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Foire estivale à Muregy [France] - pv Arcturus

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Sam 30 Mai - 17:24
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J'attendais sa réponse, je n'avais prêté aucune attention à son regard noir quand j'avais parlé pour la première fois après avoir brûler cette lettre. Maintenant j'attendais juste de savoir depuis quand durait cette histoire de lettre. Ce n'était pas une question de confiance, juste une question de savoir, je voulais savoir si quelqu'un tentait de nous séparer elle et moi. C'était bien mon droit de savoir s'il y avait une ombre potentielle planant sur notre mariage. Et j'avais vraiment besoin d'être rassurer, de l'entendre me dire que personne ne pourrait nous séparer, qu'elle resterait. « C’est la première fois depuis notre rupture.  » M'annonça-t-elle et je ne compris pas son ton acerbe, bien que je me doutais que mes agissements l'avaient vexés, je ne pouvais pas contrôler ma jalousie et mon besoin d'être rassurer quand au fait qu'elle ne me quitterait pas. « Tu n’avais aucun droit de brûler ma lettre !  » Me fit elle remarquer et je haussais simplement les épaules. Je me fichais royalement d'en avoir le droit ou pas, je l'avais fait et on ne pouvait revenir en arrière de toute manière. Si elle avait voulu que je ne la brûle pas, elle aurait dû venir m'en parler directement et pas vouloir faire les choses dans mon dos. J'aurais été moins vexé et énervé si elle avait fait ainsi, mais j'aurais été tout autant jaloux, alors je ne pouvais être certain que cette lettre n'aurait fini en cendre. « Et après je suis sûre que tu vas t’étonner que je t’ai caché cette lettre mais quand je vois ta réaction excessive et jalouse, j’avais raison ! Attention Arcturus… Me brûler mon courrier fait partie des choses que je ne pourrai tolérer, peu importe la raison de tes agissements ou ta position d’homme. Je te l’ai dit, je ne serai pas une femme soumise à tous tes caprices d’enfant capricieux.  » Qu'elle me traite d'enfant capricieux me fit fulminer. Il n'y avait rien de capricieux dans mon comportement, ce n'était pas un caprice, ni une revendication de mon statut d'homme, ni même une quelconque façon de montrer une dominance. C'était purement et simplement de la jalousie et une peur extrême de me retrouver seul, abandonner par la seule personne qui avait réussi à toucher mon cœur et à me convaincre de me marier et de me ranger. C'était même plus la crainte que la jalousie qui m'avait poussé à brûler cette lettre, si elle ne pouvait la lire, elle ne pouvait changer d'avis pour aller le rejoindre. « Tu sais quoi… Tu le traites de pathétique mais tu n’es pas mieux en réagissant ainsi. Lui au moins a la décence de se comporter comme un gentleman.  » Me dit elle et je me retins de justesse de l'attraper par la gorge pour la forcer à me faire ses excuses. Elle venait de dire que moi, j'étais plus pathétique que l'autre idiot qui comptait la prendre par les sentiments pour la ramener à lui. Je fulminais et elle avait de la chance que j'ai des sentiments pour elle, sinon je n'aurais pas hésiter une seule seconde avant de commencer à lui démontrer par quelques sorts bien placés que je n'étais pas du tout pathétique et que m'insulter pouvait faire vraiment très mal et être mortel. Je pris une grande inspiration pour rester le plus calme possible avant de me resservir un verre. Boire aurait au moins le mérite de me laisser l'écouter jusqu'à la fin de sa tirade.

« Maintenant si c’est de la jalousie, je te rappelle t’avoir tout donné et que si malgré tout ça tu n’as nullement confiance en moi pour savoir comment répondre à Matthieu et certainement pas en l’incitant de croire à quelque chose entre nous, je ne sais plus quoi faire.  » Oui c'était en partie de la jalousie et non, ce n'était pas que je n'avais pas confiance en elle pour savoir quoi répondre à son ex, c'était juste que j'avais pas confiance en Matthieu. Je ne voulais pas qu'il essaye de retourner le cerveau de ma fiancée et qu'elle commence à se poser des questions ou à culpabiliser parce que nous étions heureux ensemble. Je ne pouvais pas savoir sur quel angle il allait jouer pour faire tourner la partie à son avantage. Mais bon, j'étais toujours énervé par le fait qu'elle m'avait traité de gamin capricieux et qu'elle ose penser que j'étais plus pathétique que son français d'ex-fiancé à deux mornilles. « Dois-je faire un serment inviolable pour que tu me crois ?!  » Me reprocha-t-elle et bien que l'idée me parut bonne pendant quelques secondes, je ne pouvais me résilier à la priver de sa liberté de cette façon. Et puis que ferais je d'une femme que je tiendrais pas un serment inviolable, se serait me rabaisser autant ue la rabaisser. Ça voudrait dire que j'avais besoin d'un serment inviolable pour tenir ma femme, que je n'en étais pas capable autrement. J'aurais simplement aimé le serment inviolable pour qu'il me rassure sur le fait qu'elle ne me laisserait jamais tomber. « Sur ce, bonne nuit !  » Me dit elle avant de partir et de claquer une porte, sûrement celle de sa chambre ou de notre chambre. Je lançais un regard à la bouteille que je tenais en main, je la finis avant d'aller chercher ma baguette. Une fois ma baguette en main, je pris un malin plaisir à faire exploser tous ce qui se trouvait sur mon passage et qui n'était pas d'une grande valeur ou un contenant plein.

Je dus m'amuser à faire une telle chose pendant au moins une bonne demi-heure, passant mes nerfs comme je le pouvais, même si un moldu aurait été le meilleur moyen de me calmer. Je ne voulais pas sortir, nous avions une conversation ou une dispute à finir, de mon point de vue. Elle n'avait fait qu'explicité sa colère sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Je finis par m'asseoir au milieu de morceaux de verres, de bois, de parchemins et de tissus. Le salon et la cuisine du chalet ressemblaient plus à un champs de bataille qu'à des pièces de vie. Rien de tout ce que j'avais cassé était irréparable, quelques sorts et tout reviendrait en ordre. Je me mis à réfléchir au milieu de toute la pagaille que j'avais moi-même semer pour passer mes nerfs face à ses mots. Je ne voulais pas me rabaisser à lui dire que j'étais jaloux et que je lui faisais confiance mais que je ne faisais pas confiance à ce Matthieu et que j'avais une peur incontrôlable et incroyablement énorme qu'elle ne m'abandonne. J'avais même honte d'avoir aussi peur d'être abandonné, mais je ne contrôlais pas ce sentiment, je faisais tout pour m'en détacher depuis que j'avais compris que ça pouvait me pourrir la vie, mais je n'y arrivais pas, pas quand je m'attachais à quelqu'un. Je pris ma tête entre mes mains, me mettant à chercher le meilleur moyen de calmer le jeu entre nous sans pour autant me rabaisser, mais je ne trouvais rien, rien que je puisse faire. Je finis par faire la seule chose qui me vint à l'esprit, pour pouvoir lui donner mon point de vue sans avoir à me forcer à lui exposer mes sentiments. C'est-à-dire, lui écrire mon point de vue sur mes propres actes. Elle pourrait l'interpréter comme de la lâcheté ou comprendre que c'était le seul moyen que j'avais trouver pour préserver ma fierté et ne pas lui présenter d'excuses pour des actes qui ne méritait pas d'excuses à mon goût. De plus, une fois que j'aurais écrit ma lettre, je pourrais aller voler pour me calmer complètement. Je trouvais dans le chaos que j'avais crée une plume, un encrier qui était resté dans mon sac de cours et finalement je décidais de réparer un parchemin pour pouvoir me mettre à mon écriture.

Il n'est pas question de la confiance que j'ai en toi, je ne peux pas lui faire confiance à lui. Pour ce que j'ai pu ressentir me faisant agir ainsi, ça ne te concerne en rien, mais ce n'était pas pour montrer une quelconque supériorité masculine ou une domination quant à ma place de fiancé et futur époux. De toute manière, je t'en veux de me l'avoir caché, voilà bien une chose qui pourrait me faire douter de la confiance que tu as en moi et de la confiance que je peux placer en toi. Si je recevais une lettre d'une quelconque de mes conquêtes, je ne verrais pas l'intérêt de te la cacher parce que pour moi une chose est claire, elles ne représentent ABSOLUMENT rien. On ne cache pas ce qui ne signifie rien.

Interprètes les faits comme tu le désires, mais la prochaine fois que tu oses me traiter d'« enfant capricieux » ou sous-entendre que je suis plus pathétique que Versac, je ne le prendrais pas avec autant de sang-froid que je l'ai fait ce soir. Tu n'es peut-être pas faite pour être une femme soumise, mais n'oublie pas que je ne suis pas le bon petit toutou qu'était ton premier fiancé. Je ne dirais pas oui à toutes tes requêtes.

J'espère que la nuit te portera conseil.
Arcturus


Je relus trois fois ma lettre, pas d'excuses, aucunes véritables explications de mes actes, une menace clairement sous-entendue et une remise des points sur les « i ». Un texte qui me semblait parfait et qui montrait que je ne serais pas celui qui aurait à faire des excuses pour qu'on puisse reprendre nos vacances d'une meilleure façon. Quittant ma place à même le sol, je pris le temps de plier la lettre en deux avant d'aller poser l'encrier et la plume sur ce qu'il restait du comptoir de la cuisine. Le plus silencieusement possible, je me glissais dans la chambre de Mina, je ne lui prêtais aucun regard, posant le morceau de parchemin plié sur la table de chevet. Je pris ensuite mon balai et je quittais la chambre sans dire un seul mot, claquant volontairement la porte derrière moi. Traversant le champ de débris, je finis devant la porte menant à l'extérieur j'attrapais simplement ma cape et je sortis. À peine la porte refermée derrière moi, j'enfourchais mon balai et je profitais de l'air frais et du silence de la nuit pour retrouvait mon calme. Je ne volais même pas à proprement parlé, j'étais à l'arrêt au-dessus du chalet, profitant de la vue et du silence, regardant les étoiles que l'on voyait parfaitement ce soir. Les étoiles avaient quelque chose de rassurant à mes yeux, comme la nuit me semblait plus sécurisante que le jour. Je me sentais à l'aise durant une nuit étoilée, les seuls nuits que j'avais toujours éviter farouchement pour mes sorties étaient celles de pleine lune, pour des raisons évidentes. Je me mis finalement à voler en cercle autour du chalet, je ne voulais pas m'éloigner, puisque ne portant qu'une cape, je voulais rester prêt de la chaleur du chalet pour pouvoir rentrer si je finissais par avoir froid.
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Sam 30 Mai - 18:41
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Arcturus & Mina.
Mais est-ce vraiment si insignifiant ?


Autant vous avouer une chose… Je ne restai pas longtemps nue. Trouvant une robe de nuit, je l’enfilais avant de me laisser tomber dans le lit et tourner le dos à la porte. Je fermais les yeux, non pour m’endormir – comment le pourrais-je après ça ? – mais pour tenter de me calmer pour éviter de m’énerver d’avantage ou pire encore, éclater en sanglots. Je l’entendis de son côté ravager surement le salon. Je ne me levais cependant pas, refusant de lui faisant cette fleur. Pour moi il était le seul responsable de cette situation. S’il me faisait un peu plus confiance, nous n’en serions pas là… Je me débrouillais alors merveilleusement bien, tenant bon, jusqu’à ce qu’il vienne déranger mon semblant de paix intérieure. La porte s’ouvrit, le bruit en étant caractéristique. Je ne me retournai pas une seule fois. J’attendais clairement des excuses – qui ne viendraient sans doute jamais – mais la porte claqua de nouveau. Je pris alors un coussin pour l’envoyer vivement vers la porte de colère avant de voir, par le vent que j’avais créé, un mot volé. Lâche… C’était trop dur d’exprimer un simple ‘je suis désolé’ ?! Il avait intérêt au moins à s’excuser par lettre. Mais voulais-je cependant la lire ? J’étais bien trop énervée. Je laissais le parchemin sur le sol, tournant de nouveau le dos à la porte, boudant clairement.

Cette histoire dura un moment avant que je ne craque et aille voir le mot. M’agenouillant sur le lit pour l’ouvrir, j’hésitai cependant à la lire… Je ne mis cependant pas longtemps à céder.

Il n'est pas question de la confiance que j'ai en toi, je ne peux pas lui faire confiance à lui. Pour ce que j'ai pu ressentir me faisant agir ainsi, ça ne te concerne en rien, mais ce n'était pas pour montrer une quelconque supériorité masculine ou une domination quant à ma place de fiancé et futur époux. De toute manière, je t'en veux de me l'avoir caché, voilà bien une chose qui pourrait me faire douter de la confiance que tu as en moi et de la confiance que je peux placer en toi. Si je recevais une lettre d'une quelconque de mes conquêtes, je ne verrais pas l'intérêt de te la cacher parce que pour moi une chose est claire, elles ne représentent ABSOLUMENT rien. On ne cache pas ce qui ne signifie rien.

Interprètes les faits comme tu le désires, mais la prochaine fois que tu oses me traiter d'« enfant capricieux » ou sous-entendre que je suis plus pathétique que Versac, je ne le prendrais pas avec autant de sang-froid que je l'ai fait ce soir. Tu n'es peut-être pas faite pour être une femme soumise, mais n'oublie pas que je ne suis pas le bon petit toutou qu'était ton premier fiancé. Je ne dirais pas oui à toutes tes requêtes.

J'espère que la nuit te portera conseil.

Arcturus


« Je rêve… » dis-je d’une façon dépitée. Mais quel crétin ! Je froissai le parchemin, en colère, pour l’envoyer à l’autre bout de la pièce. C’est comme ça qu’il s’excusait ?! J’étais surtout énervée qu’il ait touché sans le vouloir un point sensible. Il avait raison et je le savais : on ne cache pas ce qui n’a aucune signification. Mais malgré moi, contre moi, ça en avait. Qu’avais-je dans la tête ? J’avais caché cette lettre de peur qu’Arcturus en devienne jaloux là où la brûler simplement moi-même aurait pu suffire. Au pire je l’aurai lu tout de suite et je l’aurais brûlé. Mais non, il avait fallu que je la cache comme pour la remettre à plus tard. Comme si elle pouvait avoir plus d’importance qu’elle ne devrait. Je ne voulais cependant pas en entendre parler ou y penser. J’aimais Arcturus et je ne reviendrais pas sur ma décision de l’épouser. Mais Matthieu était-il sans importance, insignifiant pour moi ? On connaissait tous la réponse… Le genre de réponse qu’un fiancé n’aimerait pas entendre. Alors oui Arcturus avait ses torts mais j’en avais sans doute aussi à me reprocher. La nuit allait-elle alors porter conseil ? Une chose était sûre, j’étais assez butée pour refuser de quitter cette chambre pour aller le voir. Pire, je préférais fermer la porte avec ma baguette – comme s’il ne pouvait pas la débloquer lui-même… – pour lui faire comprendre que je ne voulais pas lui parler cette nuit. Les larmes, alors pour la première fois depuis trois ans, coulèrent le long de mes joues dans un silence de plomb…



Le soleil me tira d’un court sommeil qui s’abattit finalement sur moi par fatigue. Sans ouvrir les yeux, me retournant dans le lit, ma main cherchait le corps d’Arcturus pour venir m’y blottir. Je trouvais cependant un espace vide… Quand mes yeux s’ouvrir, l’autre côté du lit n’était pas défait. Les événements de la nuit dernière me revinrent rapidement. Je sentis pour cœur se serrer. Comment avions-nous pu en arriver là pour une situation aussi ridicule ? Matthieu ne devrait pas pouvoir nous atteindre comme ça mais je savais que toute la faute venait de moi. Comment expliquer qu’on n’efface pas trois ans de vie commune d’un claquement de doigt ? Au final, je n’avais pas lu cette lettre mais la nuit avait fait son chemin et mes rêves avaient trahi mon fiancé, posant le doute en moi. Ce matin, je réalisais avoir rayé trois ans de nos vies en un choix égoïste et précipité… Regrettai-je cependant ? Non. Je l’avais fait par amour pour Arcturus…

Je décidais enfin de sortir de cette chambre, les yeux certainement rouges des larmes qui avaient coulé le long de mes joues. Je découvrais dans le salon un chantier pas possible. Je n’y prêtai pourtant aucune importance. Mes pas me conduisirent vers la chambre parentale fermée. Je supposais qu’il avait dû se coucher finalement dans cette chambre. Ma main se posa alors sur le bois de la porte. Je sentais les larmes monter de nouveau surement à cause de la fatigue. J’avais beaucoup de mal à les retenir. « Pardonne-moi… » dis-je la voix cassée dans l’émotion. J’entendis alors des pas non loin de moi. En tournant le visage, je vis qu’Arcturus n’était pas dans sa chambre mais debout face à moi. Mon regard croisa un instant le sien. J’avalais ma salive pour éviter qu’une larme tombe le long de ma joue. J’avais suffisamment pleuré cette nuit. Je m’y refusais une seconde de plus. Je ne me sentais pas non plus la force de m’excuser une autre fois. Ce n’était pas de la fierté. Si je le faisais encore, j’allais éclater en sanglots et faire une monumentale bêtise. Je m’écartai alors de la porte pour aller en direction de la cuisine en silence. Allais-je préparer le petit déjeuner comme s’il ne s’était rien passé ? Je ‘jouais’ avec le couteau plus que je coupais du pain, l’air ailleurs. Je n’arrivai pas à faire semblant après ce qu’il s’était passé. Je finis par porter ma main à mon visage. « Je veux rentrer en Angleterre… » Et voilà comment cette histoire était en train de tourner. A la moindre difficulté, je voulais me réfugier dans mon travail parce que je savais que je n’arriverai pas à le laisser m’approcher. J’étais peut-être fautive mais sa lettre ne m’avait pas fait que réaliser ce détail. Elle m’avait aussi fait du mal pour la simple raison que je savais que Matthieu avait un peu trop sa place dans ma vie encore. En fait, j’avais juste besoin de m’enterrer dans un trou et ne plus en ressortir. Je me sentais honteuse d’être attachée à Matthieu mais qu’y pouvais-je ? Il m’avait sauvé et m’avait soutenu durant trois ans. Est-ce que ce sentiment peut être condamnable ? Je me sentais pourtant coupable à cause d’Arcturus et à cause de cela, je n’étais même plus sûre d’être digne de lui. Comment pourrait-il de toute façon vouloir rester une seconde de plus avec une femme qui lui avait caché une lettre de son ancien fiancé ? Il devait me haïr ! N’avait-il après tout pas passé la nuit loin de moi ? Je sentais mon cœur se déchirer un peu. « Je suis désolée Arcturus mais là, je suis incapable de faire semblant face à tes reproches. » Je ne savais de toute façon pas mentir alors pourquoi m’entêter ? « Je préfère rentrer avant de dire un mot de trop que je ne penserai pas et qui serait sans retour possible. » Je ne voulais pas mettre en péril notre mariage par un mot encore mal placé. Je voulais juste m’écarter, prendre un peu mes distances, le temps que ça passe…


Codes par Wild Hunger.

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Dim 31 Mai - 12:54
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Après un long moment à voler au-dessus du chalet, le froid commença à transpercer ma peau, je rentrais donc à l'intérieur. Je me rendis dans la chambre, je m'habillais rapidement, toute envie de dormir m'avait quitté. J'en étais même complètement incapable. Cela me faisait bizarre de m'être disputé avec Mina, c'était nouveau et ça me faisait plus de mal que je ne l'aurais pensé. Je n'avais en plus pas réellement l'habitude de me disputer avec des proches, je ne comptais pas ma mère dans ce lot, puisque ma mère avait une place complètement à part et notre grosse dispute avait découlé de nos personnalités propres et de mon incapacité à cerner ce qu'elle attendait de moi. Je pouvais plus comparé ma dispute avec Mina à celles que j'avais déjà eu avec Dora et ma réaction fut exactement la même. Je sortis à nouveau du chalet une fois habillé et j'emportais mon sac d'affaires de classes. Je me mis à travailler dans le froid de la nuit, éclairé par les rayons de la lune et une bougie que j'avais retrouvé dans la pagaille que j'avais semé. La nuit passa à ce rythme là, j'essayais de travailler mais mon esprit me ramenait toujours à Mina.

Je ne savais absolument pas quoi faire pour calmer la situation, je ne savais même pas si elle avait lu mon mot et ce qu'elle avait pu en penser. J'espérais sincèrement que la nuit l'aiderait à comprendre que dans le fond, je n'étais pas celui qui avait mal agi et que nous pourrions parler calmement de la situation. Nous devions nous mettre à parler de ces sujets qui fâchent, sinon ils finiraient par nous pourrir la vie. Entre nous, il y avait deux personnes pouvant mettre à mal l'équilibre de notre couple, Matthieu Versac de son côté et Natasha Aleksandrov du mien. Ces deux sujets se devaient d'être abordés, sinon nous allions toujours douter de la sincérité de l'autre. Mina me voyait encore entretenir une relation avec Natasha et je la voyais encore attachée à Matthieu d'une façon que je n'aimais pas. Je lui avais fait par de mes propres pensées au sujet de son ex-fiancé, il ne me restait qu'à voir ce qu'elle en avait pensé. Le soleil finit par se lever et la fatigue commençait à se faire ressentir, mais mon esprit ne pouvait s'arrêter de penser.

Je finis par rentrer dans le chalet, posant mes affaires à même le sol avant de chercher un chemin sans casser plus de chose que ce que j'avais déjà fait cette nuit. Je ne ressentais aucune envie de ranger tout ce désordre, je ne le pouvais pas, j'attendais simplement ma fiancée, j'avais envie de lui parler, de savoir ce qu'il en était et finalement pouvoir aller dormir. Pour passer le temps, je pris ma douche rapidement et en ressortant, je la vis, elle était devant notre chambre, la main sur la poignée, si elle venait me chercher, elle se trompait grandement, mais comment aurait elle pu savoir qu'après les disputes j'étais du genre insomniaque. « Pardonne-moi…  » Dit elle la voix éraillée, je me mis à avancer, touché par ses mots. Je voulais la serrer dans mes bras, mais elle tourna son visage vers moi, je vis ses yeux rougis, sûrement à cause de larmes versé durant la nuit. Je ne devais pas avoir une meilleure tête, mes yeux étaient cernés de cernes bleu vraiment peu engageante. Elle rompit rapidement notre contact visuel et je restais là à l'observer, ne sachant si je devais la prendre dans mes bras, lui dire que c'était oublier ou quoi que ce soit d'autres. Dans le fond, en lui disant que c'était oublié, je ne ferais que lui mentir, rien n'était oublié et tant qu'elle accorderait autant d'importance à Versac, je ne pourrais pas oublier, je pourrais simplement vivre avec les faits. Elle finit par partir en direction de la cuisine, je la suivis en silence. Je me doutais qu'elle n'allait pas nous faire un bon petit déjeuner pour effacer cette dispute. Elle se mit à jouer avec le couteau, sans réellement couper du pain et étrangement la savoir tenant un couteau en se trouvant dans la même pièce que moi après une dispute n'était pas pour me rassurer. Elle finit par porter sa main à son visage et me dire. « Je veux rentrer en Angleterre…  » Ma seule pensée à cet instant fut qu'elle était lâche. Elle n'assumait pas, elle voulait aller se réfugier dans un petit environnement connus et sécurisant dans lequel je ne pouvais venir. Elle se réfugierait chez la garce, la garce lui dirait qu'elle l'avait prévenu que je n'étais pas bon pour elle. La garce irait peut-être même jusqu'à dire qu'elle devait retourner chez le petit toutou Versac. Après tout, je ne savais pas du tout ce que Sasha pouvait penser de l'ex-fiancé de Mina, mais j'étais sûr d'une chose, malgré nos efforts à tous les deux pour s'entendre pour le bien de Mina, elle ne m'appréciait pas.

Je me rapprochais de Mina, n'attendant aucune autorisation pour passer mes bras autour de sa taille. Sentir son odeur me fit un bien fou, la toucher me rassurait, je ne supportais pas de savoir que nous nous étions disputés et qu'elle voulait rentrer sans que l'on ait eu de véritable explication. Pour moi, c'était comme laisser la page d'un livre parfaitement à la verticale et voir si elle tomberait du côté continuons cette histoire ou du côté cette histoire est du passé, ma vie était mieux avant. « Fuir sans explication, quel bonne initiative. » J'avais parlé très bas à son oreille et j'avais volontairement usé de sa langue maternelle. Ma remarque était en même temps une attaque, mais qu'y pouvais je, j'étais froissé par l'idée qu'elle veuille parler, fuir telle une lâche pour ne pas avoir à assumer les événements de la nuit. « Je suis désolée Arcturus mais là, je suis incapable de faire semblant face à tes reproches.  » M'annonça ma fiancée et je me reculais, allant m'adosser contre un mur. J'étais choqué, parce que je voyais véritablement Mina me montrer une faiblesse, une vraie et profonde faiblesse pour la première fois, là où je la pensais très forte et capable de supporter cette dispute comme je le faisais. « Je préfère rentrer avant de dire un mot de trop que je ne penserai pas et qui serait sans retour possible.  » Je pestais intérieurement, comment comptait elle faire quand nous aurions emménagé ensemble, allait elle me laisser pour aller passer des jours et des jours je ne sais où. Elle ne pourrait plus se soustraire et elle aurait mieux fait de commencer dès aujourd'hui à ne pas agir ainsi. Elle avait peur du dire le mot de trop, c'était donc qu'elle doutait et si elle doutait, je savais comment les choses allaient sûrement finir, j'allais m'énerver et j'allais tout arrêter. C'était moi, j'étais comme ça.

« Très bien, pars. Je vais préparer mes affaires, je trouverais bien quelqu'un pour m'héberger le temps que je fasses les quelques petites choses que j'avais à faire en France avant de partir. Je ne vais pas m'imposer chez toi. » Je savais pertinemment que mon ton n'avait rien d'engageant, mais je ne pouvais pas faire semblant d'aimer sa décision. Sa décision me faisait déjà penser que d'ici peu elle viendrait me dire d'annuler ce mariage et d'oublier nos moments passés ensemble. Je ne pouvais changer ma nature et le fait qu'elle s'éloigne me faisait penser qu'il s'agissait d'une fin. Je la laisserais partir si c'était réellement ce qu'elle voulait, que ce soit définitivement ou temporairement. Pourtant, si ce n'était que temporaire, elle allait devoir faire preuve de beaucoup de persuasion pour que je la laisse revenir vers moi. Rien qu'à l'instant présent, je m'en voulais atrocement d'avoir des sentiments pour elle, je me détestais de m'être laisser aller à la faiblesse que représentent les sentiments. Je quittais la cuisine, la laissant là, je me rendis dans la chambre, fermant de plusieurs sorts derrières moi, je n'avais aucune envie de la voir, elle n'avait qu'à faire ce qu'elle voulait. Je me mis à remballer mes affaires à la façon moldu, je devais prendre mon temps, je devais tenter de calmer la tempête qui était née au fond de moi à cause de ses paroles. Je finis par m'asseoir sur le lit, amenant mes mains à mon visage, je me mis à réfléchir pour en venir à la conclusion que je ne pouvais faire que deux choses, soit aller voir mon amie française et ainsi ne pas avoir la possibilité de croiser Mina en Angleterre ou rentrer en Angleterre pour parler avec Dora, mais ça impliquait de prendre le risque de croiser ma fiancée ou de devoir expliquer tout cela à mes parents. Au final, la France était la meilleure option pour moi, surtout que je voulais aller voir le couturier pour mon cadeau de mariage pour ma fiancée. Quoi que, il était bien possible que je n'ai jamais à offrir ce cadeau et que je n'offre jamais de ma vie un cadeau de mariage à aucune femme étant la mienne. Je rétrécie mes affaires pour les mettre dans ma poche et je retirais tous mes sots, ouvrant la porte.

Je sortis de la chambre, me dirigeant vers le salon pour récupérer mon sac d'affaires de classe, je le rapetissais avant de le mettre dans ma poche. Je me tournais vers Mina, allait elle me courir après ou simplement me regarder partir ? Je fis un léger signe de tête dans sa direction, des salutations muettes avant de passer la porte du chalet. Une fois dehors, je choisis une direction au hasard, je n'avais aucune envie de transplaner, j'avais envie de profiter de la fraîcheur du matin et de marcher un peu, mais surtout d'arrêter de penser. Je pourrais bien transplaner quand je le voudrais, quand j'aurais choisi ce que j'allais faire, si je voulais l'éviter ou la voir. Après restait à savoir si elle me tentait de me rattraper et si elle y parviendrait.
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