RSS
RSS



 


 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 3 :: Septembre-octobre 1999 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

N'est-ce pas drôle comme le monde est petit?!

Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar
Invité
Invité
Dim 12 Avr - 15:09
Invité

Pour une surprise… c’est le pompon !
Sasha&Acturus&Mina




Rappelez-moi ce que je faisais là ? A oui, je rencontrai le fiancé de Mina, qui allait devenir son époux d’ici un mois, alors que je venais tout juste de l’apprendre, et comble du comble, j’étais la demoiselle d’honneur principale. C’était bien parce que Mina était ma meilleure amie que j’avais accepté. Plus qu’un amie même, elle était comme une sœur, et j’étais prête à tout pour elle, même ça ! En tout cas, pour l’occasion, nous avions fait du shopping, histoire que je sois présenté de façon, dirons-nous, convenable. Il n’était après tout pas question de recommencer la scène que j’avais vécue avec l’autre abruti. Heureusement pour moi, je n’étais pas prête de le voir, ou du moins, c’était ce que je croyais.

Mina m’avait choisi une tenue digne des plus grands sangs purs, une tenue qu’elle-même aurait porté avec aisance, et d’ailleurs, pas si loin que cela de la sienne. Je portais ainsi une robe longue noire. Loin d’être à fanfreluche, elle descendait de façon droite le long de mes jambes avec une légère fente sur le côté qui arrivait uniquement légèrement au-dessus du genou. Le haut se transformait en un chemiser blanc, mais le tout était tenu par un corset bordeaux, identique à celui de mon amie qui le portait en bleu marine.

Mina avait également veillé à ma coiffure, jouant avec l’aspect bouclé de mes cheveux pour les relever et dégager ma nuque. Enfin, je portais une cape de sorcier d’un bordeaux précieux. Pas de doute je n’avais rien de moldu à ce niveau. Des chaussures à talons finissaient d’habiller ma tenue. Comme le l’avait fait remarquer Mina, il était hors de question que je porte des baskets. Sur le coup, j’aurai presque pu m’en offusquer, mais heureusement, nous nous entendions à merveille. Arrivant au Hush Bar, lieu qu’elle avait choisi pour la rencontre, je ne pus cependant chasser une certaine nervosité en moi. Mina le nota et me demanda de me détendre.


« C’est exactement ici que j’ai rencontré l’autre abruti la dernière fois. Je ne peux te promettre de rester calme si je le vois. »

Ce serait le pompon de cette journée que je ne portai déjà pas dans mon cœur. J’étais rancunière, très rancunière, et cela, Mina le savait. Pourtant, elle me rappela m’avoir promis de m’aider à le torturer si on venait à le croiser, mais elle me demanda en même d’essayer de faciliter les choses avec son truc qui lui servait de futur époux. Je soupirai… Elle avait aussi peur que cela de mon comportement ?

Bon, d’accord, je n’étais pas toujours un exemple à suivre, mais pour m’avoir choisie comme demoiselle d’honneur, elle devait savoir que je pouvais un minimum me tenir non ? Ce n’était pas comme si je lui mettais Heather dans les pattes. En ce moment, elle avait de la chance, j’arrivai à me reposer en laissant Heather agir dans la bibliothèque. Je le faisais moins à la maison, de peur de déranger mon amie, et bon, je dormais bien, ce qui faisait que tout tenait bon. Le point négatif ? J’étais dos à la porte d’entrée, si bien que je ne pouvais voir qui entrait.

Je n’étais pourtant pas la seule fille nerveuse ici, Mina n’était pas mieux. Elle semblait se tortillait les doigts dans tous les sens, et cela, jusqu’à ce que je la vois redresser le regard derrière moi. Il devait arriver…


« Rassure-toi, je suis sure que ça va bien se passer. Je te promets d’être un exemple de courtoisie et politesse hors pair. Il n’aura rien à en redire… »

Avais-je conscience que je venais de dire la plus grosse bêtise de la journée ? Non, pas encore, mais j’allais très vite le savoir, car je sentie une présence passer à côté de moi pour s’arrêter juste à côté de notre table. Ce que je ne prévu pas ? Ce que je découvris en levant mon regard vers le nouvel arrivant…

« Et merde… »

Ca, c’était fait, mais le pire ? A nos côtés, l’abruti de service qui avait tenté de me tuer l’autre jour au même endroit…


AVENGEDINCHAINS

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 12 Avr - 17:21
Invité
J'avais paradé à l'université toute la journée dans une tenue encore plus sang-pur qu'à mon habitude et ce n'était pas peu dire comme j'étais toujours très sang-pur même pour me rendre en classe. Après tout, quand on est destiné à devenir Ministre, on ne se promène pas de façon négligé, même pas un jour dans l'année, on fait toujours l'effort d'être présentable. C'est ainsi que je portais une chemise verte foncé, très cintré à manche longue et moulant assez les formes de mon corps, ce qu'on ne pouvait voir, puisque par dessus, je portais un blaser noir avec des boutons de la même couleur que ma chemise, pour aller avec ma tenue, il y avait aussi un pantalon noir tout à fait simple allant avec le reste de ma tenue, pour ma cape, elle était du même vert que ma chemise, l'intérieur était noir et fermer par un fermoir portant les armoiries de la famille Lestrange et de la famille Black, tous ces vêtements avaient été fait sur mesure par un tailleur français et le fermoir était juste le fait d'un sort de ma part visant à faire fusionner un fermoir aux armoiries des Lestrange donné par mon père et un fermoir aux armoiries trouvés dans ma table de chevet à mon arrivée dans mon nouveau manoir en Angleterre. Ma tenue était agrémenté de petits détails, des chaussures noires relativement passe partout mais tout en étant dans les standards sang-pur et surtout, une ceinture en peau de dragon de la même couleur que ma chemise. J'avais choisi cette ceinture avec attention, un petit clin d’œil à Mina qui semblait particulièrement apprécier de me retirer mes ceintures.

La journée avait été bien longue, depuis que l'information circulait à l'université que je n'acceptais plus aucun rendez-vous, même pas juste pour un moment passionné, les femmes m'observaient soit avec envie, soit avec étonnement, soit avec questionnement ou simplement avec curiosité. Ces dernières devaient être de celle qui se demandaient pourquoi un coureur de jupon tel que moi arrêtait tout à coup d'être volage sans montrer de réel signe de relation. Je n'avais pas touché un mot sur mes fiançailles, ni même sur une possible relation sérieuse et ça ne faisait que faire naître plus de question dans l'esprit des gens. J'avais bien croisé quelques personnes ayant eu l'audace de me dire qu'il était bien que je suive enfin les traditions de mon sang. C'est quelques personnes avaient finis sous imperium et avaient justement été contre ces traditions, puisque je leur avais ordonné de conclure avec la première personne répondant oui à leur demande de partage d'un moment très intime dans la pièce la plus proche. Après tout, je n'étais pas un ange et ils devraient apprendre à ne pas juger mes actes et mes paroles. La fin de journée était là et je transplanais directement devant le manoir. Posant mes affaires dans ma chambre, je pris cinq minutes pour me recoiffer correctement, plaquant mes cheveux en arrière sur mon crâne. Tout en marchant pour sortir du matin, je me posais bien des questions sur la meilleure amie de Mina. Elle m'avait dit qu'on s'entendrait sûrement et même si ce n'était pas le cas, qu'en avais je à faire, je ne comptais pas fréquenter son amie plus que cela. Je ne sentais aucune angoisse à cette rencontre, ce n'était qu'une formalité et Mina avait choisi un lieu assez détendu pour cette rencontre. Je devais avouer que si j'avais dû me rendre chez son amie, j'aurais plus angoissé, mais là, j'étais libre de quitter les lieux quand bon me semblerait si son amie n'était pas vraiment une personne que j'appréciais. Si cette jeune femme ressemblait un peu à Mina et moi, je ne doutais pas que nous allions passé un bon moment tous les trois ensemble.

Tout en pensant, je n'avais pas vu Dora arriver face à moi et je lui rentrais dedans de plein fouet. M'arrêtant, elle secoua la tête d'un air dépité et fit venir un nœud papillon noir qu'elle attacha autour de mon cou avant de me pousser vers la porte. Je levais les yeux au ciel, agacé par le fait qu'elle m'ait mis de force un nœud papillon. J'avais beau suivre les traditions dans l'habillement depuis toujours, j'avais toujours eu horreur des cravates et des nœuds papillons, de tout ce qui se passe autour du cou et qui est capable de devenir une arme d'étranglement. Je n'acceptais que le fait de porter des capes pour une question de prestance et de puissance. Je transplanais une fois sortit des protections et je me retrouvais devant la porte du Hush Bar. Poussant la porte, je trouvais rapidement Mina, elle était assise à une table et je ne pouvais qu'affirmer qu'elle était tout simplement splendide. Je me retins de sourire en la voyant, ce n'était pas le lieu pour se laisser aller à des sourires que je ne réservais qu'à Mina et dans un domaine privé. Je vis le dos de sa meilleure amie. Je notais ses cheveux remontés dégageant sa nuque, la tenue tout à fait sorcière. Déjà, même sans la voir, la base était bonne, elle n'avait pas l'air d'être d'un autre monde que celui dont nous étions Mina et moi-même. Je rejoignis ma fiancée et son amie en quelques enjambées. Je m'arrêtais au bout de la table, regardant d'abord ma fiancée avant de tourner mon visage vers son amie. Nos regards se croisèrent à peine qu'elle s'exclama. « Et merde…  » Et c'était bien le cas de le dire. Puisque je voyais en face de moi, cette sale petite garce m'ayant fait vivre une soirée amusante et douloureuse. Cette garce, m'ayant fait passer pour un homme ne supportant pas l'alcool, me faisant vomir dans les toilettes. Cette même m'ayant provoqué une forte brûlure à l'aine et m'ayant donné une trique d'enfer et douloureuse. « Bonjour. Je sens que cette rencontre sera des plus intéressantes. » Annonçais je d'une voix normale, mais laissant savoir à l'amie de ma future femme que Mina ou pas, je n'oubliais pas et qu'on allait pas effacer notre première rencontre pour elle. Je me tournais ensuite vers Mina, me penchant vers elle pour poser un baiser sur sa joue. « Bonsoir. Tu es ravissante ce soir. Tu me présentes ton amie ? » M'enquis je avec une voix plus douce à l'attention de ma fiancée qu'elle ne l'avait été pour son amie. Au moins, j'avais moi, eu la décence de ne pas parler vulgairement en voyant qui était son amie.

Je devais cependant avouer, que bien que je n'apprécie pas l'amie de Mina, elle était bien plus présentable aujourd'hui qu'à notre dernière rencontre. Ce qui ne faisait qu'un bon point dérisoire pour elle, ça ne l'aiderait pas à obtenir ma sympathie. Je me souvenais que trop bien de notre soirée et je n'oubliais pas que si son sort de brûlure m'avait touché juste un peu plus loin, j'aurais pu oublier toute possibilité d'avoir des enfants avec Mina. Cela, elle allait me le payer, mais j'étais prêt à faire des efforts face à Mina. Je me montrerais aussi poli et courtois que je le pourrais, tant qu'elle faisait de même de son côté. Mina n'avait simplement pas intérêt à nous tourner le dos, sinon ma baguette serait assez rapidement dans ma main pour faire un coup bas à son amie, qui je le sentais, ne se priverait pas de faire de même. Toujours debout au bout de la table, je me tournais vers le bar, faisant signe au barman de venir et il hocha la tête, se tournant vers l'arrière du bar. Je pris place à côté de Mina, le plus silencieusement possible tout en ne quittant pas une seconde son amie des yeux. Je ne lui faisais aucunement confiance, ce qui devait être réciproque. Le barman arriva avec un plateau, posant les trois verres devant nous avant de me tendre la bouteille de Whisky-Pur-Feu. « Bonsoir Mesdames, Arcturus. Une bouteille suffira ? » S'enquit-il simplement et je n'eus aucun besoin de réfléchir. « Plutôt deux. Qu'en pensez vous ? » Demandais je aux deux femmes assises à ma table. Bien que je ne veuille réellement parlé avec l'amie de Mina, avant les présentations et sa réaction, j'allais faire au mieux pour faire comme si je n'avais pas rencontré cette femme auparavant. Pour Mina tout du moins.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 12 Avr - 19:04
Invité
Je vous avouerai, j’ai passé la matinée à stresser. Et si ma meilleure amie ne convenait pas à mon fiancé ? Et si Sasha trouvait Arcturus trop… trop ? Et si ça se passait mal ? J’avais la persuasion que ça ne pouvait que bien passer si Heather n’intervenait pas mais je savais que je pouvais faire confiance à ma meilleure amie pour tenir Heather. Fera-t-elle de même avec elle-même ? Sasha pouvait parfois être un peu impulsive et vulgaire sur les bords. Ça ne m’avait jamais dérangé. Sa différence faisait qu’on se complétait mais avec Arcturus… J’avais, je devais bien l’avouer… pas dormi de la nuit. Le stresse ne m’allait pas. Je ne cessais de dire à Sasha que ça allait bien se passer mais moi-même j’étais complètement stressée. Je respirais cependant le plus sereinement possible alors qu’on avait fini par se poser à une table du Hush Bar.

« Rassure-toi, je suis sure que ça va bien se passer. Je te promets d’être un exemple de courtoisie et politesse hors pair. Il n’aura rien à en redire… »

« Merci Sasha… » lui dis-je reconnaissante.

Je vis alors Arcturus au loin. Si mon cœur s’emballa un peu plus par le stresse de la situation, j’étais cependant contente de le revoir. Je ne l’avais après tout pas revu depuis, notons-le, son apparition surprise chez sa mère que je préférais taire et ne pas penser pour le moment. Ce n’était pas le sujet de notre entrevue donc pensons déjà à présenter ma meilleure amie et mon fiancé. Il arriva, se posa un instant non loin de Sasha et en relevant le visage vers elle, un :

« Et merde… »

Je jetais un regard à Sasha qui en disait long sur sa vulgarité. Franchement !!! Elle n’avait même pas tenue une seconde ! J’étais au moins heureuse qu’Arcturus n’en tienne pas trop compte :

« Bonjour. Je sens que cette rencontre sera des plus intéressantes. » annonça-t-il déjà plus noblement.

Il se tourna alors vers moi pour se pencher et déposer un baiser sur ma joue qui me donna envie d’y répondre par un baiser. Me contenant, je le regardais alors avec un air bienveillant pour ne pas dire amoureux. Je me mordis même la lèvre inférieure quand il m’avoua me trouver ravissante. Lui aussi l'était. Je remarquais ses blasons, preuve qu'il avait vraiment décidé de l'assumer et ce devant Sasha. Cet homme ne cessait de me surprendre. Je ne m'attendait pas à autant d'efforts et c'est bien ce qui me faisait complètement craquer chez lui. Sasha, le verrait-elle ? Il me demanda alors de lui présenter mon amie. Qu’est-ce que je vous disais : un modèle de noblesse. Je jetais un regard à Sasha d’un air de dire : s’il te plait, tu as promis d’être polie ! Il s’assit alors à côté de moi. J’eus envie de glisser mes doigts dans les siens mais par respect au moins pour ma meilleure amie qui n’était pas accompagnée, je me retins. Ce n’était cependant pas l’envie qui m’en manquait… Le barman arriva alors pour prendre nos commandes :

« Bonsoir Mesdames, Arcturus. Une bouteille suffira ? » demanda-t-il en lui tendant une bouteille.

« Plutôt deux. Qu'en pensez-vous ? » nous demanda-t-il.

Aïe. Erreur sur mes goûts. Il ne pouvait cependant pas le deviner. On se connaissait que depuis peu et on avait passé plus de temps à s’embrasser que boire un coup ensemble, si ce n’est du vin français… En fait c’était notre première véritable sortie officielle en publique si on ne comptait pas la présentation de sa sœur et je m’en rendais compte. Si je calculais alors que ces deux-là se connaissaient ? Au vue de la réaction d’Arcturus, j’avais fini par en conclure un certain stresse de la part de ma meilleure amie, loin encore de me douter de la vérité. Je répondais alors à Arcturus :

« Je n’aime pas trop le whisky. » avouai-je en grimaçant. « Un hydromel s’il vous plait pour moi. » demandai-je au barman à défaut de bon vin. « Tu prendras un whisky toi par contre ? » demandai-je à Sasha, la sachant aimer aussi cet alcool surtout en forte pression comme elle devait apparemment être en cet instant…

Le barman prit alors la commande de Sasha et partit aller au moins me chercher la mienne. Je pus alors enfin faire les présentations.

« Donc Sasha, je te présente mon fiancé, Arcturus et Arcturus, je te présente Sasha, ma meilleure amie et demoiselle d’honneur. Elle a accepté vendredi soir. Bon, la pilule d’un mois a été dure à avaler… » dis-je en rigolant en repensant à la tête de ma meilleure amie sur l’instant. « Mais ça devrait aller… On a d’ailleurs fait les boutiques samedi dernier ensemble et j’ai déjà vu juste comme ça en passant quelques affaires qui pourraient être sympa. Je te montrerais quand on aura le temps. » dis-je simplement pour engager la conversation sans trop savoir par quoi commencer avant de glisser à l’oreille d’Arcturus : « J’ai d’ailleurs pu acheter quelques trucs qui devraient te plaire pour certaines nuits… » lui insinuai-je.

Inutile de lui en dire plus. Il savait que je pouvais parler de sous-vêtements. En effet, Sasha, n’ayant pas une attitude aussi rangée que moi avec les hommes avait pu me donner quelques conseils et forcément, j’avais pensé aux vacances. De là… Il verra bien dans cinq jours puisque les vacances sont vendredi soir. Et oui… Ma meilleure amie était celle qui avait su me conseiller pour des sous-vêtements. Etais-je consciente de l’ironie de la situation quand on pensait qu’à la base Sasha était loin de lui vouloir du bien et surement encore moins avec moi. Elle risquait peut-être de regretter de m’avoir fait acheter plus d’une tenue parfois vraiment coquine… Mais passons.

« Bref, les boutiques se sont plutôt bien passées sans trop d’encombre… et sans… ‘crétin’ comme dirait Sasha. Je dis ça parce qu’elle a rencontré un jour un homme avec peu de jugeotes qui s’en est pris à elle sans savoir la véritable nature de son sang ou même avoir au moins la décence de lui demander… Les gens manquent parfois cruellement de respect aujourd’hui ! Tiens Sasha, raconte-lui exactement ce que cet imbu de lui-même a osé faire ! » dis-je pour la faire intervenir et parler Sasha avec Arcturus dans le but d’espérer pouvoir les faire au moins échanger quelques mots. « Je suis sûre après que tu seras d’accord avec nous sur le fait qu’on pense sérieusement lui faire regretter son manque d’estime pour la gente féminine. » assurai-je à Arcturus.

Et quand je disais « lui faire regretter » il savait très bien de quoi je voulais parler. Ce type n’en ressortira certainement pas avec la possibilité un jour de pouvoir se reproduire et polluer la planète de son indécence. Bref, je laissais la parole à Sasha. Non parce que je ne comptais pas parler toute la soirée à leur place, qu’ils se le mettent dans la tête… Si j’étais consciente une fois de plus de l’ironie de la situation ? En même temps si ces deux imbéciles me disaient d’emblée la vérité, on n’en serait pas là hein ! Maintenant débrouillez-vous avec ça…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 12 Avr - 19:47
Invité

Pour une surprise… c’est pas le pompon !
Sasha&Acturus&Mina




Bon, pour un premier pas, je m’étais plantée en beauté, mais en même temps, si on m’avait dit que j’aurai à faire à CA ! Non mais sincèrement, c’était une mauvaise blague ? Ça ne pouvait pas être son fiancée… pas lui ?! De tous les sangs purs paradant comme des pans, il avait fallu qu’elle jette son dévolu sur le plus gros et le plus orgueilleux ! Oui, j’avais une image assez détestable de l’orgueil, et surtout, j’avais la rancune facile. Cet homme, si on pouvait appeler cela un homme, avait sans gêne tenté de me tuer. Peu content de ne pas avoir réussi, les choses avaient tournées sur une note plus épicées. J’espérai qu’il en gardait un bon souvenir, mais je me mis à regrettai de ne pas avoir placé mon sort de brulure un peu plus haut. Dire qu’il voulait se reproduire grâce à Mina… J’en ai la nausée.

« Bonjour. Je sens que cette rencontre sera des plus intéressantes. »

Il fallait être honnête, Mina n’avait pas intérêt à nous laisser seuls. Face à elle je me tiendrai bien. Certes, la surprise m’avait eu pour mes dernières paroles, mais j’allais lui prouver qu’il avait fait la plus grosse erreur de sa vie en jugeant le sorcier de par sa robe. En tout cas, je me repris, ne disant un pas un mot avant d’y être invité, notant au passage le regard de ma meilleure amie concernant mes propos lâché sans retenu un peu avant. J’en profitai alors pour l’observer lui. Avait-il piqué ce costume à son grand père pour porter un nœud papillon ? Je notai également ses armoiries, et là, avec moins d’ironie. Les Black, que je connaissais grâce à Alex principalement. Je me doutais qu’ils n’étaient pas de la même branche tous les deux. Mais surtout… Les Lestrange… Je savais reconnaitre cet emblème pour m’en être méfié dès le départ, et cette information ne me plut pas. Je ne dis rien, mais je promis d’avoir une certaine conversation avec Mina. J’en connaissais beaucoup, beaucoup trop peut-être, et si je n’étais peut-être pas mieux niveau torture quand on m’y poussait, je ne pouvais souhaiter un tel future à mon ami. Le serveur vint interrompre le tout en présentant une bouteille de whisky pur feu. Mon regard alla directement vers Mina.

« Bonsoir Mesdames, Arcturus. Une bouteille suffira ? »
« Plutôt deux. Qu'en pensez-vous ? »

Mais que débile ! Son cerveau était décidément bien bas ! Mina ne buvait pas de whisky ! Il était beau le futur époux, et attention, c’était de l’ironie bien entendu. Vu la grimace de Mina, je su qu’elle ne le prit pas de la meilleure des façons. Mon aie pouvait être exigeante. Je savais qu’elle ne ferait pas de scène, mais voir ceci me rassura un peu.

« Le whisky m’ira très bien, je vous remercie. »

Le serveur disparu donc pour revenir plus tard avec les boissons. Je n’ajoutai rien, laissant Mina nous présenter.

« Donc Sasha, je te présente mon fiancé, Arcturus et Arcturus, je te présente Sasha, ma meilleure amie et demoiselle d’honneur. Elle a accepté vendredi soir. Bon, la pilule d’un mois a été dure à avaler… »

Ainsi, ce crétin, en plus d’être un Lestrange, s’appelait Arcturus. Ces parents avait bien dû se faire chier le jour de sa naissance et manquer d’affection pour lui pour l’affubler d’un tel prénom. Je ne dis rien sur l’information qu’elle lui donna concernant on acceptation. Le seul aspect plaisant de cette situation, c’était bien que je serai là pour garder un œil sur lui. Dire que j’avais aidé Mina à choisir de la lingerie… J’en ai encore plus envie de vomir. Pour séduire ça ? C’était comme donner du lard au cochon. Qu’elle gaspillage. Un petit sort pour le rendre lui pustuleux le temps de leur dîtes vacances pour qu’il ne la touche pas ? Ma baguette me démangeait.

« Bref, les boutiques se sont plutôt bien passées sans trop d’encombre… et sans… ‘crétin’ comme dirait Sasha. Je dis ça parce qu’elle a rencontré un jour un homme avec peu de jugeotes qui s’en est pris à elle sans savoir la véritable nature de son sang ou même avoir au moins la décence de lui demander… Les gens manquent parfois cruellement de respect aujourd’hui ! Tiens Sasha, raconte-lui exactement ce que cet imbu de lui-même a osé faire ! »

Je dus me retenir d’éclater de rire, mais il dut voir la lueur dans mon regard. Et oui gros débile, tu es dans une belle merde ! En plus de jouer les cons, tu as joué au con avec la meilleure amie de ta future femme. J’allais me faire un plaisir de le faire déchanter, quitte à le priver de sexe pour le restant de sa vie. Je devais le reconnaitre, j’aimais l’idée. Pas l’idée de faire capoter le mariage de Mina, mais l’idée de lui pourrir la vie à lui !

« Je suis sûre après que tu seras d’accord avec nous sur le fait qu’on pense sérieusement lui faire regretter son manque d’estime pour la gente féminine. »

Ça, ça restait à prouver. Il ne disait pas un mot, mais j’étais curieuse de voir s’il allait oser mentir alors que j’étais présente avec celle qu’il allait épouser. Le serveur arriva alors et nous donna nos verres. Je pris une gorgée avec lenteur avant de commencer à parler.

« J’ai peur que mes propos concernant ce récit n’aient qu’un gout de redite, mais vous ne m’en voudrez pas, Arcturus, de remettre les choses aux claires afin que tout le monde puisse comprendre. »

Je ne regardai pas Mina, ne doutant pourtant pas de l’incompréhension sur son visage. Non, je le regardais lui, prête à lui attribuer une nouvelle sentence.

« Je suis contente de pouvoir mettre enfin un nom sur le visage de celui qui m’a juger plus bas que terre sans prendre la peine de se renseigner. Il faut dire qu’il avait été bien facile de vouloir juger une petite fille qui voulait simplement être aimable en disant bonjour, de peur qu’un homme ne sombre dans la solitude. Cependant, mais vêtement ne vous avez rien demandé, tout comme je n’avais rien demandé de votre comportement acerbe et de votre venin sur ma personne. »

Lui ravivait la mémoire face à Mina avait un côté plaisant, d’autant plus en jouant avec les mots. Mais s’il pensait me piéger en dénonçant mon comportement, je ne lui en laissais pas l’occasion.

« Bien entendu, Mina a connaissance de mes actes, même si je suppose qu’elle était loin de se douter que cela nous concernait personnellement. Pour ma part, je plaiderai de l’auto-défense clémente face au risque de mort que j’ai encouru par vos bons soins. Mais passons, je suis certaine que tous deux en gardons un certain plaisir. Avez-vous peut-être cependant quelque chose à ajouter cher Arcturus ? »

C’était à lui de parler. Pour ma part, j’avais annoncé la couleur et définie de façon juste le rôle de chacun.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Lun 13 Avr - 15:18
Invité
Je me rendais compte assez rapidement d'avoir fait une erreur avec Mina, celle de commander du Whisky-Pur-Feu, bien que j'avais laissé la question ouverte en demandant ce qu'elles en pensaient. C'était aussi pour leur laisser le choix de choisir une autre boisson. En tout cas, je n'allais pas oublier que Mina apprécie plus l'Hydromel que le Whisky, mais comment aurais je pu le savoir après tout, puisque lors de nos rencontres, nous n'avions jamais parlé de détails, cherchant plus à connaître les moments plus profonds du passé de l'autre quand nous parlions et quand nous avions eu l'occasion de boire, nous avions essentiellement partagé du vin. Nous étions au moins d'accord sur cette boisson là, le vin, nous aimions tout deux le vin et ça je le savais. Pourtant, je savais que sa copine ne se ferait pas prier pour me faire remarquer que j'avais fait une erreur. Une fois le serveur parti, Mina en profita pour faire les présentations. Ainsi la garce m'ayant presque castré s'appelait Sasha, pourtant ne m'avait elle pas dit se nommer autrement à notre première rencontre. Je cherchais dans ma mémoire le nom en question, mais je ne pouvais le retrouver, puisqu'il m'avait semblé si insignifiant. En tout cas, ce n'était pas Sasha. Qui était donc cette femme, pourquoi mentait elle ouvertement sur son prénom. Je notais surtout le fait que cette femme allait gérer une partie de mon mariage en tant que demoiselle d'honneur de ma fiancée et je détestais plus que tout cette situation. Je le ferais d'ailleurs savoir à Mina, sans lui demander de changer de demoiselle d'honneur, juste en lui demandant de garder un œil sur son amie. Si pour son amie, la pilule d'un mois avant le mariage avait du mal à passer, moi c'était le fait que ma fiancée soit l'amie de cette garce et que la garce en question soit sa demoiselle d'honneur. Mina finit par rajouter quelques mots.

« Mais ça devrait aller… On a d’ailleurs fait les boutiques samedi dernier ensemble et j’ai déjà vu juste comme ça en passant quelques affaires qui pourraient être sympa. Je te montrerais quand on aura le temps.  » M'annonça Mina et je hochais simplement la tête en signe d'accord, si elle voulait mon avis, je lui donnerais sans soucis.« J’ai d’ailleurs pu acheter quelques trucs qui devraient te plaire pour certaines nuits…  » Insinua Mina à mon oreille et je retins un grand sourire d'anticipation. Cette femme allait me rendre fou et c'était je crois un peu aussi ce côté là qui m'avait poussé à la demander en mariage si rapidement. Elle avait ce quelques choses d'imprévisible, qui aurait pu penser que Mina allait acheter de la lingerie pour me faire plaisir et je pensais bien pour me frustrer encore plus. En tout cas, si elle avait bien choisi, elle marquerait un point avec moi, parce que les femmes portant de la belle lingerie, j'adorais ça. C'était ma conception des choses, je préférais une femme dans une lingerie fine avec des sous-vêtements provocateur sans être trop voyant, ça me laisser une bonne part d'imagination. Et même si je commençais à connaître le corps de ma fiancée, je savais que j'arriverais toujours à apprécier de la voir en sous-vêtement. J'attendrais les vacances avec encore plus d'impatience et je l'étais déjà bien assez, puisque le sevrage sexuel n'était pas vraiment fait pour moi et je commençais à être un peu à cran, glissant doucement vers un état d'agacement constant qui finirait par être une colère assez constante et toutes personnes me croisant en prendrait pour juste m'avoir croisé.

« Bref, les boutiques se sont plutôt bien passées sans trop d’encombre… et sans… ‘crétin’ comme dirait Sasha. Je dis ça parce qu’elle a rencontré un jour un homme avec peu de jugeotes qui s’en est pris à elle sans savoir la véritable nature de son sang ou même avoir au moins la décence de lui demander… Les gens manquent parfois cruellement de respect aujourd’hui ! Tiens Sasha, raconte-lui exactement ce que cet imbu de lui-même a osé faire !  » Annonça Mina dans le but sûrement de nous faire parler ensemble à son amie et moi. Seulement, elle ne devait pas savoir que le crétin en question, c'était justement moi et son amie avait sûrement omis de lui dire qu'elle avait agit d'abord comme une retardé avant de montrer un tempérament bien trempé. « Je suis sûre après que tu seras d’accord avec nous sur le fait qu’on pense sérieusement lui faire regretter son manque d’estime pour la gente féminine.  » M'assura Mina et je compris très bien qu'elle était en train de parler de l'idée de me castrer, ce qui n'était pas pour me plaire. Avant que son amie puisse dire quoi que ce soit, je me penchais à son oreille et y murmurais. « J'éviterais à ta place d'essayer de me castrer, si tu veux vraiment qu'on ait des enfants. » J'étais fier d'avoir au moins devancé son amie sans pour autant avoir expliquer la situation, j'attendais d'avoir la version de Sasha, pour répliquer avec la mienne, Mina n'aurait qu'à voir ce qu'elle voulait y voir, j'espérais simplement qu'elle n'allait pas rompre nos fiançailles parce que son amie avait d'abord agit comme une attardée avant de devenir hargneuse. « J’ai peur que mes propos concernant ce récit n’aient qu’un gout de redite, mais vous ne m’en voudrez pas, Arcturus, de remettre les choses aux claires afin que tout le monde puisse comprendre.  » Dit Sasha sans me quitter des yeux, trop tard, j'avais déjà dit à Mina que j'étais le crétin en question, autant prendre les devant. Je ne voulais pas mettre en péril mes fiançailles à cause d'une soirée dans un bar avec une folle, surtout que la folle pouvait très bien convaincre ma fiancée de rompre nos fiançailles, vivant avec elle et étant sa meilleure amie. Je ne ferais pas d'effort avec Sasha, même si Mina tentait de m'y forcer, mais je tenais trop à Mina pour laisser son amie tenter de briser nos fiançailles.

« Je suis contente de pouvoir mettre enfin un nom sur le visage de celui qui m’a juger plus bas que terre sans prendre la peine de se renseigner. Il faut dire qu’il avait été bien facile de vouloir juger une petite fille qui voulait simplement être aimable en disant bonjour, de peur qu’un homme ne sombre dans la solitude. Cependant, mais vêtement ne vous avez rien demandé, tout comme je n’avais rien demandé de votre comportement acerbe et de votre venin sur ma personne.  » Elle voulait donc la jouer ainsi, en me faisant passer pour l'homme horrible de l'histoire, si elle n'avait pas justement joué les petites filles et qu'elle n'avait pas ensuite montré une face bien différente d'elle, les choses auraient pu se passer autrement, bien que je l'aurais de toute manière jugé à ses vêtements. Mina était consciente que je ne supportais pas les moldus, né-moldus, même pas les sangs-mêlés et encore moins que tout les traîtres à leur sang. Hors agir comme un moldu pour moi était être traître à son sang.

« Bien entendu, Mina a connaissance de mes actes, même si je suppose qu’elle était loin de se douter que cela nous concernait personnellement. Pour ma part, je plaiderai de l’auto-défense clémente face au risque de mort que j’ai encouru par vos bons soins. Mais passons, je suis certaine que tous deux en gardons un certain plaisir. Avez-vous peut-être cependant quelque chose à ajouter cher Arcturus ?  » Oh mais bien évidemment que j'avais quelque chose à ajouter. Cette femme ne se rendait en aucun cas compte de ce qui me liait à Mina, surtout que je n'en laissais rien paraître et ne montrerais jamais cette part de moi à sa meilleure amie. Il fallait à tout prix que Mina entende également ma propre version pour pouvoir se faire une véritable opinion sur la situation.

« Déjà, je m'étonne qu'aujourd'hui on me présente votre personne sous le nom de Sasha, vous m'en aviez donné un tout autre à notre précédente rencontre, à cette table là-bas, » Annonçais je en montrant la table d'un signe de tête. « alors que vous essayez de boire du Whisky-Pur-Feu avec une paille sans connaître le nom de cette boisson. De plus, il me semble bien que tu aies été la première à m'attaquer sur ma qualité de sang-pur et en déclarant que je ne devrais être là si la présence d'autrui m'insupporte. De plus, dans mes souvenirs, je ne suis pas le premier à avoir ouvert les hostilités à coup de baguette. Je n'ai que fait répondre aux provocations. Sommes toute de façon très gentillette. J'aurais très bien pu vous lancer un impardonnable ou vous torturer réellement. Je n'ai mis qu'à une reprise votre vie en danger, mais ne veniez vous pas de me lancer un sort ayant pour but de me faire vomir tripes et boyaux. » Annonçais je le plus calmement du monde, mais on pouvait déjà sentir une pointe d'agacement dans mes mots. Après tout, me rappeler ce moment n'était en aucun cas une bonne idée et encore moins avec mon abstinence sexuelle rendant les journées plus difficiles chaque jour. Je n'avais pas une seule fois posés mon regard sur Mina depuis que son amie avait commencé à parler. J'aurais bien le temps de voir sa réaction plus tard et d'écouter ce qu'elle aurait sûrement à me reprocher. Je me fichais qu'elle puisse me reprocher quelques choses, un couple sans dispute n'était pas un couple, je voulais simplement qu'elle ne rompe pas nos fiançailles.

« Dois je simplement vous rappelez que là où j'ai lancé un sort pouvant vous être mortel, vous avez manqué de peu de m'amputer de la capacité à avoir des enfants. Et si vous l'aviez fait, vous seriez morte, n'en doutez pas une seule seconde. Vous pouvez bien penser ce que vous voulez de moi, ça me passe bien au-dessus. Pour Mina, je vais simplement me montrer courtois à votre égard. » Déclarais je tout en ne précisant pas que si ma fiancée tournait le dos, les hostilités reprendraient, elle devait très bien le savoir et je ne doutais pas que Mina devait s'en douter également. « Prévenez votre ami Black que si je venais à le croiser, je me ferais un plaisir de tout faire pour écourter sa durée de vie. Ma mère sera enchantée d'entendre que je redore le nom des Black. » Assurais je calmement, oubliant complètement Mina pour le coup. Je me tournais enfin vers Mina, prenant une gorgée de mon verre.

« Je ne renie aucun de mes actes de ce jour-là, Mina. Je ne tente même pas de le faire, mais nous avons tout deux, ton amie et moi, notre part de culpabilité. » Dis je le plus sincèrement du monde avant de retourner mon regard vers son amie. « Je ne doute pas que vous ne puissiez comprendre comment j'en suis venu à me fiancer avec votre meilleure amie. Je ne sais absolument pas ce qu'elle vous a dit sur nous. Si vous tentez de nous séparer et de lui faire rompre nos fiançailles ou de ruiner notre mariage, je vous jure que vous verrez que je suis bien le fils de mes parents. Je n'ai pas le doloris aussi facile qu'eux, mais j'ai mes propres penchants. » Assurais je avec un sourire machiavélique. Après tout, Mina savait bien que mes parents aimaient le doloris et que pour ma part, j'avais une grande passion pour l'impérium. Ce qui me semblait assez naturel, pour être futur ministre, il faut aimer la manipulation et l'imperium est simplement un sort de manipulation de l'esprit et de la volonté. Je tournais mon regard vers Mina, sachant qu'elle pouvait très mal prendre mes paroles mais bon, autant être clair, je voulais absolument la garder près de moi et l'épouser. « Tu peux désapprouver mes paroles, mais je ne laisserais absolument personne tenter de nous éloigner. Et je penserais à demander aux elfes de faire un bon stock d'Hydromel au manoir, du moins d'agrandir le stock déjà présent. » Annonçais je doucement à Mina mais son amie pu très bien l'entendre. Autant je pouvais me montrer assez menaçant avec son amie, je devenais calme pour parler à Mina.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Lun 13 Avr - 16:40
Invité
Je les regardais tous les deux… tour à tour… dans un air de perplexité extrême. Ok… Réaction de la future mariée face à la « dispute » entre sa demoiselle d’honneur et son fiancé ? Je me mis à rire dans un fou rire incontrôlé, les surprenant tous les deux.

« Si je m’attendais à ça… » dis-je en essayant d’articuler malgré mon amusement profond à la situation.

Le pire était d’en avoir les larmes aux yeux. Quand ils auront fini tous les deux de vouloir pisser plus loin que l’autre ils me feront signe hein… Je tentais de me calmer mais avouez-le, il valait mieux ça que je ne m’énerve. En même temps pourquoi s’énerver face à une situation comme celle-là ? Heather était passée par là bien évidemment et je n’en doutais pas. Je comprenais alors pourquoi mon fiancé s’était énervé après elle. Moi-même, je n’étais pas toujours patiente avec Heather même si j’évitais de m’en prendre sérieusement à elle. Disons juste que je préférais l’ignorer. Bref si Arcturus s’en était pris à Heather, je ne doutais pas des réactions immédiates de Sasha. L’un avait dû se chamailler avec l’autre sans lui laisser le mot final. Je finis cependant par retrouver mon calme. J’allais alors mettre les choses au clair et je commençais par Arcturus :

« Toi… Le nom que tu as du entendre est Heather. Sasha est un peu particulière. » dis-je avant de me tourner vers Sasha : « Pardonne-moi mais je préfère lui expliquer la situation pour éviter de nouveaux malentendus. » lui dis-je avant de me tourner vers Arcturus.

Je savais que Sasha ne m’en voudrait pas de dire la vérité à Arcturus. Jamais elle ne s’était cachée de sa nature. Je ne me prenais donc pas la tête, choisissant d’expliquer la situation au mieux à Arcturus. De toute façon, je refusais de faire des secrets à mon futur époux. Ce n’était pas comme ça que mon mariage, dans le contraire des cas, allait pouvoir fonctionner correctement.

« Sasha et Heather sont deux personnes dans un même corps. Appelle ça de la schizophrénie, de la folie ou simplement une différence assez troublante, peu importe, c’est comme ça. Heather a six ans d’âge, c’est donc normal si tu l’as vu boire à la paille de l’alcool sans qu’elle ne réalise. Je suppose que Sasha a perdu le contrôle, fatiguée… Bref. Je sais, c’est fou. Comment je fais pour supporter Heather ? Je l’accepte parce que Sasha est ma meilleure amie, il va donc falloir prendre sur toi comme je le fais. Je ne veux donc plus de coups mortels de ta baguette. Je ne te demande pas d’aimer ma meilleure amie mais tu seras mignon de ne pas chercher à la tuer ou à employer je ne sais quel autre sort impardonnable sur elle. »

J’avais conscience de ma soudaine potentielle autorité face à tout ça mais il ne me laissait pas vraiment le choix. Il faudrait accepter ma meilleure amie aussi étrange soit-elle parce qu’elle a toujours été là pour moi et je ne ferais pas l’effort de couper les ponts parce qu’il l’aura décidé.

« Quant à toi, » me tournai-je vers Sasha parce que je n’allais pas éclaircir les choses pour l’un et pas pour l’autre : « J’aime cet homme que ça te plaise ou non. Donc je conçois de son manque de délicatesse, qu’il mériterait bien milles punitions selon toi et qu’il n’avait pas à s’en prendre à toi comme ça mais tu n’es pas toute blanche et on le sait toutes les deux. Donc tu seras aussi prier d’éviter de vouloir castrer cet homme et donc de ruiner mon mariage avant même que je n’ai eu le temps de prononcer un ‘oui’ devant l’autel. J’aimerai avoir des enfants aussi étrange ou incompréhensible peut te sembler cette volonté. »

Je ne renoncerai pas au mariage parce que ma meilleure ami et mon fiancé ne s’entende pas. Oui je connaissais Sasha depuis plus longtemps mais j’étais amoureuse d’Arcturus et malheureusement ça avait son poids dans la balance. Je refusais de ne plus voir l’un ou l’autre pour faire plaisir à ces deux-là. Ils allaient devoir fonctionner ensemble malgré leur antipathie s’ils voulaient garder contact avec moi. Je ne ferais pas ce choix. A eux de s’en sentir capable de faire cet effort ou de quitter ma vie même si je préfèrerai perdre aucun des deux…

« Maintenant, que l’un ait commencé. » me tournai-je vers Arcturus. « Que l’autre ait répliqué. » regardai-je Sasha. « Je ne veux pas le savoir. » les regardai-je tous les deux. « Vous n’avez plus cinq ans. Donc vous allez me faire le plaisir tous les deux de vous serrer GENTIMENT la main en guise d’armistice. Je ne veux plus de coups bas avec la baguette et je serai intraitable sur ça. Vous ne vous aimez pas ? C’est physique ? Vous avez besoin de vous chercher par rancune ? Ne me dites pas le contraire, je vous connais tous les deux… Et bien utiliser votre art de la parole autant que vous le désirez. Je ne peux pas vous obliger de vous aimer. Mais j’estime que si l’un comme l’autre, vous tenez à moi, vous n’utiliserez plus votre baguette parce que vous faire du mal à vous c’est me faire du mal à moi. Suis-je clair ? » leur dis-je.

Ce n’était pas une question qui attendait un « non » de la part de ces deux-là. J’étais sérieuse. Je les appréciais tous les deux et je ne voulais pas les voir s’entre-tuer juste à cause d’un mot de trop. Je ne les empêchais pas de se pourrir si ça les amusait de le faire mais je ne voulais voir que des mots et non de la magie pour se faire. Je connaissais ces deux-là. Je savais qu’un coup de trop pourrait partir, or je ne voulais pas enterrer l’un des deux dans un avenir proche. J’avais assez perdu de personne cher à mes yeux pour voir l’expérience recommencer pour des bêtises impulsives. J’attendais alors qu’ils se serrent les mains tous les deux.

« Vous avez le droit de vous pourrir verbalement mais plus de baguette. Et estimez-vous heureux que je ne vous demande pas de vous faire un bisou sur la joue comme on demande aux enfants… » dis-je finalement.

Etais-je sérieuse sur le bisou ? Je suis sûre, pour une fois, qu’Heather serait d’accord avec moi… Maintenant à eux de voir. Mais moi, je n’en choisirai pas un plus que l’autre.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Lun 13 Avr - 18:51
Invité

Bon, quand cesses-tu de vouloir jouer à celui qui pisse le plus loin ?
Sasha&Acturus&Mina




Je ne dis pas un mot tout le long de son baratin, car oui, vous pouvez me croire, c’était bien du baratin. Il avait fait une connerie, il le savait, et il essayait de se justifier comme il le pouvait. Pensait-il me piéger en annonçant à Mina ce que j’avais voulu faire ? Ou en se justifiant de mon comportement, pour ne pas dire celui d’Heather ? Mina savait tout de moi, et par tout, ça impliquait tout ce que ma baguette avait pu faire. Il n’en restait pas moins qu’il avait tort, il avait agis en premier et moi, je n’avais fait que me défendre de cette injustice dont il avait fait preuve. Il fallait qu’il l’accepte, il était ignare, et en gros ignare, il avait agi comme le dernier des idiots. Il était un Lestrange ? Ça devait me faire peur ? Mina savait que ce n’était pas le genre de chose qui allait m’arrêter s’il commençait le premier. J’avais l’intelligence de ne pas amorcer les choses moi. Sa courtoisie me fit sourire. C’était Merlin qui se foutait de Sainte Mangouste. Je savais très bien que dès que Mina aurait le dos tourner, il serait le premier à me jeter un sort. Qu’il ose, je le laisserais faire, mais il aurait un répondant digne de ce nom. Je n’aurai d’ailleurs aucun répit après les mots qu’il osa dire sur mon ami. Mina ne l’aimait pas non plus, mais elle au moins, elle avait du respect tant qu’on ne lui volait pas dans les plumes. Alex ne lui avait rien fait, et s’il osait s’en prendre à lui, j’allais moi aussi jouer avec sa corde sensible. Laquelle ? J’allais bien trouver sans pour autant pénaliser Mina, mon esprit était assez déluré pour cela.

Là où il se trompait encore comme un gros pommé de service, c’était en prétendant que je veuille les séparer. Bien que l’idée de les imaginer dans le même lit me rendait malade, je n’étais pas une idiote qui allait ruiner le bonheur de sa meilleure amie. Jamais je n’avais vu Mina aussi souriante. Bon, là, elle avait une tête de poisson sortie d’un bocal comme dirait Heather, mais depuis quelques jours qu’on vivait ensemble, je la voyais épanouie de se passer la corde au cou… hum pardon, la bague au doigt. Je me foutais en attendant du fait qu’il soit le fils Lestrange, d’une folle sanguinaire et d’un époux pas mieux, je n’avais que faire de ses menaces. Je ne craignais pas le doloris, et je craignais encore moins le reste. Mais j’étais curieuse qu’il essaie… J’étais même prête à l’y pousser si Mina n’avait pas explosé de rire après le monologue long et ennuyeux du mollusque. Elle eut du mal à le calmer, mais au moins, elle ne nous étripa pas. Ce fut presque dommage. Pas pour mon cas, mais pour le sien bien entendu.

Ne pas attendre de remontrance de sa part était pourtant un doux rêve, et elle commença avec Arcturus en lui exposant les faits pour qu’il ne cesse d’être aussi bête qu’une huitre. Ces paroles manquèrent cependant un peu de piquant, même si j’appréciai qu’elle le prévienne d’arrêter de s’en prendre à moi. Allait-il le faire pour autant ? C’était à voir s’il était capable d’intelligence ou pas. J’avais vu des moldus mourir pour s’en être pris à moi, et je ne doutais pas de la fidélité de mon amie. Le risque restait qu’elle l’aimait, mais je ne la savais pas aveugle jusqu’à preuve du contraire. Je ne lui en voulu pas d’avoir parlé d’Heather. Cet idiot ne l’avait même pas compris de lui-même et ça se voulait intelligent… Enfin, après lui, ce fut mon tour, chose normal après tout.


« Quant à toi… J’aime cet homme que ça te plaise ou non. Donc je conçois de son manque de délicatesse, qu’il mériterait bien milles punitions selon toi et qu’il n’avait pas à s’en prendre à toi comme ça mais tu n’es pas toute blanche et on le sait toutes les deux. Donc tu seras aussi prier d’éviter de vouloir castrer cet homme et donc de ruiner mon mariage avant même que je n’ai eu le temps de prononcer un ‘oui’ devant l’autel. J’aimerai avoir des enfants aussi étrange ou incompréhensible peut te sembler cette volonté. »

Etrange et incompréhensible, c’était le mot. Comment pouvait-elle vouloir se reproduire avec cette… chose ? Bref, les gouts et les couleurs, ça ne se discute, et par respect pour elle, et certainement pas pour lui, j’étais prête à essayer de faire des efforts. Mon amitié avec Mina m’importait plus que les bijoux de famille de ce gros débile.

« Vous n’avez plus cinq ans. Donc vous allez me faire le plaisir tous les deux de vous serrer GENTIMENT la main en guise d’armistice. Je ne veux plus de coups bas avec la baguette et je serai intraitable sur ça. Vous ne vous aimez pas ? C’est physique ? Vous avez besoin de vous chercher par rancune ? Ne me dites pas le contraire, je vous connais tous les deux… Et bien utiliser votre art de la parole autant que vous le désirez. Je ne peux pas vous obliger de vous aimer. Mais j’estime que si l’un comme l’autre, vous tenez à moi, vous n’utiliserez plus votre baguette parce que vous faire du mal à vous c’est me faire du mal à moi. Suis-je clair ? »

Chef oui chef comme dirait Heather. J’hochais la tête, même si l’idée de lui confier ma main pour une poignée me donna des aigreurs d’estomac. Qui savait ce qu’il avait fait avec ses mains juste avant ?

« Vous avez le droit de vous pourrir verbalement mais plus de baguette. Et estimez-vous heureux que je ne vous demande pas de vous faire un bisou sur la joue comme on demande aux enfants… »

Merlin merci, j’aurai vomi droit sur sa chemise. Vue comment elle était laide, cela ne m’aurait pas déranger, mais l’odeur aurait indisposé Mina. Non, la poignée de main allait me suffire, mais une idée me vint à l’esprit, au point d’en faire briller mon regard. Pas bon ? non… pas bon.

« Je n’ai rien contre une trêve, et en preuve de bonne fois, je suis prête à faire le serment inviolable de ne jamais touché à vos bijoux de famille Arcturus, mais cela, à une condition… »

Donnant-donnant n’est-ce pas ? Mina avait présenté les choses ainsi après tout et il était normal que j’accepte de me lier à ce foutu sort pour préserver sa descendance avec en échange une contrepartie bien méritée. Je plaçais avant de continuer ma main devant lui.

« Je veux que vous fassiez le serment, en bon sang pur qui se respecte, soucieux des traditions, de ne pas voler la virginité de mon amie avant que vous ne soyez unis devant l’autel. Mina, s’il accepte, c’est toi qui es témoin et faiseuse du sortilège. »

Ignoble ? Moi ? Non… Je savais juste les sous-vêtements que j’avais choisi pour Mina et l’idée de le savoir en avoir les couilles bleus était faites pour me ravir. Je voulais aussi protéger Mina. Il la voulait pour femme? C’était le moment de le prouver ! Je reportai pourtant mon regard sur ma meilleure amie pour lui expliquer de façon plus raisonner ma volonté.

« Tu es pour moi d’une pureté et d’un exemple qui mérite le plus grand respect en ce qui concerne les traditions. J’ai accepté d’être ta demoiselle d’honneur pour cela, mas tu comprendras que je souhaite m’assurer de la façon la plus sorcière possible que jamais tu ne perdras cette attrait avant l’heure. »

Si son frère avait été là, il aurait désiré la même chose, et sans avoir besoin de le dire, je sus que Mina put le lire dans mon regard. J’agissais comme une sœur avec elle, et ma requête était fondée. Resté à voir si l’autre imbécile allait s’y plier ou risquer de me prouver qu’il n’était pas digne de l’épouser.

AVENGEDINCHAINS

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Lun 13 Avr - 20:31
Invité
C'est avec un très grand calme que je pris les remontrances de Mina, bien que je m'énerverais sûrement si elle n'en faisait pas à son amie. Si cette garce avait commencé par ça la dernière fois, ça aurait sûrement changé quelques détails dans ma façon d'agir. Pas que je l'aurais plus apprécié, mais j'aurais pu aisément comprendre que ce n'était pas par volonté de la part d'Heather de jouer les gamines, puisqu'elle en était une dans un corps de femme. L'autre la Sasha, je pouvais pas la sentir, sa petite double pouvait encore passer, comment pouvait on en vouloir à un cerveau d'enfant pour agir comme un enfant. Si seulement la partie adulte de sa tête avait explicité clairement les choses, nous ne nous trouverions pas dans cette situation. Je présentais que j'allais plus m'entendre avec l'enfant qu'avec la femme ce qui serait un étonnement général pour Mina comme pour Sasha. Je savais aussi que j'allais suivre les demandes de Mina, pas par soumission, par respect pour ma fiancée. Je ne voulais pas qu'elle se sente forcé par moi de choisir entre son amie et moi. J'étais celui que j'étais mais Mina était devenue un membre de ma famille et ça changeait bien des choses dans mon comportement, même si elle n'en savait rien. Si je n'avais pas cru en notre relation et voulut le meilleur pour cette relation, un sort aurait touché son amie avant même les présentations.

J'écoutais passivement les remontrances de Mina à l'intention de son amie, je ne voulais pas interférer dans leur relation, je n'avais même pas répondu à ses remontrances sur moi. Mina n'avait en aucun cas besoin que je ne lui parle pour savoir que je ferais ce qui pourrait la rendre heureuse. Je ne voulais que son bonheur et si pour ça je devais supporter cette Sasha dans ma vie, je le ferais. Je ne pus que sourire quand Mina me demanda de serrer la main de son amie, je sentais que cette pauvre femme pourrait se faire bien des idées sur ce que j'avais fait de mes mains et elle aurait peut-être raison, tout dépendait quel main elle me tendrait. Je ne fis pas le premier geste vers elle, j'attendais patiemment, qu'elle le fasse et j'eus soudain une vision d'horreur quand Mina annonça qu'elle aurait très bien pu nous forcer à nous faire un bisou sur la joue comme des enfants. Si elle avait fait ça, j'aurais limite supplier pour avoir Heather face à moi, au moins la version enfant de cette femme était spontanée et assez ignorante du monde l'entourant.

« Je n’ai rien contre une trêve, et en preuve de bonne fois, je suis prête à faire le serment inviolable de ne jamais touché à vos bijoux de famille Arcturus, mais cela, à une condition…  » Parce que t'as vraiment cru que je te laisserais approcher tes mains ou même ta baguette ou n'importe quoi d'autres de mes bijoux de famille, la garce, me dis je alors qu'un sourire en coin naissait sur mon visage. Peut-être qu'elle voulait les toucher, la pauvre. Elle me parla de condition, mais je n'allais pas m'engager dans un serment inviolable pour la simple protection de mes bijoux de famille, puisqu'elle ne les toucherait pas, par respect pour Mina et ses paroles sur son envie d'avoir des enfants avec moi. Pauvre petit sotte, tu me donnes déjà un moyen pour esquiver ce serment inviolable, mais qu'attendais tu donc de moi ?

« Je veux que vous fassiez le serment, en bon sang pur qui se respecte, soucieux des tradition, de ne pas voler la virginité de mon amie avant que vous ne soyez unis devant l’hôtel. Mina, s’il accepte, c’est toi qui es témoin et faiseuse du sortilège.  » Tu peux toujours courir pour que je te laisse décider de la façon dont se déroule ma vie de couple. Je te signale que là, tu parles de choses ne te concernant en rien et ne concernant que Mina et moi-même. Puisqu'il s'agit de son corps, de sa virginité et de mon corps, hurla mon esprit. Elle pouvait faire ce qu'elle voulait, elle n'obtiendrait pas de moi un serment inviolable pour cette raison. Mina et moi avions déjà parlé de sa première fois quand elle m'avait demandé si j'étais prêt à attendre le jour de nos noces et j'avais répondu avec franchise que je ne voulais pas qu'on fixe une date. C'était pas une façon digne d'agir, parce que je voyais ce fait comme un moyen de la forcer indirectement en lui disant ce soir, tu seras ma femme et tu me donneras ton corps parce que tu es ma femme. Pourtant la meilleure amie se croyant si maline continua à parler mais à Mina cette fois-ci.

« Tu es pour moi d’une pureté et d’un exemple qui mérite le plus grand respect en ce qui concerne les traditions. J’ai accepté d’être ta demoiselle d’honneur pour cela, mas tu comprendras que je souhaite m’assurer de la façon la plus sorcière possible que jamais tu ne perdras cette attrait avant l’heure.  » J'écoutais ses mots mais je savais que ça ne devait pas plus convenir à Mina qu'à moi cela, elle tentait de nous enlever notre droit de décider de nos actes et de toute manière, je ne laisserais pas Mina répondre, j'allais m'en charger moi-même et d'une façon diplomate, sans la laisser diriger nos vies de la sorte.

« Je refuse ce serment inutile. Commençons déjà par mettre quelques petites choses au clair. Ce que Mina et moi pouvons faire durant nos rendez-vous ne vous concerne en rien, absolument en rien. Alors si nous voulons faire l'amour avant notre mariage, nous le ferons. » Eh oui, Mina, je viens de dire faire l'amour, pensais je. « Cela étant, le sujet a été longuement discuter entre Mina et moi-même. Je ne vous en donnerais ni le contenu, ni les finalités, puisque ceci est du domaine de notre vie privée et intimes. Que vous soyez sa meilleure amie, sa demoiselle d'honneur, vous pourriez bien être sa sœur que j'en aurais rien à faire, je ne vous accorderais pas ce serment parce que le sujet ne vous concerne pas. » Assurais je très calmement en prenant la main de Mina dans la mienne. Je savais que j'allais attaqué sur un terrain qui ne lui plairait pas, mais il le fallait pour que cette idiote comprenne qu'elle n'obtiendrait pas cette promesse de ma part.

« Si ses parents et son frère n'avaient eu ce tragique accident et que son père, sa mère ou son frère jumeau étaient là pour me demander la même chose que vous, je n'aurais pas réfléchi à deux fois pour faire ce serment. Cependant, vous n'êtes rien qu'une amie pour elle, une amie ayant elle-même sûrement déjà perdue ce qu'une jeune fille a de plus précieux. De plus, accepter votre serment irait contre l'une de nos conversations récentes à Mina et moi-même. Si elle désire vous donner des détails sur nos différentes conversations sur le sujet, je ne lui en voudrais pas, mais à mes yeux, nos décisions pour notre vie privée ne vous concerne en rien, comme je l'ai déjà fait savoir. Après ça, si j'accepte, vous pourriez bien revenir pour me forcer à attendre pour lui faire un enfant et ainsi de suite, c'est un cercle vicieux. Mina et moi avons bien une chose en commun et je doute que je ne dise une chose qu'elle ne pense pas, cependant excuses moi Mina si tu ne penses pas ce que je dis, mais en m'amputant de ma possibilité de lui faire l'amour avant le mariage, ne l'amputez vous pas de la liberté du choix de quand elle voudra sa première fois ? » M'enquis je très calmement, jouant sur la manipulation, puisque si Sasha faisait vraiment confiance à Mina, elle accepterait de ne pas faire ce serment allant contre la liberté de son amie. Et si elle croyait vraiment Mina si suiveuse des traditions, elle n'aurait aucune peur que nous sautions le pas qu'elle ne voulait qu'on saute avant le mariage.

« Prouvez donc votre confiance en ma très chère fiancée, prouvez donc que vous êtes consciente qu'elle n'ira contre les traditions. Prouvez lui que vous ne la considérez pas comme une traînée se donnant à son fiancé dès la première occasion. Parce que dans le fond, en me demandant cela, vous dîtes de Mina qu'elle me cédera facilement le chemin jusqu'à sa virginité, qu'elle-même ira contre les traditions, qu'elle-même n'agira pas comme une sang-pure. Alors non, je ne ferais pas ce serment parce que je connais Mina et que suite à nos conversations, je sais ce qu'il en est de la question des relations sexuelles avant le mariage. » Finis je calmement sans même parler de la protection de mes bijoux de famille. Je laissais mon pouce caresser le dos de la main de Mina avec douceur, je m'en voulais de devoir ainsi parler de son intimité dans un bar et je ne pus me retenir de me pencher à son oreille pour y marmonner en français. « Je suis désolé, mais je ne veux pas qu'elle te force à fixer une date contre ton gré et j'ai du mal avec le fait qu'elle semble tant manquer de confiance en toi, ne sait elle pas que tu as toujours suivit les traditions. » Sur la fin, il y avait un peu d'amusement puisque ensemble, nous ne suivions aucune tradition, nous suivions la tradition de la passion et de la frustration. Je bus une gorgée de mon verre de Whisky-pur-feu avant de tendre ma main droite vers son amie. « Commençons déjà par la poignée de main demandée par Mina, le temps que vous réfléchissiez à votre demande. Et ne vous en faites pas, je suis un homme propre, je me lave les mains. » Ajoutais je comme petite attaque, c'était plus fort que moi, je savais qu'elle pensait à ce que j'avais pu faire de mes mains et je voulais laisser un doute planer sur mes actes.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mar 14 Avr - 14:45
Invité
M’attendais-je à la suite ? Oh non, certainement pas… Je voulais que ces deux-là fasse un effort pour moi. J’étais alors loin, très loin, que Sasha accepte à une condition. LA condition qui était assez délicate pour moi déjà sans en rajouter une couche pour ma meilleure amie. Cette histoire de première fois, me troublait déjà bien assez. Je savais ce que mon frère et mes parents auraient voulu mais je savais aussi ce que mon cœur plus que mon corps désirait. Nous en avions déjà parlé avec Arcturus parce que cette question me tracassait. Sa réponse avait suffi à faire calmer mes craintes. J’avais peur, en cédant avant le mariage, de paraitre comme une femme impure dénuée de toute morale. C’était idiot vous me direz mais j’avais été élevé comme ça. De mon éducation, il était alors normal que je me voir confronter entre la raison qui me disait sans cesse ‘Attend le mariage, il n’est en plus que dans un mois et une semaine’ et mon cœur qui me hurle ‘J’ai envie de lui appartenir… complètement.’ Ce n’était plus le chant, la volonté d’un corps faible. C’était la décision de mon cœur et ça impliquait bien des difficultés pour moi à raisonner correctement. Je me sentais pencher doucement vers la balance de me sentir prête. Je savais qu’aux vacances il y avait des chances que je ne sois plus vierge. Ce n’est en tout cas pas mon fiancé qui allait me freiner par moral comme Matthieu l’aurait fait si je lui demandais de me faire l’amour complètement et entièrement. Pourquoi vouloir freiner deux corps sur les élans de deux cœurs ? Je commençais déjà à prendre la contraception par mesure de sécurité. Je savais qu’il ne fallait pas le faire tout de suite après, le temps que le corps s’habitue et que la contraception soit efficace. Je savais qu’à la première semaine je devrais peut-être faire encore attention. Mais la deuxième, plus rien ne me retenait si ce n’est ma propre morale. J’étais alors libre de ce choix. Libre de décider. Personne ne m’imposait de volonté particulière et certainement pas Arcturus qui me laisserait faire ce choix, je le savais. Comment allais-je alors réagir à la volonté de ma meilleure amie de me priver de cette liberté dont je commençais à hésiter à prendre ? Après tout, si j’avais choisi Sasha de m’aiguiller dans les sous-vêtements, ce n’était pas pour rien. Au fond de moi je savais qu’il y avait de fortes chances pour qu’ils ne servent pas qu’à le frustrer… Seulement Merlin aimait bien trop jouer avec nos vies et la sentence venait de tomber de la bouche même de ma meilleure amie :

« Je veux que vous fassiez le serment, en bon sang pur qui se respecte, soucieux des traditions, de ne pas voler la virginité de mon amie avant que vous ne soyez unis devant l’autel. Mina, s’il accepte, c’est toi qui es témoin et faiseuse du sortilège. »

« Pardon ? » ne pus-je m’empêcher de réagir face à ça, sous le coup de l’étonnement, ne m’attendant vraiment pas à ça de ma meilleure amie.

Mais savez-vous ce qu’est réellement une meilleure amie. Une amie vous dira que vous êtes magnifique même si vous ne l’êtes pas pour vous donner du courage. Une amie affirmera que l’homme de votre cœur est mignon, charmant et adorable même si elle n’en pense pas un traitre mot pour ne pas vous blesser. Une amie écoutera vos problèmes quand vous aurez envie sans les répéter. Mais Sasha n’était pas une amie. Elle était ma meilleure amie. Et que fait une meilleure amie ? Si vous êtes mal habillée, elle n’hésite pas à vous le faire remarquer pour vous aider à ne pas paraitre ridicule même si ça implique de vous vexer. Une meilleure amie vous dira que votre fiancé n’est pas de son goût parce qu’une fois de plus elle prendra sur elle de vous faire du mal juste par peur pour vous de vous voir faire la plus belle erreur de votre vie. Elle aura peur pour vous et préfèrera vous blesser sur l’instant pour mieux vous protéger. Une meilleure amie n’attend pas que vous soyez prête à parler de vos problèmes : elle met les pieds dans le plat afin de vous éviter de sombrer et qu’il ne soit trop tard. Je savais ce qu’essayait de faire Sasha. Oui elle me vexait. Oui elle m’énervait. Oui je la détestais de demander une telle chose mais je ne pouvais pas avoir la plus belle preuve de son amitié… Aussi blessante soit-elle. Je ne fus alors pas étonnée qu’elle rajoute :

« Tu es pour moi d’une pureté et d’un exemple qui mérite le plus grand respect en ce qui concerne les traditions. J’ai accepté d’être ta demoiselle d’honneur pour cela, mas tu comprendras que je souhaite m’assurer de la façon la plus sorcière possible que jamais tu ne perdras cette attrait avant l’heure. »

Elle avait peur pour moi et il était dans son devoir de me rappeler que l’amour ne faisait pas tout, que je pouvais très bien m’aveugler sans voir la réelle bêtise que j’étais prête à commettre. Ce qu’elle voyait – et ça se justifiait – c’était un Lestrange. Un homme qui appartient à l’une des familles les plus dangereuses d’Angleterre. Qui sait ce qu’il pourrait m’arriver une fois mariée. Elle ne connaissait pas Arcturus. Elle jugeait avec ce qu’elle savait. Arcturus ne lui avait pas non plus donné une première bonne impression, ce qui ne devait pas aider à ses craintes. Elle avait peur de me voir en souffrir… Sa demande était donc, d’une certaine façon, légitime venant d’elle. De là à ce que je l’accepte… Il y avait une marge. Je comprenais sa demande mais je ne l’approuvais pas. Cela restait ma vie privée.

Je réfléchissais cependant à ses mots. Je n’allais pas répondre sous le feu de la colère. J’étais bien plus intelligente que ça. Je savais que je ne pourrais pas la faire changer d’avis aussi facilement. Je le pourrais mais pas sans conséquence. Je pourrais perdre ma meilleure amie or je ne voulais pas. J’avais la preuve d’avoir la meilleure amie au monde – même si elle me mettait dans une situation des plus délicates… - et je ne comptais pas la perdre même pour l’amour d’un homme. J’allais donc devoir ruser comme je savais si bien le faire, réfléchir longuement et avancer à petit pas avec précaution pour éviter une bêtise dont on ne peut revenir en arrière… Si réfléchir fut alors mon choix, Arcturus, bien trop sanguin, démarra au quart de tour. Si j’étais étonnée ? Non. Je l’aimais pour ses impulsivités. Seulement je n’étais pas sûre que ce soit la solution. A voir après comment il se débrouille…

« Je refuse ce serment inutile. » bon… on ne pouvait pas faire plus clair et direct. Je grimaçais intérieurement. Je connaissais Sasha, ça n’allait pas lui plaire. Il fermait totalement la porte au lieu de discuter calmement. C’était tout Arcturus… « Commençons déjà par mettre quelques petites choses au clair. Ce que Mina et moi pouvons faire durant nos rendez-vous ne vous concerne en rien, absolument en rien. » Et je ne pouvais que lui donner raison. Ma vie sexuelle ne regardait que lui et moi. « Alors si nous voulons faire l'amour avant notre mariage, nous le ferons. » Je redressais la tête vers Arcturus. Avait-il dit « faire l’amour » ? Vraiment ? Pour moi c’était comme une déclaration d’amour. Dire haut et fort qu’il me ferait l’amour revenait à me dire qu’il m’aimait. Ses mots n’aidèrent pas mon cœur qui voulait vraiment lui appartenir. « Cela étant, le sujet a été longuement discuter entre Mina et moi-même. Je ne vous en donnerais ni le contenu, ni les finalités, puisque ceci est du domaine de notre vie privée et intime. Que vous soyez sa meilleure amie, sa demoiselle d'honneur, vous pourriez bien être sa sœur que j'en aurais rien à faire, je ne vous accorderais pas ce serment parce que le sujet ne vous concerne pas. » dit-il catégorique malgré son calme.

Bon au moins il restait calme. Il prit même ma main dans la sienne. J’espérais alors qu’il s’en arrêterait là que je puisse répondre à tout ça. Il n’avait encore pas trop fait de dégâts. Sa réaction pouvait être compréhensible et je pouvais l’éclairer. Arcturus était un homme qui n’aimait perdre aucune liberté ou se voir soumettre. Il prenait déjà bien assez sur lui pour beaucoup de choses à cause de moi et par amour et respect. De un, il acceptait la marque, l’une des plus belles preuves. De deux, il m’accordait fidélité. Il n’était après tout pas obligé et j’avais peur qu’un tel serment reviendrait à me faire perdre ce que j’avais réussi à obtenir. De trois, il me laissait le choix de notre première fois. Rien ne l’empêchait de prendre sans se poser de question. Après tout, mon oncle avait bien tenté de me violer pour obtenir le droit de revendiquer ma main sans que personne ne puisse rien faire. Arcturus pouvait faire la même chose. Mais non, il préférait attendre que je me sente prête pour me livrer la plus belle nuit de ma vie. Il faisait trois sacrifices pour moi. C’était assez de preuves à mes yeux. Le serment inviolable n’était alors pas nécessaire pour m’assurer qu’il ne prendrait pas mon corps pour annuler les fiançailles après. De toute façon sa mère le tuerait pour ça… Je devinais alors ses sentiments vis-à-vis de ça. Il prouvait par trois sacrifices être digne de moi. Le serment inviolable était alors la goutte qui faisait déborder un vase trop plein de frustrations et de sacrifice. Il était humain et ce serment commençait était la chose de trop pour lui alors qu’il devait estimer faire déjà assez ses preuves. Après tout lui faisait tant ! Que faisais-je moi en échange ? Rien, soyons honnête si ce n’est mon attention, mon amour et mes caresses. C’est plutôt moi qui devrais faire le serment inviolable pour prouver que je ne me moquais pas de lui… C’était mon point de vue. De plus ce serment devait bien l’énerver pour une bonne raison. Il venait l’empêcher d’accomplir sa promesse. Ce serment empêchait de me prouver s’il était capable de tenir sa promesse et donc d’accomplir son troisième sacrifice, la preuve même de ses sentiments et de son respect. Ce serment venait alors l’empêcher de me promettre me laisser le choix – et donc la liberté que j’affectionnais tant – sur ce que je désirais vraiment. Ce choix me revenait et Sasha me le volait sans s’en rendre compte. Mais ça… j’allais tâcher de lui expliquer plus en détail. Enfin ça c’était avant que mon fiancé me devance malgré moi :

« Si ses parents et son frère n'avaient eu ce tragique accident et que son père, sa mère ou son frère jumeau étaient là pour me demander la même chose que vous, je n'aurais pas réfléchi à deux fois pour faire ce serment. Cependant, vous n'êtes rien qu'une amie pour elle, une amie ayant elle-même sûrement déjà perdue ce qu'une jeune fille a de plus précieux. » je grimaçais réellement. Arcturus je t’en supplie, tais-toi. Tu avais bien commencé mais là je sens la bourde… « De plus, accepter votre serment irait contre l'une de nos conversations récentes à Mina et moi-même. Si elle désire vous donner des détails sur nos différentes conversations sur le sujet, je ne lui en voudrais pas, mais à mes yeux, nos décisions pour notre vie privée ne vous concerne en rien, comme je l'ai déjà fait savoir. Après ça, si j'accepte, vous pourriez bien revenir pour me forcer à attendre pour lui faire un enfant et ainsi de suite, c'est un cercle vicieux. »

Et je comprenais son point de vue. Arcturus n’avait aucune confiance en elle. Sasha ne ferait jamais ça. Elle savait que ce serait tout bonnement me tuer. Ne pas donner des enfants à l’homme que j’aime me rendrait malheureusement et dangereuse. Je pouvais aimer ma meilleure amie, elle me trahirait en faisant une telle chose et on connaissait tous mes réactions quand je suis blessée. Mon cœur se remplirait de noirceur là où Arcturus m’en libérait. Je ne permettrais que quelqu’un règne sur ma vie que ce soit mon oncle, mon fiancé ou ma meilleure amie. Personne ne devrait décider à ma place de mes choix. Mais je connaissais Sasha. Elle ne faisait pas ça pour punir Arcturus et se venger de ce qu’il lui a fait. Non, elle faisait ça pour moi de peur de me voir renier toute mon éducation pour un homme, même s’il s’agit de mon fiancé. J’ai toujours été si droite, un peu comme un modèle de vertu pour Sasha qui n’a jamais eu cette chance. Elle voulait seulement préserver ce que mes parents avaient mis seize ans à construire et qu’un homme venait, selon elle, ruiner en deux mois. Seulement Arcturus ne pouvait pas le deviner ou encore le comprendre. Il n’avait pas reçu mon éducation. Il ne pouvait donc comprendre le poids qui pesait sur mes épaules même s’il pouvait en avoir une légère idée. Pour un homme c’est facile. Céder avant le mariage, tromper sa fiancé, ça n’a rien de grave, c’est même commun. Comme je le disais : j’avais de la chance d’avoir sa fidélité. Mais d’une femme… On attendait une conscience et une valeur morale, ce qui la plaçait au fond au-dessus d’une simple trainée. J’avais alors la sensation d’être confrontée entre ma meilleure amie et l’homme que j’aime, la raison et mon cœur. Arcturus avait une rancune contre Sasha et malheureusement, il ne me facilitait pas la tâche de tenter d’apaiser la situation. Je comprenais son impulsivité. J’étais entièrement de son côté. Je ne voulais pas de ce serment. Mais il était un peu brusque sur le sujet. J’aurais bien dû m’en douter… Sa sœur m’avait prévenu. Pas de sexe = un Arcturus exécrable. Sasha avait touché au point sensible qu’il ne fallait pas, là où, jusque-là, depuis deux mois à le connaitre, je m’en étais merveilleusement bien sortie. Et Arcturus était loin d’avoir fini :

« Mina et moi avons bien une chose en commun et je doute que je ne dise une chose qu'elle ne pense pas, cependant excuses moi Mina si tu ne penses pas ce que je dis, mais en m'amputant de ma possibilité de lui faire l'amour avant le mariage, ne l'amputez-vous pas de la liberté du choix de quand elle voudra sa première fois ? »

Et là il marquait un merveilleux point à mon sens. Je n’aspirais qu’à la liberté. Je voulais avoir le choix. L’avoir ne voulait pas dire que je cèderai à la première tentation. Il y a sinon bien longtemps que je ne serai plus vierge. Seulement m’en priver me donner le goût de vouloir défier les règles. Je n’étais plus aussi sage qu’avant la mort de mes parents. Je ne cherchais que ma liberté. Vouloir m’en priver n’était qu’une raison à me pousser à la saisir de moi-même pour prouver être la seule à pouvoir choisir ce que mon corps pouvait faire. Savoir que je pouvais le faire avant le mariage, sans aucune contrainte aucune avant la formulation de ce serment, ne voulait pas dire que je me jetterai corps et âme dans un échange enflammé dès la première nuit de nos vacances. J’avais des valeurs, une morale, une éducation. Rien ne pouvait prouver que je pouvais être capable d’oser franchir la limite imposée depuis ma tendre enfance. Oui j’en étais capable, sinon jamais Sasha n’aurait fait une telle demande, mais je pouvais aussi être capable de mener mon fiancé à attendre nos noces sans qu’il ne voit le temps passer avec frustration. Je voulais pouvoir être libre de mes agissements sans épée de Damoclès au-dessus de la tête. Savoir ce serment allait totalement me bloquer pour quoi que ce soit, de peur de le perdre, même si une caresse ne lui coutera la vie. On savait, Arcturus et moi, comment ça finirait : par une dispute violente et bornée pouvant nous coûter notre mariage avant l’heure. Et quand ce jour arrivera, je savais que la souffrance serait si grande que je ne pourrais accepter de revoir Sasha, l’en tenant responsable de ce douloureux échec. Elle me perdrait alors définitivement. Je sombrerai. Je laisserai la haine m’habiter. Le seigneur des ténèbres pourra obtenir ce qu’il voudra et je perdrai mon humanité pour ne plus ressentir la douleur d’un cœur déchiré en mille morceaux.

« Prouvez donc votre confiance en ma très chère fiancée, prouvez donc que vous êtes consciente qu'elle n'ira contre les traditions. Prouvez-lui que vous ne la considérez pas comme une traînée se donnant à son fiancé dès la première occasion. Parce que dans le fond, en me demandant cela, vous dîtes de Mina qu'elle me cédera facilement le chemin jusqu'à sa virginité, qu'elle-même ira contre les traditions, qu'elle-même n'agira pas comme une sang-pure. Alors non, je ne ferais pas ce serment parce que je connais Mina et que suite à nos conversations, je sais ce qu'il en est de la question des relations sexuelles avant le mariage. »

J’avais envie de partir. Je n’aimais pas la tournure de la conversation. Je savais déjà que Sasha ne le supporterait pas. Je savais aussi être affreusement d’accord avec mon fiancé, ce qui n’aiderait pas à ne pas perdre ma meilleure amie. Je sentais déjà la déception de son regard et peut-être même le dégoût d’être aussi faible face à mon époux. Elle prendrait ça pour de la soumission là où j’étais simplement amoureuse de lui. Comment lui faire voir que ce n’était pas une faiblesse, qu’elle n’avait pas à être déçue par mon comportement, qu’elle ne devait pas regretter Matthieu qui ne m’aurait jamais amené à risquer de rompre mon éducation par amour… Comment s’en sortir en étant d’accord avec son fiancé et pourtant en comprenant toutes les craintes de sa meilleure amie qui se justifiait ? J’étais prise entre deux feux. La main d’Arcturus était rassurante par son pouce caressant le dos de ma main mais je savais, malgré sa douceur, sans s’en rendre compte, qu’il me détenait. Il me contrôlait. Il avait ce point sur moi. Moi aussi je l’avais. Moi aussi je pouvais obtenir bien des choses d’Arcturus seulement en cet instant, comment réagir pour ne pas froisser un fiancé en le contredisant ou une meilleure amie en la décevant ? C’était une situation sans issues. Arcturus me glissa alors à l’oreille en français :

« Je suis désolé, mais je ne veux pas qu'elle te force à fixer une date contre ton gré et j'ai du mal avec le fait qu'elle semble tant manquer de confiance en toi, ne sait-elle pas que tu as toujours suivit les traditions. » dit-il en français.

On pouvait reconnaitre une chose à Arcturus : il avait les mots pour m’apaiser, me mener et me tenir. Ce n’était pas de la manipulation mais Sasha pouvait le voir comme cela. Après tout, dès qu’il parlait, je redressais le regard vers lui et on pouvait y lire tout ce que je ressentais pour lui. Il m’avait simplement rendu accro. Je ne connaissais pas beaucoup de choses sur lui. Deux mois ne suffisaient pas mais je savais qu’il ne me mentait pas. J’étais alors prête à lui pardonner bien des choses. Je voyais déjà mon avenir au creux de ses bras. J’étais encore jeune, parfois naïve. Sasha avait de quoi craindre. J’aurai pu tomber sur un beau parleur qui se serait amusé à me tenir et obtenir de moi le plus beau défi de sa vie. Pourquoi ne voyait-elle cependant pas toute sa sincérité ? Pourquoi ne voyait-elle pas ce que moi je voyais au fond de ses yeux. Il tendit alors sa main vers ma meilleure amie, prêt à accepter ma demande.

« Commençons déjà par la poignée de main demandée par Mina, le temps que vous réfléchissiez à votre demande. Et ne vous en faites pas, je suis un homme propre, je me lave les mains. » dit-il.

J’aurais presque levée les yeux au ciel si la situation n’était pas si délicate. Même moi je pouvais comprendre l’allusion. Je me demandais d’ailleurs s’il ne disait pas ça pour la taquiner ou s’il était sincère… De toute façon, je ne voulais pas savoir. Je respirais alors longuement. Ça n’allait pas lui plaire mais il ne me laissait pas le choix. Je retirais ma main de celle d’Arcturus pour boire mon verre d’une bonne – trop rapide peut-être – traite. J’en avais besoin pour ce que j’allais dire…

« Je ne dirai pas ne pas être d’accord avec tes propos mais tu vas trop loin. » lui dis-je d’une voix peut-être un peu trop froide à mon goût. « Sasha est comme ma sœur et je sais qu’elle a confiance en moi. Je n’ai pas besoin qu’elle me le dise pour le savoir. Si tu ne t’en étais pas pris à elle sans raison, elle ne réagirait pas comme ça. Ce serment est la conséquence de tes actes et non un manque de confiance en moi. Tu ne t’attaquerais pas à des sorciers sans vérifier leur ascendance, nous n’en serions pas là. » dis-je sèchement.

S’il y a bien une chose dont je faisais attention pour ma part était bien de ne m’attaquer qu’à des sang-moldus ou des moldus. Jamais je n’ai attaqué un sorcier sans raison, du moins pas la première. Sinon il y aurait bien longtemps que la tête de Levinson serait tombée. Je ne certifiais pas ne pas répondre par contre pour me défendre. Alors oui, il ne devait pas s’attendre à ce que je sois aussi pointilleuse sur ça et donc aussi froide et sèche mais je savais que c’était un mal nécessaire pour faire comprendre à Sasha que malgré mon désaccord sur ce serment, même si je semblais faible face à mon fiancé, j’étais encore capable de me défendre moi et elle-même face à l’homme que j’aimais. Je lui mangerai la main, je ne serai pas la femme que je suis : digne de lui. Alors oui ça ne devait pas lui plaire de se faire reprendre ainsi par sa future femme mais Sasha était ma meilleure amie et s’il pouvait lui lancer des pics détournés, je ne pouvais pas rester impassible non plus. Je ferai la même chose avec Sasha si celle-ci venait à oser critiquer mon fiancé. Je ne faisais pas de favoritisme. L’un comme l’autre vont devoir vraiment apprendre à avancer ensemble comme j’allais devoir me retenir de couper la tête de sa Natasha.

« Sasha. Je sais que tu fais ça pour me protéger parce que tu n’as aucune confiance en Arcturus. Je sais que ça part d’un bon sentiment. Je sais que tu ne fais que remplir ton rôle de meilleure amie. Je t’en remercie vraiment… Tu as tant fait pour moi surtout ces temps-ci. J’ai conscience de ce à quoi j’ai échappé… » lui dis-je d’un voix douce avant de me tourner vers Arcturus : « Je t’expliquerai plus tard, je n’ai pas envie de parler de ça dans un bar, c’est assez gênant de tenir la conversation de ma première fois ici. » gardant la même intonation de voix preuve que je ne lui en voulais cependant pas pour ses impulsivités.

Et je posais moi-même ma main dans celle d’Arcturus pour démontrer qu’il n’y avait pas que lui qui pouvait avoir le dessus dans cette relation. Ce n’était pas une question d’un soumis et d’un dominant. Non, nous étions égaux, nous partageant les rôles suivant la situation. Il fallait qu’elle le comprenne. Arcturus était un homme difficile mais j’étais à la hauteur.

« Ça aurait pu mal finir et je sais qu’en pensant me voir donner ma virginité avant l’heure, tu penses que ce que tu as fait n’a servi à rien tout comme le reste de mon éducation. J’en ai très clairement conscience. » dis-je avant de me lever pour m’asseoir à côté d’elle.

Je la pris alors dans mes bras, la prenant par surprise. La serrant tout contre moi, je savais qu’elle avait besoin d’être rassurée. Elle était comme une mère qui perdait son enfant, devant le laisser à un homme qu’elle connaissait à peine et qu’elle voyait comme une menace. Je connaissais ma meilleure amie par cœur. Ce n’était pas en me braquant à sa demande que j’allais pouvoir obtenir quelque chose. Oh non… tout ce que j’allais gagner serait de la perdre. Je lui dis à l’oreille pour qu’elle soit la seule à entendre sans qu’Arcturus ne puisse à cause de tout ce brouhaha dans le bar :

« C’est justement pour ta bienveillance, ta providence et ton amitié fraternelle que du fond du cœur, tu es comme une sœur pour moi, peu importe ce que les autres peuvent en penser. » dis-je en la serrant vraiment tout contre moi. « Mais Sasha… ça ne devrait pas être un choix qu’Arcturus m’impose tout comme toi. Je devrais être libre de choisir entre la raison de mon éducation et les sentiments incontrôlés de mon cœur. On fait tous des erreurs. C’est avec elle que nous avançons et que nous mûrissons. Je sais que l’idée ne va pas te plaire mais si j’ai dit ‘oui’ à cet homme c’est justement parce qu’il est capable de me faire tout renier pour son amour. Pour lui, je suis prête à l’impensable… Je sais que tu penses que c’est trop soudain, trop tôt et qu’il ne le mérite pas mais regarde dans ses yeux et ose me dire qu’il n’est pas sincère quand il me regarde… Je sais qu’il n’est pas parfait, que tu aurais rêvé mieux pour moi mais je n’aurais pas pu trouver un homme qui pouvait autant me correspondre. Regarde dans ses yeux Sasha et lit ses sentiments. Il est prêt à bien des sacrifices pour moi qui ne lui sont pas obligatoires : la marque… la fidélité… ma liberté… Doit-il encore prouver à quel point il m’aime et me respecte ? Je pense qu’il a assez fait ses preuves pour qu’on revienne encore douter de sa sincérité. Alors peut-être risquai-je la honte et le déshonneur mais quand tu aimeras, tu comprendras que le danger et la honte ne font pas peur, que ce sentiment peut te faire soulever des montagnes juste pour voir ton reflet dans ses yeux chaque matin avec sa lueur au fond du regard, de ne pas se sentir mieux qu’auprès de toi. Comme la sensation d’être né l’un pour l’autre… Tu n’as pas confiance en lui, je le sais, mais tu as confiance en moi. Je te demande alors de croire en moi et mon jugement sur ce qui est le mieux pour moi, or mon corps, mon cœur et mon âme brûle de lui appartenir. Que ce soit avant ou après le mariage, je ne peux le prédire mais si ça doit arriver c’est parce que Merlin lui-même aura jugé que c’était le meilleur moment pour notre amour… » dis-je finalement en quittant ses bras.

Je posais alors la main sur celle de Sasha en la regardant tendrement dans les yeux. Ma douceur, face à l’autorité des paroles d’Arcturus pouvait semblait tellement opposé… Je n’avais pas besoin d’utiliser de brutalité avec Sasha. Ma douceur avait souvent eut raison d’elle. Est-ce qu’elle me laissera une fois de plus la convaincre ?

« Je te demande l’autorisation d’une sœur à une sœur d’en décider moi-même. » dis-je finalement à tonalité normale qui permit à Arcturus de l’entendre pour comprendre que tout ce que j’avais dit n’allait pas contre ses propos. « S’il te plait… Laisse-moi l’aimer à ma façon peu importe ce que ça implique : après… ou avant. »

Oui les coutumes imposaient d’attendre le mariage mais l’histoire démontrait des exceptions où le père donnait son autorisation en échange d’un contrat fiable entre les deux partis pour assurer le mariage. Ça s’était fait dans le monde moldu pour s’assurer d’une forte alliance, La sœur d’Ann Boleyn en était la preuve. Oui ce n’était pas un exemple parfait mais n’allait pas me dire qu’Ann Boleyn n’a pas cédé elle-même à Henry, roi d’Angleterre, avant le mariage pour s’assurer sa place. Qui pouvait le certifier ? En attendant elle a eu le mariage qu’elle désirait. Oui ça s’était mal fini, parce qu’elle n’avait pas mise au monde un héritier à la couronne mais j’étais convaincue que cela ne m’arriverait pas. Ça s’était aussi vu dans le monde sorcier même si cela restait très rare. Elle voulait un serment inviolable ? Elle pouvait l’obtenir en demandant que quoi qu’il arrive, nous serons mariés l’un à l’autre. Tout ce que je lui demandais, c’était alors de me donner son accord de sœur de prendre moi-même cette décision. Elle pouvait même forcer Arcturus au serment inviolable de ne pas me posséder contre mon gré si elle le désirait, je savais qu’Arcturus ne le ferait pas. Il en avait eu milles occasions, jamais il n’avait cédé. Pire, ils nous avaient parfois freinés. Je gardais alors ma main dans celle de Sasha, ne quittant pas son regard, espérant qu’elle cède. Je ne voulais pas la décevoir mais je voulais qu’elle comprenne que j’aimais cet homme et que si je sentais que c’était le moment, nuit de noces ou pas, je voulais être libre de ce choix. J’espérais qu’elle comprendrait. Ce choix devait uniquement m’appartenir à moi et non à une loi, une coutume ou à une personne peu importe sa place dans ma vie et mon cœur. Je m’appartenais entièrement à moi seule et je voulais donc faire ce choix seule au regard de mon passé, de mon présent et de mon avenir, ce avec mon cœur...

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mar 14 Avr - 16:56
Invité

Bon, quand cesses-tu de vouloir jouer à celui qui pisse le plus loin ?
Sasha&Acturus&Mina




Cet abruti de service prit la parole en premier, et bien entendu, ces premiers mots ne furent pas pour me plaire, loin de là. M’occuper de ce qui ne me regardait pas ? Je n’avais vraiment pas la même vision des choses. Je voyais de que famille il venait, si on pouvait appeler cela une famille, et c’est donc à juste titre que j’avais fait ma demande. Le bonheur de mon amie me regardait plus que jamais, et quand il fit mention du faite que si j’avais été sa sœur, cela n’aurait rien changé, je vis rouge. Je ne sais par quel miracle je parvins pourtant à me contenir, Mina pouvait être fière de mon self contrôle. Elle n’aimait peut-être pas non plus ce que j’avais pu dire, mais au moins, j’étais polie et courtoise moi ! Il parlait sans rien savoir, il n’avait aucune idée de qui j’étais, de qui sa fiancée était et surtout, de par quoi elle était passée. Ce n’était qu’un idiot de mâle de plus qui penser avec ce qu’il entre les jambes. Ce n’était pas parce qu’il n’avait pas encore baissé son pantalon qu’il n’allait pas tout faire pour arriver à ses fins de façon lâche et perverse. Il connaissait les choix de Mina ? Grand bien lui fasse, je savais déjà qu’il allait les contourner. Je n’avais pas confiance, un point c’est tout, et il ne faisait rien pour me prouver que j’avais tort, bien au contraire. Sa poignée de main ? Il pouvait se la foutre où je pensais, au moins, je serais sur de savoir où elle était passée.

J’aurai bien répliqué, mais voir Mina boire son verre cul sec me stoppa sur l’instant, et elle prit la parole avant que je n’eus le temps de le faire, ce qui fut surement une bonne chose. Le ton sec qu’elle employa m’alla bien, et il put s’estimer pourtant heureux, car ce n’était à côté de ce que je voulais lui faire pour lui faire comprendre la même chose. Si il était idiot au point de ne pas comprendre de simple mot, j’allais m’assurer qu’il allait imprimer, et cela, pas en douceur. Cependant, j’en pris aussi pour ma part, même si le ton de Mina fut tout autre pour moi. Au regard de l’autre débile, je sus qu’elle ne lui avait rien dit pour son oncle. Cet idiot s’en serait pourtant mieux porter, car il serait en train de me remercier plutôt que m’insulter. Son mariage, il ne le devait pas à ses belles paroles, il me le devait. Elle continua alors en éclairant ma pensée sur ma vision des choses. Oui, je refusais qu’elle se donne à cette limace comme ça, et ce n’était pas pour rien. Elle avait toujours tout eu. Elle avait vécu un drame, mais elle avait eu de l’amour et avec une éducation. Elle était, à côté de moi, la preuve certaine, mais peut-être la dernière, que ce monde n’était pas encore perdu. Pouvait-elle m’en vouloir de ne pas supporter de voir ce dernier espoir s’envoler ? Je me battais pour ça, mais si elle se donnait avant le mariage, c’était moi qu’elle finirait de briser, et alors, il n’en adviendrait plus rien de ce que j’avais réussi à construire d’à peu près humain pour ma part.

A la fin de ses mots, elle se leva pour venir à côté de moi, et à ma grande surprise, elle me serra dans ses bras. Cela me prit au dépourvue, et je fus bien incapable de réagir, même si je fus loin de lui rendre son étreinte avec autant de ferveur. La rage bouillait dans mon sang, elle ne devait pas m’n vouloir. Ce n’était pas de sa faute à elle, c’était de sa faute à lui. Comme ce dernier jour où je l’avais sauvé, j’avais cette colère à évacuer pour ne pas achever d’être complétement folle, mais rester à voir comment j’allais l’évacuer. Elle me parla alors à l’oreille, et encore une fois, je me mis à l’écouter, le cœur serré. Elle était naïve, trop naïve… Il avait fait des efforts pour elle ? N’avait-elle donc rien appris de mes propres erreurs ? Aaron Kingfell avait pourtant été une belle claque, et ses soi-disant gestes et attentions d’amour, j’y avais eu le droit, pour ensuite me faire trainer plus bas que terre. Non, je ne pouvais pas comprendre ce qu’elle me disait, aveugler par la colère et la peur. Mais avais-je le droit de la perdre pour cela ? Si je la perdais, je me perdais moi aussi, je le savais. Elle avait des rêves pleins les yeux et une part de moi ne voulait pas les briser mais une autre savait que derrière le beau décor, se cacher un cauchemar. En tout cas, si je me trompais, je n’en avais encore eu aucune preuve de la part du concerné. Mina pouvait me dire tous les mots possible et inimaginable. Si lui ne me le disait et ne me le prouvait pas, c’était comme pisser dans son violon.

Quand elle me lâcha, elle me demanda une dernière fois mon autorisation. Je restai alors silencieuse. Longtemps ? Bien assez pour la faire douter surement, mais j’en avais besoin. Elle me contraignait, et elle devait en avoir conscience, mais je n’allais pas lui donner pleine satisfaction. Pas comme elle devait l’imaginer.


« Tu es plus qu’une amie, tu es une sœur pour moi et ce que j’ai de plus précieux. On pourra me reprocher de te surprotéger, mais moi au moins, je t’aurai sauvé de ce dont je peux. Je ne continuerai pas plus cette conversation ni cette rencontre. Je comprends tes arguments, mais je ne peux les accepter. Fais cependant comme bon te semble, mais je veux être honnête, tu n’es qu’une femme aux yeux d’enfants qui veut amadouer le loup et qui va se faire dévorer. Je serai ravie de me tromper et je vous laisse l’occasion de me le prouver. Prouve-moi que je n’ai pas tort de te croire, en me prouvant que j’avais tort sur le reste. »

Elle n’avait pas ma bénédiction, mais elle n’avait pas mon interdiction non plus. C’était à elle de juger, mais au risque d’aller à un point de non-retour qui m’apparaissais comme évident à ce jour. Mon regard vint ensuite sur Arcturus, froid et violent, et sans douceur, j’attrapai sa main pour même le tirer un peu contre la table sans m’en soucier, profitant de la surprise.

« Que ces paroles entre bien dans ton esprit et veille à ne jamais les oublier. Si par malheur tu abuses d’elle comme tous les mâles de ton espèce savent si bien le faire, sache que sorcier ou pas, mangemort ou pas, Lestrange ou pas, je te ferai payer de l’avoir détruite. Mina a ma confiance, mais en ce qui te concerne, tu ne vaux pas mieux qu’un loup déguiser en vulgaire porc. »

A ces mots, je le lâchai pour me lever et partir sans plus de cérémonie, n’accordant un regard à aucun des deux. J’étais violente, mais il fallait que je sorte, car je le savais, sa tête aurait fini dans un choc fracassant contre la table. Marchant dans la rue, un abruti eu pourtant le malheur de me siffler, et ce fut mon poing dans sa figure, et sa figure dans le mur. Je le tabassais sans m’en soucier alors qu’il n’y avait personne aux alentours, jusqu’à le laisser là et prendre le chemin de mon appartement, la main en sang.

AVENGEDINCHAINS

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mar 14 Avr - 22:03
Invité
J'observais Mina retirer sa main de la mienne, elle but d'une traite son verre et elle commença à m'attaquer. Très bien, elle voulait faire les choses ainsi, elle voulait vraiment qu'à notre prochaine rencontre je lui rappelle quel place elle devait tenir en public. On ne pouvait même plus parler de simple vexation, on pouvait seulement parler de colère. Je me fichais qu'elle puisse prendre le dessus dans notre vie privée, il était hors de question qu'elle ne se comporte de la sorte en public, surtout pas en m'attaquant ainsi face à une tierce personne. De plus, je n'étais pas elle, je m'attaquais à tout ce qui se trouvait sur mon chemin si je le jugeais nécessaire. Je faisais mon possible pour préserver les sang-purs, mais quiconque d'autres n'avait aucune importance à mes yeux. Je m'autorisais à tuer des sang-purs s'ils étaient traîtres à leur sang ou s'ils avaient osés vouloir faire du mal à ma famille. Hors à notre dernière rencontre, sa Sasha avait tout l'air d'une sale traître à son sang ou d'une sang-mêlée ou d'une sang-de-bourbe, mais en aucun cas d'une sang-pure. Je n'étais pas du genre à chercher très loin, les apparences me suffisaient et là, j'avais bien envie de quitter la pièce pour aller torturer la première personne venue. Aux dernières nouvelles, je n'étais pas celui voulant la forcer à me donner sa virginité le jour de notre mariage, je n'étais pas celui à vouloir la priver de liberté, c'était justement son amie qui voulait faire de telles choses. Et c'était moi qui prenait pour la juger sur les apparences, pourtant la garce n'était pas mieux que moi, elle me jugeait aussi sur mon apparence.

Je retournais mon attention sur Mina quand elle parla d'une chose lui étant arrivé il y a peu de laquelle elle s'était échappée et qu'elle me dit. « Je t’expliquerai plus tard, je n’ai pas envie de parler de ça dans un bar, c’est assez gênant de tenir la conversation de ma première fois ici.  » Me dit elle et je lui lançais un regard sombre, malgré sa voix douce. Alors elle avait des secrets pour moi et elle préférait en parler avec cette garce qui lui servait d'amie, elle n'avait qu'à l'épouser elle si c'était ainsi et que je n'avais pas assez sa confiance pour qu'elle me parle de ce qui se passait dans sa vie. Lorsque sa main se posa sur la mienne, je la retirais vivement, elle n'avait qu'à aller toucher son amie et lui prendre la main, puisque je passais après cette fille dans l'ordre des priorités de Mina, même dans l'ordre de son affection, après tout, ce soir, j'avais toujours été le premier à prendre les coups de gueule de Mina. Je ne voyais plus aucun sentiment pour Mina en cet instant, elle venait de me blesser et de m'énerver. Je finis mon verre en lançant un regard mortel à Mina lorsqu'elle alla rejoindre son amie. Je bouillonnais de rage et j'allais finir par exploser et un sort toucherait sûrement sa chère meilleure amie, il serait sûrement vert et je prendrais plaisir à voir la garce tomber morte. J'eus un sourire d'anticipation sur les lèvres alors que je me servis un autre verre de whisky mais il descendit aussi rapidement que le premier. Quand elle se mit à parler, je fulminais de rage et je continuais même quand elle s'adressa assez fort pour que je puisse l'entendre. J'en avais rien à foutre de sa demande de promesse de sœur à sœur, elle n'avait pas à demander une autorisation pour faire de sa vie ce qu'elle voulait, ni même de son corps ce qu'elle voulait, elle était majeure et orpheline, elle pouvait faire ses propres choix, elle était libre. « Fiancez vous donc, si vous êtes si foutrement proche et ne me fais pas perdre mon temps. » Claquais je en russe sans même me rendre compte de l'utilisation de cette langue dans ma colère.

Je n'écoutais que quelques mots de la réponse de la garce, parce que j'allais réellement finir par la tuer, je finissais déjà mon troisième verre et le quatrième, je me le servis bien rapidement. Je ne réagis pas quand elle attrapa ma main, ni me tira vers elle, je me contentais de serrer sa main avec toute ma force. Je la laissais parler, tout à fait conscient de qui j'étais réellement et que j'étais loin d'être celui voulant abuser de Mina, elle était celle ce soir à avoir voulu abuser de son poids sur Mina afin de nous forcer tout deux à être entraîner dans un serment sur une question ne la concernant pas. J'eus un sourire sadique quand elle s'éloigna, je ne la quittais pas des yeux avant qu'elle ne soit sortie du bar, une fois que ce fut fait, je tournais mon regard enragé et laissant voir toute ma fureur vers Mina. « Premièrement, je ne te permets pas de me faire des reproches publiquement. Comme je te l'ai dit, il y a une limite à tenir entre la vie public et la vie privée. Une personne n'étant pas de la famille est un public, alors un bar, tu imagines bien ce que j'en penses. Deuxièmement, tu ferais peut-être mieux de l'épouser ta garce de copine, puisqu'elle semble avoir bien plus ta confiance et ta sympathie que moi. » Crachais je en français parfaitement conscient de mes paroles et les pensant.

« Je savais que je ne devais pas croire dans le fait de ressentir des sentiments, après tout, ça m'a toujours conduit à souffrir, seul Dora ne me fait pas souffrir parce qu'elle est ma moitié. Je me suis livré à toi, je me suis ouvert. J'ai accepté de rencontrer ton amie. Je te suis fidèle, je t'ai promis de ne pas te prendre ta virginité si tu ne le voulais pas. Je me suis fiancé bordel, j'ai accepté de vivre toute ma foutue vie en ta compagnie. J'accepte de devenir un mangemort pour toi. Je reprends mon vrai nom pour toi et tout ça pour que tu me donnes quoi ? Rien. Tu me présentes ta meilleure amie qui est la pire des garces. Tu m'attaques en prenant sa défense, te montrant bien plus dur avec moi qu'avec elle. T'ai je un jour dit ne pas juger les gens à leurs apparences ? Non. Tu me sais capable de torturer et de tuer sans sourciller, eh bien si tu choisis tes victimes en fonction du sang, je tue ce qui me menace. Je ne fais attention au sang que lorsqu'il s'agit d'amusement. Je suis prêt à te donner tout ce que je peux t'offrir et toi, tu vas faire les yeux doux à une garce avant de lui demander l'autorisation de pouvoir perdre ta virginité avec moi quand tu le décideras. C'est à croire que tu joues les impurs avec cette garce. » Claquais je sans quitter la langue française. Je devais cracher mon venin et j'étais relativement loin d'en avoir fini avec elle. Je bus mon verre cul sec avant de m'en servir un autre, ne quittant pas une seule seconde le regard de Mina.

« N'essayes même pas de me toucher, je suis déjà assez à en colère pour que tu n'en rajoutes pas. Parle si tu veux mais si tu me touches, je passe cette porte et tu pourras toujours me chercher, tu n'arriveras pas à me retrouver.  » Annonçais je froidement avant de finir mon verre, tapotant de mes mains sur la table avec colère. Elle venait de trouver mes limites et mes faiblesses. Elle allait devoir la jouer finement pour que j'arrive à me calmer et surtout trouver les bons mots. J'étais possessif et je n'aimais pas vraiment partager, surtout pas quand j'avais en face de moi une relation si proche et semblant passer avant notre relation à Mina et moi. Je comprenais aussi avec énervement que Mina était une faiblesse pour moi et ça me dépassais parce que même si j'étais en colère contre elle et que je pouvais passer cette porte, elle agissait sur moi comme une drogue et je savais que je ferais tout pour la retrouver si je venais à partir.

Elle était un membre de ma famille en plus de cela. Pourtant, ma colère était plus grande en cet instant que toute considération pour ce que je trouvais de bon en Mina. Je ne voulais pas passer après quelqu'un, je ne voulais pas qu'elle me fasse de secret, sinon que serait notre mariage s'il y avait toujours l'ombre d'un secret planant au-dessus de nos têtes. Mina avait touché ma corde sensible, celle de ne pas avoir ses sentiments, celle de me tourner le dos alors que je me livrais à elle. Encore faudrait il qu'elle se souvienne de mon passé, qu'elle puisse comprendre que j'étais fragile depuis mon arrivée en Angleterre et le rejet de ma mère alors que je l'aimais profondément. Elle allait devoir vivre avec mes angoisses et s'y faire sinon nous allions souvent avoir ce genre de dispute par mon impression d'être délaissé. J'avais purement et simplement peur de ne pas être important à ses yeux, qu'elle puisse me laisser parce que son amitié passait avant moi. « Le pire étant que tu me caches des choses, que tu aies des secrets pour moi. Tu comptais attendre qu'on soit marié pour me livrer tes petits secrets et détruire toute notre vie ? » Soufflais je avec toujours autant de colère dans ma voix. Le fait qu'elle me cache des choses étant aussi blessant pour moi que le fait que j'avais l'impression que sa meilleure amie passait avant moi. À tort ou à raison, je ne pourrais le savoir avant qu'elle ne parle. Je me retins de continuer à cracher mon venin pour qu'elle puisse parler.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mer 15 Avr - 10:20
Invité
Il recommença à utiliser le Russe et je savais, par le ton qu’il avait utilisé, sans avoir besoin de comprendre, qu’il pouvait s’agir d’une remarque acerbe ou d’une insulte. Ni l’un ni l’autre ne m’aurait étonné. Je savais qu’en réagissant comme ça avec Sasha, ça n’allait pas lui plaire. Il fallait vraiment que j’apprenne le Russe… ça m’énervait de ne pas comprendre ce qu’il pouvait dire. Bref, après avoir gérer Sasha, qui soit dit en passant m’abandonna à mon fiancé, j’allais devoir maintenant gérer Arcturus. Ces deux-là allaient me rendre dingue... Je vis alors Sasha partir en soufflant un bon coup. Je savais que notre conversation n’était pas terminée mais je la laissais partir sans rien dire sachant que c’était ça ou voir Sasha et Arcturus finir par s’entre-tuer. J’aurais préféré que ces deux-là s’entendent mais c’était mal parti. J’allais devoir faire avec, refusant de faire un choix pour l’un ou pour l’autre. Je relevais alors le regard vers Arcturus qui était en face de moi, une table nous séparant. Je le vis afficher un regard qui ne me disait rien de bon. Il l’avait déjà eu dans la cage d’escalier en croyant que je me jouer de lui. Je comprenais qu’il soit furieux mais qu’il fasse attention à ce qu’il dise. Je n’étais pas non plus du genre à tout accepter par amour. Je ne le répèterais jamais assez : je n’étais pas une femme soumise.

« Premièrement, je ne te permets pas de me faire des reproches publiquement. » me dit-il en français et je l’attendais celle-là… « Comme je te l'ai dit, il y a une limite à tenir entre la vie public et la vie privée. Une personne n'étant pas de la famille est un public, alors un bar, tu imagines bien ce que j'en penses. » et il fallait y penser avant d’aborder le sujet de ma virginité en plein bar ! Dois-je lui rappeler que je n’avais rien demandé si ce n’est un minimum de courtoisie et de sympathie ?! « Deuxièmement, tu ferais peut-être mieux de l'épouser ta garce de copine, puisqu'elle semble avoir bien plus ta confiance et ta sympathie que moi. » dit-il sèchement et je levais les yeux au ciel. Merlin… Ne me dites pas qu’il est jaloux d’une femme… Cet homme était décidément plus possessif que je n’aurais pu l’imaginer au premier abord. Je ne dis cependant rien à ça. Pourquoi relever ? Pour moi, c’était tout bonnement ridicule. Oui j’aimais Sasha mais comme une sœur. Lui ai-je reproché une fois d’être trop proche de sa sœur jumelle ? Non. Et bien c’était la même chose ici ! J’étais peut-être orpheline mais je n’étais pas seule. J’avais une meilleure amie – comme une sœur – une protectrice – comme une mère – et d’autres personnes qui pouvaient compter pour moi. Bref, lui signaler le ridicule de ses paroles me démangea mais je n’en fis rien pour le moment, n’ayant sérieusement pas envie de m’emporter avec lui-même si je savais que mon sang n’allait pas tarder lui non plus à bouillir s’il me cherchait un peu trop. Il continua alors en français : « Je savais que je ne devais pas croire dans le fait de ressentir des sentiments, après tout, ça m'a toujours conduit à souffrir, seul Dora ne me fait pas souffrir parce qu'elle est ma moitié. » mais réveille-toi ! L’amour n’est pas qu’une chose belle et facile ! Elle a ses épreuves, ses embuches, ses douleurs et ses combats ! « Je me suis livré à toi, je me suis ouvert. J'ai accepté de rencontrer ton amie. Je te suis fidèle, je t'ai promis de ne pas te prendre ta virginité si tu ne le voulais pas. Je me suis fiancé bordel, j'ai accepté de vivre toute ma foutue vie en ta compagnie. J'accepte de devenir un mangemort pour toi. Je reprends mon vrai nom pour toi et tout ça pour que tu me donnes quoi ? Rien. » ok… donc mes sentiments et mon cœur, c’est rien ? Prendre le risque de me mettre ma protectrice à dos, c’est rien ? Défier mon oncle c’est rien ? Contredire mes traditions en le voyant sans chaperon, c’est rien ? Oui ça n’a peut-être pas le même poids. Mais que veut-il de plus ?! Il a déjà tout. Veut-il que je m’agenouille devant lui ? Que je lui lèche les pieds ? Mais qu’il se réveille ! Il m’a choisi parce que je ne m’abaisserais jamais à ça. Il a voulu une femme de tempérament, il est temps de l’assumer. Du reste, il veut quoi ? Que je lui cède ma virginité juste pour lui faire plaisir ? Si c’est ça qu’il attendait juste en remerciement, mais qu’il la prenne cette foutue virginité ! Ok… On respire Mina… Je serrais les mains autour du premier verre qui me vint, soit celui de Sasha. Je préférais encore faire ça que la baffe parte devant tout le monde. Je me contrôlais, croyez-moi je me contrôlais. « Tu me présentes ta meilleure amie qui est la pire des garces. Tu m'attaques en prenant sa défense, te montrant bien plus dur avec moi qu'avec elle. T'ai-je un jour dit ne pas juger les gens à leurs apparences ? Non. Tu me sais capable de torturer et de tuer sans sourciller, eh bien si tu choisis tes victimes en fonction du sang, je tue ce qui me menace. Je ne fais attention au sang que lorsqu'il s'agit d'amusement. Je suis prêt à te donner tout ce que je peux t'offrir et toi, tu vas faire les yeux doux à une garce avant de lui demander l'autorisation de pouvoir perdre ta virginité avec moi quand tu le décideras. C'est à croire que tu joues les impurs avec cette garce. » dit-il.

Me reprocher de jouer les impurs était la parole de trop. Je serrais avec violence le verre. J’allais finir par le briser sous la pression. Je pouvais m’estimer heureusement qu’un verre de whisky-pur-feu soit plus solide qu’un verre d’hydromel. Il but son verre et mon regard n’indiquait rien de bon. Je venais de trouver le calme nécessaire pour le laisser finir mais croyez-moi, ce n’était que l’accalmie avant la tempête. Je ne quittais pas une seule fois son regard.

« N'essayes même pas de me toucher, je suis déjà assez à en colère pour que tu n'en rajoutes pas. Parle si tu veux mais si tu me touches, je passe cette porte et tu pourras toujours me chercher, tu n'arriveras pas à me retrouver. » me menaça-t-il froidement en français.

Il ne prenait aucune peine à cacher sa colère, tapotant de ses mains sur la table ou buvant un peu brutalement son verre. Moi, je le fixais, sentant ce poison monter dans mes veines. Je me tenais bien trop tranquillement… Je le laissais déverser cette haine. Il dit alors ses derniers mots alors que je laissais mon dos s’appuyer au dossier de la chaise.

« Le pire étant que tu me caches des choses, que tu aies des secrets pour moi. Tu comptais attendre qu'on soit marié pour me livrer tes petits secrets et détruire toute notre vie ? » souffla-t-il avec colère.

Je posais alors ma main sur la poche de mon pantalon noir. Ça me suffit à toucher ma baguette. Je me penchais alors finalement vivement vers Arcturus pour poser ma main vivement sur la sienne. De là, le décor changea complètement. Je ne supportais plus d’être dans un lieu public en parlant de ma vie privée. Je me retrouvais alors dans l’une des planques des mangemorts, soit un studio presque vide avec les meubles basiques. C’est tout ce qui m’était venue à l’idée ne pouvant décemment pas transplaner dans un autre lieu public ou chez Sasha. Le lieu constituait un léger couloir vers l’entrée, là où était deux portes, les toilettes et la salle de bain. Ce couloir, de l’entrée, donnait alors à la pièce que nous étions, pas plus de vingt-cinq mètres carrés environ au premier coup d’œil. Il avait sa cuisine équipée mais soft d’un côté, séparée par le comptoir qui pouvait faire office de table avec ses deux tabourets et enfin le ‘salon’ où il y avait un simple lit, une armoire et surtout un bureau. La lumière du jour passait alors uniquement par la fenêtre du salon. Cet endroit était basique et un peu vide mais il n’était en même temps pas habité. Comme je le disais, il s’agissait simplement d’une planque qu’on avait utilisée il y a très longtemps pour surveiller une famille. Autant vous avouez, ils ont fini tous mort pour trahison à leur sang. J’avais participé à cette mission.

Je le lâchais alors pour reculer et poser ma baguette sur le comptoir de la cuisine symbolisant mon refus de l’attaquer par magie. C’était peut-être dangereux de me désarmer ainsi mais je n’avais pas besoin de ma baguette pour lui montrer toute la rivalité dont j’étais capable. De chaque mouvement, je faisais preuve d’un calme implacable et imperturbable. Ça pouvait vraiment être perturbant. J’enlevais alors ma cape, la posant sur un des deux tabourets haut. Uniquement vêtue du corset bleu nuit qu’on avait choisi ensemble Sasha et moi ainsi que du pantalon, simple et classique au premier abord mais épousant mes formes avec volupté, j’avais préféré, pour une fois, de ne pas mettre de robe. A ce moment, je ne regrettais pas une seule seconde. J’étais plus libre de mes mouvements. Ainsi, je vins vers le bureau simplement sans dire un seul mot. Mon silence pouvait alors sembler bien plus cruel que tous les emportements. Il n’indiquait aucune réaction de ma part, il ne donnait donc aucun indice sur mes pensées et croyez-moi, tous les silences peuvent faire bien plus mal que de simples mots. Je connaissais les faiblesses d’Arcturus. Je savais où frapper. L’ignorance, pour lui, était bien plus violente et douloureuse que tous les mots cinglants. Je ne pus cependant pas tenir plus longtemps quand mon corps trouvait sa place, appuyé contre l’armoire.

« C’est bon ? Tu as fini ? » lui demandai-je pour m’en assurer, plus dans l’intention de le provoquer que réellement pour lui donner l’occasion de l’ouvrir encore. A ce moment, estimant que nous étions en privé, je parlais en Anglais. Je n’étais cependant pas à l’abri d’utiliser le Français. Après tout, je maniais bien mieux ma langue maternelle et c’était presque instinctif quand je commençais vraiment à m’énerver. « Dois-je te rappeler que nous ne sommes que fiancés. Ma soumission en public ne t’est donc pas encore acquise. Elle revient officiellement à moi et à moi seule. Je te la cède parce que je le veux bien. Rien ne m’empêche de te la retirer si j’estime que tu vas trop loin. Oui, mariée à toi, j’apprendrai à me taire parce que ce sont les lois mais crois-moi, ne crois tout de même pas t’en tirer si facilement derrière en privé si ça ne m’a vraiment pas plu. Mais non mariée, je reste libre. Ce détail étant remis en place… » ai-je dit bien calmement. « Je n’ai jamais demandé à parler de ma vie privée en public. Vous l’avez fait ensemble. Ne vient donc pas te plaindre par la suite si je t’ai repris dans ce bar. » tentai-je de me contenir. Il n’était pas facile de m’énerver, il fallait le reconnaitre. « Maintenant je tiens à te rappeler une chose : je ne t’abandonnerai pas si ma meilleure amie me le demandait, comme je ne le ferai pas pour elle si toi tu me l’ordonnais. Ça ne vous plait pas de me partager ? Il va le falloir. J’accepte bien ta Natasha ! Et moi je n’ai pas couché avec Sasha à ce que je sache ! »

ok… j’haussais peut-être un peu le ton… Mais je trouvais ça déplacer qu’il soit autant jaloux de Sasha là où ce n’était que ma meilleure amie et non une ex comme lui pouvait me le demander de le supporter avec cette blonde platine aux lèvres si gonflées que je la soupçonnais d’avoir utilisé la magie pour les rendre non plus pulpeuse mais affreusement vulgaire. Quoi ?! J’étais remontée ! Je trouvais ça vraiment déplacer de ça part !

« Tes jalousies ne sont donc nullement justifiées ! Oui je t’ai repris. Et je suppose que ton égo ne l’a pas supporté de voir une femme te contredire mais je ne vais pas te sourire sous prétexte de t’aimer ! Je t’ai prévenu : ma soumission a des limites. Tu attaques ma meilleure amie, je réponds. Comment aurais-tu réagi toi si j’avais fait de même avec ta sœur ? Je doute que ça t’aurait plu… » lui dis-je sèchement.

Bon… Je n’aurais finalement pas tenue si longtemps à garder mon calme seulement je n’arrivais pas à rester calme en repensant à ses propos. Alors oui, peut-être qu’on se disputait pour la première fois mais certaines choses avaient besoin d’être mises au clair pour moi comme pour lui et je comptais bien profiter de cette planque pour pouvoir extérioriser tout ce qu’il y avait en nous.

« Et maintenant, tu me reproches de tout me donner contre ‘rien’ ?! Je n’aurais jamais pensé que tu puisses tomber si bas pour attendre de nos sentiments un retour en valeur sur investissement... » dis-je en quittant l’armoire en posant mes mains sur le bouton de mon pantalon.

S’attendait-il à la suite ? Oh non… certainement pas mais il l’avait cherché. Je ne savais pas comment il allait réagir à ça mais je voulais lui faire comprendre la violence de ses mots. Je voulais qu’il réalise ce qu’il avait dit. Il avait traité mon amour de ‘rien’. Il avait traîné dans la boue mes sentiments. Pire, il m’avait reproché d’agir comme une impure. Il voulait que j’agisse ainsi ? Il voulait voir ce que ça faisait ? Mais soit… Il allait comprendre que je lui donnais bien plus que ‘rien’. Je lui offrais ma personne depuis le début, fermant les yeux sur son nom et la dangerosité que ça peut impliquer pour moi. Je lui dévouais mon cœur surement bien plus intéressant qu’un simple corps et j’acceptais même de lui livrer mon âme et ma main par le mariage. Je me donnais à lui depuis le début. Je le laissais même me toucher sans aucune barrière si ce n’est pas virginité. Mais tout ça n’était pas assez. Non. Tout ça était ‘rien’. Alors ok…

« Mais puisque mes sentiments ne te suffisent plus… » dis-je en me posant dos au lit. « Puisque selon toi ce n’est ‘rien’ que de t’aimer comme une vierge peut le faire. » dis-je en défaisant mon pantalon pour le laisser tomber au sol. « Puisque tu veux quelque chose de concret... » dis-je en m’allongeant sur le lit, consciente de la tenue que j’avais entre le corset et ma fine culotte moins innocente qu’il n’aurait pu l’imaginer.

« Et bien soit. Cela ne changera rien à notre future union. Je ne romprai pas les fiançailles si c’est vraiment ce que tu veux. Mais je n’ai rien que tu n’ait déjà à part ma virginité. Tu exiges pourtant un retour sur investissement pour tes sacrifices ? Alors prends-moi. Possède-moi. Baise-moi puisque l’amour ne suffit pas. » dis-je en le fixant droit dans les yeux.

Je semblais sûre de moi. Au fond, mon cœur battait milles rythmes à la fois. J’étais consciente de ce que je faisais. C’était dangereux, très dangereux. Après tout, si je pensais marquer un échec et mat à la situation, je pouvais très bien provoquer finalement ma propre chute. Je lui offrais le plus beau sacrifice sur un plateau d’argent. Il voulait un retour ? Un sacrifice de ma part ? Que pouvais-je lui offrir ? De l’argent ? Un domaine ? Il avait déjà tout ça. Du pouvoir ? Il n’avait pas besoin de moi pour ça. Qu’avais-je finalement à lui donner si ce n’est mes sentiments et mon cœur ? Rien à part ma virginité. Il me demandait une chose concrète, une preuve irréfutable. Je ne pouvais faire mieux. Il pouvait tout prendre, je ne l’en empêcherai pas mais je savais déjà que je n’en éprouverai aucun plaisir. Je me contenterai juste de lui donner ce qu’une femme soumise lui aurait accordé à la nuit de noce : sa virginité mais pas sa passion. Son corps mais pas ses soupirs. Sa soumission mais pas son amour. C’est ce qu’il voulait ? Vraiment ? Etre cet homme sans scrupule comme tous les autres, ayant besoin d’une contrepartie ? Je le regardais droit dans les yeux. Je semblais bien forte mais je savais que j’allais m’effondrer peu importe son choix pour la simple et bonne raison qu’il venait de me faire du mal au plus profond de moi en doutant de mes sentiments en demandant des preuves. Mais qu’il prenne… Je ne lutterai pas. Qu’il m’abaisse à ses conquêtes si c’est ce qu’il désirait. Qu’il ose le faire. Je ne le détesterai même pas. Je saurai juste à quoi m’attendre…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mer 15 Avr - 17:07
Invité
Mina attrapa ma main avec rapidité et je sentis la sensation de transplanage, puis on se retrouva dans un studio m'étant parfaitement inconnu. Au moins nous aurions le loisir de nous disputer ans un lieu privé. Je pus voir une cuisine équipé, un comptoir du genre bar ouvert sur la chambre où nous nous trouvions. Je ne pouvais dire si cet appartement appartenait à Mina, mais il me semblait trop impersonnel pour être habité, j'en conclus qu'il n'était pas à elle, peut-être à quelqu'un de son entourage ou le savait elle simplement inhabité bien que meublé. Ça n'avait pour le moment aucune importance, c'était simplement juste un lieu privé où nous pourrions nous engueuler sans nous donner en public et ça suffirait. Elle lâcha enfin ma main et se recula pour poser sa baguette sur le comptoir. Je notais son comportement, déjà nous n'allions pas en venir aux attaques magiques, une chose que je ne voulais sûrement pas plus qu'elle. Bien qu'en colère, je ne voulais pas lui faire de mal ou la blesser physiquement, la blesser mentalement et psychologiquement ne m'importait pas, je dois bien l'avouer. Elle retira sa cape, la posant sur un des tabourets et finit ne portant que son corset bleu nuit et son pantalon. Pourtant, je n'y vis rien de tentateur, j'étais trop en colère pour lui trouver quoi que ce soit d'attirant. Elle s'approcha du bureau, toujours sans un mot et le silence était pour moi bien plus destructeur que tous les mots. Son silence me rendait nerveux et plus en colère encore. Je n'avais que trop l'habitude du silence, qui était devenu une chose blessante pour moi. Je préférais encore me prendre une bonne gifle, me faire détruire verbalement ou même me faire agresser par la magie, même si c'était de la torture, plutôt que les silences pesant comme celui-ci.

Sans même quel ne puisse le savoir ou s'en rendre compte, elle faisait remonter en moi des souvenirs bien difficile. Comme toutes mes questions à ma grande-tante sur mes parents et les silences qui avaient suivit parce qu'elle n'avait pas les réponses à l'abandon dont ils avaient fait preuve. Les nuits silencieuses à regarder les étoiles en me demandant si ma mère m'aimait, si elle voulait me protéger. Le silence sur mon nom quand j'entendais mes camarades dénigrer mes parents en les traitant de fous. Les derniers à remonter furent sur le jour de mon retour en Angleterre, quand j'avais rencontré mes parents et qu'ensuite je n'avais plus eu droit qu'au silence et à la nouvelle disparition de ma mère dans ma vie. Tout ces moments ne me mirent que plus en colère et firent apparaître une très légère lueur triste au fond de mon regard. Je savais ce que ce silence signifiait, encore une fois, j'allais sûrement me mordre les doigts pour m'être autorisé à m'attacher à une personne. Elle s'adossa contre une armoire et je la fixais d'un regard lointain, je n'étais plus réellement présent mentalement, puisque les souvenirs m'assaillaient. « C’est bon ? Tu as fini ?  » Ces paroles me ramenèrent à l'instant présent, même si je ne les avais pas réellement enregistré et compris dans mon esprit, c'était juste le fait qu'on me parle qui me faisait retourner mon attention vers elle. « Dois-je te rappeler que nous ne sommes que fiancés. Ma soumission en public ne t’est donc pas encore acquise. Elle revient officiellement à moi et à moi seule. Je te la cède parce que je le veux bien. Rien ne m’empêche de te la retirer si j’estime que tu vas trop loin. Oui, mariée à toi, j’apprendrai à me taire parce que ce sont les lois mais crois-moi, ne crois tout de même pas t’en tirer si facilement derrière en privé si ça ne m’a vraiment pas plu. Mais non mariée, je reste libre. Ce détail étant remis en place…  » Dit elle comme une excuse à ses actes et elle ne me comprenait visiblement pas. Je n'avais pas dit qu'en privé elle ne pouvait pas me faire des remontrances sur ma façon d'agir, je lui disais juste que même avant le mariage, il fallait déjà montrer au monde comment allait se passer les choses. « Je n’ai jamais demandé à parler de ma vie privée en public. Vous l’avez fait ensemble. Ne vient donc pas te plaindre par la suite si je t’ai repris dans ce bar.  » Parce que je suis coupable maintenant du fait que ta garce a décidé de parler de notre vie privée en public. Je te signale juste ne pas avoir été le premier à parler de notre vie sexuelle mais bien elle avec sa saleté de serment. Alors ce genre de reproche, va les faire à ta garce que tu appelles meilleure amie. Au moins mes amis auraient le respect de ne pas faire une telle chose. Natasha n'irait jamais demander à Mina de coucher ou non avec moi et elle ne me demanderait jamais la même chose, elle n'oserait même pas me demander quoi que ce soit concernant ma vie privée avec ma fiancée. Au moins, Natasha savait où était sa place en tant qu'ami. « Maintenant je tiens à te rappeler une chose : je ne t’abandonnerai pas si ma meilleure amie me le demandait, comme je ne le ferai pas pour elle si toi tu me l’ordonnais. Ça ne vous plait pas de me partager ? Il va le falloir. J’accepte bien ta Natasha ! Et moi je n’ai pas couché avec Sasha à ce que je sache !  » Je n'allais pas lui ordonner de ne pas fréquenter cette garce, je l'avais déjà très clairement dit, je ne l'empêcherais pas d'avoir sa liberté, j'avais simplement demandé à connaître ses amis. Et bien que je n'aurais jamais confiance dans la garce, je n'empêcherais jamais Mina de la fréquenter. Si elle voulait qu'on parle de Natasha, on pouvait y aller. Natasha était il faut le dire une ex-conquête, mais elle était différente de mes autres conquêtes, parce qu'elle avait réussi à gagner mon amitié pendant que nous simulions une relation de couple. Je savais que si je demandais à Natasha quoi que ce soit à Natasha, elle le ferait. Qu'elle aurait la décence de ne jamais parler de nos relations sexuelles passées à ma femme. Parce que justement, nous considérions cela tout deux comme du passé, bien qu'elle n'allait pas se gêner pour me lancer de petites remarques sur mon changement de comportement comme elle l'avait fait à la réception. Elle est mon amie et Mina ne pourra rien changer à ça. Pour la juger correctement, elle devait déjà ouvrir les yeux sur le fait que Natasha l'avait conduise à moi à cette réception et c'était rapidement éclipser pour nous laisser juste tout les deux, ce qui n'était pas le comportement d'une femme voulant à tout prix avoir un homme, elle ne le poussait pas dans les bras d'une autre.

« Tes jalousies ne sont donc nullement justifiées ! Oui je t’ai repris. Et je suppose que ton égo ne l’a pas supporté de voir une femme te contredire mais je ne vais pas te sourire sous prétexte de t’aimer ! Je t’ai prévenu : ma soumission a des limites. Tu attaques ma meilleure amie, je réponds. Comment aurais-tu réagi toi si j’avais fait de même avec ta sœur ? Je doute que ça t’aurait plu…  » Dit elle sèchement et elle m'arracha un rire complètement froid. Ne se souvenait elle pas que j'avais justement pris sa défense à elle quand ma sœur l'avait attaqué injustement. Bien que dans le fond, si elle avait attaqué ma sœur, j'aurais démarré au quart de tours, Dora étant bien la seule personne pouvant me faire rompre nos fiançailles et ça, Mina devait bien s'en douter. Hors, on ne pouvait comparer sa meilleure amie à ma sœur jumelle. Les relations ne sont pas du tous les mêmes et elle aurait dû en avoir conscience. Elle n'agissait sûrement pas avec sa Sasha comme elle l'avait fait avec Arthur. Il faudrait qu'elle compare ce qui est comparable. « Et maintenant, tu me reproches de tout me donner contre ‘rien’ ?! Je n’aurais jamais pensé que tu puisses tomber si bas pour attendre de nos sentiments un retour en valeur sur investissement...  » Dit elle avec plus d'énervement en quittant l'armoire pour poser ses mains sur le bouton de son pantalon. Elle pouvait bien se mettre nue que ça ne changerait absolument rien à ma colère. Elle venait même simplement de me mettre un peu plus en colère en me déclarant que je voulais un retour en valeur. Qu'elle parle de sentiments si ça pouvait lui chantait, je ne disais pas ressentir les mêmes quels, bien que peut-être je les ressentais. Elle savait à quoi s'en tenir en acceptant de m'épouser, que j'étais loin d'avoir un caractère facile et que j'étais plus qu'attaché à ma liberté de choix et d'agir. Que m'avait elle donné elle de sa liberté ? Rien, juste sa main et son accord de m'épouser. Je ne lui arrachais absolument aucune liberté.

« Mais puisque mes sentiments ne te suffisent plus…  » Dit elle en se posant dos au lit et il n'était aucunement question de sentiment, hormis du fait que ses sentiments pour moi passaient après ceux qu'elle avait pour la garce. « Puisque selon toi ce n’est ‘rien’ que de t’aimer comme une vierge peut le faire.  » Continua-t-elle en faisant tomber son pantalon au sol ce qui ne me fit absolument aucun effet. Ce n'est pas en s'allongeant sur un lit et en s'offrant à moi qu'elle pourrait me calmer, elle pourrait juste calmer ma frustration. Elle partait sur une histoire de sentiment, je parlais de liberté. Mes sentiments, je ne pouvais les changer et j'en souffrirais plus que ceux que je ressentais pour quiconque. C'était bien pour ça que je n'avais jamais voulu m'accorder de l'attache à quiconque, je ne voulais plus souffrir. Je voulais me préserver de la souffrance et j'avais foncé dans la plus longue souffrance de ma vie le jour où je l'avais rencontré. « Puisque tu veux quelque chose de concret...  » Dit elle en s'allongeant et je restais de marbre, reculant pour m'accouder au comptoir. C'était pas comme si ça changerait quoi que ce soit. J'étais en colère et blessé, même si elle avait dit ne pas m'abandonner si sa meilleure amie le lui demandait, je ne pouvais la croire. Parce que les paroles ne prouvent rien, je le savais depuis toujours, ma mère avait bien assuré à notre père que jamais nous ne serions abandonné et pourtant elle nous avait laissé Dora et moi. Quiconque pouvait parler et ensuite allait contre ses propres mots. Je m'étais aussi promis de préserver ma sœur et pourtant, à quinze ans, elle finissait par perdre sa virginité entre les bras de l'un de nos professeurs dans le seul but d'obtenir du savoir. Les mots n'étaient rien, j'avais échoué avec ma sœur, ma mère avait menti à mon père alors comment voulait elle que je puisse croire en tout ces mots. Son corps, je ne le voulais pas, pas parce qu'elle pensait que c'était ce que je voulais, que c'était le moyen pour elle de me donner une assurance concrète qu'elle m'offrait quelques choses.

« Et bien soit. Cela ne changera rien à notre future union. Je ne romprai pas les fiançailles si c’est vraiment ce que tu veux. Mais je n’ai rien que tu n’ait déjà à part ma virginité. Tu exiges pourtant un retour sur investissement pour tes sacrifices ? Alors prends-moi. Possède-moi. Baise-moi puisque l’amour ne suffit pas.  » J'eus un rire quand elle finit de parler. Le fait de la prendre là et maintenant, sans autre motivation que la colère changerait toute notre union et je lui avais promis de ne pas lui prendre sa virginité si elle ne le voulait pas. Or j'étais conscient que là, elle ne faisait cela que dans le pur et simple but de me calmer et de me faire croire me donner quelques choses de concret et tangible. Pourtant, je ne pus m'empêcher de rire froidement et de façon relativement hystérique, c'était la pire des conneries qu'elle aurait pu faire, se rabaisser au rang de l'une de mes conquêtes, prête à me laisser la prendre sans opposé aucune résistance. Je m'approchais du lit, me baissant afin d'attraper son pantalon que je lui balançais. « Rhabilles toi ! » Ordonnais je en retournant m'accouder au comptoir. « Me donner ton corps n'est en rien une solution pour calmer cette dispute. Ça ne ferait que t'abaisser au niveau de toutes ces filles faciles que j'ai pu baiser dans les trois dernières années. Or tu n'es pas une traînée. J'ai même aucune envie de te baiser, pourtant Merlin sait que dans mes emportements j'aime baiser pour me calmer. » Dis je avec un calme dans la voix complètement à l'opposé de mon être furieux.

« Déjà commençons par le fait que je ne suis pas le premier à avoir aborder ta vie privée. Pour moi, ta virginité et le moment où tu la perdras est entièrement ton choix. Contrairement à ce que tu viens de faire à l'instant en étant prête à me la livrer sans le vouloir. Alors oui, j'ai parlé de ta vie privée, parce que je ne supporte pas l'idée qu'une personne puisse vouloir t'imposer le moment où tu choisiras de perdre ta virginité. Amie ou pas, elle n'a aucun droit de le faire. Et je ne reviendrais pas sur ça, tu es la seule capable de dire ce que tu veux faire de ton corps et quand tu le veux.  » Commençais je en retrouvant toute ma rage et en faisant un grand effort pour ne pas parler russe. Je retirais aussi mon nœud papillon, parce que j'avais complètement horreur de ça. « Ne me dis pas ne pas m'abandonner, je ne peux pas te croire, même si j'ai toute confiance en toi. Il est si facile de dire cela et de finalement abandonner les gens. J'en ai déjà fait les frais une fois, alors ne me dis pas ça. Je n'ai pas besoin de devoir encore supporter une fois le fait d'être laissé là, seul avec cette fois, Dora pour venir me réconforter. J'ai été abandonné à ma naissance, ça m'a déjà bien fait souffrir, je me suis ensuite retrouvé tel un orphelin, quittant mon pays pour un pays étranger, que j'ai quitté une nouvelle fois dans l'espoir d'avoir une famille, peut-être. Tout ça pour trouver un père me donnant une étreinte aimante alors que ma mère ne me donna qu'une fausse étreinte avant de me tourner le dos sans plus venir me voir que pour faire plaisir à mon père. Alors tu vois, j'ai assez de mal avec le mot abandon, je me suis fait abandonner deux fois par la même femme, celle qui devrait m'aimer parce que normalement une mère aime son enfant. » Assurais je en déversant toute ma colère à cause du fait qu'elle ait user du mot abandon.

« De plus, je ne serais celui te demandant de laisser tes amis, parce que je te l'ai dit, je ne vais pas diriger ta vie, tant que tu m'es fidèle, si tu venais à m'être infidèle, je pourrais changer complètement de comportement. Le fait que je ne l'aime pas, ne fera pas que je te forcerais à ne pas la voir. Et puisque tu veux parler de Natasha, oui j'ai couché avec elle et oui nous sommes restés des amis après cela. Pourtant contrairement à ton amie, Natasha a vu que je ressentais quelques choses de fort pour toi et elle m'a dit que je devrais te demander ta main. Elle ne t'a pas conduite à moi sans raison, elle voulait mon bien et elle semble croire que tu es la parfaite Madame Prewett. Je pencherais plus pour parfaite Madame Lestrange. Rien que cette dispute le prouve. Parce que oui, même en colère, je peux encore faire des compliments. » Finis je en la fixant toujours dans les yeux, malgré la colère, j'étais parfaitement sincère avec elle sur mes derniers mots. Je mis la main dans ma poche et jouais avec une petite chose, avant de m'approcher de Mina avec lenteur, toujours un regard mortel dans les yeux. « Je ne suis pas jaloux de ton amie, je ne veux pas passer après tes amis et pourtant, tu m'as démontré que c'était le cas. Je ne veux pas être que ton second ou même plus bas choix de personne à qui tu confieras tes problèmes. Je ne veux pas être juste là pour être l'homme que tu aimes, que tu as épousé et avec qui tu passes tes nuits. Voilà l'impression que m'a donné ton histoire de « je t'expliquerais plus tard », je n'ai pas le droit d'être informé de choses dont elle est informée. Quand tu tomberas enceinte, tu iras aussi le lui dire pour venir me le dire que des jours plus tard ? » Claquais je en posant la boîte étant dans ma poche depuis le début de la soirée, dans la main de Mina.

« Dora pensait que se serait le bon moment pour moi de te donner ceci, elle ne semblait pas avoir prévue que tu allais sûrement me blesser autant que ma mère peut le faire. C'est ce que j'avais prévu de te donner pendant les vacances avant de te demander de m'épouser. Alors tu vois, je n'attends strictement aucun retour en valeur sur investissement comme tu dis. Je veux simplement déjà ton honnêteté et aucun mensonge... » Commençais je avant de poursuivre sans vraiment le désirer en russe. « Je veux que tu défendes nos fiançailles quand on essaye de les bafouer, parce que je ne m'abaisserais pas à avouer ce que je sacrifie comme liberté pour toi. Je ne veux pas que tu m'abandonnes, je ne veux pas souffrir de ta perte. Je veux juste que tu m'aimes et que tu comprennes que j'ai besoin de preuve pour y croire, pas de te voir défendre tes amis. Juste un petit geste pourrait suffire, je n'ai pas besoin d'avoir tout ton corps. » Finis je en allant m'asseoir sur un tabouret soudain très calme. Plus calme que je n'aurais pu le penser, fermant les yeux, je me mis à respirer calmement, conscient qu'elle n'avait absolument rien compris à mes dernières paroles, mais j'étais incapable de lui dire en français ou en anglais. Je ne pouvais pas parler de mes sentiments, de mes envies et de mes faiblesses dans une langue qu'elle pouvait comprendre. Je voulais me préserver pour ne pas souffrir encore plus. Je ne voulais même pas savoir si elle avait ouvert mon paquet contenant une bague en or blanc monté d'un saphir. La bague en elle-même était enchanté pour que personne ne puisse la retirer du doigt de Mina et de quelques petits sorts tout droit sorti de mon esprit. Elle était accompagnée par un collier en or blanc également, avec un pendentif en saphir également ayant la même forme que le portoloin qu'elle m'avait confié, une demi-lune.

Je ne pouvais dire n'en avoir rien à faire de ce qu'elle ferait de mon présent, mais je savais que le moment été le plus mal choisi pour lui faire un tel cadeau. Bien que cela puisse la calmer, je savais que mes paroles n'étaient pas pour le faire, il était vrai que Dora avait dit que je devrais lui donner maintenant alors que je comptais attendre les vacances. Bon ma sœur devait en avoir un peu assez que je transporte ce présent avec moi partout, même dans le manoir. En fait, je commençais doucement mais sûrement à la rendre folle, surtout que je l'empêchais de sortir en la forçant à dormir avec moi parce que je ne voulais pas être tenté de partir. « Le présent est fait sur mesure, ce sont des pièces uniques. Tu peux en faire ce que tu veux. » Dis je sans même relever les yeux vers elle. « J'ai même plus envie de m'engueuler avec toi, puisque de toute manière, tu ne peux pas comprendre ce qui est la partie la plus importante. » Avouais je en faisant référence à mon passage en russe et là, je la regardais. « J'ai en aucun cas voulu te manquer de respect en parlant de ta vie privée et je n'aurais pas dû dire que tu ne me donnes rien. » Finis je par chuchoter en guise d'excuse bien qu'on pouvait toujours sentir que j'étais blessé dans ma voix.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Jeu 16 Avr - 10:37
Invité
Certains actes font mal… On pouvait toujours redresser le regard comme je le faisais. On pouvait toujours tenter de rester forte, il y avait des blessures qui pouvaient être trop dures à porter. Je voulais croire en mon orgueil pour ne pas voir cette larme couler le long de ma joue. Me disputer avec lui faisait pourtant bien plus mal que de repenser à ma famille. Je détenais la boite entre mes mains comme je pouvais détenir mon propre avenir. Le regard baissé, je n’en menais pas large. Je regrettais ce qu’il s’était passé à cause de nos fiertés et peut-être vanités. Il venait de s’excuser à sa façon et le cœur lourd, j’avais la sensation d’être l’entière fautive à la situation. Comme la sensation de ne pas être à la hauteur malgré ses mots, il me livrait tout son être et je n’étais même pas capable de lui avouer ce que mon oncle avait failli réussi à faire si Sasha n’était pas arrivé. Comment lui dire pourtant la peur d’avoir failli ne pouvoir lui offrir la plus belle chose que je détenais ? Comment lui avouer qu’il m’avait touché ? Comment lui dire que chaque nuit j’en faisais le cauchemar ? Comment lui avouer que mon être tout entier en était plus marqué qu’il ne l’aurait voulu ? Je sentais ses mains m’agripper, me forcer, me saisir et m’avoir malgré moi. Mon esprit aimait bien trop me torturer, me réveillant parfois les larmes aux yeux. Comment lui dire que je n’étais pas aussi si forte qu’il l’aurait voulu ? Comment lui avouer ne pas être sûre d’être à la hauteur ? Je n’avais pas la sensation de mériter ce que je détenais entre les mains.

Je ne l’avais toujours pas ouvert. Il avait fini de parler, assis, là, sur son tabouret alors que moi-même, assise sur les talons, sur le lit, je ne bougeais pas, la tête baissée. Je n’aurais pas pensé le blesser autant. Je le lisais pourtant dans ses yeux. J’avais fait une erreur et j’en prenais conscience. J’oubliais trop facilement à quel point il n’était pas aussi insensible. Lui aussi avait des sentiments, lui aussi avait ses faiblesses, lui aussi avait ses peurs et j’avais tiré en plein dedans sans le vouloir. La fierté m’avait aveuglé. Je baissais de nouveau le regard vers cette boite. Ça n’aurait jamais dû se passer comme ça. Une boule naissait au fond de ma gorge et je luttais contre la faiblesse qui venait englober tout mon corps. Comment lui exprimer tout ce que je ressentais ? Quels mots utiliser ? Comment lui faire comprendre que moi non plus je ne voulais pas me disputer avec lui.

Je finis par me relever pour venir vers lui avec la boite dans les mains. J’ouvrais ses mains pour la déposer délicatement dans les siennes. Ce n’était pas un refus de ma part, juste la volonté de le vouloir me les donner parce que je les mériterai. Non pas pour m’apaiser. Je refermais alors ses mains autour de la boite.

« Je ne le mérite pas… » dis-je en regardant les mains autour des siennes.

Mon regard était baissé vers ses mains, pas par manque de sincérité, elle se lisait dans l’intonation de ma voix, mais simplement parce que je ne me sentais pas digne d’avoir le droit de les relever. Je n’avais pas besoin d’artifices, de présents ou encore de douceurs pour sentir mon cœur flancher pour lui. Son regard doux et protecteur me suffisait. Ses bras autour de moi étaient ma nécessité. Comment lui dire que sans lui je dépérissais. Quand il était loin de mes yeux, je ne pensais qu’à lui. Quand j’avais un instant d’égarement, c’est son image qui apparaissait à mon esprit. Oui son présent me touchait et oui j’avais une petite idée de ce que c’était. Mais je voulais qu’il comprenne que je ne l’épousais pas pour sa fortune ni sa protection mais pour lui et juste lui, avec ses forces oui mais aussi avec ses faiblesses. Je ne voulais que lui. J’avais dit oui sans avoir le loisir d’obtenir une bague. Cela était secondaire pour moi. Je n’étais pas très matérielle, pas depuis la mort de ma famille. Je ne cherchais pas à l’épouser pour ce qu’il pouvait m’apporter mais pour ce que moi je pouvais lui donner. Je ne pensais plus à moi, je pensais à nous. J’étais jeune, impulsive à ma façon et aussi inexpérimentée dans les relations de couple que lui. Je faisais aussi des erreurs mais j’apprenais. Je ne pensais pas me disputer de cette façon et aussi vite avec lui. J’avais eu la naïveté de croire qu’on était au-dessus de cela. Et pourtant, si on le voulait, dans quelques années, on en rigolerait, se trouvant bien bête d’avoir douté de nous. Je sais alors qu’il m’avait interdit de le toucher mais j’étais incapable d’obéir correctement. Il pouvait déjà s’estimer heureux que j’ai mon pantalon sur les fesses. Je déposais alors ma main sur sa joue pour redresser son regard vers le mien :

« Je t’aime au-delà de toutes mes limites. Peut-être n’est-ce que des mots mais pour moi ils veulent dire tant de choses. Comment t’expliquer ce que je ressens quand je te regarde… Je ne veux pas te faire des promesses… Je veux les accomplir et voir notre vie à chacun former plus qu’un seul chemin. Tu penses que ma meilleure amie passe avant toi ? Tu doutes de moi ? Oui elle me fait parfois rire mais c’est toi qui illumine ma vie. Oui elle est capable de me changer les idées quand je ne vais pas bien mais toi seul peut éradiquer tous les maux définitivement. Oui elle peut soulager mon cœur mais c’est toi qui le fais vivre. » dis-je en prenant une de ses mains pour le poser sur mon sein, là où il pouvait sentir les battements de mon cœur. « Sens-tu chaque pulsation ? Sens-tu le rythme qu’il a ? Toi seul le contrôle. Oui ma meilleure amie est importante dans ma vie mais sans toi je dépéris. Sans toi je perds mon souffle. Sans toi, je ne fais que survivre. Alors je vais te le redire : Je t’aime Arcturus Lestrange. Je t’aime de toute mon âme, de tout mon cœur, de tout mon être et ça, seul toi détiens cela. Oui ça ne pourrait être que des mots mais regarde dans mes yeux. Suis-je en train de me jouer de toi ? Non et tu le sais. Je ne t’abandonnerai pas, jamais, et sais-tu pourquoi ? Parce que ce que tu sens sous tes doigts, tu le détiens au creux de tes mains. Me séparer de toi reviendrais à mettre fin à mes jours. Ce que je ressens pour toi, je ne le ressens pour personne d’autres. Mon frère reviendrait à la vie et m’ordonnerait de ne pas te voir, je le regarderai droit dans les yeux comme je le fais avec toi et je lui dirai : Arthur, cet homme est l’homme de ma vie et je vais l’épouser parce que je l’aime, que tu le veuilles ou non. Cela est valable pour le restant du monde sur cette terre. Alors s’il te plait… range cette boîte et offre-la moi quand tu estimeras que j’en serai vraiment digne. J’ai fait une erreur aujourd’hui et je ne la mérite pas. Laisse-moi d’abord te prouver ma sincérité, laisse-moi te montrer à quel point je tiens à toi et alors, quand tu le voudras, si tu m'en estimes encore digne, tu me l’offriras. »

Je lâchais alors sa main détenant la boite et sa joue. M’écartant, je ne voulais pas lui imposer plus longtemps un contact entre nous s’il ne le désirait pas. Je finis alors par m’asseoir sur le lit. Mes deux mains venaient de se joindre pour se triturer entre elle signe que je n’avais peut-être pas fini de parler. Je savais que la première preuve de mes sentiments sera de tout lui avouer. J’avais pourtant peur de ses réactions, peur qu’il soit dégoûté de ce qu’il s’était passé, peur qu’il préfère cesser les frais avec moi en choisissant de partir. Je savais que je ne m’en relèverai pas mais je devais au moins être honnête avec lui. Je lui devais bien ça.

« Vendredi soir… Après la rencontre avec ta sœur, on est resté un peu ensemble à se promener pour passer du temps ensemble. J’ignore alors si c’est à cause de ça ou si c’est Kristen qui a dû le dire à son fiancé qui l’a peut-être répété, j’ignore totalement la source… Mais mon oncle l’a su. » dis-je en avalant difficilement ma salive.

Mon cœur s’emballait. Je revoyais la scène sous mes yeux, mes cauchemars me hantaient. Je n’arrivais même pas à le regarder dans les yeux pour lui avouer une telle chose. Je me sentais à moitié bafouée de cette situation. Le pire était même d’en être enchainé. Oui avec sa mère nous avions trouvé une solution mais ça n’allait pas réparer ce sentiment de honte au fond de moi…

« Il est entré dans ma chambre, il m’a désarmé de ma baguette et… » sans baguette il pouvait comprendre que je ne pouvais lui demander de l’aide. Un patronus ne se fait pas sans baguette et comment aurais-je de toute façon trouvé la force d’en faire un avec ce qu’il s’était passé ? Je triturais le bracelet qui m’avait sauvé, contact entre Sasha et moi. « il m’a plaqué contre le mur de ma chambre… » dis-je en touchant mon cou, me rappelant très bien comment il avait pu me saisir. « et arracha chaque bouton de la chemise que je portais. J’ai cherché à lutter mais tu vois sa carrure, la mienne… Plus sa magie, les choses semblaient jouer d’avance. J’ai réussi, je ne sais comment à le déstabiliser. J’ai couru vers ma baguette mais il m’a rattrapé à temps. Je me suis retrouvé face au matelas de mon lit… » dis-je avec cette boule dans la gorge. Je n’osais pas relever le regard vers lui de peur d’y voir la déception dans son regard. « et il a… » Mes mains tremblaient. Même pour une femme forte comme moi, face à ça, il était normal de sentir les larmes menacer de couler. « il a… » je n’arrivais pas à formuler les mots. Etais-je obligée de lui donner les détails ? « Pardonne-moi… » luttai-je pour ne pas m’effondrer.

Je fermais alors les yeux, respirant un grand coup. Une larme coula sur ma joue. C’était la première. Je m’étais jurais de ne pas me laisser aller mais j’étais humaine et face à ça, j’avais beaucoup de mal à faire face. Je le gardais pour moi, refusant d’en parler à Sasha, préférant sourire et avancer et faire surtout comme s’il ne s’était rien passé. Pouvais-je cependant continuer comme ça et avancer sans séquelles ? Non et je le savais.

« Chaque nuit, je revis ce cauchemar sans y trouver aucune issu. Ses mains sur mon corps… Ses doigts touchant à certaines parties de moi… » ramenai-je mes jambes contre moi sur le lit. « Je suis peut-être encore vierge et grâce à mon bracelet me reliant à Sasha » lui montrai-je. « mais la douleur est la même. Je n’arrive pas à effacer le passage de ses doigts sur ma peau. » dis-je les larmes aux yeux. « Peut-être aurai-je du t’en parler plus tôt mais je pensais qu’en n’en parlant pas, ça serait comme s’il ne s’était rien passé. Après ça, jamais nous avons évoqué du sujet avec Sasha. Je ne voulais pas en entendre parler. Tu es le premier et tu seras le dernier. La raison de ma présence chez ta mère ce dimanche, sans lui avoir avoué ce qu’il s’était vraiment passé, était faite pour trouver une solution de me débarrasser de lui sans que le seigneur des ténèbres puisse remonter jusqu’à moi. Je suis pied et poing lié. Si moi ou un proche le tue de sa baguette, nous ne vivrions pas longtemps. La règle est simple : on ne s’entre-tue pas entre mangemort. Et même si tu en aurais envi à ton tour, par ta future allégeance, c’est impossible. » lui rappelais-je. En allant tuer mon oncle, il nous condamnerait de toute façon tous les deux. De plus le seigneur des ténèbres découvrant l’identité d’Arcturus, j’avais peur qu’il s’en prenne aussi à Eiladora en lui demandant allégeance pour tenter de réparer l’ignominie de son frère. Comme je le disais : on était pied et poing lié. « Je dors chez Sasha depuis… Elle vit dans un quartier moldu. Jamais mon oncle ne penserait me retrouver là. » l’informai-je.

Nous n’étions pas idiots. On savait tous les deux que s’il avait fait ça c’était pour pouvoir m’épouser derrière et non simplement pour m’humilier. Il avait voulu devancer Arcturus. C’était un bel affront à la famille des Lestranges mais qui pourrait le confirmer ? Après tout, nos fiançailles étaient encore secrètes… C’était un joli coup du maître qui ne pouvait le condamner d’aucune façon. Je me sentais alors très mal vis-à-vis de ça. J’avais la sensation d’avoir été sali sans l’être. Oui je pouvais m’estimer heureuse qu’il n’ait pas eu le temps mais croyez-moi, Sasha serait arrivée cinq secondes trois tard et s’en était fait. Je ne pourrais alors jamais me pardonner d’avoir été si faible dans cette situation. Les larmes ne coulaient cependant plus. Pas parce que je relativisais, simplement parce que pleurer n’y changerait rien. C’était fait et je ne pouvais revenir en arrière. De mon côté, je voulais avancer, me redresser et arriver à passer outre cette situation comme je l’avais fait après la mort de mes parents. J’étais une force de la nature et qu’Arcturus ne puisse l’encaisser ou non, moi je le ferai comme je l’avais toujours fait. Mais lui ?

« Maintenant… Je comprendrai si après tout ça tu préfères partir. Je ne t’en voudrai pas… » dis-je simplement sans le regarder.

Après tout, que lui apportai-je à part que des problèmes ? Il s’en sortait bien mieux seul. Non seulement je lui faisais faire milles sacrifices peu fait pour lui plaire mais en plus je n’étais même pas capable de savoir me défendre face à mon oncle que je craignais vraiment. Et le pire ? C’est que même sans avoir menti, je lui avais pourtant caché l’audace que mon oncle avait eu. Alors oui je l’aimais mais je n’étais pas sûre que ça pèse assez dans la balance. Chaque homme avait ses limites. Avais-je atteint la sienne ? Après tout, même si je lisais tous les sentiments qu’il avait pour moi, étaient-ils aussi puissants que les miens ? Je fixais alors mes mains, attendant que la porte claque et qu’il parte. L'ironie était alors forte. Finalement, ce n'est peut-être pas moi qui l'abandonnerais mais lui... Je n’étais malheureusement pas assez arrogante pour croire qu’il pouvait m’aimer comme moi je pouvais l’aimer : inconditionnellement…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Jeu 16 Avr - 13:14
Invité
Elle était assise sur le lit, la boite bien fermée entre ses mains, ne voulait elle pas de mon présent. Je me demandais si elle allait le refuser comme je lui avais donné en pleine dispute. J'étais assez inquiet, je ne voulais pas l'acheter ou apaiser la tension en lui offrant, juste lui montrer que j'avais pas besoin de preuve pour avoir envie d'elle et de lui faire plaisir. N'étant pas très à l'aise avec l'idée de lui offrir ce cadeau, sans cette dispute, je ne l'aurais peut-être même jamais fait. Elle finit par se lever et venir vers moi, ouvrant mes mains pour y poser la boite et ce geste me blessa plus que je ne l'aurais pensé. Elle referma mes mains autour de mon présent et m'annonça ne pas le mériter, je la regardais alors que ses mains étaient posées sur les miennes et qu'elle les fixait. Je ne suivais plus du tout là, je ne comprenais plus rien. Pourquoi pensait elle ne pas méritait mon cadeau ? Étais ce la faute de notre dispute ? Après tout, tous les couples avaient des disputes et on savait que ça arriverait, puisque nous avions tous les deux de forts caractères. C'était une chose qui recommencerait et à laquelle nous devions apprendre à faire face. Je ne pouvais lire dans sa tête mais cette boite entre mes mains me faisait penser que malgré ma sincérité, j'allais peut-être me retrouver abandonner par elle. Je sais qu'elle avait toutes les raisons de refuser mon cadeau, mais j'avais pensé qu'elle l'accepterait, qu'elle me demanderait de lui passer le collier autour du cou et qu'elle apprécierait juste ce cadeau. Je m'étais visiblement lourdement trompé. Elle déposa sa main sur ma joue, me forçant à la regarder et je priais pour qu'elle ne parte pas maintenant.

Quand elle se mit à me parler, je sentis mon cœur rater un battement, j'aimais l'entendre me dire qu'elle m'aimait. J'aimais sentir tout le poids et la sincérité de ses mots, même si je disais ne pas croire dans les mots, je la croyais elle, parce qu'elle me parlait du plus profond d'elle-même. J'eus un sourire timide quand elle expliqua ce que lui donnait sa meilleure amie comparé à moi. Je n'avais qu'une envie, la prendre dans mes bras. Je ne le fis pas, ayant trop peur de nous pousser vers une passion n'étant pas la bienvenue à l'instant présent, surtout pas pour moi. Elle avait posé ma main au niveau de son cœur et je pouvais sentir la façon dont il s'animait sous mes doigts. Je pouvais sentir ses battements et je savais que ses mots avaient toute la sincérité possible, même si j'avais du mal à croire dans les mots. J'avais mes propres blessures à panser avant de pouvoir faire pleinement confiance à ses mots et ça allait me demander du temps, mais à ses côtés, je pouvais y arriver, je n'en doutais pas. Elle avait ce je ne sais quoi qui faisait qu'elle arrivait à me faire croire en l'impossible et même dans le fait de refermer des blessures depuis trop longtemps ouvertes. La déclaration pure et simple d'amour qu'elle me fit, me fit me sentir heureux et honteux. Je savais que je ne serais peut-être jamais capable de lui offrir une telle chose par les mots. Que je ferais ce que je pourrais pour lui montrer ce que je pouvais ressentir pour elle et que j'allais avoir beaucoup de mal si elle refusait mes petites attentions comme le cadeau que j'avais voulu lui faire. Le plus touchant pour moi fut quand elle me dit que même si son frère avait été là, elle aurait tout de même accepté de m'épouser sans son accord. C'était réellement les mots les plus forts de toute sa déclaration d'amour. Elle me demanda ensuite de ranger la boite parce qu'elle ne le méritait pas. Que je devrais choisir le jour où je la lui donnerais parce qu'aujourd'hui, elle ne le méritait pas et qu'elle avait fait une erreur. Je devais attendre de voir les preuves de sa sincérité et je ne compris pas réellement parce que toute cette déclaration était dès plus sincère. D'accord, on serait toujours en désaccord sur sa meilleure amie et sur Natasha, mais ça n'était pas comme si on ne pouvait pas s'y attendre depuis ma rencontre avec son amie. Je savais qu'elle me faisait des secrets et ça m'énervait, mais je la savais digne de moi.

Elle s'éloigna de moi, me lâchant et je sentis cette sensation de manque que j'avais quand nous nous séparions. Je ne bougeais pourtant pas, elle avait voulu rompre le contact physique, je respectais son choix et n'avais je pas moi-même annoncé que je ne voulais qu'elle me touche. Elle retourna s'asseoir sur le lit, se triturant les mains. Je ne pouvais m'empêcher d'avoir envie de lui saisir les mains pour qu'elle arrête de faire ça, bien que j'avais compris qu'elle le faisait par nervosité. Je sentais que ce geste signifiait aussi qu'elle n'avait pas fini de parler et que c'était sûrement un aveu difficile qu'elle allait me faire. Je me préparais pour prendre la nouvelle le plus calmement possible, surtout si elle me concernait. « Vendredi soir… Après la rencontre avec ta sœur, on est resté un peu ensemble à se promener pour passer du temps ensemble. J’ignore alors si c’est à cause de ça ou si c’est Kristen qui a dû le dire à son fiancé qui l’a peut-être répété, j’ignore totalement la source… Mais mon oncle l’a su.  » M'annonça Mina et je me tendis. Si son oncle savait, ce n'était pas du tout bon pour nous, mais surtout pas pour Mina. Je me faisais une assez bonne idée de ce dont son oncle était capable, après tout, il avait bien été capable de se montrer violent avec elle après la réception en France et il était mangemort, je ne doutais pas que sa violence n'avait aucune limite. Surtout qu'elle était l'unique héritière de son frère, il n'allait pas laisser s'échapper Mina comme ça, je n'en doutais pas. Elle avait pris d'elle-même la liberté d'accepter des fiançailles, sans l'avis de son tuteur légal. Je me sentis soudain coupable d'avoir mis Mina en danger en lui demandant simplement d'être ma femme. J'allais m'occuper de trouver qui avait bien pu donner cette information à son oncle et je trouverais bien un moyen de me venger sur cette personne, amie de Mina ou non, cette personne allait me le payer. « Il est entré dans ma chambre, il m’a désarmé de ma baguette et… il m’a plaqué contre le mur de ma chambre… et arracha chaque bouton de la chemise que je portais. J’ai cherché à lutter mais tu vois sa carrure, la mienne… Plus sa magie, les choses semblaient jouer d’avance. J’ai réussi, je ne sais comment à le déstabiliser. J’ai couru vers ma baguette mais il m’a rattrapé à temps. Je me suis retrouvé face au matelas de mon lit… et il a…  » Dit elle en se coupant plusieurs fois et je savais ce qu'étaient la suite de ses mots, je pouvais sentir à quel point elle était touchée. Je pouvais même le voir à ses mains tremblantes, mais je voulais qu'elle continue, je voulais savoir s'il avait réussi ou non à lui prendre sa virginité. Parce que s'il avait fait ça, je ne lui donnais que quelques heures à vivre, juste le temps pour moi de réconforter Mina avant de l'assassiner comme le chien qu'il était. « il a…  » Reprit elle et je voulais qu'elle finisse, ça lui ferait du mal sur le coup, mais ça pouvait se montrer libérateur aussi. « Pardonne-moi…  » Pourquoi me demandait elle pardon, j'allais le tuer et il s'excuserait après de Mina avant de mourir, je pouvais le jurer. On pouvait voir déjà la colère dans mes yeux, mais elle ne fit qu'empirer quand je vis une larme coulant sur la joue de Mina. Je pris plusieurs lentes inspirations, il n'était pas tant de lui faire croire que j'étais en colère après elle, elle n'avait pas besoin de cela.

« Chaque nuit, je revis ce cauchemar sans y trouver aucune issu. Ses mains sur mon corps… Ses doigts touchant à certaines parties de moi…  » Avoua Mina en ramenant ses jambes contre son corps et je ne pouvais pas cacher ma haine, en plus de lui avoir fait du mal sur l'instant, elle en avait des réminiscences. « Je suis peut-être encore vierge et grâce à mon bracelet me reliant à Sasha mais la douleur est la même. Je n’arrive pas à effacer le passage de ses doigts sur ma peau.  » M'annonça Mina les larmes aux yeux et je me dis que finalement, la garce n'était peut-être pas si mauvaise pour Mina. Je devrais même penser à peut-être aller lui faire savoir que j'appréciais ce qu'elle avait fait pour ma fiancée. Un jour peut-être, mais pas aujourd'hui.« Peut-être aurai-je du t’en parler plus tôt mais je pensais qu’en n’en parlant pas, ça serait comme s’il ne s’était rien passé. Après ça, jamais nous avons évoqué du sujet avec Sasha. Je ne voulais pas en entendre parler. Tu es le premier et tu seras le dernier. La raison de ma présence chez ta mère ce dimanche, sans lui avoir avoué ce qu’il s’était vraiment passé, était faite pour trouver une solution de me débarrasser de lui sans que le seigneur des ténèbres puisse remonter jusqu’à moi. Je suis pied et poing lié. Si moi ou un proche le tue de sa baguette, nous ne vivrions pas longtemps. La règle est simple : on ne s’entre-tue pas entre mangemort. Et même si tu en aurais envi à ton tour, par ta future allégeance, c’est impossible.  » À ces mots, je laissais échapper un soupir enragé. En plus, je ne pouvais même pas le tuer. Le fait que Mina soit aller parler à ma mère pour planifier le meurtre de son oncle ne m'étonnait en rien. Si je devais planifier un meurtre discret et sans trace et que j'avais la même relation que Mina avec ma mère, j'irais aussi la voir. Au moins, il allait payer, voilà bien une chose qui me rassurait, il allait mourir, mais j'aurais préféré que ce soit de ma baguette en faisant ses excuses à Mina. Pourtant ma future marque m'empêchait déjà de le faire et je ne voulais pas qu'on apprenne mon identité de cette manièree, le Lord n'apprécierait sûrement pas d'apprendre par le bouche à oreille que le fils de Bellatrix et Rodolphus Lestrange, et fiancé de Mina Valmont avait tué l'oncle à sa jeune recrue. Je ne survivrais pas assez longtemps pour mon mariage si je faisais ça et je mettrais en danger ma promesse qu'Eiladora n'aura pas la marque tant que je peux l'empêcher. « Je dors chez Sasha depuis… Elle vit dans un quartier moldu. Jamais mon oncle ne penserait me retrouver là.  » M'informa Mina et je devais avouer pour la seconde fois que la garce était une bonne aide pour Mina. En plus, personne ne chercherait une mangemort au milieu des moldus, c'était une très bonne cachette. Pourtant, j'avais bien envie de lui proposer de venir vivre chez moi, Eiladora faisait un chaperon presque correcte du moins au regard de mes parents qui ne savaient pas que leur petite fille n'était plus tout à fait pure. Je ne le proposais pas pourtant parce que je connaissais le refus de Mina, je me dis que peut-être lui proposer d'aller habiter chez mes parents, mais je ne pensais pas qu'elle le voulait, sinon elle y serait allée directement et son oncle pouvait la chercher chez mes parents. Non, vivre chez son amie était le choix le plus sûr, même si je n'aimais pas la garce.

« Maintenant… Je comprendrai si après tout ça tu préfères partir. Je ne t’en voudrai pas…  » Me dit elle et je ne pus retenir un petit rire semblant très froid à mes oreilles. Ce n'était pourtant rien de méchant. Si elle croyait que j'allais partir en claquant la porte et laisser son oncle gagnait sa vie, elle pouvait toujours courir. Même si son oncle l'avait violé et l'avait forcé dans un mariage, je l'aurais tué et j'aurais épouser la belle Mina Valmont dans les heures suivant la mort de ce porc. J'allais peut-être trop loin dans mes pensées, mais c'est normal après tout, Mina compte pour moi. Elle est de ma famille depuis qu'elle a dit oui. Je quittais mon tabouret, marchant vers elle et sans la prévenir aucunement, je m'assis derrière elle et mes bras passèrent autour d'elle, entre ses cuisses et son ventre pour la coller à moi. « On ne va quand même pas laisser gagner ce vieux pervers. » Soufflais à son oreille. « Même s'il avait réussi son entreprise, je t'aurais arracher à ses griffes par la force et je l'aurais tué, loisir que je n'ai pas dans les circonstances actuelles bien qu'elles soient meilleures. » Assurais je.

Je ne lui en voulais pas de m'avoir caché tout ça, bien que j'aurais de loin préféré qu'elle m'en fasse par avant ce soir. Je me contentais de la tenir dans mes bras, mes jambes de part et d'autre de son corps et mon torse collé à son dos. Je ne savais pas quoi faire de plus pour lui montrer mon soutien et mon envie qu'elle passe au-dessus de cette histoire. Je restais longuement silencieux, tentant d'apaiser ma colère contre son oncle, puis je le laissais mon cœur prendre le relais. « Si on peut dormir ici, on pourrait passer la nuit ensemble, tu pourrais dormir dans mes bras, je ne prétends pas pouvoir éradiquer tes cauchemars, mais je pourrais te réconforter si tu te réveilles et j'ai pas vraiment envie de te savoir loin de moi maintenant. » Murmurais je contre son oreille en essayant de faire passer dans mes mots tout ce que je pouvais ressentir pour elle. Je remontais ma main gauche tenant toujours la boite pour la poser sur ses genoux avec douceur. « J'ai besoin d'aucune preuve de ta part pour que tu prennes ce cadeau. Ça n'est pas une chose que tu dois méritait, c'est quelque chose que je veux sincèrement et du plus profond de mon cœur t'offrir. On achète pas les gens par des biens matériels, on achète pas leur affection, je le sais, je ne veux pas t'acheter ou te faire miroiter ce que je peux t'offrir, j'en ai simplement envie. Je ne l'ai pas acheter juste pour te demander en mariage, je l'ai acheter pour tout ce que tu fais naître en moi et que je ne sais exprimer par des mots. Prends le comme l'expression de ce que je ne sais dire. Acceptes le pour ce qu'il transmet de ce que mon cœur veut te dire mais que ma voix ne peut. » Annonçais je doucement en me forçant un peu pour parler en anglais et non passer en russe comme à chaque fois que mon cœur prenait le dessus sur mon esprit.

Je laissais un instant mon esprit partir dans des questionnements très important au vue de la situation. Je me demandais si mon contact ne gênait pas Mina, s'il ne la mettait pas mal à l'aise après les actes de son oncle, si je ne me montrais pas trop comme à mon habitude alors qu'elle ne voulait peut-être pas autant de contact avec moi. Je ne pouvais pas trop le savoir, mais je me disais qu'elle était bien capable de me repousser si mon contact la gênait réellement. « On peut attendre le mariage si tu te sens mal à l'aise avec mon contact à cause de ce salop. On peut même décaler la date de mariage s'il te faut du temps. » Dis je en regrettant un peu mes mots parce que j'avais peur qu'elle pense que je la prenais pour une femme faible là où j'étais simplement inquiet pour son bien-être. « N'hésites surtout pas à me le dire si c'est ce que tu veux. Je ferais tout ce que je peux pour te rendre heureuse. Je...  » Commençais je mais rien ne vint après, je ne pouvais même pas former les mots dans mon esprit. « Tu es ma parfaite Madame Lestrange. Même si les autres peuvent penser qu'on est mal assortis et qu'on a rien à faire ensemble, je m'en fous, parce que tu as vu que j'ai un cœur et tu as su te faire un chemin jusqu'à lui en cassant toutes mes barrières juste en étant toi-même. » Déclarais je d'une voix basse pour ne pas lui donner l'impression de parler trop fort trop prêt de ses oreilles. Je me contentais ensuite de poser un baiser sur sa joue, attendant de savoir ce qu'elle avait à me répondre.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Jeu 16 Avr - 20:45
Invité
Si je m’attendais à ce qu’il ne parte pas ? Non. Si je m’attendais à ce qu’il se pose derrière moi ? Non. Si je m’attendais à ce qu’il me prenne dans ses bras ? Non. Je me sentais honteuse et indigne. Je m’en voulais et pourtant il me tirait vers lui pour me coller contre lui et m’assurer à l’oreille :

« On ne va quand même pas laisser gagner ce vieux pervers. »

Vieux… Mon oncle n’avait pas encore la quarantaine mais j’avouais, face à nos âges… Ce qui me choquait le plus n’était cependant pas d’avoir vu un homme plus âgé que moi vouloir s’assurer ma main mais son action en elle-même. Après tout, si mon père s’était assuré de m’obtenir un époux jeune quand il avait choisi Matthieu parce qu’il m’aimait, je ne doutais pas que toutes les femmes ne devaient pas avoir cette chance. Il devait bien y en avoir qui devait être mariée de force à un homme légèrement plus âgé comme une dizaine d’année. Là n’était cependant pas la question.

« Même s'il avait réussi son entreprise, je t'aurais arracher à ses griffes par la force et je l'aurais tué, loisir que je n'ai pas dans les circonstances actuelles bien qu'elles soient meilleures. » assura-t-il, m’arrachant un léger sourire.

J’aimais l’idée de le voir jouer les princes charmants m’arrachant du danger comme dans un conte de fées. J’avais toujours compté sur moi mais le savoir doucement de plus en plus présent, prêt à me défendre à son tour, même si je n’oserai jamais rien lui demander était assez rassurant. J’avais la sensation de ne plus être totalement seule. Il réchauffait mon cœur.

« Si on peut dormir ici, on pourrait passer la nuit ensemble, tu pourrais dormir dans mes bras, je ne prétends pas pouvoir éradiquer tes cauchemars, mais je pourrais te réconforter si tu te réveilles et j'ai pas vraiment envie de te savoir loin de moi maintenant. » me murmura-t-il.

Je fermais alors les yeux, respirant calmement. Je réfléchissais à cette idée, sachant pertinemment quelle serait ma réponse. Je n’eus cependant pas le temps de lui en toucher un mot. Insistant, il posa la boite sur mes genoux avec douceur. Qui a dit qu’un Lestrange n’était pas têtu ? Il le fallait bien avec une femme comme moi… La sensation de la boite sur mes genoux me fit ouvrir les yeux. Je la pris alors dans mes mains.

« J'ai besoin d'aucune preuve de ta part pour que tu prennes ce cadeau. Ça n'est pas une chose que tu dois méritait, c'est quelque chose que je veux sincèrement et du plus profond de mon cœur t'offrir. On achète pas les gens par des biens matériels, on n’achète pas leur affection, je le sais, je ne veux pas t'acheter ou te faire miroiter ce que je peux t'offrir, j'en ai simplement envie. Je ne l'ai pas acheté juste pour te demander en mariage, je l'ai acheté pour tout ce que tu fais naître en moi et que je ne sais exprimer par des mots. Prends-le comme l'expression de ce que je ne sais dire. Acceptes le pour ce qu'il transmet de ce que mon cœur veut te dire mais que ma voix ne peut. » me dit-il.

Je me mordis alors la lèvre face à ce qu’il venait de me dire. Il m’aurait dit ‘je t’aime’ j’aurais eu la même sensation au fond de moi. Je ne repousserai pas ce présent une seconde fois. De toute façon j’étais bien trop curieuse pour ne pas finir par l’ouvrir et ça me faisait oublier le sujet de conversation de mon oncle. Je ne voulais pas me laisser abattre pour autant. Oui c’était dur. Oui j’étais consciente que ça aurait pu aller loin mais aujourd’hui j’étais dans les bras de mon fiancé et je ne pouvais rêver mieux. Je commençais alors à me reposer dans ses bras. Vais-je ouvrir ? Pas tout de suite… J’étais curieuse mais surtout déterminée à faire languir cette surprise. J’adorais les surprises. Plus que les présents en eux-mêmes. J’aimais essayer d’imaginer ce qu’il y avait dedans. Bon je m’en doutais : une bague. Mais la boite n’était-elle pas un peu grosse pour une simple bague ? Venant d’Arcturus je pouvais m’attendre à tout. J’oubliais alors un instant mon oncle, me concentrant sur le présent avec une attention particulière comme si l’emballage allait devenir transparent d’un moment à l’autre.

« On peut attendre le mariage si tu te sens mal à l'aise avec mon contact à cause de ce salop. On peut même décaler la date de mariage s'il te faut du temps. N'hésites surtout pas à me le dire si c'est ce que tu veux. Je ferais tout ce que je peux pour te rendre heureuse. Je... Tu es ma parfaite Madame Lestrange. Même si les autres peuvent penser qu'on est mal assortis et qu'on a rien à faire ensemble, je m'en fous, parce que tu as vu que j'ai un cœur et tu as su te faire un chemin jusqu'à lui en cassant toutes mes barrières juste en étant toi-même. » dit-il avant de déposer un baiser sur ma joue.

« Surement pas ! » dis-je d’un ton catégorique, protestataire. « Arcturus… Je ne donnerai pas cette joie à mon oncle. Le premier décembre et pas un jour de plus, je désire être ton épouse. A moins que tu préfères encore attendre quelques jours par simple masochisme… » dis-je avec un sourire en coin en redressant mon visage vers le sien pour croiser son regard.

Il avait dit début décembre… Je voulais que ce soit le premier. Je ne souffrirai pas plus d’un jour passé sur ce mois-là sans pouvoir porter son nom. De toute façon, c’était mieux ainsi. Prenant son nom, j’aurais sa protection et donc plus aucune chance d’être importunée par je ne sais quelle famille Valmont qui pourrait encore débarquer de nulle part. Mon oncle l’avait bien fait or je vous rappelle avoir des cousins au Canada. Un oncle se mêlant de ma vie suffisait bien. Je ne tenais pas à tenter le diable plus longtemps.

« Madame Arcturus Lestrange… ça a une certaine classe… » lui dis-je en me mordillant les lèvres avec un léger sourire. Je déposais alors un léger baiser sur ses lèvres. « Je ne veux plus penser à mon oncle… S’il te plait. Pensons à nous. J’aime être contre tes bras, me sentir tout contre toi. Tes gestes sont si différents des siens. Ils ne leur ressemblent en rien et ne me dérangent nullement. Ils sont un baume au cœur. Je pense que ça ira et si ça ne va vraiment pas, je saurai te le dire. » le rassurai-je. « N’y pensons plus. S’il te plait… Je veux qu’on profite chacun l’un de l’autre toute la nuit jusqu’à ce que la fatigue nous rattrape. » lui dis-je en acceptant de passer la nuit avec lui ici.

C’était une planque, abandonnée de surcroit. Nous ne risquions donc rien ici. Je voulais avancer et j’avais besoin pour cela de passer à autre chose. C’était fait, je ne pourrais rien changer mais je pouvais apprendre à avancer, ne plus y penser et continuer comme je l’avais toujours fait. Je n’allais pas détruire le bonheur qui s’offrait à moi et donner ce plaisir à mon oncle juste parce qu’il avait estimé que je lui appartenais. J’étais à cet homme qui me tenait dans mes bras et il n’avait pas à subir des erreurs d’un autre. Je savais qu’on n’oubliait pas cela comme ça mais pour le moment ses gestes ne me dérangeaient nullement. Peut-être étais-je trop confiante… L’avenir nous le dirait de toute façon très rapidement. Je me tournais alors vers la boite. Peut-être vais-je enfin à me décider à l’ouvrir… Je finis par céder. J’avais trop attendu. Je découvrais alors une magnifique bague en or blanc serti d’un saphir. Le collier l’accompagnait avec une demi-lune.

« Par Merlin… » dis-je en admirant les bijoux. « Tu es fous ! » lui fis-je remarquer.

Je quittais alors ses bras, n’en revenant pas. Il ne pouvait faire meilleur choix. Le collier me fit fondre d’autant plus. Pour moi ce n’était pas n’importe quel collier, c’était le symbole de notre union cachée. Le saphir était de la même couleur que mon corset à cet instant. Je finis par venir en face de lui, me posant à califourchon sur ses jambes pour être en face de lui confortablement.

« Je te laisse me les mettre ? » lui demandai-je en lui tendant la boite.

Me doutais-je que la bague est pourvue de sortilège ? Non, pas vraiment. J’étais plus en train d’admirer la beauté des saphirs – je restais une femme hein – pour me méfier. J’avais de plus entièrement confiance en Arcturus. Lui laissant alors la boite, je soulevais mes cheveux pour qu’il puisse d’abord me mettre le collier avant de lui tendre simplement la main pour la bague. Après tout, n’étais-ce pas au rôle du futur marié de passer cette bague à mon doigt jusqu’à la prochaine qui serait notre anneau, symbole de notre union éternelle ? Je retrouvai alors un léger éclat dans les yeux. La dispute semblait si loin à cet instant, preuve qu’on pouvait être capable de se disputer sans pour autant en être rancunier. J’attendais alors qu’il se charge de ma demande avant de penser à saisir ses lèvres dans un baiser spontané mais amoureux, même si pour ça, par la surprise, cela le renverserait en arrière…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Ven 17 Avr - 17:24
Invité
« Surement pas !  » Vint la réponse catégorique à ma question et je restais muet, attendant une explication. « Arcturus… Je ne donnerai pas cette joie à mon oncle. Le premier décembre et pas un jour de plus, je désire être ton épouse. A moins que tu préfères encore attendre quelques jours par simple masochisme…  » Dit elle en redressant son visage vers le mien et je pus voir son sourire en coin. Ne lui avais je pas annoncé être relativement masochiste avec elle. D'accord, il fallait le dire, j'aurais eu beaucoup de mal et elle aurait fini par me torturer par simple colère si j'avais du patienter. Cependant, le premier décembre, ça me paraissait d'un coup très proche. Nous avions parlé de début décembre, enfin mois et elle avait choisit la date exacte. Je n'allais pas m'en plaindre, surtout qu'attendre jusqu'au premier était mieux qu'attendre jusqu'au deux ou plus. J'aimais aussi sa détermination de ne pas vouloir attendre un jour de plus pour être ma femme, c'était la plus belle preuve de son affection pour moi. Dora allait devenir folle quand on lui parlerait du premier décembre, mais je savais qu'elle s'y ferait.

« Madame Arcturus Lestrange… ça a une certaine classe…  » Dit elle avant de se mordiller les lèvres avec un sourire, puis elle me vola un baiser qui me laissa un petit goût de trop peu bien que je n'en montrais rien. « Je ne veux plus penser à mon oncle… S’il te plait. Pensons à nous. J’aime être contre tes bras, me sentir tout contre toi. Tes gestes sont si différents des siens. Ils ne leur ressemblent en rien et ne me dérangent nullement. Ils sont un baume au cœur. Je pense que ça ira et si ça ne va vraiment pas, je saurai te le dire.  » Je n'avais aucun doute qu'elle serait capable de me le dire si ça n'allait pas. Je devais dire que ses mots étaient toujours plus doux à mon plus grand plaisir, j'étais juste encore un peu angoissé qu'elle n'ait pas ouvert mon cadeau et que je ne puisse savoir ce qu'elle pouvait en penser. « N’y pensons plus. S’il te plait… Je veux qu’on profite chacun l’un de l’autre toute la nuit jusqu’à ce que la fatigue nous rattrape.  » Je souris à sa façon de me dire qu'on pouvait passer la nuit ici et ensemble. Bien moins à ses paroles, puisque je ne savais ce qu'elle voulait dire par profiter, même si j'en aurais sûrement une vague idée dans peu de temps. Pourtant, je savais que je ne la laisserais pas trop dériver vers la passion parce que je devais le dire, je n'avais pas besoin de plus de frustration et je doutais que même si je la caressais de la manière la plus douce, elle ne soit pas assaillis par des souvenirs désagréables. Cette dernière raison me faisait plus peur encore que ma frustration, je savais me contrôler, mais je m'en voudrais de la faire souffrir même si je ne l'avais réellement voulu. Elle se tourna vers la boite et je l'observais attentivement, allait elle enfin se décider à l'ouvrir. J'étais impatient de voir sa réaction, même si quand elle l'ouvrit, je me raidis, ce qu'elle ne pouvait louper. Après tout, qui pourrait m'en vouloir si j'étais inquiet de la réaction qu'elle aurait à mon premier cadeau, surtout que c'était le premier du genre de j'offrais.

« Par Merlin…  » Dit elle en regardant les bijoux et je me tendais un peu plus, elle détestait ou elle aimait ? Je ne savais pas trop. « Tu es fous !  » Venait elle seulement de comprendre ce point, oui j'étais fou et je ne pouvais le nier. Après tout, elle connaissait ma mère non, elle savait qu'on avait un petit côté fou, que j'avais dans mes gênes. Bon non, je n'étais pas fou comme ma mère, si seulement elle l'était, je n'y croyais pas trop, mais je suis son fils et je ne suis pas objectif. Mina s'était éloigné de moi et je me mis à penser que mon cadeau n'était pas fait pour lui plaire. Pourtant, lorsqu'elle revint vers moi et s'assit à califourchon sur mes jambes pour être face à moi, je me dis que mon choix n'était pas si mauvais.

« Je te laisse me les mettre ?  » Me dit elle et je la fixais en souriant un peu. Je n'avais pas réellement son opinion, hormis sur ma folie, mais elle ne me demanderait pas de lui mettre si elle n'aimait pas, sauf si c'était par simple politesse. Elle releva ses cheveux et je lui passais rapidement le collier autour du cou, en profitant une fois la fermeture bien fermée dans sa nuque pour faire glisser mes mains le long du collier avant de les poser sur sa main tendue. Je relevais les yeux vers elle alors qu'une de mes mains attrapait la bague. « Il te va très bien. Le collier et la bague sont enchantés pour que tu sois la seule capable de les retirer, il n'y a que toi et moi qui pouvons te les mettre. La bague comporte quelques petits sorts tout droit sorti de mon imagination, mais je peux te promettre que ce n'est rien pour te surveiller enfin il y en a bien un qui viendrait à m'indiquer un périmètre où te trouver si tu étais vraiment blessée gravement. Les autres sont surtout de petits sorts de protection, rien de bien méchant. Pour le collier, je n'ai pas mis d'autre sort. J'espère que tu ne m'en voudras pas et qu'ils te plaisent. » Dis je en lui passant la bague au doigt avec lenteur avant de relever les yeux vers elle, je venais de penser à une chose. « On devrait parler au Seigneur des Ténèbres rapidement, pour aller choisir nos alliances... J'aimerais y intégrer un portoloin d'urgence sur chacune d'elle, qui nous ramènerait directement chez nous si on venait à être en danger. » Avouais je doucement, ne voulant en aucun cas lui imposer mon choix, même s'il me rassurerait. Surtout que je faisais l'effort de lui proposer de le faire sur les deux bagues et pas que sur la sienne. N'y tenant plus pourtant, je glissais lentement ma main dans sa nuque alors que l'autre trouvait le bas de son dos et je l'embrassais avec la plus grande des douceurs. J'étais réellement très heureux de voir qu'elle avait accepté et ouvert mon cadeau et je devais l'avouer, qu'elle m'ait demander de lui mettre. Je ne m'étais pas attendu à cela de sa part.

« Tu sais que tu vas faire plaisir à ma sœur. La première raison est qu'elle peut enfin faire ce qu'elle veut et ne pas finir par dormir avec moi. Le deuxième raison est qu'elle ne supportait plus de voir cette boîte et qu'elle devenait folle parce que je l'emmenais partout. » Avouais je à Mina après avoir rompu notre baiser. Je savais que l'idée de son fiancé dormant avec sa sœur lui ferait peut-être étrange mais après tout, au moins elle aurait des preuves de ma fidélité. Pourtant, ce qu'elle ne savait pas c'est que nous avions que très rarement dormi ensemble Dora et moi, c'était juste quand nous n'avions pas du tout le choix. Là, elle faisait de gros effort pour le faire mais en même temps, nous n'en étions aucunement gêné et je ne regrettais pas. Ça ne faisait que nous rapprocher un peu plus, avant mon mariage et nous rassurer tous les deux sur le fait que nous ne serions pas séparé. « Tu peux même lui demander. Je préfère l'avoir proche, ça calme un peu mes envies puisque c'est ma sœur. Ça me rassure aussi, sur le fait que notre mariage ne va pas m'éloigner d'elle. » Avouais je en la fixant dans les yeux. Je savais que c'était dit sans aucun tact. Je savais qu'elle pouvait comprendre que la séparation entre Eiladora et moi serait difficile, surtout que nous n'avions jamais vécu l'un loin de l'autre et ces deux semaines de vacances seraient une véritable épreuve pour elle et moi, même si je serais avec Mina. On vivait pas toujours ensemble avec Dora, puisqu'on était tous les deux de nature à sortir et passer des nuits dehors, mais le matin on se retrouvait pour le petit déjeuner et souvent pour le dîner.

Je me reconcentrais sur l'instant présent et je laissais ma main glisser de la nuque de Mina jusqu'au bas de son dos pour qu'elle rejoigne mon autre main. « Par contre, on peut profiter l'un de l'autre jusqu'à ce que la fatigue nous rattrape mais prends en compte le fait que je vais plus voir ailleurs. » Murmurais je en la rapprochant un peu de moi pour sentir son corps collé à mien sans y être complètement collé. Je la tenais juste ainsi contre moi, profitant juste de la légère pression de son corps contre le mien, ne voulant pas la coller trop brutalement par peur de lui rappeler son oncle. Je ne doutais pas qu'elle le comprendrais mais je voulais faire attention à elle, même si elle pouvait détester cette attention de ma part.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Ven 17 Avr - 18:24
Invité
Il me rapprocha de lui sans pour autant me coller complètement. Il venait tout juste de finir de parler. Il était doux, prévoyant et délicat. Son attitude était rassurante mais devais-je lui rappeler ne pas être en sucre. Est-ce comme cela qu’il comptait aussi me traiter quand je serais enceinte de lui ? J’avais le pressentiment que ça serait bien pire encore. Je ne dis pourtant rien de un pour ne pas le blesser et de deux, parce que j’aimais le rendre doux comme un agneau même si je me doutais que derrière pouvait se cacher un loup puissant et redoutable. Le laissant me tenir dans ses bras, résidait un espace léger qui me permis de poser mes deux mains d’abord sur son torse avant de ne pouvoir m’empêcher de regarder de nouveau la bague. Elle était vraiment magnifique. Je fondais sous la couleur de la pierre plus que sur la grosseur ou la forme. Le bleu a toujours été une de mes couleurs préférées comme le vert. J’aimais toutes leurs nuances du bleu ou vert pastel à une couleur plus foncé en se rapprochant du noir. Je su alors, si on devait attribuer une couleur à notre mariage qu’elle serait cette couleur, sa couleur mais aussi la mienne d’une certaine façon. Le bleu nuit portait l’appellation « nuit » or elle rappelait notre liaison cachée sous le regard de la lune. Je redressais alors mon regard vers lui. Je passais alors mes deux bras autour de son cou comme j’aimais le faire. Je devais avouer, être en pantalon facilitait bien des mouvements ! Je me rapprochais alors complètement de lui pour avoir le haut de mon corps complètement contre lui. Une de mes mains se logea alors dans sa nuque pour le caresser tendrement. Je profitais de ce moment tendre avec lui avant de parler enfin :

« J’ai confiance en toi. Je sais que tu ne me tromperas pas. Je n’ai pas besoin de preuve… » lui glissai-je à l’oreille pour tenter de lui affirmer croire vraiment en lui.

Je n’irais pas fouiller sa vie, jalouse. J’avais confiance en lui. S’il m’assurait ne plus voir aucune femme alors c’est qu’il le faisait. Je n’avais pas besoin de demander confirmation à sa sœur pour ça. Je voulais croire en cet idéal de l’époux qui reste fidèle jusqu’à la fin de ses jours. Son père en était la preuve. Je croyais en ses sentiments pour sa femme. Ma protectrice était plus particulière mais je doutais, si ce n’avait pas été forcément un mariage d’amour au début, aujourd’hui il formait un couple fidèle et confiant. Je voulais être à leur image. Ils étaient un modèle pour moi. Oui ils n’étaient pas tout blanc. Oui ils tuaient. Mais quand je voyais leur couple, pardonnez-moi mais malgré leurs imperfections, à mes yeux ils étaient parfaits. Je voulais leur ressembler dans une vingtaine d’années avec l’erreur en moi d’avoir abandonné mes enfants. Je voulais pouvoir voir grandir ma fille ou mon fils, apprendre à ma fille l’art de la musique et de la danse, pouvoir apprendre à mon fils l’art du latin et de la bonne éducation qu’un gentleman doit avoir. Je voulais croire en cet idéal. Oh oui je savais que tout ne serait pas parfait, qu’il y aurait des disputes, des pleurs, des colères et des haussements de voix mais on pouvait arriver à ne pas laisser nos impulsivités tout gâcher. Alors oui je croyais en lui et non je n’avais pas besoin d’un garant comme sa sœur pour me certifier de sa bonne foi. Il avait toute ma confiance. Avais-je tort ? Selon Sasha, oui. Mais je refusais d’y penser.

« Pour les sorts… ça ne m’étonne même pas. » me mis-je à sourire en me décalant un peu de son oreille pour le regarder en face. « Tu es un possessif surprotecteur né. Je vais juste devoir m’y habituer... » soupirai-je pour le taquiner un peu avant de sourire en levant les yeux au ciel.

Avant qu’il ne parle, je le coupais cependant dans un baiser. Je ne pouvais entendre de réfutations, je savais que j’avais raison. Je n’étais pas sûre d’approuver le sort de localisation. Je savais qu’il le faisait pour ma sécurité mais ça n’était pas un peu parano ? Enfin, je n’avais rien à lui caché donc si ça pouvait le rassurer… Soit du moment qu’il me laisse respirer lors de mes activités sans lui comme je le ferais moi-même pour les siennes. Etre collé l’un à l’autre, j’étais la première à l’adorer mais je restais un esprit très libre. J’avais besoin de m’évader et rêver de mon côté. Ça ne me rendait pas moins fidèle, j’avais juste besoin de ces moments seuls pour être finalement plus heureuse encore de le retrouver juste après me languissant de sa propre absence. J’avais aussi besoin de le désirer pour l’aimer. Je laissais alors ses lèvres un instant :

« Il nous reste une semaine avant les vacances… Tu préfères t’en occuper avant, pour le seigneur des ténèbres, pendant ou après ? Personnellement, le temps que ta mère se fasse à l’idée, je pense qu’il serait mieux de voir ça après les vacances. Il nous restera deux semaines avant le mariage. » Merlin que ça semble proche en disant cela ! « Je pense donc qu’on peut simplement prendre notre temps et respirer ensemble pour les vacances et voir les choses délicates après ? »

Honnêtement, des fois que le seigneur s’emporte vraiment et l’envoie finalement en mission jusqu’à notre mariage, je tenais au moins profiter des vacances avant. J’étais prévoyante, je voulais penser à toutes les situations et je préférais ainsi ne pas voir mes vacances gâchées à cause d’un maître en colère… De toute façon deux semaines avant ou après, ça ne changeaient plus grand-chose si on comptait le temps que Bellatrix avait caché ses enfants au seigneur des ténèbres… Autant donc profiter de notre liberté avant les ‘réjouissances’ de sa marque…

« Tu sais que tu es très sexy ce soir ? Je ne t’ai même pas dit à quel point tu es mignon dans ta tenue… Cette chemise te va vraiment bien. Et ton nœud papillon… Je dois reconnaitre que les efforts faits sur ta tenue vestimentaire me touchent vraiment même si je n’ai en général vraiment pas à me plaindre de tes tenues. » Et j’adorais quand il mettait une ceinture mais ça, je n’allais pas le reconnaitre. Je n’avais pas d’ailleurs pas fait attention aux détails de celle qu’il porte. Enfin s’il en porte une… Je ne sais plus trop avec tout ce qu’il s’est passé… Est-ce que je suis vraiment en train de regarder ? Ah oui il a une ceinture… une jolie ceinture même… Je ne l’avais pas vu vraiment de près. Je me mis à sourire sachant pertinemment ne pas être discrète sur ce que je venais de faire. Bref, reconcentrons-nous un peu. « Tu mettras une cravate pour notre mariage ? » lui demandai-je avec des yeux doux et affreusement mignons pour lui faire céder cette volonté. Pourquoi pas un nœud papillon ? Parce qu’avec les nœuds papillon, je ne pouvais tirer dessus pour l’embrasser et ça me démangeait bien de le faire depuis qu’on avait parlé de cravate avec sa sœur… L’idée de le tenir comme ça était grisant, il fallait bien l’avouer même si je ne lui dirais pas pour ne pas blesser son égo d’homme tout puissant et dominateur. Bref, je lui faisais mon petit regard attendrissant comme je savais si bien le faire – il fallait bien qu’avoir un visage d’ange serve de temps en temps – avant de venir l’embrasser sur la joue. « S’il te plait… » me décalai-je dans son cou. « Pour me faire plaisir… » embrassai-je sa peau délicatement, consciente d’être une chipie à vouloir l’inciter de cette façon. « J’ai vraiment envie de t’avoir en cravate… » dis-je en descendant sur le bas de son cou. Sa chemise me bloquait le chemin vers sa clavicule mais je ne perdais pas mes fines attentions. J’embrassais de nouveau son cou en remontant tout en collant mon corps au sien. Serais-je ignoble avec mon pauvre fiancé qui ne devait plus savoir où donner de la tête. Je ne l’embrassais pas de cette façon pour rien. Je pouvais aussi lui montrer que j’allais bien malgré ce qu’il s’était passé avec mon oncle. Le plus dur était les cauchemars mais j’étais, en ce moment, vraiment loin de tout ça. Je savais que ça reviendrait mais je voulais profiter de l’instant présent. Je me redressais alors vers lui : « Tu es d’accord ? » lui demandai-je en embrassant le coin de ses lèvres. Quand j’avais une chose en tête, je ne l’avais pas ailleurs. Il pourrait refuser mais je l’assaillirai jusqu’à ce qu’il cède. Si vous voulez mon avis, en disant oui maintenant, il nous ferait gagner un temps fou…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Ven 17 Avr - 21:02
Invité
Je sentis ses mains se poser sur mon torse avant de remonter lentement, je ne loupais pas son regard vers sa main et je me dis que finalement, mon cadeau devait lui plaire. Après une longue étude de la bague, elle retourna son regard vers moi en passant ses bras autour de mon cou. Bien vite, elle colla complètement le haut de son corps au mien ce qui me fit sourire. L'une de ses mains vint trouver ma nuque et me caressa avec douceur, je fermais les yeux profitant juste de la sensation de ses doigts dans ma nuque et de son corps contre le mien. J'entendis ses mots à mon oreille et je souris doucement en l'enlaçant un peu plus. Elle avait bien plus confiance en moi que je n'avais moi-même confiance en moi. Même si je n'avais pas ressenti le besoin d'avoir de nouvelles conquêtes parce que j'avais fait une promesse à Mina, il n'en restait pas moins que j'étais en train de commencer à me sentir vraiment frustré et ça me rendait plutôt agressifs. Pourtant, je savais que je ne la tromperais pas, je tenais trop à ses fiançailles et je pense que je lui en avais donné assez de preuve ce soir. Un homme ne la voulant pas pour femme pour l'ensemble de sa vie aurait pris la porte en apprenant les actes de son oncle. J'étais resté et j'avais fait ce que je pensais être juste dans mon comportement pour assurer mon soutien à Mina. Mon passé aurait pourtant pu faire penser que j'allais sauter sur l'occasion pour partir et la laisser là avec ses problèmes et j'étais toujours là avec Mina plus proche de moi encore. Je voyais déjà la tête de Dora si je lui disais mettre disputé avec Mina et après avoir dormi avec elle, elle s'en amuserait et me taquinerait d'autant plus sur mon manque d'activité sexuelle. Je gardais toujours les yeux fermés, sans même avoir envie de les ouvrir, j'étais juste bien, respirant l'odeur de Mina, sentant son corps contre le mien et heureux d'avoir sa confiance et son amour.

Lorsqu'elle m'avoua que les sorts ne l'étonnaient pas, je rouvrais les yeux assez étonné et je vis qu'elle avait un sourire quand elle trouva mon regard après s'être éloignée de mon oreille. Elle ajouta que j'étais un possessif surprotecteur né et je lui lançais un regard faussement vexé, même si elle disait qu'elle devrait s'y habitué. Je savais qu'elle me taquinait et j'en eu la preuve quand elle me sourit en levant les yeux au ciel. D'accord, j'étais un peu possessif et très protecteur. Non, les deux, autant possessif que protecteur, mais j'aurais bien pu lui cacher le fait d'avoir mis tout ces sorts sur la bague. Et je n'avais mis qu'un sort de localisation pour le cas où elle se trouvait gravement blessé, même pas pour la suivre à la trace. Je ne voulais pas lui voler sa liberté, juste être capable de l'aider si elle venait à être très gravement blessé. Je ne pouvais même pas lui répondre, puisqu'elle était en train de m'embrasser, ce qui était d'autant plus plaisant que de lui répondre. Je savais que j'aurais sûrement le droit à de tels baisers chaque soir bientôt, quand nous rentrerions tous les deux de nos journées. Que je serais en train de me noyer sous les devoirs alors qu'elle aurait son temps pour elle. Soudain, j'eus l'image des vacances, j'aurais même le droit à ses baisers bien avant le mariage pendant deux semaines complètes. Elle rompit notre baiser et je l'aurais entraîné dans un autre baiser si elle n'avait parlé avant moi. « Il nous reste une semaine avant les vacances… Tu préfères t’en occuper avant, pour le seigneur des ténèbres, pendant ou après ? Personnellement, le temps que ta mère se fasse à l’idée, je pense qu’il serait mieux de voir ça après les vacances. Il nous restera deux semaines avant le mariage.  » Me dit Mina, se rendait elle seulement compte que ça ne nous laisserait que deux semaines pour ce qui était du point de vue administratif, chercher les bagues et me remettre sûrement du moment où je prendrais ma marque. « Je pense donc qu’on peut simplement prendre notre temps et respirer ensemble pour les vacances et voir les choses délicates après ?  » Je haussais les épaules pour toutes réponses. Après tout, les vacances seraient bien si je n'avais pas la marque, j'en profiterais encore plus. Pourtant, j'aurais largement préféré réglé ce point avant mes vacances, pour être soulagé de ce poids et pouvoir me dire qu'à mon retour, je pourrais avancer tranquillement sur mon mariage avec Mina. Je savais qu'il était aussi risqué pour moi de prendre la marque avant les vacances, je ne serais peut-être pas en état pour vraiment en profiter s'il venait à me faire payer les mensonges de mes parents et peut-être mes fiançailles avec une mangemort sous la tutelle d'un oncle tout aussi mangemort. Je ne savais pas trop, mais Mina pourrait me soigner et je n'aurais pas à louper de cours si ça se passait pendant les vacances.

« Tu sais que tu es très sexy ce soir ? Je ne t’ai même pas dit à quel point tu es mignon dans ta tenue… Cette chemise te va vraiment bien. Et ton nœud papillon… Je dois reconnaitre que les efforts faits sur ta tenue vestimentaire me touchent vraiment même si je n’ai en général vraiment pas à me plaindre de tes tenues.  » Je souris en guise de remerciement et pour montrer que ça me touchait, même si je trouvais la transition trop rapide. Je la regardais quand je vis son regard glisser vers ma ceinture. Je ne pus empêcher un grand sourire de naître sur mon visage, je savais qu'elle appréciait particulièrement mes ceintures et ça m'amusait. Je notais dans un coin de mon esprit dans trouver une bien spéciale pour notre mariage, il faudrait juste convaincre mon père de l'utilité de cette ceinture. « Tu mettras une cravate pour notre mariage ?  » Me demanda Mina en me faisant des yeux doux et affreusement tentant pour quelqu'un ayant envie de lui faire plaisir. Pourtant, elle aurait pu y arriver, mais j'ai vraiment horreur des cravates et ma mère sera présente à mon mariage, se pourrait être une manière facile de lui donner un moyen de m'étrangler, même si étant un mangemort elle ne pourrait me tuer. Elle avait toujours son regard angélique ou j'essayais de garder un regard ferme et ne pas céder à ses envies. Me voyait elle vraiment mettre une cravate pour mon mariage alors que je n'en mettais jamais. En plus, ne m'ayant jamais vu avec une cravate, elle ne pouvait même pas affirmer si ça me rendrait plus classe ou sexy que mes tenues habituelles. Elle embrassa ma joue et je savais qu'elle jouait sur mes sentiments pour que j'accepte. « S’il te plait…  » Ajouta-t-elle en glissant vers mon cou. « Pour me faire plaisir…  » Insista-t-elle en embrassant mon cou et je souris mais je n'étais toujours pas prêt à lui dire oui. Même si elle voulait jouer sur mon manque de concentration quand elle m'embrassait, elle ne m'aurait pas. « J’ai vraiment envie de t’avoir en cravate…  » Dit elle en descendant vers ma clavicule, puis en remontant le long de mon cou une fois qu'elle fut bloquée par ma chemise. Je n'étais toujours pas prêt à dire oui et je ne le serais sûrement jamais. Elle finit par se redresser. « Tu es d’accord ?  » Demanda-t-elle en embrassant le coin de mes lèvres. Je fis non de la tête très lentement et je me mis à avoir un grand sourire n'appartenant qu'à moi. Elle avait dit me vouloir en cravate, elle n'avait pas demandé à ce que je passe la cérémonie avec une cravate, elle m'avait demander de mettre une cravate pour notre mariage. Notre mariage est une demande au sens large, notre mariage serait un mariage jusqu'à consommation du mariage.

« Tu veux que je mettes une cravate au mariage, tu n'as pas dit quand au mariage et tu as dit me vouloir en cravate. Je peux m'arranger pour ne porter qu'une cravate dès l'instant où on arrivera dans notre chambre. Je me vois mal me promener en cravate pour aller me marier, je ne pense pas que tu aies envie que toute l'assistance puisse voir quel bel homme tu épouses. » Déclarais je en jouant volontairement sur les mots, de toute manière, je savais que mon père ne me laisserait pas me présenter à mon mariage sans une cravate et Dora trouverait bien le moyen de lui faire savoir que je n'en voulais pas et qu'il me mette devant le fait accompli. « Crois tu que mon père en tant que patriarche de la famille Lestrange et témoin me laissera sortir devant tous nos invités sans cravate ? Sous-estimes tu le caractère fort des Lestrange ? Ou peut-être est ce simplement ma soumission face à mes parents et aux traditions ? Je n'aurais pas le choix, mais à choisir, je n'en mettrais pas. J'ai jamais aimé ça et j'évite au maximum d'en mettre. » Dis je en embrassant doucement Mina avant de l'amener vers un baiser plus passionné et tendre. Je fis glisser une de mes mains dans ses cheveux alors que l'autre faisait tout pour la rapprocher de moi. Je rompis le baiser parce que je devais faire mon commentaire sur le Seigneur des Ténèbres. « Tu sais, la marque avant les vacances pourrait être une bonne idée, ça nous fera ça de moins à penser et je n'aurais pas à louper mes cours s'il décide que je dois payer pour le secret de mes parents et pour ne pas être venu à me arrivée en Angleterre. Tu comprends. En plus, ton oncle est un mangemort, il me fera aussi payé le fait de ne pas suivre les traditions, puisque je t'ai demandé ta main sans passer par ton tuteur légal. On fera comme tu le préfère, mais je te donne mon point de vue. On profitera tout de même de nos vacances.. » Annonçais je calmement avant de l'embrasser à nouveau.

Finalement, je n'avais strictement aucune envie de parler du Seigneur des Ténèbres ou de quiconque hormis d'elle, de notre mariage et de moi. Je me laissais aller en arrière, pour me retrouver allongé sur le lit et je laissais ma main quitter son dos pour venir caresser son flanc. « Tu ne comptais pas dormir trop habillée j'espère ? » Dis je calmement en cherchant déjà comment je pourrais lui retirer son corset. Mes lèvres se firent un chemin jusque dans son cou et j'y posais de délicat baiser sur toute la surface accessible. « On s'occupera de tous ce qu'on a à faire demain. » Assurais je n'aspirant plus qu'à un moment passionné et sûrement frustrant avec ma fiancée. Je finis glisser ma langue sur son cou, avant de venir taquiner le lobe de son oreille de mes lèvres, puis de mes dents.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Sam 18 Avr - 9:35
Invité
Il se laissa aller en arrière, m’entrainant au passage, après avoir donné son point de vue sur le seigneur des ténèbres. Je comprenais son avis mais je ne voulais pas faire ça avant les vacances. J’avais peur que le seigneur des ténèbres soit de très très mauvaise humeur. J’avais toujours été dans ses meilleurs soldats avec ses parents. Nous risquons tous de redescendre dans son estime pendant un temps. Je ne voulais alors pas passer mes vacances à le soigner. S’il fallait décaler la date un peu pour le dix décembre par exemple, j’étais prête à accepter mais je ne voulais pas sacrifier mes vacances. Je n’étais pas à l’abri que le seigneur des ténèbres l’envoie pour la Russie pile pendant deux semaines pour nous punir en me donnant l’ordre de rester en Angleterre. Je ne supporterai pas la situation. Oui je prendrai sur moi mais mes vacances seraient gâchées. J’avais fait exprès de demander deux semaines à ma chef, ce n’était pas pour tourner en rond en devenant bourrique en voyant le mariage approché, les préparatifs s’accumuler et rien pour m’évader. Non, je voulais vraiment faire ça après… Mais cette décision se prenait à deux et s’il insistait vraiment, non sans lui expliquer les risques de ne pas avoir de vacances du tout, je cèderai s’il sentait cette décision comme capitale. Allongé sur le lit, alors que j’allais répondre, caressant mon flanc, il clôtura pourtant le sujet, ne voulant apparemment plus en parler. Soit. On s’occupera alors de tout cela demain… J’eus un sourire quand il m’insinua très largement ‘j’espère que tu comptes dormir nue ou presque…’ tout en m’embrassant bien évidemment dans le cou. Dites donc… Ne serait-ce pas de la corruption ? Pouvais-je parler ? Oui bon d’accord, je n’étais pas mieux… Mais moi c’était pour la bonne cause : notre mariage. Je comptais d’ailleurs bien dire à Eiladora de bien faire en sorte qu’il porte une cravate… C’était fourbe ? Mais je n’ai jamais dit être un ange innocent… Je savais qu’elle saurait en parler à son père. Il saisit alors mon oreille de ses lèvres et de ses dents. Je pris alors ses mains pour les poser au-dessus de les en tenant ses poignets en douceur des miens. Avait-il conscience qu’enlever mon corset – je n’étais pas idiote, j’avais bien vu comment il le regardait cherchant peut-être même comment on pouvait enlever ce truc – revenait à me dénuder complètement sur le haut ? Je n’avais pas mis de sous-vêtement sur le haut, le corset me tenant suffisamment. De plus, je n’avais à la base pas prévue de dormir avec lui. Serais-je tout à coup gênée de finir à demi-nue dans ses bras ? Non mais je savais comment ça allait finir et personnellement j’étais bien moins douée que lui pour accepter de résister à une frustration extrême. Laisser ma peau à l’air libre était une façon de lui laissait accès à ce qu’il voulait. En même temps je n’allais pas dormir avec le corset… Il me compressait tout de même la poitrine et la respiration. Note à moi-même : ne plus porter de corset jusqu’à notre mariage si ce n’était dans l’intention qu’il me le retire. Je savais déjà que j’allais capituler à ça. Je ne comptais cependant pas lui faciliter la tâche. De toute façon il verrait bien assez vite le lacet dans mon dos. Détenant ses poignets, j’eus un sourire en coin avant de m’approcher de ses lèvres :

« Hum... je pensais même enfiler ma cape pour la nuit... Tu ne trouves pas qu'il fait froid ici ? » lui dis-je pour le taquiner en réponse à son 'Tu ne comptais pas dormir trop habillée j'espère ?' Je lui fis alors mon plus grand sourire innocent, avant de lui rajouter finalement : « Seulement de ma culotte puisqu’il s’agit du seul sous-vêtement que je porte actuellement… » lui soufflai-je sur les lèvres. « A moins que tu considères ça aussi de ‘trop habillé’ » dis-je avec un sourire amusé sur le visage.

Je lâchais alors ses mains pour me redresser. Au-dessus de lui, la position me convenait parfaitement, non par soucis de domination mais parce qu’après ce qu’il s’était passé avec mon oncle, je savais qu’être en dessous de lui n’allait pas me plaire. Je pressentais ne pas aimer être coincée entre un matelas et un homme aussi cruelle l’idée soit-elle pour mon fiancé. On n’efface pas mon épreuve en un coup de baguette non plus. C’était déjà un exploit que je puisse jouer ainsi avec lui aussi naturellement surement parce qu’au fond mon oncle n’avait pas réussi à vraiment m’avoir. Il en serait certainement tout autre si ça avait été le cas. Quoi qu’il en soit, assise sur lui, je m’amusais alors à défaire les boutons de sa chemise. J’aimais bien trop être contre sa peau pour vouloir m’en priver. Il allait vite déchanter… Si défaire sa chemise prenait un temps, je savais que défaire le corset allait le rendre fou. Sasha avait bien pris le soin de passer le lacet de soie dans chaque interstice pour bien le fermer correctement. En même temps il n’était pas prévu qu’il doive l’enlever. J’ouvrais alors les pans de sa chemise pour venir caresser son torse tendrement.

« Je te laisse l’enlever complètement ? »

Je l’embrassais une fois avant de quitter ses bras pour sortir du lit. J’allais alors vers la fenêtre. Le soleil était en train de se coucher. Je fermais alors par avance le store, sachant pertinemment que j’aurais la flemme de le faire une fois bien installée dans le lit dans ses bras. En revenant, j’eus un sourire ironique sur le visage :

« Tu ne sais vraiment pas ce que tu veux… » le taquinai-je d’un sourire en référence à son ordre ‘Rhabille-toi’.

Je défis alors mon pantalon simplement, parce que ce serait bien plus pratique de le faire hors du lit. Je le déposais avec ma cape, prenant ma baguette magique. Je fermais alors un instant les yeux, voulant prévenir Sasha que je ne rentrerais pas cette nuit. Je ne voulais pas qu'elle s'inquiète. Je restais loin d'Arcturus. Je peinais encore à former mon patronus correctement pour délivrer un message par la suite. C'était un moyen de communication qui assurait en même temps la véritable identité de l'expéditeur sans avoir besoin de le signer. De toute façon, je n'avais que cette solution sous la main, n'ayant ni de son bordel qui arrête pas de faire du bruit - son téléphone - ou un hibou à portée de main. Mon patronus ne reprenait forme, après des années, que depuis peu. Il n'avait pas toujours eu la forme d'un phénix. C'était assez récent... Bon... Concentre-toi... Respire... Pense à quelque chose d'heureux... Arcturus, ça allait de soit. Mais quoi ? La dernière fois que j'ai pensé à notre premier baiser, je n'avais pas réussi à le former correctement. Je manquais en plus cruellement d'entrainement. Je finis par avoir une idée. J'essaie... ça marchait ! Bon, c'était un petit phénix mais c'était un patronus suffisant pour un message. Je le laissais alors disparaitre avant de revenir vers Arcturus.

« Je préférais prévenir Sasha que tout allait bien... » expliquai-je à Arcturus.

Ma meilleure amie serait capable de remuer ciel et terre pour me retrouver si je ne la prévenais pas rester pour ce soir avec Arcturus. Oui j'avais confiance que ça ne lui plairait pas mais je voulais qu'elle comprenne qu'amie ou non, j'étais libre de mes actes, même si tout ne lui plaisait pas. Je posais alors ma baguette sur la table de nuit qui serait certainement mon côté pour la nuit. Je ne dormais jamais sans. Pas depuis mon oncle… Je faisais souvent attention à ce détail même s’il peut s’estimer heureux que je ne veuille pas la garder dans mes mains. Je revins alors vers lui pour retrouver la même position dans un baiser qui le fit chavirer en arrière. Me sentir contre lui était rassurant. J’appréciais alors tendrement ce moment, laissant à ce baiser s’enflammer à sa guise comme nous avons toujours su le faire ensemble…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Sam 18 Avr - 20:58
Invité
Elle finit par saisir mes poignets, les emprisonnant de ses mains, je la laissais faire, ne sachant réellement pourquoi elle le faisait. Si c'était par une peur du fait que je la touche ou par simple jeu, puisque nous avions tout deux un tempérament très joueur et passionné quand on finissait par se retrouver seul dans une pièce. Incapable de la toucher, je me mis à l'observer attentivement, je trouverais le moyen de lui retirer ce corset et la toucher, j'avais l'envie irrésistible de sentir sa peau contre la mienne. Était ce cependant si mal que cela ? Je ne le pensais pas, nous étions fiancés et ça me paraissait normal de vouloir la toucher. Je me demandais un instant ce qu'elle pouvait bien porté ou non sous ce vêtement et j'en eus un sourire en laissant mes yeux glisser sans même le cacher vers la naissance de sa poitrine. Après tout, ce n'était pas comme si je ne l'avais jamais vu nue et comme si elle n'en avait pas vu autant. La gêne était au-dessus de nous et je ne pensais pas que mon regard puisse avoir la moindre lueur insultante, c'était essentiellement du questionnement. Elle finit par approcher ses lèvres des miennes et je souris un peu plus. « Hum... je pensais même enfiler ma cape pour la nuit... Tu ne trouves pas qu'il fait froid ici ?  » Dit elle et mon esprit forma une belle image de ma fiancée entièrement nue ne portant que sa cape. Je commençais vraiment à dérailler, surtout qu'elle ne disait cela que pour me taquiner, je pouvais le voir à son sourire. Et ce n'était que justice, après tout, je lui avais bien demandé si elle comptait dormir habillée. « Seulement de ma culotte puisqu’il s’agit du seul sous-vêtement que je porte actuellement…  » Souffla-t-elle sur mes lèvres et mon regard devait en dire long sur le plaisir de j'éprouvais à cette idée de l'avoir à moitié nue contre moi. « A moins que tu considères ça aussi de ‘trop habillé’  » Finit elle et je fis mine de réfléchir, passant ma main dans mes cheveux lorsqu'elle eut lâché mes mains. Je ne pouvais dire que l'idée de dormir avec Mina nue dans mes bras était tentante, mais c'était justement le problème, je préférais éviter d'avoir trop de tentation. Sa culotte conviendrait parfaitement comme tenue pour la nuit.

Mina se trouvait maintenant assise sur moi et je l'observais, cherchant le moindre signe d'une gêne qu'elle ne voudrait m'avouer. Au lieu d'y trouver quoi que ce soit, elle commença à défaire ma chemise avoir que je me laissais faire très calmement, peut-être même trop calmement. Je savais que dès l'instant où ses mains me toucheraient, j'allais ne plus vouloir m'en passer pour un long moment. C'était la démonstration de notre attirance inexplicable et indéfinissable, je laissais mes mains se poser avec douceur sur ses cuisses, attendant qu'elle en ait fini avec ma chemise. Elle finit finalement et repoussa les deux pans de ma chemise pour caresser mon torse. Je me laissais faire très sagement, j'avais cette nuit bien envie de profiter de ces caresses que l'on pouvait échanger, plus encore que dans le passé. Elles ne me semblaient pas différentes, j'étais simplement différents dans mon esprit, parce que j'étais pleinement conscient qu'elle serait normalement la seule femme qui me toucherait pour le reste de ma vie de cette manière. Le normalement n'étant pas un doute sur ma fidélité, juste l'ombre qu'un jour on puisse me l'arracher de façon irréversible et que je me retrouve à replonger dans cette vie de coureur de jupon. Parler du Seigneur des Ténèbres n'avait pas été une bonne idée, ça faisait remonter quelques idées noires que je pouvais avoir. « Je te laisse l’enlever complètement ?  » M'annonça Mina me sortant de mes pensées sombres. Elle m'embrassa avant de quitter le lit, je m'assis calmement en retirant complètement ma chemise. Je l'observais en train de fermer le store, me rendant compte que j'aimais simplement la regarder et que j'allais sûrement bien trop souvent perdre ma concentration en sa présence dans les premiers temps de notre mariage. Du moins, j'espérais que ça se calmerait un peu par la suite, une fois que nous serions bien installé dans notre mariage et que nous nous verrions tous les jours pour je l'espérais au moins un repas ensemble.

« Tu ne sais vraiment pas ce que tu veux…  » Me dit elle et je savais pertinemment qu'elle faisait référence à mon ordre de se rhabiller plus tôt. Cependant, elle devait savoir que les circonstances étaient bien différentes maintenant que la façon dont elle l'avait fait durant notre dispute. Je ne détachais pas une seule seconde mon regard de ses jambes se dénudant de plus en plus. Lorsqu'elle alla le déposer avec sa cape, je laissais mes yeux observer sa culotte et surtout l'arrondie de ses fesses. Je voulais me souvenir longtemps, très longtemps, toute ma vie, de notre première dispute et de ce qui avait suivit. Mina avait sa baguette en main et semblait en pleine concentration, ce qui me fit sourire. Je me demandais bien ce qu'elle pouvait essayer de faire avec sa baguette et une telle concentration. Ne voulant en aucun cas la déconcentrer, je restais parfaitement immobile. Je vis soudain son patronus se former, un phénix, petit mais un phénix, il partit bien vite et j'en conclus qu'elle devait avoir envoyé un message via son patronus.

« Je préférais prévenir Sasha que tout allait bien...  » Me confia-t-elle en me donnant confirmation pour le message, bien que je n'avais pensé que c'était pour la garce. Elle revint vers moi, posant sa baguette sur la table de chevet avant de reprendre sa position initial. Son baiser m'eut par surprise et je tombais en arrière. C'était un échange mêlant passion et tendresse, il faisait naître en moi ce sentiment que je ne comprenais pas, enfin que je ne voulais pas comprendre et m'avouer. Je finis par le rompre à bout de souffle, ma main se posant sur la joue de Mina avec douceur. « Je pense que je devrais également prévenir Dora, qu'elle puisse sortir sans penser à mon retour. » Avouais je un peu gêné de couper notre baiser pour ça, mais il le fallait. « Tulky ! » Appelais je le plus calmement du monde et mon elfe arriva, se triturant les doigts avec anxiété, comme à chaque fois que je l'appelais. L'elfe baissa la tête. « Préviens ma sœur que je ne rentre pas ce soir et dis lui que je suis avec Mina. » Déclarais je et mon elfe disparut dans un « pop » sans dire un mot. Cet elfe avait assez rapidement compris qu'il valait mieux se taire quand je l'appelais et que je la congédiais sans punition si elle ne m'importunait pas de sa voix aigu et qu'elle suivait mes ordres.

Souriant à Mina comme elle m'avait fait penser à prévenir ma sœur de ma sortie pour la nuit. Je fis glisser ma main dans les cheveux de Mina, rapprochant son visage du mien pour reprendre ce baiser où nous l'avions laissé. Je fis glisser ma main libre dans son dos. Je pus sentir un lacet contre ma main, mais je me refusais de tirer dessus pour l'instant. Je laissais ma main glisser jusqu'à ses fesses, avant qu'elle ne remonte jusqu'à sa nuque. Je voulais simplement la caresser en douceur, je ne lâchais pas ses lèvres, pendant un très long moment, puis je dus tout de même le rompre afin de reprendre mon souffle, je fis glisser mes deux mains sur le lacet, tirant dessus. Je me battis un bon moment avec ce lacet avant de tout simplement tiré ma baguette de ma poche pour lui retirer purement et simplement ce fichu vêtement. Je souris satisfait une fois que sa peau entra en contact avec la mienne. « C'est mieux ainsi ! Ce tissu contre ma peau était bien moins plaisant que ta peau contre la mienne. » Murmurais je à Mina en posant un baiser à la commissure de ses lèvres. Mes mains caressaient déjà son dos dénudé avec douceur, j'appréciais la douceur de sa peau contre mes doigts. Je souris à ma fiancée alors que ma main vint jouer avec ses cheveux.

« Tu es une mangemort rare, tu as encore un patronus et d'une connotation bien positive, un phénix. Il a toujours eu cette forme ? » M'enquis je avec une curiosité réelle. Après tout, je savais que les patronus pouvaient changer de forme, mais le mien était toujours resté un corbeau, c'était parfaitement en lien avec mon caractère. Et il n'avait jamais changé de forme, je ne tenais pas trop à lui demander pourquoi le sien était un phénix, ça ne me regardait pas, mais elle connaissait ma curiosité. Je n'avais pas non plus tout à fait envie de lui avouer la forme du mien, qui pouvait sembler bien plus négative que son phénix. « D'ailleurs, ma chère fiancée a accepté de dormir en ma compagnie mais... » Commençais je avant de me couper un peu gêné de ma question, je lui fis un sourire et je lui volais un rapide et chaste baiser avant de poursuivre. « On pourra prendre notre petit déjeuner ensemble ? Je veux pas juste dormir avec toi et qu'on se sépare demain matin, en plus on pourra parler de notre mariage. » Dis je, essayant de m'assurer ce petit déjeuner en lui parlant de mariage pour ne pas simplement lui dire que je ne voulais pas la quitter comme je le faisais avant avec mes conquêtes. De toute manière, je ne partirais pas avant son réveil et je ne la laisserais pas partir si elle n'acceptais pas que je la raccompagne chez elle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 19 Avr - 10:28
Invité
Après avoir prévenu sa sœur grâce à son elfe de maison, il s’attaqua à mon corset et j’eus un très large sourire amusé quand il vit que défaire un lacet de corset n’était pas si évident que ça. Sasha avait mis bien dix-vingt minutes à le faire… Donc forcément, il risquait de mettre autant de temps et je m’en amusais déjà par avance… ou pas. Hey ! Tricheur ! Je le regardais dépitée en constatant son manque de patience. Il avait lâchement utilisé sa baguette. J’étais presque boudeuse de ne pas l’avoir vu s’énerver un peu plus sur le lacet. Et encore ! On n’avait pas jeté un sort pour l’empêcher de l’enlever ! C’était juste une question de délicatesse et de patience ! Bon d’accord : surtout de patience, chose que mon tendre et cher n’a aucunement… Je vis alors son sourire satisfait. Je levais les yeux au ciel pour ma part. Quel tricheur…

« C'est mieux ainsi ! Ce tissu contre ma peau était bien moins plaisant que ta peau contre la mienne. »

Je devais bien lui reconnaitre. Je le laissais alors déposer un baiser sur le coin de mes lèvres. Il avait décidé de me frustrer longtemps comme ça ? D’abord le lacet enlevé rapidement, me coupant mon plaisir de le voir lutter avec pendant de longues minutes de la façon la plus sadique du monde et ensuite ce baiser avec un coup de trop peu… Dois-je sortir ma plume et rédiger une plaint… d’accord je ne disais rien. Ses mains dans mon dos venaient de me créer un violent frisson. Je ne les avais pas sentis depuis un moment déjà – trois jours – et je ne voulais plus qu’il s’arrête. Je me rapprochais de lui pour coller complètement mon ventre contre le sien. Il joua alors avec mes cheveux, qui venaient chatouiller la peau de mon dos. Je me tortillais légèrement avec un sourire, résultat des chatouilles qu’il provoquait sans faire exprès.

« Tu es une mangemort rare, tu as encore un patronus et d'une connotation bien positive, un phénix. Il a toujours eu cette forme ? » me demanda-t-il bien curieux. « D'ailleurs, ma chère fiancée a accepté de dormir en ma compagnie mais... » se coupa-t-il finalement alors que je le regardais curieuse. Il saisit alors mes lèvres dans un chaste baiser avec un trop fort goût de trop peu. Je voulus y répondre mais il continua : « On pourra prendre notre petit déjeuner ensemble ? Je veux pas juste dormir avec toi et qu'on se sépare demain matin, en plus on pourra parler de notre mariage. » me proposa-t-il.

« L’idée du petit déjeuner me sied à merveille. » lui assurai-je. « Il y a une petite boulangerie dans la rue. Nous pourrons y passer en sortant si tu le désires. » lui proposai-je à mon tour. « Nous pourrions alors nous poser dans le parc qui n’était pas très loin à pied. » finis-je le sujet.

Une de mes mains glissa alors de sa nuque à son bras dans une lente caresse avant de remonter et descendre sur son torse. Je posais alors mes deux mains sur son ventre, m’obligeant à reculer légèrement. Je pus alors commencer à dessiner chacun de ses muscles comme j’aimais le faire depuis peu. J’adorais suivre les lignes qui pouvaient s’offrir à moi. Généralement je le faisais du bout des doigts. J’avais bien compris que ça le rendait un peu plus fou que si je passais simplement ma main sans lenteur et avec simplicité. J’arrivais à la ligne de ses pectoraux quand je revenais sur le sujet de mon patronus.

« Il n’a pas toujours eu cette forme. J’ai même eu une très longue période à être incapable de lui donner une forme. Ce n’était pas un sort que je maitrisais étant jeune. Et non, je ne t’avouerai pas la forme, tu te moquerais de moi ! » le devançai-je sur sa demande. S’il voulait savoir, il allait falloir m’en convaincre et je pouvais être très dure en affaire. « A la mort de mes parents, j’ai perdu tout goût pour la vie. Mon patronus s’est éteint avec. Lors de mon service pour le seigneur des ténèbres, je dus cependant composer avec des détraqueurs. Quand j’ai voulu réapprendre à faire mon patronus, je me rendais compte ne plus y arriver du tout. Matthieu arrivait à peine à faire apparaitre une tache qui s’évanouissait aussitôt. On s’entrainait régulièrement ensemble sans aucun résultat. Je n’ai jamais voulu baisser les bras. Les échecs ne me font pas peurs. Je suis bien trop têtue pour me reconnaitre si facilement une défaite. J’arrive à le former réellement depuis ta demande… » avouai-je en me mordillant les lèvres. « Je pense à toi… à tes bras… à certains de tes mots… de tes actions… et parfois n’apparait qu’une légère forme, parfois j’arrive à obtenir un tout petit phénix. Personne ne le sait en dehors de Sasha et toi et je ne tiens pas à ce que ta mère, ta sœur ou qui que ce soit d’autres l’apprenne. Si le seigneur des ténèbres sait que je suis capable de cela, il pourrait croire une potentielle infidélité. Les mangemorts qui sont capables de faire une telle chose sont souvent des félons et espions pour les camps adverses. J’ai vu bon nombre tomber pour cela… C’est important qu’il ne l’apprenne jamais… »

Je savais aussi ce que ce patronus voulait dire. Si je devais choisir entre le seigneur des ténèbres et Arcturus, je choisirais Arcturus, sinon jamais je ne serai capable de faire un tel patronus. C’était d’ailleurs assez ironique. Moi qui avais peur du feu pouvais faire apparaitre un phénix. J’étais consciente de ça mais c’était aussi la preuve qu’après les cendres qu’avait fait le feu par ses ravages, détruisant une partie de ma vie, j’étais capable de me relever, de me redresser, de trouver la force de pouvoir renaître et avancer. C’était la preuve même de mes forces mais aussi de ma dangerosité pour le seigneur des ténèbres. Je le servais fidèlement et je ne voulais pas changer de camp mais que se passerait-il s’il menaçait la vie de mon futur époux ou de mes futurs enfants. J’étais capable de me retourner contre lui sans le savoir. Mais je n’en avais pas la volonté pour le moment. J’avais les mêmes idéaux que cet homme. J’aimais sa présence et je m’amusais de le voir torturer des sorciers qui le méritaient plus ou moins. Le mage noir avait une force de tempérament qui plaisait autant à sa mère qu’à moi. Toute deux lui étions entièrement fidèle, chacune cependant à notre façon. Mais passons. Je venais alors l’embrasser tendrement avant de me demander quel pouvait être le sien… La question eut à peine le temps de se poser en moi qu’elle passa la barrière de mes lèvres sur les siennes :

« Quel est le tien ? » lui demandai-je finalement, curieuse à mon tour.

Je n’avais pas cessé mes caresses sur son torse sans pour autant le quitter du regard. Le connaissant, je supposais un animal peut-être un peu sournois mais capable pourtant de fidélité. Allez savoir cependant ce que c’était… Je ne savais trop pour lequel je pourrais pencher. Pas un serpent en tout cas, j’en avais la certitude. Je cessais finalement de le caresser pour me redresser un peu face à lui dans un regard ‘je veux savoir’. Mes mains passèrent sur le bas de son dos et je croisais le tissu de son pantalon tout comme sa ceinture. Hum… Soit dit en passant, ce n’était pas très égalitaire tout cela… Je n’en fis rien pourtant pour le moment. Je ne voulais pas lui donner une raison d’évincer ma question. J’avais bien senti dans ses yeux qu’il n’était pas sûr de vouloir me le dire. Comme si j’allais fuir en courant… Quoi ? C’était une limace ? une énorme araignée ? un anaconda ? un paon ? – et là j’entendais Sasha affirmer cette potentielle proposition – un cerf ? C’est magnifique comme animal soit dit en passant… un requin ? J’avais finalement envie de deviner et avant qu’il ne parle, je posais mon doigt sur ses lèvres pour le faire taire.

« Non, laisse-moi deviner ! Un requin… » lui assurai-je. Non ? « Un renard ? » non ? « une grosse araignée ? » grimaçai-je. Non ? « un paon ? » dis-je en rigolant pour le taquiner. Non plus ? « un koala ? ou un panda ? un ours tiens ! Mouais non... je te vois pas avec ce genre d'animaux...» non ? J’aurais bien dit un paresseux pour le taquiner mais je ne savais s’il ne m’en voudrait pas un peu… « Qu’est-ce que ça peut être… » cherchai-je. Moi et la perspicacité, des fois on repassera. En même temps je le connaissais que depuis deux mois. Pouvait-on donc m’en vouloir ? « Si je trouve, j’ai le droit d’enlever ta ceinture… ? » dis-je avec un regard de coquine… Quoi ? Je peux bien profiter de la situation non ? « Un rapace… ? » non ? Je soufflais réfléchissant. J’allais trouver. Je lui fis alors une liste rapide sans qu’il ait le temps de me confirmer ou non : « un kiwi, un aigle, un corbeau, un flamant rose ? » Quoiii ? On ne sait jamais ! Je me mordillais les lèvres en réfléchissant, toujours son doigt sur ses lèvres pour l’empêcher de parler. « Donne-moi un indice ! » lui demandai-je.

J’enlevais alors mon doigt de ses lèvres pour le laisser parler. Je prenais cela comme un jeu. J’aurais bien vu un renard… Il était rusé à ses heures… Un requin aussi… Rah, je ne savais pas ! Je le regardais alors, posant mes deux mains simplement sur son torse et attendant avec patience un indice qui pourrait me permettre de trouver…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 19 Avr - 11:59
Invité
« L’idée du petit déjeuner me sied à merveille. Il y a une petite boulangerie dans la rue. Nous pourrons y passer en sortant si tu le désires.  » Proposa-t-elle et j'avais plus d'en l'idée de m'y rendre sans elle pour tout dire. « Nous pourrions alors nous poser dans le parc qui n’était pas très loin à pied.  » Oh non, me dis je. Je n'allais pas aller prendre mon petit déjeuner dans un parc avec ma fiancée pour parler de notre mariage et d'autres sujets alors qu'on pourrait très bien nous entendre. Surtout pas avec nos fiançailles pas tout à fait officielle, puisqu'elles ne le seraient à mes yeux que quand son maître serait au courant et ne pourrait plus l'apprendre de la bouche d'une tierce personne. Sa main quitta ma nuque, caressant mon bras avant que ses deux mains ne caressent mon torse. Elles approchèrent mon ventre et Mina se recula un peu, commençant ensuite à retracer lentement la forme de mes muscles. Ses mains approchèrent de mes pectoraux lorsqu'elle reprit la parole.

« Il n’a pas toujours eu cette forme. J’ai même eu une très longue période à être incapable de lui donner une forme. Ce n’était pas un sort que je maitrisais étant jeune. Et non, je ne t’avouerai pas la forme, tu te moquerais de moi !  » Je ne me permettrais pas de me moquer d'elle, un patronus avait une forme importante et significative sur une personne. Ça me prouvait juste qu'elle avait changé. « A la mort de mes parents, j’ai perdu tout goût pour la vie. Mon patronus s’est éteint avec. Lors de mon service pour le seigneur des ténèbres, je dus cependant composer avec des détraqueurs. Quand j’ai voulu réapprendre à faire mon patronus, je me rendais compte ne plus y arriver du tout. Matthieu arrivait à peine à faire apparaitre une tache qui s’évanouissait aussitôt. On s’entrainait régulièrement ensemble sans aucun résultat. Je n’ai jamais voulu baisser les bras. Les échecs ne me font pas peurs. Je suis bien trop têtue pour me reconnaitre si facilement une défaite. J’arrive à le former réellement depuis ta demande… Je pense à toi… à tes bras… à certains de tes mots… de tes actions… et parfois n’apparait qu’une légère forme, parfois j’arrive à obtenir un tout petit phénix. Personne ne le sait en dehors de Sasha et toi et je ne tiens pas à ce que ta mère, ta sœur ou qui que ce soit d’autres l’apprenne. Si le seigneur des ténèbres sait que je suis capable de cela, il pourrait croire une potentielle infidélité. Les mangemorts qui sont capables de faire une telle chose sont souvent des félons et espions pour les camps adverses. J’ai vu bon nombre tomber pour cela… C’est important qu’il ne l’apprenne jamais…  » M'annonça ma fiancée et j'étais flatté qu'elle pense à moi pour produire un patronus, même si la forme je la trouvais légèrement étrange pour une pensée pour moi. Je n'avais du phénix que le don de l'enflammer. Je comprenais aussi qu'elle se fasse un devoir de le cacher à son maître, je devrais moi-même cacher mon propre patronus qui devait toujours avoir sa forme de corbeau. Je ne lançais pas très fréquemment de patronus, je n'en avais plus lancé depuis bien des années. Cependant, je ne doutais pas que mon corbeau soit toujours d'actualité, bien que j'étais très proche de Mina, mon patronus avait la même forme que celui de Dora depuis toujours.

Je savais que la curiosité de Mina allait faire qu'elle me demanderait la forme de mon patronus et que j'allais devoir le lui avouer, mais j'allais la faire languir un bon moment avant de le lui avouer. C'était pas une question d'entrer dans mon intimité, c'était juste que je ne prêtais que peu d'attention à mon patronus, ne l'utilisant que rarement et je ne l'avais encore jamais utilisé contre les détraqueurs. Je laissais mes mains caresser les flancs de Mina avec douceur. Parler de patronus me faisait penser qu'un jour se risquais de le perdre à force d'acte pour les mangemorts. D'un autre côté, mon amour fraternel pour ma sœur serait toujours plus fort, comme ce que je pouvais ressentir pour Mina. Je savais que ça me permettrait de garder mon patronus et que je devrais moi aussi le cacher à mon futur maître. Je me savais capable de cacher nos deux patronus à cet homme, je serais capable de cacher beaucoup de chose, je pense même avoir la force de tenir mes barrières longuement pour ne pas qu'il trouve ce qu'il ne devait trouver de mes souvenirs. Je devrais également protéger les propos de ma mère, sur son manque d'envie de nous voir Dora et moi dans les rangs du Seigneur des Ténèbres. Il la punirait pour cela. J'allais devoir faire encore plus d'effort pour tenir mes barrières pour le reste de ma vie. « Quel est le tien ?  » Me demanda Mina et je lui souris avec défi, si elle voulait savoir, elle devrait chercher. Je continuais à sentir ses mains me caressant, je la laissais faire, tout en faisant glisser les miennes sur son ventre. C'est en douceur que je caressais son ventre, remontant lentement vers sa poitrine que je ne touchais pourtant pas. Je me demandais bien ce qu'elle pouvait s'imaginer sur la forme de mon patronus. Après tout, on pourrait lui prédire bien des formes sans pour autant trouver que c'était un corbeau, qui avait pourtant bien des choses en commun avec moi. Elle posa finalement un doigt sur mes lèvres pour m'empêcher de lui répondre, pourtant elle aurait aimé m'entendre dire t'as qu'à chercher pour le deviner.

« Non, laisse-moi deviner ! Un requin…  » Pas trop mauvaise comme idée, mais essaye encore, dit mon esprit. « Un renard ? Une grosse araignée ?  » Dit elle avec une grimace pour la dernière proposition, elle n'y était toujours pas pourtant. « un paon ?  » Me taquina-t-elle et en réponse je fis mine de bomber le torse en faisant non de la tête. « un koala ? ou un panda ? un ours tiens ! Mouais non... je te vois pas avec ce genre d'animaux...  » Dit elle en comprenant d'elle même que ce n'était pas la forme de mon patronus. « Qu’est-ce que ça peut être…  » Dit elle plus pour elle même, me laissant savoir qu'elle réfléchissait attentivement à la question. « Si je trouve, j’ai le droit d’enlever ta ceinture… ?  » Je hochais simplement la tête en signe d'accord, avec un grand sourire laissant savoir que je ne doutais pas de son envie de me l'enlever. Après tout, elle semblait adorer plus que tous mes ceintures. « Un rapace… ?  » Déjà elle se rapprochait en partant sur un animal ailé. « un kiwi, un aigle, un corbeau, un flamant rose ?  » Je fis une grimace en l'entendant parler de flamant rose. J'avais vraiment une tête à avoir un flamant rose pour patronus. Elle était folle, bon au moins, elle avait déjà cité mon patronus, c'était une bonne avancée et j'allais très bientôt ne plus avoir ma ceinture. « Donne-moi un indice !  » Demanda Mina en retirant son doigt de mes lèvres.

Je posais simplement ma main gauche sur sa taille avec douceur et je la regardais avec un grand sourire alors qu'elle posa ses deux mains sur mon torse. « Je m'occuperais moi-même de notre petit déjeuner. Le parc tu l'oublies par contre, je ne voudrais pas qu'on surprenne une conversation sur notre mariage et qu'elle puisse être rapporté à quiconque, surtout pas au Seigneur des Ténèbres, ça ne rendrait que les choses plus compliquées pour nous et il faudrait que l'on commence à parler de la liste des invités que nous voulons nous en dehors des mangemorts.  » Annonçais je calmement comme si mon patronus n'avait pas été abordé. Dans le fond, je faisais absolument tout pour retarder le moment de lui dire quel était mon patronus. Je laissais ma main droite remonter jusqu'à son sein, touchant du bout des doigts sa peau à cet endroit. Ce n'était pas réellement une caresse pour faire monter son désir, juste un besoin de redécouvrir cette peau que je n'avais touché depuis plusieurs jours. Mes doigts redescendirent jusqu'à son ventre et remontèrent par la suite jusqu'à son cou, je laissais un doigt retracer le contour du saphir en forme de lune avant de recommencer à descendre jusqu'à la lisière de sa culotte. « Tu veux un indice...  » Murmurais je pensivement, j'étais en train de réfléchir, allais je simplement lui dire qu'elle avait donné la forme de mon patronus ou être plus vague en lui accordant la connaissance qu'il s'agissait d'un animal ailé. « Ce n'est ni un animal marin, ni un animal à poils. C'est un animal possédant des ailes. » Annonçais je en veillant au moindre de mes mots. Puisque tous les animaux ailés n'étaient pas capable de voler.

Je pouvais bien voir des animaux possédant des elfes ne pouvant voler. Bien que je ne doutais pas qu'elle comprendrais rapidement que j'avais un animal volant. Surtout qu'elle n'était pas loin avec son idée de rapace et ses propositions, puisqu'elle avait donné la bonne. Je n'allais pas lui céder sur un plateau la forme de mon patronus, se serait bien trop facile. « C'est la seule forme que mon patronus a jamais prise. Enfin si elle est toujours d'actualité, puisque je n'ai pas lancé de patronus depuis au moins un an. Je ne suis pas très fervent de l'usage de mon patronus. Et j'aimerais vraiment savoir quel était ton patronus avant. Tu sais un patronus prend la forme du caractère de son lanceur ou de ses sentiments d'après mes souvenirs vagues de mon cours sur le sujet à Durmstrang. S'il a changé, ça veut seulement dire que tu as changé, mais celui d'avant devait représentait qui tu étais avant l'accident de ta famille. Je te verrais bien avoir eu un chat en patronus pour sa fidélité mais son envie d'indépendance en même temps. » Avouais je calmement sans savoir du tout la forme de son patronus précédent puisque nous en parlions pour la première fois.

En deux mois, nous n'avions pas pu faire le tour de tout ce que nous étions l'un et l'autre. Après tout, Mina ne savait pas pour ma remarquable résistance au sortilège doloris, un fait dont je ne lui parlerais que le jour où je me serais retrouvé sous doloris face à elle. Elle ne savait pas ce que j'avais forcé Dora à faire après avoir tué nos quatre poursuivants pour la forcer à devenir plus forte. Je ne savais pas grand chose d'elle non plus, je ne connaissais pas son épouvantard, ni même si elle avait des talents cachés ou des sortilèges de prédilection. D'accord, elle savait que le mien était l'impérium et maintenant, elle devait comprendre que dans ma famille, on avait un petit faible pour les impardonnables et pour user relativement souvent de l'un en particulier. « J'espère que l'indice suffira à te faire trouver la forme de mon patronus. Bien qu'il soit vague. » Dis je à Mina en arrêtant ma main sur sa poitrine. « J'aime voir qu'à chaque nouvelle rencontre, on en apprend un peu plus l'un sur l'autre. Je trouve ça vraiment plaisant de ne pas tout savoir de toi, d'avoir toujours de nouvelles choses à découvrir. » Annonçais je en allant capturer ses lèvres dans un baiser passionné. J'espérais simplement qu'elle ne rirait pas de ma forme de patronus en apprenant que c'était un corbeau. Puisque cet animal avait autant de mauvais côté que de bon et il était un peu comme moi.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 19 Avr - 14:24
Invité
Il voulait s’occuper lui-même de notre petit déjeuner. Non pas que cela me sembla étrange mais… Ce n’est pas le rôle des elfes de maison de faire ça pour leur maître normalement ? Je veux dire… J’avais l’habitude de demander ce que je voulais à mon elfe de maison mais pas à quelqu’un et encore moins à mon futur époux. Ça avait l’air pourtant de lui tenir à cœur là où j’avais considéré que s’en occuper à deux serait plus romantique… Vous me direz, savoir mon fiancé s’occuper de mon petit déjeuner pendant que je trainais à moitié nue au lit, avait quelque chose de sexy. Il n’avait d’autant plus pas tort pour ce qui était de parler d’une chose privée comme notre mariage dans un lieu public. J’acceptais alors le loisir de s’occuper du petit déjeuner même si ça me restait assez étrange. Dans le pire des cas, sans elfe de maison, j’avais été élevé de façon à ce que ce soit la femme qui s’occupe de cela et non son époux. Je maintenais : qu’il s’en occupe me semblait vraiment bizarre… ça avait cependant l’air de lui faire plaisir alors soit. Je le laisserai faire. Je n’allais pas me plaindre d’attendre sagement son retour.

On revint alors sur son patronus, loin de me douter avoir trouvé sans le vouloir celui qui faisait son patronus il y a au moins un an de cela… Ses doigts à la lisière de ma culotte, il murmura pensif ma volonté d’avoir un indice. Je le vis alors réfléchir à ça avant de me le donner :

« Ce n’est ni un animal marin, ni un animal à poils. C’est un animal possédant des ailes. »

Paye ton indice… Il vole ou il ne vole pas ?! Quel couleur est-il ? C’est un gros oiseau ou un petit ? Mouais ça restait encore vague. J’aurais préféré qu’il m’avoue si j’étais tombée juste à un moment ou un autre. J’avais la sensation que ça l’amusait de me voir peiner pour pouvoir enlever sa ceinture. Mes mains étaient d’ailleurs descendues à ce niveau. Ne pouvoir la défaire était agaçant. Il y avait comme une situation d’injustice entre nous. Ça ne m’empêcha pas de jouer avec la lanière…

« C'est la seule forme que mon patronus a jamais prise. Enfin si elle est toujours d'actualité, puisque je n'ai pas lancé de patronus depuis au moins un an. Je ne suis pas très fervent de l'usage de mon patronus. Et j'aimerais vraiment savoir quel était ton patronus avant. Tu sais un patronus prend la forme du caractère de son lanceur ou de ses sentiments d'après mes souvenirs vagues de mon cours sur le sujet à Durmstrang. S'il a changé, ça veut seulement dire que tu as changé, mais celui d'avant devait représentait qui tu étais avant l'accident de ta famille. Je te verrais bien avoir eu un chat en patronus pour sa fidélité mais son envie d'indépendance en même temps. »

« Raté. » lui-dis-je amusée. « Je n’étais pas très indépendante en étant jeune, toujours dans les pieds de mon frère… Je ne supportai pas d’être loin de loin. C’était déjà bien assez dur pendant notre scolarité puisque nous n’étions pas envoyés dans la même école… » dis-je avec un sourire en coin en me rappelant cette époque.

Là où on trouvait Arthur, je n’étais jamais très loin. Nous séparer n’était pas évident. Il le fallut pourtant. Mon frère fut envoyé à Durmstrang alors que pour ma part j’avais été à Beauxbâtons. Nos parents ont toujours voulu nous séparer un peu pour apprendre à pouvoir se passer l’un de l’autre. On rattrapait cependant rapidement les mois à ne pas se voir une fois les vacances arrivées. Je me demandais d’ailleurs si Arcturus n’avait pas croisé une fois ou deux mon frère sans vraiment se côtoyer. Après tout, Arcturus était un peu plus âgé non ? Je ne savais même pas son véritable âge ni même sa date de naissance… C’était honteux. Je me fis alors la promesse de lui demander après cette histoire de patronus.

« J'espère que l'indice suffira à te faire trouver la forme de mon patronus. Bien qu'il soit vague. » dit-il non sans me déconcentrer de sa main sur mon sein… « J'aime voir qu'à chaque nouvelle rencontre, on en apprend un peu plus l'un sur l'autre. Je trouve ça vraiment plaisant de ne pas tout savoir de toi, d'avoir toujours de nouvelles choses à découvrir. » conclua-t-il.

Il captura alors mes lèvres sans me laisser le temps de répondre d’avantage. Ce baiser était passionné et enivrant. Je laissais mes lèvres y répondre avec ma propre passion. Mes mains quittèrent sa ceinture pour passer dans son dos et je me coller de nouveau à lui. J’oubliais un instant toute cette histoire de patronus dans ce baiser qu’il commença et que je venais éterniser. J’aimais être tout contre lui de cette manière. Ma peau appelait la sienne et même si je voulais savoir son patronus, j’éprouvais sans cesse le besoin de le toucher et de sentir ses doigts m’effleurer. C’était un désir incontrôlable. Parfois j’aimerai être déjà mariée à lui, oublier toutes les convenances, le pousser en arrière et défaire cette foutue ceinture pour laisser libre court à mon imagination. J’étais capable d’improviser nos fantaisies… C’était de sa faute… Il me perturbait de sa main sur mon sein depuis tout à l’heure. Je saisis alors ses deux mains pour entrelacer nous doigts ensemble. J’allais peut-être arriver à me concentrer de cette manière. Mettant fin au baiser, je lui donnais une derrière pression sur les lèvres avant de lui dire :

« Si tu continues à caresser mon sein je ne vais plus réussir à me concentrer… » lui fis-je remarquer.

De l’absence pourtant de sa main que la mienne détenait, mon sein s’en plaignait très fermement dans une pointe. Merlin, mon corps se liait contre moi et je ne pouvais même pas lui cacher cet état. Je décidais d’en faire abstraction. Caressant ses mains de mes pouces, je réfléchissais alors à ce patronus. Un oiseau.

« Un aigle ? Ou un faucon ? J’aime vraiment les faucons. C’est un bel oiseau, tu n’es pas d’accord ? A moins que… si ça se trouve je l’ai déjà dit ? Flamant rose… Moi je ne vois que ça… » dis-je insistante pour le taquiner encore avec ça. « Plus sérieusement peut-être le rapace ou le corbeau. Ça t’irait bien… Je pioche donc pour un aigle, un rapace, un corbeau ou un faucon. Ais-je raison ? » lui demandai-je confirmation avant de revenir sur mon patronus d’adolescente. « Avant la mort de mes parents, le patronus que j’avais peut se domestiquer même si ce n’est pas si courant… enfin pas chez les familles sorcières en tout cas et ce n’est ni un chat ni un chien. C’est même plus petit qu’un chat… On peut en trouver dans une ferme. » dis-je pour lui donner un véritable indice consciente qu’il pourrait penser à un poussin……. Oui bon ok j’étais innocente à l’époque mais tout de même ! Pas un poussin ! J’étais bien curieuse de savoir s’il allait trouver ou s’il faudrait lui donner un autre indice.

Je le laissais alors réfléchir à la fois pour le mien et à me donner un autre indice si jamais j’avais visé faux. En attendant, je venais l’embrasser dans le cou sensuellement. Il avait allumé une mèche tout à l’heure et tenant ses mains, il ne restait plus que mes lèvres pour pouvoir le toucher. J’aimais sa peau contre mes lèvres. C’était une véritable gourmandise que je ne maitrisais pas. J’aimais poser mes lèvres çà et là sur son cou et descendre sur sa clavicule pour continuer cette course vers son torse. Plus petite que lui, je pouvais embrasser le haut de son torse sans avoir à me contorsionner. Ma langue passa par mégarde sur sa peau. Oubliant de nouveau notre conversation, je le renversais finalement en arrière. Ce n’était pas ma faute si j’adorais sa peau de cette façon. Lui rendant la liberté de ses mains, je me redressais pour poser mes deux mains sur son torse.

« Alors ? Tu donnes ta langue au Scrout ? » lui demandai-je finalement pour mon patronus l’air de rien.

J’aimais mêler cette passion à notre conversation comme si de rien était. Elle nous permettait de faire des pauses pour éviter de trop se chercher mais la conversation pourrait vite devenir de trop sachant le désir que je sentais monter en moi. J’aimais aussi passer des heures à l’embrasser sans parler et Merlin savait à quel point j’étais en forme. Je ne voulais de toute façon pas dormir. Je savais ce qu’il risquait de m’attendre et entre les cauchemars ou le plaisir de la compagnie d’Arcturus, mon choix était tout fait : on risquait de tirer vers une nuit blanche… Je vins alors m’allonger tranquillement à moitié sur le matelas et sur lui pour trouver une de ses mains et l’entrelacer dans la mienne. Je posais alors nos mains sur son bas-ventre, caressant de mon pouce sa peau, ne quittant plus son regard.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Lun 20 Avr - 0:15
Invité
Ses mains avaient trouvés ma ceinture quand elle m'avoua que son patronus n'était pas un chat, qu'elle n'était pas aussi indépendante à l'époque. Elle me parla aussi d'Arthur, m'apprenant qu'ils n'avaient pas été envoyé dans la même école. Je me mis à chercher une bonne école pour garçon autre que Beauxbâtons en France, mais rien ne me vint, les deux seules me venant à l'esprit étaient Durmstrang et Poudlard. J'aurais sûrement remarqué un petit français à Durmstrang, mais bon, elle était plus jeune que moi, de plusieurs années, alors peut-être que non, j'avais d'autres chats à fouetter à son entrée à l'école sûrement. De toute manière, les parents préféraient largement mettre leurs enfants à Poudlard plutôt qu'à Durmstrang lorsqu'ils n'aimaient pas la magie noire et je voyais assez mal un homme politique français choisir en premier Durmstrang à Poudlard pour envoyer son fils. Surtout que Durmstrang était sûrement plus loin que Poudlard, bien que je ne me souvenais pas de la localisation de l'école. Les inconvénients de l'Institut Durmstrang, on ne se souvenait plus de sa localisation après avoir quitté l'école. De toute manière, Mina me demanderait si j'avais connu son frère s'il était réellement à Durmstrang, bien que je ne me souvenais pas qu'elle m'ait appris son âge ou d'autres indices. Je lui donnais deux à trois ans de plus que la majorité, donc trois ou quatre années de moins que moi. Je l'avais de toute manière déjà orienté plus loin dans la conversation et dans un baiser bien trop passionné pour mon propre bien.

Elle passa ses mains dans mon dos, continuant le baiser sans tenter de nous séparer, elle se colla plus contre moi encore et j'aimais sentir sa peau contre la mienne. Malgré nos corps collés, je continuais à caresser son sein alors que mon autre main glissait dans son dos avec douceur. Je me retenais de la faire glisser sous moi, je présentais que l'idée serait des plus mauvaises. Une petite part de mon esprit cherchait encore son patronus, mais dans ce baiser, il était parfaitement impossible de me concentrer sur autre chose que sur elle, sur notre baiser et sur sa peau. Elle finit par attraper mes mains pour entrelacer nos doigts, j'étais un peu étonné mais je la laissais faire. Elle mit fin à notre baiser, en posant rapidement un dernier chaste sur mes lèvres. « Si tu continues à caresser mon sein je ne vais plus réussir à me concentrer…  » Me fit remarque ma fiancée et j'eus un grand sourire innocent. Puisque je ne l'étais pas du tout en cet instant et je pouvais sentir le désir monter doucement en moi. Je ne loupais pas la réaction de son corps face à l'absence de mes mains et je devais avouer avoir envie de goûter à cette auréole pointée de mes lèvres. Je me retins, me concentrant sur la caresse de ses pouces sur les paumes de mes mains.

« Un aigle ? Ou un faucon ? J’aime vraiment les faucons. C’est un bel oiseau, tu n’es pas d’accord ? A moins que… si ça se trouve je l’ai déjà dit ? Flamant rose… Moi je ne vois que ça…  » J'avais fait non de la tête aux deux premiers et le dernier animal m'arracha une nouvelle fois une grimace, bien que je sache qu'elle me taquinait purement et simplement. « Plus sérieusement peut-être le rapace ou le corbeau. Ça t’irait bien… Je pioche donc pour un aigle, un rapace, un corbeau ou un faucon. Ais-je raison ?  » Je hochais la tête très lentement à sa dernière question. N'ayant pas voulut confirmer aux animaux, sentant qu'elle pouvait revenir sur la forme de mon patronus. « Plus sérieusement peut-être le rapace ou le corbeau. Ça t’irait bien… Je pioche donc pour un aigle, un rapace, un corbeau ou un faucon. Ais-je raison ?  » Que pouvait on trouver dans une ferme de plus petit qu'un chat. Les petits des animaux de la ferme, comme des poussins, des petites oies, je voyais beaucoup de choses, mais vu la curiosité de Mina, j'étais tenté de dire une souris. Après tout, une souris est plus petite qu'un chat, les souris sont curieuses et fouinent partout. J'aimais bien l'idée, de Mina ayant une petite souris comme patronus, rien que l'idée que ce soit vrai me fit sourire. Je trouvais ça très mignon, d'imaginer Mina ayant eu le caractère d'une petite souris. Je n'avais pas pas confirmation que ce soit ça, mais l'idée me plaisait énormément qu'elle ait pu avoir une souris en patronus.

Ses lèvres se posèrent dans mon cou et je me laissais faire, même s'il devenait dur dans cette situation de réfléchir à la forme de son patronus précédent. Je voulais bien avouer ne pas avoir été beaucoup plus sympathique avec elle quand je lui avais demandé de chercher. Je sentis ses lèvres descendre le long de mon cou, jusqu'à ma clavicule puis jusqu'à mon torse. C'était impossible pour moi de réfléchir si elle continuait. Lorsque sa langue passa sur mon torse, je ne refrénais pas mon frisson de pur désir. Je ne réagis même pas quand elle me fit tomber en arrière et qu'elle libéra mes mains. Je ne réagis que lorsqu'elle se retrouva assise sur moi avec ses mains posées sur mon torse.

« Alors ? Tu donnes ta langue au Scrout ?  » Me demanda-t-elle et je hochais négativement la tête en tentant de retrouver des battements de cœur plus calme. Oubliait elle qu'elle était la seule femme à m'avoir touché depuis des jours. Je ne la quittais pas des yeux, me demandant si elle allait se vexer si je lui disais que son patronus avait été une souris et que ce n'était pas le cas. Bon d'accord, je ne savais pas du tout si les moldus pouvaient domestiquer ces animaux, mais venant d'eux, pourquoi pas. Elle s'installa confortablement à moitié sur moi et à moitié sur le matelas. Elle chercha ma main et entrelaça nos doigts avant de les poser sur mon bas-ventre en caressant ma peau de son pouce. « Après ton indice, je dirais une souris, c'est petit, innocent et curieux comme animal. » Dis je très calmement sans vraiment savoir si je visais juste. « Je te vois pas trop avec une poule, un poussin, une oie ou un canard comme patronus. Alors que la souris peut se cacher dans la paille en sentant un danger venir, comme tu devais compter sur ton frère pour te protéger. » Poursuivis je le plus calmement du monde. Comme si je n'étais pas en train de la comparer à une souris. Je lui fis un sourire en faisant glisser ma main dans son dos. J'adorais être ainsi allongé avec elle calmement dans un lit à avoir une conversation certes pouvant paraître étrange pour un couple allant se marier, mais on avait une conversation et c'était le fait important. On apprenait encore à se connaître et j'adorais ça, juste cet instant de partage sans rien attendre d'autres.

« J'espère avoir visé juste. Surtout que tu as nommé mon patronus dans tes dernières propositions et il vole. Il est souvent considéré comme un animal de mauvaise augure. » Annonçais je en ne précisant pas qu'il l'était surtout chez les moldus, information que j'avais apprise de mon professeur à Durmstrang lorsqu'il avait vu notre patronus à Dora et moi. « C'est un patronus que je partage avec Dora. Il nous correspond même plutôt bien. Je pense que l'indice est assez gros pour que tu découvres la forme de mon patronus. » Avouais je sans être pour autant certains qu'elle puisse trouver la réponse vu la référence moldu de mon indice, je ne le saurais pas si on ne me l'avait pas dit. Je ne connaissais que les autres qualités de mon patronus de mon éducation sorcières. Je laissais mes doigts glisser le long de son dos, puis dans ses cheveux avec lenteur. Je me demandais toujours encore comment je pouvais être si bien avec Mina dans mes bras. C'était toujours étonnant pour moi d'avoir envie d'être avec elle et de pouvoir profiter d'un instant comme celui-ci en étant allongé dans un lit sans pour autant penser à la mettre nue et lui faire prendre du plaisir jusqu'au petit matin.

« Je suis bien marrant de vouloir m'occuper du petit déjeuner alors que je ne sais même pas ce que tu aimes manger ou boire au petit déjeuner. Je te préviens juste, mon elfe s'occupera de la question des boissons et de la garniture du petit déjeuner, je m'occuperais que de la partie boulangerie. C'est pas que je m'inquiète pour notre survie, j'ai déjà vécu sans elfe de maison et je sais me débrouiller dans une cuisine, même si tu peux trouver cela étrange. C'est juste que je ne connais pas vraiment les bons produits anglais et que je ne veux pas que tu te retrouves à manger un petit déjeuner ayant un goût horrible. » Avouais je sans préciser que je n'avais plus approché d'une cuisine depuis mon époque en France. J'avais passé pas mal de temps à cuisiner en France, même si ce n'était que de petites choses rapides, j'appréciais ces moments. Je me reposais maintenant sur les elfes comme j'en avais. Je savais que demain matin, Mina aurait une bonne surprise en voyant mes habitudes. Puisque je comptais bien avoir le temps de finir mon thé et de passer à mon café bien à moi avant de la raccompagner chez elle. « Je veux que l'on partage encore des moments comme celui-ci après notre mariage. » Murmurais je sans vraiment faire attention à mes mots avant de les avoir dit. Je ne savais même pas si elle pouvais comprendre que je parlais d'être juste là couché sur le lit à discuter tranquillement de tout et de rien sans penser au monde extérieur, en étant juste nous deux dans notre bulle.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  SuivantVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Aleksy > Alors comme ça le petit piaf veut faire piou piou dans la cocotte-moineau ?! ♫
» Colombe ; « vois comme le monde, le monde est beau. »
» [Jeu stupide comme d'hab] J'envie X parce que...
» 04. Des cupcakes pas comme les autres - Oxanna/Sue/Alejandro
» L'amour sans philosopher C'est comme le café : très vite passé. [Les Shepard && Gibbs]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 3 :: Septembre-octobre 1999-
Sauter vers: