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Are there any questions ? [Duncan]

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Ven 10 Juil - 18:42
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Duncan Weather – Rose Austin

“Pour chaque homme qui a réussi, il y en aura toujours un autre qui dira : "J'étais à l'école avec lui !"” Earl Joseph Wilson






Are there any questions ?

Le centre de formation des Aurors... Dire que dix-sept ans auparavant, c'était moi qui étais assise sur ces bancs, à tout faire pour devenir la meilleure de ma promo, assistant assidument aux cours et interventions des professionnels, me démenant comme une folle pendant les exercices sur le terrain ! Tout cela me paraissait lointain, en y repensant. Et la nouvelle promotion me semblait bien jeune. Sans doute qu'avec l'âge, j'avais de plus en plus tendance à prendre ceux qui suivaient le même parcours que moi pour des jeunes ignorants. « Rosie, ma grande, tu deviens ce qu'on appelle communément un vieux con ! » me morigénai-je tandis que je rejoignais la salle des professeurs. Devenir un vieux con à seulement trente-quatre ans, si ça ce n'était pas être aigri...
Vous vous demandez sûrement ce que je pouvais bien fabriquer dans les couloirs du centre de formation ? Eh bien j'étais tout simplement là pour participer à l'une des nombreuses interventions que notre Département faisait auprès des futurs Aurors. Je vous avoue que ce n'était pas de gaieté de cœur que j'avais accepté d'y aller, mais uniquement pour dépanner un collègue. Je n'aimais pas vraiment prendre la parole en public. Surtout face à une salle remplie d'élèves aux oreilles grand ouvertes. Mais bon, quand on n'a pas vraiment le choix... eh bien, on le fait, et on tâche d'éviter de trop ronchonner. J'estimais malgré tout m'en être plutôt bien tirée ! Je n'avais pas bafouillé ni parlé trop vite, et mon stress n'avait pas été plus palpable que ça. Croyez-moi, ça aurait pu être largement pire, me connaissant ! J'étais une femme d'action, pas une diplomate. Les longs discours et compagnie, je préférais laisser ça à ceux qui avaient le talent nécessaire. Le passage à l'acte était autrement plus dans mes cordes. Chacun sa spécialité après tout, non ?

J'avais l'impression que cette année, ils étaient plus nombreux que d'habitude. Sans aller jusqu'à en voir le double des autres années, les bancs étaient nettement moins clairsemés. Les récents événements avaient sans doute dû en inciter plus d'un à embrasser cette voie. Au fond, j'en étais bien heureuse. Nous ne serions jamais trop, dans la tâche qui nous revenait ! Surtout par les temps qui couraient. Certes, l'Héritage nous était d'une aide précieuse, mais rien ne remplaçait les Aurors, sinon d'autres Aurors. D'aucuns prendraient ça pour de la vanité, mais j'étais juste réaliste. La formation que nous suivions, nos entraînements, tout était fait pour que nous soyions l'élite des traqueurs en matière de hors-la-loi. Et il était de notre devoir d'être à la hauteur.
Les membres du corps enseignant nous avaient déjà communiqués les résultats des quelques simulations que les élèves avaient eues, depuis la rentrée, et certains se détachaient nettement du lot par des notes tout à fait remarquables. Ça aussi, ça faisait partie du boulot : repérer les éléments les plus prometteurs pour les pousser encore plus. Un nom avait tout de suite retenu mon attention : Duncan Weather. Si le prénom m'était inconnu, le nom de famille, beaucoup moins, et pour cause : j'avais interrogé une Joyce Weather, après la Nuit Rouge ! J'étais incapable de remettre son visage, mais je me souvenais de son nom parce que son histoire m'avait marquée. Si ce Duncan était un membre de sa famille, il promettait de faire des étincelles et de grimper très haut, très vite. J'allais devoir le garder à l'oeil.

Cette conférence sur le camouflage et l'infiltration m'avait donné soif. Il faut dire aussi que la météo était particulièrement clémente, pour la saison, et l'atmosphère dans la salle était étouffante. J'entendais bien me réfugier dans la fraicheur de la salle des professeurs pour y boire un coup avant de continuer la journée ! Lorsque je pénétrai dans la pièce, un collègue était déjà là, en train de feuilleter distraitement la Gazette du jour. Avec tout ça, j'en avais littéralement oublié l'existence.

« Des nouvelles intéressantes, aujourd'hui ? demandai-je en me servant un verre.
-Rien de bien passionnant. Quidditch, interrogations sur certains membres du Ministère qui auraient pu avoir des liens, par le passé, avec les Mangemorts, ce genre de conneries...
-Je croyais qu'on avait déjà fait une purge parmi les agents ?
-C'est le cas, mais tu connais les journalistes : ils veulent appâter le client. Et toi, des nouvelles de ton frère ?
-Rien. J'ai beau reprendre les éléments les uns après les autres, les considérer sous un angle nouveau, repartir de zéro, chercher dans une autre direction, je n'ai rien. Rien de rien. C'en est désespérant !
-Tu finiras bien par trouver quelque chose, je ne m'inquiète pas pour toi ! Bon, je file, j'ai une simulation à surveiller dans moins d'un quart d'heure et je dois encore trouver mon chemin. On se voit au bureau ! »


Et il sortit sans attendre ma réponse, me laissant seule avec mon verre d'eau et mon incapacité à retrouver mon frère.


© Méphi.


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Sam 25 Juil - 20:49
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Après avoir vécu la Nuit Rouge et subi ses conséquences désastreuses – la mort de Zac, ma transformation en lycanthrope, le traumatisme de Joyce et le mien –, j’avais finalement dû apprendre à relativiser et à positiver ce drame. J’avais mis un temps fou, déjà, avant de simplement commencer mon deuil, puisque durant toute l’année passée à Poudlard je n’avais fait que refouler ma souffrance, me préoccupant de Joyce plus que de moi-même, en oubliant ainsi mon propre travail de deuil. Ce ne fut donc que pendant les grandes vacances suivant la Nuit Rouge, juste avant d’entrer à l’université, que j’avais véritablement craqué, laissant sortir cette douleur accumulée toute l’année. Enfin je dépassais les premières étapes du deuil – déni, colère, marchandage – pour commencer les dernières – dépression et acceptation. Les spécialistes ont pour habitude de dire que le deuil est propre à chacun et que, même si des étapes communes à toutes les personnes victimes d’une perte pouvaient être perçues, le processus de deuil était personnel et différent à chacun. Je pouvais moi-même confirmer ces dires : alors que dans la majorité des cas, les étapes du déni, de la colère et du marchandage prennent relativement peu de temps tandis que celle de la dépression est la plus difficile et la plus longue, cela fut l’exact opposé dans mon cas. En effet, j’avais passé toute une année enfermé dans les premières étapes du deuil – les délimiter précisément serait assez dur – alors que l’étape de la dépression avait pris, concrètement, une seule soirée ; le temps de craquer un bon coup, en somme. Quoique, en réalité, la dépression avait sans doute fait partie de moi tout au long de l’année. Elle se cachait simplement tout au fond de moi, tellement refoulée qu’elle en était complètement invisible. Elle avait finalement éclaté au grand-jour pendant la coupe du monde de Quidditch. C’était ce soir-là, dans la tente, que j’avais entamé l’ultime étape : celle de l’acceptation. C’était ce soir-là, au lendemain de notre altercation avec Bryan Levinson, l’assassin de Zaccary, que j’avais enfin accepté la mort de Zac, accepté le fait que je sois devenu un loup-garou, accepté ma vie nouvelle en oubliant celle passée. Cette phase de l’acceptation avait commencé dès le moment où j’avais décidé de prendre ma vie en main, de passer à autre chose, de tourner la page, de remonter la pente, de me reconstruire – appelez cela comme vous voulez. Quoiqu’il en soit dès le moment où j’avais décidé de positiver. Oui, j’avais réussi à tirer du positif de la Nuit Rouge, chose qui aurait été impensable encore quelques mois plus tôt, lorsque je jugeais ma vie totalement anéantie à cause de la Nuit Rouge. À cette époque, me servir de la bataille, et entre autres de la mort de Zac, comme le point de départ d’un projet de vie m’aurait paru totalement irrespectueux envers mon petit frère. Aujourd’hui, j’avais conscience qu’il était important pour moi de tirer quelque chose de sa mort. Et je savais pertinemment, à présent, que c’est ce qu’aurait voulu Zaccary : que sa mort serve à quelque chose. De plus, nous devions montrer aux mangemorts que nous continuerions de vivre, peu importe toutes les actions qu’ils mèneraient ; peu importe le nombre de morts, de blessés, de personnes transformées en loups-garous, ils n’arriveraient pas à nous anéantir : nous ne reculerions pas, nous ne nous arrêterions pas de vivre. Comme on dit, the show must go on. La mort de Zaccary et la Nuit Rouge m’avaient en effet donné un nouveau but dans la vie. Un projet que je comptais bien concrétiser : je souhaitais devenir auror. Avant les événements survenus il y a un an, c’était un métier qui ne m’avait jamais forcément attiré, il fallait l’avouer ; du moins pas plus que n’importe quel autre élève. Il faut le dire, une carrière d’auror faisait rêver à peu près tous les élèves – dans l’imaginaire collectif des jeunes, les aurors étaient des héros traquant et tuant le mangemort, mis en danger chaque jour, etc. Mais devenir auror n’était pas du tout une idée fixée dans ma tête ; ça relevait plutôt du fantasme, quelque chose de totalement abstrait que je ne comptais pas atteindre un jour. Non, à cette époque, avant la Nuit Rouge, j’avais bien d’autres métiers en tête. J’avais effectivement longtemps souhaité devenir bibliothécaire, aimant beaucoup lire. Mais j’avais également découvert le métier de journaliste qui m’intéressait davantage et semblait plus me correspondre. Retourner à Poudlard en tant que professeur était une idée qui m’avait traversé l’esprit également. Je crois malgré tout que, sans la Nuit Rouge, j’aurais poursuivi des études de journalisme, pour travailler sans doute, par la suite, pour La Gazette du Sorcier. Seulement, la Nuit Rouge m’avait finalement destiné à une toute autre carrière, celle d’auror. Je voulais devenir auror, c’était clair. Je voulais devenir auror pour me venger, pour venger Joyce, pour venger Zaccary. Les mangemorts avaient changé à jamais nos vies, en me mordant, en forçant Joyce à tuer notre petit frère ; ils devaient payer, ils devaient mourir. Je voulais devenir auror pour venger toutes les autres personnes victimes de ces monstres, pour empêcher toute nouvelle Nuit Rouge, toute nouvelle victime ; je voulais contribuer à l’anéantissement de ces bêtes, à la fin de la guerre entre le Bien et le Mal avec la victoire du Bien. Je pouvais devenir auror : j’avais l’ambition, j’avais la hargne et j’avais les aptitudes physiques et mentales. Ce n’était pas de la prétention c’était un simple constat : j’étais fait pour être auror, et je comptais bien le devenir.
J’avais senti le début de mon projet se concrétiser dès que j’avais reçu mes résultats aux examens d’admission à la formation d’auror. Je les avais, sans aucune exagération, réussi haut la main – encore une fois, ce n’était pas de la prétention, juste un fait. Parmi plusieurs centaines de candidats ayant postulé pour intégrer cette prestigieuse formation, j’étais arrivé dans les quelques dizaines de premier. Bon, pas le premier, mais parmi des centaines de candidats, être dans les quelques dizaines de premier, ce n’était pas si mal ! Quoiqu’il en soit, c’était déjà un soulagement d’avoir réussi mes tests d’entrée. C’était sans doute le plus important pour mener à bien mon projet. Les trois ans de la formation se passeraient bien, j’en étais certain ; si j’avais la même motivation que j’avais dès le départ, les années s’enchaîneraient sans problème. Je voulais devenir auror, et j’y arriverais, j’en étais persuadé. Le début de l’année s’était déjà bien passé. Les premières semaines avaient été plutôt dures, il avait fallu s’adapter vite à un rythme soutenu, enchaînant théorie et pratique, avec beaucoup d’entraînements physiques, quasi-militaires. Mais une fois que notre corps prend l’habitude de ce rythme soutenu, ça finit par aller tout seul. Je savais à présent gérer la difficulté et j’étais sans aucun doute l’un des meilleurs de la promo – ok, là c’était de la prétention… quoique j’étais quand même vraiment doué, c’est vrai.

Notre formation nous offrait également la chance de rencontrer des intervenants extérieurs, des aurors purs et durs qui venaient régulièrement pour nous en apprendre plus sur le métier, pour nous donner des cours, pour nous aider à nous améliorer, ou simplement pour observer leurs futures recrues.
Et justement, nous avait été annoncé pour ce mardi l’arrivée de plusieurs aurors à l’université ; ces derniers passeraient la journée parmi nous pour donner plusieurs conférences ainsi que plusieurs cours, et pour nous observer nous, première année, afin de connaître les nouvelles têtes de l’université. En fait, il s’agissait là d’une de nos premières interventions d’aurors de l’année ; quelques aurors étaient déjà passés quelquefois, mais pas autant en une fois et pas pour des interventions de grande ampleur, s’étendant sur toute une journée comme aujourd’hui.
Mardi arrivé, la journée commençait par plusieurs conférences, données par plusieurs aurors à chacune des classes de la formation. Ils étaient en effet trois à s’être répartis les différents niveaux d’étude afin d’adapter le sujet de leurs conférences. Un homme nommé Hopkins s’était chargé des troisième année, une femme dont je n’avais pas entendu le nom dans le brouhaha de la salle s’était chargée des deuxième année, tandis que nous, première année, étions pour quelques heures sous la supervision d’un homme prénommé Edward. Notre conférence à nous portait simplement sur les généralités du métier d’auror ; la personne présente pour nous en parler nous raconta ainsi sa propre histoire et son expérience en tant qu’auror. Une conférence intéressante nous permettant d’en savoir plus sur le milieu de ce métier, ses exigences, ses buts, ses règles… Des paroles bien plus recevables que celles d’un professeur, puisque celles-ci venaient au moins de la bouche d’une personne expérimentée, présente au cœur même de cette organisation que formait les aurors. Quelqu’un qui savait de quoi il parlait, en somme.

Seulement, de nombreuses questions m’avaient envahi l’esprit tout au long de la séance et, cette dernière terminée, mes interrogations restaient sans réponse. Ce fut donc naturellement que j’eusse souhaité revoir cet auror – ou n’importe quel autre de ses collègues, peu importe – afin de le questionner et de pouvoir discuter avec lui. Faire un peu de lèche au passage ne me serait sans doute pas défavorable. C’est ainsi que je me dirigeai, après être parvenu à me frayer un passage à contre-courant de la foule de personnes s’amassant vers la sortie, vers un des professeurs ayant organisé cette conférence. Je lui demandai alors rapidement où il était possible de trouver l’un des trois aurors présents. Me désignant la salle des professeurs, je sortis immédiatement de la grande salle de conférence, puis traversai l’université pour enfin arriver devant la salle des professeurs. Je pénétrai discrètement à l’intérieur. Deux personnes y discutaient ; il s’agissait des deux aurors qui s’étant occupés des deuxième et troisième année. Ils parlaient devant une table où se trouvaient des verres de chocolat chaud, de jus de citrouille, de jus d’orange et d’eau, sans doute disposés là pour l’occasion. La femme tenait à la main un verre tandis que le dénommé Hopkins tenait l’exemplaire du jour de La Gazette du Sorcier.
« …des nouvelles de ton frère ? »
Je m’étais arrêté à l’entrée de la pièce, quelques pas plus loin d’eux. Dans un premier temps par politesse ; ils discutaient, je ne pouvais pas les interrompre. Mais également parce que les paroles du premier auror – Hopkins – m’avaient figées.
« Rien, poursuivit la seconde. J’ai beau reprendre les éléments les uns après les autres, les considérer sous un angle nouveau, repartir de zéro, chercher dans une autre direction, je n’ai rien. Rien de rien. C’en est désespérant ! »
Ces paroles m’avaient bouleversé, laissé mal à l’aise. De multiples émotions m’avaient tout à coup frappé. J’étais partagé entre haine, jalousie, compassion, tristesse, nostalgie... Cette femme était dans une situation semblable à la mienne. Elle avait elle aussi perdu son frère. Seulement, c’était différent ; mon frère était mort, tandis que le sien était peut-être encore vivant. Je la jalousais pour ça ; elle, avait une chance de récupérer son frère, tout espoir n’était pas perdu, alors que je n’aurais plus jamais, quant à moi, la chance de revoir le mien. Plus que de la jalousie, c’était de la haine. Mais d’un autre côté, je compatissais. La disparition de son frère était peut-être due à l’œuvre des mangemorts ? Par les temps qui couraient, il ne serait pas étonnant que cette disparition soit une conséquence de la guerre qui faisait rage dans le monde. Alors je comprenais, je compatissais, j’avais pitié de cette femme. Je savais ce que la perte d’un frère pouvait représenter pour les proches. Je connaissas la souffrance qu’ils devaient endurer chaque jour. D’autant plus lorsque la personne disparue, ou morte, n’avait jamais rien demandé à quiconque, lorsqu’elle était une simple innocente se trouvant sur le chemin de monstres comme l’étaient les mangemorts. Mais le sentiment qui m’envahissait le plus était la tristesse. J’avais enfin su faire le deuil de Zac, j’avais enfin réussi à passer à autre chose, à mettre la Nuit Rouge et mon frère de côté afin de me consacrer au maximum à mes études, et voilà que cette auror me forçait à repenser à lui en cet instant. C’était comme si je venais de sortir la tête de l’eau et que celle-ci venait derrière pour me couler à nouveau. À l’écoute de ces paroles, je revoyais Zac, la Nuit Rouge, ma morsure, toute l’année passée à m’occuper de Joyce, cette soirée sous la tente… Je ne pleurai pas, j’avais appris à ne plus pleurer, je ne pleurais que le soir, de temps en temps, lorsque le souvenir de Zaccary se faisait trop fort. Mais la mélancolie m’envahissait malgré tout. Zac me manquait, c’était terrible.

L’homme qui discutait avec elle finit par partir après quelques autres mots échangés ; mots que je n’avais même pas écouté, plongé dans mes profondes pensées. Pensées dont je fus extrait lorsqu’une voix m’interpella. Je sortis avec brutalité de mon hébétude pour fixer mon regard sur la provenance de la voix, qui était celle de l’auror qui était resté. Pendant quelques instants, j’en avais presque oublié son existence, j’en avais oublié la raison de ma venue ici.
C’était étrange également, mais sa voix me disait quelque chose. En y regardant de plus près, son physique également. J’avais l’impression de l’avoir déjà vu quelque part.
Je mis quelques secondes à sortir complètement de ma léthargie. Je parvins finalement à reprendre complètement mes esprits. Je m’approchai alors doucement de la personne, et commençai, d’un ton hésitant, saccadé :
« Bonjour… J’ai… J’ai assisté à la conférence. Du moins, à celle de votre collègue, M. Green… Edward Green… Et… Et j’aurais aimé lui poser quelques questions… Mais… il n’est pas là… donc il vaut mieux que je repasse plus tard… Oui, je vais faire ça, je repasserai dans la journée… »
Je fis quelques pas en arrière, prêt à partir. J’aurais voulu courir pour sortir de la pièce tant je me sentais oppressé, contraint de ressasser les vieux souvenirs, celui de Zac, du drame qu’avait été la Nuit Rouge. Oui, si j’avais pu, je serais parti en courant à l’instant même où je l’avais entendue parler de son frère.
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