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“Les gens n'ont pas besoin de conseils, ils ont besoin de compréhension.”

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L'Inquisition
Se rendre justice soi-même
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Sam 30 Mai - 15:45


L'Inquisition arrive pour...
Joyce & Duncan Weather
1


Il ne fait pas très chaud, aujourd'hui. Pourtant, le ciel est dégagé. La lueur du soleil éclaire les rues désertes de Pré-au-Lard, en cette après-midi de septembre. Tous les élèves de Poudlard sont en cours, actuellement : il n'y a dans le village que quelques poignées de personnes, des habitants, des gens qui travaillent ici, et quelques visiteurs.

Lui, il fait partie de cette dernière catégorie. Il a choisi de ne pas cacher son visage, ou de ne pas changer d'apparence. De toute façon, il n'est connu de personne : ce n'est pas lui le chef du trio de l'Inquisition, ce n'est pas lui qui risque de voir son identité révélée. Donc il peut très bien se permettre cela, même s'il prend quand même un risque. Il veut prouver son honnêteté. Mais il ne sait même pas vraiment ce que cette rencontre va donner, à vrai dire...

Il est jeune. Il pourrait presque ressembler à un élève de dernière année. Il est vêtu d'une cape de sorcier, qui lui recouvre les épaules. Il cligne des yeux sous le soleil et soudain, il les voit. Un garçon, et une fille, tous les deux roux. Duncan et Joyce Weather, des jumeaux. Ils sortent d'une boutique en discutant, et lui, il les observe. Il les suit du regard. Oh, il les connaît. Eux ne le connaissent pas, par contre. Il les suit de loin, se fondant dans le paysage. Il ne va pas aller à leur rencontre en se présentant comme l'Inquisition, non. Ce serait ridicule.

Alors il sort un masque de sous sa cape, un masque blanc sans visage, et il l'enfile. Maintenant, il sait que les jumeaux vont le remarquer. C'est tout de suite moins commun. Il les voit s'arrêter devant la vitrine d'un café, puis finalement changer d'avis. Il voit le regard de l'un des deux se poser sur lui. Il fait alors un signe de tête, en les regardant à travers son masque, et se met en route de loin. En direction d'un célèbre endroit du coin, parfait pour discuter : la Cabane Hurlante. Il sait qu'elle est vide, actuellement. Et il se doute que les jumeaux vont céder à la curiosité de le suivre...
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Dim 31 Mai - 0:25
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Ces derniers temps avaient été durs, se relever pour mieux retomber. C'était ce qu'avait vécu Joyce, elle qui avait réussi à se relever – plus ou moins – des événements de la Nuit Rouge, était retombée après s'être fait torturée par Bellatrix Lestrange. Mais grâce à ses proches, elle réussissait à se relever tant bien que mal, bien sûr, il lui resterait des séquelles sûrement à vie de sa rencontre avec la Lestrange, comme pour la Nuit Rouge, mais il fallait qu'elle continue à être dans la démarche d'aller de l'avant pour ne pas s'effondrer complètement et n'avoir aucune chance de se relever. Le nom de la mangemorte qui l'avait torturé, Joyce ne l'avait dit à personne. Pourquoi ? Elle n'en savait trop rien. Bon ok, si elle en avait parlé à son père, elle se disait qu'il serait parti en vendetta contre la mangemorte, ce n'était pas qu'elle doutait des capacités de son paternel, c'est qu'elle voulait l'abstenir de connaître le nom d'une des personnes qu'il avait arrêté. Mais elle savait bien que tôt ou tard elle finirait par lâcher le prénom et le nom de celle qui l'avait laissé dans un état lamentable dans les toilettes du musée magique alors que les autres se battaient au-dehors. Qu'est-ce qu'elle détestait les mangemorts, son sang bouillait lorsqu'on parlait d'eux, même lorsqu'elle lisait un article dans la Gazette du Sorcier, rien que penser à eux l'énervait au plus haut point. A présent, elle gardait tout en elle, comme dans une cocotte-minute, chose dangereuse car tôt ou tard, elle finirait par exploser et tout ce qu'elle gardait en elle ressurgirait. Mais c'était une manière qu'elle avait trouvé pour se permettre d'avancer, il y en avait certainement des meilleures, mais elle ne souhaitait pas trop y réfléchir et comme lors de sa dernière année à Poudlard, elle s'investissait énormément dans ses études ou plutôt, dans sa formation de Quidditch. Parce que oui, voyez-vous, Joyce avait été accepté dans la formation qu'elle convoitait tant. C'était tout autre chose que les études qu'elle avait eu pendant sept ans, là, c'était des cours intensifs, il lui arrivait même de rentrer chez elle toute courbaturées après avoir passé de longues heures à voler pour s'entraîner. Sentir l'adrénaline dans ses veines, c'était quelques choses qu'elle adorait ressentir. Voler, c'était comme se sentir libre. Et quand elle volait, la jeune métamorphomage oubliait tout ses problèmes, du plus petit au plus grand, ils s'en allaient pour la laisser tranquille quand elle était sur son balai. C'était comme un remède miracle. Pourtant, ils revenaient tel un boomerang. Peut-être devrait-elle suivre une thérapie ? A Poudlard, comme toutes les victimes d'un sortilège impardonnable durant la Nuit Rouge, elle avait dû voir un psychologue à plusieurs reprises, mais elle ne l'avait jamais trouvé utile, il ne comprenait pas ce qu'elle avait vécu. Tuer quelqu'un et surtout son petit-frère, c'était quelque chose qui vous marquez à vie. Joyce en avait énormément souffert durant l'année qui venait de passer, elle avait tué Zaccary et elle s'en voulait terriblement. Mais maintenant qu'elle avait rencontré le mangemort qui l'avait mit sous Impero et avec qui elle avait eu une petite discussion, le sentiment de culpabilité s'était atténué mais restait tout de même encore un peu présent. Serait-elle un jour ne plus s'en vouloir du toit ? A voir …

La belle rousse espérait qu'un jour, un recruteur ou un coach d'une équipe professionnelle la remarquerait et lui proposerait un poste. Mais pour cela, il fallait qu'elle fasse un travail assidue et c'était ce qu'elle faisait, elle tentait de se perfectionner encore et toujours, chose qu'elle tentait déjà de faire à Poudlard. Aujourd'hui, vendredi, dernier jour avant le week-end, elle était sortie plus tôt que prévu car le professeur avec qui sa « classe » devait passer l'après-midi, comme chaque vendredi d'ailleurs, était absent depuis deux jours, pour cause d'Oreillongoules. Joyce le plaignait d'être malade et elle espérait qu'il se remettrait vite ou qu'au moins, on leur trouverait un remplaçant le temps que leur professeur se soigne. L'ayant su quelques jours en avance, cela lui avait permit de proposer à son frère jumeau de passer l'après-midi du vendredi à Près-au-Lard, passer un peu de temps ensemble ne pourrait que leur faire du bien, ou en tout cas à elle ! Depuis la rentrée, la miss Weather trouvait qu'elle ne voyait pas assez Duncan, mais lui aussi était en formation, une formation pour être auror ! Joyce soutenait son frère même si elle n'était toujours pas emballée à l'idée qu'il puisse prendre de tels risques. S'il lui arrivait malheur, elle n'arriverait pas à s'en remettre. Ça serait comme perdre la moitié de son être. La mort de Zaccary ne serait rien face à celle de Duncan, Joyce en était persuadée. Cela faisait à présent une heure plus ou moins qu'ils étaient dans le village, allant dans une boutique puis dans une autre, leur dernier arrêt étant Honeyduckes, bien évidemment c'était un endroit incontournable pour le duo friand de sucreries en tout genre. Près-au-Lard était un lieu mythique, pas qu'eux par le fait qu'il était lié à Poudlard, mais parce qu'aussi en 1612, lors de la révolte des Gobelins, l'auberge des Trois Balais avait servit de quartier général, c'était ce qu'avait apprit Joyce en empruntant à la bibliothèque du château, durant sa scolarité là-bas, un livre sur la révolte des gobelins. Oui, parce que Joyce était passionnée dans beaucoup de choses et même si elle se promettait à une carrière dans le Quidditch, ça ne l'avait pas empêché de prendre de nombreuses matières/options pour ses ASPICS, ASPICS qu'elle avait passé avec brio. Des paquets dans une main, Joyce sortit en premier du magasin de bonbons, sourire aux lèvres, discutant avec son frère de leurs formations communes. Parce que même si elle n'était pas à cent pour cent partante pour le fait qu'il devienne auror, elle le soutenait tout de même, c'était la moindre des choses qu'elle pouvait faire pour lui. Les deux jeunes gens s'arrêtèrent près d'un café, se demandant s'ils allaient rentrer ou se faire une dernière boutique avant d'entamer peut-être ce qui serait une pause. Il n'y avait pas grand monde et il ne faisait pas si chaud que ça aujourd'hui, c'était pour ça que l'ancienne bleue et bronze s'était quelque peu couverte sans pour autant s’emmitoufler dans bon nombre de vêtements. Joyce sentit comme une présence ou plutôt qu'on l'observait, c'était étrange car elle ne l'avait pas spécialement remarqué avant, peut-être était-ce dû au fait qu'elle était pleinement absorbée dans sa discussion avec son jumeau, mais à présent, elle remarquait qu'on l'observait, surtout dû au reflet de la vitre qui lui projeta l'image d'un individu avec un masque. Elle s'était arrêtée en plein milieu de sa phrase et s'était retournée au moment où l'individu lui fit un signe de tête. Est-ce que Duncan l'avait capté lui aussi ? Elle n'en savait trop rien. Elle était tiraillée entre la curiosité et donc l'envie de suivre cet inconnu et de jouer la carte de la sécurité et ignorer cette personne, pinçant les lèvres, son regard couleur suivant l'individu, elle lança quelques mots :

 « On ne le connaît pas … on ne devrait pas y aller ... »

Voilà, jouer la carte de la sécurité c'était bien même si elle était tiraillée par sa curiosité de savoir qui était cette personne, elle avait tout de même peur de s'attirer des ennuis en y allant. Mais est-ce que Duncan en déciderait autrement ? Elle ne le quitterait pas, c'était un point dont elle était sûre. Elle ne voulait pas se retrouver seule en sachant qu'il allait à la rencontre d'un inconnu qui leur voulait elle ne savait quoi … elle aurait ce poids sur la conscience, alors, s'il y allait, même si elle était réticente, elle le suivrait et serait prête à sortir et utiliser sa baguette s'il le fallait !
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Dim 7 Juin - 0:54
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Je ne saurais dire où en était mon deuil aujourd'hui. Je pense, néanmoins, que j'en étais au moins arrivé à la phase de l'acceptation, de la reconstruction. En même temps, je ne pouvais pas dire que mon deuil avait vraiment suivi quelconques étapes ; toutes s'étaient mélangées les unes aux autres, avaient duré extrêmement longtemps ou au contraire, n'avaient même pas existé. L'étape du déni avait duré à peu près jusqu'à récemment. En fait, je me rendais compte de la réalité – Zac était mort –, mais en même temps, je ne l'intégrais pas totalement ; j'avais toujours gardé cette idée qu'il pouvait revenir, je ne pouvais accepter le fait qu'il soit mort, parti pour toujours. Ce ne fut que dans la tente, lors de la coupe du monde, avec Joyce, que j'acceptai enfin complètement cette mort. Ce n'est que là, en quelques minutes seulement, que toutes les autres étapes du deuil s'étaient enchaînées. La colère, le marchandage, la dépression. Aujourd'hui, j'en étais à l'ultime étape. J'avais vraiment la volonté, à présent, d'avancer dans ma vie, de tourner une bonne fois pour toutes cette page de ma vie. J'étais resté une année entière comme enfermé dans mon deuil, n'osant pas avancer sans Zac. Alors maintenant que j'avais accepté le fait que Zac soit mort, le fait que je ne le reverrais plus jamais et qu'il était ainsi tant de passer à autre chose, j'avais décidé de remonter la pente, de faire enfin quelque chose pour moi, sans me soucier de Zaccary qui, de toute manière, ne reviendrait pas.
On ne peut pas dire que mon deuil ait été très commun. Un déni ayant duré une année entière, une dépression n'ayant eu lieu que quelques minutes, à travers une explosion de douleur refoulée tout au long de l'année. Mais en même temps, on ne peut pas dire que ce deuil, ni même la mort de Zac, ne s'étaient faits dans un contexte très ordinaire. Mon petit frère était mort d'une façon tellement brutale et violente ; on n'était pas du tout préparés à vivre cela. De plus, il avait été tué par ma sœur jumelle, pendant que moi, autre part dans l'école, je me faisais mordre par Greyback. Cette même école était l'endroit dans lequel j'avais vécu toute l'année qui avait suivi ; difficile, dans ce cas, d'oublier ce qui c'était passé au cours de l'été.

Une fois Poudlard terminé, j'avais ainsi décidé de devenir auror. Les études étaient un bon moyen pour oublier la Nuit Rouge, la mort de Zac, le traumatisme de Joyce, ma lycanthropie... Il y avait tellement de travail à l'université que je pouvais rarement penser à autre chose. Ne pas penser à Zac était évidemment impossible pour moi, il restait toujours dans un coin de ma tête ; aujourd'hui, je pensais à lui avec une certaine nostalgie, avec de la tristesse dans les moments durs, mais c'était tout. Le choc était maintenant passé. Et j'étais vraiment heureux ainsi. C'était simple, je me sentais littéralement revivre. La Nuit Rouge semblait un souvenir lointain, autant que le décès de Zac et ma morsure. Je ne me consacrais qu'à mes études, afin de devenir, par la suite, un grand auror, de tuer une tonne de mangemorts et enfin de venger Zaccary, Joyce et moi-même.

Il m’arrivait, malgré la place primordiale, dorénavant, de mes études dans ma vie actuelle, de m’accorder quelques temps de pause. Notamment en le passant avec Joyce. Mais à présent, ma relation avec elle était bien différente de celle que j’avais entretenue tout l’année passée. Aujourd’hui, je ne l’étouffais plus, aujourd’hui, je ne passais pas tout mon temps à me préoccuper de son état psychologique, ni à me consacrer à elle au point d’oublier ma propre vie, ma propre souffrance, mon propre deuil. Aujourd’hui, elle n’était plus que ma sœur jumelle, avec qui j’aimais rire, manger des sucreries, faire les magasins, parler de ma journée, de mes études, de mes perspectives d’avenir, me confier ; elle n’était plus une sorte de substitut à ma douleur, elle n’était plus un moyen de m’empêcher de faire face à mon deuil. Elle était ma sœur.
Ce jour-ci, nous avions décidé de le passer ensemble. C’était un vendredi, je n’avais pas cours l’après-midi, Joyce avait quitté plus tôt ; c’est ainsi qu’elle me proposa de faire une virée à Pré-au-Lard, elle et moi, en souvenir du bon vieux temps. Il faut dire que du temps ensemble, nous en avions beaucoup moins qu’auparavant. À Poudlard, nous étions dans la même maison, nous suivions les mêmes cours, quittions aux même heures, alors autant dire que du temps ensemble, nous n’en avions pas qu’un peu. Mais maintenant que nous suivions des formations différentes, des formations intensives qui plus est, nous pouvions nous voir considérablement moins – ce à quoi nous n’avions jamais été habitués. Alors lorsque nous avions une petite occasion de nous voir tous les deux, nous en profitions immédiatement.
Après plus d’une heure passée dans le village sorcier, nous avions décidé de terminer notre périple par la mémorable confiserie Honeydukes. Je pense ne pas me tromper en disant que, parmi les toutes les boutiques de Pré-au-Lard, Honeydukes était celle que nous avions le plus fréquenté tout au long de notre scolarité – avec le café des Trois Balais, peut-être, où nous buvions Bièreaubeurre sur Bièreaubeurre. Suite à nos emplettes dans la confiserie, nous en sortîmes quelques minutes plus tard et marchâmes à travers les rues, discutant de nos études, nos cours, nos professeurs et tout ce qui allait avec.
« Joyce ? »
Après n’avoir reçu aucune réponse à une question que je venais de lui poser, je m’étais arrêté. Je tournai la tête vers ma sœur, qui semblait avoir disparu. Je me retournai, elle était là, quelques mètres derrière. Elle était immobile, semblant fixer avec insistance quelque chose au loin. Je marchai en sa direction et vis la même chose qu’elle. Un homme, ou que sais-je, se trouvait là-haut, plus loin, entre deux maisonnettes. Il portait un masque blanc, d’une neutralité et d’une froideur presque effrayantes, une longue cape noire, simple, ordinaire. Il se trouvait isolé dans ce coin de rue, comme voulant se cacher. Mais il ne se cachait pas totalement. Il souhaitait qu’on le voit, nous. Le signe de tête qu’il nous fit lorsque nos regards se posèrent sur lui ne firent que confirmer mon hypothèse. Il se retourna alors, et se dirigea dans la direction opposée. Il voulait qu’on le suive.
Joyce hésitait, je le sentais, je le savais. Cet être mystérieux nous voulait quelque chose, mais quoi ? Je voulais le savoir. Il était presque hypnotisant. Il était à la fois effrayant mais attirant. C’est ainsi que je me mis en marche, dissipant sans doute par-là les hésitations de Joyce, qui me suivit également. Sans dire un mot, je passai dans l’allée entre les deux habitations et marchai quelques pas derrière la créature – par sécurité. Je finis par comprendre où il nous emmenait : la Cabane Hurlante. Après deux ou trois minutes à marcher, d’un pas lent, le personnage entra dans le taudis. Vingt secondes plus tard, nous nous trouvions avec lui à l’intérieur. Ma main se trouvait dans ma poche, serrant ma baguette, prêt à la dégainer à tout moment. Nous étions resté près de la porte d’entrée, tandis que l’être masqué se trouvait quelques mètres plus loin. Nous n’osions prononcer aucun mot, attendant un mot, un geste.
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L'Inquisition
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Lun 29 Juin - 13:25


L'Inquisition arrive pour...
Joyce & Duncan Weather
1


Il n’a pas besoin de regarder par-dessus son épaule pour savoir que les jumeaux lui ont emboîté le pas de loin. Margot lui a appris à se fier à ses intuitions. Il avance donc d’un bon pas, sans aller trop vite cependant pour ne pas être perdu de vue, et pousse la porte de la Cabane Hurlante d’un geste de sa baguette qu’il range ensuite dans sa cape. Il est là pour parler aux jumeaux Weather : nullement pour se battre. Ils ne représentent pas une menace. Au contraire. Ils peuvent représenter un intérêt s’ils le désirent.

Il s’avance dans la grande pièce principale de la cabane abandonnée et observe les dégâts causés par les années, et par les innombrables passages d’élèves ou de lycanthropes… Dieu sait combien de réunions secrètes avaient pu être tenues ici depuis des années et des années. C’est comme un clin d’œil de venir ici, un clin d’œil au temps qui passe et aux combats qu’il reste à mener. Parce qu’il en reste, des combats, pour espérer rétablir l’ordre dans le monde chaotique qu’est devenu le leur…

Il s’est posé à l’autre bout de la pièce et observe les jumeaux alors qu’ils entrent à leur tour. Il pose son regard sur l’un, puis sur l’autre. Il pense avoir leur âge, ou sensiblement. Il connaît leur histoire, alors il ressent une certaine empathie. Ils ont été des victimes du combat, des acteurs qui se seraient bien passés de subir tout ça… Il a envie de leur insuffler de l’espoir, une rage de vaincre, pour leur donner une raison d’espérer. Mais il sait qu’il doit agir avec calme, et simplement faire une proposition, pas convaincre à tout prix. Margot le lui a bien répété : ces gens ont le choix. Alors pour commencer, comme une preuve de bonne volonté, il enlève son masque pour dévoiler son visage. Le visage d’un jeune de leur âge, qui est donc le plus à même de les comprendre. Il veut ainsi leur montrer qu’il est quelqu’un de réel, et pas seulement un masque, même si les masques sont bien pratiques pour véhiculer des idées sans se révéler en tant que personne.

« Joyce, Duncan… »

Il leur fait un signe de tête, pour les saluer.

« Je pense que vous l’avez déjà deviné : je suis un membre de l’Inquisition, et je désirais vous parler en privé. Vous avez sûrement beaucoup de questions à poser, mais je ne suis malheureusement pas autorisé à trop en révéler avant le grand jour. »

Qui va arriver bientôt, il le sait. Il observe encore les jumeaux, et se rend bien compte qu’ils sont sur la défensive, prêts à se défendre au moindre geste brusque. Normal : ils en ont vu de belles, depuis la Nuit Rouge… Il a envie de les mettre dans la confidence, de tout expliquer en détails, mais il sait qu’il ne faut pas le faire avant d’être sûr de la personne.

« Voilà cependant ce que je peux vous dire. Nous sommes plusieurs, avec à notre tête, une personne que j’estime énormément et qui se dévoue corps et âme au changement et à la justice. La véritable justice du peuple, je veux dire. Le mouvement de l’Inquisition existe depuis des siècles et ne sort de l’ombre que lorsque c’est nécessaire. Or, avec cette guerre des camps qui déchire notre monde sorcier à l’heure actuelle, on peut dire que l’Inquisition est bien nécessaire… »

Il tourne la tête pour regarder pensivement par la fenêtre. De là, ils peuvent voir les tours du château crever le ciel. Puis il observa à nouveau Joyce, et Duncan, frappé par leur ressemblance et ce qu’il peut lire dans leurs yeux.

« Je sais ce qui vous est arrivé. Je connais votre histoire. Ne soyez pas inquiets : nous sommes au courant de beaucoup de choses, à propos de beaucoup de personnes. Ce n’est pas pour vous menacer, ou par curiosité, mais juste parce que cela nous permet de voir quelles personnes pourraient devenir nos semblables. »

Voilà, il a lancé l’idée. Il sait que la proposition est en train de prendre forme dans l’esprit des jumeaux. Il fait un pas dans leur direction, pour se rapprocher d’eux, mais n’ose pas aller plus loin : ils ont besoin de leur espace. Il reste un inconnu. Pour l’instant peut-être ?

« J’ai une proposition à vous faire. Si vous le souhaitez, nous aimerions que vous rejoignez nos rangs. Nous ouvrons les bras à tous ceux qui souhaitent obtenir justice et voir l’ordre régner une bonne fois pour toutes, et pas seulement dans nos rêves les plus fous… Notre objectif est d’éliminer la menace que représente Voldemort et ses mangemorts. De faire en sorte que les lycanthropes ne soient plus considérés comme en marge de la société, alors qu’ils sont juste des sorciers avec une capacité extraordinaire qui peut être maîtrisée, contrôlée selon leur bon vouloir. Nous voulons que justice soit rendue aux victimes de la Nuit Rouge, comme votre frère, et punir les criminels comme Bryan Levinson ou Fenrir Greyback que vous connaissez malheureusement très bien… Nous ne jetons pas la pierre au Ministère, par contre, que ce soit bien clair, mais tout le monde est dépassé par les événements : c’est là que nous décidons d’intervenir, de prendre les choses en main. Probablement de manière plus radicale c’est vrai, mais parfois, il faut faire preuve de fermeté pour rétablir l’ordre. Vous verrez, bientôt, que beaucoup de personnes sont prêtes à faire changer les choses avec nous. »

Il songe notamment à une illustre personne, dont Margot lui a soufflé le nom, et il se dit que cela leur permettrait d’avoir de sacrés atouts dans leurs rangs. Ils ne sont pas une armée, mais chacun d’entre eux est comme un soldat qui mène le combat pour une noble cause… Finalement, il se rapproche d’eux et prend la main de Joyce pour y déposer délicatement une perle qu’il a sorti de sa cape. Il la détient depuis longtemps, ce n’est pas un objet magique de base mais un objet personnel, de son enfance, qui lui a toujours fait penser à Margot : belle et douce à l’extérieur, aux multiples reflets, mais en acier à l’intérieur. Il a envie de faire ce geste, de la donner aux jumeaux et en particulier à Joyce qu’il ne peut s’empêcher de trouver jolie, juste pour qu’ils se rappellent de lui et qu’ils pensent à sa proposition, mais aussi parce qu’il a lancé un sort qui permet de faire passer un message à une perle jumelle, qu’il détient. Il nourrit l’espoir qu’ils acceptent tous les deux et qu’ils le préviennent de cette façon. Ils ont tous les deux le profil adéquat pour l’Inquisition. Il referme les doigts de Joyce sur la perle et s’écarte en les regardant.

« Je ne vous demande pas de vous décider maintenant. Si vous le souhaitez, cette perle peut m’adresser un court message écrit : un oui, un non, une adresse de rendez-vous éventuellement… Ce que vous voulez. J’attendrais votre réponse. »
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Jeu 16 Juil - 5:08
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Même si sa formation était intense et lui demandait beaucoup de son temps mais aussi de son énergie, Joyce arrivait tout de même à trouver des moments pour les passer avec ses amis comme avec Duncan. C'était important pour elle d'avoir tout de même une vie à côté de sa formation pour devenir attrapeuse professionnelle. Les deux lui tenaient beaucoup à cœur et il était hors de question qu'elle sacrifie sa vie personnelle pour sa formation. Il fallait qu'elle arrive à lier les deux ! À certains moments c'était bien plus dur que d'autres, ce n'était vraiment pas Poudlard où ses amis étaient si faciles à voir. Non, maintenant, la belle métamorphomage était rentrée dans le monde des grands, un premier pas avant de devenir réellement indépendante, même si, elle n'envisageait pas encore de quitter le foyer familial. Même si ce n'était plus comme avant dans la maison où elle avait grandi, il faudrait un jour qu'elle s'en aille et qu'elle est son propre chez elle. Mais ce n'était pas pour tout de suite, elle y était encore très bien et ne souhaitait pas s'en aller. Il lui était difficile d'envisager d'avoir son propre chez soi, se refusant à chercher un appartement, préférant rester dans la sécurité du foyer familial que de faire sa vie à côté et de ne plus voir autant qu'elle le souhaitait ses parents ainsi que Duncan. C'était tellement mieux d'être là où elle avait grandi … Poudlard était réellement une seconde maison pour elle mais elle préférait tout de même sa chambre que le dortoir où elle cohabitait avec les autres bleues et bronzes avec qui elle avait vécu durant ces dernières années. Non, franchement, ça ne serait pas pour tout de suite de se trouver un logement qui lui était propre et encore, la belle rousse se voyait mal vivre tout de suite toute seule, peut-être pourrait-elle demander à son frère jumeau s'il souhaitait faire une collocation avec elle ? À moins qu'il veuille avoir son propre appartement bien à lui et qu'il avait peut-être d'autres personnes en vue pour faire une collocation. Elle n'oubliait pas qu'il était lui et qu'il avait des amis et qu'il ne lui appartenait pas. Elle comprendrait alors si le jour venu, il lui annonçait qu'il avait quelqu'un d'autre. Mais elle ne se sentait vraiment pas de partir de la maison où elle avait grandi, Joyce venait à peine de sortir de Poudlard et puis, elle se remettait de sa malencontreuse rencontre avec Bellatrix Lestrange dans les toilettes du musée magique durant l'attaque qui avait eu lors de la cérémonie de remises des médailles pour la découverte de la bague de Salomon. Et dire qu'elle avait cru qu'elle y serait en sécurité …

Sortir, c'était important, qu'elle ne reste pas chez elle à relire sans cesse les notes qu'elle avait prises durant les cours et à penser constamment à son entraînement. Elle espérait bien finir par se démarquer des autres et par être remarqué par un recruteur d'une équipe. Joyce voulait absolument être la meilleure parmi les meilleurs. Dans le monde du Quidditch c'était la loi du plus fort qui régnait. Quoi que, les contacts aidaient bien. Mais il fallait réussir à se démarquer et à être absolument le meilleur et la miss Weather espérait bien un jour faire partie des meilleurs. Elle était sûrement la plus passionnée de ce sport dans sa famille. Les mots qu'avait prononcés la Lestrange à propos de son rêve de devenir attrapeuse professionnelle résonnaient encore clairement dans sa tête, mais les mots n'étaient que des mots, elle préférait se dire ça pour se rassurer. Et puis, la mangemorte avaient sûrement d'autres chats à fouetter que de s'acharner sur elle. Joyce se souvenait que trop bien de son premier cours de pratique, elle était arrivée chez elle toute courbaturée, épuisée, lessivée et ayant faim. La belle rousse s'était étalée sur le canapé, se plaignant de la douleur, n'ayant pas la force d'aller jusque dans sa chambre que ça soit à pied ou en transplanant. Résultat, elle s'était endormie sur le canapé et s'était réveillée quelques heures plus tard, souffrant un peu partout de ses membres endoloris. Mais maintenant, son corps s'était habitué aux exigences que demandait sa formation et si elle voulait devenir la meilleure et se faire remarquer, il fallait qu'elle serre les dents et encaisse le tout. C'était un peu comme lorsqu'on monte pour la première fois à cheval ou que cela fait depuis longtemps que l'on n'a pas pratiqué, notre corps n'y est pas habitué et le lendemain, la douleur est belle et bien présente. Elle avait réussi à faire le deuil de Zaccary, ce qui était encore quelque chose de bien dans sa vie, bien sûr elle pensait à lui chaque jour ou presque, bien sûr elle s'en voulait encore un peu de ne pas avoir su le protéger, mais ce n'était plus comme l'année passée. Maintenant, la miss Weather avançait. Bien sûr, son petit frère lui manquait, comment cela pouvait-il être autrement ? Zaccary restait toujours son petit frère qu'elle avait tant aimé et qu'elle aimait encore aujourd'hui même si celui-ci était décédé. Sa relation avec Zac n'avait pas été la même que celle qu'elle entretenait avec son frère jumeau, tout simplement parce qu'avec Duncan elle avait toujours été très complice et que Zaccary, eh bien Zaccary, lui s'était son petit frère qu'elle aimait embêter de temps en temps, bien sûr, elle avait une certaine complicité avec lui mais ce n'était pas la même que celle qu'elle avait son jumeau.

Le regard de Joyce avait capté quelque chose ou plutôt quelqu'un. N'entendant plus Duncan, son attention était totalement portée sur cet inconnu qui lui aussi la regardait. La jeune métamorphomage se méfiait, fallait-il s'approcher de lui, le suivre ? Ou continuer son chemin comme si de rien était . Bien sûr, l'ancienne bleue et bronze était curieuse mais après tout ce qu'elle avait vécu, elle n'accordait pas sa confiance comme ça ! Duncan ne tarda pas à la rejoindre, elle prononça quelques mots à l'encontre de son frère, lui faisant ainsi part de sa méfiance envers cet individu masqué qui les observait. Ils ne devaient pas y aller. Voilà son opinion. Certes, elle était curieuse, mais elle était aussi et surtout méfiante. Pourtant, malgré son avertissement, l'autre rouquin le suivit et elle fut contrainte de lui emboîter le pas, hors de question qu'elle le laisse y aller seule, quel que soit l'endroit où ils se rendaient. Ils allaient vers la cabane hurlante, ce n'était pas un lieu où Joyce serait allée pour son bon plaisir. Une fois devant la porte de celle-ci, l'ancienne Serdaigle sortit sa baguette, se sentant plus rassurée à son contact, s'il fallait elle n'hésiterait pas à s'en servir. Elle rentra donc à l'intérieur à la suite de son frère. Son regard couleur émeraude balaya rapidement la pièce avant de tomber vers l'individu, elle s'est placée légèrement en arrière de son frère, comme s'il pouvait la protéger, juste un ou deux centimètres, pourtant, elle reste à ses côtés. Elle fut surprise que lorsque le masque fut enlevé à voir un jeune homme qui semblait avoir plus ou moins leur âge mais elle n'en dit rien, l'écoutant s'adresser à eux. Il connaissait leurs prénoms, en même temps, il devait connaître leurs identités pour savoir qui ils étaient. C'est l'Inquisition. Voilà ce qui confirme les soupçons de la jeune sorcière et suffit à la crisper un peu plus. Une idée germe dans sa tête, c'est pour elle que cet homme est là, elle a tué Zac et il doit penser qu'elle est bel et bien responsable de sa mort. Elle ne voulait pas aller à Azkaban, elle ne voulait pas mourir. Des larmes lui montent aux yeux mais ne coulent pas sur ses joues. Sa vision se floute à cause de l'eau dans ses yeux et ses dents se serrent. Et finalement, les larmes redescendent lorsqu'elle l'entend dire qu'il n'est pas là pour les menacer, ça veut dire qu'il croit lui aussi en son innocence malgré le fait que ce fut elle qui tenait la baguette qui a tué Zaccary. Elle se détend. Pourtant, sa main sert toujours autant le bout de bois magique, toujours prête à s'en servir pour se détendre s'il le faut, elle n'attaquera pas. Les mots que vient de prononcer cet inconnu résonnent dans sa tête « … nous permet de voir quelles personnes pourraient devenir nos semblables ». L'idée germe dans sa tête, attendez … il leur propose de rejoindre l'Inquisition ? Ses sourcils se froncent alors qu'elle réfléchit à cette idée. Alors qu'elle l'entend leur parler, sa main se glisse dans celle de Duncan lorsqu'il parle des loup-garous, elle a toujours soutenu la cause des loup-garous et encore plus depuis que son frère jumeau en ait devenu un. S'il le pouvait, elle résoudrait le problème à elle toute seule. Mais elle n'en est pas capable. Des questions se forment dans sa tête. Il parle de Levinson, mais sait-il qu'ils s'en sont pris à lui à la veille de la coupe du Monde de Quidditch ? Il parle de Greyback, oooh, si elle pouvait le chopper celui-là, elle lui ferait bien regretter d'être venu au monde. Il ne semble pas être au courant de qui l'a agressé dans les toilettes du musée ou bien il préfère se taire sur ce point. De toute manière, il est évident que la Lestrange finira par payer ses crimes tôt ou tard. Mais les questions sont belles et bien là et brûlent ses lèvres :

 « Je … j'ai des questions ... »

Il s'approche d'eux ou plutôt d'elle et dépose dans l'une de ses mains une perle. Ses yeux se baissent sur celle-ci avant de remonter vers lui. Une perle … ça la laisse plutôt dubitative même si elle l'écoute leur parler et qu'il leur dit que grâce à celle-ci ils pourront lui envoyer un message. Un message écrit. La magie fait des miracles et même si elle est une sang-pur, qu'elle a toujours vécu dans la magie, qu'elle est une métamorphomage, elle se demande tout de même comment cette perle peut transmettre un message écrit. C'est une perle quoi. Ses yeux se sont de nouveau baissé vers la dites perle et elle l'observe. La magie ça peut faire en sorte que vous soyez comme chez vous dans une simple tente. Encore aujourd'hui il lui arrive de s'émerveiller face à ce que peut faire la magie et là, maintenant, tout de suite, elle est à la fois émerveillée et intriguée par cette perle qu'elle tient dans sa paume. Son regard couleur émeraude remonte alors vers ce jeune homme :

 « Comment ça marche ? »

Voici la première question qui lui vient à l'esprit, parce que c'est quand même important pour eux de savoir comment cet objet marche pour le moment où ils choisiront de répondre à l'Inquisition ou plutôt à cette personne qui est actuellement leur vis-à-vis.
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Sam 15 Aoû - 20:10
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La Nuit Rouge m'avait profondément changé, c'était indéniable. Elle avait changé ma vision du monde, ma mentalité, mes idées. Elle avait changé mes envies, mes projets, mes relations avec les autres. Elle m'avait surtout fait prendre conscience du danger constant dans lequel nous vivions désormais. Évidemment, je savais pertinemment même avant la bataille qu'une guerre destructrice faisait rage tout autour de nous. Mais la vivre, se retrouver tout à coup au sein même de cette guerre, être l'une de ses innombrables victimes et donc l'un des acteurs principaux de cette lutte entre bien et mal, ce n'était pas du tout la même chose. Ce n'était qu'à partir de ce moment-là, à partir du moment où nous nous trouvions au milieu d'un bain de sang, que nous pouvions réellement nous rendre compte, nous, élèves de septième année enfermés presque toute l'année dans un château, de la gravité de la situation. Et surtout, nous avions ouvert les yeux sur le fait que la guerre concernait tout le monde, qu'elle n'excluait personne, ni même des élèves innocents ; et pour aller plus loin, il fallait que nous aussi nous nous mobilisions tous ensemble pour vaincre le mal, que nous devenions des acteurs actifs de cette guerre, pas des êtres passifs, pas de simples victimes, mais de véritables ennemis. S'il y avait une seule morale que tout le monde devait retenir de la Nuit Rouge, c'était celle-ci : la guerre concerne tout le monde, alors battons-nous plutôt que de subir.
La Nuit Rouge avait été pour moi, en fin de compte, le début d'une longue implication – dans tous les sens du terme – dans cette guerre. Avant le massacre, ce qu'il se passait au-dehors m'intéressait assez peu à vrai dire, du moins je n'en mesurais pas la gravité. J'étais bien au chaud entre les murs de Poudlard, cette école ultra-sécurisée protégée par le tout-puissant Dumbledore et ses centaines de sorts. Je me pensais en lieu sûr, incapable d'être touché d'une quelconque façon par les conséquences de la guerre qui faisait rage au-dehors. Je ne me sentais pas en danger. Puis cette soi-disant "école ultra-sécurisée" fut tout à coup prise d'assaut par des centaines de mangemorts. Des dizaines et des dizaines d'élèves furent tués à la chaîne, d'innombrables autres jeunes furent blessés ; je faisais partie de cette dernière catégorie de personnes, mon petit frère faisait partie de la première. Transformé en loup-garou, Zaccary mort, j'avais pour la première fois un pied dans la guerre. À partir de ce moment-là, mon deuxième pied s'avançait petit à petit vers la limite, prêt à franchir cette frontière entre la sûreté et le danger, entre la paix et la guerre. D'abord involontairement, malgré moi, en subissant simplement diverses attaques de mangemorts, comme ce fut le cas à la coupe du monde par exemple, ou encore au musée, où Joyce avait notamment été attaquée, avant que je la retrouve ensanglantée dans les toilettes. Plusieurs attaques de mangemorts en une année, alors que nous n'en avions pas subi une seule avant la Nuit Rouge, c'était bien la preuve que le monde actuel allait de plus en plus mal, que nous vivions dorénavant dans un constant danger. Mais je ne faisais pas que subir cette guerre, j'avais moi-même envie de m'y impliquer. Depuis la Nuit Rouge je souhaitais me venger, je voulais tuer des mangemorts, tuer celui qui avait fait mourir Zaccary, tuer Greyback qui m'avait transformé lycanthrope. Cela m'avait d'ailleurs amené, avec Joyce, à une altercation avec le fameux assassin de Zac, Bryan Levinson. Ces rêves m'avaient également amené à un nouveau projet pour mon orientation future : je souhaitais devenir auror. Devenir auror était pour moi une suite logique à ce qui m'était arrivé. J'avais vécu un drame indescriptible, alors il était important pour moi qu'il serve à quelque chose ; je voulais retirer du positif de ce que j'avais subi, je voulais appliquer cette fameuse morale : il fallait que je me batte plutôt que d'attendre que la guerre m'emporte, je devais au moins avoir le luxe de choisir de mourir à la guerre, plutôt que d'attendre qu'elle me tue malgré moi.
Et voilà qu'aujourd'hui, on me proposait bien plus que devenir auror : on me proposait de rejoindre l'Inquisition. Étais-je donc plus impliqué encore que je ne le pensais, au point d'être carrément connu d'une organisation telle que l'Inquisition ? Je dois avouer que c'était un peu effrayant. Comment connaissaient-ils tout cela de nous ? Ils nous surveillaient ? Ils ont des pouvoirs qui leur permettent de connaître tout de nous ? Comment étaient-ils au courant de ce qui nous était arrivé ? Oui, c'était vraiment effrayant. On aurait dit une sorte de société secrète contrôlant le monde en secret, surveillant tous les individus du monde entier. Big Brother is watching you. Beaucoup d'autres choses étaient effrayantes, d'ailleurs, dans cette organisation, ou du moins dans les paroles du jeune homme. Le programme qu'il nous proposait était assez ambitieux, il fallait l'avouer. Il me plaisait même énormément et, si je n'avais pas eu tous ces doutes à propos de ce qu'il nous disait, j'aurais sans aucun doute dit immédiatement oui. Seulement, j'avais l'impression qu'on ne nous disait que ce que nous voulions entendre. La personne en face de nous connaissait notre histoire, elle nous l'avait dit. Elle savait que j'étais un loup-garou ; elle nous annonçait alors qu'elle était à cent pour cent pour la lycanthropie, qu'elle souhaitait que les loups-garous soient reconnus comme des "sorciers avec une capacité extraordinaire", qu'ils ne soient plus des indésirables de la société. Elle savait que j'avais été mordu par Greyback ; elle assurait vouloir le vaincre. Elle savait que Zac avait été assassiné par Bryan Levinson ; elle promettait de nous aider à le tuer. Concrètement, elle ne faisait que nous dire ce que nous voulions entendre. Ce qui me laissait à douter de la véracité de ses promesses. Ce qui me laissait à penser que ce fameux programme n'était que des paroles en l'air. Soit ce discours n'était que du vent, soit ce membre de l'Inquisition souhaitait simplement nous attirer dans ses rangs en touchant nos points sensibles, en sélectionnant uniquement certains aspects – les plus intéressants pour nous – de leur large programme. Alors était-il honnête, ou cherchait-il simplement à gonfler les rangs par tous les moyens, en vendant du rêve, en promettant des choses dont ils ne s'occuperaient jamais ? Autre chose qui me faisait douter de la bienveillance de ce groupe était le discours sur les moyens employés pour faire régner l'ordre. À vrai dire il n'y avait même pas réellement de discours sur ce sujet, l'orateur étant plutôt vague. De manière plus radicale, dit-il. Il faut faire preuve de fermeté. Que voulait-il dire par là ? L'Inquisition allait-elle massacrer des tas de personnes comme les mangemorts avaient massacrés tous ces élèves à Poudlard ? Allait-elle enchaîner les procès les uns après les autres ? Peut-être même n'y aurait-il pas de procès ? Peut-être que parmi tous les morts qu'elle comptait faire, des innocents s'y glisseraient ? Comptait-elle torturer les mangemorts, les faire souffrir à petits feux ? Je souhaitais évidemment tout le malheur du monde à ces êtres. Peut-être que moi-même, si j'avais face à moi Greyback ou Levinson, j'userais de tous les sorts possibles pour leur affliger. Mais je ne savais vraiment pas si j'étais capable de rejoindre un groupe utilisant la torture comme moyen de régner. D'un côté, éthiquement c'était ignoble, c'était inhumain d'utiliser la torture, mais en même temps, il y avait le côté œil pour œil dent pour dent : les mangemorts avaient fait souffrir Zaccary, Joyce, moi-même ; il pouvait être normal de les faire souffrir également. C'était une question difficile, à vrai dire, de se demander dans quelles conditions il fallait combattre les mangemorts. Ce qui, donc, me mettait encore plus dans le flou concernant ce groupe. En même temps, toutes les explications était trop vague ; je ne savais pas réellement quels seraient leurs moyens d'action et je ne faisais peut-être qu'imaginer lorsque je disais qu'ils utiliseraient la torture. Mais c'était en tout cas ce que les paroles du jeune m'évoquaient. Il ne restait qu'à savoir s'il s'agissait simplement d'une mauvaise expression de sa part, ou si mes doutes étaient bel et bien avérés.

Nous avions suivi l'être masqué jusqu'à la cabane hurlante. J'étais sur mes gardes, je savais que Joyce aussi. Elle avait sorti sa baguette avant même de pénétrer à l'intérieur du taudis, et elle se tenait légèrement en arrière de moi. Elle avait peur, mais moi aussi. Nous ne savions pas ce que nous voulait cet inconnu, pourquoi il souhaitait qu'on le suive, mais j'avais envie de savoir, je n'aurais pas eu la conscience tranquille si j'étais reparti sans rien chercher à savoir. Le mystère de cette personne cachée derrière son masque m'avait, de plus, presque hypnotisé, m'obligeant à la suivre. Finalement, tout le mystère s'envola lorsque la créature en face de nous ôta son masque, dévoilant un jeune homme, qui devait avoir sensiblement notre âge. La peur s'envola également en partie lorsque son identité fut révélée ; un jeune homme, presque un adolescent, de notre âge, c'était tellement ridicule ! Mais ma conscience me poussa malgré tout à serrer plus encore la baguette dans ma poche, prêt à la sortir d'un moment à l'autre ; il paraissait innocent, mais peut-être n'était-ce qu'une apparence, peut-être comptait-il nous sauter dessus d'un moment à l'autre. Au fur et à mesure de la discussion – ou devrais-je dire du monologue de notre interlocuteur – je serrais de plus en plus fort ma baguette. D'abord lorsque le garçon s'avança légèrement vers nous, puis à chaque fois qu'une de ses paroles me paraissait douteuse. Tout au long de son discours, il nous expliqua qui était l'Inquisition, pour quoi elle œuvrait, quels étaient ses buts, son programme, puis il finit par nous proposer de rejoindre les rangs de l'organisation. Ma main se desserra légèrement.
Joyce avait des questions. Je n'attendis pas l'invitation à en faire part pour poser d'ores-et-déjà les miennes. La plus importante, celle qui avait surgi avec le plus d'intensité, était celle-ci :
« Comment vous comptez punir les mangemorts ? Vous allez les tuer ? Les emprisonner ?... Les torturer ? »
C'était une question capitale selon moi. À vrai dire, je n'attendais aucune réponse, je ne savais pas moi-même ce qui pouvait me déplaire, si je pouvais ou non m'adapter au fait de voir des mangemorts souffrir. Je souhaitais simplement une réponse honnête. J'avais beaucoup d'autres questions encore, mais à l'instant c'était la première qui m'était venue à l'esprit. Je voulais également laisser Joyce poser les siennes.

Je resserrai mes doigts lorsque le jeunne s'approcha au plus près de nous et surtout de Joyce ; il déposa au creux de sa main une perle, chargée de lui faire parvenir par la suite notre réponse à sa proposition.
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L'Inquisition
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Mer 9 Sep - 13:34


L'Inquisition arrive pour...
Joyce & Duncan Weather
1


Peter sent que les jumeaux hésitent. Ils ont des doutes, forcément. C’est légitime. Difficile de faire confiance à un inconnu masqué qui surgit et qui révèle qu’il sait beaucoup de choses sur leur compte ! En même temps, Peter comprend très bien que lui et les autres ne peuvent se permettre d’agir autrement : le temps presse. Ils ne peuvent pas prendre le temps d’approcher progressivement chaque personne qui les intéresse. L’Inquisition s’apprête à renverser la donne, à éliminer l’Héritage qui a été basé sur des mensonges et de sombres expériences impardonnables. Il est temps de commencer à expliquer leurs projets et voir qui pourrait être intéressés.

La fille, Joyce, sembla la plus hésitante. Elle dit avoir des questions, ce qui est normal. La première concerne néanmoins la perle que Peter vient de lui donner. Il a un sourire et lui montre la perle en tendant le doigt.

« Il suffit de prononcer la formule en posant sa baguette sur la perle, puis de penser très fort au mot que tu veux transmettre. Vu la taille de la perle, un mot court comme non ou oui sera plus visible… Mais une phrase, une adresse, pourra quand même s’afficher en caractères plus petits et faire le tour de la perle. Elle apparaîtra alors également sur la perle jumelle que je détiens. »

Il lui explique la formule à prononcer puis s’intéresse à son frère, qui pose la question qui a l’air de lui tenir le plus à cœur. Une question intéressante. Comment punir les mangemorts ? Peter l’observe et se demande si Duncan souhaite la mort aux mangemorts, une mort douloureuse et atroce, ou si au contraire, il est habité par un trop grand sens de la justice. Même si l’Inquisition connaît beaucoup de choses et beaucoup de personnes, elle ne peut pas non plus tout deviner la personnalité des gens.

« Nous comptons instaurer des tribunaux publics. La justice sera rendue par des sorciers choisis à chaque fois au hasard, par des membres de notre groupe qui changeront à chaque fois également, et les personnes concernées ou victimes pourront venir s’exprimer et témoigner pour faire pencher la balance. Les sentences s’ajusteront en fonction de la gravité du crime. L’objectif n’est pas de faire un massacre… Mais d’établir une justice équitable. »

Pour sa part, il ne serait pas contre un massacre pur et simple des mangemorts… Mais Margot n’est pas la chef pour rien : elle a le mental qu’il faut pour cette place, elle souhaite s’inspirer de certaines méthodes moldues, et Peter est prêt à la suivre aveuglément.

« Pour certains meurtriers bien connus, la sentence de mort sera sûrement appliquée d’office. À moins que le public en décide autrement mais j’en doute… »

Il verrait mal le peuple crier de sauver Bellatrix Lestrange, si elle était menottée devant eux et qu’ils pouvaient la juger. Peter sait que cette méthode pourrait rappeler celle des anciens temps, au Moyen Âge, mais ces tribunaux publics n’en seraient pas pour autant barbares et injustes. Bien au contraire. Ils seront là, modernes, rappelant les tribunaux publics moldus, pour permettre au peuple sorcier de s’exprimer et de juger équitablement. Il ne sera pas question, comme au Ministère, de faire passer chaque mangemort devant le même tribunal et de ne pas laisser la parole au peuple de manière équitable.

« Rejoindre nos rangs ne signifie pas être emprisonné par des obligations diverses ou aller contre sa propre volonté. Notre invitation est donnée à tous ceux qui seraient susceptibles de partager nos idées, et qui souhaiteraient nous aider. Chacun aura son mot à dire, chacun pourra participer comme il le souhaite. Chacun pourra continuer sa vie, son métier, ses études… »

Il faillit ajouter que quiconque désirerait rejoindre la milice serait accueilli à bras ouverts, mais cela reviendrait à laisser deviner que la milice de l’Héritage est compromise et suit d’ores et déjà aveuglément leur chef, Margot Woosley. Or, Peter sait qu’il ne doit pas trop en révéler avant le grand jour. Il se tait alors, même s’il brûle d’envie de tout expliquer aux jumeaux, de répondre absolument à toutes leurs questions pour que ce soit plus clair. Mais il ne pourra le faire qu’après la révélation officielle. Dans un sens, il espère que les jumeaux rejoindront leurs rangs un jour : du fait qu’ils ont sensiblement le même âge, qu’ils ont une âme fissurée, Peter trouve qu’ils se ressemblent tous les trois. Qu’ils peuvent se comprendre, et même bien s’entendre. Du moins… peut-être. Peter est une âme brisée, il n’a jamais eu l’occasion d’avoir de véritables amis hormis sa famille.

Il les regarde l’un après l’autre et décide d’en révéler un petit peu plus.

« Dans tous les cas, c’est pour bientôt. La révélation de l’Inquisition, de l’identité de ses membres et surtout de son chef… Tout ça, c’est pour bientôt. Très bientôt. Le jour venu, n’hésitez pas à me contacter si vous le désirez. Vous êtes également libres de ne pas le faire. Ce sera à vous de voir… »

Spoiler:
 
FICHE © SINENOMINEVULGUS
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Ven 18 Sep - 5:36
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S'attaquer à des élèves montrait bien la bassesse des mangemorts. Certes ça marquait les esprits de s'en prendre à des enfants sans défense, mais ça montrait bien que les mangemorts pouvaient aller bien bas. Joyce comprenait bien que certains des partisans de Voldemort étaient obligés de l'être et n'adhéraient pas forcément à ses idées, mais d'autres comme Bellatrix Lestrange adhérait totalement aux idéologies du mage noir et ça, la belle rousse ne pouvait l'accepter. Elle ne pouvait pas dire qu'il y avait des gentils et des méchants mangemorts, ils étaient tous dans le même sac, mais certains étaient obligés d'être ce qu'ils étaient alors que pour d'autres c'était leur choix d'être au service de Voldemort. Oui, il fallait qu'on les attrape et qu'ont les mettent hors d'état de nuire. Leur père avait été pendant un temps auror, contribuant ainsi à la sécurité du monde, avant de finalement aller diriger le département des Mystères. L'ancienne bleue et bronze était fière de lui, mais il lui était déjà arrivée de se demander si son père avait déjà envisagé de redevenir auror. A vrai dire, elle n'avait pas un point de vue très objectif sur lui, pour elle, il était clair qu'il faisait partie des meilleurs aurors, c'était normal, c'était son père et en même temps il avait eu d'excellents résultats durant sa carrière d'auror, elle l’élevait presque au rang de super héros. Avait-il déjà envisagé de reprendre du service ? Duncan lui, voulait marcher sur les traces de leur père en devenant à son tour auror, Joyce avait des réticences face à son projet d'avenir, il était son jumeau et ils avaient perdu Zac, elle ne pourrait pas supporter une nouvelle perte, elle ne pourrait pas supporter la mort de Duncan. Mais pourtant, elle le soutenait sagement dans son envie d'être auror, elle ne pouvait pas faire autrement de toute manière, elle le connaissait et s'il voulait devenir auror alors il ne lâcherait pas l'affaire comme ça ! Et puis, il était un Serdaigle alors pour elle, il était évident que dans n'importe quelle étude qu'il ferait il réussirait. De toute manière, les Serdaigles sont les meilleurs ! Elle ne pouvait penser autrement ayant vécu sept années de sa vie à travers cette maison qui avait été la sienne. La jeune métamorphomage se souvenait très bien du jour de la rentrée, le jour où elle avait été réparti, le stress qu'elle avait eu, dans quelle maison irait-elle ? Est-ce qu'elle serait avec Duncan ? Est-ce que ça se passerait bien ? Est-ce que le Choixpeau réussirait à la mettre dans une maison ? Et si aucune maison ne lui convenait alors que ferait-on d'elle ? Se ferait-elle des amis ? Bon sang, l'angoisse qu'elle avait eue ! Mais qu'est-ce qu'elle avait été heureuse lorsque le Choixpeau avait proclamé haut et fort Serdaigle et qu'elle avait rejoint à sa plus grande joie la table où était déjà installé son frère. Ils étaient ensemble, à ce moment-là ça devait bien être la chose qui comptait le plus pour elle, elle ne savait pas encore que le Choixpeau avait eu raison de l'envoyer dans la maison des érudits. Mais ce n'était pas parce qu'ils étaient jumeaux qu'ils devaient obligatoirement suivre la même voie, preuve en était, Joyce avait décidé de suivre une formation dans le Quidditch alors que Duncan cherchait à devenir auror. Ils se ressemblaient tout en étant différent. Oui, Joyce avait déjà pensé à plusieurs reprises à devenir elle aussi auror, mais sa passion pour le Quidditch était bien plus forte.

Voulait-elle voir mort le mangemort qui l'avait forcé à tuer leur petit frère ou bien celui qui avait osé mordre son jumeau ? Joyce se disait surtout que la mort était bien trop douce pour certains et que le baiser du Détraqueur serait bien mérité pour certains mangemorts. Elle voyait surtout Levinson le recevoir, en ce qui concernait Greyback elle n'avait pas encore statué sur son sort mais durant l'été la belle rousse avait fait promettre à Duncan de faire en sorte que le mangemort qui était la cause de la mort de Zaccary paye et reçoive le baiser du Détraqueur, ce cher baiser qui était si cher au cœur meurtri de Joyce. Au fond, pour le loup-garou qui avait mordu son frère c'était à lui de statuer sur son sort, qu'il décide s'il voulait le voir mort ou recevoir le baiser du Détraqueur, dans tous les cas elle ne s'y opposerait pas. Et Bellatrix ? Bellatrix, d'un côté elle voulait la voir morte, ça lui enlèverait cette épée de Damoclès qu'elle avait au-dessus de la tête mais de l'autre côté, encore une fois le baiser du Détraqueur la tentait. L'Inquisition s'était bien tentant, faire justice soi-même, mais tuer rebuté la miss Weather, elle l'avait fait une fois elle ne voulait pas le refaire une seconde fois, même pour venger Zaccary ou Duncan. Qu'on lui pardonne mais enlever la vie à quelqu'un ne l'enchantait guère. C'était ça qui la faisait tant hésiter. Tuer. Il y avait déjà bien assez de morts, mais les mangemorts méritaient eux aussi de mourir alors que les innocents qu'ils avaient assassinés, eux non ne méritaient pas de mourir. Et puis, comment l'Inquisition pouvait savoir tant de choses sur eux ? Comment l'Inquisition pouvait savoir que s'était Bryan Levinson qui l'avait forcé à user du sortilège de la mort sur son petit frère ? Comment savaient-ils tout ça ? Y avaient-ils des membres de leur famille dans l'Inquisition ? L'ancienne Serdaigle aimerait tant tout savoir sur cette Inquisition, mais elle se disait bien qu'elle ne pourrait pas avoir de réponses à toutes ses questions. Voilà que Duncan posait des questions que Joyce se posait elle-même sans demander une autorisation, ses yeux couleur émeraude allèrent vers son jumeau puis vers cet inconnu qui s'était présenté à eux. Il avait répondu à ses interrogations sur la perle qu'il lui avait confiée – pourquoi à elle ? – à présent il se devait de répondre à celles de l'apprenti auror. Lorsque l'inconnu prend la parole Joyce garde un silence presque religieux, l'écoutant avec attention, enregistrant dans sa tête tout ce qu'il leur dit. Tribunal public. Ne pas faire de massacre. Justice équitable. Ce qu'il dit lui fait marquer des points, mais elle a toujours cette interrogation qui la tiraille. Elle ne veut pas tuer, sont-ils obligés de tuer ? Sont-ils obligés d'avoir du sang sur les mains ? Elle a déjà tué, hélas, mais elle se refuse à recommencer. Et elle a tiens à rester sur cette ligne au maximum. Bien sûr, elle est pour que les mangemorts reçoivent un châtiment, qu'ils soient mit hors d'état de nuire, mais elle refuse de mettre fin à leurs jours, alors dès que cet inconnu a fini de parler, Joyce enchaîne :

« Est-ce que rejoindre vos rangs inclus de tuer ? Sommes-nous obligés d'être les bourreaux ? Je … » ses yeux vont vers Duncan puis revienne vers le membre de l'Inquisition « Pour le mangemort Levinson, la mort serait bien trop douce pour lui. Le baiser du Détraqueur est-il envisagé parmi les sentences ? » comme ça il sait ce qu'elle en pense et peut-être qu'il sera répondre à ses attentes pourtant elle enchaîne sur une autre question « Nos parents, vous les avez contacté aussi ? »

Parce qu'ils ne sont pas seuls dans l'histoire, parce qu'aussi leurs parents payent le prix de la perte de leur dernier enfant et du fait que leur premier garçon soit à présent un loup-garou, que leur fille a été contrainte de tuer et a été torturé. Ils ont eux aussi leurs mots à dire, quoique Joyce ait déjà son avis bien tranché sur Bryan Levinson, il ne mourra pas il recevra le baiser du Détraqueur, enfin si elle peut faire pencher la balance vers cette sentence. Pourquoi s'est-elle confiée à cet inconnu ? Pourquoi lui a-t-elle fait savoir qu'elle souhaite que cet homme reçoive cette sentence et non la mort ? Elle ne le connaît ni d'Ève ni d'Adam, mais elle veut qu'il sache son point de vue, limite elle a failli exiger le baiser du Détraqueur pour Bryan Levinson mais elle a préféré poser la question de savoir si cette solution était envisagée pour leurs sentences, c'est mieux comme ça.
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Ven 27 Nov - 23:57
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Rejoindre cette nouvelle organisation répondant au nom d'Inquisition, devenir un réel acteur de la guerre, impliquant autant d'avantages, sans doute, que d'inconvénients ? Ou bien décliner cette offre et continuer de vivre comme un simple pion ? – ce qui représentait finalement tout autant d'inconvénients et d'avantages que la première proposition.
C'était un choix difficile, c'est certain. Accepter cette proposition offrait sans doute autant de points négatifs et de points positifs que de la refuser. Et heureusement d'ailleurs qu'on nous laissait suffisamment de temps pour y réfléchir, pour peser le pour et le contre, pour prendre la meilleure décision possible, car ce n'était pas un choix à faire à la légère, il fallait mûrement se poser la question. Je n'aurais sans doute pas été capable, de toute manière, de prendre une décision à l'instant si on nous l'avait demandé. En même temps, ça nous arrivait comme ça, sans qu'on s'y attende : on se promène tranquillement dans Pré-au-Lard et voilà qu'une sorte de créature masquée et mystérieuse nous apparaît, puis nous demande de but en blanc de le rejoindre dans une sorte de mouvement apparu de je-ne-sais-où destiné à soi-disant rétablir l'ordre dans tout ce chaos – ce que personne, soit dit en passant, n'avait réussi à faire depuis le début de la guerre.
J'étais franchement partagé. Plus que partagé, j'étais complètement paumé. Je ne savais pas vraiment quoi penser de tout cela. La première question qui me venait, c'était pourquoi nous ? On était de pauvres étudiants tout juste sortis de Poudlard, moi un futur auror et Joyce une future attrapeuse. Nous étions des gens relativement banals ; nous avions seulement eu un lot de drames ces derniers mois, mais nous n'étions pas des cas à part – des centaines de personnes, en ces temps de guerres, vivaient autant d'événements tragiques, voire plus tragiques encore, que ceux que nous avions vécus. Nous n'étions pas des exceptions, alors pourquoi nous ? Mais en y réfléchissant, je me demandais d'ailleurs si ce n'était pas justement parce que nous étions des sorciers banals, des novices, des inexpérimentés et surtout des personnes fragiles qu'ils voulaient nous convaincre de rejoindre nos rangs. Je veux dire, nous serions à priori plus à même d'accepter leur proposition et de nous joindre à eux qu'un grand sorcier, justement parce que nous étions encore débutants et surtout parce que nous étions sortis de nombreuses épreuves qui nous avaient complètement anéantis. Ne profiteraient-ils pas justement de cette fragilité pour nous endoctriner, nous manipuler, nous pousser à entrer dans cette sorte de secte ou que sais-je ? Comment pouvions-nous avoir confiance en cette personne, qui ère dans Pré-au-Lard caché d'un masque blanc ? Comment pouvions-nous avoir confiance en quelqu'un qui connaissait déjà tout de nous ? C'était flippant mine de rien, je me sentais tout à coup espionné ; comment pouvait-il savoir toute notre vie si ce n'était en nous ayant longuement épié ? Je me posais peut-être trop de questions, peut-être que leurs réelles intentions étaient à des années-lumières des doutes que j'imaginais. Mais quoiqu'il en soit, ces questions étaient, je pense, tout à fait légitimes ; nous devions nous les poser. D'un autre côté cependant, je ne pouvais m'empêcher d'objecter moi-même ces questions. Après tout, puisque nous étions si banals, nous leur étions d'aucun intérêt. De plus, s'ils voulaient nous endoctriner, ils s'y prendraient sans doute autrement : ils nous laissaient clairement ici le temps de réfléchir et surtout la possibilité de dire non. Et de toute manière, j'étais suffisamment intelligent, je pense, pour ne pas me laisser endoctriner. J'étais fragile, certes, mais pas inconscient. Je ne correspondais sans doute pas au genre de personnes recherchées par les sectes et toutes ces organisations cherchant à exercer leur propagande. Puis, il fallait le dire, l'Inquisition était bien tentante. Elle semblait être le remède à tous les problèmes actuels et leur programme était alléchant et étonnamment réalisable : ils ne proposaient pas des choses impossibles, leurs arguments étaient tout à fait recevables. Certes ils prévoyaient d'atteindre un certain idéal que personne n'avait atteint depuis le retour de Voldemort, mais c'était réalisable. Et si personne n'était parvenu à maintenir la paix jusqu'alors, c'était peut-être parce qu'ils étaient simplement trop incompétents, et surtout parce qu'ils n'utilisaient les bons moyens. Le but premier pour mettre fin à la guerre, c'était sans nul doute de vaincre Voldemort et tous ses mangemorts, qui étaient les ennemis premiers ; or, tous les autres camps avaient pris le dessus. On a ainsi eu confrontation entre le ministère, les anarchistes, l'ordre, l'héritage... là où tous auraient plutôt dû s'allier. Ici, l'Inquisition semblait prévoir balayer tous ces camps, se placer bien au-dessus d'eux et prendre les commandes à elle toute seule. C'était la meilleure chose à faire pour vaincre le Mal. Il fallait foncer directement dans le tas et oublier les idéologies de chacun qui, au final, se rejoignaient toutes, le but premier étant d'éliminer la menace Voldemort.

Cette proposition était d'autant plus brutale que mon avenir était déjà tout envisagé. Pendant près d'un an après la mort de Zac je m'étais demandé ce que j'allais faire de ma vie, si seulement j'avais envie d'en faire quelque chose. Disons que je n'avais plus goût à rien, encore moins à faire des projets d'avenir. J'avais mis du temps à me reconstruire, à enfin envisager de tourner la page, de continuer ma vie et de me projeter quelques années plus tard. Ce que je prévoyais était alors plus clair que jamais. J'avais voulu, à la sortie de Poudlard, entrer à l'Université pour y entamer une formation pour devenir auror. Ce que je concrétisais en ce moment-même. Je me voyais dorénavant passer chacune de mes années de formation haut la main, jusqu'à l'achever et devenir auror. Je me voyais vaincre un à un les mangemorts, assurer la sécurité du peuple et surtout retrouver Greyback, Levinson et les faire souffrir comme ils avaient fait souffrir Bryan, comme ils nous avaient fait souffrir, moi et Joyce. En parallèle, j'avais souhaité mettre à profit ce que j'avais vécu pour aider les autres, aider les lycanthropes en faisant partie d'une association et également, pourquoi pas, contribuer bénévolement à faire avancer la recherche sur un antidote destiné à guérir la lycanthropie. De même, tout cela était ou allait être concrétisé.
Oui, mon avenir était déjà tout tracé. Mais voilà que, tout à coup, on me demande de remettre en cause tout ce projet de vie, moi qui avais mis tant de temps à m'en construire un. Je devais maintenant envisager d'ajouter à ce dessein une partie où je devenais un acteur actif de la guerre, à une autre échelle encore qu'en devenant auror. Je devais à présent reconsidérer tout mon avenir, mes envies et mes attentes.


Face à cet homme, presque adolescent, mille questions se bousculaient dans nos têtes. Une seule sortit de ma bouche, la plus importante selon moi. Par quel moyen comptent-ils mettre en place leur projet ? Je ne souhaitais pas que ce soit l'anarchie. Notre monde actuel l'était déjà, il ne fallait pas en plus qu'un groupe se prenant pour des sur-hommes viennent se mettre au-dessus de tout ça pour créer une plus grande anarchie encore. La réponse donnée alors me semblait satisfaisante. L'idée des tribunaux publics était bonne. Elle permettrait au peuple de juger, et donc d'éviter tout abus. Cela me rassurait quelque part. Mais en même temps, je ne pouvais m'empêcher de penser que si le pouvoir revenait au peuple dans un tel moment, celui-ci pourrait peut-être avoir envie de punir les criminels à l'extrême, et donc de mener à des dérives, des abus et enfin l'anarchie. Néanmoins, les peines proposées me semblaient plutôt recevables et ne pourraient visiblement pas amener au chaos. Quoiqu'il en soit, sans doute était-ce mieux, malgré tout, que le peuple décide, plutôt que l'Inquisition elle-même ; cela me rassurait déjà plus, en tout cas.
Une fois cette question des moyens utilisés réglée, le jeune homme nous rassura en nous disant que nous ne resterions pas enfermés dans nos fonctions liées à l'Inquisition, que nous serions totalement libres de mener notre vie comme bon nous semble, d'avoir un métier, de planifier des projets...
Enfin, il finit par des paroles plutôt mystérieuses... Dans tous les cas, c’est pour bientôt. La révélation de l’Inquisition, de l’identité de ses membres et surtout de son chef… Tout ça, c’est pour bientôt. Très bientôt.

J'étais clairement paumé. Cette proposition était si soudaine que donner une réponse instantanée aurait été impossible. Heureusement, donc, qu'il nous laissait le temps d'y réfléchir. L'Inquisition paraissait sans nul doute une sorte d'idéal, un moyen de mettre fin à cette guerre dévastatrice. Mais en même temps, je ne pouvais m'empêcher d'avoir des doutes. Comment cette organisation, qui ne s'était jamais montrée depuis le début, pouvait tout à coup apparaître de nulle part et promettre de rétablir l'ordre, ce que personne n'avait réussi à faire jusqu'à présent ? À ce stade de la guerre, cela semblait n'être qu'un rêve. Rétablir l'ordre par des moyens démocratiques, qui plus est, semblait d'autant plus de l'ordre de l'impensable. Des milliers de questions restaient ainsi toujours en suspens dans mon esprit. J'aurais pu toutes les poser à la personne qui se tenait présentement face à nous, mais je me ravisai. D'une part, le garçon nous semblait plutôt sur la réserve, incapable de trop nous en dévoiler – l'Inquisition attendant, j'imagine, le moment adéquat pour sortir de l'ombre. D'autre part, je n'étais pas apte à réfléchir actuellement à toutes ces questions, à avoir un avis totalement objectif, dû à la brutalité de la proposition. Il fallait que j'y réfléchisse plus tard, à tête reposée, que je pèse le pour et le contre, que j'en discute tranquillement avec Joyce, pour enfin donner une réponse définitive, mûrement réfléchie.
C'est ainsi qu'après avoir reçu les dernières réponses aux questions posées par Joyce – serions-nous obligés de tuer ?, le baiser du détraqueur faisait-il partie des peines envisageables ?, est-ce que nos parents avaient également été contactés ? –, elle et moi laissâmes le jeune homme seul, puis sortîmes de la cabane hurlante, plutôt secoués par cette rencontre inattendue.
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