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 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 3 :: Septembre-octobre 1999 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les premières impressions sont souvent trompeuses (PV Dastan)

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Iris Prescott
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Mar 7 Avr - 17:00

Iris se tenait debout, à proximité du bar où ses amies l’avaient abandonnée. Elle ne les considérait pas vraiment comme des amies, en fait, c’était juste des filles avec qui elle traînait à l’Université et qui l’avait sorties de force ce samedi soir. C’était la première vraie sortie d’Iris depuis qu’elle avait quitté Poudlard, la première fois qu’elle mettait un pied dans une boîte de nuit et cela relevait plutôt de l’exploit. Tout était bien tombé : ce week end, les parents d’Iris avaient proposé de garder sa fille, Maddy, pour qu’elle et Alex puisse profiter un peu du week end. La présence de Maddy leur manquait, et Iris ne pouvait pas le leur refuser : il était prévu qu’elle passe le dimanche avec eux également, pour ensuite repartir. Du coup, elle avait compté sur son samedi soir pour avancer dans ses dossiers à l’Université. La dose de travail était assez conséquente, plus qu’elle ne l’avait pensé, et avec un enfant en bas âge à charge, ce n’était pas toujours évident. Elle n’était pas seule, mais elle avait pour principe de devoir assumer sa fille maintenant qu’elle n’était plus coincée à Poudlard, loin. Elle faisait de son mieux et s’en sortait plutôt bien, avec de l’aide, certes. Son samedi soir s’annonçait donc sérieux, jusqu’à ce qu’à la dernière minute, les filles de l’Université débarquent avec pour objectif de lui changer les idées et de lui faire découvrir le monde de la nuit, comme elles l’appelaient. Elles étaient déjà habillées pour sortir, et poussèrent Iris à faire de même, de profiter d’être seule ce week end pour s’amuser un peu. Iris n’était pas contre l’idée en soit, mais elle n’était plus vraiment habituée à ce genre de soirée. Elle en avait envie, mais elle avait peur de ne pas être assez bien pour ça. Aussi, elle décida de se laisser porter, de laisser les filles se charger de sa tenue complète et du lieu de la soirée. Voilà comment les plans de son samedi soir avaient totalement changé.

Elle portait des hauts talons et une robe noire à bretelles fines. Elle avait échappé de peu à une robe bien moulante que, par chance, les filles n’avaient pas trouvée. Iris se sentait bien assez ridicule comme ça : elle galérait un peu en talons, étant bien plus à l’aise avec des ballerines à la base. Elle regrettait d’avoir laissé autant de marge de manœuvre aux filles au final. Peut être que dans un pantalon, elle aurait été plus à l’aise. Peut être que si elles n’avaient pas lissé ses cheveux, elle se serait sentie plus naturelle, de même sans ce rouge à lèvres. Elle avait cette horrible impression de faire tâche, et n’avait pas eu envie de suivre ses amies quand elles se sont éclipsées sur la piste de danse, à peine arrivée. Iris les enviait pour leur insouciance : à une époque, elle était pareille. Elle se fichait de la manière dont elle était habillée, mais elle aimait plaire. Elle était la première à avoir envie d’enfreindre les règles de l’école, à participer à des fêtes secrètes, à vouloir échapper au quotidien des cours. Et puis, il y eut Maddy et elle oublia comment s’amuser réellement. Elle enterra sa vie de fêtarde pour un quotidien plus rangé, se disant qu’elle pourrait en profiter une fois sortie de Poudlard. Elle voulait essayer, elle voulait redevenir aussi insouciante, ne penser qu’à s’amuser, mais c’était plus fort qu’elle : elle n’était pas à l’aise et ne pensait qu’à ses cours qu’elle aurait dû apprendre ce soir.

Iris commanda un verre, en espérant que l’alcool aide à lui faire oublier ses récents complexes. Ca lui avait toujours réussi, après tout, et elle n’avait pas besoin de beaucoup de verres pour se dérider un peu, dans son souvenir. Elle prit appui avec ses coudes sur le bar et faisait face à la piste, où elle pouvait observer les gens danser. Elle essayait de mémoriser leurs gestes, leurs attitudes pour pouvoir les reproduire quand les filles décideraient qu’il serait temps qu’elle les rejoigne. Iris les soupçonnait de l’avoir volontairement laissé au bar, pour lui laisser le temps de se faire à l’ambiance, boire quelques verres pour pouvoir l’entraîner plus facilement sur la piste ensuite. Elles avaient bien préparé leur coup, mais Iris savait qu’elles faisaient ça pour elle : elles avaient dû remarquer son envie de les suivre les samedis soirs précédents, quand elles racontaient leurs exploits du week end le lundi matin. Alors, elles avaient dû juste vouloir lui rendre service.

Plusieurs hommes lui souriaient, certains lui proposèrent de les rejoindre sur la piste, mais elle déclina toutes les propositions. Elle préférait mettre des barrières sur ce genre de rencontres. En arrivant, elle n’avait pas pu s’empêcher de fouiller la salle du regard, au cas où William serait là. Elle n’avait toujours pas envie de voir le père de sa fille malgré toutes ses demandes, et ce serait vraiment une catastrophe de le croiser ici, sans y être préparée. Elle espérait donc qu’il ne fréquente pas cette boîte, ou n’ait pas eu l’idée de s’y rendre pour une fois. Elle ne savait pas s’il était aussi fêtard qu’avant, mais il y avait fort à parier que c’était le cas. Les filles ne connaissaient pas toute son histoire, elles savaient juste qu’elle avait une fille : elle n’avait pas envie de leur parler de Will, et elle serait bien obligée s’il se trouvait là et qu’elle aurait envie de partir. Enfin, heureusement, il semblait loin.

Iris ne savait pas combien de temps elle allait rester là. Elle ne savait même pas quelle image elle devait renvoyer : sûrement celle d’une fille un peu trop sérieuse et peu habituée à ces lieux. Elle finit son premier verre, et le déposa sur le comptoir. Elle observa de nouveau la piste : visiblement, elle avait encore un peu de répits avant que les filles ne viennent la chercher. Elle se contenta alors de les surveiller, un peu comme une grande sœur qui veille sur les plus jeunes : on ne sait jamais ce qu’il pouvait arriver dans ce genre de soirée.
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Mer 8 Avr - 14:00
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J’aimais passer certaines de mes nuits à tout oublier et simplement vivre. Si j’avais pour habitude de ranger ma vie strictement par nécessité de me contrôler pour éviter tout déboire, j’étais aussi capable – bien trop à mon goût – d’une extrême impulsivité. Dans cette vie stricte et rangée, j’aimais pourtant parfois me relaxer. Je venais alors à certains endroits comme les bars ou boites de nuit pour boire simplement un coup. Je n’aimais pas danser. Ou du moins : je ne savais pas danser. Ça ne m’empêchait pas de m’être fait quelques contacts dans le monde des affaires et si je travaillais principalement dans le monde moldu, il m’arrivait de tomber sur des sorciers du même sang que moi qui avaient voulu se lancer dans la gérance de lieux de nuit. Le patron de cette boite n’y échappa pas. Il s’agissait d’un anglais de trente-cinq ans qui avait su tirer parti du monde de la nuit pour rendre son établissement fréquenté et connu par les sorciers uniquement. Il cherchait cependant à ouvrir un autre lieu et c’est ainsi qu’il avait fini par atterrir dans mon cabinet d’architecture. Ses projets étaient grands mais j’avais des idées assez innovantes et c’est ainsi qu’il me proposa de passer au dôme alors que notre contrat était actuellement en cours de négociation. Le lieu était agréable. La musique était bonne et l’alcool était à flot. Ce lieu fonctionnait, je ne pouvais que le constater à voir le succès et le monde qui attendait finalement à l’entrée alors que la soirée avait déjà bien débuté. Je me permis cependant de passer devant toute la file pour arriver devant les videurs. Je leur glissais un mot sur mon identité et je passais facilement sous invitation VIP du patron. C’est ainsi, en tenue plus décontractée que d’habitude : Jean et veste en jean quoi que chemise blanche, que je jetais un regard sur les lieux évaluant chaque recoin. Je ne pouvais pas m’en empêcher. J’avais besoin de savoir les moindres détails du fonctionnement d’un lieu avant de pouvoir me promener librement sans me poser aucune question au préalable. Le patron arriva alors vers moi avec deux filles autour de lui. Il me tendit la main :

« Rochester ! C’est un plaisir de vous voir ce soir ! » me dit-il fort pour que je puisse l’entendre malgré la musique.

Je lui fis un signe de tête en toute réponse. Je le laissais alors me conduire aux tables des VIP. Je ne prêtais aucune attention aux filles qui l’entouraient. Je n’étais pas le genre aimé me servir des femmes comme des objets. Je n’aimais même d’ailleurs pas m’entourer du tout. Ma vie était bien trop compliquée pour laisser une femme entrer dans ma vie. Oui j’étais capable de relation d’une nuit mais ce n’était pas une chose récurrente chez moi. Cela n’arrivait que rarement, surtout depuis mon arrivée en Angleterre. Je me posais alors, observant autour de moi. Il y avait une immense piste de danse avec estrade et barres. Je devinais facilement comment on pouvait exploiter les lieux et si mon esprit n’avait été imaginatif, les jeunes femmes se dandinant sur la piste me laissaient assez à comprendre. Du reste, le bar formait un dôme circulaire qui permettait de pouvoir avoir un verre grâce aux serveurs répartis autour. On me proposa alors un verre. Je pris un whisky-pur-feu. Je discutais alors avec le patron un instant. Au début on se cantonna à la disposition des lieux mais très rapidement, cet homme me mit à l’aise et me permit de discuter plus librement sur tout et n’importe quoi. Il me proposa alors de danser mais je déclinais. Après un bon moment, je fis alors le choix de le quitter un instant pour soulager une envie simple et naturelle. Mon regard se promena sur le bar où je vis principalement des groupes d’amis ensemble en train de rire. Une jeune femme se démarqua par le fait d’être seule à ce bar même si son regard était rivé principalement sur la piste de danse surement pour regarder ses amies. Un homme se testa à l’inviter mais il essuya un refus sous mon sourire narquois. Un autre tenta à son tour. Second échec. J’entrais alors dans les toilettes. Faisant ma petite affaire, j’entendis les hommes parler de cette jeune femme – et oui il n’y a pas que les gonzesses qui discutent dans les toilettes… – blonde, certainement coincée du… je tairais le mot employé et donc finalement inintéressante. Cette conversation m’intrigua. En sortant des toilettes après m’être lavé les mains, je reportais, sur le chemin du retour, mon attention sur cette petite blonde à la robe noire bien sage malgré la hauteur de ses talons. Un sourire naquit sur le coin de mes lèvres. Je m’approchais alors. Me posant à côté d’elle, attendant – soi-disant – une serveuse, je dénotais la fin de son verre. Reconnaissant la boisson qu’elle avait prise, sans lui demander quoi que ce soit, je pris ainsi ma commande et la sienne, faisant comme s’il s’agissait de la mienne et celle d’un(e) ami(e). Lui demander ne servirait à rien : j’essuierais premièrement un refus et deuxièmement, ce n’était pas mon genre de demander. Je voulais une chose : je venais la prenais. Une fois mes deux verres en main, je tendais celui de cette jolie blonde droit devant elle avec un sourire énigmatique :

« Je vois que je ne suis pas le seul à avoir du mal à me lancer sur une piste de danse… » lui dis-je simplement avec un sourire encourageant.

Je la laissais alors prendre son verre afin de pouvoir trinquer avec elle. La pauvre devait se demander ce qui lui tombait dessus. Je n’étais pas un homme qui attendait un oui. Je n’étais pas non plus le genre à forcer une femme mais un peu d’aide et d’emprise a toujours aidé à avoir un premier contact. De là, je gardais une distance raisonnable avec elle, simplement posé à côté, dirigé moi aussi en direction de la piste de danse dans la position de mon corps. Je n’avais rien d’oppressant. Elle m’intriguait de sa réserve et comme j’avais une soirée à tuer, pourquoi ne pas lier l’utile à l’agréable en faisant connaissance ?
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Iris Prescott
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Sam 2 Mai - 20:54
Encore concentrée sur la vision de la piste de danse, de ses amies qui s’amusaient, Iris ne vit pas le jeune homme arriver. Elle était en train de penser à toutes les fêtes auxquelles elle avait participé à Poudlard, où là, au contraire, elle n’était pas la dernière à aller danser, à profiter du moment présent. Ici, dans cette boîte de nuit c’était différent : il y avait plus de gens, plus d’inconnus et elle avait l’impression qu’il y avait un monde entre les soirées qu’elle avait pu faire et celle là. Il n’y avait même plus cette excitation de participer à quelque chose d’interdit, de clandestin – peut être était-ce ça qui lui manquait réellement et qui la rendait si nostalgique, une source de danger potentiel comme autrefois ? Elle avait été contente de quitter Poudlard aux règles trop strictes, à un univers qui ne lui correspondait plus, mais elle avait encore besoin d’un temps d’adaptation pour les changements de mentalités, de vie, de fréquentations et autres. C’était ça grandir, au fond : passer d’un monde à un autre et s’adapter, évoluer en conséquence. Cette soirée était une nouvelle étape de son entrée dans le monde des adultes, en quelques sortes. Et, en la voyant comme ça, Iris aurait plus envie d’essayer de profiter, de retrouver son instinct de fêtarde longtemps refoulé. Elle ne savait même pas ce qu’elle attendait pour se lancer, au fond : toutes les conditions étaient requises avec des amies, un endroit sympa, de la musique adéquate, une soirée où elle pouvait faire ce qu’elle voulait sans devoir rendre de compte à quelqu’un. Il fallait juste qu’elle se fasse à ce nouvel environnement, à ce qu’elle prenne confiance et qu’elle soit suffisamment convaincue de ne pas faire tâche ici pour réellement profiter.

Un verre – et un bras – apparut alors dans son champ de vision. Elle eut un mouvement de recul instinctif, pour se protéger d’un projectile, ou quoique ce soit d’autre. Quand elle tourna la tête, elle vit cet homme, lui tendant un verre en partageant sa difficulté à se lancer sur la piste de danse, lui aussi. Iris resta quelques secondes muette, un peu surprise par cette soudaine apparition : qu’est ce qu’on lui voulait encore ? Et puis, elle se ressaisit : le jeune homme avait l’air un peu plus fréquentable que les autres et même si ses paroles pouvaient être une invitation masquée à aller danser, elle ne voyait pas cette lueur perverse dans ses yeux qu’elle avait pu voir chez les autres hommes qui avaient tenté de l’aborder ce soir. Du coup, Iris finit par lui sourire, un peu lassée cependant. Etait-ce réellement un crime de ne pas avoir envie de danser dès l’instant où on mettait les pieds dans une boîte de nuit ?

« C’est plus un manque de motivation, ou d’envie, dans mon cas. »

Iris cherchait à montrer qu’elle n’était pas aussi coincée que ça, quitte à paraître un peu condescendante. Elle eut l’impression d’être plus froide qu’elle ne l’aurait voulu, un peu trop sur la défensive même. Mais elle était comme ça, avec les inconnus. Elle préférait mettre des barrières dès le départ, et aviser ensuite : ça évitait les déceptions, au moins.

Son regard passa ensuite du verre à l’homme, et de nouveau de l’homme au verre. Elle finit par froncer légèrement les sourcils et prendre le verre d’un geste hésitant, plus pour lui éviter de garder plus longtemps le bras tendu que par réelle envie d’accepter ce verre.

« Vous avez rien mis dedans, hein ? »

Après tout, elle ne l’avait pas vu commander ce verre ni se rapprocher. Il avait peut être l’air moins louche que les autres types, elle préférait rester méfiante quand même. Elle ne voulait pas paraître pour une fille facile, qui accepte les verres de tout le monde, ni pour une fille naïve. Quitte à voir tout en noir. Elle lui adressa néanmoins un sourire moqueur, pour éviter de le faire fuir tout de suite. Il lui offrait un verre, après tout, et ça n’engageait strictement à rien. Surtout si elle pouvait trouver quelqu’un pour lui tenir un peu compagnie. Elle entendait déjà les filles glousser en l’observant de loin, mais elle préféra les ignorer. Elle aurait bien des comptes à rendre, au final, et ses amies allaient la mitrailler de questions dès qu’elle serait à nouveau seule. Iris pourrait se venger de leur abandon en les faisant miroiter, tiens, c’était une bonne idée.

« Vous êtes un mauvais danseur, c’est ça ? »

D’un signe de tête, elle montra la foule qui bougeait au son de la musique. Iris décida de mettre un peu du sien, en cherchant à savoir pourquoi le jeune homme avait l’air aussi réticent qu’elle à se lancer sur la piste. C’était ce qu’elle avait cru comprendre en tout cas, ou alors était-ce juste une façon d’amorcer la conversation, comme elle d’enchaîner là-dessus.
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Dim 3 Mai - 10:00
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Les premières impressions
sont souvent trompeuses
Iris ♦ Dorian

L
ui tendant le verre, j’ai failli avoir une crampe en attendant ‘sagement’ qu’elle le prenne. J’étais cependant une personne calme et de nature patience. Bon d’accord, ce n’était pas tout à fait vrai mais je savais me contrôler. Elle me confia alors son manque de motivation pour aller danser. Je pouvais la comprendre. Une femme réservée avait toujours du mal à se lancer devant des inconnus même si je devinais qu’elle devait avoir des amis sur la piste de danse. Elle fixa ensuite son verre, moi, puis son verre. Croyait-elle sérieusement que je comptai la droguer pour peut-être la mettre dans mon lit ? « Vous avez rien mis dedans, hein ? » Si… Elle le pensait. Je levais les yeux au ciel. Je n’étais pas un violeur et encore moins un forcené. Honnêtement, si je n’étais pas non plus puceau, coucher avec une femme n’était certainement pas ma première priorité quand j’en rencontrais une. J’avais plus tendance à m’entourer de beaucoup d’amie mais à coucher avec aucune d’elles ce qui pouvait parfois être frustrant pour celles qui s’attendaient à plus. Je préférais nettement l’amitié à une relation sérieuse. C’était moins prise de tête d’une part et deuxièmement moins risqué pour la fille en question au vue des activités de mon frère. Je restais une cible potentielle pour atteindre Darren et je refusais d’entrainer qui que ce soit dans cette affaire. Je ne voulais en fait ne pas me retrouver à faire un choix entre mon frère et ma femme. Je réglais donc le problème en m’interdisant toute relation trop sérieuse.

Elle changea finalement de sujet avant que je ne puisse répondre : « Vous êtes un mauvais danseur, c’est ça ? » Elle me montra alors la piste de danse m’arrachant un léger sourire. Je finis par boire une gorgée de mon verre. « Si je vous voulez de vous pour cette nuit dans un lit, j’ai bien assez d’arrogance pour penser que je puisse y arriver sans vous droguer. » lui dis-je simplement avec un sourire en coin. En d’autres termes : non, ton verre ne détient rien qui pourrait te porter préjudice si ce n’est peut-être son alcool lui-même. Au moins comme ça les choses sont claires. Je me permis de rajouter : « Je vous trouve ravissante mais même pour la plus belle femme du monde, je ne ferai jamais une telle chose. Où est l’intérêt de la séduction et du jeu si je triche… ? » lui dis-je avec un sourire en coin. Non pas que je pense tenter de la séduire non plus. Elle était seule, moi aussi et donc pourquoi ne pas passer la soirée ensemble ? De là, je ne pensais pas forcément à une clôture sexuelle comme beaucoup de mecs dans cette boîte. Je rajoutais donc pour être clair : « Ce genre de finalité n’est cependant pas mon but premier. Je souhaite juste passer une bonne soirée et pourquoi pas en charmante compagnie. Du reste, rien n’est obligatoire et forcément inaltérable. J’aime le plaisir d’une conversation avec une personne intéressante… » l’informai-je sur mes intentions. Alors oui, elle était sexy et oui au premier abord elle me plaisait mais j’avais assez de contrôle sur moi contrairement à la moitié des hommes cette nuit pour ne pas non plus m’orienter forcément dans un corps à corps enflammé. J’aimais connaître à qui j’avais à faire avant toute chose. Je répondis donc à sa dernière question : « Je suis meilleur aux danses traditionnelles. » lui avouai-je. Cela ne m’empêchait pas d’apprécier la musique actuelle mais je n’étais pas à l’aise pour danser dessus. Je n’étais de toute façon pas un fin danseur, ça se saurait mais si je devais danser, je ne voyais que deux façons, soit une danse du genre peut-être une valse classique que ma mère m’avait fortement obligé à apprendre, ou une danse plus… sensuelle. Je pourrais même en demander une si je le voulais, connaissant le patron mais je doutais que ce petit bout de femme soit si audacieuse. Je la voyais plutôt réservée et peut-être même un poil coincée. Enfin ce n’était l’avis que du premier abord. J’étais loin de me douter qu’elle avait été très fêtarde dans le passé. Mais cela, c’était une autre histoire. Je buvais ainsi une autre gorgée. « Puisque nous ne sommes pas très enclin pour le moment à aller danser, autant commencer par les formes… » Je lui tendis alors ma main libre. « Dorian Rochester. Et vous ? Puis-je avoir le nom de cette personne si agréable au premier abord en face de moi ? » J’attendais alors sagement qu’elle se présente. Comme je l’ai déjà dit : j’aimais savoir à qui j’avais à faire.

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Iris Prescott
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Sam 30 Mai - 0:06
Iris leva légèrement les yeux au ciel lorsqu’il lui expliqua qu’il était un brin supérieur à tous ces types qui, pour coucher avec une fille, n’hésitaient pas à user de stratèges peu respectables et plutôt infâmes. Combien d’hommes devaient raconter la même chose ? Enfin, il n’avait pas l’air d’être désespéré, ni de mauvaise famille. Il était bien habillé et en le voyant, on pouvait deviner qu’il réussissait plutôt bien – ou alors, il donnait bien au change. Rêvait-elle ou venait-il de lui faire un compliment ? Bon, il méritait bien qu’elle lui accorde un peu de confiance, pour le verre du moins. Quant au reste, il faudrait qu’elle en sache plus sur lui. Elle avait l’impression de mettre des barrières systématiquement dans toutes ses relations et à force, c’était assez fatiguant. Peut être que pour une fois, ce soir, elle pourrait faire une exception ? Peut être que pour une fois, elle pourrait essayer de ne pas se prendre la tête et voir le mal partout ? L’alcool aidant peut être, elle avait envie de se sentir plus légère, de se prendre moins la tête. Elle n’abandonnerait sûrement pas son scepticisme, mais elle voulait au moins paraître un peu plus ouverte.

La philosophie de cet homme était plutôt intéressante : profiter de la soirée comme elle se présentait, ne pas chercher à se caser quelque part, à conclure d’une façon ou d’une autre. Juste profiter, rencontrer des gens intéressants, discuter, partager quelque chose, oublier l’espace d’un instant la guerre dehors. Il fallait avouer que Poudlard et la vie d’adolescente avait un avantage : Iris ne se souciait pas autant de la guerre auparavant. Elle avait ses problèmes d’adolescente presque adulte à gérer entre sa réputation à reconstruire, tenter de faire démissionner une directrice trop stricte et d’autres choses encore. La Nuit Rouge lui avait déjà fait prendre conscience que Poudlard n’était pas un lieu aussi sûr et pourtant, encore l’an passé elle ne s’était pas vraiment préoccupée de la guerre. Aujourd’hui, elle vivait en collocation dans un appartement, loin de ses parents, elle devait élever sa fille, un budget à gérer et tous les jours à la fac, elle apprenait de nouvelles suspicions d’attaque par les mangemorts, de complots et d’autres affaires sombres. Alors, apprécier la compagnie de quelqu’un de potentiellement intéressant le temps d’une soirée pouvait être une bonne idée pour échapper à tout ça, retrouver le sentiment de vivre dans une bulle comme à Poudlard. Et puis, elle pourrait vérifier les dires de cet homme, à savoir s’il était plus respectable que d’autres.

Iris finit par boire une gorgée de son verre mais risqua d’en cracher la moitié en se retenant de rire face à la réponse du jeune homme. De la danse traditionnelle, il était sérieux ? Ce n’était pas forcément là où elle l’attendait : ok, il faisait suffisamment gentlemen pour maîtriser un slow, mais elle avait du mal à l’imaginer totalement en danse traditionnelle.

« Je m’attendais pas à ça, désolée »

Elle se sentit obligée de dire quelque chose, pour ne pas l’offenser, ou qu’il s’imagine qu’elle soit là uniquement pour se moquer de lui. Vint ensuite le moment des présentations : il était plus aisé de connaître le nom de la personne la personne en face pour continuer à discuter, c’était vrai. Dorian Rochester ? Elle le retiendrait sûrement : elle était plutôt douée pour retenir les prénoms, un avantage certain pour sa future carrière d’enseignante. Elle sourit, avant de se présenter à son tour :

« Iris Prescott. »

Iris lui tendit la main également en retour et serra la sienne. Ce genre de banalité ne lui était pas encore très habituelle : ça faisait très adulte, très mature. Mais c’était agréable : elle avait passé son temps à Poudlard à se sentir bien plus mature que les autres, avec la naissance de sa fille. La situation se renversait à présent et c’était pas plus mal.

« Vous devriez arrêter avec les compliments, mes chevilles vont gonfler et je vais devenir insupportable. »

Iris lui adressa un sourire en coin et but une nouvelle gorgée de son verre. De son côté, elle préférait garder tout ce qu’elle pensait pour elle : elle n’était pas là pour flatter son égo, et elle n’était pas sûre que ce soit vraiment une bonne idée.

« Vous faites quoi, dans la vie, Dorian ? »

Il n’avait pas l’air d’être étudiant, il était légèrement plus classe qu’un étudiant. Elle adopta définitivement la philosophie de Dorian : discuter simplement avec une personne sûrement intéressante, sans arrières pensées.
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Sam 6 Juin - 10:54
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Les premières impressions
sont souvent trompeuses
Dorian ♦ Iris

C
ela faisait plaisir, pour une fois, de ne pas me taper une greluche ou une femme qui tente de se jeter dans mes bras. Je n’étais pas vraiment coureur de jupons contrairement peut-être à ce qu’on pourrait attendre du frère de Darren Hellson. Les femmes ne m’intéressaient pas plus que ça. Oui j’étais hétéro mais ça n’était pas une raison pour sauter sur tout ce qui bouge. J’aimais apprendre à faire connaissance d’abord et discuter un moment. Du reste, je restais un homme. Si une femme me plaisait, elle le comprenait très rapidement. En attendant, je me présentais simplement, commençant par les formes. Elle me fit alors le plaisir de me donner son nom à son tour : « Iris Prescott. » me dit-elle avant de me tendre la main à son tour. Je la serrai avec bienveillance dans un sourire enchanté avant de retrouver mon verre que je bus d’une gorgée. Malgré la musique, j’arrivai à l’entendre. Nous étions aussi proches pour permettre l’échange. Je fus alors bien heureux de trouver une femme respectable dans ce lieu contrairement à ces femmes qui se dandinaient sur la piste de danse simplement pour allumer les hommes à distance pour ensuite les refouler une fois qu’ils approchaient un peu trop. Je n’aimais pas ce genre d’attitude. Je trouvais ça déplacé de tenter un homme pour ensuite lui mettre une baffe parce qu’il aura répondu. Les femmes ne se rendent peut-être pas compte mais il ne faut pas s’étonner d’être accostée et déranger si on danse d’une façon aussi équivoque. Voilà pourquoi je préférais bien mieux les danses traditionnelles. Cela n’empêchait pas un côté sensuel mais à mon goût, c’était déjà bien moins vulgaire.

Iris me demanda alors d’arrêter avec les compliments si je ne voulais risquer de la voir insupportable. Elle me fit sourire légèrement. J’étais curieux de savoir ce que ça pouvait donner. Du reste, qu’elle me le demande ou non, si je voulais lui en faire, je le ferai, peu importait son avis. Ce n’était après tout que mon plaisir de lui livrer mes pensées sincères. Qu’elle s’estime heureuse, je n’étais pas toujours loquace mais la boisson et son tempérament plutôt sérieux m’aidaient à me libérer un peu.

Elle me demanda alors ce que je faisais dans la vie. « Je suis architecte. J’ai ma propre boite depuis quelques mois sur Londres. Je travaille à la fois chez les sorciers et les moldus. J’aime varier mon travail. Et vous Miss Prescott ? Que fait une aussi jolie jeune femme dans la vie ? Hum… Laissez-moi deviner… Vous êtes faites pour travailler avec les enfants. Votre tempérament indique une réserve mais aussi une certaine patience. Je ne doute cependant pas que vous puissiez avoir de l’autorité et un avis très tranché sur certaines choses. Une femme carrée mais ouverte et joviale ? Puéricultrice ? Ai-je raison ? » lui demandai-je pour deviner plus pour agrémenter la conversation de quelques nuances agréables. Et si je me trompai ? Je n’étais pas devin. L’erreur est humaine. Ce n’était pas si grave. Je notais cependant son jeune âge pour finalement dire : « A moins que vous soyez encore étudiante ? » demandai-je finalement. Elle devait certainement se rapprocher de mon âge. Je ne la voyais cependant pas avoir plus de 22 ans. Je dirai 19 ans au premier abord mais je me trompais peut-être… Je bus alors d’une nouvelle gorgée avant de lui dire : « Parlez-moi de votre travail et de vos passions… Je suis curieux. » lui dis-je simplement sans arrières pensées. J’étais vraiment curieux d’en savoir plus sur elle…

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Iris Prescott
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Jeu 18 Juin - 14:21
Un architecte donc ? C’était peu courant, comme métier chez les sorciers. Elle repensa alors immédiatement à Alex, qui lui aussi avait un métier moldu. Enfin, visiblement, Dorian travaillait aussi chez les sorciers : il était donc sur les deux fronts. Avec du recul, c’était intéressant : niveau intégration, c’était ce qu’il y avait de mieux. Lorsque les sorciers décidaient de travailler au Ministère ou même à Sainte Mangouste, ils n’avaient plus aucun contact avec le monde moldu et bien souvent, ils ignoraient tout d’eux. Pourtant, en habitant parmi eux, ils étaient tous obligé de s’adapter. De même que leurs enfants, en allant à l’école, côtoyaient forcément des enfants moldus, à moins d’avoir la chance de vivre dans un village sorcier. Alors, la méconnaissance du monde moldu pouvait avoir de très mauvaises conséquences : une mise à l’écart, des soupçons, des erreurs et tout un tas d’autres choses. Travailler à la fois du côté moldu et à la fois du côté sorcier poussait les sorciers à connaître une partie du monde moldu, à se tenir au courant de ce qu’il se passe de leur côté et ce n’était vraiment pas une mauvaise chose. Après, il fallait trouver sa voix et être en mesure de l’adapter aux deux mondes. Pour Iris qui veut devenir enseignante, elle ne pourra pas choisir les deux et elle se destine uniquement au monde sorcier. La chance qu’elle avait, c’était d’avoir Maddy, sa fille, qui elle grandissait encore du côté des moldus. Elle fréquentait une crèche moldue et finirait par aller à l’école de la même façon. Iris aurait donc un pied dans le monde moldu pendant un long moment encore, jusqu’aux onze ans de Maddy en tout cas. Après, elle ne savait pas ce que l’avenir lui réservait : elle pouvait très bien rencontrer un moldu, tomber amoureuse et se marier. Ses parents ne la renieraient pas pour ça. Dans une boîte d’architecture, jongler entre les deux mondes devait être quand même un peu plus ardu, mais ça devait se faire vu que Dorian réussissait. D’ailleurs, il avait l’air de bien s’en sortir : il paraissait jeune, pas plus de vint-cinq ans selon Iris, et il avait déjà sa propre entreprise. Si à vingt-cinq ans, Iris pouvait avoir sa place à Poudlard, ou n’importe quelle autre école de magie, elle en serait ravie. Maintenant, elle avait conscience que les places étaient rares et prisées, alors elle ne se ferait pas d’illusions.

Dorian l’analysant ensuite, ne se trompant pas vraiment à son sujet. C’était réellement écrit sur elle qu’elle avait un fort instinct maternel ? Qu’elle était faite pour travailler avec les enfants, comme il le disait si bien ? Iris ne savait pas vraiment quelle image les gens ici pouvaient avoir d’elle. Personne ne connaissait son passé. Personne ne pouvait deviner qu’elle était déjà mère d’une petite fille de deux ans.

« Et vous arrivez à dire tout ça sur moi rien qu’en me regardant ? Vous êtes médium ? »

Iris lui adressa un sourire et rit. Ce genre de déductions la surprendrait tout le temps mais après, il n’était pas exclu que Dorian soit médium effectivement, qu’il ait le troisième œil ou quelque chose comme ça. Elle l’imagina un instant assis devant une boule de cristal, dans une robe de sorcier ample, en pleine méditation : elle se retint alors d’éclater de rire, plus fort, et décida de garder sa pensée pour elle de peur qu’il ne se vexe.

« Vous n’êtes pas loin de la vérité, en fait. Je commence tout juste mes études, j’ai été diplômée de Poudlard cette année et je suis le cursus de Magie Avancée à l’Université pour progresser en sortilèges. Mon rêve serait de devenir enseignante dans une école de magie, mais ce n’est pas dit que j’y arrive. En tout cas, vous, vous avez l’air de réussir plutôt bien, professionnellement parlant. Votre propre boîte à votre âge, c’est plutôt pas mal. »

Son passé la suivrait sûrement, entre sa grossesse à l’école, puis leur dernier coup de l’année pour faire enrager Hikkins … Quelque chose lui disait qu’elle était fichée à Poudlard et que si elle y remettait les pieds, elle ne serait pas la bienvenue. Elle espérait juste qu’Hikkins se rappelle avant tout de ses notes, de sa participation dans diverses activités extrascolaires – outre le groupe de rebelle – avant de la juger sur leur dernière action et de lui interdire d’enseigner à Poudlard et de la discréditer auprès de n’importe quelle école.

« Mes passions se limitent à m’occuper de ma fille, en fait, j’ai peur de vous ennuyer sur ce point. »

Iris préférait être directe sur le sujet : jamais elle ne cacherait l’existence de sa fille à quelqu’un, même un homme. Si elle devait faire entrer quelqu’un dans sa vie, il devrait accepter l’idée qu’elle soit une mère dès le départ. Elle avait hésité, d’abord, avant d’en parler mais c’était vrai : elle n’avait plus tellement de passions, ni le temps de s’y consacrer avec Maddy et le rythme un peu fou qu’elle avait pris depuis le début de l’année. Alex l’aidait beaucoup, comme ses parents, mais elle tenait à assurer un maximum de choses, quitte à délaisser certaines parties de sa vie. Et puis, elle était curieuse de voir la réaction de Dorian à l’idée qu’une fille si jeune soit déjà mère. Il était plus âgé, à après tout, et il n’avait pas l’air d’être le genre à vouloir devenir père tout de suite, ou à assumer une tâche aussi lourde. Elle ne le quitta pas des yeux alors, attendant une réaction de sa part. Elle avait peur qu’il écourte leur conversation néanmoins : c’était un risque à prendre quand elle balançait ce genre de révélation. Iris but une nouvelle gorgée de sa boisson, espérant ne pas avoir fait d’erreur.
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