et j'adorais la tenir dans mes bras. Je savais que c'était déjà une bonne chose et que peut-être elle n'avait jamais trouvé ça dans cet idiot de Matthieu. Il fallait l'avouer, je serais toujours très jaloux vis-à-vis de cet idiot. Du moins jusqu'à ce que Mina soit officiellement ma femme et qu'il ne tente plus rien pour la récupérer. J'avais bien compris que cet homme suivait les traditions, alors il n'allait pas courir après une femme mariée. Sinon je trouverais bien un moyen de m'en prendre à lui et de l'attaquer de façon mesquine, sans laisser de trace qu'il s'agissait de moi. Je pouvais aussi proposer à Natasha d'aller le séduire s'il ne lâchait pas Mina après notre mariage. Je me doutais que Mina n'apprécierait pas, mais avec Natasha, on s'en amuserait beaucoup, j'en étais certains. Mina cessa ce baiser en me caressant la nuque et en m'envoyant un regard attentionné auquel je répondus par un regard possessif. « Même si j’aimerai pouvoir voir Matthieu en dehors des cordialités, je sais que c’est mieux ainsi. Je ne veux pas le faire souffrir. Il a tant fait pour moi. Le voir en privé pourrait lui donner, peut-être, enfin je l’ignore mais il pourrait avoir l’espoir de pouvoir me récupérer et je ne veux pas lui faire croire une telle chose. J’ai bien trop de respect pour lui pour me jouer de lui ainsi. Tant que je ne serais pas mariée et donc qu’il comprenne que c’est vraiment fini, je préfère donc l’éviter… Après s’il vient me voir… Je ne vais pas lui fermer la porte non plus. Ça ne se fait pas après tout ce qu’il a fait pour moi…  » M'avoua Mina et je regrettais le fait qu'elle me disait ne faire ça que pour ne pas le faire souffrir et pour ne pas lui donner d'espoir. Et moi dans son histoire, n'avait elle pas envie de l'éviter pour moi. J'étais celui qui ne voulait pas qu'elle le voit, même si je ne l'avais pas dit ainsi, c'était exactement cela. Je ne voulais pas prendre le risque qu'il m'arrache ma fiancée. Au moins ses mots s'accordaient à mes volontés comme elle désirait l'éviter. Je comprenais qu'elle ne puisse lui fermer la porte au nez, ça ne ferait que lui faire une mauvaise réputation et j'étais conscient de ce que cet homme avait fait pour elle à la mort de sa famille. Je ne déniais pas ses actes à ce moment, je ne voulais juste plus qu'il tourne autour de ma fiancée.

« Mais je ne l’ai pas vu depuis deux semaines si ça peut te rassurer donc n’en parlons plus.  » Dit elle et je lui lançais un regard. Il y a deux semaines, elle ne me devait rien, aucun compte, c'était à partir de maintenant que je prenais les choses. Il y a deux semaines, elle n'était encore officiellement rien pour moi et je n'étais rien pour elle. Je n'ai aucun droit de regard sur son passé. Je ne peux pas lui en vouloir pour des actes passés, sinon nous aurions des années de disputes devant nous. Au moins, ça me rassurait, ça faisait déjà deux semaines qu'ils ne s'étaient vu et je ne pouvais qu'en être heureux au plus profond de moi. Elle m'embrassa doucement et je compris qu'elle avait sûrement eu peur que je m'énerve à cause de ses paroles pour Matthieu. « Je ne suis ni occlumens, ni legimens. Je n’en ai jamais vraiment eu la nécessité. Et pour le chalet, oui, c’est possible. Il est protégé par un repousse moldu et complètement isolé dans les montagnes d’Auvergne de France. Je ne vois donc pas ce qui pourrait empêcher le vol du moment que tu fais attention aux gros sapins…  » M'avoua Mina avec un sourire amusé pour la fin. Je pourrais toujours voir avec Dora si elle voulait un jour apprendre l'occlumencie. Le plus important était que je pouvais emmener mon balai dans mes affaires, c'était un réel plaisir, ça faisait bien des mois que je n'avais pu voler et je comptais bien en profiter une fois quand nous serions en France. « Le village le plus proche est à 30 km environ. C’est un tout petit village de montagne moldu mais il y a quelques sorciers qui y résident.  »

« Et oui cher ami, vous avez de bons yeux et… de bonnes mains je suppose… Je suis bien une femme. De là à te donner des détails sur toutes mes envies… Je rêve à la fois d’un immense mariage et d’un restreint et intime… En fait, tu m’aurais posé la question il y a trois ans, je t’aurais dit que je voulais une immense cérémonie avec ce voile trainant des kilomètres derrière moi.  » Dit elle en riant sur la fin et je l'imaginais ainsi avec un long voile traînant à sa suite et dans une belle robe, je trouvais l'image bien loin de Mina et je souris. « Aujourd’hui… si je devais ne prendre en compte que mes plus simples désirs, je préfèrerai quelque chose d’intime. Bien évidemment ça se décide à deux mais comme tu me demandes ce que moi j’en pense, le voici : Je n’ai pas très envie d’avoir milles personnes à mon mariage. Oui j’ai envi que le monde entier sache que je suis ta femme mais pas comme ça. Le mariage c’est plus qu’un acte ostentatoire pour moi. Du moins depuis que j’en ai envie avec toi. C’est aussi un engagement, la preuve de mes sentiments pour toi et je veux pouvoir partager cela avec mes proches. Ça ne fait pas beaucoup de mondes je te l’accorde… Mais de toute façon ce mariage est impossible. Tu seras bientôt mangemort et donc ce mariage est déjà tout prêt fait… Il y aura tous nos collègues. En fait, tu sais quoi ? Peu m’importe la façon dont se déroule mon mariage. Qu’il soit grand ou non, je veux juste être ta femme. Je suppose donc qu’il sera traditionnel ? Si ce n’est qu’il est hors de question que je néglige ma robe. Ça ne me ressemblerait pas.  » Me dit elle avec un sourire amusé pour l'histoire de la robe. J'avais l'impression que ce jour-là, j'allais perdre un temps fou pour tenter de lui enlever et elle ne s'en amuserait que plus. Pour le reste, j'appréciais ses propres envies, le comité restreint, avec que les proches, c'était tout à fait ce que j'imaginais pour mon propre mariage. Même de mon côté, pour invité, je n'aurais choisi que mes parents, Dora et Natasha, ce qui faisait vraiment minime comme choix d'invité mais je ne voulais pas d'un grand mariage. Pourtant, l'idée de ne rien pouvoir décider sur mon mariage me faisait peur, je ne voulais pas que ce soit le Seigneur des Ténèbres qui gère ce moment si important de nos vies à Mina et moi. Les mangemorts, je n'en voulais pas à mon mariage, à l'exception de mes parents, mes oncles, ma tante et mon cousin. Cependant, elle avait raison, nous ne pourrions choisir et je ferais de mon mieux pour au moins décider de ma tenue et peut-être du vin servi après le mariage.

« Donc une réception brillante et élégante où sous les coups de minuit, je m’éclipse avec toi pour notre lune de miel…  » Dit elle dans un mordillement de lèvre si charmant. Je souris mais l'étincelle dans mes yeux laissait savoir que j'adorais toujours autant ses mordillement de lèvres, comme ma main glissant jusqu'à ses fesses avec lenteur pour la rapprocher un peu plus de moi. « Pour le lieu, honnêtement… Je n’en ai strictement aucune idée. Pour la date, je te répondrais bien demain.  » Dit elle en riant et j'aurais accepté sur le champs si je n'avais pas su qu'il nous restait à parler à mes parents avant de nous marier, hors leur parler aujourd'hui serait une mauvaise idée, les fiançailles étaient toutes fraîches. « Mais comme ça ne va pas être possible à moins de le faire dans le dos de tout le monde et de nous mettre ta mère définitivement à dos, et bien… cela dépend de combien de temps tu as envie d’attendre. Cela peut être à Noël ou cet été ? Printemps peut-être ? Le temps est doux à cette saison même si je préfère la neige. Honnêtement Arcturus je te laisse décider de ces détails. Tout ce que je veux, c’est être avec toi. Après… Plus le mariage tardera… plus je vivrais avec ma meilleure amie…  » Me dit elle avec un sourire en coin. Au moins, je pourrais choisir un mariage en plein hiver, puisqu'elle m'avait dit préférer la neige, ça me convenait mieux, j'aimais beaucoup voir l'hiver se déchaîner à l'extérieur et le froid. Le mariage serait donc en hiver, pour la date nous verrons quand tout ce qui doit être fait avant serait réglé. Je voyais bien début décembre. Je n'allais pas la laisser vivre chez sa meilleure amie trop longtemps, je voulais qu'elle vienne vivre avec moi, enfin il faudrait que je négocie un manoir avec mes parents avant de penser à cela. Vivre avec ma jumelle et ma femme après le mariage reviendrait à vivre en enfer qu'elles s'entendent ou non. « Qu’en penses-tu, toi de tout ça ? La réception en elle-même ? Le lieu ? La date ? Et bien évidemment la lune de miel ?  » Finit elle par me demander.

Je pris juste le temps de lui voler un rapide baiser avant de sourire mi-amusé, mi-sérieux. « Je pense transplaner loin d'ici, t'épouser et revenir en tant que ton mari. » Blaguais je avant de reprendre complètement mon sérieux. « L'idée de faire ce que je viens de dire me plairait grandement, mais je veux partager ce moment avec mes parents. Mon mariage sera bien le premier véritable événement que je partagerais en leur compagnie, je veux dire, ils n'étaient pas la pour mes anniversaires, quand je suis parti à l'école à onze ans, quand j'ai eu mes buses et mes aspics. Quand j'ai décidé de faire des études en politique. Ils n'étaient pas là pour tout ça et bien d'autres choses. Alors même si l'envie est là de partir, avec toi pour nous marier en secret. En plus, je tiens à pouvoir vivre assez longtemps pour que nous ayons des enfants et une vie disons normale à notre façon. Hors ma mère voudrait me tuer pour t'avoir épouser en secret et Dora tenterait sûrement de nous éliminer tout les deux si je venais à faire une telle chose dans son dos. Déjà qu'elle savait que je voulais t'épouser, mais elle va m'en vouloir d'avoir fait ma demande aujourd'hui. » Poursuivis je en lui expliquant que j'avais bien parlé à Dora de nous, mais sans préciser pourquoi exactement je l'avais fait. « Je dois avouer que laisser quelqu'un d'autre décider de mon mariage va me pourrir la vie jusqu'au mariage. C'est un jour dont on se souviendra toute notre vie, qu'on fêtera tous les ans je l'espère et d'une façon très intime. M'enfin passons, on trouvera peut-être le moyen de faire ce mariage comme on veut, peut-être même que si ma mère accepte cette situation, elle nous aidera, enfin t'aidera plus qu'elle ne voudra m'aider à avoir le mariage que je veux, du moins, je pense ainsi. » Murmurais je en la fixant dans les yeux.

« Autant être honnête, je voudrais un très petit mariage, pour ma part les invités seraient au nombre de quatre pour ceux que je désire vraiment présent, mes parents, ma sœur et Natasha. À la limite mes oncles, ma tante et mon cousin, mais c'est vraiment les seuls invités que je voudrais de mon côté et les tiens bien évidemment. Tu juges ce choix impossible, mais impossible n'est pas français. » Assurais je avec un regard amusé pour ma référence à ses origines et l'un de mes pays d'adoption, pour que nous gardions espoir. « Je suis heureux d'apprendre que tu aimes la neige, parce que je préférerai un mariage en plein hiver. Après tout, j'ai grandi en Russie avec leur hiver très froid et neigeux, ce serait un clin d’œil à mon pays d'adoption. Début décembre pour la date me plairait particulièrement, pour plusieurs raisons, c'est avant les fêtes de Noël, ce qui évitera qu'on soit trop pris par les fêtes pour notre anniversaire de mariage. Ensuite parce qu'une fois notre ou nos enfants à l'école, on aura tous le manoir pour célébrer cette date. Pour ce qui est du lieu, j'aimerais beaucoup qu'il s'agisse d'un manoir Lestrange, alors nous sommes partis pour voir cela avec mes parents une fois les fiançailles annoncées, autant faire d'un sort deux touches, ça montrera au moins qu'on veut réellement se marier et rapidement pour ma part. Ça leur montrera aussi que je ne t'épouse pas pour de mauvaises raisons et laissera croire, du moins j'espère que ce ne sera que croire, qu'on suit les traditions à la lettre et que je ne connais pas ton corps. » Annonçais je avec un grand sourire. Puis je me recentrais sur la question de notre lune de miel. L'idée était déjà très claire dans ma tête, la France le pays de nos passions secrètes, pourquoi pas la Russie comme lieu de nos passions conjugales. Un mariage en Angleterre, le pays où nous vivions, le début de notre histoire caché en France, pays où nous avions tous deux un passé, alors pourquoi ne pas finir par le dernier pays cher à mon cœur, celui m'ayant vu grandir la Russie, pour qu'il devienne une part de nos vies à tous les deux.

« Pour la lune de miel, j'ai une petite idée. Je te propose en Russie, dans un endroit reculé, dans un manoir. On aura sûrement aucune envie de sortir, on préférera profiter nus de la chaleur sortant du feu de cheminée du moins s'il nous faut une cheminée pour avoir chaud. En plus, se serait une occasion pour toi de voir où j'ai passé mon enfance, mon adolescence et le début de ma vie d'adulte. Je sais où tu as grandi, mais tu n'as jamais vu mon pays et si ça te plaît, on pourrait y retourner pour des vacances. Le chalet sera le souvenir de nos étreintes cachés alors pourquoi la Russie ne deviendrait pas le souvenir de nos étreintes après nos noces. Après c'est à toi de voir si tu es d'accord avec cette proposition. » Annonçais je dans une question indirecte. J'avais très envie qu'elle accepte de voir où j'avais vécu. De lié des souvenirs elle aussi à ce pays. De faire vivre nos passés main dans la main, puisque pour moi la Russie était mon pays autant que pouvait l'être l'Angleterre. Je savais qu'elle pouvait très bien le comprendre, elle avait eu sa vie en France et elle garderait toujours un attachement à ce pays comme j'en gardais au pays m'ayant vu grandir. Je comptais bien retourner en Russie de temps à autre, apprendre le russe à mes enfants et les emmener voir ce pays. Parce que pour moi, il était normale que ma descendance puisse voir ce qu'avaient été nos vies à Mina et moi avant l'Angleterre. Je ne comptais pas non plus la laisser dans l'ignorance du russe.

« Par contre, si tu es d'accord, il faudra me le faire savoir assez rapidement. Je dois prendre mes dispositions pour acheter un manoir en Russie du moins partir en Russie pour choisir. Et non, tu ne me suivras pas, jeune française, parce que si j'achète ce manoir, je veux que tu le découvre le jour de notre lune de miel. Au pire, si je ne trouve rien, je peux toujours reconstruire sur le terrain de ma tante, si Dora m'en donne l'autorisation, c'est notre terrain à tous deux. Et si je dois faire ça, je ne veux pas que tu dois là pour voir les restes calcinés de mon enfance. » Avouais je. Après tout, je savais que Mina et le feu n'étaient pas vraiment très amis. Je ne voulais pas la forcer à voir un manoir brûlé dont il ne restait que des cendres et je savais que je ne pourrais pas revenir vers mon passé sans en ressentir de très fort sentiments. Je serrais juste Mina un peu plus dans mes bras si c'était possible, cherchant à éviter toutes questions de sa part sur les raisons d'une telle action de notre part à Dora et moi. C'est un choix difficile que de faire brûler une demeure, surtout celle où se trouve l'ensemble de ses souvenirs. Au moins, me dis je, nous avions eu le choix de la faire brûler.

Pour ne plus penser à cela, avant d'avoir la réponse de ma fiancée, je l'embrassais avec douceur. Dans ce baiser, je mis tout mon espoir dans l'avenir, un avenir à nous deux heureux et pleins d'instant de bonheur et de bonnes tortures de temps à autre. Je sentais que si ma sœur et Mina venaient à avoir de bonne relation, Dora ne se ferait pas prier pour l'inviter de temps à autre dans nos petits moments entre jumeaux. Bien qu'elle me garderait peut-être jalousement pour nos petits moments d'égarement où nous tuions pour le plaisir de tuer et torturer. Je rompis le baiser juste au moment où je pensais à l'idée de ma femme et ma jumelle proches. Se serait si bien, de pouvoir passer du temps avec ces deux-là sans devoir me diviser en deux et tout à coup, je fixais Mina dans les yeux avec un grand sourire. « Dora n'a pas cours demain à l'heure où on doit se voir, en général, on étudie ensemble pour tout te dire. Alors, ça te dérange si je l'amène avec moi ? Ne t'inquiètes pas, elle t'adorera, après tout, on est pareil elle et moi. » Dis je doucement en posant un baiser sur le bout du nez de Mina.
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Ven 10 Avr - 20:38
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Je ne pouvais nier aimer particulièrement cette conversation entre nous. Bon certes, nous étions chacun à notre façon à moitié nus mais c’était tout à fait nous : incapable de faire les choses correctement. Et pourtant dans notre entêtement à ne faire que comme on le sentait, on ne s’en sortait pas si mal dans les conventions. La preuve, nous étions en train de parler d’une institution vieille comme le monde, projetant de nous unir noblement au lieu de penser à vivre cette relation la plus simplement du monde sans aucun engagement. Vraiment contre lui, je passais alors mes cuisses autour de son bassin non pour le provoquer mais simplement pour être plus contre lui encore. Ça n’avait strictement rien de sexuel. J’avais juste besoin d’être complètement contre lui. Je me positionnais alors tranquillement après ma question sans pour autant frôler son intimité de la mienne. Je fis attention à ce dernier détail. Mon corps pouvait être contre lui, je ne cherchais pas à en coller ce point-ci pour nous permettre de discuter normalement sans être tenté de dévier le sujet sur notre passion une fois de plus. J’aurais bien le temps pendant les vacances de lui rendre la vie impossible… Il me répondit alors :

« Je pense transplaner loin d'ici, t'épouser et revenir en tant que ton mari. » s’amusa-t-il.

Mais pas de soucis mon cher. Je te suis sans aucune difficulté. Transplanons jusqu’à Las Vegas et unissons-nous dès cette fin de journée ! Pourquoi ne pas tomber enceinte ce soir aussi pendant que nous y étions… Il me fit sourire. Je savais bien qu’il blaguait – quoi que… - même si j’avouerais adorer malgré tout l’idée. Je n’étais cependant pas sûre, malgré nos envies réciproques, que nous précipiter soit une bonne chose. Ce qui avait eu raison de nous et qui fonctionnait donc, nous rendant plus dépendant était justement notre capacité à repousser les choses et à savoir patienter pour avoir le temps d’en avoir le goût à la bouche. C’est en rêvant sans obtenant tout de suite ce qu’on désirait le plus qu’on ne pouvait que ressentir l’immense satisfaction dès l’instant où on l’obtient. Sous cet optique, me donner à lui seulement au mariage était tentant et oui je sais je n’arrête pas de changer d’avis mais comprenez que cette première fois, je n’en avais qu’une et donc qu’aussi prête je pouvais être, je voulais le mieux pour nous deux. Avant… Après… Je n’arrivais donc à me décider. Lui devint un peu plus sérieux de son côté dans ses mots :

« L'idée de faire ce que je viens de dire me plairait grandement, mais je veux partager ce moment avec mes parents. Mon mariage sera bien le premier véritable événement que je partagerais en leur compagnie, je veux dire, ils n'étaient pas la pour mes anniversaires, quand je suis parti à l'école à onze ans, quand j'ai eu mes buses et mes aspics. Quand j'ai décidé de faire des études en politique. Ils n'étaient pas là pour tout ça et bien d'autres choses. Alors même si l'envie est là de partir, avec toi pour nous marier en secret. En plus, je tiens à pouvoir vivre assez longtemps pour que nous ayons des enfants et une vie disons normale à notre façon. » Il faisait bien de rajouter à notre façon… J’eus un sourire en coin à sa remarque. « Hors ma mère voudrait me tuer pour t'avoir épousé en secret » *Tu ne te rends pas compte à quel point tu vises juste…* pensais-je au plus profond de moi avec un sourire en coin. « et Dora tenterait sûrement de nous éliminer tous les deux si je venais à faire une telle chose dans son dos. Déjà qu'elle savait que je voulais t'épouser, mais elle va m'en vouloir d'avoir fait ma demande aujourd'hui. »

Ah ? Il a donc parlé de moi à sa sœur ?

« Je dois avouer que laisser quelqu'un d'autre décider de mon mariage va me pourrir la vie jusqu'au mariage. C'est un jour dont on se souviendra toute notre vie, qu'on fêtera tous les ans je l'espère et d'une façon très intime. M'enfin passons, on trouvera peut-être le moyen de faire ce mariage comme on veut, peut-être même que si ma mère accepte cette situation, elle nous aidera, enfin t'aidera plus qu'elle ne voudra m'aider à avoir le mariage que je veux, du moins, je pense ainsi. »

Et oh pire… Laissons les vieux singes de s’occuper des festivités pour passer plus de temps discrètement entre nous loin des yeux et des oreilles… Enfin je me doutais qu’on pourrait tout de même avoir nos avis sur la décoration, la nourriture, en fait on ne choisirait simplement pas les invités ni certains détails surement dont je n’avais pas connaissance. Je me rendais alors compte qu’un mariage demandait du temps, une très bonne organisation et surtout de la patience. En fait, je n’étais pas contre le fait d’être déchargée de certains détails. De toute façon, la demoiselle d’honneur et meilleure amie sert à ça non ? J’envisageais cependant ne pas m’arrêter à une seule demoiselle d’honneur. Si Sasha serait ma première demoiselle d’honneur et la plus importante à mes yeux, je pouvais toujours demander à sa sœur. Cela permettrait de passer du temps ensemble et apprendre à se connaitre. L’idée était trouvée et validée au fond de mon esprit alors qu’Arcturus continua son discours :

« Autant être honnête, je voudrais un très petit mariage, pour ma part les invités seraient au nombre de quatre pour ceux que je désire vraiment présent, mes parents, ma sœur et Natasha. À la limite mes oncles, ma tante et mon cousin, mais c'est vraiment les seuls invités que je voudrais de mon côté et les tiens bien évidemment. Tu juges ce choix impossible, mais impossible n'est pas français. » m’assura-t-il. Il provoqua un sourire sincère sur mes lèvres.

Il n’avait pas tort. Rien ne nous empêchait de ne pas inviter tout le monde. On pouvait inviter le minimum, les mangemorts les plus proches. Mouais… Je n’étais pas convaincue. Mais je voulais espérer à un mariage restreint. De mon côté il y aurait Sasha – bien évidemment puisqu’il s’agit tout de même de ma demoiselle d’honneur – mais aussi Matthieu, Katlyna aussi. C’était ma collègue et responsable dans ma formation en tant que médicomage depuis le début. Quoi que… Si la cérémonie était plein de mangemort, je n’étais pas sûre que ce soit une bonne idée… Donc si on comptait les personnes qu’on désirait vraiment, en effet, ça serait un mariage plutôt restreint… Mais j’aimais bien l’idée. Avec le maitre aussi bien évidemment. Ne l’oublions pas. Mouais… C’était un doux rêve… Je n’arrivais pas à m’en laisser convaincre de peur d’être déçue.

« Je suis heureux d'apprendre que tu aimes la neige, parce que je préférerai un mariage en plein hiver. Après tout, j'ai grandi en Russie avec leur hiver très froid et neigeux, ce serait un clin d’œil à mon pays d'adoption. Début décembre pour la date me plairait particulièrement, pour plusieurs raisons, c'est avant les fêtes de Noël, ce qui évitera qu'on soit trop pris par les fêtes pour notre anniversaire de mariage. Ensuite parce qu'une fois notre ou nos enfants à l'école, on aura tous le manoir pour célébrer cette date. »

Ce que j’aime avec cet homme c’est qu’il envisage la date par rapport au fait d’avoir la possibilité de fêter notre anniversaire tranquillement et en paix. J’eus un sourire amusé sur le visage. L’idée était plaisante. J’étais cependant contente de le célébrer en Angleterre et non en France. Je n’aurais pas eu la neige en décembre contrairement à l’Angleterre or j’aimais l’idée qu’il neige ce jour-là. Ça serait tellement beau. Je réalisais alors… Décembre… C’est dans un mois et demi… S’en rendait-il compte ? Dans une semaine nous étions fin octobre… Ce n’est pas un peu court pour préparer un mariage et faire tout ce qu’on voulait faire ? Il allait falloir que je fasse comprendre l’urgence de la chose à Sasha qui allait me maudire complètement. Pourquoi ne pas attendre Décembre de l’année prochaine ? Vous me voyez attendre un an avec cet homme ? Non ? Moi non plus je ne m’y voyais pas. Vous me direz, on pourrait aussi en milieu Janvier, après la reprise des cours. La neige sera bien présente et Noël sera passé. C’était à réfléchir…

« Pour ce qui est du lieu, j'aimerais beaucoup qu'il s'agisse d'un manoir Lestrange, alors nous sommes partis pour voir cela avec mes parents une fois les fiançailles annoncées, autant faire d'un sort deux touches, ça montrera au moins qu'on veut réellement se marier et rapidement pour ma part. » Bon, je suppose donc qu’il est inutile de lui parler de Janvier… Paix à l’âme de ma meilleure amie… « Ça leur montrera aussi que je ne t'épouse pas pour de mauvaises raisons et laissera croire, du moins j'espère que ce ne sera que croire, qu'on suit les traditions à la lettre et que je ne connais pas ton corps. »

Je le vis faire son grand sourire. Mais mon époux… Si c’est en décembre… On peut bien attendre pour réellement suivre les traditions jusqu’au bout non ? Je me disais qu’un mois et demi n’était rien face à une vie… Je commençais à sentir ma décision se prendre… Même si je doutais encore de vouloir attendre ou non. J’avais tout de même un côté bien trop impatient. Il va vraiment falloir te décider Mina. A la lune de miel ou non ?

« Pour la lune de miel, j'ai une petite idée. Je te propose en Russie, dans un endroit reculé, dans un manoir. On aura sûrement aucune envie de sortir, on préférera profiter nus de la chaleur sortant du feu de cheminée du moins s'il nous faut une cheminée pour avoir chaud. En plus, ce serait une occasion pour toi de voir où j'ai passé mon enfance, mon adolescence et le début de ma vie d'adulte. Je sais où tu as grandi, mais tu n'as jamais vu mon pays et si ça te plaît, on pourrait y retourner pour des vacances. Le chalet sera le souvenir de nos étreintes cachés alors pourquoi la Russie ne deviendrait pas le souvenir de nos étreintes après nos noces. Après c'est à toi de voir si tu es d'accord avec cette proposition. »

La Russie… un feu de cheminée… nus tous les deux… feu ? Je n’étais pas très à l’aise avec cette idée. Oui je sais, l’idée en elle-même était plaisante mais un petit feu alors et protégé de milles sorts pour ne pas finir par voir le manoir brûler… Je réfléchissais alors à sa proposition. Ça me permettrait de découvrir une nouvelle partie de lui. Je ne savais parlé aucun mot du Russe mais l’expérience pouvait être assez drôle… Surtout que si on allait dans ce pays, je voudrais aussi en connaitre la culture et le pays en lui-même. Après tout je n’allais pas passer le temps de mon voyage enfermée dans une chambre avec lui… si ? Pourquoi j’avais le sentiment que ce serait le cas les trois premiers jours… ?

« Par contre, si tu es d'accord, il faudra me le faire savoir assez rapidement. Je dois prendre mes dispositions pour acheter un manoir en Russie du moins partir en Russie pour choisir. » J’allais alors parler pour dire avec enthousiasme : « je peux veniiiir ? » mais il fut plus rapide : « Et non, tu ne me suivras pas, jeune française, parce que si j'achète ce manoir, je veux que tu le découvres le jour de notre lune de miel. » Tssssssss… « Au pire, si je ne trouve rien, je peux toujours reconstruire sur le terrain de ma tante, si Dora m'en donne l'autorisation, c'est notre terrain à tous deux. Et si je dois faire ça, je ne veux pas que tu dois là pour voir les restes calcinés de mon enfance. » m’avoua-t-il.

Il m’embrassa alors en douceur apaisant ma frustration. Ce baiser m’apaisa pourtant pour toutes les promesses qu’il engageait. Je me sentais réellement chanceuse d’avoir pu séduire cet homme soit disant volage. J’ai cru pouvoir faire seule mon chemin mais aujourd’hui, à ses côtés, je comprenais ce que voulait dire « ne faire qu’un ». C’était se laisser transporter vers une âme qui faisait tout pour rendre la vie plus belle encore. Nous avons nos noirceurs. J’avais vu ses pertes de contrôle. Il n’avait certes pas vu la totalité des miennes qui pouvait me plonger à perdre totalement la mémoire de mes actes pour ne pas perdre la tête de ce que j’étais capable de faire mais il me connaissait. Il savait comment je pouvais être. Du reste, je ne m’en faisais pas. Il me rendait humaine. Mon patronus n’avait jamais été aussi flamboyant qu’en ce moment, chose ironique de la part d’un mangemort. Mes partenaires ne sont pas capables d’une telle magie. Je ne m’en vantais cependant pas. C’était la preuve de mon bonheur mais aussi de mon changement d’allégeance au fond de mon cœur. Il n’avait plus le seigneur des ténèbres pour maître mais Arcturus. Je n’en parlais alors à personne. Après tout, cela pourrait mettre quelques doutes dans l’esprit de mon maître. Il pourrait croire ma fidélité diminuer. Il n’aurait peut-être pas tort. Entre Arcturus et le seigneur des ténèbres, je savais pertinemment qui je choisirais si on me le demander, ce qui me rendait finalement bien différente de ma protectrice et ne me pousserait pas à abandonner mes enfants comme elle. Trois ans chez les mangemorts n’avait pas su m’enlever cela de moi… Peut-être avec le temps aurais-je changé mais avec Arcturus dans ma vie aujourd’hui, ça ne pourrait plus jamais. Pas tant que j’aurais des sentiments pour cet homme…

« Dora n'a pas cours demain à l'heure où on doit se voir, en général, on étudie ensemble pour tout te dire. Alors, ça te dérange si je l'amène avec moi ? Ne t'inquiètes pas, elle t'adorera, après tout, on est pareil elle et moi. » dit-il en embrassant mon nez, me faisant sourire.

« Pourquoi pas. Il faudra bien que je la rencontre un jour de toute façon… Demain, c’est donc très bien. J’espère seulement qu’elle ne me verra pas comme une menace. Mon but n’est vraiment pas de vous séparer. » lui confis-je mes craintes.

Après tout, comment aurais-je réagi si mon jumeau, Arthur, se fiançait ? J’aurais certainement mené la vie dure à la pauvre fiancée, jalouse de devoir partager MON jumeau avec une femme qui serait liée à lui d’une autre façon. C’est bien ce qui me faisait peur. J’avais tout pour qu’elle me déteste. Surtout qu’Arcturus était attaché à moi. Je n’étais pas une simple femme de passage. Je serai sa femme, la mère de ses enfants, celle qui lui ferait oublier bien des choses pour l’enfermer dans la bulle que pouvait être la nôtre. Alors oui, j’étais heureuse de la rencontrer mais je le craignais un peu, en fait même plus que de dire la vérité à Bellatrix. Je n’oubliais pas qu’Eiladora était sa fille. Qui me disait qu’elle ne lui ressemblait pas ? A la différence qu’avec Bellatrix j’avais la chance d’avoir un lieu positif depuis trois ans… M’enfin je n’allais pas reculer pour autant. J’avais fait le choix de devenir une Lestrange. En serai-je digne si je reculais à la moindre difficulté ?

« Pour en revenir à la lune de miel… La Russie, c’est parfait. J’espère juste que vos cheminées ne sont pas trop immenses… » lui demandai-je indirectement. « Je ne suis pas à l’aise avec le feu… un petit peut passer mais… je fais un blocage quand il commence à prendre une certaine ampleur. Je ne cesse de revoir mon frère et ce n’est pas très agréable. » lui avouai-je avec un frisson désagréable dans le dos.

« Décembre est une bonne idée. Je plains juste ma meilleure amie qui va devoir tout préparer en si peu de temps. Parce que Décembre, mon amour… » dis-je sans réaliser comment je venais de l’appeler, sorti tout droit du cœur. « C’est dans un mois et demi. » dis-je avec un sourire en coin. « D’ailleurs… puisque c’est dans si peu de temps… Tu crois qu’on pourrait vraiment faire les choses dans les règles de A à Z et donc… » J’étais consciente de ma demande et je n’étais sûre qu’il accepte mais j’adorerai l’idée. « ne pas se donner l’un à l’autre avant la nuit de noces ? »

Voilà. La demande était posée. Je n’étais sûre s’il serait d’accord. Tiendrons-nous jusque-là ? J’ignorai tout ça mais l’idée d’essayer était en train de m’exciter. J’aimais l’idée que ma virginité ne lui soit offerte qu’à la nuit de noce non pas seulement aux yeux de tous mais réellement. Il m’aurait dit le printemps, je savais qu’on aurait craqué avant. Mais Décembre…

« C’est dans un petit mois » et demi… « et tu ne trouves pas que ça a un petit côté attrayant et sexy… ? » tentais-je de lui présenter les choses du meilleur point de vue sans lui dire : Mon gars tu vas donc passer deux semaines de vacances frustrantes sans pouvoir obtenir cet acte ultime qui te laisse rêveur depuis un moment… « Etre ta femme… entièrement… dans les règles… sur cette nuit en Russie… Alors que la neige tombe, que le petit feu crépite et que mon corps, nue, n’appartiendrait alors plus qu’à toi… Ne serait-ce pas une idée tentante ? » et languissante et frustrante et horriblement sadique et dans longtemps je sais… mais… un mois… c’était court, non ?
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Sam 11 Avr - 0:54
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« Pourquoi pas. Il faudra bien que je la rencontre un jour de toute façon… Demain, c’est donc très bien. J’espère seulement qu’elle ne me verra pas comme une menace. Mon but n’est vraiment pas de vous séparer.  » Me confia Mina et je pouvais sentir une pointe d'inquiétude. Je me dis que ça pouvait sembler tout à fait normal, comme Dora était bien la seule personne de ma famille que Mina ne connaissait pas. Elle connaît mes parents mais pas ma sœur. Je savais aussi que Dora verrait clairement Mina comme une menace, mais il y avait une seule chose pouvant sauver Mina. Je me sentais un peu mal à l'aise de devoir lui en parler, mais il le fallait. Si elle voulait pouvoir s'entendre avec ma sœur, elle serait obligée de lui démontrer par X et Y qu'elle comprenait parfaitement la relation que l'on entretient ma jumelle et moi. Et pour ce faire, je savais qu'il me faudrait lui conseiller de parler d'Arthur. Ce serait de douloureuse pensées pour Mina, mais si elle voulait avoir ma sœur pour amie et la voir l'accepter, elle devrait parler de son jumeau. Que ma sœur puisse réellement comprendre toutes l'étendue de la compréhension que pouvait avoir Mina sur nos relations, puisqu'elle l'avait vécu. Parce que bien que j'avais parlé de Mina à ma sœur, je n'avais rien dit de personnel sur sa vie, ce n'était pas mon droit de parler de la vie de ma fiancée à sa place.

« Pour en revenir à la lune de miel… La Russie, c’est parfait. J’espère juste que vos cheminées ne sont pas trop immenses…  » Me demanda-t-elle sans réellement me demander. « Je ne suis pas à l’aise avec le feu… un petit peut passer mais… je fais un blocage quand il commence à prendre une certaine ampleur. Je ne cesse de revoir mon frère et ce n’est pas très agréable.  » M'avoua Mina et je pus sentir son frisson alors je resserrais mes bras autour d'elle. Je savais que justement les cheminées se trouvaient être relativement grande en Russie, comme on chauffe tout le bas d'un seul feu. Je réfléchis rapidement, je savais ce que je pouvais faire, mettre un sort de dissimulation sur la cheminée, afin qu'on ne puisse vraiment voir la taille de la cheminée. Je pouvais la rapetisser en faisant apparaître un mur. Je ne voulais pas trouver un manoir ayant une cheminée dans quasiment chaque pièce, ça ne serait pas aider Mina. Il me restait bien la possibilité de mettre un sort sur le manoir pour que la chaleur se diffuse et ainsi nous éviter le fait d'avoir de grande cheminée à chaque étage. Bien que je tenais à ma petite cheminée dans ce que je voulais faire comme appartement parentale, avec un bureau, un petit salon, une chambre pour un nourrisson, une chambre pour nous et une salle de bain personnelle. De toute manière, je tenais à un manoir offrant un étage avec des chambres possédant tout les sanitaires nécessaires. En sommes, j'allais sûrement devoir construire moi-même un manoir à cet image.

« Décembre est une bonne idée. Je plains juste ma meilleure amie qui va devoir tout préparer en si peu de temps. Parce que Décembre, mon amour…  » Je restais bloqué à l'utilisation d'un surnom de ce type, c'était bien la première fois qu'elle me donnait un surnom affectueux, non la première qu'on m'en donnait un tout court était plus juste. « C’est dans un mois et demi.  » Poursuivit elle mais j'étais encore trop bloqué au « mon amour » pour me rendre compte du très court laps de temps séparant ma demande et le mariage. « D’ailleurs… puisque c’est dans si peu de temps… Tu crois qu’on pourrait vraiment faire les choses dans les règles de A à Z et donc…  » Oh non, Mina, ne vient pas me demander une telle chose, je dirais sûrement non. « ne pas se donner l’un à l’autre avant la nuit de noces ?  » Je secouais la tête négativement mais j'avais un sourire amusé. J'étais en train de réfléchir, même si je disais oui, tiendrions nous jusqu'à cette date fatidique ? Je savais que si ça ne tenait qu'à moi, nous ne le ferions pas. Cependant, Mina était une femme forte et capable de tenir jusque là. Mon corps à moi aurait bien du mal, surtout qu'il était peu habitué à l'abstinence. Pour Mina, j'étais bien capable de tenir, mais je n'oubliais pas que nous allions passer deux semaines de vacances ensemble et qu'il me faudrait trouver un moyen de n'être frustré si elle me refusait le droit d'aller trop loin. Je sentais que les vacances seraient bien longues pour moi et que j'allais en souffrir.

« C’est dans un petit mois  » Non, un mois et demi, c'est six semaines, c'est long. « et tu ne trouves pas que ça a un petit côté attrayant et sexy… ?  » Loin de moi l'envie de te vexer, Mina, mais il n'y a rien de sexy là dedans, ni d'attrayant pour moi. Tout ce que je pouvais voir, c'était que si elle se bornait, je n'aurais de toute manière par le choix. Je ne voulais en rien la forcer et si elle voulait attendre le mariage, je céderais bien que se serait de la torture de sa part. « Etre ta femme… entièrement… dans les règles… sur cette nuit en Russie… Alors que la neige tombe, que le petit feu crépite et que mon corps, nue, n’appartiendrait alors plus qu’à toi… Ne serait-ce pas une idée tentante ?  » Là, elle marquait un point, se serait tentant de ne l'avoir qu'une fois qu'elle serait ma femme. Cependant, elle parlait à un homme ayant eu depuis des années une vie sexuelle bien remplie et non à un bon petit sang-pur se contentant du calme plat ou d'une femme de temps en temps. Pour ne pas avoir à répondre immédiatement, je me mis en tête de d'abord lui parler de Dora.

« J'ai parlé de toi à Dora, enfin je lui ai juste dit que tu étais médicomage, ton prénom et comment nous nous étions rencontrés. Elle m'a bien posé quelques questions et j'ai dit la vérité. Ce qu'elle ne sait pas c'est que tu es mangemort et gardes toi bien de le lui avouer demain, elle a autant de mal que moi avec ça, alors pas un mot sur mes parents et vos relations. Je ne lui ai rien dit sur ta famille, alors excuses là si elle fait l'erreur de te poser des questions sur cette dernière. J'ai dû lui dire que tu avais déjà été fiancée mais j'ai pas dit l'identité de cet enfoiré. » Avouais je posement. « Oh, elle sait aussi que tu es française, ce qui n'est pas pour lui déplaire, elle a dit qu'elle n'aurait plus l'obligation de parler à un idiot pour parler français. J'aurais pu lui parler de ton passé, je me suis contenté de dire qu'il était riche en émotions un peu comme le notre. Tu peux m'en vouloir de ne pas lui avoir parlé de ton passé, mais je pense que ce n'est pas mon droit de parler de ta vie, mais bien le tien. Alors tu pourras lui dire ce que tu veux bien lui dire. Elle te détestera au premier abord de me voler à elle, autant ne pas te mentir, elle n'avait pas à s'inquiéter des autres. Le meilleur moyen pour toi de lui faire comprendre que tu ne seras pas son ennemie et que tu ne nous éloigneras pas, c'est de lui parler d'Arthur, de lui montrer qu'ayant vécu avec un jumeau, tu comprends parfaitement notre fonctionnement. » Annonçais je calmement bien que je sache mes paroles assez difficiles pour Mina, puisque je lui demandais de parler de son défunt frère. « De toute manière, elle n'agira pas sans réfléchir devant témoin et même si elle peut en avoir envie, elle ne le fera pas parce que tu as réussi à m'arracher des fiançailles, ce qui prouve que je tiens à toi. Elle peut se montrer compréhensive en public et je ferais face à ses remarques pendant le dîner. L'inconvénient de vivre entre jumeaux dans un manoir sans parent, on peut s'envoyer tout et n'importe quoi à la figure pendant un dîner, en plus chez nous, on le fait en trois langues. » Ris je doucement en lui caressant la joue, étant certains que si elle avait réussi à m'avoir, elle s'entendrait avec Dora.

J'avais une grande chance d'avoir trouvé une femme ayant vécu la même chose que nous et pouvant comprendre nos relations assez spéciales. Je n'avais maintenant plus que la lune de miel pour retarder la réponse à sa dernière question, sur laquelle je réfléchissais toujours. « Merci d'accepter pour la Russie, ça me tient à cœur. C'est mon pays, plus que l'Angleterre même, j'y suis revenu depuis trop peu de temps pour m'y sentir chez moi. Pour les cheminées, on s'arrangera. Je trouverais bien un moyen de les rendre moins impressionnantes. Je pense que je vais sûrement devoir prendre l'option de reconstruire sur les terres de ma grande-tante, en Russie, on met en général une cheminée par étage chez les sorciers pour chauffer un étage, ça fait qu'elles sont d'une taille plus que raisonnable. Si je construis, je peux en mettre des petites et lancer un sort de plus sur les protections du terrain pour que la chaleur se diffuse dans le manoir par étage. » Avouais je laissant tout de même sous entendre qu'il y aurait au moins une petite cheminée par étage. Je ne pouvais vraiment faire mieux comme proposition, sinon le manoir serait inhabitable la plupart du temps. Je pensais aussi fermer les cheminées par la magie, n'en laissant qu'une seule ouverte pour les arrivées par le réseau de cheminée.

J'en arrivais maintenant à la question cruciale de la journée, la question qui me faisait un peu grimacer. « Un mois et demi, c'est très long, du moins de mon point de vue. J'ai jamais attendu si longtemps. Je ne dis pas ne pas être d'accord d'essayer, mais je ne dis pas non plus être d'accord d'attendre. On a tout fait sans trop penser depuis le début, alors je me dis que ce qui doit arriver arrivera, que ce soit avant le mariage ou le jour de notre mariage. Je ne cherche pas à te forcer, je ne l'ai jamais fait, tu le sais. Je cherche juste à dire que ce moment là, on ne le fixe pas en disant à cette date, je le fais et pas à une autre. Alors fixer la date à celle de notre mariage, je suis contre, disons que la date butoir sera notre nuit de noce. » Déclarais je avant de lui voler un baiser. Je savais que c'était sûrement pas la réponse qu'elle attendait. Cependant, je ne pouvais lui dire oui, un mois et demi de son point de vue, n'était pas un mois et demi du mien. Je me doutais qu'elle ne se rendait pas compte de ce qu'elle me demandait de vivre. Surtout les deux semaines de vacances avec elle, où je savais que je ne me laisserais pas aller à certaines choses du fait de sa présence. Je me contentais de l'embrasser avec douceur pendant un moment avant de lui offrir un sourire. « J'ai trouvé ça agréable, mais assez étrange quand tu m'as appelé mon amour, j'ai pas vraiment l'habitude de surnom disons le affectif. Je ne t'en voudrais pas si tu recommences, enfin en privé, mais tu peux essayer d'y aller doucement ? » M'enquis je très doucement, j'avais un peu d'anxiété qu'elle ne comprenne pas que je puisse ne pas être à l'aise avec ce genre de surnom. J'avais bien l'habitude de me faire traiter de tous les noms et même insulter par mes conquêtes. Les mots doux et les surnoms amoureux, c'était pas trop mes habitudes comme je l'ai déjà dit. Je fixais mon regard dans le sien, espérant qu'elle ne m'en voudrait pas pour mon manque d'habitude dans tout ce qui touchait aux relations amoureuses, les vrais. « Je ne te demande pas non plus de te retenir constamment, juste d'y aller doucement. » Dis je pour bien qu'elle comprenne.

J'en vins à me demander si un jour moi aussi, je me verrais capable de lui donner un petit surnom et je me dis que non, puisque la seule avec qui j'utilisais parfois des petits surnoms étaient Dora et en général, je les faisais suivre d'une remarque ironique ou péjorative. Je laissais ma main remonter dans son dos, elle trouva ses cheveux et je glissais mes doigts à l'intérieur. « Je viens de me rendre compte que dans mes attentes pour mon mariage, j'ai oublié de penser à te demander, si tu étais prête à apprendre le russe ? » Dis je doucement en souriant à ces attentes que je ne suivais plus du tout. Cependant, je ne voulais pas directement lui poser la question. C'était assez gênant de lui avouer vouloir qu'elle apprenne une langue n'étant pas la sienne alors qu'elle n'allait pas vivre dans ce pays. Pourtant, je savais pertinemment que cette langue ne serait qu'une utilité pour elle si elle l'apprenait et que je devais lui donner quelques raisons à ma demande. « J'aimerais parce que j'apprendrais cette langue à nos enfants. Ensuite, je crains que tu n'en aies besoin pour suivre les conversations entre Dora et moi, il nous arrive de changer de langues sans même y penser ce qui s'avère gênant pour les personnes nous accompagnant. Et pour la suite, tu en as déjà fait l'expérience, j'ai plus de facilité à avouer certaines choses en russe qu'en anglais, puisque je sais que même si on les entend, on ne les comprend pas forcément. J'ai aussi plusieurs de mes conquêtes qui m'ont avoués que j'avais tendance à parler russe à certains moments. » Murmurais je doucement en posant un baiser sur ses lèvres. Je ne voulais pas qu'elle commence à se poser trop de questions sur mes conquêtes. Surtout que j'en avais plus que de raison, ayant dix ans d'expérience comme j'étais assez précoce dans ce domaine.
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Sam 11 Avr - 11:45
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J’étais consciente de ma demande… Qu’il accepte serait le plus beau des présents. Seulement je savais aussi à qui je parlais : le plus grand coureur de jupons. Obtenir fidélité de lui était déjà la plus belle des preuves de respect et de considération. N’en demandai-je pas trop ? Qui ne demande rien n’a rien or, on ne pouvait m’en vouloir de tenter sans cesse de tout maitriser comme je pouvais le faire avec Matthieu. J’avais ce tempérament fort et imposant malgré ma petite taille. Que je me rassure, je n’avais pas un homme « couille molle » si je me permettais de citer Sasha quand elle ne cessait de qualifier Matthieu. Un qualificatif qui ferait bien rire Arcturus, lui qui n’aimait pas Matthieu non plus. Je ne doutais alors pas un instant que Sasha et Arcturus puisse s’entendre. Franchement, pourquoi ça en serait autrement. Ces deux-là avaient le même genre de visions pour beaucoup de choses. Bref, l’idée d’attendre était tentante de mon point de vue et qu’il accepte me permettrait de pouvoir réaliser plus facilement cet exploit. Non parce que refusant, je savais déjà qu’atteindre Décembre vierge relèverait du miracle. On se désirait bien trop pour cela… Si je m’attendais alors à une réponse de sa part, il choisit d’abord de parler de sa sœur :

« J'ai parlé de toi à Dora, enfin je lui ai juste dit que tu étais médicomage, ton prénom et comment nous nous étions rencontrés. Elle m'a bien posé quelques questions et j'ai dit la vérité. Ce qu'elle ne sait pas c'est que tu es mangemort et gardes toi bien de le lui avouer demain, elle a autant de mal que moi avec ça, alors pas un mot sur mes parents et vos relations. Je ne lui ai rien dit sur ta famille, alors excuses là si elle fait l'erreur de te poser des questions sur cette dernière. J'ai dû lui dire que tu avais déjà été fiancée mais j'ai pas dit l'identité de cet enfoiré. » Et j’en prenais note tout comme le « cet enfoiré » pour citer Matthieu. Je levais les yeux au ciel. Possessif... « Oh, elle sait aussi que tu es française, ce qui n'est pas pour lui déplaire, elle a dit qu'elle n'aurait plus l'obligation de parler à un idiot pour parler français. » et ça serait avec un réel plaisir. « J'aurais pu lui parler de ton passé, je me suis contenté de dire qu'il était riche en émotions un peu comme le nôtre. Tu peux m'en vouloir de ne pas lui avoir parlé de ton passé, mais je pense que ce n'est pas mon droit de parler de ta vie, mais bien le tien. Alors tu pourras lui dire ce que tu veux bien lui dire. Elle te détestera au premier abord de me voler à elle, autant ne pas te mentir, elle n'avait pas à s'inquiéter des autres. Le meilleur moyen pour toi de lui faire comprendre que tu ne seras pas son ennemie et que tu ne nous éloigneras pas, c'est de lui parler d'Arthur, de lui montrer qu'ayant vécu avec un jumeau, tu comprends parfaitement notre fonctionnement. » dit-il alors que j’acquiesçai simplement de la tête. S’il fallait parler d’Arthur pour avoir la sympathie de sa sœur, j’étais prête à en faire l’effort. « De toute manière, elle n'agira pas sans réfléchir devant témoin et même si elle peut en avoir envie, elle ne le fera pas parce que tu as réussi à m'arracher des fiançailles, ce qui prouve que je tiens à toi. Elle peut se montrer compréhensive en public et je ferais face à ses remarques pendant le dîner. L'inconvénient de vivre entre jumeaux dans un manoir sans parent, on peut s'envoyer tout et n'importe quoi à la figure pendant un dîner, en plus chez nous, on le fait en trois langues. » rit-il, m’arrachant un sourire amusé à mon tour.

Je ne pouvais que comprendre. Il m’était arrivé plus d’une fois de me disputer avec Matthieu et en général, je n’utilisais que le français. J’avais bien plus de vocabulaire cinglant et humiliant dans ma langue maternelle. De toute façon avec Matthieu on parlait presque souvent en français sans aucune gêne. C’était naturel par notre origine mutuelle. Ces longues conversations d’ailleurs me manquaient un peu d’une certaine façon. Matthieu n’était pas un mauvais garçon et il avait toujours une anecdote intéressante à me raconter. J’espérai vraiment que sa passade du « je compte vraiment t’épouser » lui passe rapidement. De toute façon Décembre, le problème sera réglé.

« Merci d'accepter pour la Russie, ça me tient à cœur. » Pour ma part, je trouvais ça réellement intéressant. De toute façon avec mon oncle qui ne supporterait pas ce mariage, je ne voulais pas trop m’aventurer en France pour ma nuit de noce. Un indicent était vite arrivé… Mon oncle en était capable pour se venger. Et j’aurais le droit, j’espère, à beaucoup de neige ! Cela allait permettre quelques amusements entre nous que j’attendais avec une réelle impatience. « C'est mon pays, plus que l'Angleterre même, j'y suis revenu depuis trop peu de temps pour m'y sentir chez moi. Pour les cheminées, on s'arrangera. Je trouverais bien un moyen de les rendre moins impressionnantes. Je pense que je vais sûrement devoir prendre l'option de reconstruire sur les terres de ma grande-tante, en Russie, on met en général une cheminée par étage chez les sorciers pour chauffer un étage, ça fait qu'elles sont d'une taille plus que raisonnable. Si je construis, je peux en mettre des petites et lancer un sort de plus sur les protections du terrain pour que la chaleur se diffuse dans le manoir par étage. »

« Je te fais confiance… » lui répondis-je simplement dans un petit baiser doux et attentionné.

« Un mois et demi, c'est très long, du moins de mon point de vue. » Ah… Il a décidé de répondre à ma demande ultime. « J'ai jamais attendu si longtemps. » longtemps… ce n’est pas exagérer la chose ? Enfin je n’en savais rien. Pour moi c’était court mais je n’étais pas à sa place non plus. Est-ce si… bon ? Pour en devenir à ce point accro ? Il attiser ma curiosité. « Je ne dis pas ne pas être d'accord d'essayer, mais je ne dis pas non plus être d'accord d'attendre. On a tout fait sans trop penser depuis le début, alors je me dis que ce qui doit arriver arrivera, que ce soit avant le mariage ou le jour de notre mariage. Je ne cherche pas à te forcer, je ne l'ai jamais fait, tu le sais. Je cherche juste à dire que ce moment-là, on ne le fixe pas en disant à cette date, je le fais et pas à une autre. Alors fixer la date à celle de notre mariage, je suis contre, disons que la date butoir sera notre nuit de noce. » m’expliqua-t-il son point de vue.

Il me vola alors un baiser – encore un qu’il va devoir me rendre héhé – m’empêchant de lui répondre. Je comprenais sa demande. Elle était la preuve même qu’il acceptait si ça devait en être ainsi mais il ne voulait pas se freiner s’il sentait qu’on était prêt tous les deux pour ça. Merlin, restez à moi de savoir me contrôler et me freiner si je voulais obtenir cette faveur sans être sûre d’y arriver correctement. J’étais irrémédiablement attirée par cet homme. M’empêcher de pouvoir le toucher et vivre cet amour complètement sans avoir aussi sa participation relevait de l’impossible. Impossible n’est cependant pas français. N’est-ce pas lui qu’il l’avait dit ? Il m’offrit alors un sourire auquel je répondit par un regard doux.

« J'ai trouvé ça agréable, mais assez étrange quand tu m'as appelé mon amour, j'ai pas vraiment l'habitude de surnom disons le affectif. Je ne t'en voudrais pas si tu recommences, enfin en privé, mais tu peux essayer d'y aller doucement ? » Oups ? J’ai dit ça moi ? Je ne m’en étais même pas rendu compte… « Je ne te demande pas non plus de te retenir constamment, juste d'y aller doucement. » me demanda-t-il.

« Je… Je n’ai même pas fait attention. » dis-je simplement, plutôt amusée de mon manque d’attention que vexée de sa remarque.

Je ne le prenais pas mal. Pourquoi ça serait le cas ? Je comprenais sa vision des choses. Seulement je ne pouvais pas faire attention à tout ce qui pouvait s’échapper de mes lèvres en sa présence – et je ne parlais pas que de mots mais de soupirs, de sourires, de gémissements ou de mordillements de lèvres. Avais-je cependant déjà appelé Matthieu comme ça ? Non et je le savais parce que je ne ressentais pas la même chose pour les deux hommes. C’était alors peut-être la première fois que ce mot franchissait mes lèvres et cela m’amusait de voir à quel point avec lui tout était vraiment différent. Il reponta alors sa main dans mon dos pour trouver mes cheveux. J’aimais sentir le bout de ses doigts jouer avec ou venir caresser tendrement mon cuir chevelu. C’était une sensation des plus agréables. Il avait en plus matière à jouer au vue des longues ondulations dont je présentais jusqu’à la cambrure du dos.

« Je viens de me rendre compte que dans mes attentes pour mon mariage, j'ai oublié de penser à te demander, si tu étais prête à apprendre le russe ? » commença-t-il. J’avouerai ne pas en comprendre l’utilité mais il choisit de rapidement m’éclairer : « J'aimerais parce que j'apprendrais cette langue à nos enfants. Ensuite, je crains que tu n'en aies besoin pour suivre les conversations entre Dora et moi, il nous arrive de changer de langues sans même y penser ce qui s'avère gênant pour les personnes nous accompagnant. Et pour la suite, tu en as déjà fait l'expérience, j'ai plus de facilité à avouer certaines choses en russe qu'en anglais, puisque je sais que même si on les entend, on ne les comprend pas forcément. J'ai aussi plusieurs de mes conquêtes qui m'ont avoués que j'avais tendance à parler russe à certains moments. » murmura-t-il avant de m’embrasser.

Je me demandais alors sérieusement à quel âge il avait pu perdre sa propre virginité. Je n’étais cependant pas très sûre de vouloir savoir. Il était un peu plus vieux que moi. Même en ayant commencé à dix-huit, le nombre de ses conquêtes seraient alors énorme. Je ne voulais pas finir jalouse par un passé qui ne me regardait nullement. Le passé était le passé, je fis donc le choix de ne pas vouloir le savoir. L’important n’était pas de savoir combien il y en avait eu avant moi mais de savoir que je serais la dernière. Et cette idée-là me plaisait bien trop…

« Tu l’as déjà fait avec moi… » me souvins-je finalement. « En France… Je n’ai pas osé te demander ce que tu avais dit. Je suppose de toute façon que tu ne t’en souviens plus aujourd’hui. » ne m’en formalisai-je pas. « Alors oui j’accepte… Mais à condition que tu sois mon professeur. Je veux l’apprendre avec toi. Et si tu veux, on peut commencer pendant les vacances. » Ce qui pourra nous occuper sans penser à sauter l’un sur l’autre. « J’adore d’ailleurs quand tu parles de nos futurs enfants… » lui avouai-je sur les lèvres.

Il ne cessait de parler d’eux comme d’une chose bienvenue. Il pensait à notre avenir avec des enfants et concevait tout en fonction de cela et rien que pour ça, il me faisait complètement craquer. Après tout, je ne m’attendais pas à autant de sa part. Je me rendais compte ne pas le connaitre encore entièrement. Après tout, j’étais loin de l’imaginer sans cesse parler d’enfants sans aucune gêne comme il le fait. Il me voyait vraiment comme la mère de ses enfants et pour cela, je m’en sentais vraiment honorée. J’espérais alors pouvoir être à la hauteur et lui donner un fils. Une question me vint cependant à l’esprit…

« Si je mets au monde, en premier, un fils… Tu accepteras d’avoir malgré tout d’autres enfants avec moi ? Je trouve qu’avoir des frères et sœurs est toujours rassurant. Je n’ai plus le mien et ça me manque de ne pouvoir avoir un être né de mes parents pouvant être là pour moi et pouvoir lui rendre l’appareil… » lui confiai-je mon envi de ne pas m’arrêter à un seul enfant.

Si je devais choisir, combien en voudrai-je ? Suspense… Du reste, je ne pouvais pas prévoir des jumeaux. Nous étions tous les deux une part d’un autre. Il y avait donc bien plus de chance qu’on ait à notre tour des jumeaux qu’un couple normal. Est-ce que ça me plairait d’en avoir ? Je n’étais pas sûre… Jumeau = double souffrance = double occupation = double cris = double épuisement. Je ne savais comment ma mère avait fait pour nous supporter. Si j’avais toujours été une enfant calme, c’était loin d’avoir été le cas pour Arthur et quand je voyais mon fiancé… J’avais comme le sentiment que ça ne serait pas de tout repos. J’avais remarqué qu’Arcturus avait du mal à tenir sagement en place. Bon, je ne m’en plaignais pas mais c’était un fait. Enfin on avait bien le temps. Même si lui donner un enfant me fera plaisir, j’aimerai profiter de nous avant. Il allait alors falloir peut-être que j’envisage un moyen de contraception – ma mère va s’en retourner dans sa tombe, paix à son âme – le temps de se sentir vraiment prêt. Heureusement, j’étais médicomage et n’avait donc pas besoin de consulter pour savoir comment m’y prendre. J’imaginais bien la tête de ma collègue en sachant cela. Je n’aimais pas l’idée que quelqu’un sache pour cela. Ça pourrait vouloir dire que je ne suis plus vierge et je n’aimais pas l’idée qu’on pense que je puisse finalement être pas mieux que ces femmes qu’il a mis lui-même dans son lit.

« Nous ne sommes cependant pas pressés pour les enfants… Dois-je envisager une contraception pour les vacances, au cas où tous les deux on... craque ? » lui demandai-je le plus sérieusement du monde preuve que je n’étais pas complètement idiote.

Je savais que la meilleure occasion risquait de se présenter pendant les vacances. Moi-même j’y avais pensé. Or il était hors de question que je sois enceinte pour mon mariage. J’étais trop fine pour qu’on ne voit pas rapidement la grossesse et je ne voulais pas qu’on pense qu’Arcturus s’était marié rapidement avec moi parce qu’il m’avait mis enceinte. Or si mon ventre se voyait après deux mois de mariage, personne ne sera dupe. J’aimais l’idée de taire les mauvaises langues en affirmant : non il ne m’épouse pas simplement parce qu’on attend un enfant. J’attendais alors simplement son avis sur la question, espérant ne pas le déstabiliser avec une question aussi directe qui envisageait bien des choses qu’on ne devrait même pas être autorisé à penser.
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Sam 11 Avr - 16:03
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J'avais été rassuré lorsqu'elle m'avait annoncé me faire confiance en ce qui concernait les cheminées. Au moins, je pouvais faire les choses comme je le désirais et elle pourrait toujours me faire part de son malaise s'il s'avérait que les cheminées étaient trop grande à son goût. Je souris aussi au fait qu'elle avoue ne pas avoir fait exprès de m'appeler « mon amour », pire même qu'elle ne s'en était pas rendue compte. Ça prouvait juste tout l'amour qu'elle me portait et qu'elle ne prenait pas toujours la peine de contrôler ses paroles en ma présence. Je n'étais pas mieux sur ce dernier point, je me laissais aller à parler de tout ce que j'attendais de l'avenir. Ce n'était pas forcément mieux, mais avec elle, voir l'avenir ne me dérangeait pas. Après tout, rien que l'idée de se marier est une preuve qu'on veut voir un avenir à deux. J'avais déjà une bonne expérience de cette optique d'imaginer un avenir à deux, puisque même si Dora n'était que ma sœur, nous n'avions jamais envisagé un avenir l'un sans l'autre. Avec Mina, la seule différence était le statut qui serait le notre en tant que couple marié et le fait que nous aurions une vie conjugale et je l'espérais une famille, bien que je ne veuille qu'elle n'arrive trop tôt. En plus, il me faudrait voir l'avenir à trois et non plus à deux, parce que même si j'épousais Mina, elle savait qu'elle épousait aussi un peu Dora en m'épousant et qu'on ne sépare pas des jumeaux. Alors je devrais faire en sortes d'avoir mon avenir familial avec Mina et gardait Dora assez proche de moi, pour pouvoir garder un bon œil sur elle et sur ses fréquentations. L'idée de devoir me partager en deux était assez gênante, tant que je ne pouvais être certains que ma sœur et Mina ne s'entendent. Je fus coupé dans mes pensées sur ses mots par sa réponse à ma question sur l'apprentissage du russe.

« Tu l’as déjà fait avec moi…  » Dit elle, semblant s'en souvenir. « En France… Je n’ai pas osé te demander ce que tu avais dit. Je suppose de toute façon que tu ne t’en souviens plus aujourd’hui.  » Parlait elle de la fois où elle m'avait dit que je lui avais manqué et que j'avais répondu en russe qu'elle aussi m'avait manqué ? Non, ça c'était il y a peu à la réception en Angleterre, je ne m'en souvenais donc plus. « Alors oui j’accepte… Mais à condition que tu sois mon professeur. Je veux l’apprendre avec toi. Et si tu veux, on peut commencer pendant les vacances.  » Les vacances, pourquoi pas. Et puis, j'avais une très bonne idée du genre de motivation que je pouvais lui donner pour apprendre rapidement cette langue. Être son professeur n'était pas vraiment le mot à utiliser, après tout, je n'allais pas agir comme un professeur et elle allait devoir s'accrocher, parce que j'allais m'amuser à lui parler fréquemment en russe pendant ces vacances. « J’adore d’ailleurs quand tu parles de nos futurs enfants…  » Avoua-t-elle sur mes lèvres et je détournais un instant les yeux.

J'étais gêné par ses mots, parce que je me rendais compte que maintenant, je me laissais aller à imaginer vivre avec une famille, une femme, des enfants. J'espérais simplement qu'elle puisse comprendre que j'allais être complètement insupportable le jour où elle tomberait enceinte. Je savais déjà au plus profond de moi, qu'elle allait devoir subir les maux de la grossesse en plus de mes inquiétudes et angoisses. Dans un sens, je tenais à avoir des enfants, j'avais déjà au fond de moi la peur de ne pas savoir être un père et j'étais certains qu'elle allait devoir passer la totalité de sa ou ses grossesses à me rassurer sur le fait que je les verrais grandir. Au fond, se serait le moment où je me montrerais sûrement le plus faible vis-à-vis d'elle. « Si je mets au monde, en premier, un fils… Tu accepteras d’avoir malgré tout d’autres enfants avec moi ? Je trouve qu’avoir des frères et sœurs est toujours rassurant. Je n’ai plus le mien et ça me manque de ne pouvoir avoir un être né de mes parents pouvant être là pour moi et pouvoir lui rendre l’appareil…  » Me confiant qu'elle ne voulait pas s'arrêter à un seul enfant et je souris un peu. Après tout, elle se rendait seulement compte de la personne à qui elle parlait. Je ne voulais pas d'un fils unique, déjà parce que ça rendait ces enfants uniques bien trop arrogant et que mon fils en tiendrait déjà une bonne couche rien que part le fait d'être mon enfant. Ensuite, j'avais toujours vu en Dora une force et une faiblesse par notre relation de frère et sœur. Nous avions en plus bien des chances d'avoir des jumeaux, portant tous les deux les gênes, même si seul la femme les transmettait et qu'il arrivait que ce fait saute une génération. Alors elle n'avait pas à s'en faire, après tout, Merlin nous avait conduit à rencontrer un autre membre d'un couple de jumeaux, alors s'il avait décidé de jouer encore plus avec nous, il nous donnerait sûrement à nous aussi des jumeaux. J'étais dans ces réflexions pour ne tout simplement pas penser que je voulais moi-même plusieurs enfants, sans vraiment savoir si je serais capable d'être un bon père. Tant qu'elle ne me disait pas qu'elle en voulait plus que trois, je n'allais pas m'offusquer, après trois, je trouvais que ça devenait trop et que ça deviendrait bien trop compliqué pour le partage de notre argent quand nous serions morts. Je ne voulais pas que mes enfants après ma mort se retrouvent avec une fortune dérisoire parce qu'ils se trouvaient être trop. Et plus on avait d'enfant, plus on risquait de donner naissance à un cracmol ou à un traître à son sang, ce que je ne voulais en aucun cas.

« Nous ne sommes cependant pas pressés pour les enfants… Dois-je envisager une contraception pour les vacances, au cas où tous les deux on... craque ?  » Me demanda-t-elle sérieusement me sortant de mes pensées sur les enfants. Je la fixais assez surpris par sa question, ne lui avais je pas simplement dit que je ne voulais pas concevoir d'enfant hors mariage. Alors oui, je voulais qu'elle prenne ses dispositions pour ne pas me faire ça. Pas que je ne pourrais être heureux si elle était enceinte avant notre mariage. Seulement, l'enfant serait considéré comme illégitime par ma famille, ça donnerait une mauvaise impression sur nous deux et notre mariage. Ça laisserait croire que je l'épousais parce que je l'avais mise enceinte et surtout, je ne voulais pas qu'on pense d'elle qu'elle était une femme facile et qu'elle aurait pu être juste un nom de plus dans la liste de mes conquêtes. « Tu as même plutôt intérêt à prendre tes dispositions, il est hors de questions que tu sois enceinte à notre mariage, si tu venais à craquer. » Annonçais je avec aplomb, sur ce point, elle ne pouvait et ne voudrait sûrement pas me contredire. « Pour plus d'une raison je suis contre te voir enceinte pour nos noces. Je ne veux pas qu'on pense de toi que tu es une femme à petite vertu, ni qu'on se dise que je t'épouse pour cette raison au lieu de simplement t'ajouter à la liste de mes conquêtes. De toute manière, je n'ai jamais fait l'erreur de ne pas lancer un sort de contraception à mes conquêtes, même quand elles assuraient tout faire pour ne pas avoir d'enfant. Et sur ce point là, tu aurais eu le droit au même traitement qu'elles, fiancée ou non. Ensuite, je ne veux pas avoir un enfant illégitime, parce que si on concevait un enfant avant le mariage, il serait considéré comme illégitime par ma famille. Je ne voudrais pas d'un enfant voué à vivre son futur comme un pauvre et dénigré par des personnes de son sang parce qu'il aurait le malheur d'avoir été conçu avant le mariage. » Déclarais je en donnant des explications sur mes paroles dures sur le fait qu'elle doive user de contraception si elle sentait qu'il était possible que l'on craque.

Je lui fis un petit sourire, après tout, bien qu'ayant été ferme sur ce point, je savais que ce n'était pas dans nos envies à tout deux d'avoir un enfant avant le mariage. Du moins, qu'elle ne soit enceinte avant notre mariage, après nos noces, elle pouvait bien tomber enceinte que ça ne gênerait personne, juste peut-être un peu moi. « Après notre mariage, libre à toi de continuer une contraception ou non, mais comme tu le sais, tu devras te montrer discrète si tu continues, puisque dans les traditions une femme ne prend de contraception qu'après la naissance d'au moins un enfant. Il est dans les croyances que la contraception peut rendre stérile et tu imagines la suite, j'ai pas besoin de te l'expliquer. » Dis je doucement en faisant glisser mes doigts dans ses cheveux. « Pour ma part, attendre au moins un an m'arrangerait avant que tu ne tombes enceinte. Le temps qu'on trouve notre équilibre dans la vie à deux et j'ai conscience que tu es plus jeune que moi. » Avouais je en posant doucement un baiser sur sa tempe. « J'ai aussi conscience de ne pas être celui qui vivra les moments les plus pénibles quand tu seras enceinte, même si je serais là pour t'épauler, je ne serais jamais à ta place. En plus, je ne suis pas prêt à assumer le rôle de père, j'ai encore mes études à finir. » Assurais je avouant que j'étais peut-être pas tout à fait prêt à avoir des enfants aussi rapidement. Je ne voyais pas cela comme une anormalité, j'étais jeune et j'avais bien d'autres choses en tête. Surtout que je devais déjà apprendre à gérer ma propre famille avant de fonder la mienne. Et nous avions bien le temps avec Mina. Surtout que j'allais devenir un mangemort, j'allais devoir servir cet homme que je n'avais jamais voulu servir, je devrais aussi vivre et accepter cela.

« Je veux juste un fils, c'est la seule chose que je tiens à obtenir. Après, une fois que tu m'auras donné un fils, si c'est le premier, eh bien, je pense qu'il reviendra à nous de choisir si nous en voulons d'autres. Je n'aime pas l'idée d'avoir un enfant unique, cependant. Et plus de trois me dérangerait, si on a un fils dans les trois. À la limite, quatre, puisque nous avons plus d'une chance d'avoir au moins une fois des jumeaux. » Dis je avec le plus grand des sérieux. « Et Merlin semble s'acharnait pour rendre nos vies assez similaires, douloureuses et spéciales, alors je crains que nous ayons un jour des jumeaux. » Je ne savais si elle pouvait voir les mêmes similitudes entre son histoire et la mienne, mais moi j'en voyais plus que de raisons. Bien qu'une part de nos histoires était contradictoire et était sûrement la raison qui faisait que même si on se ressemblait, nos différences se complétaient. Je voyais dans nos ressemblances déjà la plus évidente, celle que nous n'ayons jamais été seul, pas même pendant la grossesse de nos mères. Nous avions toujours partagés notre vie avec une autre personne, ce qui pouvait nous rendre bien difficile d'accès, puisque étant honnête, aucun ami ou même fiancé, ne pouvait remplacer un jumeau ou une jumelle. On a tout deux perdus un ou des êtres chers et ça nous a mené à quitter notre pays pour aller vivre dans un univers inconnus. On aime notre liberté, on a les mêmes valeurs, on a pas peur de torturer et de tuer, tout en pouvant se montrer bien différents avec nos proches tout en ayant un caractère fort. Pour nos différences, elles étaient que j'avais grandi dans l'attente de parent alors qu'elle avait eu l'amour des siens jusqu'à leur mort. Elle se trouvait amputée de son autre moitié alors que Dora se tenait toujours à mes côtés. Elle avait choisi de combattre pour le Seigneur des Ténèbres et d'assouvir sa vengeance. J'avais été forcé de combattre pour ma survie et je rejoignais un mage noir sans le vouloir au plus profond de moi. J'étais en pleins dans la découverte de mes parents. Au final, je ne pouvais que me dire que l'amour qu'elle avait reçu, lui servirait sûrement pour m'apprendre à exprimer plus facilement mes propres émotions et que mon passé pourrait lui servir dans plus d'un domaine.

Toutes ces pensées me menèrent à une seule question que je ne m'étais jamais posé. Et qu'il fallait que je lui pose, du moins, je la poserais en plusieurs questions. « Je sais que ça n'a pas vraiment d'utilité comme questions, mais j'ai besoin de t'en poser quelques unes. Voilà, tu sais comment sont mes parents et que leur réaction peut s'avérer positive, négative et peut-être, même si j'en doute, neutre, vis-à-vis de toi et moi. Je sais que Dora aura du mal mais finira par l'accepter parce qu'elle aura sûrement peur que si elle ne le fait pas je m'éloigne. Alors... tu crois que tes parents approuveraient notre relation ? Je veux dire, en la voyant sous le même angle qu'on la présentera aux miens, pas avec toutes nos rencontres secrètes. Et ton frère, qu'en aurait il pensé ? Tu crois qu'il m'aurait accepté et apprécié ? » Murmurais je sans la quitter des yeux, puis je me dis que j'étais vraiment le pire des enfoirés de lui demander ça. « Mina, je ne fais pas ça pour faire remonter des souvenirs en toi ou pour te faire du mal. Je ne sais même pas pourquoi je te demande ça en sachant que ça te fera peut-être du mal, mais je crois que si j'étais à ta place, j'aurais aimé que tu me demandes. » Avouais je doucement en lui caressant doucement le dos, avant de voir un souvenir me revenir et je décidais d'en faire part à ma fiancée.

« Je viens de penser à une nuit que j'ai passé avec Natasha. Et ne fait pas semblant de ne pas avoir compris qu'elle et moi, on a un jour été plus que des amis. Elle se plaignait du choix de fiancé que ses parents avaient fait et disait m'envier parce que j'avais pas à m'en faire de leur opinion comme ils étaient morts. Tu vois ces simples mots m'avaient blessés, pas parce qu'ils n'étaient pas morts, mais bien parce que même morts, on peut se préoccuper de l'opinion que les personnes auraient pu avoir. Oui, je sais que c'est assez paradoxal, comme je ne donne pas l'air de me préoccuper de ce que mes parents peuvent penser vu mon passé, mais les femmes m'apportaient ce que je n'ai jamais eu. Et voilà pourquoi je t'ai demander ça, parce que pour moi c'est important de savoir ce qu'ils auraient pu en penser. Tu m'apportes plus que toutes les autres femmes réunis, tu sais comment trouver en moi ce que je cache et ce que je renie. » Avouais je avec un regard très sérieux. Elle pouvait bien m'en vouloir de lui avoir parlé d'une de mes relations passés, mais bon, il fallait bien qu'un jour où l'autre, je commence à lui expliquer tous les angles de ma relation avec Natasha. Surtout maintenant que je la savais vivre en Angleterre et être veuve, je n'allais pas la laisser loin de ma vie, j'allais même lui faire part de mes secrets si longtemps cachés, puisque je la voulais à mon mariage et qu'elle l'apprenne avant ce jour fatidique. Je savais qu'avec Natasha, mes omissions sur ma vie passeraient et qu'elle pouvait être simplement mon amie. On avait tout deux changer depuis notre sortie de Durmstrang, mais il n'en restait pas moins qu'on pouvait se comprendre et qu'on oublierait jamais les bons moments passés à faire enrager son fiancé. « Natasha sera bien la seule de mes conquêtes, si on peut la nommer ainsi, dont tu entendras parler. Notre histoire remonte à loin, à l'école en fait et nous ne nous étions plus vu jusqu'à cette réception l'autre soir. Pourtant, la savoir en Angleterre, fais que je veux renouer un peu avec mon passé et bien l'unique amitié que j'ai jamais eu. Je suis prêt à te raconter notre passé commun pour que tu saches qu'on est réellement que des amis. » Dis je pour la rassurer, parce qu'il était clair que me voir avec Natasha pourrait lui faire penser à de mauvaise chose. Je l'embrassais passionnément juste par simple désir de le faire et que je voulais tout de même profiter de ce moment même si nous avions une conversation sérieuse.
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Sam 11 Avr - 19:08
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« Tu as même plutôt intérêt à prendre tes dispositions, il est hors de questions que tu sois enceinte à notre mariage, si tu venais à craquer. » annonça-t-il un peu brusquement.

Au moins ça ne laissait de place à aucuns doutes… Ma mère allait vraiment se retourner dans sa tombe… Je savais que pour honorer sa mémoire je devrais vraiment penser à arrêter d’être aussi faible pour cet homme mais je n’étais pas à l’abri d’un dérapage non voulu. Désolée maman mais j’aime cet homme et si j’en ressentais une véritable envie poignante, je ne me freinerai pas. Pire, je l’inciterai lui. Je n’étais pas encore là mais je préférais prendre mes dispositions. Ses mots suivants étaient justes. Nous n’avions pas le droit à l’erreur.

« Pour plus d'une raison je suis contre te voir enceinte pour nos noces. Je ne veux pas qu'on pense de toi que tu es une femme à petite vertu, ni qu'on se dise que je t'épouse pour cette raison au lieu de simplement t'ajouter à la liste de mes conquêtes. De toute manière, je n'ai jamais fait l'erreur de ne pas lancer un sort de contraception à mes conquêtes, même quand elles assuraient tout faire pour ne pas avoir d'enfant. Et sur ce point-là, tu aurais eu le droit au même traitement qu'elles, fiancée ou non. » Merci de ta délicatesse… « Ensuite, je ne veux pas avoir un enfant illégitime, parce que si on concevait un enfant avant le mariage, il serait considéré comme illégitime par ma famille. Je ne voudrais pas d'un enfant voué à vivre son futur comme un pauvre et dénigré par des personnes de son sang parce qu'il aurait le malheur d'avoir été conçu avant le mariage. »

« Nous sommes d’accord. »

Au moins sur ce point, nous ne pouvions que nous entendre. Je ne voulais pas d’enfants illégitimes. De toute façon dans un mois et demi tous les accidents du monde pouvaient arriver mais il fallait être prudent en attendant et pour cela, je serais la première à faire attention. Je sais ce que ma mère dirait : tu n’as qu’à pas te déshonorer ! Oui mais… ça aurait été Matthieu, ça aurait été facile mais mon époux était bien moins sage et moi bien trop sensible… Bref. Le sujet était donc clos. Il faudrait que je vois à mon travail, pendant une pause, ce qui serait le plus adapté à ma situation et mon corps et en informer Arcturus dès que le traitement commencera. Ce n’est pas une raison pour se jeter dessus mais au moins je me sentirais plus tranquille d’esprit.

« Après notre mariage, libre à toi de continuer une contraception ou non, mais comme tu le sais, tu devras te montrer discrète si tu continues, puisque dans les traditions une femme ne prend de contraception qu'après la naissance d'au moins un enfant. Il est dans les croyances que la contraception peut rendre stérile et tu imagines la suite, je n’ai pas besoin de te l'expliquer. » dit-il en jouant avec mes cheveux de façon agréable.

Je n’avais pas besoin de détails venant de ses lèvres. Je supposais qu’en France comme en Angleterre, nous avions les mêmes manies. Ma mère m’avait très bien enseigné de ce côté-là. J’étais au fait de comment se passait la conception d’un enfant surement bien plus même qu’Arcturus lui-même. Ma qualité de médicomage aidait aussi à en savoir beaucoup. Après tout, si je m’étais spécialisée rapidement dans les pathologies de potions et de sortilège, j’avais fait un stage en obstétrique et maternité comme tous les autres services. Je savais donc comment se passe une grossesse pour avoir vu divers cas de femmes enceintes avec une grossesse plus ou moins compliqué. Je savais le calvaire que ça pouvait être quand ça se passait mal comme le bonheur pour certaine qui avait la chance d’avoir que des avantages. Tout ce que j’espérais était de ne pas finir aliter parce que mon enfant aurait décidé de ne pas tenir correctement à sa place. Rester dans un lit durant des journées entières allait me faire vite déchanter. Mais ne pensons pas au malheur tout de suite. Chaque chose en son temps. J’allais prendre la conception et la continuer discrètement après le mariage. Je savais que les femmes de la haute noblesse risquaient de me tanner avec l’apparition de la première grossesse – et j’espérais que Bellatrix n’en fasse pas partie – mais c’était mon corps, mon couple et mon foyer. Je voulais profiter de mon époux et lui apprendre autant comment aimer que de le laisser m’enseigner le Russe pour ne pas dire d’autres arts plus intimes…

« Pour ma part, attendre au moins un an m'arrangerait avant que tu ne tombes enceinte. Le temps qu'on trouve notre équilibre dans la vie à deux et j'ai conscience que tu es plus jeune que moi. »

*Il fallait qu’on arrête d’être d’accord sur tout… ça allait vite devenir épuisant…* me dis-je avec un amusement intérieur. Quoi qu’un an… On peut avant. Ou après. Ou… Tout simplement quand on sera prêt. Quoi que si j’attend après mon fiancé… J’avais la sensation que la situation allait le flipper un maximum. J’allais donc me concentrer sur moi pour le moment. Le jour alors où j’en ressentirais le profond désir, je n’aurais qu’à lui en parler et voir ce qu’il en penserait. De là, j’aviserai. Je le laissais alors finir son discours :

« J'ai aussi conscience de ne pas être celui qui vivra les moments les plus pénibles quand tu seras enceinte, même si je serais là pour t'épauler, je ne serais jamais à ta place. En plus, je ne suis pas prêt à assumer le rôle de père, j'ai encore mes études à finir. »

« On attendra la fin de tes études et que je m’en sente prête. Là, nous aviserons… » concluais-je sur quand nous devrions avoir des enfants.

« Je veux juste un fils, c'est la seule chose que je tiens à obtenir. Après, une fois que tu m'auras donné un fils, si c'est le premier, eh bien, je pense qu'il reviendra à nous de choisir si nous en voulons d'autres. Je n'aime pas l'idée d'avoir un enfant unique, cependant. Et plus de trois me dérangerait, si on a un fils dans les trois. À la limite, quatre, puisque nous avons plus d'une chance d'avoir au moins une fois des jumeaux. Et Merlin semble s'acharnait pour rendre nos vies assez similaires, douloureuses et spéciales, alors je crains que nous ayons un jour des jumeaux. » dit-il provoquant un léger sourire amusé sur mes lèvres.

Il n’avait pas tort. Donc trois – voir quatre – maximum. Mince ! Moi qui en voulais une bonne dizaine ! Non je rigole… Trois c’est très bien. Et puis je pense que dès le premier, après avoir connu la douleur de l’accouchement, j’ai des chances pour réagir comme la plupart de mes congénères : plus jamais ! Quoi qu’on n’était pas à l’abri d’un masochisme…

« Je sais que ça n'a pas vraiment d'utilité comme questions, mais j'ai besoin de t'en poser quelques-unes. »

« Non, ne t’inquiète pas. Ça ne me dérange pas. »

« Voilà, tu sais comment sont mes parents et que leur réaction peut s'avérer positive, négative et peut-être, même si j'en doute, neutre, vis-à-vis de toi et moi. Je sais que Dora aura du mal mais finira par l'accepter parce qu'elle aura sûrement peur que si elle ne le fait pas je m'éloigne. Alors... tu crois que tes parents approuveraient notre relation ? Je veux dire, en la voyant sous le même angle qu'on la présentera aux miens, pas avec toutes nos rencontres secrètes. Et ton frère, qu'en aurait-il pensé ? Tu crois qu'il m'aurait accepté et apprécié ? Mina, je ne fais pas ça pour faire remonter des souvenirs en toi ou pour te faire du mal. Je ne sais même pas pourquoi je te demande ça en sachant que ça te fera peut-être du mal, mais je crois que si j'étais à ta place, j'aurais aimé que tu me demandes. » dit-il en me caressant le dos, me surprenant assez avec sa question… « Je viens de penser à une nuit que j'ai passé avec Natasha. » Natasha ? Il est sérieux où il est en train de me parler d’une de ses conquêtes là ? Je me raidis à ce nom. « Et ne fait pas semblant de ne pas avoir compris qu'elle et moi, on a un jour été plus que des amis. »

Merci très cher fiancé de faire tourner le couteau dans la plaie… Oui donc… Qu’est-ce qu’elle a ta catin ?! Serais-je tout à coup sur les nerfs ? Je ne supporte pas ses ex, c’est comme ça. Elles ont un avantage sur moi. Elles ont pu avoir le loisir de goûter au plaisir de son corps contrairement à moi. Oui je sais que ça ne tient qu’à moi mais je passe après quoi que je fasse et d’une certaine façon, si elles voulaient m’atteindre, me le rappeler serait parfait pour finir sous mes mains vengeresses, m’occupant sérieusement de leur cas pour avoir osé chercher ma jalousie… Après tout lui, avait connu bien des femmes avant moi. Et si je n’étais pas à la hauteur de l’une d’elles ? Et s’il regrettait ? Et si finalement il préférait retourner à ses conquêtes parce que je ne le contentais pas suffisamment ? Voilà que je recommençais avec cet affreux complexe d’infériorité…

« Elle se plaignait du choix de fiancé que ses parents avaient fait et disait m'envier parce que j'avais pas à m'en faire de leur opinion comme ils étaient morts. Tu vois ces simples mots m'avaient blessés, pas parce qu'ils n'étaient pas morts, mais bien parce que même morts, on peut se préoccuper de l'opinion que les personnes auraient pu avoir. » ok, je commence à comprendre le rapport entre cette… fille – pour ne pas être vulgaire – et mes parents… « Oui, je sais que c'est assez paradoxal, comme je ne donne pas l'air de me préoccuper de ce que mes parents peuvent penser vu mon passé, mais les femmes m'apportaient ce que je n'ai jamais eu. Et voilà pourquoi je t'ai demandé ça, parce que pour moi c'est important de savoir ce qu'ils auraient pu en penser. Tu m'apportes plus que toutes les autres femmes réunis » Et toc Namachintruc ! « tu sais comment trouver en moi ce que je cache et ce que je renie. »

Je me détendis un peu face à sa dernière phrase. J’avais besoin de l’entendre de temps en temps. Je pouvais être forte, je n’en restais pas moins une femme. Or la jalousie n’était pas bon pour mon cœur… Elle pourrait provoquer bien des ravages. J’avais besoin de sentir ne pas être en danger par rapport aux autres. Même avec le retard que je pouvais avoir par rapport à elle. Rah je détestais cela… Cependant ça n’allait pas durer et j’allais tout faire pour lui faire oublier chacune d’elle. Il allait falloir que je fasse certaines boutiques avec Sasha. Elle, contrairement à moi, était bien plus experte en tenue sexy et bien évidemment je pensais aussi et peut-être surtout en sous-vêtements.

« Natasha » encore elle… « sera bien la seule de mes conquêtes, si on peut la nommer ainsi, » on ne la nomme pas, on la siffle. Ahem pardon. Tu disais ? « dont tu entendras parler. » Et si je n’ai pas envi ? « Notre histoire » notre ? Le ‘notre’ est en trooop ! « remonte à loin, » génial… elle a encore plus d’avance sur moi… Comment dois-je le prendre ? Comme un danger ? On a le droit de tuer les ex de son fiancé ? C’est autorisé par la loi ? « à l'école en fait et nous ne nous étions plus vu jusqu'à cette réception l'autre soir. Pourtant, la savoir en Angleterre, fais que je veux renouer un peu avec mon passé et bien l'unique amitié que j'ai jamais eu. Je suis prêt à te raconter notre passé commun pour que tu saches qu'on est réellement que des amis. »

C’était censé être rassurant ? J’allais… comment dire… râler ? Protester ? Faire ma tête de mule ? Ne pas être d’accord ? Lui signaler mon mécontentement ? Refuser catégoriquement qu’il revoit cette femme s’il ne voulait pas me voir le faire VRAIMENT attendre le mariage ? Tu parles… Je n’en eus pas le temps… Ce petit malin fit le choix de m’embrasser passionnément, me coupant l’herbe sous le pied. Et bien évidemment, moi, idiote et sensible à son baiser, j’y répondis dans le même élan. Je posais cependant ma main sur son torse pour couper court un peu rapidement ce baiser.

« Pardonne-moi mais… j’ai du mal avec l’idée de te savoir ami d’une ancienne conquête. Loin de moi l’idée d’être jalouse » mais c’était le cas « mais qui me dit que vous n’aurez pas un moment d’égarement un jour alors qu’on se sera disputé tous les deux ou qu’à cause de la grossesse, je ne puisse contenter tes désirs aussi facilement, pire que je ne te convienne finalement tout simplement pas ? »

Je ne supporterai pas l’adultère. On pouvait avoir des problèmes de couple, ce n’était pas une raison pour se laisser aller à une passion avec une autre personne. Je ne disais pas qu’Arcturus était faible, loin de là, seulement je n’avais tout simplement pas confiance en cette Natasha qui pourrait profiter de son savoir sur lui pour le séduire et l’avoir. En fait qu’ils aient couchés ensemble, c’était surtout ça qui me gênait dans leur relation. Il l’avait fait une fois alors qu’elle était fiancée, si j’ai bien compris, non ? Et peut-être même plusieurs fois. Qui me disait donc que cette femme n’allait pas me voler mon fiancé ?

« Tu n’as pas très envi que je vois Matthieu et cela est justifié. J’ai le même ressenti pour cette femme en sachant votre liaison. Je ne te l’interdis cependant pas comme je n’aimerai pas que tu le fasses pour moi avec Matthieu mais sache que ça ne m’enchante pas. » vraiment pas. « Cette femme te connait. Elle sait ce que tu préfères, tes tendances et comment être pour que tu puisses la désirer. J’ai la sensation de ne pas être à la hauteur face à elle. Je veux dire, elle connait tout de tes soupirs là où moi je les découvre tout juste. Comment ne pas se sentir déstabiliser et craindre qu’elle ne se serve de ses connaissances pour t’avoir. Je ne la connais pas, je sais, et j’espère que tu ne prendras pas mal mes craintes. Toute femme normalement constituée les aurait. Seulement qui me dit qu’au final, une fois la première fois consommée, tu ne te rendes compte que tu la préfères elle sur ce domaine ? » lui avouai-je ma pire crainte.

J’avouais alors avoir peur de ne pas être tout simplement à la hauteur de celles qui étaient passées avant moi. Je craignais de mal agir. Après tout ça m’arrivait parfois or, je ne voulais pas le perdre… Pas à cause d’un manque d’expériences et donc une potentielle attitude maladroite. Je baissais finalement le regard.

« Je ne peux cependant t’empêcher de voir ta… » je ne trouvais même pas de mot à ça. Comment peut-on être ami avec une ex qui est sensée ne pas compter ?! « ton amie. » lui cédai-je.

Avec cette histoire, je n’avais plus trop envie de parler de mes parents ou de mon frère. Me renfermant un peu, je ne voulais pas parler de ma famille décédée et me rappeler que ma mère ne serait pas présente à mon mariage et à ma première grossesse, que mon père ne me conduirait pas à l’autel et que mon frère n’aurait pas le loisir de menacer Arcturus de sa baguette s’il me faisait souffrir… Je n’aurais jamais le loisir d’avoir tout ça et je sentais une boule se former au fond de ma gorge. Profitant de son écartement, je descendais de la table pour m’écarter un peu de lui. Je ramassais alors au passage ma robe.

« Je suis désolée. » dis-je en triturant le tissu de ma robe. « Je n’ai pas trop envie de parler de ma famille pour le moment. Vois-tu. Normalement tu aurais dû demander ma main à mon père mais ça ne se fera jamais. Il aurait du m’accompagner à l’autel mais je ne verrais jamais sa fierté dans le regard d’avoir su me trouver une place. Jamais ma mère ne pleura à mon mariage. Jamais elle ne sera là pour me conseiller au moment où je tomberai enceinte pour la première fois. Et mon frère… je ne le verrai jamais te menacer avec ardeur de sa baguette si tu oses penser me déflorer avant le mariage. » dis-je avec un sourire quoi qu’un peu amère sur le visage. « Il t’aurait détesté. Matthieu était en plus son meilleur ami. Seulement il aurait cédé parce qu’il aurait vu à quel point tu es capable de me rendre amoureuse, chose que n’a jamais été capable Matthieu. Il aurait compris que c’est mieux ainsi même si ton nom lui aurait fait un peu peur pour moi. Du reste, comment dire… Ils me manquent. Même après trois ans, ils me manquent. Je ne suis même pas allée une fois sur leur tombe depuis leur mort. Je n’en ai jamais eu le courage. Elle est belle la jeune mangemorte si forte ! » lui dis-je finalement pas fière de moi. « Fréquente Natasha si tu veux. » revenais-je finalement sur le sujet qui me blessait autant que celui de mes parents en enfilant ma robe. « Mais ne me demande pas d’avoir confiance en elle. Je crois en toi. Si tu me dis que tu ne me tromperas pas alors je te crois mais je n’ai aucune confiance en tes ex qui se feront, certainement pour la majorité, un plaisir de détruire le peu que tu as commencé à construire avec moi. Peut-être n’est-elle pas comme cela mais pour le moment, pardonne-moi de vouloir être méfiante en refusant une naïveté qui pourrait me coûter cher. » lui expliquai-je mon point de vue.

Le prendrait-il mal ? Allez savoir et ce n’était pas mon but. Le ton de ma voix n’était ni menaçante, ni cinglante. Elle avait plutôt une tonalité entre la frustration et la tristesse pour ma famille et la jalousie et la peur pour son ex. Je ne voulais cependant plus parler de ces sujets, l’un faisant trop mal et l’autre risquant de provoquer notre première véritable dispute. Voulant l’éviter, je lui dis alors simplement :

« Il va falloir que je retourne à ma mission. »

Je sais, c’était cruel de clôturer notre discussion ainsi mais je n’allais pas non plus lui mentir sur ce que j’allais faire après : soit me préparer pour repartir en mission avec son professeur. J’avais une mission, un ordre et donc une contrainte que je devais mener à bien. De plus elle allait me permettre de pouvoir oublier un instant les sujets douloureux et agaçant qu’il venait de lancer en même temps. Je lui dis alors :

« On se voit toujours demain ? Je serai heureuse de rencontrer ta sœur, si tu le désires toujours… »

Après tout me refermer ainsi assez vivement sans qu’il ne l’ait vu venir ne voulait pas dire que je ne voulais plus me marier et donc rencontrer sa sœur. Bien au contraire. Je n’allais pas reculer à la première difficulté parce que oui, je voyais Natasha comme une difficulté et peut-être même une épine dans le pied. Je ne l'empêchais cependant pas de voir cette femme, libre à lui, mais qu'il ne me demande pas d'en être ravie pour autant. Et je ne parlais même pas de l’absence de ma famille à mon mariage… J’attendais alors son avis sur la dernière question, n'étant pas sûre de vouloir l'entendre rebondir sur Natasha, vexé qu'il pourrait peut-être être. Pour moi elle était une menace et elle le serait tant que je n'aurai pas la certitude du contraire et pour cela... Malheureusement, il allait en falloir des preuves... Je partais d'une idée négative, ce qui n'était pas évident à changer. Serait-il alors vexé par ma nouvelle attitude qui ne devait certainement pas s’associer avec celle d’une parfaite petite épouse docile et soumise… ?
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Sam 11 Avr - 20:29
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J'entendais son opinion sur Natasha et je ne pouvais pas lui donner entièrement tort. Seulement, elle ne pouvait pas vraiment voir ce qui me liait à Natasha parce qu'elle ne savait pas que je n'avais jamais tenté de garder de relation amicale avec quiconque hormis elle. Elle devait me trouver horrible d'avoir été avec une femme fiancée sans aucun scrupule, mais Natasha n'était que la première, j'avais même eu le loisir d'être avec des femmes mariées après ma sortie de l'école. J'avais même pris le loisir d'être avec certaines professeurs de l'université française. Je ne lui avais pas caché que Natasha et moi avions un passé que j'aurais pu ne pas lui avouer. Si j'avais voulu la tromper avec Natasha, je n'en aurais sûrement pas parlé, c'était juste dire voilà, je te préviens que je vais rejoindre ma maîtresse. Je pouvais pourtant comprendre les peurs de Mina. Dans le fond, rien ne pouvait lui garantir que je ne la tromperais pas, que je tiendrais parole. Elle n'avait que mes mots et je lui parlais d'une femme qu'elle n'avait vu que quelques minutes. Je pensais qu'elle se souviendrait que Natasha l'avait amené à moi, mais je me souvins que j'avais parlé à Natasha en russe. Ainsi, elle ne pouvait savoir que nous avions parlé d'elle et que Natasha m'avait taquiné sur le fait que je devrais épouser Mina, bon d'accord, elle parlait d'une question de désir, mais avec Natasha, c'était normal, elle ne me pensait pas capable d'amour. Mina pensait qu'elle avait eu droit à mes soupirs et de connaître mes envies, seulement, ce n'était pas le cas. Jamais je n'avais soupiré face à Natasha, jamais elle n'avait dirigé entre nous. C'était simplement charnel, rien de tendre, rien d'amoureux, même pas d'amical. Notre amitié et nos moments d'intimités n'avaient été que deux mondes différents. Nous parlions souvent après avoir couché ensemble, parce que Natasha pouvait énoncer tout ce qu'elle avait contre son fiancé, je ne parlais que peu. Préférant de loin l'écouter et faire croire que le sujet m'intéressait.

Mina ne savait rien de tout cela et n'en saurait jamais rien si on ne venait pas à se disputer sur le sujet qu'est Natasha. Je fus soulagé cependant qu'elle ne m'empêche en aucun cas de voir Natasha, bien que je lui prouverais d'abord que je ne la tromperais pas et que Natasha et moi n'aurions plus jamais aucunes relations sexuelles ensemble parce qu'elle avait bien compris que tout mon désir ne se tournait que vers Mina et ceux en un seul regard. Mina s'éloigna de moi, descendant de la table et ramassant sa robe. Je la fixais avec anxiété, elle n'allait pas partir maintenant alors que j'avais des choses à lui dire. « Je suis désolée.Je n’ai pas trop envie de parler de ma famille pour le moment. Vois-tu. Normalement tu aurais dû demander ma main à mon père mais ça ne se fera jamais. Il aurait du m’accompagner à l’autel mais je ne verrais jamais sa fierté dans le regard d’avoir su me trouver une place. Jamais ma mère ne pleura à mon mariage. Jamais elle ne sera là pour me conseiller au moment où je tomberai enceinte pour la première fois. Et mon frère… je ne le verrai jamais te menacer avec ardeur de sa baguette si tu oses penser me déflorer avant le mariage. Il t’aurait détesté. Matthieu était en plus son meilleur ami. Seulement il aurait cédé parce qu’il aurait vu à quel point tu es capable de me rendre amoureuse, chose que n’a jamais été capable Matthieu. Il aurait compris que c’est mieux ainsi même si ton nom lui aurait fait un peu peur pour moi. Du reste, comment dire… Ils me manquent. Même après trois ans, ils me manquent. Je ne suis même pas allée une fois sur leur tombe depuis leur mort. Je n’en ai jamais eu le courage. Elle est belle la jeune mangemorte si forte ! Fréquente Natasha si tu veux. » M'assura Mina en remettant sa robe et je la pris dans mes bras avec la plus grande des tendresses dont j'étais capable. Je m'en voulais de l'avoir mise dans cet état, de lui avoir fait avouer que sa famille lui manquait toujours autant. J'avais beau jouer à l'homme fort et sans sentiment, voir Mina ainsi me faisait me sentir très mal, même coupable parce que j'avais initié le sujet. Je faisais des mouvements lent dans son dos pour la réconforter, mes lèvres se posèrent sur son front. Je ne voulais pas qu'elle parte d'ici en étant triste ou même jalouse de Natasha. « Mais ne me demande pas d’avoir confiance en elle. Je crois en toi. Si tu me dis que tu ne me tromperas pas alors je te crois mais je n’ai aucune confiance en tes ex qui se feront, certainement pour la majorité, un plaisir de détruire le peu que tu as commencé à construire avec moi. Peut-être n’est-elle pas comme cela mais pour le moment, pardonne-moi de vouloir être méfiante en refusant une naïveté qui pourrait me coûter cher.  » Au moins, il était clair que j'allais devoir me disputer avec Mina pour qu'elle comprenne que justement, Natasha n'était pas une vulgaire conquête voulant brisé notre mariage. Elle était bien la première avec Dora à avoir remarqué tout ce que je pouvais ressentir pour Mina. La première a m'avoir clairement dit que je perdais mon temps en ne lui demandant pas sa main. Pourtant, Natasha était secondaire en cet instant, je voulais vraiment qu'elle me pardonne d'avoir été indélicat. Je voulais la rassurer, lui dire qu'on allait s'arranger pour pouvoir marcher ensemble jusqu'à l'autel au lieu qu'elle n'y soit accompagnée par son père. Si on nous le refusais, je pouvais toujours lui souffler à l'oreille qu'elle pouvait aller demander à mon père. Après tout, mon père le ferait sûrement, même s'il n'était pas son père, elle n'aurait pas à faire ce chemin seul, elle serait accompagnée par son beau-père. Au pire, si ça ne lui convenait pas, j'étais même prêt à lui dire de demander à ma mère, comme ça, elle aurait au moins sa mère adoptive pour l'accompagner et se sentir en famille. Les idées perlaient dans mon esprit, même si plusieurs fois, l'image de ma grande-tante me revint à l'esprit. Ursula avait été là durant toute mon enfance et je la regrettais chaque jour. Le fait que Mina parle de l'absence de ces parents à ce mariage me rappelait que la personne m'ayant élevé comme son fils était morte et ne serait pas là pour me voir.

« Il va falloir que je retourne à ma mission. » Non, ne retourne pas à ta mission trop vite, supplia mon regard. Je n'avais aucune envie de la savoir avec mon professeur. Je ne connaissais que trop bien sa réputation et je ne voulais pas qu'il ne touche à ma fiancée. Je ne voulais même pas qu'il s'en approche, mission ou pas. J'aurais aimé les surveiller, mais je n'allais pas le faire. Je pourrais au pire le tuer avant ce soir et ainsi régler la mission de Mina. N'allait elle pas en payer les frais par contre ? Je ne pouvais en être sûr, il faudrait donc que je la sache en mission sans pouvoir agir et la protéger. « On se voit toujours demain ? Je serai heureuse de rencontrer ta sœur, si tu le désires toujours… » Pourquoi je ne le voudrais plus. Tu me perds là, Mina Valmont. Je la regardais, la tenant toujours dans mes bras, caressant son dos pour la réconforter. « Bien sûr, qu'on se voit demain ! » M'exclamais je. Comment pouvait elle simplement pensé que parce que nous étions au bord de la dispute j'allais ne pas vouloir la voir le lendemain. « On parlera de Natasha un autre jour, ça je peux te le jurer. Ce que je t'ai fait ressentir maintenant en te parlant de tes parents me fait plus de mal que tout ce que tu peux penser sur mes amis. Te faire souffrir me fait souffrir. Je peux te comprendre quand tu me dis qu'ils te manquent toujours. Tu sais, j'ai perdu ma grande-tante, elle a été tué à cause d'Eiladora et moi, alors tu imagines que je me sens coupable. C'est ce jour là, que j'ai compris le sacrifice qu'elle a fait pour nous en nous élevant, qu'elle a donné beaucoup pour nous. Je me sens redevable chaque jour et je la remercie d'avoir accepté de nous prendre. Tu vois, elle n'était pas ma mère, elle n'était pas aimante, mais c'était une figure adulte et relativement parentale avec nous. Elle nous a tout appris et même si elle était dure comme femme, qu'elle aimait plus ses dragons que quiconque. Elle me manque. Ce que tu ressens vis-à-vis de l'absence de tes parents et de ton frère, je le ressens par rapport à elle. Tu sais, j'aurais mes parents, mais mes parents ce n'est au fond qu'un mot. Je m'entends avec mon père, de là à dire qu'on est comme un père et son fils devraient l'être, non. Ma mère on va l'oublier, tout le temps de notre mariage, elle cherchera un moyen de contourner le fait que j'ai la marque pour pouvoir m'assassiner, si elle réagit aussi mal que je peux l'imaginer.  » Déclarais je calmement. « Je ne veux pas que tu sois triste à cause de l'absence de tes parents et ton frère dans ta vie, je ne dis pas que tu dois les oublier et qu'ils ne doivent pas te manquer. Je te parle de penser rien qu'à nous. On ne peut pas changer le passé, mais en nous mariant, on se tourne vers l'avenir, voyons l'avenir ensemble. Si on peut s'arranger, je vais voir si on peut arriver ensemble à l'autel. Je ne prétends pas vouloir voler la place de ton père, juste rendre ce moment moins difficile. Si tu veux suivre la tradition et arriver après moi, je suis certains que mon père acceptera. Et si tu ne veux pas de mon père, tu peux toujours demander à ma mère ou même à l'autre enfoiré, du moins tant que celui-là ne te touche pas, parce qu'il a tout de même été ton fiancé. » Déclarais je, en essayant tant bien que mal de lui arracher un sourire. Je savais que ça ne serait pas facile, que je n'étais pas doué pour réconforter les femmes à l'exception de Dora. Je fermais les yeux une seconde avant de dire clairement ce que je venais de penser. « Comme tu peux le voir, je suis un homme atroce en ce qui concerne de réconforter une femme. Je ne sais pas quoi dire, quoi faire. Je ne veux pas que tu partes d'ici avec de la tristesse ou tout sentiment négatif. Et je veux qu'avant de partir, tu me promettes de faire attention pendant ta mission, de m'envoyer un patronus s'il ose essayer de te faire du mal et de ne pas le laisser toucher trop ton corps, sinon demain en classe, je le massacre et pas en douceur. » Annonçais en posant un nouveau baiser sur son front. Je tiens tant à ce qu'elle ne parte pas se préparer pour une mission dans cet état, je m'en voudrais s'il venait à lui arriver quoi que ce soit par ma faute.

Spoiler:
 
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Dim 12 Avr - 9:13
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Malin, il me captura de nouveau dans ses bras pour que je ne puisse pas si facilement le quitter. Comment résister à ce torse qui s’offrait à moi ? Je posais pourtant mes mains dessus non pas par désir de le toucher mais pour garder une certaine distance. Je n’étais plus d’humeur joueuse. Je ne supportais pas l’idée de savoir cette femme dans la vie de mon fiancé. Je n’étais pas rassurée. Je craignais un dérapage. Je me rendais compte être vraiment attaché à lui. Matthieu pouvait bien aller voir ailleurs à l’époque. Je m’en fichais et l’espérait même pour obtenir une raison de briser nos fiançailles. Je ne ressentais vraiment pas la même chose pour mon fiancé. Je ne voulais pas le voir partir avec une autre. Il était alors normal que je n’aime pas cette femme. Je devais déjà le partager avec sa jumelle, je ne voulais pas rajouter une femme de plus dans notre ménage. Le partage n’était que peu mon truc. Sa sœur, je pouvais le comprendre, mais son ex ? Non. Je ne pouvais pas. Il me caressa alors le dos. Je sentais bien qu’il voulait me réconforter mais j’étais parfois assez butée. Je détournais alors le regard. Serais-je dure en affaire ?

« Bien sûr, qu'on se voit demain ! » s’exclama-t-il.

Au moins une bonne chose de faite. Je désirais vraiment rencontrer sa sœur même si en cet instant, je semblais un peu distante. A quoi s’attendait-il aussi en me lançant avec indélicatesse, deux bombes à la figure, celle de ma famille et de cette fille ? Je ne le repoussais cependant pas totalement. Je ne pouvais nier, être contre lui me faisait du bien. Je luttais pour ne pas céder si facilement. Je voulais qu’il comprenne que cette femme n’était pas vraiment la bienvenue à mon esprit. Les deux mains sur son torse, j’avais pourtant envie de m’y blottir. Combien de temps tiendrais-je ainsi ?

« On parlera de Natasha un autre jour, ça je peux te le jurer. » Je vois qu’on est deux à être têtu… « Ce que je t'ai fait ressentir maintenant en te parlant de tes parents me fait plus de mal que tout ce que tu peux penser sur mes amis. Te faire souffrir me fait souffrir. Je peux te comprendre » non tu ne peux pas. « quand tu me dis qu'ils te manquent toujours. Tu sais, j'ai perdu ma grande-tante, » mais Arcturus… tu ne peux pas comparer la perte de deux parents et un jumeau à une tante… « elle a été tué à cause d'Eiladora et moi, alors tu imagines que je me sens coupable. » bon certes, moi je n’étais pas responsable de leur mort si ce n’est peut-être celle d’avoir laissé mon frère brûler… « C'est ce jour là, que j'ai compris le sacrifice qu'elle a fait pour nous en nous élevant, qu'elle a donné beaucoup pour nous. Je me sens redevable chaque jour et je la remercie d'avoir accepté de nous prendre. Tu vois, elle n'était pas ma mère, elle n'était pas aimante, mais c'était une figure adulte et relativement parentale avec nous. Elle nous a tout appris et même si elle était dure comme femme, qu'elle aimait plus ses dragons que quiconque. Elle me manque. » Je lui concédais ce sentiment qui devait ressembler au mien. « Ce que tu ressens vis-à-vis de l'absence de tes parents et de ton frère, je le ressens par rapport à elle. Tu sais, j'aurais mes parents, mais mes parents ce n'est au fond qu'un mot. Je m'entends avec mon père, de là à dire qu'on est comme un père et son fils devraient l'être, non. Ma mère on va l'oublier, tout le temps de notre mariage, elle cherchera un moyen de contourner le fait que j'ai la marque pour pouvoir m'assassiner, si elle réagit aussi mal que je peux l'imaginer. » Qu’en savait-il ? Ses parents étaient vivants. Oui ils avaient fait des erreur mais aujourd’hui la vie lui offrait une seconde chance que je n’aurais jamais. « Je ne veux pas que tu sois triste à cause de l'absence de tes parents et ton frère dans ta vie, je ne dis pas que tu dois les oublier et qu'ils ne doivent pas te manquer. Je te parle de ne penser rien qu'à nous. On ne peut pas changer le passé, mais en nous mariant, on se tourne vers l'avenir, voyons l'avenir ensemble. » ce qu’il pouvait m’agaçait à avoir raison comme ça… Mes mains glissèrent peu à peu sur ses bras. Ça ne sentait pas encore la reddition mais je me détendais légèrement… « Si on peut s'arranger, je vais voir si on peut arriver ensemble à l'autel. Je ne prétends pas vouloir voler la place de ton père, juste rendre ce moment moins difficile. Si tu veux suivre la tradition et arriver après moi, je suis certains que mon père acceptera. Et si tu ne veux pas de mon père, tu peux toujours demander à ma mère ou même à l'autre enfoiré, du moins tant que celui-là ne te touche pas, parce qu'il a tout de même été ton fiancé. » dit-il près à tout, même accepter que Matthieu me conduise à l’autel pour retrouver le sourire sur mon visage.

Comment résister à ça ? Je me blottissais finalement contre lui incapable de lui résister plus longtemps. Je ne dis certes aucun mot mais il savait par mon geste qu’il me touchait. Contre son torse, j’entendis alors d’une oreille les battements de son cœur, ce qui finit d’avoir raison de moi. Je me détendais totalement…

« Comme tu peux le voir, je suis un homme atroce en ce qui concerne de réconforter une femme. » Que du contraire. Il m’apaisait avec une facilité déconcertante. « Je ne sais pas quoi dire, quoi faire. Je ne veux pas que tu partes d'ici avec de la tristesse ou tout sentiment négatif. Et je veux qu'avant de partir, tu me promettes de faire attention pendant ta mission, de m'envoyer un patronus s'il ose essayer de te faire du mal et de ne pas le laisser toucher trop ton corps, sinon demain en classe, je le massacre et pas en douceur. » dit-il en déposant un baiser sur mon front.

« Cher futur époux… Ne doutez jamais de vos capacités à trouver les mots… » lui dis-je en relevant le visage vers le sien.

Je vins alors l’embrasser tendrement. Je n'avais pas besoin d'en dire plus pour lui assurer qu'il se débrouillait plutôt bien avec moi. Mes mains glissèrent finalement autour de son cou. Comment faisait-il cela ? Je l’ignorais ? Peut-être parce qu’il prouvait être capable de faire même une chose qui ne lui plairait pas forcément pour me rendre le sourire. Je ne disais cependant pas retrouver cette joie dans le regard mais j’étais plus calme et moins réticente déjà. Le cœur légèrement apaisé, je me blottissais de nouveau contre lui.

« Inutile d’y aller ensemble, je verrai qui m’accompagnera à l’autel. Je n’y suis cependant pas encore, j’ai donc bien le temps d’y réfléchir mais je ne vois pas Matthieu le faire. » lui confiai-je simplement.

Peut-être demanderai-je à son père ? Je l’ignorai complètement. Je voulais cependant respecter les traditions et si pour cela je devais y aller seule alors j’irai. J’étais assez forte pour relever le défi. Je profitai alors de cet instant une dernière fois. Je ne pourrais pas être dans ses bras aussi facilement demain. Je n’avais pas le sentiment qu’Arcturus soit le genre d’homme très expressif en présence de monde. Je devrais peut-être me contenter de sa présence à mes côtés sans me retrouver dans ses bras. Je ne lui forcerais de toute façon pas la main pour demain. J’étais juste, en cet instant, un peu troublée par notre conversation, ce qui me rendait peut-être tout simplement niaise, disons ce qui est. Quoi que, je ne pensais pas être non plus totalement innocente avec lui. J’étais juste retournée par cette conversation et j’avais besoin de ses bras. Est-ce un mal ? Je ne voulais cependant plus parler. Je restais alors là, contre lui, caressant de ma main son avant-bras en pensant à tout ça. Natasha ? Non, je la sortais de mon esprit où j’allais finir vraiment agacée. Mes parents ? Non plus, je ne voulais pas finir par être incapable de faire ma mission. Je pensais alors à nos deux semaines de vacances et comment les occuper. Il doit y avoir un jeu d’échec sorcier. J’avais envie de voir ce qu’il valait à ce jeu. J’espérais qu’il ne soit pas très mauvais joueur. J’étais très bonne à ce jeu. Je n’étais pas à l’abri après qu’il soit meilleur encore. Il y aurait ses révisions, mes travaux sur le violon, il voudra surement voler un peu, je courrais pour ma part dans les bois comme j’aimais parfois le faire pour m’évader l’esprit. Il y aurait aussi la piscine, la lecture dans le canapé douillé ou simplement ces nuits qui, je ne doute pas une seconde, risquait d’être soutenue en émotions. Cette pensée me rendait assez de force, posée là contre lui. Je finissais par redresser mon regard vers lui pour l’embrasser.

« Il faut que j’y aille. Ça ira pour la mission. Je suis une grande fille capable de castrer moi-même un homme trop entreprenant. » dis-je finalement avec un sourire en coin pour lui signaler que je n’étais pas si faible. « Je t’enverrai un message si tu veux quand je serai rentrée. »

Je ne voulais pas qu’il passe une mauvaise nuit de ma faute. Je l’embrassais alors une dernière fois de façon plus intense pour prendre les forces d’attendre demain pour le revoir. Je laissais ce baiser s’éterniser, ayant du mal à le quitter avant de le rompre et m’écarter de lui. Je me dirigeais alors vers la porte mais elle fut fermée. J’eus un sourire en coin.

« Tu m’ouvres ? »

Après tout, je ne doutais qu’il ait utilisé un sort que seul lui puisse défaire. J’avais alors la main sur la poignet, le regard finalement amusée d’être enfermée avec lui comme ça…
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Dim 12 Avr - 15:49
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« Cher futur époux… Ne doutez jamais de vos capacités à trouver les mots…  » Me dit elle en relevant son visage vers le mien et je ne pus m'en sentir que rassurer. Elle reste après tout la première femme à l'exception de Dora que je prends dans mes bras et que j'essaye de réconforter. La seule à l'exception de Dora que je ne veux réconforter, les autres peuvent bien aller se faire voir, sauf ma mère, mais ce n'est pas ma mère qui viendra chercher du réconfort auprès de moi, voilà pourquoi je ne pensais pas à elle quand je pensais à ce genre de chose. Elle m'embrassa tendrement et ce simple geste fini de me rassurer, elle ne disait pas ses mots simplement pour me faire plaisir et pouvoir avoir sa paix. Je sentis ses bras glisser autour de mon cou alors que mes mains se figèrent dans son dos. Elle se blottit contre moi et je profitais de l'instant, sachant que bientôt, nous allions nous quitter et que demain, nous ne pourrions pas nous toucher de la même façon. « Inutile d’y aller ensemble, je verrai qui m’accompagnera à l’autel. Je n’y suis cependant pas encore, j’ai donc bien le temps d’y réfléchir mais je ne vois pas Matthieu le faire.  » M'annonça Mina et je me retins de lâcher un soupir de pur soulagement en entendant qu'elle n'allait pas demander à son ex-fiancé de faire cela pour elle. C'était assez mauvais de ma part de lui proposer de lui demander alors que je ne voulais en aucun cas le voir approcher Mina. Seulement, si elle m'avait dit le vouloir, je l'aurais laissé faire parce qu'elle m'avait dit que Matthieu avait été le meilleur ami de son jumeau, pas pour une autre raison. Je l'avais proposé pour qu'elle puisse avoir avec elle une partie de sa vie passée avec sa famille et peut-être même un lien la raccrochant à son frère. Dans le fond, j'aurais été jaloux et exécrable avec Matthieu et avec elle si elle venait à le lui demander, je le savais. Je n'aurais pu supporter qu'il soit l'homme me donnant la main de son ex-fiancée, mon seul réconfort aurait été de pouvoir lui lancer un regard moqueur et ironique parce qu'il se trouvait obligé d'avouer qu'il avait perdu Mina à mon profit et que jamais il ne l'aurait à nouveau. Étrangement, le fait de penser à cet idiot me rappela mes paroles sur le balcon à la réception, quand à ma manière, je lui avais dit de lâcher prise sur Mina, quand il apprendrait nos fiançailles, il comprendrait toute l'étendue de mes paroles ce jour-là. Je me demandais bien à qui elle demanderait de l'accompagner à l'autel. Parce qu'une chose est sûre, je ne laisserais pas n'importe qui l'accompagner et l'idée de la voir arriver seule me déplaisait, pas vis-à-vis des autres, mais j'avais envie de ce symbolisme. Que les gens comprennent que notre histoire était accepté et c'était sûrement pour cette raison que je lui avais parlé de mes parents et de son ex-fiancé. Puisque si c'était mon père qui l'accompagnait, ça démontrerait qu'il l'acceptait comme fille et qu'il acceptait parfaitement notre relation, de quoi faire taire quelques mauvaises langues. Je savais que certains ne se priveraient pas de dire que nous avions tous fait à deux sans penser à l'avis de mes parents, je ne voulais pas voir mes actes donner une mauvaise réputation à ma famille. Dans le fond, ils se tairaient tous de toute manière, puisque je comptais demander à mon père d'être mon témoin et j'espérais que Mina ne trouve pas ça trop étrange. Je savais pouvoir demander à Drago, mais face aux mangemorts, je préférais prendre mon père et peut-être mon oncle Rabastan, même si je ne le connais pas encore très bien. Mina me coupa dans mes pensées en m'embrassant doucement.

« Il faut que j’y aille. Ça ira pour la mission. Je suis une grande fille capable de castrer moi-même un homme trop entreprenant.  » Dit elle avec un sourire en coin et pour toute réponse, j'eus un grand amusé à ses mots, la sachant parfaitement capable de faire une telle chose. « Je t’enverrai un message si tu veux quand je serai rentrée.  » Me proposa Mina et je détournais un instant le regard. Je savais que mon regard en disait long sur le soulagement que j'avais de l'entendre me proposer une telle chose. Puisque pour être honnête, je doutais de pouvoir dormir cette nuit si je n'étais pas au courant de comment allait ma fiancée. Je me repris, tournant un regard neutre vers Mina. « J'apprécierais, je veux être certains que tu te portes bien et ça avant demain. Comme ça, demain matin je peux lui botter le cul s'il a essayé de te faire du mal, même si tu t'es défendue. Rien ne m'empêche de montrer qu'on ne touche pas à ma fiancée sans en payer le prix. » Dis je très calmement, trop calmement pour être bon signe en fait. Elle m'embrassa ensuite avec intensité, je répondis avec la même intensité, sentant que ce serait bien notre dernier baiser avant plusieurs jours. Lorsqu'elle rompit le baiser et s'écarta de moi, je savais que notre rendez-vous improvisé était terminé. Je retournais vers le bureau alors qu'elle se dirigea vers la porte. Je remis ma chemise mais avant que je ne puisse commencer à la fermer, Mina prit la parole. « Tu m’ouvres ?  » Je la fixais tout en fermant ma chemise, avant de la rentrer dans mon pantalon et de remettre calmement ma ceinture. Une fois rhabillé correctement, je sortis ma baguette avec un sourire. « Laisses moi juste quelques secondes, peut-être une petite minute. » Murmurais je en l'entraînant dans un dernier baiser pleins de passion. Je le laissais duré assez peu de temps avant de m'éloigner en gardant une main dans son dos. « N'oublie pas mon portoloin demain. » Rappelais je en lui souriant. J'ouvris enfin la porte, la laissant passer devant moi. On marcha ensemble dans le couloir, puis dans les escaliers et je la laissais là où nous avions commencé notre conversation. Elle avait sa mission, j'en étais conscient et je n'allais pas la mettre en péril.

Je partis dans la direction opposée. Sortant par une sortie assez méconnue du bâtiment, je me rendis directement dans le bâtiment de médicomagie. Je retrouvais mon fameux rendez-vous du soir. Je souris à cette jeune femme en lui annonçant calmement. « Ce soir ça ne sera pas possible, ni un autre soir, ni jamais. » Je m'arrêtais à ces mots, énoncé devant l'ensemble de son année de classe et plusieurs autres comme les couloirs étaient pleins. Je pus voir plusieurs regards se poser sur moi avec étonnement, je venais d'annuler purement et simplement un rendez-vous en fermant les portes à toutes les conquêtes potentielles. La rumeur allait courir très vite que je me rangeais et j'espérais que Mina en entendrait parler dès demain en arrivant sur le campus. Je voulais juste voir ce qu'elle penserait de cet aveu de mon changement d'habitude public et définitif. Une fois cela fait, je me rendis à la bibliothèque, trouvant rapidement ma jumelle qui me tournait le dos. Souriant de façon sadique, je me glissais dans son dos et je me laissais aller à poser un baiser sur sa joue comme nous étions seul. « Demain, pas de travail Miss Lestrange, je vous présente la future Madame Lestrange ! » M'exclamais je en russe lui arrachant un regard assez meurtrier pour l'usage de notre véritable nom de famille dans un lieu public avant qu'elle ne me tape sur le torse en comprenant que j'avais précipité mes fiançailles. « Tu vois, si tu avais réfléchi aussi peu pour apprendre l'oclumencie que pour te fiancer à cette française, tu aurais appris bien plus vite. » Claqua ma sœur et je m'assis ignorant son pic sur Mina parce que je la savais simplement jalouse et angoissé à l'idée de me perdre, elle attaquait pour ne pas montrer sa peur et je voulais la laisser faire. Surtout que commencer une dispute en russe en plein milieu de la bibliothèque de l'université était loin d'être une bonne idée. Demain, elle changerait de discours en rencontrant Mina, du moins, c'était mon espoir et si ce n'était pas demain, ça viendrait avec le temps.
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