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I don't wanna know if I kissed your lips for the last time.

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Dim 28 Juin - 13:57
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Make up some stupid story tonight
Iris & Alexander


Je tournai en rond. Qu’avais-je fait ? Pourquoi ? Que m’avait-il pris ? Je l’ignorai… J’avais agi sous le coup de l’émotion par pur instinct. Je ne saurai cependant pas l’expliquer et encore moins l’approuver. Elle était ma meilleure amie ! Je ne retenais décidément pas la leçon ou quoi ?! Je ne voulais pas gâcher ce qu’on avait… Je ne me sentais encore moins prêt à ça. Mais à quoi avais-je pensé ?! ça aurait été Sasha, je n’aurai pas autant balisé parce que je savais que ça n’était pas sérieux. Mais Iris… Mais ou avais-je la tête ?! Et maintenant ? J’avais les boules… Le pire était qu’elle n’y avait même pas répondu. En même temps tel un crétin, à peine tu as compris ce que tu faisais que tu t’es enfermé rapidement dans ta chambre tel un serpentard lâche et craintif. J’avais flippé… Est-ce de ma faute si j’avais fait une belle borde ?! Je ne pouvais pas gâcher tout avec elle. Elle était, avec Iris, ma famille et… Merlin ce que je pouvais être con parfois.

Mais le pire, dans ma connerie, c’était d’être parti comme un voleur ce matin, me levant tôt pour l’éviter complètement. Du genre crétin je détenais les records. Je savais que je devrais assumer ce geste mais je n’étais pas prêt à le faire sans savoir pourquoi, Merlin pourquoi, avais-je fait cela ? Une part de moi soupçonne le bien-être de cette relation platonique. Il est humain de céder à un geste affectif quand on est proche d’une personne. Seulement n’avais-je pas pu m’arrêter à ce baiser sur le front ? Fallait-il que je l’embrasse et complique tout ? Je ne savais plus trop où j’en étais.

Attendez le pire, nous avions prévu des choses ce soir… Le voudrait-elle toujours ? Accepterait-elle de me voir après ce que j’avais fait ? Je l’embrasse et je fuis, comme me rétractant sans aucune justification. Je méritai une magnifique baffe et je comprendrais qu’elle m’en décolle une. Je tournai toujours en rond, cherchant une solution à ma situation.

Il fallait que je respire pour commencer. Bon. Pourquoi ai-je fait ça ? Parce que j’ai des sentiments pour Iris ? Bien évidemment que j’en ai !! Elle est ma meilleure amie. Mais… Mais il n’y a pas de mais. C’est normal de déraper entre amis non ? Je retombais sur exactement le même problème qu’avec Kaysa ou Nina. Mais quel crétin… Je ne le dirai jamais assez. Bon. Je veux quoi ? Qu’elle ne me fuit pas après ça… Je tenais aux filles et les voir sortir de ma vie me détruirait. Alors il fallait que je prenne une décision. Soit j’assumai, soit je tentai quelque chose – quitte à s’enfoncer, pourquoi ne pas le faire plus encore, foutu pour foutu – soit je fais comme si de rien était et avec un peu de chance elle fera pareil. Mouais… C’est mal connaitre Iris. Dès l’instant où elle en aura l’occasion, le ‘pourquoi’ sortira de ses lèvres… que j’ai embrassé. Merlin je suis dans une belle merde.

Enfin je ne pouvais pas rester comme ça. Je n’arrivai pas à me concentrer sur mon travail. Je dus finir par ‘supplier’ mon patron de prendre mon après-midi. Il me la donna à condition de remplacer un collègue malade pour demain après-midi. Acceptant, je fis le choix de transplaner directement sur le campus. Je devais commencer par m’excuser, assumer mon acte et lui faire comprendre qu’on ne devait surtout rien changer.

Enfin ça c’était avant de voir cet homme posé une main sur le mur où elle reposait en train de discuter avec elle ou devrais-je dire un peu trop proche d’elle. Elle lui souriait et répondait apparemment à son ‘humour ?’. Il posa alors finalement sa main sur son épaule. C’était peut-être amical d’apparence mais devais-je vous expliquer ce qu’il s’était passé hier soir et surtout ce qu’on était à la base l’un pour l’autre ? Ma jalousie prit le pas et je vins – sans même savoir ce que j’allais dire, c’est formidable – vers eux. Iris me vit la première et le gars s’écartant pour regarder dans la même direction qu’elle. Se fut plus fort que moi. Je passai mon bras autour de ses épaules. « Salut ma… » puce ? chérie ? belle ? jolie ? copine ? Oui bon je vous ai dit, j’avais pas bien préparé ce que j’allais dire et je m’étais encore moins attendu à tout ça… « Iris. » finis-je par dire, conscient de l’étrangeté de mes paroles. En même temps je ne savais même pas comment la qualifier !!! J’avais la sensation de retourner à mes premiers pas avec elle et ne pas savoir exactement si j’avais le droit ou non de passer au moins mon bras comme ça autour de ses épaules, soit dit en passant de façon très – trop ? – possessive. Je regardai alors surtout son ami du genre ‘Crois-moi à ta place je ne penserai pas à aller plus loin parce que ça va très mal se passer’. Son ami n’insista pas et dit à Iris qu’il la verrait plus tard.

Je relâchai alors la pression m’écartant d’elle comme s’il ne s’était jamais rien passé. « Désolé, ce type avait l’air un peu trop entreprenant avec toi… Tu me connais, j’aime te protéger. » dis-je d’un sourire en coin gardant la face. Mon ébouriffement de cheveux me trahit cependant. Je faisais souvent cela dès que je me sentais un peu gêné ou dans une position délicate. Qu’allai-je alors faire ? Lui dire mon envie de ne rien changer ? Je n’arrivai pas à le formuler… Lui dire avoir peut-être des sentiments pour elle ? ça aussi c’était trop me demander. Non, je fis juste comme si de rien était. Comme si tout était naturel et Merlin savait qu’à ce jeu j’étais très fort. Je posais alors mes mains dans mon jean l’air de rien pour lui dire de manière enjouée : « C’est toujours ok pour ce soir ? Tu sais, Halloween, le porte-à-porte avec Maddy… On devait se déguiser et faire un tour dans les rues moldues… » continuai-je de m’ébouriffer les cheveux comme s’ils n’étaient déjà pas assez dépeignés comme ça. « Je passe chercher Maddy le temps que tu finisses ton cours, je l’habille et… ça marche ? » Merlin… Je tenai face mais plus mal à l’aise tu faisais pas. Je le cachais cependant comme je pouvais derrière des sourires assurés en refusant de penser une seule fois à la raison qui m’avait poussé à l’embrasser. Je voulais mettre cela sous le compte de l’alcool mais étais-je encore ivre pour ne pouvoir m’empêcher un instant de regarder ses lèvres. Ça avait été court mais je me souvenais – comme si je n’étais déjà pas assez du genre à savoir me torturer tout seul – du goût qu’elles avaient… Il fallait cependant que je l’oubli. On ne devait pas et si on ne le faisait pas pour nous, il serait bien de le faire au moins pour Maddy non ?


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Iris Prescott
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Dim 28 Juin - 15:36
Impossible de se concentrer sur ses cours aujourd’hui. Ce n’était pourtant pas le bon moment, avec tous ces examens de mi-semestre qui approchaient : sa filière se révélait être plus difficile qu’elle ne l’avait pensé. Un cours de manqué, et c’était la catastrophe assurée ! Iris en avait conscience, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de repenser à la soirée d’hier et au baiser d’Alex. Elle ne s’était pas attendue à un tel geste de sa part et lui non plus, visiblement. Il l’avait laissé devant la porte de sa chambre, seule, avant qu’elle ne se rende compte de ce qui venait de se passer. Il l’avait embrassé et il s’était barré tout de suite après. Si Iris n’avait pas été sonnée par le geste, elle aurait été le voir pour s’assurer qu’il allait bien. Mais après des jeux si innocents, ce baiser remettait pas mal de choses en question.

Alex était un ami : elle ne cessait de se le répéter mais plus elle insistait, plus ses doutes augmentaient. Et si leur entourage avait raison ? Et si, à force de prétendre ne pas être un couple, ils n’étaient pas en train de sombrer tout doucement avec cette idée ? Ce n’était clairement pas une bonne chose : Alex avait déjà trop souffert de sa relation avec Kaysa et Nina. Iris le savait, et elle n’avait pas envie de lui faire revivre la même histoire. Pourtant, elle savait aussi qu’elle était différente des deux filles. Elle était déjà sortie avec Alex, pendant leurs années à Poudlard : c’était même son premier petit ami. Et tout s’était bien fini, puisqu’ils partageaient maintenant le même appartement. Alors oui, ils étaient beaucoup plus innocents avant, beaucoup plus immatures et beaucoup plus jeunes.

La veille, elle était restée cinq bonnes minutes à attendre, au pas de la porte de sa chambre, à essayer d’analyser ce qu’il venait de se passer, à essayer de prendre une décision. Au final, elle était partie dans sa chambre, se disant que la nuit portait conseil … Et ce matin, elle avait été prête à demander à Alex ce que ça signifiait pour lui, s’il s’agissait d’un simple moment d’égarement ou si ce baiser voulait forcément dire quelque chose. Sauf que ce lâche était parti beaucoup plus tôt que d’habitude. Iris n’était pas dupe : après l’avoir fuie le soir, il avait fait exactement la même chose le matin. Heureusement qu’il fallait qu’elle s’occupe de Maddy pour ne plus trop penser à ça : après l’avoir fait prendre son petit déjeuner, l’habiller et l’amener à la crèche, Iris transplana pour arriver au campus.

A une pause, un ami qui avait remarqué qu’elle n’était pas très concentrée lui avait proposé de s’aérer un peu. Iris avait naturellement accepté : il avait toujours su la faire rire depuis qu’elle le connaissait, et elle espérait bien que parler à un autre type lui balayerai l’image d’Alex fuyant vers sa chambre après l’avoir embrassé. Adossée à un mur, elle l’écoutait, un sourire aux lèvres : il lui raconta comment il avait réussi, lui aussi, à monter un numéro qui avait fait crisé la direction de son pensionnat de sorciers. Il avait frôlé le renvoi en trafiquant le vin de ses professeurs, en y ajoutant diverses potions : la peau de certain de ses professeurs avait changé de couleurs, d’autres s’étaient vu affublé d’un groin à la place de leur nez … C’était le genre de trucs stupides qu’ils ne pouvaient plus faire à l’université, mais qu’il était toujours drôle de raconter. Alors qu’elle riait, il posa sa main sur son épaule, geste tout à fait innocent du point de vue d’Iris. Et c’est là qu’elle vit dans son champ de vision un Alex particulièrement déterminé à venir lui parler. En une seconde, elle oublia totalement l’histoire du pensionnat et revit Alex l’embrassait sur le front, puis la sensation de ses lèvres contre les siennes … Son ami avait dû remarquer qu’elle n’était plus attentive, car il tourna son regard vers Alex et s’écarta. L’ancien Gryffondor passa son bras autour de ses épaules, et Iris lui adressa un regard perplexe.

« Alex. »

Iris lui sourit, quoiqu'un peu désespérée : la situation était presque comique. Il fit fuir son ami de la fac, visiblement gêné. Elle lui répondit d’un signe de tête quand il lui dit qu’ils se reverraient plus tard. Elle se retrouva donc seule avec Alex et la perspective de lui reparler d’hier soir ne lui plaisait plus trop, tout compte fait. Il faisait quoi au campus, d’ailleurs ? C’était rare de le voir ici. Il n’était pas censé travailler en plus ? Elle leva les yeux au ciel, lorsqu’il lui avoua qu’il trouvait son ami trop entreprenant. Peut être était-elle naïve, mais elle n’avait rien vu de tel. Ou alors, de l’extérieur, ça paraissait ambiguë. Elle sourit à nouveau.

« On discutait, juste, c’est un ami. »

Il semblait gêné, et Iris l’était aussi. Elle le regardait, essayant de retrouver dans ses yeux la même expression qu’il l’avait la veille, en la remerciant de le faire sentir plus vivant tous les jours. Elle croisa les bras et s’adossa à nouveau au mur, pour ne pas avoir à bouger comme lui le faisait. Il lui parla alors du programme de la soirée, demandant si ça allait toujours pour elle. S’ils allaient faire la tournée des maisons, c’était pour Maddy : ce serait sa première tournée d’Halloween et Iris y tenait. La petite ne s’en souviendrait peut être pas plus tard, mais ça restait important. Et ce n’était pas un baiser qui allait tout annuler : Iris ne voulait pas décevoir sa fille. Elle haussa alors les épaules. Alex lui proposa de récupérer Maddy et de la préparer, pour qu’ils puissent y aller dès qu’Iris finirait sa journée de cours.

« On va pas annuler ça, quand même ! Donc, ça me va. On n’ira pas trop tard non plus, comme ça. »

Iris le fixa, alors qu’il était toujours en mouvement, à s’ébouriffer les cheveux, ce qui la poussa à se demander s’il était vraiment venu pour lui demander confirmation pour leur programme de ce soir. Allait-il bien ? Outre le fait qu’il semblait gêné, ce qu’elle comprenait vu qu’elle était dans le même état que lui, qu’est ce qu'il pensait réellement de tout ça ? Qu’est ce qui lui était passé par la tête ? Faiblesse ? Sincérité ? Elle finit par soupirer : elle était obligée de lui poser la question, parce qu’elle s’inquiétait énormément pour lui.

« Tu es sûr que ça va, Alex ? »

Peut être que comme ça, il lui dirait vraiment pourquoi il était venu la voir sur le campus. Et, elle ne serait pas obligée d’aborder elle-même le sujet.
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Dim 28 Juin - 16:22
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Iris & Alexander


Une fois m’être débarrassé allègrement de son ‘pote’ de manière possessive – il faut bien le reconnaitre – je lui demandai alors si c’était toujours ok pour le soir même. Iris tenait à cette soirée et moi je tenais à être avec elles. Je croisais alors les doigts intérieurement pour qu’elle confirme notre programme. Suis-je venu pour ça ? oui, non, je ne sais plus. En fait c’est compliqué. Ou du moins : je ne veux pas tout compliquer entre nous. Cet ‘amour’ platonique me convenait tellement bien ! Je n’ai pas besoin de l’embrasser, juste qu’elle soit près de moi. Non pas qu’Iris ne soit ni attirante ni séduisante. Croyez-moi elle a tous les atouts qu’un homme puisse rêver seulement je refuse de la voir comme ça. Je ne veux vraiment pas tout gâcher entre nous peu importe ce que je ressens. J’aimerai alors qu’elle fasse comme si de rien était et qu’on reprenne là où on avait laissé les choses, soit avant ce baiser. A mon grand soulagement – quoi qu’une infime déception – c’est ce qu’elle fit : « On va pas annuler ça, quand même ! Donc, ça me va. On n’ira pas trop tard non plus, comme ça. » Je fus soulagé. Ce baiser n’allait pas poser problème à nos activités et toute notre vie. Ne restez plus qu’à jouer les ignorants et ne plus jamais en reparler. C’était une erreur de parcours. Oui, une erreur de parcours… « Tu es sûr que ça va, Alex ? » Hein ? Quoi ? Moi ? Je la regardai, sentant une bonne montée d’adrénaline me saisir comme si je devais avoir à faire à un match de Quiddich sur le point d’être remporté alors que le dernier but ne dépendait plus que de moi. Je respirai longuement avant de lui sortir mon plus beau sourire du ‘oui oui ça va’. « Oui ! Cool ! Il n’y a pas de malaise ! » à peiiiiiine… « Bon écoute j’ai à faire ma puceuuuuh Iris et tu sais je pense que je vais aller chercher Maddy maintenant comme ça elle sera vraiment contente et tout et on… va préparer les choses, les paniers, le maquillage, les costumes, tout ça tout ça et… bref. Je te bais… laisse !!! oui laisse ! Et on se voit ce soir ! On passe te chercher tous les deux ! A tout de suite chéreuuuh Iris et… bref j’y vais. » Je filai sans lui demander son avis pour transplaner devant elle. Une fois dans une ruelle vide, je sortis en direction de la crèche.

Mais qu’est-ce qu’il m’a pris bon sang ?! T’as quel âge ?! 14 ans ?! On dirait que je n’avais jamais parlé à une fille… Oui enfin c’est Iris et comprenez que la situation est délicate et qu’elle va finir par me prendre pour un fou. J’arrivai ainsi à la crèche. L’une des assistantes maternelles me reconnut aussitôt. Je demandai alors à récupérer Maddy plus tôt que prévu. Je n’ai eu qu’à me baisser pour voir Maddy presque courir en ma direction comme elle pouvait de ses petites jambes, soit dans un équilibre bizarre mais les bras tendu et la joie sur le visage. Je la réceptionnai pour la faire voler dans mes bras sous son sourire. Voilà une demoiselle avec qui déjà je me sentais plus à l’aise. Je la vêtis alors avant qu’on quitte la crèche. De là je pus marcher un peu avec la petite dans les bras pour m’aérer l’esprit. Maddy me regardait sans un mot. Ses petits yeux m’admiraient plus qu’autre chose mais j’avais la sensation de me voir persécuter d’un regard ‘comment as-tu pu fauter avec Maman ?!’ « Maddy regarde la voiture toute rouge tu as vu !!! » Pitié regarde ailleurs, je me sens assez coupable. « Maman ? » me demanda-t-elle. « Ok j’avoue ! C’est de ma faute ! Je sais que je n’aurai pas du mais oilà, entre ta maman et moi des fois c’est… » ambigu ? « et… » et si nos amis avaient raison ? « Mais… » ce n’est pas raisonnable. « Mais… » j’avoue tenir à ta mère. « et ça m’a échappé ! voilà ! Tu en penses quoi toi ? » demandai-je à une enfant de moins de trois ans oui je sais. « Maman aime joooolies fleurs ! » me dit-elle. « Tu crois que je devrais lui offrir des fleurs pour me faire pardonner ? Et tout rentrait dans l’ordre ? » écoutai-je le seul être qui pouvait me conseiller en ce moment même sans me juger. « des fleurs ! des fleurs ! » frappèrent dans ses petites mains. « Et des chocolats ? » lui demandai-je. « chocolaaaaat ! » dit-elle me faisant rire. « Tu as bien raison ! Du chocolat !!!!! » et s’en suivit alors un jeu d’écho sur la route du mot ‘chocolat’ entre nous.

Je passais ainsi le reste de la journée avec Maddy. J’ai tenté de faire un gâteau au chocolat qui m’a valu la note du ‘je préfère le donner au hibou de maman’ merci Maddy………. Et finalement le goûter avec de simples carrés de chocolats avec du pain pour moi et un chocolat chaud pour notre bébé adoré. Finalement j’oubliais un peu tout. Maddy avait le don de me faire vivre de magnifiques journées. Je pourrai passer des heures avec la petite. Elle finit en costume. Je pris de mon côté ma cape de sorcier pour donner un petit côté magique. La petite puce était en parfaite sorcière. Nous allions alors rejoindre sa maman. Je lui avais pris un chapeau de sorcière pour aller avec sa fille. Une fois sur le campus, Maddy frappait de ses mains en guettant sa mère jusqu’à ce qu’elle soit là. De cet instant, je semblais déjà plus détendu et moi-même. Comme s’il ne s’était rien passé… Je confiais alors Maddy à Iris. Mes mains frôlèrent celle de la jeune femme mais si cela me donna un long frisson dans l’échine, je me contentais de dire : « Ta journée s’est bien passée j’espère ? La nôtre, formidable ! Je suis nul en confection de gâteau au chocolat mais sinon à part ça… Au fait bouge pas ! » Je sortis un chapeau de ma besace – ensorcelée bien évidemment – pour le déposer sur sa tête. Une fois fait, ma main caressa sa joue un instant en admirant le rendu avant de me rendre compte de ce que je faisais. Je laissais alors retomber ma main. Je ne m’étais jamais vraiment posé de questions sur mes gestes avant ce baiser. Ce n’était pas le premier mais après hier soir, je ne savais plus trop comment me comporter sans en voir une ambiguïté. Je ne dis cependant rien sur cela. « Il est 18h. On y va ? Comme ça après on peut aller manger dans un petit restaurant ensemble ! » proposais-je.En fait il s’agissait juste… de faire comme si de rien était… de ne pas penser à la vérité qui se cache derrière tout cela ou encore des sentiments dans mes yeux présents déjà depuis un moment. Je préférais me taire dans ce mensonge et ne rien changer. Je ne voulais pas tout gâcher. Non ce baiser n’était pas un pur hasard mais je préférai ne pas penser à cela. Après tout j’étais bien ainsi donc pourquoi vouloir changer les choses et prendre le risque de tout perdre ? Je ne voulais pas savoir si ce baiser donné était le dernier car j’avais peur, si ce n’était pas le cas, qu’on aille trop loin pour mieux se séparer…


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Iris Prescott
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Dim 28 Juin - 19:04
Comment une question si anodine avait pu le déstabiliser autant ? Alors certes, elle était pas si anodine que ça : Iris voulait qu’il se confie, qu’il explique pourquoi il l’avait embrassé la veille, qu’il lui dise si quelque chose le dérange. Sa réponse n’était vraiment pas celle qu’elle attendait : il semblait totalement perdu, incapable d’aligner trois mots sans se planter. A la fois inquiète et perplexe, elle continua de le regarder sans rien dire. Elle eut juste le temps de lâcher un « Ok » qu’il transplana sans prévenir. Pas le temps d’aborder le sujet délicat donc : ce n’était pas pour tout de suite. De toute façon, Iris n’avait pas fini les cours et s’ils s’étaient lancés sur le terrain, la discussion aurait dû être interrompue à un moment ou un autre. D’un autre côté, le campus n’était pas vraiment le lieu pour discuter de ce genre de sujets : il y avait bien trop d’oreilles qui traînaient et les rumeurs pouvaient aller très vite. Après avoir consulté sa montre, Iris se dépêcha de rejoindre sa salle de cours avant d’être en retard.

Elle eut tout autant de mal à se concentrer qu’avant qu’Alex ne vienne la voir. Elle regretta de ne rien avoir dit, au final : au moins, elle aurait été fixé. Encore maintenant, elle ne saurait pas dire ce qu’elle préférerait : qu’Alex lui dise qu’il avait effectivement des sentiments pour elle, ou qu’il lui assure qu’il s’agissait d’une erreur. Dans les deux cas, elle restait perdue de toute façon, comme s’il avait réveillé quelque chose, des vieux sentiments qui n’avaient peut être jamais disparus tout compte fait. Il était toujours là à prendre soin d’elle, à vouloir la protéger de tout et de tout le monde. Il avait grandi, il n’était plus ce petit merdeux de Gryffondor qui ne pensaient qu’aux filles et à faire des conneries. Et s’il lui disait qu’il l’avait embrassé par erreur, à cause du vin qu’ils avaient bu toute la soirée ? Quelque part, elle se sentirait blessée : cela ne cachait-il pas quelque chose ? Si Iris n’était pas entourée de tant de personnes, elle se serait sûrement cognée la tête contre sa table pour faire taire toutes ses questions.

La fin de la journée arriva trop lentement à son goût mais elle essayait de se concentrer sur le fait que la soirée était consacrée à Maddy, pour lui faire plaisir. Elle lui avait expliqué le principe d’Halloween à la façon des moldus, elle lui avait parlé de son déguisement et de tous les bonbons qu’elle allait avoir : après avoir fait naître dans d’images dans l’esprit de sa fille, ce serait vraiment moche de lui gâcher ce moment. Aussi, elle s’interdit de repenser à ce fameux baiser, au moins jusqu’à ce qu’ils soient rentrés. Bon, ce serait certainement difficile, mais Iris n’était pas du genre à reculer au moindre obstacle. Elle sortit de son dernier cours sans en écouter la fin et les questions que les élèves posaient : elle était attendue ailleurs et pour une fois, elle considérait ça plus important.

Alex et Maddy étaient déjà là, ils l’attendaient sur le campus. Iris n’eut pas trop de mal à les retrouver, parce qu’ils attiraient un peu l’attention : une fillette de deux ans à l’Université Magique, on ne voyait pas ça tous les jours. Enfin, Iris avait dépassé depuis bien longtemps le stade du quand-dira-t-on avec sa fille : c’était vraiment le dernier de ses soucis. Son sourire revint néanmoins quand elle vit le visage de Maddy, qui semblait tout aussi contente de la voir. Elle accéléra le pas vers eux deux, jeta un coup d’œil à Alex – avait-il repris ses esprits ? – avant de récupérer Maddy dans ses bras. Elle hocha la tête avec un sourire quand il lui demanda si sa journée s’était bien passée – inutile de lui raconter qu’elle s’était posée des questions sur le pourquoi il l’avait embrassé hier soir et sur ses propres sentiments. Elle préféra ensuite ignorer le contact avec sa main, se concentrant sur la petite et sa tenue.

« Mais comme tu es belle ma petite sorcière ! Alex a pas massacré ton costume, ça va, il s’améliore ! Prête pour aller chercher les bonbons ? »
« Les bonbons ouiii ! »


Elle embrassa Maddy et fit un clin d’œil à Alex. Maddy frappa dans ses mains et s’agita légèrement : elle n’avait pas l’air d’avoir oublié le but du déguisement. Il valait mieux faire comme si de rien n’était pour le moment et laisser les choses arrivaient comme elles le devaient. Il lui parla de la journée qu’il avait passé avec Maddy, avec un gâteau au chocolat raté : elle éclata de rire en l’imaginant de battre dans la cuisine avec les ustensiles, le four, la cuisson du gâteau … Sacré Alex ! Il avait sûrement voulu faire plaisir à Maddy. Elle le regarda, légèrement attendrie à cette pensée, alors qu’il fouillait dans son sac pour en sortir … Un chapeau. Il le posa sur sa tête et laissa un instant sa main contre sa joue. Elle se perdit alors dans son regard, cherchant la réponse à ses questions – geste innocent ? Révélateur ? -, oubliant même Maddy qu’elle tenait dans ses bras. Elle acquiesça néanmoins pour sa proposition.

« Le restaurant est une bonne idée, j’aurai pas besoin de cuisiner en rentrant. Sauf si tu veux un gâteau au chocolat pour remplacer celui que tu as raté. Tu as tout hein, les paniers aussi ? »

Il valait mieux s’en assurer tout de suite avant de se rendre devant l’une des premières maisons de leur tournée, et se rendre compte qu’ils avaient oublié quelque chose d’essentiel. Avec son sac de cours, sur son épaule, et celui d’Alex, ils auraient bien de quoi en faire des paniers improvisés, mais ce ne serait pas pareil pour Maddy non plus.
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Dim 28 Juin - 19:42
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Si tu savais
Iris & Alexander


Geste innocent ou non, je choisissais de ne pas me perturber l’esprit avec tout cela. C’est en y accordant de l’importance que je risquais de créer une situation délicate. Je proposais alors le restaurant l’air de rien, ce à quoi elle répondit : « Le restaurant est une bonne idée, j’aurai pas besoin de cuisiner en rentrant. Sauf si tu veux un gâteau au chocolat pour remplacer celui que tu as raté. Tu as tout hein, les paniers aussi ? » Un sourire naquit au coin de mes lèvres. Elle me prit pour qui ? Je lui souris alors de ma besace les sac adéquat. Je les posais alors sur un banc proche de nous avant de la libérer de son sac de cours. Je le réduisais par la magie pour ensuite le mettre dans ma besace. Je lui rendrais bien plus tard. Avec Maddy, c’était toujours mieux de se libérer les bras. Je pris alors les sacs d’Halloween avant de poser ma main dans le bas du dos d’Iris et transplaner dans une ruelle que je savais sans risque.

On put sortir de là l’air de rien et marcher un peu. « Si Maddy commence à se faire lourde, n’hésite pas à me la confier. » dis-je à Iris de façon prévenante. « Pour le gâteau au chocolat, ne t’inquiète pas, je trouverai bien mon bonheur dans les desserts… » la rassurai-je avec un sourire. « Bon et si nous commençons de ce côté ? » lui indiquai-je la voix. Je coinçai un panier dans le bras de Maddy qui se faisait une joie d’en avoir un. Nous allions ensemble donc vers la première rue. Ayant passé mon bras dans un panier, j’avais les mains dans les poches de mon jean sous ma cape.

Je reportai alors mon regard sur Iris et Maddy. Elles étaient toutes les deux mignonnes en sorcière enfin en déguisement. J’aimais la façon dont tomber les cheveux d’Iris sur sa cape en dessous de son chapeau de sorcière. Elle avait un magnifique regard. Je passais alors mon bras autour de sa taille – en tout bien tout honneur n’est- pas … – Maddy jouais avec le cordon de ma cape, étant face à moi. Elle avait l’air si heureuse. Je ne dis rien, profitant de ce moment avant de laisser les filles faire leur première maison ‘un bonbon ou un sort’. Profitant de la scène, il n’y avait pas besoin de mots pour exprimer ce que je ressentais. Je ne voulais rien gâcher. Je n’avais pas besoin de plus. Ces minutes volées au quotidien me suffisait. Leur bonheur faisait le mien, il n’y avait rien de plus à dire dessus. Alors certes je l’avais embrassé, certes j’aimai la retrouver le soir après nos activités personnelles mais ça devait s’en arrêter là. Cette situation platonique me suffisait. Je ne devais plus penser à ce dérapage. Nous n’avions pas besoin de cela pour être heureux. On pouvait créer de l’amour ensemble à trois en gardant une certaine intimité chacun et surtout en ne mélangeant pas nos sentiments. Et pourtant Merlin savait, quand je voyais son souvenir en revenant vers moi, à quel point j’avais envie de l’embrasser et lui dire simplement ce que je ressentais. Je me contentais pourtant d’un simple sourire heureux et de proposer la maison suivante dans le plus grand leurre que je m’imposais…


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Iris Prescott
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Dim 28 Juin - 20:48
Iris le regarda sortir les paniers de son sac, non sans soulagement : il ne les avait donc pas oubliés. Il devait savoir combien cette soirée était importante pour Iris, et il avait fait les choses bien, respectant le plan dans les moindres détails. Il la libéra de son sac, pour le rétrécir et le glisser dans le sien. Elle lui adressa alors un merci : avec Maddy d’un côté et son sac plein de livre de l’autres, c’est sûr que c’était mieux ainsi. Ils pouvaient maintenant partir : Alex passa une main dans son dos et Iris se rapprocha de lui, prenant pour elle-même comme excuse que c’était mieux pour transplaner. Elle serra Maddy contre elle aussi : la petite commençait à s’habituer à ce genre de déplacement, mais ça restait désagréable pour elle quand même. Ils atterrirent dans une ruelle isolée, un coin sûr pour atterrir. Ils en sortirent rapidement pour déboucher sur une rue un peu plus fréquentée. Passer du monde magique – l’Université – à ce quartier résidentiel moldu était plus marquant que ça, d’habitude mais cette fois il y avait une multitude de petits sorciers et sorcières qui se baladaient, au milieu de quelques fantômes et citrouilles. C’était la magie d’Halloween : ils pouvaient porter leurs robes de sorciers sans se faire remarquer ce soir.

Iris hocha la tête quand il lui dit qu’il serait prêt à prendre Maddy quand elle fatiguerait. Elle faillit lui faire une remarque sur le gâteau au chocolat, comme quoi elle avait une semaine de ménage à marchander contre un gâteau, mais ça ne ferait que rappeler la soirée d’hier et ce n’était pas une très bonne idée : elle se contenta alors de hausser les épaules avec un sourire.

« Ca sera jamais aussi bon que mes gâteaux, tant pis pour toi ! »

Non non, ses chevilles n’enflaient pas trop. Mais elle essayait d’être au minimum naturelle et rester silencieuse, hocher la tête à la moindre de ses remarques pour éviter de faire une bourde ou des lapsus comme lui, ça ne lui ressemblait pas trop. Alex donna un panier à Maddy, qui le prit fièrement, le gardant contre elle comme si c’était un privilège d’en avoir un. Ils avancèrent ensembles, Maddy dans les bras d’Iris et Alex finit par passer sa main autour de sa taille. Elle tourna la tête vers lui, tentée de se rapprocher une nouvelle fois. Elle se sentait bien à son contact et pourtant, ce n’était pas la première fois qu’il avait ce genre d’attention : c’était juste la première fois qu’elle les interprétait différemment. Viiite ! Une maison ! Qu’elle pense à autre chose ! Son appel au secours sembla être entendu : ils s’arrêtèrent devant la première maison de la rue. Iris se concentra alors sur Maddy et sur le fait que c’était la première fois qu’elle allait fêter Halloween. Ce serait sa toute première maison, la toute première fois qu’elle crirait « un bonbon ou un sort » : Iris avait raté tellement de premières fois avec sa fille qu’elle essayait de se raccrochait aux suivants, bien que moins nombreux. C’était pour ça que la soirée lui paraissait si importante et que, même si elle avait envie de clarifier un tas de choses, elle devait d’abord se concentrer sur le bonheur de sa fille.

Elle adressa un grand sourire à Alex, voulant lui faire partager sa bonne humeur et son excitation. Avant de monter les marches qui la séparait de cette première maison, Iris déposa Maddy à terre et s’accroupit à sa hauteur, lui montrant du doigt l’endroit.

« Tu te souviens ? On sonne, une personne va ouvrir et tu cries « Un bonbon ou un sort ». Mais attention, pas de vrais sorts hein, on est chez les moldus. Compris ? »
« Compris ! »
« Qu’est-ce que tu dois dire ? »
« Un bonbon ou un sort ! »


Sa fille apprenait vite, elle devait le tenir d’elle – ça risquait pas d’être du côté de William, de toute façon. Iris l’applaudit et lui donna la main pour l’aider à escalader les marches : elle tenait à ce que sa fille y aille presque toute seule. Elle la souleva pour qu’elle puisse appuyer sur la sonnette et la reposa à terre. Elle resta à sa hauteur, l’incitant à soulever son petit panier. La porte s’ouvrit, un couple de personnes âgées apparut et Maddy fut soudainement toute intimidée. Iris l’encouragea alors, et un timide « Un bonbon ou un sort » sortit de la bouche de Maddy. Le couple sourit et déposa une bonne poignée de bonbon dans le panier de la petite, en lui disant qu’elle était toute jolie en petite sorcière. S’ils savaient … Pour le moment, Maddy n’avait jamais utilisé la magie par inadvertance, mais elle était habituée à voir Iris et Alex utiliser leur baguette. Et, plus tard ces manifestations de ses pouvoirs arriveraient, mieux Iris se porterait : elle craignait déjà que ça se produise à l’école, et qu’elle doive l’expliquer de manière rationnelle à ses professeurs. Maddy finit par sourire en voyant toutes les sucreries dans son panier. Iris remercie le couple et descendit les marches en tenant la main à Maddy, faisant attention à ce qu’elle ne tombe pas avec le panier dans sa main. Elle la reprit dans ses bras quand elles arrivèrent à la hauteur d’Alex, pour continuer leur route. Dans l’euphorie de ce moment de bonheur pourtant simple, Iris attrapa la main d’Alex pour l’entraîner avec elle.

« Tu veux faire la deuxième maison avec elle ? C’est très drôle de voir Maddy hyper timide ! »

En tant que parrain – et peut être plus … - il avait bien le droit de faire la deuxième maison avec elle. Iris avait eu le privilège de faire la première, Alex avait droit à sa part aussi. Après tout, il se farcirait bien un tour de pâté de maison, à sonner de porte à porte pour des bonbons … Elle savait qu’il était là de bon cœur, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’il serait peut être mieux ailleurs, dans un bar en compagnie d’une autre fille. Elle fit taire cette pointe de jalousie qui montait, pour se rassurer dans l’idée que son sourire ne serait pas aussi sincère s’il n’était pas content d’être là.
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Lun 29 Juin - 14:58
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I don't wanna know if I kissed your lips for the last time
Iris & Alexander


Je laissais Maddy et sa mère profiter de leur toute première maison non sans un sourire amusé et attendri. Je les regardais de loin, attendri. Les filles ramenèrent alors une bonne poignée de bonbons que Maddy me présenta très satisfaite. Hum… pleins de bonbons… quoiiiii ? Ce n’est pas pour moi ? Elle partagera tout de même ! non ?

Iris me prit la main sans prévenir pour m’entrainer avec elle. J’eus un violent frisson parcourant le bras jusqu’à l’échine. Je me laissais alors totalement faire, aimant bien trop cette initiative de sa part même si elle devait être simplement le résultat de notre amitié et non d’une autre chose qui m’avait poussé moi à l’embrasser. Il fallait que je me fasse une raison. La potentielle attirance entre nous n’était pas forcément réciproque…

« Tu veux faire la deuxième maison avec elle ? C’est très drôle de voir Maddy hyper timide ! » Mon regard s’illumina. C’est vrai ? Je pouvais ? Je posais alors le panier sur le sol pour dire : « Maddy ? » dis-je en tendant les bras vers la petite. Elle ne mit pas longtemps à gesticuler et je la récupérais bien heureux de faire la deuxième maison. Je l’embarquais sur la maison suivante. Une fois sur le péron, je dis à Maddy : « Maman t’a déjà expliqué ? Pas de vrai sort et on dit quoi ? » demandai-je à la petite. « Bonbon ou sort !!! » Je la posais alors sur le bois du péron et je sonnais avant d’attendre avec Maddy. Un jeune couple ouvrit et Maddy les menaça d’un sort si aucun bonbons n’étaient déposés dans son petit panier. La jeune femme alla alors chercher le saladier amusé alors que le jeune homme resta avec moi. « Votre fille est vraiment mignonne ! » me dit-il. « oh c’est plutôt ma filleule… » dis-je avec un sourire. Et je le regrettai d’un sens. J’étais si attaché à Maddy que pour moi il s’agissait comme de ma propre fille. La jeune femme revint alors avec des bonbons et en déposa dans le panier de Maddy.

Maddy était vraiment heureuse quand on finit par revenir vers Iris. Elle criait : « Des bonbons ! Des bonbons !!! » toute heureuse, et à moi répéter la même chose en cœur avec elle. Plus sérieusement, je dis à Iris : « C’est vrai qu’elle est timide la demoiselle mais elle prend vite ses aises dans ses menaces ! » dis-je amusé. Maddy tendit alors le panier à sa maman pour me faire un calin en regardant sa mère. Je frottai le dos de Maddy avant de prendre la main d’Iris. C’est elle qui a commencé… pourquoi je n’aurai pas le droit de continuer ? Je marchais alors vers la prochaine maison : « Et si on le faisait tous les trois la prochaine ? Après tout on est un peu comme une famille… Enfin une famille étrange mais une famille non ? » dis-je sincèrement. Iris était ma meilleure amie, pas comme ma sœur, je le savais pertinemment, c’était encore différent même si je préférai dire le contraire. Maddy par contre était ma filleule, un peu comme ma fille… Bref, c’est logique comme demande non ? J’aime chercher une justification là où franchement on s’en fou finalement royalement ! Bref, j’attendais l’avis d’Iris sur cela tout en marchant en direction de la prochaine…


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Iris Prescott
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Lun 29 Juin - 21:17
Sa proposition sembla plaire à Alex, dont le regard s’illumina. Même Maddy était ravie de passer dans les bras du jeune homme, pressée de continuer la tournée. Iris aimait voir la complicité qui les liait : c’était bien ce qui l’inquiétait le plus, quand ils s’étaient lancés dans une collocation avec un enfant au milieu. Si Alex ne supportait pas la présence de Maddy ou si Maddy avait eu peur de lui, rien n’aurait fonctionné, et ils ne seraient sûrement pas là, à remettre en question la nature de leur relation. Qu’est-ce qui aurait été mieux ? Ils passaient de si bons moments ensembles qu’Iris ne regrettait rien au final. Elle les observa de loin, sonner à la porte, récupérer les bonbons du couple, et repartir. Le sourire de Maddy valait tout l’or du monde. Iris les observa, amusée, alors qu’ils répétaient « des bonbons, des bonbons » en cœur.

« Et c’est pas fini, il y en a d’autres qui nous attendent ! »

D’ici quelques dizaines de maisons, leurs paniers risquaient d’être pleins et ils auraient un bon stock pour un long moment – sauf si Alex tapait dedans trop régulièrement et encourageait Maddy à le suivre. La petite lui tendit son panier, qu’Iris récupéra alors. Elle se blottit ensuite contre Alex et elle regarda la scène. Elle ne pouvait pas rêver mieux comme soirée, tout compte fait. Alex lui prit la main, comme elle quelques minutes auparavant. Elle leva la tête vers lui et lui sourit : elle avait l’impression que rien ne pouvait les atteindre ce soir. Ils marchèrent alors vers la maison suivante et Alex lui proposa d’y aller ensembles, comme une … famille ? Il n’avait pas tout à fait tord : à leur manière, ils formaient une famille. Ils avaient réussi à avancer tous les trois, à vivre et à se supporter les uns les autres. A la minute où ils franchissaient le pas de leur appartement, tous leurs soucis semblaient s’envoler, pour mieux profiter du moment présent. C’était pas ça, le but d’une famille aussi ? Iris finit par acquiescer.

« On est une famille, à notre manière. Au moins, on fait dans l’original. » assura-t-elle, avec un clin d’œil. « Mais je pense qu’il faut demander à mademoiselle Maddy. C’est sa soirée après tout. Alors ma puce, on y va tous les trois cette fois-ci : Alex, Maman et Maddy ? »

La fillette hocha vigoureusement la tête et tapa dans ses mains. Iris regarda Alex : ils avaient leur réponse. Ils grimpèrent alors les marches de cette troisième maison, toujours main dans la main. Iris donna le panier à Maddy, en s’assurant qu’elle le tenait fermement avant de vraiment le lâcher – ce serait dommage de perdre leur butin alors qu’ils venaient de commencer. Elle se chargea ensuite de sonner, en lâchant la main d’Alex, et une vieille dame leur ouvrit alors. Iris encouragea Maddy et Alex à la suivre pour lancer la fameuse phrase.

« Un bonbon ou un sort ! »

La dame sourit alors, et les observa l’un après l’autre. Elle semblait émerveillée par le tableau devant elle : était-ce leur bonne humeur qui était communicative ou pour ce qu’ils représentaient ? En tout cas, elle ne se fit pas prier pour donner son avis.

« Mais quelle belle famille de sorciers avons-nous là ! Et quelle adorable petite fille ! Vous l’avez bien réussi, celle-là. »

Elle regarda tour à tour Alex et Iris, limite trop insistante, comme si elle voulait connaître les moindres détails de la naissance de Maddy. Iris regarda Alex du coin de l’œil, pour voir sa réaction. C’était terriblement gênant, mais que dire à une vieille dame qui ne comprendrait sûrement pas les trois quarts de la situation sachant qu’eux-mêmes ne semblaient plus la maîtriser ? Heureusement, Maddy intervint, alors que la dame lui pinçait une joue.

« Bonbons ! » cria-t-elle en agitant son panier.

C’est qu’elle était un peu impatiente, la petite. La dame ne se vexa pas pour autant et sourit. Elle s’absenta quelques secondes pour revenir avec un saladier plein de sucreries moldues : elle en donna une poignée à chacun, remplissant leurs paniers. Elle hésita un instant, et finit par leur en remettre une seconde poignée.

« Je vous en mets une double dose parce que vous avez l’air d’être de grands gourmands. Surtout toi. »

Elle pointa du doigt Alex et Iris dû se mordre la lèvre pour ne pas éclater de rire. C’est qu’elle l’avait bien cerné ! Ils la remercièrent et firent demi-tour. Une fois la porte fermée, Iris ne put se retenir d’avantage.

« T’es fiché, Alex, je crois. »

Une fois les marches descendues, Iris reprit la main de l’ancien Gryffondor, comme s’il s’agissait d’un jeu entre eux : chacun son tour de prouver à l'autre quelque chose. Qu’on les prenne pour un couple ne la dérangeait plus tant que ça : tant qu’on ne critiquait pas leur jeune âge et le fait qu’ils étaient peut être immatures pour élever une petite fille, ça lui allait. S’il y avait bien un truc qui la rendait dingue, c’était bien qu’on remette en question ses capacités de mère. Même Alex avait fait ses preuves depuis longtemps et ils s’en sortaient peut être mieux que certains parents, trop obnubilés par leurs vies personnelles pour s’occuper de leurs enfants.

« T’avais raison, c’est encore mieux quand on est tous les trois. »

Elle tourna la tête vers lui avec un sourire. Maddy observait fièrement son butin. Les gens autour d’eux semblaient suffisamment occupés pour ne pas faire attention à eux. C’était drôle, de paraître si inaperçus parmi les moldus, alors qu’ils étaient presque eux-mêmes ce soir.
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Mar 30 Juin - 8:22
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Pour l'éternité...
Iris, Madeleine & Alexander


J’avais ce sourire amusé d’avoir été grillé par la petite dame. En même temps je n’avais que 18 ans. Nous étions tous les deux très jeunes pour élever une enfant de 2 ans passés. Nous nous en sortions peut-être pas toujours comme il le fallait mais on faisait de notre mieux et surtout on aimait tous les deux profondément Madeleine. Alors malgré la vie, malgré le temps, on savait tous les deux qu’on serait là pour elle. On la verrait ensemble grandir. Nous découvrirons ses premières fois à tout et surtout la route qu’elle tracera finalement d’elle-même pour faire ce qu’elle sera plus tard. Que dire du reste ? Pour moi ça n’avait aucune importance. Je n’avais pas besoin d’avoir Iris dans mon lit pour tout ça. C’est surement ce qui posait mes réserves à tout cela. Au fond de moi je savais à quel point j’étais bien avec elle. Elle m’apportait la sérénité dont j’avais manqué au départ de Joanne. Le fait de se poser comme ça, pouvait sembler un peu tôt mais pour me reconstruire, j’en avais eu vraiment besoin. Du reste, il m’arrivait tout de même de sortir de mon côté une fois par semaine avec Sasha ou des amis. J’avais même rencontré Morgana sans savoir si cette potentielle amitié allait durer. Peu m’importait. Au final j’avais tout ce dont j’avais besoin à la maison. Pourquoi alors vouloir gâcher tout cela avec des gestes parasites qui font douter le cœur, ne plus se sentir sûr de soi et perdre le fil ? Nous étions amis et cela resterait surement comme ça quoi qu’on dise, quoi que je ressente. Alors si l’amour existait dans mes sentiments, si mon baiser n’était que le reflet de l’arrière d’un tableau que je me donnais, je refusais d’aller plus loin. Alors même si après avoir goûté ses lèvres, même si j’étais curieux de savoir ce qu’une deuxième fois donnerait, je ne provoquerais pas l’instant parce que je tenais trop à ce que j’avais pour jouer ainsi…

Alors oui elle prenait ma main comme un tour de rôle, oui j’aimais quand elle prenait ce genre d’initiative mais ça devait rester amical, même si ça ne l’était pas. « T’avais raison, c’est encore mieux quand on est tous les trois. » Un sourire apparut sur son visage provoquant le mien. Je ne pouvais pas dire mieux. Nous commencions alors les maisons suivantes à trois. Entre les rires, les sourires et la bonne humeur, la soirée prenait une tournure joyeuse. Je gravais alors chaque moment comme les plus importants de ma vie. On chantait avec Maddy, je mangeais pas mal de bonbons sur le chemin me faisant rouspéter de donner le mauvais exemple, nous rigolions et Maddy put aussi profiter des bonbons. La soirée ne pouvait être meilleure. Pendant une soirée on pouvait tout oublier et rêver. On s’accordait alors un repos aux tensions de notre monde. Voilà pourquoi j’aimais tant parfois passer du temps dans le monde moldu. On pouvait s’évader, respirer et juste profiter de la vie en oubliant les douleurs qui nous rende pourtant parfois meilleur. Nous arrivions alors devant un Italien, je proposais à Iris de me suivre.

Avec tout cela – même si la dose ingurgitée de bonbons était impressionnante – j’avais faim. On installait alors Maddy au milieu de nous. Je proposais ainsi en l’honneur de cette merveilleuse soirée : « Je propose qu’on prenne un apéritif pour fêter cette merveilleuse soirée ! » Le serveur nous apporta alors la carte. Je demandai pour ma part un cocktail, laissant à Iris choisir pour elle et sa fille. Une fois la commande passée, le serveur alla nous chercher ceci pour qu’on ait le temps de regarder la carte. Il y avait surtout des pizzas mais quelques salades ou pâtes. Je supposais que pour Maddy, Iris allait choisir des pâtes, je la laissais cependant faire avec sa fille, orientant mon regard vers les pizzas. « Tu prendras quoi toi ? » dis-je en trouvant mon choix. J’allais prendre la pizza de la reine. « Au fait ! Je commence ma formation la semaine prochaine ! » dis-je avec un sourire en coin. Bon je ne serai pas sur le campus magique avec elle… Mais j’étais content de pouvoir commencer ma formation pour pouvoir aussi devenir gestionnaire. C’était une opportunité en or pour moi. En même temps, même si j’étais encore si jeune, tout semblait possible avec la vitalité avec laquelle je travaillais de façon passionné. Il faudrait qu’un jour je montre mon garage à Iris. Quoi que les collègues allaient finir par vraiment se dire que nous étions vraiment ensemble mais une part de moi n’était pas dérangé tant que ça par l’idée. Pouvait-on me reprocher d’aimer cette idée même si elle ne devait exister. J’étais devenu raisonnable après la mort de Joanne mais je restais un homme qui avait ses faiblesses et quand je regardais le sourire d’Iris, j’avais la sensation de flancher complètement. Je ne comprenais pas comment s’était arrivé… La collocation entre un homme et une femme est-elle vouée obligatoirement à l’échec ou est-ce parce qu’entre Iris et moi il y avait toujours eu quelque chose ? Je doutais être amoureux d’elle alors que je sortais avec Kaysa ou Joanne. C’était comme un sentiment d’amitié qui pourrait évoluer sans en avoir l’occasion. Et aujourd’hui ? Toutes les conditions étaient réunies. Pourquoi alors lutter ? Parce que je refusais de faire le sacrifice de ce qu’on avait déjà. Oui je pourrai aller plus loin. Oui je pourrais me laisser guider par mes désirs mais qu’arriverait-il après si ça ne fonctionnait pas ? Elle partirait… Je n’étais pas prêt pour ça.

Le serveur arriva de nouveau et nous demanda si nous avions choisi. Je passais ma propre commande alors qu’il nous déposa en même temps nos boissons. Une fois ayant pris mes commandes, je levais mon vers pour dire : « A nous ! Que cette amitié dure éternellement ! Vous êtes tout pour moi… » dis-je pour trinquer. Oui… que cette amitié dure, que je puisse l’avoir auprès de moi éternellement…


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Iris Prescott
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Mar 30 Juin - 10:12
La tournée des maisons continua, toujours dans cette même bonne humeur, essayant d’effacer ce qui s’était passé la veille. Quand Iris remarqua qu’Alex était en train d’attaquer les bonbons alors qu’ils n’avaient même pas fini le tour du quartier, elle lui lança un regard désapprobateur : ils allaient au restaurant quand même après … Et quand Maddy commença à suivre son exemple, Iris abandonna toute bataille qui de toute façon serait veine. Elle se rappelait qu’elle-même, quand ses parents l’emmenaient faire la tournée des maisons pour Halloween, elle tapait dans son sac malgré les avertissements de ses parents. Elle pouvait faire une exception pour ce soir, au final. En plus, elle ne voulait pas prendre le rôle de la rabat-joie alors qu’ils passaient un moment agréable. Elle se surprit même à prendre quelques bonbons aussi : s’ils avaient le droit, pourquoi pas elle ? Elle faisait son possible pour graver cette soirée dans sa mémoire, pour garder en tête leurs sourires : en temps de guerre, il fallait le rappeler, ces moments se feraient peut être rares plus tard, alors autant en profiter.

Leurs paniers bien remplis, ils finirent par entrer dans un restaurant italien : Iris n’avait plus aussi faim que ça, mais c’était histoire de se poser et continuer la soirée. Alex proposa de prendre un apéritif, ce qu’Iris confirma : elle choisit alors un cocktail de la liste pour elle et demanda à Maddy si elle préférait un jus d’orange ou un jus de pomme. La petite demanda alors un « jus d’cirouille », sous le regard perplexe du serveur. Iris plaisanta en disant que c’était Halloween – Maddy portait encore son déguisement de toute façon – et elle lui prit un jus d’orange, qui se rapprochait plus de la couleur du jus de citrouilles. Le serveur repartit alors, et Iris se concentra sur la carte des plats. Ils avaient du choix : elle choisit un plat spécial enfant pour Maddy, plutôt classique puisqu’il s’agissait de pâtes à la tomate. Alex lui demanda alors ce qu’elle prenait.

« Une pizza … Quatre saisons ! »

Le nom lui plaisait bien, en plus. Elle referma la carte, retenant les choix pour elle et pour Maddy. Alex lui annonça alors qu’il allait commencer sa formation la semaine prochaine. Iris le regarda avec un sourire, réellement contente pour elle : il lui avait beaucoup parlé de cette formation et elle savait que c’était important pour lui, comme cette soirée d’Halloween pour elle.

« Eh c’est super ça ! Pas trop stressé ? »

Elle savait qu’Alex n’était pas d’un naturel stressé, mais cela faisait presque un an qu’il n’avait plus mis les pieds dans une quelconque formation. Et s’il s’ennuyait ? S’il se rendait compte que les études c’était plus fait pour lui ? Sa formation serait dans un contexte particulier, certes, mais c’était possible. Dans tous les cas, Iris serait là pour l’aider du mieux qu’elle le pourrait.

Le serveur revint avec leurs boissons. Il avait pensé à mettre une paille dans le jus d’orange de Maddy : elle avait oublié de le préciser, mais il devait avoir l’habitude avec son métier. Il prit leur commande pour les plats et disparu à nouveau. Alex décida de trinquer en leur amitié : était-ce une façon détournée de lui dire que le baiser d’hier était juste un accident, un dérapage qui ne se produirait plus ? Après y avoir pensé toute la journée, Iris n’était toujours pas certaine de ce qu’elle ressentait, et elle n’avait pas envie de gâcher ce qu’ils avaient non plus. Mais elle ne voulait pas que ce baiser soit un obstacle pour toute leurs soirées futures … Peut être valait-il mieux continuer à faire l’autruche et se persuader que la veille ne voulait strictement rien dire. Elle leva son verre à son tour, aida Maddy à tenir le sien pour faire comme eux et sourit.

« A nous, et à toutes ces soirées à venir qui seront aussi fantastiques que celle-ci. »

Elle fit une pause pour boire une gorgée de son cocktail et veiller à ce que sa fille s’en sorte avec son verre. Elle regarda ensuite Alex. Il avait dit qu’elles étaient tout pour lui … C’était réciproque.

« Ca serait pas pareil si tu n’étais pas là. »

Iris aurait sûrement passé la soirée avec ses parents pour passer de maisons en maisons en quête de bonbons pour Maddy. Ça n’aurait pas pu être aussi marrant, et on ne risquait pas de prendre son père pour son copain, c’était sûr. La tournée aurait été des plus classiques, peut être moins marquante. Alors, elle était vraiment sincère lorsqu’elle lui disait que ça n’aurait pas été pareil.
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Mer 1 Juil - 8:27
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De sentiments... amicaux ?
Iris , Maddy , Alexander


Moi ? Stressé pour aller en cours ? Non pas vraiment. J’étais même un peu trop sûr de moi si vous voulez mon avis mais cela c’était un tout autre genre d’histoire… Nous trinquions alors à cette magnifique soirée en ‘famille’ et à toutes celles à venir. Je pris une gorgée tout comme Iris. « Ça serait pas pareil si tu n’étais pas là. » dit-elle provoquant un sourire sur mes lèvres. J’aurai voulu l’embrasser… enfin le front, mais m’étant finalement mis en face pour laisser de la place aux filles sur la banquette, je me retenais par le manque de pratique. J’avais pourtant ce besoin de contact avec elle que je préférais taire à coup de reproches personnels et mises en garde des risques que ça pourraient créer entre nous. Je ne devais pas emplir ma tête de nouveaux horizons entre nous.

Nous buvions alors ensemble et Maddy fut bien bavarde pour tenter de nous exprimer le bonheur de faire cela avec Iris et moi. Tout n’était pas très clair par la rapidité de ses mots mais je discernais plusieurs fois le mot ‘bonbon’. La petite était attendrissante. Oh elle n’était pas toujours comme ça. Nous vivions les meilleurs moments mais il existait aussi ceux de ses colères ou encore de ses tristesses. Un enfant ne représentait pas que des rires et ça je l’avais appris avec Iris seulement toute colère disparaissait face à ce genre de moment. Madeleine était cependant une jeune fille assez facile mais bien maligne. Parfois je retrouvais cette lueur de malice dans son regard à l’égal de celle de sa mère. Maddy lui ressemblait vraiment. On ne pouvait vraiment pas douter de son ascendance. Pour des bonheurs comme celui-ci, je donnerai alors tout sans concession.

Les pizzas et les pâtes arrivèrent. On put alors commencer à manger. Personnellement, ma pizza était parfaite. J’étais cependant bien tenté de goûter celle d’Iris. « On fait un petit échange de parts ? » lui proposai-je, curieux de savoir ce qu’elle mangeait. « Moi aussi !!! » Tiens ça m’aurait étonné ! Miss-je-veux-tout-faire-comme-mon-parrain… Je coupais alors un petit morceau pour le poser dans son assiette. « Plus ! » réclama-t-elle. « Dites donc !! C’est Alex qui décide ! » lui rappelai-je l’ordre de la hiérarchie. Seulement vous ne connaissez pas Maddy… « S’il te plait… » dit-elle avec sa voix et ses yeux tout mignon… Je lui en donnais un autre morceau, la prévenant qu’il s’agissait du seul. Les pizzas, ce n’était pas vraiment pour les enfants mais elle pouvait bien goûter non ? Je me tournais alors vers Iris pour savoir si elle acceptait ou non un échange.

J’aimais bien partager les choses et puis n’étant pas un gâteau au chocolat, elle pouvait se rassurer sur une potentielle arnaque de ma part. Je n’avais plus aucune notion de partage quand il s’agissait de chocolat et malheureusement de mes défauts, Madeleine apprenait très rapidement. Celle-ci commençait à manger goulument ses pâtes et ses petits morceaux de pizza. Attendant mon passage, je regardais Iris un instant…

Je n’avais jamais remarqué la profondeur de la couleur de ses yeux. Ils étaient clairs tout comme les miens et pourtant différent sur certains points. Est-ce normal après quelques temps à vivre ensemble avec un passé de couple qu’on puisse parfois se demander ce que ça donnerait si on allait plus loin que ce qu’on avait ? Mais que voulait dire aller plus loin ? Là était toute la question. Nous avions déjà tout d’un couple… Nous vivons ensemble. Nous élevons un enfant ensemble. Nous partageons de bon moment ensemble. Où est la frontière entre l’amitié et plus si affinité ? Tout semblait flou. C’était comme à la fois n’être que des amis et pourtant sans cesse franchir certaines limites. Comment expliquer alors que je commençais à me demander si ça ferait quoi que ce soit d’arrêter de se mentir ? Je lui mentirai si je lui disais que je n’y avais pas pensé. Mais je n’étais pas sûr qu’en parler était aussi une bonne idée. Alors j’allais faire comme si de rien était pour des peurs, des séquelles du passé. Si je voyais cela à la télé, j’en rirai bien, traitant l’homme d’imbécile, de se bouger et de l’embrasser. Oui mais j’étais mauvais acteur et face à la situation je ne savais pas comment m’y prendre ni quoi faire. Je lui disais ‘merci’ pour cacher quelque chose de plus fort. Certains rigoleraient surement en nous voyant mais je ne trouve pas de mot. Tous ceux qui me viennent sont complètement abstrait et dérisoire. Qui étais-je de toute façon pour gâcher ce qu’on avait déjà ? J’étais capable de me suffire de cette situation. Je ne devais simplement pas trop me poser de question et vivre au jour le jour pour ne pas penser à ce désir de l’embrasser une deuxième fois. Comme j’aimerai avoir mon père en cet instant… Lui saurait peut-être me dire ce que j’avais besoin d’entendre…

Je pensais souvent à elle. J’aimai son sourire en cet instant. J’aimai tant m’occuper de sa fille et voir à quel point rentrer et juste retrouver sa fille sans s’occuper du bain lui faisait du bien. J’aimai Maddy mais ça n’était pas comparable face à Iris. Elle comptait pour moi plus qu’une autre. Je vivais alors tous les jours avec elle et aujourd’hui je ne savais plus du tout comment me comporter. Je ne pouvais que lui demander le partage d’une pizza sans savoir si un jour elle mettrait fin au partage du reste. Je maudissais déjà les hommes qu’elle pourrait rencontrer. Pour moi, ils ne pourront jamais être assez bien pour elles. Je ne voulais pas en arriver là. Aujourd’hui, je ne pouvais plus me passer d’elle. Et pourtant je préférai m’autoriser seulement un partage de pizza sans savoir comment agir autrement pour le reste…


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Iris Prescott
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Mer 1 Juil - 11:16
Iris écouta attentivement le discours de Maddy, comprenant les trois quarts de ce qu’elle voulait dire et en devinant le quart restant. Elle avait la chance d’avoir un « décodeur Maddy » intégré dans son cerveau, aussi fut-elle ravie de voir sa fille s’exprimer ainsi sur le moment qu’elle venait de passer. A ses yeux, la quantité de bonbons récupérés était énormes : elle n’avait jamais dû en voir autant, ni en avoir autant pour elle. Alors bien sûr, elle ne la laisserait pas tout manger d’un coup, mais son panier resterait le sien. Elle semblait contente que ce soit Alex qui les avait accompagné, et non pas ses grands parents. Elle se demandait encore comment elle considérait vraiment le jeune homme dans sa vision d’enfant : il s’apparentait à un modèle, c’était suffisamment clair ça. Quand au reste … Iris ne serait même plus capable de lui expliquer elle-même vu que depuis hier soir, elle ne savait plus où elle en était non plus. Enfin, l’essentiel fut d’avoir réussi à mettre tout de côté pour assurer la tournée d’Halloween pour Maddy.

Les plats arrivèrent et par précaution, Iris transforma la serviette de Maddy en bavoir, en glissant les bords dans son col. Ce serait vraiment dommage de tâcher le costume et même si avec la magie, les tâches de sauce tomate partiraient sûrement, il fallait qu’elle donne de bonne habitudes à sa fille. Celle-ci broncha un peu, mais Iris fut suffisamment autoritaire pour lui faire comprendre que ce n’était pas négociable. Heureusement, elle devait avoir faim elle aussi, alors elle comprit rapidement qu’elle devrait faire avec cette serviette autour du cou. Alex lui proposa d’échanger des parts de pizzas pour goûter à la sienne et Iris n’y vit aucune objection. Devant cet échange, Maddy voulut aussi sa part : elle n’était jamais contre lui faire goûter des choses nouvelles, au contraire. Alors elle lui coupa un bout de sa pizza à elle aussi, observant l’échange qu’elle avait avec Alex. Il savait y faire avec elle, c’était indéniable. Et c’était pour ça qu’elle lui faisait autant confiance, qu’elle le laissait aller chercher Maddy à la crèche, passer des après-midi avec lui etc … Elle savait que sa fille était en sécurité avec lui et qu’il ne laisserait personne lui faire du mal – un peu comme pour elle, quand il débarquait à la fac pour empêcher un simple ami d’être trop entreprenant avec elle. Elle eut un sourire en repensant à la scène, sourire qui disparut quand elle vit la grimace de Maddy après avoir goûté sa pizza : trop de légumes, peut être. Elle préférait visiblement celle d’Alex ce qui ne l’étonnait pas des masses. Elle coupa une part pour Alex et la déposa dans son assiette pour ensuite récupérer celle lui était destiné. Les deux pizzas étaient aussi bonnes l’une que l’autre de son point de vue, et les pâtes de Maddy avaient l’air pas mauvaise aussi, vu la façon dont elle les mangeait. Iris entamait sa deuxième part quand elle entendit la petite voix de la fillette.

« Pourquoi Alec il est triste ? »

Iris tourna la tête vers Maddy, qui la regardait avec des yeux inquiets. Elle fronça alors les sourcils, se demandant bien ce qu’il pouvait passer dans la tête de sa fille pour en venir à cette conclusion. Elle passa alors une main dans ses boucles blondes, pour la rassurer, et lui fit un grand sourire.

« Mais non, il est pas triste ! Hein Alex t’es pas triste ? » dit-elle sur un ton un peu trop surjoué, avant de s’en inquiéter à son tour, et de continuer sur un ton plus doux : « Ca va ? »

Pitié qu’elle n’ait pas fait une bourde entre temps par rapport à hier sans l’avoir remarqué au préalable. Elle avait pourtant fait attention. Alors oui, certains gestes comme le fait de marcher en se tenant la main pouvaient prêter à confusion, mais il faisait souvent ça, non ? Enfin, ça ne changeait rien, n’est ce pas ? Tout était purement innocent d’un point de vue extérieur. Iris savait que ça ne l’était plus, qu’ils avaient peut être dépassés certaines limites mais elle n’était pas sûr d’être bien en mesure d’en parler, ayant besoin de plus de recul. Elle était tellement bien avec Alex comme ça qu’elle avait peur de ce qu’il pouvait se passer ensuite. L’un comme l’autre avait la poisse niveau relations amoureuses et elle refusait de le perdre pour de stupides sentiments parasites.
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Mer 8 Juil - 11:49
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Joli mensonge
Iris, Maddy & Alex


Je pus obtenir une part de la pizza d’Iris. Je la goûtai ainsi, la trouvant pas mauvaise même si je préférai la mienne. En faisant cela, je repensais à ce qu’il se passait et ce qu’il pourrait se passer entre nous. Fut un temps je ne me serais pas posé de question. Il y a bien longtemps qu’on serait à la maison en train de s’embrasser mais je ne voulais pas faire n’importe quoi sous prétexte de commencer à craquer pour elle. Maddy était aussi de la partie et nous ne pouvions pas nous permettre de faire n’importe quoi. Nos actes doivent être réfléchis et pesé et honnêtement, pour le bien de Maddy – l’excuse est bonne – c’était mieux ainsi. Je préférai encore lui promettre d’être à jamais là pour elle sans laisser ma passion tout foutre en l’air. Je préférai la voir sourire que de provoquer des tensions entre nous. Mon expérience m’avait servi de leçon. S’attacher de cette façon entre amis et déraper finalement ne pouvait ne nous conduire qu’à notre porte. Nous avions, il y a bien longtemps, choisi de franchir cette porte vers l’amitié. C’était une porte sans retour et je ne voulais pas trahir tout ce qu’on a été capable de bâtir jusqu’ici. Alors oui, j’avais envie de la tenir dans mes bras et de l’embrasser mais je n’en avais pas le droit. Cet amour devait rester platonique quoi qu’il en coûte. « Pourquoi Alec il est triste ? » La vérité sort un peu trop souvent de la bouche des enfants… Je me mis à grimacer. Ça se voyait tant que ça ? Iris observa sa fille plus que moi à mon grand soulagement. Je pus donc trouver de quoi me reprendre très rapidement. Iris passa sa main dans ses magnifiques boucles d’or. J’eus envi de faire pareil, me maudissant au passage de ce désir. « Mais non, il est pas triste ! Hein Alex t’es pas triste ? » dit-elle d’un ton sur joué pour rassurer sa fille. Maddy tourna alors son regard vers moi comme presque perçant du style ‘moi, je ne suis pas dupe’. Je déteste la perspicacité des enfants. Parfois ils comprennent bien plus rapidement ce que les adultes refusent de voir. Je fis alors un grand sourire genre ‘mais non je ne suis pas triste !’ « Ca va ? » Moi ? Non. Mais ça va. Il faut que je trouve une copine et me sorte tout ça de l’esprit avant de faire une bourde. Je finis par sourire aux filles. « Bien évidemment que ça va ! Vous parlez au grand Alexander Black là ! Ça va toujours. Ne t’inquiète pas ma puce… » dis-je finalement à Maddy qui eut l’air plus sceptique que sa mère mais elle se concentra finalement sur ses pâtes. Je fis de même avec ma pizza et chacun, dans un silence – gênant pour moi – mangea tranquillement son plat avant que Maddy ne revienne mettre du piment dans notre plat déjà bien assez compliqué : « Pourquoi ? Pourquoi Alex peut pas être papa ? Maman aime Alex. Alex aime maman. Alex donc papa ! » CQFD, l’enfant a parlé. « Tu sais Maddy… ça ne fonctionne pas comme ça… » tentai-je de lui dire. « Pourquoi ? » Parce que j’en sais rien …. Bonne question en fait. Peut-être parce que j’ai simplement la trouille ? Il n’y avait pas d’autres mots pour qualifier la chose, j’avais peur de tout gâcher. Mon expérience antérieure m’avait suffisamment démontré qu’il ne fallait pas tomber amoureux de sa meilleure amie… « Parce que même si j’adore ta mère… » notez le mot ‘adorer’ pour ne pas dire aimer et nier royalement la vérité. « nous sommes amis. » concluai-je fier de moi. « Pourquoi amis ? » me destabilisa-t-elle. Je ne perdais cependant pas espoir : « Parce qu’on s’aime vraiment beaucoup. » dis-je de nouveau fier. « Donc tu aimes maman ! » dit-elle avec un grand sourire. « Oui ! Euh… Non ! Enfin… Oui j’aime ta maman. Depuis très très longtemps ! Mais… » mais quoi ? il n’y a même pas de ‘mais’. Les faits sont là et la petite a su royalement mettre les pieds dedans avec un magnifique sourire inoffensif en apparence. En apparence seulement… J’avais la sensation de m’être fait avoir par plus intelligent… Je ne savais d’ailleurs pas comment prendre cela. Maddy n’avait même pas trois ans et malgré son aptitude à parler bien pour son âge ou même à réfléchir de façon cohérente, elle n’avait que trois ans et je venais de m’embourber dans une situation délicate. Quoi qu’elle ne l’aurait pas autant été si je ne l’avais pas embrassé. Je ne pouvais décidément pas me contrôler et rester à ma place ?! « Mais ? » demanda Maddy. Je sortis alors mon téléphone de ma poche, faisant style de recevoir un appel. Je sais, c’est mal mais là… j’étais en train d’avoir un coup de chaud. Je sentais mon cœur s’emballer. Je ne savais plus quoi dire face à Iris et j’aurai aimé ne jamais parler de ce genre de choses avec Iris non loin. Je fis donc la chose la plus idiote du monde : je fuis avec mon téléphone : « Je te laisse expliquer à Maddy, désolé, c’est le boulot et, c’est important. » filai-je dehors pour prendre l’air. Gardant le téléphone à l’oreille, je respirai un grand coup. Mon téléphone sonna alors vraiment. Je décrochai, étonné. Je tombais sur la voix de Morgana qui me proposait de se voir dans la semaine. Profitant de cette occasion, j’acceptais sans trop savoir si c’était une bonne idée. Discutant avec elle, je ne revins que quelques minutes plus tard, déjà plus détendu… « Désolé… Le boulot. » dis-je pour m’excuser avant de m’asseoir sous le regard des filles. Je me concentrai alors sur ma pizza pour la finir…


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Iris Prescott
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Mar 14 Juil - 17:49
Alex les rassura en disant qu’il allait bien, qu’il allait toujours bien. Iris n’irait pas jusque là – elle ne l’avait pas toujours vu au top de sa forme toutes ses années, même s’il le cachait souvent. Enfin, Maddy et elle s’inquiétait sûrement pour rien. Iris adressa alors un sourire à la petite, pour lui faire comprendre que tout allait pour le mieux, elle n’avait pas à s’en faire. Iris remarqua son air septique, comme si elle réfléchissait mais qu’elle n’arrivait pas à formuler ses phrases : elle finit par manger ses pâtes. Iris fit de même en continuant de couper sa pizza, observant les alentours. Il y avait beaucoup de famille autour d’eux, parfois avec plusieurs enfants qui faisaient pas mal de bruits. Il y avait quelques couples aussi, mais Iris essaya de ne pas trop s’attarder sur eux. De toute façon, Maddy recommençait déjà à poser des questions … Iris regrettait parfois l’âge où elle ne prononçait que quelques mots. Elle dérapa d’ailleurs avec son couteau, dont le bruit avec le contact de l’assiette la fit grimacer. Alex pris les devants et essaya de lui expliquer pourquoi il ne pouvait pas être son père officiellement – bien que les choses étaient on ne peut plus floues à l’heure actuelle. Il lui dit qu’ils s’aimaient comme des amis. Uniquement des amis. Etait-ce une façon aussi de s’expliquer par rapport au baiser d’hier soir ? Iris essayait de capter le moindre indice : qui sait, peut être que grâce à Maddy, elle aurait le fin mot de l’histoire : il ne s’agissait que d’un moment d’égarement, ni plus, ni moins, cela ne voulait rien dire et il faudrait qu’Iris s’enlève l’idée de la tête qu’il puisse exister autre chose que de l’amitié entre eux deux. Seulement, Maddy avait raison sur une chose : Iris aimait Alex. Mais, elle n’était pas encore sûre que ses sentiments soient suffisamment forts pour supporter une relation plus poussée, qui leur apporterait autant de moments de joies que de tristesse.

Alex était en mauvaise posture : il ne savait visiblement plus quoi répondre à Maddy qui était de plus en plus insistante. On ne pouvait pas lui en vouloir : elle ne pouvait pas comprendre à son âge. Tout était simple pour elle : elle n’avait pas de contraintes, pas de responsabilités, elle était choyée, protégée. Ses décisions se résumaient à se lever le matin, à se laisser porter par la journée, à quelques caprices, à quelques moments de folies. Pour Iris et Alex, c’était beaucoup plus compliqué : ils devaient assumer tous leurs choix. Ils n’avaient pas le droit de se lancer les yeux fermés dans quelque chose. Leurs parents n’étaient plus aussi présent pour rattraper les choses si ça tournait mal. Ils étaient des adultes – enfin, de jeunes adultes – et ils étaient obligés de réfléchir à chacun de leur geste. Iris, elle le faisait depuis qu’elle était tombée enceinte, à quinze ans. Elle était habituée à ça, mais elle ne s’y était jamais vraiment faite. Maintenant qu’elle vivait en collocation, loin de ses parents, c’était encore différent. Ses parents eux-mêmes l’avaient prévenu quant au danger de se mettre en collocation avec son meilleur ami qui se révélait être un ex petit ami en plus … Elle ne les avait pas écouté, et voilà où elle en était : plongée dans un dilemme.

Iris observa Alex sortir son téléphone – ce truc moldu dont elle ne comprenait toujours pas l’utilité réelle – et il finit par s’excuser : un appel du travail. Elle ne mit pas en doute cet appel : il n’y avait aucune raison pour lui mentir, pas vrai ? Ca tombait juste au bon moment pour lui, voilà qu’il avait une excuse pour se défiler. De toute façon, Iris allait venir à son secours. Elle lui sourit alors, compréhensive. Et alors qu’il partait, Iris essaya d’expliquer à Maddy le pourquoi du comment en la rassurant sur le fait qu’Alex serait toujours là pour elle en tant que parrain, mais qu’il ne pouvait pas être son papa pour autant parce qu’il n’aimait pas Iris comme une maman mais comme une amie et qu’Iris n’aimait pas Alex comme un papa. Elle essaya d’apaiser la fillette, et de répondre à ses questions supplémentaires. Maddy finit par abandonner – bien qu’Iris savait qu’elle n’avait pas gagné pour autant ce combat – et termina son assiette de pâte. Iris fit de même, en attendant le retour d’Alex. Il ne tarda pas d’ailleurs, et Iris releva la tête vers lui.

« C’est pas grave, j’espère ? »

Il avait dit que c’était important. Ca pouvait être un cambriolage au garage, ou quelque chose comme ça. Visiblement, il n’était pas obligé de s’en aller : il l’aurait prévenu sinon, et ne se serait pas rassit pour finir sa pizza.

Iris posa ses couverts et recula son assiette, signe qu’elle n’en pouvait plus. Maddy l’imita : elle n’avait pas terminé son plat mais elle n’allait pas lui en vouloir. Pour une fille de deux ans, c’était plutôt consistant. Elle sortit alors de son sac des petites lingettes pour nettoyer les mains de Maddy et son visage : elle avait de la sauce de partout. Heureusement qu’elle avait la serviette autour de son coup pour protéger son costume !

« On commande un dessert ? »

Iris n’était pas sûre d’y céder de son côté, mais elle était quasi sûre de la réponse d’Alex, et même de Maddy.
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Mer 15 Juil - 13:28
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Quand la tentation devient forte...
Iris, Maddy, Alex


Quand je repensais à ce baiser, je ne le voyais pas totalement comme une erreur. Pourquoi regretter quelque chose qu’on a pu aimer. Seulement je tenais à faire attention. Je ne pouvais faire n’importe quoi. Pas avec Iris, même si je voulais me consumer dans ses bras. Je préférais choisir entre le devoir plutôt que mes sentiments. Je préférais être présent à jamais pour elle comme un amour que de lui jurer un amour qui pourrait la briser ou me détruire. Ça ne pouvait nous arriver même si parfois j’aimerais simplement pouvoir être égoïste. J’étais donc sérieusement en train d’envisager de revoir Morgana pour taire mes sentiments pour Iris. En sortant avec une autre femme, j’allais bien finir par rentrer dans le droit chemin avec ma meilleure amie ? Il était encore temps de rattraper les choses. Après tout ce n’était qu’un baiser, baiser de mon cœur battant, de mes sentiments pour elle et de mon attirance indéniable pour elle. Je refusais cependant de penser à Iris de cette façon. Je ne voulais pas penser à son regard doux, à ses mains délicates, à ses lèvres douces et à son être tout entier. Je devais donc tout faire pour bien lui faire comprendre qu’il n’y avait rien entre nous. Après tout jamais Iris n’avait fait les premiers pas quand l’ambiguïté s’installait, ou rarement. Je doutais alors qu’elle ressente ce que je ressentais. Je ne voulais donc pas lui mettre ça dans la tête même si je voulais la garder uniquement pour moi. Le problème venait uniquement de moi et de mon incapacité à ne pas m’attacher. Qui ne serait cependant pas troubler ? Nos tempéraments étaient complémentaires. Elle avait toujours été là pour moi, même dans les pires moments. Elle ne m’a jamais abandonné. Quel homme ne craquerait pas ? C’était humain mais je savais qu’il était temps de me reprendre même si Iris prenait une place en moi que je n’aurai voulu. Et dire que moi qui ait eut tant de relations compliquées, j’avais cru retenir la leçon…

Cependant comment expliquer, alors que je m’assois à cette table, que je mange ma pizza et lui offre un signe de tête positif sur le fait que ce faux coup de téléphone ne soit pas grave, je sente une part de moi complètement flanchée. Comment pouvais-je lui mentir aussi facilement ? Juste pour cacher ce que je ressentais pour elle ? Mais comment expliquer ce qu’il se passait au fond de moi… Comment dire qu’elle était la seule pour qui je donnerai ma vie ? J’aimerai tant qu’elle soit, à chaque seconde de sa vie, fière de moi. Je n’étais cependant qu’un lâche dont elle ne cesser de pardonner à chaque faux pas. Jusqu’au jour où j’en aurai fait un de trop… Et pourtant Merlin savait à quel point j’étais capable d’aller jusqu’en enfer pour la protéger. Alors quand je la regardais me proposer de commander un dessert, lisant dans son regard sa persuasion sur mon acceptation, je n’avais plus qu’une envie, rentrer, coucher Maddy et l’embrasser une seconde fois. Je dus cependant me résoudre à accepter un dessert qui serait toujours plus fade qu’elle… « Le dessert est une bonne idée ! » dis-je pour cacher mon trouble dans une gaité peut-être surjouée. Maddy en fut cependant très rapidement enchantée, voulant elle aussi un dessert.

Le dessert nous apporta alors la carte. Connaissant Iris, elle aimerait quelque chose de fruité. Je proposais alors de partager une petite tarte avec elle, sachant pertinemment que c’était une très mauvaise idée. Maddy voulut sa propre part. Nous la laissions choisir, conscients que je pourrais toujours finir à sa place. Le serveur apporta alors la tarte et je me plaçais ainsi sur la banquette à côté d’Iris pour pouvoir manger avec elle plus facilement la tarte. Ayant cependant oublié de demander une deuxième cuillère, j’eus une nouvelle idée. Je me plaçais un peu mieux pour être face à elle. « Attention le souaffle est lancé ! Vroum ! Vriou ! Vraouuum ! Ouvre la bouche Iris que le souafle rentre dans les buts ! » dis-je sous les rires de Maddy. Je plaçais alors la cuillère dans la bouche d’Iris avec amusement. Je la laissais goûter la tarte la première. Me rapprochant d’elle, posant ma main dans le bas de son dos, je recommençais pour lui enlever la cuillère au dernier moment pour la manger moi-même ! « oubps ! » dis-je la bouche pleine sous les rires de Maddy qui faisait pareil avec son dessert et sa cuillère jusqu’à sa bouche. Je regardai Maddy faire avec amusement mais elle se loupa et s’en mis sur la joue me faisant éclater de rire. Je pris alors la cuillère de Maddy pour faire comme à sa mère. Maddy était plus que ravie. C’est pour ces moments comme celui-ci que je refusais de tout gâcher même si inconsciemment je caressais le dos d’Iris de ma main restée à cette endroit en m’occupant de Maddy. Je reportai alors mon regard vers Iris avec un véritable sourire. Pourquoi vouloir gâcher de tels moments comme celui-ci ? Nous avions la chance de partager de tels moments. Leur bonheur à toutes les deux étaient le mien. Je gravais ce genre de moment au fond de mon cœur même si parfois il me donnait envie de fonctionner peu à peu plus comme un couple amoureux qu’un couple amical.

Je pris alors de la chantilly de l’assiette de Maddy sur la cuillère afin d’en manger un peu. Je fis de même pour Iris, enfin si tenté que je n’eus pas l’idée de lui en recouvrir le nez juste avant ! J’étais insortable… Il fallait le reconnaitre et avec nos bêtises Iris avait de la chantilly sur le nez et la joue, sans parler de sa fille qui voulut lui ressembler… Dans un fou rire en voyant la tête des deux filles, je récupérai la chantilly avec le doigt sur la joue de Maddy pour la manger. De façon incontrôlée, je voulus faire la même chose avec Iris. Enfin la même chose… avec la bouche. C’est en me rendant compte de mon action que j’eus un instant de flottement, mon visage si près du sien, Maddy nous observant surement avec intensité avant de crier : « Un bisou ! un bisou ! » Comment voulez-vous que cette pauvre gamine comprenne après ! Pour tenter cependant de rattraper le tire – c’est pas comme si je n’avais pas l’habitude au passage de m’enfoncer à chaque fois que je tente de me rattraper … - je faisais un bisou sur la joue à Iris pour faire plaisir à Maddy – ou plutôt à moi mais j’aime tellement mentir ces derniers temps… Tout était alors écrit dans mes yeux, de mon désir de l’embrasser au besoin de ne rien gâcher. Je m’écartai finalement. Avec nos bêtises, nous avions réussi à finir nos desserts. « Bon, je vais payer la note et on rentre. » dis-je avec un simple sourire. Je pris alors mon portefeuille dans la poche arrière de mon jean pour aller régler la note le temps qu’Iris nettoie Maddy.

Une fois fait, il suffit d’un transplanement à partir d’une ruelle sombre jusqu’à notre appartement. Je plaçais les bonbons dans une boite, laissant à Iris de coucher Maddy, non sans un bisou de ma part sur son front. La coucher ne fut pas facile puisqu’Iris passa du temps avec sa fille – à moins qu’il ne s’agisse d’une autre raison – et je m’occupais comme je pouvais en marchant à droite à gauche et en rangeant ce qui n’avait pas forcément besoin d’être rangé pour faire passer mon stresse post-tête à tête. Je ne savais pas trop comment ça allait se passer et je me disais que filer – et me renfermer à double tour – dans ma chambre pourrait être une option. Je me retenais violemment si bien que quand Iris arriva dans le salon, j’étais en train de triturer le plan de travail du comptoir qui séparé la cuisine où je me trouvais du salon où elle était. Et là … ?

« Tu… veux… » dis-je en cherchant une idée étant donné qu’on allait pas se coucher si tôt nous aussi si ? Je cherchais un moyen de ne pas penser à ce qu’on pourrait faire qui ne serait vraiment pas raisonnable – pour les esprits trop mal placés, je pense à simplement s’embrasser dans le canapé, quoi que l’entreprise ne serait pas si désagréable – pour trouver une idée valable qui ne semblait pourtant jamais venir. Je finis par ne pas formuler la fin de ma phrase, me contentant de sortir de cette cuisine pour être au moins du même côté. Après tout j’étais un homme civilisé. Ce n’était pas parce que j’étais du même côté du comptoir que j’allais forcément fondre sur elle et l’embrasser dans un baiser ardent que je n’aurais pu contrôler par simple impulsion irréfléchi et complètement déraisonnable de mon être qui voulait goûter une seconde fois à ses lèvres… C’est fou ce que je rêvais pourtant de craquer, venir vers elle, poser ma main dans son cou, l’embrasser en la faisant reculer jusqu’au canapé pour l’allonger sous moi et continuer à l’embrasser de cette façon comme des adolescents qui ne pourraient s’en retenir sans pour autant aller trop loin. Je m’ébouriffais les cheveux signe de mon trouble. Oh et puis merde ! Je fis un pas vers elle……………….. non non non ! Alex tu ne fais pas un pas vers elle ! Tu respires et tu n’y penses plus ! Tu vas tout gâcher ! Appelle Morgana… Vois Sasha s’il le faut mais ne pense plus à ça. Tu ferais la plus grosse erreur de ta vie et tu sais très bien comment ça va finir. Tu vas vouloir la réparer, tu vas t’enfoncer et vous allez souffrance alors respire et file dans ta chambre ! « Pardonne-moi… Je ferai mieux d’aller me coucher, je commence tôt demain. J’ai vraiment adoré cette soirée ! Je tiens tellement à toi et à Maddy. » dis-je finalement en l’embrassant sur le front. Je devais me maintenir à ça. Je ne pourrai l’embrasser que de cette façon et ce même si en baissant le regard vers elle, je ne désirai que l’embrasser réellement ou poser encore mes mains sur ses hanches. Son corps ne m’appartenait cependant pas. Je n’avais pas le droit d’avoir une telle attitude envers elle ou de prendre ce chemin. Et ce même si une part de moi la dévorais du regard… Au premier baiser, je n’avais alors jamais remarqué à quel point la tentation pouvait être aussi forte, agissant sur une simple impulsion. M’en priver ne faisait pourtant que corrompre plus encore mon désir de céder à cette tentation. Je me contentai malgré tout d’aller en direction de ma chambre, enlever mon haut pour le balancer au hasard et soupirer. Pourquoi j’avais le sentiment que si je ne trouvais pas rapidement quelque chose pour m’occuper l’esprit, un jour, je n’aurai pas cette même force à résister…


(libre à toi de continuer à tes risques et périls ou clôturer pour qu'on passe en Novembre ensemble )


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Iris Prescott
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Dim 19 Juil - 16:53
Alex étant partant pour le dessert, le serveur arriva à nouveau pour débarrasser leur assiette et rapporter la carte. Comme l’avais deviné Alex, Iris préféra une tarte fruitée et il proposa de la partager : cela ne la dérangea pas puisqu’elle savait qu’elle ne la finirait pas. Iris laissa ensuite choisir Maddy, en lui énumérant les desserts qu’elle pouvait prendre. Sans grande surprise et parce que ça lui parlait plus, la petite choisit un moelleux au chocolat. Les desserts arrivèrent vite et Alex se déplaça pour s’assoir à côté d’elles tandis qu’Iris expliquait à Maddy qu’elle avait en plus dans son assiette un peu de chantilly et une boule de glace à la vanille. Elle accrocha à nouveau une serviette au cou de Maddy, pour prévenir de nouvelles tâches et se tourna enfin vers Alex. Manque de chance, ils avaient complètement oublié de demander un deuxième couvert : il faudrait donc faire avec. Iris douta de plus en plus de leur idée de partager leur dessert, tout compte fait. Ce n’était peut être pas une si bonne idée que ça … Trop tard pour reculer, de toute façon. Alex se lança dans un petit jeu auquel Iris se prêta volontiers en rigolant. Elle put goûter la tarte en première, avec Alex pour lui servir. Le contact de sa main dans son dos était agréable et elle n’eut aucun mouvement de recul, comme si ce geste était aussi naturel que les autres. Alex approcha une nouvelle fois la cuillère avec un morceau de tarte mais, juste quand Iris commença à ouvrir la bouche, il lui enleva pour engloutir lui-même le morceau. Exagérant le choc, elle lui lança :

« Espèce de traître ! »

Iris commençait à être habituée à ce genre de feinte, mais elle n’arrivait toujours pas à les anticiper. Elle fit semblant de bouder un moment, juste un petit moment avant d’observer le jeu entre Maddy et Alex. Maddy voulait faire la même chose, évidemment. Elle en rit, admirant une nouvelle fois la complicité entre ces deux là. De l’extérieur, ils devaient former la famille parfaite. Et pourtant, ce n’était pas tout à fait ça.

Alex revint à la charge avec la chantilly de Maddy. Cette fois ci, elle se méfia, mais pas suffisamment : il recouvrit son nez de crème et les protestations d’Iris furent totalement vaines. Il n’était vraiment pas sortable et, quel exemple pour Maddy ! Enfin, c’était de bonne guerre mais il n’y avait déjà plus de chantilly pour qu’Iris puisse répliquer. Et, sans comprendre le pourquoi du comment, Alex se rapprocha d’elle et Iris également. Elle n’écoutait plus sa raison, elle se perdait dans les yeux d’Alex. C’était incontrôlable, pour lui comme pour elle. Ce fut Alex qui s’arrêta, au dernier moment. Et les cris de Maddy, qui réclamait un bisou, la ramena à la réalité. Ils ne pouvaient pas faire ça, pas devant la petite qui ne comprenait déjà pas grand-chose et multipliait les gaffes en public. Enfin, Alex finit par lui embrasser la joie – pourquoi était-elle aussi déçue et d’avoir le sentiment d’avoir raté quelque chose ? Balayant cette pensée, Iris sourit à Alex et prit sa serviette pour se nettoyer le visage. Elle fit de même avec Maddy, alors qu’Alex partit payer la note. Comme toujours, ça l’embêtait de le laisser payer alors qu’elle pouvait très bien prendre sa part, mais ça ne servirait à rien de lutter. Ils quittèrent le restaurant, s’éloignèrent ensembles vers une ruelle sombre et transplanèrent dans l’appartement.

Iris redoutait cet instant où ils rentreraient chez eux. Elle avait craint ce moment toute la journée, d’être en vrai tête à tête avec Alex, où ils seraient obligés de discuter. Avec Maddy au milieu, c’était déjà un peu plus facile. Elle occupait leurs esprits, en quelques sortes. Du coup, Iris prit un peu plus de temps que d’habitude pour coucher Maddy, qui était pourtant fatiguée. Elle céda à lui raconter une seconde histoire, alors qu’elle refusait tous les soirs parce qu’elle n’aimait pas céder à ses caprices. Mais elle avait besoin d’un peu de temps devant elle, pour encore réfléchir. Maddy s’endormit au milieu du second livre, et Iris resta une dizaine de minutes à la regarder. Qu’est ce qu’il se passerait si elle pensait à elle pour une fois avant de penser à Maddy ? Peut être qu’elle hésiterait moins. Elle était bien avec Alex. Elle se sentait en sécurité. Chacun de ses gestes, ses petites attentions, faisaient battre son cœur un peu plus fort. Un simple baiser avait tout remis en question, mais peut être était-ce qui leur fallait ? Peut être qu’à force de s’interdire d’être vraiment heureux, ils passaient à côté de quelque chose ? Elle avait remarqué l’attitude fuyante d’Alex, par moment. Il ne semblait pas vouloir aborder le sujet. Le regrettait-il ? Ou, au contraire, avait-il aussi peur qu’Iris de perdre tout ce qu’ils avaient ? Ou alors, ils avaient simplement peur de se lancer, peur d’être vraiment heureux.

Avec un soupir, Iris finit par quitter la chambre de Maddy pour retrouver le jeune homme dans le salon. Il était encore tôt pour eux, ce serait vraiment exceptionnel s’ils allaient chacun dans leur chambre maintenant. Alex lui lança une proposition, s’approcha et alors qu’elle avait juste envie de le prendre dans ses bras, de lui faire part de tous ses doutes, il l’embrasse sur le front et s’excusa. Il commençait tôt demain matin. C’était la pire excuse du siècle mais elle ne lui en voulut pas. Elle se contenta d’apprécier le baiser, posant une main contre son torse.

« Merci d’être là. »

Et ce fut tout ce qu’elle réussit à dire avant qu’Alex parte vers sa chambre. Elle entendit la porte se refermer et elle fut réellement tentée de le suivre – et pas forcément juste pour discuter. Elle fit quelques pas mêmes, se plantant derrière la porte, prête à frapper et à entrer. A lui dire qu’il était le pire des crétins, qu’elle voulait qu’il lui dise ce que signifiait ce baiser hier, pour s’assurer d’être sur la même longueur d’onde, pour se rassurer en espérant qu’il ne regrette rien. Sauf que sa peur de tout perdre remonta : elle repensa à la complicité entre Maddy et Alex et aux bons moments passés ensembles en tant qu’amis. Elle voulait réfléchir encore, quitte à laisser faire les choses, à ne rien forcer. Alors, elle finit elle-même par échouer sur son lit, se laissant tomber sur le matelas, à se demander si un jour elle aurait le courage de surmonter cette peur et affronter ces sentiments qui, quelque part, avaient toujours été là.


FIN
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