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 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 3 :: Septembre-octobre 1999 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Tu es... une curiosité troublante.

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Dim 5 Avr - 19:04
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Je franchissais la porte de la bibliothèque, seul et bien apprêté de mon costume. Je n’avais aucunement l’air d’un sorcier et en même temps je ne cherchais pas en avoir l’air. J’allais sortir avec cette moldue intrigante. Pourquoi donc alors chercher à paraître une chose qu’elle ne connaissait pas ? J’avais pris cependant mes dispositions. Pas que son t-shirt ample et son jean soient une mauvaise tenue mais là où je l’emmenais, cela n’irait vraiment pas à propos. En la quittant dans l’après-midi, je dus alors faire les boutiques, moi, de femmes… Il me fallut trouver une robe digne de ce nom et des chaussures. La chose ne fut cependant pas aisée, n’y connaissant rien aux dimensions d’une femme et pire encore, ayant eu du mal à juger de sa tenue ample. Je ne savais même pas si sa poitrine était petite ou aisée. Elle n’était pas volumineuse mais du reste… je n’avais aucune idée de toutes ses menstruations. Je dus alors me débrouiller avec ce que je pouvais, c’est-à-dire déjà infiltrer le système de la bibliothèque et de ses employés. J’avais de la chance d’avoir plus d’une corde à mon arc. Je pus obtenir le nom de son patron et savoir son véritable nom : Sasha Woolf. Du reste, il me fallut user d’un peu de magie pour connaitre la pointure de ses chaussures et une taille approximative de ses vêtements. Bien évidemment tout ça avec son patron avant de lui effacer sa mémoire pour qu’il ne se souvienne de moi… J’étais donc enfin prêt pour trouver une robe mais la journée était loin de finir…

J’errais dans une boutique renommée pour les femmes, regardant les robes sans trouver ce qui pourrait me convenir… Une vendeuse vint alors me voir, voyant mon incapacité à me décider… Décidément, cette bibliothécaire me chamboulait toutes mes habitudes. Je n’avais jamais autant hésité de ma vie. Robe stricte ou non ? Volage ? Décolleté ? Sage ? Que choisir…

« Puis-je vous aider monsieur ? »

« Je cherche une robe pour une femme… » et jusque-là je pense être au bon endroit. « … pour une soirée au Criterion. »

« Je vois. Donc une robe chic. Quel est le tempérament de votre bien-aimée ? » me demanda-t-elle tout sourire de pouvoir vendre une robe certainement hors de prix.

« Ce n’est pas ma bien-aimée. » dis-je avec un sourire amusé, provoquant la confusion de la vendeuse. « Et pour ce qui est de sa personnalité, c’est un véritable mystère pour moi. Cette femme est capable d’être douce et piquante à la fois… » ne pouvais-je que lui avouer sans préciser que le changement pouvait être vraiment radical.

Elle se promena alors dans la boutique à la recherche d’une robe. Elle me dégotta une robe noire.

« Trop classique. »

Elle sortit alors une robe rouge.

« Trop attendu. »

Elle tira une robe marron.

« Non. »

Elle tira une robe bleue.

« J’aime la forme mais pas la couleur. Elle est trop électrique. »

« Nous avons la même en blanche. »

« Montrez-moi. »

Elle la tira. Je la considérais un moment.

« L’avez-vous en taille M ? »

« Oui. »

Elle me la montra. La robe devrait lui tomber légèrement au-dessus des genoux. Elle semblait être faite pour épouser un corps. C’était parfait. Classe et non vulgaire. C’est ce que je recherchais. Je la pris, choisissant au passage une paire de chaussures qui irait bien avec la robe selon la vendeuse. Je lui faisais confiance : je n’y connaissais absolument rien en matière de mode féminine. Emportant le paquet, j’étais donc fier de ma trouvaille. Je n’avais plus qu’à attendre ce soir et je retournais au travail en attendant.

Une fois le soir venu, je fus présent à l’heure avec un sourire arrogant sur les lèvres. Je m’avançais vers elle. Elle me jaugea du regard quand je lui mis les deux paquets sous les yeux.

« Mettez cela. »

Ce n’était ni une demande, ni un conseil mais bien un ordre. J’attendais alors qu’elle s’exécute comme mes propres employés auraient pu le faire…
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Dim 5 Avr - 19:08
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf



Je ne sais pas si je pouvais dire attendre ou non avec impatience cette fin de journée. Cet homme semblait bien assez arrogant pour oser venir se pointer à la fin de mon travail, mais si tel était le cas, il n’allait pas être déçu du voyage. Je devais me tenir prête à toute les éventualités, et je profitai de l’absence de mon employeur pour laisser Heather menait les choses sans me fatiguer, pour que je sois ainsi en plein pouvoir pour la soirée. Il était hors de question que je ne contrôle pas les choses en présence de cet individu trop sûr de lui pour ne pas être remis à sa place. Et s’il ne venait pas ? Cela me ferait des vacances et je verrais peut-être à contacter Alex s’il était libre pour passer une soirée bien plus agréable. Non pas que rabaisser ce qui le mérite fut pourtant ennuyeux, j’adorai cela, surtout quand c’était des êtres plus arrogants que nécessaire. Par « arrogant, j’entendais bien entendu le désir de vouloir me dicter ma conduite. Personne n’avait réussi jusqu’à présent, ce n’était pas ce moldu qui allait changer ce point aujourd’hui. Faudrait-il déjà qu’il apprenne à dresser son clébard qui ne cessait de me baver sur le visage quand c’était Heather. Elle, ça l’amusait… Moi, ça me donnait envie de vomir. Au moins, l’animal était plus malin que son maitre pour ne pas avoir commis l’erreur de nous confondre. Enfin, j’étais loin de le glorifier, homme ou chien, pour ma part, sauf très rare exception, ce n’était que des êtres qui remuaient de la queue quand ils étaient contents.

A cinq minutes de la fin de mon service, je commençais légèrement à croire qu’il n’était qu’un beau parleur sans rien dans le pantalon et que je serai tranquille. Heather dormait très bien, et un sourire naissait au coin de mes lèvres, sourire qui disparut dès que la clochette de l’entrée se fit entendre. Et merde… Il était là. Levant un regard presque impoli sur lui, je le jaugeais alors qu’il posa deux paquets sur le comptoir. Monsieur avait sorti son beau costume, et moi, j’eus envie de tirer sur sa cravate pour lui faire ravaler son arrogance en l’étouffant. Je rêve où il me donnait un ordre ? Il se prenait pour qui celui-là ? Faisant le tour du comptoir, je ne dis pas un mot, fermant juste la porte de la bibliothèque pour ensuite retourner la pancarte et indiquer que c’était fermé. Je revins ensuite à ma place initiale ou presque. Le toisant, je le regardai droit dans les yeux en prenant les deux paquets.

« Je dois m’exécuter devant vous ici même ou ai-je la chance de pouvoir m’isoler quelques instants ? »

Je ne lui donnai pas l’occasion de répondre, partant vers la remise où il n’avait bien entendu aucun droit de me suivre. Les toilettes du personnelle se trouvait là et suffirait bien à me changer. Je pris au passage mon sac avec ma baguette dedans pour verrouiller quand même au cas où la porte. Ouvrant le premier paquet, je sortie une robe blanche. Il se foutait de moi ? Blanche ? Si seulement le seul point négatif était là…

« Cet abruti ne peut même pas prendre une taille correcte… La soirée va être longue. J’espère pouvoir la rendre un peu amusante et lui faire comprendre que je ne serais pas son clébard obéissant. »

Heureusement que j’avais ma baguette, car sans ça, je n’aurai ressemblait à rien. Elle devait facilement faire une taille de trop si ce n’était deux. Otant mon jean et mon teeshirt large, je maudis Heather de ne pas avoir mis de soutien-gorge ce matin. D’un coup de baguette, je changeais cependant ma culotte de pette fille en tanga couleur chair en fine dentelle. Merci, j’étais rasée de prêt, ce qui était déjà ça ! Je passais dans un premier temps la robe pour, grâce à un second sort, l’ajuster à ma taille. Elle se mit instantanément à épouser mon corps à merveille. Arrivant au-dessus des mon genoux, elle n’était pas trop courte, mais elle épousait mes hanche de façon chic et tentatrice en même temps. Le léger décolleté en V n’avait rien d’audacieux. Ne pouvant faire apparaitre un soutien-gorge, pouvant juste modifier des vêtements déjà existant, je jetai un nouveau sort juste sur le buste pour que le tissu maintienne ma poitrine un minimum. J’étais loin d’avoir une poitrine trop menu, et le décolleté de cette robe le prouvait de façon toute à fait intelligente. Il fallait cependant qu’il ne fasse pas froid, car je pourrais alors pointé de façon voyante au bout d’un moment. Me tournant, je découvris rapidement que le V se trouvant sur ma poitrine était bien plus amplifier dans mon dos pour dévoiler ma peau légèrement hâlées. Il allait regretter son choix. Je découvris très vite dans le deuxième paquet une paire de chaussures. Le talon était haut sans être inconfortable pour une marche. C’était très classique, de couleur camelle, mais elles mirent parfaitement mes fines et longues jambes en valeur.

Je me mis alors à me maquiller légèrement, soulignant mon regard pour qu’il ressorte et teintant légèrement mes lèvres sans que cela ne fût trop voyant. Un dernier sort me permis de transformer en apparence mon sac pour qu’il aille avec ma tenue. Je n’avais pas de veste, mais les manches trois-quarts de la robe allaient me suffire pour le moment. Prête, je pus donc ainsi venir retrouver cet arrogant qui n’avait pas bougé d’un pouce. Avait-il attendu en trouvant le temps long ? Je l’espérai bien. Il me tournait le dos, adosser contre le comptoir, mais très vite, je lui signaler ma présence.

« Cela plait-il à monsieur-je-veux-décider-de-tout ? »


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Dim 5 Avr - 19:14
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Si ça me plaisait ? Je la jaugeais du regard. Comment ne pas apprécier la magnifique vue qu’elle m’offrait. Son décolleté n’était nullement vulgaire mais pardonnez-moi de l’admirer un instant sans avoir pu deviner une seconde qu’elle le remplirait de cette façon si harmonieuse. Cette moldue avait du charme, je ne pouvais le nier… Un sourire arrogant se dessina alors sur mes lèvres :

« Cette robe vous va à ravir, Miss-j’aime-faire-preuve-de-sédition. » dis-je narquois.

Je l’invitais alors à me suivre. Ayant la persuasion qu’elle était moldue, j’avais pris le soin de sortir ma voiture pour l’occasion. Elle était garée juste devant l’entrée. Cette jolie audi R8 noire n’avait aucune prétention mais j’aimais assez sa puissance et sa coupe pour n’avoir su y résister. Je restais un enfant de moldu vivant dans le monde moldu après tout. Arrivant devant la voiture, je lui ouvrais la porte du côté passager pour la laisser entrer. Je fis alors le tour. Entrant dans la voiture, je refermais la porte avant, d’un sourire en coin, nous enfermer à l’intérieur. J’aimais l’idée de contrôler sa descente du véhicule. Après tout, elle ne pouvait atteindre la fonction pour la déverrouiller puisqu’elle était volontairement de mon côté. Je démarrais alors la voiture avec un bon vrombissement. Non pas que j’étais simplement en train de cancaner mais la voiture avait simplement ses chevaux qui faisaient son effet. Démarrant, je pris la direction du restaurant sans attendre, se trouvant par ailleurs de l’autre côté de la ville, me laissant un peu de temps pour discuter…

« Vous êtes tout de même bien inconsciente de vous laisser emmener ainsi par un inconnu. Faites-vous cela souvent ? » lui repprochais-je presque.

Certes, je ne lui avais pas laissé le choix mais il fallait faire prendre d’une certaine inconscience tout de même. J’avais du mal à saisir cette femme. Elle pouvait être simple et pourtant quelque peu… comment dire… avait-elle un instinct de survie ? Après tout, rien ne m’empêchait de profiter de sa faiblesse pour l’emmener dans un hôtel et faire simplement mon affaire. Heureusement pour elle, je n’étais pas de ce genre là même si ma considération pour la gente féminine n’était pas non plus très élevé. Vous me direz, je n’ai aucune considération pour personne à part mon frère et mon chien. Le reste me passait royalement au-dessus. L’important c’est qu’on m’obéissait sans broncher. Je détestais perdre le contrôle des choses. Je ne supportais vraiment pas ça. Je perdais souvent mes moyens et le résultat n’était vraiment pas beau à voir. Je tournais à un angle de rue.

« J’ai pensé au Criterion. Cela vous convient-il ? » lui demandais-je finalement.

Oui, il était rare que je demande l’avis aux personnes mais c’était plus une question de savoir ce qu’elle en pensait que de changer de plan si cela ne lui plaisait pas. Je pouvais écouter son avis, cela ne voulait pas dire que j’allais en tenir vraiment compte. Je tournais alors de nouveau avant de m’arrêter à un feu tranquillement. Je tournais mon regard vers elle et les cuisses que pouvait offrir accessoirement sa robe remonté légèrement à cause de sa position assise. J’eus un léger sourire. En plus d’être curieuse, elle n’était vraiment pas désagréable à regarder. Je reportais mon attention sur la route.
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Dim 5 Avr - 19:15
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf


Je sentis son regard se poser sur moi et son mon expression n’en trahit aucun signe, je me réjouis de l’effet que j’eus sur sa personne. Il pouvait bien dire par la suite ce qu’il voulait, il ne pouvait tout contrôler, et j’étais bien prête à le lui prouver. Cette soirée n’allait peut-être pas être aussi ennuyante que cela. Ne répondant rien à sa remarque, je me contentais d’attendre ainsi la suite, à savoir ce qu’il allait faire. Après, c’était lui qui était venue à moi… A croire que je l’interressai plus qu’il ne voulait bien le dire. Il finit par m’inviter à le suivre et on sortit ensemble de la bibliothèque pour tomer nez à nez avec une Audi R8. J’avais beau être sorcière, je savais reconnaitre les voitures. Je devais admettre que tout ce qui avait un moteur avait facilement mon attention, surtout les motos. Après, comme on disait, ceux qui avaient une grosse voiture – j’entends en puissance – avait souvent un complexe à cacher. Si c’était vraiment le cas, cela pouvait s’avérer dommage, même si le lui faire remarquer me ravirait. Lorsqu’il m’ouvrit la porte, je pris place côté passager sans ajouter un seul mot, le laissant ensuite faire le tour pour s’installer à son tour avant de démarrer et partir non sans faire rugir le moteur de son bolide, chose qui ne manqua pas de me faire sourire. Si je remarquai qu’il verrouilla les portes, je n’en dis rien. Je savais très bien que je pourrais néanmoins sortir. Seul un sorcier pourrait transformer ce fait, hors, un sorcier aussi arrogant ne se ballade pas en voiture.

Regardant par la fenêtre, j’évitais de façon complétement volontaire son regard. S’il devait rester silencieux tout du long, cette soirée allait être bien longue.

« Vous êtes tout de même bien inconsciente de vous laisser emmener ainsi par un inconnu. Faites-vous cela souvent ? » me reprocha-t-il presque.

Cette parole me fit sourire, mais attention, il ne fallait pas pour autant y voir une bonne chose. C’était loin d’être souvent bon signe que de me voir sourire de la sorte. Oubliait-il qu’il ne m’avait pas vraiment laissé le choix ?

« Non, cela n’est pas dans mes habitudes. Disons que j’ai juste envie de vous prouver au court de cette soirée que vous ne pourrez me manipuler à votre guise. Du reste, ne vous inquiétez pas, je sais me défendre… », répondis-je en lui accordant un bref regard.

Le silence prit alors de nouveau place. Je m’en moquais pas mal, m’accordant le loisir de l’observer pendant que son regard se fixait sur la route. Je ne fis pas cela bien longtemps, mais il dut sentir son regard, de la même façon que je sentis son regard sur mes cuisses légèrement découverte. Fis-je exprès de venir légèrement bouger mes doigts à la lisière du tissu de ma robe ? Il serait si facile de la remonter encore un peu, mais pourtant, je n’en fis rien, la lançant reposer sagement bien rapidement. Il continua alors à rouler, me conduisant au travers de Londres sans pour autant en connaitre notre destination finale. Fusse à ce moment qu’il se décida à m’éclairer ?

« J’ai pensé au Criterion. Cela vous convient-il ? », me demanda-t-il finalement.

Cet homme était une énigme pleine de contradictions à lui tout seul. De façon incontrôlable, je me mis à rire. Me demandait-il vraiment mon avis ? Il pouvait bien s’offusquer de ma réaction et me laisser sur le bord de la route, je ne m’en inquiéterais pas. Si j’avais envie de rire, je rigolais. Je sentis cependant son regard sur moi.

« Si je résume, vous m’avez ordonné de vous suivre ce soir, m’imposant une tenue, pour finalement vous soucier de ma possible affection pour notre destination finale ? Permettez-moi, mais je doute fort que mon avis vous intéresse le moins du monde. », lui répondis-je avec une étrange politesse malgré mon amusement.

Avait-il des remords ? Si telle était le cas, il avait autre chose à faire en premier. C’est pourquoi, en tournant mon regard vers lui, loin de me doutait qu’on arrivait à destination, je repris la parole en lui demandant :

« Vous connaissez mon prénom, mais j’ignore tout du votre. Puis-je compter sur votre civilité ou vais-je devoir le deviner ? »

A peine eu-je fini de parler qu’il gara sa voiture devant l’entrée. D’accord, apparemment, ce n’était pas un restaurant pour les routiers du midi. En même temps, vu la tenue qu’il m’avait fait mettre, je n’étais pas surprise. C’était ce genre d’endroit où un voiturier venait ouvrir la porte aux dames pour les aider à sortir et ensuite aller garer la voiture. En parlant de voiturier, j’en vis non loin en train d’envisager d’arriver vers nous…

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Dim 5 Avr - 21:29
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Même pas en rêve … Je vis le voiturier arriver pour ouvrir la porte de ma voiture mais il dut être bien surpris par l’impossibilité de l’ouvrir. N’oublions pas que je l’avais fermé à clé… Quoi qu’il en fût, sur le bord de la route, je sortais moi-même d’un bon pas, contournant vers ma voiture en m’adressant au voiturier :

« Je m’occupe de la dame. Prenez donc mes clés pour aller la garer et je vous conseille d’en prendre soin si vous souhaitez passer l’hiver. » dis-je d’un ton autoritaire.

J’ouvris alors la portière à Sasha, seul maître de sa possible descente ou non de ma propre voiture. Je lui tendais alors la main, conscient de la bassesse de ma voiture et de ses talents hauts. Une fois sur pieds, je lui offrais mon bras en parfait gentleman. Au fond, loin de moi d’être un homme parfaitement respectable. Je voulais juste l’avoir à mon bras pour savoir exactement où elle était sans que je n’aie à poser le regard sans cesse vers elle. Oui je sais, mon soucis du contrôle pouvait allait trèèèèès loin. De là, nous entrions dans le restaurant sans que je ne lui donne une fois mon nom. Elle l’aurait bien assez vite. Arrivés à l’accueil alors que les lieux offraient une décoration typique de la renaissance, très classe et hupé, j’annonçais au garçon :

« Nous avions une réservation au nom de Dorian Rochester. »

« Oui. Un de mes collègues va vous indiquer votre table habituelle. »

« Je vous remercie. »

Je suivais alors la charmante serveuse qui avait l’habitude de me servir en temps normal. La main de Sasha toujours à mon bras, je l’entrainais dans ce lieu dont elle n’avait peut-être pas l’habitude. Nous arrivions alors à une table isolée et intime. Je tirais sur sa chaise. Encore une galanterie de ma part ? Seulement un souci de bien contrôler son assise. Je vins alors à ma place et la serveuse nous donna une carte à chacun.

« Je prendrai mon apéritif habituel. » dis-je à la serveuse.

« Bien monsieur. Et vous madame ? »

Laisserais-je Sasha choisir ?

« Un coktail sans alcool je vous pris. » demandai-je à sa place.

Oui mon soucis allait vraiment trop loin mais j’aimais avoir une dominance totale sur mon entourage – mis à part mon frère qui pouvait bien faire ce qu’il voulait – pour m’éviter toute surprise insolite. Je régentais ma vie sans aucune surprise. Tout était une question d’habitude. Plus les choses me semblaient familières, plus je me sentais à l’aise. Je n’aimais pas les situations qui viennent bouleverser certaines de mes habitudes. Aurais-je un manque considérable de brin de folie dans ma vie ? Oh, j’en avais mais je vivais strictement avec un seul but majeure dans la tête : assassiner chaque mangemort jusqu’à trouver les assassins de mes parents et leur faire comprendre ce que c’était de devoir défier un Hellson. Je refusais cependant de trop y penser pour ce soir. Après tout, n’étais-je pas en charmante compagnie ? Je voulais alors savoir sérieusement si elle se foutait de moi entre Heather et Sasha. Je ne comprenais rien à cette histoire qui m’intriguait or j’aimais bien tout contrôler mais j’aimais aussi tout savoir… La serveuse partie, habituée par mon autorité. Elle revint qu’après avoir servi nos apéritifs. Nous avions alors eut le temps de choisir selon la carte.

« Que prendrez-vous ? » me demanda-t-elle consciente que la pauvre femme en face de moi n’aurait peut-être pas le choix là non plus.

Je regardais alors encore la carte avant de commander :

« Deux melons surprises au magret de canard fumé et foie gras, je vous prie. »

Si je choisissais pour elle, ce n’était pas pour une question de prix. Après tout ce plat était l’un des plus raffinés et des plus chers. Seulement j’aimais… vous l’aurez compris… contrôler.

« Bien monsieur. »

La serveuse prit alors les deux cartes…
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Dim 5 Avr - 22:09
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf


Cet homme était un maniaque du contrôle. Merlin, je n’aurai jamais cru cela possible, mais juste à son regard quand il me fit sortir de la voiture, tout comme le fait que je ne puisse, à cause de mes talons, me redresser seule… Il était heureux de cette situation. Il en jubilait, même si je n’étais pas au point de penser que s’en était au point de l’exciter. Je ne supportai pas ce genre d’homme et cela n’enleva donc rien à mon envie de le faire déchanter. Il n’avait même pas la délicatesse de répondre à ma simple demande, me conduisant juste dans ce restaurant qui devait coûter une fortune. Si j’étais habituée à la beauté des choses dans les soirées entre sang pur, j’étais loin d’être une habituée de ce genre d’établissement. On vint à notre rencontre et il prit la parole directement.

« Nous avions une réservation au nom de Dorian Rochester.»

Ma main toujours sur son bras, je ne manquais pas de vouloir lui écraser le pied pour le destabiliser un peu. Je n’en fis rien pourtant, pas pour le moment. Maniaque du control encore et toujours, il m’aida à m’asseoir, comme si j’étais Heather avec deux ans d’âge mental en moins. Il m’exaspérait, mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Si je commençais à regarder la carte tout comme lui, il me pris de court quand la serveuse s’adressa à ma personne et qu’il eut le toupet de répondre à ma place.

« Un cocktail sans alcool je vous pris. »

Et si je ne voulais pas de ça ? Il ne m’accorda même pas un regard, ce qui lui évita d’y voir la noirceur de mes prunelles. Il ne m’adressa pas un mot et cela, même quand on eut nos verres, regardant par la suite la carte pour le menu. Faisant de même, il recommença néanmoins son cirque sans retenu quand la serveuse revint.

« Deux melons surprises au magret de canard fumé et foie gras, je vous prie. »

Là, il allait trop loin. Si en apparence je restai came, à l’intérieur, j’étais en train de bouillir. La serveuse reprit les cartes mais cette fois, je ne me laissai pas faire, l’interpellant avant qu’elle ne parte.

« Excusez-moi, mais je pense changer d’avis. Je prendrais votre assiette de saumon fumée de Norvège à la place avec des œufs de lompe, rouge de préférence. Et pourrais avoir avec un verre de votre meilleur Chardonnay en blanc, je vous prie ? En vous remerciant, bien entendu. »

La serveuse me fit un signe de tête comme quoi elle avait bien pris note et prit congé, non sans un regard vers ce dénommé Dorian, maniaque du contrôle. Moi aussi, je me mis à le regarder, ne pouvant m’empêcher de sourire face à son air surpris bien que contrôlé. Je n’étais pas son chien, il allait falloir qu’il le comprenne d’une façon ou d’une autre, et donc, sans baisser mon regard une seule fois, aussi noires étaient ses prunelles sous son mécontentement, je repris la parole.

« Je vous serai gré à à compter de maintenant de ne plus décider de mes propres commandes. Non pas que je remette en doute votre capacité à faire des choix, mais je me voix assez grande et adulte pour ne plus avoir besoin d’un chaperon de mauvaise humeur. Si cependant cela ne vous sciez guère, continuez et je me verrai obliger d’écourter ce repas que vous m’avez imposé. »

Je n’avais pas peur de rentrer à pieds, et puis surtout, j’avais ma baguette, mais en tout cas, même si je ne ‘avais pas eu, cela n’aurait pas été un frein à un possible départ de ma part.

« Puis-je comprendre pourquoi vous m’avez traînée jusqu’ici ? Les lieux sont magnifiques, mais je doute que je ne sois là que pour satisfaire votre plaisir à contrôler les commandes d’autrui. Si tel est le cas, j’ai bien peur que vous vous soyez fourvoyé sur la personne qui devait vous accompagner. »
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Dim 5 Avr - 23:39
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Je regardais faire cette jeune femme, me contredire ouvertement et demander un autre plat. Je ne pus m’empêcher de serrer ma fourchette avant de fermer les yeux. Respire… Elle n’a fait que changer de plat. Certes elle te défit aussi mais tu ne vas quand même pas t’énerver pour si peu, si ? Elle m’exprima alors sa façon de penser :

« Je vous serai gré à compter de maintenant de ne plus décider de mes propres commandes. Non pas que je remette en doute votre capacité à faire des choix, mais je me voix assez grande et adulte pour ne plus avoir besoin d’un chaperon de mauvaise humeur. Si cependant cela ne vous sciez guère, continuer et je me verrai obliger d’écourter ce repas que vous m’avez imposé. »

« Soit… Mais vous allez regretter votre choix. » lui commentais-je avec ce sourire énigmatique.

Suis-je en train de parler du choix du plat en lui-même ou de sa façon de contrecarrer mes décisions ? Elle prenait en plus de l’alcool… Je prenais cependant sur moi. Ma curiosité était bien trop forte. Je fis alors la concession, en respirant un bon coup, de lui laisser au moins le choix de constater la fadeur de son saumon fumée… Je jouais alors avec mon couteau pour passer mes nerfs, semblant peut-être un peu dangereux sur l’instant. Je n’aimais pas que les choses ne se passent pas comme je le décidais. J’avais aussi bien trop l’habitude que mes employés, les seuls que je fréquente en dehors de mon frère et mon chien, m’obéissent au doigt et à l’œil…

« Puis-je comprendre pourquoi vous m’avez trainée jusqu’ici ? Les lieux sont magnifiques, mais je doute que je ne sois là que pour satisfaire votre plaisir à contrôler les commandes d’autrui. Si tel est le cas, j’ai bien peur que vous vous soyez fourvoyé sur la personne qui devait vous accompagner. »

« En effet, vous n’êtes pas là pour assouvir un besoin de contrôle sur votre personne, sinon je vous aurais fait comprendre depuis bien longtemps l’erreur que vous ayez eu de changer de plat. Passons cependant… Je ne suis pas là pour m’énerver mais pour comprendre. Vous… Un jour Heather, le matin le plus souvent, et un autre Sasha, l’après-midi. Vous foutez-vous de moi, avez-vous une jumelle ou êtes-vous sérieusement assez dérangée pour basculer comme ça d’un nom à l’autre pour perturber vos clients… ? » dis-je de but en blanc.

Je posais alors les deux mains sur la table dans la position d’un homme d’affaires prêt à obtenir ce qu’il cherche à savoir. C’était peut-être un peu brutal mais elle m’avait énervé avec cette histoire de plat. Il ne fallait donc pas qu’elle s’étonne de mon ton un peu direct. Elle m’intrigue, maintenant elle le savait et je voulais des réponses… Elle pouvait alors savoir dans mon regard, qu’elle fasse le choix de ne pas me le dire tout de suite ne serait qu’une perte de temps. J’étais un homme qui savait ce qu’il voulait et là en l’occurrence, je voulais comprendre. Je pris cependant finalement mon verre pour trinquer avec le sien, finalement apparemment détendu. Du moins je faisais tout pour retrouver ce calme au fond de moi. Il était inutile de s’énerver pour si peu… Reposant mon verre, j’eus finalement un sourire en coin.

« Je suis curieux voyez-vous Miss Woolf et votre fourberie ou naturel, allez savoir, m’intrigue avec force. J’aime savoir à qui j’ai à faire or mon chien a une attitude anormale en votre présence… Il agit avec vous comme s’il avait à faire à deux personnes complètement différentes. Est-ce un mal de vouloir comprendre comment vous faites pour berner mon chien de cette façon ? Sachez que ce husky est très intelligent et jamais il ne s’est trompé jusque-là sur la nature des gens… »

Après tout ce familier était un bon chien mais il m’aidait aussi à dénicher les mangemorts… Cependant loin de vouloir penser au plus désagréable, j’affichais cet air finalement détendu, attendant simplement sa réponse sans savoir si elle serait directe ou non…
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Lun 6 Avr - 10:24
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf


Si mon comportement l’agaçait ? Je m’en moquai comme de la culotte de Merlin. Il avait voulu m’inviter à diner, il allait falloir qu’il fasse avec, ou sinon, le repas serait bien plus court que prévu et cela, sans attendre le dessert. La façon qu’il eut cependant de se mettre à jouer avec son couteau m’amusa plus qu’elle ne m’effraya. Cet homme n’était pas habitué à ce qu’on le contredise… Pauvre petit… Quand on n’aime pas perdre, il ne faut pas jouer. Moi, j’étais une grande joueuse. Un peu comme Heather en y réfléchissant bien, mais en même temps, pas comme elle. J’avais envie de dire « heureusement » en y pensant bien. En tout cas, alors qu’on nous apportant nos plats, suivit de mon verre de vin, j’attendais qu’il réagisse.

« En effet, vous n’êtes pas là pour assouvir un besoin de contrôle sur votre personne, sinon je vous aurais fait comprendre depuis bien longtemps l’erreur que vous ayez eu de changer de plat. Passons cependant… Je ne suis pas là pour m’énerver mais pour comprendre. Vous… Un jour Heather, le matin le plus souvent, et un autre Sasha, l’après-midi. Vous foutez-vous de moi, avez-vous une jumelle ou êtes-vous sérieusement assez dérangée pour basculer comme ça d’un nom à l’autre pour perturber vos clients… ? »

Je ne pus m’empêcher de sourire. Certes, j’aimais embêter mon monde dès que cela était possible, mais le point qu’il abordait était involontaire et en même temps inévitable de ma part, pour ne pas dire de note part. Il n’avait pas encore compris ce que nous étions, et j’imaginais sans peine son esprit trop carré se torturer dans mille et un schémas complexe. Cela ne me donna nullement envie de lui répondre là où je me mis à savourer mon plat. C’était tout bonnement délicieux. Monsieur Rochester était énervé ? Cela ne le rendait que plus mignon. J’aimais son regard sombre, tout comme sa tenue au pic, droit et incassable. Il pouvait bien avoir deux mains sur la table, il ne fallait pourtant pas qu’il oublie que je n’étais pas un de ses toutous fidèles. Je ne connaissais pas sa profession exacte, mais je devinais que c’était un home de pouvoir, peut-être un homme d’affaire. Ce repas allait peut-être être plus amusant que prévue en fin de compte.

« Je suis curieux voyez-vous Miss Woolf et votre fourberie ou naturel, allez savoir, m’intrigue avec force. J’aime savoir à qui j’ai à faire, or mon chien a une attitude anormale en votre présence… Il agit avec vous comme s’il avait à faire à deux personnes complètement différentes. Est-ce un mal de vouloir comprendre comment vous faites pour berner mon chien de cette façon ? Sachez que ce husky est très intelligent et jamais il ne s’est trompé jusque-là sur la nature des gens… »

Un chien plus intelligent que son maitre. J’aurai été lui, je me serai tue. Il me donnait là une carte que j’allais me faire un plaisir à jouer. Prenant mon verre, je bus lentement une gorgée de ce liquide délicieux. Il allait parfaitement avec le saumon. Tiens… Notre ami semblait se détendre. Il restait à voir pour combien de temps cela dit. Croisant les jambes avec lenteur, je pris moi aussi mes aises, comme si j’étais prête à négocier… Comme si…

« Dommage pour vous que vous n’ayez pas le même flair que ce majestueux animal dans ce cas… »

Oups… L’aurai-je froissé ? Mes lèvres vinrent jouer sur le bord de mon verre, laissant le liquide les caresser sans pour autant avaler une gorgée directement.

« Si je dois reconnaitre que je pourrais y trouver mon amusement, sachez qu’il n’en résulte en rien d’une fourberie de ma part, ou du moins, pas la plupart du temps. »

Du mystère… encore et toujours du mystère… Que j’aimais ce jeu pour le simple fait que ne pas tout lui dire avait une chance de l’agacer. Un homme énerver était bien souvent un homme séduisant. Qu’il ne rêve pourtant pas, je n’étais pas prête à lui écarter mes cuisses comme ça. Je ne mentais pas par contre, je ne disais que la vérité. Donc oui, parfois, je faisais exprès de laisser Heather reprendre les reines, mais cela restait très très rare.

« Mais assez de question sur ma personne… Je vous ai déjà donné trop d’information. Vous connaissez même mon nom de famille sans que je ne vous l’aie donné. A vous de répondre à quelques questions. Ce n’est que juste chose après tout. Alors dites-moi, Dorian Rochester, quel genre d’homme être vous ? Mise à part bien entendu un maniaque incontesté du contrôle.»

J’aimais me battre à armes égales, ou même, avec une légère avance sur mon adversaire… Il était donc naturelle que je lui demande de dévoiler un peu son jeu…
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Lun 6 Avr - 11:27
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Les plats étaient finalement arrivés au cours de notre discussion. Pour ma part, je ne m’étais intéressé qu’à mon apéritif et à la femme en face de moi. Je l’observais, intrigué par sa personnalité… Elle n’était pas normale et ses mots me les prouvèrent. Je ne relevais cependant pas à sa remarque sur le flair de mon chien bien plus développé que le mien. Ça se saurait le jour où un homme et même un sorcier soit plus perspicace sur la nature des êtres qu’un familier. C’est justement par contre à cause de l’attitude de ce dit familier que j’étais intrigué… Je buvais mon verre en la fixant manger son plat. Je la vis même jouer avec son verre de façon peut-être non intentionnel. Ainsi elle ne se jouait pas de fourberie. Je devinais donc qu’il n’y avait pas non plus de jumelles… Alors pourquoi ? Comment ? Je cherchais une explication rationnelle, sensée et peut-être trop complexe là où les choses pouvaient s’avérer tout simplement simple… Elle changea pourtant de sujet alors que j’allais lui poser d’autres questions. Je profitais de ses mots donc pour finir mon apéritif.

« Mais assez de question sur ma personne… Je vous ai déjà donné trop d’information. Vous connaissez même mon nom de famille sans que je ne vous l’aie donné. A vous de répondre à quelques questions. Ce n’est que juste chose après tout. Alors dites-moi, Dorian Rochester, quel genre d’homme être vous ? Mise à part bien entendu un maniaque incontesté du contrôle. »

Je pris alors ma fourchette pour la première fois, pour goûter à mon plat. Un sourire était clairement visible sur mes lèvres à ce moment en réponse à sa dernière remarque. J’avouais ne pas être parfois délicat mais j’étais comme ça. Si je lâchais prise, je ne savais pas me contrôler et me freiner. J’étais bien trop impulsif, laissant régir mes émotions au lieu de mon cerveau. Je détestais me laisser aller à mes émotions. Elles pouvaient me coûter bien des folies qu’un homme comme moi ne pouvait se permettre. Elles impliquaient de laisser la jeunesse prendre les devants, l’insouciance d’agir à la place de la raison et c’est souvent comme ça qu’on peut faire d’énormes erreurs. Ce n’est pas en me laissant aller que j’avais pu monter ma boite et aider mon frère en toute discrétion. Or, je savais que la discrétion, pour nos plans et notre survie, était essentielle. D’où le besoin de tout contrôler dans ma vie pour éviter aucun dérapage. La vie était trop dangereuse pour le permettre même si je vous l’accord, son saumon n’a rien de dangereux en cet instant précis. Je bus alors une gorgée du vin rouge que j’avais demandé en même temps que le plat.

« Le genre d’hommes qui aime avoir des réponses claires à ses interrogations. » lui fis-je finalement remarquer à son manque de précisions.

Je sus cependant que ce n’était pas en laissant la conversation dans un unique sens que j’obtiendrais ce que je voulais. Cette femme semblait dure en affaire et je commençais à le comprendre. J’instaurais alors un climat d’échange entre nous. J’acceptais de répondre à certaines de ses questions à la condition qu’elle assouvisse clairement mes curiosités. Ainsi donc je lui répondais enfin :

« J’aime que les choses se passent d’une certaine façon, la mienne bien entendue. Je n’aime pas m’écarter de cela. Je n’aime ni l’imprévue, ni la folie de certains jeunes de mon… notre âge, puisque vous n’êtes que plus jeune que moi. » dis-je avec un sourire qui lui indiquait que je connaissais aussi son âge, son adresse, la plaque de sa moto et j’en passe. Oui j’ai été fouiné, oui c’est mal, mais j’aime savoir à qui j’ai à faire. Je n’ai cependant pas eu le temps de m’attarder à toute sa vie, me contentant d’informations moldus classiques. « On ne construit pas un empire en agissant inconsciemment sans but et objectifs dans la vie. Je n’ai pas construit ma propre entreprise à coup de poker. Alors oui, peut-être ai-je une vie cintrée et carrée qui se déroule selon une ligne droite que j’ai fixée mais ça me convient. »

Je ne lui donnais que les détails qu’elle avait besoin de savoir. Après tout, je n’étais pas toujours aussi carré et droit. Seulement dans la peau de Dorian Rochester. Non, Dastan Hellson était capable de bien plus de choses et heureusement… J’étais capable de quelques folies seulement elles allaient souvent bien trop loin d’où mon soucis de tenter de me contrôler constamment. Comme je le disais : j’étais très impulsif, chose qui ne semblait vraiment pas se voir dans cette vie bien rangée que je m’imposais. Et je n’avais que vingt-deux ans… Comment peut-on cependant être normal à mon âge avec ce que j’avais vécu sans oublier avoir vu ma famille se faire tuer sous mes yeux ?

« Donc si je résume, vous vous jouez de deux identités sans faire preuve de fourberie… » commençai-je en revenant sur elle et elle savait qu’il faudrait me donner plus de détails si elle voulait à son tour que je réponde à ses questions. « Comment qualifiez-vous alors cela ? » demandai-je de nouveau curieux.

Je pris alors une nouvelle bouchée de mon magret…
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Lun 6 Avr - 12:13
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf


Le sourire qui apparut sur ses lèvres fut pour me plaire. Le jeu commençait à devenir intéressant, surtout si lui aussi en prenait un certain plaisir. Il ne semblait pas être contre mes questions, ou alors, c’était juste qu’il était possiblement plus intelligent que j’avais bien voulu le dire. Oui… enfin il débordait un peu trop de contrôle à mon gout. Savait-il se lâcher un tant soit peu ? Je demandais à voir pour le moment. Il avait beau sourire, ce geste de ses lèvres me semblait encore bien trop mesurer. S’en était au point que je le voyais mal être le genre d’homme à avoir un fou rire.

« J’aime que les choses se passent d’une certaine façon, la mienne bien entendue. Je n’aime pas m’écarter de cela. Je n’aime ni l’imprévue, ni la folie de certains jeunes de mon… notre âge, puisque vous n’êtes que plus jeune que moi.»

Parce en plus il connaissait mon âge ? Un sourire revint sur mon visage, illustrer d’un regard pour le moins douteux. Il se fourvoyait et j’aimais cela. Il pouvait connaitre mon âge physique, cela ne me surprendrait pas, mais si je lui mettais Heather entre les pattes, je doutais qu’il sache devoir avoir faire à une gamine de six ans d’âge mental. Oui, Heather avait six ans. C’était l’âge de mon apparition, la fin de sa croissance psychologique pour elle. Pauvre homme qui aimait les réponses claires et la raison… il allait avoir tout l’opposé avec moi.

« On ne construit pas un empire en agissant inconsciemment sans but et objectifs dans la vie. Je n’ai pas construit ma propre entreprise à coup de poker. Alors oui, peut-être ai-je une vie cintrée et carrée qui se déroule selon une ligne droite que j’ai fixée mais ça me convient. »

Ainsi, c’était le chef d’une entreprise. Pas de doute, il en avait le parfait profil. Un pingouin tiré à quatre épingles ! C’était peut-être méchant comme commentaire et en même temps, c’était tellement vrai. Je ne comprenais pas comment il pouvait aimer cela, mais bref. Pour ma part, même si le contrôle avait aussi une certaine part dans ma vie, j’avais besoin de folie. N’étais-je pas folle après tout ? Restait à voir s’il allait vraiment le comprendre où si j’allais devoir le guider en lui tenant la main comme à un petit garçon qui veut jouer au grand.

« Donc si je résume, vous vous jouez de deux identités sans faire preuve de fourberie…Comment qualifiez-vous alors cela ? »

Il n’avait pas tout bon, mais il n’avait pas tout faux non plus. Mes identités – si on pouvait appeler cela ainsi – n’étaient pas un jeu que je me faisais un plaisir à exercer. J’étais ainsi, c’était aussi simple que cela. Il ne fallait pas chercher à comprendre, mais j’avais comme le sentiment que j’avais face à moi un obnubilé de la compréhension… que Merlin me vienne en aide, j’allais avoir besoin de plus d’un verre pour ne pas avoir mal à la tête.

« Est-il vraiment nécessaire de qualifier ? Vous semblez placer cela sous la coupe d’un jeu là où ce n’en est peut-être pas un. Nous dirons alors, si vous me le permettez, que je me contente juste de vivre sans toujours me soucier d’autrui comme vous semblez le faire. Mon image ne concerne que moi et si elle déplait, je ne retiens personne.»

Je n’avais que faire de son avis, tout comme de celui des autres. Je cachais des choses à ma patronne car je ne pouvais perdre mon job. J’avais un loyer à payer après tout… Mais du reste, je ne m’était jamais cachée et ce qui n’avait pas aimé celle que j’étais avaient été voir ailleurs si l’herbe était plus verte.

« Vous savez, il est des choses qui sont faites pour ne pas être expliquer, et vouloir faire le contraire peut se révéler dangereux pour la santé. A votre niveau, il faudrait surement consulter… »

L’hôpital se fout de la charité, je sais… Mais si j’étais folle, moi je le reconnaissais… Lui par contre, ça pouvait devenir vite grave avec cette manie de tout vouloir savoir à tout prix. La curiosité est un très vilain défaut, il devrait pourtant le savoir.

« Les gens doivent vous trouver bien ennuyeux face à temps de mesure et sur-mesure… Contrôler peut vite être agaçant et source de conflit… N’est-ce pas contradictoire pour un homme tel que vous qui semble être à l’affut du moindre danger ? Vous le provoquez vous-même en y réfléchissant un minimum… »

Il jouait avec le feu pour découvrir la nature des braises… Cela ne me dérangeait pas encore pour le moment mais s’il creusait là où il ne fallait pas, je ne resterais peut-être pas aussi sage… Oui, oui, j’étais sage pour le moment, je le promets !
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Lun 6 Avr - 13:51
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Ça m’agaçait de ne pas savoir mais je faisais preuve de patience me demandant si ça ne cachait pas quelque chose de délicat et donc difficile à parler pour elle. Je n’étais pas insensible non plus et sous ses airs de femmes fortes se cachaient peut-être un être fragile qui n’osait trop en parler… Allez savoir. Elle était tout simplement indéfinissable pour moi. Je l’écoutais alors commencer son discours. Etait-il nécessaire de qualifier cet aspect d’elle ? Pour moi oui. J’étais curieux de savoir à qui j’avais exactement à faire. Cela m’évitait les mauvaises surprises. Je pouvais au moins en apprendre un peu plus. Apparemment cela ne requière vraiment pas d’un jeu. Je commençais à me douter de ce que je pouvais avoir en face de moi mais mon esprit rationnel et terre à terre avait du mal à le comprendre ou du moins à accepter l’existence d’une telle chose.

« Vous savez, il est des choses qui sont faites pour ne pas être expliquées, et vouloir faire le contraire peut se révéler dangereux pour la santé. A votre niveau, il faudrait surement consulter… » dit-elle provoquant un sourire intérieur à mon être.

« Je le conçois. » dis-je nullement outré et plutôt amusé même si je ne le montrais que peu.

Comme je l’avais dit, je m’étais déridé un peu tout à l’heure et ma curiosité était trop forte pour laisser ma colère et mon agacement prendre le pas. Ainsi je laissais mon amusement en découler au fond de moi même si je canalysais mon apparence à la perfection pour ne laisser rien transparaître, lui laissant peut-être le doute sur ma véritable capacité à sourire.. Je n’étais de toute façon pas totalement si insensible mais j’aimais l’idée qu’on le croit. J’étais capable de rire et m’amuser mais elle n’avait pas à le savoir et le voir. Je ne me lâchais pas avec les inconnus.

« Seulement si je dois consulter, je tiens à vous emmener avec moi pour avoir des réponses un peu plus précises sur votre propre cas. » dis-je simplement, lui signalant qu’elle était bien trop vague face à mes attentes.

« Les gens doivent vous trouver bien ennuyeux face à temps de mesure et sur-mesure… Contrôler peut vite être agaçant et source de conflit… N’est-ce pas contradictoire pour un homme tel que vous qui semble être à l’affut du moindre danger ? Vous le provoquez vous-même en y réfléchissant un minimum… »

Elle provoqua un rictus amusé sur la légère commissure de mes lèvres. Je ne m’autorisais pas un sourire franc mais c’était un début montrant véritablement mon amusement face à ses réflexions.

« Je n’ai pas dit ne pas aimer le danger Miss Woolf… J’estime simplement qu’il est inutile de se mouiller sans intérêt. » lui confiai-je.

Quel intérêt de risquer quoi que ce soit si ce n’était pour obtenir une chose ? Après tout, le danger ne me faisait pas peur mais à la condition d’un objectif. Par exemple, je m’étais lancé dans la folie de tuer le seigneur des ténèbres moi-même… Pour être dangereusement dérangé, il fallait l’être mais j’y trouvais mon intérêt : ma vengeance. Je ne prenais donc aucun risque sans avantages :

« A quoi sert de risquer sa vie si nous n’obtenons rien en échange. Par exemple, boire comme vous le faites vous mets dans des dispositions dangereuses face à un inconnu. Qui vous dit que je ne vous entrainerai pas dans un motel miteux pour vous traiter comme la plus basse et vulgaire des catins ? Vous prenez donc un danger inconsidéré sans mesurer les conséquences et tout cela pour quoi ? Un léger plaisir gustatif ? C'est cher payer, ne trouvez-vous pas ? Par contre, si vous buvez dans l’intérêt de me faire croire être faible et pouvoir abuser de vous pour obtenir une chose intéressante, là, soit, je n’ai donc rien à dire mais qu’est-ce qu’un homme comme moi pourrait vous apporter ? Vous l’avez bien compris : je suis péniblement agaçant dans mon besoin de tout contrôler et certainement ennuyeux dans mon refus de prendre quelques risques sans contre parti. En d’autres termes, je suis d’un ennui mortel… Après peut-être buvez-vous simplement pour faire passer un mal de crâne offert par cet homme complexe en face de vous. Chose tout autant compréhensible. » dis-je dans le plus grand sérieux du monde, ironisant pourtant sur ma personne.

Comprendra-t-elle que je ne faisais que rire de ma personne depuis le début ? Mon sérieux était assez troublant, je devais bien l’avouer. Seulement j’aimais ne pas lui faciliter la tâcher sur la compréhension de mon être. Elle ne me connaissait pas, elle s’imaginait certainement un homme coincé et surement sans aucune expérience véritable avec les femmes si ce n’est peut-être une secrétaire ou deux. De un : je ne sortais ou couchais jamais avec le personnel, de deux : je pouvais bien la surprendre mais pour ça, il faudrait déjà qu’elle me laisse entrer dans son monde :

« Allez-vous donc tourner sans cesse autour du pot sur votre condition jusqu’à la fin du repas ou déciderez-vous à m’éclairer vraiment ? » lui fis-je finalement remarqué, impatient.

Je portais alors mon verre de vin aux lèvres signe que mon discours était fini et qu’il advenait à elle de parler et si possible d’être plus clair dans ses propos.

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Lun 6 Avr - 16:15
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf


Du caractère imprévu et imposé de ce rendez-vous plus conventionnel que galant, je tâchais d’y trouver un certain amusement. Quoi qu’il en dise, le jeu qu’il installait avait de quoi piquer face à nos salades bien sages que nous dégustions. Qu’il veuille bien consulter mais uniquement en ma présence eue de quoi me faire rire même si en apparence, je n’en fis rien. Il était prêt à tout, même s’exposer pour savoir ce que je pouvais cacher. Personnellement, je ne lui cachais rien, je ne disais pas simplement les choses avec les mots qu’il devait attendre de ma part. Il devait pourtant savoir qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Cet homme respirait l’arrogance à un point que je savais pouvoir me permettre de jouer sur une tranche de règles plus aiguisées que douces.

« Je n’ai pas dit ne pas aimer le danger Miss Woolf… J’estime simplement qu’il est inutile de se mouiller sans intérêt. »

Et bien avec moi, il allait finir trempé. Je n’étais pas encore décidée sur le fait de bien lui faire comprendre qui j’étais, c’était encore trop tôt pour le dire, mais je n’annonçais pas encore de refus catégorique non plus. C’était à lui de jouer et de me prouver que cela en valait la peine.

« A quoi sert de risquer sa vie si nous n’obtenons rien en échange. Par exemple, boire comme vous le faites vous mets dans des dispositions dangereuses face à un inconnu. Qui vous dit que je ne vous entrainerai pas dans un motel miteux pour vous traiter comme la plus basse et vulgaire des catins ? Vous prenez donc un danger inconsidéré sans mesurer les conséquences et tout cela pour quoi ? Un léger plaisir gustatif ? C'est cher payer, ne trouvez-vous pas ? Par contre, si vous buvez dans l’intérêt de me faire croire être faible et pouvoir abuser de vous pour obtenir une chose intéressante, là, soit, je n’ai donc rien à dire mais qu’est-ce qu’un homme comme moi pourrait vous apporter ? Vous l’avez bien compris : je suis péniblement agaçant dans mon besoin de tout contrôler et certainement ennuyeux dans mon refus de prendre quelques risques sans contre parti. En d’autres termes, je suis d’un ennui mortel… Après peut-être buvez-vous simplement pour faire passer un mal de crâne offert par cet homme complexe en face de vous. Chose tout autant compréhensible. »

Il faisait là une lourde erreur en prétendant que je me mette en danger en buvant de l’alcool, et mon regard en fut la preuve. Me prenait-il pour une écervelée ? Je n’étais pas sure d’aimer ce genre de qualitatif et s’il voulut me faire avancer, il se trompa sur la façon de faire. Qu’il se méfie, son manque de respect ou presque à mon égard pourrait lui couter bien cher. Je n’étais pas une poule de luxe qu’il pouvait possiblement avoir l’habitude de fréquenter. Ce n’était pas parce qu’il m’avait habillée et nourrie qu’il avait le droit de tel jugement sur ma personne. Je fis à ce titre le choix de ne rien répondre pour continuer à manger mon assiette jusqu’à la finir, tout comme mon verre.

« Allez-vous donc tourner sans cesse autour du pot sur votre condition jusqu’à la fin du repas ou déciderez-vous à m’éclairer vraiment ? »
« Pour être éclairé, il vous faudra déjà veiller à vos paroles Mr Rochester. » dis-je en le regardant droit dans les yeux.

Etait-ce assez clair à son gout ? Il pouvait bien s’impatienter que je m’en moquais. Un silence s’installa entre nous là où mon regard ne bougea pas. Ce n’était pas un combat de coques mais je me refusais à plier face à de telles injures. Là n’était pourtant peut-être pas son intention, mais il allait apprendre que l’argent ne faisait pas de lui le maitre du monde. Si je devais pour lui prouver le faire redescendre sur terre, je n’hésiterai pas.


« Si vous connaissez si bien les femmes et leurs sensibilités comme vous semblez en donner les apparences, vous devriez savoir qu’une femme vexée est une femme dure à pénétrer. »

Il ne fallait pas y voir un mauvais jeu de mots, même si en sens, cela valait dans tous les sens du terme. Il ne réagit pas à mes paroles, surement pour ne pas perdre son si précieux contrôle, et si ce n’était pas le cas, je n’en avais que faire. Je finis par me lever sans rien dire pour prendre mon sac et m’approcher de lui.

« Si vous me permettez… »

A mes mots, je pris son verre de ses mans sans rien dire pour venir y boire sans la permission. Il n’avait pas à me priver ou vouloir me dicter ma conduite comme à une petite fille, car en résultat, je me servais seule, et chez lui. Il n’eut pas le temps de répondre que mes lèvres vinrent à son oreille, une fois que je fus passée derrière lui après avoir reposer son verre sur la table.

« … il vous faudra comprendre que je ne suis pas elle, et elle n’est pas moi… Mon nom est Sasha, le sien est Heather, et pourtant, nous sommes toutes les deux là sans pour autant que cela se voit. Certain y voit un double prix… mais attention à ce que cela ne devienne pas un double risques… »

Je n’attendis pas plus, quittant la table et la pièce sans prendre la peine de me retourner. Etais-je en train de le planter sur place ? J’en donnais les apparences, mais en réalité, j’allais vers es cabinets que j’avais remarqué à l’entrée. Pourquoi avoir pris mon sac ? Je voulais lui faire croire que j’échappai à son contrôle, ce qui était vrai, mais pour dire vrai, je refusais de lui laisser ma baguette non loin. On n’était jamais assez prudente n’est-ce pas ? J’entrais donc dans les toilettes des dames, disparaissant avant qu’il n’eut le temps de possiblement me suivre pour me tenir face à la glace. Non, je n’avais pas de besoin humain à satisfaire, si ce n’était celui de jouer à l’énerver. Oserait-il me chercher ?
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Mar 7 Avr - 21:38
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Elle boit dans mon verre, elle se lève sans autorisation et pire, elle prend son sac comme si elle partait sans même n’avoir aucune considération pour ma personne. Résultat des courses ? J’étais là en train de chercher à trouver le calme, les deux mains jointes, l’appétit coupée et donc mon plat non fini. Je respirais de grand coup. *Calme-toi Dastan… Calme-toi… Cette fille ne fait que te provoquer… Tu ne vas pas te laisser avoir si facilement ?! Calme-toi…* Au fond je ne rêvais que d’une chose : me lever, la rejoindre je ne sais où et lui exprimer ma façon de penser. La serveuse arriva alors vers moi :

« Avez-vous fini ? » se risqua-t-elle. « Désirez-vous autre chose ? »

« Où est-elle ? » dis-je de façon autoritaire.

« La jeune femme vous accompagnant ? »

Non la petite vieille de la rue d’en face qui donne à manger aux pigeons crétine ! Je lui jetais un regard noir à sa remarque. Elle sembla déstabilisée un moment avant de répondre :

« Aux toilettes. »

Bien. Elle n’était qu’aux toilettes. On respire.

« Vous allez lui dire de ma part que je l’invite à me rejoindre pour un dessert. Spécifiez bien que ceci n’est pas un ordre… » seulement un conseil avisé bien déguisé. « et que sa compagnie me ferait le plus grand plaisir. » si ce n’est celui de penser à me venger si elle ose ne pas s’asseoir en face de moi rapidement.

J’envoyais alors la serveuse jouée les hiboux de ma part avec une autorité certaine. Je n’avais alors plus qu’à attendre, assis à ma place de savoir si j’allais devoir employer les grands moyens ou non. J’estimais cependant faire des efforts. Après tout n’avais-je pas dit que ce n’était pas un ordre ? Oui je n’acceptais pas de refus mais ce n’était pas un ordre. C‘était un immense progrès… J’attendais alors à ma table, curieux de savoir quel seraient ses choix non sans une impatience infinie qui se définissait dans mon attitude énervée de jouer avec ma fourchette sur le reste de mon plat sans le manger…
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Mer 8 Avr - 11:39
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf


Cet homme était orgueilleux, ou du moins, il aimait trop contrôler. S’il avait voulu ma présence à ses côtés, il allait devoir apprendre que je n’étais pas de celle qui était malléable. Je regrettai pourtant ne pas être une petite sourie à cet instant pour voir sa réaction. L’avais-je agacé ? Je l’espérai bien, ce n’était qu’un simple retour des choses. Je me fie au passage la remarque qu’il devait être encore plus séduisant quand il était en colère… mais jusqu’où allait sa retenue ? Pour le savoir, je devais attendre, et pris donc le temps de me recoiffer, m’observer dans le miroir et j’en passe, jusqu’à ce que la porte ne s’ouvre. Elle ne s’ouvrit pas à la volée, et c’est avec presque une certaine déception que je vis notre serveuse dans le reflet de la glace.

« Excusez-moi Madame… Monsieur Rochester m’envoie pour vous faire savoir que, si vous le désirez et cela sans aucune obligation, il vous invite à le rejoindre pour partager un dessert en votre compagnie avec grand plaisir. »

Je rêvais… Il m’envoyait cette pauvre servante qui donnait l’impression de se faire manger sur place me chercher pour sagement me ramener à sa place. Sans aucune obligation ? Ça, j’en doutais fortement. Cet homme était sans nul doute habile de belles paroles, mais j’y voyais bien là un ordre déguisé de sa part. Ce point m’exaspéra. Je savais très bien où irait son plaisir de ma compagnie : le plaisir d’avoir réussi à me faire revenir telle une brave fille obéissante.

« Ne peut-il pas venir me le dire lui-même ? »

La pauvre petite créature à mes côtés devant plus blanche que neige et je dus me retenir de rire ou de m’énerver encore plus. Il n’avait donc aucune manière !! Bon, il aurait pu venir me chercher par la peau des fesses, et je crois que cela m’aurait d’avantage convenu, aussi fou que cela pouvait être. Mais non, il avait du terroriser une pauvre serveuse qui n’avait rien demandé.

« C’est que… Je ne sais si…»
« Je vois… Je le rejoins d’ici peu, mais ne lui faite rien savoir. S’il voulait une réponse en amont, il n’avait qu’à venir la chercher lui-même. Je vous remercie cependant. »

Elle hocha la tête et s’éclipsa, apparemment heureuse de ne pas avoir à porter mon message et donc, le revoir. J’allais lui faire payer son comportement, mais il fallait que je trouve de quelle façon. Je ne voulais pas lui offrir pleine satisfaction, et il était chanceux que je sois dans un certain jour de bonté, assez pour épargner à cette pauvre fille de perdre son travail. Je n’en doutais pas, il capable de la faire renvoyer juste pour mon insubordination. Ne bougeant pas pendant encore au moins une minute, je finis par trouver ce que je chercher. Un sourire presque malsain vint sur mes lèvres avant de disparaitre pour laisser place à un autre plus enfantin…

Je suis où ? Pas de panique, tu es dans un restaurant… Mais on fait quoi là ? Tu te souviens le chien que tu aimes bien ? Oh oui !!! Le louloup !!!! Il est là ? Non, mais son maitre oui. Il nous a invités à manger et là, on va arriver au dessert. Il va falloir bien te comporter et faire tout ce que je te dis. Mais pourquoi ? Du dessert ?! Mais j’aime les desserts !!! Je le sais, c’est pour cela que je t’ai faite revenir ! Tu es trop trop trop gentil !!! Alors écoute-moi bien si tu veux que je reste gentille. Tu vas traverser tout le restaurant pour aller au fond et le rejoindre. Attention, on porte des chaussures avec des talons hauts ! Il ne faut pas tomber ! Elle est jolie la robe !!! Mais elle colle à tout mon corps… Elle est pas à moi celle-là ? Elle vient d’où ? C’est un cadeau de sa part. tu feras attention de ne pas la tâcher ! D’accord, je vais essayer… tu crois qu’ils ont de la glace au chocolat ??? J’aime le chocolat !!!! Oh je pense oui, mais il faudra bien dire que c’est ça que tu veux, faudra pas le laisser choisir sinon, pas de chocolat ! D’accord !!! Dernier point important : pas de magie ! On est chez les moldus ! Promis !

Bon, alors, elle a dit au fond de la salle. Déjà, faut que je sorte des toilettes… Tiens, la dame elle me sourit, elle est gentille ? Je crois donc je lui souris aussi ! Je continue de marcher et surtout, je fais très attention sinon Sasha va se fâcher. Il est où ? C’est lui là-bas ? Je dois lui faire un bisou pour lui dire merci ? Oui !!! Euh…. Trop tard, je suis à côté de lui et je lui fais un bisous sur la joue avant de retourner à ma place. Il fait quoi avec sa fourchette ? C’est pas bon ce qu’il a dans son assiette ?

« Tu n’aimes pas ? Tu manges plus ? Je sais, c’est pour le dessert !!! »

Il me regarde bizarrement… j’ai fait un truc de mal ? Non Heather… tu es parfaite !
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Mer 8 Avr - 14:16
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Je rêve où… elle venait de m’embrasser sur la joue ? Déstabilisé, ne m’attendait pas à une telle… innocence ? Elle me déséquilibra en un rien de temps. Elle s’assit alors dans le plus grand naturel alors que je la dévisageais simplement du regard, surpris. Ma fourchette encore dans ma main, je la fixais un instant, laissant transparaitre ma surprise avant de me reprendre rapidement pour éviter de lui donner la joie de voir son succès à me déstabiliser. Même si c’était trop tard…

« Tu n’aimes pas ? Tu manges plus ? Je sais, c’est pour le dessert !!! »

« Je… Si. » dis-je. « Enfin j’aime. »

Je portais alors ma fourchette à ma bouche pour me reprendre. Je me concentrai un instant sur mon assiette, troublé. En fait je ne me remettais simplement pas de ce bisou innocent et… Oh par Merlin… Ce que je suis con ! Elle se joue ENCORE de moi ! Laissez-moi deviner… Snow serait là, il se serait jeté sur elle. J’avais à faire, aussi bizarre ça me faisait de le penser, à Heather. Je voulus cependant m’en assurer :

« Heather ? »

J’eus le droit à un redressement de sa personne vers moi. C’est bien ce que je pensais… Et moi, comme un con, je la fixais… Non elle n’a pas une tâche sur sa robe. Je la fixe elle, n’étant pas sûr entre le scepticisme et la réelle curiosité. Je finissais alors mon assiette, choisissant finalement d’arborer un air comme si fréquenter une folle qui se prend pour deux personnes totalement et radicalement opposé était tout simplement normal. C’est vrai. Les fous, on en croise partout. Pourquoi s’en formaliser ? J’étais dépité. Comment ce changement s’était fait. Si elle ne m’avait pas menti, et en disant elle je pensais à Sasha, elle ne le contrôlait pas toujours. Mais alors comment passe-t-elle d’elle à… elle. Ok j’allais chopper un mal de crâne dans pas longtemps. Je fis signe à la serveuse qui hésita à venir me voir. Je lui demandais simplement un autre verre de vin et la carte des desserts. Elle nous apporta ça avec une rapidité appréciable. Elle – Heather… Sasha… J’en sais rien et ça me perturbe – prit la carte pour se concentrer dessus. Je l’observais de mon côté. Je savais exactement ce que je voulais, inutile de chercher sur la carte. Omnibulé par l’envie de comprendre, je rendais alors la carte à la serveuse aussi sec.

« Quels seront vos choix ? » se tenta la serveuse.

« Un café gourmand je vous prie. Et vous ? » demandai-je à… je ne sais plus qui.

Si je la laissais choisir ce n’était pas par faiblesse mais bien parce que je voulais l’analyser. En fait j’étais curieux de savoir si elles étaient – non mais sérieux, elles sont vraiment deux dans ce corps ?! – diamétralement opposé. Or ce n’est pas en décidant à sa place que j’allais pouvoir connaitre ses goûts… Donc, par soucis de curiosité, je lui laissais cette légère marche de manœuvre… Une fois son choix fait, la serveuse partit comme l’éclair, je bus un verre de vin en l’observant avant de dire finalement :

« Parlez-moi de vous… Tout ce qui peut vous passer par la tête. »

Après tout, j’avais bien noté qu’Heather était bien plus sociable dans mes rencontres à la bibliothèque que Miss-j’aime-vous-contredire-sans-cesse. Peut-être qu’elle au moins sera plus malléable. J’étais curieux de voir ça. Enfin ça c’est si j’avais toujours en face de moi la bonne et non la mauvaise. Comment on faisait d’ailleurs pour faire la différence ? Rah je n’aimais pas voir une chose que je ne pouvais discerner et donc prévoir pour mieux agir. Sur mes gardes, j’attendais alors sa réponse…
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Mer 8 Avr - 15:31
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf


J’ai dû faire une grosse bêtise… Non mon ange, rassure toi, tu n’as rien fait de mal. Mais tu as vu comment il est ? On dirait que je sens pas bon… Mais si, tu sens très bon ! Il est juste surpris. Bah en attendant, il ne dis rien, il ne bouge plus… Je dois lui faire du bouche à bouche ?

« Je… Si. Enfin j’aime. »

Ah bah non, il est vivant ! Ouai, bah je sais pas si il aime vraiment son assiette, il a l’air septicique… Septique Heather, et ça n’a rien à voir avec son assiette.

« Heather ? »

Oui c’est moi ! Je lui fais un beau et grand sourire ! Il sait comment je m’appelle, c’est cool ! Mais lui c’est comment déjà ? Je me sens bête là… Tiens, la dame de toute à l’heure ! C’est pour les desserts !!!! C’est quoi ce qu’il commande ? Bah, je m’en moque, moi, je veux une glace au chocolat ! Et hop, elle a tout bien noté. J’espère qu’il y aura de la chantilly avec !

« Parlez-moi de vous… Tout ce qui peut vous passer par la tête. »

Euh… d’accord ! J’en connais un qui ne va pas être déçu du voyage…

« Alors…. C’est pas facile hein parce que dans ma tête, il y a plein de chose. Sasha elle dit qu’il y en a trop mais en même temps moi je trouve pas. C’est bien d’avoir plein de truc dans la tête, mais parfois, je les comprends pas toute. Pr exemple, je ne comprends pas pourquoi Sasha elle préfère les petites culottes en dentelle. Elles sont très bien mes culottes avec les lapins ! Moi je les trouve toute mimi et Mr Nounours il est d’accord avec moi ! Mr Nounours il est toujours d’accord avec moi, surtout quand il prend le thé avec Mme Licorne, mais Mme Licorne, elle le trouve parfois trop collant, alors, elle dit qu’il doit prendre une douche. Mais les nounours, c’est pas fait pour aller sous la douche ! C’est Sasha qui le dit tout le temps. Moi non plus j’aime pas trop la douche, je préfère les bains, surtout quand je peux prendre mes jouets avec. Il y a le bateau bleu, le bateau blanc, le bateau pirate et la sirène. La sirène, elle doit toujours échapper aux pirates. Eux, c’est des méchants et ils veulent l’enfermer dans un bocal comme polochon. Polochon c’est un poisson, mais ça, tu l’auras deviné. Une sirène, c’est pas comme un poisson ! Ça peut pas vivre dans un bocal parce que c’est aussi une femme. Comme dit Sasha, une femme soit doit être libre et du coup, la sirène, et bas elle pense pareil. C’est comme s’est truc qu’on met sur les nénés. Sasha elle me rouspète souvent parce que je veux pas en mettre, mais c’est horrible comme truc ! D’accord c’est joli, mais là j’en ai pas et c’est pas un drame ! Je suis quand même très jolie avec la robe. D’ailleurs, merci beaucoup beaucoup pour la robe, elle est très jolie. Bon, je préfère les robes de princesse, mais Sasha elle aime beaucoup, mais je dois pas faire de tâche sinon elle va se fâcher. Un jour, j’aurai un prince charmant et ce prince, et bah, faudra qu’il me voit dans ma belle robe. Rose peut-être… je ne sais pas encore, mais j’aime bien le rose. Monsieur Nounours il a un nœud rose autour du coup, c’est Alex qui a choisi. Alex il est génial, il vint souvent à la maison, mais c’est souvent avec Sasha. Parfois il m’emmène au parc… Tu m’emmèneras au parc ? On fera de la balançoire et on jouera avec boule-de-neige ! Oh dit oui s’il te plait, je l’aime beaucoup boule-de-neige ! Il est trop mignonnnnn Tu as de la chance parce que moi, bah j’ai pas le droit d’avoir un animal de compagnie, Sasha elle veut pas. Un jour, j’ai trouvé une grenouille et j’ai voulu lui faire un bisou, mais là aussi, elle a pas voulu. J’ai été triste car si ça se trouve, c’était un prince charmant. Un jour, il y a eu aussi le verre de terre. Ça, c’était quand on vivait avec maman. J’ai voulu le ramener dans la chambre, mais l’infirmière Germaine elle a pas voulu. Je crois qu’elle m’en a surtout voulu parce que j’étais toute salle. Mais c’était pas de ma faute si c’était mouillé par terre ! J’ai glissé et plouf dans la boue ! Ahhhhhhhhh voilà ma glace au chocolat !!! Tu en veux ? C’est super bon !!! »

Il est devenu tout blanc… Tu as été géniale !!! Je vais pas m’en remettre ! Tu es superbe ma chérie ! Cependant, il va falloir me laisser la place. Et ma glace ? Pas maintenant Heather. Si je ne peux te faire revenir, promis, tu en auras à la maison. Soit sage et si un jour il revient avec son chien, et bien je te laisserai la place. Tu promets ? Oui c’est promis.

Le sourire sur mon visage perdit de son innocence pour virer vers l’amusement. Ce fut plus fort que moi, je fus prise d’un fou rire. Il devait avoir mal à la tête, surtout s’il essayait de tout comprendre, et ma réaction pouvait fortement l’agacer, mais loin de vouloir le blesser, je ne pouvais juste pas me retenir de rire.


« Vous devriez voir votre tête cher Dorian Rochester, elle est à tomber par terre ! Remettez-vous, je vais finir par croire que je vais devoir demander une assistance pour votre cas. »

Il était sexy quand il était perdu, mais encore plus quand il était en colère. Moi qui n’avais pas voulu de ce repas, j’étais en train de me surprendre à ne pas vouloir le lâcher comme ça. Je ne voulais pas en générale que l’existence d’Heather se sache, mais là, les choses étaient bien différentes et en voulant lui prouver qu’il ne pouvait pas tout contrôler, je venais de le mettre face à une bombe. Plongeant ma cuillère dans ma coupe glacé, j’en savourai chaque instant sans le lâcher du regard, mon rire calmé.

« Un peu de glace ? Elle est très bonne, même si chocolat n’est pas mon parfum préféré… »
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Mer 8 Avr - 21:50
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o…k…

J’ai décroché quand on est arrivé à l’histoire du crapaud – ou grenouille, je ne sais déjà plus, il y avait trop d’informations à retenir !!!! – et du verre de terre. Cette fille me sidérait complètement. Je n’étais pourtant pas si mécontent de la situation. Après tout j’avais pu noté pas mal de choses la concernant même si tout n’était pas assimilé. Déjà : Faire attention la prochaine fois que je lui demande de me dire ce qui lui passe par la tête. Je devrais éviter des questions top ouvertes si je voulais pouvoir arriver à suivre le rythme. De là j’avais retenu tout ce même certaines choses : elle détestait le soutien-gorge, elle aimait le rose. Les culottes en lapin, c’était son truc, chose que Sasha – j’ai encore du mal avec ce dédoublement de personnalité – n’avait pas l’air d’apprécier. Enfin je me demandais toujours si elle ne se foutait pas de moi mais je commençais à prendre les choses sérieusement. Après tout la schizophrénie n’était pas une chose impossible. Elle avait ses nuances et cette femme semblait porter un extrême en elle. Cela attisait ma curiosité, je devais bien l’avouer. J’aimais les sujets complexes. J’aimais surtout comprendre. Il n’en restait pas moins que la jeune femme qui avait répondu à mes questions – si j’oubliais son physique – ne devait avoir pas plus d’une dizaine d’année et encore. Je voyais mal une gosse de dix ans me parler de « Mr nounours » et de licorne qui boivent un thé ensemble… Cinq ans donc ? Intéressant… Je n’en restais pas moins dépité. J’avais du mal à croire ce que j’avais sous les yeux et sans m’en rendre compte, Sasha réapparut pour me perdre d’avantage :

« Vous devriez voir votre tête cher Dorian Rochester, elle est à tomber par terre ! Remettez-vous, je vais finir par croire que je vais devoir demander une assistance pour votre cas. »

Elle était littéralement en train de se foutre de moi. Je me vexais un peu. C’était facile pour elle ! Elle devait vivre avec ça depuis sa naissance ! Moi je débarquais de nulle part et il fallait que mon chien s’entiche de la seule folle extrême de cette ville. Je retenais Snow de s’attacher à un cas pareil… Je comprenais cependant mieux les réactions de mon chien. J’avais beau ne pas vouloir accepter de comprendre ce que j’avais sous les yeux, pire vouloir m’en entêter, je ne pouvais pas rester idiot face à la situation : elle était bien… deux : Heather et Sasha. Elle entama alors la glace avec un naturel déconcertant :

« Un peu de glace ? Elle est très bonne, même si chocolat n’est pas mon parfum préféré… »

Ok… Elle m’avait soutenu le contraire en la choisissant. J’étais totalement perdu… Comment devais-je réagir face à tout ça ? Partir en courant ? L’idée me traversa l’esprit mais je n’étais pas un trouillard. Pire : j’étais d’autant plus curieux. Un sourire se posait alors sur mes lèvres.

« Je vois que vous avez une moins forte préférence pour le chocolat qu’Heather… » dis-je pour lui signifier arriver à peu prêt à suivre, loin pourtant de me douter que l’une pouvait entendre tout ce que l’autre faisait.

Je voyais d’ailleurs plus une personnalité qui s’efface complètement pour laisser place à l’autre et vice versa. Donc, pour moi, ce que j’avais fait avec Heather, soit elle n’avait pu le voir, soit Heather assistait au spectacle sans réagir à ce moment. C’était cependant assez compliqué et elle me donnait facilement un mal de crâne. Je mangeais alors tranquillement mon propre dessert sans un mot de plus. J’avais besoin de résumer la situation.

Deux femmes. Un corps. Deux pensées et fonctionnement différents. Deux goûts donc différent. Comment faisaient-elles pour s’entendre question mec ? Vous me direz, elle était peut-être vierge… Allez savoir. Toujours en train de manger mon dessert, je me remémorai ce qu’avait dit Heather. Il y en avait eu des informations et je n’avais pas tout assimilé seulement je dénotais une chose. A choisir : je préférais Heather. Elle au moins semblait bien plus raisonnable, sage et surtout malléable que Sasha. Mon besoin de contrôler les choses m’imposait une préférence tout comme mon chien. Ironie du sort, on préférait tous les deux la gentille Heather plutôt que la méchante Sasha. Je ne m’arrêtais cependant rarement à la première appréhension. Ainsi, je tentais de voir si ma préférence serait définitive ou non en laissant à Sasha l’occasion de… se rattraper ?

« J’en conclue avoir à faire à Sasha. La cohabitation n’est cependant pas essoufflante ? Est-ce que l’une présente, l’autre sommeille ou non… ? »

Aussi fou que ça puisse paraitre, j’étais en train de potentiellement envisage qu’elle ne se foutait pas de moi. Croyez-moi, je préfèrerai. C’était hard à comprendre. Mais je sentais qu’il y avait bien quelque chose de différent chez cette femme et j’avais envie d’en savoir plus encore. Après tout, si cette fille au premier abord ferait fuir le premier homme, moi j’y voyais un potentiel pour les anarchistes. Si elle était vraiment schizophrène, il y avait de quoi exploiter pour mon frère. Je n’allais pas reculer sur une nouvelle occasion de l’aider. Cette fille avait peut-être son potentiel et je comptais le découvrir…

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Jeu 9 Avr - 10:28
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf


La suite des évènements promettait d’être intéressante. Il était complétement perdu et visiblement vexé de mon rire. Je ne pouvais l’en blâmer, n’importe qui aurait réagi de la sorte. Pourtant, j’étais loin de me payer complétement sa tête. C’était plus la situation que sa réaction. Il avait fait l’erreur de poser la question qu’il ne fallait pas à Heather, et je devais admettre que pour le coup, elle m’avait moi aussi surprise, mais dans le sens agréable du terme. Il ne fallait jamais sous-estimer une enfant, jamais… Loin donc d’être de mauvaise humeur, je me mis à manger ma glace, lui proposant même d’en avoir un peu. Il me surprit cependant à son tour quand un sourire vint sur ses lèvres.

« Je vois que vous avez une moins forte préférence pour le chocolat qu’Heather… »

Par Merlin, mais c’est qu’il arrivait à suivre. C’était un exploit remarquable pour un homme. Je ne parlais pas du sexe mais bien du genre. Il n’en restait cependant pas moins pensif, et il se mit à manger son dessert comme si de rien n’était. L’imitant sur la même continuité, je ne dis rien pour le moment, voulant voir ce qu’il allait ajouter. Il avait lui aussi, attisé ma curiosité.

« J’en conclue avoir à faire à Sasha. La cohabitation n’est cependant pas essoufflante ? Est-ce que l’une présente, l’autre sommeille ou non… ? »

Ok, là, il faisait fort. A sa première remarque, j’hochai la tête pour lui prouver qu’il ne faisait pas fausse route, mais ma surprise fut surtout là où il déduisait presque parfaitement. Allais-je l’éclairer ou du moins, le corriger sur les points qu’il n’avait pas encore saisis ? En générale, cela n’était pas dans mes habitudes… Mais il n’avait pas fui en courant, et cela me donnait envie de lui laisser sa chance sans que je ne comprenne vraiment pourquoi. Etais-je sur le point de faire une erreur ? Cette scène avait presque comme un gout de déjà vu, mais j’allais surement m’en rendre compte trop tard et possiblement le regretter amèrement ensuite. Je reprendrai alors le court des choses telles qu’elles étaient avant avec cette rancœur qui viendrait en moi…

« Je veux bien répondre à vos questions, mais s’il vous plait, pas ici… Vous n’êtes pas parti en courant et cela vous vaut une avance considérable, mais ce que nous sommes ne plait pas à la plupart. Vous comprendrez que je ne veuille pas nous exposer en plein restaurant, aussi chic soit-il. »

Il devait comprendre que je ne pouvais crier ce genre de choses sur tous les toits et qu’accepter de lui en parler était un gros effort de ma part. Il hocha la tête, acceptant ma requête, et tout deux nous nous concentrâmes sur nos desserts pour les finir. Quand il eut bu son café, il se leva pour me venir à mes côtés, m’offrir son bras et m’aider à me lever. J’acceptai sans broncher, chose qui dut lui plaire. Il régla notre repas et nous sortîmes ensemble. Je le retins cependant quand il s’apprêta demander sa voiture : j’avais besoin de marcher un peu. Le soleil se couchait mais l’atmosphère était agréable. Toujours à son bras, je nous fis alors marcher vers un parc non loin, jusqu’à nous mener sur une aire de jeu libre de toute présence.

« Merci d’avoir accepté de nous isoler…»

Il ne répondit rien, et j’y vis là un « de rien » de sa part. Je lâchai son bras pour aller m’asseoir sur une balançoire. Si Heather venait à revenir avant la fin de la soirée, elle serait heureuse. Elle adorait ce truc. Si l’envie lui prenait, il pouvait également s’asseoir sur celle à côté de moi, mais je ne dis rien, réfléchissant à la façon dont j’allais lui exposer les choses. Je réfléchissais à sa question, puis, je rompis le silence.

« Pour répondre à votre question : oui, la cohabitation peut être difficile, mais pour être honnête, tout dépend de mon état. Il faut que vous compreniez que je n’ai pas toujours été là. A l’âge six ans, Heather a cessé de grandir, et je suis apparue. Ma présence est pour ainsi dire quasi permanente. Si Heather est là, je suis en arrière-plan et donc, je consciente de ce qu’elle fait. Ceci me permet d’éviter bien des catastrophes, même si ce n’est pas toujours faisable… Elle me demande beaucoup d’énergie, parfois trop. Mais en ce qui concerne Heather, les choses sont très différentes. Elle dort quand je suis là, elle n’a aucun souvenir de ce que je peux faire, dire ou voir. Disons que je la protège si vous voulez… »

C’était là ma mission principale. Du moment qu’elle avait cessé de grandir, tout comme notre mère, j’étais apparue pour la protéger. Certes, j’étais une extrémiste, je le reconnaissais moi-même, mais si je n’avais pas été là, son sort aurait surement été pire que celui qu’avait vécu notre génitrice. Ce n’était pas cependant une chose facile à comprendre et j’avais essayé d’être le plus clair possible dans ma réponse à sa question. Pour une fois, il n’y avait pas de sous-entendu ou pas vraiment de doute possible. C’était ce que j’avais de plus clair à lui dire face à un cas vraiment compliqué. Mais je n’y voyais pas là la seule complexité. Si la curiosité était un trait de caractère présent chez beaucoup, son questionnement me surprenait. Il n’était pas le premier à agir ainsi, et cela aurait dû m’alerter. Mais je ne savais pas pourquoi, c’était comme si j’avais su que je pouvais lui parler. La chute ferait mal si je me trompais.

« Ce que je ne comprends pas cependant, c’est votre intérêt à savoir tout ceci. Plus d’un aurait appelé un asile psychiatrique… »

Restons honnête, la folie effrayait plus qu’elle n’attirait… Mon regard se posa dans le sien, attendant sa réponse sans le brusquer. Je lui laissais le temps de prendre en compte tout ce que je lui avais dit, prête à expliquer mes propos un peu plus dans la mesure du possible s’il le souhaitait.
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Sam 11 Avr - 9:40
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Je bus sagement mon café malgré mon impatience. Je savais que j’aurais ce que je voulais. Je prenais alors mon temps pour finir mon café. Une fois fait, je me levais enfin sans un mot. Je vins à ses côtés pour l’aider à se relever. Elle ne broncha pas, étonnant… J’en profitais alors très largement, ne sachant pas quand elle allait me reposer quelques difficultés. Après le « combat » qu’on avait mené depuis déjà un moment, je ressentais le bien être de souffler et de la voir temporairement docile. Satisfait, je semblais bien plus détendu. Je la menais alors vers l’accueil, là où je réglais l’addition sans un mot. Nous pûmes alors sortir ensemble. J’allais demander ma voiture dans le plus grand naturel du monde mais elle me retint au moment où j’allais appeler le coursier. Elle m’entraina alors vers un parc plutôt que de prendre la voiture. D’abord surpris, pas vraiment habitué à être manié par une femme – par un homme non plus d’ailleurs soit dit en passant hein – je la suivais cependant. Je savais que j’allais obtenir une information qui me semblait cruciale. Je n’allais donc pas faire le difficile… On arrivait sur une aire de jeu. L’heure avançait impliquait l’absence d’enfants. Ça m’allait bien. Je n’avais jamais été très délicat et doué avec les enfants…

« Merci d’avoir accepté de nous isoler… »

De rien. Je ne répondis cependant pas. Un simple signe de la tête franchit peut-être un semblant de réponse. Elle s’assit alors à la balançoire. Je me posais simplement contre le bois du jeu, donc non loin d’elle. J’aurais pu certes m’asseoir à côté mais je n’en éprouvais pas le besoin pour le moment.

« Pour répondre à votre question : oui, la cohabitation peut être difficile, mais pour être honnête, tout dépend de mon état. Il faut que vous compreniez que je n’ai pas toujours été là. A l’âge six ans, Heather a cessé de grandir, et je suis apparue. Ma présence est pour ainsi dire quasi permanente. Si Heather est là, je suis en arrière-plan et donc, je suis consciente de ce qu’elle fait. » Ce qui était bon à savoir… « Ceci me permet d’éviter bien des catastrophes, même si ce n’est pas toujours faisable… Elle me demande beaucoup d’énergie, parfois trop. Mais en ce qui concerne Heather, les choses sont très différentes. Elle dort quand je suis là, elle n’a aucun souvenir de ce que je peux faire, dire ou voir. Disons que je la protège si vous voulez… »

Donc : une personnalité forte et une personnalité faible. Je dénotais là une sorte de schizophrénie. Si je commençais à y croire ? Sérieusement j’avais du mal mais oui, je commençais. Ce n’était pas évident de croire à ce genre de chose. On sait que ça existe mais entre le savoir et le voir et enfin y croire vraiment pour une personne en particulier, il y avait une marge. Mais j’y croyais et je prenais en note.

« Ce que je ne comprends pas cependant, c’est votre intérêt à savoir tout ceci. » A vrai dire moi non plus… « Plus d’un aurait appelé un asile psychiatrique… »

« J’avoue ne pas avoir eu encore l’idée d’en appeler un. Ça pourrait toujours se faire… » dis-je dans le plus grand sérieux avant d’afficher un léger rictus – qui pourrait lui paraitre coincé – symbolisant ma petite blague.

Je n’allais pas appeler un asile alors qu’elle pouvait s’avérer intéressante. De plus, elle ne semblait pas dangereuse pour l’ensemble de la population. Je trouverais alors très mal placé de ma part de vouloir lui supprimer sa liberté alors qu’elle était l’une des choses les plus importante à mon goût. Ce serait cruel et tellement pas moi. Elle ne m’avait rien fait, je ne voyais donc pas l’intérêt de lui faire un tel mal. Je finis par marcher jusqu’à la balançoire d’à côté pour m’y asseoir moi-même avant de lui dire :

« Il n’est pas dans mon droit de vous priver votre liberté sous prétexte que vous êtes différentes. Une jeune femme qui tente de s’en sortir malgré ses différences ne devraient pas être enfermée. Elle devrait simplement trouver le soutien dont elle a besoin pour réussir à avancer sans voir sa différence comme une pénalité mais plutôt une force. Les seuls bons à être enfermés, selon moi, sont ceux qui causent du mal à la société. »

A ce moment, je pensais aux mangemorts et au mal qu’ils faisaient autour d’eux. Elle méritait la liberté là où eux mériteraient simplement la mort. Ainsi elle pouvait comprendre que sa particularité ne me faisait pas peur. Oui elle semblait différente. Oui il fallait savoir suivre le rythme mais je voulais croire que sa différence pouvait être une force et je ne doutais pas qu’une femme comme elle pouvait servir à la cause des anarchistes. Je me demandais alors si intégrer une moldue à notre cause serait cependant une bonne idée. La vie était dangereuse et sans magie, elle ne pourrait se défendre loyalement… C’était presque dommage. Ça ne lui enlevait cependant pas son charme maintenant que je la regardais alors que le soleil finissait de se coucher.

« Je suis curieux. Votre différence a attiré mon attention. Est-ce un mal d’avoir voulu comprendre ? Du reste, je vous trouve bien têtue et contrariante mais disons que cet état de votre personnalité ne fait que rajouter un charme à ce que j’ai déjà sous les yeux. Même si ça m’agace d’être contredit. Je ne suis pas un homme qui accepte si facilement qu’on ne lui obéisse pas. J’aime dicter les choses. C’est ainsi et je ne changerai pas. J’ai cependant envie de vous revoir. Est-ce possible ? »

Oui je sais, c’est un peu direct mais pourquoi passer par quatre chemins quand je voulais une chose ? Elle pouvait alors s’estimer heureuse que je lui demande son avis. C’était pourtant ma façon à moi de lui expliquer que je n’aimais pas qu’on me contredise. Si elle n’était pas capable de pouvoir composer avec cela, elle ferait mieux de refuser maintenant ou accepter d'obéir docilement. C’est pour cela que je lui demandais son avis. Soit elle acceptait ma personnalité comme je pouvais accepter la sienne, soit je me contenterais de passer de temps en temps voir Heather pour Snow qui n’y résistera de toute façon pas. Les cartes étaient entre ses mains et j’attendais alors sa décision sans broncher.
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Sam 11 Avr - 11:01
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf


Comment allait-il réagir face à ma déclaration ? Allais-je regretter d’avoir parlé ? Il ne valait mieux pas pour lui. Je me mis à penser au serment inviolable pendant quelques secondes pour m’assurer son silence, mais je maudis bien vite le fait qu’il ne fut pas sorcier. Cela m’imposer une confiance aveugle sur lui, chose qui n’était pas aisée pour ma personne. Rares étaient les personnes qui avait toute ma confiance. Personnellement, j’en voyais pour le moment uniquement deux : Mina et Alex. Quand j’eus fini de parler en tout cas, j’attendis voir sa réaction, réaction qui au premier instant me donna envie de lui arracher les yeux. S’il n’avait pas eu se rictus, preuve de sa plaisanterie, il aurait surement regretté d’être né. Il aurait pourtant eu toute les raison du monde de vouloir m’enfermer : j’étais folle, et dangereuse. Il ignorait encore ce dernier point, mais allait peut-être mieux que je taise cette information. S’il venait à mettre Heather un jour en danger, il le verrait bien assez vite. Il fit alors lentement le tour de ma personne pour venir s’asseoir sur la balançoire à mes côtés. Encore une fois, je ne dis pas un mot, le suivant juste du regard.

« Il n’est pas dans mon droit de vous priver votre liberté sous prétexte que vous êtes différentes. Une jeune femme qui tente de s’en sortir malgré ses différences ne devraient pas être enfermée. Elle devrait simplement trouver le soutien dont elle a besoin pour réussir à avancer sans voir sa différence comme une pénalité mais plutôt une force. Les seuls bons à être enfermés, selon moi, sont ceux qui causent du mal à la société. »

J’aimais sa façon de voir les choses, et en même temps, je ne sais pas, il y avait un truc de bizarre. J’avais l’impression de converser avec un sorcier sur sa façon de parler du bien ou du mal pour la société. Je savais que les moldus avaient leurs soucis, mais ils n’étaient pas en temps de guerre. Je devais pourtant me faire des idées et surtout, me reprendre et arrêter de voir du complot partout. Je restai silencieuse, sans pour autant ignorer son regard sur mon être.

« Je suis curieux. Votre différence a attiré mon attention. Est-ce un mal d’avoir voulu comprendre ? Du reste, je vous trouve bien têtue et contrariante mais disons que cet état de votre personnalité ne fait que rajouter un charme à ce que j’ai déjà sous les yeux. Même si ça m’agace d’être contredit. Je ne suis pas un homme qui accepte si facilement qu’on ne lui obéisse pas. J’aime dicter les choses. C’est ainsi et je ne changerai pas. J’ai cependant envie de vous revoir. Est-ce possible ? »

Etait-ce mal de vouloir comprendre ? Non, c’était même une qualité à mes yeux. Combien m’avaient que trop vite jugée après tout ? Il fallait pourtant veiller à ce que sa curiosité ne vire pas de façon malsaine. Je n’étais pas un objet de science et s’était dangereux, voir suicidaire, de se risquer à me voir comme tel. Quand il avoua me trouver têtue et contrariante, je ne pus m’empêcher de sourire. Oui, disons que cela faisait mon charme. Je notais ce compliment dans un coin de mon esprit, n’était pas vraiment sure pourtant que s’en était vraiment un. Il était par contre malheureux pour lui qu’il soit autant buté. Cet homme était un maniaque du contrôle, mais il allait devoir à prendre à mettre de l’eau dans son vin, surtout vu la suite de ses paroles. Il voulait me revoir ? Il était une contradiction à lui tout seul, mais j’appréciais qu’il me laisse un semblant de possibilité de choix. Oui, je disais bien un semblant, car mon petit doigt me disait bien que si j’acceptais, cela impliquait une certaine obéissance de ma part. En serais-je seulement capable ?

« Vous faites l’effort d’accepter ma personnalité, je peux essayer de faire l’effort d’accepter la vôtre… à condition d’en connaitre un peu plus. »

Ce que j’avais en tête ? Un simple retour des choses. Je n’aimais pas le sentir avec un avantage sur moi. S’il voulait me revoir, il allait devoir en dire en peu plus.

« Vous connaissez beaucoup de moi là où je ne connais rien de vous. Je n’ai même pas eu votre nom de votre bouche directement, vu que je l’ai appris quand vous l’avez donné au serveur. Mais que faite vous dans la vie Dorian Rochester, mise à part vouloir tout contrôler bien entendu ? Je préfère être honnête avec vous, vous n’obtiendrez pas un minimum d’obéissance sans un semblant de confiance, hors, les secrets sur votre personne commence à m’agacer légèrement. Je n’aime pas me sentir inférieur, mais cela, vous l’aurez compris. Attention, je n’ai, bien entendu, pas parlé d’une obéissance total, mais juste d’un effort de ma part. Si vous dîtes ne pouvoir changer, vous comprendrez que cela peut se trouver également difficile pour ma part. »

Il ne pourrait me contrôler complètement, surtout si je ne le voulais pas. Je me levais alors de ma balançoire pour venir juste en face de la sienne. Allez savoir pourquoi, mes mains vinrent se tenir de chaque côté de son être. Non pas sur lui mais sur les deux chaines qui l’encadrait. Qu’il ne dise rien, il n’avait pas qu’à me faire porter des talons aussi hauts. Je n’étais cependant pas collé à lui, juste bien en face avec une certaine distance légèrement courte entre nos deux êtres. Il n’y avait là rien de trop charnel, mais plus un esprit de confidence qui pouvait et devait mener à de la confiance.

« La balle est dans votre camps comme on dit…»

Et il devait aimer cela non ?
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Sam 11 Avr - 17:31
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Elle acceptait. J’étais un peu surpris mais elle acceptait de faire un effort et une part de moi aimait l’idée… Je prenais cependant en compte sa condition, conscient cependant que je devrais lui mentir sur beaucoup de choses pour protéger mon frère et moi. Je n’avais pas le choix. C’était comme ça. Je ne pouvais me permettre dire être un Hellson. Oui elle était une moldue mais même une moldue pouvait rendre la situation dangereuse. Personne ne devait savoir pour moi. C’était un avantage inconsidérable pour les anarchistes. Je n’allais pas tout gâcher simplement pour une femme. Ce n’était pas mon genre. Je la vis alors se relever pour me rejoindre. Se penchant un peu pour pouvoir tenir les chaines de la balançoire sans avoir mes jambes entre ses cuisses, à mon niveau, je pouvais me rendre compte, à l’ouverture de son décolleté, qu’elle ne portait pas de soutien-gorge. Avait-elle au moins une culotte ? Ahem pardon. Je m’égarais.

« La balle est dans votre camps comme on dit… »

Je me relevais alors la forçant à reculer légèrement même si elle ne put aller bien loin. En effet, mes mains venaient de se poser sur ses hanches. De ses talons, elle était à presque hauteur de mon visage mais je restais malgré tout plus grand. Je baissais alors les yeux vers elle pour lui dire :

« Je possède une boite d’architecture. Je ne travaille cependant pas sur une architecture traditionnelle. J’aime les nouveaux concepts et je les innove moi-même. Je travaille beaucoup sur les conceptions modernes mais pas toujours seulement informatiques. Un jour, si vous êtes sage, je vous montrerai moi-même pour que vous puissiez comprendre réellement mais pour cela il va falloir être un peu patiente. Je ne délivre pas tous mes secrets au premier rendez-vous. » lui dis-je avec un sourire mystérieux.

Comptais-je lui dire être un sorcier ? Je voulais déjà attendre un peu de vouloir voir ce que ça donnait de ce qu’on serait capable de construire entre nous : amitié, relation ou tout simplement haine. Je ne pouvais prédire l’avenir et j’avais besoin de savoir pouvoir lui faire confiance. Si on venait à devenir ami, avec le temps, je savais pourtant que je lui avouerais et lui montrerais. Après tout j’étais pro-moldu. Je voulais qu’ils sachent notre monde. Je n’allais donc rien cacher à une femme qui pourrait prendre une place importante dans ma vie. Il ne restait à savoir si on s’entendrait bien ou si on ne pourrait se supporter. Personnellement je trouvais qu’il serait intéressant de développer une amitié. Snow en serait en tout cas ravi. Je la fis alors reculer pour m’enlever complètement de la balançoire et la lâcher pour m’écarter.

« J’aime ce que je fais. J’ai l’esprit sans cesse innovant. Je rêve d’une idée, je la réalise. Rien n’est impossible même si ça doit mettre du temps pour le réaliser. Mes persévérances à 22 ans m’ont conduit à être patron et avoir une dizaine d’employés. Mon cabinet n’est pas encore immense certes mais je dégotte suffisamment de gros contrats pour le moment. Je pense cependant rapidement agrandir mon équipe. Si la bibliothèque devient alors trop ennuyant, je serais enchanté de vous proposer une place dans mon groupe… »

L’avoir sous les yeux me plairait, je devais bien l’avouer. Ça pourrait me permettre de la contrôler un peu mieux, surtout qu’en tant que patron, elle ne pourrait difficilement me dire non contrairement à maintenant. Oui je sais, cette conception de l’amitié est terrible mais que voulez-vous, je n’ai jamais été fort en relations humaines en dehors des affaires où je m’avérais être un véritable requin à 22 ans à peine. On ne pouvait pas être parfait en tout.

« Quoi dire d’autres sur moi… Je suis fils unique. Mes parents sont morts. Mon chien est peut-être mon meilleur ami mais je comprends tout à fait être trop insupportable ou impressionnant pour donner envi… » dis-je finalement avec un sourire en coin.

Je commençais vraiment à me dérider. Je posais alors mes mains dans mes poches pour marcher un peu et me poser contre le poteau de la balançoire, là où je m’étais mis en premier. Ne tenais-je pas en place ? En plus d’être un insupportable et impitoyable maniaque du contrôler, j’avais des tendances à l’hyperactivité. Je ne tenais tout simplement pas en place. C’était la raison pour laquelle j’aimais courir avec mon chien. Ça me permettait de me détendre et souffler un bon coup.

« Ai-je assouvi votre curiosité ou avez-vous d’autres questions ? » lui demandai-je finalement.

Parler de moi c’était une chose mais je n’aimais pas ça. Je ne savais donc trop quoi dire. Je lui proposais ainsi de m’orienter vers ce qui l’intéressait au lieu de me laisser nager dans l’inconnu comme ça sans trop savoir où aller. Je détestais avancer à l’aveuglette…
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Sam 11 Avr - 18:04
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf


Ma position avait de quoi faire jaser, mais je ne m’en souciais guère, je n’avais même pas ce genre d’idée à l’esprit pour une fois. Oh, passer la nuit entre ses cuisses ne serait pas fait pour me déplaire. Il était bel homme, dire le contraire serait mentir, mais pour le moment, j’étais surtout curieuse de démasquer ce maniaque du contrôle bien mystérieux. Lorsqu’il se releva, il me força à reculer légèrement, mais je n’eus pas le temps d’aller bien loin, ses mains venant capturer mes hanches sans pour autant me rapprocher de lui. S’en aurait presque été frustrant…

Ainsi donc, il était patron d’une boite d’architecture… Je ne l’avais jamais encore fait avec un bâtisseur, mais on dit souvent qu’il avait des mains magnifiquement douée. Bon il ne bâtissait pas, certes, il concevait, mais il devait regorger d’imagination, et cela n’était pas mal. C’était peut-être ce qui faisait qu’il n’était pas partie en courant en découvrant qui j’étais, ou plutôt, qui nous étions. Il attisa au passage ma curiosité en parlant de secret. S’il y avait bien chose que j’aimais avec les secrets, c’était bel et bien les découvrir.

Cela incluait-il le fait que je livre tous mes secrets ? A côté de ma schizophrénie, le fait que je sois sorcière semblait bien dérisoire, je devais en convenir. Mais même si je n’étais pas réfractaire à cette idée qui venait de nos amis les anarchistes, je restais méfiante cependant. Salem restait une mauvaise expérience dans l’histoire des sorciers face au moldu. Je ne voulais pas me retrouver brulée sur un buché.

Il continua en me précisant cette fois-ci son âge. Il n’avait que 22 ans ? Je le savais plus vieux que moi, mais je n’en restais pas moins admirative de son accomplissement avec un aussi jeune âge. Par contre, j’eus un léger sourire au coin des lèvres quand il me proposa de travailler pour lui. J’étais presque sure qu’il me proposait cela pour m’avoir à l’œil… Non merci. Il finit par me lâcher pour marcher légèrement en direction du poteau de la balançoire, continuant à me fournir des informations plus personnelles cette fois. Ainsi donc, il était fils unique et orphelin. Nous n’avions pas ce point commun et pourtant, c’était un peu le cas. De la même façon qu’il avait son chien, j’avais Heather, même si j‘étais loin de voir Heather comme mon chien. Elle était ce que j’avais de plus précieux au monde. Ma mère ? Elle était comme Heather dans sa tête, et donc, elle n’avait jamais été ma mère, juste une copine de jeu pour Heather. Quand il eut fini, il me demanda si j’étais satisfaite ou si je voulais en savoir plus. J’appréciai le fait qu’il ne ferme pas la conversation comme une huitre peut se fermer.

Marchant un peu, j’en vins à retirer mes chaussures pour les poser sur le côté et ainsi, éviter de me casser la figure dans le sable de l’air de jeu. Cela me rendu plus petite à côté de lui, mais je m’en moquais bien. Je vins vers lui sans m’approchait trop près, attrapa la chaine de la balançoire où j’étais assise avant tout en le regardant dans les yeux.


« Ce n’est pas réellement notre première rencontre vous savez… Avant même de connaitre votre nom, j’ai découvert votre gout pour la course à pied. Je ne sais si c’est réellement une passion pour vous où juste un devoir pour votre chien, mais vous ne sembliez pas être déranger de transpirer à cause de l’activité. D’ailleurs, à en jugeait par la musculature de votre torse que votre chemise laisse deviner même si je n’ai rien touché, je pense ne pas me tromper en disant que vous êtes un vrai sportif qui souhaite garder le contrôle de son corps. »

J’avais un sacré culot parfois, je le savais, mais pouvait-il me dire que j’avais tort ? Je restais très polie au contraire, ne m’approchant pas trop, n’étant pas cette fille trop aventureuse que j’étais bien facilement en générale. N’avais-je pas coincé mon ami sur mon propre canapé après plusieurs verres ? Je continuai à réfléchir à voix haute sans me soucier de ce que je pouvais dire.

« Je ne vous demanderai pas non plus ce que vous aimez comme voiture, cela, je l’ai vu de moi-même avec votre belle Audi, donc voiture sobre mais féline, et surtout sportive. Pour la couleur, je dois dire ne pas trop m’y intéresser… »

Je trouvais ça trop fleur bleu ces questions de couleurs préférées. Au pire, il valait mieux le découvrir soit même. Lui était sobre, donc je misais entre le noir et le blanc pour le moment, peut-être le gris aussi, qui savait…

« Alors… Quel est le lieu dans cette immense ville que vous préférez ? Je dois reconnaitre ne pas avoir la réponse à cette question. »

Une telle réponse m’apprendrait plus de choses sur lui. Quel était son refuge préféré ? Où se sentait-il le plus libre dans l’immensité Londonienne ? Je voulais le savoir.

« Répondez à ma question et vous serez libre de me poser la question de votre choix bien entendu.»

Je jouais un jeu dangereux, mais entre nous deux, c’était du donnant-donnant, nous l’avions très bien compris je pense…
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Sam 11 Avr - 19:53
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Elle finit par retirer ses chaussures. Elle semblait bien plus petite ainsi. J’avouais avoir choisi des talons bien hauts. Je ne lui tins alors aucune rigueur qu’elle les enlève. Ça ne devait vraiment pas être pratique dans le sable… Elle s’approcha alors de moi en gardant une distance raisonnable. Attrapant la chaine de la balançoire, je la regardais faire sagement posée contre le poteau. Elle était donc juste en face de moi, à portée de main si je le voulais. J’aimais savoir cette proximité malgré la distance. J’avais la sensation, de mon propre chef, pouvoir faire basculer la situation quand je le désirais sans pour autant l’envisager.

« Ce n’est pas réellement notre première rencontre vous savez… Avant même de connaitre votre nom, j’ai découvert votre gout pour la course à pied. Je ne sais si c’est réellement une passion pour vous où juste un devoir pour votre chien, mais vous ne sembliez pas être déranger de transpirer à cause de l’activité. D’ailleurs, à en jugeait par la musculature de votre torse que votre chemise laisse deviner même si je n’ai rien touché, je pense ne pas me tromper en disant que vous êtes un vrai sportif qui souhaite garder le contrôle de son corps. »

« Tout juste. » dis-je d’un air amusé.

Cette femme devinait très rapidement mes tendances. J’aimais garder un contrôle sur mon environnement mais ça allait aussi sur ma personne. Avoir un esprit saint dans un corps saint était une belle règle de conduite que je suivais tranquillement sans me soucier de l’avis des autres, ne m’autorisant donc pas de laisser à l’alcool ou autre substance de me faire perdre le contrôle. J’étais bien trop sauvage si ça venait à arriver et peut-être pas toujours dans le bon sens du terme.

« Je ne vous demanderai pas non plus ce que vous aimez comme voiture, cela, je l’ai vu de moi-même avec votre belle Audi, donc voiture sobre mais féline, et surtout sportive. Pour la couleur, je dois dire ne pas trop m’y intéresser… Alors… Quel est le lieu dans cette immense ville que vous préférez ? Je dois reconnaitre ne pas avoir la réponse à cette question. Répondez à ma question et vous serez libre de me poser la question de votre choix bien entendu. »

Si je lui avouais la vérité, elle risquait de se poser quelques questions et j’en avais confiance. Elle ne pourrait pas forcément comprendre que je sois sorcier puisqu’elle ne connaissait pas le monde sorcier mais elle se demanderait certainement comment cela est possible… Allais-je alors prendre le risque de lui dire ? Je trouvais une alternative.

« Je ne veux vous le dire mais vous y emmener, un jour. Enfin si tout se passe bien entre nous. » dis-je mystérieux.

J’avais découvert ce lieu par simple curiosité en arrivant à Londres. Je ne m’attendais pas à avoir une telle vue et surtout à m’y sentir bien pour pouvoir méditer. Je pouvais cependant dire merci à la magie. Sans elle, se serait bien plus compliqué d’y retourner sans cesse et c’est pour cela que je ne voulais lui en parler pour le moment.

« Par contre je peux vous dire avouer adorer me promener sur les plages britanniques. J’aime la liberté qu’offre l’étendu de l’océan face à nous. C’est le second endroit auquel j’aime me rendre pour me détendre. » dis-je simplement pour tout de même lui livrer une partie de moi.

J’aimais transplaner sur les plages et marcher sur le sable. Je l’avais fait tout l’été pour méditer. J’aimais l’eau tout comme les hauteurs. Je n’avais aucun complexe avec la nature, bien au contraire. J’aimais particulièrement m’y réfugier. Conscient alors pouvoir poser une question, je me contentais d’un :

« Avez-vous un téléphone portable ? »

Elle devait bien en avoir un en tant que moldu. Personnellement, j’en avais un moi-même. Si je traitais avec les sorciers, je traitais aussi avec les moldus et envoyer un sms ou appeler était bien plus pratique. Seulement j’étais aussi conscient qu’il existait de rare réfractaire à la technologie. Cette femme était assez différente et je comprendrais qu’à cause de son changement de personnalité, avoir un portable soit compliqué, surtout pour Heather. Je ne perdais cependant pas espoir. Si elle n’en avait pas un, je savais que dès demain, à sa porte, elle en recevrait un pour que je puisse communiquer plus facilement avec elle le temps d’être au travail pour ma part. Comment ça je voulais m’insinuer dans sa vie ? N’avait-elle pas accepté qu’on se revoit ? ça me semblait alors tout bonnement naturel. J’attendais sa réponse sagement.
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Dim 12 Avr - 9:11
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Monsieur je sais tout… pas pour longtemps
Dastan M. Helson && Heather “Sasha” Woolf


J’aimais voir juste, et je n’avais pas réellement besoin qu’il me le confirme, sauf si ce n’était pour flatter mon égo. Ne bougeant pas de ma position, je laissais juste mon regard se perdre dans le sien sans perdre ce sourire que j’avais au coin des lèvres. Qui sait, un jour peut-être, nous irions courir ensemble. Je n’aimais pas l’idée à cause de son chien qui n semblait pas vraiment m’apprécier, surtout comparé à Heather, mais j’étais également assez sportive, et les parcs londoniens avaient leurs avantages. A Poudlard, je n’avais pas fait quidditch à cause d’Heather. Il aurait suffi qu’elle se réveille alors que j’étais sur un balai et cela aurait été une belle catastrophe. A côté de cela, je m’étais adonnée au jogging et à la dance sans vraiment en parler à quelqu’un un jour. Tout le monde avait ses secrets après tout, à commencer par cet homme juste en face de moi.

« Je ne veux vous le dire mais vous y emmener, un jour. Enfin si tout se passe bien entre nous. »

Combien de rendez-vous était-il au juste en train de prévoir ? Cet homme ne manquait pas de ressource, mais le mystère face à la question que je venais de lui poser ne fut pas pour m’enchanter. Il ne me donnait aucune réponse, juste une vague, très vague promesse de me le montrer un jour. Il ne respectait pas les règles du jeu.

« Par contre je peux vous dire avouer adorer me promener sur les plages britanniques. J’aime la liberté qu’offre l’étendu de l’océan face à nous. C’est le second endroit auquel j’aime me rendre pour me détendre.»

Bon, d’accord, j’avais pensé un peu trop vite. Ainsi, il aimait voyager… En tant que moldu, cela devait lui demander du temps de se rendre sur la côte. Je ne connaissais pas cet inconvénient. Le transplanage avait bien des avantages et si je voulais allait au bord de l’eau, cela ne me demandait que quelque seconde. C’était dommage qu’il ne soit pas de ce monde… Nous aurions pu nous balader sur le sable mouillée à défaut du sable de cet air de jeu. Enfn, en tout cas, il avait répondu plus ou moins à ma question, si bien qu’il avait le droit de m’en poser une. Sage, j’attendais qu’il s’exécute.

« Avez-vous un téléphone portable ? »

Un quoi ? Il parlait de quoi là ? Quand même pas de ce truc qu’avait Alex qui faisait un bouquant pas possible ? Non mais sérieusement, j’avais une tête à avoir un truc pareille ? J’imaginai a tête d’Heather, sans parler de celle de Mina… Non moi j’avais mon hibou, pauvre bête qui allait perdre ses plumes s’il continuait à m’énerver de bon matin, et c’était déjà bien assez agaçant. De toute façon, qui voudrait me joindre ? Je vivais seule, il ne fallait pas l’oublier… sans compter Alex ou Mina d’accord, mais bref.

« Non… Je ne possède pas une telle… chose. »

Merlin… J’étais en train de m’enfoncer, et je n’aimais pas du tout cela. Non, je ne culais pas dans le sable, mais il semblait prendre un avantage sur moi qui n’était pas à ma convenance. J’espérai juste que ce soit commun chez les moldu de ne pas en avoir. J’allais passer pour une idiote. Il fallait que je trouve une excuse et cela, très rapidement.

« Pour être honnête, je n’en ai jamais eu besoin. Je ne suis pas de celle qui possède beaucoup de contact. »

C’était une excuse comme une autre, et il allait devoir faire avec. Et d’ailleurs, pourquoi voulait-il savoir si j’en avais un ? A quoi cela pouvait-il bien lui servir ? S’il voulait me parler, il savait où je travaillai et j’étais même presque sûre qu’il savait où je vivais. Cette idée n’était pas spécialement faite pour me plaire, mais c’était un fait.

« Puis-je savoir en quoi cela vous aurait été utile ? Comptez-vous ne plus me quitter en quelque sorte ? »

Avec ce maniaque du contrôle, j’étais prête à tout…
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Dim 12 Avr - 10:12
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Si je m’attendais à une réponse positive ? A vrai dire, je ne savais trop. Elle pouvait très bien en avoir un comme ne pas en avoir à cause d’Heather. L’une ou l’autre réponse ne m’étonneront donc pas. Quand je la vis alors qualifier le téléphone portable de « chose », elle m’arracha un sourire amusé. Apparemment, elle et la technologie n’allait pas de pair. Il était alors ironique qu’une moldue fuit ce genre d’appareil, là où moi, sorcier, je m’en servais tous les jours. Après tout, il le fallait bien puisque je travaillais à la fois pour les moldus et les sorciers.

« Pour être honnête, je n’en ai jamais eu besoin. Je ne suis pas de celle qui possède beaucoup de contact. »

Ah ? J’aurai pensé que ce serait plus à cause d’Heather. Soit. C’était une raison comme une autre et je ne m’en formalisais pas. Demain, elle recevrait cet appareil chez elle. J’avais besoin de la contacter rapidement sans avoir à me déplacer. Je ne le pouvais malheureusement pas toujours quand j’étais en rendez-vous d’affaire, parfois même à l’étranger.

« Puis-je savoir en quoi cela vous aurait été utile ? Comptez-vous ne plus me quitter en quelque sorte ? »

Décidément, elle ne cessait de m’amuser. Je voyais qu’elle avait du mal avec la conception d’un téléphone. Sortait-elle de sa caverne ? Un peu plus et j’allais me demander sérieusement si elle n’était pas une sorcière pour être aussi réfractaire. Après tout c’était fort probable… Combien de sorciers sont capables de se réfugier dans le monde moldu pour se protéger du seigneur des ténèbres. Je pourrais très bien vérifier instantanément par un « accio baguette à Sasha » mais si elle ne l’était pas, je n’aurais pas l’air fin… Elle pourrait même me prendre pour un illuminé. Quoi que, c’est peut-être déjà fait. Quoi qu’il en soit, je me retenais… Je lui répondis alors simplement :

« Un téléphone est plus pratique pour vous joindre que de me déplacer sans cesse. Je suis en plus parfois en voyage à l’étranger pour affaire. Vous comprendrez donc que je ne peux me rendre à votre bibliothèque si je suis en Norvège par exemple… »

Pour une moldu, ça paraissait concret comme justification. Pour un sorcier, un peu moins mais elle ne le savait pas et je profiter de cette situation pour mentir ouvertement sans m’en soucier. De toute façon c’était un mensonge si simple et naturel qu’elle n’y verrait que du feu.

« J’en ferai livrer un chez vous dès demain. » concluai-je sans lui demander son avis.

Protester ne servirait de toute façon à rien. Je le ferai livrai tout de même. Le sujet était donc clos. J’espérais simplement qu’elle n’ait pas trop de soucis pour s’en servir. Je lui en choisirai un simple. De toute façon elle n’était pas si idiote que ça… Du moins je ne le pensais pas. Restez alors qu’elle pourrait toujours passer à mon cabinet si elle avait un souci. Elle aurait l’adresse sur le colis. Je changeai alors de sujet, cette histoire réglée.

« Il est tard. Souhaitez-vous que je vous raccompagne ? » lui demandai-je galamment.

Est-ce vraiment une question propre ? Non. J’allais la raccompagner, qu’elle le veuille ou non. C’était plutôt une forme polie de lui dire qu’on allait décoller de ce terrain de jeu. Je pensais à demain. J’avais une grosse journée qui m’attendait et je devais me lever tôt. Je comptais alors la ramener chez elle. Lui demander son adresse pour se faire ? Je la connaissais déjà. Inutile donc de m’embêter avec une telle question inutile. Je ne doutais de toute façon qu’elle ne soit pas surprise que je le sache. Je lui tendais alors la main pour l’inviter à y aller.

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