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• Pour un avenir sans lycanthropie ~ Duncan & Katlyna

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Lun 13 Juil - 1:42
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Vivre une épreuve aussi dure que l’avait été la Nuit Rouge est dévastateur pour quiconque. Cette dernière bataille avait fait des vingtaines de morts, des cinquantaines de blessés et des centaines de traumatisés. C’était simple, tous les élèves avaient été touchés de près ou de loin par la Nuit Rouge. Certains avaient perdu des membres de leur famille, d’autres des amis ou des connaissances, le restant – qui n’en restait pas moins traumatisé pour autant – avait forcément assisté à des scènes de massacre. Quant à moi, je faisais partie de la première catégorie de personnes, celles qui avaient perdu un proche, en l’occurrence mon petit frère. Mais – parce que perdre une personne chère n’était sans doute pas assez – ce n’était pas la seule chose qui m’était arrivée cette nuit-là ; j’avais en outre été transformé en loup-garou, chose que je n’avais voulu pour rien au monde. Autant dire que l’après-Nuit Rouge avait été doublement plus difficile pour moi. Ma mère ne pouvant se vanter d’avoir été très présente suite au drame, j’avais dû dans un premier temps m’occuper seul de Joyce, consacrer le maximum de mon temps à elle, pour l’aider à oublier, à remonter la pente ; finalement, je l’avais compris plus tard, m’occuper de Joyce comme je l’avais fait – l’étouffer – n’avait jamais été si nécessaire que je l’avais pensé et c’était avant tout, pour moi, un moyen d’oublier ma propre souffrance, de la transférer en quelque sorte, d’échapper à mon propre deuil, de le refouler. Dans un second temps, l’année qui avait suivi la bataille m’avait permis de m’adapter à ma nouvelle nature de lycanthrope – même si je ne m’y étais jamais complètement adapté à vrai dire – : prendre la potion Tue-loup, se rendre régulièrement à Ste Mangouste, surveiller et prévoir les étapes lunaires… Être un loup-garou changeait totalement le quotidien. Comme une personne atteinte de n’importe quelle autre maladie – car oui, la lycanthropie était une maladie – il m’était nécessaire de modifier mes habitudes de tous les jours. Pour résumer, tout avait changé pour moi, comme pour une majorité d’autres élèves, après la Nuit Rouge.
Mais d’une épreuve aussi terrible, il faut apprendre à en sortir plus fort. C’est ce que j’avais fait pour la Nuit Rouge. Je m’étais fait une raison : Zac était mort et m’apitoyer sur mon sort ne le ferait pas revenir, tout comme ça ne ferait pas volatiliser ma lycanthropie. J’avais vécu quelque chose que peu de personnes ont le malheur de vivre. J’avais perdu mon petit frère. J’étais devenu un loup-garou ; je ne pense pas qu’un jour je pourrais m’y faire, m’y habituer, passer une seule journée sans me dire « je suis un loup-garou », sans penser aux circonstances dans lesquelles je l’étais devenu. La Nuit Rouge resterait à jamais gravé dans ma mémoire, chaque jour je me rappellerais le cadavre de Zac, les dents de Greyback se planter dans ma chair et la foule de blessés rassemblés dans le grand hall. De toute manière, même si je le voulais, la cicatrice sur mon épaule me remémorerait à jamais cette nuit. Être transformé en une sorte de monstre, mi-bête mi-sorcier, je ne m’y ferais en effet jamais, mais j’avais au moins su l’accepter avec le temps. Tout comme j’avais finalement accepté la mort de Zaccary, le fait qu’il ne faisait plus partie de ce monde, qu’on ne le reverrait plus jamais. Je penserais toujours également à Zac, à la manière dont il était mort, je n’oublierais jamais, mais j’avais accepté quoiqu’il en soit. Et c’était une grande avancée, en sachant que toute l’année passée j’étais resté bloqué dans mon deuil, sans jamais avancer. Accepter avait donc été un grand pas.

Mais plus qu’accepter, j’avais décidé de mettre à profit ce que j’avais vécu, de le partager au service des autres. Je pense que c’était une bonne chose, la chose à faire. D’abord, j’avais décidé de m’impliquer dans des associations d’aide aux lycanthropes et dans tout ce qui touchait de près ou de loin aux loups-garous. Je faisais entre autres partie de l’association fondée par Nathaniel O’Connor. Cela faisait plusieurs mois déjà – depuis la rentrée à peu près – que je m’étais lancé dans ce projet. C’était quelque chose qui me tenait très à cœur dorénavant. Il était important pour moi que la Nuit Rouge serve à quelque chose. J’avais perdu mon frère, j’étais devenu un loup-garou, il fallait bien que j’essaye d’en tirer quelque chose de bénéfique, plutôt que de garder tout ça pour moi. Il était rare de vivre de tels drames, alors autant mettre cela à profit afin d’aider des personnes dans le besoin qui, comme moi, pouvaient avoir du mal à accepter et à gérer leur lycanthropie, à vivre avec tout simplement. Il est vrai que la Nuit Rouge m’avait permis d’être plus généreux avec les autres, de m’impliquer davantage – gratuitement – dans diverses causes. La générosité avait toujours fait partie de mes traits de caractère à vrai dire, mais cette qualité avait réellement été décuplée après la bataille, ma transformation et la mort de mon petit frère. Voilà donc plusieurs mois que, pendant mes heures libres en-dehors de mes études – qui me prenaient quand même beaucoup de mon temps –, j’assistais souvent à des réunions autour de la question des lycanthropes, venais en aide à des personnes atteintes de lycanthropie, les écoutais, les épaulais… Cette mission était devenue en quelque sorte une raison de vivre, une raison d’avancer. Elle m’aidait à ne plus regarder en arrière, à ne plus penser à l’horreur de la Nuit Rouge mais au contraire à la positiver – retirer du positif n’était pas chose facile et ce n’est pas, à vrai dire, le terme exact car jamais je ne pourrais dire que la Nuit Rouge m’avait été bénéfique, mais elle m’avait du moins permis de faire de belles choses.
Seulement, m’occuper de cette association ne me semblait pas assez. J’avais envie de plus, j’avais envie de contribuer à une véritable évolution pour les loups-garous. Ce que je faisais déjà, avec toutes les autres personnes impliquées dans cette cause, permettait beaucoup, permettait à des dizaines de lycanthropes de vivre avec leur condition, de l’accepter, de la gérer. C’était beaucoup, c’est vrai, mais ça n’était que du cas par cas. Ce que je voulais par-dessus tout, c’était bien plus : je voulais aider tous les loups-garous, je ne voulais pas venir en aide à seulement une dizaine d’entre eux, mais plutôt à l’ensemble des personnes atteintes de lycanthropie. Je pense qu’aucun loup-garou sur Terre – hormis les mangemorts et ceux qui le sont depuis la naissance, peut-être – n’acceptait totalement leur nature, et tous rêvaient sans aucun doute de redevenir de véritables humains, d’éradiquer totalement cette bête qui sommeillait en eux. Tous attendaient impatiemment qu’un remède soit trouvé, c’était certain. J’en rêvais moi-même. C’est ainsi que j’eus cette ambition. Je souhaitais à tout prix faire avancer les recherches sur un antidote, une potion Tue-loup version 2.0 en quelque sorte, qui anéantirait totalement la lycanthropie. Je savais que je n’avais pas de don spécial en la matière, je ne savais pas grand-chose des potions ni de tout ça – je ne savais fabriquer la potion Tue-loup que grâce à Severus Rogue qui me l’avait apprise, non sans mal, pendant l’année –, mais j’avais une chose : l’ambition. Et qui dit ambition dit soif d’apprendre, et je n’hésiterais pas à me documenter. S’il le fallait pour mon atteindre mon but, je n’hésiterais pas à ouvrir chaque manuel existant dans le monde et à les apprendre par cœur. J’étais plein de ressources, plein d’idées, alors si je pouvais, à mon faible niveau, faire avancer ne serait-ce qu’un peu les recherches – trouver une simple piste –, cela serait déjà une grande satisfaction pour moi. Je savais pertinemment que je ne serais pas la personne qui trouverait le fameux antidote alors que des chercheurs planchaient sur le sujet chaque jour depuis longtemps, mais je pensais sincèrement être capable de contribuer ne serait-ce qu’un tout petit peu à ces recherches. Mais pour mener à bien ce projet, pour mettre toutes mes chances de mon côté afin de faire avancer un maximum mon projet, j’avais pris l’initiative de m’entourer d’une personne beaucoup plus compétente que moi qui, j’en étais sûr, saurait m’apprendre beaucoup. La première personne qui m’était venue à l’esprit était Katlyna Wellington. Elle était une personne proche de Joyce et de moi, qui nous avait beaucoup aidés toute l’année. Et il s’agissait justement d’une médicomage, avec de solides aptitudes pour son métier. Elle était la première et la seule personne avec laquelle je souhaitais travailler et qui était susceptible d’être enthousiaste à mon idée.

J’avais justement prévu de lui parler de mon projet ce samedi après-midi. Je devais me rendre à Ste Mangouste afin de voir un des patients lycanthropes, qui lui l’était devenu récemment, et que je suivais et aidais depuis quelques semaines. J’avais fini les cours à midi et avais promis de lui rendre visite dans l’après-midi. Après être rentré à la maison, avoir mangé avec toute la petite famille, j’étais finalement reparti deux heures plus tard, direction l’hôpital. J’espérais bien y croiser Katlyna afin de lui parler de ce que je prévoyais de faire. Arrivé devant le bâtiment, j’entrai après avoir expliqué au mannequin dans la vitrine la raison de ma venue, puis me dirigeai directement vers le service dans lequel travaillait habituellement la médicomage en question. Je croisai au passage la route d’une guérisseuse et en profitai pour l’interpeler et lui demander où se trouvait le médecin Wellington. Elle finit par m’indiquer la direction dans laquelle elle l’avait vue partir cinq minutes plus tôt, direction que je suivis, jusqu’à ce que je tombe nez-à-nez avec elle.
« Katlyna ! m’exclamai-je, sourire aux lèvres »
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Mar 21 Juil - 17:40

• Pour un avenir sans lycanthropie •
Ft Duncan Weather.




L'absence de bruit indésirable était un véritable oasis de paix. Une bulle d'air dans un environnement trop souvent saturé. Quand on passait la majeure partie de sa vie dans un hôpital, il arrivait toujours un moment ou on appréciait avec sollicitude ces instants blancs, où il n'y avait plus aucun mouvement autour du soi. Le seul endroit où on pouvait réellement trouver ces instants de plénitude, se situait dans les salles de repos. Uniquement en dehors des heures des repas. C'était là qu'était Katlyna, assise sur une chaise, le regard posé vers le mur, des papiers jonchant la table à ses côtés. Pour tout dire, la Bulgare était complètement absorbée par ses pensées. Preuve en était sa vigilance était en veille, son esprit loin des quatre murs blancs qui l'entouraient. Au contraire, il virevoltait au gré des images fugaces et des mots qui passaient sous son crâne. Alors que son regard habituellement si vivace, toujours prompt à l'emportement, semblait éteint et lointain. Loin de la douce réalité, elle y fut pourtant ramenée, sans le moindre remords, par la délicatesse légendaire d'une nouvelle interne qui faisait irruption dans la pièce. Instinctivement, sa chevelure blonde suivit le mouvement d'un objet qui chu à quelques pas de sa position et qu'elle identifia rapidement comme étant la une de la Gazette des sorciers. Pour ne pas changer et comme trop souvent ces jours-ci, le journal populaire faisait la part belle aux évènements qui avaient secoué - une nouvelle fois- le monde magique.

La jeune femme n'avait même pas besoin de poser son regard vers l'objet incriminé qu'elle en devinait les gros titres, vu qu'ils faisaient de toute façon les choux gras partout. Toutes les conversions y tournaient. La prise de pouvoir de l'inquisition et sa grande révélation sur sa dirigeante, la chute vertigineuse de ces cancrelats de l'héritage, la mésentente sur les anarchistes et la nouvelle lutte contre les mangemorts. Bref rien de plus et rien de moins qu'une bataille acharnée des clans. Ce qui excusez là du peu avait toujours existé aux grands jours! Autant dire qu'un soupir lasse lui traversa les lèvres, dès l'instant ou elle comprit à quoi allait tourner sa pause de midi. Non pas qu'elle s'en fichait, mais il fallait reconnaitre que Kat' ne savait pas encore quoi en penser. Oh oui, marquer ce jour d'une pierre blanche, la médicomage ne savait comment prendre ces interventions et ces nouvelles, elle restait indécise. Bien sur, savoir que la bande de fou furieux aux bottes du défunt Kingfell tombait de leurs pieds d'estale était un véritable soulagement. On ne pouvait décemment pas continuer de glorifier des gens qui passaient leur temps à outre-passer les droits de l'homme, en menant des expériences sur des êtres humains. Ces gens ne méritaient vraiment pas le pouvoir, surtout quand celui qui avait été leur leader avait préféré en quelque sorte se suicider pour faire passer son camp pour des martyrs. Non, ces malades méritaient ce qu'ils leur arrivaient et sur ce point l'inquisition serait mieux, plus directe et plus ferme. Peut-être oui, ils était ce qu'il fallait à la société pour combattre les mages noirs. Mais de là à ce que Darren prenne la position de s'allier avec eux, là comme ça sans rien dire. Il ne fallait peut-être pas exagérer. Enfin, elle préférait laisser son jugement au moment où elle aura plus de discours et de communication autant de Woosley que de Hellson. En bref, elle réservait son avis final pour après le bal, avant d'affermir sa position. Qu'elle plaise ou non, d'ailleurs ce n'était pas ce qui allait arrêter l'impulsive qu'elle était.

Momentanément pourtant, tout ce qu'elle voulait, c'était de garder ces notes positives, alors elle chassa ses réflexions tout en esquivant le commentaire de la brunette, en prétextant qu'elle devait retourner travailler. Elle n'était pas pour lancer le débat avec une fille même pas capable de réaliser une potion sans la faire exploser, non mais pour qui on la prenait! Réajustant la blouse caractérisant les employés de Sainte-Mangouste, elle se dirigea vers l'extérieur. Tentant de reprendre un mode plus sérieux, plus médicale, elle se dirigea vers les étages, et ce malgré les dizaines de paires d'yeux masculins qui suivaient sa silhouette. Il fallait qu'elle s'occupe de la potion tue-loup. Non pas qu'elle voulait s'y tenter en modification mais leur service avait accueilli un jeune homme récemment mordu par le mangemort de sombre réputation : Fenrir Greyback. Alors pour lui assurer quelques mois de paix, sans être obligé de trainer plus que nécessaire dans ce lieu de soins, elle voulait pouvoir lui en donner suffisamment. Se rendant compte dans son élan de précipitation, qu'elle avait oublié son carnet de notes sur ladite table, elle faisait déjà volte-face pour aller le chercher. C'est à ce moment-là qu'elle finit par reconnaitre un autre lycanthrope en meilleur forme que le premier : Duncan Weather. Un léger sourire apparut sur ses lèvres quand elle vit cette tignasse rousse se diriger vers elle. En voilà des pensées à rebond, parler du loup et on y voyait la queue. Elle se retient quand même de formuler cette blague. C'était déjà suffisamment difficile pour des personnes de le devenir, alors il ne fallait pas en rajouter une couche. Bien qu'au final, le plus dur restait selon elle, le regard méfiant et craintif de la société, qui ne cessait de les voir comme des monstres. Il fallait arrêter leur délire. Oui, il était dangereux mais pas h24, seulement un soir par mois, ce n'était pas non plus la lune. Bref, la joie du jeune homme fut communicative et elle ne put que répondre avec le même enthousiasme.


-Duncan, ravi de te voir. Comment vas-tu?

Demanda-t-elle directement, s'interrompant dans ses mouvements et prenant une pose plus stoïque dans un coin du couloir, tout veillant à ne pas en obstruer le passage. A vrai dire, elle ne s'attendait pas à le trouver ici, mais en le voyant lui, elle ne put que se rappeler comment leur relation, plutôt difficile au départ, avait évolué vers quelque chose de plus cordial. Puis penser au frère de la fratrie, faisaient immédiatement glisser ses pensées vers la jeune Joyce. Une demoiselle qu'elle avait un peu pris sous son aile après tout ce qui lui était arrivée lors de la nuit rouge et à qui elle continuait d'envoyer des lettres régulièrement. Elle appréciait de garder ce contact et de les voir se réaliser. C'était un peu une réussite, la preuve par eux que le monde se relevait de toutes les vacheries qu'on lui avait servis. Puis cela adoucissait aussi à ses yeux la mort des autres. De tous ses patients, trop grièvement blessé pour être soigné et de ceux où on n'avait même pas eu le temps d'essayer. Oui, c'était ça les temps sombres de guerre et comme baptême du feu, en tant que médicomage, Katlyna avait hérité du pire des massacres. Quoi qu'il en soit, elle se contenta de rajouter curieuse.

-Si j'ai bonne mémoire, tu n'as plus besoin de nos potions, alors tu viens voir quelqu'un? ...Ou alors tu me cherchais, je peux te comprendre tu sais...

Un sourire amusé, légèrement provocateur, s'étira sur ses lèvres. Finalement, elle avait peut-être besoin de ses piques qui était à la base de son caractère, pour survivre à ces journées interminables. Puis sa question n'était pas anodine, elle avait appris que le jeune homme se destinant au auror - sa sœur lui avait raconté son arrivée en septembre à l’université - s'investissait énormément pour la cause des lycanthropes, notamment par le soutien à tous ceux en ayant besoin. C'était à son humble avis très noble et une très bonne manière d'accepter ce qu'il était devenu lui aussi. Vivre avec était important, tant qu'on ne savait le changer. Attendant tranquillement sa réponse, elle esquissa un léger mouvement de tête à une collègue qui passait par là avant de reposer son regard éclairé vers Duncan.


@destiny.
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Mer 10 Fév - 14:00
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Du temps était toujours nécessaire après un drame. Du temps pour pleurer, du temps pour crier, du temps pour accepter, du temps pour tourner la page. Je dois dire que pour accepter, du temps, il m'en avait fallu un paquet. J'avais en effet mis du temps, beaucoup de temps, pour accepter ce qui m'était arrivé, pour accepter la mort de Zac, pour accepter ma lycanthropie. À vrai dire, j'avais passé ma dernière année à Poudlard à faire tout l'inverse, à refuser, à nier, baignant dans une sorte de dénégation. C'était un ressenti assez étrange du moins, presque inexplicable. J'avais conscience de ce qui était arrivé, de ce qui s'était passé : je savais que je ne reverrais jamais Zac, que j'étais devenu un loup-garou, que toute ma vie avait, en une seule nuit, totalement basculée. Je savais tout ça, mais en même temps, je refusais de l'accepter. Je ne pouvais m'y résoudre, je ne pouvais imaginer un monde sans Zaccary, alors j'espérais. J'espérais encore et toujours le revoir un jour ou l'autre, je ne pouvais pas le laisser partir, c'était au-dessus de mes forces, inimaginable. C'était donc un véritable déni de ma part. Je refusais en quelque sorte d'avancer, pas sans lui. C'était dans cet état d'esprit que j'avais alors passé ma septième année : avec une envie profonde d'avancer, de passer à autre chose, d'accepter la Nuit Rouge et ses conséquences, envie qui était cependant refoulée par mon envie de revoir Zac, de passer le restant de mes jours avec lui tout près de moi.
C'était d'ailleurs pour cette raison que je m'étais tant préoccupé de Joyce tout au long de cette année. Je cherchais simplement à échapper à la réalité, à échapper à ma souffrance qui, si je m'y étais confronté, m'aurait amené à faire face à la mort de Zac, ce que je ne voulais pas. Pour moi, Zac allait revenir, je le souhaitais tellement que ça en était devenu une évidence. Je ne voulais pas affronter mes émotions, je préférais les refouler. Je me cachais alors derrière Joyce, m'occupait de son deuil plutôt que du mien. Je faisais par là même d'une pierre deux coups : à la fois j'épaulais Joyce, je l'aidais à traverser une mauvaise passe, je tentais d'atténuer sa douleur ; et d'un autre côté, je refoulais ma douleur pour ne pas avoir à affronter la dure réalité.
Ce n'était que récemment que j'avais eu le courage d'avancer, d'enfin prendre conscience de ce qui nous était arrivé. Lors d'une matinée à la Coupe du Monde de Quidditch, après notre rencontre avec Levinson, j'avais en effet su libérer toute ma colère, toute ma peine, toutes mes souffrances, et enfin dire à Joyce tout ce que je ressentais, sans essayer pour une fois de la ménager. Une étape cruciale pour notre deuil, qui m'avait enfin permis de passer à autre chose, de mettre de côté la Nuit Rouge et la mort de Zac. Ou mettre du moins de côté la douleur et mettre mon expérience de la Nuit Rouge à profit. Je voulais effectivement trouver une raison à tout cela. Me dire que je n'avais pas vécu ce drame pour rien. Je ne voulais pas simplement oublier, effacer cet événement de mon esprit, faire comme s'il n'avait jamais eu lieu. Je ne pouvais pas non plus laisser la mort de Zac impunie. Il fallait que je trouve des moyens pour mettre la Nuit Rouge à mon service et au service de ma vie, plutôt que l'inverse, la laisser prendre le pas sur ce que j'étais. Je voulais être en mesure de choisir l'impact de la Nuit Rouge sur ma vie, plutôt que de le subir. Je voulais pouvoir être maître de mon destin, ne pas laisser la Nuit Rouge le devenir. Il fallait que je prenne ma vie en main, que je me serve de tout ce que j'avais vécu pour construire une nouvelle vie. Ma vie avait changé à cause de la Nuit Rouge, je voulais également qu'elle change grâce à elle. Que ses conséquences ne soient pas seulement négatives, qu'elles puissent aussi m'offrir une raison de vivre, donner un but à mon existence, à l'existence de Zac et de tous ceux qui sont morts cette nuit-là.
C'était dans cette philosophie que j'entamai donc ma nouvelle vie. Pour que la mort de Zac serve à quelque chose, pour que celle des dizaines et des dizaines d'autres élèves serve également, j'avais décidé de devenir auror. Moi qui pensais d'abord faire un métier lambda, comme travailler dans les bureaux du ministère, ou devenir journaliste, ou que sais-je, la Nuit Rouge avait au moins eu le mérite de m'avoir donné un réel projet pour mon futur : celui de combattre les mangemorts, de maintenir la sécurité de la population, de pouvoir venger Zaccary et me venger. Quant au fait que je sois devenu lycanthrope après la Nuit Rouge, j'avais une toute autre idée en tête : celle de trouver un antidote pour soigner cette maladie. Ou du moins de contribuer à la recherche sur cette maladie et sur les moyens de la guérir ; je n'avais pas la prétention de pouvoir trouver un jour le remède miracle capable de l'annihiler, alors que de grands chercheurs planchaient sur le sujet depuis longtemps, chaque jour sans relâche. Mais je me disais que je pouvais au moins, à mon faible niveau, faire peut-être avancer la chose, ne serait-ce qu'un petit peu ; ce serait déjà bien, certainement. J'avais des connaissances en potions, c'était même une matière dans laquelle je me débrouillais plutôt bien à Poudlard ; de plus, on m'avait appris à faire la potion Tue-loup. Seulement, je n'avais absolument aucune compétence en médicomagie. C'est pourquoi j'avais également décidé de m'entourer d'une médicomage, en l'occurence Katlyna, proche de moi et de Joyce depuis qu'on avait été hospitalisés l'été dernier. Elle pourrait m'apprendre tout ce que je ne sais pas en médicomagie et j'étais sûr qu'on pourrait former une excellente équipe et faire quelque chose de bien.

Pour finir, j'avais également rejoint une association venant en aide aux lycanthropes. Je trouvais nécessaire de me servir de mon expérience afin de pouvoir réconforter des sorciers ayant été mordus, pouvoir les aider, ou ne serait-ce que pouvoir leur apporter des informations. Je voulais pouvoir leur montrer qu'on ne mourait pas de la lycanthropie, que c'était difficile de vivre avec cette maladie, que ce n'était pas facile de l'accepter, mais que finalement, on peut trouver à cela, tout comme moi, une raison de vivre. Je voulais pouvoir témoigner de mon histoire, montrer qu'on pouvait s'en sortir, remonter la pente, que ce n'était pas une fin en soi. Par ailleurs, je voulais, au sein de cette association, lutter contre la discrimination dont nous étions bien trop victimes, nous, lycanthropes, rejets de la société. Injustement, puisque nous n'étions pas si dangereux, si ce n'était qu'une fois par moi ; et encore, la potion Tue-loup nous permettait aujourd'hui de garder pleine conscience lors de la transformation et donc de rester totalement inoffensif. Nous ne constituions donc aucun danger pour les autres et nous n'avions ainsi aucun droit d'être aussi injustement mal traités. Nous ne devions pas nous cacher, nous devions plutôt être en droit d'assumer notre identité, notre maladie, sans que les gens aient à nous fuir.
C'était pour l'association que j'étais donc venu à l'hôpital ce jour-là, afin de retrouver un sorcier qui avait été mordu il y a peu. Je voulus alors profiter de cette occasion pour discuter de mon projet avec Katlyna. J'arrivai à l'hôpital et ne mis pas beaucoup de temps pour trouver celle que je cherchais. Ce fut donc joyeux que je me dirigeai vers la médicomage lorsque je la croisai dans un couloir de l'hôpital. Je dois dire que j'avais retrouvé la joie depuis quelques temps, depuis le déclic qui m'avait conduit à passer à autre chose. Et une vraie joie cette fois, pas cette fausse joie hypocrite de l'après-Nuit Rouge, où je préférais simplement masquer ma douleur par un sourire. Là, j'étais réellement heureux, heureux comme je ne l'avais jamais été.
« Ça va, merci, répondis-je avec un large sourire. »
Je riai à la plaisanterie de Katlyna. Elle était une belle femme et il ne serait pas si étonnant que je puisse venir simplement pour la voir elle.
« Je suis venu voir un lycanthrope. Mais je te cherchais aussi à vrai dire, dis-je en souriant. »
Je préférais attendre qu'elle me demande pourquoi avant de lui dire directement ce qui m'amenait à elle. Je trouvais cela assez gênant à vrai dire. Elle avait peut-être autre chose à faire que s'occuper d'un projet qui n'allait peut-être pas aller bien loin, avec simplement une médicomage et un jeune de tout juste 18 ans. Peut-être ne me prendrait-elle même pas au sérieux et me rirait à la figure.

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Sam 20 Fév - 14:31

• Pour un avenir sans lycanthropie •
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Au vu de la violence dont avaient fait preuve les mages noirs, il aurait été crédible de supposer que tous les sorciers allaient s'unir sous un même drapeau. Que quelqu'un allait finir par comprendre que la meilleure solution pour lutter contre l'adversité, c'était en restant unis. Malheureusement, les scénarios optimistes, dignes des plus retord scénaristes, étaient loin de se réaliser dans la population magique. Plus que jamais, au contraire, le monde se séparait, s'éparpillait en pensée différente alors que leur but était commun. Tout souhaitait l'établissement d'un monde meilleur, libéré du fléau que représentaient ces fanatiques adorateurs. Mais ce n'était pas pour demain la veille et les incessantes une des journaux ne faisait que rajouter de l'huile sur le feu. C'était d'ailleurs pour les éviter, pour échapper à ces conversations qui devenaient routinières, tellement elle avait été revisitée, que Katlyna avait fui la salle de repos, en prétextant du travail sur le feu. Ce qui fondamentalement n'était pas faux. La demoiselle avait bel et bien une potion qui l'attendait. Cependant, celle-ci ne courait aucun risque vu que tous les ingrédients la composant était encore bien sagement installé sur la table, attendant sont doigtés experts pour les mélanger. Alors bien évidemment, on pouvait parler des camps et des discriminations sociales, mais généralement, il ne fallait pas aller très loin pour voir quelle autre erreur commettait fréquemment les hommes. La plus simple était simplement le fait qu'ils refusaient la différence. Préférant dénigrer et considérer avec médiocrité, les sorciers qui ne correspondaient pas à leur moule de la normalité. Après tout, il était tellement plus simple de rejeter ce qu'on avait du mal à comprendre, ce qui nous faisait peur, plutôt que de faire l'effort de l'accepter. En pensant à cela, elle visait justement les lycanthropes.

Peu importait l'époque, nombreux sont ceux à avoir toujours eu peur d'eux, pour des raisons qu'elle ne comprenait pas. Pour beaucoup de personnes, c'était des sorciers qu'on préférait éviter, comme si rester en leur présence allait nous transmettre leurs gènes maudits. N'importe quoi ! Pourtant, c'était la triste véritée. La blonde pouvait même l'observer quotidiennement, car peu de personnes aimaient se perdre dans les étages où ils étaient soignés, n'aimait pas passer du temps à leurs côtés. Ils pressaient le pas, se dépêchait. Autant dire, que c'était ridicule au-delàs des mots. Ce qu'elle ne manquait pas de le signaler, avec son tact habituel, dès qu'elle en avait l'occasion. Les loups-garous étaient des personnes parfaitement normales, ils avaient juste avec un petit problème à gérer, une seule fois par mois. Qu'était-ce qu'un jour par mois, franchement? Ils n'étaient pas des monstres, ils n'allaient pas vous sautez à la gorge, dès que vous auriez le dos tourné... Enfin, elle ne ferait certainement pas évoluer le monde et pourtant, elle aimerait. Lors de la nuit rouge, elle avait pu côtoyer tous ces jeunes élèves, complètement traumatisés par le sort affreux que leur avait réservé Greyback. Katlyna avait pu dès lors admirer leur courage et leur force de volonté, après l'inévitable panique, dépression et l'encaissement du choc. Ces enfants étaient de véritable modèle de volonté qu'ils ne fallait pas décrier, mais au contraire encourager. C'était pourquoi, elle avait également été volontaire pour s'occuper du cas du jeune homme, tout récemment mordu. Elle espérait d'ailleurs qu'il quitte bientôt l'hôpital. Ce pourquoi elle se chargeait, aujourd'hui, de lui faire un stock de potion. C'était plongée dans ces pensées, qu'elle finit par rencontrer un autre loup-garou. Duncan Weather, lui faisait face.

Inconsciemment, un sourire était apparu sur ces lèvres. La medicomage était réellement contente de le voir ici, aujourd'hui. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas croisé le jeune homme. Des mois, de long mois. L'eau avait d'ailleurs coulé sous les ponts depuis son passage dans ces lieux et leur rencontre pour le moins ardue. Mais il semblait en parfaite forme, énergique et enjoué. Un constat qu'elle dressa avec une rapidité d'expert et qui lui faisait complètement plaisir. Si, elle ne manquait pas de garder des nouvelles du futur auror, c'était par le biais de sa jumelle qu'elle les obtenait. La vélane en savait donc un peu sur son compte, ses nouveaux engagements ainsi que sur sa vocation. Elle trouvait d'ailleurs cela admirable et généreux de sa part. Il avait décidé de prendre le bon côté de son malheur et c'était une bonne chose. Ne pouvant pas résister à rester silencieuse pendant de longues minutes, elle avait demandé de ces nouvelles. Une question des plus basiques et bateau mais qui faisait toujours mouche pour débuter une conversation. La note positive fut très vite obtenue et elle fit un léger mouvement de tête, se dégageant du chemin de ses collègues. La blonde finit par sortir une phrase trempée de son caractère joueur et un peu piquant. C'était véritablement des phrases qu'elle lançait sans vouloir être sérieuse, juste une manière de se détendre, de rester dans une bonne ambiance. Surtout pour quelqu'un qui comme lui, avait du vivre beaucoup d'heures sombres dans ses locaux. Heureusement, il ne manqua pas la balle au rebond, vu qu'il se mit à rire. Très vite, elle eut également la confirmation de sa fugace pensée, en signalant être la pour le nouveau lycanthrope de Sainte-Mangouste. C'était une bonne chose qu'il soit entouré et qu'il aille de la visite. Puis, pouvoir bénéficier de l'aide d'une personne vivant les mêmes épreuves que lui, lui permettrait de relativiser son état.


-Le jeune Earnshow, je suppose?..Je crois que tu as bien fait. Puis si j'arrive à terminer ce chaudron de potion, il pourra bientôt rentrer chez lui, alors avoir l'expérience d'un autre l'aidera surement...

Bien évidemment, Katlyna souhaitait poser une question en rapport avec son évolution. Si elle avait les informations, ce n'était pas pour autant qu'elle ne voulait pas l'apprendre de ses lèvres. Puis, il était de notoriété publique que la vélane était curieuse. Pourtant, ici, elle retient sa question, se contentant d'une phrase se terminant silencieusement. Ce n'était pas par discrétion, ou par bienséance, juste parce que le jeune roux venait de lui annoncer qu'il n'était pas venu que pour sa visite. Il avait également souhaité la trouver. Voilà qui lui semblait plus étonnant, même si elle en était ravie. Si tout ne s'était pas toujours bien passé entre les deux jeunes, elle appréciait quand même les petits gars de la famille Weather. Elle avait décidé de garder la petite Joyce sous son aile et voir se réaliser l'ancien élève restait plaisant malgré tous. Du coup, reprenant une note plus sérieuse, elle avait tourné son regard bleuté dans sa direction, attendant la suite de l'information. Néanmoins, celle-ci semblait trainer à arriver, comme si tout d'un coup, maintenant qu'elle était là, devant lui, le rendait hésitant sur son choix. Un de ces sourcils partit à l'assaut de son front, alors qu'elle laissait s'écouler quelques secondes de plus. Finalement n'y tenant plus, sa douce voix reprit alors qu'elle fourrait une main dans sa poche.

-Ah oui? Eh bien c'est fait..Ajouta-t-elle théâtrale... Tu voulais me voir pourquoi, Duncan?

Voilà, la question était posée. Sa curiosité allait pouvoir être assouvie. Cependant, alors qu'elle attendait bien sagement sa réponse ou au moins une réaction de sa part, son attention fut attiré un peu plus loin. Kat' ne put faire autrement que de remarquer la présence de son chef de service, qui passait dans le couloir et qui lui lançait un regard équivoque. Comme s'il se demandait pourquoi elle n'était pas au travail? Elle ne voyait pas vraiment en quoi s'arrêter deux minutes pour parler avec quelqu'un était un problème. Enfin, il n'y en avait pas, il était juste d'une humeur massacrante depuis ce matin et tout le monde en prenait pour son grade. Néanmoins, il était vrai que les réserves de l'hôpital ne se feraient pas toutes seules. Estimant que Duncan devait bien avoir quelques minutes devant lui et que peut-être la fabrication de la potion tue-loup pourrait l'intéresser, elle se décala doucement avant de faire un mouvement de tête en direction du fond du couloir. Elle allait reprendre la parole pour l'inviter la suivre mais elle attendit de voir sa réaction.


@destiny.
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Ven 15 Avr - 0:54
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À cette période-là de ma vie, j'avais réellement besoin de gros changements. Afin d'oublier la Nuit Rouge, afin d'oublier la mort de Zaccary, afin d'oublier toute cette année noire que nous avions passé, moi, Joyce et toute notre famille. Afin de totalement rompre avec cette sombre période, que nous devions dorénavant laisser derrière nous, pour avancer vers l'avenir, vers d'autres projets, pour enfin prendre notre vie en main, se reconstruire après tout ce que nous avions perdu, après ce que nous avions enduré. Nous étions, moi et Joyce, restés en quelque sorte figés dans le temps toute cette année. Depuis la mort de Zaccary, nous n'avions pas pu avancer, nous étions restés coincés dans notre deuil, incapables d'évoluer sans notre frère, incapables de faire des projets, de vivre notre vie, de tourner la page. Tout cela avait changé à présent. J'avais enfin pris conscience de la situation, de cette situation dévastatrice dans laquelle j'étais resté bloqué tout ce temps, et j'étais dorénavant prêt à passer à autre chose, à avancer sans Zac, à avancer avec ma maladie, à avancer dans cette nouvelle vie, dans ce nouvel environnement, dans cette nouvelle famille. Car oui, tout avait changé. Il s'offrait à moi une nouvelle naissance, une nouvelle vie. C'était, en quelque sorte, comme si je revenais au monde une nouvelle fois, ou comme si mon âme avait quitté mon corps pendant la Nuit Rouge pour aller se terrer dans le corps d'un autre. Un corps infesté par la lycanthropie, devant apprendre à vivre avec la maladie, avec ses inconvénients, avec le nouveau regard des autres. Je m'étais, après la bataille, retrouvé dans une toute nouvelle famille, une famille déchirée : une sœur culpabilisant pour la mort d'un petit frère perdu, une sœur traumatisée par ce qu'elle avait vécu, vu, fait, ressenti ; une mère sombrant dans une quasi-folie, oubliant son rôle de maman, ou concentrant ce rôle uniquement sur l'enfant décédé, en oubliant ses deux autres enfants. C'était dans cette famille que j'allais devoir vivre dorénavant, loin de la famille heureuse dans laquelle j'avais vu le jour, cette famille soudée, solidaire, ne formant qu'un, qu'aucun obstacle ne pouvait abattre. Oui, la Nuit Rouge m'avait offert – bien qu'il s'agît d'un cadeau empoisonné – une nouvelle naissance, une nouvelle vie : je me retrouvais dans un nouveau corps, au sein d'une nouvelle famille, scolarisé dans une nouvelle école, accompagné de nouveaux souvenirs, ressentant de nouveaux sentiments que je n'avais jamais eu l'occasion d'éprouver jusqu'à présent.
Mais je disais à l'instant qu'il s'agissait d'un cadeau empoisonné. De cet aspect, j'en avais pris conscience rapidement, pensant que le poison que contenait ce cadeau était irrémédiable, incurable. J'avais mis beaucoup plus de temps, en revanche, avant de comprendre que ce n'était pas tout à fait vrai. Du moins, ce poison était irrémédiable, c'était certain. Nous ne pouvions guérir ma lycanthropie, nous ne pouvions effacer la mort de Zac, nous ne pouvions guérir nos souffrances, et nous ne pourrions recoller cette famille brisée qu'avec énormément de colle. Mais nous pouvions au moins faire le choix d'avancer avec ce poison. Après tout, combien de personnes malades choisissait d'avancer malgré leur maladie ? Combien choisissaient de se battre ? J'en voyais tous les jours parmi les lycanthropes à qui j'apportais de l'aide. Oui c'était dur, oui pendant longtemps ils se demandaient si la vie vallait la peine d'être vécu malgré cette souffrance. Mais ils finissaient par trouver de l'espoir, l'espoir qu'un jour ou l'autre on puisse trouver un remède à cette maladie, l'espoir de pouvoir vivre une vie à peu près normale, l'espoir d'être heureux malgré toutes les épreuves qu'ils avaient dû endurer et qu'ils endureraient tout au long de leur existence. C'était ce même effet que ce cadeau empoisonné, la Nuit Rouge, avait eu sur moi. Il y avait d'abord eu la tempête, tous ces questionnements sur l'à quoi bon, puis le calme, l'espoir. Cette envie d'avancer malgré le poison, de le combattre, d'embellir même ce cadeau, de le transformer en quelque chose de positif, en quelque chose qui permettrait de me faire avancer, de faire avancer ma famille, de faire avancer le monde. Aider les lycanthropes, aider la population, aider les civils, étaient tant d'ambitions qu'avait révélées en moi la Nuit Rouge. J'avais su transformer les malheurs produits par la bataille en bonheur, en raison de vivre, en raison d'avancer, en raison d'accepter, d'accepter la mort de Zac, d'accepter ma lycanthropie, d'accepter cette renaissance, cette nouvelle vie, ce nouveau corps.
Il me fallait donc de gros changements désormais, qui me permettraient de définitivement passer à autre chose, après cette transition difficile qu'avait été mon deuil. Il me fallait de gros changements me permettant d'appréhender cette nouvelle vie, en laissant derrière moi ma précédente existence. J'avais déjà amorcé cette nouvelle vie cela dit : en entamant une nouvelle formation, en ayant à l'esprit un tout nouveau projet de vie, en m'occupant de cette association dont je faisais partie. Mais je visais désormais bien plus haut encore, remettant en question le camp dont je faisais partie, ou du moins le camp que je soutenais ; c'était donc mes propres idées, ma propre idéologie, mes propres valeurs que je remettaient en question. La faute en revenait à ce qu'il m'était arrivé, à moi et à Joyce, en début du mois, juste quelques semaines après la rentrée. En effet, une personne qui prétendait faire partie de l'Inquisition était venue nous demander de rejoindre ses rangs. Une proposition d'autant plus surprenante qu'elle était brutale, inattendue, arrivant sans prévenir, alors que nous nous promenions tranquillement dans Pré-au-Lard. Depuis, j'y réfléchissais sérieusement. Cela ne me semblait pas une mauvaise idée. Et question changement, cela en apporterait un gros dans ma vie. Ce n'était pas rien cependant, il s'agissait là de changer totalement de vision des choses, de façon de faire, il s'agissait d'une réelle nouvelle perspective de vie. Il s'agissait de se vouer à une cause, d'embrasser une idéologie qui semblait être, pour nous, celle capable de mettre fin à cette guerre. Je dois avouer que l'Inquisition m'intéressait beaucoup, et ma réponse penchait plutôt vers le oui. Je préférais néanmoins me garder un certain laps de temps pour réfléchir, avant de donner ma réponse définitive. Ce serait une décision lourde de conséquence, et donc une décision à ne pas prendre à la légère. Pour le moment, je devais garder à l'esprit cet autre projet, qui m'avait entre autre amené à l'hôpital.

« Oui, c'est lui., répondis-je à Katlyna. J'ai déjà eu l'occasion de le voir plusieurs fois et il a beaucoup de mal à accepter ce qui lui est arrivé... J'essaye de lui apporter mon soutien, comme je peux... Je pense en effet qu'entendre quelqu'un qui a vécu la même chose que lui et qui s'en est sorti, qui est heureux comme il est, ne peut que le rassurer, l'aider à remonter la pente à son tour. »
En effet, je m'en étais sorti. Difficilement, mais je m'en étais sorti. Je n'avais cependant pas eu cette aide, ce soutien. Je veux dire, je n'avais jamais réellement parlé à une personne, qui avait, comme moi aujourd'hui, vécu ce que j'avais vécu mais qui pouvait témoigner de son bonheur. J'avais côtoyer des personnes qui s'étaient retrouvées transformées pendant la Nuit Rouge, tout comme moi, – je pense par exemple à Elsie Raynes – mais elles en étaient, elles, au même stade que moi, dans une phase de dépression, de non-acceptation ; on pouvait se soutenir sans aucun doute, mais ce n'était pas le même genre de soutien que je pouvais, aujourd'hui, procurer à de nouveaux lycanthropes comme l'était ce patient Earnshow. Ce soutien là, cependant, j'aurais vraiment aimé l'avoir lorsque c'était moi qui me trouvait sur ce lit d'hôpital. Je suis certain que tout aurait pu être différent pour moi.
« Tu sais tout ce qu'il nous est arrivé, à moi, à Joyce, tu sais que ça a été difficile pour nous de nous reconstruire après la Nuit Rouge, de trouver une raison à tout ça, de retrouver un peu de lumière, d'espoir. Aujourd'hui, je pense enfin avoir trouvé ma voie. J'ai finalement réussi à sortir de tout cela, à remonter la pente, à me construire une nouvelle vie à partir de ce que nous avons vécu. Maintenant j'ai mes études et je compte bien devenir auror, pour détruire tous les Greyback, tous les Levinson, et pour protéger tous les Zaccary ; et j'ai aussi cette association dont je m'occupe, qui me permet de venir en aide aux personnes qui ont vécu la même chose que moi, qui doivent vivre avec cette maladie. C'est vraiment important pour moi. Mais j'ai envie de plus maintenant, je veux aller encore plus loin pour aider tous ces gens. Je ne veux plus seulement leur procurer un soutien moral, psychologique, aussi nécessaire soit-il. »
J'essayais de passer par d'autres chemins pour lui proposer mon projet. J'avais vraiment peur de paraître ridicule en lui disant directement j'aimerais trouver un remède pour soigner la lycanthropie. Comme si un gamin comme moi pouvait trouver l'antidote miracle sur lequel de grands chercheurs planchent chaque jour ? J'avais peur par ailleurs que Katlyna accepte cette proposition seulement pour me faire plaisir, en sachant pertinemment que nous n'irions pas très loin. Je ne voulais pas qu'elle voit cela comme un projet élaboré sur un coup de tête. J'y avais mûrement réfléchi, j'avais déjà lu beaucoup de livres sur la médicomagie et sur les potions. Tout ce qu'il me fallait, c'était quelqu'un de réellement compétent de qui m'entourer. J'étais certain que nous pourrions faire avancer, ne serait-ce que de quelques pas – c'était toujours ça de pris ! – la recherche sur ce remède. Mais je devais d'abord convaincre Katlyna, lui prouver que cela vallait vraiment le coup, que ce n'était pas qu'un caprice irréfléchi de gamin. Je voulais qu'elle me prenne réellement au sérieux. Je repris donc, après une courte pause :
« Chaque jour depuis la Nuit Rouge, je prie pour qu'un antidote soit enfin trouvé, un remède qui permettrait de soigner cette maladie, qui me permettrait à moi, à Elsie, à tous ces loups-garous de redevenir des personnes normales, de ne plus être vus comme des bêtes. Je prie de toutes mes forces depuis la Nuit Rouge, depuis que Greyback m'a mordu. Mais aujourd'hui, je veux faire plus que prier, je veux y contribuer, faire avancer moi-même la recherche, mettre la main à la pâte.
Je sais bien que je ne suis pas forcément compétent pour cela, que des chercheurs travaillent nuit et jour sur cet antidote, que je ne serai pas celui qui trouvera le remède miracle. Mais je suis persuadé de pouvoir y contribuer, moi, à mon petit niveau, de trouver quelques avancées, de faire quelques découvertes... Je pense que même un pas grand-chose, ne serait-ce qu'une infime découverte, une minuscule avancée, peut être déjà bien, bon à prendre...
»
Je cherchai dans le regard de Katlyna l'approbation, quelque chose qui voudrait dire tu as raison, c'est une bonne initiative, avant de lui proposer de faire partie de ce projet.
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Sam 7 Mai - 17:10

• Pour un avenir sans lycanthropie •
Ft Duncan Weather.



Tandis que l'heure devrait être à la solidarité, à la réunification entre sorciers, le monde se construisait à travers une multitude de camps. Des points de vue divergeant qui s'opposaient et généraient de nouveaux conflits, là où il n'y avait finalement qu'un seul mal à combattre. Tout le monde serait tôt ou tard obligé de choisir une voie, plutôt qu'une autre... Mais toute, même celle qu'elle avait choisie, faisait la même erreur. Chaque section de population, suivant la houle de son dirigeant, ne faisait que faire miroiter une vie merveilleuse, un but à atteindre. Mais aussi et surtout, faisait s'envenimer les différences, usant de certains cas bien particuliers pour nous diviser en groupe. Que ce soi la pureté d'un sang, parfaitement rougeâtre et acre dans tous les cas, ou un rappel incessant venu tout droit d'un héritage familial. Dans de nombreux cas, l'attitude pacifiste, cherchant à protéger les morts luttaient contre ceux qui prônaient l'action pur et simple, violente et directe. De par son caractère bien trempé, beaucoup auraient pu croire que Katlyna serait une fervente disciple de cette nouvelle alliance avec l'inquisition, il n'en était fichtrement rien. Elle n'aimait pas ces gens qui criait toujours plus, qu'ils ne montraient de preuves. Cela lui faisait penser à tous ces chiens, qualifiés de méchant, qui abois beaucoup plus qu'il ne morde. Oh elle ne sous-estimait pas ses adversaires, ou allié en l'occurrence, mais elle ne leur faisait clairement pas confiance

C'était un bien qui se méritait, surtout à notre époque, un sentiment qui pouvait être blessant. Tout comme ce rejet de l'autre, de ces défauts, qu'on ne cessait de promouvoir. Encore une fois, en voyant apparaitre le lycanthrope devant elle, elle pouvait prendre son cas comme dispersion d'idée. Les mangemorts les acceptait pour le côté terrifiant qui leur collait à la peau, pour ce paroxysme de monstre, de bête sauvage tuant tout sur leur passage. L'inquisition les voulait pour les sauver, mais s'en servir aussi. Tandis que la majorité des sorciers, les craignaient. N'y avait-il pas plus ridicule que de craindre et rejeter des personnes pour des caractéristiques physiques? C'était comme si d'un seul coup, les blondes seraient devenues pestilentielles, à éviter à tout prix, justes pour cela. Idiot! Qu'on ne puise pas s'entendre avec la majorité de la population était une évidence, un critère plus respectable que l'argument de base. Quoi qu'il en soit, la blonde fut plutôt ravie de pouvoir décrocher de ses pensées, qu'elle avait voulu fuir auparavant, pour se concentrer vers le jeune rouquin qui lui faisait face. Le petit gaillard de la famille Weather était venu ici avec un but, qu'elle devinait sans soucis. Depuis sa triste transformation en lycanthrope, de l'eau avait coulé sous les ponts. En le voyant, à ce jour, en pleine forme, ragaillardis, vivace, l'esprit aiguisé et souriant, on ne serait pas dire par quels désastres ils étaient passés, lui et sa sœur. C'était un véritable plaisir, comme une réussite. Oh celle-là leur était due, grâce à leur caractère de battant, leur envie tenace de se projeter en avant, de continuer à vivre.

La Bulgare savait que Joyce avait repris des études avant de trouver un travail et d'être devenu attrapeuse, comme elle l'avait toujours souhaité. Lui, de son côté, souhaitait défendre la veuve et l'orphelin en embrassant le métier risqué d'auror. Le tout, en créant une association pour les lycanthropes, qui venait en aide aux "petits nouveaux". C'était le cas d'un de ses patients, qui pourrait sortir d'ici peu. Ces plaies avaient été pensées et le mécanisme de ses transformations expliquées, tout comme la gestion à faire de ses potions à l'approche des phases lunaires. Quelques heures et il pourrait reprendre une vie normale, avec un soutien exemplaire. Les yeux bleutés rivé vers le jeune homme, la vélane acquiesçait avec douceur. Sur ce point, elle était entièrement d'accord avec lui. Son expérience, son ressentis, ses hauts et ses bas devaient être une force, un point d'information, un mur auquel d'autres peuvent s'accrocher. Parce que tout ce que le jeune homme vivra, Duncan l'avait vécu avant lui. Kat' trouvait juste dommage qu'il aille fallut attendre des évènements aussi funestes qu'une transformation massive, pour que le monde prenne conscience de ce qui aurait dû se préparer, depuis longtemps. Oui il y avait eu des psychologues, mais ce n'était pas suffisant. Pas pour eux. Elle croisa les bras s'adossant d'une épaule au mur voisin, un passage entre deux portes.


-Tu connais beaucoup de lycanthrope, ne l'étant pas de naissance, qui accepte leurs sorts directement et de gaité de cœur? Personnellement, je n'en ai jamais vu. Je suis sur que tu vas le remettre sur les rails. Ton côté battant lui sera bénéfique.

Puis dans le pire des cas, il aurait toujours quelqu'un sur qui compter. Un ami, une personne bienveillante qui répondrait présent dans les moments les plus dures et les plus complexes de son existence. Un allié de taille, ce n'était pas négligeable. La conversation sur le jeune loup-garou sembla pourtant mourir de son propre chef, quand l'intrigante venue de Duncan, pour une autre raison que celle-là, fut abordée. La vélane se demandait bien pourquoi il avait tant voulu la voir, elle, après tout ce temps. Ce n'était certainement pas pour une petite discussion basique, ou pour une invitation en bonne et de la forme. Auquel cas un échange de missive aurait été tout aussi efficace. Curieuse intarissable, n'aimant pas nager eau trouble, elle ne put faire autrement que de le presser un petit peu, non sans une touche d'humour, pour en savoir la teneur. Son regard fixement dirigé dans sa direction, blouse sur le dos et queue de cheval négligemment posée sur son épaule gauche, elle attendait le verdict. Peut-être qu'il voulait lui annoncer qu'il était entrée dans une autre association? Lui demander un petit conseil, en potion? Un coup de pouce pour quelque chose ? Des dizaines d'hypothèses commençaient à foisonner dans son esprit, quand enfin, sa voix rompit le silence. Il débutait, malheureusement pour sa patience, sur un résumé de sa vie ou elle ne cessait de se demander la finalité. Mais conciliante, mordant sur sa chique, elle attendait. La Bulgare esquissa même un sourire quand il parla de ces buts, bien qu'elle tiquât à l'évocation de Bryan. Qu'avait-il donc avoir dans cette histoire? Zac' et Greyback, c'était limpide mais pour lui, non. Soudainement, l'état de la jeune métamorphomage lui revient en tête... Oh non, ne lui dite pas que c'était lui? Que c'était lui qui lui avait jeté le sortilège? Elle cessa pourtant de tergiverser et raccrocha à ses paroles, le laissant continuer sur l'aide à la recherche d'un antidote. La potion tue-loup avait été une avancée bouleversante, une merveille pour l'époque. Mais la réversion de leur état le serait encore plus, sans nul doute. Bien que pour le moment, c'était encore une chimère invisible. Des dizaines et des dizaines de potionniste de renom rêvaient de mettre leur nom à cette étoile, de décrocher cette timbale, de devenir celui qui avait LA solution, cependant personne n'était au point. Pourtant tout le monde le promettait, l'héritage, l'inquisition... Cela semblait prétentieux bien que merveilleux. Elle comprenait bien pourquoi il voulait s'y mettre, s'y lancer. Qui dans le domaine médical n'y avait jamais rêvé? Que ce soi pour eux, ou pour n'importe quels sorts où il manque encore de potion.

-Tous les sorciers ne voudront peut-être pas retourner à leur vie d'avant. Pour certains, c'est devenu leur nature. Mais je peux comprendre ton envie, je peux comprendre pourquoi tu le fais. Et si cela peut te faire du bien et permettre des nouvelles avancées médicales, alors pourquoi pas. Comme tu le dis, tu n'as pas forcément les compétences, pas le métier, mais toutes les avancées sont bonnes à prendre. C'est petit à petit, en essayant, en se trompant, en amenant un regard neuf, ou en les aidant à tester leurs trouvailles, que la médecine va avancer. Alors si c'est mon accord que tu cherches, vas-y, lance-toi à fond, vis tes rêves, on les oublie trop souvent...

Mais cela lui semblait un peu léger pour la voir, non? Certes, la nouvelle était énorme, mais jusque-là, elle ne voyait pas encore l'évidence, elle ne voyait pas ce qu'il voulait d' elle. Peut-être parce que sur le coup, elle ne pensait pas qu'il penserait à elle, qu'il ne chercherait pas l'aide d'une jeune femme, médicomage diplômée depuis peu, pour une expérience aussi complexe que la lycanthropie. Tout le monde n'arrivait d'ailleurs pas à préparer correctement cette potion, c'était un art qui se défendait. Un plus à sa formation, qu'elle avait voulu apprendre et elle y était arrivée. D'ailleurs, cela lui revient à l'esprit et elle montra d'un signe de tête les portes plus loin, censée être réservée aux personnels.

-D'ailleurs en parlant de potion tue-loup, je dois justement en refaire un stock, tu veux venir voir?

Comment pouvait-elle savoir qu'il n'avait pas besoin de cela pour en apprendre d'avantage?! Eh que au contraire, il la maitrisait, comme elle, grâce à l'apprentissage d'un expert dans le domaine.


@destiny.
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