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It's the beat my heart skips when I'm with you

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Dim 31 Mai - 19:59
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Arcturus & Mina.
my pride is the one to blame


Quand je redéposais mes valises avec plus d’une semaine d’avance sur l’entrée du salon de Sasha, un long silence s’était installé entre nous. Elle comprit que ça s’était finalement mal passé. Nous n’avions même pas tenu une semaine avant que les choses ne volent en éclats. Sasha m’épargna les ‘je te l’avais bien dit’ ou les ‘je savais qu’il n’était pas pour toi’. Elle se contenta de me prendre dans ses bras et de me laisser m’effondrer… Ce n’est que le lendemain qu’elle le traita de ‘gros débile’ quand on en reparla pour savoir quelles étaient mes intentions. Elle proposa de le castrer mais – même si l’idée m’arracha un léger sourire – je refusais la proposition. Soyons honnête : on avait coupé court à nos vacances pour nous écarter un peu et réfléchir mais est-ce que ça voulait dire que nos fiançailles étaient terminées ? Non. En tout cas la nouvelle que je sois de nouveau sur Londres se fit rapidement et arriva jusqu’aux oreilles de ma future belle-sœur qui ne put se retenir de passer à mon boulot sachant pertinemment que je n’oserai pas aller la voir la première. J’eus bien évidemment le droit à un ‘Je peux savoir ce qu’il s’est passé ?!’ suivi d’un ‘Vous êtes vraiment graves !’ pour finir par un ‘Mais rassure-moi, tu ne comptes pas rompre ?’ Non… Me séparer ainsi de lui était certes un peu brutal mais, chose que Sasha avait du mal à comprendre, je voulais toujours me marier avec lui. La raison était simple et je la donnais à sa sœur pour la rassurer elle ou son frère : je l’aimais. Si l’un des deux devait rompre, ce ne serait pas moi. Je lui avais fait une promesse. Je ne l’abandonnerai pas. Cela ne voulait pas dire que pour le moment, j’avais besoin d’être seule. Je m’étais excusée une fois. Je ne referai pas le premier pas encore une fois, consciente qu’il ne risquait pas non plus de le faire.

C’est comme ça qu’on en arrive à préparer un mariage sans se voir une seule fois, laissant les jours s’écouler et se servir de sa sœur comme d’un hibou pour transmettre les messages officiels du genre ‘je préfère que ce soit plus comme ça ou comme ça’ sans un mot doux particulier. Il ne m’en faisait pas transmettre, alors pourquoi ferai-je un tel effort ? Oui je sais, lui n’est pas comme ça mais honnêtement, je ne serai pas celle qui allait se plier sans cesse. Ça agaçait parfois pas mal Eiladora qui nous cédait quand même des nouvelles l’un de l’autre. J’avais besoin de savoir s’il allait bien, ce qu’il faisait, et j’en passe. Eiladora m’avait bien dit que la situation était complètement ridicule et même Sasha commençait à le penser mais quand on est têtu, que voulez-vous… On était capable de se voir uniquement pour la marque et enfin à l’autel. Combien de temps dura ce manège avant qu’Eiladora craque et tente de nous manipuler pour régler le problème ? Cinq jours…

J’étais occupée avec un patient. J’avais préféré reprendre le travail – pour ne pas dire m’y noyer et ne plus penser à notre dispute – et m’occuper l’esprit. Je ne voulais pas penser à cette dispute qui avait gâché nos vacances. Je savais que pleurer ne servait à rien tout comme, m’apitoyer sur mon sort. Je gardais la tête haute et je faisais comme s’il ne s’était rien passé. C’était peut-être fuir la situation, et j’en avais pleinement conscience mais au fond, je n’avais pas envie pour le moment de le revoir. J’en éprouvai un cruel manque mais je redoutai surtout une question qui pourrait mettre fin à nos fiançailles… Je ne voulais pas qu’il me demande si je ressentais encore quelques choses pour Matthieu. Pour bien me perturber encore plus, mes nuits ne me facilitaient pas la tâche… Je rêvais en ce moment de mon mariage où j’avançais seule sur le tapis bleu nuit vers l’autel et Arcturus. Ce tapis ne semblait pourtant jamais se terminer. J’avais beau tenter de rejoindre Arcturus, la distance semblait infinie avant que Matthieu ne m’attrape le bras, m’assure que je faisais la plus grande erreur de ma vie et m’entraine loin de l’autel de force. Je détestais ce rêve. Pour moi, il ressemblait à un cauchemar. Je pouvais dire merci à Sasha pour m’ouvrir à sa façon les yeux. Pour elle, ce n’était que moi qui me torturais seule. Elle appelait ça le stresse normal dû à toutes les futures mariées. La date approchée et le doute était normale. Quitte à choisir cependant, selon elle, j’ai intérêt à dire oui à l’autel avec Arcturus. Je cite : « Quitte à choisir un gros débile, autant prendre celui qui en a dans le froc. » Et même si elle me fit rire une nouvelle fois, je savais qu’elle avait raison. Je décidai de ne plus penser à Matthieu. C’était inutile. J’aimais Arcturus, ça s’arrêtait là. Le reste n’avait aucune importance.

C’est alors à mon boulot que je reçus un hibou d’Eiladora me demandant de venir à 14h en ville pour choisir le parfum du gâteau. Elle savait que je n’avais rien pour l’après-midi et j’acceptais donc rapidement sans me poser plus de question. Ce que je ne savais pas, c’est que dans mon dos, elle avait fait le même coup à Arcturus…

Je quittai alors mon boulot à l’heure avant de transplaner dans une ruelle et marcher jusqu’à la boutique d’un grand pâtissier. Je ne vis pas Eiladora dans la boutique. J’avais cependant quelques minutes d’avance. Je choisis alors de me présenter. « Bonjour, je viens pour la dégustation des gâteaux pour mon mariage. » dis-je au pâtissier. « Bien le bonjour ! Installez-vous à cette table… Il ne manque plus que votre fiancé. » fiancé ? J’ai raté un détail ? J’allais alors lui demander si Arcturus devait aussi être présent, commençant à comprendre le subterfuge mais ce dernier entra dans la boutique et le pâtissier vint aussitôt à lui comme pour l’empêcher de fuir. Je vois… Il avait dû être briffé par la belle-sœur. On se retrouva alors tous les deux assis l’un à côté de l’autre, le pâtissier s’empressant d’animer un peu l’ambiance en nous présentant déjà trois parts de gâteaux différents. Autant vous dire que la situation fut assez froide de mon côté. Un simple : « Bonjour… » sortit de mes lèvres. Je prenais alors le soin de laisser mon regard sur les gâteaux, ne voulant croiser le sien qui serait peut-être empli de reproches. Puisque nous étions là, autant se débarrasser du choix du gâteau une bonne fois pour toute ? Le pâtissier nous tendit alors une cuillère à tous les deux. Je pris la mienne pour la diriger vers un gâteau à la crème et au chocolat. « ça fait plaisir de te voir après cinq jours d’absence… » Je ne voulais lui faire de reproches mais ce fut plus fort que moi. En même temps, il m’avait manqué, et il me manquait toujours aussi cruellement. Nous savoir alors là, l’un à côté de l’autre, réveillait en moi le souvenir de notre besoin d’être l’un contre l’autre. J’éprouvais l’envie de virer ce pâtissier pour pouvoir l’embrasser mais je me retins en posant ma cuillère dans ma bouche. Le geste fut lent, délicat et surtout précautionneux. Savourant le goût du morceau, je faisais mon possible pour ne pas penser à ce manque de lui qui n’avait fait que grandir dès l’instant où il s’était assis et où j’avais senti son parfum m’entourait comme un baume au cœur. Objectif numéro 1 ? Garder le contrôle de soi. En finir avec cette dégustation au plus vite. Et surtout : partir demander des heures supplémentaires à mon travail pour apaiser les battements soudains et saccadés de mon cœur qui teintèrent légèrement mes joues quand, en voulant goutter une autre part, nos mains se croisèrent et se touchèrent dans une décharge électrique…



Codes par Wild Hunger.

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Lun 1 Juin - 0:09
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Ma première journée loin de ma fiancée me parut étrange, je finis par m'inviter aux cours de soutien de mon amie professeur. Elle n'en faisait que pour les élèves de droit. Elle ne m'avait posé aucune question, me demandant plutôt d'aider ses élèves, ayant compris que j'avais besoin de me changer les idées. Ce n'est qu'à la fin de son cours de soutien qu'elle m'avait emmené dans un petit restaurant pour m'assommer de questions. Elle avait fini avec toutes les réponses qu'elle voulait et m'avait proposé de dormir sur son canapé. J'avais refusé, l'emportant avec moi chez le tailleur pour voir ce qu'il avait fait comme croquis pour la robe. Je choisis le tissus et les couleurs avant de partir, lui demandant de l'envoyer de tels sortes qu'elle arrive la veille du mariage. Ce n'était que tard dans la nuit que j'étais rentré en Angleterre pour tomber directement nez à nez avec ma sœur jumelle. Dora ne m'avait posé aucune question, elle m'avait simplement servis à boire jusqu'à ce que je lui déballe tout. La seule information que je n'avais lâché était celle de nos relations intimes. Je me souviens vaguement qu'elle m'avait hurlé que je n'étais qu'un homme trop arrogant et borné pour faire des excuses et que le fait que j'en avais pas fait été dû à ça et non à mon incapacité à exprimer mes sentiments. Froissé par les mots de ma sœur, j'étais allé me coucher en colère mais je n'avais pas réellement eu le loisir de dormir, puisque j'avais une jumelle hystérique tapant à ma porte et m'empêchant de fermer l’œil. Quand finalement elle abandonna l'idée de tirer plus d'informations que ce que je lui avais donné, je pus quitter ma chambre. Ne la croisant nul part, j'en étais enchanté mais pour être tout à fait certains de ne pas la voir. Je pris mes affaires et je partis me réfugier dans une forêt, m'asseyant contre un arbre, je me mis à lire un livre de politique en russe. Je n'étais pas du tout concentré, Mina me manquait et je m'énervais parce qu'elle me manquait. Je ne voulais plus rien savoir d'elle. Ce n'était qu'un très gros mensonge, mais je voulais croire que c'était vrai.

Je ne rentrais chez moi que très tard dans la nuit pour être assailli de reproche du genre : « Espèrce d'idiot, tu te sentais obligé d'aller te taper n'importe qui. » ou encore « Ne me dis pas que je me trompe, tu as vu à quel heure tu rentres. » Dora continua ainsi pendant une bonne heure avant que je ne lui montre mes affaires de cours et les parchemins que j'avais écrit sur le livre que j'avais lu. Pour qu'elle soit complètement sûre que je n'avais pas trompé ma fiancée dont je ne voulais plus du tout entendre parler, je me mis en boxer pour lui prouver qu'il n'y avait rien à me reprocher, même pas la moindre odeur de transpiration. Sous son regard, je crus un instant qu'il faudrait encore que je retire mon fameux boxer pour qu'elle me croit sur le fait que même si je ne voulais pas entendre parler de Mina, je ne la tromperais pas parce que j'étais éperdument amoureux d'elle ce qui me dégoûtait au plus haut point en cet instant. Je finis par laisser ma sœur seule avec mes vêtements traînant à même le sol pour me réfugier sous la douche. Je n'en sortis que plus d'une heure plus tard, propre mais pas rasé, ma sœur m'observa longuement en faisant une grimace. Je n'avais pas besoin de lui poser de question pour savoir ce qu'elle pensait. Elle allait prendre les choses en main, sachant que Mina en voulant s'écarter de moi venait de toucher ma corde sensible, ma peur de l'abandon. Étrangement, le lendemain au petit déjeuner, Dora ne me parla pas une seule fois de Mina, elle me parla de la gazette du sorcier, de ses études, des miennes, de notre père qui était très impliqué dans les préparatifs de mon mariage. Quand elle dit le mot mariage, je quittais la table sans un regard pour ma sœur.

Je l'entendis lâcher un soupir excédé, avant de ne plus rien entendre, puisque je venais de trouver les murs de la bibliothèque. Je ne sortis pas de chez moi de la journée, me cachant de toute tentation de faire la plus grosse bêtise de ma vie en trompant ma fiancée. Eiladora rentra tôt et vint s'asseoir sur mes genoux, elle me sourit en m'annonçant que pour Mina rien n'était terminé et je haussais les épaules comme pour faire croire que j'étais désintéressé. Les jours passèrent, mon père venait presque chaque jour pour les préparatifs du mariage et nous nous engueulions parce que j'y mettais énormément de mauvaise volonté. Je voulais tout faire pour retarder ce mariage, je ne voulais pas la voir et mon père tentait de me raisonner. Il me disait que quand on voulait épouser une femme au fort caractère, il fallait de temps à autre faire quelques concession et ravaler sa fierté sinon les choses n'avançaient jamais. Je lui offris un regard voulant clairement dire : « T'as vu ma tête ? C'est pas moi qui vais ravaler ma fierté. » Ce à quoi au lieu de se vexer, il se mettait à rire en me disant que je ressemblais mine de rien beaucoup à ma mère. Je m'en vexais mais il continuait chaque jour, en me distrayant ensuite en me parlant des préparatifs du mariage. Je faisais passer les informations à Dora qui les transmettait à Mina. Je savais qu'elles se voyaient et j'étais heureux d'avoir un tant soit peu de nouvelles de ma fiancée, mais je n'aimais pas en avoir non plus c'était un peu paradoxal. Dora me demanda un matin de la rejoindre à 14h chez le pâtissier pour choisir le gâteau de mariage. Naturellement, je l'envoyais sur les roses en lui disant qu'elle n'avait qu'à proposer à Mina. Elle m'annonça que Mina ne pouvait pas le faire aujourd'hui et qu'elles iraient ensemble dans deux jours. Qu'elle prendrait des notes de mes préférences pour les mettre en relation avec celles de Mina afin de choisir le gâteau nous convenant le plus à tous les deux. Je finis par accepter sa requête, si je n'avais pas à croiser ma fiancée, je pouvais bien venir. C'était ça qui m'avait fait refuser en premier lieu, je savais que Dora était capable de nous manipuler pour nous obliger à nous revoir et je n'avais absolument aucune envie de croiser ma fiancée.

Je passais la matinée avec mon père et le tailleur qui voulait faire quelques retouches sur ma tenue de mariage. C'est à onze heure que je m'esquivais, expliquant à mon père que j'avais des impératifs pour l'après-midi et que je devais absolument me préparer. Je fus prêt à midi et demi, je m'observais dans le miroir, j'étais pas tout à fait celui que j'avais l'habitude d'être, mes cheveux étaient coiffés en descendant mais ne l'était plus du tout dès le début de mon repas, ma barbe de quelques jours contrastait avec l'entretien habituel que j'avais. Je partis finalement de chez moi une heure avant le rendez-vous, j'allais profiter du fait de me rendre près du chemin de traverse pour acheter quelques fournitures pour les cours, comme des parchemins, de l'encre et des plumes, depuis quelques jours j'en consommais des tonnes. Seuls le fait de lire et d'étudier ou de préparer mon mariage me permettaient d'occuper assez mon esprit pour ne pas penser à aller me réfugier entre les cuisses d'une femme pour oublier que ma fiancée existait et qu'elle était réelle et vivante. Je finis par arriver pile à l'heure devant le pâtissier, j'entrais et juste au moment où j'allais saluer le patron ou vendeur, je la vis. J'étais prêt à faire demi-tour pour repartir et rentrer me terrer chez moi, mais le pâtissier me saisit par le bras et m'amena à la table. Je m'assis comprenant que je n'avais aucun moyen de fuir sans me mettre ma jumelle à dos en plus de ma fiancée. Je sentis immédiatement l'odeur de Mina, nous étions côte à côte et je ne pouvais pas la louper. Alors qu'en entrant, j'aurais encore eu la force de fuir tel un lâche, sentir son odeur ne faisait que remonter les souvenirs de tous les moments qu'on avait passé ensemble, du premier jusqu'au matin suivant notre fameuse dispute.

Le pâtissier posa presque directement trois parts de gâteaux sous notre nez, un autre moyen de nous forcer à rester, je n'aurais même pas été étonné de voir ma sœur en train de nous narguer derrière la vitre. J'étais même presque sûr qu'elle n'était pas loin de l'entrée, prête à nous faire retourner à l'intérieur de cette pâtisserie par la force si on venait à en sortir sans avoir parlé ou goûté un morceau de chaque gâteau qu'il nous servirait jusqu'à ce qu'on se décide sur l'un d'eux. « Bonjour…  » Me salua ma fiancée et j'allais lui répondre par le même minimum de politesse quand le pâtissier nous tendit à chacun une cuillère, je pris la mienne rapidement. Regardant les trois parts, l'une était avec du chocolat et de la crème, ça ne m'attirait pas plus que cela. Je pris de toute manière la facilité, le gâteau le plus proche de moi et m'évitant tout contact accidentel avec Mina. De plus, c'était celui qui m'attirait le plus. En voyant les couleurs, je pensais à une mousse aux fraises ou un autre fruit rouge et la mousse plus clair presque blanche pouvait être du chocolat blanc ou simplement une mousse sans goût particulier pour souligner le goût du fruit. « ça fait plaisir de te voir après cinq jours d’absence…  » J'ignorais le reproche, plantant ma cuillère dans le gâteau, je regardais le morceau contenu dans ma cuillère sans vraiment y faire attention. « Choisissons ce gâteau, que tu puisses retourner retrouver ton cher Versac. » Crachais je avant de goûter au morceau de gâteau attendant sur ma cuillère depuis déjà trop longtemps. Je pris le temps de le garder en bouche, il y avait un très léger biscuit au fond, donnant un peu de croquant à ce qui semblait être une mousse peut-être à base de lait et une seconde couche à la framboise.

Après avoir avalé cette bouchée, le goût du gâteau me resta agréablement sur la langue. Celui-ci serait sûrement l'un de mes choix personnels. Il était léger, laissait un bon goût dans la bouche et était bien fruité. J'aimais les desserts aux fruits, il se marierait parfaitement avec un bon vin légèrement fruité. Il fallait encore aimer boire du vin au dessert, ce qui n'était pas forcément très apprécié, tout dépendait des personnes. J'avançais ma main pour aller goûter au gâteau que Mina venait de goûter qu'on puisse commencer à en éliminer l'un ou l'autre si on ne l'appréciait pas tous les deux. Pourtant, nos mains se touchèrent alors qu'elles étaient croisées, à cet instant, je voulus lâcher la cuillère pour prendre sa main. Je voulais la prendre dans mes bras, ce contact venait de faire remonter le manque que j'avais du contact de sa peau contre la mienne, de son corps contre le mien. Je la voulais, mais dans un même temps je voulais continuer à l'ignorer. Deux sentiments complètement opposés, on ne pouvait pas vouloir une femme contre soi, tout en voulant à tout prix l'ignorer et la garder le plus éloigné possible de soi. Ma cuillère se planta dans le gâteau, j'en pris un morceau et je le mis en bouche, le goût de chocolat me semblait trop fort, bien que la crème amenait de la douceur. « Celui-ci déjà, je ne l'aime pas plus que cela. Qu'en penses tu ? » Je fus soulager d'entendre que ma voix ne m'avait pas trahie, n'avait pas trahie le fait que ce contact m'avait fait plus envie que je ne l'aurais voulu.

Je voulais garder la distance entre nous, ne pas lui laisser croire que je pouvais lui avoir pardonner. « L'organisation du reste avance ? » M'enquis je plus pour savoir où en était notre mariage depuis la veille que pour réellement parler à ma fiancée. Je voyais que le pâtissier était tendu et il avait ses raisons, après tout, il nous faisait goûter des gâteaux alors que l'ambiance était parfaitement glaciale entre nous deux. Si j'avais vu une telle chose d'un point de vue extérieur, j'aurais penser qu'il s'agissait d'un mariage arrangé où on voulait faire croire à un mariage volontaire des deux fiancés. Je posais ma cuillère sur l'assiette du dernier gâteau, celui que je n'avais pas encore goûté, je posais ma main sur sa joue pour la forcer à me regarder dans les yeux. « Cette organisation sert à quoi ? » Dis je d'un ton parfaitement neutre. Je savais qu'elle comprendrait que je parlais du mariage, que je parlais de tout ça, que ça ne semblait être plus qu'une belle supercherie. « Quel intérêt avons nous ? » Ricanais je en la fixant droit dans les yeux, rapprochant mon visage du sien. « Quel intérêt à cette mascarade ? » Dis je en montant les parts de gâteaux poser devant nous. Je l'aimais, mais je ne voulais pas d'un mariage comme celui-ci et je ne m'excuserais pas pour des actes dont je ne me jugeais pas coupable. « Au lieu de faire durer tout cela. Casses toi ! Barres toi ! Dégages, va le retrouver. » Assurais je laissant exploser ce que je gardais pour moi depuis des jours. Au fond, je voulais moi-même la pousser à partir, ça ne ferait que me conforter sur le fait qu'aucune femme n'était capable de tenir une promesse. Qu'elles n'étaient toutes que de belles menteuses, prêtes à embobiner le monde pour finalement nous faire tomber plus bas que terre. Qu'elle aille donc retrouver son toutou, lui au moins se coucherait à ses pieds et lui laisserait une place supérieure dans leur simulation de couple. « Au fond, la protégée ressemble au mentor, comme la fille ressemble à la mère. » Murmurais je avant de détourner mes yeux et mon visage de ma fiancée. La lâchant complètement, je ne voulais pas qu'elle puisse lire la tristesse, le déception et la colère qu'on pouvait y lire.

Je passais doucement ma main dans mes cheveux, je devais reprendre contenance, nous n'étions pas seul, le pâtissier était toujours là. Une fois calmé, je relevais les yeux pour les poser sur les gâteaux. Je maudissais ma sœur de m'avoir forcé à faire une telle chose, à lui faire face et de ne pas avoir eu l'honnêteté de me dire que je la verrais là. Que nous ne serions que tous les deux dans cette pâtisserie. Je n'étais pas préparer à revoir ma fiancée, ce matin même je n'étais pas sûr de vouloir la voir le jour de notre mariage. Et là, je voulais qu'elle annule ce manoir, je ne voulais pas d'un mariage sans âme. Je voulais un mariage avec une femme qui ne me cachait rien, qui ne voulait que moi et surtout je ne voulais pas penser avec horreur que j'allais devoir passer ma nuit de noce et mon voyage de noce dans une parfaite froideur. Si j'avais voulu d'un mariage tel que celui-ci, j'aurais demandé à mes parents de me choisir la première venue le convenant, de préparer le mariage. Je l'aurais vu par politesse, je l'aurais épousé, j'aurais consommé ce mariage par la nuit de noce et ensuite j'aurais fait le strict minimum pour lui faire un enfant au moment où j'en aurais désiré un. Je relevais les yeux vers Mina, un sourire ironique peint sur mon visage, j'attendais simplement presque avec impatience de l'entendre me quitter, m'envoyer sur les roses. Je n'osais même pas penser qu'elle pouvait vouloir rester avec moi vu le comportement qu'elle avait eu pendant le temps où Dora faisait le hibou pour nous, elle était celle qui mettait des mots tendres dans notre relation et celle qui exprimait les choses, là où je ne m'exprimais que lors de très rares moments. Je finis par goûter au dernier gâteau, je sentis le goût de fraise, de vanille et de chocolat, il était aussi sympathique, mais je le voyais plus pour un gâteau d'anniversaire que pour un gâteau de mariage.
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Lun 1 Juin - 22:29
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Arcturus & Mina.
Don't drive yourself insane


Je devais bien avouer ne pas savoir comment réagir exactement. Une part de moi voulait partir. Une autre part voulait l’embrasser. Alors oui, il me manquait, et à côté de lui, je ressentais le besoin d’être dans ses bras et retrouver ses lèvres. Je réalisais que peu importe la dispute, je l’aimais encore et notre désaccord n’y changerait rien : je le désirai toujours autant. Seulement comment dire… Sa réflexion me fit du mal : « Choisissons ce gâteau, que tu puisses retourner retrouver ton cher Versac. » Je n’avais pas vu Matthieu depuis des semaines voir un ou deux mois. Comment pouvait-il me repprocher une telle chose. J’étais énervée de voir à quel point il pouvait être si idiot pour croire que je me serais jetée dans les bras de mon ancien fiancé après cette dispute. Au moins, sa sœur avait eu la délicatesse de ne pas demander si j’avais revu Matthieu. Elle savait à mon regard que je ne pouvais revoir mon ancien fiancé. Ça serait signer la fin de mon mariage et je commençais à me demander si Arcturus ne cherchait pas une excuse pour tout faire capoter et fuir ses engagements. Après tout il n’était pas facile d’enchainer un tel homme au mariage. Beaucoup ne comprenaient pas comment j’avais pu faire. Je voulais affirmer ‘au nom de l’amour’ mais aujourd’hui, je ne savais plus quoi en penser… Alors il goutta sa part et je laissais mon sang bouillonnait de l’intérieur face à ses reproches infondés. De là, nos mains se touchèrent par accident et ce fut le drame de mon côté…

Je ressentis le violent désir d’être tout contre lui. Mon corps appelait le sien. Mon être ne désirait plus que son amour. Je voulais ses lèvres, ses mains, son corps et la possession de son être sur le mien, violente s’il le fallait. Le manque était là et il se faisait ressentir au plus profond de moi. L’idée me traversa l’esprit de mettre à terre ces parts de gâteau, virer le pâtissier et me laisser aller à une folie qui ne serait vraiment pas raisonnable ici même. Seulement je me concentrais sur le nouveau morceau entrant dans ma bouche… « Celui-ci déjà, je ne l'aime pas plus que cela. Qu'en penses-tu ? » me demanda-t-il finalement assez professionnel. Je lui répondis simplement : « Fade. » lui répondis-je simplement. Qu’on puisse s’en vouloir et se bouder était une chose, je n’allais cependant pas saboter mon mariage. Aussi curieux soit l’idée, je voulais encore épouser cet homme et les émotions ressentis il y a peu était la preuve même qu’en lui en voulant, j’étais tout de même capable de l’aimer et le désirer, chose essentielle au bon fonctionnement de notre couple même si la tension avait aussi sa place actuellement. « L'organisation du reste avance ? » me demanda-t-il froidement. « J’ai les patrons de ma robe. » lui dis-je simplement sans lui donner de détails. Je n’avais pas envie de lui dévoiler quoi que ce soit dessus qui pourrait lui faire plaisir. Cette robe avait été conçue et pensée pour une nuit de noce dans son déshabillement sensuel et voluptueux. Seulement vu son attitude, je n’avais vraiment pas envie d’évoquer ce détail. De toute façon il finit par tout gâcher en posant LA question blessante : « Cette organisation sert à quoi ? » Quoi … ? Il venait de saisir ma joue pour attirer mon regard. « Quel intérêt avons nous ? » Je restais surprise et stoïque. Etait-il en train de me demander d’annuler nos fiançailles ?! Il rapprocha alors son visage du mien… Mon cœur s’emballa malgré moi. « Quel intérêt à cette mascarade ? » dit-il en montrant les parts de gâteaux. Comment dire… On faisait ça pour se marier parce qu’on s’aimait non ? Oui ce n’était pas la joie mais malgré nos caprices, ce n’était tout de même pas la fin de notre histoire, si ? Il me fit douter. Je ne pensais pas qu’on en était là. Je voyais plus la chose comme une crise passagère. Ne voyait-il pas les choses de la même façon ? Voulait-il rompre ? Je n’osais pas parler de peur de tout mettre en l’air et détruire le peu qui nous restait. Je ne savais alors pas quoi dire… Et bien évidemment à mon silence, il en rajouta une couche : « Au lieu de faire durer tout cela. Casses toi ! Barres toi ! Dégages, va le retrouver. » m’assura-t-il, auquel je ne pus m’empêcher de répondre un : « Pardon ?! » Il venait d’exploser, ne tenant plus une seconde de plus face à la situation. « Au fond, la protégée ressemble au mentor, comme la fille ressemble à la mère. » finit-il de lâcher son venin sous ma surprise. Le pâtissier commençait à se sentir mal à l’air et il avait raison. Le ton d’Arcturus, même si les mots n’étaient compréhensibles, n’était pas très romantique ou doux. Bien au contraire. Son cœur était aussi froid et dur qu’un rocher. Il était en colère et je décelais même une certaine tristesse qui ne put m’échapper. La déception et la colère était pourtant le plus visible… Je tentais alors de digérer ses mots quand il releva les yeux vers moi. Allait-il encore m’enfoncer d’avantage pour un crime que je n’avais pas commis ?! Son sourire était ironique. J’avais envie de lui faire ravaler avec force.

Il goûta au dernier au dernier gâteau là où j’étais totalement dégoûtée… Je jetai un regard qui n’indiquait rien de bon au pâtissier. « Sortez… » dis-je d’un ton froid mais suffisamment menaçant pour qu’il ne cherche pas à savoir s’il était bon ou non de rester dans les parages. J’étais flippante à ce moment, il fallait bien le reconnaitre. Une fois l’homme parti, la baffe partit instantanément sur sa joue. Le bruit violent de la claque sur sa joue retentit dans toute la pièce, preuve de la force de mon acte. Je n’étais de toute façon pas connu pour mes mains mortes et il devait s’en douter. Je lui jetais un regard aussi noir que la couleur de ses pantalons la majeure partie du temps. « Est-ce comme ça que tu me vois ? Une femme infidèle ?! » lui dis-je dégoûtée de cette potentielle vision. Mais quand comprendra-t-il que je l’aimais LUI et non Matthieu ?! Je le laissais digérer cette magnifique baffe méritée avant de lui dire : « Je t’aime ! Mais tu es si aveugle et buté que tu refuses de le voir. Jamais je ne te quitterai pour lui. Jamais je ne te tromperai avec un autre. JAMAIS !!! Je t’aime du plus profond de mon cœur. Tu veux savoir comment j’ai vécu ces derniers jours ?! Tu me manques Arcturus … Quand je suis loin de toi, je ne me sens pas entière. J’ai l’impression de survivre plus que vivre. Si je ne voulais pas de ce mariage, j’aurai rompu les fiançailles depuis bien longtemps seulement je suis si éperdument éprise de toi que même quand tu me fais du mal je t’aime encore. Je suis incapable de te détester complètement. Et toi… Tout ce que tu trouves à dire, c’est de d’oser de demander à quoi rimes tout cela ! Je pensais qu’il s’agissait d’un acte au nom de notre amour mais dis-moi si je me trompe, si ce sentiment n’est finalement qu’à sens unique, si tu ne ressens pas ce manque insoutenable comme moi, si… quand je ne suis pas là, tu étouffes les nuits, tu perds ton souffle peu à peu et perd le goût à la vie… parce que moi, c’est exactement ce que je ressens depuis notre dispute. » lui dis-je sans m’arrêter une seconde, laissant éclater ma colère mais surtout la blessure qu’il me fit droit en plein cœur en demandant à quoi rimait les préparatifs de ce mariage. Pour moi, c’était comme demander ‘à quoi rimait nos sentiments ?’ M’aimait-il cependant encore ? Ou n’étais-je qu’une simple passade de plus pour lui ? A cette pensée, je détournais le regard, pour me lever de ma chaise et m’écarter de lui, blessée. Je lui dis alors : « Mais si c’est ce que tu veux… Si tu penses que tout cela ne rime à rien, que ce n’est rien pour toi, alors je ne vois en effet pas pourquoi on se donne autant de mal. Mais n’attend pas de moi de rompre notre mariage parce que je ne suis pas celle qui doute des sentiments de l’autre en cet instant précis. » Je sentai ma gorge se nouer. « Si tu cherches un moyen de te défaire de tes engagements, il va falloir le faire de toi-même sans en attendre autant de ma part parce que je refuse de créer la chute d’un mariage au nom des battements de mon propre cœur… » et là arrivait le plus délicat... « Seulement toi ? M'aimes-tu ? Te sens-tu prêt à tout ça ? Ou cherches-tu simplement une excuse pour fuir ce que tu es en train de ressentir au fond de toi, qui te fait perdre le contrôle de toi ? Je pense que tu as des sentiments pour moi mais tu es si fier que tu refuses d'avouer ouvertement tes erreurs... Tu me reproches des agissements avec Matthieu qui n'ont même pas eut lieu. Tu te trouves des excuses et tu me repousses parce que tu sais que le mariage approche et que tu ne veux pas me voir fuir à la minute même de te rejoindre à l'autel. Mais mon amour, c'est à toi que j'appartiens, à toi et à toi seul. Je brûle pour toi comme jamais je n'ai brûlé pour un autre homme. Seulement je ne sais plus quoi faire pour te faire comprendre que je ne fuirai pas... j'aimerai être courageuse et me battre sans cesse mais tu m'effrites. Je te connais chéri... Tu laisses tes émotions, tes peurs te contrôler et quand tu es comme ça, j'ai la sensation que quoi que je dise, quoi que je fasse, ça n'est jamais assez pour toi. Je t'en supplie... Ne laisse pas ton passé et tes peurs nous dominer... Ne rend pas les choses plus compliquées... » Je lui avais tout offert, preuve de mes engagements, et je ne pouvais revenir en arrière pour reprendre ce qui a été donné... ce don de moi que je lui avais fait par amour... « Ne me fait pas croire de t'avoir donné la chose la plus importante pour une femme, pour voir tout s'écrouler les jours qui suivent... Je sais au fond de toi que tu n'as jamais voulu de cette dispute. J'ai même envie de croire que tu désires cesser cette dispute ridicule mais... tu te butes dans tes ténèbres et j'ai la sensation d'être impuissante... Alors si au final tu désires rompre, n'attend pas de moi une telle chose parce que j'en suis incapable. Si tu ne veux de ce mariage, alors dis-le au lieu de tenter de m'humilier ou de me déstabiliser pour obtenir une telle chose de moi... » dis-je finalement la tête haute. « Maintenant pardonne-moi… mais le choix n'appartient qu'à toi… Je n'ai plus mon mot à dire, tu connais mon point de vue. » Je pris alors mon sac sur ma chaise et je revins vers là où était parti le pâtissier pour l’apercevoir dans un couloir et dire : « Mon fiancé vous fera part du choix final sur une potentielle commande ou non. » En d’autres termes, mon fiancé vous dira lui-même si ce mariage se fera ou non. Je refusais de décider d’une chose que je ne désirai pas. Je refusais de rompre mes fiançailles mais il fallait être deux pour se marier. Le choix final lui revenait donc alors que je m’approchais de la porte de la boutique sans plus aucun mot. Il connaissait mes sentiments. A mes yeux, il était l’homme de ma vie. J’étais juste blessée de son attitude des vacances. Mais est-ce que cela lui suffirait ? Ou romprait-il ? La décision finale lui appartenait tel l’homme qu’il était.


Codes par Wild Hunger.

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Mar 2 Juin - 0:27
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Je la vis regarder vers le pâtissier avec un regard noir. « Sortez…  » Il dût la trouver terrifiante, puisqu'il ne trouva rien à redire, il s'éclipsa juste pour que nous puissions nous laisser aller à notre conversation. Sa baffe partit, atteint ma joue, me fit plus mal que je n'aurais pu le penser, résonna dans la pièce et pourtant je n'en ressentis strictement rien. Je n'étaiss pas en colère contre elle, je ne me sentais pas rabaissé, je ne ressentais absolument rien, là où j'aurais dû être horrifié par ce qu'elle venait d'oser faire. Je vis son regard noir et mon sourire ironique s'agrandit. Était ce simplement de la folie ou une sorte de choc qui faisait que la situation ne me faisait rien à l'instant présent. « Est-ce comme ça que tu me vois ? Une femme infidèle ?!  » Dit elle dégoûtée et je haussais les épaules, en fait, je ne savais pas du tout comment je la voyais, comment je voulais la voir. Ce qu'elle était vraiment, je voulais simplement qu'elle me quitte. Je fis glisser une de mes mains dans mes cheveux, en me demandant si je la voyais infidèle ? La réponse était non. Celle qui pouvait douter de la fidélité de notre couple était bien elle et non moi, j'en étais conscient mais la jalousie m'aveuglait, je le savais. « Je t’aime ! Mais tu es si aveugle et buté que tu refuses de le voir. Jamais je ne te quitterai pour lui. Jamais je ne te tromperai avec un autre. JAMAIS !!! Je t’aime du plus profond de mon cœur. Tu veux savoir comment j’ai vécu ces derniers jours ?! Tu me manques Arcturus … Quand je suis loin de toi, je ne me sens pas entière. J’ai l’impression de survivre plus que vivre. Si je ne voulais pas de ce mariage, j’aurai rompu les fiançailles depuis bien longtemps seulement je suis si éperdument éprise de toi que même quand tu me fais du mal je t’aime encore. Je suis incapable de te détester complètement. Et toi… Tout ce que tu trouves à dire, c’est de d’oser de demander à quoi rimes tout cela ! Je pensais qu’il s’agissait d’un acte au nom de notre amour mais dis-moi si je me trompe, si ce sentiment n’est finalement qu’à sens unique, si tu ne ressens pas ce manque insoutenable comme moi, si… quand je ne suis pas là, tu étouffes les nuits, tu perds ton souffle peu à peu et perd le goût à la vie… parce que moi, c’est exactement ce que je ressens depuis notre dispute.  » Ses mots me touchèrent énormément, je savais ce que mon cœur aurait voulu lui répondre mais je ne le pouvais pas. Elle aussi me manquait, mais c'était plus fort que moi, je voulais m'éloigner d'elle parce que je souffrais de notre dispute. Alors au lieu de lui répondre, je restais parfaitement silencieux. Elle finit par se lever et s'écarter de moi, je m'attendais presque à la voir quitter les lieux. « Mais si c’est ce que tu veux… Si tu penses que tout cela ne rime à rien, que ce n’est rien pour toi, alors je ne vois en effet pas pourquoi on se donne autant de mal. Mais n’attend pas de moi de rompre notre mariage parce que je ne suis pas celle qui doute des sentiments de l’autre en cet instant précis.  » Ce qu'elle ne comprenait pas c'est que je ne doutais pas de mes sentiments, c'est que je redoutais l'avenir. Je ne voulais pas réellement la voir partir, annuler notre mariage mais bien tout l'inverse. « Si tu cherches un moyen de te défaire de tes engagements, il va falloir le faire de toi-même sans en attendre autant de ma part parce que je refuse de créer la chute d’un mariage au nom des battements de mon propre cœur…  » Dit elle et je compris qu'elle ne voulait pas plus que moi qu'on arrête ce mariage en préparation, ce qui me fit chaud au cœur. « Seulement toi ? M'aimes-tu ? Te sens-tu prêt à tout ça ? Ou cherches-tu simplement une excuse pour fuir ce que tu es en train de ressentir au fond de toi, qui te fait perdre le contrôle de toi ? Je pense que tu as des sentiments pour moi mais tu es si fier que tu refuses d'avouer ouvertement tes erreurs... Tu me reproches des agissements avec Matthieu qui n'ont même pas eut lieu. Tu te trouves des excuses et tu me repousses parce que tu sais que le mariage approche et que tu ne veux pas me voir fuir à la minute même de te rejoindre à l'autel. Mais mon amour, c'est à toi que j'appartiens, à toi et à toi seul. Je brûle pour toi comme jamais je n'ai brûlé pour un autre homme. Seulement je ne sais plus quoi faire pour te faire comprendre que je ne fuirai pas... j'aimerai être courageuse et me battre sans cesse mais tu m'effrites. Je te connais chéri... Tu laisses tes émotions, tes peurs te contrôler et quand tu es comme ça, j'ai la sensation que quoi que je dise, quoi que je fasse, ça n'est jamais assez pour toi. Je t'en supplie... Ne laisse pas ton passé et tes peurs nous dominer... Ne rend pas les choses plus compliquées...  » Encore une fois, elle avait raison, mes angoisses me dominaient et m'empêchait d'avancer, elle pourrait faire tout ce qu'elle voulait, quand je doutais, je ne croirais aucun de ses mots ou de ses actes. « Ne me fait pas croire de t'avoir donné la chose la plus importante pour une femme, pour voir tout s'écrouler les jours qui suivent... Je sais au fond de toi que tu n'as jamais voulu de cette dispute. J'ai même envie de croire que tu désires cesser cette dispute ridicule mais... tu te butes dans tes ténèbres et j'ai la sensation d'être impuissante... Alors si au final tu désires rompre, n'attend pas de moi une telle chose parce que j'en suis incapable. Si tu ne veux de ce mariage, alors dis-le au lieu de tenter de m'humilier ou de me déstabiliser pour obtenir une telle chose de moi...  » M'annonça-t-elle et je pris ma tête entre mes mains, je savais que ses paroles étaient parfaitement juste, je voulais qu'elle gâche tout. « Maintenant pardonne-moi… mais le choix n'appartient qu'à toi… Je n'ai plus mon mot à dire, tu connais mon point de vue.  » Je ne fis pas attention à elle, je réfléchissais rapidement, si elle passait cette porte, je savais que je n'irais pas lui courir après mais si je me décidais à ouvrir mon cœur avant qu'elle ne le fasse, rien ne serait gâché entre nous. « Mon fiancé vous fera part du choix final sur une potentielle commande ou non.  » J'entendis ses mots et je relevais la tête. Le déclic vint dans mon esprit quand elle était à la porte, sa main posée sur la poignée, je ne pouvais pas laisser cette femme passer la porte, parce que j'en trouverais aucun autre aussi parfaite qu'elle pour me comprendre et qui accepterait de vivre avec mes défauts au quotidien.

Je me retrouvais debout avant qu'elle ne puisse abaisser la poignée, quand j'arrivais à son niveau, la poignée de la porte était déjà en bas. Je fis la seule chose qui me vint à l'esprit, j'emprisonnais son autre main dans la mienne, entrelaçant nos doigts. Pour moi, ce simple geste valait mille mots. Pourtant, je savais que parler me serait inévitable aujourd'hui, si je voulais que les choses soient enfin claire entre nous et qu'elle puisse comprendre que je ne doutais pas de nous, d'elle ou de moi. « Je ne voulais pas te voir. Je n'avais aucune envie de t'approcher. Je n'en avais pas la force. Mon père n'a eu de cesse de me dire de ravaler ma fierté, de venir te parler, de clarifier tout cela, mais... je ne le pouvais pas. Les mots et moi, on s'entend quand il s'agit de parler de politique, de draguer des minettes dans un bar pour ne passer qu'une nuit en leur compagnie, mais pas pour parler de mes sentiments. Tu le sais. » Murmurais je doucement pas très à l'aise face à mes propres mots. Je ne savais pas comment lui exprimer les choses qu'elle attendait, je savais ce que je voulais dire, mais je ne voulais pas qu'elle pense que je voulais juste lui donner ce qu'elle voulait entendre. « Je pourrais te dire que je t'aime, mais à tes oreilles, ça sonnerait sûrement faux. Tu penserais que je veux simplement te donner ce que tu désires entendre. Alors je ne le dirais pas, ce qui ne veut pas dire que je ne le pense pas, que je ne le ressens pas, ça signifie simplement que je suis parfaitement honnête. » Assurais je, ne sachant comment tourner les choses autrement. Il devait y avoir bien d'autres moyens de dire « je t'aime » qu'en utilisant ces mots ou en lui prouvant dans la plus grande intimité. Je ne savais juste pas comment faire. « Tu as raison, j'aurais voulu t'éloigner, te voir disparaître. Ainsi, au bout d'un temps, ce que je ressens quand tu es loin de moi se serait peut-être étouffé. J'ai plus passé autant de temps à étudier depuis ma première année à Durmstrang. J'ai jamais paru si négligé que depuis que je suis rentré de France. Je n'ai jamais mis autant de force à ne pas céder à la tentation de trouver refuge dans les bras d'une femme. Je n'y ai pas cédé, rassurant ou non, c'est un fait, une preuve peut-être, voit le comme tu le veux. » Dis je en la tirant loin de la porte. Je voulais être tout à fait certain qu'elle m'écouterait jusqu'à la fin et qu'elle ne tenterait pas de partir avant que je n'ai fini.

« Je ne suis pas l'homme le plus équilibré du monde. J'ai mes peurs comme tu as les tiennes. Tu connais et tu cernes mes peurs, mais je ne peux pas te jurer qu'un jour mon angoisse d'être abandonné disparaîtra. » Soufflais je sans savoir que dire de plus. Je posais ma main sur sa joue, caressant ses lèvres de mon pouce avec lenteur. « Je suis désolé d'avoir insinué que tu pouvais être infidèle, ce n'est pas toi. Je suis celui qui par colère pourrait faire une telle chose et non toi. Je l'ai dit parce que je suis jaloux de cet homme. Je... Tu me manques, ne pas te voir me rend fou. J'ai envie de sentir ton odeur, retrouver le goût de tes lèvres, toucher ta peau, sentir cette sensation indéfinissable quand nos peaux se touchent. J'ai envie de choisir un gâteau avec toi, qui ne plaira peut-être qu'à nous le jour de notre mariage, mais je m'en fous. Les autres ne sont rien, c'est notre mariage, nos goûts et notre vie. Un d'eux est fade, l'autre me fait penser à un gâteau d'anniversaire et le premier que j'ai goûté me plaisait beaucoup. Cependant, qui suis je pour choisir pour toi ? » Demandais je en voulant la convaincre de reprendre place à la table qu'on discute de ces gâteaux, on tape sur les nerfs du pâtissier pour qu'il nous en fasse goûter d'autres. Qu'il nous déteste quand on passera la porte parce qu'on aura été trop pointilleux, mais qu'il nous adore pour le prix que nous coûtera notre commande.

« J'ai usé de tout mon vocabulaire existant pour parler de ce que je ressens. Je n'ai peut-être juste pas dit que je veux que tu deviennes ma femme. Peut-être même plus encore aujourd'hui qu'un autre jour. » Avouais je. Je ne pouvais rien lui dire de plus, elle pouvait lire dans mon regard toute ma sincérité et les sentiments mélangés se trouvant aux fonds de mes yeux, seules portes ouvertes à l'expression de mes sentiments pour elle. J'avais envie de l'embrasser, mais ici ce n'était pas le bon endroit. Je me rapprochais d'elle avec douceur et lenteur, elle pouvait bien me donner une nouvelle gifle que je n'en aurais rien à faire. Je lui souris avec douceur, de ce sourire que je n'accordais qu'à peu de gens. « Tu es la femme de ma vie, mon cœur. » Dis je comme toujours en me sentant plus à l'aise en usant du russe pour exprimer mes sentiments les plus profonds. Je m'éloignai d'elle, je ne voulais pas la forcer à rester avec moi ou même à choisir un gâteau. Je me rassis sur la chaise que j'avais occupé pour goûter aux parts de gâteaux, pour calmer un peu mon stress à l'idée de la voir partir en me laissant seul, je me mis à manger le gâteau ayant pour moi des airs de gâteau d'anniversaire. « La seule chose que j'ai voulu autant que notre mariage, c'est... ce que j'ai retrouvé en arrivant à Angleterre. » Affirmais je entre deux bouchées de gâteau. Je savais que ma fiancé comprendrait parfaitement que je parlais du fait d'avoir retrouvé, plutôt rencontré mes parents et d'avoir l'opportunité de vivre un peu comme une famille, du moins à notre manière. Ma fiancée devait bien comprendre que c'était bien la chose la plus profonde que je pouvais lui dire et la plus transparente. Que jamais je n'utiliserais mon désir de retrouver mes parents pour l'intégrer dans un mensonge.

Je la regardais avec intensité, je l'observais, j'avais presque l'impression de ne pas l'avoir vu depuis des mois. « J'aime pas vraiment quand tu me colles des gifles, je préfères les massages. » Dis je ressentant le besoin de combler un silence qui me semblait pesant et dans l'espoir que le fait de parler la ferait rester plus longtemps si elle décidait finalement de partir tout de même en me laissant ici tout seul avec un pâtissier à qui je ne saurais quoi répondre. « D'ailleurs, si on choisit ce gâteau aujourd'hui, je compte bien me venger de la manipulation de Dora. Alors si ça te dit, tu pourrais peut-être m'aider. » Proposais je sachant que se serait sûrement une proposition qu'elle ne refuserait pas si elle décidait de rester. Bon d'accord, ce que j'avais en tête n'allait pas être le moyen le plus plaisant pour moi de me venger, mais ça allait au moins avoir le mérite d'être très amusant pour moi. Je regardais finalement les assiettes ayant contenus des morceaux de gâteau presque entier pour voir qu'il ne restait presque plus rien, je posais ma cuillère avant de me lever, je devais m'éloigner de cette nourriture, manger ne me calmait pas et Mina n'aurai pas le plaisir de goûter à ces gâteaux si je les finissais tous. « Je dois arrêter de manger ces gâteaux, sinon tu n'auras plus rien à goûter. » Affirmais je en m'approchant de ma fiancée, je rapprochais mes lèvres de son oreille et je laissais juste les mots passer mes lèvres. « J'ai envie de t'embrasser. » Je lui fis un petit sourire en fixant mon regard dans le sien. Je ne pensais plus à la dispute, elle était oubliée depuis qu'elle m'avait répété ses sentiments et qu'elle m'avait dit en face ce qui n'était que l'expression de la vérité et de ce que je voulais faire pour me protéger de mes propres angoisses.
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Mar 2 Juin - 10:45
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Arcturus & Mina.
Choisissons ce gâteau...


Ma main se posa sur la poignée de la porte. Je ne comprenais pas comment il pouvait penser à rompre nos fiançailles. Est-ce la peur de me voir fuir ou celle aussi de ne pas voir sa mère nous accorder sa bénédiction ? Je connaissais ma mentor. Elle avait surtout besoin de temps pour digérer la nouvelle. Elle ne l’approuverait vraiment pas, elle m’aurait tué depuis longtemps. Elle laissait rarement ceux qui la contrariaient en vie. Si elle n’avait ni tué son fils, ni sa protégée, c’est qu’elle avait besoin de temps pour peser le pour ou le contre. Alors peut-être n’obtiendrons-nous jamais cette bénédiction, peut-être s’éloignera-t-elle mais si elle n’avait jamais eu aucune considération pour Arcturus, elle en avait eu pour moi et j’espérais qu’une part d’elle se fasse à l’idée. Après tout, même si elle avait été surtout blessé par le secret de notre relation, elle devait se douter qu’elle aurait pu avoir pire comme belle-fille. Vous me direz, ça aurait été une autre que moi, elle n’aurait peut-être pas survécu à la rencontre… On ne le saura de toute façon jamais. Arcturus avait cependant un tempérament très impulsif – ou très con selon Sasha – et je devais composer avec. Je préférais alors le mettre au pied du mur pour qu’il se rende compte de ce qu’il était en train de faire. C’est toujours au moment où on commence à perdre ce qui nous tient à cœur qu’on réalise ses erreurs. J’étais prête alors à prendre le risque de le laisser décider pour qu’il ouvre les yeux. Est-ce que ça fonctionnerait ? Peut-être pas, mais j’aurai au moins essayé…

J’actionnais la poignée de la porte. Il se leva à ce moment pour emprisonner mon bras dans sa main et m’arrêter à temps. Une part de moi ressentit un certain soulagement de le voir agir au lieu de rester passif. Je me tournai vers lui quand il entrelaça ses doigts dans les miens. Ce geste valait bien plus qu’un simple ‘je t’aime’. Il me touchait du moins plus facilement. Je m’étais habituée à ses façons de me dire qu’il tenait à moi et celle-ci en faisait partie. « Je ne voulais pas te voir. Je n'avais aucune envie de t'approcher. Je n'en avais pas la force. Mon père n'a eu de cesse de me dire de ravaler ma fierté, de venir te parler, de clarifier tout cela, mais... je ne le pouvais pas. Les mots et moi, on s'entend quand il s'agit de parler de politique, de draguer des minettes dans un bar pour ne passer qu'une nuit en leur compagnie, mais pas pour parler de mes sentiments. Tu le sais. » Oh oui je le savais… Il était comme sa mère : impulsif, mal luné, ingérable dès qu’il se sentait trahi. Au fond les chiens ne font vraiment pas des chats. Arcturus avait cette fâcheuse manie de s’emporter et de se sentir trahi, parfois pour pas grand-chose. J’avais cependant survécu trois ans avec sa mère. Je savais comment gérer ce genre de crise. Quand l’un des deux avait besoin d’être seul, je le laissais seul parce qu’insister et harceler l’un d’eux, ne ferait que me coûter ma place ou simplement la vie. Eiladora avait fait une chose que jamais je n’aurai osé faire. Je n’aurai pas forcé la main d’Arcturus. Je préférais le laisser faire et digérer avant de commencer à reprendre contact. Ça pouvait parfois prendre du temps… énormément de temps. Mais je n’étais pas mécontente de la manipulation de sa sœur. Sans elle, on serait encore dans cette situation devant l’autel… « Je pourrais te dire que je t'aime, mais à tes oreilles, ça sonnerait sûrement faux. Tu penserais que je veux simplement te donner ce que tu désires entendre. Alors je ne le dirais pas, ce qui ne veut pas dire que je ne le pense pas, que je ne le ressens pas, ça signifie simplement que je suis parfaitement honnête. » et il avait raison. Me dire ‘je t’aime’ maintenant sonnerait comme faux à mes oreilles, comme un moyen de se rabaisser. Je ne voulais pas le rendre faible face à moi. Cela reviendrait à avoir Matthieu en face de moi or je voulais Arcturus, cet homme qui était capable de ne pas s’abaisser tout en trouvant les mots pour apaiser mes propres réticences. Je ne voulais pas des mots, je voulais des actes, des preuves, des sentiments. Je ne voulais pas quelque chose que je voulais, je voulais une chose dont j’avais besoin. Il y avait une différence entre les désirs et les besoins. Je voulais l’entendre me dire sans cesse qu’il m’aimait mais j’avais uniquement besoin de ses bras et de la chaleur de son corps. Lui contrairement à Matthieu savait très bien la différence et c’est ce qui faisait leur différence et mes sentiments plus pour mon fiancé que mon ami d’enfance. Je l’écoutai alors tenter de se dépatouiller dans ses mots alors que je commençais déjà à le pardonner. J’aimais seulement bien trop le voir lutter pour moi pour l’arrêter en si bon chemin… Après tout, je n’allais pas lui rendre les choses faciles. Il avait aussi besoin de ça et je le savais mieux que personne. « Tu as raison, j'aurais voulu t'éloigner, te voir disparaître. Ainsi, au bout d'un temps, ce que je ressens quand tu es loin de moi se serait peut-être étouffé. J'ai plus passé autant de temps à étudier depuis ma première année à Durmstrang. J'ai jamais paru si négligé que depuis que je suis rentré de France. Je n'ai jamais mis autant de force à ne pas céder à la tentation de trouver refuge dans les bras d'une femme. Je n'y ai pas cédé, rassurant ou non, c'est un fait, une preuve peut-être, voit le comme tu le veux. » Et je voulais bien le croire. Je le voyais déjà à sa barbe naissante de quelques jours qui lui donnait un côté assez négligé pour notre rang, même si je le trouvais sexy d’une certaine façon avec sa petite barbe naissante. Ça lui donnait un petit côté moins jouvenceau et plus sexy. Il ressemblait aussi comme ça bien plus à son père qu’il ne pouvait l’imaginer. Il me tira alors loin de la porte. Comme si j’allais m’enfuir après ses mots… Remarquez, j’étais bien capable d’être butée à mon tour et il le savait. Aimer ne voulait pas dire, pour moi, se plier. Je pouvais, malgré mes sentiments, faire souffrir mon conjoint de mon absence. J’étais même capable de me refermer sur moi pour ne pas lui donner le loisir de m’abaisser à ses volontés. Je l’avais fait les jours précédents. Ça avait dû lui faire étrange de passer de ‘mon amour’ à ‘tu peux toujours courir pour que je fasse le premier pas’ sans aucun mots doux. Quand j’étais vexée, j’étais déjà bien moins romantique, chose normale, non ? « Je ne suis pas l'homme le plus équilibré du monde. » ah ça… je ne pouvais le contre-dire. Mais étais-je mieux ? Quelle équipe de bras cassés on pouvait faire… « J'ai mes peurs comme tu as les tiennes. Tu connais et tu cernes mes peurs, mais je ne peux pas te jurer qu'un jour mon angoisse d'être abandonné disparaîtra. » Et je n’y croyais sérieusement pas. Je commençais à comprendre que même marié, cette angoisse ne disparaitra pas. Après tout, à notre époque, combien de femmes osent de plus en plus se séparer de leur époux. Ce n’est pas une idée très répandue encore chez les sangs purs mais ma nature indépendante n’allait certainement pas en ma faveur… Après tout, soyons honnête : j’étais capable de demander le divorce et on le savait tous les deux. C’est ce qui ferait sa nouvelle angoisse, une fois mariés, quand ça dérapera encore, mais c’est aussi ce qui faisait qu’il aurait des sentiments pour moi. Il n’était pas fait pour une femme soumise et malléable.

Il posa sa main sur ma joue, caressant mes lèvres, d’un pouce, lentement… Il me donna envi sur l’instant de l’embrasser. Nous n’étions cependant pas seuls et si le pâtissier se faisait finalement discret derrière son comptoir, il était tout de même présent. A cet instant, mes rancunes étaient parties depuis longtemps. « Je suis désolé d'avoir insinué que tu pouvais être infidèle, ce n'est pas toi. Je suis celui qui par colère pourrait faire une telle chose et non toi. Je l'ai dit parce que je suis jaloux de cet homme. Je... Tu me manques, ne pas te voir me rend fou. J'ai envie de sentir ton odeur, retrouver le goût de tes lèvres, toucher ta peau, sentir cette sensation indéfinissable quand nos peaux se touchent. J'ai envie de choisir un gâteau avec toi, qui ne plaira peut-être qu'à nous le jour de notre mariage, mais je m'en fous. Les autres ne sont rien, c'est notre mariage, nos goûts et notre vie. Un d'eux est fade, l'autre me fait penser à un gâteau d'anniversaire et le premier que j'ai goûté me plaisait beaucoup. Cependant, qui suis-je pour choisir pour toi ? » me dit-il finalement, provoquant un léger sourire sur mes lèvres. J’étais d’accord avec lui-même si j’étais curieuse de savoir quels autres gâteaux pouvaient avoir en réserve ce pâtissier. Je ne voulais pas un simple gâteau avec un simple goût. Je voulais quelque chose qui pétille et me donne le goût insaisissable qui ferait toute la différence. « J’aimerai en goûter d’autres… » dis-je simplement avant qu’il reprenne la conversation : « J'ai usé de tout mon vocabulaire existant pour parler de ce que je ressens. Je n'ai peut-être juste pas dit que je veux que tu deviennes ma femme. Peut-être même plus encore aujourd'hui qu'un autre jour. » rajouta-t-il provoquant un autre léger sourire sur mes lèvres avant un mordillement de lèvres. C’est fou ce qu’on pouvait être parfois lunatique tous les deux. Ce qu’il y avait de bien c’est qu’on s’accordait dans notre tempérament. Il me rassurait cependant. Après tout, il n’y avait pas que lui qui avait besoin de l’entendre. Il avait eu un passé très volage et expéditif. Je n’étais pas à l’abri de me faire si rapidement éjectée comme les autres malgré toute la bonne volonté du monde. Je posais alors ma main sur la sienne d’un signe amoureux. Il se rapprocha de moi avec douceur. Par ma petite taille et malgré mes talons, je dus relever les yeux vers lui. Je vis alors son sourire qui m’appartenait presque s’afficher sur ses lèvres. Qu’il arrête… Je ne tiendrai pas longtemps avant de l’embrasser, or ce n’était ni le lieu, ni le moment de se laisser aller à un désir qui pouvait naître au fond de mon être… Il parla alors en Russe et un sourire naquit sur mes lèvres. Aurais-je compris ? Ça vous le saurez très rapidement. Il avait cependant au moins utilisé le ton que je reconnaissais comme celui qu’il utilisait comme à chaque fois qu’il se livrait en Russe. Cette langue allait finir par devenir celle de nos sentiments s’il continuait ainsi…

IL s’assit et je fis de même. Il mangea alors les parts. Je dénotai une attitude peut-être un peu stressée…« La seule chose que j'ai voulu autant que notre mariage, c'est... ce que j'ai retrouvé en arrivant à Angleterre. » Arcturus était vraiment un compromis de ses parents dans sa personnalité. A la fois il pouvait être aussi dur et impulsif que Bellatrix – même si je ne doutais pas un instant de la dangerosité de Rodolphus Lestrange – et assez prévenant. Il avait le goût du mot famille, certainement peut-être bien plus que moi… Je comprenais alors qu’il plaçait l’importance de notre mariage au niveau de l’importance de sa famille. Pour moi, il n’y avait pas plus belle déclaration d’amour. Je posais de nouveau ma main sur la sienne, touchée par ses mots. « J'aime pas vraiment quand tu me colles des gifles, je préfères les massages. » me dit-il, me faisant rire. Je voulais bien le croire. En le frappant, ma main elle-même en avait souffert. Je n’avais pas du y aller de main morte et la marque de mes doigts s’était vite imprimée même si Arcturus n’avait pas la peau qui marquait. Après tout, il n’avait plus aucune marque à ce moment… « D'ailleurs, si on choisit ce gâteau aujourd'hui, je compte bien me venger de la manipulation de Dora. Alors si ça te dit, tu pourrais peut-être m'aider. » proposa-t-il. « Si elle était ma seule demoiselle d’honneur, elle aurait porté du rose bonbon pour sa robe mais je doute que Sasha apprécie énormément l’idée… J’ai déjà eu du mal à faire accepter le bleu nuit comme couleur… » dis-je avec un sourire en coin. On trouverait bien comment se venger, je ne me faisais pas de soucis.

Il se leva après avoir posé sa cuillère sur l’assiette. Je le regardais assez surprise avant qu’il n’éclaire un peu la situation : « Je dois arrêter de manger ces gâteaux, sinon tu n'auras plus rien à goûter. » me dit-il, me faisant rire de nouveau. Il s’approcha alors de moi… Ses lèvres près de mes oreilles… « J'ai envie de t'embrasser. » Il fixa alors mon regard dans le sien. Serais-je faible pour reporter le rendez-vous du choix du gâteau à deux semaines du mariage ? Je posais mon doigt avec amusement sur ses lèvres. « Mange donc les parts. Ça m’évitera de grossir et ne pas rentrer dans ma robe. » ça lui occupera aussi la bouche pour éviter d’avoir envie de m’embrasser. Serais-je si cruelle ? Je fis alors signe au pâtissier d’apporter d’autres parts. Il les posa devant nous et je pris la main d’Arcturus pour le faire asseoir à côté de moi avant de goûter un quatrième. Il avait un goût de fruit de la passion qui me plaisait particulièrement. « J’aime vraiment celui-là. On sent même une petite touche de mangue. J’adore la mangue… » Je goutais un autre au chocolat et à la poire. J’adorais aussi l’idée. J’aimais moins le troisième à la cerise même si j’adorai le fruit. Le pâtissier se mit de nouveau en retrait pour nous laisser un peu d’intimité, comprenant qu’on aimait bien être seuls tous les deux. De toute façon, si on voulait vraiment s’exprimer ensemble sans qu’il ne comprenne, on pourrait toujours le faire en français… ou en Russe : « Ta sœur est bon professeur. » lui dis-je en prenant le temps de réfléchir à mes mots. L’accent était encore à revoir mais comme je le disais, j’apprenais vite… Je mis alors une nouvelle bouchée du gâteau à la mangue et à la passion dans ma bouche avec un air de coquine, d’un air de dire ‘j’ai très bien compris ce que tu as dit tout à l’heure…’ et pour être sûre qu’il comprenne le message, je lui dis : « J’aime l’idée d’être la femme de ta vie… ça me donne envie de… » dis-je en m’approchant de lui pour être si près de son visage avec le mien. Je caressais lentement son nez du mien, me rapprochant encore avant de poser le dos de ma cuillère sur ses lèvres en me mordillant les miennes. Il m’avait fallu rechercher le mot. Après tout, ce n’était pas avec Eiladora que j’allais apprendre une telle expression… Je ne voulais pas qu’elle se doute de ce qu’on avait fait. Ça ne regardait que nous deux. « …de faire l’amour, là… maintenant… tout de suite… » finis-je par trouver mes mots. Je m’écartais alors de lui pour plonger ma cuillère encore dans le même gâteau. J’aimais vraiment son goût léger et bien fruité. Après coup, je me demandais s’il n’y avait pas non plus de l’ananas… « Cessons de se laisser distraire… et choisissons ce gâteau. Après tout, c’est pour cela qu’on est là, non ? » lui dis-je avec mon plus beau sourire innocent. Je savais que ce n’était pas très gentil de jouer avec ses sens de cette façon mais il se vengerait sans nul doute à son tour. Et puis après tout, la dernière fois remonte à quelques jours, ce n’est pas si terrible, si ?


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Mar 2 Juin - 12:29
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Quand Mina me parla de robe rose bonbon pour Dora si elle avait été sa seule demoiselle d'honneur, je souris avant de grimacer. L'habiller en rose bonbon aurait été un coup à faire mourir 'un arrêt cardiaque ma mère. Je ne lui fis pas part de mes pensées, préférant lui parle des gâteaux avant de lui avouer mes envies du moment, ce qui était de l'embrasser. Elle finit par poser un doigt sur mes lèvres, je n'avais pas besoin de plus pour comprendre que je ne devais faire une telle chose. « Mange donc les parts. Ça m’évitera de grossir et ne pas rentrer dans ma robe.  » Je ne pus m'empêcher de sourire à ses mots, entendre ses inquiétudes quant à son entrée dans sa robe de mariée m'amusait. Elle fit signe au pâtissier de nous amener d'autres parts et il le fit, en posant d'autres devant nous. Elle tira sur ma main pour me faire asseoir à ses côtés. Elle prit une bouchée d'une des nouvelles parts et je l'observais tout en attrapant ma cuillère, réfléchissant à celui que j'allais goûter. « J’aime vraiment celui-là. On sent même une petite touche de mangue. J’adore la mangue…  » Me dit ma fiancée et je me dis qu'il faudrait sûrement que je le goûte. Je le fis donc, il avait un goût de fruits exotiques, fruit de la passion, mangue et je sentis une pointe de kaki, c'était léger et c'était une bonne chose. J'aimais bien celui-ci, ça donnerait un goût exotique et étranger à notre gâteau de mariage, il nous correspondait bien, j'étais un peu un étranger en Angleterre, elle était française. Ça pourrait être marrant d'avoir un gâteau de mariage rappelant que nos racines n'étaient pas en Angleterre mais bien d'ailleurs. J'aimais aussi énormément le goût. Je goûtais le second qu'elle avait goûté, poire chocolat, c'était vraiment pas dans mes préférences. Je n'en voulais pas c'était trop commun, trop attendus comme gâteau de mariage. « Ta sœur est bon professeur.  » Ma sœur était réellement une femme horrible, bien que je ne m'en étonne pas nous étions jumeaux, nous nous ressemblions. Seulement savoir que ma sœur avait appris à ma fiancée à parler le russe là où j'aurais aimé le faire me fit quelque chose. Elle mit une bouchée du gâteau aux fruits de la passion dans sa bouche d'un air coquin et je souris, je savais où elle voulait en venir, mais elle finit par le dire. « J’aime l’idée d’être la femme de ta vie… ça me donne envie de…  » Me dit elle et je détournais les yeux un instant. Je ne serais plus à l'abri en m'exprimant en russe, elle pourrait comprendre le moindre de mes mots et ne l'apprendre qu'après m'être livré me mettait mal à l'aise. Je sentis la caresse de son nez sur le mien, elle se rapprocha un peu plus de moi, j'attendais un léger baiser, rien d'énorme, juste un contact. Cependant non, elle posa le dos de sa cuillère contre mes lèvres, en se mordillant les lèvres. Je souris et je l'observais, elle s'était coupée dans sa phrase et je voulais en connaître la fin. « …de faire l’amour, là… maintenant… tout de suite…  » Me dit elle et je souris, moi aussi j'en avais envie, mais j'aimais pas me donner en spectacle public. De plus, nous devions absolument choisir ce gâteau, le mariage était dans deux semaines et c'était pas le moment de penser avec nos désirs mais plus le moment de penser avec notre raison. « Cessons de se laisser distraire… et choisissons ce gâteau. Après tout, c’est pour cela qu’on est là, non ?  » Dit elle avec un sourire innocent. J'aurais été vexé si elle m'avait fait ça dans un domaine plus privé, mais j'étais trop conscient de la présence de ce pâtissier.

Je goûtais le seul gâteau que je n'avais goûté, il était à la cerise et je me retins de le recracher, j'ai horreur de la cerise, c'est vraiment un fruit que je ne supporte pas. Je l'avalais avec difficulté et je me tournais vers ma fiancée. « Un gâteau à la cerise est hors de question, j'ai horreur de cela, je me demande même comment Dora a pu oublier de lui signaler ce détail. Celui à la passion me semble bien, il est bon, il a un goût exotique et étranger. Je veux dire, ça nous correspond bien. C'est aussi inattendu pour un mariage ici que la rapidité de notre mariage. J'ai envie de surprendre. Bien qu'en soit, je suis une surprise totale et notre mariage n'en est qu'une plus grande quand on connaît nos caractères et nos passés respectifs. » Annonçais je à ma fiancée. Je voulais qu'elle s'accorde avec moi sur celui-ci, il me plaisait beaucoup et je savais que se serait une surprise totale pour l'ensemble des invités, qui penserait qu'un couple choisirait un gâteau aux fruits de la passion pour son mariage. « De plus, fruit de la passion, le mot passion est important entre nous. On sera les seuls à connaître ce léger détail, mais ça ne rend que ce gâteau plus parfait. » Avouais je calmement à Mina, en continuant à manger du gâteau poire chocolat par simple faim. Je n'avais pas vraiment mangé correctement depuis plusieurs jours, je faisais tout pour éviter ma sœur durant les repas, m'éloignant rapidement à son arrivée. « Ma sœur va entendre parler du fait qu'elle m'a volé ma place de professeur. » Finis je par dire à Mina. Je me doutais que Mina demanderait sûrement à ma sœur de lui apprendre le russe, mais que ma sœur profiterait de notre dispute pour lui donner des cours, je n'y avais pas penser une seule seconde. « Si on fait le point : ta robe c'est bon, ma tenue vient de voir ses dernières retouches faites, les invités c'est bon, la tenue de témoin également enfin je crois. Il nous reste le gâteau, la marque et les paperasses officielles au ministère. » Dis je, elle pourrait toujours me faire part d'un quelconque oubli de ma part. Je continuais à manger de tous les gâteaux sauf de celui à la cerise, je n'aimais vraiment pas ça du tout. Je me tournais vers le pâtissier, lui montrant le gâteau aux fruits de la passion, il sembla réfléchir un moment avant de revenir avec deux autres parts. Deux autres gâteaux aux fruits de la passion, voilà qui était intéressant.

Peut-être que l'un d'eux serait encore meilleur que celui que nous venions de goûter. « Je pense qu'on est d'accord sur les fruits exotiques. Restes à savoir lequel nous conviendra le mieux. Tu ne trouves pas ? » Déclarais je en prenant une cuillère d'un des gâteau qu'il venait ramener. Le goût était bon, je pensais que Mina allait vraiment l'adorait, on sentait très bien la mangue, la mangue prenait même le dessus sur le goût de fruits de la passion. Le fruit de la passion était une sorte d'arrière goût laissé dans la bouche et sur la langue, je le trouvais meilleur que le premier que nous avions goûté. « Quand on en aura fini avec ça, j'ai besoin de ton aide pour me venger de Dora. Après tout, on a tous les deux mauvais caractères et je compte lui faire amèrement regretter d'avoir mis en place un tel stratagème. Je veux qu'elle pense qu'on s'est battu, mais vraiment. » Dis je avec un grand sourire pour ma fiancée. J'étais en train de lui demander d'agir comme la sorcière qu'elle était, une femme capable de se battre et de blesser mortellement un homme. Je voulais qu'elle me blesse, mais le fait était que je devrais en faire de même, ce qu'elle n'accepterait pas forcément. Bien que je puisse être le seul ayant des airs de blessés comme Mina en tant que médicomage pouvait se soigner bien facilement et ne plus avoir aucune trace de blessure quand elle reverrait ma jumelle. « Après tu n'es pas obligé d'accepter, mais j'ai envie de lui faire peur. » Affirmais je en la fixant droit dans les yeux, j'avais besoin qu'elle accepte de me suivre dans cette idée. Elle n'aurait pas besoin de se sentir coupable de me faire souffrir puisque je le lui aurais demandé et puis, si elle agissait en pensant que le doloris suffirait à montrer des signes de bagarre, ça serait bon. Pas que je sous-estimes ma fiancée, j'étais juste conscient de ma résistance incroyable à ce sortilège. Bref, je la laisserais choisir si elle acceptait ou non de m'aider à faire ressentir un peu de culpabilité à ma sœur, je priais pour qu'elle accepte, je voulais que Dora croit que son intervention n'avait fait qu'envenimer les choses entre nous. «  Bien qu'avant de me faire souffrir, j'aimerais qu'on profite un peu de cette occasion qu'on a d'être ensemble. » Soufflais je d'une voix ne laissant aucune place au doute quand aux idées qui me traversaient l'esprit pour occuper un petit moment d'intimité tous les deux.
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Mer 3 Juin - 19:05
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Arcturus & Mina.
Proposition sur proposition


Ce pâtissier allait devenir gênant… Il fallait être honnête, deux fiancés/amants qui se retrouvent avaient parfois besoin d’une certaine intimité. Je ne précipitai cependant pas mon choix. Pour moi, il était important. Je n’aurais qu’un mariage dans ma vie – du moins je l’espérais – donc je voulais profiter de chacun de ces moments même si ça devait tout de même se faire dans la plus grande des rapidités.

Je vis l’attitude d’Arcturus pour le gâteau à la cerise. N’aimait-il pas la cerise ou est-ce le goût qui lui semblait immonde ? Je le regardais avec curiosité, avide d’en apprendre un peu plus sur mon fiancé. « Un gâteau à la cerise est hors de question, j'ai horreur de cela, je me demande même comment Dora a pu oublier de lui signaler ce détail. Celui à la passion me semble bien, il est bon, il a un goût exotique et étranger. Je veux dire, ça nous correspond bien. C'est aussi inattendu pour un mariage ici que la rapidité de notre mariage. J'ai envie de surprendre. Bien qu'en soit, je suis une surprise totale et notre mariage n'en est qu'une plus grande quand on connaît nos caractères et nos passés respectifs. » J’étais d’accord avec ses mots. De toute façon le gâteau exotique était mon préféré. Pour le reste, je n’avais que faire qu’on s’attende à un gâteau simple à la crème et aux fruits rouges. « De plus, fruit de la passion, le mot passion est important entre nous. On sera les seuls à connaître ce léger détail, mais ça ne rend que ce gâteau plus parfait. » C’était notre gâteau, notre mariage et s’il voulait ce gâteau qui me plaisait déjà tant, alors ça serait celui-là. Voilà donc une bonne chose de fête !

Il changea alors tout à coup de langue pour parler à une vitesse… comment dire… trop rapide. Je captais bien des mots, me concentrant sur ce qu’il disait mais je dus rater plusieurs informations. J’ai bien compris qu’il parlait de sa sœur et d’un professeur – sa sœur avait un nouveau professeur ? – avant de faire le point – ça j’ai compris – sur l’ensemble des choses qu’on avait même si je n’ai pas tout compris avec exactitude. Sérieusement il parlait trop vite pour moi. Certaines sonorités m’échappaient quelques peu, ressemblants avec d’autres. Je le laissais cependant parler. Sachant qu’il faisait le résumé des choses qu’on avait, sachant aussi de toute façon où on en était, je n’avais pas besoin donc de tout comprendre pour arriver à suivre la conversation. Il repassa alors au français à mon grand soulagement. « Je pense qu'on est d'accord sur les fruits exotiques. Restes à savoir lequel nous conviendra le mieux. Tu ne trouves pas ? » me proposa-t-il en goûtant un nouveau gâteau. Et le revoilà en train de parler en Russe. Je m’accrochais comme je pouvais. De toute façon c’était en l’écoutant parler que j’allais pouvoir continuer mon apprentissage même si ce n’était pas évident. Sa sœur parlait plus lentement – surement par pitié en voyant mon air déconfit au début – que lui. Bon ça parle de vengeance pour sa sœur. Il veut qu’elle pense quoi ?! Je n’ai pas compris la fin de sa phrase… Enfin vu son grand sourire, c’était quelque chose de sadique. Je goûtais en attendant le gâteau qu’il avait goûté juste avant. Il n’y avait pas à dire… j’aimais la mangue. « Après tu n'es pas obligé d'accepter, mais j'ai envie de lui faire peur. » C’était donc ça… Serait-il masochiste ? J’avais bien compris qu’il s’agissait de pousser à l’extrême sa peur. Je supposais donc qu’il voulait que je le mette dans un état pas possible. J’allais finir par croire qu’il aimait ça… Non mais chéri, si tu aimes tant souffrir, il fallait le dire… Je peux toujours revoir certaines choses dans notre relation… J’eus un sourire amusé à mes pensées que je préférais cependant taire par trop de dérives. Et on repasse au Russe. Je plissais de nouveau les yeux pour tenter de comprendre – comme si ça allait changer quoi que ce soit à ma compréhension – ce qu’il disait. Il voulait profiter de l’instant. J’avais à peu près compris sa demande. De toute façon, vu l’intonation de sa voix, il faudrait être idiote pour ne pas comprendre le message qui fit naître un sourire sur mes lèvres. Je goûtais alors encore un autre gâteau – le dernier – avec un air du ‘crois-tu cependant mériter de pouvoir me toucher ?’. C’était un sourire un peu chipie et joueuse. Soit dit en passant, je préférais le deuxième gâteau avec la mangue qui dominait très largement. Je pointais alors ma cuillère vers celui-ci : « Je le veux. » J’en repris alors une autre bouchée par simple gourmandise et le pâtissier attendit de voir l’avis de mon fiancé avant de s’activer à noter. J’en profitais pour lui dire : « Tu parles trop rapidement en Russe. Je débute… J’ai donc encore du mal. Je comprends à peu près ce que tu me dis mais pas en détails quand tu parles normalement… Tu as en plus un accent que ta sœur ne prend pas pour m’aider, ce qui ne facilite pas la tâche. Et je suis loin de tout savoir… J’ai encore beaucoup de choses à apprendre et on peut, si tu veux, le faire tous les deux… » lui dis-je avec un sourire en coin. « On prend donc celui-là ? » lui demandai-je en me levant. « Si tu veux, j’ai encore un peu de temps avant de faire des essayages pour ma robe. Tu veux qu’on se ballade un peu … ? » dis-je avec un sourire innocent. J’avais bien compris qu’il préfèrerait certainement qu’on se retrouve en intimité tous les deux plutôt que de se balader en pleine rue mais j’aimais l’idée de le faire un peu languir… Je ne voudrai pas qu’il ait l’impression qu’il lui suffise de claquer des doigts pour me posséder. Je voulais le rendre fou, le faire miroiter un peu, faire qu’il me désire vraiment et prenne nos moments ensemble, rien que tous les deux, dans nos corps à corps enflammés, comme un acte non commun, constant et monotone mais comme un moment piquant, qui se sera fait désirer avec aplomb. Ce n’était pas parce qu’il m’avait déjà eu que je devais, dès que l’idée lui passait par la tête comme ça, écarter les cuisses sans plus de cérémonies. J’aimais trop jouer – à qui la faute – pour ça et je comptais bien m’amuser avec lui avant de perdre patience et de déraper de nouveau. Je lui dis donc en russe pour être sûr que l’homme ne puisse comprendre : « J’ai d’autant plus besoin de l’avis d’un… » je cherche mon mot. « expert pour… » dis-je en réfléchissant de nouveau. « une séance shopping en lingerie. » finis-je par dire. Aurais-je une idée en tête ? J’avais envie de connaitre ses goût, or si je ne l’emmenais pas dans une boutique de lingerie pour lui demander de me choisir lui-même ce qu’il aimerait me voir porter, je ne pourrai jamais connaitre son style exact. Vous l’aurez compris, je veux être sûre de le rendre complètement dingue à notre nuit de noce et pour ce doux piège, j’avais besoin de son aide sans qu’il en ait pourtant conscience… J’attendais alors son avis sur la question, espérant que cela ne le dérange pas trop. Et pour l’aider à se décider à être d’accord, je lui dis : « Et si tu veux, j’accepte que tu passes la tête au travers du rideau pour juger de toi-même du rendu en cabine… » dis-je avec un léger sourire. « On pourra discuter de la vengeance de ta sœur sur le chemin de la boutique… » finis-je par conclure, indiquant mon accord pour faire peur à Eiladora même si je n’étais pas fan de faire du mal à mon fiancé. J’étais cependant médicomage et j’en connaissais un rayon sur les blessures. J’avais donc quelques idées en réserve qui pourrait très certainement lui plaire. Mais pour ça, il faudra accepter de jouer le jeu dans la boutique de lingerie…


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Mer 3 Juin - 23:01
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Elle sourit à mes derniers mots, ce qui me fit sourire un peu plus, elle goûta le dernier gâteau en me lançant un regard qui disait presque 'parce que tu crois que tu peux me toucher'. Je lui lançais un regard plaidant pour au moins un peu, juste un baiser pourrait me suffire, même si la toucher un peu plus ne me dérangerait pas, je devais l'avouer. Elle pointa sa cuillère vers le gâteau ayant un fort goût de mangue. « Je le veux.  » Je trouvais amusants de voir qu'elle exigeait plus qu'elle ne demandait ce gâteau. Elle en reprit une bouchée et je fis de même, c'est vrai qu'il était très bon et qu'il me plaisait énormément. « Tu parles trop rapidement en Russe. Je débute… J’ai donc encore du mal. Je comprends à peu près ce que tu me dis mais pas en détails quand tu parles normalement… Tu as en plus un accent que ta sœur ne prend pas pour m’aider, ce qui ne facilite pas la tâche. Et je suis loin de tout savoir… J’ai encore beaucoup de choses à apprendre et on peut, si tu veux, le faire tous les deux…  » Me dit ma fiancée et je lui lançais un petit regard d'excuse. Pour moi le russe était trop naturel et je ne pensais pas à mon accent, j'avais beaucoup de mal à l'effacer. Je notais que je devrais me concentrer pour lui parler sans aucun accent mais j'étais heureux qu'elle veuille que je recommence à lui apprendre plutôt que ma sœur, ça me tenait à cœur, elle serait ma femme, elle n'allait pas épouser ma jumelle. Quoi que dans le fond, en m'épousant, elle se condamnait à subir la présence d'Eiladora à vie. « On prend donc celui-là ?  » Me demanda-t-elle en se levant et je hochais la tête, le pâtissier se mit donc à prendre ses notes, je ne l'avais même pas remarqué avant. « Si tu veux, j’ai encore un peu de temps avant de faire des essayages pour ma robe. Tu veux qu’on se ballade un peu … ?  » Me proposa Mina et je me levais. Bien sûr que je voulais profiter de notre temps ensemble. Une ballade n'était peut-être pas mon premier choix, mais tant que je pouvais être avec elle, tout m'allait. Ça faisait trop longtemps que nous n'avions été ensemble et je voulais absolument en profiter. Surtout que je sentais qu'un moment comme celui-ci risquait de ne pas se reproduire si rapidement que cela.

Je savais que cette promenade ne ressemblerait pas du tout à ce que j'avais pu imaginer comme moment en tête à tête avec Mina. Enfin bon, c'était vraiment toujours mieux que rien et je ne voulais pas faire ma mauvaise tête alors qu'on venait de se retrouver. Surtout que je ne vivais pas si mal la situation, du moins pas encore trop mal pour avoir envie de tuer toutes les personnes s'approchant de moi. J'étais juste devenu un peu plus caractériel mais ça passait presque inaperçu, du moins pour les personnes n'étant pas ma sœur jumelle. Dora connaissait trop bien mon caractère et elle avait tout de suite compris pour ma dispute avec Mina, comme elle avait su qu'elle ne tirerait rien de moi. Je savais que je n'avais ressenti aucune frustration de ne pas pouvoir la toucher parce que j'avais trop de chose à penser par rapport à nous. « J’ai d’autant plus besoin de l’avis d’un…  » Elle sembla chercher ses mots et me fit penser à moi à mon arrivée en France. « expert pour…  » Nouvelle réflexion amusante. « une séance shopping en lingerie.  » Me dit elle et là, je souris de toutes mes belles dents bien blanches. Si on sortait en couple pour acheter de la lingerie, je n'avais aucune raison de me plaindre. J'avais beau ne pas aimer les magasins plus que ça, j'étais fou des femmes portants de la belle lingerie. Même si tous les dessous n'étaient pas pour me plaire et même si pour le moment ma fiancée ne m'avait jamais déçu de ce point de vue là. Restez à savoir ce qu'elle avait comme goût en matière de lingerie, puisque j'étais assez fermé sur ce point, je le serais d'autant plus avec Mina que je ne l'avais été avec mes conquêtes. « Et si tu veux, j’accepte que tu passes la tête au travers du rideau pour juger de toi-même du rendu en cabine…  » Dit elle dans un sourire. « On pourra discuter de la vengeance de ta sœur sur le chemin de la boutique…  » Comment pouvait elle passer de regarder à travers le rideau à la vengeance contre Dora. « On vous commande ce gâteau-ci. Je pense que ma sœur vous a indiqué le nombre d'invités en venant. » Déclarais je au pâtissier avant d'ouvrir la porte à Mina, l'invitant à sortir avec galanterie. Une fois qu'elle eut passée la porte, je lui proposais mon bras afin de me laisser guider vers la boutique de lingerie. Après tout, je ne savais pas du tout où se trouvait les boutiques de lingerie, je ne les fréquentais pas du tout, je n'avais jamais acheté de lingerie pour une femme.

Je me laissais donc guider par ma fiancée afin d'être amené dans un lieu m'étant parfaitement inconnu. Je ne mentais pas, puisque c'était bien l'une des seules choses que Dora et moi n'ayons jamais fait ensemble, aller acheter des dessous féminins. « Je ferais des efforts sur le russe. Je disais juste que je veux que Dora pense qu'elle nous a conduit à une dispute bien plus violente que la première et qu'elle comprenne ainsi qu'elle n'a pas à se mêler de notre vie. C'est peut-être horrible comme façon d'agir, mais sans cela, elle ne comprendra pas que notre vie, on peut la gérer tout seul. Même si on est borné tous les deux. » Annonçais je à ma fiancée en évitant de parler de lingerie. J'avais bien en tête quelques mauvaises blagues par rapport à son idée de balade et de shopping, mais je me doutais qu'elle pourrait le prendre bien ou mal, alors je voulais m'abstenir de les faire. La situation pour Eiladora était donc clarifiée, maintenant je pouvais me permettre de lui parler d'autres choses. « On a fait un super choix de gâteau. » Affirmais je à ma fiancée. Je ne mentais pas, j'avais réellement adoré ce gâteau et je voulais lui faire savoir que j'étais tout à fait d'accord avec son choix, ce que je n'avais pas dit du tout. Du moins, je ne l'avais pas dit clairement et je préférais clarifier ce fait, comme ça elle ne pourrait pas douter qu'il me plaisait également. On marchait toujours vers la boutique de lingerie et je repensais à ses paroles, celles disant qu'elle acceptait que je passe ma tête à travers le rideau de la cabine. « Pour ce qui est du rideau de la cabine, ce n'est pas que je ne vais pas en mourir d'envie mais un tel geste serait inconvenant, du moins tant que nous ne sommes que fiancés. De plus, avoir la surprise de te voir dans ces dessous en privé sera bien plus plaisant. » Assurais je à Mina. J'étais assez content de moi, je lui avais clairement dit les choses comme je le pensais et c'était bien l'une des rares fois où je lui montrais mon réelle attachement aux convenances. C'était sûrement une convenance qu'on ne voyait fréquemment que chez les sang-purs, mais j'y tenais. Je ne voulais pas qu'on pense que nos fiançailles étaient souillées par des relations trop intimes. Dans les faits, j'étais plus que conscient que c'était le cas, mais personne n'avait à le savoir hormis nous.

Je vis une ruelle et avant que ma fiancée ne puisse dire quoi que ce soit, je la poussais à l'intérieur. Je l'attrapais en douceur, mes mains trouvant leurs places dans sa nuque et autour de sa taille. Je ne lui laissais pas le temps de comprendre les faits, que mes lèvres vinrent capturer les siennes avec douceur, puis avec plus de passion alors que j'approfondissais ce baiser. J'étais complètement enivré par le plaisir de sentir le contact entre nos lèvres, de retrouver le goût de ses lèvres, de pouvoir à nouveau vivre avec passion le ballet que dansait nos langues en se retrouvant. Je finis par rompre notre baiser avec douceur, laissant mon nez caresser le sien avant de poser mon front contre le sien. « Tu m'as affreusement manqué. » Murmurais je sans détourner une seule seconde mon regard du sien. Ce qui me coûtait, puisqu'elle savait qu'exprimer mes sentiments oralement était une épreuve pour moi, alors le faire dans un endroit où des gens pouvaient l'entendre était encore plus compliqué. Cependant, je n'avais pas pu résister ni à la pulsion qui m'avait poussé à la tirer dans cette ruelle pour lui voler un baiser, ni à cette furieuse envie de lui avouer qu'elle m'avait manqué plus que je n'aurais bien voulu l'avouer il y a encore de cela quelques heures. Je lui fis un petit sourire avant de lui voler un très rapide baiser qui ressembla plus à un frôlement de nos lèvres qu'autre chose. « Allons voir cette lingerie, sinon je risque de ne plus répondre de moi. » Demandais je en m'éloignant de ma fiancée pour lui présenter une nouvelle fois mon bras. Avant qu'elle ne puisse le faire, je ne pus m'empêcher de rajouter quelques mots. « Tu as fait quoi pendant qu'on s'ignorait ? » M'enquis je d'un ton qui ne contenait absolument aucun reproche. Je ne voulais pas connaître ses agissements à proprement parler, même si c'était ce que je lui demandais, je voulais surtout savoir comment elle avait vécu au fond d'elle-même cette séparation. Si comme moi elle s'était posée une quantité incroyable de question, si elle avait eu des moments de doute, si elle avait pensé à arrêter d'être une femme bornée pour venir me voir, là où j'avais refusé de ravaler ma fierté pour venir la voir. « Bien sur, je parle en dehors du fait de choisir ma sœur comme nouveau professeur de russe. Remplacer le frère par la sœur n'est pas le meilleur choix, puisque je vais l'engueuler de t'en avoir tant appris. » Avouais je à Mina sans aucune honte. Je me doutais que ma fiancée comprendrait que je voyais le russe comme une chose que je devais lui apprendre et non ma sœur, bien que je laissais une partie du vocabulaire volontiers à ma sœur qui pourrait mieux lui en parler que moi. Comme les vêtements féminins, les dessous ou les sujets typiquement féminin qui ne me concernaient pas.
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Jeu 4 Juin - 16:47
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Arcturus & Mina.
Promenade au monde de la lingerie


Arturus commanda le gâteau. Il ouvrit alors la porte pour me laisser passer comme le parfait gentleman auprès de sa future femme. Je le remerciais avec un léger sourire avant de passer à mon tour. J’aimais quand il avait ce genre d’attitude digne d’un parfait gentleman. Loin de moi de douter de la bonne éducation de mon fiancé mais j’aimais le voir faire des efforts même après m’avoir eu. C’était le genre de petits gestes qui devait lui semblait naturel pour lui, loin de lui demander grand effort mais c’était la preuve pour moi qu’il me respectait à la fois pour mon rang et ma position envers lui. Me proposait son bras en faisait bien évidemment parti même si je préférais très largement sa main – mauvaise habitude que j’avais pris en France, loin très loin de notre éducation –. Je ne fis pourtant cas de sa proposition, prenant son bras simplement. Du moment que je pouvais être près de lui, je ne trouvais vraiment trop rien à redire. Alors le bras ou la main, soit. Agissons selon notre rang. Après tout, nous étions à Londres et nous pouvons donc rencontrer des personnes que nous connaissions.

De là, je le guidais vers les boutiques que j’avais en tête. Je favorisais d’abord les boutiques sorcières. Quelle différence avec les boutiques moldues ? Comme ça, pas grand-chose si ce n’est le talent de création, surement fait par magie plutôt qu’à la main ou par des machines. Elles étaient aussi souvent tenues par ces sorciers et bien évidemment les marques étaient régies par de grandes couturières sorcières. Bref, quand on est une jeune demoiselle de sang pur comme moi, on ne pouvait que se fournir dans ce genre de boutique très tendance et à la mode. « Je ferais des efforts sur le russe. Je disais juste que je veux que Dora pense qu'elle nous a conduit à une dispute bien plus violente que la première et qu'elle comprenne ainsi qu'elle n'a pas à se mêler de notre vie. C'est peut-être horrible comme façon d'agir, mais sans cela, elle ne comprendra pas que notre vie, on peut la gérer tout seul. Même si on est borné tous les deux. » Oui mais si elle n’était pas intervenue, où en serions-nous dans deux semaines ? Je me posais sérieusement la question… Après tout, elle avait eu de bons réflexes et même si jamais je ne l’avouerai, j’étais contente de son initiative. Je n’étais alors plus très sûre de vouloir punir sa sœur jumelle. Elle avait fait cela après tout pour nous aider. Oui je sais, quelle ironie de voir le frère ne pas vouloir que sa propre sœur ne se mêle autant de ses affaires personnelles alors que ça ne dérangeait pas tant sa fiancée… Je ne savais que penser de tout ça. Oui j’aimerai qu’elle ne se mêle pas de nos histoires de cœur mais ça nous avait bien servi aujourd’hui… C’était à méditer même si pour l’instant je restais assez d’accord avec mon fiancé. « On a fait un super choix de gâteau. » J’avouais et j’étais tout à fait d’accord avec ça. La mangue était une véritable bonne idée. Personne ne s’attendrait à une telle chose. Je continuais alors à penser au gâteau quand il vint sur le sujet des boutiques : « Pour ce qui est du rideau de la cabine, ce n'est pas que je ne vais pas en mourir d'envie mais un tel geste serait inconvenant, du moins tant que nous ne sommes que fiancés. De plus, avoir la surprise de te voir dans ces dessous en privé sera bien plus plaisant. » m’assura-t-il. J’avais oublié ce détail… Pour moi, tout ça était nouveau et m’étant donné à lui, certaines choses me semblaient bien moins… comment dire… gênantes. Je ne pensais cependant pas toujours au regard des autres. Depuis la mort de mon père, j’avais pris l’habitude d’agir à l’instinct sans me poser de questions sur le regard des autres. Bien évidemment cette philosophie avait des limites. Je n’aimais pas non plus qu’on me voit comme certaines femmes de nos rangs. J’étais une des rares à suivre les traditions dans les règles de l’art. Il y avait aussi Narcissa Malefoy qui était douée dans le talent de se faire passer pour une femme très respectable. Alors si la violence et la détermination de ma mentor était un art que j’admirais, si je devais ressembler à une femme, du point de vue des autres, j’aimerai pouvoir avoir la force et le charisme de cette femme. Son mari n’était pas toujours dans les bons petits papiers du Lord mais elle avait une droiture qui dépassait largement l’entendement et l’humain. C’était pourtant un modèle parfait à suivre pour toute femme ne voulant pas finir un peu comme… comme… oh je pourrais vous citer divers noms. Vous avez Jesse-Rose Greenwood qui était vu comme ne sachant pas se stabiliser et beaucoup – en tout cas moi je le pensais – devait se dire que ça devait certainement être une femme instable. Je plaignais en attendant Drago Malefoy. Il y en avait d’autres. Prenez Pansy Parkinson. Je la soupçonnais prendre l’excuse de ses études pour fuir comme une lâche son rang qui devait être le sien et surtout son rôle vis-à-vis du seigneur des ténèbres. Les femmes au sein des mangemorts n’étaient cependant pas des enfants de cœur. Les plus actives étaient souvent les plus dangereuses et si chacune avait des qualités que je pouvais soit admirer à tour de rôle, soit… bref, je n’avais pas toujours un avis positif mais que ce soit mes collègues ou non, nous avons tous nos défauts et honnêtement, qu’elles soient du style anti-conventionnel – oui oui c’était bien ma façon de citer les ‘Mary couche-toi là’ – ou plus de mon genre, peu importe du moment qu’aucune ne me faisait défaut dans nos missions communes.

Toute dans mes pensées sur le chemin des boutiques, je ne vis alors pas venir le coup d’Arcturus, qui m’attira dans une ruelle, m’attrapa en douceur, saisit ma nuque et ma taille et m’embrassa… Douceur était le thème de son initiative mais il fut incapable de ne pas se laisser aller dans le genre de passion dont nous étions capable ensemble. Surprise, je le laissais approfondir son baiser, me donnant des vertiges s’approchant du désir du goût de sa peau et de ses lèvres sur la mienne. Je répondais au ballet de sa langue dans la même passion, me rapprochant de lui plus encore. M’adonnant à ce baiser retrouvé, je ne vis alors pas le temps passer ou le moment qui le fit tout stopper. Il rompit l’échange de nos lèvres pour caresser mon nez avec le mien. Son front vint contre le mien. « Tu m'as affreusement manqué. » Il provoqua un sourire sur mes lèvres. Cet homme me faisait complètement craquer. Finalement, je le préférais comme il était, complexé par les mots et leur expression. Cela rendait ce genre de moments plus forts et plus charmants à mon cœur. Pour moi ils étaient un effort mais aussi la preuve de ses sincérités. Comment douter de lui en cet instant. J’étais amoureuse de lui et quand je le voyais agir de cette façon avec moi, la période où il allait voir ailleurs alors que je ne lui avais demandé aucune exclusivité semblait tellement loin. Non pas qu’il pourrait déraper. Sasha s’amuse assez à me répéter qu’il n’était qu’un homme mais je voulais croire qu’elle se tromper. Oui il pourrait mais pas en ayant des sentiments pour moi. Me tromper n’irait pas avec ses agissements et ses mots. Comment un homme qui compte passer le restant de sa vie avec une seule femme pourrait envisager d’aller voir ailleurs ? A cet instant plus qu’un autre alors oui, j’avais une confiance complètement aveugle et je voulais même croire que mes méfiances pour Nathasha étaient complètement ridicules…

Je recevais alors son bref baiser que je lui rendis. « Allons voir cette lingerie, sinon je risque de ne plus répondre de moi. » me dit-il, m’arrachant un nouveau sourire. « Moi aussi tu me manques… » insinuai-je à ses mots, dans un sourire qui se voulait parfaitement innocent pour lui faire comprendre le sous-entendu. Il me manquait certes physiquement mais l’avoir pour moi à me balader ainsi et profiter simplement de lui sans superflu ou sexe, était aussi agréable. Après tout, oui le sexe était important mais il ne faisait pas tout. Du moins pas pour un époux et son épouse. Cela revenait seulement à deux amants. J’osais espérer qu’on était bien plus que ça tous les deux… C’est pour cette raison que je pris son bras. « Tu as fait quoi pendant qu'on s'ignorait ? » me demanda-t-il alors que nous recommencions à marcher. Je le regardais sans savoir s’il voulait vraiment savoir ce que j’avais fait ou si c’était simplement une demande pour savoir comment j’avais vécu cette ‘séparation’ de façon psychologique… Il éclaircit cependant sa pensée avant que je n’ai le temps de lui demander : « Bien sûr, je parle en dehors du fait de choisir ma sœur comme nouveau professeur de russe. Remplacer le frère par la sœur n'est pas le meilleur choix, puisque je vais l'engueuler de t'en avoir tant appris. » Je supposais finalement qu’il voulait parler d’un peu de tout. Je finis par lui dire avec un sourire ironique : « Et bien mis à part sortir tous mes poupées vaudous à ton effigie et de tenter d’innover en potion pour te faire regretter d’être né… Quoi ?! J’étais en colère ! Promis, je jetterai les poupées ! » dis-je en rigolant. Et les potions ? Non mais je plaisantais réellement. J’avais autrement chose à faire que de lui vouloir du mal. Je finis alors plus sérieusement par dire : « J’ai passé mon temps à l’hôpital, explosant les heures supplémentaires pour m’occuper et éviter de penser à ce qu’il s’était passé. Je n’aime pas quand on se dispute… Je ne me sens plus moi-même. Tu me manques… Je ne cessais de demander à ta sœur, comment tu allais. C’était assez gênant. Je sais qu’on se redisputera encore et encore. Nous avons un trop fort tempérament pour nous entendre constamment et très franchement on s’ennuierait surement mais… je déteste ça. J’ai la sensation de tout perdre quand je te vois partir comme la dernière fois. C’est vraiment… désagréable. » Je n’avais aucune honte à lui confier mes sentiments contrairement à lui. Pour moi ce n’était pas une faiblesse. Je voulais surtout qu’il comprenne le mal qu’il m’avait fait. Quand j’avais voulu revenir en Angleterre, je n’avais pas non plus voulu qu’on ne se voit pas pendant des jours entiers. J’avais juste besoin de m’écarter un peu. J’aurai pu certes aussi le retenir. Il n’était pas l’entier fautif et je le savais. Seulement, que voulez-vous dire dans ces moments ? Je lui en voulais et donc pour moi, le retenir était complètement illogique. Je n’allais pas m’affaisser juste parce que je l’aimais. Je l’avais déjà fait devant la porte de la chambre, il ne fallait pas non plus trop en me demander si je n’avais aucun retour derrière. C’était donnant-donnant.

Nous arrivions à la boutique de lingerie. La vitrine promettait déjà de la lingerie fine de très haute qualité. Nous entrions ensemble. « Je te propose un jeu. Je te laisse sélectionner ce qu’il te plait, j’essaie, je ne te dis pas ce que je prends finalement et tu auras la surprise à la maison après le mariage ? » Pourquoi seulement après le mariage ? Parce que la vendeuse arrivait vers nous et qu’elle put donc facilement entendre mes mots. Je préférais d’autant plus me méfier. Les couturiers étaient parfois doués pour parler aussi français. Rajoutons que je n’avais pas assez de vocabulaire pour m’exprimer en Russe : je ne savais pas comment on disait entre autres ‘sélectionner’. Et puis… j’aimais l’idée de lui poser un doute sur la situation… Même si je savais pouvoir compter sur lui pour me faire changer d’avis si je décidais réellement une telle chose. Je le laissais alors prendre les devants tandis que la vendeuse nous salua très chaleureusement sans nous sauter dessus. Ayant entendu mes mots, elle laissa Arcturus gérer la situation, ce qui me convenait parfaitement. J’étais alors curieuse de savoir s’il allait pencher pour de la dentelle, de la soie, du bleu, du noir, du rouge, du corail, du blanc, bref il y avait un très large panel et la boutique sorcière qui paraissait petite à première vue, était finalement longue en profondeur avec une ambiance plutôt intimiste et des vendeurs aux grands sourires et décolletés rêveurs. Enfin ça c’était sans compter les affiches entre chaque séparation de genre, d’une jeune femme, mannequin, qui montrait des modèles de la marque sur elle. Je reconnus même Morgana un instant. Tiens… Je ne savais pas qu’elle était mannequin de lingeries fines. Elle devait surement travailler dans plusieurs catégories de vêtements. La connaissant pour avoir fait déjà une mission ou deux avec elle, je n’avais jamais fait attention à quel point elle pouvait être si bien faite. Son ensemble noir en dentelle n’était pas mal. Elle devait avoir la même poitrine que moi… Oui oui, pendant que mon fiancé faisait sa sélection, j’étais fixée sur l’affiche d’une collègue en comprenant pourquoi le lord se servait d’elle plus qu’une autre pour draguer un homme. Quel type pourrait résister avec un corps pareil, habillée de façon si sexy ? Serais-je jalouse ? Non, pas vraiment. Honnêtement, je n’aimerai pas être prise en photo aussi dénudée pour être affichée comme ça à la vue de tous…


Codes par Wild Hunger.

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Ven 5 Juin - 12:06
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Après mes paroles, elle eut rapidement un sourire ironique, je compris que j'allais avoir droit à quelques choses ressemblant à une blague. « Et bien mis à part sortir tous mes poupées vaudous à ton effigie et de tenter d’innover en potion pour te faire regretter d’être né… Quoi ?! J’étais en colère ! Promis, je jetterai les poupées !  » Me dit elle en rigolant et je lui accordais un regard amusé. Je la savais pourtant tout à fait capable de créer une potion pour me faire regretter d'être né. Bien que je me doutais aussi qu'elle n'allait sûrement pas le faire et qu'elle n'avait même pas commencé à y penser.« J’ai passé mon temps à l’hôpital, explosant les heures supplémentaires pour m’occuper et éviter de penser à ce qu’il s’était passé. Je n’aime pas quand on se dispute… Je ne me sens plus moi-même. Tu me manques… Je ne cessais de demander à ta sœur, comment tu allais. C’était assez gênant. Je sais qu’on se redisputera encore et encore. Nous avons un trop fort tempérament pour nous entendre constamment et très franchement on s’ennuierait surement mais… je déteste ça. J’ai la sensation de tout perdre quand je te vois partir comme la dernière fois. C’est vraiment… désagréable.  » M'avoua ma fiancée et je me rendis compte qu'elle venait de me livrer tous ses sentiments vis-à-vis de notre dispute. Cette différence entre nous était frappante, elle exprimait ses sentiments avec une facilité déconcertante comparé à moi qui avait tout le mal du monde à lui dire simplement qu'elle m'avait manqué. Là où elle demandait des nouvelles à ma sœur, j'avais évité farouchement de le faire, ma sœur me ramenait les nouvelles, mais je n'en demandais pas. En même temps, ma jumelle me connaissait assez pour savoir que je voulais des nouvelles mais que je n'allais pas lui demander ouvertement de m'en donner. L'excuse de l'avancée du mariage avait été bonne pour avoir des nouvelles de Mina sans en demander. J'étais conscient qu'une fois marié, nos disputes ne seraient plus pareilles, nous serions dans le même manoir et les disputes ne dureront pas si longtemps que cela.

On arriva finalement devant la vitrine de la boutique de lingerie et je me dis que vu ce que j'y voyais, l'intérieur de la boutique n'allait pas me décevoir du tout. On entra dans la boutique, elle me semblait immense vu la taille des articles en vente, mais en même temps, c'était un plaisir pour moi de voir une femme avec de beaux sous-vêtements alors je n'allais pas me plaindre de voir un très grand choix en la matière. « Je te propose un jeu. Je te laisse sélectionner ce qu’il te plait, j’essaie, je ne te dis pas ce que je prends finalement et tu auras la surprise à la maison après le mariage ?  » M'annonça Mina et je vis du coin de l’œil la vendeuse, comprenant pourquoi elle me parlait d'après le mariage. De toute manière, je pouvais bien attendre le mariage, elle devait bien avoir d'autres dessous que je n'avais eu le loisir de voir et qui me plairaient. Je comptais bien la revoir avant notre mariage, même si c'était juste pour qu'elle passe la nuit dans mes bras à dormir, j'avais envie de cette intimité, qu'on soit juste tous les deux et qu'on profite de la présence de l'autre loin des regards. Contrairement à ce qu'elle pouvait penser, je ne pensais pas qu'au sexe, mais je tenais à des moments intimes, dans le sens large du terme. La vendeuse nous salua chaleureusement mais resta loin, visiblement elle avait bien enregistré les paroles de ma fiancée et me laisserait tout seul dans ma merde. J'avais réellement une tête à savoir choisir des dessous pour une femme ? J'en doutais très franchement mais je me mis à tourner dans les allées, sans rien choisir observant, les couleurs, la dentelle ou l'absence de dentelle, les différentes matières. C'était véritablement de la torture pour moi, je ne connaissais pas réellement les goûts de Mina et je n'étais pas du tout certains que les miens lui plairaient. Je n'étais pas du tout le genre d'homme à aimer une femme en sous-vêtements vulgaire laissant voir à travers la dentelle son corps. À la limite, je n'avais rien contre une dentelle laissant peu de place à l'imagination quand il s'agissait de la poitrine, mais je tenais à l'éviter. Je finis par m'arrêter devant du bleu nuit, j'avais réellement un très gros problème avec cette couleur. Surtout que je me disais qu'elle pourrait parfaitement porter de tel dessous avec la robe que je comptais lui offrir pour notre mariage.

L'ensemble n'avait rien de vulgaire à mes yeux, c'était dans un tissu fin, avec un peu de dentelle sur les bords des vêtements mais pas sur l'ensemble. Vraiment le genre de vêtement que je pouvais aimer. Je me mis à regarder les tailles, je me doutais que des sorts pour qu'ils s'adaptent à la morphologie existait mais je ne voulais pas froisser ma fiancée en prenant trop grand. Je pris ce qui me semblait être ses tailles, du moins ce que je savais être sa taille, puisque grâce à la garce, j'avais ce genre d'information et mes yeux m'en avaient donné l'indication avant que son amie ne m'envoie les mesures que je lui avais demandé. Tournant dans les rayons, je pris des ensembles beaucoup plus simples mais en soie, de couleur rouge, blanche, noire. Je prenais un peu de tout sauf des dentelles trop fréquente ou semblant faites pour de vieilles femmes. Je cherchais des vêtements n'étant pas trop dénudés et pour les couleurs, j'avais choisi ce qui me tapait dans l’œil. J'avais ainsi entre les mains du bleu nuit, du rouge, du blanc, du noir, du beige, du bordeaux, du vert herbe, un gris très clair pouvant passer pour du blanc. Niveau couleur, je n'étais pas réellement difficile, c'était plutôt les coupes et les tissus qui m'intéressait et j'étais resté sur mon style très conventionnel, poitrine bien caché mais pas complètement enfermée et des culottes cachant ce qu'il y avait à cacher sans être trop classique. J'étais trop compliqué pour moi-même et je finis par rejoindre ma fiancée. Elle regardait une affiche d'une mannequin posant en sous-vêtement, je m'étais placé derrière elle.

J'en étais bien heureux en constatant que la mannequin qu'elle observait sur la photo était nul autre que Morgana Greenwoood que je connaissais et qui je devais l'avouer était très bien faite. Pourtant, je me doutais que certains hommes devaient trouver de l'intérêt à voir ainsi une photo d'une mannequin en petits dessous mais ça ne me faisait rien. Surtout que je connaissais personnellement Morgana, par contre je devais avouer que les dessous qu'elle portait se trouvaient être vraiment pas mal. « On rêvasse sur les affiches, très chère ? » Taquinais je ma fiancée en passant un bras autour de sa taille. Je me rendis compte qu'elle pouvait mal prendre mes mots puisque ça voulait dire que j'avais moi-même regardé cette affiche. « Serais tu prêtes à essayer le même ensemble que Morgana Greenwood, je suis certains que tu le porteras bien mieux qu'elle. » Murmurais je à l'oreille de ma fiancée. Je ne voulais pas risquer de laisser entendre que je complimentais ma fiancée indirectement en lui laissant savoir que pour moi elle était bien plus belle en dessous que Morgana Greenwood. Je lâchais sa taille pour attraper le même ensemble que celui de la Morgana de la photo et je l'ajoutais au mien. « Cesses donc de regarder cette affiche, la mannequin dessus a bien plus d'attrait vêtue et quand elle ouvre la bouche qu'ainsi dévêtue et posant pour les paluches d'hommes n'ayant la joie d'être bien accompagné dans la vie. Va donc essayer ce que j'ai choisi et si je n'ai le droit de savoir ce que tu prends, dis moi au moins si c'est plutôt ton genre ou pas du tout. » Annonçais je à ma fiancée. J'avais laissé volontairement échapper l'information que je connaissais Morgana. Il fallait bien que je lui apprenne un jour ou l'autre que je connaissais cette femme et j'avais l'espoir d'avoir été assez clair dans mes mots pour qu'elle ne pense pas que j'avais mis la jeune femme dans mon lit. Il ne valait mieux pas qu'elle pense une telle chose, sinon elle allait avoir du mal à comprendre la façon dont nous fonctionnions depuis notre rencontre Morgana et moi. Je conduisis calmement ma fiancée jusqu'aux cabines d'essayages, posant ce que j'avais choisi pour elle dans la cabine avant de la fixer dans les yeux. « N'hésites pas à me le dire si la taille ne va pas, j'ai vraiment fait mon choix à l'instinct. » Mentis je un peu mais je ne pouvais lui dire que j'avais ses mensurations grâce à la femme chez qui elle vivait et que je détestais. Surtout que si elle l'apprenait, ça ne ferait que faire tomber à l'eau la surprise de mon cadeau de mariage.
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Ven 5 Juin - 19:40
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Arcturus & Mina.
Une histoire de lingerie


J’étais devant l’affiche de Morgana quand Arcturus revint avec son choix, attirant mon regard de nouveau. « On rêvasse sur les affiches, très chère ? » me taquina-t-il avant de passer un bras autour de ma taille. Fallait-il bien que je m’occupe le temps qu’il fasse ses choix. Je ne fis par contre pas cas véritablement de sa remarque. Pour moi ce n’était qu’une affiche. Il pouvait bien regarder, c’était humain. Du moment qu’il n’allait pas voir cette femme pour céder à des pulsions qui m’étaient normalement maintenant réservées… Honnêtement, je ne voyais pas ce qu’il y avait de mal à regarder une affiche publicitaire. A la rigueur, je prendrai peut-être bien plus mal qu’il reluque le décolleté exagéré de la vendeuse… « Serais tu prêtes à essayer le même ensemble que Morgana Greenwood, je suis certains que tu le porteras bien mieux qu'elle. » Mouais. J’ai le droit de grimacer ? Ok cette mannequin était connue et je ne m’offusquais donc pas qu’il connaisse son nom. SI ça se trouve il l’avait déjà croisé lors de soirées de sangs purs. Après tout elle était du même rang que nous. Imaginer pourtant qu’il veuille me faire essayer la même tenue, me faisait quelque peu grimacer. J’avais peur qu’il se fasse une comparaison dans sa tête. Je n’avais d’origine aucun complexe mais face à une mannequin comme Morgana… je ne pouvais m’empêcher de me demander si lui se dirait si finalement elle était plus sexy et plus attirante que moi d’un certain côté. Je n’aimais pas entrer en concurrence avec une jolie femme qui pouvait être parfaitement dans le style de mon fiancé. Après tout Morgana me ressemblait beaucoup : brune, les cheveux longs, les yeux marrons. Bon certes, j’étais plus petite, des cheveux ondulés contre ses cheveux raides et enfin, j’avais la peau bien blanche face à son bronzage naturel. Ça ne m’empêchait pas de ne pas aimer essayer quelque chose qu’il avait pu voir avant sur une autre. C’est comme me dire d’essayer un des sous-vêtements qu’il a déjà vu sur une de ses amantes, quoi que, je prendrais certainement ce détail bien plus mal. Je ne dis cependant rien, voyant la vendeuse nous observer. Je n’étais pas du genre à faire une scène en public… J’avais du respect pour mon fiancé. Je cédais donc à sa demande de le prendre. De toute façon il n’était pas sensé savoir que je la connaissais… Je ne pouvais donc lui en vouloir. Il rajouta finalement : « Cesses donc de regarder cette affiche, la mannequin dessus a bien plus d'attrait vêtue et quand elle ouvre la bouche qu'ainsi dévêtue et posant pour les paluches d'hommes n'ayant la joie d'être bien accompagné dans la vie. . » J’ai le droit de faire une scène ? Il connaissait cette femme. Je n’avais plus aucun doute. Sinon pourquoi m’avoir dit une telle chose ? Honnêtement, j’aurai préféré qu’elle soit bien mieux dévêtue et la bouche fermée. J’aurai eu au moins le loisir de constater qu’il s’agisse d’une femme pour qui il n’avait aucune considération. J’avais déjà bien assez à gérer avec Natasha, fallait-il qu’il me rajoute en plus une mannequin ? Je le regardais d’un air de dire ‘tu la connais cette … ?’ Il ne vallait mieux même pas formuler ce que j’avais osé penser à ce moment même. Oui je n’avais rien contre Morgana mais je n’aimais pas imaginer que mon fiancé ait de la considération pour la putain du Lord. Oups… je l’avais finalement dit. C’était sorti tout seul, pardon ! Il continua en m’incitant à aller essayer tout ça : « Va donc essayer ce que j'ai choisi et si je n'ai le droit de savoir ce que tu prends, dis-moi au moins si c'est plutôt ton genre ou pas du tout. » Oui c’est ça… Change de sujet, pousse-moi dans la cabine pendant que tu y es et esquive avec magnificence le sujet du ‘tu la connais ? où ? depuis quand ? tu as couché avec ? pas encore ? et pourquoi ? elle te plait c’est ça ? avoue, tu m’as mis Natasha dans la tête pour que je ne pense pas une minute qu’il puisse y avoir pire comme rival ?! Il me conduisit calmement vers les cabines. Pouvais-je en dire autant ? Il m’avait troublé avec ses insinuations et mon regard devait en dire long sur mes questionnements. Est-ce que ça sentait la crise de jalousie à plein nez ? En fait ça dépendait de ses réponses. Quoi qu’il en soit, il avait de la chance d’être en public. S’il y a bien une chose que je ne lui ferais pas, à moins d’une très bonne raison, c’est une scène en public. Je savais rester à ma place. Seulement… je ne garantissais pas d’être des plus tactiles si le doute commençait à s’insinuer sournoisement en moi.

Pour le moment, je choisis cependant de lui laisser le bénéfice du doute. S’il y avait réel danger, j’en aurai entendu parler d’Eiladora non ? A moins qu’elle ne connaisse pas cette femme ? Possible aussi… Il avait alors posé mes articles dans la cabine. « N'hésites pas à me le dire si la taille ne va pas, j'ai vraiment fait mon choix à l'instinct. » me dit-il simplement. Je regardais alors d’abord les étiquettes – sait-on jamais qu’il ait considérer ma poitrine ou mes fesses plus grosses qu’elles n’étaient. Je fus alors stupéfaite de voir qu’il avait le compas dans l’œil. Un sourire s’afficha sur mon visage : « ça m’a l’air d’être un sans-faute Monsieur Prewett… » J’aimais l’appeler parfois par son nom. Ça apportait un côté sexy et joueur à la situation. Je ne pouvais cependant décemment dire ‘Lestrange’ devant les vendeuses. Je me gardais donc bien de faire l’erreur. D’un clin d’œil, je fermais alors le rideau complètement. Je commençais alors à enlever mon t-shirt. « Je ne savais pas que tu connaissais Morgana Greenwood… C’est une femme un peu… particulière. » lui dis-je. Pourquoi disais-je cela ? Parce que malgré son éducation, elle n’avait aucun scrupule pour coucher à gauche à droite et ce pour le Lord. Si j’avais déjà eu le même genre de mission, je m’étais bien gardé d’aller trop loin, assez maligne pour me préserver avant qu’un homme me prenne mon cœur et me fasse céder à une tentation proscrite… Je pouvais cependant être fière de la lutte acharnée que je lui avais apposée pendant un moment. De toute façon, jamais je ne lui aurai cédé si je n’avais pas été fiancée à lui. C’était un minimum syndical que parfois les pères autorisaient à leur futur gendre quand un précontrat était déjà établit. Après avoir enlevé ce qu’il fallait, je pris le sous-vêtement blanc, mettant de côté l’ensemble de Morgana. Franchement… je tricherais bien en disant qu’il ne me plaisait pas du tout. La vérité était que je le trouvais sexy mais je ne voulais pas porter une chose qui pourrait lui rappeler le corps d’une autre. Le blanc était tout simplement parfait mais je n’en dirai pas plus pour le moment. Je le mis simplement de côté, pensant l’acheter. Il me donnait un côté un peu angélique et je me demandais même si je n’allais pas le mettre sous ma robe. « Raconte-moi d’où tu la connais… » lui proposai-je avec un ton neutre qui cachait une certaine curiosité. Avant de s’énerver, je voulais savoir ce qu’il avait à en dire. Serai-je en train de le tester ? Comme lui n’apprécierait certainement pas de voir un homme me côtoyer de trop près, j’avais les mêmes sentiments. Notre passion n’était pas sans conséquence. Elle pouvait être dévastatrice d’une certaine façon. Pendant que je faisais mes essayages, je l’écoutais répondre ou non à ma question. J’essayais alors le beige. Il était pas mal aussi grâce à la blancheur de ma peau qui le faisait ressortir. Le bordeaux attira alors mon esprit. Quand je le passais, le résultat fut si… je ne trouvais même pas de mot. La couleur, la coupe, l’effet qu’il donnait, tout était à en tomber. Ma poitrine était relevée et donnait un effet volumineux sans trop d’exagération qui me laissa croire qu’il adorerait avoir l’occasion de l’admirer. Je validais donc milles fois le bordeaux et je ne pus m’empêcher d’en faire un commentaire : « Le bordeaux est à tomber à la renverse… Cela donne envie de te le montrer maintenant… » lui avouai-je lentement en Russe en me mordillant les lèvres. Je le mis donc dans la pile ‘à prendre expressément’ avant d’essayer le rouge. Mouais… Bof… Je n’aimais pas trop. C’était… trop rouge. Enfin j’aimais le rouge mais pas aussi pétant en fait et… devais-je me justifier quand je n’aimais pas ? Je n’aime pas, je n’aime pas. Bref, je le mis de côté. Je tombais alors sur un couleur verte. Tiens… original. Je n’aurai pas pensé à cette couleur mais pourquoi pas. « Oh Merlin… J’adore le vert. » Je lui faisais tous mes petits commentaire en direct live. Je finis par le bleu nuit. J’en avais déjà pas mal de cette couleur. Forcément quand j’ai su que c’était sa couleur préférée, j’avais bien évidemment acheté quelques-uns de cette couleur. J’eus alors un léger rire en voyant le bleu nuit. « J’ai déjà le bleu nuit ! » Au moins ça prouvait qu’on avait le même genre de goût. D’ailleurs j’avais exactement le même aussi en corail et c’était même celui que je portais actuellement sur moi. Mais je me gardais bien de lui donner ce dernier détail… Bon. Je l’essai ou je l’essaie pas ? J’étais quand même curieuse. Je finis par le passer mais JUSTE pour voir. Raaaah ! Il m’allait vraiment à merveille ! « Je n’aime pas celui de Morgana. » Je ne lui mentais sérieusement pas. Je ne l’aimais pas, je l’adorai !!!! Mais je refusais de l’acheter. C’était hors de question. Oui je sais, c’est totalement ridicule mais je ne pourrai pas m’empêcher de me demander si, quand il me verrait, il penserait à elle. Croyez-moi, il n’y avait pas plus ‘tue l’amour’. Bref, je finis par me rhabiller. En sortant, je choisis de prendre le blanc, le vert, le bordeaux et le beige. Je rendais donc le reste à la vendeuse qui s’empressa de faire une moue en voyant que je reposais le modèle Morgana. Oui je le repose. C’est peut-être votre produit phare mais j’avais certains principes. « Mes choix sont faits ! » finis-je par dire à Arcturus avant de penser à me rendre vers la caisse pour payer le tout. « Tu as toi aussi des choses à faire cette après-midi ? Nous pouvons y passer tous les deux si tu le désires ? » dis-je finalement. J’avais encore quelques boutiques à faire mais quitte à être à deux cet après-midi, on pouvait aussi faire une halte à certains endroits pour lui… Du moment qu’on ne croisait ni Matthieu, ni Natasha, ni Morgana, l’idée m’allait parfaitement… Je ne tenais pas, à peine réconciliés, de nouveau nous emporter pour des raisons de jalousie.


Codes par Wild Hunger.

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Ven 5 Juin - 22:31
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Elle entra dans la cabine vérifiant les étiquettes des vêtements et je me retenais de sourire, puisque les tailles que la garce m'avait envoyé étaient celles que je pensais. J'étais fier de moi et je fus content lorsqu'elle me gratifia d'un sourire. « ça m’a l’air d’être un sans-faute Monsieur Prewett…  » Je faillis reculer au nom de Prewett, je n'en avais plus l'habitude sortant de sa bouche. Je savais pourtant qu'elle faisait bien de me nommer ainsi alors qu'on était en public. Elle finit par me faire un clin d’œil avant de fermer le rideau et je m'adossais contre la séparation entre deux cabines. J'aurais donné cher pour pouvoir entrer avec elle dans cette cabine et juste voir le résultat de ses essayages. Cependant, je ne le pouvais, je n'étais que son fiancé et même marié, je ne l'aurais pas faire pour une histoire de classe. Je vis que deux vendeuses me regardaient, je les ignorais parfaitement surtout que Mina me parlait. « Je ne savais pas que tu connaissais Morgana Greenwood… C’est une femme un peu… particulière.  » Je ne savais réellement ce qu'elle entendait par particulière. Du moins, j'étais conscient qu'elle devait l'être au vue de notre relation assez particulière pour des sangs-purs. Je ne la pensais pas si étrange vu du point de vue d'une autre femme ou d'une autre sang-pur. Il fallait dire que je ne la connaissais pas réellement, je ne faisais pas attention aux photographies d'elle et je ne faisais pas attention aux rumeurs ou aux articles que l'on pouvait trouver dans les journaux ou magazines. Surtout que je ne lisais que la gazette et aucun magazine. Je laissais ma fiancée à son opinion, pour ma part, entre Morgana et moi, il y avait beaucoup de respect, des convenances, un léger jeu de séduction se limitant au mot ce qui nous convenait très bien, sachant l'un et l'autre que si nous avions dépassé ce stade avec nos tempéraments, nous n'aurions pu garder la même relation. « Raconte-moi d’où tu la connais…  » Me proposa ma fiancée avec la plus grande neutralité dans son ton et je me dis que c'était une bonne chose de lui parler largement de mon lien avec Morgana, je n'allais pas entrer dans les détails alors que deux vendeuses me reluquaient ouvertement maintenant que ma fiancée ne pouvait les voir et j'étais conscient qu'elles écoutaient la moindre partie de notre conversation. « J'ai rencontré Morgana peu après mon arrivée en Angleterre. Mes études et mon sang m'ouvrent les portes de certaines soirées, j'imagine que tu en as parfaitement conscience. De là, nous nous sommes rencontrés et nous avons sympathisé, en tout bien tout honneur. Je ne savais absolument pas ce qu'elle faisait dans la vie, je ne la connaissais pas. Je suis loin d'être le genre de personne à lire ou regarder des magazines, je n'ai jamais eu besoin de prendre cette peine. Enfin passons. Elle est consciente des atouts que lui offrent son physique autant que je suis conscient que mon physique m'offre les mêmes. Nous en sommes venus à un petit jeu sage, jouant sur les mots et sur les différentes significations qu'ils peuvent prendre.Nos relations ne se limitent qu'à quelques conversations pleines de paroles séductrices et d'ouvertures, mais je ne l'ai jamais touché et elle ne m'a jamais touché. J'espère que tu comprends ces mots. » Annonçais je en prenant bien le temps de parler calmement et sans accent en russe.

J'avais l'espoir que ma lenteur sur le russe et le fait que j'avais retiré au maximum mon accent permettrait qu'elle ait compris le sens de mes mots. Je ne voulais pas qu'elle pense que j'avais couché avec Morgana. J'étais peut-être un coureur avant, mais pas un idiot coucher avec Morgana aurait eu de grande chance de finir dans un journal ou un magazine et elle devait se douter que je ne voulais pas du tout me faire voir de cette manière, surtout à peine arrivée au Royaume-Uni et avec le secret que je gardais sur mon identité. « Le bordeaux est à tomber à la renverse… Cela donne envie de te le montrer maintenant…  » Me dit elle en russe et j'étais heureux que le bordeaux lui plaisent, je n'avais pas été sûr que se serait le cas. Pourtant la couleur m'avait inspiré et je n'avais aucun souvenir d'une de mes conquêtes portant du bordeaux, alors que je trouvais que cette couleur avait un quelques choses qui m'attirait. J'attendais qu'elle m'en dise plus sur les autres dessous qu'elle essayait et elle finit par me dire. « Oh Merlin… J’adore le vert.  » Je ne pus empêcher un grand sourire de se dessiner sur mes lèvres, j'aimais le vert et le vert était la couleur des armoiries de la famille Black, bon c'était un vert bien plus foncé que celui que je lui avais choisi, mais un vert tout de même. Le vert n'était pas franchement ma couleur préférée, mais quelque chose m'avait poussé à prendre ce vert là sans que je ne sache réellement pourquoi. Je l'entendis rire et je crus avoir fait quelque mauvais choix. « J’ai déjà le bleu nuit !  » M'annonça-t-elle et je vis les deux vendeuses me regardant échanger un regard assez choquée. Elles étaient enfin en train de penser que moi le bel homme, je ne m'envoyais pas en l'air avec la belle femme étant ma fiancée et se trouvant dans la cabine. Je leur lançais un regard disant : « Eh bien oui, certaines personnes font les choses dans les règles de l'art. » avant de leur faire un grand sourire de charmeur qui contrastait avec mon regard précédent. « Je n’aime pas celui de Morgana.  » Je laissais échapper un soupir bruyant de déception et je m'approchais du rideau de la cabine de ma fiancée, me mettant entre la paroi et le rideau sans regarder à l'intérieur, juste pour pouvoir murmurer de façon à ce qu'elle seul puisse m'entendre. « J'aurais aimé avoir le plaisir de te voir le porter, tu dois être magnifique, comme toujours. » Murmurais je avant de retourner en face, sous le regard des vendeuses choquées que je n'ai regarder à travers le rideau afin de la voir.

Mina sortit de la cabine, je notais qu'elle prenait le blanc, le vert, le bordeaux et le beige, mais je la vis rendre le Morgana à la vendeuse, je levais les yeux au ciel, ne pouvait elle pas simplement me faire plaisir. J'eus un petit sourire calculateur, j'avais mes idées en tête. « Mes choix sont faits !  » Me dit ma fiancée en me menant vers la caisse et je souriais toujours, elle n'en voulait pas, mais je m'en fichais, l'ensemble Morgana comme elle l'appelait serait joint à son cadeau de mariage. « Tu as toi aussi des choses à faire cette après-midi ? Nous pouvons y passer tous les deux si tu le désires ?  » Me demanda-t-elle et je me mis à réfléchir à ce que je pouvais encore avoir à faire, j'avais bien fait quelques courses avant de la rejoindre et je n'avais d'autres idées en tête. Je la laissais payer même si ça me gênait, j'aurais voulu lui acheter mais je savais qu'elle finirait par me faire une remarque sur le fait qu'elle pouvait payer d'elle-même et qu'elle avait de l'argent. Je la guidais avec galanterie toujours hors de la boutique, me retenant de lui parler des regards de vendeuses pour moi lorsqu'elle ne pouvait les voir. J'aimais bien voir que j'étais encore capable d'attirer les regards des femmes alors même que j'étais fiancé et qu'elles le savaient. « Je n'ai rien de particulier à faire, du moins rien qui me vienne, sauf si par miracle tu connais un homme assez fou pour vouloir construire un manoir en Russie à cette période de l'année avec un délai minimale et des exigences jugés pour les russes impossibles. » Avouais je à ma fiancée. Je devais bien lui dire que pour le moment notre voyage de noce était un peu en train de tomber à l'eau comme je n'avais nul part où la loger. Je pouvais à la limite m'arranger pour que Natasha me prête le manoir qu'elle avait partagé avec son mari durant leur mariage mais je n'étais pas certain que Mina apprécierait cette possibilité.

Je la conduisis sans vraiment réfléchir dans les rues, je ne savais où elle voulait se rendre mais j'avais très envie de marcher et juste profiter un peu de l'air frais de l'extérieur. On se retrouva seul dans une ruelle et je ralentis volontairement le pas, je me tournais vers ma fiancée. « Je n'ai jamais couché, je ne couche pas et je ne coucherais sûrement jamais avec Morgana. D'une parce que j'ai pas envie que notre jeu de séduction purement verbal ne cesse, ensuite une femme connue comme elle n'est pas ce que je recherche et pour poursuivre, même si elle est mannequin, elle n'est pas parfaite. Et pour finir, elle n'est pas toi et elle n'a pas mon cœur. » Déclarais je à ma fiancée, pour être sûr qu'au moins, si elle n'avait tout suivit plus tôt, elle comprendrait clairement ça. Une fois mes paroles terminées, je me remis en marche. Je la laissais me guider où elle le désirait, je me fichais bien d'où elle m'emmenait tant que nous étions tous les deux. Pendant que nous marchions, je réfléchissais à ce que je pourrais avoir comme besoin dans les boutiques alentours, je ne trouvais rien à part un livre que je voulais acheter. « Il me faudrait un livre, sur les lois sorcières internationales et celles étant presque généralisées. J'ai entendu dire que la France en avait sortie une nouvelle édition l'année dernière, puisque chaque pays à le devoir le rééditer tous les six ans il me semble. Tu as une idée d'un endroit vendant des livres en français ? » M'enquis je, puisque je l'avais sous la main et que je n'avais aucune envie d'envoyer une lettre en France pour me le faire envoyer si je pouvais simplement l'acheter ici sans avoir à le faire commencer par l'une ou l'autre des librairies existantes. Il est vrai que je ne donnais jamais dans la simplicité et que j'avais choisi la version française parce qu'elle était récente mais aussi et surtout parce que lire en français m'aidait à garder le sens de la lecture. Mina m'aidait pour garder l'oral et je l'écrivais souvent. Parce que je n'avais pas que dans les paroles que je changeais souvent de langues, je le faisais aussi à l'écrit quand je prenais des notes en cours et que je n'avais plus envie de voir les sangs impurs venir lire ce que j'écrivais parce qu'ils ne suivaient pas la vitesse de dictée. « Commençons par tes achats, j'ai déjà fait les quelques miens avant de te rejoindre, j'avais besoin de partir au plus vite. Je supporte mal le regard de mon père qui me reprochait de ne pas agir comme un homme et de ne pas aller retrouver ma femme et la ramener auprès de moi. Enfin ne pense pas à mon père comme tu le pourrais, c'était plutôt dans le sens te faire revenir auprès de moi volontairement. » Avouais je et je savais pourtant que Mina savait pertinemment que mon père n'était pas que l'homme qu'on décrivait dans les journaux mais aussi un homme capable d'être plus humains.
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Sam 6 Juin - 9:41
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Arcturus & Mina.
Does it feel the same when she calls your name ?


Nous venions tous les deux de sortir de la boutique. Je repensais à ce qu’il m’avait dit sur Morgana alors que je lui proposais d’aller aussi faire un tour pour lui s’il le désirait. Comment expliquer alors mes pensées… Il y en avait d’autres encore ?! J’avais la sensation qu’il était entouré de femmes. J’entendais déjà Sasha en rire et me dire ‘Ne t’avais-je pas prévenu ? C’est un coureur de jupons, tu t’attendais à quoi ? Des roses, des papillons, des étoiles et des flocons de neige ?’ Qu’il ait eu un jeu dans le passé ne me dérangeait pas. Le passé était le passé. Si je commençais à devenir jalouse pour des actes passés avant moi, je n’avais pas fini de déchanter, je le savais. Mais… Je n’aimais pas l’idée qu’il puisse réussir à jouer sagement avec une autre. Après tout, nous aussi, nous avons jouer avant que ça devienne sérieux… J’avais la sensation alors que Morgana pouvait être un danger pour mon couple et je ne me sentais pas vraiment rassuré. En fait, j’aurai préféré qu’il ait couché avec elle. Au moins, oui je serai jalouse mais je ne serai pas aussi… aussi quoi ? Avant de savoir pour Morgana, j’étais déjà méfiante pour Natasha. En fait je me rendais compte qu’il pouvait y avoir pire que Natasha : Morgana. C’est vrai quoi… Natasha, il avait déjà couché avec. Je savais qu’il ne s’attacherait pas à elle comme il l’était avec moi. En fait, le seul danger que pouvait représenter Natasha était de recoucher avec. Je ne voyais pas sa relation avec cette femme comme une potentielle voix à des sentiments. Pour ce qui était de Morgana… Je n’en dirai pas autant. Ils avaient un jeu sage ? Plein de sous-entendu ? Qu’il n’aille pas me dire que pas une seule fois il a essayé de penser ce que ça ferait s’ils coucheraient ensemble… Je ne serais pas sûre de le croire… En fait, je n’aurai préféré rien savoir. Imaginer qu’il puisse entretenir une liaison comme cela avec une autre me laisse penser que le danger n’est pas physique mais sentimental et c’est ce qui faisait le plus mal. Après tout, moi aussi je ne couchais pas avec lui avant qu’il tombe finalement amoureux de moi. Aujourd’hui, j’avais craqué, et ce avant le mariage. Oui on était fiancé. Oui ce n’était pas très grave mais en attendant, j’avais craqué là où elle ne l’avait pas fait. Je me sentais comme mise en porte à faux. Je ne regrettais pas de lui avoir fait ce présent, mais sa relation avec Morgana et ses mots, me donnait la sensation d’être finalement plus faible que cette femme et de ne pas mériter peut-être son amour, son respect et toute sa considération d’une femme avec un grand F.

Je ne dis cependant rien. Je ne voulais pas plus longtemps y penser… J’étais juste navrée que ma collègue puisse avoir un tel lien avec mon fiancé, lien qui a du surement se créer avant notre propre rencontre. Et voilà… En plus de ça, j’avais la sensation d’arriver comme un cheveu sur la soupe dans leur relation. Il fallait vraiment que j’arrête d’y penser où j’allais finir par chopper ma collègue et lui dire de s’écarter où j’allais sérieusement la pendre à un arbre avec ses propres cheveux… Avec tout ça, heureusement que je n’avais pas vu le regard des vendeuses. J’en aurai assassiné une juste pour me défouler et il devait bien s’en douter. Je n’avais aucun remord quand il s’agissait de calmer mes nerfs. « Je n'ai rien de particulier à faire, du moins rien qui me vienne, sauf si par miracle tu connais un homme assez fou pour vouloir construire un manoir en Russie à cette période de l'année avec un délai minimale et des exigences jugés pour les russes impossibles. » Il faisait bien d’amener une nouveau sujet pour me faire un peu oublier Morgana. Je pensais alors tout de suite au petit ami – et là je l’entendais déjà me sortir ‘ce n’est pas mon petit-ami ! A d’autres… – de Sasha. Il parait qu’il était talentueux. Allez savoir… Enfin ça pourrait toujours être une idée. Je tenais à ma nuit de noce dans notre manoir en Russie. « Tu devrais contacter un certain Dorian Rochester. Il est architecte et sorcier de ce que j’ai entendu dire de Sasha. Il est sur la rénovation de sa bibliothèque, depuis une attaque des mangemorts. Il pourrait peut-être t’être d’une grande aide. Il a l’habitude de gérer des dossiers tel que le nôtre et il a des hommes à son service. Peut-être arriverait-il à faire cela dans les temps ? Je crois me souvenir que Sasha m’ait parlé de certains de ses travaux qui n’ont pris qu’une semaine ou deux… Son cabinet est sur Londres. Passe le voir, je pense que ça ne coûterait rien. » lui proposai-je simplement, oubliant Morgana une minute.

Je me laissais par la même occasion conduire dans les rues par mon fiancé. Honnêtement, je ne pensais pas trouver si vite autant de sous-vêtements. Je n’avais donc pas besoin d’aller dans d’autres boutiques. Du reste, à part ma robe, je n’avais pas souvenir d’avoir d’autres choses à faire. Cela n’allait pas nous empêcher de flâner. Passant dans une ruelle, nous étions seuls. J’étais pourtant sereine, de une parce que celui qui m’attaquerait pourrait amèrement le regretter, et de deux, parce qu’Arcturus était avec moi. A ses côtés, je me sentais dans une réelle sécurité comme je n’avais jamais ressenti auparavant. C’est comme si, près de lui, je me sentais totalement immunisé de tous les maux qui pouvaient m’arriver. Certes parfois on se disputait et j’en souffrais mais ça ne changeait pas mon opinion sur la question. Il me rassurait par son unique présence.

« Je n'ai jamais couché, je ne couche pas et je ne coucherais sûrement jamais avec Morgana. D'une parce que j'ai pas envie que notre jeu de séduction purement verbal ne cesse, ensuite une femme connue comme elle n'est pas ce que je recherche et pour poursuivre, même si elle est mannequin, elle n'est pas parfaite. » Je soupirai. Moi qui avais réussi à l’oublier cinq minutes… C’est quoi ce ‘sûrement jamais’ ?! Ne pouvait-il simplement pas dire ‘jamais’. Le mot ‘sûrement’ insinuait très largement la possibilité qu’il puisse tout de même coucher avec elle et je retrouvais mes peurs qu’elle puisse le charmer de la même façon que moi. Oui certes, je joue sur les mots mais… Et même si elle n’est pas parfaite, ça ne voulait rien dire. Moi non plus je ne l’étais pas. Preuve en était : j’étais réellement jalouse pour un rien. Mais en même temps il ne m’aidait pas et… « Et pour finir, elle n'est pas toi et elle n'a pas mon cœur. » ok. Bon là, je n’ai plus rien à redire… Sa déclaration venait de couper court à un potentiel énervement du style ‘mais qui me dit que tu n’en as pas déjà eu envie et que dès la prochaine dispute tu n’iras pas la retrouver ?’. Je le regardai un instant. Il était sincère. Rah il m’énervait ! Comment voulez-vous que je m’énerve avec cette déclaration ?! Je n’avais nulle raison de m’emporter et c’est bien pour ça que je ne dis rien mais ça n’enlever pas ma méfiance. Leur lien ne me rassurait pas. Je me fis cependant violence pour ne rien dire. Je devais avoir confiance en lui. S’il me soutenait qu’il ne se passera ‘sûrement’ – oui j’ai ce mot en travers de la gorge – jamais rien, c’est qu’il ne se passera ‘sûrement’ jamais rien non ? Je n’avais donc pas à m’inquiéter…

Il se remit en marche. Je tentais de ne plus penser à elle. Je ne voulais pas me disputer à cause d’une autre femme. Je pris donc sur moi et on sait tous comment ça va finir. A quand la goutte qui fait déborder le vase ? Je restais pourtant silencieuse et calme. En fait, il aurait mieux valu que je m’énerve un bon coup. Au moins il aurait su ce que j’en pensais au lieu de jouer les eaux calmes qui peuvent à tout moment se transformer en un réel torrent dévastateur. Mon silence pouvait être d’une certaine façon inquiétant. Il n’indiquait rien sur mes réelles pensées. Enfin il commençait à me connaitre. Quand je ne disais rien, ce n’était pas toujours bon signe.

« Il me faudrait un livre, sur les lois sorcières internationales et celles étant presque généralisées. J'ai entendu dire que la France en avait sorti une nouvelle édition l'année dernière, puisque chaque pays a le devoir de rééditer tous les six ans il me semble. Tu as une idée d'un endroit vendant des livres en français ? » changea-t-il de sujet. Je n’étais pas mécontente qu’il ne continue pas de parler de son ‘amie’. Je réfléchissais alors un instant à sa demande. Je connaissais en effet une boutique. Elle était très petite mais j’aimais bien parfois y aller pour récupérer un livre en français. J’aimais lire depuis toute petite. Je préférais cependant la littérature française à la littérature anglaise. Pas que la littérature anglaise était mauvaise mais je préférais les expressions françaises ou l’émotion qu’on pouvait y retrouver. « Il y en a bien une sur le Londres sorcier. Je peux t’y conduire, voir s’ils ont ton livre. » lui dis-je avec bienveillance. « Commençons par tes achats, j'ai déjà fait les quelques miens avant de te rejoindre, j'avais besoin de partir au plus vite. Je supporte mal le regard de mon père qui me reprochait de ne pas agir comme un homme et de ne pas aller retrouver ma femme et la ramener auprès de moi. Enfin ne pense pas à mon père comme tu le pourrais, c'était plutôt dans le sens te faire revenir auprès de moi volontairement. » J’eus un sourire en coin. J’avais une vision précise de la famille Lestrange. Les hommes ont toujours eu une grande prestance et un charisme qui implique le respect et la crainte. Seulement des plus dangereux, au premier abord, sont les femmes. Vous n’avez qu’à regarder Bellatrix ou Eiladora et vous comprendrez. Beaucoup se méfie d’abord de Bellatrix, surtout par le fait que le seigneur des ténèbres la chouchoute, soyons honnête. Les femmes de cette famille sont tout simplement nocives. Seulement attention aux apparences. Si les hommes semblent parfois en retrait par leur calme et leur silence, je n’irai pas personnellement me frotter à son père. Je l’avais déjà vu à l’action et si Bellatrix était redoutable, son père était mortel. Je ne voyais pas d’autres mots pour qualifier son père. Il était moins démonstratif dans ses colères que sa femme mais croyez-moi, se retrouver entre les mains de Rodolphus, c’était comme être entre les mains d’Arcturus, je plaignais la victime par avance. Je ne doutais cependant pas que son père ne pense pas à mal en conseillant son fils de reprendre les choses en main. Bellatrix était tout de même une femme très libre.

Je le guidais alors vers la librairie sorcière avec un sourire en coin. « Je sais le respect que ton père a pour les femmes. Je sais aussi qu’on attend de moi peut-être un peu plus de soumission. » reconnus-je. Enfin on ne se refait pas. J’avais du caractère et je refusais d’aller contre mes propres sentiments et idéaux. Depuis peu, je suivais aussi plus mon cœur que les règles à proprement parlé. Ça, je lui devais. Avant lui, je ne savais pas ce que ça voulait dire de ressentir des sentiments. Peut-être était-il donc novice dans cette relation mais je l’étais tout autant. Nous apprenions ensemble et c’est ce qui donnait d’autant plus de charme à notre relation. Ni l’un, ni l’autre ne savait comment une relation aussi passionnelle et fusionnelle pouvait nous conduire. Elle impliquait après tout de très bons moments mais aussi de très mauvaise. On ressentait nos émotions, bonne ou mauvaise, avec, pour ma part en tout cas, beaucoup de mal à ne pas pencher tout de suite dans les extrêmes. « Seulement me faire une scène comme tu m’as fait avec la lettre de Matthieu pour m’avouer quelques jours après que tu joues avec une autre… Oui tu n’as pas couché avec. Oui tu ne comptes pas le faire mais Arcturus… C’est exactement la même chose pour moi avec Matthieu. Est-ce que pourtant je suis en train d’hurler ‘ô scandale’ ? Je n’approuve pas ta relation avec Morgana. Elle me rappelle nos débuts. Est-ce que tu ressens la même chose qu'avec moi quand elle prononce ton nom ? Est-ce que sa peau appelle la tienne comme la mienne ? Est-ce qu'une part de toi ne regrette pas d'être fiancé par la curiosité de ce que votre propre passion pourrait donner ? » lui dis-je calmement juste pour lui faire comprendre mes appréhensions. « Mais… Malgré toutes mes questions... Malgré le risque qu'elle pourrait représenter... Je te fais confiance. » Croyez-moi, il m’en avait fallu pour dire une telle chose au lieu de lui reprocher cette relation. « Je crois en toi. Si tu me dis qu’il n’y aura jamais rien entre elle et toi, alors soit. Je veux croire que tu m’aimes assez pour, même pendant une dispute entre nous, ne pas te laisser aller avec elle. Mais s’il te plait, je ne veux plus de scène pour Matthieu. Parce que je trouverai mal placé que tu me fasses la moindre réflexion alors que moi, contrairement à toi, je ne joue et je n’entretiens pas une ambiguïté avec Matthieu. » Le mot était dit. Je ne veux plus voir de jalousie vis-à-vis de Matthieu alors que tu te permets de jouer avec une autre femme tout en me demandant de croire qu’il n’y a rien. J’étais prête à prendre sur moi et à ne faire aucune scène – qu’il s’en estime heureux, c’était un cadeau du ciel – mais attention à ce qu’il faisait. Je ne tolèrerai pas qu’il me brûle une nouvelle lettre ou qu’il me fasse une jalousie pour Matthieu alors que moi je n’encourageai vraiment pas les agissements de Matthieu. Le sujet était donc clos.

Nous arrivions devant la librairie. Je passais pour pousser la porte et entrer. Le laissant aller de son côté pour trouver son livre, je me dirigeais vers les romans français. Quand je repensais à ce que je venais de lui dire, je me surprenais moi-même. Pas une seule fois je m’étais énervée. J’avais même dit accepter cela. Bien évidemment tout allait maintenant dépendre de ses propres agissements. Qu’il me prouve qu’il n’y avait que des mots et non une main posée sur sa peau à elle. Qu’il ne la regarde pas comme il me regardait où je changerai surement d’avis très rapidement. Lui ferais-je alors une scène. Oh non… J’étais bien plus maligne que ça… Lui hurler dessus serait trop facile. Je pouvais être mille fois plus sournoise et intelligente. Qu’il n’oublie pas qui m’avait formé. Je n’étais pas connu toujours pour ma patience. J’étais impétueuse et impulsive dans mes émotions mais je savais suffisamment calculer pour savoir toucher où ça faisait mal. Alors non, s’il va trop loin, je n’irai le tromper, je n’étais pas non plus une femme de petite vertu contrairement à Morgana. Mais croyez-moi, il en souffrira.

Je pris un livre dans mes mains pour en lire le résumé. Lire un peu me fit du bien. La lecture avait toujours été un moyen de me détendre. Je me pris alors très rapidement au jeu, allant de livre en livre en attendant Arcturus avant de trouver finalement un livre qui me plaisait. Je revins après vers lui. Il avait apparemment trouvé son livre qu’il feuilletait – à moins qu’il s’agisse d’un autre livre – avec attention quand j’arrivais derrière lui. Le vendeur était au fond, nous tournant le dos pour ranger des livres. Je profitai de cela pour passer mes deux bras autour de lui et me mettre sur la pointe des pieds pour embrasser le bas de sa nuque. J’étais petite par rapport à lui mais je portais constamment des talons, ce qui me faisait gagner quelques centimètres, me permettant de faire une telle chose. Je restai alors blottie dans son dos contre lui dans un moment de tendresse, le lançant finir de regarder son livre… « On peut se voir ce soir ? Je ne travaille pas cette nuit… » lui demandai-je finalement. Je ne voulais pas retrouver l’appartement de Sasha. Oui je sais, le mariage approchait et ça serait tellement plus raisonnable de garder nos distances mais j’avais besoin d’être dans ses bras. J’en ressentais un cruel manque. J’adorai me balader ainsi avec lui mais j’avais besoin d’être au creux de ses bras, entendre de nouveau le son des battements de son cœur. Peut-être est-ce une attitude trop romantique pour beaucoup mais j’étais amoureuse de lui, ne l’oublions pas, et j’aimais donc parfois ce qui pouvait faire battre plus encore mon propre cœur. Est-ce mal alors de vouloir me retrouver au seul endroit que je considérais aujourd’hui comme ma propre maison ? Je ne ressentais cette place que dans ses bras et j’avais besoin qu’il me serre tout contre lui pour oublier toutes les contrariétés que la vie posait sur notre chemin. J’avais besoin de lui. Je voulais juste qu’il n’y ait que nous comme on savait si bien le faire…

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Sam 6 Juin - 16:05
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Je vis le sourire en coin de Mina au moment de mes paroles sur mon père. Qu'y avait il selon elle d'intéressant dans mes mots. Je n'étais pas dupe, elle connaissait mes parents, bien, peut-être même plus que moi-même. Cependant, je ne voyais pas pourquoi la remarque la faisait sourire. Était ce de savoir que mon père se montrait ainsi avec moi. Qu'il me ressemblait en caractère, qu'il n'imposait pas trop de limite à ma mère mais qu'il savait avoir ce qu'il voulait d'elle. Je ne savais pas trop et Mina baignait dans la famille Lestrange depuis des années, maintenant elle connaissait les deux enfants du couple mythique. Elle devait en savoir bien plus que nous même sur nos façons de réagir. Surtout si d'une façon ou d'une autre on se ressemblait, ce que je ne pensais être tout à fait vrai, mais je n'étais pas objectifs, je le savais. Je me demandais ce qu'elle avait en tête. Elle ne sous-estimait aucun de mes parents en matière de combat, ça j'en étais certains, ni même en matière de torture ou de meurtre, mais connaissait elle la capacité que mon père avait à être un père là où ma mère ne savait agir de façon maternelle. On marchait toujours et elle me guidait ce qui ne me gênait pas le moins du monde. « Je sais le respect que ton père a pour les femmes. Je sais aussi qu’on attend de moi peut-être un peu plus de soumission.  » Me dit elle et je restais silencieux. Mon père ne me l'avait pas énoncé dans ses termes, il m'avait plus mis en garde. Me conseillant de ne pas laisser Mina dériver comme ma mère l'avait fait, dans un fanatisme aussi extrême. Je lui avais promis de tout faire pour qu'une telle chose n'arrive, je savais que le Seigneur des Ténèbres devait éloigner d'une certaine façon mes parents, mais je ne savais à quel point. Je ne voulais pas en savoir trop pour être honnête. Je savais juste quels erreurs commise par ma mère je ne laisserais ma femme commettre. La première étant l'abandon et j'en avais déjà très clairement parlé à Mina. « Seulement me faire une scène comme tu m’as fait avec la lettre de Matthieu pour m’avouer quelques jours après que tu joues avec une autre… Oui tu n’as pas couché avec. Oui tu ne comptes pas le faire mais Arcturus… C’est exactement la même chose pour moi avec Matthieu. Est-ce que pourtant je suis en train d’hurler ‘ô scandale’ ? Je n’approuve pas ta relation avec Morgana. Elle me rappelle nos débuts. Est-ce que tu ressens la même chose qu'avec moi quand elle prononce ton nom ? Est-ce que sa peau appelle la tienne comme la mienne ? Est-ce qu'une part de toi ne regrette pas d'être fiancé par la curiosité de ce que votre propre passion pourrait donner ?  » Me dit Mina et je comprenais ses craintes, mais j'avais aussi les réponses à ses questions, je ne lui avais pas caché que je connaissais Morgana quand j'avais eu l'occasion de lui en parler, je n'avais pas caché la nature de notre relation comme elle voulait me cacher cette lettre. « Mais… Malgré toutes mes questions... Malgré le risque qu'elle pourrait représenter... Je te fais confiance.  » Si seulement elle savait à quel point Morgana se trouvait être un risque insignifiant, bien qu'elles se ressemblaient, je n'avais d'yeux que pour ma fiancée et je l'avais vu durant ma rencontre avec Morgana, je l'avais ressenti. « Je crois en toi. Si tu me dis qu’il n’y aura jamais rien entre elle et toi, alors soit. Je veux croire que tu m’aimes assez pour, même pendant une dispute entre nous, ne pas te laisser aller avec elle. Mais s’il te plait, je ne veux plus de scène pour Matthieu. Parce que je trouverai mal placé que tu me fasses la moindre réflexion alors que moi, contrairement à toi, je ne joue et je n’entretiens pas une ambiguïté avec Matthieu.  » Me dit Mina et je pris sur moi de ne pas m'énerver. Je n'avais pas été fiancé à Morgana, Merlin merci, je n'y aurais sûrement pas survécu. J'aimais jouer avec elle, j'appréciais sa compagnie, mais je ne voulais rien de plus physique, ça entâcherait le jeu et maintenant, ça ruinerait mon mariage. Ce que je ne voulais absolument pas, je pouvais faire toutes les promesses du monde à Mina que je ne coucherai jamais avec Morgana Greenwood, mais je n'étais pas sûr que s'il venait à arriver quelques choses à Mina, je ne recommencerais à agir comme avant notre rencontre. Voilà pourquoi le sûrement avait trouvé sa place dans mes mots plus tôt, je l'aimais, mais si un jour je me retrouvais seul, je ne me priverais pas du plaisir de la chair en me disant que se serait la tromper.

On arriva finalement dans la librairie, elle poussa la porte et entra, je la suivis, on partit chacun de notre côté. Je cherchais les livres de droit, une fois trouvé, je me mis à chercher le livre particulier que j'étais venu trouver, il me fallut un très long moment afin de le trouver. Je le gardais prêt de moi, trouvant un livre en face sur l'histoire politique française, pas le genre d'histoire politique que j'avais étudié en France ou ici, mais plus les petits secrets impossibles à dévoiler des hommes et femmes politiques. J'avais presque le même en anglais, je l'avais découvert dans la bibliothèque du manoir et j'avais pris plaisir à lire ce livre comme une lecture de chevet. Lire le même en français ne serait alors peut-être pas une très mauvais chose. Je feuilletais le livre sans grand intérêt, ne regardant que les titres des petits récits qu'il contenait. Je sentis finalement les bras de ma fiancée m'enlacer alors qu'elle posa un baiser à la base de ma nuque. Je relevais un peu la tête des titres d'histoires. Je la laissais se reposer ainsi contre moi, une fois que j'eus remarquer que le vendeur ne nous regardait pas. « On peut se voir ce soir ? Je ne travaille pas cette nuit…  » Me demanda-t-elle et je faillis me retourner en souriant avant de lui demander si elle avait un endroit où nous pouvions nous voir. Je n'avais strictement aucune envie de la ramener chez moi, pas qu'elle ne le mérita pas, c'était juste que je n'étais pas sûr qu'on lui ait ouvert l'accès au manoir et je ne voulais aller moi-même contre les sortilèges de mes parents. Ensuite, je me voyais mal expliquer à quiconque de ma famille ce que venait faire ma fiancée au manoir en soirée.

Dora comprendrait elle parfaitement ce qui se cachait comme secret sous cette visite et je ne le désirais pas. Je ne voulais pas non plus retrouver ma fiancée à l'hôtel, c'était bon pour les amants mais pas pour nous, du moins, je le voyais ainsi. Je finis par fermer mon livre pour me retourner face à elle. Ignorant parfaitement sa question pour lui demander plus de détails sur l'architecte dont elle m'avait parlé plus tôt. C'était assez petit, mais je ne voulais lui répondre oui sans savoir si nous aurions quelques parts où aller, du moins un endroit sécurisé. « Tu connais l'adresse du bureau de ce certain Rochester à Londres ? Je pourrais m'y rendre pendant que tu t'occupes de ta robe et on se rejoindra ce soir... si tu as une idée d'où on peut se rendre. » Déclarais je puisque je voulais l'adresse de l'architecte, j'irais le voir au culot pour voir s'il pouvait me reconstruire mon manoir en un temps record. Et ensuite, j'avais besoin d'elle pour connaître un lieu sécurisé en Angleterre ou nous pourrions nous rejoindre cette nuit. Après tout, elle devait se douter que je ne connaissais que le lit de mes conquêtes, mon manoir et maintenant une partie de celui de mes parents comme endroit où dormir. À l'exception des auberges et des hôtels, ce que je ne voulais absolument pas pour l'un de nos rendez-vous. « On pourrait sortir dîner tous les deux... » Proposais je un peu gêné de ma proposition de peur qu'elle pense que je parlais d'un dîner et d'un dessert bien privé. Je voulais pas qu'elle le pense ainsi, on pourrait passer la nuit à simplement parler ou à dormir dans les bras l'un de l'autre que ça ne me gênerait pas, tant qu'elle me laissait dormir nu. Au lieu d'attendre avec appréhension sa réponse, je me décidais à revenir sur la raison de notre visite ici. « Tu as trouvé un livre ? » M'enquis je le plus calmement du monde avant de sourire doucement. « Si c'est le cas, permets moi de te l'acheter, sans toi, je n'aurais jamais découvert cette librairie et dans deux semaines il n'y aura plus aucun besoin de se demander qui paye. » Avouais je à Mina, du moins, je partais du fait qu'une fois marié, mon argent et mes possessions lui appartiendraient tout autant qu'elles m'appartenaient. J'espérais qu'elle en pensait de même si à vie des siennes, même si je savais que je ne mettrais pas mon nez dans ses coffres par respect.
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Sam 6 Juin - 17:12
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Arcturus & Mina.
petit programme en prévision du soir.


Je le tenais dans mes bras, oubliant les jalousies antérieures que j’avais pu avoir. Je dus cependant me décaler quand il ferma son livre pour se tourner vers moi. Je gardais alors entre mes mains, mon sac pour la boutique de lingerie et le livre que j’avais pu trouver. Je regardais les titres des livres qu’il avait trouvés au même moment où il me parla. « Tu connais l'adresse du bureau de ce certain Rochester à Londres ? Je pourrais m'y rendre pendant que tu t'occupes de ta robe et on se rejoindra ce soir... si tu as une idée d'où on peut se rendre. » me proposa-t-il. Je réfléchis… Je n’avais pas souvenir que Sasha m’ait donné son adresse. Mais elle devait être trouvable avec le nom de la personne, non ? Je réfléchissais où on pourrait obtenir son adresse quand il me fit une nouvelle proposition : « On pourrait sortir dîner tous les deux... » Un sourire apparut sur mes lèvres. Ça me semblait être une très bonne idée. J’allais alors lui répondre mais il me demanda finalement : « Tu as trouvé un livre ? Si c'est le cas, permets-moi de te l'acheter, sans toi, je n'aurais jamais découvert cette librairie et dans deux semaines il n'y aura plus aucun besoin de se demander qui paye. » Nouveau sourire mais cette fois amusé. Je lui tendis alors mon livre pour qu’il puisse se faire une joie de me l’offrir. Personnellement, je n’y voyais pas d’inconvénients. Nous allons nous marier. Nos biens seront mélangés d’une certaine façon donc qu’il paye ou que ce soit moi… Honnêtement, ça n’avait plus d’importance pour moi si ce n’est l’idée qu’il veuille simplement me faire ce présent. De toute façon quelle femme n’aime pas les cadeaux ? Je le laissais donc pouvoir faire une telle chose.

Une fois mon livre remit entre ses mains dont le titre était ‘Nuit blanche au cœur des Landes’, je me rendis compte de l’ambiguïté du titre. « Ce… n’est pas ce que tu pourrais imaginer. C’est l’histoire d’un groupe de vacanciers qui se retrouvent coincés au beau milieu la forêt des Landes en France à tenter d’échapper un loup-garou. Je te laisse imaginer l’intrigue. Vont-ils s’en sortir vivants… » lui dis-je pour éviter qu’il croit que je puisse acheter un livre érotique. Je préférais de loin les histoires sanglantes et celle-ci avait l’air pas mal. Cela ne m’empêcha pas de sentir mes joues légèrement rosir à ma justification. Oui oui, ça m’arrivait encore d’avoir les joues qui rougissent un peu en sa compagnie. Je n’étais pas encore vaccinée malheureusement. Je savais bien qu’il n’y avait aucun tabou entre nous mais il y avait une différence entre simplement vivre sa relation avec amour et lire un livre érotique par pur curiosité et plaisir…

Bref, je n’allais pas m’étendre sur le sujet. S’il voulait le fin mot de l’histoire, il devrai le lire ou me laisser faire pour en savoir un peu plus sur l’affaire. Je revenais alors sur la soirée, qui semblait plus intéressante à mon point de vue : « Pour le diner, pourquoi pas ! Nous pourrions ainsi aller au restaurant tous les deux dans une tenue un peu plus chic que des vêtements de tous les jours, quoi que de ton côté, tu es déjà très bien vêtu… » dis-je en passant mes doigts sur sa chemise avant de me raviser de rentrer dans une tel jeu. J’oubliais un peu trop rapidement ne pas être seule face à lui. Je me mis à sourire un instant à cause de mon incapacité à me contrôler avec lui, preuve aussi de mon attirance flagrante pour lui. Qu’y pouvais-je s’il était sexy ? « Nous passerons donc la soirée à ce restaurant et on peut toujours utiliser les port-au-loin pour le chalet… » lui rappelai-je. Après tout c’était un peu notre chez nous à mes yeux. De plus, personne n’irait nous déranger là-bas. « Par contre, pour ce qui est de l’architecte, j’ai bien peur de ne pas avoir son adresse. Il va falloir que tu la trouve mais ça ne devrait pas être très difficile avec son nom de famille. Je crois que la société porte son nom. » lui dis-je simplement. Je le laissais alors au passage régler pour les livres avec le vendeur. Je sortis de la boutique ainsi avec lui. Une idée me vint alors à l’esprit ! « Il y a une soirée chic au Gallion d’or ce soir. Nous pourrions nous y rendre. Ainsi nous pourrions manger au restaurant et ensuite participer à la soirée du casino ? » J’aurai en plus l’honneur de le voir en tenue bien chic et j’aimais l’idée de sortir une jolie robe juste et uniquement pour lui. Cela impliquait de passer chez Sasha avant de partir mais il pourrait toujours venir me chercher à l’appartement, j’étais sûre que ça ne dérangerait pas Sasha. « Je fais les essayages de ma robe, je vais ensuite me changer à l’appartement de Sasha et tu viens m’y retrouver à 19h30. Ça t’irait comme soirée ? Nous pourrions alors conclure la nuit au chalet. » L’idée me plaisait vraiment. Je passerai ainsi une très bonne soirée en compagnie de mon fiancé même si nous risquions de croiser quelques personnes à cette soirée sorcière et nous pourrions finir simplement tous les deux au chalet pour se retrouver un peu. L’idée me semblait parfaite mais qu’en pensait-il de son côté ? Je le laissais me donner son avis alors que je lui rappelais au passage : « Il ne va pas falloir que je tarde, l’heure de mon rendez-vous est pour d’ici quelques minutes… » lui dis-je pour préciser qu’il faudrait qu’on se décide assez rapidement si on voulait se revoir ce soir. J’attendais alors son avis sur la question en prenant inconsciemment la direction de l’atelier de la couturière qui devait confectionner ma robe.

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Sam 6 Juin - 19:13
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Elle finit par me tendre son live, je n'y prêtais pas réellement attention, j'attendais plus de savoir si j'allais finir par manger pour la première fois au restaurant avec ma fiancée. Se serait bien une première pour nous deux de manger au restaurant ensemble. Je me demandais bien si elle allait accepter, alors je baissais finalement les yeux sur son livre, voyant le titre sans rien noter de particulier. « Ce… n’est pas ce que tu pourrais imaginer. C’est l’histoire d’un groupe de vacanciers qui se retrouvent coincés au beau milieu la forêt des Landes en France à tenter d’échapper un loup-garou. Je te laisse imaginer l’intrigue. Vont-ils s’en sortir vivants…  » Me dit ma fiancée et là, je souris franchement moqueur et faussement déçu. Comme si j'avais espéré qu'il s'agissait d'un livre érotique qui lui donnerait des idées. Je ne loupais pas le rouge lui montant aux joues et si nous avions été seul, je l'aurais embrasser juste pour tenter de provoquer une rougeur bien plus prononcée. C'était pas méchant, mais j'aimais la voir rougir, c'était comme ses petits mordillements de lèvres, des petites choses tellement craquantes sur elle. Je ne fis aucun commentaire sur le livre, me demandant simplement si elle était fanatique de ce genre de lecture ou si c'était occasionnel. Bien que je doutais qu'elle rirait de mon livre sur les secrets inavouables des hommes et femmes politiques français. Enfin c'était aussi un moyen pour moi de savoir à quoi m'attendre si je venais à faire un faux pas autant dans ma vie professionnelle que privée. Mon but serait de ne finir dans ce genre de livre que pour mon identité et sûrement mon passé avant que je n'épouse Mina. D'abord, il me fallait devenir un politicien connu voir même directement ministre comme je le serais. « Pour le diner, pourquoi pas ! Nous pourrions ainsi aller au restaurant tous les deux dans une tenue un peu plus chic que des vêtements de tous les jours, quoi que de ton côté, tu es déjà très bien vêtu…  » Me dit elle et j'étais heureux de l'entendre me dire que j'étais déjà bien vêtus, mais le meilleur était ses doigts taquinant ma chemise. Elle les retira bien vite, elle comme moi savait que ce n'était ni le lieu, ni le moment. Je la vis sourire et je lui souris en retour, pour le moment j'avais l'impression que nous étions seuls dans cette librairie et que le temps s'était arrêté. Bien qu'au fond de moi, je réfléchissais déjà à la tenue que je pourrais mettre pour la soirée. Je voulais l'étonner, même si je ne pensais pouvoir être plus élégant que je l'étais en général. Bien qu'il faudrait que je m'occupe de mes cheveux, j'étais en pleine réflexion pour la barbe, parce qu'elle ne me gênait pas plus que cela. « Nous passerons donc la soirée à ce restaurant et on peut toujours utiliser les port-au-loin pour le chalet…  » Me rappela-t-elle et je me tendis imperceptiblement, je ne voulais pas retourner au chalet tout de suite. Le souvenir de notre dispute était trop frais pour que je me sente à l'aise au chalet. Même si je ferais l'effort si nous n'avions d'autres choix.

« Par contre, pour ce qui est de l’architecte, j’ai bien peur de ne pas avoir son adresse. Il va falloir que tu la trouve mais ça ne devrait pas être très difficile avec son nom de famille. Je crois que la société porte son nom.  » Me dit elle et je retins un soupir, j'allais user de la magie afin de trouver cette entreprise, je n'avais d'autre idée. J'allais payer nos achats et le vendeur m'observa tout en emballant les livres, je me demandais bien pourquoi. C'était peut-être parce que je n'avais pas du tout la tête d'un français ou qu'il avait entendu le léger accent que j'avais en parlant le français. Je finis par sortir de la boutique en compagnie de ma fiancée. « Il y a une soirée chic au Gallion d’or ce soir. Nous pourrions nous y rendre. Ainsi nous pourrions manger au restaurant et ensuite participer à la soirée du casino ?  » M'apprit Mina et je me dis que pourquoi pas. J'étais pas très à l'aise avec les tenues très chics parce que ça impliquait une cravate ou un nœud papillons, mais je pouvais très bien le faire pour ma fiancée et on passerait une bonne soirée. On croiserait peut-être des connaissances, j'aurais peut-être le plaisir de rencontrer certaines de ses connaissances et je la verrais portant une robe sublime me faisant espérer pouvoir l'enlever rapidement. Connaissant Mina, la robe serait ravissante mais bien moins que la femme la portant et cette robe serait sage et en même temps capable de me donner une envie folle de lui arracher dès l'instant où nous nous retrouverions tous seuls. « Je fais les essayages de ma robe, je vais ensuite me changer à l’appartement de Sasha et tu viens m’y retrouver à 19h30. Ça t’irait comme soirée ? Nous pourrions alors conclure la nuit au chalet.  » J'aurais préféré qu'elle ne me propose pas de venir la chercher chez les garces, mais j'allais tout de même le faire pour que ce rendez-vous ressemble pour la première fois à un vrai rendez-vous en bon et du forme. C'était vraiment étrange, c'était à deux semaines de notre mariage qu'on avait un véritable rendez-vous digne d'un premier rendez-vous et ça me paraissait tout à fait normal que ça n'arrive que maintenant. Je devais être le personnage le plus étrange du monde. Je regardais Mina, serait elle heureuse qu'on agisse comme un couple tout à fait normal pour la première fois ce soir, avec une sortie au restaurant, une soirée et seul la nuit ne collait pas à un couple juste fiancé. « Il ne va pas falloir que je tarde, l’heure de mon rendez-vous est pour d’ici quelques minutes…  » Me rappela-t-elle alors que l'on marchait dans la rue. J'eus un petit sourire, je pouvais bien l'accompagner au moins jusque devant son lieu de rendez-vous et ensuite partir à la recherche de Rochester pour mon manoir, de toute manière, je me doutais que je le trouverais chez les moldus, m'étant renseigné chez tous les architectes sorciers connus.

Je suivais ses pas, je finis par rapetisser les livres pour les mettre dans ma poche, je pouvais bien lui donner le sien ce soir en venant la chercher chez la garce. « Le Gallion d'Or me convient parfaitement. Je viendrais ainsi vous chercher à 19h30, Miss Valmont. » Murmurais je à son oreille, usant volontairement de la plus grande des politesses. « Je trouve étrange que nous ayons notre premier rendez-vous digne de porter ce nom à seulement deux semaines de notre mariage. » Dis je en m'arrêtant pour tourner ma fiancée vers moi. Je me fichais un peu qu'elle soit en retard à ses essayages ou je ne sais quoi, elle était la future mariée, elle pouvait se le permettre et j'avais envie de prendre quelques secondes pour l'observer et j'avais une question à lui poser qui était très sérieuse. « J'aurais pas à croiser la garce quand je viens te chercher ? C'est pas que ça me gêne de te chercher, mais j'ai pas envie de tomber nez-à-nez avec elle en arrivant. Surtout qu'elle ne sait pas comprendre la subtilité d'une tenue digne de la plus grande élégance. » Annonçais je à Mina. Après tout, elle n'était toujours pas au courant de l'accord que nous avions passé et on était pas non plus devenu les meilleurs amis du monde, on avait passé un accord disant qu'on se supporterait pour Mina et pas pour une autre raison. J'appréhendais également la possible rencontre avec Heather, qui serait peut-être moins prompt à tenir sa langue que Sasha sur ma visite à l'appartement de la garce pendant les heures de travail de Mina.

Et Mina pourrait très mal interpréter le fait que je sois allé chez sa meilleure amie en sachant pertinemment qu'elle était au travail. « Par contre, cette soirée fait tomber à l'eau ma vengeance contre Eiladora. » Soupirais je avec tristesse, une vraie tristesse, j'aurais aimé pouvoir passé un bon moment avec Mina, faire croire qu'on s'était battu et avoir toute l'attention de ma jumelle pour les quelques heures suivantes. J'aimais bien avoir de temps en temps toute l'attention de ma jumelle et ne l'avoir que pour moi. Mina allait en baver après notre mariage, parce qu'elle n'avait jamais vu comment on était réellement Dora et moi quand nous étions en privée. « Pas que passer la soirée et la nuit avec toi me gêne, seul l'idée d'aller au chalet me gêne un peu, j'aurais aimé lui faire peur et monopoliser son attention quelques heures. J'ai toujours un peu cette sensation étrange que notre relation ne sera plus jamais la même après notre mariage. » Avouais je à Mina, qui devait se douter que je devais avoir ce genre de sentiment vis-à-vis de Dora. Puisqu'elle était consciente que Dora était la seule personne ayant été avec moi toute ma vie, dans chacune de mes épreuves. « Laisses tomber, tout ça, j'ai deux semaines pour accaparer ma jumelle. Puis je t'accompagner jusqu'à ta destination et puis je espérer avoir un baiser avant que nous nous quittions pour quelques heures ? » Demandais je à Mina en lui lançant un regard trop innocent pour être vrai, tout ça pour avoir le droit à un baiser de sa part.
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Dim 7 Juin - 9:44
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Arcturus & Mina.
Quand mes lèvres s'approchèrent des tiennes...


Je regardais ma montre, sentant que si je ne rejoignais vraiment pas la boutique maintenant, j’allais être en retard. Je conduisais donc Arcturus vers la boutique durant notre conversation. Je lui laissais mon livre. J’avouais que c’était bien plus pratique de lui confier et le récupérer par la suite plus tard même si j’aurais pu aussi le mettre dans mon sac de sous-vêtements. Ça me donnerait cependant une excuse pour lui rendre visite s’il oublier de me le rendre… J’espérais alors que l’idée de la soirée lui plaise. « Le Gallion d'Or me convient parfaitement. Je viendrais ainsi vous chercher à 19h30, Miss Valmont. » murmura-t-il à mon oreille, provoquant un sourire sur mes lèvres. J’aimais le voir user de grandes politesses dans un nouveau jeu qui me séduisait complètement. Je lui fis alors un signe de tête entendu, jouant mon rôle à mon tour. « Très bien Monsieur Prewett. Le rendez-vous est donc convenu. » lui répondis-je simplement. « Je trouve étrange que nous ayons notre premier rendez-vous digne de porter ce nom à seulement deux semaines de notre mariage. » me dit-il, me faisant mordiller les lèvres. Je n’avais même pas réaliser ce détail contrairement à lui. Il venait de nous arrêter pour me tourner vers lui et je réfléchissais un instant mais je compris rapidement qu’il avait raison. J’étais pourtant persuadée d’avoir déjà eu un rendez-vous avec lui. Oh il y en avait bien eu un mais loin des conventions que deux sang-purs devraient suivre. De toute façon, nous avons fait un peu les choses de façon particulière, préférant le sang à du bon vin et un restaurant digne de ce nom. Drôle façon de fonctionner n’est-ce pas ? Mais ça nous caractérisait tellement. J’étais pourtant heureuse d’avoir ce rendez-vous avec lui. Si notre relation particulière me convenait depuis le début, loin de ce que j’avais pu connaitre avec Matthieu, je restais une femme et j’aimais avoir, comme toute femme, quelques repères logiques et communs. Avoir donc un rendez-vous normal, dans un lieu normal, avec des gens normaux – pensez sorciers – et une soirée simplement comme on devrait en connaitre tous les deux, me faisait aussi du bien et me rappelait qu’avant d’être une sociopathe, j’étais une femme de sang-pure.

J’allais alors me remettre à marcher pour ne pas finir en retard quand il me dit : « J'aurais pas à croiser la garce quand je viens te chercher ? C'est pas que ça me gêne de te chercher, mais j'ai pas envie de tomber nez-à-nez avec elle en arrivant. Surtout qu'elle ne sait pas comprendre la subtilité d'une tenue digne de la plus grande élégance. » me dit-il me faisant presque rire. Sasha et Arcturus… C’était toute une histoire de dédain. J’étais pourtant persuadée qu’ils pourraient être capables de s’entendre. Je maintenais cette idée malgré l’échec de la dernière fois. « Non, je ne pense pas qu’elle sera là. Elle passe beaucoup de temps à sa bibliothèque en ce moment. » l’informai-je. Peut-être serait-elle là mais en ce moment elle ne rentrait pas toujours très tôt. « Par contre, cette soirée fait tomber à l'eau ma vengeance contre Eiladora. » soupira-t-il. Un sourire en coin s’afficha sur mes lèvres. Serait-il simplement en manque de voir sa jumelle se plier en quatre pour ses petits soins ? « Pas que passer la soirée et la nuit avec toi me gêne, seul l'idée d'aller au chalet me gêne un peu, j'aurais aimé lui faire peur et monopoliser son attention quelques heures. J'ai toujours un peu cette sensation étrange que notre relation ne sera plus jamais la même après notre mariage. » C’était donc ça… Un léger sourire s’afficha sur mes lèvres. Arcturus aimait vraiment sa sœur. C’était touchant de voir un homme tel que lui capable de s’attacher finalement autant pour certaines personnes. Cela ne le rendait que plus humain et si j’aurai pu penser que cela me serait déranger, c’est aussi ce qui faisait que je l’aimais aujourd’hui. Nous étions capables d’être dangereux mais nous restions humains. Nous étions capables de compassion et c’est ce qui nous rendait finalement meilleur que chacun séparait. J’allais alors parler mais il me devança : « Laisses tomber, tout ça, j'ai deux semaines pour accaparer ma jumelle. Puis-je t'accompagner jusqu'à ta destination et puis-je espérer avoir un baiser avant que nous nous quittions pour quelques heures ? » changea-t-il finalement de sujet. Je passais alors ma main sur son bras en accord pour qu’il finisse de m’accompagner. Je ne dis cependant rien pour le baiser même s’il se doutait surement de la réponse. Je lui dis alors sur le chemin : « Tu n’as pas besoin de te venger pour avoir ta sœur à tes petits soins et tu le sais… Elle est là pour toi comme l’inverse et je ne vois pas pourquoi ça changerait après le mariage. Certes vous ne vivrez plus sous le même toit mais je ne compte pas interdire Eiladora de te rendre visite aussi souvent qu’elle le désire. Elle ne me dérange pas. Il faudra juste penser à bien isoler les murs de notre chambre si elle vient à dormir dans la chambre d’amis. » dis-je avec un sourire amusé. Je ne savais pour lui mais j’étais incapable de rester silencieuse dans ses moments. Remarquez, tester un jour par la pression du danger de se faire attraper pouvait être enivrante mais concrètement, même si je ne faisais pas non plus un vacarme pas possible, je ne pouvais empêcher certains gémissements et soupirs qui ne sont que le résultat de ses propres actions. En d’autres termes, ce n’est nullement de ma faute mais de la sienne… « Et si tu tiens réellement à te venger, attend de voir quand elle trouvera quelqu’un. Patience est mère de vertu et délice de vengeance. Tu auras tout le temps de pourrir ton futur beau-frère et je ne doute pas une seule seconde que tu ne pourras t’en empêcher pour vérifier s’il est digne d’elle. » La jalousie fraternelle, vous connaissez ? Je ne doutais pas que quand Eiladora tombera sous le charme d’un homme, ce soit un moment difficile à vivre pour Arcturus qui a un peu trop l’habitude d’être le centre de l’attention de sa sœur.

Nous venions alors d’arriver devant la boutique. Des amies m’attendaient certainement dedans. Ni Eiladora, ni Sasha puisqu’elles avaient à faire mais je ne doutais pas que mes collègues se feraient une joie de participer à cette séance. Je ne reparlais pas du chalet pour le moment. Nous aurions tout le temps ce soir de le faire. Je m’approchais alors de lui. « Nous voilà arrivés ! » dis-je d’un sourire. « Tu mettras une cravate ce soir ? » lui demandai-je curieuse. Je n'avais rien contre les nœuds papillons mais les cravates, c'était un peu comme les ceintures, un péché mignon qui m'amusait plus que de raison. Je n’oubliais alors pas son espoir d’obtenir un baiser avant que je puisse entrer dans cette boutique. « Je crois me souvenir, Monsieur Prewett, que vous m’aviez demandé un baiser comme lot de consolation à l’attente de nous retrouver ce soir… » fis-je mine de réfléchir avec mon doigt sur mes lèvres et les yeux vers le ciel. Je vins alors vers lui. Passant ma main dans sa nuque, je me rapprochais vraiment de lui. « Je suppose que vous le refuser serait un acte cruel de ma part dans vos attentes, cher fiancé. Seulement ne serait-ce pas trop audacieux de vous donner accès à mes lèvres aussi facilement, par une simple demande et ce avant notre mariage… ? » jouai-je clairement le jeu d’une demoiselle fiancée respectant les coutumes ancestrales à la lettre. Je venais de me rapprocher de lui, mes mains passant sur les pans de sa cape pour jouer avec en le regardant dans les yeux. « Monsieur Prewett, vous me mettez dans une situation délicate… » soupirai-je en me mordant les lèvres. Je finis par accepter de jouer les pucelles aventureuses en me mettant sur la pointe des pieds. Ma main était sur sa nuque, la caressant du bout de mes doigts. J’attirai son visage au mien. Mes lèvres se rapprochèrent finalement des siennes. Je sentais son souffle sur les miennes. Elles vinrent caresser ses lèvres lentement sans s’y poser. Mon nez caressait au passage le sien et sans prévenir, je lui embrassais ce dit nez d’un sourire en coin. Je me mordis alors les lèvres d’amusement en reculant vivement. « A ce soir Monsieur Prewett ! » dis-je avant de rentrer rapidement dans la boutique, consciente du sadisme de mon geste. Il aurait bien dû s’en douter depuis le temps qu’il me connaissait. J’aimais le faire languir même si pour ça, j’allais moi aussi payer de mon audace dans une attente longue jusqu’à ce soir. Les filles m’accueillirent alors dans une excitation forte. « Pardonnez-moi, j’étais avec mon fiancé… » dis-je toute sourire. Je fus rapidement pardonnée alors que la couturière me demanda déjà de bien me placer pour poursuivre la robe. Je me mordais alors les lèvres fortement, consciente que j’avais tout intérêt à me faire pardonner ce soir pour mon audace mais j’avais déjà ma petite idée en tête…

Codes par Wild Hunger.

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