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Entrée en scène, apprivoisons le public ... • Elsie

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Ven 29 Mai - 3:38
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Premier jour de cours. Ou plutôt premier jour d'enseignement et voilà que je vais être en retard. La rentrée c'était hier soir, hier soir y a eu le banquet mais surtout la répartition. Ça m'a fait plutôt étrange de me retrouver de l'autre côté de la salle, à la table des professeurs à observer les élèves à leurs tables respectives. J'y étais y a encore quelques années, parmi les élèves, à rire avec mes amis, mes camarades. Et me voilà quelques années plus tard, à les regarder et je m'imagine à leur place du point de vue des professeurs, du professeur que je suis à présent. Je ne suis pas quelqu'un de narcissique, enfin, je ne pense pas l'être ! Mais j'ai essayé de me voir quelques années auparavant parmi les élèves, ça m'a fait sentir vieille. Je n'aime pas me sentir vieille alors que j'ai à peine vingt cinq ans, j'ai encore toute la vie devant moi ! La vie devant moi … au rythme où ça va et où les mangemorts prolifèrent, ma vie peut se raccourcir à tout moment. Mais je ne suis pas quelqu'un de négatif, loin de là ! Je suis arrivée dans l'après-midi de la rentrée, avant que les élèves n'arrivent, j'ai découvert d'un autre œil ma salle de cours, salle de cours que j'ai fréquenté et qu'à présent je dirigerais. Ça m'a fait étrange, terriblement étrange. Je me suis même surprise à m'asseoir derrière un bureau et à observer la salle vide. Puis, j'ai décidé de changer à ma façon la salle, je voulais me sentir comme chez moi, il le faut bien, je vais y passer au moins toute l'année ici ! J'ai redisposé les tables à ma façon, soit la seconde rangée décalée de la première et la troisième dans la même position que la première, va falloir zigzaguer pour atteindre sa table mais je m'en fiche, les élèves pourront selon moi mieux voir le tableau et mieux me voir même si j'envisage de me déplacer dans la classe. Mon cours ne sera pas un cours soporifique ! Du moins je l'espère … je ne dis pas que les cours de l'ancien professeur étaient soporifiques, loin de là même ! Tiens, qui sait ils ont peut-être changés de professeur entre le moment où j'étudiais et que je suis partie et maintenant ?! Je n'en sais rien, je ne préfère pas y penser, je vais finir par culpabiliser si j'y pense. J'ai observé les élèves, les nouveaux et les anciens comme les « aux milieux » ceux qui ne sont plus nouveaux mais qui ne sont pas pour autant de vrais anciens et je me suis demandée ce qu'ils devaient se dire, qui ils étaient, ce qu'ils pensaient. Puis finalement, j'ai commencé à parler avec un voisin de table, ce n'était pas Ezeckiel. Ezeckiel, j'ai décidé de le bouder quelques temps, pour la forme, par simple envie de le bouder. C'est à cause de lui que je suis ici aujourd'hui, à courir pour ne pas arriver en retard à mon cours ou en tout cas pas trop en retard. S'il ne m'avait pas eu cet entretien surprise avec la nouvelle directrice je serais peut-être entrain de visiter les temples au Mexique ou escalader l'Everest ou peut-être entrain de bronzer en Afrique ! Je ne lui en veux pas vraiment, ou en tout cas qu'à moitié, je comprends son geste et puis il a pensé bien faire. Pour mon année de congé sabbatique c'est raté …

Ce matin, mon réveil a sonné et je me suis dit « Allez ! Lèves-toi ! Premier jour ! » et je me suis rendormie cul-sec ! J'ai dormi combien de temps déjà ? Dix minutes … non … attendez que je me rappel pendant que je cours pour ne pas faire attendre mes élèves. Bon sang, j'aurais aimé faire une meilleure entrée que d'être en retard … bon ok, j'ai dû dormir une demie heure de plus. J'ai pu engloutir un croissant et un pain au chocolat ainsi qu'un verre de jus de fruit dans la Grande Salle avant de me dépêcher vers ma classe. Mais mon lit est mon ami ! Mais mon réveil, voyez-vous, il est jaloux ! Tant pis, je devrais attendre ce soir pour m'y glisser de nouveau. Pendant que je pose mes pieds sur l'escalier qui se met soudain à bouger alors que je gravis les marches, chose à laquelle je ne suis plus habituée depuis longtemps, je me mets à réfléchir intensément. J'ai cours avec qui ? Je sais que je vais avoir plusieurs années aujourd'hui, mais par qui je commence ? Il est neuf heures et quelques et je commence par qui ? Je plonge mon nez dans le petit calepin que je transporte. Mais qu'est-ce que je fous avec ce calepin d'ailleurs ? Ah oui, c'est vrai ! Des notes ! Je me suis dis que prendre des notes pourrait se révérer intéressant. Et bien sûr, le calepin il est vierge … Je sais que je vais avoir les septièmes années durant la matinée ainsi que les cinquièmes années et les premières années. Mais qui passe en premier ? Vu l'ordre dont je me souviens actuellement, je me dis que ça doit être les septièmes années. Et puis, j'ai copié le cours des septièmes années sur au moins l'un des flans sur tableau car je veux commencer rapidement le programme et j'ai fait de même pour les cinquièmes années, pour les premières années je vais tenter une approche plus … pédagogique ? Calme ? Moins fonceuse même s'il est important qu'ils assimilent clairement les bases que je leur enseignerais cette année pour réussir leurs années futures. Voilà que je commence à angoisser et si je suis nulle comme professeur ?! Et si je n'arrive pas à les captiver ? Et si à la fin de l'année ils se reçoivent tous des Trolls, même les plus doués en sortilèges ? Voilà que je doute en mes capacités d'enseigner des sorts que je sais parfaitement jeter, c'est complètement stupide, j'ai suivit une formation, j'ai lu des livres, j'ai préparé mes premiers cours que j'ai soigneusement mit sur mon bureau, dans ma classe, je sais déjà ce que je veux leur enseigner et comment je vais le faire, il n'y a aucune raison que je n'ai pas confiance en mes capacités ! Je suis tout à fait capable de leur apprendre l'art de jeter un sort ou un enchantement ! Sortant de mes pensées, je remarque que je me suis arrêtée dans le couloir désert, je suis à deux couloirs de ma classe. Deux ! Allez, ne cours pas, n'ai pas l'air paniqué d'être en retard, montre que tu es une adulte sûre de toi et que tu es contente d'être là aujourd'hui ! Ça va aller ma fille ! Tu vas y arriver ! T'es la meilleure ! Même le Quintaped n'a pas su résister à – mon charme – mon maléfice de Glu Perpétuelle, j'ai gagné le Trophée des Trois Sorciers, il n'y a aucune raison que je doute de mes capacités ! Je sors ma baguette d'un geste souple alors que j'arrive non loin derrière l'attroupement d'élèves, d'un geste de mon poignet, la porte de ma classe s'ouvre « Allez-y ! Rentrez ! Rentrez ! Désolée pour le retard, ça arrive à tout le monde ! » Quoi que certes, ça peut arriver à tout le monde, mais je n'apprécierais pas les retards dans ma classe, pourtant, je sais être tolérante et j'avertirais juste l'élève de ne pas être en retard la prochaine fois, si je remarque qu'il l'est un peu trop souvent à mon goût je sévirais. « J'espère que vous avez passé de bonnes vacances ! Pour ma part, elles étaient excellentes ! Installez-vous où vous voulez, même si j'ai une préférence pour que les plus grands se mettent derrière pour ne pas gêner les autres, mais faites comme bon vous semble ! Nous allons tout de suite commencer, vous avez vos ASPICS à la fin de l'année ... » Si si, je reste persuadée que j'ai les septièmes années en ce début de matinée et je n'ai pas encore jeté un réel coup d’œil à mes élèves « Et l'objectif est que vous ayez tous Optimal, ceux qui en auront besoin je leur donnerais volontiers des cours particuliers. N'ayez pas honte de poser des questions ou de me demander des heures supplémentaires, votre dernière année est la plus importante alors il faut s'y mettre à fond et ne rien laisser au hasard ! Je sais que vous allez avoir beaucoup de devoirs à faire ainsi qu'autant de révisions et je vais tenter de faire en sorte de ne pas en rajouter trop, j'ai été à votre place et je sais ce que c'est de crouler sous les devoirs et les cours à apprendre. Je me présente, je m'appelle Mira T ... » je viens de me retourner face à ma classe, les élèves sont assis et quelque chose me chiffonne, je fronce les sourcils « odd ... » ils sont plus petits que je les imaginais mes septièmes années … J'ai eu cette taille quand j'étais en septième année ? C'est p'tête une portée de demi-gobelin ? Quoi que, Flitwick il était plus petit qu'eux … euh … y aurait pas un problème là ? Je me suis arrêtée de parler et j'observe les élèves. Y a un problème, ce ne sont pas mes septièmes années ! « Toi ! Là ! Second rang, le Poufsouffle, vous êtes en quelle année ? » Pro-fe-ssion-nel ! Ezekiel rirait s'il me voyait ! Mon visage est neutre, je cache mon trouble et j’attends que l'autre me réponde « Euh … cinquième année. » « Merveilleux ! » j'ai joint mes paumes l'une contre elle, le bout des doigts en-dessous de mon nez avant de finalement les placer sur le bureau et m'asseoir sur celui-ci « Excusez-moi, j'ai confondu, j'ai les septièmes années dans la matinée et j'étais persuadée qu'ils étaient en première heure ! Dix points à Poufsouffle pour savoir en quelle année vous êtes ! » Professionnel, je vous dis ! Professionnel ! Merveilleux, pas du tout ! Je les ai quand mes septièmes années ? Et ça va se répandre comme de la poudre de cheminette dans les couloirs de comment j'ai débuté mon premier cours ! Bon, ce n'est pas grave, au moins ils verront que je ne suis pas si … stricte ? Raaah … et depuis quand je me soucie de l'opinion des autres ? Depuis que c'est ton premier cours en tant qu'enseignante et que tu as fait une entrée fracassante, ma vieille ! me souffle une petite voix dans mon esprit. Bon, il faut que j'enchaîne. Sourire sur les lèvres, s'il vous plaît ! « Alors vous êtes les cinquièmes années … comme vous le savez, vous avez les BUSES à la fin de l'année et comme ce que j'ai dis par rapport à la septième année, vous allez avoir plus de devoirs et de révisions à faire, car votre année est importante. Je vais tâcher de ne pas en rajouter une grosse couche … je vais déjà voir ce qui vous reste des années précédentes. » mon regard parcourt la classe avant de tomber sur une rouge et or au troisième rang « Toi, au troisième rang, à droite, la Gryffondor, tu t'appelles comment ? Qu'est-ce qu'un sortilège de Chauve-Furie ? Tu me dis ça avec tes mots, je ne veux pas d'une définition tout faite ! » Je croise les bras et mon regard se plante sur la rouge et or, attendant qu'elle me réponde. Oui j'interroge mes élèves au hasard et alors ?
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Elsie Raynes
Sixième année
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Dim 31 Mai - 15:04
En prenant le Poudlard Express la veille, Elsie n’était pas vraiment ravie de retourner au château cette année, et retrouver le même quotidien que l’an passé. Ce sentiment s’était un peu estompé en retrouvant ses amis, d’autant plus que personne ne s’était présenté à elle comme étant son surveillant attitré. Elle avait appris qu’elle devait changer de surveillant, sans en connaître la raison. Dans tous les cas, ça l’arrangeait : cette nouvelle personne ne pourrait pas être pire qu’Ellen Caldwell, qu’elle avait clairement pris en grippe. Elle n’avait pas non plus envie de faire des efforts avec ce nouveau, parce qu’elle n’acceptait toujours pas le fait d’être considéré de la sorte : c’était une forme de rébellion pacifiste et silencieuse. Enfin, elle put profiter de la journée en train comme les autres années, sans qu’un adulte vienne gâcher ce moment.

Elsie avait fait du chemin en une année. Elle n’avait pas totalement accepté d’être lycanthrope et rêvait qu’un jour, en devenant potionniste, elle puisse trouver un remède. Elle voulait retrouver sa vie d’avant mais en attendant, elle essayait de profiter de ce que la vie lui offrait bien qu’avec beaucoup moins d’enthousiasme qu’avant. Elle restait bloquée sur le fait que rien ne s’arrangerait, qu’elle serait toujours considérée comme une sorte de monstre. C’était un fait : elle était une élève populaire avant, on venait vers elle volontairement, les gens voulaient être son amie. Aujourd’hui, elle voyait que certains osaient à peine l’approcher. Elle avait toujours des amis, des vrais amis qui essayaient chaque jour de lui remonter le moral, de l’aider à s’accepter comme elle l’était. C’était en partie grâce à eux qu’elle avait réussi à ne pas passer l’année à se morfondre malgré un traitement particulier et un isolement forcé. Mais elle avait quand même perdu son optimiste et son énergie qui la caractérisait tant. A la place, elle était plus blasée, presque cynique parfois.

Elle se réveilla ce matin dans sa chambre personnelle, isolée de la tour des Gryffondor. En soi, la chambre n’était pas si triste ou misérable : le Ministère n’avait pas voulu les rabaisser au point de les faire dormir dans un placard à balai. Cette chambre restait plutôt froide malgré tout pour Elsie, manquant cruellement de monde. C’est pour ça qu’elle avait pris l’habitude de se préparer rapidement, pour en sortir le plus vite possible afin de retrouver ses amis. Elle avait fini par rencontrer son surveillant, à la sortie du Poudlard Express la veille et elle fut agréablement surprise de constater qu’il n’avait rien à voir avec Ellen. Il paraissait austère au premier abord, mais Elsie se rendit compte que ce n’était qu’un jeu qu’il jouait pour faire croire qu’il faisait son travail. Dès que les autres surveillants et les professeurs eurent le dos tourné, il lui déclara qu’il n’était pas là pour la fliquait et qu’il désirait vraiment qu’elle apprécie son année avec sa présence. Elsie crut à une blague de sa part et il se moqua alors de son air si sérieux. Elle ne savait pas comment le prendre et elle décida d’attendre quelques jours avant de se faire un avis sur lui mais, quand il finit par arriver en retard ce matin afin de l’accompagner au petit-déjeuner, elle sut qu’il serait beaucoup, beaucoup plus laxiste que sa précédente surveillante. Elle aurait pu être de mauvaise humeur pour avoir attendu seule dans sa chambre, mais cette perspective de liberté lui donnait un peu d’espoir.

Elsie eut son emploi du temps au petit-déjeuner et vit qu’elle avait un cours de sorts et enchantements en première heure. Elle aurait préféré commencer l’année avec un cours de potion mais soit : l’enchantement restait une matière majeure, et ce serait l’occasion de rencontrer la nouvelle professeure. Elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre mais elle en avait discuté au banquet avec certains Gryffondor : les filles la trouvaient jeune, et les mecs se réjouissaient d’un peu de sang neuf, d’autant plus qu’elle n’était pas vilaine à regarder. Elsie avait parié que les notes de certains allaient sûrement s’améliorer, s’ils voulaient l’impressionner.

Après être allée chercher ses affaires de cours pour la journée, Elsie finit par se rendre dans la salle de cours, accompagnée de son surveillant : ils attendirent tous deux devant la salle, fermée. Il resta dans un coin de la file qui s’allongeait au fur et à mesure que les élèves arrivaient, tapant la discute avec d’autres tandis qu’il laissa Elsie patientait avec une amie, qui lui raconta en long, en large et en travers toutes ses vacances scolaires : elle était partie en camp sorcier étranger, rencontrant une tonne de sorciers d’autres pays. Elsie n’avait pas à se plaindre : son été n’avait pas été ennuyant, puisqu’elle avait pu assistée à la Coupe du Monde de Quidditch.

La prof arriva en retard et, dès son arrivée, Elsie fut frappée par son énergie, qui lui donnait envie de se frappait la tête contre les murs. Ce cours allait certainement être fatiguant, si elle continuait à s’agiter comme ça. Elle les laissa entrer, et Elsie prit place au troisième rang : son surveillant lui, comme tous les autres surveillants, n’assistait pas au cours et il lui dit qu’il l’attendrait à la sortie pour l’accompagner au cours suivant. Elle sortait ses affaires et s’arrêta en plein mouvement, lorsqu’elle entendit la jeune femme parlait des ASPICS. Elle avait raté un épisode où ils avaient tous sauté deux années sans en être informé ? Elsie tourna la tête vers son amie, pour s’assurer d’avoir bien entendue : elle avait l’air aussi septique qu’elle, ce qui la rassura. Leur professeur était-elle bien réveillée ? Ce n’était pas tellement sûr. Mais elle parlait toujours autant et Elsie arrêta de l’écouter un instant, commençant déjà à griffonner sur les coins de son parchemin d’un air blasé. Elle finit par interpeller un Poufsouffle d’une manière un peu brusque, pour lui demander en quelle année il était. Elle était sérieuse ? Comment pouvait-elle les confondre avec des septièmes années ? Ils étaient quand même jeune non ? Elle s’excusa et expliqua la méprise, mais Elsie ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel, complètement blasée. L’année allait être épique, avec cette prof.

Elsie se concentra à nouveau sur son parchemin, quand Mira décida de l’interpeler à son tour. Elle n’avait écouté que d’une oreille distraite, et son amie dû lui donner un coup de coude discret juste à temps pour qu’elle se concentre sur la question. Le sortilège de Chauve-Furie ? Elsie leva la tête, regardant alors la jeune femme. Elle fronça un instant les sourcils, essayant de se souvenir de quoi il s’agissait. Si elle lui avait posé une question sur un composant d’une potion, elle aurait pu répondre du tact-au-tact. Ici, elle avait besoin d’un peu plus de réflexion, d’autant qu’elle n’était franchement pas motivée par autant d’énergie dès le matin.

« Euh, c’est un sort offensif qui fait apparaître des chauves souris autour de notre adversaire ? »

Oui, ça devait être ça. Elle l’avait appris l’an dernier et elle se souvenait de Rick, un Serpentard, qui s’amusait à terroriser des premières années avec ce nouveau sort. Un acte qui lui avait valu plusieurs heures de colle vu que les élèves n’étaient plus autorisés à user de la magie en dehors des heures de cours, ou en étant encadrée. Elle avait donné sa réponse sans grand enthousiasme, sur un ton monotone. Non, l’énergie de Mira n’était pas suffisamment communicative pour réveiller celle enfouie d’Elsie.
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Ven 5 Juin - 4:25
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Bon, je l'avoue, pour un début de premier cours en tant que nouveau professeur il y a dû y avoir beaucoup mieux que moi, mais ce qui est fait et fait. Je ne me laisse pas abattre, je dois continuer, j'ai un objectif, j'ai ma vision de comment je vais mener mes cours et puis il faut que je me rattrape de mon entrée fracassante qui a dû laisser sceptique plus d'un de mes élèves. Ils ont dû se demander si j'étais sous l'emprise d'un sortilège de confusion. Je ne le suis pas, c'est juste mon premier jour de cours et je me suis gourée, ça peut arriver à tout le monde et en soi je n'ai pas à trouver le moyen de me faire pardonner de mon erreur, je suis la prof, je ne suis pas une élève. Les rôles sont inversés. Il y a encore quelques années de cela je me tenais à leur place, à écouter mes professeurs et à tenter de comprendre ce qu'ils disaient, j'espère que mes cours seront clairs et que si certains ne comprennent pas qu'ils n'hésitent pas à me demander de plus amples explications, je suis là pour ça ! Je suis là pour les aider à passer leurs examens mais aussi à savoir survivre dans le monde extérieur même s'il y a un peu plus d'un an ce monde extérieur s'est ramené à Poudlard pour les frapper de plein fouet. J'y étais, je l'ai vécu, je n'étais pas avec eux lors du Huit-Clos, mais j'étais là durant la Nuit Rouge et je sais ce qu'ils ont vécu, enfin, façon de dire ! Chacun a vécu sa propre expérience cette nuit-là et certains ont littéralement changé à cause de ces dégénérés de mangemorts. J'espère qu'ils mourront tous pour ce qu'ils ont fait. J'espère qu'un jour nous vivrons dans un monde de paix. C'est une idéologie utopique, je sais, mais j'espère tout de même qu'un jour tout deviendra calme et que nous ne craindrons plus d'attaques, que nous ne craindrons plus de subir la souffrance de la perte d'un être cher par la main – la baguette – d'un des nôtres. J'ai perdu deux membres de ma famille pendant cette nuit et je peux vous dire que cela fait mal, très mal, quand l'on meurt, c'est de vieillesse ou d'un problème médicale ou bien encore d'une expérience ratée mais l'on ne doit pas mourir tué par un autre. C'est la mort qui doit venir nous tendre sa main et non venir avec sa grande faut nous faucher au beau milieu de notre vie alors que nous étions censés vivre encore plusieurs longues très longues années. Je sais qu'Ezeckiel a perdu sa mère et je ne peux imaginer la souffrance qu'il a due et qu'il doit endurer, la perte de mon cousin et de mon oncle n'est rien par rapport à la perte d'une mère. Je sais que certains ont été obligé de tuer des proches, je ne les considère par comme des assassins, ils ne le sont pas, ce sont les mangemorts qui les ont obligés à le faire qui sont les véritables tueurs. Je ne peux pas savoir quel fardeau ils portent sur leurs épaules à présent, mais je ne peux que l'imaginer et je leur souhaite de tout même réussir à aller de l'avant. Il y a aussi ceux qui ont été torturés, comment peut-on faire du mal à un enfant, à un adolescent ? Il faut vraiment avoir un grain dans la tête pour infliger de telles souffrances … et je dirais qu'il y a ceux qui ont été mordu et qui sont à présent des loup-garous. J'ai tenté d'y réfléchir. Leurs situations sont bien plus difficiles, déjà qu'à l'adolescence il faut savoir s'accepter comme on est, être un loup-garou rend la tâche bien plus ardue, c'est comme si on descendait en dessous de zéro dans l'acceptation de soi. Ce n'est que mon opinion bien sûr et cela n'est pas forcément une généralité. Je me dis qu'ils doivent être encore plus soutenus que les autres, autant soutenus que ceux qui ont tué l'un de leurs proches ou tout simplement tuer quelqu'un contre sa propre volonté. Je me dis qu'ils doivent s'accepter comme ils sont et faire avec, c'est le seul moyen d'avancer. De nouveau, ce n'est que mon opinion.

Et pour réussir à affronter le monde, il faut connaître des sorts et des enchantements, comme des maléfices. Ok, je l'avoue, y en a que je n'utiliserais jamais et qui sont selon moi inutiles, mais je suis désolée, je dois le leur apprendre, un point c'est tout. J'aimerais savoir tout de même ce qu'on retient certains de la classe – que j'interroge au hasard – des années précédentes, ça me permettra de me faire plus ou moins une idée du niveau de ma classe et des dégâts qu'on fait les vacances. Bien sûr, si untel me répond bien à une question, cela ne veut pas dire que son voisin de table le savait ou s'en rappelait, mais vous voyez en gros où je veux en venir. Je décide donc d'interroger une Gryffondor qui, d'après ce que j'avais pu voir, semblait déjà déconcentrée, mais je préfère ne rien relever pour le moment, c'est le premier jour de cours et mon arrivée peut avoir influencé certains comportements. Le sortilège de Chauve-Furie, je l'aime bien celui-là même si je ne l'utilise pas. J'aime voir la réaction des gens quand il est utilisé, certes, ça n'a rien d'agréable pour la personne qui le subit, mais c'est plutôt drôle à voir d'un point de vue extérieur. J'ai demandé à la cinquième année son prénom et son nom, mais elle a omis de me le dire. Est-ce volontaire ou est-ce un simple oubli ? De toute façon, je compte bien insister, je ne vais pas l'appeler éternellement la Gryffondor, c'est plutôt con, surtout que l'on ne va pas l'année ensemble. Sa réponse est plus ou moins juste, je dis ça parce qu'elle est bonne sans l'être complètement. Ne me départît pas de mon sourire, sans pour autant qu'il soit bien grand, loin de là ! Je lui réponds du tac au tac « Tu as juste sur le fait que ça soit un sortilège offensif et que cela concerne les chauves-souris, comme son nom l'indique, mais elles n'apparaissent pas autour de l'adversaire. » je marque une pause puis je reprend « Elles couvrent le visage de l'adversaire qui battent des ailes. Je vous rassure, il n'a aucune chance qu'il s'envole, il va plutôt être prit de panique et ça va le gêner. Je ne crois pas que cela puisse lui faire du mal. Regardez comme ceci ... » D'un geste vif, j'ai saisi ma baguette et j'ai lancé le sortilège sans le prononcer sur un élève au second rang, qui se mit à crier alors que son voisin s'était littéralement laissé tomber par terre et reculait, les yeux grands ouverts. Je levais le sort qui n'avait pas duré plus de quelques secondes et qui avait fait rire la classe. J'étais contente s'ils riaient. L'autre qui était le cul sur le sol, se relève péniblement de sa chute et va se rasseoir alors que celui qui a subi le sort tente de savoir s'il a des traces sur le visage. Aucune chance, il n'y en a aucune, il aura beau chercher il n'en trouvera pas. « C'est bon, pas la peine de chercher, t'as rien. Tu vas pouvoir continuer à aller en cours aujourd'hui comme les prochains jours, pas besoin d'un séjour à l'infirmerie. » Mon attention revient vers l'élève que j'ai interrogé, je n'ai pas son nom et je souhaite l'interroger de nouveau, lui donner une nouvelle chance de gagner des points pour sa maison et savoir si malgré l'erreur qu'elle a faite, si elle est capable de me répondre correctement. Elle est en cinquième année, j'ai confiance. « Bon, dis-moi comment tu t'appelles, s'il te plaît. Tu as oublié de me le dire. » J'attends puis reprend « Bon, voyons voir ... » Je réfléchis un court instant avant de reprendre « Donne moi la différence entre Tergeo et Recurvite. » Ce sont deux sorts qui ont la même tâche, nettoyer, mais qui sont tout de même différents. Personnellement, je préfère Tergeo, c'est plus simple, mais Recurvite je l'utilise lorsque j'ai la flemme de faire la vaisselle chez moi. J'ai lancé des sorts au préalable pour que si quelqu'un regarde dans mon appartement, il ne voit pas la magie qui y opère. Cachons la magie aux moldus, c'est le mot d'ordre du Ministère et je ne veux pas m'attirer d'ennuis.
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Elsie Raynes
Sixième année
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Mer 17 Juin - 14:05
Mauvaise réponse, visiblement. Enfin pour Elsie, c’était pareil : que ce soit autour de la victime ou juste sur sa tête, ça revenait à la même chose. Le résultat était là : des chauves-souris apparaissaient sur la victime, point. Le reste, c’était juste des détails. Alors certes, les détails pouvaient être important : dans une potion, si l’on ajoutait des graines avec leurs coques cela ne donnait pas le même résultat que si l’on prenait le temps d’en extraire le contenu. La coque pouvait avoir un effet sur la potion en elle-même et faire tout foirer. Elsie avait naturellement adopté cette rigueur mais pour le coup, elle pensa que c’était superflu. Elle essaya néanmoins de cacher qu’elle trouvait ça stupide de chercher la précision en se retenant de soupirer, et en gardant un visage impassible.

La suite, la Gryffondor ne s’attendait pas vraiment à ça. Mira eut le mérite d’attirer son attention réellement, cette fois, en lançant le sort de chauve-furie sur un élève. Elsie ouvrit grand les yeux, surprise d’un tel geste et voyant l’élève paniqué, puis elle échangea un regard perplexe avec sa voisine de table. C’était autorisé, ça ? Elle ne se souvenait pas avoir déjà vu un de leur prof lancer un sort offensif sur un élève juste pour en démontrer les effets. Pas par surprise en tout cas : la moindre des choses, c’était de prévenir, ou de demander un volontaire. A la place de l’élève, Elsie l’aurait très mal pris, rien qu’à cause des moqueries qui suivraient. La panique de l’élève sur l’instant le poursuivrait pendant longtemps, au vu des ricanements provenant des élèves du fond de la classe. Le pauvre … Elsie savait ce que c’était, d’entendre murmurer autour d’elle lorsqu’elle passait dans un couloir, elle espérait alors pour lui que ce soit vite oublié. En tout cas, cette nouvelle prof n’avait pas froid aux yeux et à une autre époque, ça aurait plu à Elsie. Là, elle était juste blasée et ce qu’elle sortit à l’élève la laissa encore plus dubitative.

Elle avait effectivement oublié de donner son nom, mais ce n’était pas volontaire : elle n’avait juste pas été attentive au début de son interrogatoire. Si son amie ne lui avait pas donné un rapide coup de coude, Elsie n’aurait tout bonnement pas su que la prof l’interrogeait. Il savait que son attitude n’était pas des plus adéquates, et qu’il faudrait qu’elle se ressaisisse. Mais elle n’en avait pas tellement envie pour l’instant. Peut être était-ce dû à son nouveau surveillant laxiste, ou à une lassitude générale, mais Elsie n’avait pas envie de se défoncer pour des matières qui l’intéressait moins. Ça tombait la mauvaise année, celle des BUSES, et il faudrait juste espérer que Mira réussisse à la motiver suffisamment pour qu’elle se réveille. Dans l’immédiat, c’était mal barré. Elle s’en voulu quand même pour avoir oublié de se présenter – c’était la moindre des choses –, ce qui lui donna un peu l’envie de se rattraper : Mira devait avoir une bien mauvaise image d’elle ! Etait-elle au courant de sa lycanthropie ? Elle ne savait pas trop si Hikkins briefait les nouveaux professeurs sur les élèves particuliers, à problèmes ou les bons éléments à suivre de près. Peut être qu’avec son nom, la lumière se fera dans l’esprit de sa prof.

« Pardon. Elsie Raynes. »

Elle s’excusa quand même et se mordit légèrement la lèvre inférieure, consciente de sa gaffe. Mira enchaîna sur une autre question. C’était l’occasion de se rattraper, mais Elsie considéra ça comme de l’acharnement : il y avait des tas d’élèves dans la salle, pourquoi ça tombait forcément sur elle ? Elle fronça les sourcils, essayant de réfléchir rapidement. Tergeo et Recurvite ? De prime abord, c’était le même sort pour elle. Il y avait le même but final : nettoyer. Elle n’était pas bien sûre qu’il y ait une différence réelle entre les deux. Mais pourquoi poserait-elle la question si c’était ça ? Elsie se demanda un instant si ce n’était pas une question piège tout compte fait. Elle regarda Mira quelques secondes, cherchant une trace d’un quelconque piège. Ce serait vraiment dégueulasse un coup pareil. Sadique même : Elsie n’avait pas besoin de ça pour être pointé du doigt. Elle espérait juste qu’à quinze ans, ses camarades avaient un peu grandi et n’était plus du genre à se moquer parce qu’elle ne répondait pas bien à une question qui était pourtant simple. Elle, elle avait dû grandir trop vite il y a un an et parfois, elle se sentait bien trop seule à cause de ça : elle n’abordait plus les choses de la même manière que ses camarades, du moins c’était l’impression qu’elle en avait. Enfin, il fallait se concentrer sur la question. Tergeo et Recurvite, voyons voir. Au pire, elle se trompait une nouvelle fois, elle n’était plus à ça près.

« Je dirais que c’est plus ou moins les mêmes : c’est tous les deux des sorts de nettoyage. Alors, peut être que Recurvite est plus adapté au ménage en général et ne s’utilise pas sur les hommes ou les créatures et Tergeo, plus rapide, peut être utilisé pour les deux ? Ou, c’est juste une question piège que vous me posez, qu’il n’y a aucune différence et que je cherche pour rien. »

Elsie préférait émettre toutes ses hypothèses à haute voix, en espérant que cela suffise. Après, elle n’était pas une experte dans les sorts et elle avait toujours quelques lacunes. Elle souhaitait juste que Mira ne la voit pas comme une cancre non plus, et qu’elle évite de lui donner du travail supplémentaire. Non pas qu’elle n’avait pas le temps, au contraire, mais vu qu’elle avait le droit d’aller dans la Salle Commune des Gryffondor en ce moment, elle serait bien déçue de devoir écourter ses séjours exceptionnels pour s’isoler plus tôt que prévu dans ses « appartements privés de lycanthrope » pour s’y atteler.
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Ven 3 Juil - 4:06
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Je ne ressens pas de stress face à ma classe ou en tout cas, je n'en ressens plus. C'est comme lorsqu'on monte sur scène, le trac s'envole une fois devant le public. Et j'espère que ça se passera bien avec mon public pendant tout le long de l'année, il le faut et j'espère bien atteindre mon but de leur faire réussir leurs examens, que ça soit des examens de passage en année supérieure ou les BUSES et les ASPICS, ils se doivent de réussir. Certes, mon cours est sûrement beaucoup moins attrayant que celui sur la Défense Contre les Forces du Mal ou celui de Vol, mais j'espère au moins capter leur attention et qu'ils fassent des efforts. De toute manière, ils n'ont pas d'autre choix que de travailler, c'est ce que je veux qu'ils fassent dans mon cours. Comme pour tous les professeurs de toute manière. Je remarque que je tutoie, les professeurs que j'ai eus pendant ma scolarité nous vouvoyaient, mais ça m'est venue si naturellement que je pense que je ne vais pas changer. Pas que je les considère comme des amis, loin de là même ! Mes élèves sont mes élèves, mais le tutoiement m'est venue si naturellement qu'au fond, je pense que c'est une bonne chose si je les tutoie et ne les appelle pas forcément par leurs noms de famille. Quoi que, je sens que ça va être dur pour moi de me rappeler tous les prénoms de tout le monde, j'ai plusieurs classes et ça va se révéler mission impossible pour moi de me rappeler le nom de tout le monde. Bah ! Je me débrouillerais ! Les professeurs réussissent bien à se rappeler des noms de tout le mondes à chaque année, je ne vois pas pourquoi je n'en serais pas capable ! L'élève que je viens d'interroger à oublier de me donner son prénom comme je le lui avais demandé, je ne lui en tiens pas rigueur, mais je souhaite quand même savoir qui je viens d'interroger. Un petit problème d'attention ? Elle ne semblait pas très attentive lorsque je l'ai interrogé. Je note ça dans une partie de ma tête que je retranscrirais plus tard par écrit pour ne pas l'oublier. Je sais que chez certaines personnes il y a des troubles de l'attention, peut-être fait-elle partie de ces personnes qui ont des problèmes de ce genre ? De toute manière je le serais tôt ou tard …

Lorsqu'elle me donne son prénom ainsi que son nom tout en s'étant excusé auparavant, je me contente d'un simple petit hochement de tête. Elle est déjà excusée. J'ai tout de même décidé de lui donner une seconde chance en l'interrogeant de nouveau. Une simple comparaison avec deux sortilèges qui servent pour nettoyer, mais pas de la même façon. J'ai un sourire sur mes lèvres, l'invitant ainsi à me répondre mais aussi à prendre son temps pour réfléchir. Je ne souhaite pas la presser ni même lui mettre une quelconque pression. Qu'elle prenne son temps, cela ne me dérange pas le moins du monde. De toute manière, nous avons du temps devant nous … Elle me répond enfin. Quand je dis enfin on dirait que ça fait une éternité que j’attends sa réponse alors que non, cela fait à peine quelques secondes que j'ai posé ma question. Bref ! J'écoute sa réponse qui est plutôt bonne même si je ne l'aurais pas formulé de cette manière. Mais je fronce les sourcils lorsqu'elle me sort sa théorie sur la question piège et qu'il n'y a aucune différence entre les deux. Je ne suis pas de ce genre, je ne vois pas l'intérêt de piéger des élèves pour les ridiculiser devant tout le monde. Reprenant tout de même mon sourire que j'ai perdu lorsqu'elle m'a accusé de l'avoir piégé, je réponds d'une voix calme et neutre « Je ne vois pas l'intérêt de te piéger, Elsie. Donc. Tu m'as donné la bonne réponse, même si je ne l'aurais pas dis de cette manière. Recurvite sera utilisé par exemple pour faire la vaisselle et donc, il utilise du savon. Alors que Tergeo n'a nullement besoin de savon pour agir. Il servira par exemple pour enlever une tâche sur un vêtement ou lorsque vous avez renversé votre boisson ou bien même de l'encre. » Lorsque j'ai parlé des deux sorts, mon regard s'est baladé dans la salle, se posant sur un élève puis sur un autre et ainsi de suite avant de finir par se rediriger vers la rouge et or. Je laisse passer plusieurs longues secondes de silence avant de reprendre « Cinquante points pour Gryffondor. » Ça me semble être un bon nombre, de justes points.

Elle a participé, certes elle s'est trompée mais elle a tout de même participé et après elle a donné une bonne réponse. Et puis, même si elle s'était de nouveau trompée sur la seconde question, je lui aurais tout de même donné des points. Certes, moins que ce que je lui ai donné présentement, mais sa maison aurait eu quand même quelques rubis dans son sablier. Je ne souhaite pas l'interroger de nouveau, ça serait s'acharner sur elle et je ne suis pas du genre à m'acharner sur les élèves. J'ai eu ce que j'attendais d'elle. Je vais donc chercher à interroger un autre élève. Mais lequel ? Ils sont nombreux dans mon cours. « Bon allez, qui veut être interrogé ? » Si personne ne lève la main je vais dans la merde. Mais à mon plus grand soulagement, plusieurs mains se lèvent et de plusieurs maisons ! Je ne me suis pas départie de mon sourire. Bon, qui choisir maintenant ? Je ne vais pas interroger encore un Gryffondor, ça serait les favoriser et je ne souhaite pas favoriser une maison par rapport à une autre, même si je sais que je vais avoir des difficultés pour Serdaigle car j'en ai fait partie lorsque j'étais scolarisée et forcément, j'y suis encore très attachée. Si à la fin de l'année Serdaigle gagne, alors j'en serais bien entendue ravie ! Qui interroger alors ? Bon allez, je vais interroger un Poufsouffle, de toute manière, j'espère bien interroger un élève de chaque maison avant de passer à la « théorie ». Je vais essayer d'être équitable. Je dis bien essayer, car rien n'est sûr ! « Toi, le Poufsouffle au quatrième rang, comment tu t'appelles ? Fais moi apparaître un bouquet de fleurs. » On ne dirait pas comme ça, mais faire apparaître un bouquet de fleurs n'est pas si facile que l'on peut l'imaginer, même si on l'apprend en première année. Je me souviens que mon voisin de table avait fait apparaître des fleurs toutes fanées, les pauvres. Il n'était pas très doué, je l'avoue. Il me répond, me donnant comme je lui ai donné son prénom et son nom avant de se concentrer pour tenter de faire apparaître un bouquet de fleurs. Quelles fleurs va-t-il me faire apparaître ? J'espère pour lui que ça ne sera pas une catastrophe … Je le souhaite sincèrement. Les rires des autres sont rarement agréables à entendre.

Au bout d'un instant, je vois un magnifique bouquet de roses apparaître et en plus de cela, elles sont de couleur différente. Mon sourire s’agrandit. Oui, je suis sincèrement contente. Il a réussi, alors je suis contente, contente pour lui. « Cinquante points pour Poufsouffle. Magnifique résultat. » Je me suis approchée de sa table et j'ai récupéré le bouquet, retournant vers mon bureau je reprends « Allez, j'interroge encore deux personnes et on passe à la théorie. Oui, je sais, la théorie c'est chiant mais il faut passer par-là pour en arriver à la pratique. » D'un geste expert, j'ai fait apparaître un vase et je l'ai rempli d'eau, y déposant les fleurs. Pas question de les laisser périr comme ça. Je vais les laisser sur mon bureau, elles y seront bien. Je me demande comment réagira Ézéchiel en les voyant. Bah, il ne peut pas être jaloux, ce ne sont que des fleurs qu'un élève a fait apparaître parce que je le lui ai demandé. Ce qui me fait penser qu'en ayant du sang de vélane qui coule dans mes veines, je sens que je ne vais pas avoir de difficulté pour attirer l'attention des élèves garçons, même peut-être un peu trop. J'ai déjà capté quelques regards dans les couloirs de leurs parts, en soi ne me gêne pas, ça ne m'a jamais gêné, mais ce sont des élèves et je suis leur professeur. Je ne suis pas pour le trip de m'envoyer en l'air/sortir avec un élève. J'ai Ézéchiel qui me convient très bien même si j'ai décidé de le bouder un peu. Et puis, ils sont mineurs et je suis majeure ! Je ne veux pas qu'on m'accuse de pédophilie ! Mais je n'y peux rien si mon sang est comme il est. S'il y a des dérapages je n'hésiterais pas à reprendre l'élève en question. Je me retourne et vois des mains levées. Bien, il y a encore des personnes qui ont envie de participer « La Serdaigle au premier rang. Comment t'appelles-tu ? Réduis moi cette feuille de papier, s'il te plaît. » dis-je tout en faisant apparaître la dit feuille de papier. J'ai confiance en elle. C'est sûrement dû au fait qu'elle est une bleue et bronze que je connais les capacités des élèves de ma maison, même si je sais que nous ne sommes jamais à l'abri d'un désastre. Mais cette élève semble douée et vue comment elle se tient, elle m'a l'air très assurée. Donc, le sort réussira. Et puis, je lui demande juste de réduire de taille la feuille, pas de l'augmenter ou de l'enflammer.

Encore une fois, j’eus droit à une magnifique démonstration, c'est que cette classe était d'un bon niveau ! L'adolescente eut droit au même nombre de points que le précédent élève, je veux interroger encore quelques élèves, pour bien évaluer le niveau de la classe, quoique, quelques-uns ne veulent pas dire tout le monde et si ça se trouve certains ont de grosses lacunes. À moi de repérer ces élèves ayant des problèmes dans ma matière. Je finis par enchaîner sur la théorie, leur demandant de recopier tout en leur expliquant ce qu'il y avait d'écrit au tableau. J'espère être assez clair dans mes explications. Une fois finie, je m'installe à mon bureau et me mis à lire, je n'avais rien d'autre à faire et les élèves ne semblaient pas avoir de questions. Que le temps passe vite ! Je viens à peine de finir mon second chapitre que la sonnerie se fait entendre « Avant de partir, prenez vos devoirs. Elsie, c'est ça ? Peux-tu rester un peu s'il te plaît ? J'aimerais que nous parlions. » Je me lève et fais le tour de mon bureau, m'y appuyant je croise les bras, regardant ma classe se disperser, les prochains élèves ne devraient pas tarder à arriver. Lorsque Elsie arrive près de moi je lui lance « J'ai pu remarquer que tu étais sur la défensive, il y a un problème ? C'est juste pour savoir. Tu vas bien ? Tu as passé de bonnes vacances ? Tu as des soucis ? » lui dis-je d'une voix calme. Je ne veux pas qu'elle perçoive dans mon ton de l'agressivité car ce n'est pas du tout mon but, je veux juste comprendre pourquoi elle agit de cette manière. J'espère que la rouge et or ne se braquera pas, ça peut compliquer la conversation et je veux juste comprendre, ne pas passer pour la méchante professeur qui ne supporte pas qu'un élève ne soit pas dans la norme qu'elle s'est fixée. De toute manière je ne me suis fixé aucune norme et je ne vais pas m'emporter juste pour ça, chacun est différent et elle a son propre passé, ses propres raisons d'être sur la défensive.
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Elsie Raynes
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Dim 21 Fév - 16:37
Elsie ne connaissant pas encore le professeur Todd et ses méthodes, elle ne pouvait donc pas savoir si elle était du genre à piéger ses élèves ou non, d’où ses doutes. Il fallait un petit temps d’adaptation à chaque changement de professeur, parce que cela incluait forcément un changement de méthode, d’attitude, d’habitudes. Tous les professeurs n’avaient pas la même technique d’approche : il y avait les profs-amis, les sévères, les sadiques, les blasés. Elsie en avait connu des tas durant toute sa scolarité et elle se méfiait de chacun d’entre eux, au début. D’où le fait de penser que Mira aurait très bien pu la piéger, voulant se moquer d’une adolescente et la faire passer pour une cancre. Après tout, ses nouvelles fonctions, en étant aussi jeune, pouvait bien lui faire prendre la grosse tête. Fort heureusement, cela ne semblait pas être le cas. Le professeur Todd lui assura qu’elle ne voulait pas la piéger et qu’elle lui avait donné la bonne réponse. Elle conclu en attribuant cinquante points à Gryffondor, ce qui lui fit hausser un sourcil. C’était sûrement une prof généreuse, tout compte fait. Etait-ce légal de donner autant de points d’un coup pour une simple bonne réponse ? Soit. Dans tous les cas, c’était bon à prendre. Si Elsie avait laissé de côté les guerres idéologiques entre maisons, elle n’en restait pas un brin compétitive. La Coupe des quatre Maisons était encore importante pour elle, même si elle ne le montrait pas toujours, son côté morose prenant souvent le dessus.

Le cours continua et Elsie fut soulagée de n’être plus la cible du professeur Todd. Elle adressa un regard blasé à sa voisine, qui lui adressa un sourire compatissant. Elsie ne s’était pas sentie persécutée en soit et elle savait qu’elle l’avait plutôt cherché avec son attitude, mais elle n’arriva pas à se concentrer sur le cours pour autant. Elle griffonna quelques dessins dans un coin de son parchemin, écoutant d’une oreille discrète les questions de Mira. Un élève de Poufsouffle fit apparaître un bouquet de fleurs tandis qu’une autre de Serdaigle réduit une feuille de papier. Tous deux reçurent cinquante points égalements pour leurs « exploits » et le cours se termina par une séance de recopiage de tableau avec de la théorie. Elsie imita les autres élèves en écrivant l’intégralité. On n’entendait plus que les grattements de la plume des élèves contre leurs parchemins, et quelques murmures. Le cours en soit ne fut pas trop long et, grâce sûrement à la découverte d’un nouveau professeur, l’heure passa plutôt rapidement.

Lorsque la sonnerie retentit, Elsie s’apprêta à ranger ses affaires quand le professeur Todd l’interpela, encore, lui demandant de venir la voir. Elle se tourna vers son amie en soupirant, lui demandant de l’attendre pour se rendre au prochain cours. La Gryffondor attrapa son sac pour le mettre sur une épaule et s’avança vers le bureau pour « parler » avec Mira. C’était le genre de chose qui n’annonçait rien de bon. Elle avait passé des mois et des mois à parler avec tout un tas de gens à telle point qu’aujourd’hui, elle détestait qu’on lui demande de venir pour parler. Et quand c’était un prof qui le lui demandait, elle s’attendait un peu au pire. Peut être que Mira n’avait pas voulu se prendre la tête avec Elsie devant toute la classe pour son premier cours et qu’elle allait maintenant réprimander son attitude et essayer de la remotiver. Ca, c’était plutôt mal parti : même si c’était l’année des BUSE, Elsie triait ses matières par ordre d’intérêt et malheureusement pour Mira, les Sorts et Enchantements ne faisaient pas parti de ses priorités.

Elsie se posa devant le bureau, une mine blasée sur le visage, impatiente de pouvoir s’en aller et de passer à un autre cours, une autre routine. Son surveillant devait l’attendre dehors, tout comme son amie. Et, si elle ne voulait pas être en retard, il ne faudrait pas que cette nouvelle conversation dure des heures. Seulement, les questions de Mira soulevèrent en elle un élan de colère. Elle était sérieuse ? Elle lui demandait vraiment si elle avait passé de bonnes vacances, si elle allait bien ? Bien sûr qu’elle était sur la défensive : elle était bien obligée avec un nouveau professeur recruté par Hikkins. Et puis, comment pouvait-elle aller bien alors que toute sa vie était transformée ? Certes, ça faisait un an et ça commençait à aller mieux. Mais, parfois, des évènements lui rappelaient ce que devrait être sa vie normalement et lui donner envie de tout envoyer promener. Cette rentrée était difficile dans le sens où rien n’avait changé mis à part un surveillant plus laxiste. Sa lycanthropie était toujours là, impossible de s’en défaire. Et Mira Todd lui demandait qu’elle était le problème … Il ne fallait pourtant pas chercher bien loin. Elsie ferma un instant les yeux, énervée par le fait qu’elle lui pose cette question alors qu’elle devait forcément savoir. Elle serra les poings, essayant de se contenir un peu, en vain. Elle haussa le ton sans s’en rendre compte réellement.

« Le problème ? Vous voulez savoir mon problème ? Je suis lycanthrope, voilà c’qui se passe. Je recommence cette année comme l’année dernière, avec une surveillance constante, obligée de retrouver un dortoir froid et isolé, après un été merdique, comme l’an dernier, parce que je me suis retrouvée en plein milieu d’une attaque de mangemort. Je suis maudite dans tous les sens du terme et sauf votre respect, je ne pense pas que votre cours me sera d’une réelle utilité pour ma vie future. »

Elle aurait dû être pourtant reconnaissante qu’une inconnue s’inquiète pour elle. Elle n’y arrivait pas. Elsie avait l’impression que si Mira lui posait ces questions, c’était pour de la curiosité mal placée, ou pour de la pitié. Elle ne la connaissait pas, c’était son premier jour et puis qu’est ce que ça pouvait lui faire, si une de ses élèves étaient sur la défensive ? Elle aurait sûrement bien d’autres cas plus problématique parmi les cancres.
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Jeu 10 Mar - 3:43
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Je ne veux pas retenir trop longtemps Elsie, mais je veux tout de même savoir s'il y a un problème. J'en ai connu des élèves blasés, peu motivés, j'en ai connu qui étaient des je-sais-tout alors que d'autres ne faisaient clairement aucun effort. J'aimerais réussir à cerner un peu mieux cette Gryffondor même si nous en sommes encore qu'au premier jour de l'année, plus vite ça sera fait mieux ça sera. Je sais qu'un adolescent peut vite se braquer, je l'ai été aussi, je ne suis pas née comme ça. Et un jour je serais tout aussi âgée que le professeur McGonagall ou Dumbledore. Mais je sais que je ne ferais pas ce travail toute ma vie, vous savez, il y a ce professeur, monsieur Binns qui était professeur ou qui est encore – je ne sais pas trop – d'Histoire de la Magie et qui est un fantôme. C'est dingue ! Mais nous ne sommes pas des moldus et il est donc tout à fait normal qu'un fantôme puisse enseigner, il était professeur et il est condamné à rester dans l'enceinte de Poudlard, alors autant continuer son travail si ça peut lui faire plaisir. Mais de ce que je sais, il y a un autre professeur qui enseigne cette matière maintenant. Une certaine Calliope Venezzio, il y a tellement de visages nouveaux dans le professorat, il va me falloir un temps d'adaptation pour me souvenir de tout le monde, réussir à mettre clairement un prénom sur un visage. Je n'ai jamais cherché une telle réaction de la part d'Elsie mais je l'encaisse sans broncher, qu'elle hausse le ton je ne l'en blâmerais pas. Au moins ça montre qu'il y a bien un problème. J'écoute en silence ce qu'elle me dit. Oh, un loup-garou. Je le savais, je ne veux pas dire que je savais qu'Elsie est une lycanthrope mais plutôt, je savais que j'aurais des élèves ayant cette particularité.

La Nuit Rouge en a affligé plusieurs de cette malédiction, car on ne peut pas dire que ça soit une bénédiction. Je ne suis pas un loup-garou, je ne peux donc pas dire que je sais ce que ressent mon élève, mais je peux comprendre. Je peux comprendre que c'est dur pour elle de vivre avec ça, être à part, avoir un surveillant qui te suis partout doit être plus qu'énervant, ne pas dormir avec ses amies. Elle doit vraiment se sentir exclue, en tout cas, moi, je me serais sentie exclue. S'est-elle déjà transformée ? Cette question serait déplacée si je la lui posais et je n'ai pas à savoir ce genre de détails, sauf si elle souhaite me le dire « Savoir lancer des sorts, c'est la base. Je peux comprendre que tu rejettes ma matière après ce qui s'est passé, j'y étais, beaucoup de personnes y étaient. Je ne t'obligerais pas à aimer ma matière car on ne peut pas obliger quelqu'un à aimer quelque chose. Mais bref passons … écoutes Elsie, je suis désolée de ce qui t'arrive. Je trouve que la directrice est beaucoup trop stricte par rapport aux élèves lycanthropes. Je ne crois pas que vous soyez une menace. Au fond, la lycanthropie c'est comme les règles. C'est une fois par mois. Après c'est fini. Tu ressens peut-être quelques symptômes avant mais après, c'est fini. » Oui, puis les règles ça peut durer plus longtemps qu'une nuit « L'attaque à la coupe, beaucoup de personnes y étaient et je ne doute pas que tu aies été la seule dans ce cas. Je veux dire, il y a sûrement eu d'autres élèves de Poudlard qui étaient présents. En ce qui concerne ton dortoir, ou plutôt ta chambre, je me doute que ça ne doit pas te ravir d'être isolée. À Poudlard on est censé être avec ses amis une fois dans sa salle commune, son dortoir. Peut-être que tu pourrais la décorer ? Y mettre des choses qui te plaisent pour le rendre moins froid, des photos de tes amis ? Je te dis ça, mais je ne sais pas trop quoi te dire de plus. Je viens à peine de débarquer, mais si tu as besoin de quoi que ce soit, tu peux venir me voir je tâcherais de t'aider comme je peux. »

Ce n'est vraiment pas encore au point pour la communication avec les élèves, mais on me le pardonnera c'est mon premier jour ! Je peux comprendre qu'en ce moment elle se croit maudite, être loup-garou puis être là durant l'attaque des mangemorts durant la coupe du monde de Quidditch, ça fait un peu trop. Moi, je n'y étais pas. Pas que je n'apprécie pas le Quidditch, mais j'étais à l'étranger et pas en France. Pourtant, je suivais régulièrement l'avancée de la coupe et j'ai su bien entendu qu'il y avait eu cette attaque. De véritables emmerdeurs ces mangemorts ! Pas moyen de s'amuser un peu, surtout après cette année qui vient de passer. C'est comme frapper sur un clou, ça l'enfonce. Et puis, il y a eu cette attaque au musée durant la remise de médailles par le Ministre de la Magie pour la découverte d'une bague très recherchée. Ils n'en ratent pas une. J'espère bien que la bague n'est pas tombée entre leurs mains car sinon nous avons du mouron à se faire. Nous vivons des temps sombres et je ne peux pas blâmer Elsie d'être si pessimiste et de ne pas apprécier ma matière – ça doit être la même chose pour la Défense Contre les Forces du Mal – après ce qui s'est passé. Je ne sais pas comment ça c'est passé pour elle durant la Nuit Rouge mais je me dis que c'est plus que compréhensible et que je vais devoir affronter ce rejet de la part de plus d'un élève, mais je m'en fiche, je suis prête et je ferais avec. « Elsie, tu es jeune, tu as la vie devant toi. Je ne peux pas dire que je comprends ce que tu ressens car je n'ai pas vécu la même chose que toi et je ne suis pas dans la même situation non plus. Crois-moi, les sortilèges s'est important. Je ne sais pas comment ça c'est passé pour toi durant la Nuit Rouge, mais tu es en vie et c'est le principal. Des gens font des recherches pour vous guérir et je suis sûre que tôt ou tard ils y arriveront. Je me doute que ça doit être dur pour toi d'être une lycanthrope mais il ne faut pas que tu t'arrêtes à ça. Tu as des études à finir et puis, tu aimerais faire quoi comme métier plus tard ? » lui demandais-je d'une voix calme. Parce que même si elle s'est emportée, moi je suis restée calme, j'espère qu'avec mes propos je n'ai pas attisé la flamme qui brûle en elle et qui aimerait bien me brûler.
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